Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Président hongrois M.Janos Ader, qui s'est ensuite entretenue
avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les
relations avec les états. Après avoir évoqué la longue tradition
chrétienne de la Hongrie, les parties se sont félicitées de leurs
bons rapports ainsi que de l'excellente collaboration Eglise Etat
dans le cadre des accords en vigueur. A ensuite été abordée la
situation internationale, partageant la nécessité de traiter
certaines de ses aspects sociaux et éthiques. La partie hongroise a
exposé le programme gouvernemental en faveur de la vie et de la
famille. Puis a été réaffirmé un engagement commun en faveur de
l'environnement, de la paix et de la liberté religieuse, tout
particulièrement en rapport avec la crise proche et moyen-orientale
où il fait espérer un solution négociée.
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vendredi 20 septembre 2013
TOUTE VIE A UNE VALEUR
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
les participants à la conférence de la Fédération internationale
des associations de médecins et gynécologues catholiques, devant
lesquels il a parlé de la "la situation paradoxale" dans
laquelle se trouve leur profession: "Grâce à Dieu on a d'une
part tous les progrès de la médecine, fruits d'une recherche
conduite avec passion et acharnement pour trouver de nouvelles
thérapies. Et de l'autre, le danger de voir le médecin perdre son
identité propre, qui est de servir la vie". Evoquant ensuite
Caritas in Veritate, il a dénoncé le paradoxe qui réside dans
l'attribution de nouveaux droits à la personne, "des droits
parfois simplement supposés, qui ne défendent pas la vie comme
valeur première de l'humanité". Puis il a de nouveau dénoncé
la "culture du rebut", qui "tend à l'élimination
d'êtres humains parmi les plus faibles, socialement comme
physiquement. Nous devons réagir à ceci par un oui total à la vie.
Le premier des droits de la personne est sa vie. Rien ne lui est plus
précieux car ce bien fondamental conditionne tous les autres. Si
toute chose qui a un prix peut être vendue, la dignité de la
personne qui n'en a pas ne saurait l'être. C'est pourquoi la
protection de la vie humaine dans sa totalité est devenue depuis un
certain temps une priorité du magistère ecclésial". Ainsi les
médecins doivent-ils être "des témoins et des promoteurs de
la culture de la vie. L'être catholique des médecins catholiques
implique une responsabilité majeure". Vous médecins et
gynécologues catholiques, a conclu le Pape François, "devez
rappeler à tous en acte comme en parole que la vie est toujours
sacrée, à chacune de ses phases. Toute vie a une valeur, non pas
seulement selon la foi, mais selon la raison et la science. Il
n'existe pas une vie qui serait plus sacrée qu'une autre,
qualitativement plus valable qu'une autre!".
UNE INTERVIEW EXCLUSIVE DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a accordé une
interview diffusée en plusieurs langues par 17 revues de la
Compagnie de Jésus. Elle est le résultat de plus de six heures
d'entretien en août avec le P.Antonio Spadaro, SJ, Directeur de
Civiltà Cattolica. Au long de trente pages, le Pape parle très
librement de lui, de sa vie et de son parcours de jésuite puis
d'évêque. Il y évoque aussi ses goûts culturels et artistiques
(Dostoïevski et Holderin, Borges et Cervantes, Le Caravage et
Chagall, Fellini pour La Strada, Rossellini, ou bien le film Le
festin de Babette, Mozart et Wagner, sa Tétralogie principalement):
Je ne sais pas, dit-il, "quelle est la définition la plus
juste" de moi: "Je suis un pécheur. C’est la définition
la plus juste. Ce n’est pas une manière de parler, ni un genre
littéraire: Je suis un pécheur... Ma manière autoritaire et rapide
de prendre des décisions m’a conduit à avoir de sérieux
problèmes et à être accusé d’ultra-conservatisme". Or "je
crois que la consultation est essentielle. Les consistoires ou les
synodes sont, par exemple, des cadres importants pour rendre vraie et
active cette consultation. Il est cependant nécessaire de les rendre
moins rigides dans leur forme".
"Nombreux
sont ceux qui pensent que les changements et les réformes peuvent
advenir dans un temps bref. Je crois au contraire qu’il y a
toujours besoin de temps pour poser les bases d’un changement réel
et efficace. La sagesse du discernement compense l'inévitable
ambiguïté de la vie et fait trouver les moyens les plus opportuns,
qui ne s’identifient pas toujours avec ce qui semble grand ou
fort... Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin
l’Eglise aujourd’hui c’est la capacité de soigner les
blessures et de réchauffer le coeur des fidèles, la proximité, la
convivialité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après
une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a
du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut ! Nous devons
soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste.
Soigner les blessures, soigner les blessures. Il faut commencer par
le bas. L’Eglise s’est parfois laissé enfermer dans des petites
choses, de petits préceptes. Le plus important et la première
annonce est: Jésus-Christ t’a sauvé! Le peuple de Dieu veut des
pasteurs et pas des fonctionnaires... Au lieu d’être simplement
une Eglise qui accueille et qui reçoit portes ouvertes,
efforçons-nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes,
qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui
ne la fréquente pas, qui s’en est allé ou qui est indifférent.
Il faut toujours considérer la personne, car nous entrons dans le
mystère de l’homme". Ceci vaut en particulier dans le cas des
divorcés remariés ou des personnes homosexuelles. "Dans la vie
de tous les jours, Dieu accompagne chacun et nous avons le devoir
d'accompagner toutes personnes sans tenir compte de leur condition.
Il faut accompagner avec miséricorde".
"Les
enseignements, tant dogmatiques que moraux, en sont pas tous
équivalents. Une pastorale missionnaire ne peut être obsédée par
la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à
imposer avec insistance. Nous devons donc trouver un nouvel
équilibre" de manière à ce que "l’annonce évangélique
soit plus simple, plus profonde et irradiante. C’est à partir de
cette annonce que viennent ensuite les conséquences morales... Le
génie féminin est nécessaire là où se prennent les décisions
importantes. Aujourd’hui l'enjeu est de réfléchir à la place
précise des femmes, aussi là où s’exerce l’autorité dans les
différents domaines de l’Eglise".
Le
concile "Vatican II fut une relecture de l’Evangile à la
lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de
rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les
fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le
travail de la réforme liturgique fut un service du peuple en tant
que relecture de l’Evangile à partir d’une situation historique
concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité ou
de discontinuité, pourtant une chose est claire : la manière de
lire l’Évangile en l’actualisant, qui fut propre au Concile, est
absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières
comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du Pape
Benoît fut prudentiel, lié à l’aide de personnes qui avaient
cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c’est le
risque d’idéologiser le rite ancien, de l'instrumentaliser...
Chercher Dieu dans le passé ou dans le futur est une tentation. Dieu
est certainement dans le passé, parce qu’il est dans les traces
qu’il a laissées. Et il est aussi dans le futur comme promesse.
Ceci dit le Dieu concret pour ainsi dire, est dans le présent. C’est
pourquoi les lamentations ne nous aideront jamais à trouver Dieu.
Les lamentations qui dénoncent un monde barbare finissent par faire
naître au sein de l’Eglise des désirs d’un ordre entendu comme
pure conservation ou réaction de défense. Non, Dieu se rencontre
dans l’aujourd’hui".
Pour
accéder au texte complet: http: // www.revue-etudes.com
LES TRENTE ANS DE LA CHARTE DE LA FAMILLE
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de
Presse du Saint-Siège, Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil
pontifical pour la famille, assisté de Mme Helen M.Alvaré
(professeur à l'Université George Mason de Washington) et de
M.Francesco D'Agostino (Président de l'Union des juristes
catholiques italiens), a présenté le congrès international qui se
tient du 19 au 21 septembre à Rome sur les droits de la famille.
Rappelant que c'est l'occasion de faire le point sur les trente ans
de la Charte de la famille, Mgr.Paglia signale que les droits de la
famille "sont étroitement liés aux droits de l'homme. La
famille étant une communion de personnes, sa réalisation dépend
largement d'une juste application des droits de chacun. Certains de
ces droits regardent directement les parents et leur droit à la
procréation et à l'éducation, tandis que d'autres sont indirects".
Dans ce contexte, la Charte "est un document encore peu
connu...bien qu'il constitue un appel prophétique en faveur de la
famille, laquelle doit être respectée et défendue de toute
usurpation". En conclusion, il a salué la collaboration du
Conseil pontifical et de l'Association des juristes catholiques pour
préparer les présentes assises dans la perspective de relancer les
principes de la Charte de la famille dans "un contexte culturel
qui remet en question l'institution familiale plus radicalement que
jamais. Les principes énoncés dans le texte de 1983 demeurent
parfaitement valides".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Donald J.Kettler, Evêque de Saint Cloud (superficie 31.730,
population 559.865, catholiques 142.042, prêtres 216, diacres 52,
religieux 637), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de
Fairbanks (USA), il succède à Mgr.John F.Kinney, dont la
renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite
d'âge.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Anthony Joseph Burgess à
la charge pastorale du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle
Guinée).
Nommé
Administrateur apostolique du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle
Guinée), Mgr.Stephen Joseph Reichert, OFM Cap, Archevêque de Madang
(Papouasie - Nouvelle Guinée).
Nommé
Administrateur apostolique du diocèse de Fairbanks (USA), Mgr.Roger
Lawrence Schwietz, OMI, Archevêque d'Anchorage (USA).
jeudi 19 septembre 2013
RECOMMANDATIONS AUX NOUVEAUX EVEQUES
Cité
du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Ce midi, le Saint-Père s'est
adressé aux évêques récemment nommés et participant à un cours
organisé par la Congrégation pour les évêques et celle pour les
Eglises orientales. Faîtes paître le troupeau que Dieu vous a
confié, c'est par ces paroles de saint Pierre qu'il a rappelé à
ses hôtes leur mission d'être des pasteurs du Seigneur et non d'eux
mêmes: "Nous ne devons pas nous servir nous mêmes mais servir
les brebis qui nous ont été confiées, les servir jusqu'à offrir
peur eux notre vie à l'instar du Bon Pasteur". Puis il a
rappelé que faire paître signifie nourrir et s'occuper jour après
jour de la communauté, ce qui induit trois critères: "Pour
accueillir avec générosité, votre coeur doit s'ouvrir à chacune
des personnes que vous rencontrez et que retrouverez lors de vos
visites pastorales... Marcher avec le troupeau veut dire accompagner
les fidèles mais aussi tous ceux qui s'adressent à vous, partager
en frères et en amis leurs joies et leurs attentes, leurs
difficultés et leurs peines, et plus encore en pères capables
d'écouter et de comprendre, d'aider et de conseiller". Etre
"présents dans le diocèse...indique que les pasteurs doivent
porter l'odeur des brebis... Allez donc parmi vos fidèles" et
ayez "un style de service pastoral humble, et même austère,
allant à l'essentiel. Les évêques ne doivent pas avoir la
psychologie des princes! Etre ainsi est scandaleux. Si un pénitent
vous demande s'il est adultère parce que marié il convoite
continuellement une femme plus belle que la sienne, n'est-ce pas un
adultère spirituel? Alors ne soyez pas obsédés par l'envie
d'obtenir un plus beau diocèse, car l'esprit carriériste est un
véritable cancer... Rester au milieu du troupeau implique la
stabilité, c'est à dire et de ne pas ambitionner promotion et
changement de diocèse. "Avec cette recommandation le Pape
François a réaffirmé qu'un bon gouvernement passe par la règle de
la résidence. Certes, s'absenter du diocèse n'est pas interdit s'il
s'agit de servir l'Eglise universelle ou d'autres Eglises
particulières. Mais cela doit respecter un temps strictement
nécessaire et ne pas être une habitude. "Vous êtes les époux
de vos communautés, étroitement liés à elles. C'est pourquoi je
vous demande de rester parmi les vôtres en évitant de devenir des
évêques d'aéroport! Soyez des pasteurs accueillants...pleins de
délicatesse et de fermeté paternelle, humbles et discrets, capables
d'évaluer aussi vos limites avec une bonne dose d'humour". En
conclusion, le Pape a recommandé à ses hôtes de prier tout
particulièrement pour la paix en Syrie, mais aussi pour lui.
VISITE DU PREMIER MINISTRE LITUANIEN
Cité
du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Premier Ministre lituanien M.Algirdas Butkevicius, qui s'est
ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le
Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont
été l'occasion de souligner les bons rapports entre les deux
parties, la contribution séculaire de l'Eglise catholique à la
société lituanienne dans le domaine social et éducatif, ainsi que
son engagement en faveur de la famille et de la formation
spirituelle. En référence à l'actuelle présidence lituanienne de
l'Union Européenne, il a été question de certains dossiers
internationaux et européens intéressant la Lituanie et le
Saint-Siège. La situation proche et médio-orientale a tout
particulièrement été évoquée, notamment celle de la Syrie où il
est nécessaire de ramener la paix, en privilégiant une solution
négociée.
SOLIDARITE AVEC LA POPULATION MEXICAINE
Cité
du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a fait
parvenir un télégramme au Président de la Conférence épiscopale
mexicaine, à la suite de l'ouragan qui vient de dévaster la côte
orientale du pays en provoquant la mort de plus d'une quarantaine de
personnes. Priant pour le repos des victimes et le rétablissement
des blessés, il en appelle à la solidarité envers les 8.000
personnes qui ont tout perdu, et forme des voeux pour une prompte
reconstruction de la région touchée. Il demande aussi au Cardinal
Archevêque de Guadalajara de transmettre aux familles en deuil
l'assurance de ses prières de suffrage, les confiant à la
maternelle protection de Notre Dame de Guadalupe et leur adressant sa
cordiale bénédiction de Pasteur universel.
LA JOURNEE DES CATECHISTES
Cité
du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de
Presse du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil
pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté la Journée
des catéchistes et leur Congrès international qui se dérouleront
les 26 et 29 septembre à Rome. Il était assisté de Mgr.José
Octavio Ruiz Arena, Secrétaire du dicastère, et du Sous Secrétaire
Mgr.Graham Bell. A la mission de diffuser le Catéchisme de l'Eglise
catholique, a dit Mgr.Fisichella, le Conseil a maintenant aussi la
juridiction sur la catéchèse. "Il s'agit d'une responsabilité
considérable en raison du fort lien qui, depuis le Concile Vatican
II, entre catéchèse et évangélisation, l'une conditionnant
l'autre". A ce propos, il sera bientôt possible d'accéder et
de transférer facilement et gratuitement l'application intitulée
Catéchisme de l'Eglise catholique, qui contient également son
Compendium, les textes bibliques de référence et un index
terminologique".
La
Journée des catéchistes sera précédée le 25 septembre par une
réunion du Conseil international de la catéchèse, dont le rôle
est d'étudier la problématique en vue d'offrir un produit unitaire
aux conférences épiscopales et de permettre des échanges. Fondé
par Paul VI en 1973, cet organisme a été rénové l'an dernier afin
de vérifier d'abord de par le monde l'état de la catéchèse depuis
une décennie, mais aussi de programmer sa diffusion en liaison avec
l'action évangélisatrice. Suivra le congrès Salle Paul VI, dont
les 1.600 participants (104 délégations de 50 pays) se pencheront
sur la première partie du catéchisme catholique. Il se conclura le
27 après-midi par la catéchèse du Pape François. Le troisième
volet sera la Journée des catéchistes proprement dite, qui
s'ouvrira par un pèlerinage à la tombe de l'Apôtre Pierre, et se
poursuivra par des catéchèses en plusieurs langues données par
quatorze évêques, des confessions et une adoration eucharistique.
Les catéchèses seront distribuées selon les langues dans plusieurs
églises voisines du Vatican. De nombreuses paroisses entendent venir
à Rome pour l'occasion, d'autant que le Saint-Père célébrera la
messe de clôture le 28, suivie de l'angélus dominical. Le mot
d'ordre de ces manifestations est: Le catéchiste, témoin de la foi,
un thème a conclu Mgr.Fisichella qui souligne combien est grande la
responsabilité de transmettre la foi aujourd'hui, ainsi que la
crédibilité de qui a le privilège de la transmettre.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu le
Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les
laïcs.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé le
P.Pedro Ramiro López, IVE, comme Supérieur de la Missio sui Iuris
du Tadjikistan. Il succède au P.Carlos Avila dont la renonciation à
cette charge pastorale a été acceptée.
mercredi 18 septembre 2013
UNE EGLISE MERE OUVERTE A SES FILS
Cité
du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale
tenue ce matin Place St.Pierre, le Saint-Père est revenu sur l'image
de l'Eglise mère, une image a-t-il confié qui lui est très chère
car "elle nous dit ce qu'est l'Eglise mais aussi ce qu'elle
devrait toujours être, une mère pour nous". Une mère enseigne
à ses enfants comment avancer dans ce monde. "Avec amour, elle
cherche toujours à leur indiquer la bonne voie pour grandir et
devenir adulte, à corriger les parcours risquant de finir en cul de
sac... L'Eglise agit de même en offrant une orientation et des
enseignements pour marcher droit. Ainsi les Commandements
proposent-ils des règles intangibles pour accomplir le juste
parcours de notre vie et ajuster nos comportements. Ils sont le fruit
de l'amour divin et pourtant ils sont des commandements, une série
de prohibitions! Je vous invite donc à les relire...et à les
envisager de manière positive. Et vous verrez qu'à l'instar des
enseignements maternels ils regardent notre comportement envers Dieu,
les autres et nous mêmes. Le Décalogue nous invite à écarter les
idoles qui nous réduisent en esclavage, à penser à Dieu et à
respecter parents et prochains, à être honnêtes. Envisagez le sous
cet angle, comme s'il s'agissait des conseils de mères. Les mères
n'enseignent jamais le mal et, comme mère, l'Eglise ne veut que le
bien de ses enfants".
Devenant
adultes, nous assumons nos responsabilités. Certes, quelques fois,
agir par soi-même entraîne des faux pas. "Mais notre mère est
toujours là, prête à seconder ses enfants. Et même s'ils se sont
trompés, elle sait trouver la façon de les comprendre et de les
aider". Toute mère s'engage au maximum pour ses enfants,
"toujours prête à les défendre... L'Eglise est cette mère
miséricordieuse...qui ne ferme jamais sa porte...qui ne juge pas
mais offre le pardon de Dieu, qui offre son amour et encourage à
reprendre le chemin droit. Et lorsque un de ses fils est tombé au
plus bas elle ne craint pas de partager ses ténèbres pour lui
donner de l'espérance. Ainsi fait l'Eglise qui n'hésite pas à
entrer dans la nuit où l'on est parfois plongés, dans l'obscurité
de l'âme et de la conscience. L'Eglise est une mère qui apporte de
l'espérance. Mais les mères savent aussi frapper à toutes les
portes pour leurs enfants, par amour et non par calcul. Et surtout à
la porte du coeur de Dieu! Les mères prient tellement pour leurs
enfants, surtout pour ceux...qui en ont le plus besoin car ils se
sont fourvoyés. C'est ce que fait l'Eglise priante en plaçant dans
les mains de Dieu les tourments de ses enfants. Il ne reste jamais
insensible à sa prière et sait nous surprendre lorsqu'on ne
l'attendait plus... Voici donc les pensées que je voulais vous
proposer aujourd'hui. Voyons dans l'Eglise une mère bonne qui nous
indique la voie d'une vie juste, toujours patiente, miséricordieuse,
compréhensive, qui sait nous mettre dans les mains de Dieu".
NOUVEL APPEL EN FAVEUR DE LA PAIX
Cité
du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape
François a de nouveau invité les catholiques du monde entier à
s'unir aux autres chrétiens dans la prière pour supplier Dieu
d'accorder la paix aux régions tourmentées de la terre: Puisse ce
don du Seigneur "demeurer dans nos coeurs et soutenir les
engagements comme les actions des responsables politiques et de toute
autre personne de bonne volonté. Nous devons tous encourager
activement les efforts déployés pour trouver une solution négociée
aux conflits en cours. Mes pensées vont tout particulièrement à la
chère population syrienne dont le drame ne peut être réglé que
par un dialogue conduit dans le respect de la justice et de la
dignité de tous, des plus faibles au premier chef".
POUR L’ELIMINATION DES ARMES NUCLEAIRES
Cité
du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le 16 septembre dernier à
Vienne (Autriche), Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les
relations avec les états, a pris la parole au cours de la 50
Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie
atomique (AIEA). Dans son intervention, il a rappelé que l’on
fêtait cette année le cinquantième anniversaire de l’encyclique
Pacem In Terris de Jean XXIII, invitant l'assistance à se demander
si "nous vivions vraiment dans un monde plus sûr et plus
protégé qu’à d’autres époques... Le Saint-Siège partage la
pensée et les sentiments de la majeure partie des hommes et des
femmes de bonne volonté qui aspirent à l’élimination totale des
armes nucléaires. C’est pourquoi -a-t-il dit- je profite de cette
occasion pour renouveler notre invitation aux responsables des
nations, afin qu’ils mettent fin à la production d’armes
nucléaires et qu’ils utilisent le matériel nucléaire non plus à
des fins militaires mais pour des activités pacifiques".
Mgr.Mamberti a insisté sur le désarmement nucléaire et la non
prolifération comme étant des choix fondamentaux du point de vue
humanitaire, et a souligné la “profonde préoccupation du
Saint-Siège pour les événements tragiques récents au
Moyen-Orient". Il a aussi confirmé “son soutien aux efforts
faits en vue d’instituer une zone au Moyen-Orient libre d’armes
nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive. Les
zones libres d’armes nucléaires sont le meilleur exemple de
confiance et de sécurité, et l’affirmation que la paix et la
sécurité sont possibles sans la possession d’armes nucléaires".
Concluant son discours par l'évocation des négociations récentes
sur le programme nucléaire de l’Iran, le représentant du
Saint-Siège a insisté sur la conviction de ce que l’utilisation
des canaux diplomatiques peut permettre de "surmonter les
différents obstacles qui empêchent objectivement la confiance
mutuelle" des différentes parties.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu
Mgr.Konrad Krajewski, nouvel Aumônier de Sa Sainteté.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Jaime Spengler, OFM, Archevêque métropolitain de Porto Alegre
(superficie 13.753, population 3.368.000, catholiques 2.507.000,
prêtres 373, diacres 57, religieux 1.602), au Brésil. Jusqu'ici
Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à Mgr.Dadeus Grings,
dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour
limite d'âge.
Nommé
Mgr.Antonio Di Donna, Evêque d'Acerra (superficie 157, population
123.887, catholiques 121.763, prêtres 53, diacres 4, religieux 73),
en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Naples (Italie),
il succède à Mgr.Salvatore Giovanni Rinaldi, dont la renonciation à
la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert H.Brom à la charge
pastorale du diocèse de San Diego (USA). Lui succède son
Coadjuteur, Mgr.Cirilo B.Flores.
mardi 17 septembre 2013
ALLER VERS LES GENS
Cité
du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Hier en la Basilique du Latran,
le Saint-Père a rencontré le clergé de Rome, auquel il a de lui
poser des questions en toute liberté, d'autant que même Pape il se
sent avant tout comme un prêtre. J'en remercie le Seigneur, a-t-il
confié, comme de ne pas me croire plus important que cela. "C'est
ce que je crains, car le Diable est malin, qui parvient à te faire
ressentir que tu as maintenant plus de pouvoir, de faire ceci ou
cela... Grâce à Dieu je ne suis pas encore tombé dans le piège.
Et si cela advenait, qu'on m'avertisse s'il vous plaît...que ce soit
de manière publique ou privée!". Puis le Pape s'est penché
sur le rôle du prêtre, qu'il soit curé ou évêque, y compris
Evêque de Rome. "Il y a d'abord la fatigue physique, que nous
connaissons tous à la fin de la journée de travail, lorsque nous ne
manquons pas d'aller saluer le Seigneur en prière devant le
tabernacle. Tout prêtre se fatigue au contact de son peuple. Celui
qui ne le fait pas se fatigue mal. La bonne fatigue est celle du
prêtre qui va à la rencontre des si nombreuses sollicitations des
gens. Ce sont celles de Dieu aussi... Et puis il y a la fatigue
finale" qui arrive lorsque "le prêtre s'interroge sur sa
propre vie et se retourne sur son parcours et tout ce à quoi nous
avons renoncé, aux enfants que nous n'avons pas eu. Me suis-je
trompé? Ais-je raté ma vie?". Puis, citant les doutes d'Elie
ou de Moïse, de Jérémie ou de Jean-Baptiste, qui vécut les
ténèbres de son âme et envoya ses disciples demander à Jésus
s'il était celui qu'on attendait. "Que peut faire le prêtre
qui vit l'expérience du Baptiste, sinon prier jusqu'à s'endormir
devant le tabernacle?". Les évêques, a poursuivi le
Saint-Père, "doivent être proches de leurs prêtres, et être
charitable envers ces pauvres les plus proches que sont les prêtres.
Le contraire vaut également!".
Répondant
ensuite à une question relative à la pastorale, il a rappelé qu'il
ne faut pas confondre créativité et innovation. Créer signifie
"rechercher un autre moyen de transmettre l'Evangile. Ce n'est
pas facile...et il ne s'agit pas simplement de changer. La nouveauté
est suscitée par l'Esprit dans la prière mais aussi en parlant avec
les gens, avec les fidèles". Ainsi a-t-il évoqué un épisode
survenu en Argentine alors qu'avec un curé il se demandait comment
rendre son église plus accueillante: "Il y a ici tellement de
passage qu'il serait bon que l'église reste ouverte, et qu'un
confesseur soit disponible en permanence. L'idée était belle et on
l'a réalisée comme une créativité utile... Il faut donc trouver
de nouvelles méthodes...d'autant que l'Eglise et son code canonique
offrent de multiples possibilités. Il y a la liberté de chercher
des solutions nouvelles pour offrir des occasions d'accueil aux
fidèles venant en paroisse pour ceci ou cela". Malheureusement,
trop souvent la paroisse est plus occupée à demander de l'argent
pour un certificat, ce qui éloigne les gens de l'Eglise. Il faut au
contraire un accueil cordial afin que chacun se trouve chez lui à
l'église et ne se sente pas exploité... Lorsque les gens constatent
la volonté de profit, ils s'en vont". Puis le Pape François a
parlé des prêtres miséricordieux et dit qu'un prêtre ne doit
jamais perdre de vue l'amour suprême qui s'adresse au Christ: "C'est
pour moi un point crucial pour le prêtre d'être capable de revenir
en pensée sur son premier amour. D'ailleurs une Eglise qui perdrait
la mémoire serait une structure mécanique sans vie. Méfions nous
donc des prêtres rigoristes comme des prêtres laxistes".
Soyons au contraire des prêtres miséricordieux qui disent la
vérité. Et n'ayons pas peur car Dieu nous assiste... Soyons des
accompagnateurs car la conversion naît en chemin en non dans une
sorte de laboratoire".
A
propos des scandales affectant l'Eglise, il a redit la nécessité de
faire face à ces graves problèmes avec lucidité et optimisme car
"la sainteté est plus forte que les scandales. Loin de
s'écrouler, l'Eglise, j'ose l'affirmer, ne s'est jamais aussi bien
portée qu'aujourd'hui. C'est un beau moment, ce dont l'histoire
témoigne. Certains saints sont reconnus hors de l'Eglise catholique
comme Mère Teresa car il existe une sainteté de chaque jour comme
celle de tant de mères et épouses, d'hommes oeuvrant pour leur
famille. Ceci nous remplit d'espérance". Revenant sur l'image
des périphéries de l'existence, le Pape a abordé la question des
divorcés remariés, "qu'avait tant à coeur Benoît XVI: Ce
problème ne saurait se réduire à communier ou non... C'est un
problème grave qui...engage la responsabilité de l'Eglise face aux
familles dans cette situation. Aujourd'hui l'Eglise doit faire
quelque chose pour résoudre la question de la nullité matrimoniale.
De ceci il sera question début octobre au Vatican, mais aussi lors
du prochain synode des évêques sur le rapport entre l'Evangile, la
personne et la famille. Il est absolument nécessaire d'aborder
synodalement le sujet. Il s'agit d'une périphérie existentielle".
En conclusion, le Pape a rappelé à son clergé qu'il fêtera le 21
septembre ses soixante ans de sacerdoce.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour
limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert Zollitsch à la charge
pastorale du diocèse de Freiburg im Breisgau (Allemagne).
lundi 16 septembre 2013
RENCONTRE AVEC LE CLERGE DE ROME
Cité
du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu ce
matin au Latran pour rencontrer dans sa cathédrale le clergé de
Rome. A sa demande, le Cardinal Vicaire avait au préalable adressé
aux prêtres diocésains une réflexion sur le sacerdoce que le
Cardinal Bergoglio avait composé en 2008 dans le sillage du Document
d'Aparecida. La V Assemblée du CELAM y avait pris acte des
changements de la société et proposé en conséquence des pistes
d'action concrètes pour y répondre: Le propre des changements,
écrivait l'archevêque de Buenos Aires, est le déplacement des
choses. Ce qui servait à expliquer le monde, les valeurs, le bien et
le mal, n'était plus adapté, et le mode de se positionner dans
l'histoire a changé. Si ce qui était hier inimaginable est advenu,
il en sera demain de même par rapport à ce que nous vivons
aujourd'hui. Ce qui paraissait comme normal à propos de la famille
et de l'Eglise, de la société et du monde, nous semblait immuable.
On ne peut donc pas vivre dans l'illusion que rien de change et qu'il
suffit d'attendre pour que certaines choses reviennent comme avant".
Dans ce texte, le futur Pape présentait la mission comme une réponse
au défi que posent ces changements, encourageant son clergé à
aller à la rencontre de qui s'est éloigné de la foi, sans se
contenter d'administrer les paroisses. Ceci réclame un renouveau de
l'élan pastoral qui passe par une conversion intérieure de tous les
pasteurs et des autres membres des communautés. Pour devenir une
Eglise riche de zèle évangélisateur, il nous faut être tous de
nouveaux missionnaires et des disciples fidèles".
LA JOIE DE DIEU EST LE PARDON
Cité
du Vatican, 15 septembre 2013
(VIS). A midi, le Pape François a récité
l'angélus avec les fidèles rassemblés sur une place St.Pierre
remplie de parapluies en raison de l'averse qui s'est abattue sur
Rome. Le Pape a commenté l'Evangile du jour qui contient trois
paraboles sur la miséricorde, celle de la brebis égarée, celle de
la pièce perdue et celle du fils prodigue: "Ces trois paraboles
parlent de la joie de Dieu. Dieu est content parce que la joie de
Dieu est de pardonner... C'est la joie d'un pasteur qui retrouve sa
brebis, celle d'une femme qui retrouve sa pièce, celle d'un père
qui voit revenir chez lui son fils perdu... Ici, on trouve tout
l'Evangile, tout le christianisme! Mais il ne s'agit pas d'un
sentiment, ce n'est pas du 'bonisme'! Au contraire, la miséricorde
est la vraie force qui peut sauver l'homme et le monde du cancer
qu'est le péché, le mal moral, le mal spirituel. Seul l'amour
remplit les vides, les gouffres négatifs que le mal ouvre dans le
cœur et dans l'histoire. Seul l'amour peut faire cela, et cela est
la joie de Dieu!... Chacun de nous est cette brebis perdue, cette
pièce perdue; chacun de nous est ce fils qui a gaspillé sa liberté
en suivant de fausses idoles, des mirages de bonheur, et a tout
perdu. Mais Dieu ne nous oublie pas, le Père ne nous abandonne
jamais. C'est un père patient, il nous attend toujours! Il respecte
notre liberté mais reste toujours fidèle. Et quand nous revenons à
lui, il nous accueille comme des fils, dans sa maison, parce qu'il ne
cesse jamais, pas même un instant, de nous attendre, avec amour. Et
son cœur est en fête pour chaque fils qui revient. Il est en fête
car il est joie. Dieu a cette joie quand l'un de nous, pécheur, va à
lui et lui demande son pardon".
"Le
danger est de présumer que nous sommes justes, et nous jugeons les
autres. Nous jugeons aussi Dieu, parce que nous pensons qu'il devrait
punir les
pêcheurs, les condamner à mort, au lieu de leur pardonner. C'est là
que nous risquons de rester en dehors de la maison du Père! Comme ce
frère aîné de
la parabole qui, au lieu de se réjouir du retour de son frère, se
fâche contre son père qui l'accueille et lui fait fête. Si dans
notre cœur, il n'y a pas la
miséricorde, la joie du pardon, nous ne sommes pas en communion avec
Dieu, même si nous observons tous ses préceptes, parce que c'est
l'amour qui sauve, et non la seule pratique des préceptes. C'est
l'amour pour Dieu et pour le prochain qui permet d'accomplir tous les
commandements".
"Si
nous vivons selon l'oeil pour oeil, dent pour dent, nous ne sortons
jamais de la spirale du mal. Le Malin est fourbe, et nous fait croire
qu'avec notre justice humaine nous pouvons nous sauver et sauver le
monde. En réalité, seule la justice de Dieu peut nous sauver! Et la
justice de Dieu s'est révélée dans la croix: La croix est le
jugement de Dieu sur nous tous et sur ce monde. Mais comment nous
juge Dieu? En donnant sa vie pour nous! Voilà l'acte suprême de
justice qui a vaincu une fois pour toute le prince de ce monde; et
cet acte suprême de justice est aussi justement l'acte suprême de
miséricorde. Jésus nous appelle tous à suivre cette route: Soyez
miséricordieux comme votre Père est miséricordieux". Le
Saint-Père a conclu en demandant à tous
de penser à "une personne avec laquelle nous ne sommes pas
bien, avec qui nous sommes fâchés, que nous n'aimons pas, Pensons à
cette personne et, en silence, prions pour elle. Et soyons
miséricordieux avec elle".
BEATIFICATION DU "CURE BROCHERO"
Cité
du Vatican, 14 septembre 2013
(VIS). Le prêtre argentin José Gabriel Brochero
(1840 - 1914), dit le Curé Brochero,
un des personnages les plus populaires de cette nation, est béatifié
aujourd'hui à Cordoba (Argentine).
Ce prêtre, connu pour son assistance aux malades et moribonds au
cours de l'épidémie de choléra qui décima la ville en 1867, fut
nommé en 1869 vicaire du département de San Alberto, aujourd'hui
Valle Traslasierra où
il parcourait à
dos de mule les villages, répondant
aux besoins des habitants, construisant
églises, chapelles et écoles. Avec leur aide, il
ouvrit des chemins de passage dans les
montagnes. Il devint sourd et aveugle suite à la lèpre qu'il avait
contractée à
force de vivre en contact étroit avec ceux qui souffraient de cette
maladie. A l'occasion
de sa béatification, le Saint-Père a envoyé une lettre à
l'Archevêque de Santa Fe et Président de la Conférence épiscopale
argentine. En voici de larges extraits:
"Le
fait que le Père Brochero entre parmi les bienheureux est une joie
et une bénédiction très grande pour les argentins et dévots de ce
pasteur à l'odeur de brebis, qui se fit pauvre parmi les pauvres,
qui lutta toujours pour rester proche de Dieu et des gens, qui a fait
et continue de faire tant de bien comme une caresse de Dieu à notre
peuple éprouvé. Je m'imagine bien le Père Brochero sur sa mule
Mauvaise tête parcourant les longs
chemins arides et désolés des deux cents kilomètres carré de sa
paroisse, frappant de porte en porte aux maisons de vos bisaïeuls et
trisaïeuls, pour leur demander s'ils avaient
besoin de quelque chose et pour les inviter à faire les
exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Il connaissait tous
les recoins de sa paroisse. Il ne restait pas dans la sacristie à
brosser ses brebis. Le père Brochero était une visite de Jésus
lui-même à chaque famille. Il emportait une image de la Vierge, le
livre de prière avec la Parole de Dieu, les choses pour célébrer
la messe quotidienne. Ils l'invitaient à boire le maté, bavardaient
et le père Brochero leur parlait d'une façon que tous comprenaient
parce que cela venait du cœur, de la foi et de son amour pour
Jésus".
"L'actualité
pastorale d'une béatification est très importante. Le Père
Brochero a l'actualité de l'Evangile. Il fut un pionnier lorsqu'il
allait dans les périphéries géographiques et existentielles pour
apporter à tous l'amour, la miséricorde de Dieu. Ne restant pas
dans son bureau paroissial, il s'usa sur sa mule et finit par
attraper la lèpre, à force d'aller à la rencontre des gens comme
un prêtre errant de la foi. Voilà ce que demande Jésus
aujourd'hui, disciples missionnaires, erres de la foi! Le Père
Brochero était un homme normal, fragile, comme n'importe lequel
d'entre nous, mais il connaissait l'amour de Jésus...il sut
sortir...de l'égoïsme mesquin dans lequel nous sommes tous, prenant
sur lui-même, dépassant avec l'aide de Dieu ces forces intérieures
dont le démon se sert pour nous enchaîner à notre confort... Il
écouta l'appel de Dieu et fit le sacrifice de travailler pour son
Royaume, pour le bien commun, pour que
l'immense dignité de chaque personne soit
celle de fils de Dieu. Et il a été
fidèle jusqu'au bout, continuant à prier et à célébrer la messe
même aveugle et lépreux... Laissons le Père Brochero entrer
aujourd'hui, avec sa mule et tout le reste, dans notre cœur pour
qu'il nous invite à la prière, à la rencontre avec Jésus, qu'il
nous libère de nos liens pour sortir dans
les rues à la recherche de notre frère, pour toucher la chair du
Christ chez qui souffre et a besoin de l'amour de Dieu".
LE PAPE REÇOIT L'ORDRE DU SAINT-SEPULCRE
Cité
du Vatican, 14 septembre 2013 (VIS). Comme il l'avait dit au début
de son pontificat, Avancer, Bâtir et confesser, tels sont les
recommandations faites par le Pape, hier après-midi Salle Paul VI,
aux membres de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, venus en
pèlerinage à Rome dans le cadre de l'Année de la foi. Le
pèlerinage, leur a-t-il d'abord dit, "est le symbole de la vie
humaine et chrétienne, chacun de nous pouvant être errant ou
pérégrinant. Il y a de nos jours beaucoup de personnes errantes car
privées d'idéaux et souvent incapables de donner du sens aux
évènements. Avec votre sens du pèlerinage vous exprimez votre
volonté d'être errants. Votre histoire s'inscrit dans celle d'un
monde dont les horizons s'élargissent, où nombre de barrières
tombent et où les existences sont toujours plus liées entre elles.
Soyez donc des porteurs de la lumière de la foi. Tout en conservant
la richesse de vos valeurs, faites de la sagesse du passé, vivez le
présent avec intensité en agissant pour l'avenir. Ouvrez de
nouveaux horizons d'espérance et oeuvrez pour donner un visage plus
humain à la société".
Presque
millénaire, votre ordre est l'une des institutions caritatives les
plus anciennes encore active. Il jouit toujours de l'attention
privilégiée de l'Evêque de Rome. Sa caractéristique est d'agir
avec charité, compassion et amour. De fait, a précisé le
Saint-Père, "votre pèlerinage romain a également une finalité
caritative au service des habitants de la Terre Sainte, des plus
besogneux et de ceux qui sont plongés dans l'affliction et dans la
crainte, en particulier de nos frères et soeurs chrétiens en
difficulté. Aux chrétiens comme aux non chrétiens va ma prière
quotidienne". L'action de l'Ordre du Saint-Sépulcre découle de
la volonté de confesser toujours plus profondément la foi. "Elle
grandit dans une vie spirituelle bien alimentée, d'une formation
permanente pour une vie chrétienne toujours plus authentique et
cohérente. Ceci est fondamental pour chacun de vous comme pour
l'ordre tout entier... La profession de foi et la manifestation de la
charité, qui sont étroitement liées, sont les points forts...de
votre agir. Vous avez donc un rapport très ancien avec le
Saint-Sépulcre, mémoire pérenne du Crucifié qui y fut enseveli et
du Ressuscité qui y vainquit la mort. Que le Christ, crucifié et
ressuscité, soit le véritable coeur de votre projet personnel comme
collectif. Croire dans la puissance rédemptrice de la Croix et de la
Résurrection permet d'offrir aux gens l'espérance et la paix, tout
particulièrement à une Terre Sainte qui en a tant besoin. La foi
n'éloigne pas des responsabilités. Au contraire elle pousse à un
engagement concret en faveur d'une société meilleure".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Samedi
dernier, il avait reçu:
M.Kiril
Liubomirov Topalov, Ambassadeur de Bulgarie, venu lui présenter ses
lettres de créances.
Mgr.Vincenzo
Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille.
M.Hisashi
Hieda, Président de la Japan Art Association.
M.William
Kloter, Major de la Garde suisse pontificale, en visite de congé.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Paul
Pallath (Inde), Rapporteur de la Congrégation pour les causes des
saints près de laquelle il est chef de bureau.
Samedi
dernier, 14 septembre, il a:
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Gabriel Simo à l'office
d'Auxiliaire du diocèse de Bafoussam (Cameroun).
Nommé
Mgr.Gerardo A.Alminaza, Evêque de San Carlos (superficie 3.041,
population 979.000, catholiques 867.000, prêtres 70, religieux 88),
aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de
Jaro (Philippines).
Nommé
le Cardinal Claudio Hummes, OFM, son Envoyé spécial à la clôture
du 25 anniversaire de la canonisation de Roque González de Santa
Cruz et de ses compagnons martyrs (Asunción, Paraguay, 15 novembre).
Nommé
Membre ordinaire de l'Académie pontificale des sciences sociales
M.Vittorio Hösle (Allemagne), Directeur du Notre Dame Institute for
Advanced Study (USA).
vendredi 13 septembre 2013
LA PLACE DES ENFANTS ET DES AINES
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a adressé un
message au participants à la XLVII Semaine sociale des catholiques
italiens en cours à Turin (12 - 15 septembre), se félicitant du
choix du thème 2013 (La famille, espérance et avenir de la
société). Ces semaines sociales, dont l'un des promoteurs fut
Giuseppe Toniolo, béatifié le 28 avril 2012, ont une longue
tradition depuis 1907. Elles constituent un rendez-vous culturel et
ecclésial de haut niveau qui se propose de traiter et anticiper dans
la mesure du possible l'évolution de la société italienne
Réaffirmant
ce double caractère de la famille, le Pape François rappelle
qu'elle est pour les chrétiens "une chaîne de générations
transmettant la foi, l'amour et les valeurs morales. Animée par la
solidarité, l'effort et la patience, elle est également projet
d'avenir. C'est ainsi que la communauté chrétienne vit à la
lumière de la foi, de l'espérance et de la charité, non pour elle
même mais comme levain pour la société toute entière et le bien
public. Mais l'espérance et l'avenir impliquent la mémoire, celle
de nos aînés qui aide à aller de l'avant. L'avenir de toute
société s'enracine dans les personnes âgées qui sont la mémoire
mais aussi dans la jeunesse qui a la force de continuer l'histoire.
Un peuple qui ne prendrait soin ni de ses anciens ni de ses jeunes
n'a pas d'avenir puisqu'il néglige sagesse et promesse... L'Eglise
offre une conception de la famille qui est celle de la Genèse, celle
de l'unité dans la différence entre l'homme et la femme et de leur
fécondité. Elle reconnaît que, première société naturelle, elle
constitue un bien universel comme le dit la constitution italienne...
La famille ainsi définie demeure le premier et principal élément
constitutif de la société comme d'une économie à dimension
humaine... Positives ou négatives, les conséquences de choix
culturels et politiques relatifs à la famille influencent la vie
sociale de tout pays". En conclusion le Pape François rappelle
qu'on ne saurait oublier la souffrance de tant de famille en manque
d'emploi ou de logement, blessées par le naufrage du mariage mais
aussi par des violences domestiques. A côté de quoi, on ne doit pas
oublier "le témoignage simple, beau et courageux de tant de
familles qui vivent le mariage et la procréation dans la joie,
soutenues par la Grâce y compris dans les moments difficiles en
union avec la croix du Seigneur. Ainsi le chemin de l'amour est-il
rendu plus fort et plus complet".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 13 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Denis
Fontes de Souza Pinto, Ambassadeur du Brésil, venu lui présenter
ses lettres de créances.
Mme.Maria
Emmaus Voce, Présidente du Mouvement des Focolari.
Mgr.Gerhard
Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la
foi.
jeudi 12 septembre 2013
VISITE DU PREMIER MINISTRE THAILANDAIS
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
le Premier Ministre thaïlandais Mme.Yingluck Shinawatka, qui s'est
ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le
Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont
permis de souligner l'excellence des relations entre les deux
parties, ainsi que l'entente entre l'Eglise et l'Etat, tout
particulièrement dans l'enseignement et le domaine social. La
situation internationale a également été évoqué, et en
particulier celle de l'Asie pour laquelle le dialogue inter-culturel
et inter-religieux est de grande importance pour la promotion des
droits de l'homme, la paix et la justice.
PROGRAMME DU PAPE EN SEPTEMBRE, OCTOBRE ET NOVEMBRE
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Voici les cérémonies que
présidera le Pape François en septembre, octobre et novembre:
SEPTEMBRE
Dimanche
22: Visite pastorale à Cagliari (Italie).
Dimanche
29: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée des
catéchistes.
Lundi
30: Consistoire pour des causes de canonisation.
OCTOBRE
Vendredi
4: Visite pastorale à Assise (Italie).
Samedi
12: Place St.Pierre à 17 h, prière mariale.
Dimanche
13: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée mariale.
Dimanche
27: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée de la
famille.
NOVEMBRE
Vendredi
1: Cimetière romain du Verano à 16 h, messe pour les défunts.
Samedi
2: Dans les cryptes de la Basilique vaticane à 18 h, prière pour
les Papes défunts.
Lundi
4: En la Basilique vaticane à 11 h 30', messe pour les Cardinaux et
Evêques défunts.
Dimanche
24: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de clôture de l'Année de la
foi en la solennité du Christ Roi.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Manuel Monteiro de Castro, Grand Pénitencier.
Le
Cardinal Mauro Piacenza, Préfet de la Congrégation pour le clergé.
M.José
Miguel Insulza, Secrétaire Général de l'Organisation des Etats
américains.
Le
Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence (Italie).
M.Eduardo
Delgado Bermúdez, Ambassadeur de Cuba, en visite de congé.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Christopher Charles Prowse, Archevêque de Canberra and Goulburn
(superficie 88.000, population 620.000, catholiques 176.500, prêtres
121, diacres 7, religieux 65), en Australie. Il était jusqu'ici
Evêque de Sale (Australie).
mercredi 11 septembre 2013
L'EGLISE FAIT LES CHRETIENS QUI LA CONSTITUENT
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Cinquante mille personnes ont
assisté ce matin à l'audience générale Place St.Pierre, au cours
de laquelle le Pape a repris le cycle catéchistique de l'Année de
la foi en traitant de la maternité de l'Eglise: "Parmi les
images choisies par le concile Vatican II pour mieux exprimer la
nature de l'Eglise, il y a celle de la mère... L'Eglise est notre
mère dans la foi et la vie surnaturelle... Mais comment l'est elle?
Partons de la maternité humaine. La mère génère la vie et porte à
la vie son enfant. L'Eglise nous engendre dans la foi par l'action de
l'Esprit qui la rend féconde. Si la foi est un acte personnel...nous
la recevons des autres, d'une famille, d'une communauté qui nous
enseignent à dire oui au credo. Le chrétien n'est pas une île et
on ne devient pas chrétien par nous-mêmes. La foi est un don de
Dieu offert dans l'Eglise et à travers elle. Elle l'offre dans le
baptême, qui nous fait naître en tant que fils de Dieu, lorsque
l'Eglise mère nous engendre... Cela doit nous faire comprendre que
notre appartenance à l'Eglise n'est pas quelque chose de superficiel
et décoratif mais intérieure et vitale. On n'appartient pas à
l'Eglise comme on adhère à un parti et le lien avec elle est celui
de l'enfant et de sa mère. Comme l'a dit saint Augustin, l'Eglise
est la mère des chrétiens... Et une mère ne se limite pas à
donner la vie... Elle sait aussi corriger, pardonner, comprendre,
être proche dans les difficultés. En somme, une bonne mère aide
ses enfants à sortir du cocon maternel et à marcher par eux
mêmes... En bonne mère, l'Eglise fait de même et accompagne notre
croissance en nous transmettant la Parole", en guidant notre vie
chrétienne "et en nous administrant les sacrements. Elle nous
nourrit de l'Eucharistie, nous accorde le pardon de Dieu, nous offre
le réconfort de l'onction des malades. Tout au long de notre vie de
foi, de notre vie chrétienne, elle nous accompagne... Si l'Eglise
est la mère des chrétiens, si elle fait les chrétiens, elle est
faite d'eux. Elle ne nous est pas étrangère puisqu'elle est
constituée" de l'ensemble des baptisés. "Nous tous
sommes l'Eglise... C'est pourquoi nous devons tous vivre, pasteurs et
fidèles, la maternité de l'Eglise. J'entends parfois dire: Je crois
en Dieu mais pas dans l'Eglise, ou L'Eglise a dit, les prêtres
disent. Les prêtres sont une chose, mais l'Eglise n'est pas
constituée que par les prêtres! L'Eglise c'est nous tous. Qui dit
croire en Dieu et non en l'Eglise déclare ne pas cropire en
lui-même, ce qui est une contradiction. Tous ensemble sommes
l'Eglise, du nouveau-né baptisé au Pape en passant par les évêques.
Tous égaux aux yeux de Dieu. Tous, nous sommes appelés à être
éduqués dans la foi et à annoncer l'Evangile...afin que la lumière
du Christ atteigne les confins de la terre. Alors, vive notre sainte
mère l'Eglise!".
RECHERCHER ENSEMBLE LA JUSTICE ET LA LIBERTE
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père
s'est rendu au Centre Astalli de Rome, siège italien du Jesuit
Refugee Service, qui accueille de très nombreux réfugiés. Dans le
réfectoire, il y a salué les présents et les volontaires, avant de
se recueillir brièvement dans la chapelle puis de gagner l'église
du Gesù, dans laquelle l'attendaient 500 autres réfugiés et le
personnel de la Fondation Centre Astalli. Voici de larges extraits de
son intervention, prononcée après les saluts d'un soudanais et
d'une syrienne:
"Chacun
de vous a une histoire qui parle des drames de la guerre, de conflits
liés à la politique internationale. Mais surtout détient une
richesse humaine et religieuse qu'il convient d'accueillir et non de
craindre. Beaucoup d'entre vous êtes musulmans, ou d'autres
religions, provenant de pays et de situations très diverses. Il ne
faut pas craindre les différences car la fraternité nous enseigne
qu'elles sont une richesse pour tous". Rome après Lampedusa
constitue souvent la "seconde étape d'un voyage difficile et
exténuant, parfois marqué par la violence", notamment pour les
femmes "tentant d'assurer un avenir à leurs enfants, dans
l'espoir d'une vie nouvelle pour leurs familles". L'étape
romaine devrait leur permettre de retrouver l'humanité, "de
retrouver le sourire. Combien souvent au contraire, ici comme
ailleurs, les personnes dont le permis de séjour porte la mention
Protection internationale doivent vivre dans le dénuement, voire
dans des conditions dégradantes, sans possibilité de commencer une
existence digne, d'envisager leur avenir".
Evoquant
ensuite l'activité des jésuites, le Pape a rappelé que dès son
installation à Rome un local pour les miséreux et que le P.Arrupe
fonda en 1981 le Jesuit Refugee Service et son centre romain, avant
sa retraite spirituelle dans un centre d'accueil en Thaïlande. Puis
il a indiqué trois mots pour caractériser l'action des jésuites et
de leurs collaborateurs: Servir, accompagner, défendre. Servir
"signifie accueillir qui arrive avec égards...et lui tendre la
main sans arrière pensée ni crainte...travailler pour les plus
nécessiteux et établir avec eux des relations fraternelles et
solidaires... Ceci signifie donc tenir compte de leurs attentes en
matière de justice et d'espérance, de chercher des solutions
ensemble, des voies de libération". Mais l'accueil ne suffit
pas: "Donner de la nourriture sans offrir la possibilité de
marcher par soi-même ne suffit pas. Une charité qui laisse le
pauvre tel quel est insuffisante. La miséricorde qui nous vient de
Dieu tend à la justice, afin que le pauvre sorte de son état.
L'Eglise nous demande, ainsi qu'à Rome et aux institutions
publiques, de faire en sorte que personne n'ait besoin de la soupe
populaire, d'un abri de fortune, d'une assistance juridique pour se
voir reconnaître le droit de vivre et travailler, d'être à plein
titre une personne... Servir et accompagner signifie aussi prendre le
parti des plus faibles... Combien de fois nous ne savons ou ne
voulons pas donner voix à qui n'en a pas, à vous qui avez souffert
et souffrez en voyant vos droits bafoués!... Il est important pour
l'Eglise que l'accueil du pauvre et la promotion de la justice ne
soient pas confiés à des ce qu'on appelle des spécialistes mais
fassent partie de l'action pastorale... Et je voudrais inviter les
congrégations religieuses à lire sérieusement et avec le sens de
la responsabilité les signes des temps car le Seigneur les appelle
au courage et à la générosité en mettant à disposition leurs
maisons et couvents vides. Ces locaux ne peuvent servir à l'Eglise
transformés en hôtels pour faire de l'argent. Ils ne sont pas notre
propriété mais sont destinés à l'accueil de la chair du Christ
que sont les réfugiés... Certes, ce n'est pas chose facile. Il faut
du discernement, de la responsabilité et du courage. L'Eglise fait
tant mais elle est peut-être appelée à faire plus encore en
partageant avec décision ceux que la Providence nous donne à
servir". Après son intervention, le Pape François a fleuri la
tombe du P.Arrupe.
PECHER C’EST ALLER CONTRE SA CONSCIENCE
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a écrit au
fondateur du journal italien La Repubblica pour répondre à
quelques-unes des questions que l’ancien directeur du journal lui
avait adressé à travers deux articles sur la foi et la laïcité.
Dans cette lettre de quatre pages que le quotidien publie
aujourd’hui, le Pape François s’adresse à M.Eugenio Scalfari et
aux non-croyants à qui, tout en rappelant comment il a
personnellement découvert la foi, il rappelle que "sans
l’Eglise, il n’aurait pas pu trouver Jésus": "C’est
grâce à cette expérience personnelle de la foi vécue en Eglise
que je me sens à même d’écouter vos questions et de chercher
ainsi, avec vous, des chemins sur lesquels nous pourrons peut-être
marcher un peu ensemble". A la question de savoir comment se
comporte l’Eglise face à ceux qui ne partagent pas la foi en
Jésus, le Pape répond qu’il faut "tenir compte, et c'est
fondamental, que la miséricorde de Dieu n’a pas de limite si l’on
s’adresse à lui avec un cœur sincère et contrit. La réponse,
pour celui qui ne croit pas en Dieu, se trouve dans l’obéissance à
sa conscience. Même pour qui n’a pas la foi, le péché est
d'aller contre sa conscience. Ecouter et obéir à celle-ci signifie,
en effet, se décider face à ce que nous percevons comme bien ou
comme mal. C’est sur cette décision que se joue notre bonne ou
mauvaise action".
Sur
la question de savoir si l’on est dans l’erreur ou le péché de
croire qu’il n’existe pas d’absolu, ni de vérité absolue, le
Pape répond: "la vérité, selon la foi chrétienne, c’est
l’amour de Dieu pour nous en Jésus-Christ, et c’est pourquoi la
vérité est une relation, si bien que chacun de nous cueille cette
vérité et l’exprime à partir de soi, de son histoire et de sa
culture, de la situation dans laquelle il vit". A la dernière
question de savoir si "avec la disparition de l’homme sur la
terre, disparaîtra aussi la pensée capable de penser Dieu", le
Pape répond que "la grandeur de l’homme est dans le pouvoir
de penser à Dieu, c’est à dire dans la possibilité de vivre un
rapport conscient et responsable avec lui. Mais le rapport est entre
deux réalités... Dieu ne dépend donc pas de notre pensée... Du
reste, même quand la vie de l’homme sur la terre vient à
finir...l’homme ne cesse pas d’exister et, d’une façon que
nous ne connaissons pas, également l’univers créé avec lui".
Le Saint-Père conclue en rappelant à M.Scalfari que, "l’Eglise,
croyez-moi, malgré toutes ses lenteurs, ses infidélités, ses
erreurs et les péchés qu’elle peut avoir commis et qu’elle peut
encore commettre à travers ceux qui la composent, n’a pas d’autre
sens et fin que de vivre et de témoigner de Jésus".
VISITE PASTORALE A CAGLIARI
Cité
du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Comme prévu, le Pape se rendra
en Sardaigne (Italie) dimanche 22 septembre. Il l'avait annoncé le
15 mai en rappelant que Buenos Aires et Cagliari ont un lien ancien.
Le fondateur de Buenos Aires la baptisa Cité de la Trinité, mais
les marins sardes qui l'avaient transporté demandèrent qu'elle
prenne le nom de Cité de la Vierge de Bonaria. Par compromis, elle
fut intitulée Cité de la Trinité et Port de Notre Dame de Bonaria,
qui donna en résumé espagnol Buenos Aires. L'avion papal devrait
atterrir peu après 8 h à l'aéroport Mario Mameli d'où il gagnera
la ville de Cagliari. Il s'y adressera au monde du travail, avant
d'être salué au sanctuaire de Notre Dame de Bonaria par les
autorités locales et régionales. Il saluera des malades puis
célébrera la messe à 10 h 30'. Après avoir déjeuné au séminaire
régional avec les évêques de Sardaigne, il se rendra à 15 h à la
cathédrale pour une rencontre avec des pauvres et des détenus. Une
heure plus tard, à l'université pontificale de théologie, il
rencontrera le monde de la culture puis la jeunesse en conclusion de
la représentation intitulée Jette tes filets. Le retour à Rome est
prévu vers 19 h 30'.
mardi 10 septembre 2013
REUNION DE CURIE
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce
matin une réunion de tous les chefs de dicastère de la Curie
Romaine, à laquelle étaient également conviés le Cardinal
Président du Governorat et le Cardinal Vicaire de Rome. Ces derniers
mois, il s'est entretenu de façon approfondie avec chacun d'eux.
Après six mois de pontificat, le Pape a désiré entendre
évaluations et conseils des dirigeants de la Curie et de ses
principaux collaborateurs dans le sillage des recommandations des
Cardinaux durant les réunions du pré-conclave et de ses propres
réflexions sur le gouvernement de l'Eglise. La question sera à
nouveau abordée lors de la réunion début octobre du groupe des
huit Cardinaux qu'il a chargé d'élaborer des propositions de
réforme de la Curie Romaine.
LE PAPE RENCONTRE DES REFUGIES
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père
se rendra au Centre Astalli de Rome, siège italien du Jesuit Refugee
Service, qui accueille 700 réfugiés, et notamment des familles
ayant fui la Syrie. Il rencontrera 300 d'entre eux en l'église du
Gesù, qui abrite la tombe du P.Pedro Arrupe, fondateur en 1981 de ce
service lorsqu'il était Préposé Général de la Compagnie de
Jésus. Puis il regagnera le centre pour rencontrer les 400 autres
réfugiés. La Fondation Centre Astalli a été constituée en 2000
en vue de développer la culture de l'accueil et de la solidarité,
sur la base du respect des droits de la personne.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Luis
Alberto Fernández, Evêque de Rafaela (superficie 38.320, population
282.453, catholiques 258.741, prêtres 43, diacres 15, religieux 46),
en Argentine. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de
Buenos Aires (Argentine).
IN MEMORIAN
Cité
du Vatican, 10 septembre 2013 (VIS). Voici
les données rleatives aux prélats décédés ces dernières
semaines:
Mgr.Florentinus
Sului Hajang Hau, MSF, Archevêque de Samarinda (Indonésie), le 8
juillet à 64 ans.
Le
Cardinal Simon Ignatius Pimenta, Archevêque émérite de Bombay
(Inde), le 19 juillet à 93 ans.
Mgr.Jude
Speyrer, Evêque émérite de Lake Charles (USA), le 21 juillet à 84
ans.
Mgr.Bellino
Giusto Ghirard, Evêque émérite de Rodez et Vabres (France), le 26
juillet à 78 ans.
Mgr.George
Kinzie Fitzsimons, Evêque émérite de Salina (USA), le 28 juillet à
84 ans.
Le
Cardinal Ersilio Tonini, Archevêque émérite de Ravenna - Cervia
(Italie), le 28 juillet à 99 ans.
Mgr.Ludwig
Averkamp, Archevêque émérite de Hamburg (Allemagne), le 29 juillet
à 86 ans.
Mgr.Antonio
Moreno Casamitjana, Archevêque émérite de Concepción (Chili), le
31 juillet à 86 ans.
Mgr.Charles-Omer
Valois, Evêque émérite de Saint-Jérôme (Canada), le 4 août à
89 ans.
Mgr.Jaime
Luiz Coleho, Archevêque émérite de Maringá (Brésil), le 5 août
à 97 ans.
Mgr.Luís
Gonzaga Ferreira da Silva, SJ, Evêque émérite de Lichinga
(Mozambique), le 7 août à 90 ans.
Mgr.Johannes
Willem Maria Bluijssen, Evêque émérite de s'Hertogenbosch (Pays
Bas), le 8 août à 87 ans.
Mgr.Léon-Aimé
Taverdet, FMC, Evêque émérite de Langres (France), le 8 août à
90 ans.
Mgr.Joaquim
Rufino do Rêgo, Evêque émérite de Parnaíba (Brésil), le 10 août
à 87 ans.
Mgr.Francis
Joseph Gossman, Evêque émérite de Raleigh (USA), le 12 août à 83
ans.
Mgr.René
Fernández Apaza, Archevêque émérite de Cochabamba (Bolivie), le
14 août à 89 ans.
Mgr.Carlos
Prada Sanmiguel, Evêque émérite de Duitama - Sogamoso (Colombie),
le 16 août à 73 ans.
Mgr.Joseph
Hoàng Văn Tiem, SDB, Evêque de Bùi Chu (Vietnam), le 17 août à
74 ans.
Mgr.Thomas
Nguyên Văn Tân, Evêque de Vinh Long (Vietnam), le 17 août à 72
ans.
Mgr.William
Dermott Molloy McDermott, Evêque émérite de Huancavélica (Pérou),
le 19 août à 83 ans.
Mgr.Filippo
Strofaldi, Evêque émérite d'Ischia (Italie), le 24 août à 73
ans.
Mgr.Domenico
Crusco, Evêque émérite de San Marco Argentano - Scalea (Italie),
le 25 août à 79 ans.
Le
Cardinal Medardo Joseph Mazombwe, Archevêque émérite de Lusaka
(Zambie), le 29 août à 81 ans.
Mgr.William
John Brennan, Evêque émérite de Wagga Wagga (Australie), le 31
août à 75 ans.
Mgr.Joaquim
Justino Carreira, Evêque de Guarulhos (Brésil), le 1 septembre à
63 ans.
Mgr.José
Guadalupe Padilla Lozano, Evêque émérite de Veracruz (Mexique), le
8 septembre à 92 ans.
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