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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 18 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a nommé Membre de la Congrégation pour les évêques le Cardinal Agostino Vallini, Préfet du Tribunal suprême de la signature apostolique.
NA/.../VALLINI                                                       VIS 20060918 (40)

DECLARATION DU SECRETAIRE D'ETAT


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Voici la déclaration signée du Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, diffusée ce midi:

  "A la suite de réactions musulmanes à des passages du discours prononcé par le Saint-Père à Ratisbonne, je désire ajouter ce qui suit aux précisions fournies par le Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège".

  "La position de Benoît XVI sur l'Islam est sans la moindre équivoque celle exprimée par Nostra Aetate: L'Eglise estime les Musulmans qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. Eux aussi s'efforcent de se soumettre de bon cœur aux desseins secrets de Dieu, comme le fit Abraham, auquel l'Islam se réfère souvent. Ne reconnaissant pas la divinité de Jésus, il le vénère comme Prophète, et honore sa mère la Vierge Marie qui est parfois invoquée dévotement. Les Musulmans attendent eux aussi le Jugement dernier où Dieu récompensera les ressuscités. Qui plus est, ils professent la moralité de la vie et adorent Dieu par la prière, la charité et le jeûne".

  "L'option du Pape en faveur du dialogue inter-religieux et inter-culturel n'est pas plus équivoque. Au cours de sa rencontre de Cologne (20 août 2005) avec des représentants musulmans, Benoît XVI a dit que le dialogue entre Musulmans et Chrétiens ne pouvait se réduire à un choix passager: Les leçons du passé doivent nous servir à éviter de faire les mêmes erreurs. Nous voulons parcourir le chemin de la réconciliation, et apprendre à vivre dans le respect partagé des identités".

  "Quant à l'opinion de l'Empereur byzantin Manuel II, cité à Ratisbonne, le Pape n'a absolument pas voulu la faire sienne. Dans le cadre d'un discours universitaire, et comme cela ressort clairement d'une lecture attentive du discours papal, il n'a utilisé ce texte que pour illustrer ses réflexions sur le rapport entre religion et violence en général. Il a d'ailleurs conclu par un rejet clair et radical d'une motivation religieuse de la violence, d'où qu'elle vienne. Il convient de rappeler ce que Benoît XVI a récemment écrit à l'occasion du vingtième anniversaire de la Rencontre inter-religieuse de prière pour la paix, voulue par Jean-Paul II (Assise, octobre 1986): Quelqu'en soient les formes, la violence ne saurait en référer à la religion en tant que telle, mais aux limitations culturelles dans lesquelles elle se développe et s'exprime... D'ailleurs on trouve dans toutes les grandes traditions religieuses des témoignages d'un lien étroit entre le rapport à Dieu et l'éthique de l'amour".

  "Par conséquent, le Saint-Père est vivement désolé que des passages de son discours aient pu apparaître comme une agression faite à la sensibilité des Musulmans, et qu'ils aient pu être interprétés à l'inverse de ses intentions. Par ailleurs, face à la ferveur religieuse de l'Islam, Benoît XVI a mis en garde la culture occidentale sécularisée afin qu'elle se garde d'un mépris de Dieu et d'un cynisme qui considèrent le rejet du sacré comme un droit délibéré".

  "En réaffirmant tout son respect et toute son estime, le Pape espère qu'on aidera les fidèles de l'Islam à comprendre le juste sens de ses propos, de manière à surmonter rapidement ce délicat incident et à renforcer le témoignage dans le Dieu unique, vivant et subsistant, créateur du ciel et de la terre, qui a parlé aux hommes. De manière aussi à resserrer la collaboration" entre Musulmans et Chrétiens "dans la défense et la promotion commune de la justice sociale, des valeurs morales et de la liberté pour tous les hommes".
OP/PAPE:ISLAM/BERTONE                              VIS 20060918 (590) 


TRAITER LA MALADIE SANS ELIMINER D'ETRE HUMAIN


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin à Castelgandolfo les participants au congrès organisé par l'Académie pontificale pour la vie et la Fédération internationale des médecins catholiques, qui ont débattu de: "Cellules staminales, quel avenir pour la thérapie?".

  Benoît XVI a affirmé que "la recherche sur les cellules staminales somatiques mérite approbation et encouragement quand elle conjugue heureusement le savoir scientifique, la technologie la plus avancée dans le domaine biologique et l'éthique, qui implique le respect de l'être humain à tous les stades de l'existence". Il a signalé que les perspectives s'ouvrant en la matière sont prometteuses pour le traitement "des maladies qui comportent la dégénération des tissus, avec pour risques consécutifs l'invalidité puis la mort pour qui est affecté".

  Ensuite le Saint-Père a expressément demandé aux personnes qui travaillent dans des structures scientifiques d'inspiration catholique de développer ce type de recherches, et "d'établir de solides contacts entre eux et avec tous ceux qui poursuivent les recherches pour le soulagement de la souffrance humaine".

  "Je souhaite revendiquer aussi -a-t-il dit-, face aux fréquentes et injustes accusations d'insensibilité faites à l'Eglise, le constant soutient que cette dernière a toujours porté au cours de son histoire bimillénaire à la recherche du traitement des maladies et au bien de l'humanité. S'il y a eu  résistance, et il y en a encore, elle concernait et concerne ces formes de recherche qui prévoient la suppression programmée d'êtres humains déjà existants même si non encore nés".
 
  Le Pape a rappelé que "l'histoire même a condamné dans le passé et condamnera dans l'avenir une telle science, non seulement parce que privée de la lumière de Dieu, mais aussi parce que privée d'humanité".

  "Face à la suppression directe de l'être humain, il ne peut y avoir ni compromis ni de tergiversations. On ne peut penser qu'une société  puisse combattre efficacement le crime quand elle le légalise elle-même dans le cadre de la vie naissante".

  Benoît XVI a alors rappelé que ce congrès a permis d'exprimer "la volonté et l'espoir d'obtenir de nouveaux résultats thérapeutiques en utilisant les cellules du corps adulte, sans recours à la suppression d'êtres humains nouvellement conçus, et le fait que les résultas récompensent ce travail, constitue une bonne confirmation de la constante invitation de l'Eglise au plein respect de l'être humain dès sa conception… Un bon objectif  -a-t-il conclu- ne peut en aucun cas justifier des moyens  intrinsèquement illicites".
AC/CELLULES STAMINALES/ACAD-V                  VIS 20060918 (410)


LETTRES DE CREANCES DU NOUVEL AMBASSADEUR SLOVENE


CITE DU VATICAN, 16 SEP 2006 (VIS). Le Pape a reçu ce matin M.Ivan Rebernik, le nouvel Ambassadeur de Slovénie, pays dont il a dit qu'il "cultivait des relations fécondes et constructives avec les autorités ecclésiales, reconnaissant ainsi l'apport positif de l'Eglise à la vie nationale".

  "Dès les premiers siècles chrétiens l'Evangile a fortement imprégné la terre slovène", a dit le Pape, qui a cité les martyrs Victorin et Maximien (VII siècle) et le bienheureux Anton Maria Slomsek qui, "plus récemment a favorisé le réveil national en accomplissant une grande œuvre de formation populaire".

  Puis Benoît XVI a noté qu'en Slovénie, "christianisme et identité nationale sont étroitement liés", ce qui explique le rapport étroit entre les Slovènes et l'Evêque de Rome... L'Accord juridique de 2001 entre la Slovénie et le Saint-Siège est le fruit de ces liens, qui n'ont pas été interrompus lors de la délicate phase historique du siècle dernier".

  "Il s'agit -a ajouté le Pape- d'un accord important, dont la bonne application renforcera nos relations et notre collaboration pour la promotion de la personne et le bien commun, dans le respect de la légitime laïcité de l'état", au sein duquel "subsistent toutefois des questions ouvertes qui doivent être résolues".

  "Connaissant l'estime et l'affection que les Slovènes portent au Pape -a alors dit Benoît XVI- je suis sur que leurs représentants politiques sauront en interpréter la tradition, la sensibilité et la culture. Le peuple slovène a le droit d'affirmer et de faire valoir l'âme chrétienne qui a façonné son identité".

  "La tâche qui attend les responsables actuels et à venir est de trouver le moyen d'encourager les nouvelles générations à connaître et apprécier les valeurs du passé, afin qu'elles puissent apporter à ce millénaire un riche patrimoine… Ce serait une stratégie de myope que de ne pas favoriser l'ouverture des jeunes à la connaissance des racines historiques, où coule la lymphe qui garantit aux nouvelles nations un avenir fécond".

  "Dans ce contexte, on ne saurait éluder le problème de l'instruction des valeurs religieuses que partagent grand part de la population, au risque d'une perte progressive des caractéristiques de la physionomie nationale. Le respect de la liberté des concitoyens est en jeu, un thème cher à la République slovène et que le Saint-Siège désire promouvoir dans l'esprit de cet accord".

  Le Saint-Père a conclu en évoquant "l'expérience des autres peuples du continent, et  en particulier les slaves qui, conscients de l'importance du christianisme pour l'identité sociale et de la contribution positive de l'Eglise, se sont assuré, y compris dans le domaine législatif, que leur riche héritage éthico-religieux continue à porter ses fruits abondants pour les nouvelles générations".
CD/AUDIENCE/REBERNIK:SLOVENIE                    VIS 20060918 (450)


vendredi 15 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états de la Secrétairerie d'Etat. Français né en 1952 à Marrakech (Maroc) et ordonné prêtre en 1981, Mgr.Mamberti était jusqu'ici Nonce apostolique au Soudan et en Erythrée, Délégué apostolique en Somalie. Il succède à Mgr.Giovanni Lajolo, qui prend ses fonctions de Président de la Commission pontificale et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

-Elevé à la dignité épiscopale Mgr.Janusz Kaleta, Administrateur apostolique d'Atyrau (Kazakhstan). L'Evêque élu, né en 1964 à Lazy (Pologne) et ordonné prêtre en 1989, a été nommé à cette charge pastorale en 1999.
NA/.../MAMBERTI:LAJOLO:KALETA                                    VIS 20060915 (100)


EN BREF


DIMANCHE PROCHAIN SERA BEATIFIEE SARA SALKHAHAZI. La messe de béatification de cette religieuse de l'Institut des Sœurs de l'Assistance, née en 1899 à Kassa (Slovaquie) et assassinée en 1944 pour avoir voulu protéger une centaine de Juifs, sera célébrée sur le parvis de la cathédrale St.Etienne de Budapest (Hongrie). Le même jour sera béatifié en la cathédrale de Brescia (Italie) Mosé Tovini. Né en 1877 à Cividate Camuno (Italie), aîné de huit enfants, ce prêtre diocésain entra en 1904 dans la Congrégation des Oblats. Catéchiste passionné, il mourut en 1930.

LA DEFENSE DE LA VIE EST LE SUJET D'UN SYMPOSIUM organisé par l'Association internationale pour la doctrine sociale de l'Eglise et le Conseil pontifical Iustitia et Pax (Rome, 15-16 septembre). Parmi les thèmes abordés: "Questions sur la médecine reproductive et ses répercussions sur le mariage et la vie familiale", "La défense de la vie , condition de légitimité de toute démocratie", "Le triomphe du marché sur la famille".
.../EN BREF/...                                       VIS 20060915 (170)


ATTENTION QUOTIDIENNE AU GOUVERNEMENT DE L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Au cours de la réception du personnel de la Secrétairerie d'Etat, Benoît XVI a lu la lettre adressée au Cardinal Angelo Sodano à l'occasion de son départ.

  "Lorsque le Seigneur a voulu que j'assume le mandat de pasteur suprême du peuple de Dieu, j'ai estimé utile de vous demander de rester mon plus direct collaborateur, pour partager les responsabilités inhérentes au gouvernement de l'Eglise universelle. C'est pour cela que je vous avais confirmé dans les fonctions de Secrétaire d'Etat, que vous avez assumées avec générosité et compétence jusqu'à ce jour".

  Ayant évoqué la succession du Cardinal Bertone, le Saint-Père a tenu à renouveler à son prédécesseur sa "vive gratitude pour la fidélité, la clairvoyance et l'amour mis au service du bien de l'Eglise aux côtés de plusieurs Successeurs de Pierre".

  Puis il a évoqué les étapes de la vie du Cardinal au service du Saint-Siège depuis 1961, sous le pontificat de Jean XXIII, rappelant qu'il a travaillé dans les représentations pontificales en Equateur, Uruguay et Chili, puis au Conseil pour les Affaires publiques de l'Eglise, comme Nonce apostolique au Chili et enfin comme Secrétaire du même Conseil puis Pro-Secrétaire d'Etat en décembre 1990.

  "Durant mes premiers mois de pontificat -a poursuivi le Saint-Père-, j'ai pu apprécier vos capacités de pasteur...votre attachement à suivre le travail de la Secrétairerie d'Etat et des nonciatures à travers le monde...votre attention aussi envers tout le personnel".

  "Je tiens également à me faire l'interprète de tous ceux qui au long des ans ont admiré votre bon sens, votre prudence et votre sagesse, le zèle sans répit avec lequel vous avez accompli votre mission en ne tenant compte que du bien suprême de l'Eglise".

  "A l'avenir, le Saint-Siège continuera de bénéficier de vos services, ce dont je vous remercie,...au poste important de Doyen du Sacré Collège mais aussi de Membre de divers dicastères de la Curie romaine et du Governorat de la Cité du Vatican".

  Le Pape a conclu en demandant à Dieu santé, joie et sérénité pour le Cardinal Sodano, qu'il a confié à la protection de la Mère de l'Eglise.
BXVI-L/DEPART SECRETAIRE ETAT/SODANO                  VIS 20060915 (370)


LE CARDINAL BERTONE, NOUVEAU SECRETAIRE D'ETAT


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Ce matin à Castelgandolfo, le Saint-Père a reçu le personnel de la Secrétairerie d'Etat, à l'occasion de la prise de fonction du Cardinal Tarcisio Bertone, SDB. Jusqu'ici Archevêque de Gênes (Italie), le Cardinal Bertone succède au Cardinal Angelo Sodano.
    Le Cardinal Sodano, Secrétaire d'Etat depuis le 1er décembre 1990 à la suite du Cardinal Agostino Casaroli, a d'abord déclaré: "En ce jour, les remerciements ne doivent pas tant s'adresser à ma personne mais plutôt à tous ceux qui m'ont assisté au long de ces années, en particulier les Substituts successifs aux affaires générales, Mgr.Re et Mgr.Sandri, et les Secrétaires aux rapports avec les états, Mgr.Tauran et Mgr.Lajolo. Tous ensemble, en équipe, nous avons travaillé au service du vénéré Jean-Paul  puis" de Benoît XVI.

  L'ex Secrétaire d'Etat a remercié aussi tous ses autres collaborateurs, ainsi que les membres des délégations pontificales de par le monde.

  Ensuite, dans une brève adresse au Pape, le nouveau Secrétaire d'Etat a dit son espoir de ce que son expérience de la Curie romaine favorise ses nouvelles responsabilités. "Je suis conscient de la lourde responsabilité qu'elle comporte et de la complexité des problèmes que je devrais aborder chaque jour. Mon unique ambition est de réaliser ma devise épiscopale: Fidem Custodire Concordiam Servare".

  "La profonde communion qui nous rassemble tous dans le service de l'Eglise, de la dignité humaine et de la concorde entre les peuples, ne peut se traduire que dans une collaboration loyale et fidèle, renforcée chez beaucoup d'entre-nous par l'esprit sacerdotal et la charité pastorale qui doivent toujours animer nos actions".
SS/NOMINATION BERTONE/SODANO                      VIS 20060915 (280)


A PROPOS DU DISCOURS A L'UNIVERSITE DE RATISBONNE


CITE DU VATICAN, 15 SEP 2006 (VIS). Hier après-midi, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a fait la déclaration suivante:

  "En référence aux réactions de divers responsables musulmans quant à certains passages du discours prononcé par le Saint-Père le 12 septembre à l'Université de Ratisbonne, et comme cela ressort d'une lecture attentive du texte, il convient de préciser que son soucis consiste en un refus clair et radical de toute motivation religieuse de la violence".

  "Il n'était donc pas dans les intentions du Pape de développer une étude approfondie sur le Jihad et la pensée musulmane s'y rapportant, et encore moins de porter offense à la sensibilité des musulmans".

  "Tout au contraire, on note dans les discours du Saint-Père une mise en garde faite à la culture occidentale d'éviter 'le mépris de Dieu et le cynisme, qui considère le rejet du sacré comme un droit délibéré' (discours du 10 septembre). Il indique également la juste dimension du religieux, qui est la condition à tout dialogue constructif entre les cultures et les religions. Dans la conclusion de son discours de Ratisbonne, Benoît XVI a déclaré: 'Les cultures profondément religieuses voient dans cette exclusion du divin de l'universalité de la raison une attaque à ses plus profondes convictions. Toute raison qui reste sourde au divin et relègue la religion dans la sphère strictement privée, est incapable de participer au dialogue inter-culturel'".

  "Il est donc clair que le Saint-Père a la volonté de respecter et de dialoguer avec les autres religions et toutes les cultures, avec l'Islam tout particulièrement".
OP/PAPE:REGENSBURG/LOMBARDI                     VIS 20060915 (270)


jeudi 14 septembre 2006

BENOIT XVI QUITTE LA BAVIERE


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2006 (VIS). Après la rencontre avec le clergé en la cathédrale de Freising, le Pape a gagné par la route l'aéroport voisin Franz Joseph Strauss (Munich), pour retourner à Rome.

  Dans son discours de congé, le Pape a dit avoir constaté en Bavière "combien nombreux sont ceux qui s'efforcent de suivre la voie de Dieu, en communion avec leurs pasteurs, qui s'appliquent à témoigner de la foi dans une société sécularisée".

  Après avoir évoqué l'œuvre des organisateurs de son voyage ainsi que "l'accueil reçu de toute part, tant d'attentions qui -a-t-il dit- l'ont beaucoup touché", le Saint-Père a tenu à remercier cordialement tout le monde, en offrant l'assurance des ses prières.

  "Je suis venu en Allemagne -a ajouté le Pape- pour re-proposer à mes concitoyens les vérités éternelles de l'Evangile, confirmer les croyants dans leur adhésion au Christ, le Fils de Dieu fait homme pour le salut du monde. La foi et sa Parole m'assurent qu'en lui se trouve la voie vers le bonheur éternel, mais aussi celle vers un avenir digne pour l'homme ici-bas".

  Puis Benoît XVI a rappelé que c'est aujourd'hui le 25 anniversaire de l'encyclique Laborem Exercens, dans laquelle Jean-Paul II vit dans le travail "une dimension fondamentale de l'existence sur terre" et souligna que le "premier fondement de la valeur du travail est l'homme lui-même". Le défunt Pape y écrivait aussi que le travail est un bien car par son bien "il ne transforme pas seulement la nature en fonction de ses besoins, mais se réalise lui-même et devient plus homme".

  A partir de cette grande intuition, a ajouté Benoît XVI, Jean-Paul II indiquait "des orientations qui demeurent d'actualité. Je voudrais recommander l'attention de mes concitoyens sur ce texte assez prophétique, certain que l'on peut tirer de grand profits sociaux de sa mise en application".

  Le Saint-Père a conclu en confiant le "présent et l'avenir de la Bavière et de l'Allemagne à l'intercession de tous les saints qui ont vécu dans ces pays en servant fidèlement le Christ, qui ont vécu la vérité que contient le thème même de ma visite pastorale: Qui croie n'est jamais seul".

  L'avion papal a décollé à 13 h en direction de Rome. Dès son arrivée à l'aéroport de Ciampino, prévue à 14 h 45', le Pape regagnera sa résidence de Castelgandolfo.
PV-BAVIERE/DEPART/MUNCHEN                          VIS 20060914 (390)


PRETRES, SERVITEURS ET VOIX DU CHRIST


CITE DU VATICAN, 14 SEP 2006 (VIS). Par hélicoptère ce matin, Benoît XVI a quitté Ratisbonne pour Freising, localité aux racines antiques qui constitue aujourd'hui un pole agricole et agroalimentaire et dispose d'une importante université. On y trouve les services administratifs du diocèse, dont le siège est à Munich.

  Les armoiries de Benoît XVI contiennent trois références à la Bavière, dont deux à Freising: la tête de maure symbole du diocèse, et l'ours, qui se rattache à la légende du premier évêque, saint Corbinien.

  De l´héliport, le Pape a gagné la cathédrale, édifice gothique intérieurement rococo, pour y rencontrer le clergé et les diacres permanents. C'est dans cette église que Joseph Ratzinger fut ordonné prêtre le 29 juin 1951, avant d'enseigner la théologie au séminaire diocésain. A cette rencontre prennent part trente prêtres ordonnés avec le Pape.

  "Voici donc mon dernier rendez-vous avant de quitter notre chère Bavière", a déclaré d'emblée le Saint-Père, qui a vite abandonné le texte préparé pour s'exprimer plus directement. "Et je suis heureux que ce soit avec vous, prêtres et diacres, pierres vivantes et choisies de l'Eglise... En admirant cette magnifique cathédrale de Freising, tant de souvenirs me reviennent en mémoire des années qui ont précédé mon sacerdoce puis de mon ministère en ces lieux".

  Le discours papal s'est alors développé autour de l'Evangile de Marc, dans lequel on voit Jésus reconnaître dans ses disciples la moisson de Dieu toute prête.

  "Le Christ voit le monde comme le champ de Dieu, dans lequel il va falloir couper une abondante moisson. Mais il est besoin de moissonneurs... Cela apparaît dans toutes ces formules, Jésus fait toujours preuve d'un absolu optimisme, fondé sur la puissance du Père, le patron de la moisson. Cette confiance est pour nous source d'espérance".

  "La vie du prêtre, la nature même de sa vocation et de son sacerdoce -a ajouté le Pape- découlent de ce qu'a révélé Jésus. C'est cette perspective qui l'a lui-même poussé à parcourir villes, campagnes et synagogues pour prêcher l'annonce du Royaume et guérir les malades".

  Sa générosité se fondait sur sa confiance en la puissance du Père...et la progressive assimilation des sentiments du Maître par le prêtre conduit ce dernier à partager la vision confiante" du Christ. En s'enracinant dans la logique du Christ, le prêtre apprend à voir dans ceux qui l'entourent la moisson de Dieu".

  Ceci dit, a ajouté Benoît XVI, "il ne faut pas oublier ce que dit le passage biblique: c'est le Maître de la moisson qui envoie les ouvriers moissonner. Jésus n'a pas chargé ses disciples d'aller chercher d'autres moissonneurs ou d'organiser des campagnes de recrutement. Il leur a demandé de prier Dieu".

  Cela ne signifie pas, a précisé Benoît XVI, que la pastorale des vocations "doive se limiter à la prière. Prier le Maître de la moisson veut dire que…c'est en intime communion avec lui, …qui est plein d'amour et de compassion pour l'humanité que, l'on peut entreprendre d'autres actions pour le Royaume de Dieu".

  "Il ne faut pas rester cantonnés à une logique du nombres et de l'efficacité, mais favoriser la gratuité et l'entraide… Les ouvriers de la moisson de Dieu sont ceux qui suivent les traces du Christ, ce qui suppose le détachement de soi-même et le plein accord avec sa volonté".

  Sur le "chemin pascal de mort et résurrection, le Christ nous a non seulement précédé mais il nous accompagne", a ensuite affirmé le Pape en rappelant que lorsque Pierre voulut suivre Jésus en marchant sur les eaux, celui-ci lui demanda simplement "de fixer son regard sur lui…le maintenant, pourrait-on dire, dans la zone de gravitation de sa grâce".

  "Sur le chemin pascal, le disciple se convertit en authentique témoin du Seigneur" et "l'essence de la tâche du ministre ordonné suit les deux définitions de saint Augustin, être Serviteur du Christ et Voix du Christ".

  "Le mot serviteur implique un rapport à autrui, en l'occurrence un patron. Qualifier le prêtre de Servus Christi signifie souligner que son existence a une connotation relationnelle. Tout son être se réfère au Christ" et, "en vertu du caractère sacramentel reçu lors de l'ordination, il appartient au Christ, partageant avec lui sans réserve l'appellation de Corps de l'Eglise".
 
  En tant que Vox Christi, le prêtre dépend de la Parole qu'est le Christ, a encore précisé le Saint-Père. C'est ainsi que la grandeur et l'humilité du ministère ordonné se révèlent. A l'image de Jean-Baptiste, le prêtre et le diacre sont les précurseurs, les serviteurs de la Parole, non le centre. Le centre est le Christ, dont ils sont la voix".

  "De cette réflexion découle la réponse à la question que tout pasteur d'âmes responsable se donne, surtout dans une situation de carence de prêtres. Comment conserver l'unité intérieure dans l'activisme parfois épuisant du ministère? Les solutions à problème résident dans la communion intime avec le Christ…Une nouvelle vision de l'ascèse sacerdotale se manifeste, …l'ascèse du service…développé comme l'authentique ascèse de la vie personnelle".

  Si le prêtre vit "son sacerdoce comme une ascèse et l'exercice sacramental comme la rencontre personnelle avec le Christ", a conclu le Pape, "il a besoin de moments pour reprendre haleine... Le don de soi aux autres n'est pas possible sans discipline, sans une récupération régulière de la pleine intériorité de la foi… C'est pour cela que le temps de rencontre immédiate avec Dieu dans la prière peut être considéré comme la priorité pastorale par excellence. C'est le souffle de l'âme".
PV-BAVIERE/DISCOURS PRETRES/FREISING               VIS 20060914 (910)


mercredi 13 septembre 2006

DECES DU ROI DE TONGA


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a fait envoyer un télégramme de condoléances à SM le Roi de Tonga Taufa' Ahau Tupou V, à la suite du décès (10 septembre) de son père le Roi Taufa' Ahau Tupu IV, à la suite d'une longue maladie. Régnant depuis 1967, le défunt était âgé de  88 ans.

  "Très affecté par la mort du Roi...j'adresse mes condoléances à la famille royale et au peuple de Tonga, que j'assure de mes prières et de ma solidarité. Je recommande le royal défunt...à la miséricorde divine et j'invoque le réconfort de Dieu pour le pays tout entier. En signe de réconfort et de paix, j'offre ma bénédiction apostolique comme marque d'espérance dans le Ressuscité".
TGR/DECES ROI TONGA/ TAUFA' AHAU TUPOU V         VIS 20060913 (140)


BENEDICTION D'UN ORGUE ET VISITE AU CIMETIERE


CITE DU VATICAN, 13 SEP 2006 (VIS). Après une messe privée au grand séminaire de Ratisbonne, Benoît XVI a gagné la Alte Kapelle de la cité bavaroise.

  Cette basilique, ancienne chapelle du palais ducal, qui remontant à l'an mille et qui est dédiée à la Vierge, conserve une icône mariale attribuée à la main de saint Luc, que le Pape Benoît VIII offrit à l'Empereur Henri  II.

  Reçu par le Doyen et le chapitre, le Saint-Père a procédé à la bénédiction d'un nouvel orgue monumental.

  "La musique et le chant -a dit Benoît XVI- ne sont pas un simple embellissement du culte divin, mais une partie même de la liturgie".

  "Transcendant, comme toute musique de qualité la simple sphère humaine", l'orgue exprime le divin, car "il est en mesure de relever tous les moments de l'existence. Les multiples possibilités de cet instrument évoquent d'une certaine façon l'immensité et la magnificence de Dieu".

  "Dans l'Eglise, tout comme dans l'orgue une main experte doit sans cesse ramener la disharmonie à la juste consonance, dans la diversité des dons et charismes, par la communion dans la foi, nous devons trouver l'accord juste de la louange divine et de l'amour fraternel. Dans la liturgie, plus nous nous laisserons transformer en Christ, plus nous serons en mesure de transformer le monde, en l'irradiant de la bonté, de la miséricorde et de l'amour du Seigneur pour l'homme".

  Après cette cérémonie, le Pape s'est rendu au domicile de son frère pour déjeuner. En début d'après-midi, ils se rendront au cimetière de Ziegestdorf, où reposent leurs parents et leur sœur Maria. Après avoir prié, le Saint-Père gagner par la route Pentling, localité périphérique où il habita avec sa sœur et son frère lorsqu'il enseignait à l'université de Ratisbonne.

  Benoît XVI visitera la maison et le jardin et y restera jusqu'à l'heure du dîner. Vers 19 h 30', il devrait regagner le grand séminaire de Ratisbonne pour la nuit.
PV-BAVIERE/ORGUE:CIMETIERE/REGENSBURG                    VIS 20060913 (330)


LES CLEFS DU DIALOGUE OECUMENIQUE


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2006 (VIS). Des vêpres oecuméniques ont été célébrées cet après-midi dans la cathédrale de Ratisbonne, en présence de  représentants des diverses Eglises et communautés ecclésiales bavaroises, luthérienne et orthodoxe notamment, ainsi que les membres de la commission œcuménique de la Conférence épiscopale d'Allemagne.

  Avant d'arriver à la cathédrale, le Pape s'est arrêté en l'église voisine St.Ulrich, où il a salué le Prévôt et le Recteur ainsi que le Président de la communauté juive de Bavière. Puis, en procession avec les représentants des autres confessions chrétiennes, il s'est dirigé vers la cathédrale, dont les célèbres chœurs d'enfants ont été dirigés pendant vingt ans par Mgr.Georg Ratzinger.
 
  "Chrétiens, orthodoxes, catholiques et protestants -a dit Benoît XVI après les lectures- nous sommes réunis pour rendre grâce à Dieu. C'est une heure de gratitude car nous pouvons prier ensemble…tout en grandissant ensemble dans l'unité".

  Le Pape a ensuite salué les représentants orthodoxes, en affirmant qu'il considérait "comme un don de la providence" le fait qu'en tant que professeur à Bonn il avait pu "connaître et aimer, pour ainsi dire personnellement, l'église orthodoxe". Il a également évoqué la prochaine réunion à Belgrade du dialogue théologique sur la Koinonia.

  "Notre Koinonia est avant tout communion avec le Père et son Fils, Jésus-Christ, dans l'Esprit Saint", a-t-il souligné. "Cette communion crée la Koinonia entre les hommes en tant que participation dans la foi des Apôtres et comme communion dans la foi, une communion qui  prend corps dans l'Eucharistie pour bâtir l'Eglise qui se répand par delà les frontières".

  Le Pape a vivement souhaité que la réunion de Belgrade porte des fruits pour que "la communion dans la foi soit plus grande et mûrisse jusqu'à la pleine unité… Il faut que nous soyons une seule chose pour que le monde croie. Notre dialogue doit être animé par la dimension de cet engagement".

  Benoît XVI s'est ensuite adressé cordialement aux "amis des différentes traditions de la Réforme", faisant l'éloge de la "longue recherche qui a conduit à un consensus sur la justification" et "de l'adhésion du Conseil mondial des Eglises méthodistes à la Déclaration commune sur la Doctrine de la Justification".

  "La Justification -a ajouté le Pape- est un thème essentiel de la théologie, mais je crois qu'elle est à peine présente dans la vie des fidèles. Bien que le thème du pardon réciproque soit de nouveau urgent à cause des évènements dramatiques de notre temps, il n'y a pas la conscience de la nécessité du pardon de Dieu avant tout, la Justification de sa part. Principalement, la conscience moderne ne perçoit pas que nous avons des dettes envers Dieu et que le péché est une réalité qui ne peut être dépassée que par une initiative divine. Cette offuscation du thème de la Justification et du pardon des péchés dissimule, en définitive, une offuscation de notre relation avec Dieu. C'est pour cela que notre première tâche sera peut-être  la perception d'une nouvelle relation avec Dieu dans nos existences".

  Ensuite le Pape a cité trois mots clef pour pouvoir faire cette découverte: confession, témoignage et amour, contenus dans le texte de Saint Jean lu pendant la cérémonie.

  "La confession qui nous distingue en tant que chrétiens -a-t-il précisé- est la foi dans le fait que Jésus est le Fils de Dieu incarné… Il nous permet d'entrer en contact avec Dieu. En cette époque de rencontres multi-religieuses, nous sommes facilement tentés d'atténuer cette confession ou de la cacher. Ainsi nous ne favorisons ni la rencontre ni le dialogue mais nous rendons Dieu encore moins accessible pour les autres et pour nous-mêmes… Il n'y a aucunes divisions entre nous dans cette confession commune et dans notre tâche".

  "La confession doit se transformer en témoignage", a alors fait observer Benoît XVI, en citant Jean, qui affirme que le témoin du Christ est celui "qui a vu". Cette affirmation "suppose que, nous aussi, les générations successives, nous devons nous convertir en prophètes pour pouvoir témoigner. Nous devons nous aider réciproquement à développer cette capacité pour faire que les hommes de notre temps voient à leur tour dans le monde qu'ils ont construit" et que "malgré toutes les barrières historiques, ils peuvent à nouveau voir Jésus… Etre témoins de Jésus signifie surtout être témoin d'une manière de vivre spécifique. Dans un monde confus..., les chrétiens doivent être des exemples de vie juste".

  Le dernier mot, amour, Agapé, qui guide tout le texte de l'évangéliste -a conclu le Pape- n'a rien de sentimental ou d'exalté. Il s'agit de quelque chose d'entièrement sobre et réaliste. Synthèse de la Loi...il renferme tout, un tout qui doit se manifester jour après jour… Nous croyions dans l'amour… Offrons donc le témoignage de notre foi afin qu'elle apparaisse comme une force de l'amour pour que le monde croie".
PV-BAVIERE/VEPRES OECUMENIQUES/REGENSBURG           VIS 20060913 (800)


AGIR SANS LA RAISON EST CONTRAIRE AU PLAN DIVIN


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2006 (VIS). A 16 h 45', le Pape s'est rendu à l'Université de Ratisbonne pour prendre part à une rencontre avec le monde de la science. Inaugurée en 1965, elle compte aujourd'hui douze facultés pour 25.000 étudiants.

  Après avoir enseigné la théologie dogmatique et fondamentale à l'Ecole supérieure de philosophie et théologie de Freising, puis aux Universités de Bonn, Münster et Tübingen, Joseph Ratzinger a été titulaire de la chaire de théologie dogmatique et d'histoire dogmatique de l'Université de Ratisbonne, dont il fut Vice-recteur (1969-1971).

  Le discours du Pape a été une vaste réflexion sur les rapports entre foi et raison.

  Benoît XVI s'est d'abord demandé si "la conviction de ce qu'agir contre la raison constitue une opposition à la nature de Dieu n'était qu'un élément de la pensée grecque ou bien une réalité en soi". Et en l'occurrence, il a cité ceux qui tuent ou recourent à la violence pour convertir autrui.

  "A la fin du moyen âge -a rappelé le Saint-Père- plusieurs courants théologiques brisèrent la synthèse entre pensée grecque et pensée chrétienne", tel le volontarisme. "La transcendance et la richesse de Dieu furent alors développées de manière tellement exagérées que le raisonnement, le sens du vrai et du bien ne reflètent plus Dieu, dont la volonté abyssale demeure par conséquent définitivement inaccessible à l'homme, cachée derrière ses décisions".

  Puis il a souligné que, grâce à la foi, nous savons au contraire qu'entre "Dieu et nous, entre son Esprit créateur éternel et notre raison créée, il y une analogie. Certes, les différences y sont infiniment  plus grandes que les ressemblances, mais pas au point d'abolir l'analogie et son langage... Le Dieu véritablement divin est celui qui s'est manifesté comme Logos et qui, comme Logos, a agi et agit avec un infini amour pour l'humanité".

  La fusion entre la foi biblique et la pensée grecque, a poursuivi Benoît XVI, "constitue un fait capital pour l'histoire des religions mais surtout pour l'histoire universelle. Etant donné ceci, il n'est pas surprenant que le christianisme, malgré son origine oriental et l'importance de son développement en orient, ait finalement trouvé une empreinte historiquement décisive en Europe... Cette fusion, à laquelle s'est ensuite ajouté l'héritage de Rome, a créé l'Europe, demeurant à la base de que l'on peut à juste titre appeler Europe".

  Le Pape a alors rappelé que "le besoin de deshellénisation du christianisme s'oppose à la thèse selon laquelle l'héritage grec, dûment purifié, serait part intégrante de la foi chrétienne".

  Cette deshéllinisation "se manifeste tout d'abord en rapport avec l'émergence des postulats fondamentaux de la Réforme du XVI siècle", puis, avec la théologie libérale des XIX et XX siècles "on voulut remettre le christianisme en harmonie avec la raison moderne, en le libérant d'éléments apparemment philosophiques et théologiques comme la foi en la divinité du Christ et en la Trinité".

  Benoît XVI a ensuite indiqué une "troisième phase de deshellénisation, toujours en cours", pour laquelle "la synthèse entre cultures et pensée grecque opérée dans l'Eglise ancienne constituerait une première inculturation, qui ne devrait pas influencer les autres cultures. Celles-ci devraient avoir la possibilité de revenir en arrière jusqu'au point ayant précédé cette inculturation, de manière à découvrir l'authentique message du Nouveau Testament pour l'inculturer autonomement. Non seulement elle est grossière et imprécise, mais cette thèse est fausse".

  Après avoir souligné la nécessité d'admettre sans réserves ce qu'il y a de valable dans le développement moderne de la pensée, le Saint-Père a dit la nécessité d'écarter "les dangers qui en découlent. Nous devons aussi nous demander comment y faire face... Ce n'est possible que si la raison et la foi redeviennent unies, que si l'on dépasse les limites fixées à la raison, ce qui parfaitement possible, et que si on en déploie à nouveau tous les horizons ".

  "Ainsi seulement sera-t-on capable d'établir un véritable dialogue des cultures et des religions, un dialogue qui constitue une priorité. Dans le monde occidental on estime trop souvent que la seule raison positive et les formes philosophiques en découlant seraient universelles. Or les cultures profondément religieuses voient dans cette exclusion du divin de l'universalité de la raison une attaque à ses plus profondes convictions".

  Benoît XVI a conclu en rappelant que "l'occident est depuis longtemps menacé par cette aversion des interrogations fondamentales de la raison, tout à son propre dam. S'ouvrir largement à la raison, ce qui ne signifie pas renoncer à sa grandeur, est le programme que se fixe la théologie dans sa recherche sur la foi biblique. C'est ainsi qu'elle entend entrer dans le débat contemporain".

  Après cette rencontre, le Pape s'est rendu à la cathédrale de Ratisbonne, connu pour ses chœurs d'enfants, dirigés pendant vingt ans par son frère aîné, Mgr.Georg Ratzinger.
PV-BAVIERE/SCIENCE/REGENSBURG                      VIS 20060913 (800)


mardi 12 septembre 2006

MONTRER LE VISAGE HUMAIN DE DIEU


CITE DU VATICAN, 12 SEP 2006 (VIS). Ce matin Benoît XVI a quitté le grand séminaire de St.Wolfgang pour se rendre sur l'Islingenfeld de Ratisbonne, où il a présidé une messe. A l'homélie, il a d'abord remercié tous ceux qui font en sorte que sa visite se passe bien. Je suis "un peu confus devant tant de bonté", a-t-il dit, et ému d'avoir appris que plusieurs personnes et associations ont travaillé pour embellir la maison et le jardin qu'il partageait avec son frère et sa soeur avant son ordination épiscopale.

  "Nous sommes réunis pour une fête de la foi", a dit le Saint-Père… Mais "en quoi croyons-nous et que signifie croire? La vision de la foi embrasse le ciel et la terre, le passé et le présent, l'avenir et l'éternité. C'est pour cela que la foi est inépuisable, tandis que son essence est très simple. Le Seigneur parle avec le Père en disant: 'Tu as caché ces choses aux sages et aux avisés et tu les as révélés aux petits'".

  "De son coté -a poursuivi le Pape- l'Eglise nous offre un résumé de la foi où est exprimé l'essentiel, le Credo des Apôtres… Elle parle du Créateur, principe de toute chose, du Christ et de l'œuvre du salut, jusqu'à la résurrection des morts et la vie éternelle".

  "La foi est une chose simple", a souligné Benoît XVI. "Nous croyons en Dieu…en ce Dieu qui entre en relation avec les êtres humains et qui est pour nous origine et avenir. Ainsi la foi est-elle également espérance et certitude d'avoir un avenir et que nous ne tomberons pas dans le vide. Et puis la foi est amour, parce que l'amour de Dieu est contagieux…  Le Credo n'est pas un ensemble d'opinions, ce n'est pas une théorie. Il est ancré dans l'évènement du baptême..., de la rencontre entre Dieu et l'être humain… Oui, celui qui croie n'est jamais seul. Dieu vient à notre rencontre".

  "Nous croyons en Dieu. C'est notre décision de fond" a dit le Saint-Père en rappelant que depuis l'Illuminisme, une partie de la science veut expliquer un monde "où Dieu serait superflu…et inutile pour notre vie. Mais chaque fois que cela semble réussir, les comptes ne tournent pas ronds".

  "Qui y a-t-il à l'origine?", s'est demandé Benoît XVI. "La raison créatrice, l'Esprit qui crée et suscite le développement ou l'irrationalité qui, privée d'une quelconque raison, produit au loin un cosmos ordonné mathématiquement?... Nous chrétiens…nous croyons que l'origine est dans le Verbe éternel, dans la Raison et non dans l'irrationnel. Avec cette foi nous n'avons pas besoin de nous cacher, nous n'avons pas peur de nous retrouver dans une impasse".

  "Nous croyons en…ce Dieu qui est…raison créatrice. La deuxième partie du Credo nous dit plus encore que cette raison créatrice est Bonté et Amour. Elle a un visage… Il s'est montré à nous comme être humain… Aujourd'hui, lorsqu'on connaît les maladies mortelles menaçant la religion et la raison, que sont la destruction de l'image de Dieu par haine et par fanatisme, il est important d'affirmer avec clarté quel est le Dieu en qui nous croyons et professer avec conviction le visage humain de Dieu. C'est seulement ainsi que nous nous libérons de la crainte de Dieu, un sentiment qui naît en fait de l'athéisme moderne… Seul ce Dieu nous sauve…de l'anxiété face au vide de l'existence".
 
  "La deuxième partie du Credo s'achève -a ajouté Benoît XVI- sur la perspective du Jugement dernier… N'est-ce pas comme s'il devait nous inculquer la peur? Mais ne voulons-nous pas tous qu'un jour justice soit faite pour ceux qui ont été injustement condamnés,…pour ceux que la mort a arraché d'une vie de douleur? Ne voulons-nous pas que l'excès d'injustice et de souffrances, que nous voyons durant notre vie se dissipe à la fin, que tous soient en définitive heureux et que tout prenne sens? ".

  "Le concept de Jugement du monde sous-entend l'affirmation du droit -a encore précisé le Saint-Père- cette réunion de tous les fragments de l'histoire dépourvus de sens, et leur intégration dans un tout où dominent la vérité et l'amour".

  "La foi ne veut pas nous inculquer la peur. Elle veut nous appeler à la responsabilité. Nous ne devons pas gaspiller notre vie, ni la vivre seulement pour nous, nous ne devons pas rester indifférents face à l'injustice en étant de connivence avec elle, voire en étant complices. Nous devons comprendre quelle est notre mission dans l'histoire et essayer de la réaliser".

  "Mais quand la responsabilité et la préoccupation se convertissent en peur -a conclu le Pape- souvenons-nous des paroles de saint Jean: 'Même si le cœur nous reproche quelque chose, Dieu est plus grand que notre cœur et il sait tout'".
PV-BAVIERE/MESSE/ISLINGER FELD                    VIS 20060912 (790)


POUR QUE DIEU ENVOIE DES MOISSONNEURS


CITE DU VATICAN, 11 SEP 2006 (VIS). A 16 h 30', le Pape a quitté le couvent Ste.Madeleine d'Altötting et gagné en papamobile la basilique Ste.Anne voisine, élevée il y a un siècle, pour y célébrer les vêpres avec les religieux, prêtres et séminaristes. Avant, il s'est arrêté en l'église St.Konrad, consacrée au capucin (mort en 1894) canonisé par Pie XI en 1934.

  En 1989, le Cardinal Ratzinger avait présidé les cérémonies du 500 anniversaire des apparitions mariales d'Altötting.

  A l'homélie, le Saint-Père s'est interrogé sur la vocation à servir Dieu, "sous les yeux de sainte Anne, chez laquelle grandit la vocation la plus grande de toute l'histoire du salut", celle de Marie.

  Puis le Pape a rappelé que "la moisson de Dieu est vaste et qu'elle attend des ouvriers. Dans le tiers-monde, en Amérique latine, en Afrique et en Asie, ce sont des hérauts de l'Evangile que l'on attend, des porteurs de paix, des annonciateurs du message de Dieu fait homme. Mais en Occident, en Allemagne comme dans la si vaste Russie, la moisson pourrait être si grande! Or ce sont les hommes prêts à devenir les moissonneurs du Seigneur qui font défaut".

  S'adressant à Dieu, le Saint-Père s'est exclamé: "Vois le monde et envoie des ouvriers! Ainsi frappons-nous à la porte du Seigneur, qui lui en appelle à nos cœurs. Seigneur, me veux-tu? La tâche n'est-elle pas trop lourde pour moi? Ne suis-je pas trop petit pour elle? Ne crains pas, a dit l'ange à Marie, 'ne crains rien, je t'ai appelée par ton nom', dit-il par l'intermédiaire d'Isaïe à chacun de nous".

  "Seul qui est avec lui et apprend à le connaître pourra vraiment l'annoncer", a poursuivi Benoît XVI. Qui est en compagnie de Dieu ne peut garder pour lui ce qu'il a trouvé mais doit le communiquer".

  Puis il a dit que pour trouver la compagnie du Seigneur, le prêtre doit avant tout s'appliquer à la célébration quotidienne de la messe, "avec une participation intérieure de plus en plus profonde".

  Une autre façon d'être avec Dieu est la "liturgie des heures récitée par des hommes en quête de dialogue avec lui, et la prière qui doit englober tous ceux qui n'en ont ni le temps ni l'idée".

  Le Pape a enfin évoqué l'adoration eucharistique: Le Seigneur "est présent dans l'hostie consacrée, comme un trésor qui nous est toujours accessible. C'est dans l'adoration de sa présence que l'on apprend à le recevoir correctement... Aimons donc être en présence du Seigneur, avec qui nous pouvons parler de tout, auquel nous pouvons exposer nos joies, notre gratitude, nos déceptions, requêtes et espérances. Ainsi est-il possible de lui redire, 'Seigneur, envoie des ouvriers pour ta moisson', aide-nous è être de bons ouvriers dans ta vigne".

  Benoît XVI s'est alors adressé à la Vierge, "qui a accompagné Jésus toute sa vie pour être en sa compagnie, et qui pour cela fut et demeure à la totale disposition des hommes".

  "Pensons aussi à Anne, sa mère, et à l'importance des mères et des pères, à l'importance des grands parents et de la famille comme espace de vie et de prière, où l'on apprend à prier et où les vocations peuvent naître".

  Après la cérémonie, le Pape a gagné par la route son village natal de Marktl am Inn, où il a effectué une visite privée à l'église paroissiale St.Oswald. Il y fut baptisé le jour même de sa naissance, le 16 avril 1927.

  Puis un hélicoptère l'a conduit à Ratisbonne où il a dîné et passé la nuit au grand séminaire St.Wolfgang.
PV-BAVIERE/VEPRES/ALTOTTING                      VIS 20060912 (600)


lundi 11 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 9 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Johannes Harmannes Jozefus van den Hende, Coadjuteur de l'Evêque de Breda (Pays-Bas). L'Evêque élu, né en 1964 à Groningen (Pays-Bas) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Groningen-Leeuwarden.

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Saint John (Canada), présentée par Mgr.Joseph Faber MacDonald en conformité au canon 401,2 du CIC.
NEC:RE/.../VAN DEN HENDE:MACDONALD                              VIS 20060911 (60)

LE OUI DE MARIE ET JESUS A LA VOLONTE DIVINE


CITE DU VATICAN, 11 SEP 2006 (VIS). Benoît XVI a quitté ce matin l'archevêché de Munich en hélicoptère pour se rendre au sanctuaire marial d'Altötting, le cœur religieux de la Bavière, qui accueille plus d'un million de pèlerins l'an.

  Selon la légende, au VIII siècle, Rupert, Evêque de Salzburg y aurait baptisé le premier duc chrétien de Bavière. en 1330, une première Vierge à l'Enfant fut placée dans l'église primitive et, en 1489, il se produisirent en ce lieu les deux apparitions de mariales qui lui valurent la réputation dont le sanctuaire jouit jusqu'à nos jours. Les cœurs de tous les rois de Bavière sont conservés à Altötting.

  A son arrivée au sanctuaire, le Saint-Père a été accueilli par M.Edmund Stoiber, Ministre Président de Bavière, et par Mgr.Wilhem Schraml, Evêque de Passau. Après un moment de prière à l'intérieur de l'église, Benoît XVI a célébré la messe sur l'esplanade.

  A l'homélie, le Pape a expliqué que dans les lectures de la messe "on rencontre trois fois Marie, le mère du Seigneur, comme une personne qui prie, mais chaque fois de manière différente". dans les Actes des Apôtres "Marie guide l'Eglise naissante dans la prière, c'est presque l'Eglise en personne qui prie, entourée de la vaste communauté des saints. Face à Dieu, elle intercède pour nous, demandant qu'il envoie de nouveau son Esprit à l'Eglise et au monde".

 Dans l'Evangile des noces de Cana ensuite, "elle demande à son fils d'aider ses amis qui se trouvent en difficulté", s'adressant à lui "non seulement comme à un homme dont la fantaisie et la disponibilité à aider peuvent entrer en jeu" mais "confie une besoin humain à son pouvoir…qui va au-delà de l'action et de la capacité humaine". Cependant, Marie "ne dit pas à Jésus ce qu'il doit faire,…elle ne lui demande pas un miracle…mais avec sensibilité elle lui confie la situation et remet la décision à prendre entre ses mains". 

  Nous pouvons voir en Marie, a expliqué le Pape, "une attention affectueuse pour les êtres humains en difficulté, la promptitude maternelle avec laquelle elle se rend compte des situations difficiles, sa bonté cordiale et sa disponibilité à aider", ainsi que "l'humilité et la générosité d'accepter la volonté de Dieu, confiante que sa réponse sera pour notre bien ".

  La réponse de Jésus à sa mère, "femme, que nous importe-t-il à toi et à moi? Toutefois mon heure n'est pas arrivée". Ce n'est pas de l'indifférence mais il annonce "le rôle de Marie dans l'histoire du salut" quand, sur la Croix, il "fera de sa mère la mère de tous ses disciples… Marie représente la femme nouvelle et définitive, accompagnatrice du Rédempteur et notre mère: cette appellation apparemment peu affectueuse exprime en échange la grandeur de sa mission ".

  le Christ et sa mère sont unis, a rappelé le Saint-Père, par l'acceptation de la volonté de Dieu que la Vierge prononça lors de l'Annonciation. "Dans ce double oui, l'obéissance du fils prend corps, et c'est Marie qui lui donne corps". Et  par ce même mot, "le Seigneur se réfère à leur profonde unité".

  C'est pour cela que "Jésus n'agit jamais pour lui ou pour plaire aux autres. Il agit en accomplissant toujours la volonté du Père". Dans l'épisode de Cana, il "n'utilise pas son pouvoir comme une chose personnelle. il fait un geste qui annonce son heure… Dans la transformation de l'eau en vin, dans le cadeau de fête aussi, il annonce son heure dès ce moment".

  "Son heure définitive -a conclu le Pape- sera le retour à la fin des temps, mais il annonce constamment ce moment dans l'eucharistie, dans ce qui arrive toujours et maintenant… Altötting constitue un de ces lieux nouveaux pour y adorer le Seigneur dans l'Eucharistie", un lieu où Jésus est uni à Marie"

  Enfin, le Saint-Père a tenu à évoquer la tragédie du 11 septembre 2001 en demandant de prier tout spécialement pour la paix dans le monde.

  Après la messe, Benoît XVI a inauguré dans le sanctuaire la nouvelle chapelle de l'adoration, puis il s'est ensuite rendu à pied au couvent Ste.Marie-Madeleine, où il a déjeuné avec sa suite.
PV-BAVIERE/MESSE/ALTOTTING                          VIS 20060911 (690)


JESUS, LA TENTE DE DIEU PLANTEE PARMI NOUS


CITE DU VATICAN, 10 SEP 2006 (VIS). Cet après-midi, Benoît XVI a quitté a résidence munichoise en voiture décapotable pour se rendre à la cathédrale Notre-Dame. Construit entre 1468 et 1488, l'édifice a été presque complètement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, à l'exception d'une chapelle et des deux tours de façade. La reconstruction a débuté en 1946 et la dernière restauration a eu lieu de 1989 à 1994.

  C'est dans cette cathédrale, où sont conservées les reliques de l'évêque Benno, saint patron de Bavière, qui a dirigé le diocèse de Meissen entre 1066 et 1106, que Mgr.Joseph Ratzinger reçut l'ordination épiscopale le 28 mai 1977.

  A son arrivée, le Pape est d'abord allé prié dans la chapelle du Saint Sacrement puis s'est rendu dans la crypte pour prier sur les tombes des Archevêques de München-Freising. Puis Benoît XVI a présidé les vêpres auxquelles ont participé les enfants de la Première Communion.

  A l'homélie, évoquant la lecture liturgique, un passage de l'Apocalypse, le Saint-Père a expliqué que l'auteur y regarde "en haut, vers le ciel et au-delà, vers l'avenir" tout en parlant "également de la terre et du présent, de notre vie. Effectivement, durant notre vie, nous sommes tous en chemin...et nous voulons découvrir la juste direction. Nous ne voulons pas dire à la fin...j'ai pris le mauvais chemin, ma vie est un désastre".

  Le prophète de l'Apocalypse parle, a dit le Pape, "d'un monde réconcilié...où les êtres humains sont réunis dans la joie". Là, ils "vivent avec Dieu...qui a planté sa tente parmi nous...Dieu n'est pas loin de nous, dans un lieu très éloigné de l'univers..  Jésus est devenu l'un de nous...et la tente" de Dieu.

  La rencontre avec Dieu, avec "cet amour qui est divin et humain tout à la fois -a alors expliqué le Saint-Père- est l'ablution du baptême", qui n'est "qu'un début. En marchant avec Jésus, dans la foi et dans la vie,...son amour nous touche pour nous purifier et nous rendre lumineux".

  "La blancheur de...la robe baptismale et de la chasuble de la Première Communion...signifie qu'en vivant avec Jésus et la communauté des croyants qu'est l'Eglise, on se transforme en une personne lumineuse, une personne remplie de vérité et de bonté...dans laquelle transparaît la splendeur de...la bonté divine".

  Dans le texte apocalyptique, l'Agneau, c'est à dire Jésus, "guide la multitude de toutes les races et toutes les nations vers la source d'eau vive...symbole par excellence de la vie. La vraie source est Jésus en personne, par lequel Dieu s'offre à nous", et avant tout dans la Communion. "Grâce à l'Eucharistie...une communauté se constitue, qui dépasse toute frontière et embrasse toutes les langues: l'Eglise universelle dans laquelle Dieu parle et vit avec nous".

  Benoît XVI s'est ensuite adressé aux parents, aux enseignants de religion et aux responsables des paroisses.  "Accompagnez vos enfants sur le chemin de la Communion, accompagnez-les à l'église pour participer à la messe dominicale. Ce n'est pas une perte de temps" et "la semaine devient plus joyeuse si vous participez ensemble à la liturgie dominicale... A la maison, priez ensemble... La prière ne conduit pas seulement à Dieu, mais également les uns aux autres".

  "Je vous demande de maintenir présente dans l'école la recherche de Dieu", a encore demandé le Pape aux enseignants. "Je sais que dans notre monde pluraliste il est difficile d'aborder le thème de la foi  à l'école... Poussez vos élèves...à se demander d'où nous venons et où nous allons dans cette vie".

  "Faites tout votre possible -a conclu le Pape en s'adressant aux responsables paroissiaux- pour que la paroisse soit une patrie intérieure des personnes...où l'on peut vivre dans la grande famille de l'Eglise universelle".
PV-ALLEMAGNE/VEPRES/MUNICH                    VIS 20060911 (630)


LE MONDE A BESOIN DE DIEU


CITE DU VATICAN, 10 SEP 2006 (VIS). Ce matin, le Pape a célébré une messe solennelle sur l'esplanade Neue Messe de Munich, devant 250.000 fidèles.

  Commentant les lectures du jour, Benoît XVI a souligné qu'elles présentent toutes Dieu comme étant "le centre de la réalité et le cœur de nos vies".

  Puis, il a félicité l'Eglise d'Allemagne "pour son magnifique engagement social et sa disponibilité à apporter son aide partout où cela est nécessaire", révélant combien les évêques en visite Ad Limina, et dernièrement ceux d'Afrique, lui disent leur reconnaissance pour la générosité des catholiques allemands.

  Mais, a ajouté le Saint-Père, "là où on ne porte que des connaissances et des savoir-faire, de la technique et des moyens, on apporte trop peu. Et alors, c'est l'engrenage de la violence, la capacité de détruire et tuer qui prévaut dans la course au pouvoir... On s´éloigne de plus en plus de la réconciliation, de l'engagement commun en faveur de la justice et de l'amour".

  Le Pape a alors indiqué que si "les africains et les asiatiques admirent les capacités et la science" de l'occident, ils "sont effrayés par un rationalisme qui exclut Dieu de la vision de l'homme, qui se croit le summum de la raison, et que l'on veut imposer à leurs cultures. Pour eux, la menace principale faite à leur identité n'est pas la foi chrétienne mais le mépris envers Dieu et le cynisme qui considère le rejet du sacré comme un droit délibéré et élève le matérialisme au rang de référence morale suprême dans les progrès de la recherche".

  "Ce cynisme n'est pas la tolérance et l'ouverture culturelle qu'attendent les peuples et que nous désirons! La tolérance dont nous avons tous besoin inclut la crainte de Dieu, le respect de ce qui est sacré pour certains... Et ce sens du respect ne peut être régénéré en occident  que par un renouveau de la foi, que si Dieu est à nouveau présent pour nous et en nous. Notre foi, nous ne l'imposons à personne...mais la foi ne peut se développer que dans la liberté. Appelons-en donc à la liberté des hommes de s'ouvrir à Dieu, de le rechercher, de l'écouter".

  Ensuite Benoît XVI a redit que le monde avait "besoin de Dieu, comme "nous en avons besoin. Mais de quel Dieu?", d'un Dieu dont la revanche est la Croix, d'un Dieu qui dit non à la violence et qui dit jusqu'au bout oui à l'amour. "C'est là le Dieu dont nous avons besoin. Nous ne manquons pas de respect envers les autres religions et les autres cultures, et nous respectons profondément leur foi, lorsque nous confessons publiquement et sans crainte ce Dieu qui oppose sa souffrance à la violence, à ce Dieu qui, pour les dépasser, dresse sa miséricorde devant le mal et sa puissance. Adressons-lui notre prière afin qu'il demeure parmi nous et nous aide à être des témoins crédibles".

  Après la messe et avant de réciter l'angélus, le Pape a évoqué Marie, qui est demeurée "la servante du Seigneur, qui ne s'est jamais mise en avant mais veut nous guider vers Dieu, veut nous enseigner un mode de vie dans lequel Dieu est au cœur".

  Ensuite, le Saint-Père a regagné l'archevêché de Munich pour déjeuner avec les Cardinaux et sa suite.
PV-BAVIERE/MESSE:ANGELUS/MUNICH                VIS 20060911 (560)


PRIERE DEVANT LA PATRONE DE LA BAVIERE


CITE DU VATICAN, 9 SEP 2006 (VIS). Dans l'après-midi, le Pape s'est rendu en voiture à la Marienplatz, au centre de laquelle se dresse la Mariensäule, la colonne de marbre surmontée d'une statue en bronze doré de la Vierge, patronne de la Bavière, érigée en 1638 par Maximilien Ier, pour la remercier de la fin de l'occupation  suédoise de la ville pendant la guerre de Trente ans.

  Benoît XVI a rappelé qu'il y a presque trente ans, en 1977, il avait inauguré en ce lieu  son service épiscopal à Munich par une prière à la Vierge. Cinq ans plus tard, en 1982, il y prenait congé de son diocèse pour répondre à la demande du Pape d'aller à Rome, "priant une fois encore la patronne de la Bavière et lui confier sa ville et sa patrie. Aujourd'hui -a-t-il ajouté- je suis de nouveau ici, et cette fois en tant que successeur de Pierre".

  Après avoir rappelé que nommé Archevêque de München-Freising il était devenu le successeur de Corbinien, le fondateur du diocèse de Freising, le Saint-Père a évoqué la légende selon laquelle un ours avait attaqué le cheval qui portait le saint évêque à Rome. Corbinien aurait reproché sa férocité à l'animal, l'obligeant en punition de prendre la place du cheval.

  "L'ours de saint Corbinien -a dit le Pape- aurait été libéré à l'arrivée à Rome. Dans mon cas, le patron en a décidé autrement. Je me trouve donc de nouveau au pied de la Mariensäule pour implorer l'intercession et la bénédiction de la Mère de Dieu, et cette fois pas seulement pour la ville de Munich et pour la Bavière, mais pour l'Eglise universelle et pour tous les hommes de bonne volonté".

  Après avoir chanté l'Ave Maria, le Pape a supplié la Vierge: "Au cours de temps difficiles, nos prédécesseurs ont érigé ici, au centre de Munich, ton image pour te confier la ville et le pays. Ils désiraient te rencontrer sur les chemins ordinaires et que tu leur apprenne à vivre justement leur existence humaine".

  "Aide-nous -a conclu le Pape- à être patients et humbles, a être libres et courageux, comme tu l'as été au moment de la Croix… Bénis-nous et bénis cette ville et ce pays! Montre-nous Jésus, le fruit béni de ton sein! Prie pour nous pêcheurs maintenant et à l'heure de notre mort. Amen!".

  Benoît XVI s'est rendu à la Residenz, l'ancien palais royal de la capitale bavaroise, qui abrite la chancellerie du Land, pour s'entretenir avec M.Horst Köhler, Président de la République fédérale d'Allemagne, puis avec Mme Angela Merkel, Chancelier fédéral, et M.Edmund Stoiber, Ministre Président de Bavière.

  A 20 h 15', le Pape a regagné l'archevêché de Munich.
PV-ALLEMAGNE/PRIERE VIERGE/MUNICH             VIS 20060911 (500)


HOMMAGE AUX VALEURS CHRETIENNES DE LA BAVIERE


CITE DU VATICAN, 9 SEP 2006 (VIS). Le voyage de Benoît XVI dans sa Bavière natale (Allemagne), qui se conclura le 14 septembre, a débuté ce matin.

  Parti de l'aéroport romain de Ciampino à 13 h 45', l'avion papal a atterri à celui de Munich (München) à 15 h 30'. Le Président de la République fédérale d'Allemagne, M.Horst Köhler, le Chancelier fédéral, Mme Angela Merkel, le Ministre Président de Bavière, M.Edmund Stoiber, entourés des différentes autorités locales.

  "Je reviens au pays, parmi les miens -a déclaré le Pape-, pour visiter des lieux fondamentaux de ma vie...mais aussi comme successeur de l'Apôtre Pierre afin de réaffirmer les liens profonds qui unissent le Siège de Rome et notre Eglise" bavaroise.

  "Ces liens, qui sont séculaires, ont une histoire alimentée par la solide adhésion à la foi et aux valeurs chrétiennes dont les Bavarois peuvent à juste titre être fiers", a ajouté Benoît XVI en évoquant également le grand patrimoine culturel et artistique de sa région, "qui reflète la fidélité chrétienne des générations s'étant succédé dans un pays que j'aime tant".

  "Quoique parfois marquées par des tensions, les relations entre la Bavière et le Saint-Siège ont toujours été cordiales", a souligné celui qui fut Archevêque de München-Freising de 1977 à 1982. "Aux heures décisives de son histoire, le peuple bavarois a affirmé son sincère attachement à la Chaire de Pierre et son fort attachement au catholicisme".

  Si "sous de nombreux aspects, la société est différente de celle du passé", a noté le Saint-Père, "nous restons unis dans l'espoir de voir les nouvelles générations rester fidèles à un patrimoine spirituel qui a résisté aux crises de l'histoire... La Bavière, qui appartient à l'Allemagne et à son histoire, avec ses hauts et ses bas, peut être fière de traditions héritées du passé. Je voudrais que tous les Bavarois et tous mes compatriotes allemands prennent part à la transmission des valeurs chrétiennes aux citoyens de demain".

  Benoît XVI a tenu à saluer la nation toute entière, "catholiques comme fidèles d'autres confessions, et notamment luthériens et orthodoxes", mais aussi ceux qui se reconnaissent en d'autres religions, citant une invocation à la Vierge, patronne de la Bavière, du poète latiniste allemand Jakob Balde (1604-1668): "Conserve à tes bavarois leurs biens et leur indépendance, leur pays et leur religion!". Le Pape a  conclu par le salut traditionnel bavarois, "Gruss Gott!" (Salut au nom de Dieu).
PV-BAVIERE/VALEURS CHRETIENNES/MUNCHEN              VIS 20060911 (410)


vendredi 8 septembre 2006

IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 8 SEP 2006 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

-Mgr.François Abou Mokh,  BS, Auxiliaire émérite d'Antioche des Melkites (Syrie), le 11 août à 85 ans.

-Mgr.Luciano Pedro Mendes de Almeida, SJ, Archevêque de Mariana (Brésil), le 27 août à 75 ans.

-Mgr.Manuel Pereira da Costa, Evêque émérite de Campina Grande (Brésil), le 25 juillet à 90 ans.

-Mgr.Marko Culej,  Evêque de Varazdin (Croatie), le 19 août à 68 ans.

-Mgr.Antônio Batista Fragoso, Evêque émérite de Crateús (Brésil), le 12 août à 85 ans.

-Mgr.Pietro Giachetti, Evêque émérite de Pinerolo (Italie), le 6 août à 83 ans.

-Mgr.Américo Henriques, Evêque émérite de Huambo (Angola), le 14 août à 82 ans.

-Mgr.Juan Ignacio Larrea Holguín, Archevêque émérite de Guayaquil (Equateur), le 27 août à 79 ans.

-Mgr.Gabriel Montalvo (Colombie), Nonce apostolique,  le 2 août à 76 ans.

-Mgr.Alfred Maria Oburu Asue, CMF, Evêque d'Ebebiyin (Guinée équatoriale), le 27 août à 59 ans.

-Mgr.Francisco Peralta y Ballabriga, Evêque émérite de Vitoria (Espagne), le 23 août à 95 ans.

-Mgr.Simeon Anthony Pereira, Archevêque émérite de Karachi (Pakistan), le 22 août à 78 ans.

-Mgr.Ioánnis Perrís, Archevêque émérite de Naxos, Andros, Tinos et Mykonos (Grèce), le 20 août à 89 ans.

-Mgr.Alphonse-Maria Runiga Musanganya, Evêque émérite de Mahagi-Nioka (République démocratique du Congo), le 11 août à 81 ans.

-Mgr.Justin Tetemu Samba, Evêque de Musoma (Tanzanie), le 23 août à 55 ans.

-Mgr.Stanislaw Smolenski, ex Auxiliaire de Cracovie (Pologne), le 8 août à 91 ans.

-Le Cardinal Johannes Willebrands, Président émérite du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, le 2 août à  96 ans.
.../DECES/...                                 VIS 20060908 (280)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 8 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Mgr.Alberto Bottari de Castello, Nonce apostolique au Japon.

-M.Mihail Dobre, Ambassadeur de Roumanie, en visite de congé.

-Le Cardinal Zenon Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Camillo Ruini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.
AP/.../...                                        VIS 20060908 (70)

AUDIENCE AU NOUVEL AMBASSADEUR CHILIEN


CITE DU VATICAN, 8 SEP 2006 (VIS). Ce matin, M.Pedro Pablo Cabrera Gaete, nouvel Ambassadeur du Chili, a présenté ses lettres de créances au Saint-Père, qui a salué "la solidarité spirituelle du peuple chilien envers le Successeur de Pierre, renforcée de siècle en siècle en parallèle à l'action de l'Eglise, de ses membres et institutions".

  Benoît XVI a ensuite rappelé que le pays va bientôt fêter le second centenaire de l'Etat républicain, "avec les espoirs nés d'une période de grands progrès, qui a vu les institutions se renforcer et la paix sociale s'étendre... Avec l'ouverture d'horizons dépassant les frontières nationales -a ajouté le Pape-, ces facteurs positifs sont rassurants mais aussi un appel à la responsabilité de maintenir les idéaux de progrès véritable autant qu'il est possible".

  "Dans ce contexte, l'Eglise a la mission d'annoncer l'Evangile en projetant la lumière du Christ sur les réalités du monde et de l'homme, et en insistant sur la dignité absolue de ce dernier". Elle partage aussi "l'aspiration à une justice qui ne soit pas entachée par un faible respect de la dignité humaine et des droits inaliénables qui en découlent".

  Le Pape a précisé alors que ceci englobe "le droit à la vie à chacun de ses stades et en quelque circonstance que ce soit..., celui à constituer une famille fondée sur l'amour et la fidélité du mariage entre un homme et une femme, institution matrimoniale qui doit être protégée et soutenue", sans oublier "le droit fondamental à l'éducation des enfants selon les principes choisis par leurs parents".

  Le Chili, a ajouté le Saint-Père a une riche histoire et des valeurs spirituelles qui lui permettent de faire "face à l'avenir avec le solide espoir de parvenir aux nouveaux enjeux de l'humanité, et de participer positivement à la coopération et à la paix entre les nations".

  Benoît XVI a conclu son discours en évoquant les saints chiliens que sont Thérèse des Andes ou Alberto Hurtado, et en espérant que "les richesses naturelles que Dieu a accordé aux chiliens "donneront des fruits encore plus prospères aux nouvelles générations...qui devront aimer la paix et avoir une vision transcendantale de l'existence, en harmonie avec les racines chrétiennes du pays".
CD/CHILI/CABRERA                                  VIS 20060908 (370)


REUSSITE DE LA DEMOCRATIE FONDEE SUR LA VERITE


CITE DU VATICAN, 8 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale canadienne de l'Ontario, ayant achevé leur visite Ad Limina.

  Devant ses hôtes, Benoît XVI a souligné "la mission fondamentale qu'il y a à évangéliser la culture et à rendre perceptible Dieu dans la figure humaine de Jésus", leur demandant d'aider les fidèles à "voir et vivre l'amour du Christ... et à désirer vivre dans la maison du Seigneur qu'est l'Eglise".

  "Le divorce entre Evangile et culture, qui repousse Dieu dans la sphère privée, constitue un obstacle à la diffusion du Royaume", a ensuite constaté le Pape, pour qui "le Canada a une réputation méritée en matière de justice et de paix. Vos villes multi-culturelles sont vivaces et riches de possibilités, même si certaines valeurs se sont étiolées... Au nom de la tolérance votre pays a résisté à l'ineptie consistant à redéfinir le terme époux, mais à celui d'une soit disant liberté de choix, on assiste chaque jour à l'élimination d'enfants à naître. Lorsqu'on ignore le projet divin du Créateur, la vérité sur la nature humaine s'évanouit".

  Puis le Pape a rappelé que "la démocratie n'est accomplie que fondée sur la vérité et sur la perception correcte de l'homme. La participation des catholiques à la vie politique ne saurait mettre en cause ce principe". Les débats des évêques "avec les responsables politiques -a-t-il ajouté- doivent démontrer que la foi chrétienne n'est pas un obstacle au dialogue mais bel et bien un pont de raison et de culture".

  Dans le cadre encore de l'évangélisation de la culture, Benoît XVI a salué "l'excellent réseau scolaire catholique" de l'Ontario, rappelant notamment que "le catéchisme et l'enseignement religieux constituent un apostolat délicat". C'est pourquoi il a tenu à encourager catéchistes et enseignants, qui s'appliquent "à faire mieux apprécier aux jeunes le don de la foi".

  Enfin, le Pape a rappelé que la relativisme étant "un dangereux obstacle à l'éducation...il faut absolument disposer d'un apostolat intellectuel, capable de soutenir tout à la fois l'unité des connaissances, l'élan des jeunes vers une liberté liée à la vérité, et le lien direct entre la foi et chacun des aspects de la vie familiale et civile".
AL/.../CANADA                                  VIS 20060908 (380)


jeudi 7 septembre 2006

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 7 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Neuf prélats de la Conférence épiscopale du Canada (Ontario), en visite Ad Limina:

    -Mgr.Marcel André J.Gervais, Archevêque d'Ottawa.

    -Mgr.Richard William Smith, Evêque de Pembroke.

    -Mgr.Vincent Cadieux, OMI,  Evêque de Moosonee.

    -Mgr.Nicola De Angelis, CFIC, Evêque de Peterborough.

    -Mgr.Paul-André Durocher, Evêque d'Alexandria-Cornwall, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Eugène-Philippe LaRocque.

    -Mgr.Jean-Louis Plouffe, Evêque de Sault Sainte Marie, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Robert Harris.

    -Mgr.John Stephen Pazak, CSSR, Evêque des Sts Cyrille-et-Méthode de Toronto des Slovaques de rite byzantin.

-Mgr.James Patrick Green, Nonce apostolique en Afrique-du-Sud, Namibie et Lesotho, Délégué apostolique au Botswana, accompagné de sa famille.
AL:AP/.../...                                    VIS 20060907 (110)

RECUEIL DES ŒUVRES DU CARDINAL SODANO


CITE DU VATICAN, 7 SEP 2006 (VIS). Ce matin près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, Mgr.Gabriele Giordano Caccia, Assesseur aux affaires générales de la Secrétairerie d'Etat, et Mgr.Pietro Parolin, Sous-secrétaire aux rapports avec les Etats, ont présenté le livre du Cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d'Etat, intitulé "Le levain évangélique. Le Saint-Siège parmi les peuples".

  Cet ouvrage italien regroupe les discours du prélat qui a occupé durant plus de quinze ans la charge de Secrétaire d'Etat de Jean-Paul II puis de Benoît XVI.

  Mgr.Parolin a d'abord rappelé que la période du service accompli par le Cardinal "a été particulièrement complexe et agité, notamment par la fin de la guerre froide, les deux guerres du Golfe, le conflit balkanique ou l'émergence du terrorisme international le 11 septembre 2001".

  "Le caractère central de l'homme, qui inspire l'action diplomatique du Saint-Siège", est l'un des thèmes privilégiés abordés par le Cardinal Sodano, notamment lors des sommets des chefs d'Etat et de gouvernement consacrés au développement (Copenhague, mars 1995). Un autre espace d'importance regarde "la solidarité et le devoir de solidarité".

  Le Sous-secrétaire a cité un troisième thème d'intérêt du Cardinal, "ses considérations sur l'importance de placer les valeurs éthiques à la base de la construction sociale et de la vie communautaire".

  Une autre idée émergeant de l'ouvrage, a conclu Mgr.Parolin, est "que le Seigneur guide l'histoire en se servant habituellement de nombreux humbles ouvriers de sa vigne", et notamment des Papes qui, "animés par la foi, un grand amour de l'Eglise et un sens profond du service à l'humanité, donnent force à l'action internationale du Saint-Siège".

  Puis Mgr.Gabriele Giordano Caccia a indiqué que dans  ce livre le Cardinal Sodano "rapportait son expérience de pasteur d'âmes même si on ne lui avait pas confié une portion particulière du peuple de Dieu, mais la mission de collaborer aux côtés du Successeur de Pierre au bien général de l'Eglise".

  On perçoit entre les lignes de ce texte, a-t-il ajouté, "un désir de répondre la question" relative "au sens et à la signification de la présence du Saint-Siège parmi les peuples... Et pour exposer cette mission...le Cardinal a choisi l'image évangélique du levain...et explique l'action du Saint-Siège comme un levain au sein de la communauté des pays", un levain...de la vérité, d'amour et de paix, une présence qui agit discrètement et avec patience au cœur de l'histoire et des évènements, souvent douloureux de l'histoire humaine... Il s'agit d'une présence évangélique et évangélisatrice, qui engage chacun des appartenants au Siège apostolique à annoncer et témoigner de l'Evangile, de l'Evangile seul, en usant de ses institutions pour atteindre ce but".

  "Dès les premières phrases, le Cardinal Sodano met en valeur la mission pastorale du Saint-Siège qui tend "à insuffler le levain chrétien dans la vie de la communauté internationale" et "indique l'importance de sa présence dans les divers domaines de l'activité internationale pour "porter au cœur de la civilisation l'innovation qu'est l'Evangile du Christ".

  "La raison d'être de l'Eglise dans le monde est de poursuivre l'œuvre de son Seigneur, l'Eglise étant justement définie comme le Christ diffusé et prolongé dans les siècles", a souligné Mgr.Caccia en reprenant les propos du Cardinal Sodano. "Cette définition est plus que jamais d'actualité lorsque les enjeux majeurs sont plus qu'économiques ou techniques de type éthique et spirituel".
.../LIVRE SODANO/CACCIA:PAROLIN                      VIS 20060907 (550)


SUPPRIMER L'UTILISATION DES SOUS-MUNITIONS


CITE DU VATICAN, 7 SEP 2006 (VIS). Le 1er septembre dernier, Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent près les institutions de l'ONU à Genève, est intervenu devant la XV session (28 août-6 septembre) du Groupe des experts gouvernementaux des Etats membres de la Convention sur l'interdiction ou la restriction d'usage de certaines armes conventionnelles considérées comme excessivement nuisibles ou aux effets discriminatoires".

  Le représentant pontifical a d'abord déclaré que, "jusqu'à présent, on n'a pas reçu des preuves convaincantes de la part de ceux qui considèrent ces armes comme légitimes", la catégorie des sous-munitions en l'occurrence. "De toute façon, toute arme a été qualifiée de légitime avant d'être interdite ou régulée. C'était notamment le cas des armes chimiques, biologiques, incendiaires ou à laser. Le fait de déclarer une arme particulière légitime ne la rend pas plus acceptable ni moins inhumaine".
 
  Ayant rappelé ensuite que le Saint-Siège considère urgente "une réflexion de fond concernant la nature et l'utilisation des sous-munitions", Mgr.Tomasi a dit que "les victimes des conflits...ne peuvent pas attendre des années de négociations et de discussions. Pour cela, un moratoire sur l'utilisation de ces armes s'impose. En même temps, les Etats parties à la Convention doivent se mettre au travail".

  L'Observateur permanent a conclu en estimant que la "Conférence d'examen qui se prépare devrait être en mesure d'adopter un mandat spécifique pour commencer la discussion et la négociation d'un instrument efficace pour éradiquer les risques liés aux sous-munitions".
DELSS/SOUS-MUNITIONS/GENEVE:TOMASI                         VIS 20060907 (250)


mercredi 6 septembre 2006

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 6 SEP 2006 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.James Patrick Green, Nonce apostolique au Lesotho, déjà Nonce en Afrique-du-Sud et en Namibie, Délégué apostolique au Botswana.

-Confirmé l'élection synodale de l'Abbé Kamal Fahim Awad Hanna, comme Evêque curial de l'éparchie patriarcale d'Alexandrie des Coptes. Le nouvel Evêque, né en 1961 à Twa (Egypte) et ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Recteur du séminaire de Maadi (Egypte).
NN:NER/.../GREEN:HANNA                               VIS 20060906 (80)

VOIR LE PERE DANS LE VISAGE DU CHRIST


CITE DU VATICAN, 6 SEP 2006 (VIS). Ce matin Place-St.Pierre, Benoît XVI a poursuivi devant les 25.000 personnes venues à l'audience générale sa catéchèse sur les Apôtres, traçant un portrait de Philippe.

  "Originaire comme Pierre et André de Bethsaïde, Philippe", a rappelé le Pape, "fut l'un des premiers apôtres...qui nous montre tout ce qui caractérise le véritable témoin" lorsque il ne se contente pas de parler du Christ à Nathanael mais "l'invite à faire lui-même l'expérience de ce qu'il lui dit".

  "L'Apôtre Philippe nous encourage à connaître Jésus de près", car selon Marc le Seigneur a choisi les Douze avant tout pour l'entourer, "en partageant sa vie et en apprenant directement sa manière d'être mais surtout qui il est... L'intimité et le partage de vie permettent de découvrir l'identité véritable du Christ. C'est cela que souligne l'apôtre Philippe".

  Lors de la multiplication des pains, Jésus s'adresse à Philippe pour résoudre le problème de donner à manger à la foule, puis lors de la Passion certains grecs s'adressent à lui car ils désirent voir Jésus. Il apparaît chaque fois comme l'intermédiaire, "qui nous enseigne à nous aussi comment être toujours prêts à répondre aux questions d'où qu'elles viennent, ou de diriger les invocations vers le Seigneur, le seul en mesure de répondre pleinement".

  Lors de la dernière Cène, c'est Philippe qui demande à Jésus de leur montrer le Père, et Jésus lui répond: "Qui m'a vu a vu le Père!... Dans le cadre paradoxal de l'Incarnation, on peut dire que Dieu s'est donné un visage humain, celui de Jésus et, à partir de là, si nous voulons connaître le visage il faut admirer celui de Jésus!".

  "Le but de notre existence est trouver le Christ comme Philippe le rencontra en s'efforçant de voir en lui le Père", a conclu le Pape. "Si ceci n'était pas le cas, nous ne nous refléterions simplement dans un miroir... Philippe nous fait voir comment nous laisser conquérir par Jésus, demeurer en sa compagnie, invitant autrui à partager cette compagnie indispensable".
   
  Après la catéchèse, Benoît XVI a salué les fidèles en diverses langues, évoquant à nouveau son prochain voyage en Allemagne: "Je rends grâce à Dieu qui me permet de retourner pour la première fois depuis mon élection comme Evêque de Rome dans mon pays natal, la Bavière". Le Pape a demandé de prier pour lui en confiant sa visite apostolique à Marie, à laquelle il a demandé qu'elle "offre au peuple allemand un nouveau printemps de la foi et garantisse son progrès".
AG/PHILIPPE/...                                  VIS 20060906 (430)


mardi 5 septembre 2006

VOYAGE ASPOSTOLIQUE EN BAVIERE


CITE DU VATICAN, 5 SEP 2006 (VIS). Du 9 au 14 septembre, Benoît XVI effectuera son second voyage apostolique en Allemagne, après la Journée mondiale de la jeunesse de Cologne d'août 2005. Il visitera successivement Munich (München), Altötting et Ratisbonne (Regensburg).

  Le Pape quittera Rome (aéroport de Ciampino) à 13 h 45' et arrivera à Munich (aéroport Franz Joseph Strauss), où aura lieu la cérémonie d'accueil.

  A 17 h 30', il priera devant la colonne de la Vierge au centre de la capitale bavaroise (Marienplatz) puis gagnera la Residenz (ancien palais royal) pour s'entretenir successivement avec le Président de la République fédérale d'Allemagne, la Chancelière fédérale et le Ministre Président de Bavière. A 20 h 30' le Pape et sa suite gagneront l'archevêché pour la nuit.

  Le lendemain matin, Benoît XVI célébrera une grand messe sur l'esplanade Neue Messe,  puis déjeunera à l'achevêché avant de présider à 17 h 30' les vêpres en la cathédrale de Munich.

  Lundi 11 septembre, le Saint-Père se rendra en hélicoptère au sanctuaire marial d'Altötting où il célébrera la messe à 10 h 30', avant de présider une procession du Saint Sacrement accompagnée de la statue de la Vierge de l'esplanade du sanctuaire jusqu'à la nouvelle chapelle de l'adoration, inaugurée pour l'occasion. A 17 h, après le déjeuner au couvent Ste.Madeleine, il célébrera les vêpres mariales avec les religieux et les séminaristes de Bavière en la basilique Ste.Anne d'Altötting.

  Le Pape gagnera ensuite par la route son village natal de Marktl am Inn, où il visitera l'église paroissiale St.Oswald.

  Il regagnera Ratisbonne à 19 h 20' pour passer la nuit au grand séminaire St.Wolfgang.

   Mardi, le Saint-Père célébrera la messe sur l'Islinger Feld  puis, après le déjeuner  au grand séminaire il présidera une rencontre à l'Université avec les représentants du monde scientifique, suivie en la cathédrale de vêpres œcuméniques.

  Le lendemain 13 septembre, Benoît XVI célébrera une messe privée au grand séminaire, bénira le nouvelle orgue de la chapelle musicale de Ratisbonne, dont son frère, Mgr.Georg Ratzinger, fut longtemps le maître. Le Pape se rendra ensuite au domicile de son frère pour y déjeuner. Dans l'après-midi, il rendra visite à la tombe de famille au cimetière de Ziegetzdorf.

  Jeudi 14, il gagnera Freising en hélicoptère où, à 10 h 45', il présidera une rencontre en la cathédrale Notre-Dame et St.Corbinien avec les prêtres et diacres permanents bavarois.

  Après ce rendez-vous, Benoît XVI gagnera par la route l'aéroport de Munich pour la cérémonie d'adieux. L'avion papal décollera à 12 h 45' pour arriver vers 14 h 30' à Rome-Ciampino, d'où il regagnera la résidence de Castelgandolfo.
BXVI-PROGRAMME/VOYAGE/BAVIERE                      VIS 20060905 (440)


lundi 4 septembre 2006

ACTIVITES DU SAINT-SIEGE

CITE DU VATICAN, 4 SEP 2006 (VIS). Voici les activités du Saint-Siège durant le mois d'août:

- 12: Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent près le siège des Nations-Unies de Genève, est intervenu devant la II session spéciale du Conseil pour les Droits de l'Homme, consacrée à la situation libanaise.

- 16: Fin du séjour au Liban du Cardinal Roger Etchégaray, Envoyé en mission par le Pape.

- 23: Le Cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d'Etat, adresse au nom du Pape une lettre aux participants de la 57 Semaine liturgique italienne (Varese, 21-25 août).

- 31: Communiqué de la huitième réunion du Conseil spécial pour l'Océanie du Secrétariat général du Synode des évêques (Suva, Fidji, 4-5 août), consacrée à l'application de l'exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Oceania.
.../ACTIVITES SAINT-SIEGE:AOUT/...                      VIS 20060904 (130)

ACTIVITE DU SAINT-PERE

CITE DU VATICAN, 4 SEP 2006 (VIS). Voici la liste des activités de Benoît XVI durant le mois d'août (angélus, audiences générales et privés, autres actes pontificaux, lettres, télégrammes et autres informations), selon l'ordre chronologique:

ANGELUS:

- 6: à Castelgandolfo, Benoît XVI commente l'Evangile de la Transfiguration, qui invite à s'ouvrir au mystère de la lumière divine présente tout au long de l'histoire du salut. Il  évoque aussi Paul VI, décédé le 6 de août 1978.

- 13: Le Saint-Père souligne que les vacances sont une bonne occasion pour élargir les contacts humains  et l'expérience religieuse. Il parle du conflit du Proche-Orient en espérant que la paix l'emporte sur la violence et les armes.
 
- 15: En la fête de l'Assomption, Benoît XVI  rappelle qu'il s'agit du triomphe de Marie en qui les chrétiens voient au long de l'histoire l'accomplissement de leurs attentes et l'assurance de leur espérance. Il signale les messes pour la paix célébrées à Harissa (Liban) et Nazareth (Cisjordanie), et rappelle le conflit éthnique du Srilanka ainsi que  le bain de sang permanent en Irak.

 - 20: Le Pape évoque saint Bernard de Clairavaux, dont c'est la fête, indiquant que la richesse de sa théologie se caractérise par une proposition claire et incisive des vérités de foi. Il rappelle combien, à la suite de saint Bernard, il convient de se garder du danger d'un activité excessive en tout domaine, car elle porte souvent à une "dureté du coeur".

- 27: En ce dernier angélus d'août, le Pape évoque sainte Monique et son fils saint Augustin, respectivement célébrés aujourd'hui et demain. La vie de la  première, a-t-il dit, invite les mères à ne pas désespérer face aux problèmes de leurs enfants, et à rester confiantes en Dieu. Quant à la vie de saint Augustin, elle est un modèle du cheminement vers Dieu, vérité et bien suprêmes.
 
AUDIENCES GENERALES

-2: Le Pape salue les participants au pèlerinage européen des servants d'autel, majoritairement de langue allemande. Il lance un appel pour la paix au Proche-Orient, tout particulièrement en référence au conflit du Liban.

-9 : Benoît XVI reprend sa catéchèse sur les Apôtres en commentant les écrits de saint Jean. Il renouvelle son appel  pour la paix.

-16: La catéchèse est consacrée à  la solennité de l'Assomption, célébrée la veille.

-23: Le Pape évoque encore Jean, le "visionnaire de Patmos".

-30: Evocation de l'Apôtre et Evangéliste Matthieu.

LETTRES, MESSAGES ET TELEGRAMMES

- 2: Télégramme de condoléances au cardinal Walter Kasper, Président du Conseil pontifical poura la Promotion de l'unité des chrétiens, et au Cardinal Adrianus Johannes Simonis, Atchevêque d'Utrecht (Pays-Bas), à la suite du décès du Cardinal Johannes Willebrands.

-11: Télégramme au Président indonésien Susilo Yudhoyono, demandant la clémence à l'encontre de trois chrétiens condamnés à mort à la suite de violents incidents survenus à Poso en  2000.

- 19: Télégramme à SB Emmanuel III Delly, Patriarche chaldéen, exprimant sa solidarité et réclamant la libération du prêtre chaldéen Saad Syrop Hanna, enlevé à Bagdad (Irak) le 15 août.

- 21: Message aux participants et organisateurs de la  XXVII  Rencontre pour l'amitié entre les peuples de Rimini (Italie): "La raison est une exigence d'infini qui culmine dans l'attente de sa manifestation".

AUTRES INFORMATIONS

- 11: Le Saint-Père charge le Cardinal Roger Etchégaray de se rendre au Liban pour y manifester sa  solidarité spirituelle et matérielle.

- 13: Diffusion de l'interview de Benoît XVI consacrée à son prochain séjour en Bavière (9-14 septembre) par des chaînes de télévision allemande et Radio Vatican.

- 15:  Solennité de l'Assomption, messe en l'église paroissiale St.Thomas de Villanova de Castelgandolfo.

- 19: Discours à l'occasion de la représentation de la pièce de Charles Péguy, "Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc", offerte par le diocèse de Monaco et l'Ambassade de la principauté près le Saint-Siège.

AUDIENCES

- 18:  Au Cardinal Roger Etchégaray,  de retour de mission au Liban.

- 21: Au Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

- 28: A Mme Angela Merkel, Chancelier fédéral d'Allemagne, à Mgr.Luigi Bonazzi, Nonce apostolique à Cuba, à Mgr.Vincenzo Paglia, Evêque de Terni-Narni-Amelia (Italie), accompagné par M.Andrea Riccardi, fondateur de la Communauté de San Egidio, et par Mgr.Markus Büchel, Evêque élu de St.Gall (Suisse).

- 31: A M.Gutkatsu Kano, Ambassadeur du Japon, en visite de congé, et à un groupe de prêtres du diocèse d'Albano (Italie).

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

- 2: Nomination du P.Joao Alves dos Santos, OFM.Cap., comme Evêque de Paranagúa (Brésil), qui succède à Mgr.Alfredo Ernest Novak, CSSR, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

- 5: Renonciation pour limite d'âge de Mgr.Andrea Gemma, FDP, à la charge pastorale du diocèse d'Isernia-Venafro (Italie). Nomination de Mgr.Waclaw Depo comme Evêque de Zamosc-Lubaczow (Pologne), qui succède à Mgr.Jan Srutwa, dont la renonciation a été acceptée en conformité au canon 401,2 du CIC.

-8: Renonciation de Mgr.Gordon Dunlap Bennett, SJ, à la charge pastorale du diocèse de Mandeville (Jamaïque) en conformité au canon 401,2 du CIC.

- 10: Nomination du Cardinal Jorge Arturo Medina Estévez, comme Envoyé spécial à la clôture du Concile plénier du Venezuela (Caracas, 7 octobre).

- 17: Nomination de Mgr.James Patrick Green, comme Nonce apostolique en Afrique-du-Sud et en Namibie, Délégué apostolique au Botswana.

- 19: Nomination de Mgr.Cyprian Kizito Lwanga comme Archevêque métropolitain de Kampala (Ouganda), qui succède au Cardinal Emmanuele Wamala, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Le Cardinal Crescenzio Sepe, Archevêque de Naples (Italie), est nommé Envoyé spécial à l'Asian Mission Congress (Chang Mai, Thaïlande, 19-22 octobre). Le Cardinal Agostino Vallini, Préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, et Mgr.Giovanni Paolo Benotto, Evêque de Tivoli (Italie), nommés Membres de la Congrégation pour les causes des saints. Le P.José Gabriel Funes, SJ, est nommé Directeur de l'Observatoire astronomique du Vatican.

- 25: Renonciation de Mgr.Joseph Doré, PSS, à la charge pastorale du diocèse de Strasbourg (France) en conformité au canon 401,2 du CIC.

- 28: Erection du diocèse de Banmaw (Myanmar) et nomination de l'Abbé Raymond Sumlut Gam comme premier évêque.

- 29: Nomination de Mgr.Angelo Bagnasco comme Archevêque de Gênes (Italie). Jusqu'ici Ordinaire militaire pour l'Italie, il succède au Cardinal Tarcisio Bertone, qui s'apprête à prendre les fonctions de Secrétaire d'Etat.

- 31: Nomination de Mgr.Paul Joseph Swain comme Evêque de Sioux Falls (USA).
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