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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 4 mai 2012

GARANTIR LA JUSTICE SOCIALE


Cité du Vatican, 4 Mai 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de cinq nouveaux Ambassadeurs non résidents : M.Teshome Toga Chanaka pour l'Ethiopie; Mme Dato' Ho May Yong pour la Malaisie (première représentation); M.David Cooney pour l'Irlande; M.Naivakarurubalavu Solo Mara pour les Fidji ; et M.Viguen Tchitetchian pour l'Arménie. Voici les passages saillants du discours qu'il leur a adressé :
"Le développement des moyens de communication a rendu notre planète, d’une certaine manière, plus petite... Et le constat de la grande souffrance provoquée dans le monde par la pauvreté et la misère aussi bien matérielles que spirituelles invite à une nouvelle mobilisation pour faire face, dans la justice et la solidarité, à tout ce qui menace l’homme, la société et son environnement. L’exode vers les villes, les conflits armés, les famines et les pandémies, qui touchent tant de populations, développent de façon dramatique une pauvreté qui revêt de nouvelles formes. La crise économique mondiale plonge de plus en plus de familles dans une précarité croissante. Alors que la création et la multiplication des besoins a fait croire à la possibilité illimitée de bien-être et de consommation, faute des moyens nécessaires à leur satisfaction, des sentiments de frustration sont apparus... Et quand la misère coexiste avec la très grande richesse, naît une impression d’injustice qui peut devenir source de révoltes. Il convient donc que les états veillent à ce que les lois sociales n’accroissent pas les inégalités et permettent à chacun de vivre de façon décente. Il faut pour cela considérer les personnes à aider" avant le redressement des comptes. Il faut "leur rendre un rôle d’acteur social, et leur permettre de prendre en main leur avenir, afin qu'elles occupent la place qui leur revient dans la société... Le développement auquel toute nation aspire doit concerner chaque personne dans son intégralité, et non la seule croissance économique... Des expériences telles que le microcrédit, et des initiatives pour créer des partenariats équitables, montrent qu’il est possible d’harmoniser des objectifs économiques avec le lien social, la gestion démocratique et le respect de la nature". Il est bon également "de promouvoir le travail manuel et de favoriser une agriculture qui soit tout d’abord au service des habitants... Pour renforcer le caractère humain de la réalité socio-politique, il faut être attentif à une autre sorte de misère, celle de la perte de référence à des valeurs spirituelles, à Dieu. Ce vide rend plus difficile le discernement du bien et du mal, mais aussi le dépassement des intérêts personnels en vue du bien commun". Les états ont par ailleurs "le devoir de valoriser leur patrimoine culturel et religieux qui contribue au rayonnement d’une nation, et d’en faciliter l’accès à tous, car en se familiarisant avec l’histoire, chacun est amené à découvrir les racines de sa propre existence. La religion permet de reconnaître en l’autre un frère en humanité. Laisser à quiconque la possibilité de connaître Dieu, et cela en pleine liberté, c’est l’aider à se forger une personnalité forte intérieurement qui le rendra capable de témoigner du bien et de l’accomplir quand bien même cela lui coûterait... Ainsi pourra s’édifier une société où la sobriété et la fraternité vécues feront reculer la misère, et prendront le pas sur l’indifférence et l’égoïsme, sur le profit et sur le gaspillage, et surtout sur l’exclusion.

jeudi 22 mars 2012

DIPLOMATIE ET CULTURE

Cité du Vatican, 22 mars (VIS). Le 26 mars, le Conseil pontifical pour la culture organise une rencontre avec les ambassadeurs près le Saint-Siège du continent africain afin de promouvoir le dialogue interculturel entre les différents pays et ce dicastère. Une première initiative avait été organisée en mars 2011 à l'attention de 22 ambassadeurs asiatiques. La journée de lundi prochain se déroulera en plusieurs phases. La première sera consacrée à une présentation du dicastère par son Président le Cardinal Gianfranco Ravasi, et le Secrétaire Mgr.Barthélémy Adoukonou (originaire du Bénin). Les ambassadeurs pourront intervenir, exprimer leur opinion et avancer des propositions pour une plus grande collaboration. Le P.Theodore Mascarenhas, SFX, chef du département pour les cultures en Afrique, animera la session. Ensuite, les participants gagneront le Temple d'Hadrien, siège de la Chambre de commerce de Rome, sponsor de la manifestation. Les ambassadeurs seront accueillis par M.Giancarlo Cremonesi, Président de l'institution, qui leur présentera les activités des différents départements. On leur présentera également le monument antique puis, en fin de journée, l’Auditorium de Rome, Parco della Musica. Ces événements visent à renforcer les liens entre les ambassades et le dicastère, pour faire émerger de nouveaux modes de coopération culturelle. Vingt-deux ambassades ont d’ores et déjà confirmé leur participation.

jeudi 15 mars 2012

ACCORD AVEC LE MOZAMBIQUE

Cité du Vatican, 15 mars 2012 (VIS). Le 12 mars, le Mozambique et le Saint-Siège ont confirmé la ratification de l'Accord de principe relatif aux dispositions juridiques réglant leurs relations (Maputo 7 décembre dernier). Le document se compose d'un préambule et de vingt-trois articles qui fixe en particulier le statut juridique de l'Eglise catholique dans ce pays, la reconnaissance des titres universitaires et du mariage canonique, le régime fiscal. L'entrée en vigueur de l'Accord renforce l'amitié et la collaboration des deux parties.

mercredi 29 février 2012

VIETNAM SAINT-SIEGE

Cité du Vatican, 29 février 2012 (VIS). Hier et avant-hier à Hanoï, s'est réuni pour la troisième fois le Groupe de travail Vietnam Saint-Siège, sous la double présidence de M.Bui Thanh Son, Vice Ministre des affaires étrangères, et de Mgr.Ettore Balestrero, Sous Secrétaire aux relations avec les états. Tenue dans un climat excellent, cette réunion a tout particulièrement analysé les progrès acquis depuis la précédente de juin 2010, notamment les questions relatives à l'Eglise catholique au Vietnam. « La délégation vietnamienne a déclaré que l'Etat a toujours appliqué une politique de respect et de garantie de la liberté de pensée et de religion, et qu'il s'applique à l'améliorer, invitant l'Eglise locale à prendre part au nouveau développement socio-économique du pays... La délégation du Saint-Siège a pris acte et dit apprécier l'attention que les autorités portent aux activités de l'Eglise catholique... Elle a formulé le vœu que sa mission puisse s'étendre et se renforcer, de manière à renforcer les liens entre le Saint-Siège et l'Eglise catholique du Vietnam, ainsi que ceux entre ce pays et le siège apostolique. Il a été décidé de faciliter l'action de l'Envoyé spécial non résident Mgr.Leopodo Girelli, afin qu'il puisse mieux opérer ». Les deux parties ont aussi évoqué l'enseignement du Pape, et en particulier ses « considérations sur le fait qu'un bon catholique puisse être un bon citoyen, soulignant la nécessité d'une collaboration continue entre Eglise et Etat afin que cet enseignement puisse être pratiquement appliqué... Les parties ont été concordes pour reconnaître une évolution positive de leurs relations, fondée sur la bonne volonté, le dialogue et respect manifestés dès le début ». La délégation du Saint-Siège a été reçue par M.Pham Binh Minh, le Ministre vietnamien des affaires étrangères, ainsi que par M.Nguyen Thanh Xuan, Vice Président du Comité gouvernementale pour les questions religieuses. Elle visité plusieurs institutions catholiques durant son séjour vietenamien. La prochaine rencontre aura lieu au Vatican à une date non encore fixée.

vendredi 24 février 2012

VISITE DU ROI DE TONGA


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a accueilli SM Siaosi Tupou V, qui s'est ensuite entretenu avec le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces colloques « ont porté sur certains aspects de la vie socio-économique du pays, et notamment le rôle positif que joue l'Eglise catholique dans divers secteurs de la communauté nationale, par exemple en matière de promotion de la personne. Ils ont également permis un échange d'opinions sur la situation internationale, principalement des états insulaires du Pacifique ».

VIETNAM SAINT-SIEGE


Cité du Vatican, 24 février 2012 (VIS). Le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a fait la déclaration suivante : «  Comme convenu lors de la précédente (au Vatican les 23 et 24 juin 2010), la troisième réunion du Groupe de travail Vietnam Saint-Siège se tiendra à Hanoï les 27 et 28 février prochains. Elle permettra d'approfondir et de développer ces relations bilatérales après les visites effectuées par le représentant papal non résident au Vietnam ».

mercredi 15 février 2012

VISITE DE LA DELEGATION BRITANNIQUE

Cité du Vatican, 15 février 2012 (VIS).
Hier et aujourd'hui, Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, s'est entretenu avec la Délégation de ministres du Gouvernement britannique, guidée par Mme Sayeeda Hussain Warsi. Cette visite, précise un communiqué commun publié ce midi, fait suite à celle que Benoît XVI a effectué en Grande-Bretagne en septembre 2010, et marque le trentième anniversaire de relations diplomatiques l'année de la venue de Jean-Paul II au Royaume-Uni. Les membres de la délégation britannique ont également rencontré le Cardinal Secrétaire d'Etat avant d'être reçus par le Saint-Père :
« Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique sont tombés d'accord sur la nécessité de renforcer les efforts internationaux en faveur du droit fondamental qu'est la liberté religieuse, et de son application, en vue de garantir partout dans le monde le respect de toutes les religions. Les deux parties entendent oeuvrer ensemble et en toute circonstance contre l'intolérance et la discrimination sous prétexte religieux.
 Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique rappellent la nécessité d'un développement global, intégral et soutenable, fondé sur la centralité et la dignité de la personne humaine et la valeur de tout homme. Si d'importants progrès ont été accomplis ces dix dernières années dans la santé et le bien-être des gens, il existe encore bien des lacunes et des défis. Le chemin sera log et complexe avant de garantir à tous le développement intégral. Trop de personnes sont affamées ou privées de l'éducation et d'un travail digne. Trop de femmes meurent en couches. Face à cela nous avons le devoir commun de réaliser un cadre international, financier et commercial juste, et nous nous engageons en faveur d'un avenir meilleur pour l'humanité, en tenant tout particulièrement compte des plus pauvres.
En vue de la Conférence ONU sur le développement soutenable qui se tiendra à Rio en juin prochain, mais aussi du processus de mise ne œuvre de la convention-cadre ONU sur les mutations climatiques, nous partageons la conviction qu'un développement soutenable centré sur l'homme doit impliquer un renforcement l'inter-pénétration de l'économie, du social et de l'environnement. Inter-dépendants, ces axes se renforcent les uns les autres, notamment dans la lutte contre la pauvreté ou la gestion des changements climatiques.
Les parties partagent la volonté d'oeuvrer dans le cadre des Nations-Unies pour renforcer l'attention internationale sur la prévention des conflits et le désarmement, sur le contrôle des armements et leur prolifération, afin de protéger l'humanité en bâtissant un monde plus respectueux de la dignité humaine. C'est ainsi qu'elle espèrent une conclusion positive en juin de la négociation du traité sur le commerce des armes. Ce texte aura en effet une large application, comme les mesures qui sortiront de la seconde conférence de révision du programme ONU sur le trafic des armes légères.
 Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique ont souligné l'importance des réformes politiques, économiques et sociales dans les pays nord-africains et proche-orientaux qui ont connu des changements. Elles permettront de garantir l'unité et le développement de chacun d'eux, tout en respectant les justes aspirations des peuples à la paix et à la stabilité. Il a été question du rôle que les chrétiens peuvent jouer et de l'importance du dialogue inter-religieux. Les deux parties espèrent en une reprise de négociations sincères entre israéliens et palestiniens en vue d'une paix durable, renouvelant en outre leur appel à la fin immédiate des violences en Syrie. Elles ont souligné la nécessité d'un coopération en mesure de dépasser la crise et de rétablir harmonie et unité du pays.
Tandis que se rapproche la Conférence de Londres sur la Somalie, le Saint-Siège et le Gouvernement britannique encouragent la communauté internationale à soutenir une stratégie cohérente pour de pays. Pour mettre fin à sa crise, il convient avant tout de protéger le bien-être des populations de la Corne de l'Afrique.
Le Gouvernement britannique salue le soutien du Saint-Père au processus de réconciliation en cours en Irlande du nord, en vue de constituer des institutions politiques stables et participatives pour un avenir de paix et de prospérité pour tous. Le Saint-Siège et le Gouvernement britannique estiment que le recours à la violence politique est inacceptable, qu'il doit être éliminé en faveur du dialogue qui, seul, peut apporter le bien-être à la communauté entière ».

mardi 14 février 2012

DELEGATION BRITANNIQUE



Cité du Vatican, 14 février 2012 (VIS). Aujourd'hui début la visite d'une Délégation de ministres du Gouvernement britannique, à l'occasion du trentième anniversaire des relations diplomatiques entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège. Guidée par Mme Sayeeda Hussain Warsi, représentante du Premier Ministre, elle comprend aussi l'Archevêque de Westminster. Les entretiens porteront principalement sur le dialogue inter-religieux, les droits humains et la situation internationale, l'environnement et les changements climatiques. Cet après-midi, Mme Warsi tiendra une conférence devant l'Académie pontificale ecclésiastique et le Corps diplomatique près le Saint-Siège, traitant de la place de la religion dans le débat politique et dans les realtions internationales. La délégation sera reçu demain par le Saint-Père.

lundi 30 janvier 2012

RAPPORTS AVEC L'O.L.P.


CITE DU VATICAN, 3O JAN 2012 (VIS). Le 28 janvier s'est tenue à Ramallah (Cisjordanie) une réunion Saint-Siège OLP, présidée par Mgr.Ettore Balestrero, Sous Secrétaire pour les relations avec les états, accompagné de Mgr.Antonio Franco, Délégué apostolique pour Jérusalem et la Palestine, de Mgr.Maurizio Malvestiti, Sous Secrétaire de la Congrégation pour les Eglises orientales, de Mgr.Alberto Ortega, Official de la Secrétairerie d'Etat, et de Mgr.Waldemar Stanislaw Sommertag, Conseiller de la Délégation apostolique; et par M.Ziad Al-Bandak, Responsable de l'Autorité nationale palestinienne pour les relations avec les chrétiens, accompagné de M.Nabil Shaath, Membre du Comité central du Fatah, de M.Bernard Sabella, Membre du Comité législatif palestinien, de M.Issa Kassissieh, Ched du Département des négociations de l'OLP, et de M.Wassim Khazmo, Conseiller politique de l'OLP. 

  La délégation palestinienne a remis à la délégation vaticane sa réponse au projet d'Accord élaboré par le Saint-Siège. Le communiqué diffusé ce jour indique que les discussions ont vues renforcées les bonnes relations des deux parties, qui ont décidé de remettre à des commissions techniques la conclusion de l'Accord, en vue de la réunion plénière prévue prochainement au Vatican.  
OP/                 VIS 20120130 (190)

lundi 9 janvier 2012

VŒUX AU CORPS DIPLOMATIQUE


CITE DU VATICAN, 9 JAN 2012 (VIS). Ce matin, dans la Salle Royale du Palais apostolique, Benoît XVI a prononcé son traditionnel discours aux membres du Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège. D'abord salué par le Doyen, M.Alejandro Emilio Valladares Lanza, Ambassadeur du Honduras, il a ensuite reçu les vœux de tous les ambassadeurs à travers le Vice-doyen, M.Jean-Claude Michael, Ambassadeur de la Principauté de Monaco.

  Le Saint-Siège entretient actuellement des relations diplomatiques pleines avec 179 pays, auxquels il faut ajouter l'Union européenne et l'Ordre militaire souverain de Malte ainsi qu'une mission à caractère spécial: le Bureau de l'Organisation pour la libération de la Palestine. En ce qui concerne les organisations internationales, le Saint-Siège est présent à l'ONU en qualité d'Etat observateur et est, de plus, membre de 7 organisations ou agences onusiennes, observateur dans 8 autres et membre ou observateur dans 5 organisations régionales.

  Voici de larges extraits du discours de Benoît XVI:

"A travers vous, mes souhaits s’étendent à toutes les nations que vous représentez, avec lesquelles le Saint-Siège maintient des relations diplomatiques. C’est une joie pour nous que la Malaisie ait rejoint cette communauté... Les accords qui ont été passés en 2011 avec l’Azerbaïdjan, le Monténégro et le Mozambique sont des signes de coopération entre l’Eglise catholique et les Etats... De même, le Saint-Siège désire tisser un dialogue fructueux avec les organisations internationales et régionales et, dans cette perspective, je relève avec satisfaction que les pays membres de l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (A.S.E.A.N.) ont accueilli la nomination d’un nonce apostolique accrédité près de cette organisation. Je ne peux omettre de mentionner que, au mois de décembre dernier, le Saint-Siège a renforcé sa longue collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations, en en devenant membre à part entière".

  "Je désire enfin saluer le Sud-Soudan qui, en juillet dernier, s’est constitué en tant qu’Etat souverain. Je me félicite que ce pas ait été accompli pacifiquement. Hélas, tensions et affrontements se sont succédé  ces derniers mois et je souhaite que tous unissent leurs efforts afin que, pour les populations du Soudan et du Sud Soudan, s’ouvre enfin une période de paix, de liberté et de développement".

  "La rencontre d’aujourd’hui se déroule traditionnellement à la fin des festivités de Noël, où l’Eglise célèbre la venue du Sauveur. Il vient dans l’obscurité de la nuit, et pourtant sa présence est immédiatement source de lumière et de joie... Vraiment le monde est obscur, là où l’homme ne reconnaît plus son lien avec le Créateur et, ainsi, met également en danger ses relations avec les autres créatures et avec la création elle-même. Le moment actuel est malheureusement marqué par un profond malaise et les diverses crises: économiques, politiques et sociales, en sont une expression dramatique".

  "A ce sujet, je ne peux pas ne pas mentionner, avant tout, les développements graves et préoccupants de la crise économique et financière mondiale. Celle-ci n’a pas frappé seulement les familles et les entreprises des pays économiquement plus avancés, où elle a trouvé son origine, créant une situation dans laquelle beaucoup, surtout parmi les jeunes, se sont sentis désorientés et frustrés dans leurs aspirations d’un avenir serein, mais elle a aussi profondément marqué la vie des pays en voie de développement. Nous ne devons pas nous décourager mais retracer résolument notre chemin, avec de nouvelles  formes d’engagement. La crise peut et doit être un aiguillon pour réfléchir sur l’existence humaine et sur l’importance de sa dimension éthique, avant même de le faire sur les mécanismes qui gouvernent la vie économique: non seulement pour chercher à endiguer les pertes individuelles ou celles des économies nationales, mais pour nous donner de nouvelles règles qui assurent à tous la possibilité de vivre dignement et de développer leurs  capacités au bénéfice de la communauté dans son ensemble".

  "Les effets de l’actuel moment d’incertitude touchent particulièrement les jeunes. De leur malaise sont nés les ferments qui, les mois derniers, ont investi, parfois durement, diverses régions. Je me réfère tout d’abord à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient, où les jeunes, qui souffrent entre autres de la pauvreté et du chômage et craignent l’absence de perspectives assurées, ont lancé ce qui est devenu un vaste mouvement de revendication de  réformes et de participation plus active à la vie politique et sociale... L’optimisme initial a cependant cédé le pas à la reconnaissance des difficultés de ce moment de transition et de changement... Le respect de la personne doit être au centre des institutions et des lois, il doit conduire à la fin de toute violence et prévenir le risque que l’attention due aux demandes des citoyens et la nécessaire solidarité sociale se transforment en simples instruments pour garder ou conquérir le pouvoir. J’invite la communauté internationale à dialoguer avec les acteurs des processus en cours, dans le respect des peuples et en étant consciente que la construction de sociétés stables et réconciliées, opposées à toute discrimination injuste, en particulier d’ordre  religieux, constitue un horizon plus vaste et plus lointain que celui des échéances électorales".

  "J’éprouve une grande préoccupation pour les populations des pays dans lesquels se poursuivent tensions et violences, en particulier la Syrie, où je souhaite une rapide fin des effusions de sang et le commencement d’un dialogue fructueux entre les acteurs politiques, favorisé par la présence d’observateurs indépendants. En Terre Sainte, où les tensions entre Palestiniens et Israéliens ont des répercussions sur les équilibres de tout le Moyen-Orient, il faut que les responsables de ces deux peuples adoptent des décisions courageuses et clairvoyantes en faveur de la paix. J’ai appris avec plaisir que, suite à une initiative du Royaume de Jordanie, le dialogue a repris ; je souhaite qu’il se poursuive afin que l’on parvienne à une paix durable, qui garantisse le droit des deux peuples à vivre en sécurité dans des Etats souverains et à l’intérieur de frontières sûres et internationalement reconnues... Je suis aussi avec grande attention les développements en Irak, déplorant les attentats qui ont causé encore récemment la perte de nombreuses vies humaines, et j’encourage ses autorités à poursuivre avec fermeté sur le chemin d’une pleine réconciliation nationale".

  "L’éducation est un thème crucial pour toutes les générations, puisque d’elle dépend aussi bien le sain développement de chaque personne que l’avenir de toute la société... Outre un objectif clair, comme est celui de conduire les jeunes à une connaissance pleine de la réalité et donc de la vérité, l’éducation a besoin de lieux. Parmi ceux-ci figure en premier la famille, fondée sur le mariage d’un homme avec une femme. Il ne s’agit pas d’une simple convention sociale, mais bien de la cellule fondamentale de toute société. Par conséquent, les politiques qui portent atteinte à la famille menacent la dignité humaine et l’avenir même de l’humanité... Il faut des politiques qui valorisent et favorisent la cohésion sociale et le dialogue. C’est dans la famille que l’on s’ouvre au monde et à la vie... Dans ce contexte de l’ouverture à la vie, j’accueille donc avec satisfaction la récente sentence de la Cour de Justice de l’Union européenne, qui interdit de breveter les processus relatifs aux cellules staminales embryonnaires humaines, tout comme la résolution de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, qui condamne la sélection prénatale en fonction du sexe. Plus généralement, en regardant surtout le monde occidental, je suis convaincu que les mesures législatives qui non seulement permettent mais parfois même favorisent l’avortement, pour des motifs de convenance ou des raisons médicales discutables, s’opposent à l’éducation des jeunes et par conséquent à l’avenir de l’humanité".

  "Les institutions éducatives remplissent  un rôle tout autant essentiel pour le développement de la personne... Il faut mettre en œuvre des politiques de formation afin que l’éducation scolaire soit accessible à tous et qu’en plus de promouvoir le développement cognitif de la personne, elle prenne soin de la croissance harmonieuse de la personnalité, y compris son ouverture au transcendant. L’Eglise catholique a toujours été particulièrement active dans le domaine des institutions scolaires et académiques, remplissant une œuvre appréciée à côté de celle des institutions étatiques. Je souhaite donc que cette contribution soit reconnue et valorisée aussi par les législations nationales".

  "Dans cette perspective on comprend bien qu’une œuvre éducative efficace requiert également le respect de la liberté religieuse. Celle-ci est caractérisée par une dimension individuelle, ainsi que par une dimension collective et une dimension institutionnelle. Il s’agit du premier des droits de l’homme, parce qu’elle exprime la réalité la plus fondamentale de la personne. Trop souvent, pour des motifs divers, ce droit est encore limité ou bafoué. Je ne puis évoquer ce sujet sans commencer par saluer la mémoire du ministre pakistanais Shahbaz Bhatti, dont l’infatigable combat pour les droits des minorités s’est achevé par une mort tragique".

  "Il ne s’agit pas, malheureusement, d’un cas unique. Dans de nombreux pays les chrétiens sont privés des droits fondamentaux et mis en marge de la vie publique ; dans d’autres ils souffrent des attaques violentes contre leurs églises et leurs habitations... Dans d’autres parties du monde,  on trouve des politiques orientées à marginaliser le rôle de la religion dans la vie sociale, comme si elle était cause d’intolérance, plutôt que contribution appréciable dans l’éducation au respect de la dignité humaine, à la justice et à la paix. Le terrorisme motivé religieusement a fauché l’an passé également de nombreuses victimes, surtout en Asie et en Afrique... La religion ne peut être utilisée comme prétexte pour mettre de côté les règles de la justice et du droit en faveur du « bien » qu’elle poursuit".

  "Je voudrais mentionner aussi des signes encourageants dans le domaine de la liberté religieuse. Je me réfère à la modification législative grâce à laquelle la personnalité juridique publique des minorités religieuses a été reconnue en Géorgie; je pense aussi à la sentence de la Cour européenne des droits de l’homme en faveur de la présence du crucifix dans les salles de classes italiennes... Je souhaite que l’Italie continue à promouvoir une relation équilibrée entre l’Eglise et l’Etat, constituant ainsi un exemple, auquel les autres nations puissent se référer avec respect et intérêt".

  " Sur le continent africain,...il est essentiel que la collaboration entre les communautés chrétiennes et les gouvernements aide à parcourir un chemin de justice, de paix et de réconciliation, où les membres de toutes les ethnies et de toutes les religions soient respectés. Il est douloureux de constater que, dans divers pays de ce continent, ce but est encore lointain. Je pense en particulier à la recrudescence des violences qui touche le Nigeria,...aux séquelles de la guerre civile en Côte d’Ivoire, à l’instabilité persistante dans la région des Grands Lacs et à l’urgence humanitaire dans les pays de la Corne de l’Afrique. Je demande, une fois encore, à la communauté internationale d’aider avec sollicitude à trouver une solution à la crise qui perdure depuis des années en Somalie".

  "Enfin, je tiens à souligner qu’une éducation correctement comprise ne peut que favoriser le respect de la création. On ne peut oublier les graves calamités naturelles qui, au cours de 2011, ont touché diverses régions du Sud-est asiatique et les désastres écologiques comme celui de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon. La sauvegarde de l’environnement, la synergie entre la lutte contre la pauvreté et celle contre les changements climatiques constituent des domaines importants pour la promotion du développement humain intégral. Par conséquent je souhaite que, suite à la XVIIème session de la Conférence des Etats parties à la Convention de l’ONU sur les changements climatiques, qui s’est conclue récemment à Durban, la Communauté internationale se prépare à la Conférence de l’ONU sur le développement durable (« Rio+20 ») comme une authentique « famille des nations » et, donc, avec un grand sens de la solidarité et de la responsabilité envers les générations présentes et celles du futur".

  "Animé par la certitude de la foi, le Saint-Siège continue à donner sa propre contribution à la communauté internationale, selon cette double intention que le Concile Vatican II – dont le cinquantième anniversaire a lieu cette année – a clairement définie: proclamer la grandeur suprême de la vocation de l’homme et la présence en lui d’un germe divin, et offrir à l’humanité une coopération sincère, qui instaure la fraternité universelle qui correspond à cette vocation".
CD/                                    VIS 20120109 (2.090)

jeudi 15 décembre 2011

ONZE NOUVEAUX AMBASSADEURS


CITE DU VATICAN, 15 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les lettres de créances de onze nouveaux Ambassadeurs, non résidents à Rome: Mme Margaret A.King-Rousseau (Trinidad and Tobago), M.Hília Garez Gomes Lima Barber (Guinée Bissau), M.Paul Widmer (Suisse), M.Anatole Bacanamwo (Burundi), M.Arbhorn Manasvanich (Thaïlande), M.Muhammad Saleem (Pakistan), M.Amadeu P.S. da Conceição (Mozambique), M.Tolendy Makeyev (Kirghizistan), M.Jaume Serra Serra (Andorre), Mme Tamara Kunanayakam (Sri Lanka), et M.Joseph Paré (Burkina Faso). Benoît XVI a prononcé un discours commun devant les nouveaux diplomates en poste près le Saint-Siège. En voici les passages saillants: 

  "L'unité de la famille humaine est aujourd'hui vécue comme un fait. En raison des moyens de communications sociale qui relient entre elles toutes régions du monde, des transports qui facilitent les échanges humains, des liens commerciaux qui rendent les économies interdépendantes, des défis qui prennent une envergure mondiale tels que la sauvegarde de l'environnement, l'importance des flux migratoires, les hommes ont compris qu'ils avaient désormais une destinée commune. A côté des aspects positifs, cette prise de conscience est parfois perçue comme un fardeau car elle élargit considérablement le domaine de responsabilité de chacun, et confère à la résolution des problèmes une complexité d'autant plus grande que les acteurs sont plus nombreux... Cependant, le regard de l'humanité sur elle-même doit évoluer pour découvrir dans cette interdépendance non pas une menace, mais un avantage". 

  "Nous sommes tous responsables de tous, et il est important d'avoir une conception positive de la solidarité. Elle est le levier concret du développement humain intégral... Nous devons accueillir comme un signe positif de la culture, l'exigence, de plus en plus présente à la conscience de nos contemporains, d'une solidarité intergénérationnelle. Celle-ci trouve son enracinement naturel dans la famille, qu'il convient de soutenir pour qu'elle continue de remplir sa mission essentielle dans la société. Et en même temps, pour élargir le champ de la solidarité et la promouvoir durablement, l'éducation des jeunes est la voie privilégiée". Pour ce, les autorités publiques doivent offrir à la jeunesse les bases éthiques "pour lutter contre les maux sociaux que sont le chômage, la drogue, la criminalité et le non-respect de la personne". L'avenir des jeunes passe par "une avancée significative dans la perception de l'unité du genre humain". La responsabilité partagée ne saurait s'opposer à la diversité culturelle et religieuse. "Le pluralisme des cultures et des religions ne s'oppose pas à la recherche commune du vrai, du bien et du beau. Eclairée et soutenue par la lumière de la Révélation, l'Eglise encourage les hommes à faire confiance à la raison". Ainsi l'humanité sera-t-elle "capable de dépasser les conditionnements partisans ou intéressés, pour reconnaître les biens universels dont tous les hommes ont besoin. Parmi ces biens, la paix et l'harmonie sociale et religieuse...sont liées non seulement à un cadre législatif juste et adapté, mais aussi à la qualité morale de chaque citoyen car la solidarité se présente sous deux aspects complémentaires, celui de principe social et celui de vertu morale".
  "La solidarité remplit pleinement son rôle de vertu sociale lorsqu'elle peut s'appuyer à la fois sur des structures de subsidiarité et sur la détermination persévérante de chaque personne à travailler pour le bien commun... Les nouveaux défis auxquels vos pays se trouvent aujourd'hui confrontés appellent certainement une mobilisation des intelligences et de la créativité de l'homme pour lutter contre la pauvreté et pour une plus efficace et plus saine utilisation des énergies et des ressources disponibles... Faire croître la responsabilité de tous favorise une vigilance active et efficace pour le respect et la promotion de la dignité humaine face à toute tentative de l'amoindrir... C'est en s'appuyant sur la notion de développement intégral de la personne humaine que la solidarité pourra advenir et permettre davantage de justice. Il revient non seulement aux religions de mettre en honneur la primauté de l'esprit, mais aussi aux états de le faire, notamment à travers une politique culturelle qui favorise l'accès de quiconque aux biens de l'esprit, valorise la richesse du lien social et ne décourage jamais l'homme de poursuivre librement sa quête spirituelle".
CD/                 VIS 20111215 (700)

mardi 13 décembre 2011

CHILI SAINT-SIEGE


CITE DU VATICAN, 13 DEC 2011 (VIS). A l'invitation du gouvernement chilien, Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, a rencontré hier à Santiago M.Alfredo Moreno Charme, le Ministre des affaires étrangères. Puis il a été reçu par le chef de l'Etat, le Président Sebastián Piñera. Ces entretiens ont permis aux deux parties de "se féliciter de l'excellence de leurs relations, et du rôle positif que jouent les institutions catholiques dans la société chilienne, en particulier dans le domaine socio-éducatif et en faveur de l'intégration des populations natives. Il a ensuite été des questions abordées en mars lors de la visite officielle du Président Piñera au Vatican...et en particulier la défense de la vie à tous ses stades et la défense de la famille, le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de la religion et de l'éducation notamment, l'adhésion aux principes du droit international, la protection de l'environnement, le développement intégral et la paix sociale. Sur tous ces arguments touchant aux valeurs fondamentales, le Chili et le Saint-Siège constatent leur identité de vue". La visite chilienne de Mgr.Mamberti a également permis d'échanger les points de vue sur diverses questions internationales et sur la situation de l'Amérique latine. Aujourd'hui, le Secrétaire pour les relations avec les états sera à Valparaíso, siège du parlement chilien, où il sera reçu par les Présidents des deux chambres. Il se rendra aussi aux sanctuaires consacrés à saint Alberto Hurtato et à sainte Thérèse des Andes.
OP/                 VIS 20111213 (250)

lundi 12 décembre 2011

VISITE DU PRESIDENT ARMENIEN


CITE DU VATICAN, 12 DEC 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président arménien M.Serzh Sargsyan, accompagné de son Ministre des affaires étrangères M.Edward Nalbadian, qui se sont ensuite entretenus avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Sous Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont permis de confirmer l'excellence des rapports entre les deux parties, qui ont notamment parlé du rôle de l'Eglise apostolique et de l'Eglise catholique dans la société arménienne, et de leur contribution au bien public du pays. On a également rappelé l'importance du patrimoine chrétien en Arménie, et la volonté de transmettre ces valeurs fondamentales aux nouvelles générations. 
OP/                                                                                                                         VIS 20111212 (120)

vendredi 9 décembre 2011

ACCORD AVEC LE MOZAMBIQUE


CITE DU VATICAN, 9 DEC 2011 (VIS). Le 7 décembre, le Mozambique et le Saint-Siège ont signé à Maputo un accord, le premier de ce genre en Afrique australe, qui consolide leur amitié et leur coopération. Ses 23 articles règlent divers points, notamment le statut juridique de l'Eglise catholique dans ce pays, la reconnaissance des titres universitaires, le mariage canonique et le régime fiscal. Le document a été signé par M.Oldemiro Julío Marques Baloi, Ministre mozambicain des Affaires étrangères, et par Mgr.Antonio Arcari, Nonce apostolique à Maputo.
SS/                 VIS 20111209 (100)

lundi 28 novembre 2011

VISITE DU PREMIER MINISTRE LIBANAIS


CITE DU VATICAN, 28 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Najib Mikati, Président du Conseil des ministres libanais, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens "ont mis en exergue le rôle du Liban au plan régional comme international, ainsi que sa vocation à offrir un message de liberté et d'harmonieuse coexistence entre les diverses communautés chrétiennes et musulmanes qui le composent. Les parties ont dit leur espoir d'une majeure stabilité politique, d'une collaboration meilleure et d'un dialogue approfondi entre les responsables de la vie sociale et nationale, de manière à traiter plus efficacement les enjeux internes et extérieurs qui se posent au pays. Il a également été question du Moyen Orient et de la délicate situation syrienne en particulier. Rappelant l'urgence d'un engagement général à une pacification qui se fonde sur la justice, la réconciliation, le respect de la personne et de ses droits, on a souligné le rôle que peuvent jouer les chrétiens dans un tel processus comme promoteurs de la concorde et de la paix dont la région a un besoin essentiel".
OP/                                         VIS 20111128 (200)

lundi 14 novembre 2011

VISITE DU PRESIDENT VAN ROMPUY


CITE DU VATICAN, 12 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu M.Herman Van Rompuy, Président du Conseil de l'Union Européenne, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états: "Ces entretiens ont été l'occasion d'un utile échange de vues sur la situation internationale et la place active de l'Eglise dans l'Union, notamment dans le domaine de la défense des droits humains et de la liberté religieuse".
SS/                                                       VIS 20111114 (90)

lundi 7 novembre 2011

NOUVEL AMBASSADEUR D'ALLEMAGNE



CITE DU VATICAN, 7 NOV 2011 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les lettres de créances de M.Reihnard Schweppe, nouvel Ambassadeur d'Allemagne, devant qui il a tout d'abord évoqué sont tout récent voyage pastoral, une visite qui "a permis de réfléchir au service que l'Eglise et le Saint-Siège peuvent apporter à une société pluraliste... Beaucoup de nos contemporains voient l'influence du christianisme ou des autres religions comme une culture et un mode de vie imposés à la société. Si un telle vision n'est pas fausse, elle ne permet pas une compréhension d'ensemble de ce qu'est l'Eglise catholique...qui n'est pas simplement constituée par des sociétés culturelles, variant de pays à pays, mais qui a formé leurs traditions".

  L'Eglise sait, a poursuivi Benoît XVI, "qu'à travers sa foi elle connaît la vérité sur l'homme et la vie, ce qui l'oblige a lutter pour des valeurs utiles à l'humanité, au-delà de ses cultures particulières... Heureusement, une partie de la constitution allemande de 1949 inclut largement ces valeurs humaines fondamentales, reconnues après guerre par la Déclaration universelles des droits humains... De nos jours, certains droits de la personne sont remis en cause. Or, pour parler d'un sujet de la plus haute importance, il n'appartient à personne de juger si un individu est déjà ou encore une personne, et encore moins de manipuler l'homme, de le façonner en quelque sorte. Seule une société défendant et respectant sans conditions la dignité de toute personne, de sa conception à sa mort naturelle, peut être considérée comme humaine... Si le Saint-Siège intervient au plan législatif lorsqu'il s'agit de la dignité humaine, notamment en défense de l'existence prénatale, ce n'est pas pour imposer à autrui le foi de l'Eglise mais pour défendre des valeurs d'évidence fondamentale pour l'humanité entière, des vérités touchant tout être humain".  

  Puis le Pape a évoqué la discrimination de la femme, aggravé dans le monde soi disant occidental par des tendances matérialistes et hédonistes: "Un rapport qui ne tiendrait pas compte du fait que l'homme et la femme ont la même dignité, constitue un offense à l'humanité. Il est grand temps de combattre énergiquement la prostitution, ainsi que la diffusion de la pornographie, notamment via Internet. Le Saint-Siège fera en sorte que l'engagement de l'Eglise catholique allemande contre ces plaies soit plus clair et incisif". En conclusion, Benoît XVI a félicité le gouvernement fédéral et ceux des Länder pour leur collaboration aux activités de l'Eglise qui sont optimales en Allemagne, notamment en ce concerne l'annonce évangélique et l'assistance sociale et caritative.
CD-ALLEMAGNE/                                                     VIS 20111107 (430)  








                                          

vendredi 4 novembre 2011

NOUVEL AMBASSADEUR IVOIRIEN



CITE DU VATICAN, 4 NOV 2011 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créance de M.Joseph Tebah-Klah, nouvel Ambassadeur de Côte d'Ivoire, en ce quarantième anniversaire de ses relations diplomatiques avec le Siège apostolique. Dans son discours, il a d'abord évoqué la création de la Commission Dialogue Vérité Réconciliation, espérant qu'elle oeuvre en toute liberté et impartialité: "La grave crise que la Côte d’Ivoire vient de traverser", a dit le Saint-Père, a donné lieu à des violations graves des droits de l'homme, et provoqué de nombreux morts. "C’est pourquoi j’encourage votre pays à promouvoir toutes les initiatives qui conduisent à la paix et à la justice. Il ne faut pas avoir peur de faire la vérité sur les crimes et sur toutes les atteintes commises contre les droits des personnes. Le vivre ensemble ne sera possible et harmonieux qu’à travers la recherche de la vérité et de la justice...ainsi que par la reconnaissance et le respect du caractère sacré de toute vie humaine. Car toute vie vient de Dieu et elle est sacrée à cause de son origine divine. Ainsi, la perte d'une vie humaine, quelle qu’elle soit...est toujours un drame, surtout lorsque l’homme en est responsable".

  Comme de nombreux pays africains, a poursuivi Benoît XVI, la Côte d'Ivoire connaît une diversité de religions et d'ethnies. "C’est une grande richesse. Le vivre ensemble doit toujours être ardemment souhaité et encouragé... Si l'Etat ne peut imposer la religion, il doit en garantir la liberté, ainsi que la paix entre les fidèles des différentes religions... L’Eglise, pour sa part, participe avec sa spécificité à l’effort de reconstruction nationale. Elle ne désire pas se substituer à l’Etat, mais elle peut à travers ses nombreuses institutions dans les domaines éducatifs et sanitaires apporter réconfort et soin de l'âme, et cette aide est souvent plus nécessaire que le soutien matériel surtout lorsqu’il faut panser tant de blessures du corps et de l’âme".
CD/                VIS 20111104 (330)

lundi 31 octobre 2011

ETAT ET EGLISE AU BRESIL



CITE DU VATICAN, 31 OCT 2011 (VIS). Le nouvel Ambassadeur du Brésil, M.Almir Franco de Sá Barbuda, a présenté ce matin ses lettres de créance à Benoît XVI qui, dans son discours a remercié les autorités brésiliennes pour l'organisation de la prochaine Journée mondiale de la jeunesse à Rio de Janeiro en 2013. Le Pape a ensuite évoqué la longue histoire des relations diplomatiques entre le Brésil et le Saint-Siège, établies peu après l'indépendance du pays, ainsi que le fécond cheminement conjoint de cette nation avec l'Eglise catholique datant de la première messe célébrée le 26 avril 1500, et dont en témoignent “tant de villes baptisées avec les noms des saints et les nombreux monuments religieux, dont certains symbolisent ce pays au monde entier, comme la statue du Rédempteur à Rio”.Un important chapitre de cette histoire “partagée et fructueuse”, a été écrit avec l'accord signé entre le Saint-Siège et le gouvernement brésilien en 2008 qui “scelle officiellement et juridiquement, l'indépendance et la collaboration entre ces deux réalités”. C'est pourquoi, le Pape a souhaité que l'Etat reconnaisse qu'“une saine laïcité ne doit pas considérer la religion comme une simple opinion individuelle reléguée à la sphère privée, mais comme une réalité qui, étant organisée dans des structures visibles, a besoin que la communauté reconnaisse sa présence. C'est pourquoi -a poursuivi Benoît XVI- il revient à l'Etat de garantir le libre exercice du culte de chaque confession religieuse, tout comme les activités culturelles, éducatives et caritatives, lorsqu'elles ne sont pas contraires à la morale et à l'ordre public. Toutefois, la contribution de l'Eglise ne se limite pas à des initiatives concrètes d'assistance, humanitaires ou éducatives, mais vise surtout la croissance éthique de la société, poussée par les multiples manifestations d'ouverture à la transcendance et par la formation des consciences pour s'acquitter des devoirs de la solidarité”.

 Parmi les domaines de coopération mutuelle, le Saint-Père a souligné celui de l'éducation auquel l'Eglise contribue “avec de nombreuses institutions dont le prestige est reconnu dans toute la société. En fait, le rôle de l'éducation ne peut se réduire à une pure transmission de connaissances et compétences orientées à la formation professionnelle, mais doit embrasser tous les aspects de la personne, de l'aspect social au désir de transcendance. C'est pourquoi il est nécessaire de réaffirmer que l'éducation d'une confession religieuse dans les écoles publiques...loin de signifier que l'Etat assume ou impose une croyance religieuse en particulier, indique la reconnaissance de la religion comme une valeur nécessaire pour la formation de la personne...et, loin de porter préjudice à la laïcité de l'Etat, elle garantit le droit des parents à choisir l'éducation de leurs enfants, contribuant ainsi à promouvoir le bien commun”. Enfin, en matière de justice sociale, “le gouvernement brésilien sait qu'il peut compter sur l'Eglise comme un partenaire privilégié dans toutes les initiatives destinées à éradiquer la faim et la pauvreté... et à aider, ceux qui en ont le plus besoin, à sortir de leur condition d'indigence et...d'exclusion”.
CD/                                                 VIS 20111031 (500)

vendredi 21 octobre 2011

NOUVEL AMBASSADEUR DES PAYS-BAS


CITE DU VATICAN, 21 OCT 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu les lettres de créances de M.Joseph Wetering's, le nouvel Ambassadeur des Pays-Bas, devant qui il a rappelé que le rôle du Saint-Siège au sein du concert international est de défendre "les principes éthiques devant soutenir l'ordre socio-politique, et d'attirer l'attention sur la nécessité d'agir chaque fois qu'ils ont violés". La foi chrétienne, a ajouté Benoît XVI, "indique toujours la raison et la nature comme sources des règles auxquelles un état de droit doit se tenir. C'est pourquoi l'action diplomatique du Saint-Siège dépasse le terrain confessionnel ou pragmatique pour agir en fonction des faits réels universels".

Comme c'est son droit et son devoir, l'Eglise entend promouvoir la justice naturelle en parlant pour qui est sans voix, en défendant les droits des sans défense, des pauvres et des malades, des non-nés comme des personnes âgées, des minorités discriminées. Tout en reconnaissant que certains de ses membres ne sont pas toujours à la hauteur de ses standards moraux, elle ne peut qu'encourager tout le monde, au-delà de ses propres fidèles, à agir en accord avec la justice et la raison, à s'opposer à ce qui leur est contraire".
 
  Puis il a énuméré les points de convergence entre les Pays-Bas et le Saint-Siège, tels la recherche de la paix à travers la résolution des conflits, l'opposition à la prolifération des armes de destruction de masse, l'auto-suffisance des pays en développement ou la défense de la dignité humaine. Le Pape a également salué la générosités des néerlandais dans les situations d'urgence, la défense de la liberté de religion, et les progrès accomplis par le gouvernement pour réduire la consommation de la drogue et la prostitution, tous sujets auxquels le Saint-Siège est particulièrement sensible. La liberté religieuse, a souligné Benoît XVI, "n'est pas seulement menacée dans certaines régions du monde. Elle l'est aussi par une mentalité anti-religieuse qui se manifeste notamment dans des sociétés où elle est pourtant officiellement garantie par la loi. Il faut donc espérer que le gouvernement néerlandais reste vigilant afin que la liberté religieuse et la liberté de culte soient protégées et étendues, aux Pays-Bas comme à l'étranger".
CD/                                                     VIS 20111021 (370)  
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