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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 22 juillet 2013

ECOUTE DE LA PAROLE ET SERVICE CONCRET

Ci du Vatican, 21 juillet 2013 (VIS). Revenant sur l'épisode évangélique de la visite de Jésus à Marthe et Marie à Béthanie, le Pape a évoqué ce matin à l'angélus deux points forts pour la vie du chrétien: L'écoute de la Parole de Dieu et le service concret du prochain, qui ne doivent pas être vécus séparément mais "en profonde unité et harmonie". Il a expliqué aux milliers de fidèles réunis Place St.Pierre que ces deux femmes "accueillent Jésus mais de façon différente". Marie s'assoit à ses pieds et l'écoute alors que Marthe s'affaire aux taches domestiques, réprimandant sa sœur qui ne l'aide pas, et dit au Seigneur: Cela ne te fais rien que ma sœur me laisse seule à faire le service? Dis-lui donc de m'aider. Et Jésus lui répond avec douceur: Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. "Que veut dire Jésus par là?: Avant tout, il est important de comprendre qu'il ne s'agit pas d'opposer deux attitudes: l'écoute de la parole du Seigneur, la contemplation, et le service concret envers le prochain. Ces deux attitudes ne s'opposent pas, au contraire, elles sont toutes deux essentielles pour notre vie chrétienne et ne doivent jamais être séparées, mais vécues en profonde unité et harmonie".

"Alors, pourquoi Jésus reprend Marthe? Parce qu'elle a pensé que l'essentiel était seulement ce qu'elle était en train de faire, c'est-à-dire qu'elle était trop absorbée et préoccupée par les choses à faire. Chez un chrétien, les œuvres de service et de charité ne sont jamais détachées de la source principale de chacune de nos actions c'est à dire de l'écoute de la Parole du Seigneur, d'être aux pieds de Jésus, comme Marie, dans une attitude de disciple. C'est pour cela que Jésus a réprimandé Marthe. Dans notre vie chrétienne également, prière et action sont toujours profondément unies. Une prière qui ne conduit pas à une action concrète envers le frère pauvre, malade, dans le besoin...est une prière stérile et incomplète. Mais, de la même façon, quand, dans le service ecclésial, on ne pense qu'à faire, que l'on donne plus de poids aux choses, aux fonctions, aux structures, et que l'on oublie la centralité du Christ, que l'on ne prend pas de temps pour dialoguer avec lui dans la prière, on risque de servir soi-même et non Dieu présent dans le frère nécessiteux... Demandons donc à la Vierge Marie, Mère de l'écoute et du service de nous enseigner à méditer dans notre cœur la Parole de son fils, à prier fidèlement, pour être toujours plus attentifs aux besoins de nos frères".

LA SEMAINE DE LA JEUNESSE

Cité du Vatican, 21 juillet 2013 (VIS). Après l'angélus, le Saint-Père a noté sur la place une banderole lui souhaitant bon voyage. Il a recommandé aux fidèles de l'accompagner spirituellement au Brésil, avant de déclarer que la JMJ serait une véritable semaine de la jeunesse qui vient du monde entier pour "entendre la voix de Jésus, écouter sa parole. Seigneur, que dois-je faire de ma vie? Quel chemin dois-je prendre?... Vous, les jeunes qui êtes sur cette place, demandez la même chose au Seigneur... Confions ces questions à la Vierge Marie, si aimée et vénérée au Brésil, afin qu'elle nous aide au cours de cette nouvelle étape de notre pèlerinage".

VISITE SURPRISE A SAINTE-MARIE MAJEURE

Cité du Vatican, 21 juillet 2013 (VIS). Hier après-midi, le Pape François a effectué une visite surprise à la Basilique Ste.Marie-Majeure, où il est venu demander la protection de la Vierge pour son voyage au Brésil et la Journée mondiale de la jeunesse de Rio. Reçu par le Cardinal Archiprêtre Santos Abril y Castelló, il est allé prier devant la célèbre icône Salus Populi Romani, entouré des chanoines et de la communauté dominicaine desservant le sanctuaire. Il a prié et médité une demi-heure, après avoir déposé un bouquet de fleurs et allumé un cierge portant le logo de la JMJ. Avant de repartir, le Saint-Père s'est arrêté devant le maître autel pour entendre le salut du Cardinal puis s'adresser aux personnes présentes. Il a demandé aux fidèles de l'accompagner par la prière. Vers 18 h il était de retour au Vatican.

BENOÎT XVI EN PRIERE POUR LA J.M.J.

Cité du Vatican, 20 juillet 2013 (VIS). Hier soir, la Salle de Presse du Saint-Siège a indiqué que le Pape François venait de se rendre auprès de Benoît XVI pour lui demander de l'accompagner de sa prière durant la Journée mondiale de la jeunesse. Il a remis à son prédécesseur le programme définitif du séjour à Rio de Janeiro afin qu'il puisse suivre en direct les divers évènements, ainsi que la médaille commémorative de la XXVIII JMJ. Evoquant ses merveilleux souvenirs des JMJ de Cologne, de Sydney et de Madrid, le Pape émérite a assuré le Pape François de ses prières. Avant leur demi-heure d'entretien, ils ont prié ensemble dans la chapelle.

COMMEMORATION DU BOMBARDEMENT DE ROME

Cité du Vatican, 20 juillet 2013 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège a publié la lettre envoyée par le Pape François au Cardinal Agostino Vallini, Vicaire général du diocèse de Rome, pour le LXX anniversaire des bombardements du quartier San Lorenzo: "Je suis spirituellement uni à vous, à la communauté des frères capucins et à tous ceux qui sont réunis dans la Basilique St.Laurent-hors-les-murs pour commémorer le bombardement du 19 juillet 1943 qui causa de très graves dommages à cet église et à tout le quartier, ainsi qu'à d'autres parties de la ville, semant mort et destruction". Le Saint-Père y évoque aussi Pie XII qui, en ces heures terribles, "fut proche de ses concitoyens si durement touchés. Le Pape Pacelli n'hésita pas à accourir, immédiatement et sans escorte, au milieu des ruines fumantes du quartier, pour secourir et consoler une population terrorisée. A cette occasion, il se montra un pasteur attentionné au milieu de son troupeau, spécialement au moment de l'épreuve, prêt à partager les souffrances de son peuple".

Le Saint-Père a consacré quelques lignes à tous ceux qui apportèrent leur aide morale et matérielle lors de ce moment dramatique, évoquant notamment Mgr.Giovanni Battista Montini, futur Paul VI, qui, à cette époque Substitut de la Secrétairerie d'Etat, accompagna le Pape à San Lorenzo. Evêques, prêtres, religieux et religieuses de Rome et de toute l'Italie furent comme le bon Samaritain de la parabole évangélique -ajoute le Pape François- "s'inclinant sur leur frère souffrant, pour l'aider et lui apporter consolation et espérance. Ce fut une course à la charité qui s'étendit à tout être humain en danger et ayant besoin d'attention et de soutien". Le Pape a enfin rappelé les paroles de Pie XII: Rien n'est perdu avec la paix, tout peut être perdu avec la guerre... La paix est un don de Dieu qui doit trouver aujourd'hui aussi des cœurs disponibles à l'accueillir et à œuvrer pour être des constructeurs de réconciliation et de paix".

DECES DU CARDINAL PIMENTA

Cité du Vatican, 20 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir à l'Archevêque de Bombay (Inde) un télégramme de condoléances à la suite du décès hier à 93 ans de son prédécesseur le Cardinal Simon Ignatus Pimenta, assurant le diocèse, sa famille et tous ceux qui sont dans la peine de sa solidarité spirituelle.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 22 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Vittorio Lanzani, Délégué pontifical pour la Basilique St.Antoine de Padoue (Italie), jusqu'ici Délégué de la Fabrique de St.Pierre au Vatican.

Samedi dernier, 20 juillet, il avait nommé:

L'Abbé Viktors Stulpins, Evêque de Liepaja (superficie 13.210, population 277.000, catholiques 27.700, prêtres 14, religieux 14), en Lettonie. L'Evêque élu, né en 1971 à Riga (Lettonie) et ordonné prêtre en 1995, était jusqu'ici Recteur et Econome du grand séminaire de Riga. Il a été curé de paroisse et professeur de théologie.

Mgr.Angel Polivio Sánchez Loaiza, Evêque de Machala (superficie 5.819, population 574.000, catholiques 545.000, prêtres 47, diacres 1, religieux 126), en Equateur. Il était jusqu'ici Evêque de Guaranda (Equateur).

Mgr.Maurizio Gervasoni, Evêque de Vigevano (superficie 1.509, population 192.827, catholiques 182.600, prêtres 109, diacres 10, religieux 168), en Italie. L'Evêque élu, né en 1953 à Sarnico (Italie) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Vicaire épiscopal et curé de paroisse à Bergame. Docteur en théologie, il a été professeur de séminaire, responsable de la pastorale de la culture puis de la pastorale sociale de son diocèse d'origine.

Mgr.Ramzi Garmou, Archevêque chaldéen de Téhéran (Iran), Visiteur apostolique des chaldéens d'Europe.

Le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie), son Envoyé spécial au 1.700 anniversaire de l'Edit de Milan (Nis, Serbie, 20 - 21 septembre).


vendredi 19 juillet 2013

DE LA STRUCTURE ECONOMICO-ADMINISTRATIVE DU SAINT-SIEGE

Cité du Vatican, 19 juillet 2013 (VIS). Ce matin a été rendu public le chirographe par lequel le Pape François a institué hier une Commission pontificale spéciale d'étude et de proposition sur l'organisation de la structure économico-administrative du Saint-Siège:

Les données positives du bilan financier 2012 du Saint-Siège et du Governorat de la Cité du Vatican fournies par le Conseil cardinalice en charge des questions économico-administratives, après consultation de Cardinaux, d'Evêques et de collaborateurs, Nous encouragent à poursuivre le projet de réforme des institutions en vue d'une simplification et d'une rationalisation des organes du Saint-Siège, mais aussi d'une meilleure programmation de l'activité économico-administrative vaticane.

C'est pourquoi Nous avons décidé d'instituer une Commission qui rassemblera toutes informations sur les questions économiques relatives aux administrations vaticanes et coopérera avec le Conseil cardinalice comme support technique, conseil spécialisé et projeteur de solutions performantes. Le but sera d'économiser les ressources économiques, de favoriser la transparence des acquisitions de biens et services, améliorer la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, agir avec une prudence accrue en matière financière, appliquer une comptabilité saine et garantir l'assistance médicale et sociale à tout le personnel.

Cette commission fonctionnera en vertu des dispositions ci-dessous indiquées:

1.Elle se compose d'un minimum de 8 Membres qui choisissent leur Président, lequel en est le représentant légal, leur Secrétaire Coordinateur, avec pouvoir de délégué agissant pour le compte de la Commission dans la collecte des documents et des informations utiles à sa mission.

2.Tous nommés par le Pape, les membres de la Commission sont experts en matière juridique, économique, financière et administrative.

3.Les fonctions de la Commission ne chevauchent pas les compétences des Administrations concernées, qui sont tenues à une complète collaboration. Ni le secret d'office ni aucune éventuelle norme restrictive ne pourront limiter l'accès de la Commission à la documentation et aux informations.

4.La Commission informe le Pape directement de l'avancement de ses travaux, et lui remettra à lui seul ses conclusions en fin de mandat.

5.La Commission est dotée de ressources et de personnel, y compris d'interprètes et de traducteurs, et plus généralement de tous les moyens dont elle a besoin. A condition qu'il n'y ait pas conflit d'intérêts résultant de l'exercice de leurs fonctions, elle peut faire appel à des experts internes aux Saint-Siège comme parfaitement extérieurs.

6.La Commission peut être appelée à collaborer avec le Groupe de travail des 8 Cardinaux en charge d'étudier une réforme de la Constitution apostolique Pastor Bonus de la Curie Romaine.

7.Instituée ce 18 juillet 2013, cette Commission ne sera dissoute que sur notre ordre.

Dans un Communiqué séparé, après avoir reproduit l'introduction du Chirographe papal, la Secrétairerie d'Etat publie la liste des membres de la nouvelle Commission spéciale qui, à part son Secrétaire, sont des laïques experts consulteurs ou réviseurs près les institutions économiques vaticanes:

M.Joseph FX Zahra (Malte), Président.

Mgr.Lucio Angel Vallejo Balda (Espagne), Secrétaire (Secrétaire de la Préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège).

M.Jean-Baptiste de Franssu (France).

M.Enrique Llano (Espagne).

M.Jochen Messemer (Allemagne).

Mme.Francesca Immacolata Chaouqui (Italie).

M.Jean Videlain-Sevestre (France).

M.George Yeo (Singapour).

La Commission entrera en fonction au plus tôt et une première réunion aura lieu peu après le retour du Pape de son séjour brésilien.

Le Saint-Père forme des voeux pour une fructueuse collaboration entre cette Commission et les Administrations concernées.

IN MEMORIAM

Cité du Vatican, 19 juillet 2013 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:

Mgr.Joseph Vernon Fougère, Evêque émérite de Charlottetown (Canada), le 18 juin à 70 ans.

Mgr.Franz Xaver Eder, Evêque émérite de Passau (Allemagne), le 20 juin à 87 ans.

Mgr.Jesús Humberto Velázquez Garay, Evêque émérite de Celaya (Mexique), le 22 juin à 73 ans.

Mgr.Joannes Bautista Matthijs Gijsen, Evêque émérite de Reykjavik (Islande), le 24 juin à 80 ans.

Mgr.João Alves, Evêque émérite de Coimbra (Portugal), le 28 juin à 87 ans.

Mgr.Anthony Gerard Bosco, Evêque émérite de Greensburg (USA), le 2 juillet à 85 ans.

Mgr.Vincenzo Cozzi, Evêque émérite de Melfi - Rapolla - Venosa (Italie), le 3 juillet à 86 ans.

Mgr.Innocent Hilarión Lotocky, OSBM, Evêque émérite de St.Nicolas de Chicago des ucrainiens (USA), le 4 juillet à 97 ans.

Mgr.François Xavier Nguyên Quang Sach, Evêque émérite de Da Nang (Vietnam), le 7 juillet à 88 ans.

Mgr.Joaquín Piña Batllevell, SJ, Evêque émérite de Puerto Iguazú (Argentine), le 8 juillet à 83 ans.

Mgr.Guido Breña López, OP, Evêque émérite de Ica (Pérou), le 9 juillet à 82 ans.

Mgr.Thaddeus Joseph Jakubowski, Auxiliaire émérite de Chicago (USA), le 14 juillet à 89 ans.

Mgr.Adhemar Esquivel Kohenque, Evêque émérite de Tarija (Bolivie), le 17 juillet à 84 ans.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 19 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Yohanes Harun Yuwono, Evêque de Tanjungkarang (superficie 35.288, population 7.000.000, catholiques 72.437, prêtres 52, religieux 204), en Indonésie. L'Evêque élu, né en 1964 à Way Ray (Indonésie) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Recteur du petit séminaire inter-diocésain de Pamatangsiantar. Licencié en islamologie, il a été formateur et professeur de séminaire.

Mgr.Julian Charles Porteous, Archevêque de Hobart (superficie 67.914, population 514.900, catholiques 94.600, prêtres 49, diacres 2, religieux 101), en Australie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sydney (Australie), il succède à Mgr.Adrian L.Doyle, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

jeudi 18 juillet 2013

ACCIDENT MORTEL AVANT LA J.M.J.

Cité du Vatican, 18 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir à l'Evêque de Cayenne un télégramme de condoléances à la suite d'un accident de la circulation en Guyane (France): "Apprenant le tragique accident survenu sur la route de Saint-Laurent du Maroni d’un autobus transportant des jeunes participants à la Journée mondiale de la jeunesse, le Pape François s’associe de tout cœur à la peine des familles affligées par le décès d’un des leurs (une jeune fille du diocèse de Paris), à celle des responsables du groupe et des organisateurs. Il les assure de sa prière et il exprime sa profonde sympathie aux personnes blessées, aux secouristes et à toutes les personnes qui les entourent. En gage de réconfort, le Saint-Père adresse une particulière bénédiction apostolique à toutes les personnes touchées par ce drame".

VEILLEE DE PRIERE POUR LES VICTIMES DE LA MIGRATION

Cité du Vatican,18 juillet 2013 (VIS). La nuit prochaine se déroulera dans une église de Modène (Italie) une veillée de prière pour les victimes de la migration, organisée par le diocèse en communion avec la visite du Pape François à Lampedusa. Le 8 juillet, lors de son bref passage sur cette île, il avait demandé pardon à Dieu pour l'indifférence de tant de personnes qui se contentent de leur petit confort avec un coeur anesthésié, pour tous ceux dont les décisions au plan international provoquent des situations dramatiques. Reprenant le message de compassion du Pape, le diocèse de Modène invite les fidèles, les habitants et les émigrés à prier pour les victimes des naufrages, personnes qui fuyaient la guerre, les persécutions, les discriminations ou les catastrophes naturelles.


IV CONGRES MISSIONNAIRE AMERICAIN

Cité du Vatican, 18 juillet 2013 (VIS). La Conférence épiscopale vénézuélienne et les Oeuvres missionnaires pontificales du diocèse de Maracaibo organisent du 26 novembre au 1 décembre dans cette ville le IV Congrès missionnaire américain (le IX latino-américain). Les 4.000 participants se pencheront sur ce que signifie être des disciples du Christ et des missionnaires américains dans un monde pluri-culturel et sécularisé. Ce type de manifestations offre aux forces missionnaires du continent un espace de partage, d'approfondissement et de réflexion sur la spiritualité et l'action missionnaires. Les Eglises d'Amérique ont effectivement besoin de renouveler la mission tant dans leur espace qu'au-delà de leur frontières géographiques, culturelles et confessionnelles. L'organisation des congrès fait en sorte que les participants débattent de sujets comme la vocation, la conversion, la sécularisation, la pluri-culture ou la mission Ad Gentes. Sous le thème "Amérique missionnaire partage ta foi" sont organisés autour d'experts 22 tables rondes consacrées à l'enfance missionnaire, le sujet et l'avenir de la mission, le défi de la culture de jeunes dans la mission, l'inculturation liturgique, l'évangélisation des idées politiques, la protection de l'environnement, l'enjeu missionnaire de la migration, la centralité de Parole dans la mission, le dialogue avec les non croyants, l'annonce de Jésus-Christ aux afro-américains et aux indigènes, la religiosité populaire, l'évangélisation des cultures urbaines, mission et oecuménisme.

mercredi 17 juillet 2013

PRECISIONS SUR LE PROGRAMME DE RIO

Cité du Vatican, 17 juillet 2013 (VIS). Ce midi, le P.Federico Lombardi, a fourni à la presse quelques précisions sur le programme du séjour papal à Rio de Janeiro. Reprenant le calendrier publié ces jours-ci, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a d'abord tenu à souligner qu'il s'agira d'un évènement particulièrement important pour l'Amérique latine impliquant un caractère particulier tant en matière d'attentes que de participation: La décision d'effectuer ce voyage en Amérique du Sud a été prise par Benoît XVI qui avait annoncé que la JMJ 2013 se déroulerait au Brésil. Le Pape François entend donc y prendre part comme ont fait ses prédécesseurs, tout comme Benoît XVI s'est rendu en 2005 à la JMJ de Cologne, qui avait été fixée par le défunt Jean-Paul II. Certes, le programme de ce séjour brésilien a quelque peu subi des corrections en fonction du nouveau Pape. Il était initialement plus léger et le Saint-Père a décidé de consacrer la journée de repos initiale à un pèlerinage au sanctuaire marial d'Aparecida et à la visite de la favela de Varginha, à la visite de l'hôpital San Francisco de Assis et à une rencontre avec le Comité du CELAM. Ceci n'a pas modifié le calendrier initial du séjour, qui se déroulera du 22 au 29 juillet. Le Pape a été invité par l'Archevêque de Rio et la Conférence épiscopale brésilienne d'une part, de l'autre par la Présidente Dilma Rousseff, venue à Rome pour l'inauguration du pontificat et pour l'inviter personnellement au Brésil. Le Pape François ayant très vite confirmé sa disponibilité, il a été possible d'accélérer les préparatif du voyage papal.

JOURNEE POUR LA VIE

Cité du Vatican, 17 juillet 2013 (VIS). A l'occasion de la Journée pour la vie, le Saint-Père a adressé un message aux catholiques, d'Ecosse (28 mai), Pays de Galles (28 juillet) et Irlande (6 octobre). Le thème 2013, "Soigner la vie vaut la peine", est tiré d'une homélie du Cardinal Bergoglio pour la commémoration en 2005 de saint Raimond Nonat, le patron des femmes enceintes. Il y déclarait que nous devons tous protéger la vie avec tendresse et chaleur. Donner la vie signifie ouvrir son coeur et avoir soin d'autres vies, de leur début à leur fin. Cette année, la journée se penche sur la question des enfants non nés et de leurs mères, des personnes âgées, du suicide et des familles de suicidés. La collecte ira au Anscombe Bioethics Center qui, avec le soutien de l'Eglise, oeuvre en Grande-Bretagne en faveur de la vie: "Selon saint Irénée la gloire de Dieu est la personne qui vit en plénitude. Laissons nous donc attirer par la lumière de sa gloire grâce à laquelle chacun peut découvrir la valeur inestimable de toute vie, y compris des plus faibles et vulnérables, celles des malades et des anciens, des non nés et des pauvres, comme oeuvres à plein titre de la Création. Faits à l'image de Dieu, tous sont destinés à vivre à jamais dans le respect et la dignité. Toute personne reçoit la protection qu'il mérite, de manière à ce que l'ensemble rende grâce à Dieu".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Francis Duffy, Evêque d'Ardagh and Clonmacnois (superficie 2.437, population 84.700, catholiques 79.600, prêtres 72, religieux 177), en Irlande. L'Evêque élu, né en 1958 à Bawnboy (Irlande) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici en année sabbatique doctorant. Diplômé en histoire, éducation et management, il a été enseignant puis directeur de l'école diocésaine St.Felim de Ballinamore et chancelier diocésain. Il succède à Mgr.Colm O'Reilly, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté la renonciation pour limite d'âge de Mgr.Mario Pasqualotto, PIME, à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Manaus (Brésil).

mardi 16 juillet 2013

RELIGIONS POUR LA PAIX

Cité du Vatican, 16 juillet 2013 (VIS). A Graz (Autriche) se déroule du 17 au 20 juillet la conférence internationale et inter-religieuse Com Unity Spirit, organisée notamment par un institut afro-asiatique fondé en 1964 par l'Eglise pour favoriser le dialogue inter-religieux et inter-culturel. Cette manifestation entend favoriser le dialogue entre les religions et rédiger un message exposant comment elles peuvent rendre une ville plus accueillante, plus respectueuse des valeurs dans le respect de chacun et de sa liberté. Graz a accueilli en 1997 la II Assemblée oecuménique d'Europe. Parmi les 150 participants, on compte un évêque orthodoxe serbe, le grand mufti émérite de Bosnie-Herzégovine, un rabbin membre de la Conférence rabbinique européenne, des écrivains et des experts du dialogue inter-religieux. Tous devrons débattre des divers aspects de la coexistence pacifique des communautés religieuses, importante pour l'avenir de l'Europe et sa richesse culturelle. Le programme prévoit des conférences publiques et des sessions de travail fondées sur recherches et expériences. La session inaugurale traitera du rapport entre pouvoir politique et autorité religieuse au long de l'histoire, au regard des travaux scientifiques les plus récents. Les sessions successives seront plus particulièrement orientées sur le rapport religion spiritualité, l'enseignement religieux, le droit universel à la liberté de religion, les causes de conflits inter-religieux, le rôle socio-politique et la responsabilité des religions dans la société, les expressions culturelles et artistiques des religions.

PASTORALE DE LA FAMILLE A CUBA

Cité du Vatican, 16 juillet 2013 (VIS). "La famille, un espoir pour Cuba", tel est le thème choisi pour la première rencontre cubaine de pastorale familiale, récemment organisée à La Havane par la Conférence épiscopale. Ces assises se sont déroulées sous la présidence de l'Evêque de Santa Clara, Président de la commission épiscopale pour la famille, et de l'Evêque émérite de Melo (Uruguay) qui collabore depuis des années avec l'Eglise de Cuba. A l'ouverture des travaux ont été mis en exergue l'appel de Jean-Paul II à avoir soin de la famille et à conserver son bon sens malgré les difficultés et les menaces qui pèsent sur elle. Ils ont ensuite porté sur le mariage et la famille comme projet de Dieu pour l'homme et la femme, au sein desquels chaque être humain trouve le chemin du bonheur dans la foi mais aussi dans le dialogue. Il a également été question de l'éducation des enfants, de l'économie familiale, du vieillissement social, de la désintégration familiale et de la violence domestique. Tous ces thèmes ont été éclairés par un large sondage commandé par la Conférence épiscopale et coordonné par un Père jésuite, actuel Président de la Conférence des provinciaux de l'Amérique latine.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 16 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le P.Joseph Kollamparampil, CMI, Evêque de l'éparchie syro-malabare de Jagdalapur (superficie 39.176, population 3.101.730, catholiques 8.483, prêtres 112, religieux 451), en Inde. L'Evêque élu, né en 1958 à Cherpunkal (Inde), a émis ses voeux religieux en 1979 et a été ordonné prêtre en 1985. Jusqu'ici Recteur de la mission de son ordre à Bhopal (Inde), il succède à Mgr.Simon Stock Palathara, CMI, dont la renonciation a été acceptée en conformité au canon 210, 1-2 du CCEO. Docteur en missiologie, il a été enseignant et provincial de son ordre.

Mgr.Fernando Filograna, Evêque de Nardò - Gallipoli (superficie 587, population 212.980, catholiques 211.761, prêtres 243, diacres 7, religieux 126), en Italie. L'Evêque élu, né en 1952 à Lequile (Italie) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été enseignant et père spirituel de petit séminaire, Recteur du séminaire diocésain de Lecce, curé de paroisse, vicaire épiscopal et membre de la commission Clergé et Vie consacrée de la Conférence épiscopale des Pouilles.

Mgr.Brian Udaigwe, Nonce apostolique au Togo, déjà Nonce au Bénin.

lundi 15 juillet 2013

LE PAPE FRANÇOIS A CASTELGANDOLFO

Cité du Vatican, 14 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu aujourd'hui à Castel Gandolfo pour rencontrer la population, et tous ceux qui viennent admirer la beauté des lieux. C'est ce qu'il a dit au personnel des Villas Pontificales réunis dans la cour du palais, qu'il a salué ainsi que leurs familles, manifestant sa gratitude pour leur service du Saint-Siège. Etaient présents le maire de la commune, le directeur des villas et l'évêque d'Albano, qu'il a chargé de saluer la communauté paroissiale et les maisons religieuses avec ses encouragements à témoigner de la foi avec joie et enthousiasme. A la première citoyenne il a demandé de veiller à ce que ses administrés soient toujours attentifs aux personnes et familles en difficultés. Pour que l'espérance avance, ouvrons lui les portes! Après quoi le Pape François a rappelé que ses prédécesseurs aimaient passer une partie de l'été dans cette résidence. "Combien de fois les aurez vous accueilli et rencontrés. Puissent ces souvenirs vous encourager dans votre fidélité quotidienne envers le Christ et dans vos efforts pour vivre en cohérence avec l'Evangile et les enseignements de l'Eglise". Pour conclure il a rappelé que c'est demain la fête de Notre Dame du Mont Carmel, qui veille sur les familles, et demandé à l'assistance de prier pour lui et son service.

IMITER LA MISERICORDE DE DIEU


Ci du Vatican, 14 juillet 2013 (VIS). A midi, le Pape est sorti devant le portail du palais pontifical de Castelgandolfo pour réciter l'angélus avec les fidèles réunis sur la place du village. Commentant la parabole du Bon Samaritain, il a dit que Dieu ne veut pas la condamnation mais la miséricorde pour tous. "Il veut la miséricorde du coeur car, miséricordieux, il comprends nos misères, nos difficultés et même nos péchés. Il n'est pas donné à tous d'avoir un coeur miséricordieux! Faisons comme le samaritain qui imite Dieu et exerce sa miséricorde envers le besogneux". Puis il a évoqué saint Camille de Lellis, fondateur d'un ordre hospitalier et patron des malades et du personnel médical, "qui vécut pleinement l'Evangile du Bon Samaritain". Saluant ses filles et fils spirituels, il les a encouragés à être toujours de bons samaritains, à vivre ainsi que les médecins et le personnel médical dans cet esprit de service. Enfin, en déclarant pour plaisanter que toute l'assistance était jeune de coeur, il a recommandé à la protection de Marie les jeunes pèlerins qui prennent le chemin du Brésil pour prendre part à la Journée mondiale de la jeunesse. "Puisse la patronne du Brésil les guider et ouvrir leurs coeurs à la mission que Jésus leur assignera".

POST ANGELUS

Cité du Vatican, 13 juillet 2013 (VIS). Après la récitation de l'angélus, le Saint-Père a évoqué les massacres de Volhynie, dans lesquels des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie en juillet 1943, s'unissant aux évêques et fidèles ukrainiens rassemblés pour une messe commémorative en la cathédrale de Lutsk. Causée par la l'idéologie nationaliste, cette tragédie de la seconde guerre mondiale, a blessé la fraternité entre ukrainiens et polonais. Le Pape François a demandé de prier pour une réconciliation profonde entre les peuples, et pour un avenir de collaboration. Puis il a salué le pèlerinage de Radio Maria à Czestochowa (Pologne), les paroissiens d'Albano dont c'est demain la fête patronale (saint Bonaventure), désolé de ne pouvoir leur envoyer un gâteau à tous. Enfin, il a salué les jeunes sourds réunis à Rome pour une rencontre internationale, les soeurs de Ste.Elisabeth, celles du Coeur de Jésus et les Filles de la Charité réunies en chapitre, ainsi que les supérieurs des Filles de Notre Dame auxiliatrice.

LES EVEQUES AFRICAINS S'ADRESSENT AUX GOUVERNANTS

Cité du Vatican, 15 juillet 2013 (VIS). A la suite de la XVI assemblée plénière du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar (hier à Kinshasa), les évêques catholiques ont appelé les dirigeants politiques du continent à ne pas travailler que pour leurs propres intérêts, mais pour le bénéfice de tous. Ils ont également invité les africains à s’engager urgemment dans le combat pour une société juste, dans laquelle chacun peut jouir des droits liés à sa dignité humaine: "L’Afrique a besoin d’un bon samaritain en politique, capable de penser l’organisation de la société, de telle sorte que le bien commun soit promu dans l’ordre économique des personnes entreprenantes capables de gérer des richesses, non pas pour eux-mêmes, mais pour leurs frères et sœurs avec la fierté d’apporter le bonheur à tous sans exception... Beaucoup se donnent comme but fondamental dans la vie, soit l’accumulation des richesses à n’importe quel prix, au point même de rester indifférents à la misère de leurs frères, soit la course effrénée au pouvoir politique... Or ni le pouvoir, ni le valoir ne comble véritablement et profondément le cœur d’une personne assoiffée d’absolu... Nous lançons un appel pressant et pathétique aux Nations-Unies, à l’Union européenne, à l’Union africaine et aux gouvernements des autres pays impliqués de quelque manière que ce soit, afin qu’ils s’engagent résolument à mettre fin à la guerre qui n’a que trop duré" en République démocratique du Congo. Les évêques du Rwanda, d’Ouganda et d’autres pays enclins à la guerre ont été chargés de sensibiliser les décideurs politiques de leurs pays respectifs pour le retour d’une paix durable en RDC. Les situations en Centrafrique, au Mali, Nigeria, Sud Soudan, Madagascar, Tunisie et Egypte ont également occupé les échanges du forum des prélats. Le but de cette rencontre était de réfléchir sur l’importance d’arrêter des nouvelles orientations pastorales en vue de la réconciliation à travers l’Evangile.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 juillet 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté, pour limite d'âge, la renonciation de Mgr.Luis Alfonso Márquez Molina à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Mérida (Venezuela).

Nommé Mgr.Alfredo Enrique Torres Rondón, Auxiliaire de l'Archevêque de Mérida (Venezuela).L'Evêque élu, né en 1950 à Maracaibo (Venezuela) et ordonné prêtre en 1976, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été curé de paroisses, Recteur du petit séminaire de Mérida puis vicaire diocésain.

Samedi dernier, 13 juillet, il avait nommé:

Mgr.Giuseppe Fiorini Morosini, OM, Archevêque métropolitain de Reggio Calabria - Bova (superficie 1.004, population 285.000, catholiques 281.000, prêtres 185, diacres 43, religieux 397), en Italie. Jusqu'ici Evêque de Locri Gerace (Italie), il succède à Mgr.Vittorio Luigi Mondello, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Robert Llanos, Auxiliaire de l'Archevêque de Port of Spain (Trinidad and Tobago). L'Evêque élu, né en 1958 à Trinidad et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Vicaire général de ce même diocèse. Licencié en pastorale, il a été curé de paroisse, professeur et Vice Recteur du grand séminaire diocésain, vicaire diocésain pour la pastorale.

L'Abbé Damian Bryl, Auxiliaire de l'Archevêque de Poznań (Pologne). L'Evêque élu, né en 1969 à Jarucun (Pologne) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Directeur spirituel du grand séminaire de Poznań. Docteur en théologie, il a été curé de paroisse, rédacteur en chef de publications, professeur de théologie, membre du Presbyterium.

vendredi 12 juillet 2013

SAISIE DES COMPTES I.O.R. DE MGR.SCARANO


Cité du Vatican, 12 juillet 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a indiqué ce midi que le Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican avait congelé les comptes détenus au IOR par Mgr.Nunzio Scarano, Responsable du département comptable de l'Administration du patrimoine du Siège apostolique (actuellement suspens). La mesure a été prise le 9 juillet par le Promoteur de justice dans le cadre de l'enquête vaticane sur des transactions suspectes signalées à l'Autorité de contrôle financier. Cette enquête pourrait s'élargir à d'autres personnes. Parallèlement le IOR a chargé le Promontory Financial Group de conduire un examen de la situation en pleine coopération avec l'AIF et les autorités judiciaires chargées d'élucider la question. Le PFG est d'ailleurs en train d'examiner toutes les transactions de la clientèle au regard des mesures anti-recyclage, tandis que le IOR procède depuis mai dernier à l'amélioration de ses propres structures et procédures. On prévoit pour la fin de l'année la conclusion de cette opération, d'autant que la gouvernance de l'institut a récemment nommé un Chief Risk Officer chargé d'appliquer le renforcement des contrôles. Ainsi que l'avait indiqué le Président Ernst von Freyberg, le IOR est engagé dans la chasse systématique aux activités illégales comme étrangères à ses statuts, qu'elle soient le fait de civils comme d'ecclésiastiques.


DIMANCHE DE LA MER

Cité du Vatican, 12 juillet 2013 (VIS). Voici le message que le Conseil pontifical pour la pastorale des migrations diffuse à l’occasion du Dimanche de la mer 2013 (14 juillet 2013):

"Le monde de la mer, avec la pérégrination continuelle des personnes, doit aujourd’hui tenir compte des effets complexes de la mondialisation et, malheureusement, doit affronter aussi des situations d’injustice, en particulier lorsque les équipages sont sujets à des restrictions pour descendre à terre, lorsqu’ils sont abandonnés avec les embarcations sur lesquelles ils travaillent, lorsqu’ils tombent sous la menace de la piraterie maritime ou subissent les préjudices de la pêche illégale. La vulnérabilité des marins, pêcheurs et navigateurs, doit rendre plus attentive encore la sollicitude de l’Eglise et stimuler le soin maternel qu’à travers vous, elle manifeste à tous ceux que vous rencontrez dans les ports ou sur les navires, ou que vous assistez à bord au cours de long mois de navigation. Ces paroles ont été adressées par Benoît XVI au XXIII Congrès mondial de l’apostolat de la mer (Vatican novembre 2012). En effet, depuis plus de 90 ans, l’Eglise catholique, à travers l’Œuvre de l’Apostolat de la Mer et son réseau d’aumôniers et de volontaires dans plus de 260 ports du monde, a manifesté son soin maternel en apportant un bien-être spirituel et matériel aux marins, aux pêcheurs et à leurs familles.

Ce Dimanche de la mer entend inviter chaque membre des communautés chrétiennes à prendre conscience et à reconnaître le travail des 1,2 à 1,5 millions de marins environ qui naviguent dans le cadre d’une flotte internationale mondialisée, composée de 100.000 navires transportant 90% des biens manufacturés. Très souvent, nous ne réalisons pas que la majorité des objets que nous utilisons dans notre vie quotidienne sont transportés par des navires sillonnant les océans. Les équipages multinationaux sont soumis à des conditions de vie et de travail difficiles à bord, passent des mois entiers loin de leurs proches, font l’expérience de l’abandon dans des ports étrangers sans salaires, de la criminalisation et des catastrophes naturelles (tempêtes, typhons, etc) et humaines (piraterie, naufrages, etc).

Il y a maintenant une lueur d’espoir face à ces problèmes et difficultés auxquelles sont confrontés les marins. La Convention sur le travail maritime de l’Organisation internationale du travail 2006, après avoir été ratifiée par 30 pays membres de l’OIT, représentant près de 60% du tonnage brut mondial, doit entrer en vigueur en août 2013. Cette convention est le résultat de plusieurs années de débats tripartites sans relâche (entre gouvernements, employeurs et travailleurs) en vue de consolider et d’actualiser un grand nombre de conventions relatives au travail maritime et de recommandations adoptées depuis 1920. La Convention 2006 établit les conditions internationales minimales pour presque chaque aspect des conditions de travail et de vie des marins, y compris les conditions équitables d’emploi, les soins médicaux, la protection et la sécurité sociales, et l’accès aux installations de bien-être à terre. Tandis que nous saluons l’entrée en vigueur de cette convention et formons le vœu confiant de voir des améliorations dans la vie des marins, nous demeurons vigilants et exprimons notre sollicitude attentive en concentrant notre attention sur la Règle 4.4 de la Convention, dont l’objet est d'assurer aux gens de mer qui travaillent à bord d’un navire l’accès à des installations et services à terre afin d’assurer leur santé et leur bien-être.

Nous devons coopérer avec les autorités appropriées dans nos ports respectifs afin de permettre à tous les gens de mer d’aller à terre au plus tôt après l’arrivée du navire au port, au bénéfice de leur santé et bien-être. Nous devons également rappeler aux états dont dépendent les ports qu’ils doivent promouvoir le développement d’installations de bien-être à terre facilement accessibles aux gens de mer, quels que soient leur nationalité, race, couleur, sexe, religion, opinion politique ou origine sociale et l’état du pavillon sous lequel ils sont employés. Nous devons aider les autorités appropriées à établir des conseils de bien-être au niveau national et local qui servent d’intermédiaires pour améliorer le bien-être des marins dans les ports, en rassemblant des personnes de divers types d’organisation sous une même identité. Nous devons aussi encourager les autorités portuaires à mettre en place, à côté d’autres formes de financement, un système de taxe portuaire afin d’assurer un mécanisme fiable en vue de soutenir des services de bien-être durables dans le port.

Notre responsabilité finale s’adresse aux marins. Nous devrions les informer et les éduquer sur leurs droits et sur la protection offerte par cette Convention, qui est également considérée comme le quatrième et dernier pilier de la législation maritime internationale, les trois autres étant la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires 1973, la Convention internationale sur la sécurité en mer 1974, la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille 1978. Une mise en place efficace sera possible et de réels changements auront lieu uniquement si les gens de mer connaissent les contenus de la Convention 2006. Prions Marie, étoile de la mer, d’éclairer et d’accompagner notre mission en vue de soutenir le travail des fidèles qui sont appelés à témoigner de leur vie chrétienne dans le monde maritime".


jeudi 11 juillet 2013

MOTU PROPRIO EN MATIERE PENALE

Cité du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). Aujourd'hui a été publié le Motu Proprio du Pape François relatif à la compétence pénales des organes judiciaires de l'Etat de la Cité du Vatican: "La société est de plus en plus menacée par une criminalité transnationale organisée, par un usage inapproprié de l'activité économique et par le terrorisme. Il est donc juste que la communauté internationale se dote d'instruments juridiques capables de prévenir et combattre ce type de criminalité et développe sa coopération en matière pénale. Agissant également au nom de l'Etat de la Cité du Vatican, le Saint-Siège a ratifié nombre de conventions internationales qui sont des outils de lutte contre une criminalité menaçant la dignité des personnes, le bien des gens et la paix générale. Pour renforcer l'engagement du Saint-Siège dans cette lutte, le Pape dispose Motu Proprio ce qui suit:

"1.Les organes judiciaires de l'Etat du Vatican exercent également leur juridiction pénale face
-aux délits contre la sécurité, les intérêts fondamentaux et le patrimoine du siège apostolique;
-aux délits prévus par la loi VIII (11 juillet 2013), contenant les normes pénales complémentaires, par la loi IX (11 juillet 2013), contenant les modifications du code pénal et du code de procédure pénale;
-à tout autre délit dont la répression serait requise par les accords internationaux ratifiés, au cas où son auteur se trouverait sur le territoire vatican et non extradé.

2.Les délits ci-dessus évoqués seront poursuivis selon la législation vaticane en vigueur au moment de l'infraction, saufs les principes généraux d'application des mesures pénales.

3.La loi pénale vaticane considère officiers publics, les membres, officials et autres personnels des organismes de la Curie romaine et de ses institutions annexes, les nonces et l'ensemble du personnel diplomatique, toute autre personne ayant une fonction de représentation, d'administration ou de direction, ou même exerçant de facto une fonction de gestion ou de contrôle des organismes dépendants du Saint-Siège et inscrits au registre des personnes juridiques canoniques du Governorat de l'Etat du Vatican, mais aussi toute personne titulaire d'un mandat administratif ou judiciaire du Saint-Siège, qu'il soit permanent ou temporaire, rémunéré ou non, et quelque soit son statut hiérarchique.

4.Cette juridiction s'étend également aux responsabilités administratives des personnes juridiques découlant du délit selon la discipline législative vaticane.

5.Au cas où le même délit serait poursuivi dans d'autres états, on appliquera les normes de coopération judiciaire en cours dans l'Etat de la Cité du Vatican.

6.Etant sauf ce qu'établit l'article 23 de la loi CXIX du 21 novembre 1987 approuvant l'ordonnancement judiciaire de l'Etat du Vatican,

le Pape François décide et promulgue ce 11 juillet 2013 ce qui précède contre toute disposition pouvant être contraire, applicable à compter du 1 septembre prochain".


ACTUALISATION DE LA JUSTICE PENALE VATICANE

Cité du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). La Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant:

Aujourd'hui a été publié le Motu Proprio du Pape François relatif à la compétence pénale des organes judiciaires de l'Etat de la Cité du Vatican, ainsi que les lois approuvées par la Commission pontificale pour l'Etat de la Cité du Vatican, soit la loi VIII relative aux normes pénales complémentaires, la loi IX, contenant les modifications du code pénal et du code de procédure pénale, et la loi X sur les sanctions administratives. Ce Motu Proprio étend l'application de cette législation au Saint-Siège. Les lois pénales adoptées ce jour complètent la mise en adéquation de l'ordonnancement juridique vatican, dans le sillage de l'effort entrepris par Benoît XVI en 2010. Elles sont d'autant plus complètes qu'elles prennent en compte de multiples conventions internationales (les quatre Conventions de Genève de 1949 sur les crimes de guerre, la Convention internationale de 1965 sur l'élimination de la discrimination raciale, la Convention de 1984 contre la torture et les autres traitements inhumains, la Convention de 1989 sur les droits de l'enfant et ses protocoles). On note ainsi l'introduction du délit de torture et des délits contre les mineurs (trafic, prostitution, enrôlement forcé, violences sexuelles, exploitation, pornographie). Le crime contre l'humanité a également été introduit, inclus le génocide et la ségrégation raciale...définis par le Statut de la cour pénale internationale de 1998. La catégorie des délits contre l'administration a été révisée en fonction de la Convention des Nations-Unies de 2003 sur la corruption. On a aussi aboli la prison à vie contre une réclusion maximale de 35 ans. Toujours en conformité avec la tendance internationale, on a établi un système de sanctions contre les personnes juridiques en matière de profit criminel au titre de l'organisme dont elles dépendraient, considérant qu'elles sont redevables de sanctions personnelles administratives et pécuniaires. En matière de procédure pénale, on a introduit les principes du juste procès (dans des limites de temps raisonnables) ainsi que la présomption d'innocence. Ainsi ont été accrues les mesures conservatoires dont dispose la justice (la confiscation est désormais renforcée par la faculté du gel préventif des biens). La réforme revêt une grande importance en ce qu'elle reformule les normes relatives à la coopération judiciaire internationale, effectivement datées, par l'adoption des mesures prévues en la matière par les plus récents textes internationaux. La loi relative aux sanctions administratives revêt un caractère général au service de disciplines particulières. Dans les différentes catégories, les sanctions favoriseront l'efficacité et le respect des intérêts publics. Toutes ces interventions entrent dans le cadre d'une modernisation tendant à rendre le système vatican plus complet et plus efficace.


IMPORTANCE DES NOUVELLES LOIS VATICANES


Cité du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). Voici la présentation par Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, des nouvelles lois vaticanes:

Les lois approuvées ce jour par la Commission pontificale pour l’Etat de la Cité du Vatican constituent une intervention normative de large portée, nécessaire en raison du service que cet Etat, particulier et unique en son genre, est appelé à accomplir au bénéfice du Siège apostolique. La finalité originelle et fondamentale du Vatican, consistant à garantir la liberté d’exercice du ministère pétrinien, requiert en effet un réajustement institutionnel faisant davantage abstraction de son exiguïté territoriale pour revêtir une complexité qui, par certains traits, est semblable à celle des états contemporains.

Né avec les Accords du Latran de 1929, l’Etat adopta en bloc le système juridique, civile et pénal du Royaume d’Italie, convaincu que cette dotation était suffisante pour régler les rapports de droit commun à l’intérieur d’un Etat dont la raison d’être réside dans le support de la mission spirituelle du Successeur de Pierre. Le système pénal originel, constitué du code pénal italien du 30 juin 1889 et du code de procédure pénale italien du 27 février 1913 (entrés en vigueur le 7 juin 1929) n’a ensuite connu que des modifications marginales. La nouvelle loi sur les sources du droit (N. LXXI, du 1 octobre 2008) a même confirmé la législation pénale de 1929 bien qu’en attente d’une redéfinition complète de la discipline.

Bien que ne réformant pas en profondeur le système pénal vatican, les récentes lois le révisent par certains aspects et le complètent par d’autres, pour répondre à une pluralité d’exigences. Ces lois poursuivent et développent, d’une part, l’ajustement du système juridique du Vatican aux paramètres internationaux, en continuité avec l’action entreprise par Benoît XVI à partir de 2010, en vue de la prévention et de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Dans cette perspective, il a notamment été prévu de réaliser les propositions de la Convention des Nations-Unies de 2000 contre la criminalité organisée transnationale, celles de la Convention des Nations-Unies de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes, celles de la Convention internationale de 1999 pour la répression du financement du terrorisme, ainsi que d’autres conventions qui définissent et caractérisent les pratiques terroristes.

D’autre part, les nouvelles lois introduisent d’autres délits criminels mentionnés dans diverses conventions internationales déjà ratifiées par le Saint-Siège et qui sont désormais aussi mises en application dans le système interne. On peut mentionner parmi celles-ci la convention de 1984 contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention internationale de 1965 sur l’élimination de toute forme de discrimination raciale, la Convention de 1989 sur les droits de l’enfant et ses protocoles facultatifs de 2000, les conventions de Genève de 1949 contre les crimes de guerre, etc. Un titre à part a été consacré aux délits contre l’humanité, parmi lesquels le génocide et les autres crimes prévus par le droit international coutumier, sur l’exemple des dispositions du statut de Rome de la Cour pénale internationale de 1998. D’un point de vue substantiel, enfin, on peut encore souligner la révision des délits contre l’administration publique, dans la ligne des prévisions contenues dans la Convention des Nations-Unies de 2003 contre la corruption, de même que l’abolition de la peine de prison à perpétuité, remplacée par la peine de réclusion criminelle de 30 à 35 ans.

Malgré l’incontestable nouveauté de nombreuses normes incriminantes contenues dans ces lois, il ne serait toutefois pas correct de penser que les conduites sanctionnées par elles étaient auparavant pénalement licites. Celles-ci étaient en effet punies de la même façon, sur le fondement de crimes plus génériques et larges. Cependant, l’introduction de nouvelles dispositions revient à identifier de façon plus certaine et plus précise les faits incriminés, répondant ainsi aux paramètres internationaux par une adéquation des sanctions à la gravité spécifique des faits.

Certaines nouvelles formes criminelles introduites (on pense aux délits contre la sécurité de la navigation maritime ou aérienne ou contre la sécurité des aéroports ou des plateformes fixes) pourraient aussi apparaître excessives vu la réalité géographique de l’Etat de la Cité du Vatican. De telles dispositions remplissent cependant, d’une part, la fonction de respecter les paramètres internationaux établis en matière de lutte contre le terrorisme, et, d’autre part, sont nécessaires, par respect de la condition de la double punibilité”, afin de permettre l’extradition de ceux qui, accusés ou condamnés pour de tels délits commis à l’étranger, se seraient éventuellement réfugiés dans l’Etat de la Cité du Vatican.

La “Responsabilité administrative des personnes juridiques découlant de crime” (art. 46-51 de la loi apportant des normes complémentaires en matière pénale) mérite une attention particulière car elle introduit des sanctions à la charge des personnes juridiques impliquées dans des activités criminelles, selon la tendance normative aujourd’hui courante dans le domaine international. A ce propos, on est parvenu à concilier le traditionnel adage, observé aussi dans le système canonique, selon lequel Societas Puniri Non Potest avec l’exigence, toujours plus perceptible dans le domaine international, d’établir des sanctions adéquates et dissuasives à charge également des personnes juridiques qui tirent profit de la commission de délits. La solution adoptée a donc été d’établir la responsabilité administrative des personnes juridiques, dans les hypothèses bien entendu où l’on peut démontrer que le délit a été commis dans l’intérêt ou à l’avantage de la personne juridique même.

D’importantes modifications sont aussi introduites en matière de procédure. On peut mentionner parmi elles: la mise à jour de la confiscation développée par l’introduction de la mesure du blocage préventif des biens (gel des biens); l’énonciation explicite des principes du juste procès dans un délai raisonnable et de la présomption d’innocence du prévenu; la reformulation de la norme relative à la coopération judiciaire internationale avec l’adoption de mesures établies par les conventions internationales plus récentes.

Du point de vue de la technique normative, la pluralité des sources à disposition des experts a été organisée par leur combinaison dans un ensemble législatif harmonieux et cohérent qui, dans le cadre du magistère de l’Eglise et de la tradition juridico-canonique, est considérable. Comme source principale du droit du Vatican (art.1, al. 1, Loi n. LXXI sur les sources du droit, du 1 octobre 2008), elle tient compte également des normes établies par les conventions internationales et par la tradition juridique italienne auquel le système du Vatican a toujours fait référence.

Afin de mieux organiser et discipliner une intervention normative aux contenus si larges, deux lois distinctes ont donc été rédigées. Dans l’une, ont été rassemblées toutes les normes portant modifications du code pénal et du code de procédure pénale, dans l’autre, ont été insérées les normes dont les caractéristiques ne permettaient pas leur placement homogène à l’intérieur de la structure du code et qui ont donc été placées dans une loi pénale a latere, qui pour cette raison peut être considérée comme complémentaire.

La réforme pénale exposée jusqu’ici est enfin complétée par l’adoption par le Pape François d’un Motu Proprio particulier, daté d’hier lui aussi, qui étend la portée des normes contenues dans ces lois pénales aux membres, officials et employés des différents organismes de la Curie Romaine, des institutions qui lui sont liées, des administrations dépendant du Saint-Siège et des personnes juridiques canoniques, ainsi qu’aux légats pontificaux et au personnel diplomatique du Saint-Siège. Cette extension a pour but de rendre passible de poursuite les crimes et délits prévus dans ces lois par les organismes judiciaires de l’Etat de la Cité du Vatican, même dans le cas où l’infraction a été commise en dehors des frontières de l’Etat.

Parmi les lois adoptées hier par la Commission pontificale pour l’Etat de la Cité du Vatican, se trouve la loi sur les normes générales en matière de sanctions administratives. Cette loi avait déjà été imaginée par l’art. 7 al. 4 de la Loi sur les sources du droit N. LXXI, du 1 octobre 2008, et porte sur la discipline générale et de principe pour l’application de sanctions administratives.

L’opportunité d’une telle discipline était évoquée depuis longtemps, en raison aussi de l’importance croissante du délit administratif, comme le Tertium Genus, intermédiaire entre l’infraction pénale et civile. Comme discipline de principe, il devra être fait référence aux dispositions de cette loi à chaque fois qu’une autre loi fixera l’application de sanctions administratives suite à une violation, sans précision d’ailleurs de la procédure de poursuite, de l’autorité compétente et des autres effets mineurs.

Un des pivots du système introduit par la présente loi est constitué par le principe de légalité, selon lequel les sanctions administratives peuvent être appliquées seulement dans les cas prévus par la loi. La procédure est articulée en une phase de vérification et de contestation de l’infraction de la part des bureaux compétents, et une phase d’application de la sanction remise par voie générale à la compétence de la Présidence du Gouvernorat. Est enfin prévu le droit au recours et la compétence par matière du Juge unique, sauf en cas de sanctions les plus graves qui relèvent de la compétence du Tribunal.

En conclusion de cette brève présentation, on peut observer combien les lois susmentionnées se distinguent non seulement par leur incontestable importance substantielle et systématique, mais aussi parce qu’elles constituent un autre pas significatif du législateur du Vatican vers une mise en ordre complète nécessaire du système pour assumer et promouvoir ce que la Communauté internationale propose de constructif et utile, en vue d’une plus grande coopération internationale et de la poursuite plus efficace du bien commun.

MESSAGE POUR LA JOURNEE MONDIALE DU TOURISME

Cité du Vatican, 11 juillet 2013 (VIS). Voici le message que le Conseil pontifical pour la pastorale des migrations diffuse à l’occasion de la Journée mondiale du tourisme 2013 (27 septembre), et intitulé: "Le tourisme et l’eau, protéger l'avenir de tous" en fonction du thème choisi par l’Organisation mondiale du tourisme: Le Saint-Siège désire s’unir à cette manifestation, en apportant sa contribution particulière, conscient qu'il est de l’importance que revêt le tourisme à l’heure actuelle et des défis et possibilités qu’il offre à l'action évangélisatrice. Le tourisme est l’un des secteurs économiques mondiaux qui connaît la croissance la plus vaste et rapide. Nous ne devons pas oublier que durant l’année dernière le cap du milliard de touristes a été franchi, auquel il faut ajouter les chiffres encore plus élevés du tourisme local.

Pour le secteur touristique, l’eau est d’une importance cruciale, un actif et une ressource. C’est un actif dans la mesure où les gens se sentent naturellement attirés par elle et des millions de touristes cherchent à profiter de cet élément durant leurs jours de repos, en choisissant comme destinations certains écosystèmes où l’eau est le trait le plus caractéristique (zones humides, plages, fleuves, lacs, cascades, îles, glaciers...) ou en cherchant à bénéficier de ses nombreux avantages (particulièrement dans des centres balnéaires ou thermaux). En même temps, l’eau est aussi une ressource pour le secteur touristique, notamment pour les hôtels, les restaurants et les activités de loisirs. A l'avenir, le tourisme sera un véritable avantage dans la mesure où il parviendra à gérer les ressources selon les critères de l’économie verte, c’est à dire une économie dont l’impact environnemental demeure dans des limites acceptables. Nous sommes donc appelés à promouvoir un tourisme écologique, respectueux et durable, qui peut certainement favoriser la création d’emplois, soutenir l’économie locale et réduire la pauvreté. Il ne fait aucun doute que le tourisme joue un rôle fondamental dans la protection de l’environnement, pouvant être un grand allié, mais aussi un féroce ennemi. Si, par exemple, en vue d’un bénéfice économique facile et rapide, on permet à l’industrie touristique de polluer un lieu, celui-ci cessera d’être une destination attirant les touristes.

Nous savons que l’eau, clef du développement durable, est un élément essentiel pour la vie. Sans eau, il n’y a pas de vie. Malheureusement, les pressions qui s’exercent sur elle augmentent d’année en année. Une personne sur trois vit déjà dans un pays connaissant un stress hydrique modéré ou grave, et d’ici à 2030 près de la moitié de la population du globe pourrait souffrir de pénuries d’eau. On estime alors que la demande sera de 40 % supérieure à l’offre. Selon les données fournies par les Nations-Unies, environ un milliard de personnes n’a pas accès à l’eau potable. Et les défis liés à ce problème augmenteront de façon significative au cours des prochaines années, surtout parce qu’elle est mal distribuée, polluée, gaspillée ou parce que l’on donne la priorité à certains usages d’une manière erronée ou injuste. Sans compter les conséquences du changement climatique qui viendront s’y ajouter. Le tourisme rivalise souvent aussi avec d’autres secteurs pour son utilisation et, quelquefois, on constate que l’eau est abondante et gaspillée dans les structures touristiques, tandis qu’elle vient à manquer pour les populations environnantes. La gestion durable de cette ressource naturelle est un enjeu d’ordre social, économique et environnemental, mais surtout de nature éthique, à partir du principe de la destination universelle des biens de la terre, qui est un droit naturel, originel, auquel doit se soumettre tout l’ordre juridique concernant ces biens. La doctrine sociale de l’Eglise insiste sur la validité et l’application de ce principe, avec des références explicites à l’eau. Bien sûr, notre engagement en faveur du respect de la création naît de sa reconnaissance comme don de Dieu fait à toute la famille humaine et de l’écoute de l’indication du Créateur, qui nous invite à la garder, conscients d’être les administrateurs et non les maîtres du don qu’il nous fait.

Cette attention à l’environnement est important pour le Pape François qui y a fait de nombreuses allusions. Déjà, lors de la célébration eucharistique du début de son ministère pétrinien, il nous invitait à être des gardiens de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l’autre, de l’environnement. Ne permettons pas, disait-il, que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde, rappelant que tout est confié à la garde de l’homme, et c’est une responsabilité qui nous concerne tous. Approfondissant cette invitation, le Saint-Père affirmait récemment que cultiver et protéger la création est une indication de Dieu donnée non seulement au début de l’histoire, mais à chacun de nous. Cela fait partie de son projet et cela signifie faire croître le monde avec responsabilité, en le transformant afin qu’il soit un jardin, un lieu vivable pour tous. Au contraire, nous sommes souvent guidés par l’orgueil de dominer, de posséder, de manipuler, d’exploiter... Nous sommes en train de perdre l’attitude de l’émerveillement, de la contemplation, de l’écoute de la création. En cultivant cette attitude, nous pourrons découvrir que l’eau nous parle aussi de son Créateur et nous rappelle son histoire d’amour pour l’humanité. La prière de bénédiction de l’eau, utilisée dans la liturgie romaine lors de la veillée pascale et pour le rituel du baptême, est éloquente car elle rappelle que le Seigneur s’en est servi comme signe et mémoire de sa bonté: la Création, le déluge qui met fin au péché, le passage de la Mer Rouge qui libère de l’esclavage, le baptême de Jésus dans le Jourdain, le lavement des pieds qui se transforme en précepte d’amour, l’eau qui coule du côté du Crucifié, le mandat du Ressuscité de faire des disciples et de les baptiser … ce sont des pierres milliaires de l’histoire du Salut, dans lesquelles l’eau revêt une haute valeur symbolique.
L’eau nous parle de vie, de purification, de régénération et de transcendance. Dans la liturgie, l’eau manifeste la vie de Dieu qui nous est communiquée dans le Christ. Jésus lui-même se présente comme celui qui apaise la soif, de son sein jaillissent des fleuves d’eau vive. Et dans son dialogue avec la Samaritaine, il affirme que celui qui boit de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif. La soif évoque les désirs les plus profonds du cœur humain, ses échecs et sa recherche d’un bonheur authentique au-delà de soi-même. Or, le Christ est celui qui offre l’eau qui étanche la soif intérieure, il est la source de la renaissance, il est le bain qui purifie. Il est la source d’eau vive.

Voilà pourquoi il est important de réaffirmer que tous ceux qui oeuvrent dans le tourisme ont une forte responsabilité dans la gestion de l’eau, de sorte que ce secteur soit effectivement une source de richesse au niveau social, écologique, culturel et économique. Tandis qu’il faut travailler pour réparer les dommages causés, il faut aussi favoriser son usage rationnel et réduire au minimum l’impact, en promouvant des politiques adéquates et en fournissant des équipements efficaces qui aident à protéger notre futur commun. Notre attitude envers la nature et la mauvaise gestion que nous pouvons faire des ressources ne doivent peser ni sur les autres, ni même et encore moins sur les générations à venir. Une plus grande détermination est nécessaire de la part des personnes engagées en politique et des entrepreneurs. Car, même si tous sont conscients des défis que nous pose le problème de l’eau, nous savons aussi que cela doit encore se concrétiser par des engagements précis, contraignants et vérifiables. Cette situation requiert surtout un changement de mentalité qui conduise à adopter un style de vie différent, caractérisé par la sobriété et par l’autodiscipline. Il faut faire en sorte que le touriste soit conscient et réfléchisse sur ses responsabilités et sur l’impact de son voyage. Il doit pouvoir arriver à la conviction que tout n’est pas permis, même si personnellement il pourrait en assumer le coût financier. Nous devons éduquer et encourager les petits gestes qui nous permettent de ne pas gaspiller ou contaminer l’eau et qui nous aident, en même temps, à apprécier davantage son importance. Faisons nôtre le désir du Saint-Père de prendre le ferme engagement de respecter et de garder la création, d’être attentifs à chaque personne, de combattre la culture du gaspillage et du rebut, pour promouvoir une culture de la solidarité et de la rencontre.
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