Cité
du Vatican, 28 février 2016 (VIS). ''Chaque jour, malheureusement,
la presse rapporte homicides, incidents, catastrophes". Dans
l'Evangile d'aujourd'hui, a dit le Pape à l'angélus, "Jésus
parle de deux événements tragiques qui avaient suscité grande
émotion: Une répression sanglante opérée par des soldats romains
à l'intérieur du Temple, et l'effondrement de la tour de Siloé,
qui avait fait dix-huit victimes... Connaissait la mentalité
superstitieuse de ses auditeurs, Jésus savait comment ils
interprétaient faussement ce type d'événements. De fait ils
pensaient que la mort cruelle ces hommes était un signe de Dieu
punissant qui avait commis une faute lourde, et qui l'avait pour
ainsi dire méritée". Puis il a expliqué que ''Jésus rejette
clairement ce point de vue, parce que Dieu ne permet aucune tragédie
pour comme punition. Ces pauvres victimes là ne sont pas pires que
les autres. Au contraire, il nous invite à prendre ces faits
douloureux comme un enseignement à l'attention de tout le monde
parce que nous sommes tous pécheurs". Aujourd'hui également,
face à certains événements douloureux, "on pourrait être
tenté d'en décharger la responsabilité sur Dieu lui-même. Mais
l'Evangile nous invite à réfléchir. Quelle idée de Dieu nous
faisons-nous? Sommes-nous vraiment convaincu que Dieu" n'est pas
notre projection, un dieu fait à notre image et ressemblance? Jésus,
au contraire, nous invite à changer, à opérer un renversement
radical de notre mode de vie". Attention aux hypocrisies! "Je
pense que presque tout le monde étant un peu hypocrite, nous devons
tous reprendre résolument le chemin de l'Evangile''. Nous
connaissons tous, a-t-il ajouté, "la patience invincible de
Jésus. Mais avez-vous pensé à la patience de Dieu? Avez-vous pensé
à sa préoccupation irréductible pour les pécheurs?... Pensons à
la patience de Dieu!.. Le Seigneur nous sauve chaque fois, parce
qu'il a beaucoup de patience envers nous. Telle est sa miséricorde.
Il n'est jamais trop tard pour la conversion... Commençons
aujourd'hui''. Avant de conclure, le Pape François a invoqué la
Vierge Marie, pour qu'elle nous soutienne, afin que nous puissions
ouvrir nos cœurs à la grâce de Dieu, à sa miséricorde".
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lundi 29 février 2016
lundi 22 février 2016
Echo du voyage pastoral
Cité
du Vatican, 21 février 2016 (VIS). A l'angélus, commentant
l'épisode évangélique de la Transfiguration, le Saint-Père est
revenu sur son voyage pastoral au Mexique, qu'il a qualifié
d'expérience de transfiguration: "Le Seigneur nous a montré la
lumière de sa gloire...dans le peuple saint vivant sur cette terre.
C'est un peuple qui a souvent été blessé, opprimé, méprisé,
violé dans sa dignité. Mais mes diverses rencontres mexicaines ont
été remplies de lumière, de la lumière de la foi qui transfigure
les visages et éclaire le chemin... Le coeur spirituel de ce
pèlerinage fut le sanctuaire de la Vierge de Guadalupe, où je
voulais avant tout prier en silence. Je remercie Dieu de me l'avoir
concédé... Je me suis laissé conquérir par celle qui porte dans
ses yeux les regards de ses fils. Elle souffre des violences, les
enlèvements, les meurtres de tant de pauvres gens et de tant de
femmes. Celui de Mexico est le sanctuaire marial le plus fréquenté
du monde et l'on vient de toute l'Amérique prier la Morenita qui se
manifesta à l'amérindien saint Juan Diego et marqua le débit de
l'évangélisation du continent comme à une civilisation fruit de la
rencontre des cultures. Tel est l'héritage que le Seigneur a donné
au Mexique, conserver la richesse de la diversité en manifestant
l'harmonie de la foi commune, d'une foi simple, robuste et vitale.
Comme mes prédécesseurs, je suis venu confirmer le peuple mexicain
dans la foi, mais aussi y être confirmé...au bénéfice de l'Eglise
universelle... Les familles mexicaines m'ont accueilli en messager du
Christ, pasteur de l'Eglise, témoignant de manière limpide et forte
de leur foi vécue...au profit de toutes les familles chrétiennes.
Même chose des jeunes, des prêtres, religieux et consacrés, pour
les travailleurs et les détenus".
"Elevons
aussi nos louanges à la Trinité, qui a voulu que je rencontre à
Cuba le Patriarche Cyrille de Moscou, une rencontre tellement désirée
y compris par mes prédécesseurs... Elle aussi constitue une lumière
prophétique de la Résurrection, dont le monde a plus que jamais
besoin. Puisse la Mère de Dieu continuer à nous guider sur le
chemin de l'unité. Prions la Vierge de Kazan, dont le Patriarche m'a
offert une copie de l'icône".
Aucune exécution capitale pendant l'Année de la miséricorde
Cité
du Vatican, 21 février 2016 (VIS). Après l'angélus, le Pape
François a évoqué le congrès international intitulé "Pour
un monde sans peine de mort", qui s'ouvre demain à Rome,
organisé par la communauté Sant'Egidio, en vue de donner un nouvel
élan pour l'abolition de la peine de mort. Le Pape a souligné le
signe d'espérance en ce sens lié au développement dans l'opinion
publique d'un sentiment plus répandu d'une certaine hostilité à la
peine de mort même comme instrument de légitime défense sociale.
"En effet, les sociétés modernes ont la possibilité de
réprimer efficacement le crime sans enlever définitivement à celui
qui l'a commis la possibilité de se racheter. Le problème doit être
encadré dans l'optique d'une justice pénale qui soit davantage
conforme à la dignité de l'homme et au dessein de Dieu sur l'homme
et sur la société, mais également à une justice pénale ouverte à
l'espérance de réinsertion dans la société. Le commandement de ne
pas tuer a une valeur absolu et concerne autant l'innocent que le
coupable".
"Le
Jubilé extraordinaire de la miséricorde est une bonne occasion de
promouvoir dans le monde des formes toujours plus mûres de respect
de la vie et de la dignité de chaque personne. Même le criminel
conserve l'inviolable droit à la vie, don de Dieu. Je fais appel à
la conscience des gouvernants afin qu'ils se rejoignent dans un
consensus international pour l'abolition de la peine de mort. Et je
propose à ceux qui, parmi eux, sont catholiques, d'accomplir un
geste courageux et exemplaire: qu'aucune condamnation ne soit
exécutée au cours de cette Année sainte de la miséricorde. Tous
les chrétiens et les hommes de bonne volonté sont appelés
aujourd'hui à œuvrer non seulement pour l'abolition de la peine de
mort, mais aussi en vue d'améliorer les conditions carcérales, dans
le respect de la dignité humaine des personnes privées de la
liberté". Le Pape a ensuite évoqué le chemin de croix qui,
organisé par la communauté Pape Jean XXIII fondée par le P.Oreste
Benzi, aura lieu, jeudi prochain, dans les rues de Rome en solidarité
avec les femmes victimes de la traite des personnes et pour prier
pour elles. Avant de conclure, il a rappelé que le carême était un
temps propice pour entreprendre un chemin de conversion dont le
centre est la miséricorde. "C'est pourquoi -a-t-il dit-, j'ai
voulu vous offrir, à vous qui êtes sur la Place, un médicament
spirituel appelé Misericordina. Nous l'avons déjà fait une fois
mais celui-ci est de meilleure qualité, c'est la Misericordina plus.
Une petite boîte qui contient un chapelet et l'image de Jésus
miséricordieux. Nous la distribuons maintenant aux bénévoles,
parmi lesquels se trouvent des pauvres, des sdf, des réfugiés et
aussi des religieux. Accueillez ce don comme une aide spirituelle
pour diffuser, spécialement en cette Année de la miséricorde,
l'amour, le pardon et la fraternité".
lundi 8 février 2016
Mission de Jésus, mission de l'Eglise
Cité
du Vatican, 7 février 2016 (VIS). Ce midi à l'angélus le
Saint-Père a commenté La raison d'être de la mission de Jésus et
celle de l'Eglise, qui est d'aller à la pêche, à la recherche
d'hommes et de femmes, sans faire de prosélytisme, pour restaurer la
pleine dignité et la liberté à travers le pardon des péchés.
Citant l'Evangile de Luc qui raconte l'appel des premiers disciples
de Jésus, de Pierre et de ses compagnons pêchant sur lac de Galilée
sans rien retirer de leurs filets. Jésus monte dans son bateau et
commence à prêcher la parole de Dieu à la foule rassemblée sur la
Riva. Puis il leur demande de reprendre le large et de jeter à
nouveau leurs filets. Ce fut la pêche miraculeuse. Mais connaissant
la puissance de la parole de Jésus, Pierre se jette à ses pieds en
disant: Laisse-moi Seigneur, éloigne toi car je suis un pécheur. Le
signe miraculeux accompli l'a convaincu de ce que Jésus n'est pas
seulement un merveilleux prédicateur, mais qu'il est le Seigneur, la
manifestation de Dieu. Son contact soulève en Pierre un fort
sentiment de bassesse et d'indignité. Humainement, il pense qu'il
faut mettre une distance entre le pécheur et le saint. Or c'est
précisément son caractère de pécheur qui fait que le Seigneur ne
s'éloigne pas de lui, comme médecin ne peut se détourner du
malade.
La
réponse de Jésus a Pierre est ferme et rassurante: Ne crains pas, à
partir de maintenant tu seras pêcheur d'hommes. Plaçant à nouveau
toute sa confiance en Jésus, le pêcheur de Galilée, en se fondant
sur sa parole de Maître et Seigneur, et avec lui Jacques et Jean, il
a entreprit de participer à la mission de Jésus. Cette mission est
devenue la mission de l'Eglise, qui est de pêcher les hommes et les
femmes pour leur rendre par le pardon des péchés leur pleine
dignité et la liberté. Telle est l'essence du christianisme qui de
diffuser l'amour régénérateur et gratuit de Dieu, en étant
miséricordieux envers tous afin que chacun puisse connaître la
tendresse de Dieu et avoir la plénitude de la vie. Et ici, en
particulier, je pense aux confesseurs, qui sont les premiers à
devoir administrer la miséricorde du Père, en suivant l'exemple de
Jésus et comme l'ont fait saint Léopold et Padre Pio. L'Evangile du
jour nous interpelle: Savons nous vraiment faire confiance à la
parole de l'Eternel? Ne nous laissons pas décourager par nos
erreurs. En cette Année Sainte de la Miséricorde nous sommes
appelés à réconforter les pécheurs, qui se sentent indignes
devant le Seigneur à cause de leurs péchés. Avec Jésus, redisont
leur de ne pas avoir peur. La miséricorde de Dieu est plus
grande que nos péchés!".
lundi 1 février 2016
Ne jouir d'aucun privilège est un privilège
Cité
du Vatican, 31 janvier 2016 (VIS). Ce midi à l'angélus le
Saint-Père a commenté l'Evangile du jour, qui nous ramène à
Nazareth, village de Galilée où Jésus a grandi en famille et où
il est connu de tous. Ayant à peine entamé sa vie publique il y
revient pour la première fois. A la synagogue, devant la communauté,
il lit le passage d'Isaïe évoquant la venue du Messie. A la fin, il
déclare que la prophétie à peine entendue vient de s'accomplir.
"D'abord stupéfaits, ses concitoyens se fâchent et murmurent:
Mais pourquoi celui-là qui se prétend le Consacré du Seigneur, ne
répète-t-il pas ici parmi nous les prodiges que, dit-on, il a
accomplis à Capharnaüm et dans ses environs? C'est alors que Jésus
leur réplique que personne n'est prophète en son pays, ni bien
accueilli. Et de citer les cas de grands prophètes comme Elie ou
Elisée... Se sentant offensés, les gens de Nazareth se lèvent,
chassent Jésus de la synagogue avec l'intention de le jeter dans un
précipice. Avec la force de sa paix, il traversa la foule et se mit
en route. Son heure n'était pas arrivée... Il ne s'est pas agi
d'une simple dispute de village...née de quelque jalousie, mais d'un
incident illustrant la tentation à laquelle toute personne
religieuse est exposée et dont il faut absolument s'écarter. C'est
la tentation de considérer la religion comme un investissement et
d'en arriver à composer avec Dieu notre propre intérêt. Dans la
véritable religion, il s'agit d'accueillir la volonté paternelle de
Dieu, qui prend soin de toute créature, de la plus insignifiante aux
yeux humains. Tel est le ministère prophétique de Jésus, annoncer
que nulle condition humaine ne peut être objet d'exclusion... Aux
yeux de Dieu, le seul privilège est de ne jouir d'aucun privilège,
de n'avoir aucun maître et de s'en remettre totalement à lui".
Et lorsque Jésus dit qu'aujourd'hui s'est accomplie l'Ecriture, cet
aujourd'hui veut dire toujours. Cela vaut à cet instant parmi nous
sur cette place, en rappelant l'actualité nécessaire du salut
apporté à l'humanité par Jésus. C'est toujours Dieu qui fait le
premier pas, qui vient à notre rencontre avec miséricorde pour nous
relever de la poussière de nos péchés et nous aider à reprendre
le bon chemin. "Dans la synagogue de Nazareth, il y avait
probablement Marie. Et on peut imaginer qu'elle connut là une
anticipation de sa souffrance à venir au pied de la croix.
Puisse-t-elle nous aider à nous convertir d'un dieu des miracles au
miracle de Dieu qu'est Jésus-Christ.
lundi 25 janvier 2016
La mission de la communauté chrétienne est d'évangéliser les pauvres
Cité
du Vatican, 24 janvier 2016 (VIS). L'activité évangélisatrice de
Jésus était au cœur de la réflexion du Pape à l'angélus
dominical. Le Saint-Père a expliqué aux fidèles réunis place
St.Pierre que le Christ était très différent des maîtres de son
époque parce que, par exemple, "il n'a pas ouvert d'école pour
l'étude de la Loi, mais il part prêcher et enseigner partout, dans
les synagogues, sur les routes, dans les maisons, toujours partout!
Jésus est différent aussi de Jean-Baptiste qui proclame le jugement
imminent de Dieu, alors que Jésus annonce son pardon de Père".
Puis il a cité l'évangile de Luc qui raconte la lecture des
rouleaux de la Loi dans la synagogue de Nazareth, lorsque Jésus
récita le passage d'Isaïe:
L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par
l'onction. Il m'a envoyé annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Après un instant de silence, à la stupeur générale, il ajoute:
Aujourd'hui, s'est accompli le passage de l'Ecriture que vous venez
d'écouter. "Evangéliser les pauvres: Voilà la mission de
Jésus telle qu'il la décrit; c'est aussi la mission de l'Eglise et
de chaque baptisé dans l'Eglise. Etre chrétien et être
missionnaire c'est la même chose. Annoncer l'Evangile, par la parole
et, avant tout, par sa vie, c'est la finalité principale de la
communauté chrétienne et de chacun de ses membres. On note ici que
Jésus adresse la Bonne Nouvelle à tous, sans exclure personne,
privilégiant même les plus éloignés, les personnes souffrantes,
les malades, les mis à l'écart de la société. Mais
demandons-nous: que signifie évangéliser les pauvres? Cela signifie
avant tout s'approcher d'eux, avoir la joie de les servir, de les
libérer de leur oppression et tout cela au nom et avec l'Esprit du
Christ, parce que c'est lui l'Evangile de Dieu, c'est lui la
miséricorde de Dieu, c'est lui la libération de Dieu, c'est lui qui
s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté... L'annonce
messianique du Règne de Dieu venu à nous s'adresse principalement
aux marginaux, aux prisonniers, aux opprimés. Probablement, du temps
de Jésus, ces personnes n'étaient pas au centre de la communauté
de foi. Posons-nous la question: Aujourd'hui, dans nos communautés
paroissiales, nos associations, nos mouvements, sommes-nous fidèles
au programme du Christ? L'évangélisation des pauvres, leur apporter
la joyeuse nouvelle, est-ce notre priorité? Attention, il ne s'agit
pas seulement de faire de l'assistance sociale, ni d'agir
politiquement. Il s'agit d'offrir la force de l'Evangile de Dieu, qui
convertit les cœurs, soigne les blessures, transforme les rapports
humains et sociaux selon la logique de l'amour. Les pauvres, en
effet, sont au centre de l'Evangile". Le Pape a conclu sa
réflexion en demandant à la Vierge Marie, "Mère des
évangélisateurs" de nous aider à "sentir fortement la
faim et la soif de l'Evangile qu'il y a dans le monde, en particulier
dans le cœur et dans la chair des pauvres" et que chacun de
nous et chaque communauté chrétienne "témoigne concrètement
la miséricorde, la grande miséricorde que le Christ nous a donnée".
lundi 18 janvier 2016
Jésus répond à nos promesses de joie
Cité
du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui, Journée mondiale des
migrants et des réfugiés, le Pape a récité l'angélus avec les
fidèles réunis Place St.Pierre parmi lesquels se trouvaient sept
mille personnes appartenant à différentes communautés ethniques
venues passer la Porte Sainte et écouter les paroles du Saint-Père.
Avant la prière mariale, celui-ci a évoqué l'Evangile du jour qui
raconte le premier miracle de Jésus, la transformation de l'eau en
vin au cours de noces à Cana. "Les miracles sont donc des
signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne
Nouvelle et qui ont pour but de susciter ou renforcer la foi en
Jésus. Dans le miracle accompli à Cana, nous pouvons entrevoir un
acte de bienfaisance de la part de Jésus envers les époux, un signe
de la bénédiction de Dieu sur le mariage. L'amour entre l'homme et
la femme est donc une bonne route pour vivre l'Evangile, c'est-à-dire
pour s'engager avec joie sur la route de la sainteté. Mais le
miracle de Cana ne concerne pas seulement les époux. Toute personne
est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. La foi chrétienne
est un don que nous recevons avec le baptême et qui nous permet de
rencontrer Dieu. La foi traverse les temps de joie et de douleur, de
lumière et d'obscurité, comme dans toute expérience authentique
d'amour. Le récit des noces de Cana nous invite à redécouvrir que
Jésus ne se présente pas à nous comme un juge prêt à condamner
nos fautes, ni comme un commandant qui nous impose de suivre
aveuglément ses ordres. Il se manifeste comme le Sauveur de
l'humanité, comme un frère, comme notre grand frère, Fils du
Père...comme celui qui répond aux attentes et aux promesses de joie
qui habitent dans le cœur de chacun de nous".
Est-ce
vraiment ainsi que je connais le Seigneur?, a demandé le Pape.
"Est-ce que je le sens proche de moi, de ma vie?... Il s'agit de
se rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à faire de
la place dans l'intimité de notre cœur. Sur ce chemin de foi avec
lui, nous ne sommes pas seuls, nous avons reçu le don du sang du
Christ. Les grandes amphores de pierre que Jésus fait remplir d'eau
pour la transformer en vin sont le signe du passage de l'ancienne à
la nouvelle alliance. A la place de l'eau utilisée pour la
purification rituelle, nous avons reçu le sang de Jésus, versé de
façon sacramentelle dans l'Eucharistie et de façon sanglante dans
la Passion et sur la Croix. Les sacrements qui jaillissent du mystère
pascal, diffusent en nous une force surnaturelle et nous permettent
de goûter à la miséricorde infinie de Dieu. Que la Vierge Marie,
modèle de méditation des paroles et des gestes du Seigneur, nous
aide à redécouvrir avec foi la beauté et la richesse de
l'Eucharistie et des autres sacrements, qui rendent présent l'amour
fidèle de Dieu pour nous. Nous pourrons ainsi aimer toujours plus le
Seigneur Jésus, notre époux, et aller à sa rencontre avec les
lampes allumées de notre foi joyeuse, devenant ainsi ses témoins
dans le monde".
Prier pour les victimes des attentats d'Indonésie et du Burkina Faso
Cité
du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Après l'angélus, le Pape a tout
particulièrement salué les membres des communautés ethniques
présents sur la place: "Chers migrants et réfugiés, chacun de
vous porte en lui une histoire, une culture, de précieuses valeurs,
et souvent malheureusement aussi des expériences de misère,
d'oppression, de peur. Votre présence est un signe d'espérance en
Dieu. Ne vous laissez pas voler l'espérance et la joie de vivre qui
jaillissent de l'expérience de la divine miséricorde, grâce aussi
aux personnes qui vous accueillent et vous aident. Je vous invite
maintenant à tous prier pour les victimes des attentats survenus ces
jours derniers en Indonésie et au Burkina Faso. Que le Seigneur les
reçoive dans sa maison et soutienne l'effort de la communauté
internationale pour construire la paix", a-t-il conclu en
récitant avec l'assistance un Ave Maria.
jeudi 7 janvier 2016
Angélus de l'Epiphanie
Cité
du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Hier, solennité de l'Epiphanie, le
Pape a récité l'angélus et s'est adressé aux fidèles rassemblés
Place St.Pierre: Dans
l'Evangile d'aujourd'hui, leur a-t-il dit, "l'histoire des
Mages, venus d'Orient à Bethléem pour adorer le Messie, donne à
l'Epiphanie une dimension d'universalité. Tel est la respiration de
l'Eglise, qui veut que tous les peuples de la terre puissent
rencontrer Jésus, et faire ainsi l'expérience de son amour
miséricordieux. Son espoir est qu'ils trouvent la miséricorde
divine et l'amour de Jésus. Le Christ est à peine né. Et s'il ne
peut pas encore parler, toutes les nations représentées par les
Mages peuvent déjà le voir, le reconnaître et l'adorer... Ces
mages, qui étaient des hommes prestigieux, venus des régions
lointaines et de cultures variées, avaient marché vers la terre
d'Israël pour adorer le roi qui était né. L'Eglise a toujours vu
en eux l'image de l'humanité, et" la fête de l'Epiphanie tend
à indiquer "à chaque homme et chaque femme que cet enfant est
né pour le salut de tous. Dans la nuit de Noël Jésus s'est d'abord
manifesté aux bergers, des hommes humbles et méprisés" qui
furent "les premiers à apporter un peu de chaleur dans la
froide grotte de Bethléem... Très différents les uns des autres,
bergers et mages sont unis par le ciel... Les bergers et les mages
nous enseignent que pour rencontrer Jésus il faut savoir regarder
vers le ciel, ne pas être clos sur soi-même, dans notre égoïsme.
Il faut avoir le cœur et l'esprit ouvert à l'horizon de Dieu, qui
nous surprend toujours, savoir comment accueillir ses messages et y
répondre rapidement et généreusement... L'expérience des Mages
nous encourage à ne pas nous contenter de la médiocrité...mais de
rechercher le sens des choses en observant avec passion le grand
mystère de la vie. Il nous enseigne à ne passe scandaliser de la
petitesse et de la pauvreté, à reconnaître la majesté qui se
cache dans l'humilité et à nous mettre à genoux devant elle.
Puisse la Vierge Marie, qui a accueilli les Mages à Bethléem, nous
aider à regarder au-delà de nous-mêmes, à suivre l'étoile de
l'Evangile à la rencontre de Jésus".
Spirituellement solidaires de nos frères chrétiens d'Orient
Cité
du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Après la prière mariale, le Pape
a demandé à l'assistance d'exprimer notre solidarité spirituelle
envers nos frères et soeurs les chrétiens d'Orient, orthodoxes
comme catholiques, qui célèbrent Noël demain. Tous nos voeux de
paix et de bien. L'Epiphanie, a-t-il ajouté, est aussi "la
Journée mondiale de l'enfance missionnaire...des enfants qui, par
leurs prières et leurs sacrifices, aident les plus démunis de leur
pairs en étant missionnaires et témoins de la fraternité et du
partage". Puis il a en particulier salué les familles, les
groupes et les associations venues d'Italie et d'autres pays,
notamment des fidèles des diocèses d'Acerra, de Modène et de
Terlizzi, l'Ecole d'art sacré de Florence et les jeunes du camp
international Lions Club. Et enfin les participants au traditionnel
défilé historique et folklorique de l'Epiphanie. "Permettez-moi
de mentionner aussi la procession des Rois Mages qui a lieu dans de
nombreuses villes de Pologne avec une large participation de familles
et d'associations, ainsi que la crèche vivante organisée au
Capitole de Rome par l'UNITALSI et les Frères Mineurs, qui implique
des handicapés".
lundi 4 janvier 2016
Le Pape évoque les migrants cubains en difficulté
Cité
du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Après la prière mariale, le
Saint-Père a consacré quelques mots aux "nombreux migrants
cubains qui se trouvent en difficulté en Amérique centrale, et dont
beaucoup sont victimes du trafic des êtres humains. J'invite les
pays de la région -a-t-il dit- à renouveler avec générosité tous
les efforts nécessaires pour trouver une solution rapide à ce drame
humanitaire''. Il a ensuite salué les familles présentes, qu'il a
remercié de leur témoignage, ainsi que les pèlerins venus des
différentes parties du monde. Il les a tous remercié de leurs vœux
et de leurs prières.
Eglise domestique, école authentique de l'Evangile
Cité
du Vatican, 27 décembre 2015 (VIS). Au terme de la messe de la
Sainte Famille, le Pape François a récité l'angélus avec les
fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a
évoqué la rencontre des familles à Philadelphie en septembre
dernier, toutes les familles qu'il a rencontré au cours de ses
voyages apostoliques et celles du monde entier: ''Je voudrais toutes
les saluer avec affection et reconnaissance, spécialement en cette
période où la famille est soumise à des incompréhensions et des
difficultés de tous types qui l'affaiblissent. L'Evangile
d'aujourd'hui invite les familles à percevoir la lumière
d'espérance qui émane de la maison de Nazareth, dans laquelle s'est
développée dans la joie, l'enfance de Jésus… Le noyau familial
de Jésus, Marie et Joseph, est pour tout croyant, et en particulier
pour les familles, une authentique école de l'Evangile. Nous
admirons ici l'accomplissement du dessein divin de faire de la
famille une communauté particulière de vie et d'amour. Nous
apprenons ici que tout noyau familial chrétien est appelé à être
une Eglise domestique, pour faire resplendir les vertus évangéliques
et devenir ferment de bien dans la société. Les caractéristiques
de la Sainte Famille sont le recueillement et la prière, la
compréhension mutuelle et le respect, l'esprit de sacrifice, le
travail et la solidarité''.
''A
partir de l'exemple et du témoignage de la Sainte Famille, chaque
famille peut tirer de précieuses indications pour son style et ses
choix de vie, et peut trouver force et sagesse pour le chemin de
chaque jour. La Vierge et saint Joseph enseignent à accueillir les
enfants comme un don de Dieu, à les engendrer et les éduquer,
coopérant de façon merveilleuse avec l'œuvre du Créateur et
donnant au monde, en chaque enfant, un nouveau sourire. C'est dans
une famille unie que les enfants porteront à maturité leur
existence, en vivant l'expérience efficace de l'amour gratuit, de la
tendresse, du respect réciproque, de la compréhension mutuelle, du
pardon et de la joie'. La joie véritable dont on fait l'expérience
en famille -a-t-il conclu- n'est pas le fruit du hasard ou fortuit.
Cette joie est le fruit de l'harmonie profonde entre les personnes,
qui fait goûter la beauté d'être ensemble, de nous soutenir les
uns les autres dans le chemin de la vie. Mais à la base de la joie
se trouve toujours la présence de Dieu, son amour accueillant,
miséricordieux et patient envers tous. Si l'on n'ouvre pas la porte
de la famille à la présence de Dieu et à son amour, la famille
perd son harmonie, les individualismes prennent le dessus et la joie
s'éteint. Au contraire, la famille qui vit la joie..., la communique
spontanément, est sel de la terre et lumière du monde, levain pour
toute la société''.
Ne jamais se lasser de solliciter le pardon divin
Cité
du Vatican, 26 décembre 2015 (VIS). ''Nous célébrons aujourd'hui
la fête de saint Etienne. Le souvenir du premier martyr suit
immédiatement la solennité de Noel", a dit le Pape ce midi à
l'angélus: ''Hier,
nous avons contemplé l'amour miséricordieux de Dieu qui a pris
chair pour nous, et aujourd'hui, nous voyons la réponse cohérente
du disciple de Jésus, qui donne sa vie. Hier est né sur terre le
Sauveur, et aujourd'hui, naît au ciel, son fidèle témoin. Hier,
comme aujourd'hui, apparaissent les ténèbres du refus de la vie,
mais la lumière de l'amour qui vainc la haine et inaugure un monde
nouveau, brille encore plus fort. Il y a un aspect particulier, dans
le récit du jour des Actes des apôtres, qui rapproche saint Etienne
du Seigneur. C'est son pardon avant de mourir lapidé. Cloué sur la
croix, Jésus avait dit: Père pardonne-leur car il ne savent pas ce
qu'ils font. De même, Etienne s'est agenouillé et a crié à voix
haute: Seigneur ne leur compte pas ce péché. Etienne est donc
martyr, ce qui signifie témoin, parce qu'il fait comme Jésus. En
effet, le vrai témoin est celui qui se comporte comme lui, celui qui
prie, qui aime, qui donne, mais surtout qui pardonne, parce que le
pardon, comme le dit le mot lui-même, est l'expression la plus haute
du don". Mais "à quoi sert-il de pardonner? Est-ce
seulement une bonne action ou cela donne-t-il des résultats? Nous
trouvons justement une réponse dans le martyr d'Etienne. Parmi ceux
pour qui il a imploré le pardon, se trouvait un jeune homme du nom
de Saül qui persécutait l'Eglise et cherchait à la détruire. Peu
après, Saül devint Paul, le grand saint, l'apôtre des gentils. Il
avait reçu le pardon d'Etienne. Nous pouvons dire que Paul naît de
la grâce de Dieu et du pardon d'Etienne. Nous aussi nous naissons du
pardon de Dieu. Non seulement dans le baptême, mais chaque fois que
nous sommes pardonnés, notre cœur renaît, est régénéré. Chaque
pas en avant dans la vie de foi porte au début l'empreinte du signe
de la miséricorde divine. C'est seulement quand nous sommes aimés
que nous pouvons aimer à notre tour. Souvenons-nous en, cela nous
fera du bien. Si nous voulons avancer dans la foi, il faut, avant
tout, recevoir le pardon de Dieu, rencontrer le Père qui est prêt à
tout pardonner, toujours, et qui en pardonnant guérit le cœur et
ravive l'amour. Nous ne devons jamais nous lasser de demander le
pardon divin, parce que c'est seulement quand nous nous savons
pardonnés que nous apprenons à pardonner''.
Enfin
le Pape a admis qu'il n'était pas chose facile de pardonner et que
cela était même "très difficile". Il a expliqué que
pour imiter Jésus et excuser les petits ou grands torts que nous
subissons chaque jour, il fallait commencer par la prière, comme le
faisait Etienne. "Par la prière, nous pouvons affronter le
ressentiment que nous éprouvons, en confiant qui nous a fait du mal
à la miséricorde de Dieu... Ensuite, on découvre que cette lutte
intérieure pour pardonner purifie du mal, et que la prière et
l'amour nous libèrent des chaînes intérieures de la rancœur... A
travers le pardon, nous vainquons le mal par le bien, nous
transformons la haine en amour et rendons ainsi le monde plus
propre". Il a conclu en confiant à la Vierge Marie tous ceux
qui "comme saint Etienne subissent des persécutions au nom de
la foi, nos martyrs d'aujourd'hui", et pour qu'elle oriente
notre prière à recevoir et donner le pardon".
mardi 22 décembre 2015
Noël: rencontrer Jésus dans des lieux d'étonnement
Cité du Vatican, 21 décembre 2015 (VIS). Dimanche après-midi, quatrième dimanche de l'Avent, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles présents Place St.Pierre. Parmi eux, se trouvaient un nombre importants d'enfants des oratoires venus apporter les Enfants-Jésus de leurs crèches pour les faire bénir. Le Pape a expliqué que pour bien fêter Noël, nous sommes appelés à nous arrêter sur les lieux de l'étonnement. "Quels sont ces lieux de l'étonnement dans la vie quotidienne?", a demandé le Saint-Père. "Il y en a trois. Le premier est l'autre, dans lequel nous devons reconnaître un frère, parce que depuis la Nativité de Jésus, chaque visage porte sur lui la ressemblance avec le Fils de Dieu. Surtout quand il s'agit du visage d'un pauvre, parce que c'est pauvre que le Seigneur est entré dans le monde, et par les pauvres, avant tout, qu'il s'est laissé approcher". Le deuxième lieu est l'étonnement de l'histoire. "Nous croyons souvent la voir du bon côté, et nous risquons, au contraire, de la lire à l'envers. Cela arrive, par exemple, quand celle-ci semble déterminée par l'économie de marché, régulée par la finance et les affaires, dominée par les puissants du moment. Le Dieu de Noël est, au contraire, un Dieu qui brouille les cartes".
"Le troisième lieu d'étonnement est l'Eglise -a-t-il poursuivi-. La regarder avec l'étonnement de la foi signifie ne pas se limiter à la considérer seulement comme une institution religieuse, qu'elle est, mais de la sentir comme une Mère qui, sous les tâches et les rides, nous en avons tant, laisse transparaître les traits de l'Epouse aimée et purifiée par le Christ Seigneur. Une Eglise qui sait reconnaître les nombreux signes d'amour fidèle que Dieu lui envoie continuellement. Une Eglise pour laquelle le Seigneur Jésus ne sera jamais une possession à défendre jalousement, ceux qui font cela se trompent, mais toujours Celui qui vient à sa rencontre et qu'elle sait attendre avec confiance et avec joie, donnant voix à l'espérance du monde. L'Eglise qui appelle le Seigneur: Viens, Seigneur Jésus. L'Eglise mère qui a toujours les portes grandes ouvertes et les bras ouverts pour accueillir tout le monde. Une Eglise mère qui va au-delà de ses portes pour chercher avec son sourire de mère toutes les personnes éloignées et les conduire à la miséricorde de Dieu. C'est cela l'étonnement de Noël! A Noël, Dieu se donne tout à nous en donnant son Fils, l'Unique, qui est toute sa joie. C'est seulement avec le cœur de Marie, l'humble et pauvre fille de Sion, devenue Mère du Fils du Très-Haut, qu'il est possible d'exulter et de se réjouir pour le grand don de Dieu et pour son imprévisible surprise... La rencontre avec Jésus nous fera aussi ressentir ce grand étonnement. Mais nous ne pourrons avoir cet étonnement, nous ne pourrons rencontrer Jésus, si nous ne le rencontrons pas chez les autres, dans l'histoire et dans l'Eglise".
En chemin vers l'arrêt des violences au Moyen Orient
Cité
du Vatican, 21 décembre 2015
(VIS). Au terme de l'angélus, le Pape a dit quelques mots sur les
récents accords qui ont été conclus au Moyen Orient par la
communauté internationale. "Je vous encourage tous -a-t-il dit-
à poursuivre dans un élan généreux, le chemin vers la cessation
des violences et une solution négociée qui conduise à la paix".
Le Pape a également mentionné la situation en Lybie, "où le
récent engagement pris par les parties pour un gouvernement d'unité
nationale invite à l'espérance pour l'avenir". Il a affirmé
son souhait de soutenir "l'engagement de collaboration auquel
sont appelés le Costa Rica et le Nicaragua. J'espère qu'un
renouveau spirituel de fraternité renforcera ultérieurement le
dialogue et la coopération réciproque, ainsi qu'entre tous les pays
de la région".
Le
Pape a aussi évoqué la population de l'Inde qui a souffert ces
derniers jours de graves dommages causés par des inondations
violentes et a invité à réciter un Je vous salue Marie pour ces
frères. Enfin, il a salué les personnes présentes et en
particulier les enfants qui ont apporté l'Enfant-Jésus de leurs
crèches pour que le Pape les bénisse. "Chers enfants, écoutez
bien: quand vous prierez devant votre crèche, souvenez-vous aussi de
moi, comme moi je me souviens de vous".
lundi 7 décembre 2015
Abattons les obstacles et les barrières qui empêchent notre conversion
Cité
du Vatican, 6 décembre 2015 (VIS). "Pourquoi devrions-nous nous
convertir? La conversion concerne les athées qui veulent devenir
croyants, les pécheurs qui veulent devenir justes, mais nous, nous
n'en avons pas besoin, nous sommes déjà chrétiens! Nous sommes
donc bien comme cela. Mais cela n'est pas vrai. En pensant ainsi,
nous ne nous rendons pas compte que c'est justement de cette
présomption d'être chrétiens, tous bons, que tout va bien, que
nous devons nous convertir, de cette supposition qu'en somme, les
choses vont bien ainsi et que nous n'avons pas besoin de conversion".
Voici ce que le Pape a dit aux fidèles réunis Place St.Pierre lors
de la prière de l'angélus dominical: "La voix du Baptiste crie
encore dans les déserts actuels de l'humanité que sont -quels sont
les déserts d'aujourd'hui?- les esprits fermés et les cœurs
endurcis, et qui nous conduisent à nous demander si nous sommes bien
sur la bonne route, si nous vivons une vie selon l'Evangile.
Aujourd'hui, comme alors, il nous prévient avec les paroles du
prophète Isaïe: Préparez les chemins du Seigneur! C'est une
invitation pressante à ouvrir nos cœurs et à accueillir le salut
que Dieu nous offre sans cesse, presque avec entêtement, parce qu'il
nous veut tous libres de l'esclavage du péché... Le salut est
offert à chaque homme et à chaque peuple, sans exclusion, à chacun
de nous. Personne ne peut dire: Je suis saint, je suis parfait, je
suis déjà sauvé. Non. Nous devons toujours accueillir cette offre
du salut. L'Année de la miséricorde est là pour ça: pour avancer
encore plus sur cette route du salut, cette route que nous a enseigné
Jésus. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés par Jésus
Christ, l'unique médiateur". Le Pape a enfin rappelé que
"chacun de nous est appelé à faire connaître Jésus à ceux
qui ne le connaissent pas. Il ne s'agit pas de faire du prosélytisme.
Non, il s'agit d'ouvrir une porte. Gare à moi, si je n'annonce pas
l'Evangile!", et il les a encouragés à réfléchir à la
question: "Suis-je vraiment amoureux de Jésus? Suis-je
convaincu que Jésus m'offre et me donne le salut? Et si je suis
amoureux, je dois le faire savoir! Nous devons être courageux
-a-t-il conclu- abaisser les montagnes de l'orgueil et de la
rivalité, remplir les fossés creusés par l'indifférence et
l'apathie, redresser les sentiers de nos paresses et de nos
compromis".
lundi 23 novembre 2015
Angélus: La puissance et la force du chrétien sont dans la croix
Cité
du Vatican, 22 novembre 2015
(VIS). En la solennité du Christ-Roi, célébrée le dernier
dimanche de l'année liturgique, le Pape a consacré la réflexion
qui précède l'angélus à la différence entre la royauté de Jésus
et celle du monde, évoquant le passage évangélique qui raconte sa
comparution devant Pilate, où il affirme qu'il est roi d'un royaume
qui n'est pas de ce monde. "Cela ne signifie pas -a dit le Pape-
que le Christ soit le roi d'un autre monde, mais qu'il est le roi
dans un autre monde, et pourtant il est roi dans ce monde. Deux
logiques s'opposent ici: la logique mondaine, qui s'appuie sur
l'ambition, la compétition, qui combat avec les armes de la peur, du
rachat et de la manipulation des consciences, et la logique de
l'Evangile, c'est-à-dire la logique de Jésus, qui s'exprime, au
contraire, dans l'humilité et la gratuité, s'affirme
silencieusement mais efficacement avec la force de la vérité. Les
royaumes de ce monde gouvernent parfois de façon autoritaire, avec
des rivalités, des oppressions. Le royaume du Christ est un royaume
de justice, d'amour et de paix."
Jésus
se révèle roi dans la crucifixion, révélant la gratuité de son
amour, bien que pour certains la croix semble un échec. Mais c'est
justement "dans l'échec du péché, car le péché est un
échec, dans l'échec des ambitions humaines, que la croix triomphe,
que se trouve la gratuité de l'amour... Pour le chrétien, parler de
puissance et de force signifie faire référence à la puissance de
la croix et à la force de l'amour de Jésus: un amour qui reste
ferme et intègre, même face au refus, et qui apparaît comme
l'accomplissement d'une vie dépensée dans un don total de soi en
faveur de l'humanité".
Paradoxalement,
la vérité de Jésus est l'ironie de ceux qui au Calvaire disaient:
Il ne peut se sauver lui-même; parce que si Jésus était descendu
de la croix, il aurait cédé à la tentation du prince de ce monde.
Il ne peut se sauver lui-même justement pour pouvoir sauver les
autres, justement parce qu'il a donné sa vie pour nous, pour chacun
de nous. Et celui qui a compri cela, c'est le bon larron quand il
demande au Crucifié de se souvenir de lui au paradis. Ce malfaiteur,
condamné à mort, a vu l'amour dans l'attitude et dans l'humilité
de Jésus. "La force du royaume du Christ, c'est l'amour -a
ajouté le Saint-Père-. C'est pourquoi la royauté de Jésus ne nous
opprime pas, mais nous libère de nos faiblesses et de nos misères,
en nous encourageant à parcourir les routes du bien, de la
réconciliation et du pardon...Face à toutes ces déchirures du
monde et aux trop nombreuses blessures dans la chair des hommes,
demandons à la Vierge Marie de nous soutenir dans notre engagement à
imiter Jésus, notre roi, nous présentant son royaume par des gestes
de tendresse, de compréhension et de miséricorde".
Après
l’angélus, le Pape a rappelé qu'hier à Barcelone (Espagne) ont
été proclamés bienheureux "Federico de Berga et 25
compagnons martyrs, assassinés en Espagne au cours de la féroce
persécution contre l'Eglise au siècle dernier. Ils étaient prêtres
-a-t-il expliqué-, jeunes profès en attente d'être ordonnés et
frères laïques appartenant à l'ordre des Frères Mineurs capucins.
Confions à leur intercession tous nos frères et sœurs qui
malheureusement aujourd'hui encore sont persécutés à cause de leur
foi dans le Christ". Enfin, le Pape a évoqué son voyage en
Afrique qui commencera mercredi 25 et au cours duquel il se rendra au
Kenya, en Ouganda et en République centrafricaine, et a demandé à
tous de prier pour ce voyage, afin qu'il soit pour tous "un
signe de proximité et d'amour". Demandons ensemble à la Vierge
-a-t-il conclu- de bénir ces terres bien aimées pour qu'y règne la
paix et la prospérité".
lundi 16 novembre 2015
La perspective de la fin du monde ne nous dévie pas du présent
Cité
du Vatican, 15 novembre 2015
(VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les
fidèles réunis place St.Pierre. Evoquant l'Evangile du jour où
Jésus, avant sa dernière Pâque, parle des derniers temps et des
signes apocalyptiques que sont les guerres, les famines et autres
catastrophes. Ces éléments, toutefois, ne constituent pas
l'essentiel du message, "le noyau central autour duquel tourne
le discours de Jésus, c'est lui-même, le mystère de sa personne et
sa mort et résurrection, et son retour à la fin des temps. Notre
but, c'est de rencontrer le Seigneur ressuscité... nous n'attendons
pas un moment ou un lieu, mais nous allons à la rencontre d'une
personne, Jésus. C'est pourquoi, le problème n'est pas de savoir
quand auront lieu ces signes prémonitoires des derniers temps, mais
d'être prêts à la rencontre. Il ne s'agit pas non plus de savoir
comment se passeront ces choses, mais comment nous devons nous
comporter, aujourd'hui, dans cette attente. Nous sommes appelés à
vivre le présent, en construisant notre avenir avec sérénité et
confiance en Dieu... La perspective de la fin ne nous dévie pas de
la vie présente, mais nous fait regarder notre époque dans une
optique d'espérance... Notre espérance a un visage, le visage du
Seigneur ressuscité... Le triomphe de Jésus à la fin des temps
sera le triomphe de la croix, la démonstration que le sacrifice de
soi par amour du prochain, à l'imitation du Christ, est la seule
puissance victorieuse et le seul point d'ancrage au milieu des
bouleversements et des tragédies du monde". Le Seigneur "n'est
pas seulement la ligne d'arrivée de notre pèlerinage terrestre,
mais une présence constante dans notre vie... c'est pourquoi, quand
il parle de l'avenir, et nous projette vers lui, c'est toujours pour
nous ramener au présent. Il s'oppose aux faux prophètes, aux
voyants qui disent proche la fin du monde, et aux fatalisme". Le
Christ "veut soustraire ses disciples de toute époque des
dates, des prévisions, des horoscopes, et concentre notre attention
sur le présent de notre histoire... Cette présence de Jésus nous
appelle à l'attente et à la vigilance, qui excluent autant
l'impatience que l'assoupissement, autant les fuites en avant que
l'emprisonnement dans l'époque actuelle et dans la mondanité".
Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violences est blasphème
Cité
du Vatican, 15 novembre 2015 (VIS). Après la récitation de
l'angélus, le Saint-Père a redit sa solidarité et sa compassion
face aux attentats ayant ensanglanté Paris, exprimant ses
condoléances fraternelles au chef de l'Etat et au peuple français.
"Une telle barbarie nous laisse sans voix. Comment l'esprit
humain peut-il concevoir des actes aussi horribles, dont l'exécution
a choqué la France et le monde entier. Une telle offense à la
dignité de la personne ne peut qu'être objet de condamnation.
Redisons-le, la violence et la haine ne résolvent pas les problèmes
de l'humanité. Utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence
est blasphème. Unissons-nous dans la prière et confions à la
divine miséricorde les victimes de cette tragédie. Que Marie, mère
de miséricorde, suscite chez tous des pensées sages et des
propositions pacifiques. Qu'elle protège la France, la fille aînée
de l'Eglise, qu'elle veille sur l'Europe et le monde. Prions en
silence avant de réciter un Ave Maria". Après quoi, le Pape a
rappelé qu'au Brésil, à Três Pontas, a été béatifié
aujourd'hui Francisco de Paula Victor, un prêtre d'origine africaine
et fils d'une esclave. Il fut un curé zélé qui "se distingua
en particulier par sa grande humilité. Puisse son extraordinaire
témoignage être un modèle pour les prêtres, qui sont appelés à
être les humbles serviteurs du peuple de Dieu".
lundi 9 novembre 2015
Face au besoin de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver
Cité
du Vatican, 8 novembre 2015
(VIS). Le Saint-Père a consacré l'angélus dominical à expliquer
comment ne devaient pas se comporter ceux qui veulent suivre Jésus
et l'idéal exemplaire du chrétien, deux questions abordées dans
l'Evangile du jour. "Dans la première partie -a-t-il dit-,
Jésus impute aux scribes, maîtres de la loi, trois défauts qui se
manifestent dans leur style de vie: orgueil, avidité et
hypocrisie... Sous des apparences si solennelles se cachent
malhonnêteté et injustice... Aujourd'hui aussi, nous courons le
risque d'adopter de telles attitudes, par exemple, quand on sépare
la prière de la justice, parce qu'on ne peut rendre un culte à Dieu
et faire du tort aux pauvres. Ou quand on prétend aimer Dieu et
qu'on lui oppose au contraire notre vanité, notre propre profit".
Dans
la deuxième partie, l'Evangile parle de la scène au Temple de
Jérusalem, précisément l'endroit où les gens jetaient leur
monnaie comme offrande. Des riches jetaient beaucoup d'argent et une
pauvre femme, veuve, y jeta deux piécettes. "Les riches ont
donné, avec grande ostentation, de leur superflu, alors que la
veuve, avec discrétion et humilité, a donné tout ce qu'elle avait
pour vivre; c'est pourquoi, elle a donné plus que les autres".
Le Pape a rappelé que "Jésus, aujourd'hui, nous dit aussi que
la mesure de la justice n'est pas la quantité mais la plénitude. Il
y a une différence entre quantité et plénitude. Tu peux avoir
beaucoup d'argent mais être vide, il n'y a pas de plénitude dans
ton cœur", et il a invité à réfléchir cette semaine sur la
différence entre ces deux concepts. "Ce n'est pas une question
de portefeuille mais de cœur", a-t-il ajouté. Face au besoin
de notre prochain, nous sommes appelés à nous priver de
l'indispensable, et pas seulement du superflu. Nous sommes appelés à
donner le temps nécessaire, et pas seulement celui que nous avons
devant nous. Nous sommes appelés à donner tout de suite et sans
réserve quelque talent que nous avons, mais pas après l'avoir
utilisé à nos fins personnelles ou de groupe".
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