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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 24 avril 2014

CHRÉTIENS ET BOUDDHISTES: PROMOUVONS ENSEMBLE LA FRATERNITÉ

Cité du Vatican, 24 avril 2014 (VIS).(VIS).- Le cardinal Jean-Louis Tauran et le Père Miguel Angel Ayso Guixot respectivement président et secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, ont signé un message adressé chaque année par ce dicastère aux croyants bouddhistes, à l'occasion de la fête du Vesakh.

Le Vesakh est la principale fête bouddhiste qui rappelle les trois moments fondamentaux de la vie de Gautama le Bouddha. Selon la tradition, le Bouddha historique naquit, fut éclairé et disparut en atteignant le Nirvana au cours de la pleine lune du mois de mai. Cependant, cette fête est mobile selon les différents pays. Pendant cette période, les croyants bouddhistes décorent leurs maisons avec des fleurs et les parfument à l'encens, visitent les temples locaux, écoutent les enseignements des moines et font des offrandes.

Le message de cette année s'intitule: "Chrétiens et Bouddhistes: promouvons ensemble la fraternité ''. Voici de larges extraits de ce texte:

''Nos vœux s’inspirent cette année du message de pape François pour la Journée mondiale de la Paix 2014, intitulé : La fraternité, fondement et route pour la paix. En effet, le pape François y observe que 'la fraternité est une dimension essentielle de l’homme, qui est un être relationnel. La vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère ; sans cela, la construction d’une société juste, d’une paix solide et durable devient impossible''.

Votre tradition religieuse est marquée par la conviction que les relations amicales, le dialogue, l'échange de dons, le partage harmonieux et respectueux des points de vue conduisent à une attitude de bonté et d'amour qui, à son tour, engendre des relations authentiques et fraternelles. Vous êtes également convaincus que la source de bien des maux est l'ignorance et l'incompréhension qui, fruits de la cupidité et de la haine, conduisent à leur tour à la destruction des liens de fraternité. Malheureusement, '' l’égoïsme quotidien qui est à la base de nombreuses guerres et de nombreuses injustices '', nous empêche de voir les autres 'comme des êtres faits pour la réciprocité, pour la communion et pour le don'.

Nous, bouddhistes et chrétiens, nous vivons dans un monde trop souvent déchiré par l'oppression, l'égoïsme, le tribalisme, les rivalités ethniques, le fondamentalisme religieux et la violence. Un monde où 'l'autre' est considéré et traité comme un être inférieur, une non-personne ou quelqu'un à craindre et, si possible, à éliminer. Cependant, nous sommes appelés, dans un esprit de coopération avec tous les pèlerins de bonne volonté, à respecter et à défendre notre humanité commune dans la diversité socio-économique, politique et religieuse. Ancrés dans nos croyances religieuses différentes, nous sommes appelés, en particulier, à dénoncer ouvertement tous les maux sociaux qui nuisent à la fraternité ; à guérir les autres de ce qui les empêche de grandir dans la générosité désintéressée, à être les réconciliateurs qui brisent les murs de division dans la société, et à promouvoir une véritable fraternité entre les individus et les groupes.

Notre monde d'aujourd'hui est témoin du sentiment croissant de notre humanité commune et de la recherche globale d’un monde plus juste, paisible et convivial. Mais la réalisation de cet espoir dépend de la reconnaissance de valeurs universelles. Nous espérons que le dialogue interreligieux, en reconnaissant les principes fondamentaux de l'éthique universelle, puisse aider à promouvoir un sens renouvelé de la profonde unité et de la fraternité entre tous les membres de la famille humaine. Véritablement, '' chacun de nous est appelé à être un artisan de paix, qui unit au lieu de diviser, qui étouffe la haine au lieu de l’entretenir, qui ouvre des chemins de dialogue au lieu d’élever de nouveaux murs ''. Dialoguer, se rencontrer pour instaurer la culture du dialogue dans le monde, la culture de la rencontre

Chers amis, pour bâtir un monde fraternel, il est essentiel que nous unissions nos forces pour accompagner les personnes, surtout les jeunes, à rechercher toujours davantage la fraternité, ce savoir-vivre ensemble fraternellement, ce courage de construire encore la fraternité. Nous prions pour que la célébration de la fête de Vesakh soit une occasion de redécouvrir et de promouvoir à nouveau, en particulier dans les sociétés divisées, la fraternité.''

NE CHERCHEZ PAS PARMI LES MORTS CELUI QUI EST VIVANT

Cité du Vatican, 23 avril 2014 (VIS).- ''Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant?''. C'est par cette question que le Saint-Père a commencé la première catéchèse après la semaine sainte et en la fête de saint Georges, son saint patron. Le Pape a rappelé que ''souvent, nous cherchons la vie parmi les choses mortes, parmi les choses qui ne peuvent donner vie, parmi les choses qui sont là aujourd'hui et qui demain ne seront plus''. Le Pape a souligné que poser cette question nous aide ''quand nous nous enfermons dans une forme d'égoïsme ou d'auto complaisance; quand nous nous laissons séduire par les pouvoirs terrestres et par les choses de ce monde, oubliant Dieu et notre prochain; quand nous mettons notre confiance dans les vanités du monde, dans l'argent, dans le succès'', et il a rappelé comment à l'égal de Thomas et de Marie-Madeleine, et aussi pour les disciples d'Emmaus qui ne reconnurent pas le Seigneur, pour nous aussi ''il n'est pas facile de nous ouvrir à Jésus, il n'est pas évident d'accepter la vie du Ressuscité et sa présence parmi nous''.

''Cette question -a poursuivi le Pape- nous aide à dépasser la tentation de regarder en arrière et nous pousse en avant vers l'avenir. Aujourd'hui, cette question nous est posée à nous aussi: Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant, toi qui te refermes sur toi-même après un échec, toi qui n'a plus la force de prier? Toi qui te sens seul, abandonné par tes amis et peut-être aussi par Dieu? Toi qui a perdu l'espérance et qui te sens prisonnier de tes péchés? Toi qui aspires à la beauté, à la perfection spirituelle, à la justice, à la paix?... Nous avons besoin de nous répéter et de nous rappeler les uns aux autres l'avertissement de l'ange -a conclu le Pape- pour qu'il nous aide à sortir de nos moments de tristesse et nous ouvre à des horizons de joie et d'espérance. Cette espérance qui roule les pierres des tombeaux et encourage à annoncer la Bonne Nouvelle, capable de générer une vie nouvelle pour les autres. Ne cherchez pas dans les tombeaux qui promettent et puis qui ne donnent rien!''.

PREOCCUPATION DU PAPE DEVANT LA FERMETURE DES USINES

Cité du Vatican, 23 avril 2014 (VIS). Au terme de l'audience générale, le Saint-Père a lancé un appel pour les ouvriers de la Société Lucchini de Piombino, une usine italienne qui a fermé il y a quelques jours à cause de la crise, laissant ses ouvriers sans travail. Le Pape leur a demandé de ne pas désespérer leur disant que ''quand les espérances humaines s'éteignent, l'espérance divine qui jamais ne déçoit demeure toujours illuminée''. En revanche, le Pape a lancé un appel aux responsables pour qu'ils s'efforcent d'être créatifs et généreux ''pour rallumer l'espérance dans les cœurs de nos frères et dans les cœurs de toutes les personnes sans emploi en raison du gaspillage et de la crise économique. S'il vous plaît, -a-t-il dit- ouvrez les yeux et ne restez pas les bras croisés!''.

POSSESSION CARDINALICE

Cité du Vatican, 24 avril 2014 (VIS). Dimanche 27 avril à 18 h le Cardinal Philippe Nakellentuba Ouédrago, Archevêque de Ouagadougou (Burkina Faso) prendra possession du titre de Santa Maria Consolatrice al Tiburtino

AUDIENCES

Cité du Vatican, 24 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Quinze prélats de la Conférence épiscopale d’Afrique du sud en visite ad Limina:

-Mgr. Jabulani Adatus Nxumalo, archevêque de Bloemfontaine.

-Mgr. Jan de Groef, évêque de Bethlehem.

-Mgr. Edward Gabriel Risi, évêque de Keimoes-Upington.

-Mgr. Abel Gabuza, évêque de Kimberley.

-Mgr. Peter John Holiday, évêque de Kroonstad.

-Mgr. Stephen Brislin, archevêque de Cape Town.

-Mgr. Michael Würsternberg, évêque de Aliwal.

-Mgr. Adam Leszek Musialek, évêque de De Aar.

-Mgr. Francisco Fortunato De Gouveia, évêque de Oudtshoorn.

-Mgr.Vincent Mduduzi Zungu, évêque de Port Elizabeth.

-Mgr. Dabula Anton Mpako, évêque de Queenstown.

-le Cardinal Wilfrid Fox Napier, archevêque de Durban, avec l’évêque auxiliaire, Mgr. Barry Alexander Anthony Wood.

-Mgr. Thomas Graham Rose, évêque de Dundee.

-Mgr. Lazar You Heung-sik, évêque de Daejeon (Corée).

-le Cardinal Beniamino Stella, Préfet de la Congrégation pour le Clergé.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 24 avril 2014 (VIS).- Vendredi 18, le Saint-Père a accepté la renonciation du Révérend Dom Umberto Beda Paluzzi, O.S.B., à la charge pastorale de l'Abbaye territoriale de Montevergine en Italie, en conformité au canon 401, paragraphe 2 du C.I.C.

Jeudi 17 avril, il a nommé:

-le Révérend José Augusto Traquina Maria, évêque auxiliaire du Patriarcat de Lisbonne (superficie 3.735, population 2.237.000, catholiques 1.871.000, prêtres 551, religieux 1.516, diacres permanents 86) au Portugal. L'évêque élu né en 1954 à Alcobaca (Lisbonne, Portugal) a été ordonné prêtre en 1985. Il est licencié en théologie de l'Université catholique portugaise. Au cours de son ministère pastoral il a été entre autre: curés de différentes paroisses, chanoine de la cathédrale de Lisbonne, vicaire, coordinateur du secrétariat permanent du Conseil presbytéral diocésain et directeur spirituel.

-le Révérend José Trinidad Fernández Angulo, évêque auxiliaire de Caracas (superficie 991, population 4.644.000, catholiques 3.960.000, prêtres 490, religieux 1.597, diacres permanents 9) au Venezuela. L'évêque élu né en 1964 à Mérida (Venezuela) a été ordonné prêtre en 1989. Il est licencié en philosophie de l'Université grégorienne de Rome. Au cours de son ministère pastoral il a été entre autre: directeur d'études, vice-directeur de divers séminaires, et professeur.

- le Révérend Can. Francisco José Villas-Boas Senra de Faria Coelho, évêque auxiliaire de Braga (superficie 2.857, population 964.800, catholiques 886.700, prêtres 465, religieux 676, diacres permanents 12) au Portugal. L'évêque élu né en 1961 au Mozambique a été ordonné prêtre en 1986. Il a étudié la théologie, la philosophie et est licencié en histoire ecclésiastique de l'Université grégorienne de Rome. En 2008 il obtient son doctorat en Ecclésiastique auprès de la Phoenix International University aux Etats-Unis. Au cours de son ministère sacerdotal il a été entre autre: professeur de théologie, directeur spirituel, chanoine de cathédrale, curé et assistant religieux.

PAQUES:

MESSE CHRISMALE: OINTS AVEC L'HUILE DE JOIE

Cité du Vatican, 17 avril 2014 (VIS). Ce matin à 9h30 en la Basilique vaticane, le Pape François a présidé la messe chrismale célébrée le jeudi saint dans toutes les églises cathédrales. Il a concélébré avec les cardinaux, évêques et prêtres diocésains et religieux présents à Rome. Au cours de la célébration eucharistique, les prêtres ont renouvelé les promesses faites le jour de leur ordination, puis a eu lieu la bénédiction de l'huile pour les malades, de l'huile des catéchumènes et du saint Chrême. Après la proclamation de l'Evangile, le Pape a prononcé l'homélie suivante:

''Chers frères dans le sacerdoce! En ce jour du Jeudi saint, où le Christ nous a aimés jusqu’au bout, nous faisons mémoire de l’heureux jour de l’institution du sacerdoce et de celui de notre ordination sacerdotale. Le Seigneur nous a oints dans le Christ avec l’huile de joie et cette onction nous invite à recevoir ce grand don et à nous en faire porteurs: la joie, l’allégresse sacerdotale. La joie du prêtre est un bien précieux non seulement pour lui mais aussi pour tout le peuple fidèle de Dieu: ce peuple fidèle au milieu duquel le prêtre est appelé pour être oint et auquel il est envoyé pour oindre. Oints avec l’huile de joie pour oindre avec l’huile de joie. La joie sacerdotale a sa source dans l’Amour du Père, et le Seigneur désire que la joie de cet Amour soit en nous, et soit pleine. J’aime penser à la joie en contemplant la Vierge: Marie, la Mère de l’Evangile vivant est source de joie pour les petits, et je crois que nous n’exagérons pas si nous disons que le prêtre est une personne très petite: l’incommensurable grandeur du don qui nous est fait par le ministère nous relègue parmi les plus petits des hommes. Le prêtre est le plus pauvre des hommes si Jésus ne l’enrichit pas de sa pauvreté, il est le serviteur le plus inutile si Jésus ne l’appelle pas ami, le plus insensé des hommes si Jésus ne l’instruit pas patiemment comme Pierre, le plus sans défense des chrétiens si le Bon Pasteur ne le fortifie pas au milieu de son troupeau. Personne n’est plus petit qu’un prêtre laissé à ses seules forces; donc notre prière de protection contre tout piège du Malin est la prière de notre Mère: je suis prêtre parce qu’il a regardé avec bonté ma petitesse. Et à partir de cette petitesse, nous accueillons notre joie. Joie de notre petitesse!

Je trouve trois caractéristiques significatives dans notre joie sacerdotale: c’est une joie qui nous oints, non pas qui nous rend onctueux, imposants, et présomptueux, c’est une joie incorruptible et c’est une joie missionnaire qui rayonne sur tous et qui attire tous, en commençant à l’envers: par ceux qui sont le plus loin. Une joie qui nous oint. Cela veut dire: elle a pénétré à l’intime de notre cœur, l’a configuré et fortifié sacramentellement. Les rites de la liturgie de l’ordination nous parlent du désir maternel qu’a l’Eglise de transmettre et de communiquer tout ce que le Seigneur nous a donné: l’imposition des mains, l’onction avec le saint Chrême, la vêture avec les ornements sacrés, la participation immédiate à la première Consécration... La grâce nous comble et se répand intègre, abondante et pleine en chaque prêtre. Oints jusqu’aux os... et notre joie, qui jaillit de l’intérieur, est l’écho de cette onction. Une joie incorruptible. L’intégrité du Don, auquel personne ne peut rien enlever ni ajouter, est source incessante de joie: une joie incorruptible, que le Seigneur a promis que personne ne pourra nous ôter. Elle peut être endormie ou étouffée par le péché ou par les préoccupations de la vie mais, au fond, elle reste intacte comme la braise d’un cep brûlé sous les cendres, et peut toujours être réveillée. La recommandation de Paul à Timothée reste toujours actuelle: je t’invite à raviver le feu du don du Dieu qui est déposé en toi par l’imposition de mes mains. Une joie missionnaire. Cette troisième caractéristique, je veux la partager et la souligner d’une façon particulière : la joie du prêtre est située en relation intime avec le saint peuple fidèle de Dieu parce qu’il s’agit d’une joie éminemment missionnaire. L’onction est en vue d’oindre le saint peuple fidèle de Dieu: pour baptiser et confirmer, pour prendre soin et consacrer, pour bénir, pour consoler et évangéliser.

Et puisque c’est une joie qui coule seulement quand le pasteur se tient au milieu de son troupeau (même dans le silence de la prière, le pasteur qui adore le Père est au milieu de ses brebis), c’est une joie gardée par ce même troupeau. Même dans des moments de tristesse, où tout semble s’obscurcir et où le vertige de l’isolement nous séduit, ces moments d’apathie et d’ennui que parfois nous connaissons dans la vie sacerdotale (et à travers lesquels moi aussi je suis passé), même en ces moments le peuple de Dieu est capable de garder la joie, il est capable de te protéger, de t’embrasser, de t’aider à ouvrir ton cœur et à retrouver une joie renouvelée. Joie gardée par le troupeau et gardée aussi par trois sœurs qui l’entourent, la protègent, la défendent: sœur pauvreté, sœur fidélité et sœur obéissance.

La joie sacerdotale est une joie qui a pour sœur la pauvreté. Le prêtre est pauvre de joie simplement humaine: il a renoncé à beaucoup! Et parce qu’il est pauvre, lui, qui donne tant de choses aux autres, sa joie il doit la demander au Seigneur et au peuple fidèle de Dieu. Il ne doit pas se la procurer par lui-même. Nous savons que notre peuple est très généreux pour remercier les prêtres pour les plus petits gestes de bénédiction et, de façon spéciale, pour les sacrements. Beaucoup, en parlant de la crise de l’identité sacerdotale, ne tiennent pas compte que l’identité suppose l’appartenance. Il n’y a pas d’identité – et donc de joie de vivre – sans appartenance active et engagée envers le peuple fidèle de Dieu. Le prêtre qui prétend trouver l’identité sacerdotale en la recherchant introspectivement dans sa propre intériorité ne trouve peut-être rien d’autre que des panneaux qui disent sortie: sors de toi-même, sors à la recherche de Dieu dans l’adoration, sors et donne à ton peuple ce qui t’a été confié, et ton peuple aura soin de te faire sentir et goûter qui tu es, comment tu t’appelles, quelle est ton identité et il te fera te réjouir avec le cent pour un que le Seigneur a promis à ses serviteurs. Si tu ne sors pas de toi-même, l’huile devient rance, et l’onction ne peut être féconde. Sortir de soi-même demande de se dépouiller de soi, comporte pauvreté.

La joie sacerdotale est une joie qui a pour sœur la fidélité. Pas tant dans le sens que nous serions tous immaculés (puissions-nous l’être avec la grâce de Dieu!), parce que nous sommes pécheurs, mais plutôt dans le sens d’une fidélité toujours renouvelée à l’unique Epouse, l’Eglise. Là est la clef de la fécondité. Les enfants spirituels que le Seigneur donne à chaque prêtre, ceux qu’il a baptisés, les familles qu’il a bénies et aidées à cheminer, les malades qu’il soutient, les jeunes avec qui il partage la catéchèse et la formation, les pauvres qu’il secourt... sont cette Epouse qu’il est heureux de traiter comme préférée et unique aimée, et de lui être toujours fidèle de façon nouvelle. C’est l’Eglise vivante, avec prénom et nom, dont le prêtre prend soin dans sa paroisse ou dans la mission qui lui a été confiée, c’est elle qui lui donne de la joie quand il lui est fidèle, quand il fait tout ce qu’il doit faire et laisse tout ce qu’il doit laisser pour rester au milieu des brebis que le Seigneur lui a confiées: Pais mes brebis.

La joie sacerdotale est une joie qui a pour sœur l’obéissance. Obéissance à l’Eglise dans la hiérarchie qui nous donne, pour ainsi dire, non seulement le milieu plus extérieur de l’obéissance: la paroisse à laquelle je suis envoyé, les facultés du ministère, cette charge particulière... mais aussi l’union avec Dieu le Père, de qui vient toute paternité. Mais aussi l’obéissance à l’Eglise dans le service: disponibilité et promptitude pour servir tous, toujours et de la meilleure façon, à l’image de Notre Dame de la promptitude qui accourt pour servir sa cousine et est attentive à la cuisine de Cana où il manque le vin. La disponibilité du prêtre fait de l’Eglise la maison aux portes ouvertes, refuge pour les pécheurs, foyer pour ceux qui vivent dans la rue, maison de soin pour les malades, camping pour les jeunes, salle de catéchèse pour les enfants de la première communion... Là où le peuple de Dieu a un désir ou une nécessité, se trouve le prêtre qui sait écouter (ob-audire) et entend un mandat amoureux du Christ qui l’envoie secourir avec miséricorde ce besoin ou soutenir ces bons désirs avec une charité créative.

Celui qui est appelé sait qu’il existe en ce monde une joie simple et pleine: celle d’être pris par le peuple qu’on aime pour être envoyé à lui comme dispensateur des dons et des consolations de Jésus, l’unique Bon Pasteur qui, plein de profonde compassion pour tous les petits et les exclus de cette terre, lassés et opprimés comme des brebis sans pasteur, a voulu associer beaucoup de personnes à son ministère pour rester et agir Lui-même, dans la personne de ses prêtres, pour le bien de son peuple. En ce Jeudi sacerdotal, je demande au Seigneur Jésus qu’il fasse découvrir à beaucoup de jeunes cette ardeur du cœur qui fait surgir la joie dès qu’on a l’heureuse audace de répondre avec promptitude à son appel. En ce Jeudi sacerdotal, je demande au Seigneur Jésus qu’il conserve l’éclat joyeux dans les yeux des nouveaux ordonnés, qui partent pour se manger le monde, pour se consumer au milieu du peuple fidèle de Dieu, qu’ils se réjouissent en préparant la première homélie, la première messe, le premier baptême, la première confession... c’est la joie de pouvoir partager – émerveillés – pour la première fois comme oints, le trésor de l’Evangile et de sentir que le peuple fidèle te revient pour oindre d’une autre manière: avec leurs demandes, inclinant la tête pour que tu les bénisses, te serrant les mains, t’amenant leurs enfants, demandant pour leurs malades... Seigneur, conserve dans tes jeunes prêtres la joie du départ, la joie de faire toute chose comme nouvelle, la joie de consumer leur vie pour toi. En ce Jeudi sacerdotal, je demande au Seigneur Jésus de confirmer la joie sacerdotale de ceux qui ont de nombreuses années de ministère. Cette joie qui, sans disparaître de leurs yeux, repose sur les épaules de tous ceux qui supportent le poids du ministère, ces prêtres qui ont déjà pris le pouls du travail, qui rassemblent leurs forces et se rechargent: ils changent d’air, comme disent les sportifs. Conserve Seigneur la profondeur et la sage maturité de la joie des prêtres adultes. Qu’ils sachent prier comme Néhémie: la joie du Seigneur est notre rempart. Enfin, en ce Jeudi sacerdotal, je demande au Seigneur Jésus que resplendisse la joie des prêtres âgés, bien portants ou malades. C’est la joie de la Croix, qui provient de la conscience d’avoir un trésor incorruptible dans un vase d’argile qui va en se défaisant. Qu’ils sachent être bien quel que soit l’endroit où ils sont, discernant dans la fugacité du temps le goût de l’éternel (Guardini). Qu’ils ressentent la joie de passer le flambeau, la joie de voir grandir les enfants des enfants et de saluer, dans un sourire et avec douceur, les promesses, dans cette espérance qui ne déçoit pas''.

MESSE DE LA CENE DU SEIGNEUR AU CENTRE DON GNOCCHI

Cité du Vatican, 17 avril 2014 (VIS). A 17h, le Pape François a quitté le Vatican en direction du centre Sainte-Marie de la Providence de la fondation Don Gnocchi, pour célébrer à 17h30 la messe de la Cène du Seigneur par laquelle s'ouvre le Triduum pascal. Lors de cette célébration du Jeudi saint, il a souligné l'annonce du commandement de la charité et le geste d'amour et d'humilité du lavement des pieds. Lorsque le Pape François était cardinal archevêque de Buenos aires, il aimait célébrer cette messe dans un hôpital, une prison ou un centre d'accueil pour les pauvres et marginaux. La Fondation Don Gnocchi est justement une institution qui prend en charge toutes sortes d'incapacités tant physiques que psychiques. Lors de la liturgie qui a eu lieu dans une église du centre, les résidents ont pu participer avec leurs proches, ainsi que le personnel responsable et un groupe de bénévoles. Au cours de la messe, le Pape a lavé les pieds de douze personnes handicapées, d'âge, d'ethnie et de confession religieuse divers, représentant tous les patients accueillis dans les 29 centres que compte cette fondation en Italie. Auparavant, il a expliqué brièvement le sens du geste du lavement des pieds avec ces paroles:

''Nous avons entendu ce que Jésus a fait lors de la dernière Cène: c'est un geste de départ. C'est comme un héritage qu'il nous laisse. Il est Dieu et il s'est fait serviteur, notre serviteur, et c'est cela notre héritage. Vous aussi, vous devez être les serviteurs les uns des autres. Il a fait cette route par amour: vous aussi, vous devez vous aimer et être serviteurs, dans l'amour. Voilà quel est l'héritage que nous laisse Jésus. Il fait ce geste de laver les pieds qui est un geste symbolique: les esclaves le faisaient, les serviteurs aux invités, aux gens qui venaient déjeuner ou dîner, parce qu'à cette époque les routes étaient toutes de terre et lorsqu'ils entraient dans la maison, il fallait leur laver les pieds. Jésus fait un geste, un travail, un service d'esclave, de serviteur. Et cela, il le laisse comme héritage entre nous. Nous devons être serviteurs les uns des autres. C'est pourquoi l'Eglise, en ce jour qui commémore la dernière Cène, quand Jésus a institué l'Eucharistie, fait aussi au cours de la cérémonie ce geste de laver les pieds qui nous rappelle que nous devons être serviteurs les uns des autres. Maintenant, je vais faire ce geste, mais nous tous, dans notre cœur, pensons aux autres et pensons à l'amour que Jésus nous demande d'avoir pour les autres. Pensons aussi à la façon dont nous pourrions mieux le servir ainsi que les autres. Car c'est ce que Jésus a voulu de nous”.

CHEMIN DE CROIX: UNE CROIX LOURDE MAIS GLORIEUSE

Cité du Vatican, 18 avril 2014 (VIS). Vendredi saint, à 21h15, l'Evêque de Rome a présidé au Colisée le chemin de croix auquel, à la lumière de torches et de cierges, participent tous les ans des milliers de fidèles qui accompagnent le chemin du Christ vers la croix. Depuis la terrasse du Palatin, le Saint-Père a écouté les méditations qui accompagnaient chacune des quatorze stations, consacrées cette année à la crise économique qui touche tant de pays, à l'immigration, à la pauvreté, à la situation des femmes et des marginaux dans le monde d'aujourd'hui... Un ouvrier et un chef d'entreprise, deux étrangers, deux personnes sans domicile fixe, deux prisonniers, deux membres d'un centre de réhabilitation, deux malades, deux enfants, une famille, deux personnes âgées, deux religieuses, les Custodes de Terre Sainte et, à la première et dernière station, le Cardinal archevêque de Rome, Agostino Vallini, ont porté la croix à chacune des stations. A la fin, alors que cela n'était pas prévu, le Pape s'est adressé aux participants pour dire que “ Dieu a mis sur la croix du Christ tout le poids de nos péchés, toutes les injustices perpétrées par chaque Caïn contre son frère, toute l'aigreur de la trahison de Judas et de Pierre, toute la vanité des puissants et l'arrogance des faux amis. C'était une croix lourde, comme la nuit des personnes abandonnées, lourde comme la mort des personnes chères, lourde parce qu'elle résume toute la laideur du mal. Cependant c'est aussi une croix glorieuse comme l'aube d'une longue nuit, parce qu'elle représente en tout l'amour de Dieu qui est plus grand que nos iniquités et que nos trahisons. Dans la Croix, nous voyons la monstruosité de l'homme, lorsqu'il se laisse guider par le mal; mais nous voyons aussi l'immensité de la miséricorde de Dieu qui ne nous traite pas selon nos péchés, mais selon sa miséricorde''.

''Face à la croix de Jésus -a-t-il poursuivi- nous pouvons presque sentir combien nous sommes aimés éternellement; face à la Croix, nous nous sentons 'fils' et non 'choses' ou 'objets', comme l'affirmait saint Grégoire de Nazianze en s'adressant au Christ avec cette prière: Si ce n'était Toi, ô mon Christ, je me sentirais une créature finie... O notre Jésus, conduis-nous de la Croix à la résurrection et enseigne-nous que le mal n'aura jamais le dernier mot, mais l'amour, la miséricorde et le pardon. O Christ, aide-nous à nous exclamer à nouveau: Hier j'étais crucifié avec le Christ; aujourd'hui, je suis glorifié avec Lui... Enfin, tous ensemble, souvenons-nous des malades, de toutes les personnes abandonnées sous le poids de la croix, afin qu'elles trouvent dans l'épreuve de la Croix la force de l'espérance, de l'espérance de la résurrection et de l'amour de Dieu'', a conclu le Saint-Père.

SAMEDI SAINT: REVENIR AU LIEU DU PREMIER APPEL

Cité du Vatican, 19 avril 2014 (VIS). La veillée pascale solennelle a commencé à 20h30 à la Basilique St.Pierre. Le Pape François a présidé les rites ouvrant la célébration avec la bénédiction du feu à l'entrée de la basilique et la préparation du cierge pascal, suivie de la procession jusqu'à l'autel majeur avec le cierge allumé, le chant de l'Exultet et la liturgie de la Parole. Au cours de la cérémonie, le Saint-Père a administré les sacrements de l'initiation chrétienne (baptême, confirmation et première communion) à dix personnes provenant d'Italie, de Biélorussie, du Sénégal, du Liban, de France et du Vietnam. Voici l'homélie prononcée par le Pape:

L’évangile de la résurrection de Jésus Christ commence par la marche des femmes vers le sépulcre, à l’aube du jour qui suit le sabbat. Elles vont au tombeau, pour honorer le corps du Seigneur, mais elles le trouvent ouvert et vide. Un ange puissant leur dit: Vous, soyez sans crainte!, et il leur demande d’aller porter la nouvelle aux disciples: Il est ressuscité d’entre les morts; il vous précède en Galilée. Vite, les femmes courent, et le long du chemin, Jésus lui-même vient à leur rencontre et dit: Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront. N’ayez pas peur, soyez sans crainte: c’est une voix qui encourage à ouvrir le cœur pour recevoir cette annonce. Après la mort du Maître les disciples s’étaient dispersés; leur foi s’était brisée, tout semblait fini, les certitudes écroulées, les espérances éteintes. Mais maintenant, cette annonce des femmes, bien qu’incroyable, arrivait comme un rayon de lumière dans l’obscurité. La nouvelle se répand: Jésus est ressuscité comme il avait prédit… Et aussi cet ordre d’aller en Galilée; par deux fois les femmes l’avaient entendu, d’abord de l’ange, puis de Jésus lui-même: Qu’ils aillent en Galilée, là ils me verront. Soyez sans crainte et allez en Galilée. La Galilée est le lieu du premier appel, où tout avait commencé! Revenir là, revenir au lieu du premier appel. Sur la rive du lac, Jésus était passé, tandis que les pécheurs étaient en train de réparer leurs filets. Il les avait appelés, et eux avaient tout laissé et l’avaient suivi. Revenir en Galilée veut dire tout relire à partir de la croix et de la victoire; sans peur, soyez sans crainte. Tout relire, la prédication, les miracles, la nouvelle communauté, les enthousiasmes et les défections, jusqu’à la trahison, tout relire à partir de la fin, qui est un nouveau commencement, à partir de ce suprême acte d’amour.

Pour chacun de nous aussi, il y a une Galilée à l’origine de la marche avec Jésus. Aller en Galilée signifie quelque chose de beau, cela signifie pour nous redécouvrir notre baptême comme source vive, puiser une énergie nouvelle à la racine de notre foi et de notre expérience chrétienne. Revenir en Galilée signifie surtout revenir là, à ce point incandescent où la grâce de Dieu m’a touché au début du chemin. C’est à cette étincelle que je puis allumer le feu pour l’aujourd’hui, pour chaque jour, et porter chaleur et lumière à mes frères et à mes sœurs. A cette étincelle s’allume une joie humble, une joie qui n’offense pas la douleur et le désespoir, une joie bonne et douce. Dans la vie du chrétien, après le baptême, il y a aussi une autre Galilée, une Galilée plus existentielle: l’expérience de la rencontre personnelle avec Jésus Christ, qui m’a appelé à le suivre et à participer à sa mission. En ce sens, retourner en Galilée signifie garder au cœur la mémoire vivante de cet appel, quand Jésus est passé sur ma route, m’a regardé avec miséricorde, m’a demandé de le suivre. Retourner en Galilée signifie retrouver la mémoire de ce moment où ses yeux ont croisé les miens, le moment où il m’a fait sentir qu’il m’aimait. Aujourd’hui, en cette nuit, chacun de nous peut se demander: quelle est ma Galilée? Il s’agit de faire mémoire, de retourner en arrière par le souvenir.Où est ma Galilée? Est-ce que je m’en souviens? L’ai-je oubliée? Cherche-la et tu la trouveras! Là, le Seigneur t’attend. Je suis allé par des routes et des sentiers qui me l’ont fait oublier. Seigneur, aide-moi: dis-moi quelle est ma Galilée. Tu sais, je veux y retourner pour te rencontrer et me laisser embrasser par ta miséricorde. N’ayez pas peur, soyez sans crainte, retournez en Galilée! L’évangile est clair: il faut y retourner, pour voir Jésus ressuscité, et devenir témoins de sa résurrection. Ce n’est pas un retour en arrière, ce n’est pas une nostalgie. C’est revenir au premier amour, pour recevoir le feu que Jésus a allumé dans le monde, et le porter à tous, jusqu’aux confins de la terre. Retourner en Galilée sans peur. Galilée des gentils: horizon du Ressuscité, horizon de l’Eglise, désir intense de rencontre… Mettons-nous en chemin! ''.

PAQUES: L'AMOUR FAIT FLEURIR L'ESPERANCE DANS LE DESERT

Cité du Vatican, 20 avril 2014 (VIS). Dimanche de Pâques à 10h15, le Pape François a célébré sur une place St.Pierre décorée de 35.000 plantes et fleurs (tulipes, narcisses, jacinthes), cadeau des fleuristes hollandais, la messe solennelle de la Résurrection du Seigneur. Plus de 150.000 fidèles du monde entier participaient à cette célébration qui a commencé avec le rituel du Resurrexit, l'ouverture d'une icône du Ressuscité située à côté de l'autel papal. Le Pape n'a pas prononcé d'homélie puisqu'il a adressé son message de Pâques après la messe et sa bénédiction Urbi et Orbi. A midi, depuis le balcon central de la basilique vaticane, le Pape s'est adressé aux fidèles réunis sur la Place St.Pierre et à tous ceux qui le suivaient par la radio, la télévision et les médias. Il a prononcé son message pascal dans lequel il a prié pour les victimes de l'épidémie du virus Ebola dans divers pays africains et pour la paix en Syrie, en Irak, au Venezuela, en Ukraine, pour l'arrêt des affrontements en République centrafricaine, au Nigeria et au Sud Soudan, ainsi que pour la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Il a ensuite donné la bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde.

''Chers frères et sœurs, bonne et sainte fête de Pâques! L’annonce de l’ange aux femmes résonne dans l’Eglise répandue à travers le monde entier: Vous, soyez sans crainte! Je sais que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité… venez voir l’endroit où il reposait. Voici le sommet de l’Evangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence: Jésus, le Crucifié, est ressuscité! Cet événement est à la base de notre foi et de notre espérance: si le Christ n’était pas ressuscité, le christianisme perdrait sa valeur; toute la mission de l’Eglise serait vidée de son élan, parce que c’est de là qu’il est parti et qu’il repart toujours. Le message que les chrétiens apportent au monde, le voici: Jésus, l’Amour incarné, est mort sur la croix pour nos péchés, mais Dieu le Père l’a ressuscité et l’a fait Seigneur de la vie et de la mort. En Jésus, l’Amour l’a emporté sur la haine, la miséricorde sur le péché, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, la vie sur la mort. C’est pourquoi, nous disons à tous: Venez et voyez!. En chaque situation humaine, marquée par la fragilité, par le péché et par la mort, la Bonne Nouvelle n’est pas seulement une parole, mais c’est un témoignage d’amour gratuit et fidèle. C’est sortir de soi pour aller à la rencontre de l’autre, c’est se tenir proche de celui qui est blessé par la vie, c’est partager avec celui qui manque du nécessaire, c’est rester aux côtés de celui qui est malade ou âgé ou exclu…Venez et voyez!: l’Amour est plus fort, l’Amour donne la vie, l’Amour fait fleurir l’espérance dans le désert.

Avec cette joyeuse certitude dans le cœur, aujourd’hui nous nous adressons à toi, Seigneur Ressuscité! Aide-nous à te chercher afin que tous nous puissions te rencontrer, savoir que nous avons un Père et que nous ne nous sentions pas orphelins, que nous puissions t’aimer et t’adorer. Aide-nous à vaincre le fléau de la faim, aggravé par les conflits et par les immenses gaspillages dont nous sommes souvent complices. Rends-nous capables de protéger les sans défense, surtout les enfants, les femmes et les personnes âgées, parfois transformés en objets d’exploitation et d’abandon. Fais que nous puissions soigner les frères touchés par l’épidémie d’Ebola en Guinée Conakry, en Sierra Léone et au Libéria, et ceux affectés par tant d’autres maladies, qui se diffusent aussi à cause de l’incurie et de la pauvreté extrême. Console tous ceux qui aujourd’hui ne peuvent pas célébrer Pâques avec leurs familles parce qu’injustement arrachées à leur affection, comme les nombreuses personnes, prêtres et laïcs, qui en diverses parties du monde, ont été séquestrées. Réconforte ceux qui ont laissé leur propre terre pour émigrer vers des endroits où ils puissent espérer un avenir meilleur, mener une vie digne et, souvent, professer librement leur foi. Nous t’en prions, Jésus glorieux, fais cesser toute guerre, toute hostilité grande ou petite, ancienne ou récente! Nous te supplions, en particulier, pour la Syrie, la Syrie bien-aimée, afin que tous ceux qui souffrent des conséquences du conflit, puissent recevoir les aides humanitaires nécessaires et que les parties en cause n’utilisent plus la force pour semer la mort, surtout contre la population sans défense, mais aient l’audace de négocier la paix, désormais attendue depuis trop longtemps! Jésus glorieux, nous te demandons de réconforter les victimes des violences fratricides en Irak et de soutenir les espoirs suscités par la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens. Nous t’implorons, qu’un terme soit mis aux affrontements en République Centrafricaine et que s’arrêtent les atroces attentats terroristes dans certaines zones du Nigéria ainsi que les violences au Sud Soudan. Nous te demandons que les esprits se tournent vers la réconciliation et la concorde fraternelle au Venezuela. Par ta Résurrection, que nous célébrons cette année ensemble avec les Eglises qui suivent le calendrier julien, nous te prions d’éclairer et d’inspirer des initiatives de pacification en Ukraine, pour que les parties intéressées, soutenues par la Communauté internationale, entreprennent tout effort pour empêcher la violence et construire, dans un esprit d’unité et de dialogue, l’avenir du pays. Qu’en tant que frères, ils puissent aujourd’hui chanter: Xphctoc Bocĸpec. Pour tous les peuples de la Terre, nous te prions, Seigneur: toi qui as vaincu la mort, donne-nous ta vie, donne-nous ta paix! Christus surrexit, venite et videte! Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques!''.

REGINA CŒLI: MARIE, MERE DE L'ESPERANCE

Cité du Vatican, 21 avril 2014 (VIS). En ce lundi de l'Ange, lundi suivant le dimanche de Pâques, le Pape a récité le Regina Cœli, prière remplaçant l'angélus pendant le temps pascal, avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Le Pape François a souhaité à tous une joyeuse fête de Pâques rappelant que le sentiment qui prédomine dans les récits évangéliques est ''la joie pleine d'étonnement... la joie qui vient de l'intérieur'' et qu'à travers la liturgie, nous revivons l'état d'âme des disciples à l'annonce faite par les femmes qui s'étaient rendues au tombeau. ''Faisons en sorte que cette expérience imprimée dans l'Evangile -a dit le Pape- s'imprime aussi dans nos cœurs et puisse transparaître dans notre vie... Celui qui fait cette expérience devient témoin de la Résurrection, car en un certain sens, il est ressuscité lui-même, elle est ressuscitée elle-même... et ils sont alors capables de porter un rayon de la lumière du Ressuscité en diverses situations: des situations heureuses, en les rendant plus belles et en les présevant de l'égoïsme, ou des situations douloureuses, en y amenant sérénité et espérance''. Il faut revenir à l'Evangile et lire les chapitres qui parlent de la résurrection et le faire en pensant ''à la joie de Marie, la Mère de Jésus'', a ajouté le Pape. ''Le cœur de Marie, qui est passé à travers l'expérience de mort et de résurrection de son Fils vues dans la foi comme l'expression suprême de la mort de Dieu, est devenu une source de paix, de consolation, d'espérance, de miséricorde. Toutes les prérogatives de notre Mère viennent de là, de sa participation à la Pâque de Jésus. Du vendredi au dimanche matin, elle n'a pas perdu l'espérance: nous l'avons contemplée Mère des Douleurs mais, en même temps, Mère pleine d'espérance. Elle, la Mère de tous les disciples, la Mère de l'Eglise, est Mère d'espérance. Témoin silencieux de la mort et de la résurrection de Jésus, demandons lui de nous faire entrer dans la joie pascale'', a conclu le Pape.

mercredi 16 avril 2014

LE REFLET EN CROIX DES SOUFFRANCES DE L'HUMANITE

Cité du Vatican, 16 avril 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Saint-Père a commenté la passion du Christ et la trahison de Judas. Cet épisode dramatique, a-t-il rappelé, "marque le début de la Passion, un parcours de souffrance librement accepté par Jésus. Lui même a dit offrir sa vie, une vie que personne ne lui a ôtée: J'ai le pouvoir de la donner et de la reprendre... Comme au marché, cette vie a été payée 30 deniers!... S'étant engagé dans la voie de l'humiliation et du dépouillement, il est allé jusqu'à son terme", jusqu'à la mort en croix, "la pire des morts, celle réservée aux criminels. Considéré comme un prophète, il est mort comme un esclave. La passion de Jésus et comme un reflet des souffrances de l'humanité, la réponse de Dieu au mystère du mal, de la souffrance et de la mort. On est souvent horrifié devant tout cela et nous nous demandons pourquoi Dieu le permet. La mort des innocents est tout particulièrement blessante. Voir des enfants souffrir nous fend le coeur. Mais Jésus prend tout ceci sur lui. C'est là le mystère du mal, dans lequel Jésus se charge de tout mal et de toute souffrance, se revêt de toutes les souffrances de l'humanité. Cette semaine, regardons le crucifix et embrassons les plaies du Christ, qui se charge des souffrances humaines. Nous attendons de Dieu la manifestation de sa toute puissance, qu'il abatte l'injustice, le mal, le péché et la souffrance en une victoire triomphante Mais il nous montre au contraire une victoire si humble qu'elle semble une défaite à l'oeil humain. Sur la croix, le Fils de Dieu se présente comme un vaincu. Torturé, il a fini par mourir. Mais sa passion et sa mort étaient écrites, et il ne s'agit pas de simples faits accomplis. C'est un mystère déconcertant dont le secret se cache dans le fait que Dieu a aimé le monde au point d'offrir son Fils unique".


"Au cours de la semaine pascale, pensons aux souffrances de Jésus et souvenons nous qu'il a souffert pour nous, pour chacun de nous... Embrassons donc le crucifix en remerciant Jésus de l'avoir fait pour nous. Lorsque tout semblera perdu, lorsqu'il ne restera plus personne pour frapper le berger et que son troupeau sera dispersé, Dieu interviendra avec la puissance de la Résurrection. La résurrection de Jésus n'est pas la fin heureuse d'une fable mais l'intervention du Père au moment où l'espérance humaine allait disparaître. Lorsque tout semble perdu, dans un grand moment de souffrance, tant de personnes ressentent ce besoin d'embrasser le crucifix car la Croix est proche de la Résurrection. La nuit est la plus noire juste avant le retour de la lumière. Au moment le plus obscur, Dieu intervient et offre la résurrection. Jésus, qui a choisi la voie de la mort, nous appelle à le suivre dans son parcours d'humiliation... Quand nous sommes au fond du trou, fragiles pécheurs, ne masquons pas notre échec mais ouvrons nous avec confiance à l'espérance divine, ainsi que Jésus l'a fait. Pendant la semaine sainte, empoignons le crucifix et embrassons le en remerciant le Seigneur".  

PROMULGATION DE DECRETS

Cité du Vatican, 16 avril 2014 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

au MIRACLE attribué

au bienheureux Ludovico da Casoria (Arcangelo Palmentieri), prêtre et religieux italien (1814 - 1885), fondateur des Franciscaines Elisabethiennes.

au bienheureux Amato Ronconi, italien du tiers ordre franciscain (vers 1226 - vers 1292), fondateur de l'actuelle maison de repos Opera Pia Beato Amato Ronconi.

Aux VERTUS HEROIQUES

du serviteur de Dieu Alain-Marie Guynot de Boismenu, évêque et religieux français (1870 - 1953), Vicaire apostolique de Papouasie.

du serviteur de Dieu Wilhelm Janauschek, prêtre et religieux autrichien della Congregazione del Santissimo Redentore (1859-1926).


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican 16 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Joao Barbosa de Sousa, OFM, Evêque d'Osasco (superficie 2.477, population 2.490.000, catholiques 2.051.000, prêtres 128, religieux 284, au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Uniao da Vitória (Brésil), il succède à Mgr.Ercílio Turco, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Kazimierz Gurda, Evêque de Siedlce (superficie 11.440, population 737.600, catholiques 726.600, prêtres 656, religieux 392), en Pologne. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Kielce (Pologne).

Mgr.Zbigniew Kiernikowski, Evêque de Legnica (superficie 7.080, population 851.500, catholiques 776.700, prêtres 475, religieux 279), en Pologne. Jusqu'ici Evêque de Siedlce (Pologne), il succède à Mgr.Stefan Cichy, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


Le P.Giuseppe Piemontese, OFM.Conv, Evêque de Terni - Narni - Amelia (superficie 871, population 159.700, catholiques 157.900, prêtres 130, religieux 121), en Italie. L'Evêque élu, né en 1946 à Monte Sant'Angelo (Italie), a prononcé ses premiers voeux religieux en 1967 et a été ordonné prêtre en 1977. Licencié en théologie, il a occupé différents postes au sein de son ordre et était jusqu'ici Ministre provincial et Gardien du couvent d'Assise (Italie). 

AVIS

Ci du Vatican, 16 avril 2014 (VIS). Comme chaque année le VIS ne diffusera pas de bulletin pendant la Semaine Sainte (17 - 22 avril), à la quelle s'ajoute le mercredi 23 avril, qui est jour férié (fête du Pape). Le prochain bulletin VIS sera diffusé jeudi 24 avril.

mardi 15 avril 2014

INCENDIE AU CHILI


Cité du Vatican, 15 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message à l'Evêque de Valparaiso à la suite du grave incendie qui dévaste depuis 48 heures une partie de cette ville portuaire chilienne. Douze personnes au moins y ont perdu la vie, 10.000 autres ont été évacuées et les dégâts sont considérables. Priant pour le repos des victimes et le rétablissement des blessés, il exprime sa proximité spirituelle envers tous ceux qui ont perdu leur foyer. Saluant le travail des sauveteurs et des volontaires, il encourage les autorités, la population et la solidarité internationale a tout faire pour venir en aide à une ville durement frappée par l'adversité.    

RAPPORT INITIAL RELATIF A LA CONVENTION CONTRE LA TORTURE


Cité du Vatican, 15 avril 2014 (VIS). Ce midi, le P.Lombardi, Directeur de la Salle de Presse, a fait la déclaration suivante: "Avec Chypre, la Lituanie, la Guinée, le Montenegro, la Sierra Leone, la Thaïlande et l'Uruguay, le Saint-Siège présentera en mai au Comité compétant des Nations-Unies son rapport initial sur le Convention contre la torture. Il s'agit d'une procédure ordinaire pour les nouveaux adhérents. Eus égard aux obligations prévues par ce traité, le Saint-Siège y a adhéré en 2002 mais exclusivement au nom et pour le compte de l'Etat de la Cité du Vatican. C'est à ce titre qu'il continuera de répondre à ces obligations pour l'Etat du Vatican et à présenter les rapports périodiques prévus par la dite convention". 

EN FAVEUR DE DETENUS ROMAINS


Cité du Vatican, 15 avril 2014 (VIS). A l'occasion de Pâques, le Saint-Père offrira des évangiles de poche aux 1.100 détenus de la prison romaine de Regina Coeli. Il s'agit de l'édition vaticane, contenant aussi les Actes des Apôtres, qui a été distribuée à l'angélus du 6 avril Place St.Pierre puis à la messe célébrée l'après-midi par le Pape en l'église St.Grégoire Le Grand. Le don sera effectué par l'Aumônier pontifical Mgr.Konrad Krajewski, qui célébrera également la messe In Coena Domini (17 avril) pour l'association de volontariat italien Ile de l'amour fraternel qui assure depuis 1996 une assistance aux détenus, anciens détenus et personnes victimes de la marginalisation sociale ou familiale.  

POSSESSION CARDINALICE


Cité du Vatican, 15 avril 2014 (VIS). Jeudi 24 avril à 18 h, le Cardinal Orlando B.Quevedo, OMI, Archevêque de Cotabato (Philippines), prendra possession du titre de Marie Reine du monde à Torre Spaccata.



AUDIENCES


Cité du Vatican, 15 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Charbel Georges Merhi, Evêque maronite émérite de Buenos Aires (Argentine).


Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano et Secrétaire du Conseil des Cardinaux.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican 15 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Acquirino Francis Kibira, Evêque de Kasese (superficie 3.205, population 610.000, catholiques 292.106, prêtres 39, religieux 66), en Ouganda. L'Evêque élu, né en 1958 à Kigoto - Bulyansungwe (Ouganda) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire national. Professeur de séminaire et collaborateur de paroisse, il succède à Mgr.Egidio Nkaijanabwo, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


Mgr.Peter Kayode Odetoyinbo, Evêque d'Abeokuta (superficie 10.562, population 2.570.000, catholiques 70.125, prêtres 61, religieuses 40), au Nigeria. L'Evêque élu, né en 1964 à Ibadan (Nigeria) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire Général du diocèse d'Ibadan. Histoire en histoire de l'Eglise, il a été enseignant, président d'une association sacerdotale diocésaine et curé de paroisse.

lundi 14 avril 2014

AUX SEMINARISTES: IL N'Y A PAS DE PLACE POUR LA MEDIOCRITE


Ci du Vatican, 14 avril 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu les séminaristes de la communauté du Collège pontifical Léonien d'Anagni (Italie), auxquels il a recommandé d'être attentifs à ne pas tomber dans l'erreur de croire qu'ils se préparent à une profession, pour devenir des fonctionnaires d'une entreprise ou d'un organisme bureaucratique. "Vous êtes en train de devenir des pasteurs à l'image de Jésus Bon Pasteur -a-t-il dit- pour être comme lui au milieu de son troupeau, pour nourrir ses brebis. Face à cette vocation, nous pouvons répondre comme la Vierge Marie à l'ange: Comment cela est-il possible?... Devenir des bons pasteurs à l'image de Jésus est une chose trop grande, et nous sommes si petits... Oui, il est vrai que cela est trop grand. Mais il ne s'agit pas de notre œuvre mais de l'œuvre de l'Esprit Saint avec notre collaboration... Ce n'est pas moi qui vit mais le Christ qui vit en moi", a ajouté le Pape en rappelant par cette phrase que c'est seulement ainsi que l'on peut être diacres et prêtres dans l'Eglise. "Si vous n'êtes pas disposés à suivre cette route, par ces attitudes et ces expériences, il vaut mieux que vous ayez le courage de chercher une autre route. Il existe de nombreuses manières, dans l'Eglise, de rendre un témoignage chrétien". Avant de conclure, le Saint-Père les a invités à réfléchir à ce sujet et a souligné qu'à la suite ministérielle de Jésus Christ, il n'y a pas de place pour la médiocrité qui conduit toujours à se servir du peuple saint de Dieu à son avantage".

QUI SOMMES NOUS DEVANT JESUS TRIOMPHANT ET SOUFFRANT


Cité du Vatican, 13 avril 2014 (VIS). Le Pape François a initié Place St.Pierre les cérémonies de la Semaine Sainte avec la procession des Rameaux suivie de la messe et de la Passion. La cérémonie a commencé par la bénédiction des rameaux d'olivier et les plames disposés sur le côté de l'obélisque de la place et portés en procession jusqu'à l'entrée de la basilique. Des jeunes de Rome et d'autres diocèses y ont participé à l'occasion de la XXIX Journée mondiale de la Jeunesse, dont le thème cette année est: Heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux. Dans son homélie, le Pape a posé la question: Qui suis-je, devant Jésus qui entre en fête à Jérusalem?... Qui suis-je, devant Jésus qui souffre? "Cette semaine -a-t-il dit- commence par la procession festive avec les rameaux d’olivier: tout le peuple accueille Jésus. Les enfants, les jeunes gens chantent, louent Jésus. Mais cette semaine avance dans le mystère de la mort de Jésus et de sa résurrection. Nous avons écouté la Passion du Seigneur. Il sera bon de nous poser seulement une question: qui suis-je? Qui suis-je, devant mon Seigneur? Qui suis-je, devant Jésus qui entre en fête à Jérusalem? Suis-je capable d’exprimer ma joie, de le louer? Ou est-ce que je prends de la distance? Qui suis-je, devant Jésus qui souffre?... Nous avons entendu beaucoup de noms, beaucoup de noms. Le groupe des dirigeants, quelques prêtres, quelques pharisiens, quelques maîtres de la loi, qui avaient décidé de le tuer. Ils attendaient l’opportunité de le prendre. Suis-je comme l’un d’eux? Nous avons entendu aussi un autre nom: Judas. Trente pièces de monnaie. Suis-je comme Judas?... Les disciples qui ne comprenaient rien, qui s’endormaient alors que le Seigneur souffrait. Ma vie est-elle endormie? Ou suis-je comme les disciples, qui ne comprenaient pas ce qu’était trahir Jésus? Comme cet autre disciple qui voulait tout résoudre par l’épée. Suis-je comme lui? Suis-je comme Judas, qui fait semblant d’aimer et embrasse le Maître pour le livrer, pour le trahir. Suis-je un traître? Suis-je comme ces dirigeants qui en hâte font un tribunal et cherchent de faux témoins. Suis-je comme eux? Et quand je fais ces choses, si je les fais, est-ce que je crois que par là je sauve le peuple? Suis-je comme Pilate? Quand je vois que la situation est difficile, dois-je me lave les mains si je ne sais pas assumer ma responsabilité et je laisse condamner ou je condamne les personnes? Suis-je comme cette foule qui ne savait pas bien si elle était dans une réunion religieuse, dans un jugement ou dans un cirque, et choisit Barrabas? Pour eux c’est la même chose: c’était plus divertissant, pour humilier Jésus. Suis-je comme les soldats qui frappent le Seigneur, lui enlèvent ses vêtements, l’insultent, se divertissent par l’humiliation du Seigneur? Suis-je comme le Cyrénéen qui revenait du travail, fatigué, mais qui a eu la bonne volonté d’aider le Seigneur à porter la croix? Suis-je comme ceux qui passaient devant la croix et se moquaient de Jésus: Il était si courageux! Qu’il descende de la croix et nous croirons en lui! Se moquer de Jésus… Suis-je comme ces femmes courageuses, et comme la Maman de Jésus, qui étaient là et souffraient en silence? Suis-je comme Joseph, le disciple caché, qui porte le corps de Jésus avec amour, pour lui donner une sépulture? Suis-je comme les deux Marie qui demeurent devant le sépulcre pleurant, priant? Suis-je comme ces chefs qui le lendemain sont allés chez Pilate pour dire: Regarde ce que celui-ci disait, qu’il ressusciterait. Qu’il n’y ait pas une autre tromperie!, et ils bloquent la vie, ils bloquent le sépulcre pour défendre la doctrine, pour que la vie ne sorte pas? Où est mon cœur? A laquelle de ces personnes je ressemble? Que cette question nous accompagne durant toute la semaine.

AUDIENCE AU COMITE DES SCIENCES HISTORIQUES


Cité du Vatican, 12 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à l'assemblée plénière du Comité pontifical des sciences historiques, qui fête son soixantième anniversaire: La recherche historique, a-t-il dit à ses hôtes, "est l'une des voies passionnantes de recherche de la vérité, dans laquelle l'homme s'investit tout entier... Vos travaux, toujours accompagnés par une forte passion ecclésiale et le souci absolu de la vérité, est de grande utilité pour ceux qui tentent de discerner ce que l'Esprit dit aujourd'hui à l'Eglise... La rencontre et la collaboration de chercheurs de cultures et religions différentes apportent une contribution particulière au dialogue entre l'Eglise et le monde contemporain". Puis le Pape a évoqué une des manifestations en programme, la conférence internationale consacrée au déclenchement de la première guerre mondiale, rappelant les appels prophétiques de Benoît XV aux dirigeants des puissances en conflit en août 1917: "Rien n'est perdu avec la paix, tout l'est avec la guerre".

SOIGNER LA MALADIE SANS OUBLIER LA PERSONNE


Cité du Vatican, 12 avril 2014 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a rencontré les participants au Congrès de la Société italienne de chirurgie oncologique, organisé par l'Université La Sapienza de Rome et l'hôpital Sant'Andrea: "La recherche scientifique a multiplié les possibilités de prévention et de soin, a découvert des thérapies pour le traitement des pathologies les plus variées", a dit le Pape. "Mais pour que l'on puisse parler de pleine santé, il en faut pas perdre de vue que l'être humain, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu, est unité de corps et d'esprit. Ces deux éléments peuvent être distingués mais non séparés parce que la personne est une. Donc, la maladie également, l'expérience de la douleur et de la souffrance, ne concernent pas seulement la dimension corporelle, mais l'homme dans sa totalité. D'où l'exigence d'un traitement intégral qui prenne en compte la personne dans son ensemble et qui joigne au soin médical le soutien humain, psychologique et social, l'accompagnement spirituel et le soutien aux proches du malade". Le Saint-Père a ensuite rappelé les paroles de Jean-Paul II dans son Motu Proprio Dolentium Hominum de 1985 soulignant qu'il est nécessaire "que le personnel sanitaire soit guidé par une vision intégralement humaine de la maladie, et sache en conséquence réaliser une proximité humaine complète envers le malade qui souffre... Le partage fraternel avec les malades nous ouvre à la vraie beauté de la vie humaine" a conclu le Pape, ajoutant que "seul le Christ donne un sens au scandale de la douleur innocente".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 14 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.

Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire Général pour le diocèse de Rome.

Samedi dernier, 12 avril, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican 14 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Alan Williams, SM, Evêque de Brentwood (superficie 3.967, population 2.789.000, catholiques 225.700, prêtres 154, diacres 11, religieux 293), en Grande-Bretagne. L'Evêque élu, né en 1951 à Blackburn (GB), a émis ses voeux religieux en 1976 et a été ordonné prêtre en 1983. Jusqu'ici Directeur du sanctuaire marial de Wlasingham, il succède à Mgr.Thomas McMahon, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Samedi dernier, samedi 12 avril, il avait:

Nommé le P.Columba Macbeth-Green, OSPPE, Evêque de Wilcannia-Forbes (superficie 414.378, population 117.000, catholiques 35.200, prêtres 21, religieux 42), en Australie. L'Evêque élu, né en 1968 à Forbes (Australie), a émis sa profession religieuse en 1996 et a été ordonné prêtre en 1997. Il était jusqu'ici Vicaire de la province australienne de son ordre. Il a occupé plusieurs autres fonctions au sein de ce dernier, a été curé de paroisse, Prieur et Recteur du sanctuaire de Marian Valley.

Nommé Mgr.Stanislav Szyrokoradiuk, OFM, Evêque de Kharkov - Zaporizhia (superficie 196.300, population 19.000.000, catholiques 40.000, prêtres 64, religieux 97), en Ukraine. Jusqu'ici Auxiliaire de Kiev - Zhytomyr et Administrateur apostolique de Lutsk (Ukraine), il succède à Mgr.Marian Buczek, dont la renonciation a été acceptée en conformité au canon 401,2, du CIC.

Nommé Mgr.Vitaliy Skomarovskyi, Evêque de Lutsk (superficie 40.300, population 2.217.730, catholiques 27.160, prêtres 26, religieux 19), en Ukraine. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Kyiv - Zhytomyr (Ukraine).

Nommé Mgr.Giovanni D'Ercole, FDP, Evêque d'Ascoli Piceno (superficie 840, population 107.503, catholiques 106.512, prêtres 111, diacres 7, religieux 151), en Italie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de L'Aquila (Italie).

Confirmé Mgr.Guido Marini comme Maître des cérémonies liturgiques.

Nommé Mme.Margaret Scotford Archer (GB), Présidente de l'Académie pontificale des sciences sociales, dont elle était jusqu'ici Membre. Professeur de sociologie, elle a également été directeur d'un centre de recherche près l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse).


Nommé l'Abbé Maurizio Tagliaferri (Italie), Rapporteur de la Congrégation pour les causes des saints.

vendredi 11 avril 2014

L'EDUCATION NE PEUT SUIVRE LA PENSEE UNIQUE


Cité du Vatican, 11 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu une délégation du Bureau catholique international de l'enfance, institué par Pie XII après la guerre: "Né de la maternité de l'Eglise", a dit le Pape, cet organisme "n'a cessé de diffuser les droits des mineurs en contribuant notamment à l'élaboration de la convention des Nations-Unies de 1989 et en collaborant constamment avec les délégations du Saint-Siège à New York, Strasbourg et Genève: Dans une société bien constituée, une attention particulière doit être apportée aux enfants et aux anciens. Et à propos des premiers il a déclaré se sentir "interpellé par tout le mal que nombre de prêtres, une minorité, ont fait en agressant sexuellement des mineurs. L'Eglise est consciente de ce drame. Ces prêtres ont également blessé l'Eglise et il faut agir pour traiter ce problème et prendre les sanctions qui s'imposent. Il faut agir avec force car on ne doit pas plaisanter avec l'enfance... De même est-il de première importance de développer des projets de lutte contre l'esclavage du travail, le recrutement des enfants soldats, la violence contre mineurs. Il faut donc rappeler le droit de l'enfant à grandir dans une famille, avec des parents capables de créer un climat favorable à leur développement et à leur croissance affective. Et il faut être très attentifs en cela a bien insister sur le caractère masculin et féminin des parents. Parallèlement il convient de défendre le droit des parents à choisir le type d'éducation, y compris morale et religieuse, qu'ils veulent pour leurs enfants. Pas plus que sur les adolescents on ne peut soumettre les enfants à des expérimentations éducatives. Ils ne peuvent pas être des cobayes! Les horreurs qu'elles ont produites en particulier lors des dictatures génocidaires conservent leur actualité sous des présentations plus modernes pour pousser enfants et jeunes vers la dictature de la pensée unique. Récemment un grand expert en éducation m'a confié que certaines fois on a l'impression d'envoyer les enfants dans des écoles qui ressemblent à des camps de redressement. Oeuvrer en faveur des droits de l'homme signifie avoir une claire formation anthropologique, être bien préparés à appréhender la nature humaine et à répondre aux défis d'une culture et d'une mentalité que diffusent les mass media. Il ne s'agit pas de se réfugier dans un système de protection dépassé et incapable de faire fleurir la vie... C'est avec toutes les valeurs de la personnes qu'il faut faire face aux défis culturels. Offrez donc à vos cadres une formation permanente en matière d'anthropologie de l'enfant car c'est là que se trouvent les fondements des droits et des devoirs, de là que dépendent tous les projets éducatifs. Ces projets doivent aller de l'avant et s'adapter dans le respect de l'identité humaine et de la liberté de conscience". Pensant au logo de la commission pour la protection de l'enfance et de l'adolescence de Buenos Aires, qui représente la Fuite en Egypte, le Pape a dit qu'il faut parfois fuir pour se défendre, parfois s'arrêter et combattre".        

AUDIENCE AU MOUVEMENT ITALIEN "PRO VITA"


Cité du Vatican, 11 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu également 470 membres du mouvement italien Pro Vita, qu'il a notamment félicité de son projet d'adoption prénatale à distance au service de femmes en difficulté. Ces vingt dernières années, a-t-il souligné, le Progetto Gemma a permis de sauver la vie de nombre d'enfants qui sans cette solidarité n'auraient pas vu le jour: "La vie humaine est sacrée et inviolable, et tout droit repose sur le droit fondamental à la vie. Ce droit n'est subordonné à aucune condition, pas plus économique qu'idéologique. Le commandement de ne point tuer détermine clairement la valeur de la vie humaine, et nous devons dire non à une économie de l'exclusion et de l'injustice qui tue en considérant la personne comme un bien de consommation, que l'on peut jeter après usage. On se trouve en présence d'une culture du rebut qui est même érigée en règle. C'est pourquoi -a-t-il dit en citant l'encyclique Evangelii Gaudium- on en vient à jeter aussi la vie. Notre époque est de plus en plus menacée par un divorce entre économie et morale dans un marché où la nouveauté technologique prévaut toujours plus sur les normes éthiques... Il faut donc s'opposer fermement à tout attentat à la vie, surtout lorsqu'elle est innocente et sans défense comme l'enfant dans le sein de sa mère. Le concile Vatican II a déclaré que dès sa conception la vie doit être protégée. L'avortement et l'infanticide sont des crimes abominables". Puis il a évoqué une conférence médicale à laquelle il avait pris part: Un médecin lui avait remis un paquet contenant des instruments servant aux avortements, en disant avoir trouvé la foi et lutter désormais en faveur de la vie. Il devint ainsi un juste. De manière évangélique, a-t-il poursuivi, "le chrétien doit protéger la vie avec courage et amour à chacun de ses stades. Agissez toujours auprès des femmes de manière à ce qu'elles se sentent perçues comme personnes accueillis, accompagnées et écoutées... Ici nous venons de parler de mineurs, mais on pourrait dire les mêmes choses des personnes âgées. Elles sont avec les jeunes l'espérance d'un pays, car détentrices de la sagesse et de la mémoire collective. Aujourd'hui, ces deux catégories de personnes sont l'objet de la culture du rebut, puisqu'on les envisage comme du matériel de décharge. Il faut le répéter, les enfants et les aînés constituent l'espérance de la société!". 

EN FAVEUR DE LA PAIX CIVILE AU VENEZUELA


Cité du Vatican, 11 avril 2014 (VIS). A l'occasion de l'ouverture des négociations entre le gouvernement vénézuélien et l'opposition, dans lesquelles le Saint-Siège intervient comme médiateur, le Pape a adressé un message au Président Maduro et à la plate-forme regroupant partis et organisations de la société civile. Il a été lu hier lors de la session inaugurale par le Nonce à Caracas. Après avoir remercié les parties d'avoir invité le Saint-Siège à prendre part à ce processus, il les a assurées de sa prière afin que l'initiative aboutisse à la réconciliation et à la pacification nationale: "Connaissant l'inquiétude et les souffrances de tant de vénézuéliens, je suis proche des victimes de la violence et de leurs familles. La violence, qui appelle la violence, ne peut déboucher sur la paix et le bien être d'un pays, tandis que le dialogue pousse à retrouver les valeurs sociales communes qui elles permettent de surmonter la crise et la polarisation qui blesse profondément le Venezuela, de trouver les voies de la collaboration. Dans le respect de l'autre et des différences, on peut ainsi parvenir au bien public dans l'amour partagé de la patrie et affronter les problèmes économiques et sécuritaires qui pèsent sur le peuple avec la violence et la criminalité. Et puis la foi commune en Dieu renforce la volonté de défendre la dignité de toute personne... Le dialogue qui s'ouvre doit mettre en oeuvre une véritable culture de la rencontre, et avoir la certitude que l'unité seule permet de surmonter la confrontation. Ouvrez vous les uns aux autres pour sortir du climat conflictuel et être des bâtisseurs de paix. Placez la sincérité au coeur de votre action, dans le respect et la reconnaissance de l'autre...avec l'héroïsme du pardon et de la miséricorde, l'abandon de toute haine et ressentiments, le choix de la patience et de l'insistance".  

AUDIENCES


Cité du Vatican, 11 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.


Mgr.Oscar Cantoni, Evêque de Crema (Italie).

jeudi 10 avril 2014

LA VOCATION DES UNIVERSITES ECCLESIASTIQUES


Cité du Vatican, 10 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu également les enseignants et étudiants de l'Université pontificale Grégorienne, de l'Institut pontifical biblique et de l'Institut pontifical oriental, confiés depuis 1923 à la Compagnie de Jésus. Il a d'abord souligné l'importance de la collaboration entre ces trois institutions qui, "tout en perpétuant une tradition doivent affronter le présent et envisager l'avenir avec créativité". A Rome, on trouve "les racines de la foi, la mémoire des apôtres et des martyrs, mais aussi le présent de l'Eglise, le cheminement de cette Eglise qui préside à la charité, qui sert l'unité et l'universalité. Tout ceci n'a rien d'évident, et il faut le vivre" au niveau institutionnel comme personnel. Les étudiants qui viennent à Rome "y apportent la diversité de leurs Eglises et de leurs cultures... C'est une excellente occasion de faire grandir la foi tout en s'ouvrant aux horizons de la catholicité, où le dialogue entre centre et périphérie...revêt une forme évangélique et répond à la logique d'un Dieu qui va du centre à la périphérie et vice versa". Dans les études, le rapport entre travail intellectuel et vie spirituelle est important. "Un des enjeux actuels est de transmettre le savoir et d'offrir une clef de lecture de la vie et non une accumulation de données sans liens entre elles. Une véritable herméneutique évangélique est nécessaire à la compréhension de la vie, du monde et de l'humanité. Il est besoin pour cela d'une atmosphère spirituelle dans la recherche de la vérité, fondée tant sur la foi que sur la raison. La philosophie et la théologie permettent l'acquisition des connaissances qui structurent et renforcent l'intelligence, qui éclairent aussi la volonté. Mais ceci n'est fécond que si l'on prie. Le théologien qui se complaît dans une pensée qu'il croit complète est un médiocre. Comme le bon philosophe le bon théologien a une pensée ouverte et donc incomplète, ouverte à Dieu et à la vérité, toujours en mouvement... Un théologien qui ne prie pas et se tourne pas vers Dieu tombe dans le narcissisme le plus lamentable. C'est là une maladie ecclésiastique. Le narcissisme des théologiens et des penseurs est très dangereux".


Le but de tout université pontificale, a ensuite rappelé le Pape, "est ecclésial. Recherche et études doivent être intégrés dans la vie personnelle et communautaire, à l'engagement missionnaire, à la charité fraternelle, au service des pauvres, à la cure des âmes et au rapport avec le Seigneur. Ces institutions ecclésiastiques ne doivent pas être des usines à théologiens et philosophes, mais des communautés de croissance à l'instar d'une famille. Dans la famille universitaire" on doit aussi "créer un climat d'humanité et de sagesse en mesure de faire des étudiants des bâtisseurs d'humanité", des dispensateurs de vérité, de beauté et de bonté. Car là où ces valeurs manquent le groupe de travail se limite à l'intellectuel. "On assiste à une éclipse, avec des intellectuels remplis de formalisme. Le contact quotidien et respectueux avec l'effort et le témoignage des personnes qui travaillent dans ces universités doit offrir aux étudiants le volet de réalisme nécessaire pour que le savoir soit une science humaine et non une science de laboratoire". 

LUTTER CONTRE LA TRAITE DES ETRES HUMAINS


Cité du Vatican, 10 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la seconde Conférence internationale sur la lutte contre le trafic des êtres humains, qui vient de se dérouler au Vatican à l'initiative de la Conférence épiscopale d'Angleterre - Pays de Galles, pour examiner notamment le rôle que l'Eglise doit y jouer. D'emblée, il a qualifié ce fléau de plaie dans le corps social mondial, de blessure infligée au Christ, de crime contre l'humanité: "Ici sont réunies des représentants des autorités policières en charge de la lutte institutionnelle contre ce phénomène et des organisations humanitaires en charge des victimes. Il s'agit de deux approches distinctes qui peuvent et doivent converger. Dialoguer et échanger sur cette double base est fondamental, c'est pourquoi ce type de réunion est plus que nécessaire". En conclusion le Pape a félicité les organisateurs qui, un an après la première conférence, ont réussi à rassembler tant d'experts d'horizons divers afin de travailler ensemble. "cette rencontre est importante car elle montre qu'ensemble gens d'Eglise et personnes de bonne volonté savent dire Ça suffit!".  

DECLARATION SUR LA TRAITE DES ETRES HUMAINS


Cité du Vatican, 10 avril 2014 (VIS). Voici la déclaration finale des participants à la seconde Conférence internationale sur la lutte contre la traite des êtres humains: "Ce jour au Vatican, des représentants d'autorités policières et de représentants de l'Eglise catholique se sont réunis pour réfléchir aux moyens de lutter contre ce fléau. Ayant appuyé l'initiative, le Pape François a encouragé la communauté internationale à adopter une stratégie commune et efficace afin qu'à travers le monde aucun être humain ne puisse être utilisé comme une chose, et que la dignité de la personne soit toujours respectée. Comme responsables de l'application de la loi au sein de la communauté internationale nous nous engageons à éradiquer un délit qui abuse des personnes les plus vulnérables. Notre conférence entre dans un projet international le prévention, d'attention pastorale et de réinsertion qui met les victimes au centre de l'action. Chacun de nous s'engage à oeuvrer avec l'Eglise et la société afin de livrer à la justice les responsables de ces crimes odieux et de tout faire pour alléger les souffrances de leurs victimes". 

AUDIENCES


Cité du Vatican, 10 avril 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Zvonimir Jankuloski, Ambassadeur de Macédoine, venu lui présenter ses lettres de créance.


Mgr.Petar Rajic, Nonce apostolique au Koweït, à Bahrein, au Yemen, au Qatar et aux Emirats Arabes Unis, Délégué apostolique pour la péninsule arabique.

mercredi 9 avril 2014

NOUVEAU CYCLE DE CATECHESE: LA SAGESSE DE DIEU


Cité du Vatican, 9 avril 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape François a inauguré un nouveau cycle de catéchèse consacré aux dons de l'Esprit, "qui constituent l'âme et la lymphe de l'Eglise comme de tout chrétien, l'Esprit étant lui même le don de Dieu par excellence. L'Eglise identifie sept dons que l'Esprit communique, un nombre qui symbolise la plénitude. Appris lors de la préparation à la confirmation, ils sont invoqués dans la prière appelée Séquence du Saint Esprit: Sagesse, intelligence, conseil, force d'esprit, science, piété et crainte de Dieu". La sagesse "n'est pas le savoir, fruit de l'expérience. Celle qu'offre l'Esprit est la grâce de voir avec les yeux de Dieu...de voir le monde et ses problèmes avec ses yeux... Cela découle de l'intimité avec Dieu...entre le Père et le Fils... Lorsque nous sommes en communion avec le Seigneur l'Esprit nous transfigure pour nous permettre de voir selon lui... C'est l'Esprit qui fait du chrétien un sage, non quelqu'un qui sait tout et à réponde à tout, mais une personne qui sait reconnaître ce qui est de Dieu... L'Esprit Saint est en nous et nous pouvons l'entendre nous enseigner le chemin de la sagesse": Voir et entendre Dieu, aimer selon son amour, voir et juger selon son jugement. "Telle est la sagesse que l'Esprit offre à chacun de ceux qui la demandent". Dans la vie de tous les jours, la sagesse c'est par exemple pour les époux de faire la paix plutôt que de se combattre. Le don de la sagesse s'exprime alors lorsqu'ils décident de rétablir l'harmonie de leur couple". Mais ceci ne s'apprend pas car "c'est un don concédé par l'Esprit". C'est avec les yeux de Dieu et à l'écoute de sa Parole, riches de sa sagesse, que l'on progresse dans la vie, que l'on bâtit une famille, et que nous bâtissons aussi l'Eglise qui nous sanctifie. "Demandons aujourd'hui de recevoir le don de la sagesse divine, et prions dans ce but la Vierge, qui est trône de la sagesse".      
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