mardi 21 octobre 2014

Le Pape se rendra en Turquie


Ci du Vatican,21 octobre 2014 (VIS). A l'invitation du gouvernement, du Patriarche Barthélémy et des Evêques catholiques, le Pape effectuera un voyage en Turquie du 28 au 30 novembre. Après son arrivée à l'aéroport d'Ankara, il se rendra au mausolée d’Atatürk puis au palais présidentiel, où il rencontrera le chef de l'état. Il prononcera un discours devant les corps constitués, après quoi il s'entretiendra avec le chef du gouvernement turc. Puis il rendra visite au chef du département des affaires religieuses.

Le lendemain, samedi 29, il gagnera par avion Istanbul, où il visitera Ste.Sophie et la Mosquée bleue avant de célébrer la messe en la cathédrale catholique de la ville. Il participera l'après-midi au Phanar à une prière oecuménique, à la suite de quoi il s'entretiendra en privé avec le Patriarche oecuménique de Constantinople. Le dimanche, après sa messe privée à la Délégation apostolique, il retournera au patriarcat pour signer une déclaration commune avec SS Barthélémy. Après le déjeuner en compagnie de son hôte, le Pape François se rendra à l'aéroport pour regagner Rome en fin d'après-midi.


Défendre l'état de droit


Ci du Vatican, 21 octobre 2014 (VIS). Le 13 octobre dernier à New York, L'Observateur permanent du Saint-Siège s'est exprimé devant le VI Comité de l'Assemblée des Nations-Unies, pour défendre un état de droit fondé sur le principe de la justice. Malgré les apparences, a dit Mgr.Bernardito Aúza, "l'état de droit n'a rien d'universel. Des désaccords subsistent même sur son interprétation, et le Saint-Siège a soutenu une définition qui englobe au plan moral la dignité inaliénable de la personne, supérieure à toute loi ou consensus social, qui s'exprime dans les expressions de la justice fondamentale que sont le principe de légalité, la présomption d'innocence et le droit au juste procès. De même, pour ce qui est du rapport entre les états et l'état de droit, il implique un total respect des droits de l'homme, l'équivalence des droits nationaux, l'application du droit et des traités internationaux, et de leurs sources... Pour ces raisons, ma délégation voudrait qu'on manifeste une plus grande attention à la personne et à la société correspondante car, au-delà de l'appareil légal, des structures policières et judiciaires, l'état de droit ne peut exister sans la confiance du corps social, sans solidarité et responsabilité, sans les règles du bon gouvernement et de la morale. La famille, les communautés religieuses et la société civile jouent un rôle indispensable dans la construction d'un consensus autour de l'état de droit". La Charte des Nations-Unies est fondamentale pour l'application de l'état de droit, ainsi que les mandats qu'elle implique. Or, "dans leur exercice, il faut insister sur l'engagement des états à remplir leurs obligations dans le respect universel des droits de l'homme, des libertés élémentaires de la personne et de sa protection. Si l'état de droit international veut refléter la justice, les moyens de défense de la personne doivent être exactement appliqués par les états en cohérence avec la Charte. En matière de recours à la protection, je pense tout particulièrement aux minorités ethniques et religieuses qui, au proche et moyen Orient comme ailleurs, attendent des mesures urgentes... Le devoir de protection est un droit à l'égalité de tous devant la loi, sur la base de la dignité de la personne. Le Saint-Siège rappelle que tout état a le devoir de protéger sa population des violations des droits et des conséquences des crises humanitaires. S'ils font défaut, la communauté internationale doit utiliser tous moyens qu'offrent la Charte et les différents instruments internationaux. Dans le respect des principes de l'ordre international, les institutions internationales doivent agir, sans que l'on puisse interpréter leur action comme une imposition injustifiée ou une limitation de la souveraineté nationale". La nouvelle phase du terrorisme international "doit être l'occasion d'un approfondissement du cadre juridique international dans lequel la responsabilité communautaire doit protéger multilatéralement les personnes de toute forme d'agression".