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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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mercredi 7 novembre 2012

L'HOMME A LA RECHERCHE DE L'ABSOLU

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a poursuivi sa catéchèse sur la foi catholique, s'arrêtant au mystérieux désir de Dieu qui caractérise l'expérience humaine et chrétienne. Cette affirmation, a dit le Pape, "peut sembler être une provocation aux yeux d'une culture occidentale sécularisée. Beaucoup de nos contemporains affirment ne ressentir aucun besoin de Dieu, et pour des secteurs entiers de la société cette attente n'est plus sensible. A sa place ont trouve une indifférence face à laquelle il n'est même pas besoin de prendre position... Dans l'encyclique Deus Caritas Est, j'ai analysé comment ce dynamisme trouve sa source dans l'expérience de l'amour, aujourd'hui plutôt conçu comme moment d'extase passagère, de sortie de soi, d'espace de simple dépassement par l'homme d'un désir qui le dépasse. Dans l'amour l'homme et la femme expérimentent ensemble la grandeur et la beauté de la vie, et il ne s'agit pas d'une simple illusion. En répondant pour son bien à l'amour de l'autre je garantie le mien. Je dois donc me dé-centrer pour me mettre au service de l'autre, au prix de renoncer à mon propre bien. La réponse sur le sens de l'expérience de l'amour passe par la purification et la guérison du désir... Il faut s'y entraîner et se corriger... Même la personne aimée n'est pas en mesure de répondre au désir de l'autre sans l'amour de ce dernier... Plus est authentique cet amour, plus il révèle la question de son origine et de sa destination, la perspective qu'il dure à jamais".

"On pourrait faire de semblables considérations sur d'autres expériences, comme l'amitié, la connaissance de la beauté, l'amour de la connaissance, toutes choses qui tendent l'homme vers le mystère qui l'enveloppe. Tout désir qui sort du coeur tend au mystère fondamental qui n'est jamais parfaitement comblé". C'est pourquoi l'homme "sait parfaitement ce qui ne le rassasie pas, sans imaginer ou définir ce qui le porterait à connaître le bonheur qu'il porte en son coeur. On ne saurait connaître Dieu à partir du simple désir. Le mystère demeure. L'homme recherche l'absolu et ses pas sont modestes et incertains... Dans une époque apparemment réfractaire à la transcendance, il est possible de révéler le véritable sens religieux de la vie, de montrer que la foi n'est pas absurde, ni irrationnel". Ce qui sert, c'est une pédagogie du désir, "d'apprendre ou réapprendre le goût de la vraie joie de vivre. Toutes les satisfactions de la vie provoquent le même effet. Certaines laissent une trace positive, capable d'apaiser notre âme, ou nous rendent plus actifs et généreux. D'autres, après une première impression, se révèlent décevantes face aux espoirs suscités. D'autres enfin nous laissent amers et insatisfaits, avec un sentiment de vide". Ces deux aspects se répondent "et on ne doit jamais se contenter de ce qui a été atteint, car les joies les plus authentiques libèrent en nous le souci d'être plus exigeants, de mieux aimer l'autre, la perception partagée qu'avec plus de clarté rien ne saurait totalement combler notre coeur. C'est ainsi qu'on apprend à tendre vers le bien qu'on ne peut atteindre seul et par nos seules forces. En ne se laissant pas non plus décourager par les obstacles issus de notre péché". Le Pape a conclu en rappelant que "la dynamique du désir est ouverte à la rédemption. Même sur un mauvais chemin, à la recherche de paradis artificiels, où on semble perdre toute capacité de toucher au bien, dans les abysses du péché, la scintille qui permet à l'homme de reconnaître le bien véritable ne s'éteint pas. Lorsqu'il le reconnaît, il est capable d'engager un chemin de reprise de soi, dans lequel Dieu ne manque pas d'accorder son aide... Il ne faut donc pas suffoquer le désir qui appartient à l'être humain, mais de le libérer afin qu'il s'élance. Lorsque la fenêtre qui fait voir Dieu s'ouvre dans le désir, c'est le premier signal de présence de la foi, de la grâce divine".

INITIATIVE EN FAVEUR DE LA SYRIE

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a annoncé une initiative en faveur de la Syrie: "Je continue à suivre avec appréhension la tragique situation en Syrie, où ne cesse fracas des armes et où s'accroît jour après jour le nombre des victimes et l’effroyable souffrance de la population, en particulier de tous ceux qui ont dû abandonner leurs foyers. Pour manifester ma solidarité et celle de toute l’Eglise à la population syrienne, ainsi que ma proximité spirituelle aux communautés chrétiennes du pays, mon désir était d’envoyer une Délégation de pères synodaux à Damas. Malheureusement, diverses circonstances et l’évolution de la situation n’ont pas rendu possible l’initiative selon les modalités souhaitées. Par conséquent, j’ai décidé de confier une mission spéciale au Cardinal Robert Sarah. Le Président du Conseil pontifical Cor Unum est aujourd’hui au Liban, où jusqu'au 10 novembre il rencontrera les pasteurs et les fidèles des Eglises présentes en Syrie. Il visitera également des réfugiés provenant de ce pays et présidera une réunion de coordination des institutions caritatives catholiques, auxquelles le Saint-Siège a demandé un engagement particulier en faveur de la population syrienne, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Tandis que j’élève ma prière vers Dieu, je renouvelle l’invitation faite aux parties en conflit et à tous ceux qui ont à cœur le bien de la Syrie à ne pas épargner leurs efforts dans la recherche de la paix et à poursuivre, à travers le dialogue, les voies qui conduisent à un vivre-ensemble juste, en vue d’une solution politique adéquate du conflit. Nous devons faire tout ce qui est possible, car un jour il pourrait être trop tard".

BENOIT XVI SALUE LE PRESIDENT OBAMA

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message de félicitation au Président des Etats-Unis d'Amérique, qui vient d'être réélu pour un mandat de quatre ans. Il assure M.Barack Obama de ses prières afin que Dieu l'assiste dans ses hautes responsabilités, tant envers son pays qu'envers la communauté internationale, "afin que les idéaux de liberté et de justice qui ont guidé les pères fondateurs continuent de resplendir dans l'histoire du pays". Pour sa part, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a déclaré que la tâche du Président constitue une immense responsabilité, étant donné le rôle que jouent les Etats-Unis d'Amérique sur la scène internationale: Puisse-t-il, a ajouté le P.Federico Lombardi, "répondre aux attentes de ses concitoyens, servir le droit et la justice de tous, dans le respect des valeurs essentielles, spirituelles notamment...dans le développement de la culture de la vie et de la liberté religieuse qui sont chères à la tradition américaine".


DECES DU PATRIARCHE MAXIM DE BULGARIE

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message de condoléances au Saint Synode de l'Eglise orthodoxe bulgare, à la suite du décès de SS Maxim, Métropolite de Sofia et Patriarche de Bulgarie (à l'âge de 98 ans): Pendant de longues années, écrit Benoît XVI, le défunt "a servi avec dévouement le Seigneur et son peuple. au nom de l’Eglise catholique, "je m’associe à votre douleur dans la prière... En prenant part à la douleur de l’Eglise orthodoxe de Bulgarie, je rends grâce à Dieu pour tous les bienfaits que le défunt Patriarche a acquis à son Eglise et au peuple de son pays. Tout particulièrement, je me souviens de l’accueil cordial qui fut réservé au bienheureux Jean-Paul II...en mai 2002. je remercie le Seigneur pour les bonnes relations que le Patriarche a développées avec l’Eglise catholique...et je forme le voeu que ces bons rapports puissent se poursuivre pour la diffusion de l’Evangile".

VISITE D'UNE MAISON DE RETRAITE

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Dans le carde de l'Année européenne pour une vieillesse active et la solidarité inter-générationnelle, Benoît XVI visitera lundi 12 novembre à 11 h une maison de retraite romaine de la Communauté de Sant'Egidio.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a reçu en audience Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

NOMINATIONS AU CONSEIL DE L' "AIF"

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Ce jour, M.Francesco De Pasquale, Directeur depuis le juin 2011 de l'AIF (Autorité d'information financière), a été nommé Membre du Conseil de cet organisme. Lui succède M.René Brülhart, ancien Responsable de l'Unité d'information financière du Liechtenstein. M.De Pasquale a occupé plusieurs postes importants en Italie avant sa nomination au Vatican. Le Conseil d'administration de l'AIF, présidée par le Cardinal Attilio Nicora, comprend aussi M.Condemi, Dalla Torre, Bianchi et Testa. Le Cardinal Président a nommé Directeur M.Brülhart, qui était depuis septembre Conseiller du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican pour la prévention et la lutte contre le recyclage. Avec ces deux nominations, l'AIF renforce son équipe, ce qui représente une nouvelle étape dans le perfectionnement des mesures adpotées.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Jorge Alves Bezerra, SSS, Evêque de Paracatu (superficie 54.387, population 332.000, catholiques 259.000, prêtres 44, diacres 13, religieux 13), au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Jardim (Brésil), il succède à Mgr.Leonardo de Miranda Pereira, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Eraldo Bispo da Silva, Evêque de Patos (superficie 10.874, population 402.000, catholiques 368.000, prêtres 49, diacres 8, religieux 42), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1966 à Monteiro (Brésil) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Vicaire Général du diocèse de Barreiras (Brésil). Diplômé en droit canon et en pastorale, il a été curé de paroisses, a assumé la coordination pastorale du diocèse, a été juge ecclésiastique diocésain, a occupé plusieurs postes de responsabilité à l'évêché et a finalement été administrateur du diocèse de Barreiras.

Membres ordinaires de l'Académie pontificale des sciences, M.Vanderlei Salvador Bagnato (Brésil). Professeur près l'Université de Sao Paulo; et M.Joachim von Braun (Allemagne), Professeur près l'Université de Bonn.

mardi 6 novembre 2012

CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE "SUMMORUM PONTIFICUM"

Cité du Vatican, 6 novembre 2012 (VIS). A l'occasion du pèlerinage international qu'il organisait à Rome sous le titre de Una cum Papa nostro, le Saint-Père a chargé le Cardinal Secrétaire d'Etat d'adresser un message au Coetus Internationalis Summorum Pontificum. Ce pèlerinage de groupes attachés à l'ancienne liturgie, correspond au cinquième anniversaire du Motu Proprio de Benoît XVI sur l'utilisation de la liturgie romaine antérieure à la réforme conciliaire de 1970. Publiée le 7 juillet 2007, la lettre apostolique Summorum Pontificum est entrée en vigueur le 14 septembre suivant. Le Cardinal Tarcisio Bertone rappelle d'abord que Benoît XVI a voulu répondre à l'attente des fidèles liés aux formes liturgiques précédentes au concile Vatican II: "C'est une bonne chose que de conserver des richesses constituées dans la foi et la prière de l'Eglise, de leur accorder une place honorable tout en reconnaissant la valeur et la sainteté de la forme ordinaire du rite romain. En cette Année de la foi, promulgué alors que l'Eglise célèbre le cinquantième anniversaire du Concile, le Pape invite tous les fidèles à manifester tout particulièrement son unité dans la foi, afin d'être d'efficaces propagateurs de la nouvelle évangélisation". Le message a été lu dimanche dernier avant la messe présidée en la Basilique vaticane par le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, selon le missel romain approuvé en 1962 par Jean XXIII.

SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE "INTERPOL"

Cité du Vatican, 6 novembre 2012 (VIS). Hier à Rome, le Secrétaire pour les relations avec les états, a pris la parole devant la 81 session de l'Assemblée générale d'Interpol. Prenant prétexte du thème des travaux, "la police face aux défis de la violence criminelle contemporaine", Mgr.Dominique Mamberti a d'emblée rappelé "l'essor inquiétant pris ces dernières décennies par le phénomène criminel, tant quantitativement que du point de vue de la violence de ses manifestations". C'est pourquoi, après avoir envisagé divers aspects de la problématique internationale, il a tout particulièrement insisté sur "la lutte contre toute forme de violence, surtout celle qui se manifeste avec le plus de brutalité. Cette action suppose le devoir moral de contribuer à réaliser les conditions pour que celle-ci ne puisse ni naître ni se développer. Ceux qui opèrent au sein des institutions de sécurité publique, comme les forces de police...sont conscients que les premiers anticorps à toute forme de criminalité sont justement les citoyens de chaque pays. C’est dans l’alliance et dans la solidarité entre les citoyens et les forces de l’ordre que se constitue le meilleur bastion de résistance à la criminalité".

"Parmi les actions les plus efficaces pour créer un contexte social ordonné au bien commun", a poursuivi Mgr.Mamberti, il y a "l’élimination des causes qui provoquent et alimentent des situations d’injustice. Dans ce domaine, un rôle fondamental et préventif doit être reconnu à une éducation inspirée par le respect de la vie humaine en toute circonstance. Sans elle, il est impossible en effet de réaliser un tissu social fort et uni sur les valeurs fondamentales, capable de résister aux provocations de l’extrême violence. En ce sens, le lieu primordial où l’homme se construit est la famille. En son sein, les enfants expérimentent la valeur de leur propre dignité transcendante, parce qu’accueillis dans la gratuité prévenante de l’amour réciproque et stable des époux. En son sein, sont pratiquées les premières formes de justice et de pardon, ciment des relations intra-familiales et base d’une insertion correcte dans la vie sociale".


lundi 5 novembre 2012

BENOIT XVI SALUE LE NOUVEAU PATRIARCHE D'ALEXANDRIE

Cité du Vatican, 5 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message de félicitation au nouvel Patriarche copte d'Alexandrie, SS Anba Tawadros II, élu hier: Je suis certain, écrit Benoît XVI, qu'à "l'instar de votre prédécesseur le Pape Shenouda III, vous serez un père spirituel pour votre peuple et un acteur de la construction d'une Egypte nouvelle, pacifique et harmonieuse pour le bien de toute la région. En ces temps difficiles, il est important que tous les chrétiens de témoigner de l'amour et de l'amitié qui les unit... A la dernière Cène, le Seigneur a prié pour que nous soyons une chose seule, afin que le monde croie. Je remercie le Tout Puissant des importants progrès acquis avec votre prédécesseur dans les relations entre l'Eglise copte orthodoxe et l'Eglise catholique. Je prie et espère que nous continuerons dans cette amitié et que, sous la conduite de l'Esprit, notre dialogue porte des fruits, une solidarité renforcée et une réconciliation durable. Puisse le Père vous combler de force dans la noble tâche qui vous attend".

INTENTIONS DE PRIERE POUR NOVEMBRE

Cité du Vatican, 5 octobre 2012 (VIS). L'intention de prière générale de Benoît XVI pour novembre est: "Pour que les évêques, les prêtres et tous les ministres de l'Evangile offrent un témoignage courageux de leur fidélité au Seigneur".

Son intention missionnaire est: "Pour que l'Eglise en pèlerinage sur la terre replendisse comme une lumière pour tous les peuples".

LE DOUBLE COMMANDEMENT DE L'AMOUR

Cité du Vatican, 5 novembre 2012 (VIS). A l’angélus dominical, Benoît XVI a commenté pour les fidèles réunis Place St.Pierre l'Evangile du jour, qui présente de double commandement de Jésus, aimer Dieu et le prochain: "Les saints, que nous venons de commémorer en une seule fête solennelle, qui ont eu confiance dans la grâce de Dieu et ont voulu vivre selon cette loi fondamentale. Le commandement de l'amour ne peut être vécu que dans une profonde relation avec Dieu, tels des enfants qui apprennent à aimer dans leur rapport avec leurs pères et leurs mères... L'amour n'est pas une imposition mais un don, une réalité que Dieu nous révèle à l'instar d'une graine qui doit germer en nous et faire grandir notre vie". Si l'amour de Dieu a de profondes racines, chacun "pourra aimer qui ne le mérite pas, comme Dieu fait avec nous tous. Les parents n'aiment pas leurs enfants seulement lorsqu'ils le méritent. Ils ne cessent de les aimer, même quand ils se trompent. Nous apprenons de Dieu à ne vouloir que le bien et à rejeter le mal, à voir l'autre au-delà des yeux, avec le regard de Dieu et de Jésus-Christ. Ce regard" va au-delà des apparences "pour percevoir les attentes profondes de l'autre, d'être écouté, de recevoir une attention gratuite, en un mot de l'amour. Il est vrai que le contraire peut arriver, c'est à dire qu'en s'ouvrant à autrui tel qu'il est, en allant à sa rencontre, on s'ouvre soi même à la connaissance de Dieu, à la perception de sa bonté". L'amour de Dieu et celui du prochain sont indissociables "car ils agissent réciproquement. Jésus n'a inventé ni l'un ni l'autre mais a révélé qu'il sont un seul commandement. Il l'a démontré dans les faits comme par sa parole. Sa personne et son mystère incarnent l'unité de l'amour de Dieu et de celui du prochain, comme des deux poutres de la croix. Il nous offre ce double amour dans l'Eucharistie, où il se donne lui même afin que, nourris de ce pain nous nous aimions les uns les autres comme il nous a aimé".

ESPERANCE CHRETIENNE DE LA RESURRECTION


Cité du Vatican, 3 novembre 2012 (VIS). Ce matin à l'autel de la Cathedra, le Saint-Père a célébré la traditionnelle messe de suffrage pour les Cardinaux et évêques défunts, notamment les Cardinaux John Patrick Foley, Anthony Bevilacqua, José Sánchex, Ignace Moussa Daoud, Luis Aponte Martínez, Rodolfo Quexeda Toruño, Eugênio de Araújo Sales, Paul Shan Kuo-Hsi, Carlo Maria Martini et Fortunato Baldelli. Voici des passages de l'homélie de Benoît XVI: "Les lieux de sépulture sont comme des lieux de rassemblement entre vivants et défunts, où se raffermit une communion que la mort n'a pas interrompu. A Rome, il y a notamment les catacombes, où plus que partout ailleurs on ressent le lien qui nous unit à la chrétienté antique. Dans les couloirs de ces catacombes, comme dans les allées de nos cimetières, nous passons un seuil immatériel pour entrer en communication avec ceux dont les dépouilles y reposent, leur passé fait de joies et de souffrances, de défaites et d'espérances. La mort regarde l'homme d'aujourd'hui comme celui du passé, et même si beaucoup de choses du passé nous sont étrangères, la mort est la même".

"Comment, nous chrétiens, répondons nous au problème de la mort? Avec notre foi en Dieu, avec la solide espérance que nous assure la mort et la résurrection du Christ. La mort ouvre ainsi à la vie, à la vie éternelle qui n'est pas un double infini de cette vie mais quelque chose de totalement nouveau. La foi nous dit que l'immortalité à laquelle nous aspirons n'est pas un simple concept mais un rapport de communion pleine avec Dieu vivant, consistant à se trouver dans son amour pour devenir une chose seule en lui avec tous nos frères créés et rachetés avec la création toute entière... Telle est la juste voie vers la plénitude de la vie qui est en Dieu, d'une vie que nous ne pouvons qu'entrevoir comme le ciel pur à travers les déchirures de la brume".

"Les pasteurs dont nous faisons mémoire aujourd'hui ont servi l'Eglise avec fidélité et amour, parfois par le biais de dures épreuves, en garantissant attention et soin aux communautés qui leur avaient été confiées. Dans la diversité de leurs fonctions et de leurs particularités, ils ont montré leur zèle au service du Royaume et collaboré activement à la période post-conciliaire et au renouveau de l'Eglise entière. Le banquet eucharistique auquel ils se sont approchés comme fidèles d'abord, puis comme ministres, a anticipé de manière éloquente ce que le Seigneur a promis au discours sur la montagne, l'acquisition du Royaume des cieux et la participation à la table de la Jérusalem céleste. Prions donc afin que ceci advienne pour chacun de ces défunts, notre prière étant alimentée par l'espérance qui ne déçoit jamais car elle est assurée par le Christ, qui a voulu vivre l'expérience de la mort pour en triompher par le prodige de la Résurrection".

ENVOYE SPECIAL AU BANGLADESH

Cité du Vatican, 3 novembre 2012 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine du 12 octobre dernier, par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Cormac Murphy-O'Connor, Archevêque émérite de Westminster (GB), son Envoyé spécial au 125 anniversaire du diocèse de Dhaka (Bangladesh) et au 400 anniversaire du début de l'évangélisation du Bengale (9 et 10 novembre). Il sera accompagné de l'Abbé Abel B.Rozarios et du P.Adam Pereira, CSC.

BENOIT XVI PRIE POUR SES PREDECESSEURS

Cité du Vatican, 2 novembre 2012 (VIS). Comme de coutume le jour de la commémoration des fidèles défunts, Benoît XVI s'est rendu ce soir en la Basilique vaticane pour prier sur les tombes de ses prédécesseurs.

LE SENS DE LA TOUSSAINT

Cité du Vatican, 1 novembre 2012 (VIS). La solennité de Toussaint, a dit le Pape à l'angélus, nous engage à réfléchir au "double horizon de l'humanité qui s'exprime dans la formule terre et ciel. La terre représente l'histoire et le ciel l'éternité, la plénitude de la vie en Dieu". C'est une fête qui "montre la double dimension de l'Eglise, son chemin dans le temps et la fête infinie qu'elle célèbre dans la Jérusalem céleste. Ces deux dimensions sont unies dans la communion des saints, une réalité qui commence ici bas pour s'accomplir au ciel. Sur terre l'Eglise est le début du mystère de communion qui unit l'humanité au Christ. C'est lui qui a introduit cette nouvelle dynamique dans le monde des hommes et qu'il guide vers Dieu et vers son unité, vers la paix au sens le plus profond... Etre chrétien et appartenir à l'Eglise signifie s'ouvrir à cette communion, tel une graine qui tombe en terre, germe et pousse vers le ciel".

Le saints, que "Dieu seul connaît et que nous fêtons aujourd'hui ont vécu intensément cette dynamique. Le Christ s'est manifesté à chacun d'eau d'une façon personnelle, grâce à l'Esprit qui agit dans la Parole et dans les sacrements. Etre unis au Christ n'annule pas la personnalité mais l'ouvre, la transforme par la force de l'amour. Ici bas, elle lui donne une dimension éternelle. En somme, par une conformation à l'image du Fils se réalise le projet de Dieu qui a créé l'homme à son image. Cet insertion dans le Christ nous ouvre aussi à la communion avec tous les autres membres du Corps Mystique qu'est l'Eglise, à une communion parfaite au ciel car il n'y existe plus aucune concurrence ni séparation... Nous voyons dans les saints la victoire de l'amour sur l'égoïsme et la mort, et que suivre le Christ conduit à la vie éternelle en donnant son sens au présent...qu'il remplit d'amour et d'espérance. Seule la foi dans la vie éternelle fait aimer l'histoire et le présent avec détachement, avec la liberté du pèlerin qui aime cette terre et tend au ciel... Puisse Marie nous accorder la grâce de croire fermement à la vie éternelle et de demeurer en communion avec nos défunts".

VEPRES EN LA CHAPELLE SIXTINE

Cité du Vatican, 31 octobre 2012 (VIS). En fin d'après-midi, en souvenir de celles présidées par Jules II pour l'inauguration des fresques de la voûte, Benoît XVI a présidé en la Chapelle Sixtine les premières vêpres de la Toussaint. Pourquoi commémorer cet évènement historique par une belle cérémonie liturgique?, s'est-il demandé. "D'abord parce que la Sixtine est par nature un espace liturgique, la chapelle principale du palais apostolique du Vatican. Et puis les fresques qui la décorent trouvent d'une certaine manière leur vérité dans la liturgie, où elles expriment parfaitement leur richesse et leur signification... Admirée en prière, la Sixtine est plus belle encore, plus authentique". Puis, citant Giorgio Vasari qui voyait dans ce monument une lanterne de l'art éclairant le monde, le Pape a dit que sa lumière ne vient pas seulement de la génialité de la peinture de Michel-Ange, "mais de l'idée qui parcourt toute la voûte. C'est la lumière de Dieu qui éclaire ce cycle pictural et tout l'espace de la chapelle...une lumière dont l'intensité vainc le chaos et les ténèbres, apporte la vie par la création et la rédemption. La Chapelle Sixtine raconte l'histoire de cette lumière, une histoire de libération et de salut qui montre le lien de Dieu avec l'humanité. Avec la voûte génialement peinte par Michel-Ange on relit le message des prophètes hébreux et celui des sybilles païennes annonçant le Christ, ainsi que la création du monde. C'est avec une intensité artistique unique que le grand artiste a exposé l'action créatrice de Dieu, et montré que le monde n'est pas le produit du chaos et de l'absurde mais qu'il provient de l'intelligence et de la liberté d'un suprême acte d'amour. Dans la rencontre entre le doigt de Dieu et celui d'Adam c'est le ciel et la terre qui se rencontrent. Avec Adam Dieu entre dans une relation nouvelle avec sa création car l'homme lui est directement rattaché, car formé à son image et ressemblance". En conclusion le Saint-Père a dit que prier en ce lieu "imprégné du cheminement de Dieu avec l'homme...est une invitation à louer Dieu, à élever notre Alléluia vers le Créateur, le Rédempteur et le Juge des vivants et des morts. Avec les paroles de l'Apocalypse, louons Dieu, réjouissons nous, exultons en lui rendant grâce".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 5 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

M.Francis C.Okeke, Ambassadeur du Nigeria, venu présenter ses lettres de créances.

M.John Anthony Gerard McCarthy, Ambassadeur d'Australie, venu présenter ses lettres de créances.

M.Germán Cardona Gutiérrez, Ambassadeur de Colombie, venu présenter ses lettres de créances.

M.Miguel Humberto Díaz, Ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique, en visite de congé.

Vendredi dernier, 2 novembre, il avait reçu le Cardinal Stanislaw Dziwisz, Archevêque de Cracovie (Pologne).

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 5 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Carmelo Pellegrino (Italie), Prélat théologien Promoteur de la foi près la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Samedi dernier, 3 novembre, il avait nommé:

Mgr.Guido Pozzo, Aumônier de Sa Sainteté. L'Evêque élu, né en 1951 à Trieste (Italie) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei. Docteur en théologie, il succède à Mgr.Félix del Blanco Prieto, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Pius Thomas D'Souza, Evêque d'Ajmer (superficie 146.681, population 17.595.585, catholiques 9.190, prêtres 43, religieux 423), en Inde. L'Evêque élu, né en 1954 à Bantwal (Inde) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Chancelier du diocèse de Bareilly (Inde). Il succède à Mgr.Ignatius Menezes, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en droit canonique, il a été professeur de séminaire et curé de paroisse.

Le Cardinal Franc Rodé, CM, son envoyé spécial à la clôture du 500 anniversaire du diocèse de Ljubljana (Slovénie, 9 décembre).

mercredi 31 octobre 2012

LA TRANSMISSION DE LA FOI EN EGLISE

Cité du Vatican, 31 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre malgré le mauvais temps, Benoît XVI a poursuivi sa catéchèse sur la foi catholique, en partant de la question de savoir si elle peut avoir un simple caractère personnel: "Certes, si l'acte de foi est éminemment personnel...il ne résulte pas d'une réflexion solitaire...mais découle d'un dialogue. Il ne peut être que le fruit d'un rapport...avec Jésus, qui ouvre à l'amour de Dieu le Père. C'est alors comme une renaissance dans laquelle on se sent unis à Jésus mais aussi à tous ceux qui suivent ou ont suivi la même nouvelle vie qui s'ouvre par le baptême. Nous ne pouvons donc pas bâtir la foi seuls et sans Jésus, car elle nous est donnée dans la communauté de foi qu'est l'Eglise. S'insérer dans la multitude des croyants n'est pas seulement un acte sociologique, car c'est s'enraciner dans l'amour éternel de Dieu".

"Le Catéchisme de l'Eglise catholique résume clairement la foi en disant que croire est un acte ecclésial. La foi de l'Eglise précède, entretient et soutient notre foi, car elle est la Mère de tous les croyants... Aux débuts du christianisme, lorsque l'Esprit descendit sur les disciples...l'Eglise naissante reçut la force d'engager la mission que lui avait confié le Ressuscité, celle de répandre l'Evangile sur la terre, la Bonne Nouvelle du Royaume, d'amener tous les hommes à la rencontre de Dieu et à la foi salvifique". Ainsi a commencé le cheminement de la communauté qui porte cette annonce dans le temps et dans l'espace, de ce peuple de Dieu fondé sur la nouvelle alliance...dont les membres n'appartiennent pas à tel ou tel groupe social ou ethnie mais viennent de tout horizon. Ce peuple catholique, qui parle de nouvelles langues, est universellement ouvert à tous au-delà des barrières... Depuis toujours l'Eglise est un espace de foi et de transmission de la foi... Sa vie est une chaîne continue qui vit pour annoncer la Parole, célébrer les sacrements transmis par la tradition, qui nous garantit que ce que nous croyons est le message original du Christ, prêché par les apôtres".

"C'est au sein de la communauté ecclésiale que la foi de chacun grandit et mûrit... Dans l'Evangile le mot saint désigne le chrétien. Si tous les chrétiens n'avaient certainement pas les qualités nécessaires pour être saints de l'Eglise...ceux qui la vivaient dans le Christ étaient appelés à devenir une référence pour les autres, les mettant en contact avec la personne de Jésus et son Message... Ceci vaut encore aujourd'hui. Le chrétien qui, malgré ses limites, se laisse conquérir et guider par la foi de l'Eglise devient une fenêtre ouverte pour la lumière du Dieu vivant, capable de la transmettre au monde... La tendance diffuse à reléguer la foi dans la sphère privée en contredit la nature. Nous avons tous besoin de l'Eglise pour avoir confirmation de notre foi et en expérimenter les dons... Dans un monde où l'individualisme semble être la règle dans un rapport aux autres qui s'affaiblit, la foi nous appelle à être le peuple de Dieu, l'Eglise, les porteurs de l'amour et de la communion de Dieu envers le genre humain tout entier".

APRES LA CATECHESE

Cité du Vatican, 31 octobre 2012 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a fait part de sa préoccupation face aux dégâts causés par l'ouragan Sandy qui vient de frapper la côte orientale des Etats-Unis, assurant de sa solidarité les victimes et les sauveteurs. Puis il a rappelé qu'avec la solennité de Toussaint se clôt le mois du Rosaire. "Rendons grâce à Dieu pour l'Année de la foi qui s'ouvre et pour le Synode des évêques à peine conclu. Prions en faveur des orientations qui s'en dégagerons pour la nouvelle évangélisation". Il a enfin salué les recteurs des universités catholiques réunis ces jours ci à Rome, espérant que leur pèlerinage aux tombes apostoliques ravive leur sentiment d'appartenance à l'Eglise.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 31 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Peter Parapullil, Evêque de Jhansi (superficie 29.418, population 8.233.914, catholiques 3.936, prêtres 54, religieux 236), en Inde. L'Evêque élu, né en 1949 à Perumanoor (Inde) et ordonné prêtre en 1976, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse, à la tête duquel succède à Mgr.Frederick D'Souza, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Après des études en Inde et en Europe, et plusieurs missions pastorales diocésaines, il a été secrétaire épiscopal, responsable de la communication et de la pastorale, curé de la cathédrale et directeur de collège.

Mgr.Pedro Vásquez Villalobos, Evêque de Puerto Escondido (superficie 13.221, population 496.000, catholiques 450.000, prêtres 45, religieux 53), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1950 à Huisquilco (Mexique) et ordonné prêtre en 1975, était jusqu'ici Vicaire Général du diocèse de San Juan de los Lagos (Mexique).

L'Abbé Robert Herman Flock Bever, Auxiliaire de l'Archevêque de Cochabamba (Bolivie). L'Evêque élu, né en 1956 à Sparte (USA) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici curé de paroisse et responsable jeunesse du diocèse de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie). Licencié en théologie, il a été curé de paroisse au Chili puis en Bolivie, ainsi que responsable des vocations, secrétaire de la commission pour le synode diocésain, vicaire épiscopal et finalement Vicaire Général de ce même diocèse.

L'Abbé René Leigue Cesari, Auxiliaire de l'Archevêque de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie). L'Evêque élu, né en 1967 (Bolivie) et ordonné prêtre en 1999, était jusqu'ici Directeur des études au grand séminaire de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été curé de plusieurs paroisses.

mardi 30 octobre 2012

VEPRES EN LA CHAPELLE SIXTINE

Cité du Vatican, 30 octobre 2012 (VIS). Demain à 18 h, Benoît XVI présidera des vêpres en la Chapelle Sixtine, pour commémorer le cinquième centenaire de l'achèvement des fresques de la voûte par Michel-Ange. Le 31 octobre 1512, Jules II avait inauguré l'oeuvre par les vêpres solennelles de Toussaint.

VENISE FETE JEAN-PAUL I

Cité du Vatican, 30 octobre 2012 (VIS). Venise, le diocèse italien dont il fut le pasteur de 1969 à 1978, fête Jean-Paul I. A 18 h, une messe sera célébrée pour le centième anniversaire de la naissance d'Albino Luciani, qui occupa le siège de Pierre du 26 août au 28 septembre 1978. Elle sera célébrée en la basilique St.Marc par le nouveau Patriarche de Venise Mgr.Francesco Moraglia et les évêques des Vénéties, suivie à 20 h 30' par un concert de musique classique, organisé par la Fabrique de St.Marc, l'Institut polonais de Rome et la Fondation Capella Cracoviensis. Des textes de Jean-Paul I seront lus entre les interprétations de pièces des deux plus grands musiciens de l'école vénitienne du XVII siècle, Giovanni Gabrieli qui fut maître de chapelle à St.Marc et dont on célèbre le quatrième centenaire de la mort, et Mikolak Zielenski, qui fut maître de chapelle de la collégiale de Lowicz (Cracovie).

RELATIONS CROATIE SAINT-SIEGE

Cité du Vatican, 30 octobre 2012 (VIS). Hier après-midi, pour fêter le vingtième anniversaire des relations entre la Croatie et le Saint-Siège, le Secrétaire pour les relations avec les états a prononcé une conférence, soulignant leur excellence. Traçant un tableau historique, Mgr.Dominique Mamberti a rappelé qu'en juin 879, mois dans lequel tombe l'actuelle fête de l'indépendance croate, Jean VIII écrit au prince Branimir qu'il priait pour la prospérité et la sécurité de sa principauté. Les forts liens entre l'Eglise de Rome et les croates se sont affirmés au long des siècles "Y compris dans des circonstances délicates, les croates n'ont pas failli à leur fidélité à l'Evangile et au Successeur de Pierre... Les vingt dernières années ont été pour la Croatie parmi les plus difficiles, mais aussi cruciaux pour son avenir, en particuliers juste après son indépendance" de la Yougoslavie. Le processus s'affirme et, aujourd'hui, "les croates s'interrogent sur les valeurs fondamentales pour la vie des citoyens et la construction du pays... Bien qu'opérant à des niveaux différents et indépendamment l'un de l'autre, l'Eglise et l'Etat servent les mêmes personnes, à la fois fidèles de l'une et citoyens de l'autre. Ceci permet largement le dialogue et la coopération au service de la dignité de la personne, dans un engagement commun à promouvoir des valeurs spirituelles et morales capables d'offrir une base solide à la société". En conclusion, Mgr.Mamberti a auguré à la Croatie d'accroître son progrès matériel et surtout spirituel, et tout particulièrement de réussir sa prochaine intégration à l'Union Européenne "tout en renforçant son identité pour être un ferment positif pour les autres pays membres".

IN MEMORIAM

Cité du Vatican, 30 octobre 2012 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

Le Cardinal Fortunato Baldelli, Grand Pénitencier émérite, le 20 septembre à 77 ans.

Mgr.Roman Danylak, Administrateur apostolique émérite de Toront des Ukrainiens (Canada), le 7 octobre à 81 ans.

Mgr.Patrick Augutine Kalilombe, M.Afr., Evêque émérite de Lilongwe, (Malawi), le 25 septembre à 79 ans.

Mgr.Michel Kuehn, Evêque émérite de Chartres (France), le 18 septembre à 88 ans.

Mgr.Antônio Maria Mucciolo, Archevêque émérite de Botucatu (Brésil), le 29 septembre à 89 ans.

Mgr.Albert Henry Ottenweller, Evêque émérite de Steubenville (USA), le 23 septembre à 96 ans.

Mgr.Michael Vincent Pascal Rowland, OFM, Evêque émérite de Dundee (Afrique du Sud), le 23 septembre à 83 ans.

Mgr.José Rodrigues Souza, Evêque émérite de Juazeiro (Brésil), le 9 septembre à 86 ans.

Mgr.Bruno Schettino, Archevêque de Capoue (Italie), le 21 septembre à 71 ans.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 30 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Rodolfo F.Beltran, Evêque de San Fernando de La Union (superficie 1.493, population 775.000, catholiques 667.000, prêtres 53, diacres 5, religieux 122), aux Philippines. Il était jusqu'ici Vicaire apostolique de Bontoc-Lagawe (Philippines).

Mgr.Guillermo Martín Abanto Guzmán, Ordinaire militaire pour le Pérou. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lima (Pérou).

lundi 29 octobre 2012

VISITE DU PREMIER MINISTRE CROATE

Cité du Vatican, 29 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu le Premier Ministre croate M.Zoran Milanovic, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont permis un fructueux échange de vues sur les défis que ce pays doit relever dans le contexte de la crise économique. Il a également été question de sujets d'intérêt commun entrant dans le cadre des relations diplomatiques, ainsi que de la conférence qui se déroulera cet après-midi pour leur vingtième anniversaire. Quant au cas bien connu de Dajla, les parties ont concordé de le résoudre au plus tôt, en vertu de l'amitié qui caractérise les rapports entre la Croatie et le Saint-Siège. Le Saint-Siège a renouvelé son appui aux légitimes aspirations de la Croatie à l'intégration européenne, et il a enfin été question de la situation régionale, en particulier des croates de Bosnie-Herzégovine.

LE ROLE DE L’EGLISE DANS L’INTEGRATION DES IMMIGRES

Cité du Vatican, 29 octobre 2012 (VIS). Le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, et Mgr.Joseph Kalathiparambil, Secrétaire, ont présenté ce matin à la Salle de presse du Saint-Siège le Message du Pape pour la XCIX Journée mondiale des migrants et des réfugiés (13 janvier 2013) portant cette année sur “Migrations: pèlerinage de foi et d’espérance”.

“Aujourd’hui, le phénomène migratoire est impressionnant par le grand nombre de personnes qu’il concerne", a dit le Cardinal Vegliò. "Il suffit de voir par exemple, au rapport mondial 2011 sur les migrations de l’Organisation mondiale pour les migrations qui estime les migrants internationaux à 214 millions (3% de la population mondiale), auxquels il faut ajouter les déplacements internes qui en 2010 étaient de quelque 740 millions. Au total on arrive donc à presque mille millions de personnes, c’est-à-dire un septième de la population mondiale qui expérimente aujourd’hui la condition migratoire... Les migrants ont un avenir meilleur dans leur pérégrination existentielle, car ils portent avec eux les sentiments de foi et d’espérance, bien qu'ils ne se rendent pas compte encore de ce qu'ils cherchent exactement. Dire qu'ils essaient d'améliorer seulement leur situation économique ou sociale, serait une trop grande simplification de la réalité... Il est vrai que certains migrants, bien que convaincus de la présence de Dieu à leur côté, considèrent leur voyage comme un chemin vers Dieu et, donc, comme un mouvement animé par la foi. Cependant, c’est en quelque sorte précisément chez ceux qui ne le connaissent pas encore qu’ils peuvent découvrir Dieu qui leur tend les mains; surtout dans les pays d’ancienne tradition chrétienne, où ils peuvent expérimenter la bonté authentique de nombreuses réalités ecclésiales qui les accueillent et qui les aident”.

“Effectivement ici aussi, dans le vaste contexte des migrations d'appartenances multiples, l'Eglise est appelée à déployer sans distinction sa sollicitude maternelle. Dans son Message, le Saint-Père révèle deux canaux d'activité, qui ne sont pas parallèles mais complémentaires, d'une part, le plus tangible et, nous pourrions dire, le plus remarqué au plan médiatique, qui se limite à des interventions de secours pour faire face aux nombreuses urgences... Cette attention est la plus immédiate...et exige une réponse rapide... La seconde direction est plus laborieuse et moins médiatique, parce qu’elle exige souvent un changement de mentalité... Il s'agit de favoriser et accompagner l’insertion intégrale des migrants dans le nouveau contexte socio-culturel”.  Puis le Cardinal a rappelé que la présentation de ce Message intervient peu après le voyage du Pape au Liban. “Ainsi, sous une forme très concrète, notre regard peut se porter, en particulier, sur les pays du Moyen-Orient où la présence des migrants chrétiens, en plus des croyants des autres religions, a un rôle significatif dans la création de l’identité si spécifique de cette région... Mais ce fait ne se limite pas au Moyen-Orient et s’étend au monde entier. Le phénomène migratoire oblige à la confrontation avec les différents styles de vie et de cultures diverses, stimulant la construction de nouvelles relations".

L’Eglise, a-t-il conclu, "joue un rôle important dans le processus d’intégration auquel elle répond en insistant sur la dignité de la personne et la recommandation de protéger les minorités en valorisant leurs cultures, sur l'apport des migrations à la pacification universelle, sur la dimension ecclésiale et missionnaire du phénomène migratoire, sur l'importance du dialogue et de la confrontation au sein de la société civile, de la communauté ecclésiale et entre les différentes confessions et religions. Par ailleurs, dans ses interventions sur la problématique humaine, sociale et religieuse de l'émigration, l'Eglise ne cesse de donner à ce phénomène, aujourd'hui encore plus qu’avant, une empreinte singulière, caractérisée par un humanisme fort, en plus d'être chrétien”.

Dans son intervention, Mgr.Kalathiparambil s’est centré sur la question des réfugiés et a souligné la difficulté toujours plus grande à laquelle font face les demandeurs d’asile, citant en particulier, les mesures restrictives imposées par quelques pays pour “faire obstacle à l’accès sur le territoire”, comme les “conditions requises pour les visas, les sanctions applicables à ceux qui les transportent, la liste de pays sûrs d'origine. Ces limitations ont stimulé les activités des contrebandiers et des trafiquants, qui s’ajoutent aux traversées dangereuses par la mer qui a vu disparaître trop de vies humaines... Tout cela arrive malgré les obligations de la communauté internationale sur la protection des réfugiés et des demandeurs d’asile, dans le respect de la déclaration et de l’esprit des droits de l’homme, des droits des réfugiés et du droit international humanitaire. En premier lieu, il s’agit de l’accès à la demande d’asile qui comprend aussi des éléments de base comme les aliments, le logement, les vêtements et l’assistance médicale. On ne souligne jamais assez que les demandeurs d’asile se trouvent dans la situation de devoir voyager en dehors de leurs frontières et qu’il sont en droit de ne pas posséder de documents valides de voyage ou d’identité”.

JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE

Cité du Vatican, 29 octobre 2012 (VIS). "Migrations, pèlerinage de foi et d’espérance", tel est le titre du Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié 2013 (13 janvier), publié ce jour:

Le concile oecuménique Vatican II, dans sa constitution pastorale Gaudium et Spes, a rappelé que l’Eglise fait route avec toute l’humanité, et que par conséquent les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. A cette déclaration ont précisément fait écho Paul VI, qui a qualifié l’Eglise d’experte en humanité, et Jean-Paul II, qui a affirmé que la personne humaine était la première route que l’Eglise doit parcourir en accomplissant sa mission, une route tracée par le Christ lui-même. Dans mon encyclique Caritas in Veritate, j’ai voulu préciser, dans la ligne de mes prédécesseurs, que toute l’Eglise, dans tout son être et tout son agir, tend à promouvoir le développement intégral de l’homme, quand elle annonce, célèbre et œuvre dans la charité. Je faisais référence aussi aux millions d’hommes et de femmes qui, pour diverses raisons, vivent l'expérience de la migration. En effet, les flux migratoires sont un phénomène impressionnant en raison du nombre de personnes qu’il concerne, des problématiques sociale, économique, politique, culturelle et religieuse qu’il soulève, à cause aussi du défi dramatique qu’il lance aux communautés nationales et à la communauté internationale, car tout migrant est une personne humaine qui, en tant que telle, possède des droits fondamentaux inaliénables qui doivent être respectés par tous et en toute circonstance".

"Dans ce contexte, j’ai voulu consacrer la Journée mondiale 20013 aux migrations comme pèlerinage de foi et d’espérance. Elle se déroule en concomitance avec la célébration du cinquantième anniversaire de l’ouverture de Vatican II et du soixantième anniversaire de la constitution apostolique Exsul Familia, tandis que toute l’Eglise s’efforce de vivre l'Année de la foi en tâchant de relever avec enthousiasme le défi de la nouvelle évangélisation. De fait, foi et espérance forment un binôme inséparable dans le cœur de très nombreux migrants, à partir du moment où se trouve en eux le désir d’une vie meilleure, en essayant très souvent de laisser derrière eux le désespoir d’un avenir impossible à construire. En même temps, les voyages de beaucoup sont animés par la profonde confiance que Dieu n’abandonne pas ses créatures et ce réconfort rend plus tolérables les blessures du déracinement et du détachement, avec au fond l’espérance d’un futur retour vers leur terre d’origine. Foi et espérance remplissent donc souvent le bagage de ceux qui émigrent, conscients qu’avec elles nous pouvons affronter notre présent. Même pénible, le présent peut être vécu et accepté s'il conduit vers un terme et si nous pouvons être sûrs de ce terme, si ce terme est si grand qu’il peut justifier les efforts du chemin. Dans le vaste domaine des migrations, la sollicitude maternelle de l’Eglise se déploie dans diverses directions. D’une part, celle qui considère les migrations sous l’aspect dominant de la pauvreté et de la souffrance, qui entraîne souvent des drames et des tragédies. C’est là que se concrétisent les interventions de secours pour résoudre les nombreuses urgences, avec le dévouement généreux d’individus et de groupes, d’associations de volontariat et de mouvements, d’organismes paroissiaux et diocésains en collaboration avec toutes les personnes de bonne volonté".

"D’autre part l’Eglise n’oublie pas de mettre en évidence les aspects positifs, les potentialités bénéfiques et les ressources dont les migrations sont porteuses. Dans cette voie prennent alors corps les interventions d’accueil qui favorisent et accompagnent une insertion intégrale des migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés dans leur nouveau contexte socioculturel, sans négliger la dimension religieuse, essentielle pour la vie de chaque personne. Et c’est précisément à cette dimension que l’Eglise est appelée, en raison de la mission même que le Christ lui a confiée d’être attentive et de prendre soin. Tel est son devoir spécifique le plus important. Envers les fidèles chrétiens provenant de différentes parties du monde l'attention à la dimension religieuse comprend également le dialogue œcuménique et le soin accordé aux nouvelles communautés, tandis qu’envers les fidèles catholiques elle s’exprime notamment en réalisant de nouvelles structures pastorales et en valorisant les différents rites, jusqu’à la pleine participation à la vie de la communauté ecclésiale locale. La promotion humaine va de pair avec la communion spirituelle, qui ouvre les voies à une conversion authentique et renouvelée au Seigneur, unique Sauveur du monde. C’est toujours un don précieux qu’apporte l’Eglise en menant à la rencontre avec le Christ qui ouvre à une espérance stable et fiable".

"A l’égard des migrants, L’Eglise et les diverses réalités qui s’inspirent doivent éviter le risque d’apporter une simple assistance, pour favoriser l’intégration authentique, dans une société où tous puissent être des membre actifs et responsables chacun du bien-être de l'autre, généreux pour garantir des apports originaux, avec un droit de citoyenneté à part entière et une participation aux mêmes droits et devoirs. Ceux qui émigrent emportent avec eux des sentiments de confiance et d’espérance qui animent et confortent la recherche de meilleures opportunités de vie. Toutefois, ils ne cherchent pas seulement une amélioration de leur condition économique, sociale ou politique. Il est vrai que le voyage migratoire commence souvent par la peur, surtout quand des persécutions et des violences contraignent à la fuite, marquée par le traumatisme de l’abandon des membres de la famille et des biens qui, en quelque sorte, assuraient la survie. Mais la souffrance, l'énorme perte et, parfois, un sens d’aliénation face à l’avenir incertain ne détruisent pas le rêve de reconstruire, avec espérance et courage, une existence dans un pays étranger. En vérité, ceux qui migrent nourrissent l’espoir confiant de trouver un accueil, d’obtenir une aide solidaire et d’entrer en contact avec des personnes qui, comprenant leur malaise et la tragédie de leurs semblables, reconnaissant aussi les valeurs et les ressources dont ils sont porteurs, soient disposées à partager humanité et ressources matérielles avec les nécessiteux et les déshérités. Il faut réaffirmer, de fait, que la solidarité universelle qui est un fait, et un bénéfice pour nous, est aussi un devoir. Migrants et réfugiés, au milieu des difficultés, peuvent également faire l’expérience de relations nouvelles et hospitalières, qui les encouragent à contribuer au bien-être des pays d’accueil, grâce à leurs compétences professionnelles, leur patrimoine socioculturel et, souvent aussi, grâce à leur témoignage de foi, qui donne une impulsion aux communautés de vieille tradition chrétienne, encourage à rencontrer le Christ et invite à connaître l’Eglise".

"Certes, chaque àys a le droit de réguler les flux migratoires et de mettre en œuvre des politiques dictées par les exigences générales du bien commun, mais toujours en garantissant le respect de la dignité de chaque personne humaine. Le droit de la personne à émigrer, comme le rappelle la constitution conciliaire Gaudium et Spes, est inscrit au nombre des droits humains fondamentaux, avec la faculté pour chacun de s’établir là où il l’estime le plus opportun pour une meilleure réalisation de ses capacités, de ses aspirations et de ses projets. Dans le contexte socio-politique actuel, cependant, avant même le droit d’émigrer, il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer, c’est-à-dire d’être en condition de demeurer sur sa propre terre, répétant avec Jean-Paul II que le droit primordial de l’homme est de vivre dans sa patrie. Un droit qui ne devient toutefois effectif que si l’on tient constamment sous contrôle les facteurs qui poussent à l’émigration. Aujourd’hui, en effet, nous voyons que de nombreuses migrations sont la conséquence d’une précarité économique, d’un manque de biens essentiels, de catastrophes naturelles, de guerres et de désordres sociaux. A la place d’une pérégrination animée par la confiance, par la foi et par l’espérance, migrer devient alors un calvaire pour survivre, où des hommes et des femmes apparaissent davantage comme des victimes que comme des acteurs et des responsables de leur aventure migratoire. Ainsi, alors que certains migrants atteignent une bonne position et vivent de façon digne, en s’intégrant correctement dans le milieu d’accueil, beaucoup d’autres vivent dans des conditions de marginalité et, parfois, d’exploitation et de privation de leurs droits humains fondamentaux, ou encore adoptent des comportements nuisibles à la société au sein de laquelle ils vivent. Le chemin d’intégration comprend des droits et des devoirs, une attention et un soin envers les migrants pour qu’ils aient une vie digne, mais aussi, de la part des migrants, une attention aux valeurs qu’offre la société où ils s’insèrent".

"On ne saurait oublier la question de l'immigration clandestine, thème beaucoup plus brûlant dans les cas où celle-ci prend la forme d’un trafic et d’une exploitation des personnes, avec plus de risques pour les femmes et les enfants. De tels méfaits doivent être fermement condamnés et punis, alors qu’une gestion régulée des flux migratoires, qui ne peut se réduire à la fermeture hermétique des frontières, au renforcement des sanctions contre les personnes en situation irrégulière et à l'adoption de mesures visant à décourager les nouvelles entrées, pourrait au moins limiter pour de nombreux migrants les dangers de devenir victimes des trafics mentionnés. Des interventions organiques et multilatérales pour le développement des pays de départ et des contre-mesures efficaces pour faire cesser le trafic des personnes sont en effet extrêmement opportunes, de même que des programmes organiques des flux d’entrée légale et une plus grande disponibilité à considérer les cas individuels qui requièrent des interventions de protection humanitaire, au-delà de l’asile politique. Aux normes appropriées doit être associée une œuvre patiente et constante de formation de la mentalité et des consciences. Dans tout cela, il est important de renforcer et de développer les rapports d’entente et de coopération entre les réalités ecclésiales et institutionnelles qui sont au service du développement intégral de la personne humaine. Dans la vision chrétienne, l'engagement social et humanitaire tire sa force de la fidélité à l’Evangile, en étant conscient que quiconque suit le Christ, homme parfait, devient lui-même plus homme".

"Chers frères et sœurs migrants, que cette journée particulière vous aide à renouveler votre confiance et votre espérance dans le Seigneur qui se tient toujours à nos côtés! Ne perdez pas l'occasion de le rencontrer et de reconnaître son visage dans les gestes de bonté que vous recevez au cours de votre pérégrination migratoire. Réjouissez-vous car le Seigneur est proche de vous et, avec lui, vous pourrez surmonter les obstacles et les difficultés, en conservant comme un trésor les témoignages d’ouverture et d’accueil que beaucoup de gens vous offrent. En effet, la vie est comme un voyage sur la mer de l’histoire, souvent obscur et dans l’orage, un voyage dans lequel nous scrutons les astres qui nous indiquent la route. Les vraies étoiles de notre vie sont les personnes qui ont su vivre dans la droiture. Elles sont des lumières d'espérance. Certes, Jésus-Christ est la lumière par antonomase, le soleil qui se lève sur toutes les ténèbres de l’histoire. Mais pour arriver jusqu’à lui nous avons besoin aussi de lumières proches, de personnes qui donnent une lumière en la tirant de sa lumière et qui offrent ainsi une orientation pour notre traversée. Je confie chacun de vous à la Vierge Marie, signe d’espérance sûre et de consolation, étoile du chemin, qui, par sa présence maternelle, est proche de nous à chaque instant de notre vie".

LA NOUVELLE EVANGELISATION REGARDE L'EGLISE ENTIERE

Cité du Vatican, 28 octobre 2012 (VIS). Ce matin en la Basilique vaticane, le Saint-Père a célébré avec les pères synodaux la messe de clôture de la XIII Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques consacrée à la nouvelle évangélisation. Voici d'amples extraits de l'homélie de Benoît XVI:

"Tout l’Evangile de Marc est un itinéraire de foi, qui se développe graduellement à l’école de Jésus. Les disciples sont les premiers acteurs de ce parcours, mais il y a aussi d’autres personnages qui occupent un rôle important, tel Bartimée. Sa guérison est le dernier miracle que Jésus accomplit avant sa passion. Et ce n’est pas par hasard qu'il s'agit de la guérison d’un aveugle, c’est-à-dire d’une personne dont les yeux ont perdu la lumière. Nous savons par d’autres textes que la condition de cécité a une signification chargée de sens dans les Evangiles. Elle représente l’homme qui a besoin de la lumière de Dieu, la lumière de la foi, pour connaître vraiment la réalité et marcher sur le chemin de la vie. Il est essentiel de se reconnaître aveugles, de reconnaître qu’on a besoin de cette lumière, sans quoi on reste aveugle pour toujours. A ce point clef du récit de Marc, Bartimée est présenté comme un modèle. Il n’est pas aveugle de naissance, mais il a perdu la vue : il est l’homme qui a perdu la lumière et en est conscient, mais il n’a pas perdu l’espérance, il sait accueillir la possibilité de la rencontre avec Jésus et se confie à lui pour être guéri... Et quand Jésus l’appelle et lui demande ce qu’il attend de lui, il répond, Rabbouni, que je voie!... Dans la rencontre avec le Christ, vécue avec foi, Bartimée retrouve la lumière qu’il avait perdue et avec elle la plénitude de sa dignité. Il se remet debout et reprend sa marche, qui à partir de ce moment a un guide, Jésus, et une route, la même que Jésus parcourt·.

"Dans un de ses écrits, Saint Augustin fait sur la figure de Bartimée une observation très particulière". Cet homme autrefois très riche était tombé dans la misère, ce qui "avait eu un grand retentissement, non seulement parce qu’il était devenu aveugle, mais parce qu’il demandait l’aumône sur la voie publique". Ceci doit nous inviter "à réfléchir sur le fait qu’il y a des richesses précieuses pour notre vie que nous pouvons perdre, et qui ne sont pas matérielles. Dans cette perspective, Bartimée pourrait représenter tous ceux qui vivent dans des régions d’ancienne évangélisation, où la lumière de la foi s’est affaiblie, et qui se sont éloignés de Dieu, ne le retenant plus comme important pour la vie. Il s'agit de personnes ayant perdu une grande richesse, de personnes déchues d’une haute dignité, non pas économique ou d’un pouvoir terrestre, mais de celle qui est chrétienne. Ayant perdu l’orientation sûre de la vie, elles sont devenues, souvent inconsciemment, des mendiants du sens de l’existence. Ces personnes ont besoin d’une nouvelle évangélisation, c’est-à-dire d’une nouvelle rencontre avec Jésus, le Christ, le Fils de Dieu, capable d'ouvrir à nouveau leurs yeux et leur enseigner la route".

"La nouvelle évangélisation concerne toute la vie de l’Eglise... Je voudrais ici souligner trois lignes pastorales qui ont été dégagées durant le Synode. La première porte sur les sacrements de l’initiation. L’exigence d’accompagner la préparation au baptême, à la confirmation et à l’Eucharistie avec une catéchèse appropriée a été réaffirmée. L’importance de la pénitence, sacrement de la miséricorde de Dieu a été aussi rappelée... En effet, il a été dit à plusieurs reprises que les vrais acteurs de la nouvelle évangélisation sont les saints. Par l’exemple de leur vie et par leurs œuvres de charité ils parlent un langage compréhensible par tous. En second lieu, la nouvelle évangélisation est essentiellement liée à la mission Ad Gentes. L’Eglise a le devoir d’évangéliser, d’annoncer le message de salut aux hommes qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ. Au cours des réflexions synodales, on a également souligné qu’il existe beaucoup de milieux en Afrique, en Asie et en Océanie où des habitants attendent ardemment, parfois sans en être pleinement conscients, la première annonce de l’Évangile. Il convient par conséquent de prier l’Esprit Saint afin qu’il suscite dans l’Église un dynamisme missionnaire renouvelé dont les protagonistes soient, de manière spéciale, les agents pastoraux et les fidèles laïcs... Un troisième aspect concerne les baptisés qui ne vivent pas les exigences du baptême... On trouve partout ces personnes, mais tout principalement dans les pays plus sécularisés. L’Eglise leur porte une attention particulière, afin qu’elles rencontrent de nouveau Jésus-Christ, redécouvrent la joie de la foi et retournent à la pratique religieuse dans la communauté des fidèles. Au-delà des méthodes pastorales traditionnelles, toujours valables, l’Eglise cherche à utiliser de nouvelles méthodes, avec aussi le souci de nouveaux langages, appropriés aux différentes cultures du monde, proposant la vérité du Christ par une attitude de dialogue et d’amitié qui a son fondement en Dieu qui est amour".

"Bartimée, ayant retrouvé la vue par Jésus, se joignit au groupe des disciples, parmi lesquels se trouvaient certainement d’autres qui, comme lui, avaient été guéris par le Maître. Ainsi sont les nouveaux évangélisateurs, des personnes qui ont fait l’expérience d’être guéries par Dieu, par l’intermédiaire de Jésus-Christ". Effaçons donc, a conclu Benoît XVI, "l’oubli de la vérité, l’ignorance. Dissipons les ténèbres qui, comme un brouillard pour les yeux, nous empêchent de voir et de contempler le vrai Dieu".

LA BEAUTE D’ETRE EGLISE AUJOURD’HUI

Cité du Vatican, 28 octobre 2012 (VIS). Après la messe de clôture de la XIII Assemblée générale ordinaire du synode des Evêques, présidée par Benoît XVI, celui-ci a récité l’Angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Il a d’abord évoqué le synode. “Pendant trois semaines –a-t-il dit- nous avons été confrontés à la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne: toute l’Eglise était représentée et donc impliquée dans cet engagement qui ne manquera pas de porter ses fruits, avec la grâce du Seigneur. Toutefois, le synode est avant tout un moment de forte communion ecclésiale. C’est pourquoi je souhaite, avec vous tous, remercier Dieu qui, une fois encore, nous a fait expérimenter la beauté d’être Eglise, et de l’être justement aujourd’hui, dans ce monde tel qu’il est, au milieu de cette humanité avec ses fatigues et ses espérances”.

Evoquant ensuite la coincidence entre cette assemblée synodale et le 50 anniversaire de l’ouverture du Concile Vatican II et donc avec le début de l’Année de la Foi, il a ajouté: “Repenser au bienheureux Jean XXIII, au serviteur de Dieu Paul VI, à la saison conciliaire, a été ô combien favorable, puisque cela nous a aidé à reconnaître que la nouvelle évangélisation n’est pas de notre invention, mais un dynamisme qui s’est développé dans l’Eglise de façon particulière à partir des années 50 du siècle dernier, lorsqu’il est apparut évident que les pays d’ancienne tradition chrétienne étaient aussi devenus, comme on peut le dire, une “terre de mission”. C’est ainsi que l’exigence d’une annonce renouvelée de l’Evangile est apparut dans les sociétés sécularisées dans la double certitude, d’une part, que seul Jésus Christ, vraie nouveauté répond aux attentes de l’homme à toute époque, et d’autre part, que son message demande d’être transmis de façon adéquate dans des contextes sociaux et culturels changeants”. Les intenses journées de travail des Pères synodaux, ont conduit à “un engagement pour le renouveau spirituel de l’Eglise, pour renouveler spirituellement le monde sécularisé; et ce renouveau trouvera ses origines dans la redécouverte de Jésus Christ, de sa vérité et de sa grâce, de son visage si humain et en même temps si divin, sur lequel resplendit le mystère transcendant de Dieu”.

Après l’Angélus, le Pape a lancé un appel pour Cuba, Haïti, la Jamaïque et les Bahamas, dévastés par un ouragan qui s’est abattu il y a quelques jours dans les pays des Caraïbes, faisant de nombreuses victimes et obligeant beaucoup à abandonner leur habitation”. J’assure de ma proximité et de mon souvenir –a-t-il dit- ceux qui ont été touchés par ce désastre naturel, et vous invite tous à la prière et à la solidarité pour soulager la douleur des proches des victimes et offrir de l’aide aux milliers de personnes touchées”. Le Saint-Père a conclu en saluant les populations des régions italiennes de Basilicata et de Calabre, qui ont subi un tremblement de terre ces jours derniers.

UNIVERSALITE DE L'EGLISE

Cité du Vatican, 27 octobre 2012 (VIS). Durant la XXII et dernière congrégation générale de l'Assemblée ordinaire du Synode des évêques, où a été votée la liste finales des Propositiones, Benoît XVI s'est adressé aux pères synodaux: "Dans le contexte des réflexions sur la nouvelle évangélisation, et après une longue réflexion sur les séminaires et la catéchèse, j'ai plaisir à vous annoncer avoir...transféré la compétence sur les séminaires de la Congrégation pour l'éducation à la Congrégation pour le clergé, et la compétence sur la catéchèse de la Congrégation pour le clergé au Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. Un Motu Proprio définira les facultés respectives. Prions le Seigneur d'accompagner ces dicastères dans leur importante mission, en collaboration avec l'Eglise toute entière".

"Je profite de l'occasion pour saluer les nouveaux Cardinaux. En complétant le consistoire de février dernier, et dans le cadre justement de la nouvelle évangélisation, j'ai tenu à exprimer l'universalité de l'Eglise. Eglise de la Pentecôte, elle appartient à tous les peuples, parle toutes les langues. Non d'un continent, elle est universelle et c'est cette universalité que j'ai voulue exprimer. Elle s'est exprimée au sein de ce Synode et il est réconfortant et encourageant de voir l'Eglise universelle dans ce miroir, avec ses souffrances, ses joies et ses expériences, les dangers qui la menacent... Nous avons vu qu'elle est vivace et qu'elle croît... Malgré des vents contraires, elle prend le vent de l'Esprit qui la pousse et lui indique la bonne route. Nous allons dans la bonne direction et devons remercier le Seigneur d'oeuvrer aussi au travers de nos réflexions et de notre travail...et de nous avoir offert ce temps de rencontre vraiment catholique".

DECLARATION DE LA COMMISSION "ECCLESIA DEI"

Cité du Vatican, 27 octobre 2012 (VIS). La Commission pontificale Ecclesia Dei annonce aujourd'hui que, "dans sa dernière correspondance (6 septembre 2012), la Fraternité sacerdotale St.Pie X a fait savoir qu’elle avait besoin d’un temps supplémentaire de réflexion et d’étude pour préparer sa réponse aux dernières propositions du Saint-Siège. Les discussions en cours font suite à trois années de colloques doctrinaux et théologiques, qui ont vu une commission mixte se réunir à huit reprises pour étudier et débattre de questions controversées quant à l’interprétation de certains documents du concile Vatican II. Ces colloques conclus, il a été possible de passer à une phase de discussion plus directement orientée vers une réconciliation fortement souhaitée de la Fraternité avec le Siège apostolique. D’autres étapes déterminantes du processus de réintégration progressive ont été franchies par le Saint-Siège, en 2007, avec l’extension à toute l’Eglise de la forme extraordinaire du rite romain par le Motu Proprio Summorum Pontificum et, en 2009, avec la levée des excommunications. Sur ce chemin ardu, un point important a été atteint le 13 juin 2012, quand la Commission pontificale a présenté à la Fraternité une déclaration doctrinale accompagnée d’une proposition de régularisation canonique de son statut dans l’Eglise catholique. Aujourd’hui, le Saint-Siège attend la réponse officielle des supérieurs de la Fraternité à ces deux documents. Après trente ans de séparation, il est compréhensible qu’il faille du temps pour assimiler la substance des développements récents. Puisque le Saint-Père cherche à favoriser et préserver l’unité de l’Eglise en réalisant une réconciliation depuis longtemps espérée de la Fraternité sacerdotale St.Pie X avec le Successeur de Pierre...il faut faire preuve de patience, de sérénité, de persévérance et de confiance".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 29 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu en audience le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 27 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Membre de la Congrégation pour les causes des saints, Mgr.Jules Mikhael Al-Jamil (Irak), Procurateur du Patriarcat d'Antioche des syriens.

Nommé Membres du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, le Cardinal Fernando Filoni, Prefet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuplies, Mgr.Peter Takeo Okada, Archevêque de Tokyo (Japon), Mgr.Jean Benjamin Sleiman, OCD, Archevêque de Bagdad (Irak), Mgr.Daniel Joseph Bohan, Archevêque de Regina (Canada), Mgr.Salvatore Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, Mgr.Michel Dubost, CIM, Evêque d'Evry - Corbeil - Essonnes (France), Mgr.Angelito R.Lampon, OMI, Vicaire apostolique de Jolo (Philippines), Mgr.Francesco Biasin, Evêque de Barra do Piraí - Volta Redonda (Brésil), Mgr.Joseph Chusak Sirisut, Evêque de Nakhon Ratchasima (Thaïlande), Mgr.Sebastian Francis Shah, OFM, Auxiliaire de Lahore (Pakistan), Mgr.Michael Didi Adgum Mangoria, Coadjuteur de El Obeid (Soudan), Mgr.Tomo Vuksic, Ordinaire militare pour la Bosnie - Herzégovine, Mgr.Matthew Hassan Kukah, Evêque de Sokoto (Nigeria).

Nommé Membres du Conseil pontifical Cor Unum, el Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, SDB, Archevêque de Tegucigalpa (Honduras), Mgr.Alberto Taveira Corrêa, Archevêque de Belém do Pará (Brésil), Mgr.Paolo Pezzi, FSCB, Archevêque de la Mère de Dieu à Moscou (Russie), Mgr.Tarcisius Isao KikuchI, SVD, Archevêque de Niigata (Japon), Mgr.Peter Neher, Président du Deutscher Caritasverband (Allemagne), Mgr.Francesco Antonio Soddu, Directeur de la Caritas italienne, M.Johannes Nepomuk Heereman von Zuydtwyck, Président de Aide à l'Eglise qui souffre, Mme Carolyn Y.Woo, Présidente du Catholic Relief Services -(USA), Mme Maritza Sánchez Abiyud, Directrice de la Caritas cubaine.

Nommé Consulteur du Conseil pontifical Cor Unum, M.Michel Roy, Secrétaire général de la Caritas Internationalis.

Nommé l'Abbé Pasquale Cascio, Archevêque de Sant’Angelo dei Lombardi - Conza - Nusco - Bisaccia (superficie 1.290, population 84.000, catholiques 83.400, prêtres 65, diacres 5, religieux 101), en Italie. L'Evêque élu, né en 1957 à Castelcivita (Italie) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici curé de paroisse et professeur de sciences religieuses. Licencié en science biblique, il a également été doyen de secteur pastoral, directeur du Bureau technique diocésain et membre du Presbyterium du diocèse de Teggiano - Policastro.

Nommé l'Abbé Ramón Alberto Rolón Güepsa, Evêque de Montería (superficie 14.500, population 1.647.000, catholiques 1.565.000, prêtres: 107, religieux 185), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1959 à Arboledas (Colombie) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de Nueva Pamplona (Colombie). Licencié en théologie, philosophie et sciences religieuses, il a été curé de paroisse, délégué à la pastorale des vocations, directeur spirituel de petit séminaire et enseignant.

Nommé Mgr.Ryszard Kasyna, Evêque de Pelplin (superficie 12.890, population 789.800, catholiques 731.000, prêtres 588, diacres 1, religieux 298), en Pologne. Il était jusqu'ici Auxiliaire de Gdańsk (Pologne).

Accepté la renonciation de Mgr.Ernesto Maguengue à la charge pastorale du diocèse de Pemba (Mozambique), présentée en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé le P.Fernando Domingos Costa, CP, Administrateur apostolique du diocèse de Pemba (Mozambique).

En outre, le 20 octobre dernier, le Saint-Père avait accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Rocco Talucci à la charge pastorale du diocèse de Brindisi - Ostuni (Italie).

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