Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

jeudi 24 janvier 2013

MESSAGE POUR LA JOURNEE DES COMMUNICATIONS SOCIALES

Cite du Vatican, 24 janvier 2013 (VIS)."Réseaux sociaux, portes de vérité et de foi, nouveaux espaces pour l’évangélisation". Tel est le titre du message de Benoît XVI pour la Journée mondiale des communications sociales 2013 (12 mai) , publié ce matin, pour la fête de saint François de Sales. Le Pape y propose "quelques réflexions sur une réalité toujours plus importante concernant la manière dont les personnes communiquent entre elles aujourd'hui. Je voudrais examiner -écrit-il- le développement des réseaux sociaux numériques qui contribuent à mettre en évidence une nouvelle Agora, un espace public ouvert où les personnes partagent des idées, des informations, des opinions, et où peuvent naître aussi de nouvelles relations et formes de communauté. Ces espaces, quand ils sont bien valorisés et de manière équilibrée, contribuent à promouvoir des formes de dialogue et de débat qui, si elles sont effectuées avec respect, attention pour la vie privée, responsabilité et dévouement à la vérité, peuvent renforcer les liens d'unité entre les personnes et promouvoir efficacement l'harmonie de la famille humaine. L'échange d'informations peut devenir une réelle communication, les liens peuvent se développer en amitié, les connexions faciliter la communion. Si les réseaux sont appelés à réaliser ce grand potentiel, les personnes qui y participent doivent s'efforcer d'être authentiques, parce que dans ces espaces on ne partage pas seulement des idées et des informations mais en définitive on se communique soi-même. Le développement des réseaux sociaux exige de l’engagement, que les personnes participent à construire des relations et à trouver de l'amitié, dans la recherche de réponses à leurs questions, en se divertissant mais aussi en se stimulant intellectuellement et dans le souci du partage des compétences et des connaissances. En unissant les personnes en fonction de ces besoins fondamentaux, les réseaux font de plus en plus partie du tissu social même. Les réseaux sociaux sont donc alimentés par des aspirations enracinées dans le cœur humain".

"La culture des réseaux sociaux et les changements dans les formes et les styles de communication, posent des défis importants à ceux qui veulent parler de vérité et de valeurs. Souvent, comme c'est le cas pour d’autres médias sociaux, la signification et l'efficacité des différentes formes d'expression semblent plus déterminés par leur popularité que par leur importance intrinsèque et leur validité. La popularité est encore fréquemment liée à la célébrité ou à des stratégies de persuasion plutôt qu’à la logique de l'argumentation. Parfois, la voix discrète de la raison peut être dominée par la rumeur des informations excessives et ne parvient pas à éveiller l'attention qui est réservée par contre à qui s'exprime d’une manière plus persuasive. Les médias sociaux ont besoin donc de l'engagement de tous ceux qui sont conscients de l'importance du dialogue, du débat raisonné, de l’argumentation logique, des personnes qui cherchent à cultiver des formes de discours et d'expression qui font appel aux plus nobles aspirations de ceux qui sont impliqués dans le processus de communication. Le dialogue et le débat peuvent s'épanouir et grandir aussi quand on converse et prend au sérieux ceux qui ont des idées différentes des nôtres. Etant donné la diversité culturelle, il faut faire en sorte que les personnes, non seulement acceptent l’existence de la culture de l’autre, mais aspirent aussi à s’en enrichir et à lui offrir ce que l’on possède de bien, de vrai et de beau".
Le défi que les réseaux sociaux doivent affronter est d’être effectivement inclusif. Alors bénéficieront-ils de la pleine participation des croyants qui souhaitent partager le message de Jésus et les valeurs de la dignité humaine promues dans son enseignement. En fait, les croyants ont de plus en plus ce sentiment que si la Bonne Nouvelle n’est pas connue aussi dans l'environnement numérique, elle pourrait être absente de l'expérience d'un grand nombre pour qui cet espace existentiel est important. L'environnement numérique n'est pas un monde parallèle ou purement virtuel, mais fait partie de la réalité quotidienne de nombreuses personnes, en particulier des plus jeunes. Les réseaux sociaux sont le résultat de l'interaction humaine, mais ils donnent à leur tour de nouvelles formes à la dynamique de la communication qui crée des relations: une compréhension approfondie de cet environnement est donc la condition préalable pour y assurer une présence significative. La capacité d'utiliser les nouveaux langages est requise non pas tant pour être à la mode du temps, mais justement pour permettre à l’infinie richesse de l’Evangile de trouver des formes d'expression qui soient en mesure d'atteindre les esprits et les cœurs de tous. Dans l'environnement numérique la parole écrite est souvent accompagnée d'images et de sons. Une communication efficace, comme les paraboles de Jésus, nécessite l'implication de l'imagination et de la sensibilité émotionnelle de ceux que nous voulons inviter à la rencontre avec le mystère de l'amour de Dieu. En outre, nous savons que la tradition chrétienne a toujours été riche en signes et en symboles. Je pense par exemple, à la croix, aux icônes, aux images de la Vierge Marie, à la crèche, aux vitraux et aux peintures des églises. Une partie importante du patrimoine artistique de l'humanité a d’ailleurs été réalisée par des artistes et des musiciens qui ont essayé d'exprimer les vérités de la foi".

"L'authenticité des croyants dans les réseaux sociaux est mise en évidence par le partage de la source profonde de leur espérance et de leur joie: la foi en Dieu riche de miséricorde et d'amour révélé en Jésus-Christ. Un tel partage consiste non seulement dans l'expression explicite de la foi, mais aussi dans le témoignage, c'est-à-dire dans la façon dont se communiquent choix, préférences, jugements qui soient profondément cohérents avec l'Evangile, même lorsqu'on n’en parle pas explicitement. Une manière particulièrement significative de témoigner sera la volonté de se donner soi-même aux autres à travers la disponibilité à s'impliquer avec patience et respect dans leurs questions et leurs doutes, sur le chemin de la recherche de la vérité et du sens de l'existence humaine. L'émergence dans les réseaux sociaux du dialogue autour de la foi et des croyances, confirme l'importance et la pertinence de la religion dans le débat public et social. Pour ceux qui ont accueilli d’un cœur ouvert le don de la foi, la réponse la plus radicale aux questions de l'homme sur l'amour, la vérité et le sens de la vie -questions qui ne sont en aucune façon absentes dans les réseaux sociaux- se trouve dans la personne de Jésus Christ. Il est naturel que celui qui a la foi désire, avec respect et sensibilité, la partager avec ceux qu'il rencontre dans l'environnement numérique. En définitive, cependant, si notre partage de l'Evangile est capable de donner de bons fruits, c'est toujours grâce à la force de la Parole de Dieu de toucher les cœurs, bien avant tout effort de notre part. La confiance dans la puissance de l'action de Dieu doit toujours dépasser toute sécurité mise dans l'utilisation de moyens humains. Même dans l'environnement numérique, où il est facile que s’élèvent des voix sur un ton trop vif et conflictuel et où parfois le sensationnalisme risque de l'emporter, nous sommes invités à un discernement attentif. Et rappelons-nous à cet égard, que Élie reconnut la voix de Dieu non dans le vent impétueux et fort, ni dans le tremblement de terre ou le feu, mais dans le murmure d'une brise légère. Nous devons avoir confiance dans le fait que les désirs fondamentaux d’aimer et d’être aimé, de trouver sens et vérité que Dieu lui-même a mis au cœur de l'être humain maintiennent également les femmes et les hommes de notre temps, toujours et de toute manière ouverts à ce que le bienheureux Cardinal Newman appelle la gentille lumière de la foi".

"Les réseaux sociaux, outre qu’instruments d'évangélisation, peuvent être un facteur de développement humain. Par exemple, dans certains contextes géographiques et culturels où les chrétiens se sentent isolés, les réseaux sociaux peuvent renforcer le sentiment de leur unité effective avec la communauté universelle des croyants. Les réseaux facilitent le partage des ressources spirituelles et liturgiques, rendant les personnes capables de prier avec un sens revigoré de proximité avec ceux qui professent la même foi. La participation authentique et interactive aux questions et aux doutes de ceux qui sont loin de la foi doit nous faire ressentir le besoin de nourrir avec la prière et la réflexion notre foi en la présence de Dieu, ainsi que notre charité active: Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité", disait saint Paul, "je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Il existe des réseaux sociaux qui, dans l'environnement numérique, offrent à l'homme d'aujourd'hui des opportunités de prière, de méditation, ou de partage de la Parole de Dieu. Mais ces réseaux peuvent aussi ouvrir des portes à d'autres dimensions de la foi. En effet, beaucoup de gens sont en train de découvrir, grâce à un contact au départ en ligne, l'importance de la rencontre directe, des expériences de communauté ou même de pèlerinage, éléments toujours importants dans le cheminement de foi. En nous efforçant de rendre l'Evangile présent dans l'environnement numérique, nous pouvons inviter les personnes à vivre des rencontres de prière ou des célébrations liturgiques dans des lieux concrets tels que des églises ou des chapelles. Il ne devrait pas y avoir manque de cohérence ou d'unité dans l'expression de notre foi et dans notre témoignage évangélique dans la réalité où nous sommes appelés à vivre, qu’elle soit physique ou numérique. Lorsque nous sommes en présence des autres, de toute manière, nous sommes appelés à faire connaître l'amour de Dieu jusqu'aux extrémités de la terre. Je prie pour que l'Esprit de Dieu vous accompagne et vous éclaire toujours, et de tout cœur je vous bénis tous, afin que vous puissiez être vraiment les hérauts et les témoins de l'Evangile. Allez dans le monde entier et proclamez l'Evangile à toute créature".

COMMEMORATION DE GIOVANNI AGNELLI

Cité du Vatican, 24 janvier 2013 (VIS). Au nom du Saint-Père, le Cardinal Secrétaire d'Etat a fait parvenir un télégramme à l'Archevêque de Turin (Italie), pour la messe de suffrage célébrée pour le dixième anniversaire de la mort du Sénateur Giovanni Agnelli, Président du groupe automobile FIAT. Il y rappelle notamment qu'il fut pendant plus d'un demi siècle au centre de l'attention nationale et internationale pour ses compétences professionnelles, mais aussi la "foi chrétienne qui couronna une longue et féconde existence".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 24 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le Professeur Carlo Ebanista (Italie), Membre de la Commission pontificale d'archéologie chrétienne.

Le Professeur Emilio Marin (Croatie), Membre de la Commission pontificale d'archéologie chrétienne.

mercredi 23 janvier 2013

DANS LE SILLAGE D'ABRAHAM

Cité du Vatican, 23 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a consacré la catéchèse de la l'audience générale au premier article du Credo, Je crois en Dieu. Cette phrase, a-t-il dit, constitue "une affirmation fondamentale, apparemment simple dans son caractère essentiel, mais qui ouvre à l'infini le rapport avec le Seigneur et son mystère. Croire en Dieu implique" d'adhérer et de suivre sa Parole, d'y obéir. "Il s'agit d'un acte personnel et d'une réponse libre" de chacun. "Pouvoir dire croire en Dieu" est de la responsabilité humaine, dans une expérience de dialogue avec celui qui, par amour, parle à l'homme comme à un ami".

Où peut-on écouter Dieu parlant, s'est demandé Benoît XVI: Avant tout dans l'Ecriture qui nous enseigne la foi en racontant "l'histoire dans laquelle Dieu réalise son projet de salut en se rapprochant des hommes, par le biais...de personnes qui croient en lui et s'en remettent à lui". Abraham est la figure de référence pour croire en Dieu. Il fut capable de quitter son pays "en mettant toute sa confiance en Dieu, confiant dans sa promesse. C'est pourquoi Abraham est considéré comme le père de tous les croyants... Il marcha sans savoir où Dieu le conduisait, mais en totale obéissance... La nuit où il se trouvait était celle de l'inconnu, percée par la lumière d'une promesse... Selon le projet divin, Abraham était destiné à devenir le père d'une multitude de peuples, et à entrer pour s'y établir" dans la terre promise.

La foi, a poursuivi le Pape, "porta Abraham à parcourir un chemin paradoxal. Il sera béni sans les signes visibles de la bénédiction, recevant la promesse de devenir un grand peuple, alors que sa vie était marquée par la stérilité de son épouse Sarah. Conduit dans une nouvelle patrie, il dut y vivre en étranger". Il fut béni "parce que, dans la foi, il sût discerner la bénédiction divine au-delà des apparences, confiant qu'il était dans la présence de Dieu même lorsque ses voies lui semblaient mystérieuses... Lorsque nous disons; Je crois en Dieu, nous suivons Abraham qui disait: J'ai confiance en toi, Seigneur, je m'en remets à toi". Prononcer ces paroles "signifie fonder en Dieu notre vie, laisser sa parole orienter nos jours et nos choix, sans peur de nous perdre nous mêmes... Abraham le croyant nous enseigne la foi, D'étranger sur la terre, il nous indique la patrie véritable. La foi fait de nous des pèlerins sur la terre, des êtres insérés dans le monde et l'histoire tout en cheminant vers leur patrie céleste. Croire en Dieu fait de nous des porteurs de valeurs qui ne coïncident pas toujours avec la mode ou l'opinion du moment... Dans nombre de sociétés, Dieu est le grand absent. A sa place trônent de nombreuses idoles, au premier plan desquelles l'avoir et le culte du moi. Jusqu'aux grands progrès de la science et de la technique à avoir plongé l'homme dans l'illusion de la toute puissance et de l'autosuffisance. Un égocentrisme croissant a fini par provoquer de nombreux déséquilibres dans les rapports interpersonnels et dans les comportements sociaux".

"Malgré ce la soif de Dieu ne s'est pas éteinte, et le message évangélique continue de résonner dans les paroles et les actes des croyants. Abraham leur père continue d'être père des nombreux fils qui suivent sa trace et se mettent en route pour obéir à la volonté divine, confiant en la présence du Seigneur... C'est au monde béni de la foi que tout homme est appelé, en avançant sans peur à la suite de Jésus-Christ... Affirmer: Je crois en Dieu nous pousse, à l'instar d'Abraham, à sortir de nous même pour porter dans la réalité quotidienne la certitude qu'apporte la foi de la présence de Dieu dans l'histoire, d'un présence permanente qui porte vie et salut".

APPEL EN FAVEUR DE L'INDONESIE

Cite du Vatican, 23 janvier 2013 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a lancé un appel à la solidarité, à la suite des inondations qui ont touché la capitale indonésienne Jakarta, provoquant outre les victimes de grands dégâts et de nombreux sans abri: "Je tiens à exprimer ma solidarité aux populations frappées par cette calamité naturelle, les assurer de mes prières et de mes encouragements aux nécessaires secours".

SAINT-SIEGE ET S.I.C.A.

Cité du Vatican, 23 janvier 2013 (VIS). Lundi dernier au Salvador, le Système d'intégration de l'Amérique centrale et le Saint-Siège, représentés par M.Juan Daniel Aleman Gurdián, Secrétaire général du SICA, et par Mgr.Luigi Pezzuto, Nonce apostolique au Salvador, ont signé l'accord par lequel le Saint-Siège devient Observateur permanent extérieur de cet organisme régional. A Managua (Nicaragua) en décembre dernier, les chefs d'état et de gouvernement du SICA avaient agréé le voeu du Saint-Siège à participer aux travaux de l'organisation comme observateur "en vertu de la contribution que le siège apostolique et l'Eglise catholique offrent au développement socio-culturel et éducatif, à la promotion des droits humains et de la sécurité démocratique".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 23 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience six prélats de la Conférence épiscopale de Calabre (Italie), en visite Ad Limina:

Mgr.Vittorio Luigi Mondello, Archevêque de Reggio Calabria-Bova.

Mgr.Santo Marcianò, Archevêque de Rossano-Cariati.

Mgr.Luigi Renzo, Evêque de Mileto-Nicotera-Tropea.

Mgr.Giuseppe Fiorini Morosini, OM, Evêque de Locri-Gerace.

Mgr.Nunzio Galantino, Evêque de Cassano all'Jonio.

Mgr.Francesco Milito, Evêque d'Oppido Mamertina-Palmi.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 23 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé pour trois ans Président de Peregrinatio ad Petri Sedem Mgr.Francesco Gioia, Délégué pontifical pour la basilique de Padoue.

mardi 22 janvier 2013

VISITE DU SECRETAIRE GENERAL VIETNAMIEN

Cité du Vatican, 22 janvier 2013. Le Saint-Père a reçu ce matin M.Nguyên Phu Trong, Secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Une note de la Salle de Presse du Saint-Siège souligne que c'est donc la première fois que le plus haut dirigeant du Vietnam rencontre le Pape et ses collaborateurs. Dans un climat cordial ont été abordé les questions intéressant les deux parties, "dans l'espoir que certaines situations pendantes puissent être réglées au plus tôt, de manière à renforcer l'actuelle collaboration".

CODE CANONIQUE ET CONCILE VATICAN II

Cité du Vatican, 22 janvier 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Cardinal Francesco Coccopalmerio, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, assisté de Mgr.Juan Ignacio Arrieta, Secrétaire du dicastère, et de Mgr.Giuseppe Antonio Scotti, Président de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI, a présenté la Journée d'études sur la réforme post conciliaire du Code de droit canonique (25 janvier). La manifestation est organisée pour le trentième anniversaire de la promulgation du nouveau code par le dicastère, la fondation et l'Institut international de droit canonique comparé de Lugano (Suisse). Le Cardinal a tout d'abord rappelé que Jean XXIII avait clairement à l'esprit une révision du Code de 1917 qui exprimerait l'ecclésiologie issue d'assises mondiales et oecuméniques. "Le cadre ecclésiologique conciliaire, disait Jean-Paul II, exigeait une reformulation des lois... Le motif de cette étroite relation fut souligné par ce Pape dans le préambule de la constitution apostolique Sacrae Disciplinae Leges" lorsqu'il écrivit que le Code de 1983 "était en quelque sorte un complément de Vatican II, un double complément: Le Code prenait acte du Concile en en proposant les institutions et innovations principales, tout en fixant les normes de sa mise en application".

Ensuite, le Président du Conseil des textes législatifs a cité divers exemples du lien étroit existant entre Concile et Code: "Tout d'abord dans la doctrine sur l'épiscopat et dans le rapport épiscopat primat, c'est à dire en matière de collégialité. Il ne s'agit pas d'une nouveauté absolue dans la conscience ecclésiale mais d'une heureuse redécouverte. La collégialité épiscopale est clairement exposée aux canons 330 à 341...et complétée par l'institution du Synode des évêques qui la met en place par les canons 342 - 348". Un second exemple est "la doctrine conciliaire relative au laïcat et à la mission spécifique des fidèles dans la vie de l'Eglise. Ici non plus, on est en présence d'une redécouverte. Aux canons 224 à 231, le code canonique rénové repropose la doctrine en l'actualisant par une série de normes" relative au conseil pastoral diocésain et paroissial, "deux structures qui permettent la participation effective des laïcs aux décisions de l'évêque et du curé... Un troisième exemple figure dans la conception de la paroisse offerte par le Concile et fixée par le Code", comme communauté de fidèles et non plus simplement comme territoire. "Ceci représente une grande innovation conciliaire par rapport à la vision précédente... Un autre exemple d'innovation de Vatican II est d'ordre oecuménique, avec Lumen Gentium, Orientalium Ecclesiarum et Unitatis Redintegratio, qui contiennent la doctrine de la communion ecclésiale imparfaite, mais présente et réelle dans le lien de l'Eglise catholique avec les autres Eglises et autres communautés non catholiques. Ceci représente une nouveauté d'immense portée ...qui est elle aussi fixée par le nouveau code canonique", qui permet notamment, "à de précises conditions, d'admettre aux sacrements de l'Eglise des non catholiques". En conclusion, a dit le Cardinal Coccopalmerio, le lien étroit entre le Concile Vatican II et le nouveau code "a produit des fruits de renouveau, dans de nombreux domaines et à divers niveaux de la vie de l'Eglise".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 22 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Daniel Jodoin, Evêque de Bathurst (superficie 18.770, population 113.900, catholiques 103.700, prêtres 47, religieux 166), au Canada. L'Evêque élu, né en 1957 à Granby (Canada) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Bon Pasteur de Sherbrooke (Canada). Licencié en théologie, il a été novice des Verbites, curé de plusieurs paroisses à partir de 1994, directeur du Service diocésain du clergé et responsable du séminaire diocésain de Sherbrooke.

Mgr.Gerardo Antonazzo, Evêque de Sora-Aquino-Pontecorvo (superficie 1.426, population 155.900, catholiques 152.900, prêtres 103, diacres 16, religieux 187), en Italie. L'Evêque élu, né en 1956 à Supersano (Italie) et ordonné prêtre en 1981, était jusqu'ici Vicaire Général et depuis 2010 Administrateur de ce même diocèse. Licencié en sciences bibliques, il a été recteur du séminaire diocésain d'Ugento (Italie) puis a occupé plusieurs fonctions à l'évêché, avant de devenir en 1990 Vicaire épiscopal, curé de paroisses et recteur de la basilique Notre Dame De Finibus Terrae.

Mgr.Dario Edoardo Viganò (Italie), Directeur et Secrétaire du Conseil d'administration du Centre de Télévision vatican, jusqu'ici Professeur près l'Université pontificale du Latran.

M.Angelo Scelzo (Italie), Vice Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège en charge des accréditations, jusqu'ici Sous Secrétaire du Conseil pontifical pour les communications sociales.

lundi 21 janvier 2013

BENEDICTION DES AGNEAUX


Cite du Vatican, 21 janvier 2013 (VIS). Selon la tradition en la fête de sainte Agnès le Pape a béni ce matin les agneaux dont la laine servira à tisser les palliums, que les nouveaux Archevêques métropolitains recevront le 29 juin prochain, en la solennité des apôtres Pierre et Paul. Le pallium est un ornement porté par dessus la chasuble, qui symbolise l'union privilégiée d'un pasteur, à la tête d'une région ecclésiastique, avec le Souverain Pontife. Les agneaux, symbole de sainte Agnès martyrisée en 205, sont élevés par les trappistes de l'abbaye des Trois Fontaines, et les palliums tissés par les religieuses de Ste.Cécile au Transtévère.

JOURNEE MONDIALE DE LA VIE CONSACREE

Cité du Vatican, 21 janvier 2013 (VIS). A l'occasion de la fête de la Chandeleur, samedi 2 février à 17 h 30' en la Basilique vaticane, Benoît XVI célébrera la messe de la Présentation du Seigneur pour la Journée mondiale de la vie consacrée. Il sera notamment assisté du Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. Tous les religieux et autres personnes consacrées résidant à Rome sont invités à cette cérémonie liturgique.

UNITE DES CHRETIENS ET PAIX DANS LE MONDE

Cité du Vatican, 20 janvier 2013 (VIS). La méditation du Pape, avant l'angélus récité avec les fidèles réunis Place St.Pierre, a porté sur le premier miracle de Jésus, la transformation de l'eau en vin lors de noces de Cana. Au cours d'un mariage auquel avaient été invités Jésus et sa mère, le vin vint à manquer. Marie en avertit son fils qui lui répondit que son heure n'était pas encore arrivée, mais finalement, accédant à la demande de sa mère, il demanda aux serviteurs de lui amener six amphores remplies d'eau qu'il transforma en vin, le meilleur de tout le banquet. "Par ce signe, Jésus manifeste publiquement sa gloire, suscitant la foi de ses disciples...et se révèle comme l'Epoux messianique venu établir avec son peuple l'alliance nouvelle et éternelle". Ici, "le vin est le symbole de cette joie de l'amour; mais c'est aussi une allusion au sang que Jésus versera à la fin, pour sceller son pacte nuptial avec l'humanité... L'Eglise est l'épouse du Christ qui la rend sainte et belle avec sa grâce. Toutefois cette épouse, formée d'êtres humains a toujours besoin d'être purifiée. Et une des fautes les plus graves qui défigurent le visage de l'Eglise est la faute contre son unité visible, en particulier les divisions historiques qui ont séparé les chrétiens et qui n'ont pas encore été réglées. Ces jours-ci justement, du 18 au 25 janvier, se déroule la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, un moment toujours apprécié par les croyants et les communautés, qui réveille en tous le désir et l'engagement spirituel pour la pleine communion". Cette année, "cette semaine sera consacrée à la question: Qu'exige de nous le Seigneur?, sujet proposé par quelques communautés chrétiennes d'Inde qui nous "invite à cheminer avec décision vers l'unité visible entre tous les chrétiens et à dépasser, en tant que frères dans le Christ, tout type de discrimination injuste".

CHARITE, NOUVELLE ETHIQUE ET ANTHROPOLOGIE CHRETIENNE

Cité du Vatican, 19 janvier 2013 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical Cor Unum, présidé par le Cardinal Robert Sarah, consacrée cette année à la Charité, nouvelle éthique et anthropologie chrétienne. Voici de larges extraits du discours prononcé par le Saint-Père:

"Tout l'ethos chrétien prend son sens à partir de la foi comme étant la rencontre avec l'amour du Christ qui offre un nouvel horizon et donne à la vie sa direction... En effet, l'adhésion à l'Evangile donne à la charité sa forme typiquement chrétienne et en constitue le principe de discernement. Le chrétien, en particulier celui qui agit dans les organismes de charité, doit se laisser orienter par les principes de la foi par laquelle nous adhérons au point de vue de Dieu, à son projet sur nous. Ce nouveau regard sur le monde et sur l'homme offert par la foi fournit aussi le bon critère d'évaluation des expressions de la charité dans le contexte actuel". Chaque fois que "l'homme n'a pas cherché un tel projet, il a été victime de tentations culturelles qui ont fini par le rendre esclave. Ces derniers siècles, les idéologies qui célébraient le culte de la nation, de la race, de la classe sociale, se sont révélées être de véritables idolâtries. On peut dire de même du capitalisme sauvage avec son culte du profit, entraînant des crises, des inégalités et la misère. Aujourd'hui on partage davantage cette idée commune de l'inaliénable dignité de chaque être humain et de la responsabilité réciproque et interdépendante à son égard, pour le bien de la vraie civilisation, la civilisation de l'amour. Malheureusement, d'autre part, notre époque connaît aussi ces ombres qui obscurcissent le projet de Dieu. Je pense surtout à la réduction anthropologique tragique qui repropose l'ancien matérialisme hédoniste, auquel elle ajoute toutefois un prométhéisme technologique'. De l'union entre une vision matérialiste de l'homme et le grand développement de la technologie émerge une anthropologie sur fond athée. Celle-ci présuppose que l'homme soit réduit à des fonctions autonomes, l'esprit au cerveau, l'histoire humaine à un destin d’auto réalisation. Tout cela, abstraction faite de Dieu, à partir justement de la dimension spirituelle et d'un horizon ultra terrestre. Dans la perspective d'un homme privé de son âme et donc d'une relation personnelle avec le créateur, ce qui est techniquement possible devient moralement licite, chaque expérience devient acceptable, chaque politique démographique consentie, toute manipulation légitimée. Le piège le plus à craindre de ce courant de pensée est, en fait, l'absolutisation de l'homme: l'homme veut être...dégagé de tout lien et de toute constitution naturelle".

"La foi et le sain discernement chrétien nous poussent toutefois à prêter une attention prophétique à cette problématique éthique et à la mentalité qui lui est sous-tendue. Une juste collaboration avec les instances internationales dans le champ du développement et de la promotion humaine ne doit pas nous faire fermer les yeux sur ces graves idéologies, et les pasteurs de l'Eglise...ont le devoir de mettre en garde contre ces dérives les fidèles catholiques comme toute personne de bonne volonté... Il s'agit, en effet, d'une dérive négative pour l'homme, même si elle se couvre de bons sentiments à l'instar d'un présumé progrès, ou de droits présumés, ou d'un humanisme présumé. Face à cette réduction anthropologique, quel devoir attend chaque chrétien, et en particulier vous qui êtes engagés dans des activités caritatives, et donc en rapport direct avec tant d'autres acteurs sociaux? Nous devons certainement être vigilants et critiques et, parfois, refuser des financements et des collaborations qui, directement ou indirectement, favorisent des actions ou des projets contraires à l'anthropologie chrétienne. Mais positivement, l'Eglise est toujours engagée dans la promotion de l'homme selon le dessein de Dieu, dans toute sa dignité, dans le respect de sa double dimension verticale et horizontale. C'est à cela aussi que tend l'action de développement des organismes ecclésiaux... La vision chrétienne de l'homme est, en effet, un grand oui à la dignité de la personne appelée à l'intime communion avec Dieu, une communion filiale, humble et confiante. L'être humain n'est pas un individu indépendant ni un élément anonyme dans la collectivité mais bien une personne singulière et unique, intrinsèquement ordonnée à la relation et à la sociabilité. C'est pourquoi l'Eglise redit son grand oui à la dignité et à la beauté du mariage comme étant l'expression d'une alliance fidèle et féconde entre l'homme et la femme, et son non à des philosophies comme celles du gender est motivé par le fait que la réciprocité entre masculin et féminin est l'expression de la beauté de la nature voulue par le Créateur... Face à ces défis actuels, nous savons que la réponse est la rencontre avec le Christ. En lui, l'homme peut pleinement réaliser son bien personnel et le bien commun".

VOEUX AU NOUVEAU PATRIARCHE COPTE CATHOLIQUE


Cité du Vatican, 19 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message à SB Ibrahim Isaac Sidrak, à la suite de son élection comme Patriarche copte catholique d'Alexandrie: Votre élection, écrit Benoît XVI, "est un événement important pour l'Eglise entière... Je suis certain qu'avec la force du Christ, vainqueur du mal et de la mort par sa résurrection, et avec la collaboration des Pères de votre Synode patriarcal, en communion avec le Collège épiscopal, vous aurez l'ardeur pour guider l'Eglise copte... Puisse le Seigneur vous assister dans votre ministère de père et de guide pour proclamer la Parole de Dieu, afin qu'elle soit vécue et célébrée, avec piété selon les antiques traditions spirituelles et liturgiques de votre Eglise. Que tous vos fidèles trouvent consolation dans la paternelle sollicitude de leur nouveau patriarche!".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 21 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Le Cardinal Angelo Bagnasco, Archevêque de Gênes et Président de la Conférence épiscopale italienne.

Six prélats de la Conférence épiscopale de Calabre (Italie), en visite Ad Limina:

Mgr.Salvatore Nunnari, Archevêque de Cosenza-Bisignano.

Mgr.Domenico Graziani, Archevêque de Crotone-Santa Severina.

Mgr.Vincenzo Bertolone, SDP,Archevêque de Catanzaro-Squillace.

Mgr.Leonardo Bonanno, Evêque de San Marco Argentano-Scalca.

Mgr.Donato Oliverio, Evêque de Lungro des italo-albanais d'Italie continentale.

Samedi dernier, 19 janvier, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 19 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Elevé l'exarcat apostolique de France pour les ukrainiens de rite byzantin au rang d'éparchie, avec le nom de St.Wladimir Le Grand de Paris (catholiques 25.200, prêtres 16, diacres 1, religieuses 5).

Elevé Mgr.Borys Gudziak, actuel Exarque, au rang d'Evêque de l'éparchie de St.Wladimir Le Grand de Paris des ukrainiens.

Nommé Mgr.Mathieu Madega Lebouakehan, Evêque de Mouila (superficie 59.035, population 124.000, catholiques 48.500, prêtres 16, religieux 26), au Gabon. Jusqu'ici Evêque de Port-Gentil (Gabon), il succède à Mgr.Dominique Bonnet, CSSP, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Mathieu Madega Lebouakehan, Administrateur apostolique du diocèse de Port-Gentil (Gabon).

Nommé Mgr.Piotr Sawczuk, Auxiliaire de l'Evêque de Siedlce (Pologne). L'Evêque élu, né en 1962 à Puczyce (Pologne) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Vicaire Général et Chancelier de ce même diocèse. Docteur en droit canonique, il a été juge de tribunal diocésain, professeur près l'institut de théologie local et près le grand séminaire.

vendredi 18 janvier 2013

EPISCOPATS ET AMITIE FRANCO-ALLEMANDE

Cité du Vatican, 18 janvier 2013 (VIS). A l'occasion du cinquantième anniversaire de la signature du traité de coopération franco-allemande les conférences épiscopales française et allemande ont publié une déclaration commune. Après la signature du Traité de l'Elysée le 8 juillet 1962, le Président Charles De Gaulle et le Chancelier Konrad Adenauer, assistèrent à une messe de réconciliationen la cathédrale de Reims. Voici les passages saillants du texte commun des épiscopats allemand et français:

"Le Traité de l'Elysée fut simultanément le sommet de la réconciliation des deux nations ennemies et le point de départ d'un approfondissement de ces relations d'amitié à travers des contacts politiques et sociaux à tous les niveaux. En tant qu'évêques, nous saluons tout ce qui s'est accompli et développé dans le cadre de ce Traité d'amitié. Aujourd'hui, l'amitié franco-allemande parait évidente et les responsables politiques tout comme les citoyens n'ont plus, au quotidien, conscience du caractère exceptionnel de ces relations. Et pourtant, l'amitié entre nos pays et nos peuples est aujourd'hui plus que jamais décisive pour surmonter la crise actuelle et façonner l'avenir de l'Europe. L'amitié franco-allemande, qui se situe au cœur de l'unification européenne, a toujours été un service à l'Europe. Même dans une Union européenne élargie, le tandem franco-allemand n'a rien perdu de sa signification". Mais "la crise a révélé des comportements irresponsables à différents niveaux et mit la solidarité entre les pays européens à rude épreuve. Solidarité et responsabilité doivent être plus étroitement liées pour l'avenir de l'Europe".

Konrad Adenauer et Charles De Gaulle "symbolisent la prise de conscience que la politique se construit sur des bases qu'elle ne peut édifier elle-même. L'amour des ennemis est une exigence évangélique forte, que ces deux hommes d'Etat ont réussi à mettre en œuvre. Depuis, l'Union européenne a apporté à ses peuples la paix et la prospérité. Mais avec la crise économique, nous voyons réapparaître le mépris et la méfiance entre peuples européens, le rejet de l'étranger, le refus de la solidarité. L'économie mondialisée et le brassage culturel et religieux font naître d'autres ennemis. Un peu partout en Europe, des mouvements populistes fleurissent et prônent le repli sur soi. La crise économique révèle ainsi une crise morale, où le sens de l'existence ne passe plus par le lien à autrui et l'exigence de la justice. La France et l'Allemagne peuvent et doivent puiser dans l'histoire de leur réconciliation et de leur amitié la force pour tirer ensemble les conséquences des problèmes actuels. Elles peuvent aussi y puiser l'inspiration pour aider l'Union européenne à mettre en place des structures politiques solides sur le long terme et une véritable économie sociale de marché. Elles peuvent œuvrer pour que le respect de la dignité humaine, le souci du bien commun et les principes de solidarité et de subsidiarité guident toujours davantage la construction européenne". La célébration de ce cinquantenaire offre également à l'Eglise, qui a contribué au développement de l'amitié franco-allemande, "l'occasion de rappeler, plus particulièrement aux jeunes générations, que la réconciliation n'est pas un vain mot, mais un chemin réel que nos pays ont déjà emprunté dans l'histoire et qui reste ouvert aux hommes de bonne volonté".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 18 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Six prélats de la Conférence épiscopale de la Basilicate (Italie) en visite Ad Limina:

Mgr.Agostino Superbo, Archevêque de Potenza-Muro Lucano-Marsico Nuovo.

Mgr.Salvatore Ligorio, Archevêque de Matera-Irsina.

Mgr.Giovanni Ricchiuti, Archevêque d'Acerenza.

Mgr.Francescantonio Nolè, OFM.Conv, Evêque de Tursi-Lagonegro.

Mgr.Gianfranco Todisco, POCR, Evêque de Melfi-Rapolla-Venosa.

Mgr.Vincenzo Carmine Orofino, Evêque de Tricarico.

Le Cardinal Manuel Monteiro de Castro, Grand Pénitencier, accompagné de Mgr.Krzysztof Jósef Nykiel, Régent.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 18 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Heiner Koch, Evêque de Dresden-Meissen (superficie 17.000, population 4.271.000, catholiques 139.890, prêtres 241, diacres 11, religieux 208), en Allemagne. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Cologne (Allemagne).

Nommé l'Abbé André Gueye, Evêque de Thiès (superficie 9.055, population 2.436.000, catholiques 52.461, prêtres 72, religieux 146), au Sénégal. L'Evêque élu, né en 1967 à Pallo-Youga (Sénégal) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Professeur au grand séminaire de Brin (Sénégal). Il a également été curé de paroisse.

Nommé Mgr.Eamon Martin, Coadjuteur de l'Archevêque métropolitain d'Armagh (Irlande). L'Evêque élu, né en 1961 à Derry (Ulster - GB) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Administrateur du diocèse de Derry. Diplômé en théologie, il a été enseignant puis Recteur du St.Columb's College de Derry, Secrétaire Général de la Conférence épiscopale irlandaise et Vicaire Général du diocèse de Derry.

Elevé l'exarcat apostolique de Grande-Bretagne pour les ukrainiens de rite byzantin au rang d'éparchie, avec le nom de Holy Family of London.

Elevé Mgr.Hlib Borys Sviatoslav Lonchyna, MSU, actuel Exarque, au rang d'Evêque de l'éparchie de la Holy Family of London des ukrainiens.

Confirmé l'élection de SB.Isaac Ibrahim Sidrak, comme nouveau Patriarche copte catholique d'Alexandrie. Jusqu'ici Evêque de Minya (Egypte), il succède à SB le Cardinal Antonios Naguib, dont la renonciation a été acceptée en fonction du canon 126,2 du CEO.

jeudi 17 janvier 2013

DELEGATION LUTHERIENNE DE FINLANDE

Cité du Vatican, 17 janvier 2013 (VIS). A l'occasion de la fête de saint Henri d'Uppsala, patron de la Finlande, le Saint-Père a reçu la délégation luthérienne finnoise venue pour son pèlerinage romain annuel, soulignant qu'elle prenait opportunément place à la veille de la semaine de prière pour l'unité ("Qu'attend de nous le Seigneur?"). Le prophète Michée, a dit Benoît XVI à ses hôtes, répond à cette question. Il s'agit "de favoriser la justice, d'aimer la miséricorde, de suivre Dieu avec humilité". Le temps de Noël à peine conclu nous a rappelé que "Dieu chemine depuis le début avec l'humanité, qu'il s'est incarné dans la plénitude des temps pour nous sauver du péché et nous guider vers la sainteté, la justice et la paix. Marcher en présence du Seigneur, en obéissance à sa parole de salut et dans la confiance de son projet illustre notre foi mais aussi notre parcours oecuménique vers la pleine unité visible des chrétiens. Dans notre cheminement de disciples, malgré son étroitesse, nous devons avancer dans la fidélité à la volonté divine, quelques soient les difficultés et les obstacles".

Donc, "afin de progresser dans la voie de la communion oecuménique, nous devons être de plus en plus unis en prière et dans la recherche de la sainteté, de plus en plus engagés dans la recherche théologique et la coopération caritative. Ce cheminement spirituel commun fait que nous marchons véritablement en présence de Dieu dans l'esprit de justice et d'amour dont parle la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification: Nous sommes acceptés par Dieu et nous recevons l'Esprit qui rénove nos coeurs et pouvons répondre à l'appel des bonnes oeuvres". Le Saint-Père a conclu en espérant que ce séjour romain "contribue à renforcer les relations oecuméniques entre les chrétiens de Finlande. Rendons grâce à Dieu pour tout ce qu'il nous a offert et prions afin que l'Esprit de vérité guide les disciples du Christ dans le renforcement de leur amour et de leur unité, dans leurs efforts pour vivre dans la lumière de l'Evangile et éclairer grâce à elle les grandes questions morales de notre société. S'ils parcourent ensemble les chemins de la justice et de la miséricorde que le Seigneur leur a indiqué, les chrétiens vivront dans la vérité et seront des modèles de joie et d'espérance pour tous ceux qui recherchent un ancrage sûr dans un monde en mutation".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 17 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience six prélats de la Conférence épiscopale des Abruzzes et du Molise (Italie) en visite Ad Limina:

Mgr.Giuseppe Molinari, Archevêque de L'Aquila, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Giovanni D'Ercole, FDP.

Mgr.Tommaso Valentinetti, Archevêque de Pescara-Penne.

Mgr.Michele Seccia, Evêque de Teramo-Atri.

Mgr.Angelo Spina, Evêque de Sulmona-Valva.

Mgr.Pietro Santoro, Evêque d'Avezzano.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Charles Daniel Balvo, Nonce apostolique au Kenya et Observateur permanent près l'UNEP et l'UN-Habitat. Il était jusqu’ici Nonce en Nouvelle-Zélande, aux Cook, aux Fidji, aux Marshall, à Kiribati, à Nauru, à Palau, aux Samoa, en Micronésie, à Tonga et au Vanuatu, Délégué apostolique pour le Pacifique.

mercredi 16 janvier 2013

A LA RECHERCHE DU VISAGE DE DIEU

Cité du Vatican, 16 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a consacré la catéchèse de la l'audience générale à l'histoire du salut, à l'histoire de Dieu, racontée par l'Ancien Testament où il est dit comment après la création et malgré le péché originel "le Créateur offre de nouveau son amitié dans l'alliance avec Abraham, dans le cheminement du peuple d'Israël qu'il choisit par amour et non pas sur des critères de puissance... Dans cette oeuvre, il s'est servi de médiateurs tels Moïse, les prophètes et les juges, qui transmirent sa volonté au peuple, lui rappelant l'exigence de la fidélité à l'alliance et à l'accomplissement final des promesses divines". La révélation divine a trouvé sa plénitude en Jésus, par lequel "il a visité son peuple, l'humanité, au delà de toute attente. Envoyant son fils unique fait homme, Dieu en personne. Mais Jésus "ne parle pas seulement du Père mais nous révèle le visage de Dieu". Dans la phrase: Qui m'a vu a vu le Père se résume la nouveauté du Nouveau Testament: "On peut voir Dieu. Il a montré son visage visible en Jésus-Christ".

"La recherche du visage de Dieu est présente tout au long de l'Ancien Testament". Il n'est pas une chose, un objet, une simple image. Il a un visage, il peut entrer en relation car il "n'est pas enfermé au ciel pour voir l'humanité de loin. Si Dieu est certes au-dessus de toute chose, il s'adresse à nous et nous écoute. Il voit, parle et conclue des alliances et est capable d'aimer. L'histoire du salut est le long dialogue dans lequel Dieu se révèle progressivement à l'homme". Avec l'incarnation cette recherche du visage de Dieu "trouve un parachèvement inimaginable car ce visage devient visible. C'est le visage de Jésus, le Fils de Dieu fait homme en qui s'accomplit le cheminement de la Révélation entamé par l'appel d'Abraham. Il est la plénitude même de cette révélation car Fils de Dieu il en est le médiateur accompli. En lui Révélation et Révélateur coïncident... Vrai Dieu et vrai homme. Jésus n'est pas seulement le médiateur entre Dieu et l'humanité mais le médiateur de l'alliance nouvelle et éternelle...en qui nous voyons et rencontrons le Père, en qui nous pouvons appeler Dieu Abba, de qui vient le salut... Le désir de vraiment connaître Dieu, c'est à dire de voir son visage, existe chez tous les êtres humains, même chez les athées. Inconsciemment, nous avons tous l'envie de savoir qui il est... une attente qui s'accomplit dans le Christ...en qui nous trouvons un Dieu ami". Mais "nous ne devons pas suivre le Christ seulement lorsque nous en avons besoin ou lorsque nous en avons le temps. Toute notre vie doit être tournée vers sa rencontre et son amour en Jésus-Christ. Et cet amour, qui doit être central, doit s'adresser à lui comme au prochain. A la lumière du Crucifié cet amour nous permet de reconnaître le visage de Jésus dans le pauvre et le faible, dans qui souffre".

APPEL A L'UNITE DES CHRETIENS

Cite du Vatican, 16 janvier 2013 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a rappelé que débute vendredi la semaine de prière pour l'unité des chrétiens. Son thème pour 2013, inspiré des paroles du prophète Michée, est "Ce que le Seigneur attend de nous": "Je vous invite tous à prier, demandant avec insistance à Dieu de nous accorder le grand don de l'unité de tous les disciples du Christ. Puisse la force inépuisable de l'Esprit soutenir notre sincère engagement en faveur de l'unité, afin tous ensemble nous puissions annoncer au monde que Jésus est son sauveur".

LIBERTE DE CONSCIENCE ET DE RELIGION

Cité du Vatican, 16 janvier 2013 (VIS). Radio Vatican a interrogé Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, à propos de la liberté et de l’autonomie institutionnelle de l’Eglise. Hier, la Cour européenne des droits de l’homme a rendu public ses jugements dans quatre cas relatifs à la liberté de conscience et de religion au Royaume-Uni. Deux de ces affaires concernent la faculté pour des employés de porter une petite croix autour du cou sur leur lieu de travail, et pour les deux autres, la faculté d’objecter en conscience à la célébration d’union civile entre personnes de même sexe et au conseil conjugal de couples de même sexe. Il y a quelque temps, la Mission du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe a publié une note sur la liberté et l’autonomie institutionnelle de l’Eglise. Pourriez-vous en expliquer le contexte ?

"La question de la liberté de l’Eglise dans ses rapports avec les autorités civiles est actuellement examinée par la Cour européenne des droits de l’homme dans deux affaires impliquant l’Eglise orthodoxe de Roumanie et l’Eglise catholique. Il s’agit des causes Sindicatul Pastorul cel Bun contre la Roumanie et Fernández Martínez contre l’Espagne. A cette occasion, la Représentation permanente du Saint-Siège près le Conseil de l’Europe a rédigé un document synthétique exposant le magistère sur la liberté et l’autonomie institutionnelle de l’Eglise catholique. Dans ces causes, la Cour européenne doit décider si le pouvoir civil a respecté la Convention européenne des droits de l’homme en refusant de reconnaître un syndicat professionnel de prêtres (pour l’affaire roumaine), et en refusant de nommer un enseignant de religion professant publiquement des positions contraires à la doctrine de l’Eglise (pour l’affaire espagnole). Dans les deux cas, les droits à la liberté d’association et à la liberté d’expression sont invoqués pour contraindre des communautés religieuses à agir à l’encontre de leur statut canonique et du magistère. Ainsi, ces affaires mettent en cause la liberté de l’Eglise de fonctionner selon ses propres règles, de ne pas être soumise à d’autres règles civiles que celles nécessaires au respect du bien commun et de l’ordre public juste. L’Eglise a toujours dû se défendre pour préserver son autonomie face au pouvoir civil et aux idéologies. Aujourd’hui, une question importante dans les pays occidentaux est de savoir comment la culture dominante, marquée fortement par l’individualisme matérialiste et le relativisme, peut comprendre et respecter la nature propre de l’Eglise, qui est une communauté fondée sur la foi et la raison".

"L’Eglise est consciente de la difficulté à déterminer, dans une société pluraliste, les relations entre les autorités civiles et les diverses communautés religieuses au regard des exigences de la cohésion sociale et du bien commun. Dans ce contexte, le Saint-Siège attire l’attention sur la nécessité de préserver la liberté religieuse dans sa dimension collective et sociale. Cette dimension répond à la nature essentiellement sociale tant de la personne que du phénomène religieux en général. L’Eglise ne demande pas que les communautés religieuses soient des zones de non-droit, mais qu’elles soient reconnues comme des espaces de liberté, en vertu du droit à la liberté religieuse, dans le respect de l’ordre public juste. Cette doctrine n’est pas réservée à l’Eglise catholique, les critères qui en découlent sont fondés en justice et sont donc d’application générale. D’ailleurs, le principe juridique d’autonomie institutionnelle des communautés religieuses est largement reconnu par les états respectant la liberté religieuse ainsi que par le droit international. La Cour européenne des droits de l’homme elle-même l’a régulièrement énoncé dans plusieurs arrêts importants. D’autres institutions ont également affirmé ce principe. C’est le cas notamment de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe), ou encore du Comité des droits de l’homme des Nations-Unies dans, respectivement, le Document final de la conférence de Vienne du 19 janvier 1989, et l’Observation générale no. 22 sur le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion du 30 juillet 1993. Il est néanmoins utile de rappeler et de défendre ce principe d’autonomie de l’Eglise et du pouvoir civil".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 16 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Joseph Marino, Nonce apostolique en Malaisie et Délégué apostolique au Brunei, jusqu’ici Nonce au Bangladesh.

mardi 15 janvier 2013

FETE DE SAINT ANTOINE ET MANIFESTATION AGRICOLE

Cité du Vatican, 15 janvier 2013 (VIS). Le 17 janvier, fête du saint patron Antoine abbé, l'association italienne des éleveurs, organise une manifestation votive. A 10 h 30' le Cardinal Angelo Comastri, Vicaire général pour la Cité du Vatican, célébrera une messe en la Basilique vaticane, suivie à midi d'un défilé à cheval Via della Conciliazione et d'une bénédiction solennelle. Les stands présentant les différents animaux de ferme seront ouverts à 9 h Place Pie XII, prolongement de la Place St.Pierre. L'association offre aux propriétaires d'animaux de compagnie une visite vétérinaire gratuite. Enracinée dans le monde rural, la fête de saint Antoine est selon le président de l'AIA "un moment de joie à partager avec la population, afin d'illustrer notre activité et la place que le monde agricole occupe dans la société italienne".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Desiderius M.Rwoma, Evêque de Bukoba (superficie 8.608, population 876.350, catholiques 527.515, prêtres 128, religieux 438), en Tanzanie. Jusqu'ici Evêque de Singida (Tanzanie), il succède à Mgr.Nestorius Timanywa, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Desiderius M.Rwoma, Administrateur apostolique du diocèse de Singida (Tanzanie).

lundi 14 janvier 2013

LE PAPE REÇOIT LA POLICE ITALIENNE

Cité du Vatican, 14 janvier 2013 (VIS). Le Pape a reçu ce matin la Police Italienne en service près le Vatican pour le traditionnel échange des voeux, rappelant la délicate mission que cet organisme délégué assume notamment lors des grands rassemblements de fidèles et pour assurer la sécurité des personnes venant prier sur les tombes du prince des apôtres et de ses prédécesseurs, en particulier celle de Jean-Paul II. Puis il a évoqué le service que ses membres fournissent lors des visites pastorales qu'il effectue en Italie, parlant de l'esprit professionnel qui les anime. "C'est un style qui honore votre qualité de fonctionnaires de l'Etat italien comme celle de membres de l'Eglise, et qui symbolise les bonnes relations entre l'Italie et le Saint-Siège". Benoît XVI a dit espérer que le travail de ces policiers soit toujours "animé par une solide foi chrétienne, qui reste sans aucun doute de la plus haute importance spirituelle. C'est une valeur que vous ont transmis vos familles et que vous avez le devoir de transmettre à votre tour. L'Année de la foi...est pour vous aussi une occasion de retourner au message de l'Evangile et de mieux le faire entrer dans vos consciences et dans vos vies en témoignant partout de l'amour de Dieu... Puisse votre présence être de plus en plus efficace en faveur de l'ordre public, si fondamental pour bâtir une vie sociale harmonieuse. Enseignée par l'Evangile, cette valeur est aussi un signe de civilisation".

PAR LE BAPTEME, JESUS SE REND SOLIDAIRE AVEC NOUS

Cité du Vatican, 13 janvier 2013 (VIS). Ce matin, en la Chapelle Sixtine, le Saint-Père a baptisé 20 enfants nés ces derniers mois, tous fils ou fille d'employés de l'Etat de la Cité du Vatican. Dans son homélie, il a rappelé qu'une fois adulte, dès le début de son ministère public, Jésus se rendit au Jourdain pour recevoir de Jean un baptême de pénitence et de conversion. "Jésus a-t-il besoin de pénitence et de conversion? Certainement non. Et cependant...il veut se mettre du côté des pécheurs...en exprimant la proximité de Dieu. Il se montre solidaire avec nous, avec notre difficulté de nous convertir, de laisser nos égoïsmes, de nous détacher de nos péchés, pour nous dire que si nous l'acceptons dans notre vie, il peut nous soulager et nous conduire jusqu'à Dieu le Père... Jésus s'est réellement immergé dans notre condition humaine...et est en mesure d'en comprendre la faiblesse et la fragilité. C'est pourquoi il compatit, choisit de souffrir avec les hommes, de se faire pénitent avec nous. Voilà l’œuvre de Dieu que Jésus veut accomplir: la mission divine de soigner qui est blessé ou malade, de prendre sur lui le péché du monde".

Benoît XVI a ensuite expliqué qu'au moment où Jésus se fait baptiser par Jean, "les cieux s'ouvrent et l'Esprit Saint se manifeste sous la forme d'une colombe, alors qu'une voix venue d'en-haut exprime la complaisance du Père qui reconnaît son Fils unique, le Bien-aimé... C'est ainsi que se réalise la prophétie d'Isaïe...: le Seigneur Dieu vient avec puissance pour détruire les œuvres du péché et son bras exerce sa domination pour désarmer le Malin. Mais n'oublions pas que ce bras est le bras étendu sur la croix et que la puissance du Christ est la puissance de celui qui souffre pour nous; voilà quel est le pouvoir de Dieu, différent du pouvoir du monde; ainsi Dieu vient avec puissance pour détruire le péché".

A travers le baptême, les enfants baptisés aujourd'hui "seront unis de façon profonde et pour toujours avec Jésus, immergés dans le mystère de sa puissance...dans le mystère de sa mort qui est source de vie, pour participer à sa résurrection, pour renaître à une vie nouvelle...Sur vos enfants aussi le ciel est ouvert et Dieu dit: voici mes enfants, les enfants de ma complaisance. Insérés dans cette relation et libérés du péché originel, ils deviennent membres vivants de l'unique corps qu'est l'Eglise et sont mis à même de pouvoir vivre en plénitude leur vocation à la sainteté, afin de pouvoir hériter de la vie éternelle qui nous est obtenue de la résurrection de Jésus".

S'adressant ensuite aux parents ayant demandé le baptême pour leurs enfants, le Saint-Père a souligné qu'ils manifestaient "la foi, la joie d'être chrétiens et leur appartenance à l'Eglise. C'est la joie qui émane de la conscience d'avoir reçu un grand don de Dieu, la foi, un don qu'aucun de nous n'a pu mériter, mais qui nous a été donné gratuitement et auquel nous avons répondu par notre oui.... Le chemin de foi qui commence aujourd'hui pour ces enfants se fonde ainsi sur une certitude, sur l'expérience qui ne connaît rien de plus grand que de connaître le Christ et de communiquer aux autres notre amitié avec lui. C'est seulement dans cette grande amitié que s'entrouvrent réellement le grand potentiel de la condition humaine et que nous pouvons expérimenter ce qui est beau et ce qui libère".

Benoît XVI a aussi rappelé aux parrains et marraines leur "important devoir de soutenir et d'aider les parents dans leur devoir éducatif... Sachez toujours leur offrir votre bon exemple, à travers l'exercice des vertus chrétiennes. Il n'est pas facile de manifester ouvertement et sans compromis ce en quoi l'on croit, en particulier dans le contexte dans lequel nous vivons, face à une société qui considère souvent comme démodés et en dehors du temps ceux qui vivent de la foi en Jésus. En suivant cette mentalité, il peut y avoir parmi les chrétiens le risque de vivre la relation avec Jésus comme une limite, comme quelque chose qui mortifie la réalisation personnelle... Mais il n'en est pas ainsi!...car justement, à mesure que l'on avance dans le chemin de foi, on comprend comment Jésus exerce sur nous l'action libératrice de l'amour de Dieu, qui nous fait sortir de notre égoïsme...pour nous conduire à une vie pleine, en communion avec Dieu et ouverte aux autres. Dieu est amour; qui demeure dans l'amour demeure avec Dieu et Dieu demeure en lui. Ces paroles de la première lettre de Jean expriment avec une particulière clarté ce qui fait le centre de la foi chrétienne: l'image chrétienne de Dieu ainsi que l'image de l'homme et de son chemin, qui en découle".

"L'eau avec laquelle ces enfants seront signés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, les immergera dans cette source de vie qu'est Dieu lui-même et qui les fera devenir ses enfants. Et cette graine de vertu théologale, infusée par Dieu, la foi, l'espérance et la charité, graine qui aujourd'hui est mise dans leur cœur par la puissance de l'Esprit Saint, devra toujours être nourrie par la Parole de Dieu et les sacrements, pour que ces vertus chrétiennes puissent grandir et atteindre une pleine maturité, en vue de faire de chacun d'eux un vrai témoin du Seigneur", a conclu le Saint-Père.

CHOISIR L'HUMILITE ET LA RESPONSABILITE

Cite du Vatican, 13 janvier 2013 (VIS). A l'angélus, Benoît XVI a d'abord rappelé que ce ce dimanche d'après l'Epiphanie concluait le temps de Noël: "Nous fêtons aujourd'hui le baptême de Jésus. Devenu adulte, l'enfant dont nous avons célébré le mystère de la naissance s'est plongé dans le Jourdain, sanctifiant ainsi toutes les eaux et le cosmos entier comme le déclare la tradition orientale. Pour quelle raison, alors qu'il n'y a pas en lui ombre de péché, Jésus est il allé se faire baptiser par Jean? Pourquoi, parmi tant de personnes qui voulaient ainsi se préparer à la venue du Messie, a-t-il voulu accomplir ce geste de pénitence et de conversion? Ce geste...qui marque le début de sa vie publique, se place dans la ligne de l'Incarnation, de la descente de Dieu du plus haut des cieux jusqu'aux abysses infernaux. Cet abaissement divin se résume dans la parole amour, le nom même de Dieu". Jésus recevant le baptême au Jourdain "est l'homme nouveau qui veut vivre en fils de Dieu, c'est à dire dans l'amour, et qui face au mal du monde choisit l'humilité et la responsabilité, de ne pas se sauver lui même mais d'offrir sa vie pour la vérité et la justice. Etre chrétien signifie vivre ainsi, selon un mode de vie qui implique une renaissance, de renaître par le haut, de Dieu et de sa grâce. C'est la renaissance du baptême que le Christ a offert à l'Eglise pour régénérer l'homme dans une vie nouvelle".

Le Saint-Père a ensuite rappelé avoir administré le baptême à vingt nouveaux-nés en la Chapelle Sixtine, désirant étendre sa prière à tous les nouveaux-nés, mais aussi "inviter chacun à repenser à son propre baptême, à cette renaissance spirituelle qui nous a ouvert le chemin vers la vie éternelle. Durant cette Année de la foi, puisse tout chrétien redécouvrir la beauté qu'il y a à renaître du haut, c'est à dire de l'amour de Dieu, et de vivre à l'enseigne de son Fils".

LES MIGRANTS SONT PORTEURS DE FOI ET D'ESPERANCE

Cité du Vatican, 13 janvier 2013 (VIS). Après la prière mariale, le Pape a rappelé qu'aujourd'hui, on célébre la Journée mondiale des migrants et des réfugiés et que, dans son message annuel il avait comparé les migrations à "un pèlerinage de foi et d'espérance". "Ceux qui quittent leur terre le font dans l'espérance d'un avenir meilleur, mais ils le font aussi parce qu'ils ont confiance en Dieu qui guide les pas de l'homme, comme pour Abraham. C'est ainsi que les migrants sont porteurs de foi et d'espérance dans le monde. J'adresse aujourd'hui à chacun d'eux mon salut, avec une prière spéciale et ma bénédiction". Toujours à ce propos, le Pape a manifesté le souhait "que partout, ces personnes puissent être accueillies et aidées pour qu'elles aient chacune, ainsi que leur famille, une existence digne. Comme Jésus, soyons proches de ceux qui souffrent et n'ont pas de voix pour se faire entendre".

BENOIT XVI REÇOIT LE PRINCE DE MONACO

12 janvier 2013. Le Saint-Père a reçu ce matin SAS le Prince Albert II de Monaco et son épouse la Princesse Charlène. Après quoi le Prince Albert s'est entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone et Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les rapports avec les états. Outre l'importante contribution que l'Eglise catholique offre à la vie sociale de la Principauté, ces entretiens cordiaux ont permis d'évoquer certains points de la situation internationale liés au développement harmonieux des peuples et à la protection de l'environnement et des ressources naturelles.

MESSE D'INAUGURATION DE L'ANNEE JUDICIAIRE AU VATICAN

Cité du Vatican, 12 janvier 2013 (VIS). Ce matin, le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat, a célébré la messe pour l'inauguration de la LXXXIV Année judiciaire du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican. "Nous souhaitons invoquer la sagesse divine sur le grave et délicat devoir d'administration de la justice", a-t-il dit. Il a ensuite salué, entre autres, le président du Tribunal, M.Giuseppe Dalla Torre, et les juges, le promoteur de justice et les différents collaborateurs de la chancellerie, en leur transmettant "la bénédiction du Saint-Père qui suit avec une sollicitude attentive votre estimé travail". Dans son commentaire sur l'Evangile, centré sur Jean-Baptiste, le Secrétaire d'Etat a souligné que l'exemple et le témoignage de Jean-Baptiste sont un appel aux croyants à éviter tout protagonisme, ou volonté d'apparaître, en diminuant son 'moi' afin que grandisse en chacun de nous et chez les autres l'amour pour Jésus: il est la voie, la vérité et la vie. Cette attitude exige l'humilité du cœur, qui est un don de Dieu que nous devons sans cesse implorer dans la prière. C'est pourquoi l'apôtre Jean, comme nous l'avons écouté dans la première lecture...recommande de prier avec confiance le Père, qui ne manquera pas de nous exaucer, si celui qui demande est disposé à faire sa volonté. Il exhorte aussi à prier pour nos frères, s'ils ne s'obstinent dans le mal et refusent donc de se convertir. La prière mutuelle prend la valeur d'un délicieux acte de charité. Saint Paul aussi recommande à plusieurs reprises de prier les uns pour les autres, et Jésus lui-même prie pour que Pierre, une fois repenti, confirme dans la foi les autres apôtres... Tournons notre prière commune vers le Seigneur, afin que chacun d'entre nous puisse accomplir avec humilité et dans la vérité son service dans l'administration de la justice en faveur de notre communauté de l'Etat de la Cité du Vatican. Je vous souhaite à tous, qui participez à différents titres à l'inauguration de l'année judiciaire, de grandir dans la conscience que l'harmonie, la justice et la paix ne peuvent pas pleinement être atteints sans l'adhésion à Dieu et l'accueil de sa grâce. L'invitation à une ouverture au transcendant, que le Pape a adressé il y a quelques jours aux membres du Corps diplomatique, vaut aussi pour chacun de nous, car sans elle, il affirmait que l'homme devient facilement la proie du relativisme et il lui est ensuite difficile d'agir selon la justice et s'engager pour la paix", a conclu le Cardinal.

AUDIENCE AUX GENDARMES ET POMPIERS

Cité du Vatican, 12 janvier 2013 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a reçu les Gendarmes et les Pompiers de l'Etat de la Cité du Vatican, conduit par M.Domenico Giani, Directeur des Services de sécurité et protection civile, auxquels il a exprimé son estime, ses encouragements et sa "profonde reconnaissance pour un service accompli avec discrétion, compétence, efficacité et sacrifice. J'ai presque chaque jour l'occasion de croiser certains d'entre vous en service et de constater votre professionnalisme dans le service rendu au Pape mais aussi dans l'assurance de l'ordre public et de la sécurité des personnes résidentes ou venant au Vatican pour les divers rassemblements. La Gendarmerie a notamment la mission d'accueillir les pèlerins et les touristes qui viennent à Rome du monde entier. C'est une tâche...lourde et délicate, qui réclame patience, persévérance et capacité d'écoute. Elle est indispensable pour le déroulement serein de la vie quotidienne comme des cérémonies du Vatican. En tout pèlerin, en tout visiteur, sachez voir un frère que Dieu met sur votre chemin. Accueillez le avec égards et aidez le comme membre à part entière de la vaste famille humaine". Votre service, a poursuivi Benoît XVI, "sera d'autant plus efficace pour le Saint-Siège et enrichissant pour vous qu'il se déroulera dans un climat serein et harmonieux. Il est donc nécessaire que les gendarmes depuis longtemps incorporés et les dirigeants favorisent un climat de confiance capable de soutenir et encourager l'ensemble des éléments, y compris dans les moments difficiles... Votre présence au coeur de la chrétienté , là où des foules de fidèles arrivent sans cesse pour rencontrer le Successeur de Pierre et prier sur les tombes apostoliques, doit renforcer la dimension spirituelle de votre vie et approfondir votre foi, de manière à en témoigner en toute circonstance comme dans votre conduite personnelle".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 14 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Six prélats de la Conférence épiscopale des Abruzzes et du Molise (Italie) en visite Ad Limina:

Mgr.Giancarlo Bregantini, CSS, Archevêque de Campobasso-Boiano.

Mgr.Bruno Forte, Archevêque de Chieti-Vasto.

Mgr.Emidio Cipollone, Archevêque de Lanciano-Ortona.

Mgr.Domenico Angelo Scotti, Evêque de Trivento.

Mgr.Gianfranco De Luca, Evêque de Termoli-Larino.

Mgr.Salvatore Visco, Evêque d'Isernia-Venafro.

Samedi dernier, 12 janvier, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 janvier 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Julio Parrilla Díaz, Evêque de Riobamba (superficie 7.014, population 517.000, catholiques 405.000, prêtres 79, diacres 7, religieux 218), en Equateur. Il était jusqu'ici Evêque de Loja (Equateur).

Mgr.Daniel Kozelinski Netto, Visiteur apostolique pour les fidèles ukrainiens d'Uruguay, du Paraguay, du Chili et du Venezuela, déjà Administrateur apostolique de l'éparchie ukrainienne de Santa María del Patrocinio in Buenos Aires (Argentine).


Copyright © VIS - Vatican Information Service