Cité
du Vatican, 5 avril 2013
(VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Gintaras Grusas Archevêque de
Vilnius (superficie: 9.644; population: 830.000; catholiques:
547.000; prêtres: 169; religieux: 249) en Lituanie. L'Archevêque
élu, né en 1961 à Washington DC (USA) et ordonné prêtre en 1994,
était jusqu'ici Evêque militaire en Lituanie. Ingénieur en
informatique diplômé de l'Université de Los Angeles en Californie,
licencié en droit canon en 1999, il obtient son Doctorat en 2001 à
l'Université pontificale Saint-Thomas d'Aquin "Angelicum"
à Rome. Il a été Secrétaire général de la Conférence
épiscopale lituanienne, Recteur du Grand séminaire de Vilnius, et
Président et membre de différentes commissions ecclésiastiques
dans son pays et notamment la Commission bilatérale pour
l'accomplissement des accords entre le Saint-Siège et la Lituanie.
En 2010, il a été désigné Ordinaire militaire de Lituanie et a
reçu l'ordination épiscopale la même année. Il succède au
Cardinal Audrys Backis dont la renonciation à la charge pastorale de
l'archidiocèse a été acceptée pour limite d'âge.
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dernières 5 nouvelles
vendredi 5 avril 2013
jeudi 4 avril 2013
TELEGRAMME DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE ARGENTIN
Cité
du Vatican, 4 avril 2013
(VIS). Le Saint-Père a fait parvenir, par le Cardinal Tarcisio
Bertone, Secrétaire d'Etat, un télégramme de condoléances à
l'Archevêque de Buenos Aires, Mgr.Mario Aurelio Poli, suite aux
inondations en Argentine, ayant dévasté Buenos Aires et La Plata,
provoquant jusqu'à présent 56 morts et d'important dégâts. Voici
le texte:
"Le
Pape François, profondément attristé d'apprendre les graves
dommages causés par les pluies torrentielles des jours derniers,
prie le Seigneur pour le repos éternel des défunts et fait part de
sa paternelle proximité spirituelle aux personnes qui ont subi des
dommages et à leurs proches. Le Saint-Père invite aussi les
institutions civiles et ecclésiales, ainsi que les personnes de
bonne volonté, à apporter avec charité et esprit de solidarité
chrétienne l'aide nécessaire à tous ceux qui ont perdu leur maison
ou leurs biens. Avec ces sentiments, le Souverain Pontife accorde aux
personnes touchées et à ceux qui leur portent secours sa
réconfortante bénédiction apostolique, en signe de proximité avec
le bien aimé peuple argentin".
ETRUSCANNING: TOMBE EN 3D AUX MUSEES DU VATICAN
Cité
du Vatican, 4 avril 2013
(VIS). Les Musées du Vatican ont été aujourd'hui le siège de la
présentation et de l'inauguration de l'installation de réalité
virtuelle consacrée à la reconstruction de la célèbre tombe
Regolini-Galassi de la nécropole de Cerveteri (Italie) dont le
mobilier funéraire se trouve au Musée grégorien étrusque (Musées
du Vatican). L'installation fait partie de l'Etruscanning 3D, un
projet européen (Framework Culture 2007) pour l'expérimentation de
technologies numériques innovatrices en vue d'une documentation sur
la culture étrusque. Ce projet s'appuie sur la collaboration du
Musée Allard Pierson (musée archéologique de l'Université
d'Amsterdam), du Musée national des antiquités de Leiden
(Pays-Bas), du Musée gallo-romain de Tongeren (Belgique), du Conseil
national des recherches ITABC de Rome (Italie) et de la société
Visal Dimension de Ename (Belgique). Les Musées du Vatican et la
Direction archéologique d'Etrurie méridionale Y sont également
associés.
La
tombe, découverte intacte en 1836, peut actuellement être visitée
sur réservation. Son installation dans les Musées du Vatican a fait
l'objet d'une reconstruction en 3D telle qu'elle devait être à
l'âge étrusque (moitié du VII siècle av. J-C) juste après sa
fermeture. A l'intérieur, on y a replacé virtuellement les objets
du mobilier funéraire qui font de cette tombe l'une des plus
célèbres de la période orientalisante étrusque. Le replacement
virtuel des objets dans leur contexte n'a pas été une opération
facile. Il existe, en effet, encore aujourd'hui de nombreux doutes
sur leur emplacement dans l'espace originel. Au moment de sa
découverte, la documentation ne fut pas méthodique; dessins et
représentations furent réalisés a posteriori, après l'enlèvement
des objets. C'est pourquoi il a fallu récupérer et interpréter
toutes les sources iconographiques et documentaires disponibles afin
de proposer la reconstruction la plus plausible. Ici, la 3D a été
utilisée non seulement comme moyen de communication et de
divulgation finale, mais aussi comme instrument de vérification et
d'interprétation. De même que la tombe, les objets conservés aux
Musées du Vatican ont été reconstruits en 3D par des techniques de
photogrammétrie et de graphiques informatiques. Bien qu'ils aient
été, pour la plus grande partie, bien conservés, ils ont fait
l'objet d'une opération de restauration numérique délicate à
travers des procédés interprétatifs basés sur l'observation,
l'étude des sources et l'analyse de cas comparatifs. Certaines
décorations manquantes ont été réintégrées, quand cela était
possible, avec un bon degré de crédibilité et les matériaux ont
été virtuellement reportés tels qu'ils devaient être dans leur
aspect originel.
L'élément
le plus novateur de l'application est l'interaction:le public a la
possibilité d'explorer l'espace virtuellement reconstruit, de
s'approcher des objets, de les toucher et d'écouter les récits des
défunts (une femme au rang de princesse et un homme incinéré dans
la tombe de droite). Tout cela sans utiliser de manettes, souris,
clavier ou console mais par le seul mouvement du corps, en se
déplaçant dans l'espace en face de la projection. L'application est
visualisée en haute définition sur un grand écran holographique de
3 mètres de largeur. Elle se compose de deux fenêtres d'affichages
principales. La plus grande, centrale, est consacrée à
l'exploration en immersion de la tombe reconstruite en 3D avec les
objets replacés à l'intérieur. La seconde, sur la droite, est un
menu dynamique des objets qui se trouvent à proximité immédiate de
l'usager au fur et à mesure de son déplacement dans l'espace
virtuel. La bande sonore a été composée pour cette application et
mêle des sonorités anciennes au langage musical contemporain, sans
intentions philosophiques mais seulement suggestives. Les timbres
musicaux sont en partie réels (enregistrement de flûtes), en partie
synthétiques (cloches, clochettes, tambours), mélangés à des
bruits qui rappellent la vie réelle (chars, galops de chevaux, feu,
vagues).
Cette
application a remporté le premier prix de l'exposition d'archéologie
virtuelle internationale 'Archeovirtual' de Paestum (Italie) en 2012.
Celui-ci a été conféré par un comité scientifique international
et par le public.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 4 avril 2013
(VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Le
Cardinal James Michael Harvey, Archiprêtre de la basilique papale de
St.Paul-hors-les-murs.
Mgr.Piero
Marini, Président du Comité pontifical pour les congrès
eucharistiques internationaux.
mercredi 3 avril 2013
LES FEMMES, COMMUNICATRICES DE LA RESURRECTION
Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). La Résurrection, centre du message chrétien et les deux
manières, la profession de foi et le récit par lequel il se
transmet, ont été les deux sujets abordés par le Pape François
reprenant les catéchèses de l'Année de la foi des audiences
générales des mercredis. Comme désormais à son habitude, le
Saint-Père a fait le tour de la Place St.Pierre en voiture ouverte
pour saluer les dizaines de milliers de personnes venues l'écouter,
dont beaucoup présentaient leur enfant pour qu'il les prennent dans
ses bras. Après avoir chaleureusement salué les fidèles, le Pape a
prié avec eux et après leur avoir dit "Bonjour", il a
commencé sa catéchèse en citant le célèbre passage de l'Epître
de saint Paul aux Corinthiens: "Si le Christ n'est pas
ressuscité, notre foi est vaine".
"Malheureusement,
on a souvent cherché à assombrir la foi en la Résurrection de
Jésus, et même parmi les croyants des doutes se sont insinués, un
peu comme cette foi à l'eau de rose, comme on dit; ce n'est pas la
foi forte. Et cela par superficialité, par indifférence parfois,
occupés par mille choses que l'on croit plus importantes que la foi,
ou par une vision seulement horizontale de la vie. Mais c'est
justement la Résurrection qui nous ouvre à une espérance plus
grande, parce qu'elle ouvre notre vie et la vie du monde à l'avenir
éternel de Dieu, au vrai bonheur, à la certitude que le mal, le
péché, la mort peuvent être vaincus. Et cela nous amène à vivre
avec plus de confiance les réalités quotidiennes, à les affronter
avec courage et avec détermination. La Résurrection du Christ
apporte un nouvel éclairage à ces réalités quotidiennes. La
Résurrection du Christ est notre force!"
Expliquant
ensuite les deux formes de transmission de l'événement de la
Résurrection dans le Nouveau Testament, le Pape François a parlé
en premier lieu de la profession de foi, c'est-à-dire des formules
synthétiques qui indiquent le centre de la foi. Par exemple, celles
contenues dans la Lettre aux Corinthiens ou dans la Lettre aux
Romains dans laquelle saint Paul écrit: Si tes lèvres confessent
que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l'a ressuscité
des morts, tu seras sauvé. "Depuis les premiers pas de
l'Eglise, la foi dans le mystère de la mort et de la Résurrection
de Jésus est bien solide et claire", a encore dit le Pape qui a
toutefois préféré s'arrêter sur les témoignages sous forme de
récit, soulignant que les premiers témoins de cet événement
furent d'abord les femmes. Ce sont elles qui à l'aube se rendent au
sépulcre pour embaumer le corps de Jésus et qui trouvent le premier
signe: la tombe vide. Elles rencontrent ensuite le messager divin qui
leur dit: Jésus de Nazareth, le Crucifié, n'est pas ici. Il est
ressuscité. "Les femmes -a ajouté le Pape- sont poussées par
l'amour et savent accueillir cette annonce avec foi: elles croient,
et la transmettent immédiatement, ne la gardent pas pour elles,
elles la transmettent. La joie de savoir que Jésus est vivant,
l'espérance qui remplit le cœur, ne peuvent être contenues. Cela
devrait aussi être ainsi dans nos vies. Sentons la joie d'être
chrétiens! Nous croyons en un Ressuscité qui a vaincu le mal et la
mort! Ayons le courage de sortir pour apporter cette joie et cette
lumière dans tous les lieux de notre vie! La Résurrection du Christ
est notre plus grande certitude; c'est notre trésor le plus
précieux! Comment ne pas partager avec les autres ce trésor, cette
certitude? Elle n'est pas seulement pour nous, nous devons la
transmettre, la donner aux autres, la partager avec les autres. C'est
justement notre témoignage".
Le
Pape a aussi évoqué un autre élément de la profession de foi du
Nouveau Testament: le fait que l'on se souviennent seulement des
hommes, les apôtres, mais pas des femmes. "Cela parce que,
selon la loi juive de l'époque, les femmes et les enfants n'étaient
pas considérés comme des témoins fiables, crédibles. Dans les
Evangiles, au contraire, les femmes ont un rôle premier,
fondamental. Nous pouvons recueillir ici un élément en faveur de
l'historicité de la Résurrection: si c'était un fait inventé,
dans le contexte de l'époque, il n'aurait pas été lié au
témoignage des femmes. Les évangélistes, au contraire, racontent
simplement ce qu'il s'est passé: les premiers témoins sont les
femmes. Cela signifie que Dieu ne choisit pas selon les critères
humains: les premiers témoins de la naissance de Jésus sont les
bergers, des gens simples et humbles; les premiers témoins de la
Résurrection, ce sont les femmes. Et cela est beau. Et cela est un
peu la mission des femmes: des mamans, des femmes! Rendre témoignage
aux enfants, aux petits-enfants, que Jésus est vivant, qu'il est le
Vivant, le Ressuscité.
Mamans
et femmes, portez ce témoignage!".
"Cela
nous fait réfléchir aussi sur la façon dont les femmes, dans
l'Eglise et sur le chemin de la foi, ont eu et ont encore aujourd'hui
un rôle particulier pour ouvrir les portes au Seigneur, pour le
suivre et communiquer son visage, parce que le regard de foi a
toujours besoin du regard simple et profond de l'amour. Les apôtres
et les disciples ont plus de mal à croire en Jésus Ressuscité, les
femmes non: Pierre court au sépulcre mais s'arrête à la tombe
vide; Thomas doit toucher de ses mains les plaies de Jésus. Dans
notre chemin de foi aussi, il est important de savoir et de sentir
que Dieu nous aime, de ne pas avoir peur de l'aimer. La foi se
professe avec la bouche et avec le cœur, avec la parole et avec
l'amour".
Le
Saint-Père a rappelé qu'après les apparitions aux femmes, d'autres
suivirent où Jésus se fit présent d'une nouvelle façon: "c'est
le Crucifié, mais son cœur est glorieux; il n'est pas revenu à la
vie terrestre, mais bien dans une condition nouvelle. Au début, ils
ne le reconnaissent pas, et c'est seulement à travers ses paroles et
ses gestes que leurs yeux s'ouvrent: la rencontre avec le ressuscité
transforme, donne une nouvelle force à la foi, un fondement
inébranlable. Pour nous aussi, il existe de nombreux signes par
lesquels le Ressuscité se fait reconnaître: les saintes Ecritures,
l'eucharistie, les autres sacrements, la charité, ces gestes d'amour
qui apportent un rayon du Ressuscité. Laissons-nous illuminer par la
Résurrection du Christ, laissons-nous transformer par sa force, pour
qu'à travers nous dans le monde les signes de mort laissent la place
aux signes de vie". A la fin, voyant que sur la Place se
trouvaient de nombreux jeunes, le Pape a ajouté: "Jeunes
garçons et filles, apportez à tous cette certitude: le Seigneur est
vivant et marche à côté de nous dans la vie. Voilà quelle est
votre mission! Apportez cette espérance. Soyez ancrés à cette
espérance: cette ancre qui est dans le ciel. Tenez fort la corde,
soyez ancrés et apportez en avant l'espérance. Vous, témoins de
Jésus, portez en avant le témoignage que Jésus est vivant et cela
nous donnera l'espérance, il donnera l'espérance à ce monde un peu
vieilli par les guerres, par le mal, par le péché. En avant les
jeunes!".
CELEBRATIONS PRESIDEES PAR LE PAPE EN AVRIL ET MAI
Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). Voici le calendrier des célébrations présidées par le
Saint-Père pour les mois d'avril et de mai 2013:
AVRIL
-dimanche
7, II dimanche de Pâques ou de la Divine Miséricorde, 17h30, messe
pour l'installation de l'Evêque de Rome sur la Chaire romaine,
basilique St.Jean-de-Latran.
-dimanche
14,17h30, messe en la basilique St.Paul-hors-les-murs
-dimanche
21, 9h30, messe pour les ordinations sacerdotales en la basilique
St.Pierre
-dimanche
28, 10h, messe et confirmations, Place St.Pierre
MAI
-samedi
4, 18h, chapelet en la basilique Ste.Marie-Majeure
-dimanche
5, 10h, messe pour les confraternités, Place St.Pierre
-dimanche
12, 9h30, messe et canonisations des bienheureux Antonio Primaldo et
ses compagnons, Laura de Santa Catalina de Siena et Maria Guadalupe
Garcia Zavala, Place St.Pierre
-samedi
18, veille de la Pentecôte, 18h, veillée avec les mouvements
ecclésiaux, Place St.Pierre
-dimanche
19, dimanche de Pentecôte, 10h, messe avec les mouvements
ecclésiaux, Place St.Pierre.
LE PAPE PRIE SUR LA TOMBE DU BIENHEUREUX JEAN-PAUL II
Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). A l'occasion du huitième anniversaire de la mort du
bienheureux Jean-Paul II (2 avril 2005), le Pape François s'est
rendu hier soir sur sa tombe dans la Basilique Saint-Pierre.
Accompagné du Cardinal Angelo Comastri, Archiprêtre de la
basilique, et de son Secrétaire personnel, Mgr.Alfred Xuereb, le
Saint-Père a prié un long moment à la chapelle Saint-Sébastien où
se trouve la sépulture du bienheureux, ainsi que les tombes du
bienheureux Jean XXIII et de saint Pie X. "De même que la
visite à la tombe de saint Pierre et aux Grottes vaticanes -dit une
note de la Salle de Presse du Saint-Siège-, la visite de ce soir
dans la basilique exprime la profonde continuité spirituelle du
ministère pétrinien des Papes que le Pape François vit et sent
intensément, comme il l'a aussi montré dans sa rencontre et ses
nombreux appels téléphoniques à son prédécesseur Benoît XVI".
VISITE DU PAPE A LA NECROPOLE VATICANE
Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). Lundi 1 avril en fin d'après-midi, le Pape est allé se
recueillir sur la tombe de saint Pierre qui se trouve dans la
nécropole sous la basilique vaticane. Il s'est arrêté pour prier
dans la chapelle Clémentine, lieu le plus proche de la sépulture du
premier apôtre qui se trouve exactement au-dessous de l'autel
central et de la coupole de la basilique. Le Saint-Père a parcouru
l'allée centrale de la nécropole accompagné du Cardinal Angelo
Comastri, Archiprêtre de la basilique St.Pierre, de Mgr.Vittorio
Lanzani, Délégué de la Fabrique de St.Pierre et de MM.Pietro
Zanader et Mario Bosco, responsables de la nécropole. Il s'est
ensuite rendu aux Grottes vaticanes pour rendre hommage aux tombes
des papes des siècles passés qui s'y trouvent: Benoît XV, Pie XI,
Pie XII, Paul VI et Jean-Paul I.
SOLIDAIRES AVEC LES AUTISTES
Cité
du Vatican, 2 avril 2013
(VIS). A l'occasion de la célébration, ce 2 avril, de la 6 Journée
mondiale de l'autisme, Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil
pontifical pour la pastorale de la santé a publié le message
suivant:
"Très
chers frères et très chères sœurs, à l'occasion de la 6 Journée
mondiale de sensibilisation à l'autisme, qui est célébrée cette
année pendant le temps liturgique en correspondance des fêtes de
Pâques, le Conseil Pontifical des Services de Santé entend
manifester le souci de l'Eglise pour les personnes autistes et pour
leurs familles, en invitant les communautés chrétiennes et toutes
les personnes de bonne volonté à exprimer une solidarité
authentique à leur égard. Je voudrais baser ma réflexion sur
l'attitude de Jésus en marche vers Emmaüs aux côtés des deux
disciples. Le regard égaré –et plus encore, émerveillé- qui
rythme le pas de Cléophas et de Simon, pourrait être le même que
celui qui marque le visage et le cœur des parents ayant un ou une
enfant autiste, ou fortement lui ressembler. Autisme: un mot qui fait
peur aujourd'hui encore, bien que dans les nombreux soins qui,
traditionnellement, excluaient les handicaps un progrès ait été
fait pour accepter dans la société les personnes différentes, pour
démanteler beaucoup de préjugés relatifs aux personnes handicapées
et jusqu'à leurs familles. Définir une personne comme autiste
semble comporter automatiquement un jugement négatif sur celle qui
en est atteint et, implicitement, une sentence d'éloignement
définitif de la société. Par ailleurs, la personne semble être
dans l'incapacité de communiquer à autrui de façon profitable
-comme si, parfois, elle se trouvait sous une cloche de verre–
l'univers intérieur qui est le sien, un univers merveilleux pour
nous, mais impénétrable. Et c'est cette image typique et
stéréotypée de l'enfant autiste qui doit être entièrement revue.
Comme une sorte de fil rouge, l'Eglise a toujours, depuis sa
naissance, manifesté son attention à cet aspect de la médecine, en
apportant des témoignages concrets au niveau universel. Un
témoignage, surtout, est l'Amour au-delà du stigmate, ce stigmate
social qui isole le malade, le faisant se sentir un corps étranger:
je me réfère ici à ce sentiment de solitude dont on parle souvent
dans la société moderne mais qui est encore plus présent dans le
monde actuel de la santé, un monde parfait dans sa technicité, mais
toujours plus absent et privé de cette dimension affective qui, au
contraire, devrait caractériser chaque acte ou parcours
thérapeutique.
Face
aux problèmes et aux difficultés que ces enfants et leurs parents
doivent affronter, c'est avec humilité que l'Eglise propose un
itinéraire au frère souffrant, en l'accompagnant avec compassion et
tendresse tout au long de son parcours tortueux au plan humain et
psycho-relationnel, en ayant recours aux paroisses, aux associations,
aux mouvements ecclésiaux et aux personnes de bonne volonté. Très
chers frères et très chères sœurs, il faut nécessairement que le
fait de se mettre à l'écoute s'accompagne d'une solidarité
fraternelle authentique. Il doit toujours y avoir une attention
globale à la personne fragile, comme c'est le cas du malade autiste:
une attention qui se concrétise dans le sentiment de proximité que
chaque agent de la santé –suivant le rôle particulier de chacun–
doit savoir transmettre à son malade et à sa famille, pour que
l'autiste ne se sente pas un simple numéro, en faisant en sorte de
donner corps à une situation où le chemin est partagé, un chemin
fait de gestes, de comportements, de mots –même s'ils ne sont pas
éblouissants– qui suggèrent une quotidienneté proche de la
normalité. Ce qui signifie écouter l'exhortation, impérieuse, à
ne pas perdre de vue la personne dans son intégralité: aucune
procédure, aussi parfaite soit-elle, ne pourra se révéler efficace
si elle est vidée du sel de l'Amour, de cet Amour que chacun de ces
malades vous demande, lorsque vous le regardez dans les yeux. A la
fin, le meilleur bilan qui viendra nous enrichir sera leur sourire,
la sérénité d'une famille qui voit un être cher au cœur d'un
engrenage complexe auquel, en vertu de sa tâche spécifique, chacun
de nous est appelé à contribuer pour gérer sa vie, de même que le
partage, un partage réel. Dans la pratique, il s'agit d'accueillir
les enfants autistes dans les différents secteurs des activités
sociales, éducatives, catéchétiques, liturgiques d'une façon qui
corresponde à leurs capacités relationnelles et y soit
proportionnelle. Pour ceux qui ont reçu le don de la foi, cette
solidarité devient présence aimante et proximité généreuse à
celui qui souffre, à l'exemple et à l'imitation de Jésus-Christ,
le bon Samaritain, qui, avec sa passion, sa mort et sa résurrection,
a racheté l'humanité.
En
cette Année de la Foi, le désir du Conseil pontifical pour les
Services de Santé est de partager avec les personnes qui souffrent à
cause de l'autisme, l'espérance et la certitude qu'avec l'Amour nous
pouvons reconnaître le Christ Ressuscité chaque fois qu'il se fait
notre prochain sur le chemin de la vie. Une référence pour nous
sera l'affirmation suivante de Jean-Paul II, auquel nous demandons
d'intercéder et dont nous célébrons précisément aujourd'hui le
huitième anniversaire de son retour à la Maison du Père: "La
qualité de la vie au sein d'une communauté se mesure en grande
partie par l'engagement dans l'assistance aux plus faibles et aux
personnes plus indigentes, et dans le respect de leur dignité
d'hommes et de femmes. Le monde des droits ne peut pas être
uniquement l'apanage des personnes saines. La personne atteinte de
handicap doit elle aussi être aidée à réaliser toutes ses
potentialités d'ordre physique, psychique et spirituel. Ce n'est que
si les droits des plus faibles sont reconnus qu'une société peut
prétendre être fondée sur le droit et la justice”.
Que
les mots que le Saint-Père François dans les premiers jours de son
pontificat a prononcés pour manifester sa proximité aux pauvres et
aux personnes souffrantes nous éclairent en permanence: "nous
devons tout faire pour garder vivante dans le monde la soif d'absolu,
en ne permettant pas que prévale une vision de la personne humaine à
une seule dimension, selon laquelle l'homme se réduit à ce qu'il
produit et ce qu'il consomme: c'est là l'un des pièges plus
dangereux de notre temps”. Tout en souhaitant une collaboration de
tous pour pouvoir répondre de façon chorale et généreuse aux
nombreuses instances qui nous parviennent de nos frères atteints
d'autisme et de leurs famille, je confie leurs souffrances, leurs
joies et leur espérance à la médiation de Marie, Mère du Christ
et Santé des malades qui, en se tenant au pied de la Croix, nous a
enseigné à nous arrêter près de toutes les croix de l'Homme
d'aujourd'hui. Aux personnes autistes, à leurs familles et à tous
ceux qui sont engagés à les servir, je tiens à redire ma proximité
et ma prière et j'envoie mes vœux sincères et affectueux pour une
Pâque sereine et joyeuse, dans la paix du Seigneur Ressuscité".
REGINA COELI: LE POUVOIR DE LA GRACE
Cité
du Vatican, 1 avril 2013
(VIS). Lundi midi, le Pape François a récité le Regina Coeli avec
les fidèles réunis Place St.Pierre. "Bonjour et bonnes Pâques
à tous -a-t-il dit-. Je vous remercie d'être venus aujourd'hui
encore si nombreux pour partager la joie de Pâques, mystère central
de notre foi. Que la force de la Résurrection du Christ puisse
atteindre chaque personne -spécialement ceux qui souffrent- et
toutes les situations qui ont le plus besoin de confiance et
d'espérance".
"Le
Christ a vaincu le mal de façon pleine et définitive, mais c'est à
nous qu'il revient, à nous les hommes de tous les temps,
d'accueillir cette victoire dans notre vie et dans les réalités
concrètes de l'histoire et de la société... C'est vrai, le baptême
qui nous rend fils de Dieu, l'eucharistie qui nous unit au Christ,
doivent devenir vie, c'est-à-dire se traduire en attitudes,
comportements, gestes, choix. La grâce contenue dans les sacrements
pascals est un potentiel de renouvellement énorme pour l'existence
personnelle, pour la vie des familles, pour les relations sociales.
Mais tout passe à travers le cœur humain: si je me laisse atteindre
par la grâce du Christ ressuscité, si je lui permets de changer cet
aspect en moi qui n'est pas bon, qui peut me faire mal et aux autres,
je permets à la victoire du Christ de s'affirmer dans ma vie,
d'élargir son action bénéfique. Voilà quel est le pouvoir de la
grâce! Sans la grâce nous ne pouvons rien. Sans la grâce nous ne
pouvons rien! Et avec la grâce du baptême et de la communion
eucharistique, je peux devenir un instrument de la miséricorde de
Dieu, de cette belle miséricorde de Dieu!".
"Exprimer
dans la vie le sacrement que nous avons reçu: voilà quelle est
notre engagement quotidien, mais je dirais aussi notre joie
quotidienne! La joie de se sentir des instruments de la grâce du
Christ, comme des sarments de la vigne qu'il est lui-même, animé
par la lymphe de son Esprit! Prions ensemble, au nom du Seigneur mort
et ressuscité, et par l'intercession de la Vierge Marie, pour que le
mystère pascal puisse opérer profondément en nous et à notre
époque, pour que la haine fasse place à l'amour, le mensonge à la
vérité, la vengeance au pardon, la tristesse à la joie".
Après la prière mariale, le Pape a salué en italien les pèlerins
des différents continents en leur souhaitant de passer un lundi de
Pâques tranquille, "où résonne avec force l'annonce joyeuse
de Pâques: le Christ est ressuscité! Et il a conclu par ses mots:
"Bonnes Pâques à tous et bon déjeuner!"
SESSION PLENIERE DE LA COMMISSION PONTIFICALE BIBLIQUE
Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). La Commission pontificale biblique tiendra sa session plénière
annuelle du 8 au 12 avril, à la Maison Sainte-Marthe de la Cité du
Vatican, sous la présidence de Mgr.Gerhard Ludwig Müller.
Le P.Klemens Stock, S.J., Secrétaire général dirigera les travaux
de cette assemblée. La réunion conclura le thème d'étude:
Inspiration et vérité dans la Bible. "Depuis quelques années
-informe un communiqué de cet organisme- la commission a décidé de
concentrer ses efforts pour vérifier de quelle façon le thème de
l'inspiration et de la vérité se manifestent dans les différents
livres des saintes Ecritures. L'objectif de cette réflexion est
d'offrir une contribution positive pour que, dans une compréhension
approfondie des concepts d'inspiration et de vérité, la Parole de
Dieu soit accueillie par tous les fidèles, d'une façon toujours
plus adéquate à ce don particulier dans lequel Dieu se communique
lui-même et invite les hommes à la communion avec Lui".
LE CARDINAL OLORUNFEMI PREND POSSESSION DE SON TITRE
Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). Le Bureau des célébration liturgiques du Souverain Pontife a
fait savoir aujourd'hui que dimanche 7 avril à 12h, le Cardinal John
Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d'Abudja (Nigeria), prendra
possession du titre de Saint-Saturnin, à Rome.
dimanche 31 mars 2013
LA MISERICORDE DE DIEU PEUT AUSSI FAIRE FLEURIR LA TERRE LA PLUS ARIDE
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). Aujourd’hui, dimanche de Pâques à
10h15, place St.Pierre, le Saint-Père a célébré la messe de la
Résurrection du Seigneur, première messe pascale du nouvel Evêque
de Rome. Les fidèles romains et des pèlerins du monde entier, plus
de 250.000 personnes, ont participé à cette célébration qui a
commencé par le rituel du Resurrexit avec l’ouverture d’une
image du Ressuscité placée à côté de l’autel papal. Le Pape
n’a pas prononcé d’homélie, puisqu’après la messe il adresse
son message de Pâques au cours de la bénédiction Urbi et Orbi. La
fête de la Résurrection du Seigneur est connue pour être très
fleurie et la place St.Pierre n’a pas manqué de faire honneur à
cette tradition cette année encore. Plus de 40.000 fleurs, offertes
par les cultivateurs hollandais, ont transformé les abords de
l’autel papal en un magnifique jardin. On a pu y voir notamment des
narcisses jaunes et des liliacées blanches, couleurs de Pâques et
du drapeau pontifical, représentant la pureté du sacrifice de Jésus
et la gloire de sa résurrection, ainsi que des fleurs de couleur
rose symbolisant la lumière du Christ ressuscité qui détruit les
ténèbres.
A
midi, le Pape François s’est adressé, depuis la loggia centrale
de la basilique St.Pierre, aux fidèles réunis sur la Place et à
tous ceux qui suivaient l’évènement par la radio, la télévision
ou d’autres moyens de communication, et a prononcé son discours
pascal. "La miséricorde de Dieu peut faire fleurir aussi la
terre la plus aride", a dit le Pape, qui a prié pour la paix au
Moyen-Orient "en particulier entre Israéliens et Palestiniens,
qui travaillent à trouver la route de la concorde, afin qu’ils
reprennent avec courage et disponibilité les négociations"-,
en Irak, en Syrie, au Mali, au Nigeria, dans la région orientale du
Congo, en République centrafricaine et en Corée du Nord. Voici le
texte complet prononcé par le Pape:
"Chers
frères et sœurs de Rome et du monde entier, bonne fête de Pâques!
Bonne fête de Pâques! C’est une grande joie pour moi de pouvoir
vous faire cette annonce: le Christ est ressuscité! Je voudrais
qu’elle arrive dans chaque maison, dans chaque famille,
spécialement là où il y a plus de souffrance, dans les hôpitaux,
dans les prisons… Surtout je voudrais qu’elle atteigne tous les
cœurs, parce que c’est là que Dieu veut semer cette Bonne
Nouvelle: Jésus est ressuscité, c‘est l’espérance pour toi, tu
n’es plus sous la domination du péché, du mal! L’amour a
vaincu, la miséricorde a vaincu! La miséricorde l’emporte
toujours! Nous aussi, comme les femmes disciples de Jésus, qui
allèrent au tombeau et le trouvèrent vide, nous pouvons nous
demander quel sens a cet événement. Que signifie: Jésus est
ressuscité? Cela signifie que l’amour de Dieu est plus fort que le
mal et que la mort elle-même; cela signifie que l’amour de Dieu
peut transformer notre vie, faire fleurir ces zones de désert qui
sont dans notre cœur. Et cela, l’amour de Dieu peut le faire. Ce
même amour par lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé
jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi,
jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu,
ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de
Jésus, l’a transfiguré, l’a fait passer dans la vie éternelle.
Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie
terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y
est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir
d’espérance. Voilà ce qu’est Pâques: c’est l’exode, le
passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la
liberté de l’amour, du bien. Parce que Dieu est vie, seulement
vie, et sa gloire c’est nous, l’homme vivant. Chers frères et
sœurs, le Christ est mort et ressuscité une fois pour toutes et
pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de
l’esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en
tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre
vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd’hui encore, l’être
humain doit-il traverser! Surtout le désert qui est en lui, quand
manque l’amour de Dieu et du prochain, quand manque la conscience
d’être un gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et
nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut aussi faire fleurir la
terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés.
Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous: accueillons la
grâce de la Résurrection du Christ! Laissons-nous renouveler par la
miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la
puissance de son amour transformer aussi notre vie; et devenons des
instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels
Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire
fleurir la justice et la paix.
Et
demandons ainsi à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie,
de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en
paix. Oui, le Christ est notre paix et par lui implorons la paix pour
le monde entier! Paix pour le Moyen-Orient, en particulier entre
Israéliens et Palestiniens, qui ont du mal à trouver la route de la
concorde, afin qu’ils reprennent avec courage et disponibilité les
négociations pour mettre fin à un conflit qui dure désormais
depuis trop longtemps. Paix en Irak, pour que cesse définitivement
toute violence, et, surtout, pour la Syrie bien aimée, pour sa
population blessée par le conflit et pour les nombreux réfugiés
qui attendent aide et consolation. Que de sang a été versé! Et
combien de souffrances devront encore être infligées avant qu’on
réussisse à trouver une solution politique à la crise? Paix pour
l’Afrique, théâtre encore de conflits sanglants. Au Mali, afin
qu’il retrouve unité et stabilité; et au Nigéria, où
malheureusement ne cessent les attentats qui menacent la vie de tant
d’innocents et où de nombreuses personnes, même des enfants, sont
retenues en otage par des groupes terroristes. Paix dans l’est de
la République Démocratique du Congo et en République
Centrafricaine, où nombreux sont ceux qui sont contraints à laisser
leurs maisons et vivent encore dans la peur. Paix en Asie, surtout
dans la Péninsule coréenne, pour que soient surmontées les
divergences et que mûrisse un esprit renouvelé de réconciliation.
Paix au monde entier, encore si divisé par l’avidité de ceux qui
cherchent des gains faciles, blessé par l’égoïsme qui menace la
vie humaine et la famille, égoïsme qui continue la traite de
personnes, l’esclavage le plus répandu en ce vingt-et-unième
siècle; la traite des personnes est vraiment l’esclavage le plus
répandu de ce vingt-et-unième siècle! Paix au monde entier,
déchiré par la violence liée au trafic de drogue et par
l’exploitation inéquitable des ressources naturelles! Paix à
notre Terre! Que Jésus ressuscité apporte réconfort aux victimes
des calamités naturelles et fasse de nous des gardiens responsables
de la création! Chers frères et sœurs, à vous tous qui m’écoutez
de Rome et de toutes les parties du monde, j’adresse l’invitation
du Psaume: Rendez grâce au Seigneur: Il est bon! Eternel est son
amour! Oui, que le dise Israël: Eternel est son amour!"
Ensuite,
le Pape François a prononcé quelques mots en italien, au lieu de
saluer dans les différentes langues, pour souhaiter bonnes Pâques
au monde entier. Voici ce qu’il a dit: "Chers frères et
sœurs, rassemblés de toutes les parties du monde sur cette Place,
cœur de la chrétienté, et vous tous qui êtes reliés à travers
les moyens de communication, je renouvelle mes vœux : Bonne
fête de Pâques! Apportez dans vos familles et vos pays le message
de joie, d’espérance et de paix, que chaque année, en ce jour on
renouvelle avec force. Le Seigneur ressuscité, vainqueur du péché
et de la mort soit votre soutien à tous, en particulier aux plus
faibles et aux plus nécessiteux. Merci pour votre présence et le
témoignage de votre foi. Une pensée et un merci tout particulier
pour le don de ces très belles fleurs qui viennent des Pays-Bas. A
tous je répète affectueusement : que le Christ ressuscité
guide chacun de vous et l’humanité tout entière sur les sentiers
de la justice de l’amour et de la paix". Enfin, le Saint-Père
a donné sa bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde.
VEILLEE PASCALE: NOUS AVONS PEUR DES SURPRISES DE DIEU!
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). Hier à 20h30, en la basilique St.
Pierre, le Saint-Père a présidé la veillée pascale. La
célébration a commencé dans l’atrium de la basilique avec la
bénédiction du feu et la préparation du cierge pascal. Après la
procession jusqu’à l’autel avec le cierge pascal allumé et le
chant de l’Exultet, s’est déroulée la liturgie de la Parole, la
liturgie baptismale et la liturgie eucharistique concélébrée par
les cardinaux.
Au
cours de la célébration, le Pape a administré les sacrements
d’initiation chrétienne (baptême, confirmation et première
communion) à quatre personnes provenant d’Italie, d’Albanie, de
Russie et des Etats-Unis. Après la proclamation de l’Evangile, il
a commenté, dans son homélie, l’Evangile des saintes femmes qui
se rendent au sépulcre, rencontrent les anges et trouvent la tombe
vide. "Nous avons peur des surprises de Dieu; nous avons peur
des surprises de Dieu! Il nous surprend toujours!", a dit le
Pape. Voici le texte intégal de son homélie:
"Chers
frères et soeurs, dans l’évangile de cette nuit lumineuse de la
Vigile pascale, nous rencontrons en premier les femmes qui se rendent
au tombeau de Jésus avec les aromates pour oindre son corps. Elles
viennent pour accomplir un geste de compassion, d’affection,
d’amour, un geste traditionnel envers une personne chère défunte,
comme nous le faisons nous aussi. Elles avaient suivi Jésus,
l’avaient écouté, s’étaient senties comprises dans leur
dignité et l’avaient accompagné jusqu’à la fin, sur le
Calvaire, et au moment de la déposition de la croix. Nous pouvons
imaginer leurs sentiments tandis qu’elles vont au tombeau: une
certaine tristesse, le chagrin parce que Jésus les avait quittées,
il était mort, son histoire était terminée. Maintenant on revenait
à la vie d’avant. Cependant dans les femmes persistait l’amour,
et c’est l’amour envers Jésus qui les avait poussées à se
rendre au tombeau. Mais à ce point il se passe quelque chose de
totalement inattendu, de nouveau, qui bouleverse leur cœur et leurs
programmes et bouleversera leur vie: elles voient la pierre enlevée
du tombeau, elles s’approchent, et ne trouvent pas le corps du
Seigneur. C’est un fait qui les laisse hésitantes, perplexes,
pleines de questions: Que s’est-il passé?, Quel sens tout cela
a-t-il?. Cela ne nous arrive-t-il pas peut-être aussi à nous quand
quelque chose de vraiment nouveau arrive dans la succession
quotidienne des faits? Nous nous arrêtons, nous ne comprenons pas,
nous ne savons pas comment l’affronter. La nouveauté souvent nous
fait peur, aussi la nouveauté que Dieu nous apporte, la nouveauté
que Dieu nous demande. Nous sommes comme les Apôtres de l’Evangile:
nous préférons souvent garder nos sécurités, nous arrêter sur
une tombe, à la pensée pour un défunt, qui à la fin vit seulement
dans le souvenir de l’histoire comme les grand personnages du
passé. Nous avons peur des surprises de Dieu; nous avons peur des
surprises de Dieu! Il nous surprend toujours! Frères et sœurs, ne
nous fermons pas à la nouveauté que Dieu veut porter dans notre
vie! Ne sommes-nous pas souvent fatigués, déçus, tristes, ne
sentons-nous pas le poids de nos péchés, ne pensons-nous pas que
nous n’y arriverons pas? Ne nous fermons pas sur nous-mêmes, ne
perdons pas confiance, ne nous résignons jamais: il n’y a pas de
situations que Dieu ne puisse changer, il n’y a aucun péché qu’il
ne puisse pardonner si nous nous ouvrons à Lui.
Mais
revenons à l’Evangile, aux femmes et faisons un pas en avant.
Elles trouvent la tombe vide, le corps de Jésus n’y est pas,
quelque chose de nouveau est arrivé, mais tout cela ne dit encore
rien de clair: cela suscite des interrogations, laisse perplexes,
sans offrir une réponse. Et voici deux hommes en vêtement éclatant,
qui disent: Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Il
n’est pas ici, il est ressuscité. Ce qui était un simple geste,
un fait, accompli bien sûr par amour –le fait de se rendre au
tombeau– maintenant se transforme en événement, en un fait qui
change vraiment la vie. Rien ne reste plus comme avant, non seulement
dans la vie de ces femmes, mais aussi dans notre vie et dans
l’histoire de l’humanité. Jésus n’est pas mort, il est
ressuscité, il est le Vivant! Il n’est pas seulement revenu à la
vie, mais il est la vie même, parce qu’il est le Fils de Dieu,
qu’il est le Vivant. Jésus n’est plus dans le passé, mais il
vit dans le présent et est projeté vers l’avenir, il est
l’aujourd’hui éternel de Dieu. Ainsi la nouveauté de Dieu se
présente aux yeux des femmes, des disciples, de nous tous: la
victoire sur le péché, sur le mal, sur la mort, sur tout ce qui
opprime la vie et lui donne un visage moins humain. Et c’est un
message adressé à moi, à toi, chère sœur et cher frère. Combien
de fois avons-nous besoin que l’Amour nous dise: pourquoi
cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Les problèmes, les
préoccupations de tous les jours tendent à nous faire replier sur
nous-mêmes, dans la tristesse, dans l’amertume… et là se trouve
la mort. Ne cherchons pas là Celui qui est vivant! Accepte alors que
Jésus Ressuscité entre dans ta vie, accueille-le comme ami, avec
confiance: Lui est la vie! Si jusqu’à présent tu as été loin de
Lui, fais un petit pas: il t’accueillera à bras ouverts. Si tu es
indifférent, accepte de risquer: tu ne seras pas déçu. S’il te
semble difficile de le suivre, n’aies pas peur, fais-lui confiance,
sois sûr que Lui, il t’est proche, il est avec toi et te donnera
la paix que tu cherches et la force pour vivre comme Lui le veut.
Il
y a un dernier élément simple de l’Evangile de cette lumineuse
Vigile pascale que je
voudrais
souligner. Les femmes rencontrent la nouveauté de Dieu: Jésus est
ressuscité, il est le Vivant ! Mais devant le tombeau vide et les
deux hommes en vêtement éclatant, leur première réaction est une
réaction de crainte: elles baissaient le visage vers le sol -note
saint Luc-, elles n’avaient pas non plus le courage de regarder.
Mais quand elles entendent l’annonce de la Résurrection, elles
l’accueillent avec foi. Et les deux hommes en vêtement éclatant
introduisent un verbe fondamental: Rappelez-vous ce qu’il vous a
dit quand il était encore en Galilée… Et elles se rappelèrent
ses paroles. C’est l’invitation à faire mémoire de la rencontre
avec Jésus, de ses paroles, de ses gestes, de sa vie; et c’est
vraiment le fait de se souvenir avec amour de l’expérience avec le
Maître qui conduit les femmes à dépasser toute peur et à porter
l’annonce de la Résurrection aux Apôtres et à tous les autres.
Faire mémoire de ce que Dieu a fait et fait pour moi, pour nous,
faire mémoire du chemin parcouru; et cela ouvre le cœur à
l’espérance pour l’avenir. Apprenons à faire mémoire de ce que
Dieu a fait dans notre vie. En cette Nuit de lumière, invoquant
l’intercession de la Vierge Marie, qui gardait chaque événement
dans son cœur, demandons que le Seigneur nous rende participants de
sa Résurrection: qu’il nous ouvre à sa nouveauté qui transforme,
aux surprises de Dieu; qu’il fasse de nous des hommes et des femmes
capables de faire mémoire de ce qu’il accomplit dans notre
histoire personnelle et dans celle du monde; qu’il nous rende
capables de le sentir comme le Vivant, vivant et agissant au milieu
de nous; qu’il nous enseigne chaque jour à ne pas chercher parmi
les morts Celui qui est vivant. Amen."
INTENTIONS DE PRIERE POUR AVRIL
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). L'intention de prière générale du
Saint-Pere pour Avril est: "Pour que célébrer et prier
publiquement soit source de vie nouvelle pour les croyants. ".
Son
intention missionnaire est: "Pour que les Eglises particulières
des territoires de mission soient signe et instrument d’espérance
et de résurrection."
AVIS
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). Bien qu’habituellement, lors des
fêtes de la Semaine Sainte, le service du VIS soit suspendu, cette
année, de façon exceptionnelle, le Vatican Information Service a
retransmis toutes les activités du nouveau Pape François au cours
du Triduum pascal. Demain lundi 1 avril et mardi 2, jours fériés au
Vatican, il n’y aura pas de bulletin du VIS. La transmission
reprendra mercredi 3 avril.
samedi 30 mars 2013
VENDREDI SAINT: EN CETTE NUIT UNE SEULE PAROLE DOIT DEMEURER, C’EST LA CROIX ELLE-MEME
Cité
du Vatican, 30 mars 2013 (VIS). Hier, Vendredi saint, à 17 h, le
Pape François a présidé en la Basilique St.Pierre la célébration
de la Passion du Seigneur. La liturgie de la Parole, relatant tout le
récit de la Passion selon saint Jean, a été suivie de l’homélie
et de la prière universelle. Le rite s’est poursuivi avec
l’adoration de la Croix et s’est terminé par la communion.
Le
soir à 21 h 15’, le Saint-Père s’est rendu au Colisée pour y
présider, pour la première fois, le chemin de croix. Cette année
les textes des méditations et prières accompagnant chaque station
ont été écrits par deux jeunes Libanais sous la direction du
Cardinal Bechara Boutros Raï, O.M.M., Patriarche d’Antioche des
Maronites du Liban. Les images des livrets distribués aux fidèles,
reproduisaient des stations de chemin de croix réalisées par un
franciscain anonyme de Bethléem du XIX siècle. Plus de cent mille
personnes étaient présentes, dont beaucoup de jeunes et un groupe
important venu du Liban. Le Pape a suivi la cérémonie, retransmise
en mondovision, depuis une petite estrade placée sur la colline du
Palatin. Deux jeunes du diocèse de Rome et deux Libanais tenaient
les torches aux côtés de la croix qui a été successivement portée
par le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire de Sa Sainteté pour le
diocèse de Rome, deux familles d’Italie et d’Inde, une personne
en fauteuil roulant, deux séminaristes chinois, deux frères
franciscains de la Custodie de Terre Sainte, deux religieuses
nigérianes et deux libanaises, et deux jeunes du Brésil. Au terme
du chemin de croix, le Pape a prononcé les paroles suivantes:
"Chers
frères et sœurs, je vous remercie d’avoir participé nombreux à
ce moment d’intense prière. Et je remercie aussi tous ceux qui se
sont unis à nous par les moyens de communication, spécialement les
personnes malades et les personnes âgées. Je ne veux pas ajouter
beaucoup de paroles. En cette nuit une seule parole doit demeurer,
c’est la Croix elle-même. La Croix de Jésus est la Parole par
laquelle Dieu a répondu au mal du monde. Parfois il nous semble que
Dieu ne répond pas au mal, qu’il demeure silencieux. En réalité
Dieu a parlé, a répondu, et sa réponse est la Croix du Christ: une
Parole qui est amour, miséricorde, pardon. Elle est aussi jugement:
Dieu nous juge en nous aimant. Rappelons nous cela: Dieu nous juge en
nous aimant. Si j’accueille son amour je suis sauvé, si je le
refuse je suis condamné, non par lui, mais par moi-même, parce que
Dieu ne condamne pas, lui aime et sauve seulement. Chers frères et
sœurs, la parole de la Croix est aussi la réponse des chrétiens au
mal qui continue à agir en nous et autour de nous. Les chrétiens
doivent répondre au mal par le bien, en prenant sur eux la croix,
comme Jésus. Ce soir nous avons entendu le témoignage de nos frères
du Liban: ce sont eux qui ont composé ces belles méditations et
prières. Nous les remercions de tout cœur pour ce service et
surtout pour le témoignage qu’ils nous donnent. Nous l’avons vu
quand le Pape Benoît est allé au Liban: nous avons vu la beauté et
la force de la communion des chrétiens de cette Terre et de l’amitié
de tant de nos frères musulmans et de beaucoup d’autres. Ce fut un
signe pour le Moyen Orient et pour le monde entier: un signe
d’espérance. Alors continuons ce chemin de croix dans la vie de
tous les jours! Marchons ensemble sur le chemin de la Croix, marchons
en portant dans le cœur cette parole d’amour et de pardon.
Marchons en attendant la Résurrection de Jésus qui nous aime tant.
Il est tout amour!"
OSTENSION EXTRAORDINAIRE DU SAINT SUAIRE
Cité
du Vatican, 30 mars 2013 (VIS). Aujourd’hui, Samedi saint, de 17h15
à 18h40, en la cathédrale de Turin, sera exposé de façon
exceptionnelle le Saint Suaire. Cette initiative a lieu dans le cadre
de l’Année de la foi proclamée par le Pape Benoît XVI. Cette
ostension sera retransmise par la RAI en mondiovision.
A
cette occasion, le Pape François a adressé un message-vidéo dont
voici le texte intégral: "Chers frères et sœurs, je me place,
moi aussi avec vous devant le Saint Suaire, et je remercie le
Seigneur qui nous offre cette possibilité avec les moyens
d’aujourd’hui. Même si cela se fait sous cette forme, il ne
s’agit pas d’une simple observation, mais d’une vénération,
c’est un regard de prière. Je dirais davantage: c’est se laisser
regarder. Ce visage a les yeux clos, c’est le visage d’un défunt,
et pourtant mystérieusement il nous regarde, et dans le silence il
nous parle. Comment est-ce possible? Comment se fait-il que le peuple
fidèle, comme vous, veuille s’arrêter devant cette icône d’un
homme flagellé et crucifié? Parce que l’homme du Suaire nous
invite à contempler Jésus de Nazareth. Cette image –imprimée
dans la toile– parle à notre cœur et nous pousse à gravir le
Mont du Calvaire, à regarder le bois de la croix, à nous immerger
dans le silence éloquent de l’amour. Laissons-nous donc rejoindre
par ce regard, qui ne cherche pas nos yeux mais notre cœur. Ecoutons
ce qu’il veut nous dire, dans le silence, en passant au-delà de la
mort-même. A travers le Saint Suaire nous parvient la Parole unique
et ultime de Dieu: l’Amour fait homme, incarné dans notre
histoire; l’Amour miséricordieux de Dieu qui a pris sur lui tout
le mal du monde pour nous libérer de sa domination. Ce visage
défiguré ressemble à tant de visages d’hommes et de femmes
blessés par une vie qui ne respecte pas leur dignité, par des
guerres et des violences qui frappent les plus faibles… Pourtant le
visage du Suaire communique une grande paix; ce corps torturé
exprime une souveraine majesté. C’est comme s’il laissait
transparaître une énergie contenue mais puissante, c’est comme
s’il nous disait: aies confiance, ne perd pas l’espérance; la
force de l’amour de Dieu, la force du Ressuscité vainc tout. Pour
cela, contemplant l’homme du Suaire, je fais mienne, en ce moment,
la prière que saint François d’Assise prononça devant le
Crucifié: Dieu Très-Haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres
de mon cœur; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une
parfaite charité; donne-moi de sentir et de connaître, Seigneur,
afin que je puisse l’accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait
m’égarer. Amen."
vendredi 29 mars 2013
A DE JEUNES DETENUS: COMME PRETRE ET COMME EVEQUE, JE DOIS ETRE A VOTRE SERVICE
Cité
du Vatican, 29 mars 2013 (VIS). Hier, Jeudi saint, à 17 h, le Pape
François a quitté le Vatican pour se rendre à l’Institut pénal
pour mineurs de Casal del Marmo en périphérie de Rome où il a
célébré, à 17 h 30’ la messe In Coena Domini, première
célébration du Triduum pascal, pour une cinquantaines de jeunes
détenus. Au cours de la célébration, il a lavé les pieds de dix
garçons et deux filles, et a dit dans son homélie que son devoir
était d’aider les autres: "Comme prêtre et comme évêque,
je dois être à votre service. Mais c’est un devoir qui me vient
du cœur". Au moment du lavement des pieds, le Pape François
s’est agenouillé six fois, et chaque fois, il a fait couler de
l’eau sur leurs pieds, les a séchés et les a embrassés. Une des
filles à qui il a lavé les pieds était italienne et l’autre
provenait d’un pays de l’Europe de l’est. Voici l’homélie
que le Pape a prononcé après la lecture de l’Evangile:
"Ceci
est émouvant. Jésus qui lave les pieds à ses disciples. Pierre ne
comprenait rien, il refusait. Mais Jésus lui a expliqué. Jésus
–Dieu- a fait cela! Et il explique à ses disciples: Comprenez-vous
ce que je vous ai fait? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous
dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi
le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds
les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné pour
que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. C’est
l'exemple du Seigneur: Il est le plus important et Il lave les pieds,
parce qu'entre nous celui qui est le plus haut doit être au service
des autres. Et c’est un symbole, un signe, non? Laver les
pieds c’est dire: je suis à ton service. Et nous aussi, entre
nous, ne devons-nous pas nous laver les pieds tous les jours les uns
aux autres; mais qu’est-ce que cela signifie? Que nous devons nous
aider les uns les autres. Parfois je me suis fâché avec l’un ou
avec l’autre... mais... laisse tomber, laisse tomber, et s'il te
demande un service, fais-le. Nous aider les uns les autres: voilà ce
que Jésus nous enseigne et c’est ce que je fais, et je le fais de
tout cœur, parce que c'est mon devoir. Comme prêtre et comme
évêque, je dois être à votre service. Mais c'est un devoir qui me
vient du fond du cœur: je l'aime. J'aime cela et j’aime le faire
parce que c’est ainsi que le Seigneur m'a enseigné. Mais vous
aussi aidez-vous: aidez-vous toujours. Les uns les autres. Et ainsi,
en nous aidant, nous nous ferons du bien. Maintenant nous allons
faire cette cérémonie de nous laver les pieds et pensons, que
chacun de nous pense: Est-ce que je suis vraiment disposée, est-ce
que je suis disposé, à servir à aider l'autre? Pensons seulement à
cela. Et pensons que ce signe est une caresse de Jésus, que nous
fait Jésus, parce que Jésus est venu justement pour cela: pour
servir, pour nous aider."
Ont
concélébré avec le Saint-Père: le Cardinal Agostino Vallini, le
Substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr.Giovanni Angelo Becciu,
le Secrétaire du Pape, Mgr.Alfred Xuereb et l’aumônier de la
prison, le P.Gaetano Grego. La messe s’est déroulée dans la
chapelle du "Père miséricordieux", et près de 50 jeunes
y ont assisté parmi lesquels 11 filles, tous détenus de cette
prison. Après la cérémonie, le Pape François a rencontré les
jeunes dans le gymnase, en présence, entre autres, de la ministre de
la Justice italienne, Mme Paola Severino. Les enfants de la prison
ont offert au Pape un crucifix en bois et un prie-Dieu, fait par eux
dans les ateliers de l’Institut.
Avant
de partir, le Pape a remercié les jeunes de leur accueil et leur a
dit: "Ne vous laissez pas voler votre espérance, en avant
toujours!". Un des enfants lui a demandé pourquoi il avait
décidé de venir à Casal del Marmo et le Pape lui a répondu:
"C’est un sentiment venu du cœur; j’ai ressenti cela. J’ai
demandé : Où se trouvent ceux qui m’aideront le plus à être
humble et à être serviteur comme doit l’être un évêque? Où se
trouvent ceux qui aimeront que je leur rende visite? On m’a
répondu: Peut-être à Casal del Marmo. Et quand on me l’a dit, je
suis venu ici. C’est cela qui est venu du cœur, et seulement. Les
choses du cœur ne s’expliquent pas, elles viennent d’elles-mêmes.
Merci, hein!". Au moment de partir, il a dit aux enfants:
"Maintenant je m’en vais, merci beaucoup de votre accueil.
Priez pour moi et ne vous laissez pas voler l’espérance. En avant
toujours! Merci beaucoup!".
VARIATIONS DANS LES ARMOIRIES DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 29 mars 2013 (VIS). Le site internet du Vatican a publié
la nouvelle version des armoiries du Pape avec une modification de
l’étoile qui compte huit branches au lieu de cinq, représentant
les huit béatitudes. De plus, la fleur de nard, représentant saint
Joseph, patron de l’Eglise universelle, a été modifiée et
ressort davantage. Enfin, la devise du Saint-Père "Miserando
atque eligendo", a été inscrite sur un parchemin blanc au
revers rouge. Le symbole des Jésuites reste le même. Pour plus
d’informations sur ce blason, vous pouvez vous rendre sur
http://visnews-fr.blogspot.it/, du mardi 19 mars, "Le blason du
Pape François".
jeudi 28 mars 2013
SOYEZ DES PASTEURS PENETRES DE L'ODEUR DE LEURS BREBIS
Cité
du Vatican, 28 mars 2013
(VIS). A 9 h 30' en la Basilique vaticane, en présence de quelque
10.000 fidèles, le Pape a présidé la messe chrismale, célébrée
aujourd'hui dans toutes les cathédrales du monde. Plus de deux mille
cardinaux, archevêques, évêques et prêtres se trouvant à Rome
ont concélébré. Au cours de son homélie, il a évoqué l'onction,
thème central des lectures. "Ceux qui reçoivent l'onction -a
dit le Pape- ont en commun qu'elle est pour
oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs...
L’image de l’huile qui se répand...est l’image de l’onction
sacerdotale qui, à travers celui qui est oint, arrive jusqu’aux
confins de l’univers". Le Pape a aussi
dit aux prêtres que "l'insatisfaction chez certains, qui
finissent par être tristes, des prêtres tristes, et transformés en
collectionneurs d'antiquités ou de nouveautés" vient de ce
qu'ils sortent peu d'eux mêmes et oignent avec parcimonie perdant
ainsi "le meilleur de notre peuple". "Voilà
ce que je vous demande: soyez des pasteurs pénétrés de l’odeur
de leurs brebis, qui sentent cette odeur".
"On
reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple", a
aussi dit le Saint-Père. "C’est ainsi que nous devons faire
l’expérience de notre onction, son pouvoir et son efficacité
rédemptrice: aux périphéries où se trouve la souffrance, où le
sang est versé, il y a un aveuglement qui désire voir, il y a des
prisonniers de tant de mauvais patrons. Ce ne sont pas précisément
dans les auto-expériences ou les introspections répétées que nous
rencontrons le Seigneur: les cours pour s’aider soi-même dans la
vie peuvent être utiles, mais vivre passant d’un bord à l’autre,
de méthode en méthode, pousse à devenir pélagiens, à minimiser
le pouvoir de la grâce qui s’actualise et croît dans la mesure
selon laquelle, avec foi, nous sortons pour nous donner nous-mêmes
et pour donner l’Evangile aux autres".
Se
souvenant, avec tous les prêtres, du jour de son ordination comme
ministre sacré, le Pape a ajouté: "Le prêtre célèbre en
chargeant sur ses épaules le peuple qui lui est confié, et en
portant leurs noms gravés en son cœur. Revêtir notre humble
chasuble peut bien nous faire sentir, sur les épaules et dans notre
cœur, le poids et le visage de notre peuple fidèle, de nos saints
et de nos martyrs, qui en cette période sont si nombreux. De la
beauté de la chose liturgique, qui n’est pas seulement un ornement
et un goût pour les vêtements, mais la présence de la gloire de
notre Dieu resplendissant en son peuple vivant et consolé,
considérons-en maintenant l’action!... Le Seigneur le dira
clairement: son onction est pour les pauvres, pour les prisonniers,
pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls. L’onction,
chers frères, n’est pas destinée à nous parfumer nous-mêmes, ni
davantage pour que nous la conservions dans un vase, parce que
l’huile deviendrait rance et le cœur amère".
"Quand
nos fidèles reçoivent une huile de joie, on s’en rend compte:
lorsqu’ils sortent de la messe, par exemple, avec le visage de ceux
qui ont reçu une bonne nouvelle. Nos fidèles apprécient l’Evangile
annoncé avec l’onction, lorsque l’Evangile que nous prêchons,
arrive jusqu’à sa vie quotidienne, lorsqu’il touche...aux
extrémités de la réalité, lorsqu’il illumine les situations
limites, les périphéries où le peuple fidèle est exposé à
l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi. Les fidèles nous
en remercient parce qu’ils ressentent que nous avons prié avec les
réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies,
leurs peurs et leurs espérances. Et lorsqu’ils ressentent que le
parfum de l’Oint, du Christ, arrive à travers nous, ils sont
encouragés à nous confier ce qu’ils veulent faire arriver
jusqu’au Seigneur. Lorsque nous sommes dans ce rapport avec Dieu et
avec son peuple et que la grâce passe à travers nous, alors nous
sommes prêtres, médiateurs entre Dieu et les hommes. Ce que
j’entends souligner c’est que nous avons toujours à raviver la
grâce et discerner en chaque demande, parfois inopportune, parfois
seulement matérielle ou même banale...le désir de nos fidèles de
recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous
la détenons. Deviner et ressentir, à la manière du Seigneur,
l’angoisse pleine d’espérance de la femme hémorroïsse
lorsqu’elle toucha le bord de son manteau". Enfin, le
Saint-Père s'est adressé aux fidèles laïcs: "soyez proches
de vos prêtres par l’affection et par la prière afin qu’ils
soient toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu".
Après
l'homélie, les prêtres ont renouvelé leurs promesses sacerdotales
puis le Pape a béni l'huile destinée aux catéchumènes et aux
malades, et le Saint Chrême qui sera utilisé pour les sacrements de
baptême, de confirmation et d'ordination sacerdotale.
PROMULGATION DE DECRETS
Cité
du Vatican, 28 mars 2013
(VIS). Mercredi 27 mars 2013, le Pape François a reçu en audience
le Cardinal Angelo Amato, S.D.B., Préfet de la Congrégation pour
les causes des saints, au cours de laquelle il a autorisé la
promulgation des décrets suivants:
MIRACLES
attribués à l'intercession de
-Maria
Teresa Bonzel (au siècle: Regina Cristina Guglielmina), religieuse
allemande et fondatrice des Pauvres sœurs franciscaines de
l'adoration perpétuelle (1830-1905)
Reconnaissance
du MARTYRE de
-Manuel
Basulto Jiménez, évêque espagnol, et 5 compagnons, tués en haine
de la foi en 1936 et 1937
-Giuseppe
Massimo Moro Briz et 4 compagnons, prêtres espagnols, tués en haine
de la foi en 1936
-Vladimir
Ghika, prêtre turc, tué en haine de la foi en 1954
-Joaquin
Jovani Marin et 14 compagnons, prêtres ouvriers espagnols, tués en
haine de la foi de 1936 à 1938
-Andrea
da Palazuelo (au siècle: Michele Francesco Gonzalez Ganzalez),
prêtre espagnol profès de l'Ordre des Frères mineurs capucins, et
31 compagnons, tués en haine de la foi de 1936 à 1937
-Giuseppe
Girotti, prêtre italien profès de l'Ordre des Frères prédicateurs,
tué en haine de la foi à Dachau, en Allemagne en 1945
-Stefan
Sandor, laïc hongrois profès de la Société de Saint François de
sales, tué en haine de la foi en 1953
Rolando
Rivi, séminariste italien, tué en haine de la foi en 1945
Reconnaissance
des VERTUS HEROIQUES de
-Eladio
Mozas Santamera, prêtre espagnol, fondateur des Sœurs Joséphines
de la Sainte Trinité (1837-1897)
-Manuel
Aparici Navarro, prêtre espagnol (1902-1964)
-Moses
Lira Serafin, prêtre mexicain profès des Missionnaires du
Saint-esprit, fondateur de la Congrégation des missionnaires de la
charité de Marie Immaculée (1893-1950)
-Generoso
del Ss.mo Crocifisso (au siècle: Angelo Fontanarosa), prêtre
italien profès de la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ
(1881-1966)
-Olinto
Marella, prêtre italien (1882-1969)
-Antoine
Kowalczyk, frère polonais laïc de la Congrégation des
missionnaires oblats de la bienheureuse Vierge Marie Immaculée
(1866-1947)
-Silvia
Cardoso Ferreira da Silva, laïque portugaise (1882-1950)
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 28 mars 2013
(VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Mario Aurelio Poli, Archevêque
métropolite de l'archidiocèse de Buenos Aires (superficie: 203;
population: 2.891.082; catholiques: 2.647.000; prêtres: 834;
religieux: 2379; diacres permanents: 7), en Argentine. L'Evêque élu,
né en 1947 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1978,
est actuellement président de la Commission épiscopale pour la
catéchèse et la pastorale biblique. Il a été Supérieur du Grand
séminaire, Directeur de l'Institut des vocations San José, membre
du Collège des consulteurs et du conseil presbytéral, professeur
d'histoire ecclésiastique à la Faculté de théologie de
l'Université catholique pontificale argentine. En 2002, il a été
nommé Evêque auxiliaire de Buenos Aires et a reçu l'ordination
épiscopale. Au sein de la Conférence épiscopale argentine, il a
été membre de la Commission épiscopale pour l'éducation
catholique et de la Commission épiscopale pour les ministères.
mercredi 27 mars 2013
PREMIERE AUDIENCE GENERALE DU PAPE FRANCOIS: APPRENDRE A SORTIR DE NOUS-MEMES
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). "Je suis heureux de vous accueillir à ma première
audience générale", a dit le Pape François aux milliers de
fidèles présents place St.Pierre pour participer à la première
catéchèse de l'Evêque de Rome. "C'est avec gratitude et
vénération -a-t-il poursuivi- que je prends le témoin des mains de
mon prédécesseur Benoît XVI. Après Pâques, nous reprendrons les
catéchèses de l'Année de la Foi. Aujourd'hui, je voudrais
m'arrêter sur la Semaine sainte. Avec le dimanche des Rameaux, nous
avons commencé cette semaine, centre de toute l'année liturgique,
pendant laquelle nous accompagnons Jésus dans sa Passion, sa mort et
sa résurrection".
"Mais
-a demandé le Pape- que signifie vivre la Semaine sainte pour nous?
Que signifie suivre Jésus dans son chemin sur le calvaire vers la
croix et la résurrection? Dans sa mission terrestre, Jésus a
parcouru les routes de Terre sainte; il a appelé douze personnes
simples pour qu'elles restent avec lui, qu'elles partagent son chemin
et qu'elles continuent sa mission...; il a parlé à tous sans
distinction, aux grands et aux humbles..., aux puissants et aux
faibles; il a porté la miséricorde et le pardon de Dieu; il a
guéri, consolé, compris; il a donné l'espérance; il a porté à
tous la présence de Dieu qui s'intéresse à tout homme et toute
femme, comme le fait un bon père et une bonne mère envers chacun de
ses enfants. Dieu n'attend pas qu'ils viennent à Lui, mais c'est Lui
qui est allé vers nous... Jésus a vécu les réalités quotidiennes
des gens les plus communs...: il a pleuré devant les souffrances de
Marthe et Marie pour la mort de leur frère Lazare...; il a aussi
vécu la trahison d'un ami. En Lui, Dieu nous a donné la certitude
qu'il est avec nous, au milieu de nous... Jésus n'a pas de maison
car sa maison ce sont les gens, c'est nous, sa mission est d'ouvrir à
tous les portes de Dieu, d'être la présence d'amour de Dieu".
Pendant
la Semaine sainte, nous vivons "le sommet...de ce plan d'amour
qui parcourt toute l'histoire des rapports entre Dieu et l'humanité.
Jésus entre à Jérusalem pour faire le dernier pas, par lequel il
résume toute son existence: il se donne totalement, ne garde rien
pour lui, pas même la vie. Lors de la dernière Cène avec ses amis,
il partage le pain et distribue le calice pour nous. Le Fils de Dieu
s'offre à nous, remet dans nos mains son Corps et son Sang pour être
toujours avec nous... Et dans le jardin des Oliviers, comme pendant
son procès devant Pilate, il n'oppose pas de résistance, il se
donne... Jésus ne vit pas cet amour qui conduit au sacrifice de
façon passive ou comme une fatalité; certes, il ne cache pas son
trouble humain profond face à une mort violente, mais il s'en remet
avec une pleine confiance au Père...pour montrer son amour pour
nous. Chacun peut dire: Jésus m'a aimé et il s'est livré pour moi,
pour moi. Que signifie tout cela pour nous? Cela signifie qu'il
s'agit de ma route, de la tienne, de notre route. Vivre la Semaine
sainte en suivant Jésus pas seulement avec émotion, cela veut dire
apprendre à sortir de nous-mêmes...pour aller à la rencontre des
autres, pour aller vers les périphéries de l'existence, nous
bouger, nous les premiers, vers nos frères et nos sœurs, surtout
ceux qui sont les plus éloignés, les oubliés, ceux qui ont le plus
besoin de compréhension, de consolation, d'aide".
"Vivre
la Semaine sainte c'est entrer toujours plus dans la logique de Dieu,
dans la logique de la Croix, qui n'est pas avant tout celle de la
douleur et de la mort, mais celle de l'amour et du don de soi qui
donne vie. C'est entrer dans la logique de l'Evangile. Suivre,
accompagner le Christ, rester avec Lui exige de sortir: de soi-même,
d'une façon routinière de vivre la foi, de la tentation de se
renfermer dans ces schémas qui finissent par fermer l'horizon de
l'action créative de Dieu. Dieu est sorti de lui-même pour venir au
milieu de nous...pour nous apporter la miséricorde...qui sauve et
donne l'espérance. Nous aussi, si nous voulons le suivre et rester
avec Lui, nous ne devons pas nous contenter de rester dans l'enceinte
des quatre-vingt-dix-neuf brebis; nous devons sortir, chercher avec
Lui la brebis perdue, celle qui est la plus éloignée".
"Souvent
-a souligné le Saint-Père- nous nous contentons de quelques
prières, d'une messe dominicale distraite et non constante, de
quelque geste de charité, mais nous n'avons pas ce courage de sortir
pour apporter le Christ. Nous sommes un peu comme saint Pierre. Dès
que Jésus parle de passion, de mort et de résurrection, de don de
soi, d'amour vers tous, l'apôtre le prend à part et le réprimande.
Ce que dit Jésus bouleverse ses plans, apparaît inacceptable, met
en difficulté les sécurités qu'il s'était construites, son idée
du Messie. Et Jésus...adresse à Pierre peut-être une des paroles
les plus dures des Evangiles: Passe derrière moi Satan! Parce que tu
ne penses pas selon Dieu, mais selon les hommes. Dieu pense avec
miséricorde; Dieu pense comme le père qui attend le retour de son
fils et qui va à sa rencontre, qui le voit venir alors qu'il est
encore loin... signe qu'il l'attendait tous les jours depuis la
terrasse de sa maison. Dieu pense comme le samaritain qui ne passe
pas près du malchanceux en le plaignant ou en regardant de l'autre
côté, mais en le secourant sans rien demander en échange, sans lui
demander s'il était juif, samaritain, riche ou pauvre... La Semaine
sainte est un temps de grâce que le Seigneur nous donne pour ouvrir
les portes de notre cœur, de notre vie, de nos paroisses, des
mouvements, des associations, et sortir à la rencontre des autres,
nous rendre proches pour porter la lumière et la joie de notre foi.
Sortir toujours, avec l'amour et la tendresse de Dieu!".
Après
la catéchèse et les résumés en différentes langues à la charge
des lecteurs, le Pape a salué tous les groupes en italien. C'est
aussi dans cette langue qu'il s'est adressé, entre autres, aux
universitaires qui participent à la rencontre internationale
organisée par la Prélature de l'Opus Dei, en les remerciant de
leurs prières et de leur affection pour le Pape. "Par votre
présence dans le monde universitaire -leur a-t-il dit- chacun de
vous réalise ce que souhaitait saint Josemaría
Escrivá: C'est au milieu des choses
les plus matérielles de la terre, que nous devons nous sanctifier,
en servant Dieu et tous les hommes".
APPEL A LA PAIX EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). A la fin de l'audience générale, le Pape François a lancé
un appel à la paix en République centrafricaine: "Je suis
-a-t-il dit- avec attention ce qu'il se passe en ce moment en
République centrafricaine et je souhaite assurer de ma prière tous
ceux qui souffrent, en particulier les familles des victimes, les
blessés et les personnes qui ont perdu leur maison et qui ont été
contraintes de fuir. Je lance un appel pour que cessent immédiatement
les violences et les pillages, et qu'au plus vite, une solution
politique à la crise soit trouvée, pour redonner la paix et la
concorde à ce cher pays depuis trop longtemps marqué par les
conflits et les divisions".
INSTALLATION SUR LA CHAIRE DE L'EVEQUE DE ROME
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). La célébration eucharistique de prise de possession de la
Chaire romaine de l'Evêque de Rome, François, aura lieu en la
Basilique St.Jean-de-Latran, dimanche 7 avril, deuxième dimanche de
Pâques ou de la miséricorde, à 17h30.
UN DVD SUR L'ELECTION DU PAPE FRANCOIS
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). "Francesco - Elezione di un Papa che viene dalla fine del
mondo (François - Election d'un Pape qui vient du bout du monde)"
est le titre du documentaire réalisé par le Centre Télévisé du
Vatican, en collaboration avec la maison de production 'Officina
della Communicazione' et le journal italien "Corriere della
sera", qui sera en vente en DVD dans les kiosques italiens,
vendredi 2 avril. Le documentaire retrace la renonciation de Benoît
XVI, les journées du Siège Vacant et le Conclave qui conduit à
l'élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio comme nouveau Pape. Il
reconstruit, à travers des images et interviews inédites à quatre
cardinaux (Angelo Comastri, Archiprêtre de la basilique St.Pierre;
Oscar Rodriguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa en Honduras;
Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la Culture;
et Angelo Sodano, Doyen du Collège cardinalice), les phases les plus
importantes de cette période, jusqu'à la rencontre samedi dernier à
Castel Gandolfo entre les deux Pontifes. Le DVD qui sera distribué
avec le "Corriere della sera" coûtera en Italie 10,90 €.
Réalisé en un temps record, il a été présenté ce matin à la
Salle de Presse du Saint-Siège par Mgr.Claudio Maria Celli,
Président du Conseil pontifical pour les communications sociales,
Mgr.Dario Edoardo Vigano, Directeur du CTV et M.Ferruccio De Bortoli,
Directeur du "Corriere della sera".
mardi 26 mars 2013
MESSE IN COENA DOMINI, SIMPLE ET INTIME
Cité
du Vatican, 26 mars 2013
(VIS). La messe du Jeudi saint célébrée par le Pape François à
la chapelle de l'Institut pénal pour mineurs de Casal del Marmo à
Rome, sera, selon son souhait, une cérémonie très simple, a dit
aujourd'hui le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, le
P.Federico Lombardi, S.J.. Concélébreront avec le Saint-Père: le
Cardinal Agostino Vallini, son vicaire pour le diocèse de Rome, et
le Père Gaetano Greco, aumônier de cet institut. Deux diacres
seront aussi présents: un tertiaire capucin, Fra Roi Jenkins, et le
père colombien Pedro Acosta.
50
jeunes prendront part à la messe, parmi lesquels 11 filles; tous
hébergés à l'institut. Le Pape lavera les pieds de douze d'entre
eux, de nationalité et confessions religieuses diverses. Les
lectures et la prière universelle seront également lues par les
jeunes de l'institut.
Après
la messe, le Pape rencontrera les jeunes et le personnel de
l'Institut dans le gymnase, soit près de 150 personnes. Est
également prévue la présence de la ministre de la Justice, Mme
Paola Severino, accompagnée de la Responsable du Département de la
Justice des mineurs, Mme Caterina Chinnici, du Commandant de la
police pénitentiaire de l'Institut, M.Saulo Patrizi, et de la
Directrice de l'Institut, Mme Liana Giambartolomei.
Les
jeunes offriront au Pape François un crucifix et un prie-Dieu,
fabriqués par eux dans le laboratoire artisanal de Casal del Marmo,
tandis que le Saint-Père leur offrira des œufs de Pâques et des
'colombes' (gâteau pascal traditionnel italien). Vu le caractère
intime de la visite pastorale, la présence des journalistes sera
limitée à l'extérieur du bâtiment et il n'y aura pas de
transmission télévisée en direct.
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