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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 15 octobre 2012

LE SYNODE, UNE MARCHE ENSEMBLE VERS L'UNITE

Cité du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Avant de déjeuner avec les pères synodaux, des évêques ayant participé au concile Vatican II et les présidents des conférences épiscopales, Benoît XVI a prononcé un bref discours. "Quelle belle tradition, initiée par Jean-Paul II -a-t-il dit- que de couronner le synode par un déjeuner commun. Et c'est une grande joie pour moi d'avoir à mes côtés SS le Patriarche Barthélemy, Patriarche œcuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque Primat de la Communion anglicane. Cette communion est le signe que nous marchons ensemble vers l'unité et que nous avançons cordialement. Le Seigneur nous aidera à aller de l'avant aussi extérieurement. Il me semble que cette joie nous donne de la force aussi dans notre mandat d'évangélisation. Synodos signifie chemin commun, faire route ensemble, et ainsi ce mot fait-il penser au célèbre cheminement du Seigneur avec les deux disciples d'Emmaüs, qui sont un peu à l'image du monde agnostique d'aujourd'hui. Jésus, leur espérance, était mort, le monde était vide. Il leur semblait que Dieu n'était plus avec eux ou qu'il ne s'intéressait plus à eux. Avec le désespoir au cœur, et cependant avec une petite flamme de foi, ils avançaient. Mais le Seigneur marchait mystérieusement à leur côté, les aidant à mieux comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l'histoire, sa marche silencieuse avec nous. A la fin du repas, alors que déjà les paroles du Seigneur avaient allumé leur cœur et éclairé leur esprit, ils le reconnurent au cours et leur cœur commença de comprendre. Ainsi, au synode, sommes nous ensemble et marchons avec nos contemporains. Prions le Seigneur afin qu'il nous éclaire, qu'il embrase notre cœur afin que nous voyions, qu'il éclaire nos esprits. Prions afin qu'au cours de ce repas, dans la communion eucharistique, nous puissions réellement être ouverts, le voir et ainsi éclairer aussi le monde en lui donnant sa lumière".

Le Pape a par ailleurs souligné que la session vespérale du synode de la veille, vendredi, avait commencé plus tard que d'habitude à cause du déjeuner. "Il serait inhumain -a-t-il dit- de reprendre à quatre heures et demi. Donc nous reprendrons le travail ce soir à six heures moins le quart".

ACCORD AVEC LA GUINEE EQUATORIALE

Cité du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Aujourd'hui à Mongomo, la Guinée équatoriale et le Saint-Siège ont signé un accord réglant les rapports Eglise Etat. Paraphé en présence du Président de la République M.Teodoro Obiang Nguema Mbasogo par M.Agapito Mba Mokuy, Ministre des affaires étrangères, et par Mgr.Piero Pioppo, Nonce apostolique, le document compte 19 articles et un protocole additionnel. Il entrera en vigueur dès sa ratification. "En vue de l'autonomie de l'Eglise et de l'indépendance entre Eglise et Etat, et en vertu du désir commun de collaboration, les parties ont tracé le cadre juridique de leurs rapports. La personnalité juridique de l'Eglise et de ses institutions a été reconnue, ainsi que la validité du mariage canonique, les lieux de culte et les écoles, l'assistance spirituelle aux catholiques dans les hôpitaux et les prisons".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Carlos Prada Sanmiguel à la charge pastorale du diocèse de Duitana-Sogamoso (Colombie), en conformité au canon 401,2 du CIC.

Samedi dernier, 13 octobre, il avait nommé le Cardinal Gaudencio B.Rosales, Archevêque émérite de Manille, son Envoyé spécial à la X Assemblée de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (Ho Chi Minh Ville, Vietnam, 19 - 25 novembre).

vendredi 12 octobre 2012

AGGIORNAMENTO ET TRADITION

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu en début d'après-midi les Evêques pères concilaires venus à Rome, et les Présidents des Conférences épiscopales participant au Synode. Ayant été expert au concile Vatican II, Benoît XVI a évoqué les nombreux souvenirs de cette période vivace et féconde: "Sans m'étendre, je voudrais reprendre certains points de mon homélie d'hier en citant le mot que Jean XXII avait lancé comme une sorte de programme pour les travaux conciliaires, l'aggiornamento. Cinquante ans après l'ouverture du Concile, certains se demandent si la formule n'aurait pas d'emblée été malheureuse. On pourrait discuter des heures durant et n'aboutir qu'à des opinions discordantes. Je suis convaincu que l'intuition du Pape Jean exprimée par ce mot était et demeure exacte. Le christianisme n'est pas une chose du passé, vécue en regardant en arrière, puisque le Christ est d'hier, d'aujourd'hui et pour l'éternité. Il est marqué de la présence de l'Eternel, de Dieu entré dans le temps et présent à tout moment, le temps découlant de sa puissance créatrice, de son éternel aujourd'hui. C'est pourquoi le christianisme est toujours neuf. Il ne faut pas l'envisager comme un arbre pleinement développé à partir de la graine évangélique, qui aurait produit tous ses fruits et serait devenu vieux, au crépuscule de son énergie vitale. Le christianisme est un arbre...perpétuellement jeune. Cette actualité, cet aggiornamento, ne signifie pas une rupture de la tradition, mais une vitalité continue. Aggiornamento ne veut pas dire réduire la foi, la plier à l'air du temps, au bon plaisir de l'opinion. Tout au contraire. Et comme le firent les pères concilaires, il nous faut porter notre aujourd'hui dans le temps de Dieu".

"Le Concile fut un moment de grâce durant lequel l'Esprit nous a montré que l'Eglise cheminant de siècle en siècle doit toujours parler à l'homme. Ceci ne peut se faire que par la force de qui a de profondes racines en Dieu, par qui se laisse guider par Dieu et vit sa foi dans la pureté, non par qui s'adapte à l'instant ou choisit le chemin le plus commode. C'était clair au Concile, dont la constitution dogmatique sur l'Eglise Lumen Gentium" insistait sur l'appel à la sainteté, "qui présente le visage véritable de l'Eglise... Si la mémoire du passé est précieuse, elle n'est pas une fin en soi. L'Année de la foi "nous invite à reprendre le chemin du Concile, à nous concentrer sur son message, qui est celui de la foi dans le Christ, Sauveur unique du monde... Aujourd'hui encore il est essentiel de transmettre l'amour de Dieu à tout homme, en tout lieu et de tout temps".

Après cette audience, le Saint-Père a partagé un repas avec tous les participants à l'assemblée synodale en cours, auquel ont été invités le Patriarche oeucuménique, le Primat anglican et les pères conciliaires venus à Rome et les présidents des conférences épiscopales.


BENOIT XVI EVOQUE JEAN XXIII

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Hier à 21 h, Benoît XVI est apparu à la fenêtre de son bureau pour saluer la procession aux flambeaux organisée à l'ouverture de l'Année de la foi par le diocèse de Rome et l'Action catholique italienne dans le cadre de l'opération intitulée L'Eglise belle du Concile. Refaisant le geste de Jean XXIII, qui au soir de l'ouverture de Vatican II (11 octobre 1962) s'était spontanément adressée à la foule, le Saint-Père a évoqué "les inoubliables paroles du Bon Pape, remplies de poésie, de douceur et de cordialité. Nous étions heureux et pleins d'enthousiasme. La grande assemblée oecuménique était ouverte et nous étions certains d'un nouveau printemps de l'Eglise, d'une nouvelle Pentecôte et d'une relance de la force libératrice de l'Evangile. Dans nos coeurs aujourd'hui notre joie est plus sobre, plus humble. En cinquante ans nous avons vu que le péché originel est bien présent, et qu'il se traduit toujours en erreurs personnelles, capables de devenir des éléments du péché même. La zizanie est toujours présente dans le champ du Seigneur et, dans le filet de Pierre, on trouve nombre de mauvais poissons. La fragilité humaine est présente jusque dans l'Eglise, dont la barque navigue à contrevent parmi des tempêtes qui la menacent. Nous avons parfois pensé que le Seigneur nous avait abandonné. Ce sont là des expériences" de la période post conciliaire, qui nous a montré aussi "la présence du Seigneur, sa bonté et sa force. Le feu de l'Esprit, celui du Christ, n'est ni dévorant ni destructeur, mais silencieux. C'est une petite flamme pleine de bonté et de vérité qui se transforme en lumière et chaleur. Non, le Seigneur ne nous abandonne pas, et il est aujourd'hui discrètement présent à nos côtés, réchauffant nos coeurs, conseillant nos vies, offrant des charismes de bonté et de charité. Eclairant le monde, ils reflètent pour nous la bonté divine. Oui le Christ est vivant avec nous, et nous devons être heureux car sa bonté ne s'éteint pas. Pour finir, je fais miennes les paroles inoubliables du Pape Jean: Rentrés dans vos foyers, faites un bisou à vos enfants de la part du Pape. Soit béni le nom du Seigneur".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi SS Barthélemy I, Patriarche oecuménique de Constantinople.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Renato P.Mayugaba, Evêque de Laoag (superficie 3.386, population 654.000, catholiques 426.000, prêtres 54, religieux 102), aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lingayen-Dagupan (Philippines).

jeudi 11 octobre 2012

MESSE D'OUVERTURE DE L'ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Benoît XVI a présidé ce matin Place St.Pierre, la messe solennelle qui, à cinquante ans de l’ouverture du Concile oecuménique Vatican II, ouvre l’Année de la foi. Il était entouré des Cardinaux, Patriarches, Archevêques majeurs, Présidents de conférences épiscopales et Evêques participant au Synode, ainsi que des quatorze pères conciliaires qui ont pu se rendre à Rome. D'entrée le Saint-Père a salué les autorités présentes, en particulier SS Barthélemy I, Patriarche oecuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane. Pour faire mémoire du Concile, a-t-il ajouté, "cette célébration s'est enrichie de signes symboliques, la procession qui a rappelée l'entrée solennelle des pères conciliaires dans cette basilique, l’intronisation de l’évangéliaire, copie de celui utilisé durant le Concile, les sept messages conclusifs du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Eglise catholique que je remettrai en fin de messe. Non seulement ces signes nous rappellent notre devoir de commémoration, mais ils nous offrent aussi l’occasion de dépasser cette perspective pour aller plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi dans le Christ, la foi apostolique, animée par l’élan intérieur qui pousse à annoncer le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage de l’Eglise sur les chemins de l’histoire".

"La cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Eglise a parcouru durant les cinquante dernières années est évidente, à commencer par le Concile, puis à travers le magistère de Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une Année de la foi, jusqu’au Grand Jubilée de l’an 2000 par lequel Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’humanité Jésus-Christ comme unique Sauveur... Entre ces deux Papes, il existe une convergence sur le Christ, centre du cosmos et de l’histoire... Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est l’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif... L’Evangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père dans l’Esprit, est le sujet véritable et pérenne de l’évangélisation... Cette mission du Christ, ce mouvement, qui se poursuit dans l’espace et dans le temps, traverse siècles et continents. C’est un mouvement qui part du Père et, avec la force de l’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous temps, au sens matériel et spirituel. L’Eglise est l’instrument premier et nécessaire de cette œuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui comme le corps l’est à la tête".

"Si Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique à la foi, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de devoir, pour ainsi dire, s’immerger à nouveau dans le mystère chrétien, afin d’être en mesure de le proposer à nouveau efficacement à l’homme contemporain... Dans son discours inaugural, Jean XXIII présenta le but principal du concile oecuménique en ces termes: Ce qui intéresse le Concile est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné de façon plus efficace. Son but principal n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine. Pour cela il n’est pas besoin d’un Concile. Or il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de notre temps... A la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter. Durant le Concile il y avait un élan face au devoir commun de faire resplendir la vérité et la beauté de la foi, sans pour autant sacrifier aux exigences du présent ni la confiner au passé. Dans la foi résonne l’éternel présent de Dieu, qui transcende le temps... C’est pourquoi je considère que la chose la plus importante...est de raviver dans toute l’Eglise cet élan positif, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain. Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir à la lettre du Concile, c’est-à-dire à ses textes, pour en découvrir aussi l’esprit authentique. Et j’ai répété que le véritable héritage du Concile réside dans ses documents, qui protègent des excès, d’une nostalgie anachronique ou de courses en avant, qui permettent de saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile n’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’a pas voulu en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire en sorte que la même foi continue à être vécue, continue à être une foi vivante dans un monde en mutation... Les pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont ouverts confiants au dialogue avec le monde moderne c’est parce qu’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’appuyaient. En revanche, durant les années suivantes, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même d'un dépôt de la foi qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leur dans toute leur vérité".

"Si aujourd’hui l’Eglise propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce que c’est une nécessité, plus encore qu’il y a cinquante ans!.. L’initiative de créer le Conseil pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation...entre dans cette perspective. Les dernières décennies ont connu une désertification spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir dans certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous tous... Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie rendre témoignage d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin... Le voyage est une métaphore de la vie, et le voyageur sage est celui qui, ayant appris l’art de vivre, est capable de le partager avec ses frères, comme c’est le cas pour les pèlerins de St.Jacques ou d'autres sanctuaires, qui connaissent, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces chemins? Ne serait-ce pas parce qu’il trouvent là, ou au moins y perçoivent, quelque chose du sens de notre être au monde? Voici alors la façon dont nous pouvons vivre cette Année de la foi, comme un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel". Dotons-nous de "l’Evangile et de la foi de l’Eglise dont les documents du concile oecuménique Vatican II sont l’expression lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Eglise catholique, publié il y a vingt ans". Concluant, Benoît XVI a rappelé que, le 11 octobre 1962 "on célébrait la fête de la Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions l’Année de la foi, comme je l’ai fait il y a une semaine lorsque je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille toujours comme l’étoile sur le chemin de la nouvelle évangélisation".

TEMOIGNAGE DU PATRIARCHE BARTHELEMY I

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Voici des extraits du message que SS le Patriarche oecuménique Barthélemy I à lu durant la messe de ce matin: "En ces lieux, il y a cinquante ans, une cérémonie solennelle a conquis le cœur et l'esprit de l'Eglise catholique, la faisant entrer dans le monde contemporain. L'ouverture d'un concile fut inspiré par la réalité fondamentale que le Fils et Verbe de Dieu incarné se trouve là où deux ou trois sont réunis en son nom et que l'Esprit, qui procède du Père, nous guidera vers la vérité complète... Au cours des cinquante dernières années, les fruits de cette assemblée ont été variés, dont témoigne une série de constitutions importantes, de déclarations et de décrets. Nous avons vu le renouvellement de l'esprit et un retour aux sources dans la recherche liturgique, biblique et patristique. Nous avons apprécié la progressive limitation d'unee scolastique au profit de l'ouverture et du dialogue œcuménique, qui a conduit à l'annulation mutuelle des excommunications de 1054, l'échange de voeux, la restitution de reliques, l'engagement de dialogues importants, et de visites réciproques. Ce cheminement n'a pas toujours été facile, sans douleur ni problèmes... La théologie fondamentale et les principaux thèmes du Concile tels le mystère de l'Eglise, le caractère sacré de la liturgie, et l'autorité de l'évêque, sont difficiles à appliquer dans les faits".

"Alors que nous allons de l'avant ensemble, nous rendons grâce au Dieu vivant, Père, Fils et Esprit, car cette assemblée d'évêques a reconnu l'importance de la réflexion et le dialogue sincère entre nos Eglises sœurs. Nous nous joignons notre espérance commune de voir abattue la barrière entre Eglise d'Orient et Eglise d'Occident, afin qu'il n'y ait qu'une maison commune, fermement fondée sur Jésus-Christ, la pierre angulaire... Notre présence ici montre et scelle notre engagement à témoigner ensemble de l'Evangile du salut devant tous nos frères pauvres, opprimés, oubliés dans le monde créé par Dieu. Prions ensemble pour la paix et la bonne santé de nos frères et sœurs chrétiens qui vivent au Moyen Orient. Dans une tourmente de violence et de division qui s'intensifie entre les peuples, puisse l'amour et le désir d'harmonie que nous professons ici, et la compréhension que nous cherchons à travers le dialogue et le respect mutuel, servir de modèle. En effet, l'humanité entière peut tendre la main à l'autre et travailler de concert pour surmonter des épreuves comme la famine, les catastrophes naturelles, les maladies, et la guerre qui à la fin nous touche tous. Devant tout ce qui doit encore être accompli par l'Eglise, appréciant les progrès que nous avons partagé, nous sommes heureux d'avoir été invités à cette solennelle commémoration et à intervenir à l'ouverture de l'Année de la foi. C'est bien la foi qui donne un signe clair de la route parcourue ensemble sur la voie de la réconciliation et de l'unité visible".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Vincenzo Peroni, Cérémoniaire pontifical.

mercredi 10 octobre 2012

LES DOCUMENTS DE VATICAN II, UNE BOUSSOLE POUR L'EGLISE

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a rappelé que demain sera célébré le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II à l'occasion du lancement de l'Année de la foi. C'est pourquoi il a consacré sa catéchèse "au grand évènement ecclésial que fut ce concile". Il convient, a-t-il dit, "de revenir aux documents conciliaires, en les libérant d'une masse de publications qui" les ont souvent offusqués. "Aujourd'hui encore ils constituent une boussole permettant à la barque de l'Eglise de naviguer en haute mer, en eaux calmes comme en tempête, vers un port sûr... Je me souviens bien de cette époque, alors que, jeune professeur de théologie fondamentale à Bonn, l'Archevêque de Cologne le Cardinal Frings me fit venir à Rome comme conseiller". Au concile "j'ai vu une Eglise vivante...à l'écoute de l'Esprit, le véritable moteur de ces assises. Peu de fois dans l'histoire on a pu saisir aussi concrètement l'universalité de l'Eglise, dans un moment de réalisation de sa mission évangélisatrice à la dimension d monde".

Vatican II a été précédé de nombreux autres conciles, Nicée, Ephèse, Chalcédoine ou Trente, "convoqués pour définir des points fondamentaux de la foi et corriger des erreurs dangereuses. Ce ne fut pas le cas de Vatican II, car "il n'y avait pas d'erreurs de foi à corriger, pas plus que de questions doctrinales ou disciplinaires à clarifier... La première question qui s'est posée...fut comment l'engager et quels buts lui assigner". Dans son discours d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII donna une orientation générale: "La foi devait parler d'une manière nouvelle tout en maintenant son contenu pérenne, sans rupture ni compromis. Le Pape voulait que l'Eglise réfléchisse sur sa foi et sur les vérités qui la guident. Dans cette réflexion il convenait de dessiner un rapport nouveau entre l'Eglise et le monde, entre le christianisme et la pensée moderne, non point pour s'y conformer mais pour présenter à un monde qui tend à l'éloigner de Dieu les exigences de l'Evangile dans toute sa grandeur et pureté... Notre temps continue d'être marqué par un oubli et une surdité envers Dieu. Il nous faut donc retenir la leçon fondamentale du Concile, c'est à dire que l'essence du christianisme réside dans la foi en Dieu... Comme ce fut alors le voeu des pères conciliaires, il est important de voir clairement que Dieu est présent et qu'il répond à nos appels. Mais si la foi fait défaut l'essentiel s'écroule, étant donné que l'homme perd sa dignité". Vatican II "nous rappelle que l'Eglise a le devoir et le mandat de transmettre la parole d'amour de Dieu qui sauve, de diffuser l'appel divin contenant notre béatitude éternelle".

Puis le Saint-Père a évoqué les quatre constitutions conciliaires, qui "sont comme les points cardinaux de cette boussole": Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, qui rappelle la primauté de l'adoration et le caractère central du mystère christique, Lumen Gentium, document dogmatique qui rappelle que l'Eglise a pour premier devoir la glorification de Dieu, Dei Verbum, consacré à la Révélation, à la Parole vivante de Dieu qui convoque l'Eglise et la vivifie à travers le temps, Gaudium et Spes, consacrée à la façon de porter au monde la lumière reçue de Dieu. Le Concile Vatican II, a conclu Benoît XVI, "constitue pour nous un fervent appel à redécouvrir jour après jour la beauté de la foi, à en approfondir la connaissance en vue d'un rapport plus intense avec le Seigneur, à vivre pleinement notre vocation chrétienne".

NUMERO SPECIAL DE "L'OSSERVATORE ROMANO"

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). A l'occasion du cinquantenaire de l'ouverture de Vatican II, L'Osservatore Romano publie un numéro spécial (en anglais, espagnol et italien) sur l'histoire de ce concile oecuménique. Le récit, qui se fonde sur les chroniques de l'époque, propose des points de détail inédits ou peu connus, des photographies, des textes des Papes ayant présidé les assises conciliaires ou les ayant vécu, tel le jeune théologien Joseph Ratzinger, qui en fut expert. Le volume s'ouvre par un texte que Benoît XVI a composé l'été dernier pour la toute prochaine publication par les Editions Herder de ses écrits conciliaires, édition supervisée par Mgr.Gerhard Ludwig Müller. Ce texte inédit paraîtra en allemand dans l'édition du journal de ce 11 octobre, et sera disponible à partir de 17 h sur le site web de L'Osservatore Romano en allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais et portugais.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père devrait recevoir SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Elevé Mgr.Frans Daneels, O.Praem., Secrétaire du Tribunal suprême de la signature apostolique, à la dignité archiépiscopale.

Nommé l'Abbé Vital Corbellini, Evêque de Marabá (superficie 81.832, population 646.000, catholiques 450.000, prêtres 35, religieux 51), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1959 à Garibaldi (Brésil) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Jaru (diocèse de Jí-Paraná). Missionnaire, il a assumé depuis 1987 le service de plusieurs paroisses, et a été de 2007 à 2010 Vicaire général du diocèse de Caxias do Sul (Brésil).

Nommé Mgr.Gregório Paixao Neto, OSB, Evêque de Petrópolis (superficie 2.880, population 834.000, catholiques 646.000, prêtres 104, diacres 2, religieux 385), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Salvador da Bahia (Brésil).

mardi 9 octobre 2012

ANNEE DE LA FOI ET ANNIVERSAIRE DU CONCILE

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté l'ouverture solennelle de la foi que Benoît XVI présidera jeudi prochain Place St.Pierre. Le choix de cette date, qui correspond à l'ouverture il y a cinquante ans du concile Vatican II, n'est pas un hasard. Il est symbolique, a souligné Mgr.Fisichella car cela permet de revenir sur un évènement déterminant pour l'histoire de l'Eglise contemporaine, et de vérifier l'incidence de ses enseignements tant ces dernières décennies que pour les prochaines années, qui verra l'Eglise engagée dans la nouvelle évangélisation". Le Concile "mérite d'être rappelé mais aussi célébrée par l'Eglise...et l'Année de la foi "sera une excellente occasion de raviver la foi des croyants et de leur apporter un esprit évangélisateur plus acéré. Il s'agira d'une année d'étude et d'approfondissement de l'enseignement conciliaire afin de renforcer la formation des fidèles, notamment au moyen de la catéchèse, de la vie sacramentelle et du témoignage de la communauté chrétienne".

La messe d'ouverture sera fortement marquée par l'évocation du Concile. On lira en entrée des passages des quatre constitutions ayant distingué l'oeuvre conciliaire et le renouveau de la vie ecclésiale. Suivra une reproduction de la longue procession qui, le 12 octobre 1962, impressionna l'opinion publique, avec tous les pères synodaux et les 14 des 70 pères conciliaires qui participeront à la messe autour du Saint-Père. Puis l'évangéliaire du Concile sera intronisé et placé au centre de l'assemblée "pour rappeler à chacun le devoir de servir la Parole qui constitue le coeur de la vie de l'Eglise". Il indiquera aussi "que l'enseignement conciliaire est d'actualité, et qu'il doit être connu et diffusé. Lors de la clôture de Vatican II, Paul VI adressa des messages au peuple de Dieu et au monde, qui seront remis par Benoît XVI" aux gouvernants, au monde de la science et de la pensée, aux artistes, aux femmes, aux travailleurs, aux pauvres, aux malades, aux jeunes, aux catéchistes. L'Année de la foi marquant également le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l'Eglise catholique, le Pape en remettra un exemplaire spécial à deux catéchistes. Les années passe, a conclu Mgr.Fisichella, "mais la force de Vatican II demeure, avec son enthousiasme de porter l'Evangile au monde entier. L'Année de la foi veut offrir aux chrétiens un motif supplémentaire de se sentir membres d'une Eglise sans frontières qui ravive sans cesse sa foi dans le Seigneur".

USAGE DE L'ARABE AUX AUDIENCES GENERALES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). A partir de demain, l'arabe sera utilisé lors des audiences générales du Saint-Père, pour les lectures et pour le résumé de la catéchèse. Dans le sillage du récent voyage de Benoît XVI au Liban et à la suite de la publication de l'exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, le Pape a désiré formaliser son attention et son appui aux chrétiens de cette région, rappelant également à tous les fidèles de prier et d'oeuvrer à la paix locale.

ACCROITRE L'ASSISTANCE AUX REFUGIES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). A Genève le 2 octobre, l'Observateur permanent du Saint-Siège près les institutions spécialisées de l'ONU, est intervenu devant la LXIII session du Comité exécutif du Haut Commissariat aux réfugiés. La multiplication des conflits, a dit Mgr.Silvano M.Tomasi, "entraîne de nouveaux flux de réfugiés", mais les media ne pointent que les cas politiquement intéressants, laissant hors de portée de l'opinion publique des masses de personnes déplacées, abandonnées à leur tragique destin. Félicitant les pays ayant ouvert leurs frontières et accueilli les réfugiés en provenance de pays voisins, le Saint-Siège encourage tous les autres à partager le poids de l'aide qui s'impose". Parallèlement, on constate une fois encore que les personnes déplacées au sein de leur pays dépassent en nombre les réfugiés. La délégation du Saint-Siège constate que l'emploi du Haut Commissariat divise la communauté internationale. "Il y a parfois la crainte raisonnable d'un débordement de compétence du HCR, ou le souci de voir sa mission première, qui est la protection des réfugiés, en souffrir. Dans certains cas de guerre civile on suspecte que la présence d'agents neutres internationaux puisse servir à sauver tel ou tel partie en cause. Certes, cette action doit d'abord être conduite en vue d'un accès humanitaire aux populations nécessiteuses, afin d'évaluer leur besoin de protection, puis de coordonner l'action des autres agences chargées de l'assistance d'urgence".

POSSESSIONS CARDINALICES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales communique que:

Dimanche 14 octobre à 11 h 30', le Cardinal Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York, prendra possession du titre de Notre Dame de Guadalupe a Monte Mario.

Mardi 23 octobre à 18 h, le Cardinal Thomas Christopher Collins, Archevêque de Toronto, prendra possession du titre de St.Patrick.

Jeudi 25 octobre à 17 h, le Cardinal Edwin Frederick O'Brien, Grand Maître de l'Ordre équestre du St.Sépulcre de Jérusalem, prendra possession de la diacone de St.Sébastien au Palatin.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Marco Antonio Ordones Fernández à la charge pastorale du diocèse de Iquique (Chili), en conformité au canon 401,2 du CIC.

lundi 8 octobre 2012

TRANSMETTRE AU MONDE LA PASSION POUR LE CHRIST

Cité du Vatican, 8 octobre 2012 (VIS). La passion pour communiquer le Christ au monde et la conscience que Dieu agit dans l'Eglise ont constitué les points essentiels du bref discours que Benoît XVI a adressé ce matin aux pères synodaux lors de l'ouverture du Synode consacré à la nouvelle évangélisation et la transmission de la foi. Voici en synthèse ce qu'il a développé: La question de savoir si Dieu est une hypothèse, une réalité ou non, n'a jamais été autant d'actualité. Avec l'Evangile, Dieu a rompu le silence, nous a parlé et est entré dans l'histoire. Jésus est sa parole, Dieu qui montre qu'il nous aime et qu'il souffre avec nous jusqu'à la mort pour ressusciter ensuite. Telle est la réponse de l'Eglise à cette importante question. L'autre question est: "comment peut-on communiquer cette réalité à l'humanité aujourd'hui, pour qu'elle devienne salut? L'Eglise ne se fait pas toute seule. Elle peut seulement faire savoir ce que Dieu a fait. L'Eglise ne commence pas avec ce que nous faisons, mais avec ce que Dieu fait et dit. Après avoir rappelé que les apôtres ont reçu l'Esprit alors qu'ils étaient réunis en prière dans le Cénacle à la Pentecôte, Benoît XVI a expliqué que le fait que chaque assemblée synodale commence avec une prière n'était pas une simple formalité, mais la démonstration de la certitude que l'initiative vient toujours de Dieu, que nous pouvons l'implorer et que l'Eglise peut seulement coopérer avec Dieu. Après cette prise de conscience, le deuxième pas est celui de la confession, le témoignage, même dans des situations de graves dangers. Ce témoignage dans des moments difficiles est, précisément, la garantie de sa crédibilité puisqu'elle implique la disponibilité de donner sa vie pour ce en quoi nous croyons. La confession a aussi besoin d'une forme visible, d'un habit. Il s'agit de la charité, la force la plus grande qui doit brûler dans le cœur d'un chrétien. La foi, a conclu le Saint-Père, doit devenir en nous la flamme de l'amour qui allume tout notre être et qui se propage au prochain. Voilà l'essence de l'évangélisation.

COMMUNIQUE DE LA SALLE DE PRESSE

Cité du Vatican, 8 octobre 2012 (VIS). Réagissant à un article paru ce matin sur le Messaggero et intitulé "Les comptes à la Fabrique de St.Pierre passés au crible", la Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant: !Après les vérifications d'usage, on peut affirmer qu'aucun dossier relatif aux finances de la Fabrique ne figure sur le bureau du Secrétaire d'Etat. Soumis à la Préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège, les bilans de cette administration ont toujours été approuvés par la Secrétairerie d'Etat. L'article en question est mal informé".

OUVERTURE DU SYNODE SUR LA NOUVELLE EVANGELISATION

Cité du Vatican, 7 0ctobre 2012 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, Benoît XVI a proclamé saint Jean d'Avila et sainte Hildegarde de Bingen Docteurs de l'Eglise, avant de présider la messe d'ouverture de la XIII assemblée générale du Synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Les pères synodaux et les évêques des conférences épiscopales allemande et espagnole ont concélébré. "L’évangélisation, en tout temps et en tout lieu -a dit le Saint-Père- a toujours comme coeur et finalité Jésus, le Christ, le Fils de Dieu. Le Crucifié est le signe distinctif par excellence de celui qui annonce l’Evangile, signe d’amour et de paix, appel à la conversion et à la réconciliation".

"L’Eglise existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur Jésus-Christ, ses disciples ont parcouru le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes. Avec le temps, elles sont devenues des Eglises bien organisées avec de nombreux fidèles... A notre époque, l’Esprit Saint a aussi suscité dans l’Eglise un nouvel élan pour annoncer la bonne nouvelle, un dynamisme spirituel et pastoral qui a trouvé son expression la plus universelle et son impulsion la plus autorisée dans le Concile Vatican II. Ce nouveau dynamisme de l’évangélisation produit une influence bénéfique sur deux 'branches' spécifiques qui se développent à partir d’elle, à savoir, d’une part, la Missio ad Gentes, c’est-à-dire l’annonce de l’Evangile à ceux qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ et son message de salut, et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se sont éloignées de l’Eglise, et vivent sans pratique chrétienne".

"L’Assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui est consacrée à cette nouvelle évangélisation, pour favoriser chez ces personnes une nouvelle rencontre avec le Seigneur qui seul remplit l’existence de sens profond et de paix, pour favoriser la redécouverte de la foi, source de grâce qui apporte la joie et l’espérance dans la vie personnelle, familiale et sociale". Le Pape a ensuite souligné que le thème du mariage proposé par l'Evangile et la première lecture mérite "une attention spéciale" parce qu'il "nous invite à être plus conscients d’une réalité déjà connue mais peut-être pas valorisée pleinement: c’est-à-dire que le mariage en lui-même est un Evangile, une bonne nouvelle pour le monde d’aujourd’hui, particulièrement pour le monde déchristianisé. L’union de l’homme et de la femme, le fait de devenir 'une seule chair' dans la charité, dans l’amour fécond et indissoluble, est un signe qui parle de Dieu avec force, avec une éloquence devenue plus grande de nos jours, car, malheureusement, pour diverses raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les régions d’ancienne évangélisation. Et ce n’est pas un hasard. Le mariage est lié à la foi, non pas dans un sens générique. Le mariage, comme union d’amour fidèle et indissoluble, se fonde sur la grâce qui vient de Dieu, Un et Trine, qui, dans le Christ, nous a aimés d’un amour fidèle jusqu’à la Croix... Il y a une correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du mariage. Et, comme l’Eglise l’affirme et en témoigne depuis longtemps, le mariage est appelé à être non seulement objet, mais sujet de la nouvelle évangélisation".

Avant d'évoquer les nouveaux Docteurs de l'Eglise, Benoît XVI a rappelé qu'"une des idées fondamentales de la nouvelle impulsion que le Concile Vatican II a donnée à l’évangélisation est celle de l’appel universel à la sainteté, qui, comme tel, concerne tous les chrétiens. Les saints sont les vrais protagonistes de l’évangélisation dans toutes ses expressions... La sainteté ne connaît pas de barrières culturelles, sociales, politiques, religieuses. Son langage, celui de l’amour et de la vérité, est compréhensible par tous les hommes de bonne volonté et les rapproche de Jésus Christ, source intarissable de vie nouvelle".

"Maintenant, arrêtons-nous un instant pour admirer les deux saints qui ont été associés aujourd’hui au noble rang des Docteurs de l’Eglise. Saint Jean d’Avila a vécu au XVI siècle. Grand connaisseur de l'Ecriture, il était doté d’un ardent esprit missionnaire. Il a su pénétrer avec une profondeur singulière les mystères de la Rédemption opérée par le Christ pour l’humanité. Homme de Dieu, il unissait la prière constante à l’action apostolique. Il s’est consacré à la prédication et au développement de la pratique des sacrements, en concentrant sa mission sur l’amélioration de la formation des candidats au sacerdoce, des religieux et des laïcs, en vue d’une réforme féconde de l’Eglise. Importante figure féminine du XII siècle, sainte Hildegarde de Bingen a grandement aidé à la croissance de l’Eglise de son temps, en valorisant les dons reçus de Dieu et en se montrant comme une femme d’une intelligence vivace, d’une sensibilité profonde et d’une autorité spirituelle reconnue. Le Seigneur l’a dotée d’un esprit prophétique et d’une fervente capacité à discerner les signes des temps. Hildegarde a nourri un amour prononcé pour la création; elle a pratiqué la médecine, la poésie et la musique. Et surtout, elle a toujours conservé un amour grand et fidèle pour le Christ et pour l’Eglise".

"Le regard sur l’idéal de la vie chrétienne, exprimé dans l’appel à la sainteté, nous pousse à considérer avec humilité la fragilité de tant de chrétiens, ou plutôt leur péché, personnel et communautaire, qui représente un grand obstacle pour l’évangélisation, et à reconnaître la force de Dieu qui, dans la foi, rencontre la faiblesse humaine. Par conséquent, on ne peut pas parler de la nouvelle évangélisation sans une disposition sincère de conversion". Benoît XVI a conclu en confiant à Dieu "les travaux des assises synodales, dans le vif sentiment de la communion des saints, en invoquant particulièrement l’intercession des grands évangélisateurs, au nombre desquels nous voulons compter le bienheureux Jean-Paul II, dont le long pontificat a été aussi un exemple de nouvelle évangélisation".

CHAPELET ET ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 7 octobre 2012 (VIS). A l'angélus, Benoît XVI a d'abord rappelé que c'est aujourd'hui qu'est récitée au sanctuaire marial de Pompéi (Italie) la supplique annuelle à la Vierge du Rosaire, qui unit des milliers de fidèles à travers le monde: "Alors que nous sommes unis à cette invocation, je voudrais proposer une valorisation du Chapelet durant l'Année de la foi car dans cette médiation des mystères du Christ nous nous laissons guider par Marie, modèle de foi. Jour après jour elle nous aide à assimiler l'Evangile de manière à ce qu'il façonne notre existence. Dans le sillage de mes prédécesseurs, et en particulier du bienheureux Jean-Paul II qui nous a offert il y a dix ans la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, j'invite les fidèles à réciter le Chapelet individuellement, en famille ou en communauté, et à se mettre ainsi à l'école de Marie qui nous conduit au Christ, le coeur de notre foi".

SENTENCE CONTRE PAOLO GABRIELE

Cité du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a prononcé la condamnation de M.Paolo Gabriele, accusé de vol aggravé. Vus les articles 402, 403,1 et 404,1 du code pénal, les trois juges (le Président Giuseppe Dalla Torre, Paolo Papanti-Pelletier et Venerando Marano) l'ont déclaré "coupable du délit prévu à l'article 404,1 pour avoir agi en abusant de la confiance induite par son rapport de travail et soustrait des objets qui, en raison de ce dernier, étaient sous sa responsabilité. C'est pourquoi il est condamné à trois années de réclusion. Vu l'article 26,L de la loi du 21 juin 1969, considérée l'absence de précédent pénal, tenue compte de la qualité de son service antérieur aux faits contestés, de sa conviction -erronée- avancée pour expliquer son geste et de sa reconnaissance d'avoir trahi la confiance du Saint-Père, la peine infligée à l'accusé, qui devra assumer les frais du procès, est réduite à un an et six mois".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Charles Scicluna, Auxiliaire de l'Archevêque de Malte (Malte). L'Evêque élu, né en 1959 à Toronto (Canada) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Promoteur de justice près la Congrégation pour la doctrine de la foi. Diplômé en théologie et en droit civil, licencié en droit canon, il a été Défenseur du lien et Promoteur de justice près le tribunal ecclésiastique de Malte, professeur puis vice-recteur du grand séminaire diocésain, tout en assumant un service auprès de paroisses. A partir de 1995 il a été Substitut du Promoteur de justice près le Tribunal suprême de la Signature apostolique, professeur près l'Université pontificale grégorienne, et finalement official de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Edward Frankowski à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Sandomierz (Pologne).

Nommé Mgr.Henryk Józef Nowacki, Nonce apostolique en Danemark, Finlande et Norvège, déjà Nonce en Suède et Islande.

vendredi 5 octobre 2012

INDULGENCES POUR L'ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 5 octobre 2012 (VIS). A l'occasion de l'Année de la foi (11 octobre - 24 novembre 2013), Benoît XVI accorde l'indulgence plénière. La Pénitencerie apostolique en a précisé ce matin les conditions: Le jour du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II s'ouvre une années consacrée à la profession de la foi catholique et à juste interprétation. Est recommandée une lecture et la méditation des actes conciliaires ou des articles du Catéchisme. S'agissant avant tout de développer au plus haut niveau la sainteté de vie en atteignant la pureté de l'âme, l'indulgence sera du plus grand profit. En vertu du pouvoir conféré par le Christ, elle en offre le bénéfice à tous ceux qui se plieront aux prescriptions particulières. Durant la durée de cette Année, ces fidèles pourront acquérir l'indulgence plénière des peines attachées à leurs péchés, en suffrage des défunts comme aux repentis vivants qui prieront aux intentions du Saint-Père:

L'indulgence plénière leur sera concédée chaque fois qu'ils assisteront à au moins trois prédications de mission, ou à trois leçons consacrées aux actes conciliaires ou aux articles du Catéchisme.
Chaque fois qu'ils visiteront en pèlerins une basilique papale, une catacombe, une cathédrale ou un sanctuaire désigné par l'ordinaire du lieu, et prendront part à une cérémonie ou se recueilleront et réciteront le Pater, le Credo, les invocations à la Vierge, aux Apôtres ou aux saints patrons.
Chaque fois qu'au jour fixé par l'ordinaire du lieu et aux solennités ils assisteront à la messe ou aux vêpres, comprenant la profession de foi.
Chaque fois qu'ils visiteront un baptistère ou des fons pour y renouveler leurs promesses baptismales.
Dans des occasions solennelles, les évêques et clercs dûment délégués pourront accorder la bénédiction papale à laquelle est attachée l'indulgence plénière.
Les fidèles repentis qui seraient légitimement empêchés de prendre part aux cérémonies fixées et de se rendre dans les lieux prescrits (en raison de la clôture monastique, de l'état carcéral, de l'état de santé ou d'assistance permanente aux malades) pourront, unis en esprit et pensée, s'unir par la radio et la télévision aux interventions du Pape et des évêques, récitant le Pater ou le Credo, priant ou offrant leurs souffrances aux intentions de l'Année de la foi.

PRESENTATION DE L'ASSEMBLEE SYNODALE

Cité du Vatican, 5 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Secrétaire Général du Synode des évêques, a présenté la XIII Assemblée générale ordinaire qui traitera de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ( 7 28 octobre). Avant de détailler ses mécanismes, Mgr.Nikola Eterovic a souligné le lien étroit entre nouvelle évangélisation et transmission de la foi, un processus qui rencontre toute sorte d'obstacles mais prend place dans le cadre de la nouvelle évangélisation. Puis il a exposé les trois aspects de la préparation et du déroulement de ces importantes assises:

I. Dimension Spirituelle.

La prière accompagnera et animera chaque activité synodale. Le Saint-Père présidera quatre célébrations liturgiques: la messe solennelle d'ouverture du dimanche 7 octobre, durant laquelle il proclamera docteurs de l'Eglise saint Jean d'Avila et sainte Hildegarde de Bingen, et la messe de clôture concélébrée par tous les pères synodaux le dimanche 28 octobre, puis le 21 octobre la messe pour de canonisation de Jacques Berthieu, Pedro Calungsod, Giovanni Battista Piamarta, Carmen Sallés y Barangueras, Marianne Cope, Katheri Tekakwitha et Anna Schäffer, et la messe du 11 octobre pour le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II et le vingtième anniversaire de la promulgation du Catéchisme de l'Eglise catholique. A cette occasion, le Saint-Père ouvrira l'Année de la foi.

II. Réflexions théologiques et pastorales.

Après que le Saint-Père ait choisi le thème synodal, le Secrétariat général du Synode en a élaboré un document de travail préliminaire. Ces Lineamenta, publiés le 4 mars 2011, étaient accompagnés d'un questionnaire à l'attention des évêques. A partir du nombre de réponses qui ont atteint 90,5%, on a pu constater le grand intérêt des Eglises particulières et des autres institutions. Leurs réponses se répartissent comme suit: 11 des13 Eglises orientales, 25 dicastères de la Curie romaine, l'Union des supérieurs généraux, 93 des 114 Conférences épiscopales. Le Conseil ordinaire du Secrétariat général a analysé toutes ces réponses, annexées document de travail final ou Lineamenta, publié le 19 juin dernier.


D'autres documents ont eu rôle important dans la préparation de l'Assemblée synodale, tout d'abord diverses réflexions de Benoît XVI, notamment les lettres apostoliques Ubicumque et Semper (21 septembre 2010), créant le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, et Porta Fidei (11 octobre 2011), dans laquelle il proclame l'Année de la foi.

III. Préparation technique.

Selon les normes de l'ordo Episcoporum Synodi, l'Assemblée générale du Synode des évêques comprend comme membres ex officio les chefs des Eglises orientales et les chefs de dicastère de la Curie romaine. Les autres pères synodaux sont soit nommés soit élus par les Conférences épiscopales et l'Union des supérieurs généraux.

IV. de l'Assemblée du Synode participants

A cette XIII Assemblée générale ordinaire participeront 262 pères synodaux, le plus grand nombre de l'histoire de ces assises: 103 pour l'Europe, 63 pour l'Amérique, 50 pour l'Afrique, 39 pour l'Asie et 7 pour l'Océanie. La majorité des pères (182) a été élue: 172 par les Conférences épiscopales, 10 par l'Union des supérieurs généraux, 3 par les Eglises orientales. Les pères ex officio sont 37, ceux nommés par le Saint-Père 40. Parmi eux: 6 Patriarches, 49 Cardinaux, 3 Archevêques majeurs (dont l'un est cardinal), 71 Archevêques, 120 Evêques et 14 Prêtres. Le Rapporteur général est le Cardinal Donald William Wuerl, Archevêque de Washington (USA), le Secrétaire spécial Mgr.Pierre-Marie Carré, Archevêque de Montpellier (France). Les trois Présidents délégués sont le Cardinal John Tong Hon, Evêque de Hong Kong (Chine), le cardinal Francisco Robles Ortega, Archevêque de Guadalajara (Mexique), et le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa (RD du Congo). L'Assemblée compte également 45 experts et 49 auditeurs, hommes et femmes, engagés dans l'évangélisation sur les divers continents. Les travaux seront suivis par les délégués de 15 Eglises ou communautés ecclésiales non encore en pleine communion avec l'Eglise catholique. Il faut souligner l'intervention que fera SG le Dr.Rowan Douglas Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane. Sa Sainteté Bartholomaios I, Patriarche oecuménique de Constantinople prendra part à la messe solennelle du 11 octobre. Trois invités spéciaux sont en outre Frère Alois, Prieur de Taizé (France), le Rev.Lamar Vest, Président de l'American Bible Society (USA) et M.Werner Arber (Suisse), Président de l'Académie pontificale des sciences.

V. Quelques points marquants.

Le programme de travail du Synode comprendra 23 Congrégations générales et 8 groupes de travail ou Circuli Minores. Le premier jour (8 octobre) il y aura le rapport du Secrétaire général et celui du Rapporteur général, puis les interventions des représentants de l'épiscopat des diverses régions du monde. Le lendemain après-midi, le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques,exposera l'accueil de l'exhortation post-synodale Verbum Domini, faisant suite à la XII Assemblée ordinaire (octobre 2008). Le 10, SG Rowan Douglas Williams s'adressera à l'Assemblée pour exposer le point de vue anglican de la nouvelle évangélisation. Le lendemain, le Professeur Werner Arber proposera des réflexions sur les rapports entre science et foi. Au cours de la messe du 11 octobre, le Patriarche œcuménique s'adressera à Benoît XVI et aux participants. Au début des travaux, les pères désigneront les membres de la Commission du message final, composé de 12 membres, dont le Président Mgr.Claudio Maria Celli, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, et le Vice Président Mgr.Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines), nommés par le Pape, qui en désignera deux autres. Les huit restants seront choisis par les pères synodaux.

VI. Conclusion.

Compte tenu de l'expérience des précédentes assemblées, la méthodologie synodale, modifiée par le Saint-Père Benoît XVI, en 2005, reste inchangé. Chaque père disposera de 5 minutes pendant les congrégations générales. Au cours des débats, prévus durant la Congrégation générale de l'après-midi (de 18 à 19 h), l'intervention sera limitée à 3 minutes, afin d'encourager une plus grande participation à la discussion comme expression de communion et de collégialité. Les interventions des délégués fraternels et des experts ne devra pas dépasser 4 minutes.


jeudi 4 octobre 2012

BENOIT XVI PRIE A LORETTE

Cité du Vatican, 4 octobre 2012 (VIS). Comme annoncé, Benoît XVI s'est rendu ce matin au sanctuaire marial de Lorette (Italie) pour le 50 anniversaire du pèlerinage qu'y fit Jean XXIII juste avant l'ouverture du Concile Vatican II. Cette visite précède de quelques jours le Synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation (7 octobre) et l'ouverture de l'Année de la foi (11 octobre). Ce célèbre sanctuaire conserve depuis le XIV siècle les murs de la maison Nazareth où auraient vécu Marie et Joseph. La tradition populaire attribue à des anges son transport miraculeux en 1294, peut d'années après la fin de la présence occidentale en Terre Sainte. De récents travaux archéologiques, ainsi qu'une étude documentaire et iconographique, confirment l'hypothèse selon laquelle les matériaux composant l'édicule furent transportés par bateau à l'initiative d'une puissante famille de l'Epire appelée des Anges. Dans le sanctuaire qui le protégeait depuis le IV siècle, le modeste édifice était constitué de deux parties, un espace troglodyte précédé d'une pièce composée de trois murs. En outre, l'étude comparative des matériaux de Lorette et de Nazareth a récemment démontré la similitude de la pierre et de son traitement, classique dans la Galilée de l'époque. Remontés à Lorette au bord d'une route, les trois murs furent immédiatement enchassés dans un reliquaire maçonné, depuis remplacé par la splendide basilique que nous connaissons.
Ayant quitté le Vatican à 9 h par hélicoptère, le Saint-Père est arrivé une heure plus tard à Lorette, sur l'Adriatique, où après l'accueil des autorités civiles et religieuses régionales il a gagné le sanctuaire. Sur la Place de la Vierge, il a salué la communauté des capucins attachée à la basilique, puis est entré dans le sanctuaire pour prier devant le Saint Sacrement et devant l'image de la Vierge conservée dans la Santa Casa. A 10 h 30', il est revenu sur la place pour célébrer la messe devant la foule. Voici des passages de son homélie:

"Le 4 octobre 1962, le bienheureux Jean XXIII est venu en pèlerinage dans ce sanctuaire pour confier à la Vierge Marie le Concile oecuménique Vatican II, qui devait être inauguré une semaine plus tard... A cinquante ans de distance, après avoir été appelé par la divine Providence à succéder au siège de Pierre à ce Pape inoubliable, je suis venu ici moi aussi en pèlerin pour confier à la Mère de Dieu deux importantes initiatives ecclésiales, l’Année de la foi...et l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques" qui débattra de "la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne... Comme je le rappelais dans la lettre apostolique de promulgation de l’Année de la foi, j’entends inviter les évêques du monde entier à s’unir au Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi. Et justement ici à Lorette, nous avons l’opportunité de nous mettre à l’école de Marie, de celle qui a été proclamée bienheureuse parce qu’elle a cru... Marie a offert sa propre chair, s’est mise tout entière à disposition de la volonté de Dieu, devenant un lieu de sa présence, lieu dans lequel demeure le Fils de Dieu... La volonté de Marie coïncide avec la volonté du Fils dans l’unique projet d’amour du Père, et en elle, s’unissent le ciel et la terre, le Dieu créateur et sa créature. Dieu devient homme, et Marie se fait maison vivante du Seigneur, temple où habite le Très Haut.

Ici à Lorette, il y a cinquante ans, Jean XXIII invitait à contempler ce mystère...affirmant que le Concile avait pour but d’étendre toujours plus les bienfaits de l’Incarnation et la Rédemption à toutes les formes de la vie sociale. C’est une invitation qui résonne encore aujourd’hui avec une force particulière".

"Dans la crise actuelle, qui ne concerne pas seulement l’économie, mais plusieurs secteurs de la société, l’incarnation du Fils de Dieu nous dit combien l’homme est important pour Dieu et Dieu pour l’homme. Sans Dieu, l’homme finit par faire prévaloir son propre égoïsme sur la solidarité et sur l’amour, les choses matérielles sur les valeurs, l’avoir sur l’être. Il faut revenir à Dieu pour que l’homme redevienne homme. Avec Dieu, même dans les moments difficiles, de crise, apparaît un horizon d’espérance. L’Incarnation nous dit que nous ne sommes jamais seuls, que Dieu entre dans notre humanité et nous accompagne. Mais la demeure du Fils de Dieu dans la maison vivante, dans le temple qu’est Marie nous amène à une autre réflexion. Là où habite Dieu, nous devons reconnaître que nous sommes tous à la maison. Là où habite le Christ, ses frères et sœurs ne sont plus des étrangers... C’est la foi, ainsi, qui nous donne une maison en ce monde, qui nous unit en une seule famille et qui nous rend tous frères et sœurs. En contemplant Marie, nous devons nous demander si nous aussi nous voulons être ouverts au Seigneur...ou si nous avons peur que la présence du Seigneur puisse être une limite à notre liberté, et si nous voulons nous réserver une part de notre vie qui n’appartienne qu’à nous-mêmes. Mais c’est précisément Dieu qui libère notre liberté, la libère du repli sur elle-même, de la soif du pouvoir, de la possession, de la domination, et la rend capable de s’ouvrir à la dimension qui lui donne tout son sens, celle du don de soi, de l’amour, qui se fait service et partage... La foi nous fait habiter, demeurer, mais nous fait aussi marcher sur le chemin de la vie. A ce propos aussi, la Santa Casa de Lorette nous offre un enseignement d'importance. Comme nous le savons, elle était située sur une route".

Or la maison de Marie n’est pas une maison privée, "mais au contraire une habitation ouverte à tous, qui est, pourrait-on dire, sur notre chemin à tous. Ainsi, nous trouvons ici à Lorette, une maison qui nous fait demeurer, habiter et qui en même temps nous fait cheminer, nous rappelle que nous sommes tous pèlerins, que nous devons toujours être en chemin vers une autre maison, vers la maison définitive, celle de la Cité éternelle, la demeure de Dieu avec l’humanité rachetée"... Il y a encore un point important du récit évangélique de l’Annonciation que je voudrais souligner, un aspect qui ne finit pas de nous étonner. Dieu demande le oui de l’homme. Il a crée un interlocuteur libre et il demande que sa créature lui réponde en toute liberté... Dieu demande la libre adhésion de Marie pour devenir homme. Certes, le oui de Marie est le fruit de la grâce divine. Mais la grâce n’élimine pas la liberté, au contraire elle la crée et la soutient. La foi n’enlève rien à la créature humaine, mais ne permet pas la pleine et définitive réalisation".

"Dans ce pèlerinage, qui parcourt celui du bienheureux Jean XXIII, et qui se déroule providentiellement en la fête de saint François d’Assise, un véritable évangile vivant, je voudrais confier à la très sainte Mère de Dieu toutes les difficultés que vit notre monde à la recherche de la sérénité et de la paix... Je voudrais confier aussi à Marie ce temps spécial de grâce pour l’Eglise, qui s’ouvre devant nous. Toi, Mère du oui, qui a écouté Jésus, parle-nous de lui, raconte-nous ton chemin pour le suivre sur la voie de la foi, aide-nous à l’annoncer pour que tout homme puisse l’accueillir et devenir demeure de Dieu".

Après la cérémonie, le Pape a gagné le Centre Jean-Paul II, pour y déjeuner avant de regagner le Vatican en fin d'après-midi.

mercredi 3 octobre 2012

L'EGLISE S'EXPRIME PLEINEMENT DANS LA LITURGIE

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a traité de la place de la prière liturgique, de la messe en particulier, dans la vie du chrétien. La prière, a dit Benoît XVI, "est ce qui relie les fils de Dieu à un père infiniment bon, à son Fils le Christ et à l'Esprit. Cette vie priante consiste donc à se trouver en présence permanente et consciente de Dieu... Ceci est possible grâce au baptême qui nous lie au Christ...car en lui seul nous pouvons dialoguer filialement avec le Père". Pour le chrétien, prier signifie s'adresser au Christ, que "nous découvrons et connaissons vivant dans l'Eglise, qui est son corps... Le lien insoluble entre le Christ et l'Eglise dans la force de l'amour n'annule aucunement le toi et le je, mais les élève à une unité plus profonde... Prier signifie s'élever vers Dieu par une transformation graduelle et nécessaire de notre être". En participant à la liturgie, "nous faisons notre le langage de l'Eglise et apprenons à parler en son sein, à parler en son nom. Ceci se produit de façon graduelle, en commençant par une immersion progressive dans sa parole, par la prière, par le style de vie, nos joies et nos peines, nos pensées".

Dans le Pater, a poursuivi le Pape, "nous sommes appelés à nous adresser en priant au Père. En priant avec les autres, en acceptant ce que l'Eglise dit, nous nous familiarisons progressivement à la richesse de sens qu'elle nous offre. Le dialogue que Dieu ouvre en chacun de nous, entre lui et nous, inclut toujours dans la prière un avec. Mais on ne peut le prier de manière individuelle. Dans la prière liturgique, dans l'Eucharistie en particulier...nous ne parlons pas en tant que personne isolée mais nous entrons dans le nous de l'Eglise en prière". La liturgie n'est pas "une sorte d'auto-célébration de telle ou telle communauté mais l'accès au banquet d'une immense communauté vivante que Dieu nourrit. Elle implique l'universalité". C'est pourquoi tout chrétien "doit se sentir inséré dans ce nous universel, fondement et refuge du je au sein du corps du Christ qu'est l'Eglise". Il est donc nécessaire d'accepter la logique de l'Incarnation, par laquelle "Dieu s'est fait proche en entrant dans l'histoire et dans la nature humaine... La liturgie n'est pas la commémoration du passé mais la présence réelle du mystère pascal, dans lequel le Christ transcende et unit le temps et l'espace".

"Ce n'est pas un individu, prêtre ou laïc, ni même un groupe qui célèbre la liturgie, car elle est avant tout action de Dieu par le biais de l'Eglise. La liturgie y possède une riche tradition mais aussi sa créativité, un caractère d'universalisme et d'ouverture qui lui est propre. Ainsi la liturgie ne saurait être conçue ou modifiée par la communauté ou par des experts, puisqu'elle doit demeurer fidèle aux formes fixées par l'Eglise universelle". Dans la liturgie, a conclu le Saint-Père, l'Eglise se rend pleinement visible. La liturgie est "l'action dans laquelle nous savons que Dieu entre dans notre réel afin que nous le rencontrions". Elle est l'action "dans laquelle il vient à nous et nous éclaire".

VERS LORETTE

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a rappelé qu'il se rendra demain au sanctuaire de Lorette (Italie) pour le 50 anniversaire du pèlerinage qu'y fit Jean XXIII juste avant l'ouverture du Concile Vatican II: "Je vous demande de vous unir à ma prière pour confier à la Mère de Dieu les évènements ecclésiaux importants que nous nous apprêtons à vivre, l'Année de la foi et le Synode consacré à la nouvelle évangélisation. Puisse Marie accompagner l'Eglise dans sa mission, qui est d'annoncer aux hommes l'Evangile".

INTENTIONS DE PRIERE POUR OCTOBRE

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). L'intention de prière générale de Benoît XVI pour octobre est: "Pour le développement et le progrès de la nouvelle évangélisation dans les pays d’ancienne tradition chrétienne".

Son intention missionnaire est: "Pour que la célébration de la Journée missionnaire mondiale soit l’occasion d’un engagement renouvelé d’évangélisation".


POSSESSIONS CARDINALICES

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales communique que:

Lundi 8 octobre à 18 h, SB le Cardinal Lucian Muresan, Archevêque Majeur de Fagaras des roumains, prendra possession du titre de St.Atanase.

Dimanche 14 octobre à 16 h, SB le Cardinal George Alencherry, Archevêque Majeur d'Ernakulam-Angamaly des malabars, prendra possession du titre de St.Bernard alle Terme.

Samedi 20 octobre à 18 h 30', le Cardinal Julien Ries prendra possession de la diaconie de St.Antoine de Padoue a Circonvallazione Appia.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Rogelio Cabrera López, Archevêque de Monterrey (superficie 17.886, population 7.327.000, catholiques 5.862.000, prêtres 549, religieux 1.109), au Mexique. Il était jusqu'ici Archevêque de Tuxtla Gutiérrez (Mexique).

Mgr.Francisco Carlos Bach, Evêque de Sao José dos Pinhais (superficie 7.172, population 741.000, catholiques 529.000, prêtres 69, diacres 33, religieux 65), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Toledo (Brésil).

mardi 2 octobre 2012

RESPECTER LES MECANISMES JURIDIQUES DE L'O.N.U.

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Le Secrétaire pour les relations avec les états, est intervenu hier devant la 67 Assemblée générale de l'ONU ("Réaliser par des moyens pacifiques l'ajustement ou le règlement de différents ou de situations de caractère international).

Dans son discours, Mgr.Domenico Mamberti, a notamment rappelé que "la perte de confiance dans la valeur du dialogue, la tentation de favoriser à priori l’une des parties en cause dans les conflits régionaux et nationaux, mettent en danger le respect des mécanismes juridiques des Nations-Unies. Pourtant, la prééminence des valeurs affirmées par la Charte devrait conduire, au contraire, à l’adoption de tous les moyens possibles pour assurer la protection des plus vulnérables, promouvoir le respect de l'état de droit et des droits de l'homme, ainsi que la sauvegarde des équilibres culturels et religieux multiséculaires... L’urgence de la situation apparaît de manière d’autant plus flagrante au regard des événements qui ont cours au Moyen-Orient et, en particulier, en Syrie. Il ne peut y avoir de solution en dehors du respect des règles du droit international et du droit humanitaire, ainsi que de la mise en œuvre des mécanismes établis par la Charte des Nations-Unies. Toutes les instances concernées devraient faire en sorte, non seulement de faciliter la mission de l'Envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue Arabe, mais aussi d’assurer une assistance humanitaire aux populations en détresse. La communauté internationale doit unir ses efforts afin que toutes les parties impliquées substituent la négociation au recours aux armes et exiger le respect effectif de la liberté religieuse, des droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales... De plus, seule une communauté internationale fortement ancrée sur les valeurs authentiquement conformes à la dignité humaine pourra apporter des solutions viables aux nouveaux types de conflits engagés par des groupes transnationaux, qui diffusent une idéologie hégémonique pseudo-religieuse au mépris des droits des personnes et de la paix civile. Pensons à l'instabilité et aux récents attentats terroristes dans certains pays d'Afrique et d'Asie ou à la collusion entre le narcotrafic et le terrorisme dans d’autres régions du monde... Il apparaît enfin de la plus grande importance d’apporter une solution effective au débat ouvert sur la réforme et l’amélioration du fonctionnement des organes de l’Organisation des Nations-Unies, afin de raviver sa capacité à prévoir les conflits et à les résoudre par des moyens pacifiques".

VATICAN II SELON LA DOCUMENTATION DES PERES

Cité du Vatican, 2 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège a été présenté le Congrès international sur le concile Vatican II, qui se tient à Rome (3 - 5 octobre) à l'occasion des 50 ans de son ouverture. Organisées par le Comité pontifical pour les sciences historiques et le Centre d'études sur le Concile de l'Université pontificale du Latran, ces assises aborderont cet important évènement ecclésial à la lumière des archives des pères conciliaires.

Tout d'abord, le P.Bernard Ardura, O.Praem., Président du Comité, a expliqué le projet, lancé sur les divers continents, pour recueillir les témoignages écrits des participants afin d'approfondir la connaissance de Vatican II. "Dans le sillage de ce qu'indiquait Jean XXIII dans son discours d'ouverture de 1962, il était nécessaire de réaliser une étude scientifique méticuleuse de l'ensemble de la documentation existante. Pour ne pas être, comme il le disait, des personnes qui n'auraient rien à apprendre de l'histoire, pourtant maîtresse de vie. La consultation et la publication de correspondances, de journaux et de mémoires d'acteurs importants du Concile ont déjà contribué à son herméneutique de la réforme dans la continuité, telle que Benoît XVI l'a indiquée comme authentique interprétation ecclésiale. C'est dans cette perspective qu'a été entreprise la recherche et l'inventaire des archives privées de tous les pères conciliaires, telles leurs notes prises en séance ou durant les commissions..., en somme de tout document permettant d'aider à comprendre comment ils ont vécu Vatican II, comment il l'ont perçu, comment ils ont réagi aux diverses opinions exprimées".

Le présent congrès consacré au concile Vatican II, qui permettra de faire le point sur l'état de la recherche, montrera la difficulté de l'entreprise car 2.090 pères étaient européens et américains, 408 asiatiques, 351 africains et 74 océaniens. Un grande partie de l'épiscopat réuni en la Basilique vaticane provenait des territoires de mission et provenait de congrégations missionnaires. Les papiers privés de ces évêques étaient généralement conservés dans des couvents où le souci des archives n'était pas développé comme en occident. Heureusement les archives de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples ont permis de combler en partie ce type de lacunes. Le but du Comité, a souligné le P.Ardura, "est de développer, à la lumière du magistère du Pape, une claire méthode critique de la documentation, libre de tout préjugé idéologique, pour une relecture historique scientifique du grand évènement que fut sans nul doute Vatican II". Le congrès s'ouvrira par la projection d'un documentaire de la Filmothèque Vaticane et une double conférence. Le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan, exposera la période préparatoire du Concile, qui "offre plusieurs clefs de lecture pour l'ensemble du Concile. Le Professeur Philippe Levillain traitera de l'historiographie conciliaire. Pour évoquer la dimension oecuménique du Concile fortement voulue par Jean XXIII, prendront la parole un représentant du Patriarcat de Moscou et un représentant protestant curateur des archives du théologien Oscar Cullmann. Le résultat des dernières années de travail a abouti à un premier inventaire des archives des pères, qui sera prochainement disponible gratuitement sur le site du Comité pontifical.

Ensuite, le Professeur Philippe Chenaux, Directeur du Centre d'études de l'Université du Latran, a expliqué que la "tentative d'historiciser le Concile n'implique pas un seul travail d'étude des sources...en vue d'interpréter sa dimension herméneutique. Les scientifiques qui ont programmé ce projet de recherche sur l'histoire de Vatican II ont envisagé deux critères d'analyse, le Concile comme évènement et le Concile comme rupture... L'enjeu fondamental pour eux était-il donc de réconcilier deux lectures opposées du Concile et de ses décision? Certes il ne s'agissait pas d'écrire une contre-histoire conciliaire mais plus simplement de poursuivre l'enquête historique sur la base d'une documentation la plus large possible et sans à priori idéologique, en évitant de manipuler l'histoire conciliaire à des finalités étrangères au Concile même. Il s'agit en somme d'un rééquilibrage mieux partagé de l'évènement et de ses décisions. Repartir des archives, tel fut l'enjeu de base de ce grand projet d'étude des archives privées des pères conciliaires".
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