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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 11 avril 2012

LA FAMILLE AU COEUR DE LA VIA CRUCIS

Cité du Vatican, 6 avril 2012 (VIS). Vendredi Saint, à 17h 30' en la Basilique vaticane, le Saint-Père a présidé la célébration de la Passion. Après la liturgie de la Parole et le récit de la Passion selon saint Jean suivi de l'homélie et de la prière universelle, le rite s'est poursuivi avec l'adoration de la Croix et s'est conclu par la communion. Quelques heures plus tard, à 21 h 15', Benoît XVI a présidé le chemin de croix au Colisée. Cette année, les textes des méditations et des prières accompagnant les stations, ont été composés par un couple italien du mouvement des Focolari. Deux jeunes romains, porteurs de torches, ont encadré la croix, portée par le cardinal Agostino Vallini, Vicaire pour le diocèse de Rome, puis par deux frères franciscains de la Custodie de Terre Sainte, et quelques familles venues d'Italie, d'Irlande, du Burkina-Faso et du Pérou. A la fin de la Via Crucis, le Pape a ajouté quelques mots:
"Nous avons rappelé, dans la méditation, dans la prière et dans le chant, le parcours de Jésus sur le chemin de la Croix: un chemin qui semblait sans issue et qui au contraire a changé la vie et l’histoire de l’homme, a ouvert le passage vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Spécialement en ce jour du Vendredi Saint, l’Eglise célèbre, avec une intime adhésion spirituelle, la mémoire de la mort en croix du Fils de Dieu, et dans sa Croix elle voit l’arbre de la vie, fécond d’une nouvelle espérance... L’expérience de la souffrance marque l’humanité, marque aussi la famille; combien de fois le chemin se fait éprouvant et difficile! Incompréhensions, divisions, préoccupation pour l’avenir des enfants, maladies, difficultés de toutes sortes. En notre temps, ensuite, la situation de nombreuses familles est aggravée par la précarité du travail et par les autres conséquences négatives provoquées par la crise économique. Le chemin de la Via Crucis, que nous avons spirituellement parcouru à nouveau ce soir, est une invitation pour nous tous, et spécialement pour les familles, à contempler le Christ crucifié pour avoir la force d’aller au-delà des difficultés. La Croix de Jésus est le signe suprême de l’amour de Dieu pour chaque homme, c’est la réponse surabondante au besoin qu’a chaque personne d’être aimée. Quand nous sommes dans l’épreuve, quand nos familles doivent affronter la souffrance, la détresse, regardons vers la Croix du Christ: là nous trouvons le courage pour continuer à marcher; là nous pouvons répéter, avec une ferme espérance, les paroles de saint Paul: Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? la détresse? l’angoisse? la persécution? la faim? le dénuement? le danger? le supplice?...Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés... Dans les malheurs et dans les difficultés nous ne sommes pas seuls. La famille n’est pas seule car Jésus est présent avec son amour, il la soutient de sa grâce et lui donne l’énergie pour aller de l’avant, pour affronter les sacrifices et pour surmonter les obstacles. Et c’est à cet amour du Christ que nous devons nous adresser quand les déviations humaines et les difficultés risquent de blesser l’unité de notre vie et de la famille. Le mystère de la passion, mort et résurrection du Christ encourage à aller de l’avant avec espérance: le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en lui, renferme déjà la lumière de la résurrection, la vie nouvelle du monde ressuscité, la pâque de chaque homme qui croit à sa Parole".
"Dans cet homme crucifié, qui est le Fils de Dieu, la mort elle-même aussi acquiert un nouveau sens et une nouvelle orientation, elle est rachetée et vaincue, elle est un passage vers la nouvelle vie: 'Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit'. Confions-nous à la Mère du Christ. Elle qui a accompagné son Fils sur le chemin douloureux, elle qui était au pied de la Croix à l’heure de sa mort, elle qui a encouragé l’Eglise à sa naissance pour qu’elle vive en présence du Seigneur, qu’elle conduise nos cœurs, les cœurs de toutes les familles à travers le vaste Mysterium Passionis vers le Mysterium Paschale, vers cette lumière qui déborde de la Résurrection du Christ et montre la victoire définitive de l’amour, de la joie, de la vie, sur le mal, sur la souffrance, sur la mort".

vendredi 9 mars 2012

CRISE DU MARIAGE ET DE LA FAMILLE

Cité du Vatican, 9 mars (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique, concluant leur visite Ad Limina, auxquels il a parlé de la crise du mariage et de la famille, « et plus généralement de la vision chrétienne de la sexualité humaine. Il est de plus en plus évident que le mépris de l'indissolubilité de l'alliance matrimoniale et le refus diffus d'une éthique sexuelle fondée sur la chasteté ont créé de graves problèmes sociaux, ainsi qu'immense coût humain et économique... On doit citer à ce propos les puissants courants socio-politiques qui poussent à modifier la définition légale du mariage. Les efforts de l'Eglise pour résister à cette pression comprennent une défense raisonnée du mariage comme institution naturelle consistant en la communion de personnes enracinée dans la complémentarité des sexes et orientée à la procréation. La différence des sexes ne peut être considérée comme secondaire dans la définition du mariage, et la défense de cette institution de dimension sociale relève en dernière instance de la justice. Il s'agit de sauvegarder le bien de la communauté toute entière, les droits des parents comme des enfants ». Rappelant que les évêques lui ont fait part e leur difficulté croissante à communiquer l'enseignement de l'Eglise sur le mariage comme sur la famille, le Saint-Père déplore la diminution du nombre de jeunes qui recourent à ce sacrement. « Nous devons reconnaître la déficience de la catéchèse de ces dernières décades, qui n'est pas toujours parvenue à communiquer le riche patrimoine de la doctrine catholique en matière de mariage, institution naturelle élevée par le Christ au rang de sacrement, ni la vocation des époux chrétiens au sein de l'Eglise comme de la société, ni ce qu'est la chasteté conjugale ».
« La préparation au mariage doit être revue pour insister sur l'aspect catéchistique dans l'exposé des responsabilités, sociales et ecclésiales, du mariage chrétiens. On ne saurait oublier le grave problème pastoral que représente la pratique diffuse de la convivence, comme si on oubliait qu'il s'agit d'un péché grave, sans parler de ses effets négatifs sur la stabilité sociale ». Puis Benoît XVI a encouragé ses hôtes a fixer des normes pastorales et liturgiques claires « pour une digne célébration du mariage, qui doit manifester objectivement la morale chrétienne tout en étant sensibles aux préoccupations des jeunes couples... Ce grand effort pastoral a besoin que la communauté chrétienne retrouve et apprécie la vertu de la chasteté... Il ne s'agit pas simplement de présenter des arguments hors de tout référence à une vision globale, cohérente et stimulante de la sexualité. La richesse de cette vision est plus solide et plus attractive que les idéologies permissives qui constituent pour les jeunes la force la plus destructrice de la catéchèse... Comme le dit le catéchisme, la chasteté, qui implique d'apprendre à se dominer, est une pédagogie de la liberté. Dans une société qui comprend de plus en plus mal, voir à ridiculiser, la dimension et l'essence de la doctrine chrétienne, les jeunes ont besoin d'être certains qu'on ne perd rien à faire rentrer le Christ dans sa vie. Absolument rien de ce qui rend l'existence grande, belle et libre ». Puis il a évoqué le bien des enfants, « qui ont le droit à grandir dans une saine compréhension de la sexualité et de sa juste place dans les relations inter-personnelles. Les enfants étant l'avenir de la société, nous avons envers eux un devoir d'enseignement, de défense et de promotion des vertus morales qui sont la clef de la réalisation de la personne. J'espère donc que, malgré le malaise causé par des événements des dernières années, l'Eglise des Etats-Unis poursuive sa mission historique d'enseignement. En éduquant la jeunesse elle consolide la saine vie familiale, garantie de la solidarité entre les générations et de la santé de tout le corps social ».

mardi 28 février 2012

RENCONTRE DES FAMILLES A MILAN


Cité du Vatican, 28 février 2012 (VIS). Ce matin a été rendu public le programme de la prochaine visite de Benoît XVI à Milan (Italie), à l'occasion de la VII Rencontre mondiale des familles (23 mai – 3 juin). Cette initiative du Conseil pontifical pour la famille découle de l'exhortation apostolique de Jean-Paul II Familiaris Consortio (1981). La première journée mondiale remonte à 1994 et, depuis, les suivantes ont lieu chaque trois ans, pour célébrer ce don divin et prier, pour réfléchir sur la mission de la famille chrétienne comme église domestique et unité de base de l'évangélisation.
Le vendredi 1 juin, le Pape arrivera par avion à 17 h. Après l'accueil des autorités locales, il gagnera le cœur de la ville pour rencontrer la population devant la cathédrale à 17 h 30'. A 19 h 15' il assistera à La Scala à un concert donné en son honneur. A 10 h le lendemain, il célébrera les laudes en la cathédrale avec le clergé et des ordres religieux. Après son prêche, il rejoindra le stade San Siro pour une rencontre avec les confirmants du diocèse. Puis il s'entretiendra avec les autorités civiles et prononcera un discours. A 20 h 30', il prendra part à la Rencontre mondiale des familles (fête des témoignages) dans le parc nord de la ville. Dimanche 3 juin, Benoît XVI présidera la messe à 10 h au parc nord. Après l'angélus, il regagnera l'archevêché où, dans l'après-midi, il s'adressera à la fondation Milano Famiglie 2012 et aux organisateurs de sa visite. A 17 h 30' enfin, après avoir pris congé des autorités, le Pape regagnera Rome en avion.

mercredi 15 février 2012

SOUTENIR LES FAMILLES NOMBREUSES

Cité du Vatican, 15 février 2012 (VIS). Après la catéchèse, le Pape a d'abord salué l'association italienne des familles nombreuses, auxquelles il a dit qu'elle sont des témoignages de foi et d'optimisme « car sans enfants il n'y a pas d'avenir. J'espère qu'on développe de nouvelles initiatives sociales et législatives pour soutenir les familles nombreuses, qui sont la richesse et l'espérance d'un pays ». Puis il s'est adressé aux jeunes et aux malades, rappelant que c'était hier la fête des saints Cyrille et Méthode, qui diffusèrent la foi parmi les slaves : « Puisse leur témoignage vous aider à être vous aussi des apôtres de l'Evangile, des ferments d'un renouveau de vie personnel, familial et social ».

vendredi 16 décembre 2011

EDUQUER A LA JUSTICE ET A LA PAIX


CITE DU VATICAN, 16 DEC 2011 (VIS). Ce midi près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a été présenté le Message de Benoît XVI pour la 45 Journée mondiale de la paix (1 janvier 2012), "Eduquer les jeunes à la justice et à la paix". Voici des passages de ce texte, qui a été exposé aux journalistes par le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, et par Mgr.Mario Toso, SDB, Secrétaire du dicastère: 

  "Le début d'une nouvelle année...m'incite à adresser à tous, avec confiance et affection, un message spécial de voeux pour ce temps qui est devant nous, afin qu'il soit marqué concrètement par la justice et par la paix... Il est vrai qu'au cours de l'année qui s'achève, le sentiment de frustration suscité par la crise qui frappe la société, le monde du travail et l'économie a augmenté; une crise dont les racines sont avant tout culturelles et anthropologiques... Je voudrais donc présenter ce Message dans une perspective éducative: Eduquer les jeunes à la justice et à la paix, convaincu qu'ils peuvent par leur enthousiasme et leur ardeur en vue d'un idéal, offrir une nouvelle espérance au monde. Mon Message s'adresse également aux parents, aux familles, à toutes les composantes éducatives, formatives, comme aussi aux responsables dans les différents milieux de la vie religieuse, sociale, politique, économique, culturelle et de la communication". Eduquer "demande la responsabilité du disciple qui doit être ouvert pour se laisser guider vers la connaissance de la réalité, et celle de l'éducateur qui doit être disposé à se donner lui-même. Plus que jamais sont nécessaires pour cela d'authentiques témoins et non pas de simples dispensateurs de règles et d'informations ; des témoins qui sachent voir plus loin que les autres, parce que leur vie embrasse des espaces plus vastes. Le témoin est celui qui vit en premier le chemin qu'il propose. Quels sont les lieux où mûrit la vraie éducation à la paix et à la justice? Il y a d'abord la famille, puisque les parents sont les premiers éducateurs... C'est dans la famille que les enfants apprennent les valeurs humaines et chrétiennes qui permettent une coexistence constructive et pacifique. C'est dans la famille qu'on apprend la solidarité entre les générations, le respect des règles, le pardon et l'accueil de l'autre. Elle est la première école où on est éduqué à la justice et à la paix". 

  "Nous vivons dans un monde où la famille, et aussi la vie elle-même, sont constamment menacées et assez fréquemment brisées. Des conditions de travail souvent peu compatibles avec les responsabilités familiales, des préoccupations pour l'avenir, des rythmes de vie frénétiques, des migrations en recherche de moyens de subsistance voire de survivance, finissent par rendre difficile la possibilité d'assurer aux enfants un des biens les plus précieux: la présence des parents... Et aux parents, je désire dire de ne pas perdre courage! Par l'exemple de leur vie, qu'ils exhortent leurs enfants à placer leur espérance avant tout en Dieu, de là seulement surgissent justice et paix authentiques. Je voudrais m'adresser aussi aux responsables des institutions qui ont un devoir éducatif: qu'avec un grand sens des responsabilités, ils veillent à ce que la dignité de chaque personne soit respectée et valorisée en toutes circonstances. Qu'ils aient soin que chaque jeune puisse découvrir sa propre vocation, en l'accompagnant pour faire fructifier les dons que le Seigneur lui a accordés... Que chaque structure éducative puisse être un lieu d'ouverture au transcendant et aux autres; un lieu de dialogue, de cohésion et d'écoute, où le jeune se sente valorisé dans ses propres potentialités et ses richesses intérieures, et apprenne à estimer vraiment ses frères. ... Je me tourne ensuite vers les responsables politiques, en leur demandant d'aider concrètement les familles et les institutions éducatives à exercer leur droit et leur devoir d'éduquer. Un soutien adapté à la maternité et à la paternité ne doit jamais manquer. Qu'ils fassent en sorte que l'accès à l'instruction ne soit jamais nié à personne, et que les familles puissent choisir librement les structures éducatives qu'elles retiennent être plus conformes au bien de leurs enfants... Qu'ils offrent aux jeunes une image limpide de la politique, comme un service véritable pour le bien de tous... Dans la société d'aujourd'hui, les moyens de communication de masse ont un rôle particulier: non seulement ils informent, mais ils façonnent aussi l'esprit de leurs destinataires et ils peuvent donc contribuer de façon notable à l'éducation des jeunes". 

  "L'éducation concerne la formation intégrale de la personne, y compris la dimension morale et spirituelle de l'être, en vue de sa fi n ultime et du bien de la société dont elle est membre. Dès lors, pour éduquer à la vérité, il convient avant tout de savoir qui est la personne humaine et d'en connaître la nature... L'homme est un être qui porte dans son coeur une soif d'infini, une soif de vérité car il a été créé à l'image et selon la ressemblance de Dieu... C'est pourquoi, la première éducation consiste dans le fait d'apprendre à reconnaître dans l'homme l'image du Créateur et, par conséquent, à avoir un respect profond pour tout être humain... C'est seulement par sa relation avec Dieu que l'homme comprend aussi le sens de sa propre liberté. Et c'est la tâche de l'éducation de former à la liberté authentique... La liberté est une valeur précieuse, mais fragile; elle peut être mal comprise et mal utilisée... Pour exercer sa liberté, l'homme doit alors dépasser l'horizon relativiste et connaître la vérité sur lui-même, et la vérité sur le bien et le mal. Au fond de sa conscience, l'homme découvre une loi qu'il ne se donne pas lui-même, mais à laquelle il doit obéir au contraire et dont la voix l'appelle à aimer, à faire le bien et à fuir le mal, à assumer la responsabilité du bien accompli et du mal commis. Pour cela, l'exercice de la liberté est profondément lié à la loi morale naturelle, qui est de caractère universel. Elle exprime la dignité de chaque personne, pose les bases de ses droits et devoirs fondamentaux, et par conséquent et en dernière analyse, du vivre-ensemble juste et pacifique entre les personnes. Le juste usage de la liberté est donc central pour la promotion de la justice et de la paix, qui requièrent le respect pour soi-même et pour l'autre".

  "Il est important de ne pas couper le concept de justice de ses racines transcendantes. La justice, en effet, n'est pas une simple convention humaine, car ce qui est juste n'est pas déterminé originairement par la loi positive, mais par l'identité profonde de l'être humain. C'est la vision intégrale de l'homme qui permet de ne pas tomber dans une conception contractuelle de la justice et d'ouvrir aussi, grâce à elle, l'horizon de la solidarité et de l'amour... La cité de l'homme n'est pas uniquement constituée par des rapports de droits et de devoirs, mais plus encore, et d'abord, par des relations de gratuité, de miséricorde et de communion... La paix n'est pas seulement absence de guerre et elle ne se borne pas à assurer l'équilibre des forces adverses. La paix ne peut s'obtenir sur terre sans la sauvegarde des biens des personnes, la libre communication entre les êtres humains, le respect de la dignité des personnes et des peuples, la pratique assidue de la fraternité. La paix est un fruit de la justice et un effet de la charité. La paix est avant tout un don de Dieu... Toutefois, la paix n'est pas seulement un don à recevoir, mais bien également une oeuvre à construire. Pour être vraiment des artisans de paix, nous devons nous éduquer à la compassion, à la solidarité, à la collaboration, à la fraternité... La paix pour tous naît de la justice de chacun. Personne ne peut éluder cette tâche essentielle de promouvoir la justice, selon ses propres compétences et ses responsabilités. J'invite particulièrement les jeunes, qui maintiennent toujours vive la tension vers des idéaux, à avoir de la patience et de la ténacité dans la recherche de la justice et de la paix, dans l'éducation du goût pour ce qui est juste et vrai, même si cela peut comporter des sacrifices et aller à contre-courant". 

  "Chers jeunes, vous êtes un don précieux pour la société. Face aux difficultés, ne vous laissez pas prendre par le découragement et ne vous complaisez pas dans de fausses solutions, qui, souvent, se présentent comme la voie la plus facile pour résoudre les problèmes. N'ayez pas peur de vous engager, d'affronter l'effort et le sacrifice, de choisir des chemins qui exigent la fi délité et la constance, l'humilité et le dévouement... Prenez conscience d'être vous-mêmes des exemples stimulants pour les adultes. Plus vous vous efforcez de vaincre les injustices et la corruption, plus vous désirerez un avenir meilleur et vous vous engagerez à le construire, alors vous le serez vraiment. Ayez conscience de vos potentialités et ne vous repliez jamais sur vous-mêmes, mais sachez travailler pour un avenir plus lumineux pour tous. Vous n'êtes jamais seuls. L'Eglise a confiance en vous, elle vous suit, elle vous encourage et désire vous offrir ce qu'elle a de plus précieux: la possibilité de lever les yeux vers Dieu, de rencontrer Jésus Christ, Celui qui est la justice et la paix".
MESS/               VIS 20111216 (1550)

mardi 6 décembre 2011

AIDER L'ENFANCE MALHEUREUSE


CITE DU VATICAN, 6 DEC 2011 (VIS). Voici l'éditorial du P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle-de-Presse du Saint-Siège, pour la rubrique hebdomadaire Octava Dies du CTV: "Qu'en sera-t-il de cet enfant? Telle est la question que posaient parents et amis à la naissance de Jean, le futur Baptiste. Une question posée à la venue au monde de tout nouvel enfant, chargée d'espérance mais aussi de crainte. Une question reproposée lors de la récente rencontre festive de Benoît XVI avec des enfants béninois, où le Pape âgé était entouré d'enfants dansant. Le document synodal que le Pape a apporté à l'Afrique reprend de manière impressionnante les traitements intolérables infligés à l'enfance, des enfants non nés assassinés aux enfants non désirés et abandonnés, des orphelins aux albinos persécutés comme sorciers, des enfants soldats ou exploités, des enfants maltraités pour un handicap physique ou mental, des enfants esclaves sexuels aux enfants vendus, tous sans avenir... L'Eglise sait qu'on doit faire quelque chose pour eux et des 125.000 institutions caritatives et sanitaires dont elle dispose de par le monde, plus de 20.000 sont au service de l'enfance malheureuse. Autant d'autres s'occupent de l'éducation ou de secourir les enfants des rues... Lors d'un récent congrès international sur la protection de l'enfance contre les abus sexuels, Mgr.Scicluna a présenté un décalogue de principes, qui a reçu un accueil unanime. Il est d'ailleurs juste de rappeler le précieux service qu'assument en la matière de nombreuses femmes, religieuses et laïques. Il s'agit d'une des formes les plus belles et utiles du service que la femme rend à l'humanité et à l'Eglise. Ces réflexions, qui sont de circonstance en cette période d'Avent et de Noël, en ce temps de l'Enfant Jésus, doivent nous pousser à rester en première ligne sur ce front".
CTV/                             VIS 20111206 (300)   

vendredi 25 novembre 2011

FAMILLE CHRETIENNE


CITE DU VATICAN, 25 NOV 2011 (VIS). Une conférence de presse a présenté ce matin l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la famille, qui se tiendra du 29 novembre au 1 décembre, à l'occasion du trentième anniversaire de l'exhortation apostolique Familiaris Consortio et de ce dicastère. Le Cardinal Ennio Antonelli, Président du Conseil pour la famille, était assisté de Mgr.Jean Laffitte, Secrétaire, de Mgr.Carlos Simón Vásquez, Sous Secrétaire, du P.Gianfranco Grieco, OFM.Conv, Directeur, et de M. et Mme Colzani, Responsables du Service diocésain pour la famille de Milan. Le Cardinal a d'abord souligné combien certains des sujets traités par l'encyclique sont de grande actualité: la centralité de la famille, la nouvelle évangélisation au niveau paroissial et diocésain, la vocation missionnaire de la famille, tout ceci tendant à manifester au monde la présence et l'amour du Seigneur. Cette vocation doit devenir un grand signe de la crédibilité de l'Evangile, comme le service du prochain, la procréation et l'éducation des enfants, l'engagement dans le travail ou dans le social, l'attention aux pauvres, la prière domestique, la participation à la messe et aux activités ecclésiales.

  Ensuite Mgr.Laffitte est revenu sur la Familiaris Consortio, document dans lequel Jean-Paul II soulignait la nécessité d'aider les gens à redécouvrir les valeurs authentiques de la famille face une crise morale de la société, et à considérer la famille comme scellée par l'amour conjugal. "Cela semble une évidence, tandis que les lois légitiment aujourd'hui des modèles familiaux alternatifs, coupés de la racine qu'est l'union indissoluble entre un homme et une femme... Le projet de mariage à l'église est de moins en moins inscrit dans une vraie vie de foi, ce qui éteint toute conscience de la sainteté du mariage chrétien. Aujourd'hui plus que jamais la pastorale conjugale et familiale exige une préparation sérieuse... Il faudrait proposer aux baptisés non pratiquants une formation incluant une initiation à la lecture de la Parole, les fondements élémentaires de la foi chrétienne, une initiation à la vie sacramentelle, en insistant sur l'Eucharistie et les sacrements du mariage et de la réconciliation". 

  Puis Mgr.Vásquez a présenté le programme de l'Assemblée, qui s'ouvrira par une messe célébrée sur la tombe du bienheureux Jean-Paul II, "afin de rendre un hommage appuyé à celui qu'on a souvent appelé le Pape des familles, et pour qu'il intercède en faveur de toutes les familles de ce monde". Quant au P.Grieco, il a indiqué que la revue du Conseil, intitulée Famille et Vie, consacrera un spécial Familiaris Consortio, dont les articles ont été confiés aux meilleurs experts de ce document pontifical, des prélats, des prêtres et des religieux, ainsi que deux laïcs et quatre laïques. En outre, les travaux de l'Assemblée pourront être suivis sur le site du dicastère (www.familia.va). Pour conclure, il a été question de la VII Rencontre mondiale des familles, qui aura lieu à Milan en mai - juin prochain. Alfonso et Francesca Colzani ont annoncé que l'année pastorale du diocèse sera consacrée à une réflexion sur le rapport travail fête. Le service qu'ils dirigent organisera des manifestations où les couples et les familles trouveront des sujets d'approfondissement en vue vivre vraiment chrétiennement le travail comme la fête, en humanisant le monde. Ils ont noté combien les familles répondent déjà à des sollicitations tellement sensibles devant les difficultés du quotidien.
CON-F/                                         VIS 20111125 (550)       

lundi 14 novembre 2011

SAUVER UNE VIE SANS EN DETRUIRE UNE AUTRE


CITE DU VATICAN, 12 NOV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu les 250 participants au congrès international "Adult Stem Cells, Science and the future of Man and Culture", organisé par le Conseil pontifical pour la culture en collaboration avec la fondation nord-américaine Stem for life. Pendant trois jours, des experts ont discuté de l'utilisation de cellules souches adultes en médecine tant d'un point de vue scientifique, qu'au niveau des implications culturelles, éthiques et anthropologiques de cette technique. Voici quelques extraits du discours de Benoît XVI:

  "Les êtres humains sont dotés d'une âme immortelle et sont créés à l'image et à la ressemblance de Dieu. C'est pourquoi, il existe des dimensions de l'existence humaine qui vont au-delà des limites des compétences des sciences naturelles. Si l'on dépasse ces limites, il existe un risque sérieux que la dignité et l'inviolabilité de la vie humaine deviennent subordonnées à des considérations purement utilitaristes. Au contraire, si l'on respecte ces limites, la science peut apporter une réelle contribution à la promotion et la sauvegarde de la dignité de l'homme. C'est pourquoi, les potentialités bénéfiques de la recherche sur les cellules souches adultes sont considérables puisqu'elle ouvre des possibilités de guérison de maladies dégénératives chroniques par la réparation des tissus atteints... L'amélioration promise par ces thérapies constitue un important pas en avant pour la science médicale, et un nouvel espoir pour les malades et leurs familles en souffrance. Pour cette raison, l'Eglise encourage naturellement ceux qui développent ou soutiennent ce type de recherche, à condition bien sûr qu'elle soit menée avec la considération due au bien intégral de la personne humaine et au bien commun de la société. Cette considération est de la plus grande importance. La mentalité pragmatique qui influence souvent la prise de décision aujourd'hui est trop incline à prendre tous les moyens disponibles pour obtenir la fin souhaitée, malgré l'évidence des conséquences désastreuses de cette façon de penser. Quand la fin est tellement désirée, comme la découverte d'un traitement pour les maladies dégénératives, il est tentant pour les hommes politiques et les médecins de laisser de côté les objections éthiques et de continuer d'aller de l'avant avec n'importe quelle recherche paraissant offrir quelques possibilités de progresser. Ceux qui défendent la recherche sur les cellules souches embryonnaires avec l'espoir d'obtenir ce résultat, commettent la grave erreur de nier le droit inaliénable à la vie de tout être humain du moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle. La destruction d'une seule vie humaine ne peut jamais se justifier en terme de bénéfice qu'elle pourrait apporter à une autre".

  "Cependant, en général, ces problèmes éthiques ne se posent pas lorsque les cellules souches sont extraites de tissus d'un organisme adulte ou du sang du cordon ombilical au moment de la naissance... Le dialogue entre science et éthique est de la plus haute importance pour s'assurer que les progrès de la médecine ne se fassent jamais à un coût humain inacceptable. L'Eglise contribue à ce dialogue en participant à la formation des consciences en accord avec la juste raison et à la lumière de la vérité révélée. Il ne s'agit pas d'empêcher le progrès scientifique mais, au contraire, de l'orienter dans une direction vraiment fructifère et bénéficiaire pour l'humanité...spécialement pour les plus faibles et vulnérables. Lorsque l'Eglise réclame de l'attention envers les besoins des sans-défense, elle ne pense pas seulement à ceux qui ne sont pas nés mais aussi à ceux qui ne peuvent pas facilement accéder à des traitements médicaux couteux... La justice exige que tous les efforts possibles soient faits pour permettre à ceux qui en ont besoin de bénéficier des fruits de la recherche scientifique indépendamment de leurs moyens économiques... L'Eglise peut offrir une assistance concrète à travers son apostolat étendu en faveur de la santé, actif dans de nombreux pays du monde et s'adressant avec une sollicitude spéciale aux besoins des plus pauvres dans le monde". Je prie, a conclu le Pape, "pour que votre travail d'investigation sur les cellules souches adultes reçoivent de grandes bénédictions pour l'avenir de l'humanité".
AC/                                                VIS 20111114 (680)

jeudi 10 novembre 2011

MESSAGE AUX EVEQUES EQUATORIENS

CITE DU VATICAN, 10 NOV 2011 (VIS). A l'occasion du II Congrès national de la famille, le Pape a adressé un message à Mgr.Antonio Arregui Yarza, Archevêque de Guayaquil et Président de la Conférence épiscopale équatorienne. Son thème, famille et mission, qui découle de la mission continentale lancée par le CELAM en 2007, préparera à la VII Rencontre mondiale des familles (Milan juin 2012). Benoît XVI y écrit que "la famille, née d'un pacte d'amour total entre un homme et une femme, n'est pas un fait privé. Fondée sur le mariage, la famille rend un immense service à la société et à la mission de l'Eglise. Elle n'est pas une simple somme d'individus mais le résultat de la relation d'affection homme femme, père mère enfants, qui s'exprime dans la vie familiale. Ainsi chaque famille contribue-t-elle à travers ses enfants à une féconde vie sociale. Et la qualité des rapports sociaux découle de la santé de la vie des familles... Le travail et la fête, qui sont enracinées dans la vie familiale, conditionnent les choix et les rapports parentaux, leurs liens avec le reste du tissu social et l'Eglise".

  "Par le biais du travail, l'homme...participe au projet créateur de Dieu. L'absence de travail comme la précarité sont donc contraires à sa dignité et créatrices de pauvreté et d'injustice. Provoquant souvent une crise d'identité de la personne, ces situations dégénèrent en désespoir, violence et criminalité. Il faut trouver les moyens d'y remédier, en ayant la ferme volonté de chercher les solutions en faveur d'un emploi stable et correctement rémunéré, capable de sanctifier la personne et de favoriser le développement social. Un travail gratifiant et responsable doit aller de pair avec une vie familiale harmonieuse et fructueuse. Un climat familial serein...est la première condition pour la découverte et l'épanouissement des capacités individuelles et des plus nobles aspirations de la personne. En outre, la vie de famille permet de vaincre l'égoïsme et d'alimenter la solidarité, sans négliger l'effort ou le sacrifice en faveur d'autrui. Tout ceci concourt en effet au bien être de tous et à des rapports responsables... Quant à la fête, elle permet d'humaniser le temps libre en le réservant à la rencontre avec Dieu, avec les autres, avec la nature. Les familles doivent donc retrouver tout le sens de la fête, du dimanche en particulier, jour du Seigneur et jour de l'homme. Dans la messe, la famille retrouve la présence réelle du Ressuscité, reçoit la vie nouvelle et le don de l'Esprit, accroît son amour de l'Eglise, écoute la Parole, partage le pain eucharistique et s'ouvre à l'amour des frères".
MESS/                                     VIS 20111110 (440)

jeudi 29 septembre 2011

MOTU PROPRIO "QUAERIT SEMPER"


CITE DU VATICAN, 29 SEP 2011 (VIS). Hier Benoît XVI a promulgué le Motu Proprio "Quaerit Semper" qui, modifiant la Constitution apostolique "Pastor Bonus", transfère certaines compétences de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements au Tribunal de la Rote Romaine, en matière de dispense d'un mariage célébré mais non consumé, ainsi que de nullité de l'ordination sacerdotale. En voici des extraits:

  Dans le but de rationaliser sa gestion en adaptant le gouvernement aux besoins pastoraux du moment, le Saint-Siège peut modifier l'organisation et les compétences de ses dicastères... Il est apparu particulièrement utile que la Congrégation concentre ses efforts sur la relance  liturgique en accord avec la volonté conciliaire (Sacrosanctum Concilium). Par conséquent, on a transféré à un service constitué près la Rote les compétences qui étaient siennes en matière de dispense d'un mariage célébré mais non consumé, ainsi que de nullité de l'ordination sacerdotale.

Art.1. Sont supprimés les articles 67 et 68 de la Pastor Bonus.
Art.2. Son article 126 est modifié comme suit: 1par. Ce tribunal, qui sert d'instance supérieur en appel près le siège apostolique pour la tutelle des droits au sein de l'Eglise, regroupe la jurisprudence et, par le biais de ses sentences, assiste les tribunaux inférieurs. 2par. Un bureau est constitué au sein de la Rote pour juger des cas de non consommation du mariage, ainsi que l'existence d'une juste cause pour accorder la dispense. Il reçoit les actes de la procédures avec l'avis de l'évêque et les observations du défenseur du lien. En suivant une procédure particulière, il évalue attentivement la demande de dispense, la soumettant si nécessaire au jugement du Saint-Père. 3par. Ce bureau est également compétent pour traiter des causes de nullité de l'ordination sacerdotale, selon les normes du droit universel et propre.
Art.3. Ce nouveau bureau est sous l'autorité du Doyen de la Rote, assisté par des commissaires désignés et des consulteurs.
Ces dispositions nouvelles entreront en vigueur le 1 octobre.
MP/                                                     VIS 20110929 (340) 

lundi 12 septembre 2011

MARIAGE ET SACERDOCE, TEMOIGNER DE L'AMOUR DU CHRIST


CITE DU VATICAN, 11 SEP 2011 (VIS). A 17 h en la cathédrale, le Saint-Père a rencontré un groupe de prêtres et de familles du diocèse d'Ancône, qu'il  a invités à réfléchir sur la nécessité de ramener les sacrements de l'ordre et du mariage à la seule source eucharistique. "Ces deux états de vie trouvent, en fait, dans l'amour du Christ...la même racine. Ils sont appelés à la mission commune de témoigner et de rendre présent cet amour au service de la communauté". Cette perspective "permet de dépasser une vision réductrice de la famille qui la considère comme seule destinataire de l'action pastorale", alors qu'"elle est un lieu privilégié d'éducation humaine et chrétienne et reste pour cela la meilleure alliée du ministère sacerdotale". D'autre part, "la proximité du prêtre à la famille, à son tour, l'aide à prendre conscience de sa réalité profonde et de sa mission... Aucune vocation n'est une question privée -a-t-il ajouté-, d'autant moins celle du mariage car son avenir est l'Eglise entière. Il s'agit donc de savoir intégrer et harmoniser...le ministère sacerdotal avec l'authentique Evangile du mariage et de la famille pour une communion active et fraternelle. L'Eucharistie est le centre et la source de cette unité qui anime toute l'action de l'Eglise".

  "Chers prêtres, par le don que vous avez reçu dans l'ordination, vous êtes appelés à servir comme pasteurs la communauté ecclésiale qui est une  famille de familles... Cultivez une profonde familiarité avec la Parole de Dieu... c'est lui votre demeure et votre héritage. Vous devez en être témoins pour la famille...même dans les circonstances les plus difficiles... Soyez accueillants et miséricordieux avec ceux aussi qui ont plus de mal à assumer les engagements pris dans le lien matrimonial et ceux qui, malheureusement, ne les ont pas remplis".

  "Chers époux, votre mariage s'enracine dans la foi que Dieu est amour et que suivre le Christ signifie rester dans l'amour... Construisez vos familles dans l'unité, don qui vient d'en-haut et qui nourrit votre engagement dans l'Eglise et dans la construction d'un monde plus juste et fraternel... Que votre action quotidienne trouve dans la communion sacramentelle son origine et son centre... L'éducation à la foi des nouvelles générations passe aussi par votre cohérence. Témoignez leur la beauté exigeante de la vie chrétienne" et "soyez, pour ceux qui sont confiés à votre responsabilité, un signe de la bienveillance et de la tendresse de Jésus. C'est en lui que se voit combien Dieu qui aime la vie, n'est pas étranger ou loin des réalités humaines, mais l'ami qui n'abandonne jamais".
PV-ANCONE/                                         VIS 20110912 (430)

vendredi 1 juillet 2011

IMPORTANCE DE L'UNITE RURALE FAMILIALE

CITE DU VATICAN, 1 JUL 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la XXXVII Conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, perpétuant une tradition inaugurée il y a soixante ans, au moment de l'implantation à Rome de la FAO. Il a tout d'abord salué M.Jacques Diouf, le Directeur Général sortant, qui, a-t-il dit, "avec compétence et dévouement, a permis à la FAO d'affronter les problèmes et les crises suscitées par les réalités globales changeantes", puis son successeur désigné M.José Graziano da Silva, à qui il a présenté ses vœux les plus sincères de succès. La pauvreté, le sous-développement et donc la faim, a dit Benoît XVI, "sont souvent le résultat d'attitudes égoïstes qui, partant du cœur de l'homme, se manifestent dans son activité sociale, dans les échanges économiques, dans les conditions de marché, dans le non-accès à la nourriture et se traduisent par la négation du droit primaire de toute personne à se nourrir et donc à être libérée de la faim. Comment pouvons-nous taire le fait que même la nourriture est devenue objet de spéculations ou bien est liée aux évolutions d'un marché financier qui, privé de règles sûres et pauvre de principes moraux, n'apparaît attaché qu'au seul objectif du profit? L'alimentation est une condition qui concerne le droit fondamental à la vie".

  "Le cadre international et les fréquentes appréhensions engendrées par l'instabilité et l'augmentation des prix exigent des réponses concrètes et nécessairement unitaires pour obtenir des résultats que les états ne peuvent garantir individuellement. Cela signifie faire de la solidarité un critère essentiel pour toute action politique et toute stratégie... Dans cette perspective, les institutions de la communauté internationale sont appelées à œuvrer de façon cohérente suivant leur mandat pour soutenir les valeurs propres de la dignité humaine en éliminant les attitudes de fermeture et sans laisser de la place à des instances particulières qui se font passées pour des intérêts généraux. La FAO est aussi appelée à relancer sa structure en la libérant des obstacles qui l'éloignent de l'objectif indiqué par sa constitution, celui de garantir la croissance nutritionnelle, la disponibilité de la production alimentaire, le développement des aires rurales, afin d'assurer à l'humanité la libération de la faim... Ma pensée va à la situation de millions d'enfants qui, premières victimes de cette tragédie, sont condamnés à une mort précoce, à un retard dans leur croissance physique et psychique... L'attention aux jeunes générations peut être une manière de contrer l'abandon des aires rurales et du travail agricole... Nous devons constater, en effet, que malgré les engagements pris et les obligations conséquentes, l'assistance et les aides concrètes se limitent souvent aux urgences, oubliant qu'une conception cohérente du développement doit être en mesure de dessiner un avenir pour toute personne, famille et communauté en favorisant des objectifs sur une longue période".

  "Il faut donc soutenir les initiatives...pour redécouvrir la valeur de l'entreprise familiale rurale et en soutenir le rôle central pour parvenir à une sécurité alimentaire stable... L'objectif de la sécurité alimentaire est une exigence authentiquement humaine, nous en sommes conscients. La garantir aux générations actuelles et à celles à venir signifie aussi préserver les ressources naturelles d'une exploitation frénétique car la course à la consommation et au gaspillage semble ignorer toute attention au patrimoine génétique et aux diversités biologiques, très importantes pour les activités agricoles... Dans une période où, aux nombreux problèmes qui assaillent l'activité agricole, s'ajoutent de nouvelles occasions de contribuer à apaiser le drame de la faim, vous pouvez œuvrer pour qu'à travers la garantie d'une alimentation correspondant aux besoins, chacun puisse grandir selon sa vraie dimension de créature faite à la ressemblance de Dieu".
AC/                                                 VIS 20110701 (620)

mardi 7 juin 2011

FAMILLE CHRETIENNE ET EVANGELISATION

CITE DU VATICAN, 5 JUIN 2011 (VIS). A 9 h, le Saint-Père a quitté la nonciature pour l'hippodrome de Zagreb situé à 8 kilomètres sur les rives de la Sava et pouvant contenir jusqu'à 300.000 personnes. Avant de gagner le podium de l'autel, il a effectué un tour en papamobile parmi la foule. Puis il a célébré la messe de la Journée nationale des familles catholiques croates. L'estrade représentait deux mains, l'une abritant la source de la vie éternelle c'est-à-dire l'autel comme point de rencontre humain et divin dans le Christ, l'autre formant le toit, symbole de l'action pneumatologique et de la présence de l'Esprit de Dieu dans l'Eglise".

  "Nous avons célébré, il y a peu, l'Ascension et nous nous préparons à recevoir le grand don de l'Esprit" a dit Benoît XVI dans son homélie. "Dans la première lecture, nous avons vu comment la communauté apostolique était réunie en prière dans le Cénacle avec Marie, la Mère de Jésus. C'est là un portrait de l'Eglise qui plonge ses racines dans l'événement pascal... Rester ensemble fut la condition mise par Jésus pour accueillir la venue du Paraclet, et la prière prolongée fut la condition nécessaire de leur concorde. Nous trouvons ici une formidable leçon pour chaque communauté chrétienne. On pense parfois que l'efficacité missionnaire dépend principalement d'une programmation consciencieuse et de son intelligente mise en œuvre par un engagement concret. Certes, le Seigneur demande notre collaboration, mais avant n'importe quelle réponse de notre part, son initiative est nécessaire : c'est son Esprit le vrai protagoniste de l'Eglise, à invoquer et à accueillir". Puis il a remercié les évêques de Croatie pour leur invitation à visiter ce pays à l'occasion de la première rencontre nationale des familles catholiques. Il leur a dit avoir apprécié "l'attention et l'engagement envers la famille, non seulement parce que cette réalité humaine fondamentale aujourd'hui, dans votre pays comme ailleurs, doit affronter des difficultés et des menaces et donc a particulièrement besoin d'être évangélisée et soutenue, mais aussi parce que les familles chrétiennes sont une ressource décisive pour l'éducation à la foi, pour l'édification de l'Eglise comme communion et pour sa présence missionnaire dans les situations les plus diverses de la vie... Il est bien connu de tous que la famille chrétienne est un signe spécial de la présence et de l'amour du Christ et qu'elle est appelée à donner une contribution spécifique et irremplaçable à l'évangélisation... La famille chrétienne a toujours été la première voie de transmission de la foi et elle conserve aujourd'hui de grandes possibilités pour l'évangélisation dans de multiples domaines. Chers parents, engagez-vous toujours à enseigner à vos enfants à prier, et priez avec eux. Faites-les approcher des Sacrements, particulièrement de l'Eucharistie...et introduisez-les dans la vie de l'Eglise, dans l'intimité domestique, n'ayez pas peur de lire la Sainte Ecriture, illuminant la vie familiale de la lumière de la foi et louant Dieu comme Père. Soyez presque un petit cénacle, comme celui de Marie et des disciples, dans lequel se vit l'unité, la communion, la prière!".

   Aujourd'hui, grâce à Dieu, a poursuivi le Saint-Père, "de nombreuses familles chrétiennes acquièrent toujours plus la conscience de leur vocation missionnaire et s'engagent sérieusement dans le témoignage au Christ Seigneur...Dans la société d'aujourd'hui, la présence des familles chrétiennes exemplaires est plus que jamais nécessaire et urgente. Malheureusement, nous devons constater, spécialement en Europe, que se répand une sécularisation qui porte à la marginalisation de Dieu dans la vie et à une croissante désagrégation de la famille. On absolutise une liberté sans engagement pour la vérité, et on entretient comme idéal le bien-être individuel à travers la consommation des biens matériels et des expériences éphémères, négligeant la qualité des relations avec les personnes et les valeurs humaines plus profondes. On réduit l'amour à une émotion sentimentale et à une satisfaction de pulsions instinctives, sans s'engager à construire des liens durables d'appartenance réciproque et sans ouverture à la vie. Nous sommes appelés à contester une telle mentalité! Auprès de la parole de l'Eglise, le témoignage et l'engagement des familles sont très importants, votre témoignage concret, surtout pour affirmer l'intangibilité de la vie humaine de la conception à sa fin naturelle, la valeur unique et irremplaçable de la famille fondée sur le mariage et la nécessité de mesures législatives qui soutiennent les familles dans la tâche d'engendrer et d'éduquer les enfants... Chères familles, soyez courageuses!", s'est exclamé le Pape. "Ne cédez pas à la mentalité sécularisée qui propose la cohabitation comme préparatoire, ou même substitutive au mariage. Montrez par votre témoignage de vie qu'il est possible d'aimer, comme le Christ, sans réserve, qu'il ne faut pas avoir peur de s'engager pour une autre personne. Réjouissez-vous de la paternité et de la maternité. L'ouverture à la vie est signe d'ouverture à l'avenir, de confiance dans l'avenir, de même que le respect de la morale naturelle libère la personne au lieu de l'humilier. Le bien de la famille est aussi le bien de l'Eglise. Je voudrais rappeler tout ce que j'ai affirmé dans le passé: L'édification de chaque famille chrétienne se situe dans le contexte de la famille plus vaste, de l'Eglise, qui la soutient et la conduit avec elle... Et, réciproquement, l'Eglise est édifiée par les familles, petites Eglises domestiques. Prions le Seigneur pour que les familles soient toujours plus de petites Eglises et que les communautés ecclésiales soient toujours plus une famille!".
BXVI-CROATIE/                                        VIS 20110606 (900)

mardi 24 mai 2011

DOCUMENT SUR LA FAMILLE

CITE DU VATICAN, 24 MAI 2011 (VIS). Ce matin, près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, a été présenté le document intitulé "La famille, le travail et la fête", constitué des catéchèses préparatoires à la VII Rencontre mondiale des familles (Milan 30 mai - 3 juin 2012). Ont pris part à la conférence de presse: Le Cardinal Ennio Antonelli, Président du Conseil pontifical pour  la famille, le Cardinal Dionigi Tettamanzi, Archevêque de Milan, Mgr.Franco Giulio Brambilla, Auxiliaire de Milan et Coordinateur du projet, et le P.Gianfranco Grieco, OFM.Conv., Chef de bureau au Conseil pour la famille, et l'Abbé Davide Milani, Responsable de la communication diocésaine de Milan.

  Rappelant le trentième anniversaire de son dicastère, le Cardinal Antonelli (qui préside aussi l'Institut de recherches Jean-Paul II sur mariage et famille) a exposé que l'évènement milanais comportera un congrès théologique et pastoral (trois jours) et un temps de fête avec présence du Pape (deux jours). La préparation de la VII Rencontre a été largement favorisée par le livre de catéchèse sur la famille, la fête et le travail, préparé par le conseil pontifical et le diocèse de Milan. Ces dix catéchèses bibliques, accompagnées de textes du Magistère et à l'usage des communautés et des familles, sont publiées par la LEV en sept langues.

  Puis le Cardinal Tettamanzi a dit espérer que ces textes puissent servir dans tous les diocèses du monde et devenir une référence au-delà des seules initiatives de pastorale de la famille ou du travail. Il faut accomplir, a dit l'Archevêque de Milan, un grand effort de communication, notamment grâce aux traductions, afin que ce matériel ne reste pas un strict patrimoine ecclésial, connu de peu de personnes. Ensuite Mgr.Brambilla a expliqué que ces catéchèses partent de la famille pour s'ouvrir au monde. Le travail et la fête appartiennent à la famille comme élément de l'espace social. Le premier groupe de catéchèses traite de la manière de vivre les relations familiales, dans un foyer qui doit être un espace d'accueil et d'intimité entre parents et enfants. Le second traite de la vie quotidienne et du travail, qui ne saurait se résumer à un revenu économique mais doit être aussi une occasion de se forger une identité sociale et de relations humaines. Le troisième groupe touche au style de vie de la famille et à son mode de faire la fête. L'invention du temps libre semblant avoir oublié la fête, que la famille doit intégrer à son existence comme communauté de rencontre".

  Le Conseil pour la famille a activé le 28 mars le site (www.familia.va) qui informe des activités et projets du dicastère. Une section est consacrée à la Rencontre mondiale de Milan.
OP/                                                     VIS 20110524 (450)

mercredi 13 avril 2011

MESSAGE VIDEO DU PAPE

CITE DU VATICAN, 13 AVR 2011 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI s'est notamment adressé aux participants à la troisième rencontre des familles d'Australie (Melbourne), message transmis via vidéo: "Cet important rendez-vous est aussi l'occasion de témoigner de l'affection qui lie vos foyers, et ces derniers à la grande famille de Dieu qu'est l'Eglise. Ainsi devenez-vous des acteurs d'une humanité nouvelle, d'une culture d'amour, d'unité et de stabilité, qui ne cesse de rendre gloire au Père".
AG/                                                       VIS 20110413 (90)

mardi 29 mars 2011

RESPECT DU DROIT DE LA FAMILLE

CITE DU VATICAN, 29 MAR 2011 (VIS). Aujourd'hui a été rendu public le message de Benoît XVI aux évêques responsables des commissions pour la famille et la vie d'Amérique latine et des Caraïbes, à l'occasion de leur rencontre (Bogotá, Colombie, 28 mars - 1 avril) sous la présidence du Cardinal Ennio Antonelli, Président du Conseil pontifical pour la famille: "Ainsi que l'a réaffirmé la V Conférence générale de votre épiscopat, la famille représente la plus grande richesse de vos peuples. La pastorale familiale occupe donc une place particulière dans l'évangélisation de chaque Eglise, avec la diffusion de la culture de la vie et la défense des droits de la famille... On constate malheureusement combien tant de foyers souffrent des rapides changements culturels, de l'instabilité sociale, du phénomène migratoire, de la pauvreté, d'une éducation banalisant la sexualité et de fausses idéologies. On ne peut rester indifférents face à ces menaces". Puis le Pape écrit que "tout effort sera utile pour que la famille, fondée sur l'union indissoluble d'un homme et d'une femme, puisse assumer son rôle de cellule sociale fondamentale. Creuset de vertus et école de vie, instrument de concorde et lieu de formation positif, la famille accueille et protège la vie du début à sa fin naturelle... Il convient donc de continuer à encourager les parents à défendre leur droit et leur devoir d'éducateurs à la foi et aux valeurs de l'existence".

  Rappelant ensuite que la mission continentale lancée à Aparecida constitue une excellente base pour la pastorale matrimoniale et familiale en Amérique latine et aux Caraïbes, Benoît XVI affirme que "l'Eglise compte sur les foyers chrétiens, appelés à être de véritables agents d'évangélisation et d'apostolat, pour prendre conscience de leur importante mission dans le monde". Il encourage aussi les participants à la réunion de Bogotá "à développer les grandes lignes pastorales tracée à Aparecida par les épiscopats, afin que les familles vivent en communion avec le Christ dans l'écoute de la Parole, la prière, les sacrements et la charité. Si on les aide à mettre en actes une spiritualité profonde, on favorisera l'aspiration de nombreux fidèles à la sainteté, sans craindre de montrer la beauté, les idéaux et les exigences morales de la vie dans le Christ. Pour cela, il faut accroître la formation de tous ceux qui oeuvrent à l'évangélisation des familles, tout en fixant des lignes de collaboration avec les hommes et les femmes de bonne volonté engagés eux aussi à défendre la vie, le mariage et la famille". Le Saint-Père conclue par un salut affectueux à toutes les familles du continent et, en particulier, à celles qui sont en difficulté.
MESS/                                                     VIS 20110329 (440)

lundi 28 février 2011

AUDIENCE A L'ACADEMIE POUR LA VIE

CITE DU VATICAN, 26 FEV 2011 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi les participants à l'assemblée annuelle de l'académie pontificale pour la vie, et son nouveau Président Mgr.Ignacio Carrasco de Paula. Reprenant le thème de ces assises, Benoît XVI a affirmé que le désarroi psychologique frappant souvent les femmes ayant avorté "révèle le problème de la conscience morale accompagnant le blessure profonde subie chaque fois qu'un acte humain trahit la vocation innée de l'homme au bien". Or la conscience morale permet de "discerner le bien du mal de manière à ce que l'homme puisse librement choisir le bien. Face à qui veut nier l'existence de la conscience morale chez l'homme, en réduisant ses choix au résultat de conditionnements extérieurs ou à une pure émotivité, on doit redire que la qualité morale d'un acte n'a pas de valeur intrinsèque. Elle n'est pas non plus une option ou une prérogative des chrétiens ou des autres croyants, mais une qualité commune à tous les êtres humains. Par cette conscience morale Dieu parle à chacun en l'invitant à défendre la vie en toute circonstance. C'est dans ce lien individuel avec le Créateur que réside la dignité profonde de la conscience morale, comme la raison de son inviolabilité".

  Puis le Pape a dit que les médecins "ne peuvent trahir leur mission de préserver la conscience des femmes qui sont tentées de voir dans l'avortement une solution à leurs difficultés familiales ou socio-économiques, ou bien à l'état de santé de l'enfant à naître. Dans ce dernier cas elles sont souvent poussées, parfois par les médecins, à avorter comme si l'avortement était moralement licite, et plus encore un acte thérapeutique dû afin d'éviter les souffrances au futur enfant et à sa famille, et qu'il soit un poids injuste pour la société. Dans un contexte culturel où le sens de la vie est offusqué, où la perception de la grave immoralité de l'avortement est largement atténuée, ainsi que d'autres atteintes à la vie humaine, les médecins doivent être forts en continuant d'affirmer que l'avortement ne résout rien, qu'il supprime un être, ravage sa mère et éteint la conscience de son père, entraînant souvent la ruine de la famille. Cette mission ne regarde pas que les médecins et le monde médical. La société toute entière doit défendre le droit à la vie de l'être conçu et le bien véritable de la mère, qui ne réside en aucun cas dans le recours à l'avortement. Certes, il faut aussi assurer une aide aux femmes ayant eu recours à l'avortement et qui vivent un drame moral et existentiel. De multiples initiatives existent au niveau diocésain comme dans le volontariat pour les soutenir psychologiquement et spirituellement, en vue d'un plein rétablissement. La solidarité de la communauté chrétienne ne saurait renoncer à cette responsabilité".

  Benoît XVI a ensuite repris un des sujets abordé par l'assemblée, les banques du cordon ombilical à des fins cliniques et de recherche: "Il s'agit d'applications scientifiquement prometteuses qui dépendent de la générosité des donateurs de sang du cordon et de l'adaptation des structures pour répondre au désir de donation à l'accouchement. Je vous invite donc à promouvoir un véritable solidarité humaine et chrétienne dans ce domaine". Cet choix de créer des banques privées, "comme le démontrent les travaux de votre assemblée, loin de garantir une supériorité par rapport aux donations de cordon, affaiblit l'esprit solidaire qui doit constamment animer la recherche du bien commun, auxquels tendent la science et la recherche médicale".
AC/                                                     VIS 20110228 (590)    

lundi 24 janvier 2011

DIMENSION JURIDIQUE DU MARIAGE

CITE DU VATICAN, 22 JAN 2011 (VIS). Ce matin, à l'occasion de l'ouverture de l'année judiciaire, Benoît XVI a reçu les composants du Tribunal de la Rote Romaine, devant lesquels il a évoqué la dimension juridique du mariage, qui doit aller de pair à l'aspect pastoral dans l'admission et la préparation au mariage. Le Pape a rappelé qu'il "n'existe d'autre mariage que celui juridiquement sanctionné entre un homme et une femme, union sur laquelle repose une authentique dynamique conjugale, de vie et d'amour... L'aspect juridique du mariage est étroitement lié à son essence". Le Jus Connubli, le droit au mariage, "n'est pas une simple revendication subjective que les prêtres n'auraient qu'à reconnaître formellement, sans tenir compte du contenu réel de l'union. Ce droit présuppose que le mariage puisse être réellement célébré, dans la vérité de son essence, ainsi que l'enseigne l'Eglise. La cérémonie nuptiale n'est pas un droit et le Jus Connubi ne regarde que la célébration réelle du mariage".

  "Il ne faut toutefois jamais oublier -a-t-il ajouté- que l'objectif immédiat d'une telle préparation est la libre célébration d'un vrai mariage, c'est-à-dire la constitution d'un lien de justice et d'amour entre les conjoints, unique et indissoluble, ordonné pour le bien des conjoints, la procréation et l'éducation de leurs enfants, et qui, entre baptisés, constitue un des sacrements de la Nouvelle Alliance. Le couple ne reçoit pas de message idéologique extrinsèque, ni ne se voit imposer de modèle culturel, mais les fiancés sont mis en mesure de découvrir la vérité d'une inclination naturelle et de la capacité de s'engager inscrites dans leur être relationnel homme-femme. C'est de là que naît le droit, composant essentiel de la relation matrimoniale, enraciné dans la potentialité naturelle des conjoints que la donation consensuelle actualise".

  Le Saint-Père a ensuite évoqué les moyens "de s'assurer du projet réellement conjugal des futurs époux, parmi lesquels l'examen pré-matrimonial qui a un objectif principalement juridique: s'assurer que rien ne s'oppose à la validité et à la licéité du mariage. Juridique ne signifie pas toutefois formel au sens d'un passage bureaucratique consistant à la compilation d'un formulaire sur la base de demandes rituelles. Il s'agit, au contraire, d'une occasion pastorale unique... Le pasteur aide la personne à se mettre sérieusement face à elle-même en vérité et sur sa vocation humaine et chrétienne du mariage. En ce sens, le dialogue conduit séparément avec chacun des deux fiancés -sans amoindrir pour autant l'importance des autres rencontres en couple- implique un climat de pleine sérénité, dans lequel on devrait souligner que les contractants sont les premiers intéressés et les premiers obligés en conscience à célébrer un mariage valide... Avec les différents moyens dont on dispose pour une préparation soignée et vérifiée, on peut développer une action pastorale efficace sur la prévention des nullités matrimoniales. Il faut agir pour interrompre, dans la mesure du possible, le cercle vicieux souvent vérifié entre une admission au mariage retenue sans préparation adéquate et examen sérieux des demandes prévues pour sa célébration, et une déclaration judiciaire, souvent également facile mais en sens contraire, dans laquelle le même mariage est reconnu comme nul sur la seule constatation de son échec".

  Benoît XVI a donc insisté sur la préparation nécessaire, respectueuse du droit canonique, de "tous les agents pastoraux, surtout ceux agissant en matière de pastorale familiale". Par ailleurs, l'action des tribunaux ecclésiastiques doit transmettre "un message univoque sur ce qui est essentiel dans le mariage, en syntonie avec le magistère et la loi canonique parlant d'une seule voix". Evoquant les "causes relatives à l'incapacité consensuelle", le Pape a ajouté que "malheureusement aujourd'hui persistent certaines positions incorrectes comme celle d'identifier la discrétion de jugement demandée pour le mariage, avec la prudence souhaitée dans la décision de se marier, confondant ainsi une question de capacité avec une autre n'entachant pas la validité puisque concernant le degré de sagesse pratique impliquant la prise d'une décision qui est, de toutes façons, vraiment matrimoniale. Le malentendu serait encore plus grave d'accorder une invalidation suite à des choix imprudents faits au cours de la vie matrimoniale... En matière de nullité pour exclusion des biens essentiels du mariage, il faut également un engagement sérieux pour que les décisions judiciaires respectent la vérité sur le mariage, celle-là même qui doit éclairer le moment de l'admission aux noces", a poursuivi le Saint-Père qui a cité notamment "l'exclusion du Bonum Coniugum" où semble se répéter le danger "de chercher des motifs de nullité dans des comportements qui ne concernent pas la constitution du lien conjugal mais sa réalisation dans la vie. Il convient de résister à la tentation de transformer les carences des époux dans leur existence conjugale en défaut de consentement. La véritable exclusion peut se vérifier en fait, seulement lorsque l'ordination au bien des conjoints est entachée, exclue avec un acte positif de volonté".

  En conclusion, le Pape est revenu au rapport entre droit et pastoral, encourageant à "favoriser dans tous les domaines, et particulièrement dans celui du mariage et de la famille, une dynamique d'harmonie profonde entre la pastorale et le droit, qui se révèlera certainement féconde dans le service rendu à qui s'approche du mariage".
AC/                                                VIS 20110124 (860)

lundi 10 janvier 2011

COMMUNAUTE CHRETIENNE ET FAMILLE

CITE DU VATICAN, 9 JAN 2011 (VIS). Aujourd'hui, fête du baptême du Seigneur, Benoît XVI a présidé la messe en la chapelle Sixtine au cours de laquelle il a baptisé 21 enfants dont les parents travaillent au Vatican. A l'homélie, il a expliqué que le baptême, pour ceux qui le sollicitaient, s'insérait dans un "échange d'amour réciproque qui existe entre Dieu et le Père, le Fils et le Saint Esprit. Par ce geste que je vais accomplir, l'amour de Dieu se déverse sur eux, les inondant de ses dons. Par ce lavage dans l'eau, vos enfants font partie de la vie-même de Jésus, mort sur la croix pour nous libérer du péché et qui, en ressuscitant, a vaincu la mort... En nous donnant la foi le Seigneur nous a donné ce qu'il y a de plus précieux dans la vie et, en réalité, la raison la plus vraie et la plus belle de vivre... La foi est un grand don par lequel il nous donne aussi la vie éternelle, la vraie vie... En recevant le baptême, ces enfants reçoivent en don un sceau spirituel indélébile, le "caractère" qui marque intérieurement pour toujours leur appartenance au Seigneur et qui les rend membres vivants de son corps mystique, l'Eglise. Alors qu'ils deviennent eux-aussi partie du peuple de Dieu, commence pour ces enfants un chemin qui devrait être un chemin de sainteté et d'identification à Jésus, mis en eux comme la graine d'un arbre splendide qui doit grandir".

  Bien sûr, a ajouté le Saint-Père "une adhésion libre et consciente à cette vie de foi et d'amour sera ensuite certainement nécessaire, et c'est pourquoi il faut, qu'après le baptême, ils soient élevés dans la foi, instruits des Saintes Ecritures et des enseignements de l'Eglise de façon à ce que grandisse en eux ce germe de foi qu'ils reçoivent aujourd'hui en vue d'atteindre une pleine maturité chrétienne... L'Eglise qui les accueille parmi ses enfants a la charge, avec les parents et les parrains et marraines, de les accompagner sur ce chemin de croissance. La collaboration entre communauté chrétienne et famille est plus que nécessaire dans le contexte social actuel où l'institution familiale est menacée de toutes parts et se trouve face à un certain nombre de difficultés dans sa mission d'éduquer à la foi. La diminution de références culturelles stables et la rapide transformation à laquelle est continuellement soumise la société rendent vraiment difficile la tâche éducative. Il est donc nécessaire que les paroisses s'engagent encore plus à soutenir les familles, petites églises domestiques, dans leur devoir de transmission de la foi".
HML/                                                 VIS 20110110 (440)

mardi 28 décembre 2010

LA SAINTE FAMILLE, MODELE DE VIE

CITE DU VATICAN, 26 DEC 2010 (VIS). Aujourd'hui, premier dimanche après la solennité de Noël et fête de la Sainte Famille, Benoît XVI a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place Saint-Pierre.

"Dans la pauvre grotte de Bethléem... -a dit le Pape-, resplendit une intense lumière, reflet du profond mystère qui entoure cet enfant et que Marie et Joseph gardent dans leur cœur... ils conservent en effet au fond d'eux les paroles de l'annonce de l'ange à Marie: celui qui naîtra sera appelé Fils de Dieu".

"La naissance de chaque enfant porte en elle quelque chose de ce mystère! Les parents qui la reçoivent comme un don et qui souvent, en parlent ainsi, le savent bien... En effet, les êtres humains vivent la procréation non comme un simple acte reproductif, mais en perçoivent la richesse sachant que chaque créature humaine qui arrive sur la terre est le signe par excellence du Créateur et Père qui est aux cieux".

"Combien est donc important que chaque enfant, en venant au monde, soit accueilli par la chaleur d'une famille! Le confort n'importe pas: Jésus est né dans une étable et a eu une mangeoire comme premier berceau, mais l'amour de Marie et de Joseph lui a fait sentir la tendresse et la beauté d'être aimés. Les enfants ont besoin de cela, de l'amour du père et de la mère. C'est cela qui leur donne la sécurité et qui, en grandissant, leur permet de découvrir le sens de la vie. La sainte famille de Nazareth a traversé beaucoup d'épreuves, comme celle...du "massacre des innocents" qui contraint Joseph et Marie à émigrer en Egypte. Mais, confiant en la divine Providence, ils trouvèrent la stabilité et donnèrent à Jésus une enfance sereine et une solide éducation".

La sainte Famille, a conclu le Saint-Père, "est sans doute unique mais elle est en même temps un modèle de vie pour chaque famille, parce que Jésus, vrai homme, a voulu naître dans une famille humaine et ainsi, l'a bénie et consacrée. Confions donc à la Vierge et à saint Joseph toutes les familles afin qu'elles ne se découragent pas face aux épreuves et aux difficultés, mais qu'elles cultivent toujours l'amour conjugal et se consacrent avec confiance au service de la vie et de l'éducation".

Après la prière mariale, le Saint-Père a lancé un nouvel appel à la paix, l'espérance et la réconciliation.

"En cette période de Noël, le souhait et l'invocation du don de la paix se sont fait encore plus intenses. Mais notre monde continue d'être marqué par la violence, spécialement contre les disciples du Christ. J'ai appris avec grande tristesse l'attentat dans une église catholique des Philippines alors que l'on y célébrait la messe de Noël, ainsi que l'attaque d'églises chrétiennes au Nigeria. La terre s'est encore couverte de sang dans d'autres parties du monde comme au Pakistan. Je désire exprimer mes condoléances pour les victimes de ces violences absurdes et renouvelle une fois encore mon appel à abandonner la voie de la haine pour trouver des solutions aux conflits et donner aux populations sécurité et sérénité. En ces jours où nous célébrons la sainte famille qui vécut la dramatique expérience de la fuite en Egypte à cause de la furie homicide d'Hérode, souvenons-nous aussi de tous ceux -et en particulier des familles- qui sont contraints d'abandonner leurs maisons à cause de la guerre, de la violence et de l'intolérance. Je vous invite donc à vous unir à moi dans la prière pour demander avec force au Seigneur de toucher le coeur des hommes pour leur apporter espérance, réconciliation et paix".
ANG/ VIS 20101228 (600)
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