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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 29 février 2016

Il n'est jamais trop tard pour la conversion


Cité du Vatican, 28 février 2016 (VIS). ''Chaque jour, malheureusement, la presse rapporte homicides, incidents, catastrophes". Dans l'Evangile d'aujourd'hui, a dit le Pape à l'angélus, "Jésus parle de deux événements tragiques qui avaient suscité grande émotion: Une répression sanglante opérée par des soldats romains à l'intérieur du Temple, et l'effondrement de la tour de Siloé, qui avait fait dix-huit victimes... Connaissait la mentalité superstitieuse de ses auditeurs, Jésus savait comment ils interprétaient faussement ce type d'événements. De fait ils pensaient que la mort cruelle ces hommes était un signe de Dieu punissant qui avait commis une faute lourde, et qui l'avait pour ainsi dire méritée". Puis il a expliqué que ''Jésus rejette clairement ce point de vue, parce que Dieu ne permet aucune tragédie pour comme punition. Ces pauvres victimes là ne sont pas pires que les autres. Au contraire, il nous invite à prendre ces faits douloureux comme un enseignement à l'attention de tout le monde parce que nous sommes tous pécheurs". Aujourd'hui également, face à certains événements douloureux, "on pourrait être tenté d'en décharger la responsabilité sur Dieu lui-même. Mais l'Evangile nous invite à réfléchir. Quelle idée de Dieu nous faisons-nous? Sommes-nous vraiment convaincu que Dieu" n'est pas notre projection, un dieu fait à notre image et ressemblance? Jésus, au contraire, nous invite à changer, à opérer un renversement radical de notre mode de vie". Attention aux hypocrisies! "Je pense que presque tout le monde étant un peu hypocrite, nous devons tous reprendre résolument le chemin de l'Evangile''. Nous connaissons tous, a-t-il ajouté, "la patience invincible de Jésus. Mais avez-vous pensé à la patience de Dieu? Avez-vous pensé à sa préoccupation irréductible pour les pécheurs?... Pensons à la patience de Dieu!.. Le Seigneur nous sauve chaque fois, parce qu'il a beaucoup de patience envers nous. Telle est sa miséricorde. Il n'est jamais trop tard pour la conversion... Commençons aujourd'hui''. Avant de conclure, le Pape François a invoqué la Vierge Marie, pour qu'elle nous soutienne, afin que nous puissions ouvrir nos cœurs à la grâce de Dieu, à sa miséricorde".

lundi 22 février 2016

Echo du voyage pastoral


Cité du Vatican, 21 février 2016 (VIS). A l'angélus, commentant l'épisode évangélique de la Transfiguration, le Saint-Père est revenu sur son voyage pastoral au Mexique, qu'il a qualifié d'expérience de transfiguration: "Le Seigneur nous a montré la lumière de sa gloire...dans le peuple saint vivant sur cette terre. C'est un peuple qui a souvent été blessé, opprimé, méprisé, violé dans sa dignité. Mais mes diverses rencontres mexicaines ont été remplies de lumière, de la lumière de la foi qui transfigure les visages et éclaire le chemin... Le coeur spirituel de ce pèlerinage fut le sanctuaire de la Vierge de Guadalupe, où je voulais avant tout prier en silence. Je remercie Dieu de me l'avoir concédé... Je me suis laissé conquérir par celle qui porte dans ses yeux les regards de ses fils. Elle souffre des violences, les enlèvements, les meurtres de tant de pauvres gens et de tant de femmes. Celui de Mexico est le sanctuaire marial le plus fréquenté du monde et l'on vient de toute l'Amérique prier la Morenita qui se manifesta à l'amérindien saint Juan Diego et marqua le débit de l'évangélisation du continent comme à une civilisation fruit de la rencontre des cultures. Tel est l'héritage que le Seigneur a donné au Mexique, conserver la richesse de la diversité en manifestant l'harmonie de la foi commune, d'une foi simple, robuste et vitale. Comme mes prédécesseurs, je suis venu confirmer le peuple mexicain dans la foi, mais aussi y être confirmé...au bénéfice de l'Eglise universelle... Les familles mexicaines m'ont accueilli en messager du Christ, pasteur de l'Eglise, témoignant de manière limpide et forte de leur foi vécue...au profit de toutes les familles chrétiennes. Même chose des jeunes, des prêtres, religieux et consacrés, pour les travailleurs et les détenus".


"Elevons aussi nos louanges à la Trinité, qui a voulu que je rencontre à Cuba le Patriarche Cyrille de Moscou, une rencontre tellement désirée y compris par mes prédécesseurs... Elle aussi constitue une lumière prophétique de la Résurrection, dont le monde a plus que jamais besoin. Puisse la Mère de Dieu continuer à nous guider sur le chemin de l'unité. Prions la Vierge de Kazan, dont le Patriarche m'a offert une copie de l'icône". 

Aucune exécution capitale pendant l'Année de la miséricorde


Cité du Vatican, 21 février 2016 (VIS). Après l'angélus, le Pape François a évoqué le congrès international intitulé "Pour un monde sans peine de mort", qui s'ouvre demain à Rome, organisé par la communauté Sant'Egidio, en vue de donner un nouvel élan pour l'abolition de la peine de mort. Le Pape a souligné le signe d'espérance en ce sens lié au développement dans l'opinion publique d'un sentiment plus répandu d'une certaine hostilité à la peine de mort même comme instrument de légitime défense sociale. "En effet, les sociétés modernes ont la possibilité de réprimer efficacement le crime sans enlever définitivement à celui qui l'a commis la possibilité de se racheter. Le problème doit être encadré dans l'optique d'une justice pénale qui soit davantage conforme à la dignité de l'homme et au dessein de Dieu sur l'homme et sur la société, mais également à une justice pénale ouverte à l'espérance de réinsertion dans la société. Le commandement de ne pas tuer a une valeur absolu et concerne autant l'innocent que le coupable".


"Le Jubilé extraordinaire de la miséricorde est une bonne occasion de promouvoir dans le monde des formes toujours plus mûres de respect de la vie et de la dignité de chaque personne. Même le criminel conserve l'inviolable droit à la vie, don de Dieu. Je fais appel à la conscience des gouvernants afin qu'ils se rejoignent dans un consensus international pour l'abolition de la peine de mort. Et je propose à ceux qui, parmi eux, sont catholiques, d'accomplir un geste courageux et exemplaire: qu'aucune condamnation ne soit exécutée au cours de cette Année sainte de la miséricorde. Tous les chrétiens et les hommes de bonne volonté sont appelés aujourd'hui à œuvrer non seulement pour l'abolition de la peine de mort, mais aussi en vue d'améliorer les conditions carcérales, dans le respect de la dignité humaine des personnes privées de la liberté". Le Pape a ensuite évoqué le chemin de croix qui, organisé par la communauté Pape Jean XXIII fondée par le P.Oreste Benzi, aura lieu, jeudi prochain, dans les rues de Rome en solidarité avec les femmes victimes de la traite des personnes et pour prier pour elles. Avant de conclure, il a rappelé que le carême était un temps propice pour entreprendre un chemin de conversion dont le centre est la miséricorde. "C'est pourquoi -a-t-il dit-, j'ai voulu vous offrir, à vous qui êtes sur la Place, un médicament spirituel appelé Misericordina. Nous l'avons déjà fait une fois mais celui-ci est de meilleure qualité, c'est la Misericordina plus. Une petite boîte qui contient un chapelet et l'image de Jésus miséricordieux. Nous la distribuons maintenant aux bénévoles, parmi lesquels se trouvent des pauvres, des sdf, des réfugiés et aussi des religieux. Accueillez ce don comme une aide spirituelle pour diffuser, spécialement en cette Année de la miséricorde, l'amour, le pardon et la fraternité".

lundi 8 février 2016

Mission de Jésus, mission de l'Eglise


Cité du Vatican, 7 février 2016 (VIS). Ce midi à l'angélus le Saint-Père a commenté La raison d'être de la mission de Jésus et celle de l'Eglise, qui est d'aller à la pêche, à la recherche d'hommes et de femmes, sans faire de prosélytisme, pour restaurer la pleine dignité et la liberté à travers le pardon des péchés. Citant l'Evangile de Luc qui raconte l'appel des premiers disciples de Jésus, de Pierre et de ses compagnons pêchant sur lac de Galilée sans rien retirer de leurs filets. Jésus monte dans son bateau et commence à prêcher la parole de Dieu à la foule rassemblée sur la Riva. Puis il leur demande de reprendre le large et de jeter à nouveau leurs filets. Ce fut la pêche miraculeuse. Mais connaissant la puissance de la parole de Jésus, Pierre se jette à ses pieds en disant: Laisse-moi Seigneur, éloigne toi car je suis un pécheur. Le signe miraculeux accompli l'a convaincu de ce que Jésus n'est pas seulement un merveilleux prédicateur, mais qu'il est le Seigneur, la manifestation de Dieu. Son contact soulève en Pierre un fort sentiment de bassesse et d'indignité. Humainement, il pense qu'il faut mettre une distance entre le pécheur et le saint. Or c'est précisément son caractère de pécheur qui fait que le Seigneur ne s'éloigne pas de lui, comme médecin ne peut se détourner du malade.

La réponse de Jésus a Pierre est ferme et rassurante: Ne crains pas, à partir de maintenant tu seras pêcheur d'hommes. Plaçant à nouveau toute sa confiance en Jésus, le pêcheur de Galilée, en se fondant sur sa parole de Maître et Seigneur, et avec lui Jacques et Jean, il a entreprit de participer à la mission de Jésus. Cette mission est devenue la mission de l'Eglise, qui est de pêcher les hommes et les femmes pour leur rendre par le pardon des péchés leur pleine dignité et la liberté. Telle est l'essence du christianisme qui de diffuser l'amour régénérateur et gratuit de Dieu, en étant miséricordieux envers tous afin que chacun puisse connaître la tendresse de Dieu et avoir la plénitude de la vie. Et ici, en particulier, je pense aux confesseurs, qui sont les premiers à devoir administrer la miséricorde du Père, en suivant l'exemple de Jésus et comme l'ont fait saint Léopold et Padre Pio. L'Evangile du jour nous interpelle: Savons nous vraiment faire confiance à la parole de l'Eternel? Ne nous laissons pas décourager par nos erreurs. En cette Année Sainte de la Miséricorde nous sommes appelés à réconforter les pécheurs, qui se sentent indignes devant le Seigneur à cause de leurs péchés. Avec Jésus, redisont leur de ne pas avoir peur. La miséricorde de Dieu est plus grande que nos péchés!".


lundi 1 février 2016

Ne jouir d'aucun privilège est un privilège


Cité du Vatican, 31 janvier 2016 (VIS). Ce midi à l'angélus le Saint-Père a commenté l'Evangile du jour, qui nous ramène à Nazareth, village de Galilée où Jésus a grandi en famille et où il est connu de tous. Ayant à peine entamé sa vie publique il y revient pour la première fois. A la synagogue, devant la communauté, il lit le passage d'Isaïe évoquant la venue du Messie. A la fin, il déclare que la prophétie à peine entendue vient de s'accomplir. "D'abord stupéfaits, ses concitoyens se fâchent et murmurent: Mais pourquoi celui-là qui se prétend le Consacré du Seigneur, ne répète-t-il pas ici parmi nous les prodiges que, dit-on, il a accomplis à Capharnaüm et dans ses environs? C'est alors que Jésus leur réplique que personne n'est prophète en son pays, ni bien accueilli. Et de citer les cas de grands prophètes comme Elie ou Elisée... Se sentant offensés, les gens de Nazareth se lèvent, chassent Jésus de la synagogue avec l'intention de le jeter dans un précipice. Avec la force de sa paix, il traversa la foule et se mit en route. Son heure n'était pas arrivée... Il ne s'est pas agi d'une simple dispute de village...née de quelque jalousie, mais d'un incident illustrant la tentation à laquelle toute personne religieuse est exposée et dont il faut absolument s'écarter. C'est la tentation de considérer la religion comme un investissement et d'en arriver à composer avec Dieu notre propre intérêt. Dans la véritable religion, il s'agit d'accueillir la volonté paternelle de Dieu, qui prend soin de toute créature, de la plus insignifiante aux yeux humains. Tel est le ministère prophétique de Jésus, annoncer que nulle condition humaine ne peut être objet d'exclusion... Aux yeux de Dieu, le seul privilège est de ne jouir d'aucun privilège, de n'avoir aucun maître et de s'en remettre totalement à lui". Et lorsque Jésus dit qu'aujourd'hui s'est accomplie l'Ecriture, cet aujourd'hui veut dire toujours. Cela vaut à cet instant parmi nous sur cette place, en rappelant l'actualité nécessaire du salut apporté à l'humanité par Jésus. C'est toujours Dieu qui fait le premier pas, qui vient à notre rencontre avec miséricorde pour nous relever de la poussière de nos péchés et nous aider à reprendre le bon chemin. "Dans la synagogue de Nazareth, il y avait probablement Marie. Et on peut imaginer qu'elle connut là une anticipation de sa souffrance à venir au pied de la croix. Puisse-t-elle nous aider à nous convertir d'un dieu des miracles au miracle de Dieu qu'est Jésus-Christ.

lundi 25 janvier 2016

La mission de la communauté chrétienne est d'évangéliser les pauvres


Cité du Vatican, 24 janvier 2016 (VIS). L'activité évangélisatrice de Jésus était au cœur de la réflexion du Pape à l'angélus dominical. Le Saint-Père a expliqué aux fidèles réunis place St.Pierre que le Christ était très différent des maîtres de son époque parce que, par exemple, "il n'a pas ouvert d'école pour l'étude de la Loi, mais il part prêcher et enseigner partout, dans les synagogues, sur les routes, dans les maisons, toujours partout! Jésus est différent aussi de Jean-Baptiste qui proclame le jugement imminent de Dieu, alors que Jésus annonce son pardon de Père". Puis il a cité l'évangile de Luc qui raconte la lecture des rouleaux de la Loi dans la synagogue de Nazareth, lorsque Jésus récita le passage d'Isaïe: L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres. Après un instant de silence, à la stupeur générale, il ajoute: Aujourd'hui, s'est accompli le passage de l'Ecriture que vous venez d'écouter. "Evangéliser les pauvres: Voilà la mission de Jésus telle qu'il la décrit; c'est aussi la mission de l'Eglise et de chaque baptisé dans l'Eglise. Etre chrétien et être missionnaire c'est la même chose. Annoncer l'Evangile, par la parole et, avant tout, par sa vie, c'est la finalité principale de la communauté chrétienne et de chacun de ses membres. On note ici que Jésus adresse la Bonne Nouvelle à tous, sans exclure personne, privilégiant même les plus éloignés, les personnes souffrantes, les malades, les mis à l'écart de la société. Mais demandons-nous: que signifie évangéliser les pauvres? Cela signifie avant tout s'approcher d'eux, avoir la joie de les servir, de les libérer de leur oppression et tout cela au nom et avec l'Esprit du Christ, parce que c'est lui l'Evangile de Dieu, c'est lui la miséricorde de Dieu, c'est lui la libération de Dieu, c'est lui qui s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté... L'annonce messianique du Règne de Dieu venu à nous s'adresse principalement aux marginaux, aux prisonniers, aux opprimés. Probablement, du temps de Jésus, ces personnes n'étaient pas au centre de la communauté de foi. Posons-nous la question: Aujourd'hui, dans nos communautés paroissiales, nos associations, nos mouvements, sommes-nous fidèles au programme du Christ? L'évangélisation des pauvres, leur apporter la joyeuse nouvelle, est-ce notre priorité? Attention, il ne s'agit pas seulement de faire de l'assistance sociale, ni d'agir politiquement. Il s'agit d'offrir la force de l'Evangile de Dieu, qui convertit les cœurs, soigne les blessures, transforme les rapports humains et sociaux selon la logique de l'amour. Les pauvres, en effet, sont au centre de l'Evangile". Le Pape a conclu sa réflexion en demandant à la Vierge Marie, "Mère des évangélisateurs" de nous aider à "sentir fortement la faim et la soif de l'Evangile qu'il y a dans le monde, en particulier dans le cœur et dans la chair des pauvres" et que chacun de nous et chaque communauté chrétienne "témoigne concrètement la miséricorde, la grande miséricorde que le Christ nous a donnée".

lundi 18 janvier 2016

Jésus répond à nos promesses de joie


Cité du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui, Journée mondiale des migrants et des réfugiés, le Pape a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre parmi lesquels se trouvaient sept mille personnes appartenant à différentes communautés ethniques venues passer la Porte Sainte et écouter les paroles du Saint-Père. Avant la prière mariale, celui-ci a évoqué l'Evangile du jour qui raconte le premier miracle de Jésus, la transformation de l'eau en vin au cours de noces à Cana. "Les miracles sont donc des signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne Nouvelle et qui ont pour but de susciter ou renforcer la foi en Jésus. Dans le miracle accompli à Cana, nous pouvons entrevoir un acte de bienfaisance de la part de Jésus envers les époux, un signe de la bénédiction de Dieu sur le mariage. L'amour entre l'homme et la femme est donc une bonne route pour vivre l'Evangile, c'est-à-dire pour s'engager avec joie sur la route de la sainteté. Mais le miracle de Cana ne concerne pas seulement les époux. Toute personne est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. La foi chrétienne est un don que nous recevons avec le baptême et qui nous permet de rencontrer Dieu. La foi traverse les temps de joie et de douleur, de lumière et d'obscurité, comme dans toute expérience authentique d'amour. Le récit des noces de Cana nous invite à redécouvrir que Jésus ne se présente pas à nous comme un juge prêt à condamner nos fautes, ni comme un commandant qui nous impose de suivre aveuglément ses ordres. Il se manifeste comme le Sauveur de l'humanité, comme un frère, comme notre grand frère, Fils du Père...comme celui qui répond aux attentes et aux promesses de joie qui habitent dans le cœur de chacun de nous".


Est-ce vraiment ainsi que je connais le Seigneur?, a demandé le Pape. "Est-ce que je le sens proche de moi, de ma vie?... Il s'agit de se rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à faire de la place dans l'intimité de notre cœur. Sur ce chemin de foi avec lui, nous ne sommes pas seuls, nous avons reçu le don du sang du Christ. Les grandes amphores de pierre que Jésus fait remplir d'eau pour la transformer en vin sont le signe du passage de l'ancienne à la nouvelle alliance. A la place de l'eau utilisée pour la purification rituelle, nous avons reçu le sang de Jésus, versé de façon sacramentelle dans l'Eucharistie et de façon sanglante dans la Passion et sur la Croix. Les sacrements qui jaillissent du mystère pascal, diffusent en nous une force surnaturelle et nous permettent de goûter à la miséricorde infinie de Dieu. Que la Vierge Marie, modèle de méditation des paroles et des gestes du Seigneur, nous aide à redécouvrir avec foi la beauté et la richesse de l'Eucharistie et des autres sacrements, qui rendent présent l'amour fidèle de Dieu pour nous. Nous pourrons ainsi aimer toujours plus le Seigneur Jésus, notre époux, et aller à sa rencontre avec les lampes allumées de notre foi joyeuse, devenant ainsi ses témoins dans le monde". 

Prier pour les victimes des attentats d'Indonésie et du Burkina Faso


Cité du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Après l'angélus, le Pape a tout particulièrement salué les membres des communautés ethniques présents sur la place: "Chers migrants et réfugiés, chacun de vous porte en lui une histoire, une culture, de précieuses valeurs, et souvent malheureusement aussi des expériences de misère, d'oppression, de peur. Votre présence est un signe d'espérance en Dieu. Ne vous laissez pas voler l'espérance et la joie de vivre qui jaillissent de l'expérience de la divine miséricorde, grâce aussi aux personnes qui vous accueillent et vous aident. Je vous invite maintenant à tous prier pour les victimes des attentats survenus ces jours derniers en Indonésie et au Burkina Faso. Que le Seigneur les reçoive dans sa maison et soutienne l'effort de la communauté internationale pour construire la paix", a-t-il conclu en récitant avec l'assistance un Ave Maria.


jeudi 7 janvier 2016

Angélus de l'Epiphanie


Cité du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Hier, solennité de l'Epiphanie, le Pape a récité l'angélus et s'est adressé aux fidèles rassemblés Place St.Pierre: Dans l'Evangile d'aujourd'hui, leur a-t-il dit, "l'histoire des Mages, venus d'Orient à Bethléem pour adorer le Messie, donne à l'Epiphanie une dimension d'universalité. Tel est la respiration de l'Eglise, qui veut que tous les peuples de la terre puissent rencontrer Jésus, et faire ainsi l'expérience de son amour miséricordieux. Son espoir est qu'ils trouvent la miséricorde divine et l'amour de Jésus. Le Christ est à peine né. Et s'il ne peut pas encore parler, toutes les nations représentées par les Mages peuvent déjà le voir, le reconnaître et l'adorer... Ces mages, qui étaient des hommes prestigieux, venus des régions lointaines et de cultures variées, avaient marché vers la terre d'Israël pour adorer le roi qui était né. L'Eglise a toujours vu en eux l'image de l'humanité, et" la fête de l'Epiphanie tend à indiquer "à chaque homme et chaque femme que cet enfant est né pour le salut de tous. Dans la nuit de Noël Jésus s'est d'abord manifesté aux bergers, des hommes humbles et méprisés" qui furent "les premiers à apporter un peu de chaleur dans la froide grotte de Bethléem... Très différents les uns des autres, bergers et mages sont unis par le ciel... Les bergers et les mages nous enseignent que pour rencontrer Jésus il faut savoir regarder vers le ciel, ne pas être clos sur soi-même, dans notre égoïsme. Il faut avoir le cœur et l'esprit ouvert à l'horizon de Dieu, qui nous surprend toujours, savoir comment accueillir ses messages et y répondre rapidement et généreusement... L'expérience des Mages nous encourage à ne pas nous contenter de la médiocrité...mais de rechercher le sens des choses en observant avec passion le grand mystère de la vie. Il nous enseigne à ne passe scandaliser de la petitesse et de la pauvreté, à reconnaître la majesté qui se cache dans l'humilité et à nous mettre à genoux devant elle. Puisse la Vierge Marie, qui a accueilli les Mages à Bethléem, nous aider à regarder au-delà de nous-mêmes, à suivre l'étoile de l'Evangile à la rencontre de Jésus".

Spirituellement solidaires de nos frères chrétiens d'Orient


Cité du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Après la prière mariale, le Pape a demandé à l'assistance d'exprimer notre solidarité spirituelle envers nos frères et soeurs les chrétiens d'Orient, orthodoxes comme catholiques, qui célèbrent Noël demain. Tous nos voeux de paix et de bien. L'Epiphanie, a-t-il ajouté, est aussi "la Journée mondiale de l'enfance missionnaire...des enfants qui, par leurs prières et leurs sacrifices, aident les plus démunis de leur pairs en étant missionnaires et témoins de la fraternité et du partage". Puis il a en particulier salué les familles, les groupes et les associations venues d'Italie et d'autres pays, notamment des fidèles des diocèses d'Acerra, de Modène et de Terlizzi, l'Ecole d'art sacré de Florence et les jeunes du camp international Lions Club. Et enfin les participants au traditionnel défilé historique et folklorique de l'Epiphanie. "Permettez-moi de mentionner aussi la procession des Rois Mages qui a lieu dans de nombreuses villes de Pologne avec une large participation de familles et d'associations, ainsi que la crèche vivante organisée au Capitole de Rome par l'UNITALSI et les Frères Mineurs, qui implique des handicapés".


lundi 4 janvier 2016

Le Pape évoque les migrants cubains en difficulté


Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Après la prière mariale, le Saint-Père a consacré quelques mots aux "nombreux migrants cubains qui se trouvent en difficulté en Amérique centrale, et dont beaucoup sont victimes du trafic des êtres humains. J'invite les pays de la région -a-t-il dit- à renouveler avec générosité tous les efforts nécessaires pour trouver une solution rapide à ce drame humanitaire''. Il a ensuite salué les familles présentes, qu'il a remercié de leur témoignage, ainsi que les pèlerins venus des différentes parties du monde. Il les a tous remercié de leurs vœux et de leurs prières.

Eglise domestique, école authentique de l'Evangile


Cité du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Au terme de la messe de la Sainte Famille, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a évoqué la rencontre des familles à Philadelphie en septembre dernier, toutes les familles qu'il a rencontré au cours de ses voyages apostoliques et celles du monde entier: ''Je voudrais toutes les saluer avec affection et reconnaissance, spécialement en cette période où la famille est soumise à des incompréhensions et des difficultés de tous types qui l'affaiblissent. L'Evangile d'aujourd'hui invite les familles à percevoir la lumière d'espérance qui émane de la maison de Nazareth, dans laquelle s'est développée dans la joie, l'enfance de Jésus… Le noyau familial de Jésus, Marie et Joseph, est pour tout croyant, et en particulier pour les familles, une authentique école de l'Evangile. Nous admirons ici l'accomplissement du dessein divin de faire de la famille une communauté particulière de vie et d'amour. Nous apprenons ici que tout noyau familial chrétien est appelé à être une Eglise domestique, pour faire resplendir les vertus évangéliques et devenir ferment de bien dans la société. Les caractéristiques de la Sainte Famille sont le recueillement et la prière, la compréhension mutuelle et le respect, l'esprit de sacrifice, le travail et la solidarité''.

''A partir de l'exemple et du témoignage de la Sainte Famille, chaque famille peut tirer de précieuses indications pour son style et ses choix de vie, et peut trouver force et sagesse pour le chemin de chaque jour. La Vierge et saint Joseph enseignent à accueillir les enfants comme un don de Dieu, à les engendrer et les éduquer, coopérant de façon merveilleuse avec l'œuvre du Créateur et donnant au monde, en chaque enfant, un nouveau sourire. C'est dans une famille unie que les enfants porteront à maturité leur existence, en vivant l'expérience efficace de l'amour gratuit, de la tendresse, du respect réciproque, de la compréhension mutuelle, du pardon et de la joie'. La joie véritable dont on fait l'expérience en famille -a-t-il conclu- n'est pas le fruit du hasard ou fortuit. Cette joie est le fruit de l'harmonie profonde entre les personnes, qui fait goûter la beauté d'être ensemble, de nous soutenir les uns les autres dans le chemin de la vie. Mais à la base de la joie se trouve toujours la présence de Dieu, son amour accueillant, miséricordieux et patient envers tous. Si l'on n'ouvre pas la porte de la famille à la présence de Dieu et à son amour, la famille perd son harmonie, les individualismes prennent le dessus et la joie s'éteint. Au contraire, la famille qui vit la joie..., la communique spontanément, est sel de la terre et lumière du monde, levain pour toute la société''.



Ne jamais se lasser de solliciter le pardon divin


Cité du Vatican, 26 décembre 2015 (VIS). ''Nous célébrons aujourd'hui la fête de saint Etienne. Le souvenir du premier martyr suit immédiatement la solennité de Noel", a dit le Pape ce midi à l'angélus: ''Hier, nous avons contemplé l'amour miséricordieux de Dieu qui a pris chair pour nous, et aujourd'hui, nous voyons la réponse cohérente du disciple de Jésus, qui donne sa vie. Hier est né sur terre le Sauveur, et aujourd'hui, naît au ciel, son fidèle témoin. Hier, comme aujourd'hui, apparaissent les ténèbres du refus de la vie, mais la lumière de l'amour qui vainc la haine et inaugure un monde nouveau, brille encore plus fort. Il y a un aspect particulier, dans le récit du jour des Actes des apôtres, qui rapproche saint Etienne du Seigneur. C'est son pardon avant de mourir lapidé. Cloué sur la croix, Jésus avait dit: Père pardonne-leur car il ne savent pas ce qu'ils font. De même, Etienne s'est agenouillé et a crié à voix haute: Seigneur ne leur compte pas ce péché. Etienne est donc martyr, ce qui signifie témoin, parce qu'il fait comme Jésus. En effet, le vrai témoin est celui qui se comporte comme lui, celui qui prie, qui aime, qui donne, mais surtout qui pardonne, parce que le pardon, comme le dit le mot lui-même, est l'expression la plus haute du don". Mais "à quoi sert-il de pardonner? Est-ce seulement une bonne action ou cela donne-t-il des résultats? Nous trouvons justement une réponse dans le martyr d'Etienne. Parmi ceux pour qui il a imploré le pardon, se trouvait un jeune homme du nom de Saül qui persécutait l'Eglise et cherchait à la détruire. Peu après, Saül devint Paul, le grand saint, l'apôtre des gentils. Il avait reçu le pardon d'Etienne. Nous pouvons dire que Paul naît de la grâce de Dieu et du pardon d'Etienne. Nous aussi nous naissons du pardon de Dieu. Non seulement dans le baptême, mais chaque fois que nous sommes pardonnés, notre cœur renaît, est régénéré. Chaque pas en avant dans la vie de foi porte au début l'empreinte du signe de la miséricorde divine. C'est seulement quand nous sommes aimés que nous pouvons aimer à notre tour. Souvenons-nous en, cela nous fera du bien. Si nous voulons avancer dans la foi, il faut, avant tout, recevoir le pardon de Dieu, rencontrer le Père qui est prêt à tout pardonner, toujours, et qui en pardonnant guérit le cœur et ravive l'amour. Nous ne devons jamais nous lasser de demander le pardon divin, parce que c'est seulement quand nous nous savons pardonnés que nous apprenons à pardonner''.


Enfin le Pape a admis qu'il n'était pas chose facile de pardonner et que cela était même "très difficile". Il a expliqué que pour imiter Jésus et excuser les petits ou grands torts que nous subissons chaque jour, il fallait commencer par la prière, comme le faisait Etienne. "Par la prière, nous pouvons affronter le ressentiment que nous éprouvons, en confiant qui nous a fait du mal à la miséricorde de Dieu... Ensuite, on découvre que cette lutte intérieure pour pardonner purifie du mal, et que la prière et l'amour nous libèrent des chaînes intérieures de la rancœur... A travers le pardon, nous vainquons le mal par le bien, nous transformons la haine en amour et rendons ainsi le monde plus propre". Il a conclu en confiant à la Vierge Marie tous ceux qui "comme saint Etienne subissent des persécutions au nom de la foi, nos martyrs d'aujourd'hui", et pour qu'elle oriente notre prière à recevoir et donner le pardon".

mardi 22 décembre 2015

Noël: rencontrer Jésus dans des lieux d'étonnement



Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Dimanche après-midi, quatrième dimanche de l'Avent, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles présents Place St.Pierre. Parmi eux, se trouvaient un nombre importants d'enfants des oratoires venus apporter les Enfants-Jésus de leurs crèches pour les faire bénir. Le Pape a expliqué que pour bien fêter Noël, nous sommes appelés à nous arrêter sur les lieux de l'étonnement. "Quels sont ces lieux de l'étonnement dans la vie quotidienne?", a demandé le Saint-Père. "Il y en a trois. Le premier est l'autre, dans lequel nous devons reconnaître un frère, parce que depuis la Nativité de Jésus, chaque visage porte sur lui la ressemblance avec le Fils de Dieu. Surtout quand il s'agit du visage d'un pauvre, parce que c'est pauvre que le Seigneur est entré dans le monde, et par les pauvres, avant tout, qu'il s'est laissé approcher". Le deuxième lieu est l'étonnement de l'histoire. "Nous croyons souvent la voir du bon côté, et nous risquons, au contraire, de la lire à l'envers. Cela arrive, par exemple, quand celle-ci semble déterminée par l'économie de marché, régulée par la finance et les affaires, dominée par les puissants du moment. Le Dieu de Noël est, au contraire, un Dieu qui brouille les cartes". "Le troisième lieu d'étonnement est l'Eglise -a-t-il poursuivi-. La regarder avec l'étonnement de la foi signifie ne pas se limiter à la considérer seulement comme une institution religieuse, qu'elle est, mais de la sentir comme une Mère qui, sous les tâches et les rides, nous en avons tant, laisse transparaître les traits de l'Epouse aimée et purifiée par le Christ Seigneur. Une Eglise qui sait reconnaître les nombreux signes d'amour fidèle que Dieu lui envoie continuellement. Une Eglise pour laquelle le Seigneur Jésus ne sera jamais une possession à défendre jalousement, ceux qui font cela se trompent, mais toujours Celui qui vient à sa rencontre et qu'elle sait attendre avec confiance et avec joie, donnant voix à l'espérance du monde. L'Eglise qui appelle le Seigneur: Viens, Seigneur Jésus. L'Eglise mère qui a toujours les portes grandes ouvertes et les bras ouverts pour accueillir tout le monde. Une Eglise mère qui va au-delà de ses portes pour chercher avec son sourire de mère toutes les personnes éloignées et les conduire à la miséricorde de Dieu. C'est cela l'étonnement de Noël! A Noël, Dieu se donne tout à nous en donnant son Fils, l'Unique, qui est toute sa joie. C'est seulement avec le cœur de Marie, l'humble et pauvre fille de Sion, devenue Mère du Fils du Très-Haut, qu'il est possible d'exulter et de se réjouir pour le grand don de Dieu et pour son imprévisible surprise... La rencontre avec Jésus nous fera aussi ressentir ce grand étonnement. Mais nous ne pourrons avoir cet étonnement, nous ne pourrons rencontrer Jésus, si nous ne le rencontrons pas chez les autres, dans l'histoire et dans l'Eglise".

En chemin vers l'arrêt des violences au Moyen Orient


Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Au terme de l'angélus, le Pape a dit quelques mots sur les récents accords qui ont été conclus au Moyen Orient par la communauté internationale. "Je vous encourage tous -a-t-il dit- à poursuivre dans un élan généreux, le chemin vers la cessation des violences et une solution négociée qui conduise à la paix". Le Pape a également mentionné la situation en Lybie, "où le récent engagement pris par les parties pour un gouvernement d'unité nationale invite à l'espérance pour l'avenir". Il a affirmé son souhait de soutenir "l'engagement de collaboration auquel sont appelés le Costa Rica et le Nicaragua. J'espère qu'un renouveau spirituel de fraternité renforcera ultérieurement le dialogue et la coopération réciproque, ainsi qu'entre tous les pays de la région".


Le Pape a aussi évoqué la population de l'Inde qui a souffert ces derniers jours de graves dommages causés par des inondations violentes et a invité à réciter un Je vous salue Marie pour ces frères. Enfin, il a salué les personnes présentes et en particulier les enfants qui ont apporté l'Enfant-Jésus de leurs crèches pour que le Pape les bénisse. "Chers enfants, écoutez bien: quand vous prierez devant votre crèche, souvenez-vous aussi de moi, comme moi je me souviens de vous".

lundi 7 décembre 2015

Abattons les obstacles et les barrières qui empêchent notre conversion


Cité du Vatican, 6 décembre 2015 (VIS). "Pourquoi devrions-nous nous convertir? La conversion concerne les athées qui veulent devenir croyants, les pécheurs qui veulent devenir justes, mais nous, nous n'en avons pas besoin, nous sommes déjà chrétiens! Nous sommes donc bien comme cela. Mais cela n'est pas vrai. En pensant ainsi, nous ne nous rendons pas compte que c'est justement de cette présomption d'être chrétiens, tous bons, que tout va bien, que nous devons nous convertir, de cette supposition qu'en somme, les choses vont bien ainsi et que nous n'avons pas besoin de conversion". Voici ce que le Pape a dit aux fidèles réunis Place St.Pierre lors de la prière de l'angélus dominical: "La voix du Baptiste crie encore dans les déserts actuels de l'humanité que sont -quels sont les déserts d'aujourd'hui?- les esprits fermés et les cœurs endurcis, et qui nous conduisent à nous demander si nous sommes bien sur la bonne route, si nous vivons une vie selon l'Evangile. Aujourd'hui, comme alors, il nous prévient avec les paroles du prophète Isaïe: Préparez les chemins du Seigneur! C'est une invitation pressante à ouvrir nos cœurs et à accueillir le salut que Dieu nous offre sans cesse, presque avec entêtement, parce qu'il nous veut tous libres de l'esclavage du péché... Le salut est offert à chaque homme et à chaque peuple, sans exclusion, à chacun de nous. Personne ne peut dire: Je suis saint, je suis parfait, je suis déjà sauvé. Non. Nous devons toujours accueillir cette offre du salut. L'Année de la miséricorde est là pour ça: pour avancer encore plus sur cette route du salut, cette route que nous a enseigné Jésus. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés par Jésus Christ, l'unique médiateur". Le Pape a enfin rappelé que "chacun de nous est appelé à faire connaître Jésus à ceux qui ne le connaissent pas. Il ne s'agit pas de faire du prosélytisme. Non, il s'agit d'ouvrir une porte. Gare à moi, si je n'annonce pas l'Evangile!", et il les a encouragés à réfléchir à la question: "Suis-je vraiment amoureux de Jésus? Suis-je convaincu que Jésus m'offre et me donne le salut? Et si je suis amoureux, je dois le faire savoir! Nous devons être courageux -a-t-il conclu- abaisser les montagnes de l'orgueil et de la rivalité, remplir les fossés creusés par l'indifférence et l'apathie, redresser les sentiers de nos paresses et de nos compromis".

lundi 23 novembre 2015

Angélus: La puissance et la force du chrétien sont dans la croix


Cité du Vatican, 22 novembre 2015 (VIS). En la solennité du Christ-Roi, célébrée le dernier dimanche de l'année liturgique, le Pape a consacré la réflexion qui précède l'angélus à la différence entre la royauté de Jésus et celle du monde, évoquant le passage évangélique qui raconte sa comparution devant Pilate, où il affirme qu'il est roi d'un royaume qui n'est pas de ce monde. "Cela ne signifie pas -a dit le Pape- que le Christ soit le roi d'un autre monde, mais qu'il est le roi dans un autre monde, et pourtant il est roi dans ce monde. Deux logiques s'opposent ici: la logique mondaine, qui s'appuie sur l'ambition, la compétition, qui combat avec les armes de la peur, du rachat et de la manipulation des consciences, et la logique de l'Evangile, c'est-à-dire la logique de Jésus, qui s'exprime, au contraire, dans l'humilité et la gratuité, s'affirme silencieusement mais efficacement avec la force de la vérité. Les royaumes de ce monde gouvernent parfois de façon autoritaire, avec des rivalités, des oppressions. Le royaume du Christ est un royaume de justice, d'amour et de paix."

Jésus se révèle roi dans la crucifixion, révélant la gratuité de son amour, bien que pour certains la croix semble un échec. Mais c'est justement "dans l'échec du péché, car le péché est un échec, dans l'échec des ambitions humaines, que la croix triomphe, que se trouve la gratuité de l'amour... Pour le chrétien, parler de puissance et de force signifie faire référence à la puissance de la croix et à la force de l'amour de Jésus: un amour qui reste ferme et intègre, même face au refus, et qui apparaît comme l'accomplissement d'une vie dépensée dans un don total de soi en faveur de l'humanité".

Paradoxalement, la vérité de Jésus est l'ironie de ceux qui au Calvaire disaient: Il ne peut se sauver lui-même; parce que si Jésus était descendu de la croix, il aurait cédé à la tentation du prince de ce monde. Il ne peut se sauver lui-même justement pour pouvoir sauver les autres, justement parce qu'il a donné sa vie pour nous, pour chacun de nous. Et celui qui a compri cela, c'est le bon larron quand il demande au Crucifié de se souvenir de lui au paradis. Ce malfaiteur, condamné à mort, a vu l'amour dans l'attitude et dans l'humilité de Jésus. "La force du royaume du Christ, c'est l'amour -a ajouté le Saint-Père-. C'est pourquoi la royauté de Jésus ne nous opprime pas, mais nous libère de nos faiblesses et de nos misères, en nous encourageant à parcourir les routes du bien, de la réconciliation et du pardon...Face à toutes ces déchirures du monde et aux trop nombreuses blessures dans la chair des hommes, demandons à la Vierge Marie de nous soutenir dans notre engagement à imiter Jésus, notre roi, nous présentant son royaume par des gestes de tendresse, de compréhension et de miséricorde".


Après l’angélus, le Pape a rappelé qu'hier à Barcelone (Espagne) ont été proclamés bienheureux "Federico de Berga et 25 compagnons martyrs, assassinés en Espagne au cours de la féroce persécution contre l'Eglise au siècle dernier. Ils étaient prêtres -a-t-il expliqué-, jeunes profès en attente d'être ordonnés et frères laïques appartenant à l'ordre des Frères Mineurs capucins. Confions à leur intercession tous nos frères et sœurs qui malheureusement aujourd'hui encore sont persécutés à cause de leur foi dans le Christ". Enfin, le Pape a évoqué son voyage en Afrique qui commencera mercredi 25 et au cours duquel il se rendra au Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine, et a demandé à tous de prier pour ce voyage, afin qu'il soit pour tous "un signe de proximité et d'amour". Demandons ensemble à la Vierge -a-t-il conclu- de bénir ces terres bien aimées pour qu'y règne la paix et la prospérité".

lundi 16 novembre 2015

La perspective de la fin du monde ne nous dévie pas du présent


Cité du Vatican, 15 novembre 2015 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles réunis place St.Pierre. Evoquant l'Evangile du jour où Jésus, avant sa dernière Pâque, parle des derniers temps et des signes apocalyptiques que sont les guerres, les famines et autres catastrophes. Ces éléments, toutefois, ne constituent pas l'essentiel du message, "le noyau central autour duquel tourne le discours de Jésus, c'est lui-même, le mystère de sa personne et sa mort et résurrection, et son retour à la fin des temps. Notre but, c'est de rencontrer le Seigneur ressuscité... nous n'attendons pas un moment ou un lieu, mais nous allons à la rencontre d'une personne, Jésus. C'est pourquoi, le problème n'est pas de savoir quand auront lieu ces signes prémonitoires des derniers temps, mais d'être prêts à la rencontre. Il ne s'agit pas non plus de savoir comment se passeront ces choses, mais comment nous devons nous comporter, aujourd'hui, dans cette attente. Nous sommes appelés à vivre le présent, en construisant notre avenir avec sérénité et confiance en Dieu... La perspective de la fin ne nous dévie pas de la vie présente, mais nous fait regarder notre époque dans une optique d'espérance... Notre espérance a un visage, le visage du Seigneur ressuscité... Le triomphe de Jésus à la fin des temps sera le triomphe de la croix, la démonstration que le sacrifice de soi par amour du prochain, à l'imitation du Christ, est la seule puissance victorieuse et le seul point d'ancrage au milieu des bouleversements et des tragédies du monde". Le Seigneur "n'est pas seulement la ligne d'arrivée de notre pèlerinage terrestre, mais une présence constante dans notre vie... c'est pourquoi, quand il parle de l'avenir, et nous projette vers lui, c'est toujours pour nous ramener au présent. Il s'oppose aux faux prophètes, aux voyants qui disent proche la fin du monde, et aux fatalisme". Le Christ "veut soustraire ses disciples de toute époque des dates, des prévisions, des horoscopes, et concentre notre attention sur le présent de notre histoire... Cette présence de Jésus nous appelle à l'attente et à la vigilance, qui excluent autant l'impatience que l'assoupissement, autant les fuites en avant que l'emprisonnement dans l'époque actuelle et dans la mondanité".

Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violences est blasphème


Cité du Vatican, 15 novembre 2015 (VIS). Après la récitation de l'angélus, le Saint-Père a redit sa solidarité et sa compassion face aux attentats ayant ensanglanté Paris, exprimant ses condoléances fraternelles au chef de l'Etat et au peuple français. "Une telle barbarie nous laisse sans voix. Comment l'esprit humain peut-il concevoir des actes aussi horribles, dont l'exécution a choqué la France et le monde entier. Une telle offense à la dignité de la personne ne peut qu'être objet de condamnation. Redisons-le, la violence et la haine ne résolvent pas les problèmes de l'humanité. Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence est blasphème. Unissons-nous dans la prière et confions à la divine miséricorde les victimes de cette tragédie. Que Marie, mère de miséricorde, suscite chez tous des pensées sages et des propositions pacifiques. Qu'elle protège la France, la fille aînée de l'Eglise, qu'elle veille sur l'Europe et le monde. Prions en silence avant de réciter un Ave Maria". Après quoi, le Pape a rappelé qu'au Brésil, à Três Pontas, a été béatifié aujourd'hui Francisco de Paula Victor, un prêtre d'origine africaine et fils d'une esclave. Il fut un curé zélé qui "se distingua en particulier par sa grande humilité. Puisse son extraordinaire témoignage être un modèle pour les prêtres, qui sont appelés à être les humbles serviteurs du peuple de Dieu".


lundi 9 novembre 2015

Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver


Cité du Vatican, 8 novembre 2015 (VIS). Le Saint-Père a consacré l'angélus dominical à expliquer comment ne devaient pas se comporter ceux qui veulent suivre Jésus et l'idéal exemplaire du chrétien, deux questions abordées dans l'Evangile du jour. "Dans la première partie -a-t-il dit-, Jésus impute aux scribes, maîtres de la loi, trois défauts qui se manifestent dans leur style de vie: orgueil, avidité et hypocrisie... Sous des apparences si solennelles se cachent malhonnêteté et injustice... Aujourd'hui aussi, nous courons le risque d'adopter de telles attitudes, par exemple, quand on sépare la prière de la justice, parce qu'on ne peut rendre un culte à Dieu et faire du tort aux pauvres. Ou quand on prétend aimer Dieu et qu'on lui oppose au contraire notre vanité, notre propre profit".


Dans la deuxième partie, l'Evangile parle de la scène au Temple de Jérusalem, précisément l'endroit où les gens jetaient leur monnaie comme offrande. Des riches jetaient beaucoup d'argent et une pauvre femme, veuve, y jeta deux piécettes. "Les riches ont donné, avec grande ostentation, de leur superflu, alors que la veuve, avec discrétion et humilité, a donné tout ce qu'elle avait pour vivre; c'est pourquoi, elle a donné plus que les autres". Le Pape a rappelé que "Jésus, aujourd'hui, nous dit aussi que la mesure de la justice n'est pas la quantité mais la plénitude. Il y a une différence entre quantité et plénitude. Tu peux avoir beaucoup d'argent mais être vide, il n'y a pas de plénitude dans ton cœur", et il a invité à réfléchir cette semaine sur la différence entre ces deux concepts. "Ce n'est pas une question de portefeuille mais de cœur", a-t-il ajouté. Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver de l'indispensable, et pas seulement du superflu. Nous sommes appelés à donner le temps nécessaire, et pas seulement celui que nous avons devant nous. Nous sommes appelés à donner tout de suite et sans réserve quelque talent que nous avons, mais pas après l'avoir utilisé à nos fins personnelles ou de groupe".
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