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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 28 juin 2012

EVOCATION DU DIALOGUE AVEC CONSTANTINOPLE


Cité du Vatican, 28 juin 2012 (VIS). A l'occasion de la solennité des apôtres Pierre et Paul, Benoît XVI a reçu la traditionnelle Délégation du Patriarcat oecuménique de Constantinople, composée de SE Emmanuel Adamakis, Métropolite de France, de SG Ilias Katre, Evêque de Philomelion (USA), et du Diacre Paisos Kokkinakis, Secrétaire du Saint Synode, lesquels lui ont remis une lettre de SS le Patriarche Barthélémy I.

Cette fête liturgique, a dit le Pape à ses hôtes, "nous offre une belle occasion d’élever notre louange pour les merveilles que la grâce divine, dont provient tout bien, a accomplies dans la vie des deux Apôtres, les rendant dignes d’entrer triomphants dans la gloire céleste après être passés par le bain régénérateur du martyre. La fête des saints Pierre et Paul, nous donne, en outre, la possibilité de remercier ensemble le Seigneur pour les œuvres extraordinaires qu’il a accomplies et continue d’accomplir à travers les apôtres dans la vie de l’Eglise. C’est leur prédication, scellée par le témoignage du martyr, qui est le fondement solide et pérenne sur lequel s’édifie l’Eglise, et c’est dans la fidélité au dépôt de la foi transmis par eux, que nous trouvons les racines de la communion dont nous faisons déjà l’expérience entre nous. Tandis que nous confions à leur intercession" notre voeu "de parvenir bientôt au jour béni où nous pourrons partager la table eucharistique, nous rendons grâce à Dieu pour le chemin de paix et de réconciliation qu’il nous donne de parcourir ensemble.

Cette année marque le cinquantième anniversaire de l’ouverture du Concile œcuménique Vatican II... Et c’est en concomitance avec ce concile, auquel...étaient présents certains représentants du Patriarcat œcuménique en qualité de délégués fraternels, que commença une nouvelle phase importante des relations entre nos Eglises. Nous voulons louer le Seigneur avant tout pour la redécouverte de la profonde fraternité qui nous lie, et aussi pour le chemin parcouru en ces années par la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe... Rappelant l’anniversaire de Vatican II, il me semble juste de faire mémoire de l’inoubliable Patriarche Athénagoras, dont ce sera, dans quelques jours, le quarantième anniversaire de la disparition... Avec Jean XXIII et Paul VI, il fut animé par cette passion pour l’unité qui jaillit de la foi dans le Christ Seigneur. Tous trois se firent les promoteurs d’initiatives courageuses qui ont ouvert la voie à des relations nouvelles entre le Patriarcat œcuménique et l’Eglise catholique. Pour ma part, je me réjouis de constater comment SS Barthélémy I suit...le chemin tracé par ses prédécesseurs Athénagoras et Dimitrios, se distinguant au niveau international pour son ouverture au dialogue entre les chrétiens et pour l’engagement au service de l’annonce de l’Evangile".

mercredi 11 avril 2012

DIGNITE DE LA FEMME

Cité du Vatican, 9 avril 2012 (VIS).Etant à Castelgandolfo pour une période de repos, le Saint-Père a récité le Regina Coeli avec les fidèles rassemblés dans la cour intérieure. Dans de nombreux pays, le lundi de Pâques est férié. C'est l'occasion , a-t-il dit, « d'une promenade ou d'une visite en famille. Je voudrais toutefois que ce soit pour les chrétiens une occasion de se rappeler que la Résurrection est le mystère central de notre foi... Cet événement, qui est décrit par les évangélistes de façon réaliste mais secret, au-delà de la pure connaissance, est une lumière éclatante qui dépasse les yeux. Le récit s'ouvre quand, à l'aube du jour suivant le sabbat, les femmes trouvèrent le tombeau ouvert et vide... Ayant reçu de l'ange l'annonce de la résurrection du Seigneur, en coururent donner la nouvelle aux apôtres. Ayant croisé le Ressuscité, elle se prosternèrent pour l'adorer. Il leur dit : Ne craignez rien et allez annoncer à mes frères d'aller en Galilée, où ils me verrons. Dans l'Evangile, les femmes ont une large place dans le récit des apparitions de Jésus ressuscité, comme dans celui de sa passion et de sa mort. En Israël à l'époque, le témoignage d'une femme n'avait pas de valeur légale, mais ces femmes là avaient vécu une expérience particulière les liant au Seigneur, une expérience fondamentale pour la vie de la communauté chrétienne dès l'aube de l'Eglise... C'est dans la mutation opérée par la Pâque de son fils que Marie est devenue la mère de l'Eglise, la mère de tout chrétiens et de toute leur communauté ».

mardi 3 avril 2012

CHRETIENS ET BOUDDHISTES, DIALOGUE ET EDUCATION

Cité du Vatican, 3 avril 2012 (VIS). Le cardinal Jean-Louis Tauran et Mgr. Pier Luigi Celata, respectivement président et secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, ont signé un message adressé chaque année par ce dicastère aux croyants bouddhistes, à l'occasion de la fête du Vesakh.
Le Vesakh est la principale fête bouddhiste qui rappelle les trois moments fondamentaux de la vie de Gautama le Bouddha. Selon la tradition, le Bouddha historique naquit, fut éclairé et disparut en atteignant le Nirvana au cours de la pleine lune du mois de mai. Cependant, cette fête est mobile et tombe cette année entre le 5 et le 6 mai, alors que la Chine célèbre le huitième jour du quatrième mois du calendrier chinois (28 avril). Pendant cette période, les croyants bouddhistes décorent leurs maisons avec des fleurs et les parfument à l'encens, visitent les temples locaux, écoutent les enseignements des moines et font des offrandes.
Le message de cette année s'intitule: "Chrétiens et bouddhistes: partager la responsabilité de l'éducation des nouvelles générations à la justice et à la paix à travers le dialogue interreligieux". Voici de larges extraits de ce texte:
"Aujourd'hui, dans les salles de classe des écoles et des universités du monde entier, de plus en plus d’étudiants appartenant à diverses religions et croyances sont assis côte à côte et apprennent ensemble, les uns des autres. Cette diversité suscite des défis et appelle à une réflexion plus profonde sur la nécessité d'instruire les jeunes à respecter et à comprendre la croyance religieuse et les pratiques des autres, à grandir dans la connaissance de leur propre foi, à se développer en tant qu'êtres humains responsables tout en demeurant prêts à tendre la main aux étudiants d'autres religions pour résoudre les conflits et promouvoir l'amitié, la justice, la paix et le développement humain authentique".
"Avec Sa Sainteté le pape Benoît XVI, nous reconnaissons que l'éducation vraie nous ouvre à la transcendance ainsi qu’à ceux qui sont autour de nous. Là où l'éducation est une réalité, elle est aussi une opportunité de dialogue dans l’interaction et dans l’écoute réceptive de l’autre. Dans une telle atmosphère, les jeunes sentent qu'ils sont appréciés pour ce qu’ils sont et pour la contribution qu’ils peuvent apporter; l'estime de leurs frères et sœurs dont la croyance et les pratiques religieuses sont différentes des leurs sont une occasion de croissance. Ce climat est alors porteur de joie car ils se découvrent comme des personnes capables de solidarité et de compassion, appelées à construire une société juste et fraternelle, ce qui leur apporte l'espérance en l'avenir".
"En tant que bouddhistes, vous transmettez aux jeunes une sagesse: s'abstenir de nuire aux autres et vivre dans la générosité et la compassion, pratique digne d’estime et de reconnaissance, don précieux pour la société. Voilà une expression concrète à travers laquelle une religion contribue à instruire les jeunes générations, dans le partage des responsabilités et la coopération avec d'autres".
"En fait, les jeunes sont un atout pour toutes les sociétés. Par leur authenticité, ils nous encouragent à trouver une réponse aux questions les plus fondamentales au sujet de la vie et de la mort, sur la justice et la paix, la signification de la souffrance et les raisons de l'espérance. Ainsi, ils nous aident à progresser dans notre pèlerinage vers la Vérité. Par leur dynamisme, comme constructeurs du futur, ils nous contraignent à abattre tous les murs qui, malheureusement, nous séparent toujours. Par leurs interrogations, ils stimulent le dialogue entre les religions et les cultures".
"Nos cœurs sont à l’unisson des vôtres et nous prions pour que, ensemble, nous soyons en mesure de guider les jeunes par notre exemple, aptes à leur enseigner à devenir des instruments de justice et de paix. Partageons la responsabilité commune que nous avons envers les générations présentes et futures en les éduquant à être pacifiques et constructeurs de paix".

jeudi 22 mars 2012

LE CARDINAL TAURAN AU NIGERIA

Cité du Vatican, 22 mars 2012 (VIS). Demain, le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, se rend au Nigeria pour visiter plusieurs diocèses et pour clôturer un séminaire d'études sur le dialogue avec les religions traditionnelles africaines

mardi 20 mars 2012

PARVIS DES GENTILS ET CULTURE DE LA LEGALITE

Cité du Vatican, 20 mars (VIS). Ce midi près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, accompagné de Mgr.Antonio Raspanti, Evêque d'Acireale (Italie) et coordinateur de la Rencontre de Palerme, de Mgr.Carmelo Cuttitta, Auxiliaire et Vicaire du diocèse de Palerme (Italie), de M.Giusto Sciacchitano, Procureur adjoint anti-Mafia, et de l'Abbé Laurent Mazas, Directeur exécutif du Parvis des Gentils, a présenté l'étape sicilienne de cette initiative destinée au dialogue entre chrétiens et non chrétiens sur les grands thèmes du moment. La Rencontre de Palerme des 29 et 30 mars aura pour thème la culture de la légalité et la société multi-religieuse. Après Bologne, Paris, Bucarest, Florence, Rome et Tirana, le Parvis des Gentils se déplace en Sicile où tous ont le devoir de répondre « par la culture du dialogue et le droit qui s'enracine dans une grande tradition plurielle sicilienne de culture et de religion, à l'inculture de la grande criminalité. Croyants et non croyants doivent créer des ponts afin de dialoguer avec le monde arabe qui bordent l'autre rive de la Méditerranée. Palerme est idéal car elle est un croisement pour l'histoire, la culture et la religion, même si elle est aussi le berceau de la Mafia mais aussi la ville symbole de la lutte anti-Mafia. On y a signé en 2000 la Convention ONU contre la criminalité organisée trans-nationale.
Le Cardinal Ravasi ouvrira les travaux le 29 en la cathédrale de Monreale, en traitant de société, culture et foi. La présence en Sicile du Parvis, a-t-il dit, exprime la volonté de relancer publiquement l'engagement de l'Eglise à lutter contre l'illégalité et toutes autres formes de dépréciation du droit. Les congressistes se rendront le 30 à l'Université de Palerme, où philosophes, théologiens, juristes, historiens débattront de Pluralisme et universalisme, de Religions et espace public. Parmi eux, le Cardinal Jean-Louis Tauran, le philosophe Rémi Brague et l'historien de la Mafia Salvatore Lupo. L'après-midi, en la cathédrale de Palerme, le Cardinal Ravasi, M.Piero Grasso, Procureur national anti-Mafia, les jeunes du mouvement Addiopizzo (contre l'impôt mafieux) et le Cardinal Paolo Romeo, Archevêque de Palerme animeront une séance ouverte à tous pour réaffirmer la dimension populaire et quotidienne du combat pour la légalité. Le même jour, au siège local de la LUMSA, se tiendra un Parvis de témoignages ouvert aux étudiants, et le 30 un Parvis des enfants, où ces derniers dérouleront une banderole de 30 m devant la cathédrale.

lundi 12 mars 2012

CELEBRATION DU PAPE ET DE L'ARCHEVEQUE DE CANTERBURY


Cité du Vatican, 10 mars 2012 (VIS). En fin d'après-midi, en la fête de St.Grégoire Le Grand et en présence de SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane, le Saint-Père a présidé les vêpres au monastère romain St.Grégoire au Coelius, à l'occasion du millénaire de la fondation de la maison mère de la congrégation des camaldules (ordre de saint Benoît). Après les psaumes et la lecture de l'Evangile, Benoît XVI et l'Archevêque de Canterbury ont tous deux prononcé une homélie.
"La célébration d'aujourd'hui -a dit le Pape- est marquée par un profond caractère œcuménique qui fait partie de l'esprit contemporain des camaldules. Ce monastère camaldule romain a développé avec Canterbury et la Communion anglicane, et surtout après le Concile Vatican II, des liens désormais traditionnels. Aujourd'hui et pour la troisième fois, l'évêque de Rome rencontre l'archevêque de Canterbury dans la maison de saint Grégoire Le Grand. Il est juste qu'il en soit ainsi, parce que c'est justement de ce monastère que le Pape Grégoire choisit Augustin et ses quarante moines pour les envoyer porter l'Evangile parmi les Anglais, il y a quelque mille et quatre-cent ans". Puis il a rappelé le témoignage que saint Grégoire offrit à l'Eglise "par un service irréprochable et plein de zèle pour l'Evangile. On peut aussi appliquer à Grégoire ce que Paul disait de lui: en lui, la grâce de Dieu n'a pas été vaine. Voilà, en réalité, le secret pour la vie de chacun de nous: accueillir la grâce de Dieu et permettre son action de tout notre cœur et de toutes nos forces. C'est aussi cela le secret de la joie véritable et de la paix profonde... A la base de tout, se trouve la grâce de Dieu, le don de l'appel, le mystère de la rencontre avec Jésus vivant. Mais cette grâce appelle une réponse des baptisés: elle exige l'engagement de se revêtir des sentiments du Christ: tendresse, bonté, humilité, mansuétude, magnanimité, pardon réciproque, et, surtout, comme synthèse et couronnement, l'agape, l'amour que Dieu nous a donné par Jésus et que l'Esprit Saint a diffusé dans nos cœurs".
Benoît XVI a ensuite rappelé que la congrégation des moines camaldules de l'ordre de saint Benoît a accompli mille ans d'histoire "en se nourrissant quotidiennement de la Parole de Dieu et de l'eucharistie, ainsi que le leur avait enseigné leur fondateur saint Romuald, selon le Triplex Bonum de la solitude, de la vie en communauté et de l'évangélisation". De nombreux saints, bienheureux et martyrs, hommes de science, historiens, pasteurs de l'Eglise, "figures exemplaires d'hommes et de femmes de Dieu...ont montré les actions et la grande fécondité de la tradition camaldule". Pour conclure il a exprimé le souhait que "tous les fidèles, catholiques et anglicans,...visitant à Rome les sépulcres glorieux des saints apôtres et martyrs, renouvelle aussi leur engagement de prier sans cesse et de travailler pour l'unité, pour vivre pleinement selon l'Ut Unum Sint que Jésus adressa au Père".
Pour sa part, l'Archevêque Rowan Williams a aussi évoqué la communion "certaine mais imparfaite" entre les Eglises catholique et anglicane. Toutes deux partagent "la vision de la restauration de la pleine communion sacramentelle, d'une vie eucharistique pleinement visible et, donc, d'un témoignage qui soit pleinement crédible, de façon à ce que le monde confus et tourmenté puisse entrer dans la lumière accueillante et transfiguratrice du Christ". Toutefois,"notre reconnaissance de l'unique Corps de la vie corporative, les uns les autres, est instable et incomplet; et sans une reconnaissance définitive nous ne sommes pas encore pleinement libres de partager le pouvoir transformateur de l'Evangile dans l'Eglise et dans le monde". Après les vêpres, le Saint-Père et l'Archevêque de Canterbury se sont rendus dans la chapelle Saint-Grégoire, où ils ont allumé des cierges en l'honneur de saint Grégoire Le Grand et de saint Augustin de Canterbury.

mardi 14 février 2012

BASILIQUE ST.AUGUSTIN



Cité du Vatican, 14 février 2012 (VIS). Le Pape figure parmi les personnalités finançant la restauration de la basilique St.Augustin d'Annaba (Algérie), entreprise l'an dernier. Cet édifice du début du siècle dernier domine les ruines d'Hippone, qui fut le siège du Père de l'Eglise. En style composite, elle fut conçue comme symbole de la dimension universelle de l'auteur des Confessions. C'est ce qu'a révélé sur Radio Vatican l'Evêque de Constantine-Hippone, Mgr.Paul Desfarges. L'opération est conduite par les autorités algériennes en collaboration avec la France, diverses institutions, bienfaiteurs et ordres religieux. Si la Papal Foundation est impliquée, le Pape a envoyé une contribution personnelle. Tout le monde connaît l'attachement de Benoît XVI à saint Augustin. La restauration de ce monument signifie aussi la réhabilitation d'un lieu, symbole de fraternité entre les deux rivages de la Méditerranée, entre chrétiens et musulmans, entre occident et islam, entre toutes les personnes en recherche de la vérité.

vendredi 27 janvier 2012

COMMISSION ISRAEL SAINT-SIEGE


CITE DU VATICAN, 27 JAN 2012 (VIS). La Commission permanente Israël Saint-Siège s'est réunie hier en session plénière pour poursuivre les négociations sur l'article 10,2 de l'Accord fondamental, relatif aux questions économiques et fiscales. La réunion, qui a enregistré de nouveaux progrès, a été présidée par M.Danny Ayalon, Vice Ministre israélien des affaires étrangères, et Mgr.Ettore Balestrero, Sous Secrétaire pour les relations avec les états. La prochaine réunion se tiendra le 11 juin au Vatican.
OP/                   VIS 20120126 (80)

jeudi 26 janvier 2012

VEPRES A ST.PAUL HORS -LES-MURS


CITE DU VATICAN, 26 JAN 2012 (VIS). Hier après-midi, fête de la conversion de Paul, Benoît XVI a présidé en la Basilique St.Paul Hors-les-murs les Vêpres clôturant la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Etaient notamment représentés le Patriarcat oecuménique, le Patriarcat de Moscou, l'Eglise orthodoxe de Grèce et celle de Roumanie, la Communion anglicane. Rappelant à l'homélie le thème de réflexion choisi cette année, tiré de la première épitre aux Corinthiens (Tous, nous serons transformés par la victoire du Seigneur), il a dit que la vie de l'Apôtre était le parfait exemple de la mystérieuse transformation qu'opère en nous la victoire du Seigneur sur la mort et le péché: "Après l'épisode du chemin de Damas, alors qu'il s'était distingué par son zèle à persécuteur l'Eglise naissante, Paul devint un apôtre infatigable de l'Evangile... Cette transformation ne fut l'aboutissement d'une longue méditation ou le fruit de ses efforts, mais la manifestation subite de la grâce divine, qui suit des voies impénétrables". Puis le Pape a souligné que la transformation de saint Paul a dépassé la dimension intellectuelle ou morale pour se faire radicale. Sous bien des aspects, elle fut une seconde naissance, une radicale refonte de son être, qui trouve son origine "dans sa participation au mystère de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Elle s'est progressivement développée en se conformant au Seigneur. Et c'est à la lumière de cette conscience que Paul...pourra dire: Ce n'est plus moi qui vit, mais le Christ qui vit en moi".

  Dans son épître, l'apôtre décrit le Jugement dernier qui accomplira le destin de l'humanité: "En ce jour, tous les croyants seront conformés au Christ, et tout ce qui est corruptible transformés par sa gloire... Le triomphe du Christ sera accompli car...la mort sera définitivement vaincue, et avec elle le péché qui l'a introduite dans le monde... Paul nous dit que tout homme, par son baptême dans la mort et la résurrection du Christ, prend part à la victoire de qui a vaincu la mort, et entreprend une transformation qui commence dès aujourd'hui avec la vie nouvelle qui trouvera sa plénitude à la fin des temps... Nous sommes certains d'être nous aussi transformés et conformés au Christ, ainsi que la prière pour l'unité le manifeste... En cela nous oeuvrons à la réalisation du projet qu'a Dieu pour l'Eglise", celui de rétablir l'unité. "Unid dans le Christ, nous sommes tous appelés à partager sa mission de porter l'espérance là où règne l'injustice, la haine et le désespoir. Nos divisions affaiblissent notre témoignage. Le but de l'unité pleine que nous attendons dans la prière et la confiance sera une grande victoire...y compris pour la famille humaine toute entière". Puis Benoît XVI a dit que cette victoire ne pouvait relever d'un succès immédiat car, dans la vision chrétienne, il s'agit d'un "processus de transformation et de croissance dans le bien. Cette victoire, qui viendra selon le temps de Dieu, requiert foi, patience et persévérance de notre part... Notre attente de l'unité visible de l'Eglise doit également être patiente et confiante,...ce qui signifie être prêts à toute éventualité de communion et de fraternité accordée par le Seigneur... Même si, une fois encore, on peut avoir l'impression que la route est longue et remplie d'obstacles, nous devons tous persévérer avec courage et générosité pour tendre à l'unité voulue par Dieu. Suivons l'exemple de Paul qui face aux difficultés a conservé sa totale confiance en Dieu... Ceci dit, les signes positifs ne manquent pas dans la fraternité et le partage face aux graves questions qui se posent au monde. Motifs de joie et d'espérance, ils doivent nous encourager à aller de l'avant..., sachant que nos effort ne sont pas vains sous les yeux du Seigneur".
HML/                 VIS 20120126 (630)  

mercredi 25 janvier 2012

UNITE ET ENGAGEMENT PERSONNEL


CITE DU VATICAN, 25 JAN 2012 (VIS). Lors de l'audience générale, Benoît XVI est revenu sur la prière sacerdotale de Jésus, telle que la rapporte l'Evangile de Jean. Pour comprendre son extrême richesse, a-t-il dit, il faut resituer la Cène  dans le cadre de la fête juive de l'expiation (Yom Kippur), où le Grand Prêtre expiait pour lui d'abord, pour les prêtres ensuite et pour le reste du peuple enfin. "De même, cette nuit là, Jésus s'adressa au Père au moment de s'offrir en sacrifice d'expiation. Prêtre et victime, il a prié pour lui même, pour les apôtres et tous ceux qui croiraient en lui, pour l'Eglise de tous les temps". Dans cette prière il demande sa glorification et son élévation, ce qui, plus qu'une requête, "constitue un acte de totale disponibilité a consentir librement au dessein de Dieu qui s'exprimera dans la mort et la résurrection... Il commence en disant: Père, l'heure est venue. Glorifie ton fils afin que le Fils te glorifie. Cette glorification que Jésus demande comme souverain prêtre signifie se soumettre totalement au vouloir du Père, être conduit à sa pleine condition de fils".

  La seconde phase de la prière sacerdotale de Jésus, a poursuivi le Saint-Père, est une intercession en faveur de la consécration des disciples qui, comme lui, ne sont plus du monde. Consacrer signifie transférer une personne ou une chose dans la propriété de Dieu, et en cela on trouve deux éléments nouveaux. D'abord l'idée de séparation, "d'être retiré de la vie privée pour se donner totalement à Dieu. Ensuite l'idée d'envoi, de mission. Donnée à Dieu la personne est comme Jésus séparée du monde et choisie par Dieu pour une mission, celle d'être pleinement à la disposition des autres. Les disciples auront à poursuivre la mission de Jésus... Jésus s'adresse au Père en faveur de tous ceux qui viendront à la foi par la mission engagée par les apôtres... Mais il ne prie pas que pour eux. Il prie pour qui croira grâce à leur parole, et finalement pour nous tous... Au coeur de la prière de Jésus pour ses disciples de tous les temps, on voit l'unité à venir de tous ceux qui croiront en lui. Or, cette unité n'est un produit de ce monde car elle ne vient que de l'unité divine. Du Père, elle vient à nous par le Fils dans l'Esprit". Dans sa prière sacerdotale, a poursuivi le Pape, Jésus a institué l'Eglise, "qui est la communauté des disciples. Avec la foi en Jésus-Christ, l'envoyé du Père, elle en reçoit l'unité dans la mission du Fils, qui est de sauver ce monde en le conduisant à la connaissance de Dieu".

  Puis Benoît XVI a invité l'assistance à méditer le texte de cette prière et à demander à Dieu de "nous aider à entrer pleinement dans le projet qu'il a pour chacun de nous. Demandons lui de lui être consacrés et de lui appartenir toujours plus afin de mieux aimer les autres, proches comme lointains. Demandons lui d'être toujours capables d'élargir au monde notre prière...en intercédant pour autrui. Demandons lui le don de l'unité visible de tous les fidèles du Christ...afin d'être capables de répondre à qui nous demande raison de l'espérance que nous portons". Après la catéchèse, le Pape a rappelé qu'en cette fête de la conversion de Paul se clôt la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Parmi les saluts de groupes, il a dit en polonais: "La conversion de l'Apôtre des gentils sur le chemin de Damas prouve que c'est Dieu qui décide du sort de son Eglise. Invoquons le afin d'obtenir la grâce de l'unité, qui exige déjà notre propre conversion tout en restant fidèles à la vérité et à l'amour de Dieu".   
AG/                 VIS 20120125 (630)

jeudi 19 janvier 2012

DELEGATION OECUMENIQUE FINLANDAISE



CITE DU VATICAN, 19 JAN 2012 (VIS). Comme chaque année pour la fête de saint Henri, une délégation oecuménique finlandaise a été reçue par le Pape, avec Mgr.Teemu Sippo, évêque catholique d'Helsinki, et le Rév.Seppo Hakkinen, évêque luthérien de Mikkeli. Benoît XVI a dit à ses hôtes que leur profonde amitié et leur foi commune en Jésus-Christ étaient tout particulièrement précieuses "aujourd'hui, dans un monde qui manque souvent de ligne directrice mais qui veut attend un message de salut. Il faut donc accroître notre parcours de résolution des différences et des divisions entre chrétiens... Depuis un certain temps, les questions éthiques sont un point de désaccord entre chrétiens, principalement sur la nature et la dignité humaine. Il faut donc que les chrétiens se mettent d'accord en profondeur sur les questions anthropologiques, afin d'aider la société et ses responsables à prendre de sages décisions sur tout ce qui touche la vie, la famille, la sexualité. Dans le récent document fino-suédois de dialogue entre catholiques et luthériens sur l'approche de la doctrine de la justification, on appelle les chrétiens à relancer leur engagement à imiter le Christ dans la vie privée et les actions". Notre effort, a conclu le Saint-Père, "en faveur de la pleine unité des chrétiens requiert patience et confiance, non un esprit d'abandon et de passivité. Nous devons être profondément convaincus que cette unité dans une seule Eglise est un don divin et non l'effet de notre volonté. Cette attente et notre prière nous préparent à l'unité visible, non comme nous la voulons mais comme Dieu nous l'offrira".
AC/                                        VIS 20120119 (260)   

mercredi 18 janvier 2012

UNITE DES CHRETIENS



CITE DU VATICAN, 18 JAN 2012 (VIS). A l'audience générale, Benoît XVI a centré sa catéchèse sur la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, une initiative oecuménique annuelle qui a lieu depuis plus d'un siècle. Elle regroupe des fidèles des différentes confessions désireux "de demander à Dieu le don extraordinaire pour lequel Jésus a prié durant la Cène... Pour que tous ne soient qu'une chose". La journée, a rappelé le Pape, a été instituée en 1908 par Paul Wattson, un anglican qui devint catholique. Grâce à lui, "l'élan imprimé par le Concile Vatican II dans la recherche de la communion pleine entre les disciples du Christ se repropose chaque année avec efficacité. Ce rendez-vous spirituel entre les diverses traditions chrétiennes accroît notre certitude de ce que l'unité que nous recherchons ne peut être le seul résultat de nos efforts, mais un don venu du Père et qu'il ne faut cesser de solliciter dans la prière". Le thème 2012, a été choisi par des fidèles catholiques et non catholiques de Pologne, avec l'approbation du Conseil oecuménique des Eglises: "Nous serons tous transformés par la victoire de notre Seigneur Jésus-Christ". Dans cette victoire, a précisé le Saint-Père, "le Christ nous suggère une voie bien diverse de celle du triomphe. Elle ne passe pas par la puissance et le pouvoir... Jésus parle d'une victoire obtenue par l'amour, le service d'autrui, une espérance nouvelle et le réconfort offert aux plus petits. Pour tout chrétien, la plus haute expression de l'humble service de Jésus est son don total, la victoire de son amour sur la mort... Nous ne pouvons y prendre part qu'en nous laissant transformer par Dieu".

  De même, a poursuivi Benoît XVI, "l'unité pour laquelle nous prions requiert une conversion intérieure, commune comme personnelle. Il ne s'agit pas simplement de cordialité ou de coopération. Il faut renforcer notre foi...et entrer dans la vie nouvelle du Christ, qui est notre victoire définitive. Il faut s'ouvrir aux autres en accueillant toute la part d'unité que Dieu nous a conservé, comme celle qu'il nous offre encore. Il faut comprendre l'importance de témoigner devant nos contemporains du Dieu vivant, qui s'est manifesté dans le Christ". Vatican II et le magistère de Jean-Paul II ont rappelé que l'unité est de la responsabilité de l'Eglise toute entière comme de chaque baptisé, qui "doivent faire grandir la communion partielle existant entre les chrétiens jusqu'à la sa plénitude, dans la vérité et la charité. La prière pour l'unité des chrétiens...doit être une partie intégrante de notre vie de prière, partout et sans cesse, surtout lorsque des personnes appartenant à des traditions différentes se rencontrent ou oeuvrent ensemble dans cette perspective, réfléchissant sur ce qu'est le péché, le mal, l'injustice, la violation de la dignité humaine".

  Puis le Pape a rappelé que "le défaut d'unité entre chrétiens freine l'efficacité de l'annonce évangélique, et met en danger la crédibilité des chrétiens", même si "sur les vérités fondamentales de la foi, ce qui nous unit dépasse ce qui nous divise... La nouvelle évangélisation est par conséquent un grand enjeu, qui sera d'autant plus fructueux que les chrétiens annonceront tous ensemble la vérité de l'Evangile de Jésus-Christ, répondant ainsi ensemble à la soif de spiritualité de notre temps". Les fidèles doivent prier plus intensément "afin que s'accroisse le témoignage commun, la solidarité et la coopération entre chrétiens, dans l'attente du jour glorieux où nous pourrons professer d'une seule voix la foi des apôtres et célébrer de conjoint les sacrements".

  Parmi les saluts particuliers, le Pape s'est adressé à un groupe d'avocats italiens, qu'il a encouragé a demeurer fidèles au principe de vérité, préalable à la manifestation de la justice.    
AG/                 VIS 20120118 (620)  

mardi 17 janvier 2012

SEMAINE DE PRIERE POUR L'UNITE



CITE DU VATICAN, 17 JAN 2012 (VIS). Demain s'ouvre la semaine annuelle de prière pour l'unité des chrétiens (Nous serons tous transformés par la victoire de notre Seigneur Jésus-Christ), promue par le Conseil mondial des Eglises, qui rassemble 349 confessions chrétiennes. Bien que n'en étant pas membre, l'Eglise catholique prend largement part à cette initiative oecuménique. Dans l'hémisphère nord elle prend place du 18 au 25 janvier, dans l'hémisphère sud autours de Pentecôte. Cette année, le thème, qui doit toujours se rapporter à la recherche de l'unité, a été choisi au sein du CME par un groupe international de protestants, d'orthodoxes et de catholiques. Tiré de la première épitre aux Corinthiens, il a été publié et diffusé conjointement par le Conseil mondial et par le Conseil pontifical pour l'unité. Dans ce passage, Paul promet la transformation de la vie dans le Christ malgré une apparence de triomphe et de défaite. Dimanche à l'angélus, Benoît XVI avait invité tous les fidèles à prendre part à la semaine de prière, individuellement comme collectivement, pour demander à Dieu le don de l'unité entre tous les disciples du Christ.
RV/                 VIS 20120117 (200)   

DIALOGUE JUDEO-CHRETIEN


CITE DU VATICAN, 17 JAN 2012 (VIS). C'est aujourd'hui en Italie la Journée de réflexion et de dialogue entre juifs et catholiques, initiative lancée en 1990 par la Conférence épiscopale désireuse de développer une meilleure connaissance des religions par leurs fidèles. Le Rabbin Giuseppe Laras, Président honoraire de l'Assemblée rabbinique d'Italie, a ajouté au micro de Radio Vatican que le but de la journée est aussi de faciliter le dialogue entre catholiques et juifs tout en en rappelant l'importance. En ce jour, ils se réunissent pour débattre ensemble de questions comme la paix et la compréhension, et réfléchir sur une incompréhension millénaire aux effets très négatifs. Dans les deux communautés, la date choisie a son importance d'autant que le dialogue éloigne le danger de l'antisémitisme. Il y a quelques années, les responsables des deux communautés avaient choisi pour thème le Décalogue. Le thème 2012, Tu ne tueras pas, affirme que cet impératif commun, qui va au-delà des deux religions, tend au respect fondamental du respect de la vie humaine en déclarant son caractère unique et sacré. Il est tout à fait adapté à la situation d'un monde où le respect de la vie est souvent oublié ou violé.

  Quant à l'Abbé Gino Battaglia, Directeur du Bureau de l'Episcopat pour l'oecuménisme et le dialogue inter-religieux, il a rappelé que la tradition spirituelle juive n'a cessé de développer une profonde méditation dur la loi. Il s'agit d'une contribution particulièrement précieuse aujourd'hui, au sens littéral comme pratique, dans la mesure où elle parle de l'homicide comme crime. Je pense en particulier, a-t-il dit, "à la lutte pour l'abolition de la peine capitale, mais aussi à la violence diffuse, au mépris de la vie et au non respect du droit à la vie. En cela, le dialogue entre juifs et chrétiens doit devenir concret face à la société".
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mercredi 30 novembre 2011

FETE DE SAINT ANDRE


CITE DU VATICAN, 30 NOV 2011 (VIS). Comme de coutume, le Pape a envoyé à Istanbul (Turquie) une délégation pour prendre part à la célébration de la fête de saint André, le patron du Patriarcat oecuménique de Constantinople. Conduite par le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, elle a assisté à la divine liturgie célébrée en l'église St.Georges du Phanar par SS Barthélémy I. Le Cardinal est accompagné de Mgr.Brian Farrell, Secrétaire du dicastère, et de l'Abbé Andrea Palmieri, Official, ainsi que de Mgr.Antonio Lucibello, Nonce apostolique en Turquie. Cette année, la fête coïncide avec le 20 anniversaire de l'élection du patriarche. Lors de la rencontre avec SS Barthélemy et la Commission synodale pour les relations avec l'Eglise catholique, le Cardinal Koch a remis le cadeau et le message de Benoît XVI, lu à la fin de la messe: Je rends grâce au Seigneur, peut-on notamment y lire, "qui m'a permis de renforcer avec Votre Sainteté les liens d'amitié sincère et de fraternité authentique qui nous unissent, et de rendre témoignage au monde entier de l'ample vision que nous partageons... Les circonstances actuelles, qu'elles soient d'ordre culturel, social, économique, politique ou écologique, posent aux catholiques et aux orthodoxes exactement le même défi. L'annonce du mystère du salut à travers la mort et la résurrection du Christ a besoin d'être reproposée dans nombre des régions qui accueillirent en premier sa lumière, et qui subissent les effets d'une sécularisation en mesure d'appauvrir l'homme dans sa dimension la plus profonde. Face à l'urgence d'une telle tâche, nous avons le devoir d'offrir à l'humanité tout entière l'image de personnes ayant acquis une maturité dans la foi, capables de se rassembler malgré les tensions humaines, grâce à la recherche commune de la vérité, en ayant conscience que l'avenir de l'évangélisation dépend du témoignage d'unité donné par l'Eglise et de la qualité de la charité". Le message papal s'achève par une invocation aux apôtres Pierre, André et Paul, afin que les deux Eglises "reçoivent le don de l'unité qui nous vient d'en haut".
MESS/                 VIS 20111130 (350)

mercredi 23 novembre 2011

SALUTS PARTICULIERS


CITE DU VATICAN, 23 NOV 2011 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a salué les prélats composant une délégation du Forum catholico-orthodoxe et rappelé le 40 anniversaire de la création du Conseil des conférences épiscopales d'Europe. Puis il a salué le pèlerinage du diocèse gréco-catholique croate de Križevci, qui célèbre les 400 ans de leur union à l'Eglise de Rome et de l'institution de l'éparchie de Marca par une visite aux tombes des apôtres Pierre et Paul. "Puisse votre union avec l'Evêque de Rome vous aider à être des bâtisseurs de communion entre l'orient et l'occident chrétiens". Enfin, il s'est adressé aux pèlerins hongrois et en particulier à des Rom de la province de Tolna, à qui il a souhaité que la foi les guide sur les routes de la vie.
AG/                           VIS 20111123 (140)

jeudi 17 novembre 2011

DIALOGUE EN BIELORUSSIE



CITE DU VATICAN, 17 NOV 2011 (VIS). Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, s'est rendu en Biélorussie à l'invitation du Métropolite de Minsk et Slusk Philarète, chef de l'Eglise orthodoxe biélorusse. Il a participé à Minsk à une conférence internationale sur le dialogue orthodoxes catholiques (Apport des valeurs éthiques chrétiennes à la vie sociale de l'Europe), organisée par l'Institut de dialogue inter-religieux et de relations inter-confessionnelles de l'Eglise de Biélorussie, par le Centre de formation chrétienne Saints Cyrille et Méthode, et le Conseil pontifical pour l'unité. La conférence a enregistré la volonté de poursuivre et approfondir ce dialogue sur des sujets particuliers et de développer en Europe la collaboration en défense et promotion des valeurs chrétiennes.

  Lundi 14 novembre, le Cardinal et le Métropolite ont été reçus par le Président Lukashenko, qui s'est félicité des bonnes relations entre orthodoxie et catholicisme en Biélorussie. La visite du Président du Conseil pontifical, précise une note publiée ce jour, a permis de constater que l'Eglise catholique s'est bien reconstituée et réorganisée après la fin de l'Union Soviétique, et que cela s'est fait sans heurt avec l'Eglise orthodoxe, souvent même avec son aide et celle des pouvoirs publics. Comme en Lituanie ex soviétique,  pays comparable en proportion de catholiques, cette fraternité oecuménique est progressivement devenue un modèle.
OP/                             VIS 20111117 (230)    

jeudi 10 novembre 2011

COMMUNAUTES RELIGIEUSES D'ISRAEL


CITE DU VATICAN, 10 NOV 2011 (VIS). Ce matin pour la première fois, Benoît XVI a reçu le Conseil des Communautés religieuses d'Israël, représentant les confessions principales du pays et une douzaine d'institutions religieuses: "Dans un moment délicat du dialogue inter-religieux -a-t-il dit à ses hôtes- il est plus que jamais important d'entretenir un climat d'amitié et de confiance. C'est une nécessité toute particulière pour les responsables religieux de la Terre Sainte, couverte des signes de nos traditions, qui font chaque jour la difficile expérience de la coexistence". Ainsi que je l'ai rappelé récemment à Assise, a ajouté le Pape, "il existe deux types de violence, son usage au nom de la religion, et en négation de Dieu, tous deux caractéristiques de notre époque. Face à cela, les responsables religieux doivent réaffirmer que le juste rapport avec Dieu constitue une force de paix. Cette affirmation devant être de plus en plus nette dans nos rapports quotidiens, je vous encourage à développer un climat de confiance inter-religieux en Terre Sainte".

  "Nous partageons la grande responsabilité d'éduquer nos fidèles à une plus profonde connaissance des autres communautés, à une plus large coopération avec des personnes d'autres religions... Avec la vérité, l'amour et la liberté, la justice est fondamentale pour une paix mondiale qui soit sûre et durable. Accroître la réconciliation réclame courage et ouverture d'esprit, dans la certitude que Dieu nous guide. Sans lui nos forces ne suffisent pas". Puis le Saint-Père a révélé avoir prié en mai 2009 devant le Mur Occidental pour la paix en Terre Sainte en disant: Dieu éternel, en cette ville de la paix chère aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans, je te présente les joies et les espérances, les attentes et les épreuves, de l'humanité entière. Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, entend le cri des affligés et des spoliés. Concède la paix à cette terre, au Moyen Orient et à toute la famille humaine. Ouvre le coeur de tous ceux qui invoquent ton nom, afin qu'ils cheminent vers la justice et la compassion. Le Seigneur est bon à qui espère en lui, et le recherche de tout son coeur. Puisse le Seigneur entendre aujourd'hui cette prière, et qu'ils vous remplisse de joie durant votre séjour romain... Puisse-t-il entendre l'appel de tous ceux qui s'engagent pour la paix à Jérusalem. Quant à nous, ne cessons pas de prier pour que celui qui est notre paix et notre réconfort accorde la paix à la Terre Sainte".
AC/                                     VIS 20111110 (420)

vendredi 28 octobre 2011

RELIGIONS, JUSTICE ET PAIX

CITE DU VATICAN, 28 OCT 2011 (VIS). Hier après-midi à Assise, sur l'esplanade du couvent de St.François, le Pape et les délégations se sont retrouvés en conclusion de la Journée inter-religieuse pour la paix et la justice dans le monde. Le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, a ouvert la session en exhortant les participants à être ensemble des messagers d'une paix universelle qui demeure possible. Après quoi les délégations ont renouvelé solennellement leur engagement, du Patriarche oecuménique de Constantinople au Représentant de la Fédération mondiale luthérienne, de celui des Sikhs à celui du Patriarcat de Moscou, de celui de l'Alliance mondiale baptiste, de celui de l'Islam au Patriarche orthodoxe d'Antioche, de ceux des Taoïstes, Bouddhistes et Shintoïstes à celui du Comité juif international pour les relations inter-religieuses, de celui de la Communion des Eglises réformées à ceux des non croyants.

  Puis Benoît XVI a lancé: Jamais plus la violence, jamais plus la guerre, jamais plus le terrorisme. Que, au nom de Dieu, chaque religion porte au monde la justice et la paix, le pardon et l'amour".  Après un temps de méditation, des jeunes ont remis aux chefs de délégations des lampes, dont la flamme oscillante symbolise la fragilité d'une paix qu'il faut soigneusement protéger. Ensuite, le Cardinal  Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, a demandé aux participants de sceller leur entente chorale par l'échange d'un signe de paix. Le Pape a alors conclu en remerciant qui a rendu possible cet évènement, et notamment les "nombreux jeunes qui ont marché vers Notre Dame des Anges pour montrer que les générations montantes sont largement engagées dans le processus d'élimination de la violence et de la division, et que nombre de jeunes sont des promoteurs de la justice et de la paix... Cette journée prouve que la dimension spirituelle est fondamentale dans la construction de la paix. Ce pèlerinage en commun a relancé notre dialogue fraternel et permis d'approfondir nos liens d'amitiés, de prier ou méditer en silence. Après avoir renouvelé notre engagement commun pour la paix, et avoir échangé un signe de paix, nous sommes plus responsabilisés auprès des communautés que nous représentons dans une humanité partagée. Nous ne sommes plus séparés et nous resterons unis dans le dialogue et la patiente construction de la paix et d'un monde meilleur, où toute personne et tout peuple verra réalisées ses justes aspirations. Vous remerciant tous d'avoir répondu à mon invitation de venir à Assise en pèlerins de paix, je vous salue avec les paroles de François, Que le Seigneur vous donne la paix!

  Après le cantique final, le Saint-Père et les délégations se sont rendus devant le tombeau de saint François dans la basilique inférieure. Benoît XVI y a également salué la communauté franciscaine, après quoi tous les participants ont regagné la gare de Notre Dame des Anges pour retourner à Rome.
PV-ASSISE/                                                            VIS 20111028 (490)

jeudi 27 octobre 2011

RELIGION CONTRE VIOLENCE

CITE DU VATICAN, 27 OCT 2011 (VIS). Pour le 25 anniversaire de la rencontre historique inter-religieuse d'Assise (Italie) voulue par Jean-Paul II, Benoît XVI a invité dans la ville de saint François les représentants des confessions chrétiennes et des autres religions ou courants de pensée, pour une journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la justice et la paix dans le monde. Après près de deux heures de train, depuis la gare du Vatican, le Pape et les délégations sont arrivés à Assise à 9 h 45', accueillis devant la Basilique Notre Dame des Anges par les diverses autorités locales et une foule qui a suivi ensuite la cérémonie sur des écrans géants. Après l'introduction du Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, une vidéo commémorative de la Rencontre de 1986 a été projetée. Ont ensuite pris la parole les représentants des diverses délégations: Le Patriarche oecuménique de Constantinople Barthélémy I, L'Archevêque Primat de la Communion anglicane Rowan Douglas Williams, l'Archevêque du diocèse de France de l'Eglise apostolique arménienne Norvan Zakarian, le Secrétaire Général du Conseil oecuménique des Eglises M.Olav Fykse Tveit, le Rabbin David Rosen, Représentant du Grand Rabbinat d'Israël, le Porte Parole de la religion Yoruba, M.Wande Abimbola, le Représentant de l'hindouisme, M.Acharya Shri Shrivatsa Goswami, le Président de l'ordre Jogye (bouddhisme coréen), Ja-Seung, le Secrétaire Général de la Conférence internationale des écoles islamiques, Kyai Haji Hasyim Muzadi, et Mme Julia Kristeva, représentant les non croyants.

  Après quoi, le Saint-Père a prononcé le discours dont voici de larges extraits: "Vingt-cinq années se sont écoulées depuis que le bienheureux Jean-Paul II a invité pour la première fois des représentants des religions du monde à Assise pour une prière pour la paix. Que s’est-il passé depuis? Où en est aujourd’hui la cause de la paix? Alors la grande menace pour la paix dans le monde venait de la division de la planète en deux blocs s’opposant entre eux. Le symbole visible de cette division était le Mur de Berlin qui, passant au milieu de la ville, traçait la frontière entre deux mondes. En 1989, trois années après Assise, ce mur est tombé, sans effusion de sang... A côté de facteurs économiques et politiques, la cause la plus profonde de cet événement était de caractère spirituel. Derrière le pouvoir matériel il n’y avait plus aucune conviction spirituelle... Nous sommes reconnaissants pour cette victoire de la liberté, qui fut aussi surtout une victoire de la paix. Et il faut ajouter que dans ce contexte il ne s’agissait pas seulement, et peut-être pas non plus en premier lieu, de la liberté de croire, mais il s’agissait aussi d’elle. Pour cette raison nous pouvons relier tout cela de quelque façon aussi à la prière pour la paix".
 
  "Toujours potentiellement présente, la violence caractérise notre monde. La liberté est un grand bien. Mais le monde de la liberté s’est révélé en grande partie sans orientation, et même elle est mal comprise par beaucoup comme liberté pour la violence. La dissension prend de nouveaux et effrayants visages et la lutte pour la paix doit tous nous stimuler de façon nouvelle... A grands traits on peut identifier deux typologies différentes de nouvelles formes de violence qui sont diamétralement opposées dans leur motivation et qui manifestent ensuite dans les détails de nombreuses variantes. Tout d’abord il y a le terrorisme dans lequel, à la place d’une grande guerre, se trouvent des attaques bien ciblées qui doivent toucher l’adversaire dans des points importants de façon destructrice, sans aucun égard pour les vies humaines innocentes qui sont ainsi cruellement tuées ou blessées. Aux yeux des responsables, la grande cause de la volonté de nuire à l’ennemi justifie toute forme de cruauté. Tout ce qui dans le droit international était communément reconnu et sanctionné comme limite à la violence est mis hors jeu. Nous savons que souvent le terrorisme est motivé religieusement et que le caractère religieux des attaques sert de  justification pour la cruauté impitoyable... Ici la religion n’est pas au service de la paix, mais de la justification de la violence. Qu’en ce cas la religion motive de fait la violence est une chose qui, en tant que personnes religieuses, doit nous préoccuper profondément. D’une façon plus subtile, mais toujours cruelle, nous voyons la religion comme cause de violence même là où la violence est exercée par des défenseurs d’une religion contre les autres. Les représentants des religions participants en 1986 à Assise entendaient dire que ce n’est pas la vraie nature de la religion. C’est au contraire son travestissement, qui contribue à sa destruction. Et nous le répétons aujourd'hui avec force et grande fermeté... Comme chrétien, je voudrais dire ceci: Oui, dans l’histoire on a eu recours à la violence au nom de la foi chrétienne. Nous le reconnaissons, remplis de honte. Mais il est absolument clair que ceci a été une utilisation abusive de la foi chrétienne, en évidente opposition avec sa vraie nature. Le Dieu dans lequel nous chrétiens nous croyons est le Créateur et Père de tous les hommes, à partir duquel toutes les personnes sont frères et sœurs entre elles et constituent une unique famille. La Croix du Christ est pour nous le signe de Dieu qui, à la place de la violence, pose le fait de souffrir avec l’autre et d’aimer avec l’autre... C’est la tâche de tous ceux qui portent une responsabilité pour la foi chrétienne, de purifier continuellement la religion des chrétiens à partir de son centre intérieur afin que, malgré la faiblesse de l’homme, elle soit vraiment un instrument de la paix de Dieu dans le monde".  

  "Si une typologie fondamentale de violence est aujourd’hui motivée religieusement, mettant ainsi les religions face à la question de leur nature et nous contraignant tous à une purification, une seconde typologie de violence, à l’aspect multiforme, a une motivation exactement opposée. C’est la conséquence de l’absence de Dieu, de sa négation et de la perte d’humanité qui va de pair avec cela. Les ennemis de la religion voient en elle une source première de violence dans l’histoire de l’humanité et exigent alors la disparition de la religion. Mais ce non à Dieu a produit de la cruauté et une violence sans mesure, qui a été possible seulement parce que l’homme ne reconnaissait plus aucune norme et aucun juge au dessus de lui, mais il se prenait lui même seulement comme norme. Les horreurs des camps d'extermination montrent en toute clarté les conséquences de l’absence de Dieu. Je voudrais plutôt parler de la décadence de l’homme dont la conséquence est la réalisation, d’une manière silencieuse et donc plus dangereuse, d’un changement du climat spirituel. L’adoration de l’argent, de l’avoir et du pouvoir, se révèle être une contre-religion, dans laquelle l’homme ne compte plus, mais seulement l’intérêt personnel. Le désir de bonheur dégénère, par exemple, dans une avidité effrénée et inhumaine qui se manifeste dans la domination de la drogue sous ses diverses formes".

  Si on n'y prend gare, "la violence devient un fait normal qui menace de détruire dans certaines régions du monde notre jeunesse. Puisque la violence devient une chose normale, la paix est détruite et dans ce manque de paix l’homme se détruit lui même. A côté des deux réalités de religion et d’anti-religion, il existe aussi, dans le monde en expansion de l’agnosticisme, une autre orientation de fond. Il s'agit de personnes auxquelles n’a pas été offert le don de pouvoir croire et qui, toutefois, cherchent la vérité, sont à la recherche de Dieu. Des personnes de ce genre n’affirment pas simplement: Il n’existe aucun Dieu. Elles souffrent à cause de son absence et, cherchant ce qui est vrai et bon, elles sont intérieurement en marche vers lui. Elles sont elles aussi des pèlerins de la vérité, des pèlerins de la paix, qui posent des questions aussi bien à l’une qu’à l’autre partie. Ces personnes ôtent ainsi aux athées militants leur fausse certitude... Mais elles mettent aussi en cause les adeptes des religions, pour qu’ils ne considèrent pas Dieu comme une propriété qui leur appartient, si bien qu’ils se sentent autorisés à la violence envers les autres. Ces personnes cherchent la vérité, elles cherchent le vrai Dieu, dont l’image dans les religions, à cause de la façon dont elles sont souvent pratiquées, est fréquemment cachée. Qu’elles ne réussissent pas à trouver Dieu dépend aussi des croyants avec leur image réduite ou même déformée de Dieu. Ainsi, leur lutte intérieure et leur interrogation sont aussi un appel pour les croyants à purifier leur propre foi, afin que Dieu, le vrai Dieu, devienne accessible. C’est pourquoi, j’ai invité spécialement des représentants de ce troisième groupe à notre rencontre à Assise, qui ne réunit pas seulement des représentants d’institutions religieuses. Il s’agit plutôt de se retrouver ensemble dans cet être en marche vers la vérité, de s’engager résolument pour la dignité de l’homme et de servir ensemble la cause de la paix contre toute sorte de violence destructrice du droit... Et, en conclusion, je voudrais vous assurer que l’Eglise catholique ne renoncera pas à la lutte contre la violence, à son engagement pour la paix dans le monde. Nous tous sommes animés par le désir commun d’être des pèlerins de la vérité, des pèlerins de la paix".

  A la fin de la cérémonie à Notre Dame des Anges, le Pape a invité les délégations à visiter la chapelle de la Portioncule. Après un repas commun, les participants se rendront sur la Place St.François pour un temps de réflexion ou de prière en silence.
PV-ASSISE/                                               VIS 20111027 (1600) 
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