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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 19 décembre 2013

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 19 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Gabriel Bernardo Barba, Evêque de Gregorio de Laferrere (superficie 1.393, population 756.000, catholiques 682.000, prêtres 46, diacres 15, religieux 86), en Argentine. L'Evêque élu, né en 1964 à Morón (Argentine) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire Général du diocèse Merlo-Moreno (Argentine). Il succède à Mgr.Juan Horacio Suárez, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en droit canonique, il a occupé diverses charges diocésaines, a enseigné et a été curé de paroisse.

Mgr.Jean-Marc Aveline, Auxiliaire de l'Archevêque de Marseille (France). L'Evêque élu, né en 1958 à Sidi Bel Abbès (Algérie) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été enseignant et directeur d'études au séminaire inter-diocésain de Marseille, responsable du service diocésain des vocations, Directeur de l'Institut catholique de la Méditerranée, Consulteur du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux.

Confirmé "donec aliter provideatur'" le Cardinal Angelo Amato, SDB, au poste de Préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Confirmé Mgr.Marcello Bartolucci au poste de Secrétaire de la Congrégation pour les causes des saints.

Confirmé comme Membres de la Congrégation pour les causes des saints, les Cardinaux Jean-Claude Turcotte, Juan Luis Cipriani Thorne, Ennio Antonelli, Agostino Vallini, Antonio Cañizares Llovera, Paul Josef Cordes, Angelo Comastri, Stanislaw Rylko, Francesco Monterisi, Kurt Koch, Paolo Sardi, Velasio De Paolis, Manuel Monteiro de Castro, Santos Abril y Castelló, Francesco Coccopalmerio et James Michael Harvey, ainsi que les Archevêques et Evêques Félix del Blanco Prieto, Fabio Berardo D'Onorio, Giovanni Paolo Benotto, Salvatore Fisichella, Zygmunt Zimowski, Renato Boccardo, Lorenzo Chiarinelli, Marcello Semeraro, Lino Fumagalli, Paolino Schiavon, Antoni Stankiewicz, Gianfranco Girotti, Ambrogio Spreafico et Raffaello Martinelli.

Confirmé comme Consulteurs de la Congrégation pour les causes des saints, Mgr.Sergio Pagano (évêque), Mgr.Joaquín Alonso Pacheco, l'Abbé Francesco Asti, l'Abbé Nicola Bux, l'Abbé Alfonso C.Chacón Oreja, Mgr.Lorenzo Dattrino, l'Abbé Miguel De Salis Amaral, le P.Antonio Escudero Cabello, SDB, le P.Maurizio Pietro Faggioni, OFM, Mgr.Jair Ferreira Pena, le P.Jesús Manuel García Gutiérrez, SDB, le P.Wojciech Giertych, OP, le P.François-Marie Léthel, OCD, le P.Mieczyslaw Lubomirski, SJ, le P.Sabatino Majorano, CSSR, le P.Germano Marani, SJ, Mgr. Guido Mazzotta, le P.Aimable Musoni, SDB, le P.Stéphane Oppes, OFM, le P.Adam Owczarski, CSSR, Mgr.Mario Pangallo, le P.Szczepan T.Pralkiewicz, OCD, le P.Marek Adam Rostkowski, OMI, le P.Felice Ruffini, MI, le Mgr.Erich Schmid, le P.Zbigniew Suchecki, OFM.Conv., le P.Damian Jan Synowiec, OFM.Conv., le P.Mihály Szentmártoni, SJ, Mgr.Francesco Maria Tasciotti, le P.Angelo Giuseppe Urru, OP, l'Abbé Filippo Urso, le P.Alberto Valentini, SMM, le P.Adam Wolanin, SJ, le P.Alfonso Amarante, CSSR, Soeur Albarosa Ines Bassani, SDVI, M.Pietro Borzomati, le P.Marcel Chappin, SJ, Mgr.Luis Manuel Cuña Ramos, le P.Fidel González Fernández, MCCJ, M.Johan Ickx, Mgr.Wilhelm Imkamp, le P.Gabriele Ingegneri, OFM.Cap., le P.Marek Inglot, SJ, le P.Carlo Longo, OP, Soeur Grazia Loparco, FMA, M.Christoph Ludwi, le P.Luigi Nuovo, CM, M.Ulderico Parente, M.Gaetano Passarelli, M.Francesco Ricciardi Celsi, le P.Giorgio Rossi, SDB, et Mgr.Mario Sensi.

mercredi 18 décembre 2013

LE SENS DE LA NATIVITE

Cité du Vatican, 18 décembre 2013 (VIS). Le Pape François a consacré la catéchèse de la dernière audience générale de l'année, tenue ce matin Place St.Pierre, à une réflexion sur le sens de la Nativité: "Noël est une fête de la foi et de l'espérance, qui surpasse l'incertitude et le pessimisme. Notre espérance réside dans le fait que Dieu est avec nous et qu'il a encore confiance en nous. Il vient parmi les hommes et choisit la terre comme demeure pour vivre parmi nous et partager nos joies et nos peines. Ainsi la terre n'est plus une vallée de larmes mais le lieu où Dieu a planté sa tente, le lieu où l'homme le rencontre, le lieu de sa solidarité avec l'homme... Cette présence ne s'opère pas dans un monde idéal mais dans un monde réel, marqué par tant de belle choses et tant de maux, lacéré par les divisions et les guerres, l'oppression et la pauvreté. Dieu a décidé de vivre notre histoire telle quelle, avec ses limites et ses drames... Il est bien Dieu avec nous pour toujours... La Nativité démontre que Dieu s'est mis pour toujours du côté de l'humanité, pour la sauver et la relever de ses misères et de ses fautes". Le grand cadeau de Béthléem est que Dieu "s'est abaissé en venant sur terre petit et pauvre... Afin de lui être semblables nous devons éviter de dominer les autres mais nous efforcer de nous abaisser, en nous mettant au service de l'autre. Petits avec les petits, pauvres avec les pauvres... Etre solidaires à leur côté doit être traduit dans l'éloquence des gestes, non des paroles. Que serait un chrétien qui ne s'abaisserait pas et ne servirait pas? Un païen! Faisons donc en sorte que nos frères ne soient jamais abandonnés". Par ailleurs, par le biais du Fils, Dieu est devenu un d'entre nous. "Quoi que nous ayons fait, nous l'aurons servi en servant nos frères et soeurs". Jésus lui même nous l'a annoncé: nourrir, vêtir, accueillir, visiter les petits et les pauvres, c'est le faire à son endroit. Le Saint-Père a conclu en demandant à "Marie de nous aider à reconnaître à Noël le visage du Fils de Dieu fait homme dans les plus humbles d'entre les hommes".

Depuis son élection, le Pape François a tenu 30 audiences générales, pour lesquelles la Préfecture de la Maison pontificale a distribué 1.548.500 billets, même si les présences réelles se sont parfois élevées à 100.000 personnes, nombre de pèlerins restant amassés devant la Place St.Pierre, Place Pie XII et rues adjacentes, où des écrans géants sont installés.

LE PAPE SALUE SON EQUIPE DE FOOTBALL

Cité du Vatican, 18 décembre 2013 (VIS). A l'audience générale figurait une délégation de l'équipe de football San Lorenzo de Buenos Aires, dont le Pape est adhérant depuis de nombreuses années. Le Vice Président du club lui a offert la copie de la coupe de la ligue argentine remportée cette année, ainsi que le maillot de l'équipe. Enfant, Jorge Mario Bergoglio accompagnait son père au stade. Devenu archevêque de la capitale, il allait y dire la messe et confesser les joueurs d'une équipe fondée par un prêtre salésien qui, nommé dans la banlieue d'Almagro avait sauvé de a délinquance nombre de jeunes désoeuvrés grâce au sport. Il a vivement remercié la délégation de lui avoir offert ce trophée pour son anniversaire.

PROMULGATION DE DECRETS

Cité du Vatican, 18 décembre 2013 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a étendu à l'Eglise universelle le culte liturgique rendu au bienheureux Pierre Favre, prêtre jésuite savoyard (1506 - 1546), ordonnant son inscription au catalogue des saints.

Il a également ordonné la promulgation des décrets relatifs:

Au miracle attribué à la servante de Dieu Marie Therese Demjanovich (1901 - 1927), religieuse américaine des Soeurs de la Charité de Ste.Elisabeth.

Aux vertus héroïques:

du serviteur de Dieu Manuel Herranz Establés (1880 - 1968), prêtre espagnol fondateur des Esclavas de la Virgen Dolorosa.

du serviteur de Dieu Jerzy Ciesielski (1929 - 1970), laïc polonais.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 18 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Robert P.Deeley, Evêque de Portland (superficie 85.541, population 1.379.000, catholiques 207.300, prêtres 168, diacres 42, religieux 347), aux Etats-Unis d'Amérique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archrevêque de Boston (USA).

Mgr.Luigi Bonazzi, Nonce apostolique au Canada. Il était jusqu'ici Nonce en Lituanie, Estonie et Lettonie.

mardi 17 décembre 2013

DECES DU CARDINAL CARLES GORDO

Cité du Vatican, 17 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à son successeur le Cardinal Lluís Martínez Sistach, à la suite du décès ce matin à l'âge de 87 ans du Cardinal Ricard María Carles Gordo, Archevêque émérite de Barcelone (Espagne). Priant pour le repos éternel du défunt, le Pape salue la diligence apostolique ayant marqué tout son ministère, d'abord comme évêque de Tortosa puis à la tête du grand diocèse de Barcelone, son élan évangélisateur, sa sagesse et sa générosité, ses nombreuses initiatives pastorales, sa grande attention aux prêtres, aux séminaristes et à la vie consacrée. Il étant ses condoléances à la famille, aux fidèles de la Catalogne et à tous ceux qui avaient croisé le chemin du défunt prélat.

LES 77 ANS DU PAPE FRANÇOIS

Cité du Vatican, 17 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père fête aujourd'hui ses 77 ans et des voeux lui parviennent du monde entier, à commencer par Buenos Aires et l'Argentine. En son honneur le doyenné de Boca-Barrajas a organisé une tente missionnaire pour "les invisibles de la capitale", là où chaque année l'archevêque Bergoglio venait célébrer une messe de solidarité avec ses marginaux de la banlieue, les prostituées et les sans abris. La cour constitutionnelle italienne a adressé un télégramme exprimant sa grande attention pour la défense de la dignité humaine dont le Pape François témoigne, et saluant un infatigable ministère apostolique à l'enseigne de la miséricorde et de l'espérance. Autre cadeau d'anniversaire, demain matin il recevra la visite d'une délégation de son équipe de football. Le Centre international des jeunes San Lorenzo proche du Vatican lui offre 24 heures d'adoration eucharistique. Vendredi, en la Basilique Ste.Marie Majeure, de nombreux artistes de toute origine offriront un concert, scandé par des phrases clef du magistère du nouveau Pape, au cours duquel sera exécutée la Misa Criolla de l'argentin Ariel Ramírez. Ce matin, il a célébré la messe entouré du personnel de la Maison Ste.Marthe, avec quelques Cardinaux dont le Doyen Angelo Sodano, et le nouveau Secrétaire d'Etat Pietro Parolin. Au petit-déjeuner, l'Aumônier Mgr.Konrad Krajewski lui a présenté quatre clochards qui vivent près du Vatican, avec lesquels il a partagé la collation. Toute personne désirant présenter ses voeux de joyeux anniversaire au Saint-Père peut le faire au:

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PORTER LA LUMIERE DE L'EVANGILE VERS LES PERIPHERIES


Cité du Vatican, 17 décembre 2013 (VIS). A l'occasion du VIII centenaire de la mort de saint Jean de Mata, le fondateur de l'ordre, et le IV centenaire de celle de son réformateur saint Jean-Baptiste de la Conception, le Saint-Père a adressé une lettre au P.José Narlaly, Ministre Général des trinitaires. Saluant ces figures spirituelles lumineuses et s'unissant aux actions de grâce de l'ordre au Dieu trine, il tient à encourager ses membres à aller de l'avant avec enthousiasme et décision quelles que soient les difficultés. Evoquant les deux saints, il souligne combien ils se sont consacrés aux nécessiteux: "Nous sommes tous appelés à vivre la joie que procure la rencontre du Seigneur de manière à vaincre notre égoïsme, à sortir de notre confort pour porter la lumière de l'Evangile vers les périphéries". Comme tous, les trinitaires savent que dans l'Eglise responsabilité et autorité doivent être vécues comme services. Chacun de nos actes doit donc être désintéressé et éviter tout profit personnel. Les talents de Dieu doivent être mis en commun et bien administrés pour leur finalité propre qui est d'aider les plus défavorisés. C'est ce que veut le Christ et pour cela l'ordre trinitaire tient sa porte ouverte à un accueil fraternel... Dans nos actions apostoliques nous devons écarter tout ce qui n'aurait pas pour origine l'intérêt du Christ", qui comme le disait Innocent III doit être à la base des actes de l'autorité apostolique.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé John Francis Doerfler, Evêque de Marquette (superficie 42.152, population 321.000, catholiques 68.200, prêtres 90, diacres 44, religieux 51), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1964 à Appleton (USA) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Docteur en théologie et licencié en droit canonique, il a été vicaire de la cathédrale, Recteur du sanctuaire marial de Robinsonville et membre du Presbyterium diocésain.

lundi 16 décembre 2013

GRACE A DIEU, ON PEUT TOUJOURS RECOMMENCER

Ci du Vatican, 15 décembre 2013 (VIS). En ce troisième dimanche de l'Avent, de Gaudete ou dimanche de la joie, le Saint-Père a récité l'angélus avec les personnes réunies sur une Place St.Pierre pluvieuse. Il a rappelé que l'Evangile est "une annonce de joie pour tout le peuple" et que "l'Eglise n'est pas un refuge pour personnes tristes. L'Eglise est la maison de la joie. Et que ceux qui sont tristes trouvent en elle...la vraie joie!". Il ne s'agit pas cependant, a-t-il ajouté, d'une joie quelconque parce qu'"elle trouve sa raison dans le fait de se savoir écoutés et aimés de Dieu... Dieu est celui qui vient nous sauver et porte secours en particulier aux pauvres de cœur. Sa venue au milieu de nous nous fortifie, nous rend solides, nous donne courage, fait...fleurir le désert et la steppe, c'est à dire notre vie quand elle devient aride. Et quand notre vie devient-elle aride? Quand elle manque de l'eau de la Parole de Dieu et de son esprit d'amour. Malgré nos limites et nos égarements, il ne nous est pas permis d'être fatigués et vacillants face aux difficultés et à nos faiblesses. Au contraire, nous sommes invités à revigorer nos mains, à fortifier nos genoux, à avoir du courage et ne pas craindre parce que notre Dieu nous montre toujours la grandeur de sa miséricorde. Il nous donne la force d'aller de l'avant". Puis il a ajouté que grâce à l'aide de Dieu, on pouvait toujours repartir, bien que certains pensent que cela est impossible. "Tu te trompes! S'est-il exclamé-. Tu peux recommencer! Parce qu'il t'attend, il est miséricordieux" et tous "nous pouvons de nouveau ouvrir les yeux, dépasser tristesse et pleurs et d'entonner un chant nouveau. Et cette vraie joie reste encore dans l'épreuve, dans la souffrance aussi, parce que ce n'est pas une joie superficielle mais qui descend au plus profond de la personne qui se confie à Dieu". La joie chrétienne comme l'espérance, "a son fondement dans la fidélité à Dieu, dans la certitude qu'il maintient toujours ses promesses... Ceux qui ont rencontré Jésus le long du chemin, connaissent dans leur cœur une sérénité et une joie dont rien ni personne ne pourra les séparer. Notre joie c'est Jésus Christ, son amour fidèle inépuisable! C'est pourquoi, quand un chrétien devient triste, cela signifie qu'il s'est éloigné de Jésus. Mais alors, il ne faut pas le laisser seul! Nous devons prier pour lui, et lui faire sentir la chaleur de la communauté. Que la Vierge Marie nous aide à accélérer le pas vers Bethléem, pour rencontrer l'Enfant qui est né pour nous, pour le salut et la joie de tous...et nous obtienne de vivre la joie de l'Evangile en famille, au travail, en paroisse et partout. Une joie intime, faite de merveille et de tendresse". Après l'angélus, le Pape a salué les enfants de Rome ayant apporté sur la Place leur santon de l'Enfant-Jésus pour qu'il les bénisse comme de coutume lors du troisième dimanche de l'Avent. Un peu plus tard, le Pape s'est rendu à la Salle des bénédictions où l'attendait après la messe la communauté de Villa Nazareth, centre fondé par le Cardinal Domenico Tardini permettant à des jeunes de familles pauvres de poursuivre leurs études universitaires. Il a salué les personnes présentes et les a remercié, en particulier le président de la fondation, le Cardinal Achille Silvestrini qui a fêté ses 90 ans le 23 octobre: "Merci...au Cardinal qui a fait tant de bien par sa pensée forte et féconde pour la dignité de l'être humain... pour que chacun découvre les talents que le Seigneur lui a donné et puisse les utiliser dans la vie. Et merci aussi à tous pour ce travail... Et je vous demande de prier pour moi parce que j'en ai besoin!".

UNE ASSISTANCE CONCRETE DU PAPE

Cité du Vatican, 15 décembre 2013 (VIS). A l'occasion de Noël, l'Aumônier Mgr.Konrad Krajewski remettra de la part du Pape aux religieuses de Mère Teresa 2.000 enveloppes à distribuer à leurs assistés. Timbrée (les imbres sont offerts par la Poste vaticane), chaque enveloppe (offertes par la Typographie vaticane) contient le billet de voeux du Saint-Père, des billets de bus et métro (4.000 offerts par la Société municipale des transports publics de Rome), ainsi qu'une carte téléphonique.

VISITE AU DISPENSAIRE SAINTE-MARTHE

Cité du Vatican, 14 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a visité ce matin le Dispensaire pédiatrique Ste.Marthe qui, depuis 90 ans, assure un service notamment médical aux enfants et familles de le besoin, quelque soit leur origine ou leur religion. Inaugurée en 1922 par Pie XI, cette institution se trouve depuis le Jubilé 2000 dans le palais St.Charles, voisin de la résidence papale. Puis il a rencontré dans la Salle Paul VI 800 personnes, personnel, patients et familles. Un groupe d'enfants lui a offert son portrait composé à partir de cubes, à l'occasion de son anniversaire (il aura 77 ans mercredi prochain), un autre arborait une banderole de voeux. Le Pape s'est réjouit de ces manifestations d'affections et a félicité tous ses jeunes hôtes pour leur joie. Le dispensaire assiste actuellement 270 familles avec 25 assistants volontaires et 22 médecins volontaires, qui en 2013 auront apporté leurs soins à plus de 3.500 personnes. Il bénéficie de l'appui principal de l'hôpital Bambin Gesù, de la pharmacie du Vatican, du Fonds d'assistance sanitaire vatican, de l'Association Sts.Pierre et Paul, de la Société romaine Pro Infantia et de la Banque alimentaire. Il est depuis 2008 une fondation pontificale qui exprime la charité du Pape et la sollicitude du Saint-Siège. Gérée par les Filles de la Charité, elle est présidée par l'Aumônier de Sa Sainteté.

DROITS DE L'HOMME ET CHRISTIANISME

Cité du Vatican, 14 décembre 2013 (VIS). Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, est intervenu le 13 décembre à l'université Urbanienne de Rome lors d'une conférence sur les liens entre la liberté religieuse et le christianisme, organisée par la Georgetown University de Washington ("Christianisme et liberté - Perspectives historiques et contemporaines"). Affirmant que "le concept de droits de l'homme" est né dans un contexte chrétien, il a cité en exemple saint Thomas More qui montra, le payant de sa vie, que ce sont les chrétiens qui ont rejeté, au nom de la liberté de conscience tous types d'abus: "Le lien entre le christianisme et la liberté est donc originel et profond et plonge ses racines dans l'enseignement du Christ, trouvant ensuite chez saint Paul un de ses promoteurs les plus vaillants et géniaux. La liberté est inhérente au christianisme puisque, comme le dit saint Paul, le Christ nous a libéré pour que nous restions libres, l'apôtre se référant d'abord à la liberté intérieure...qui se répercute naturellement au niveau social... Nous fêtons cette année le mille sept centième anniversaire de l'Edit de Milan qui marque le couronnement de l'expansion sociale de la liberté intérieure affirmée par saint Paul. En même temps, d'un point de vue historique et culturel, l'Edit marque le début d'un chemin qui a caractérisé l'histoire européenne et du monde entier et qui a conduit, au fil des siècles, à définir les droits de l'homme et à affirmer la liberté religieuse comme le premier des droits de l'homme". Si Constantin devina que le développement de l'Empire dépendait de la possibilité pour chacun de professer librement sa foi, "l'histoire humaine montre qu'il existe un cercle vertueux entre l'ouverture au transcendant caractéristique de l'âme humaine et le développement social. Il suffit de regarder le patrimoine artistique mondial, et pas seulement celui d'origine chrétienne, pour comprendre la bonté d'un tel lien... A ce point, il faut toutefois dissiper un malentendu dans lequel il est facile de tomber parce que le mot liberté peut être interprété de différentes façons. Celle-ci ne peut pas être réduite à un simple libre arbitre, ni comprise négativement comme une absence de lien" et "l'exercice correct de la liberté religieuse ne peut être détaché de l'interaction entre la raison et la foi... Cela constitue, en même temps une barrière contre le relativisme, et contre toutes formes de fondamentalisme religieux qui voient, comme le relativisme, la liberté religieuse comme une menace pour leur affirmation idéologique". Le prélat a conclu en rappelant que lorsque le concile Vatican II a affirmé le principe de la liberté religieuse, "il n'a pas proposé de doctrine nouvelle. Au contraire, il a rappelé une expérience humaine commune, à savoir que "tous..., comme personnes dotées de raison et de libre volonté et donc capables d'assumer leur responsabilité, sont de la même nature..., tenus de chercher la vérité... C'est dans la vérité, vue non pas comme un absolu que nous possédons déjà, mais plutôt comme un objet de connaissance rationnelle et relationnelle, que nous pouvons trouver un exercice sain de la liberté. C'est justement dans ce lien que nous trouvons la dignité authentique de la personne humaine".

LE CARDINAL KOCH EN RUSSIE

Cité du Vatican, 14 décembre 2013 (VIS). Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, se rend en Russie aujourd'hui et jusqu'au 19. A Moscou il sera reçu par le Patriarche Cyrille et le Métropolitain Hilarion, qui préside de Département pour les relations extérieures du Patriarcat orthodoxe russe, reçu par le Pape François le 12 novembre dernier. A l'Académie de théologie, le Cardinal donnera une conférence sur les progrès du dialogue entre catholiques et orthodoxes, puis visitera le monastère Alexandre Nevski, qui fête son troisième centenaire. Hôte de Mgr.Paolo Pezzi, Ordinaire de l'archidiocèse catholique de la Mère de Dieu à Moscou, il célébrera ensuite le jubilé de la basilique Ste.Catherine de Sienne à St.Petersbourg. Le Cardinal Koch rencontrera le clergé catholique dans le cadre de réunions pastorales consacrées à Vatican II et au dialogue oecuménique.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 16 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Francis Kyung-surk Kim, Ambassadeur de Corée, venu présenter ses lettres de créance.

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants.

Mgr.Jan Romeo Pawlowski, Nonce apostolique au Congo et au Gabon.

Samedi dernier, 14 décembre, il avait reçu:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Mme.Christiane Féral-Schulh, Présidente du Barreau de Paris (France).

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 16 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Confirmé le Cardinal Marc Ouellet, PSS, dans ses fonctions de Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Nommé Membres de la Congrégation pour les évêques, les Cardinaux Archevêques Francisco Robles Ortega (Mexique), Donald William Wuerl (USA), Rubén Salazar Gómez (Colombie), les Cardinaux de Curie Kurt Koch et Joao Braz de Aviz, le Secrétaire d'Etat Mgr.Pietro Parolin, les Prélats chefs de dicastères, Mgr.Beniamino Stella et Mgr.Lorenzo Baldisseri, les Archevêques et Evêques résidentiels Mgr.Vincent Gerard Nichols (GB), Mgr.Paolo Rabitti (émérite Italie), Mgr.Gualtieri Bassetti (Italie) et Mgr.Felix Genn (Allemagne).

Confirmé comme Membres de la Congrégation pour les évêques, les Cardinaux Bertone, Grocholewski, Pell, Vallini, Cañizares Llovera, Vingt-Trois, Tauran, Levada, Sandri, Lajolo, Rylko, Monterisi, Abril y Castelló, Bertello et Versaldi, ainsi que Mgr.Celli, Mgr.Ruiz Arenas et Mgr.Zimowski.

Confirmé tous les Consulteurs de la Congrégation pour les évêques.

Hier, 15 décembre, il avait accepté la renonciation de Mgr.Armand Toasy à la charge pastorale du diocèse de Port-Berger (Madagascar), présenté en conformité au canon 401,2 du CIC, auquel succède son Coadjuteur, Mgr.Georges Varkey Puthiyakulangara, MEP.

Avant-hier, 14 décembre, il avait nommé:

Mgr.René Osvaldo Rebolledo Salinas, Archevêque de La Serena (superficie 30.447, population 565.000, catholiques 464.000, prêtres 67, diacres 66, religieux 161), au Chili. Jusqu'ici Evêque d'Osorno (Chili), il succède à Mgr.Manuel Gerardo Donoso Donoso, SSCC, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Stanislaw Salaterski, Auxiliaire de l'Evêque de Tarnów (Pologne). L'Evêque élu, né en 1954 à Lipnica Murowana (Pologne) et ordonné prêtre en 1981, était jusqu'ici Curé de la cathédrale. Docteur en histoire de l'Eglise, il a été professeur d'université, directeur diocésain de la pastorale des jeunes.

Mgr.Jan Piotrowski, Auxiliaire de l'Evêque de Tarnów (Pologne). L'Evêque élu, né en 1953 à Szczurowa (Pologne) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Curé de la paroisse Ste.Marguerite de Nowy Sacz. Docteur en missionologie, il a été missionnaire au Pérou puis Directeur des oeuvres missionnaires diocésaines.

Dom Michele Petruzzelli, OSB, Abbé Ordinaire de l’abbaye territoriale de Cava de’ Tirreni (superficie 10, population et catholiques 8.000, moinres 22 dont 9 prêtres, diacres 1), en Italie. L'Evêque élu, né en 1961 à Bari (Italie), a émis ses voeux définitifs en 1990 et a été ordonné prêtre en 1998. Il a occupé diverses fonctions au sein du monastère dont il était jusqu'ici le Prieur.

vendredi 13 décembre 2013

LE SECRETAIRE D'ETAT S'ADRESSE AU CORPS DIPLOMATIQUE

Ci du Vatican, 13 décembre 2013 (VIS). Ce matin, le nouveau Secrétaire d'Etat a reçu le corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège, et salué les nouveaux ambassadeurs. Après avoir remercié le Doyen de ses voeux, Mgr.Pietro Parolin a prononcé le discours dont voici le texte original:

"C’est un plaisir pour moi de revoir parmi vous des visages d’ambassadeurs que j’ai connus durant mon service comme Sous Secrétaire pour les relations avec les états, et de rencontrer les ambassadeurs qui ont commencé leur mission auprès du Saint-Siège ces quatre dernières années, qui correspondent à la période où j’étais Nonce apostolique au Venezuela. Avec vous tous, déjà connus ou que je viens de connaître, je me sens ami et compagnon de voyage, à cause de cette humanité qui nous est commune et de cette fraternité qui nous lie au-delà de toute barrière. C’est justement à cette fraternité que le Pape François a consacré le message pour la Journée mondiale de la Paix 2014, qui, avec sa première exhortation Apostolique Evangelii Gaudium, constitue un texte particulièrement riche aussi bien pour notre réflexion personnelle que pour nos activités professionnelles. A travers vous, mes salutations respectueuses vont aussi aux Autorités des pays que vous représentez auprès du Saint-Siège, ainsi qu’aux populations de vos nations, à vos collaborateurs et à chacune de vos familles. Cette rencontre me permet de vous réitérer ma profonde gratitude pour vos messages de félicitations et de vœux que vous m’avez envoyés à l’occasion de ma nomination de Secrétaire d’Etat de Sa Sainteté. A l’approche de la fête de Noël et de la nouvelle année, c’est aussi pour moi l’occasion de vous adresser mes vœux cordiaux de bonheur. Je demande à Dieu d’accorder à chacun de vous et à tous vos pays la paix et la prospérité!

Dans une période où plusieurs régions du monde sont confrontées à de multiples formes de violence et à la persistance des disparités sociales, je voudrais vous renouveler l’assurance de ma disponibilité pour collaborer à la recherche de la paix et au respect de la dignité de chaque être humain. Je voudrais me laisser guider par la boussole des paroles que le Saint-Père François a prononcées dans cette salle, le 22 mars 2013, durant sa première audience accordée au corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège: C’est cela qui tient à cœur au Saint-Siège, le bien de tout homme sur cette terre. Nous ne pouvons pas rester insensibles à la souffrance qui touche dramatiquement des êtres humains. Nous devons montrer que la paix est possible, qu’elle n’est pas une utopie que l’on peut viser, mais un bien concret qui vient de Dieu, et que nous pouvons contribuer à construire grâce à notre engagement personnel et solidaire. Rappelons-nous les paroles de l’Evangile: Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Pour cela il est nécessaire de travailler ensemble à l’établissement d’une véritable culture de la paix, en répondant courageusement aux défis qui mettent en péril une authentique coexistence entre les personnes et les peuples. Par là, nous répondons à l’une des aspirations les plus profondes de l’homme, l’aspiration au bonheur. La mission des diplomates n’est-elle pas de travailler à rendre le monde plus heureux, par l’établissement ou le renforcement de relations toujours plus fraternelles? Comme l’a exprimé bien des fois le Pape François, l’être humain, tout homme et toute femme qui vit dans notre monde, est créé pour la joie et est à la recherche de la joie, de la vraie joie. Certes, dans de nombreuses circonstances de la vie, cette joie est souvent obscurcie. Elle n’est pas toujours évidente. Pourtant, elle est présente dans le bien qui se fait chaque jour, dans la beauté de la nature, des personnes, des événements…. Elle se trouve aussi dans les avancées vers la paix et vers l’entente entre les peuples, aussi fragiles et limitées soient-elles. Car elle est la joie de la rencontre et du partage, du dialogue et de la réconciliation. Voilà l’humanité que nous cherchons à construire ensemble. Une humanité qui soit une véritable famille, une humanité où le dialogue prend le pas sur la guerre pour régler les dissensions, une humanité où la force du puissant supplée la faiblesse du petit, une humanité où la force du faible remédie à la faiblesse du puissant. Nous savons combien les hommes et les femmes d’aujourd’hui ont besoin de trouver sur leur route des personnes profondément humaines et fraternelles qui leur donnent une espérance pour l’avenir! Le Pape veut que les chrétiens soient ces personnes ; il veut que l’Eglise annonce, témoigne et porte la joie. Il l’a répété avec insistance dans l’exhortation apostolique Evangelii Gaudium, qui peut être idéalement liée à la lettre que lui-même, alors archevêque de Buenos Aires, adressa à ses fidèles à l’occasion de l’ouverture de l’année de la Foi. Dès les premières lignes, il parlait d’une Église dont les portes sont ouvertes, symbole de lumière, d’amitié, de joie, de liberté et de confiance. En concluant l’année de la foi et en écrivant à l’Église universelle, le Pape François a répété sa conviction de vouloir une Église moins préoccupée de renforcer ses frontières, mais qui crée la rencontre et communique la joie de l’Evangile. Pour les chrétiens, cette joie a son fondement dans la personne de Jésus, dont nous célèbrerons la naissance dans quelques jours. Que la joie et la paix aident vos peuples à grandir et à progresser vers un avenir meilleur".

LE SAPIN DE NOEL REFLETE LA LUMIERE DIVINE

Cité du Vatican, 13 décembre 2013 (VIS). Le Pape a reçu ce matin la Communauté de Waldmünchen (Allemagne), venue pour l'inauguration du sapin de Noël qui orne cette année la Place St.Pierre. Ce grand arbre sera allumé en fin d'après-midi. Il l'a qualifié d'arbre international car il a grandi sur la frontière entre l'Allemagne (Bavière) et la République Tchèque (Bohème). D'autres sapins plus petits ont été distribués dans divers lieux du Vatican. Remerciant ses hôtes, il a évoqué les liens spirituels et affectifs entre le Saint-Siège et l'Allemagne, avec la Bavière tout particulièrement, et salué "la tradition chrétienne qui a fécondé la culture, la littérature et l'art de ce pays comme de toute l'Europe... A Noël partout résonne l'annonce joyeuse de l'ange aux bergers...qui furent enveloppés par une grande lumière. De nos jours encore, Jésus continue de dissiper les ténèbres de l'erreur et du péché et à diffuser dans l'humanité la beauté de la lumière divine. Le sapin de Noël est le reflet de cette lumière. Alors laissons nous envelopper par la lumière de sa vérité, afin que la joie de l'Evangile remplisse le coeur et la vie de tous ceux qui vont à la rencontre de Jésus". Etendant sa bénédiction à tous, familles et compatriotes, le Pape François a demandé à la délégation de prier pour lui.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 13 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

M.Ekmeleddin Ihsanoglu, Secrétaire Général de l'Organisation pour la coopération islamique.

Mgr.David Douglas Crosby, Evêque de Hamilton et Vice Président de la Conférence épiscopale canadienne, Mgr.Lionel Gendron, Evêque de St.Jean - Longueil et Vice Président, et de Mgr.Patrick Powers, Secrétaire Général.

M.Ettore Bernabei.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 13 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Murphy Nicholas Xavier Pakiam à la charge pastorale du diocèse de Kuala Lumpur (Malaisie).

Nommé Mgr.José Francisco González González, Evêque de Campeche (superficie 55.858, population 802.000, catholiques 647.000, prêtres 108, diacres 3, religieux 217), au Mexique. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Guadalajara (Mexique).

Mgr.Augustine Kasujja, Nonce apostolique au Nigeria, Observateur Permanent près la Communauté économique des états de l'Afrique occidentale.

jeudi 12 décembre 2013

AUDIENCE A 17 NOUVEAUX REPRESENTANTS DIPLOMATIQUES

Ci du Vatican, 12 décembre 2013 (VIS). Aujourd'hui, le Pape François a reçu un groupe de seize ambassadeurs et un représentant diplomatique non résidents. Il s'agit d'ambassadeurs: pour l'Algérie M.Boudjemaa Delmi, pour l'Islande M.Delmi Eyjolfsson, pour le Danemark M.Lars Vissing, pour le Lesotho Mme.Lineo Lydia Khechane Ntoane, pour la Sierra Leone M.Ibrahim Sorie, pour le Cap Vert M.Emanuel Antero García da Veiga, pour le Burundi M.Edouard Bizimana, pour Malte M.George Gregory Buttigieg, pour la Suède M.Lars-Hjalmar Wide, pour le Pakistan M.Aman Rashid, pour la Zambie M.Paul William Lumbi, pour la Norvège M.Thomas Hauff, pour le Koweït M.Bader Saleh Al-Tunaib, pour le Burkina Faso M.Yemdaogo Eric Tiare, pour l'Ouganda M.Marcel R.Tibaleka et pour la Jordanie M.Makram Mustafa Al Queisi. Plus le Représentant pour la Palestine M.Isa Jamil Kassissieh.

Dans son discours commun, le Saint-Père a parlé de la nouvelle forme d'esclavage que constitue la traite d'êtres humains, une plaie qui touche aussi les pays développés. Après avoir salué les multiples initiatives de la communauté internationale en faveur de la paix et du dialogue, que ce soit au niveau politique, économique ou culturel, ainsi que les aides apportées aux populations affectées en quelque manière, il a rappelé que les personnes les plus vulnérables sont les femmes et les enfants, les handicapés et les plus pauvres. En eux, a-t-il dit, "les chrétiens reconnaissent le Christ qui s'est identifié à eux. Qui ne se reconnaît pas dans une religion, partage cette compassion en vertu d'un humanisme partagé et s'engage à les soulager. Ensemble en effet nous pouvons et devons faire en sorte que ces personnes soient libérées et que soit mis un terme à cet horrible trafic... Ceci ne peut continuer à exister car il s'agit d'une violation grave des droits de l'homme et d'une offense à la dignité personnelle, mais aussi d'un échec pour la communauté humaine. Les personnes de bonne volonté, quelque soit leur foi ou leur absence de credo, ne sauraient accepter que ces personnes soient traitées comme de la marchandise, maltraitées, parfois vendues et revendues, voire tuées ou abandonnées après avoir été détruites au physique comme au mental. C'est une honte, un crime contre l'humanité... Une responsabilité commune est nécessaire autant qu'une volonté politique accrue pour vaincre cette plaie, une responsabilité envers ces victimes, individus et familles, dont il faut assurer les droits. Parallèlement il faut arrêter les coupables de ce crime et les remettre à la justice... Ceci implique une intervention législative adéquate dans les pays de provenance des victimes comme dans ceux de transit et de destination, de manière à régulariser les phénomènes migratoires et à réduire le problème. Les gouvernements comme la communauté internationale doivent avant tout prévenir, puis enrayer la traite des êtres humains...qui est souvent liée au trafic de drogue et des armes, et se double d'un trafic du transport et de l'intervention des mafias. On ne peut nier que, parfois, y ont pris part certains opérateurs humanitaires et certains membres de forces militaires en mission de paix... Un profond examen de conscience est nécessaire car trop souvent nous tolérons que des personnes soient traitées comme des objets, exposées et vendues comme de la marchandise pour satisfaire des désirs immoraux. L'être humain ne peut en aucun cas être assimilé à une marchandise. Ceux qui l'exploitent, y compris indirectement, sont complices de ce crime... J'ai voulu partager avec vous", a conclu le Saint-Père, "ces réflexions sur un fléau social de notre temps car je crois dans la force d'un engagement collectif pour le combattre. J'encourage donc la communauté internationale à renforcer sa stratégie contre le trafic des êtres humains. Partout dans le monde, aucun homme, aucune femme ne devrait plus être utilisé comme moyen, mais respecté dans leur inviolable dignité".


PRESENTATION DU MESSAGE POUR LA JOURNEE DE LA PAIX

Cité du Vatican, 12 décembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, Mgr.Mario Toso, Secrétaire du Conseil pontifical Iustitia et Pax, et M.Vittorio Alberti, Official du dicastère, a présenté le message du Pape François pour la prochaine Journée mondiale de la paix (1 janvier 2014). En absence du Président, le P. Lombardi a lu le texte préparé par le Cardinal Kodwo Appiah Turkson (qui se trouve à Johannesburg où il représente le Pape aux obsèques du Président Mandela): La fraternité, a-t-il d'abord affirmé "est une qualité humaine essentielle car les hommes sont des êtres relationnels, ce qui ne la rend pas automatique. Aujourd'hui, comme l'avait rappelé Benoît XVI, la globalisation nous rapproche sans faire de nous des frères. Dans l'histoire, la fraternité a tant de fois été ignorée ou bafouée, notre époque ne faisant pas exception... Dans la Bible, le premier meurtre est un fratricide. Toute suppression d'une vie innocente, avortement, assassinat ou euthanasie, par la justice, la faim ou la guerre, constitue un fratricide. Comment pouvons nous ne pas reconnaître que nous sommes tous frères, vu que nous avons tous le même père! Comment pouvons nous reconnaître que le Fils de Dieu est notre frère? Par sa mort et sa résurrection il a racheté une humanité détruite et continue de nous offrir sa promesse de salut... Dans ce message, le Pape se demande pourquoi notre monde est si peu fraternel. L'égoïsme nous aurait-il aveuglé face à une fraternité pourtant indispensable? Peur et esprit de compétition ont-elles empoisonné notre dignité d'enfants de Dieu, de frères et de soeurs?". Puis le Cardinal souligne que le Pape cite fréquemment ses prédécesseurs pour affirmer que la fraternité est à la base de la paix: Paul VI insistait sur le développement intégral, Jean-Paul II définissait la paix comme un bien commun indivisible, pour tous ou pour personne, et Benoît XVI disait que le manque de fraternité entre les personnes comme entre les peuples constitue une des sources de la pauvreté, de la pauvreté de relations qui entraîne une pauvreté de ressources vitales... Trois jours après son élection, le Saint-Père a expliqué pourquoi il avait choisi le nom de François...de l'homme de la paix et de la paix, qui aimait et avait soin de la nature". Ensuite, le message offre une réflexion sur les pauvres, la paix et la création, regroupés sous le titre évocateur de Fraternité. Les chapitres successifs sont consacrés à l'économie comme remède à la pauvreté. La coopération doit se substituer aux rivalités dans la recherche du bien commun... La fraternité doit imprégner les politiques sociales...qui doivent à leur tour favoriser un mode de vie plus sobre non strictement basé sur le consumérisme... Globalement, il faut repenser les modèles de développement économique. Les chapitres 7 et 8 se penchent sur les moyens d'éliminer la conflictualité, les guerres, mais aussi la corruption et le crime organisé. La fraternité doit l'emporter sur l'indifférence qui nous fait envisager nombre de guerre à distance... Elle doit oeuvrer pour le désarmement la non-prolifération des différents types d'armes... Dans les conflits sociaux, la fraternité permet de résister à la corruption et au crime, au trafic de drogue, à l'esclavage et au trafic d'êtres humains, à la prostitution et aux tensions économiques et financières qui détruisent la vie des familles". Puis le document envisage la nécessité de sauvegarder l'environnement, source de nos biens communs, pour nous et pour les générations à venir. Il faut apprendre à traiter la nature comme un don du Créateur qui doit être utilisé dans un esprit fraternel, gratuitement et de manière équitable". A ce point le Pape évoque Nelson Mandela, qui a dépassé la tentation de la violence et de la vengeance pour prôner la réconciliation car "c'est seulement en se fondant sur la vérité et la réconciliation qu'un peuple peut aspirer à une vie meilleure. Son exemple a facilité la conversion des coeurs et éloigné le risque du fratricide". La fraternité a donc grand besoin d'être connue et pratiquée avec amour. Seul l'amour de Dieu nous rend capables d'accepter notre fraternité et de l'exprimer au mieux. Alors que nous nous apprêtons à fêter Noël en offrant des cadeaux, soyons attentifs à ce que dit Jésus, de se souvenir avant de faire des présents à l'autel du frère contre lequel on a mal parlé, d'abandonner les présents pour aller se réconcilier avec lui. Aujourd'hui, les pauvres et les marginaux...ont quelque chose à nous reprocher, notre manque de respect", notre absence de fraternité.

MESSAGE POUR LA JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX 2014

Ci du Vatican, 12 décembre 2013 (VIS). "La fraternité, fondement et route pour la paix" est le titre choisi par le Pape François pour son premier message pour la Journée mondiale de la paix (qui sera célébrée le 1 janvier prochain). En voici la version française intégrale:

"Dans mon premier message pour la Journée mondiale de la Paix je désire adresser à tous, personnes et peuples, le vœu d’une existence pleine de joie et d’espérance. Dans le cœur de chaque homme et de chaque femme habite en effet le désir d’une vie pleine, à laquelle appartient une soif irrépressible de fraternité, qui pousse vers la communion avec les autres, en qui nous ne trouvons pas des ennemis ou des concurrents, mais des frères à accueillir et à embrasser. En effet, la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère; sans cela, la construction d’une société juste, d’une paix solide et durable devient impossible. Et il faut immédiatement rappeler que la fraternité commence habituellement à s’apprendre au sein de la famille, surtout grâce aux rôles responsables et complémentaires de tous ses membres, en particulier du père et de la mère. La famille est la source de toute fraternité, et par conséquent elle est aussi le fondement et la première route de la paix, puisque par vocation, elle devrait gagner le monde par son amour. Le nombre toujours croissant d’interconnexions et de communications qui enveloppent notre planète rend plus palpable la conscience de l’unité et du partage d’un destin commun entre les nations de la terre. Dans les dynamismes de l’histoire, de même que dans la diversité des ethnies, des sociétés et des cultures, nous voyons ainsi semée la vocation à former une communauté composée de frères qui s’accueillent réciproquement, en prenant soin les uns des autres. Mais une telle vocation est encore aujourd’hui souvent contrariée et démentie par les faits, dans un monde caractérisé par cette mondialisation de l’indifférence, qui nous fait lentement nous habituer à la souffrance de l’autre, en nous fermant sur nous-mêmes. Dans de nombreuses parties du monde, la grave atteinte aux droits humains fondamentaux, surtout au droit à la vie et à la liberté religieuse ne semble pas connaître de pause. Le tragique phénomène du trafic des êtres humains, sur la vie et le désespoir desquels spéculent des personnes sans scrupules, en représente un exemple inquiétant. Aux guerres faites d’affrontements armés, s’ajoutent des guerres moins visibles, mais non moins cruelles, qui se livrent dans le domaine économique et financier avec des moyens aussi destructeurs de vies, de familles, d’entreprises. Comme l’a affirmé Benoît XVI, la mondialisation nous rend proches, mais ne nous rend pas frères. En outre, les nombreuses situations d’inégalités, de pauvreté et d’injustice, signalent non seulement une carence profonde de fraternité, mais aussi l’absence d’une culture de la solidarité. Les idéologies nouvelles, caractérisées par un individualisme diffus, un égocentrisme et un consumérisme matérialiste affaiblissent les liens sociaux, en alimentant cette mentalité du déchet, qui pousse au mépris et à l’abandon des plus faibles, de ceux qui sont considérés comme inutiles. Ainsi le vivre ensemble humain devient toujours plus semblable à un simple ‘do ut des’ pragmatique et égoïste. En même temps, il apparaît clairement que les éthiques contemporaines deviennent aussi incapables de produire des liens authentiques de fraternité, puisqu’une fraternité privée de la référence à un Père commun, comme son fondement ultime, ne réussit pas à subsister. Une fraternité véritable entre les hommes suppose et exige une paternité transcendante. À partir de la reconnaissance de cette paternité, se consolide la fraternité entre les hommes, c’est-à-dire l’attitude de se faire le prochain qui prend soin de l’autre.

Où est ton frère?: Pour mieux comprendre cette vocation de l’homme à la fraternité, pour reconnaître de façon plus adéquate les obstacles qui s’opposent à sa réalisation et découvrir les chemins de leur dépassement, il est fondamental de se laisser guider par la connaissance du dessein de Dieu, tel qu’il est présenté de manière éminente dans l'Ecriture. Selon le récit des origines, tous les hommes proviennent de parents communs, d’Adam et Eve, couple créé par Dieu à son image et à sa ressemblance, de qui naissent Caïn et Abel. Dans l’événement de la famille primitive, nous lisons la genèse de la société, l’évolution des relations entre les personnes et les peuples. Abel est berger, Caïn est paysan. Leur identité profonde et à la fois leur vocation, est celle d’être frères, aussi dans la diversité de leur activité et de leur culture, de leur manière de se rapporter à Dieu et au créé. Mais le meurtre d'Abel par Caïn atteste tragiquement le rejet radical de la vocation à être frères. Leur histoire met en évidence la tâche difficile à laquelle tous les hommes sont appelés, de vivre unis, en prenant soin l’un de l’autre. Caïn, n’acceptant pas la prédilection de Dieu pour Abel qui lui offrait le meilleur de son troupeau –le Seigneur agréa Abel et son offrande, mais il n’agréa pas Caïn et son offrande– tue Abel par jalousie. De cette façon, il refuse de se reconnaître frère, d’avoir une relation positive avec lui, de vivre devant Dieu, en assumant ses responsabilités de soin et de protection de l’autre. A la question: Où es ton frère? , avec laquelle Dieu interpelle Caïn, lui demandant compte de son œuvre, il répond: Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère? Puis nous dit la Genèse, Caïn se retira de la présence du Seigneur. Il faut s’interroger sur les motifs profonds qui ont entrainé Caïn à méconnaître le lien de fraternité et, aussi le lien de réciprocité et de communion qui le liait à son frère Abel. Dieu lui-même dénonce et reproche à Caïn une proximité avec le mal: Le péché n’est-il pas à ta porte? Caïn, toutefois, refuse de s’opposer au mal et décide de se jeter sur son frère Abel, méprisant le projet de Dieu. Il lèse ainsi sa vocation originaire à être fils de Dieu et à vivre la fraternité. Le récit de Caïn et d’Abel enseigne que l’humanité porte inscrite en elle une vocation à la fraternité, mais aussi la possibilité dramatique de sa trahison. En témoigne l’égoïsme quotidien qui est à la base de nombreuses guerres et de nombreuses injustices : beaucoup d’hommes et de femmes meurent en effet par la main de frères et de sœurs qui ne savent pas se reconnaître tels, c’est-à-dire comme des êtres faits pour la réciprocité, pour la communion et pour le don.

Vous êtes tous des frères: La question surgit spontanément. Les hommes et les femmes de ce monde ne pourront-ils jamais correspondre pleinement à la soif de fraternité, inscrite en eux par le Père? Réussiront-ils avec leurs seules forces à vaincre l’indifférence, l’égoïsme et la haine, à accepter les différences légitimes qui caractérisent les frères et les sœurs? En paraphrasant ses paroles, nous pourrions synthétiser ainsi la réponse que nous donne le Seigneur Jésus: Puisqu’il y a un seul Père qui est Dieu, tous êtes tous des frères. La racine de la fraternité est contenue dans la paternité de Dieu. Il ne s’agit pas d’une paternité générique, indistincte et inefficace historiquement, mais bien de l’amour personnel, précis et extraordinairement concret de Dieu pour chaque homme. Il s’agit donc d’une paternité efficacement génératrice de fraternité, parce que l’amour de Dieu, quand il est accueilli, devient le plus formidable agent de transformation de l’existence et des relations avec l’autre, ouvrant les hommes à la solidarité et au partage agissant. En particulier, la fraternité humaine est régénérée en et par Jésus Christ dans sa mort et résurrection. La croix est le lieu définitif de fondation de la fraternité, que les hommes ne sont pas en mesure de générer tout seuls. Jésus Christ, qui a assumé la nature humaine pour la racheter, en aimant le Père jusqu’à la mort, et à la mort de la croix, nous constitue par sa résurrection comme humanité nouvelle, en pleine communion avec la volonté de Dieu, avec son projet, qui comprend la pleine réalisation de la vocation à la fraternité. Jésus reprend depuis le commencement le projet du Père, en lui reconnaissant le primat sur toutes choses. Mais le Christ, dans son abandon à la mort par amour du Père, devient principe nouveau et définitif de nous tous, appelés à nous reconnaître en Lui comme frères parce qu’enfants du même Père. Il est l’Alliance même, l’espace personnel de la réconciliation de l’homme avec Dieu et des frères entre eux. Dans la mort en croix de Jésus, il y a aussi le dépassement de la séparation entre peuples, entre le peuple de l’Alliance et le peuple des Gentils, privé d’espérance parce que resté étranger jusqu’à ce moment aux engagements de la Promesse. Comme on lit dans la lettre aux Éphésiens, Jésus Christ est celui qui réconcilie en lui tous les hommes. Il est la paix puisque des deux peuples il en a fait un seul, abattant le mur de séparation qui les divisait, c’est-à-dire l’inimitié. Il a créé en lui-même un seul peuple, un seul homme nouveau, une seule humanité nouvelle. Celui qui accepte la vie du Christ et vit en Lui, reconnaît Dieu comme Père et se donne lui-même totalement à lui, en l’aimant au-dessus de toute chose. L’homme réconcilié voit en Dieu le Père de tous et, par conséquent, il est incité à vivre une fraternité ouverte à tous. Dans le Christ, l’autre est accueilli et aimé en tant que fils ou fille de Dieu, comme frère ou sœur, non comme un étranger, encore moins comme un antagoniste ou même un ennemi. Dans la famille de Dieu, où tous sont enfants d’un même Père, et parce que greffés dans le Christ, fils dans le Fils, il n’y a pas de vies de déchet. Tous jouissent d’une dignité égale et intangible. Tous sont aimés de Dieu, tous ont été rachetés par le sang du Christ, mort et ressuscité pour chacun. C’est la raison pour laquelle on ne peut rester indifférent au sort des frères.

La fraternité, fondement et route pour la paix: Cela posé, il est facile de comprendre que la fraternité est fondement et route pour la paix. Les Encycliques sociales de mes prédécesseurs offrent une aide précieuse dans ce sens. Il serait suffisant de se référer aux définitions de la paix de Populorum Progressio de Paul VI ou de Sollicitudo Rei Socialis de Jean-Paul II. De la première nous retirons que le développement intégral des peuples est le nouveau nom de la paix. De la seconde, que la paix est Opus Solidaritatis. Paul VI affirmait que non seulement les personnes mais aussi les Nations doivent se rencontrer dans un esprit de fraternité. Et il explique: Dans cette compréhension et cette amitié mutuelles, dans cette communion sacrée, nous devons…œuvrer ensemble pour édifier l’avenir commun de l’humanité. Ce devoir concerne en premier lieu les plus favorisés. Leurs obligations sont enracinées dans la fraternité humaine et surnaturelle et se présentent sous un triple aspect: Le devoir de solidarité, qui exige que les nations riches aident celles qui sont moins avancées; le devoir de justice sociale qui demande la recomposition en termes plus corrects des relations défectueuses entre peuples forts et peuples faibles ; le devoir de charité universelle, qui implique la promotion d’un monde plus humain pour tous, un monde dans lequel tous aient quelque chose à donner et à recevoir, sans que le progrès des uns constitue un obstacle au développement des autres. Ainsi, si on considère la paix comme Opus Solidaritatis, de la même manière, on ne peut penser en même temps, que la fraternité n’en soit pas le fondement principal. La paix, affirme Jean-Paul II, est un bien indivisible. Ou c’est le bien de tous ou il ne l’est de personne. Elle peut être réellement acquise et goûtée, en tant que meilleure qualité de la vie et comme développement plus humain et durable, seulement si elle crée de la part de tous, une détermination ferme et persévérante à s’engager pour le bien commun. Cela implique de ne pas se laisser guider par l’appétit du profit et par la soif du pouvoir. Il faut avoir la disponibilité de se perdre en faveur de l’autre au lieu de l’exploiter, et de le servir au lieu de l’opprimer pour son propre avantage… L’autre, personne, peuple ou nation, n’est pas vu] comme un instrument quelconque dont on exploite à peu de frais la capacité de travail et la résistance physique pour l’abandonner quand il ne sert plus, mais comme notre semblable, une aide. La solidarité chrétienne suppose que le prochain soit aimé non seulement comme un être humain avec ses droits et son égalité fondamentale à l’égard de tous, mais comme l’image vivante de Dieu le Père, rachetée par le sang du Christ et objet de l’action constante de l’Esprit Saint, comme un autre frère. Alors, rappelle Jean-Paul II, la conscience de la paternité commune de Dieu, de la fraternité de tous les hommes dans le Christ, fils dans le Fils, de la présence et de l’action vivifiante de l’Esprit Saint, donnera à notre regard sur le monde comme un nouveau critère d’interprétation, pour le transformer.

Fraternité, prémisse pour vaincre la pauvreté: Dans Caritas in Veritate, mon prédécesseur rappelait au monde combien le manque de fraternité entre les peuples et les hommes est une cause importante de la pauvreté. Dans de nombreuses sociétés, nous expérimentons une profonde pauvreté relationnelle due à la carence de solides relations familiales et communautaires. Nous assistons avec préoccupation à la croissance de différents types de malaise, de marginalisation, de solitude et de formes variées de dépendance pathologique. Une semblable pauvreté peut être dépassée seulement par la redécouverte et la valorisation de rapports fraternels au sein des familles et des communautés, à travers le partage des joies et des souffrances, des difficultés et des succès qui accompagnent la vie des personnes. En outre, si d’un côté on rencontre une réduction de la pauvreté absolue, d’un autre, on ne peut pas ne pas reconnaître une grave croissance de la pauvreté relative, c’est-à-dire des inégalités entre personnes et groupes qui vivent dans une même région, ou dans un même contexte historico-culturel. En ce sens, sont aussi utiles des politiques efficaces qui promeuvent le principe de la fraternité, assurant aux personnes –égales dans leur dignité et dans leurs droits fondamentaux– d’accéder aux capitaux, aux services, aux ressources éducatives, sanitaires, technologiques afin que chacun ait l’opportunité d’exprimer et de réaliser son projet de vie, et puisse se développer pleinement comme personne. On reconnaît aussi la nécessité de politiques qui servent à atténuer une répartition inéquitable excessive du revenu. Nous ne devons pas oublier l’enseignement de l’Eglise sur ce qu’on appelle l’hypothèque sociale, sur la base de laquelle, comme le dit saint Thomas d’Aquin, il est permis et même nécessaire "que l’homme ait la propriété des biens, quant à l’usage, il ne doit jamais tenir les choses qu’il possède comme n’appartenant qu’à lui, mais les regarder aussi comme communes, en ce sens qu’elles puissent profiter non seulement à lui mais aussi aux autres. Enfin, il y a une dernière manière de promouvoir la fraternité –et ainsi de vaincre la pauvreté– qui doit être à la base de toutes les autres. C’est le détachement de celui qui choisit d’adopter des styles de vie sobres et basés sur l’essentiel, de celui qui, partageant ses propres richesses, réussit ainsi à faire l’expérience de la communion fraternelle avec les autres. Cela est fondamental pour suivre Jésus Christ et être vraiment des chrétiens. C’est le cas non seulement des personnes consacrées qui font vœux de pauvreté, mais aussi de nombreuses familles et de nombreux citoyens responsables, qui croient fermement que c’est la relation fraternelle avec le prochain qui constitue le bien le plus précieux.

La redécouverte de la fraternité dans l’économie: Les graves crises financières et économiques contemporaines qui trouvent leur origine, d’un côté dans l’éloignement progressif de l’homme vis-à-vis de Dieu et du prochain, ainsi que dans la recherche avide des bien matériels, et, de l’autre, dans l’appauvrissement des relations interpersonnelles et communautaires– ont poussé de nombreuses personnes à rechercher la satisfaction, le bonheur et la sécurité dans la consommation et dans le gain, au-delà de toute logique d’une saine économie. Déjà en 1979 Jean Paul II dénonçait l’existence d’un danger réel et perceptible: Tandis que progresse énormément la domination de l’homme sur le monde des choses, l’homme risque de perdre les fils conducteurs de cette domination, de voir son humanité soumise de diverses manières à ce monde, et de devenir ainsi lui-même l’objet de manipulations multiformes– pas toujours directement perceptibles– à travers toute l’organisation de la vie communautaire, à travers le système de production, par la pression des moyens de communication sociale. La succession des crises économiques doit conduire à d’opportunes nouvelles réflexions sur les modèles de développement économique, et à un changement dans les modes de vie. La crise d’aujourd’hui, avec son lourd héritage pour la vie des personnes, peut être aussi une occasion propice pour retrouver les vertus de prudence, de tempérance, de justice et de force. Elles peuvent aider à dépasser les moments difficiles et à redécouvrir les liens fraternels qui nous lient les uns aux autres, avec la confiance profonde dont l’homme a besoin et est capable de quelque chose de plus que la maximalisation de ses propres intérêts individuels. Surtout ces vertus sont nécessaires pour construire et maintenir une société à la mesure de la dignité humaine.

La fraternité éteint la guerre: Dans l’année qui vient de s’écouler, beaucoup de nos frères et sœurs ont continué à vivre l’expérience déchirante de la guerre, qui constitue une grave et profonde blessure portée à la fraternité. Nombreux sont les conflits qui se poursuivent dans l’indifférence générale. A tous ceux qui vivent sur des terres où les armes imposent terreur et destructions, j’assure ma proximité personnelle et celle de toute l’Eglise. Cette dernière a pour mission de porter la charité du Christ également aux victimes sans défense des guerres oubliées, à travers la prière pour la paix, le service aux blessés, aux affamés, aux réfugiés, aux personnes déplacées et à tous ceux qui vivent dans la peur. L’Eglise élève aussi la voix pour faire parvenir aux responsables le cri de douleur de cette humanité souffrante, et pour faire cesser, avec les hostilités, tout abus et toute violation des droits fondamentaux de l’homme . Pour cette raison je désire adresser un appel fort à tous ceux qui, par les armes, sèment la violence et la mort: Redécouvrez votre frère en celui qu’aujourd’hui vous considérez seulement comme un ennemi à abattre, et arrêtez votre main ! Renoncez à la voie des armes et allez à la rencontre de l’autre par le dialogue, le pardon, et la réconciliation, pour reconstruire la justice, la confiance et l’espérance autour de vous! Dans cette optique, il apparaît clair que, dans la vie des peuples, les conflits armés constituent toujours la négation délibérée de toute entente internationale possible, en créant des divisions profondes et des blessures déchirantes qui ont besoin de nombreuses années pour se refermer. Les guerres constituent le refus concret de s’engager pour atteindre les grands objectifs économiques et sociaux que la communauté internationale s’est donnée. Cependant, tant qu’il y aura une si grande quantité d’armement en circulation, comme actuellement, on pourra toujours trouver de nouveaux prétextes pour engager les hostilités. Pour cette raison, je fais mien l’appel de mes prédécesseurs en faveur de la non prolifération des armes et du désarmement de la part de tous, en commençant par le désarmement nucléaire et chimique. Mais nous ne pouvons pas ne pas constater que les accords internationaux et les lois nationales, bien que nécessaires et hautement souhaitables, ne sont pas suffisants à eux seuls pour mettre l’humanité à l’abri du risque de conflits armés. Une conversion des cœurs est nécessaire, qui permette à chacun de reconnaître dans l’autre un frère dont il faut prendre soin, avec lequel travailler pour construire une vie en plénitude pour tous. Voilà l’esprit qui anime beaucoup d’initiatives de la société civile, y compris les organisations religieuses, en faveur de la paix. Je souhaite que l’engagement quotidien de tous continue à porter du fruit et que l’on puisse parvenir à l’application effective, dans le droit international, du droit à la paix, comme droit humain fondamental, condition préalable nécessaire à l’exercice de tous les autres droits.

La corruption et le crime organisé contrecarrent la fraternité: L’horizon de la fraternité renvoie à la croissance en plénitude de tout homme et de toute femme. Les justes ambitions d’une personne, surtout si elle est jeune, ne doivent pas être frustrées ni blessées, l’espérance de pouvoir les réaliser ne doit pas être volée. Cependant, l’ambition ne doit pas être confondue avec la prévarication. Au contraire, il convient de rivaliser dans l’estime réciproque. De même, dans les querelles, qui sont un aspect inévitable de la vie, il faut toujours se rappeler d’être frères, et, en conséquence, éduquer et s’éduquer à ne pas considérer le prochain comme un ennemi ou comme un adversaire à éliminer. La fraternité génère la paix sociale, parce qu’elle crée un équilibre entre liberté et justice, entre responsabilité personnelle et solidarité, entre bien des individus et bien commun. Une communauté politique doit, alors, agir de manière transparente et responsable pour favoriser tout cela. Les citoyens doivent se sentir représentés par les pouvoirs publics dans le respect de leur liberté. Inversement, souvent, entre citoyen et institutions, se glissent des intérêts de parti qui déforment cette relation, favorisant la création d’un climat de perpétuel conflit. Un authentique esprit de fraternité est vainqueur de l’égoïsme individuel qui empêche la possibilité des personnes de vivre entre eux librement et harmonieusement. Cet égoïsme se développe socialement, soit dans les multiples formes de corruption, aujourd’hui partout répandues, soit dans la formation des organisations criminelles –des petits groupes jusqu’aux groupes organisés à l’échelle globale– qui, minant en profondeur la légalité et la justice, frappent au cœur la dignité de la personne. Ces organisations offensent gravement Dieu, nuisent aux frères et lèsent la création, et encore plus lorsqu’elles ont une connotation religieuse. Je pense au drame déchirant de la drogue sur laquelle on s’enrichit dans le mépris des lois morales et civiles; à la dévastation des ressources naturelles et à pollution en cours; à la tragédie de l’exploitation dans le travail; je pense aux trafics illicites d’argent comme à la spéculation financière, qui souvent prend un caractère prédateur et nocif pour des systèmes économiques et sociaux entiers, exposant des millions d’hommes et de femmes à la pauvreté; je pense à la prostitution qui chaque jour fauche des victimes innocentes, surtout parmi les plus jeunes, leur volant leur avenir; je pense à l’abomination du trafic des êtres humains, aux délits et aux abus contre les mineurs, à l’esclavage qui répand encore son horreur en tant de parties du monde, à la tragédie souvent pas entendue des migrants sur lesquels on spécule indignement dans l’illégalité. Jean XXIII a écrit à ce sujet: Une société fondée uniquement sur des rapports de force n’aurait rien d’humain : elle comprimerait nécessairement la liberté des hommes, au lieu d’aider et d’encourager celle-ci à se développer et à se perfectionner. Mais l’homme peut se convertir et il ne faut jamais désespérer de la possibilité de changer de vie. Je voudrais que ce message soit un message de confiance pour tous, aussi pour ceux qui ont commis des crimes atroces, parce que Dieu ne veut pas la mort du pêcheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. Dans le vaste contexte de la société humaine, en ce qui concerne le délit et la peine, on pense aussi aux conditions inhumaines de tant de prisons, où le détenu est souvent réduit à un état sous-humain, sa dignité d’homme se trouvant violée, étouffé aussi dans son expression et sa volonté de rachat. L’Eglise fait beaucoup dans tous ces domaines, et le plus souvent en silence. J’exhorte et j’encourage à faire toujours plus, dans l’espérance que de telles actions mises en œuvre par tant d’hommes et de femmes courageux puissent être toujours plus loyalement et honnêtement soutenues aussi par les pouvoirs civils.

La fraternité aide à garder et à cultiver la nature: La famille humaine a reçu en commun un don du Créateur, la nature. La vision chrétienne de la création comporte un jugement positif sur la licéité des interventions sur la nature pour en tirer bénéfice, à condition d’agir de manière responsable, c'est-à-dire en en reconnaissant la grammaire qui est inscrite en elle, et en utilisant sagement les ressources au bénéfice de tous, respectant la beauté, la finalité et l’utilité de chaque être vivant et de sa fonction dans l’écosystème. Bref, la nature est à notre disposition, et nous sommes appelés à l’administrer de manière responsable. Par contre, nous sommes souvent guidés par l’avidité, par l’orgueil de dominer, de posséder, de manipuler, de tirer profit; nous ne gardons pas la nature, nous ne la respectons pas, nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont nous devons prendre soin et mettre au service des frères, y compris les générations futures. En particulier, le secteur agricole est le secteur productif premier qui a la vocation vitale de cultiver et de garder les ressources naturelles pour nourrir l’humanité. A cet égard, la persistance honteuse de la faim dans le monde m’incite à partager avec vous cette demande: De quelle manière usons-nous des ressources de la terre? Les sociétés doivent aujourd’hui réfléchir sur la hiérarchie des priorités auxquelles on destine la production. En effet, c’est un devoir contraignant d’utiliser les ressources de la terre de manière à ce que tous soient délivrés de la faim. Les initiatives et les solutions possibles sont nombreuses et ne se limitent pas à l’augmentation de la production. Il est bien connu que celle-ci est actuellement suffisante; et pourtant il y a des millions de personnes qui souffrent et meurent de faim, et ceci est un vrai scandale. Il est donc nécessaire de trouver les moyens pour que tous puissent bénéficier des fruits de la terre, non seulement pour éviter que s’élargisse l’écart entre celui qui a plus et celui qui doit se contenter des miettes, mais aussi et surtout en raison d’une exigence de justice, d’équité et de respect envers tout être humain. En ce sens, je voudrais rappeler à tous cette nécessaire destination universelle des biens qui est un des principes cardinaux de la doctrine sociale de l’Eglise. Respecter ce principe est la condition essentielle pour permettre un efficace et équitable accès à ces biens essentiels et premiers dont tout homme a besoin et a droit.

Conclusion: La fraternité a besoin d’être découverte, aimée, expérimentée, annoncée, et témoignée. Mais c’est seulement l’amour donné par Dieu qui nous permet d’accueillir et de vivre pleinement la fraternité. Le nécessaire réalisme de la politique et de l’économie ne peut se réduire à une technique privée d’idéal, qui ignore la dimension transcendante de l’homme. Quand manque cette ouverture à Dieu, toute activité humaine devient plus pauvre et les personnes sont réduites à un objet dont on tire profit. C’est seulement si l’on accepte de se déplacer dans le vaste espace assuré par cette ouverture à Celui qui aime chaque homme et chaque femme, que la politique et l’économie réussiront à se structurer sur la base d’un authentique esprit de charité fraternelle et qu’elles pourront être un instrument efficace de développement humain intégral et de paix. Nous les chrétiens nous croyons que dans l’Eglise nous sommes tous membres les uns des autres, tous réciproquement nécessaires, parce qu’à chacun de nous a été donnée une grâce à la mesure du don du Christ, pour l’utilité commune. Le Christ est venu dans le monde pour nous apporter la grâce divine, c'est-à-dire la possibilité de participer à sa vie. Ceci implique de tisser une relation fraternelle, empreinte de réciprocité, de pardon, de don total de soi, selon la grandeur et la profondeur de l’amour de Dieu offert à l’humanité par celui qui, crucifié et ressuscité, attire tout à lui: Je vous donne un commandement nouveau, de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. C’est cette bonne nouvelle qui réclame de chacun un pas de plus, un exercice persistant d’empathie, d’écoute de la souffrance et de l’espérance de l’autre, y compris de celui qui est plus loin de moi, en s’engageant sur le chemin exigeant de l’amour qui sait se donner et se dépenser gratuitement pour le bien de tout frère et de toute sœur. Le Christ embrasse tout l’homme et veut qu’aucun ne se perde. Dieu a envoyé son fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Il le fait sans opprimer, sans contraindre personne à lui ouvrir les portes de son cœur et de son esprit. Le plus grand d’entre vous doit prendre la place du plus jeune, et celui qui commande, la place de celui qui sert, dit Jésus-Christ, moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert. Toute activité doit être, alors, contresignée d’une attitude de service des personnes, spécialement celles qui sont les plus lointaines et les plus inconnues. Le service est l’âme de cette fraternité qui construit la paix. Que Marie, Mère de Jésus, nous aide à comprendre et à vivre tous les jours la fraternité qui surgit du cœur de son Fils, pour porter la paix à tout homme sur notre terre bien-aimée".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 12 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum.

Le Cardinal Franc Rodé, CM.

Mgr.Felipe Arizmendi Esquivel, Evêque de San Cristobal de Las Casas (Mexique).

Mme.Cristina Alvarez Rodríguez, Ministre du gouvernement de la Province de Buenos Aires (Argentine).

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 décembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Joseph R.Kopacz, Evêque de Jackson (superficie 97.495, population 2.203.000, catholiques 52.500, prêtres 80, diacres 4, religieux 197), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1950 à Dunmore (USA) et ordonné prêtre en 1977, était jusqu'ici Curé de la paroisse de la Trinité de Mount Pocono. Docteur en sciences sociales, diplômé en histoire et en latin, il a été curé de paroisses, professeur de séminaire, vicaire et Vicaire Général du diocèse de Scranton (USA). Il succède à Mgr.Joseph N.Latino, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Michael J.Sis, Evêque de San Angelo (superficie 96.951, population 619.000, catholiques 85.500, prêtres 57, diacres 81, religieux 39), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1960 à Mount Holly (USA) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été aumônier universitaire, directeur des vocations et curé de paroisse. Il succède à Mgr.Michael D.Pfeifer, OMI, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Francis Bestion, Evêque de Tulle (superficie 5.896, population 244.300, catholiques 221.400, prêtres 62, diacres 10, religieux 59), en France. L'Evêque élu, né en 1957 à Fontans (France) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Vicaire Général du diocèse de Mende (France). Licencié en théologie, il a été professeur puis Directeur du lycée de Marvejols (France), professeur de séminaire et curé de paroisse. Il succède à Mgr.Bernard Charrier, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

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