Cité
du Vatican, 24 juin 2014 (VIS). Le Secrétaire du Conseil pontifical
pour le dialogue inter-religieux, le P.Miguel Ayuso Guixot, MCCJ, et
le P.Markus Solo, chargé du département Islam d'Asie et Pacifique,
sont actuellement en Indonésie (22 - 27 juin) pour rencontrer
plusieurs évêques, la commission épiscopale locale pour le
dialogue et les institutions catholiques engagées. Ils rencontreront
aussi les dirigeants des principales institutions musulmanes
indonésiennes, la Nahdlatul Ulama, la Muhammadiyah et le Conseil des
oulémas. Dans le plus grand pays musulman du monde, le Saint-Siège
entend développer le dialogue dans le respect et l'amitié, selon
les indications du Saint-Père.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
mardi 24 juin 2014
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 24 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier
après-midi:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode des
évêques.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 24 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Skiper
Bladimir Yánez Calvachi, Evêque de Guaranda (superficie 3.336,
population 206.000, catholiques 187.700, prêtres 34, diacres 6,
religieux 69), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1972 à Machachi
(Equateur) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici Chancelier
du diocèse de Quito (Equateur). Licencié en théologie, il a été
jusqu'à ce jour curé de paroisses, aumônier de collèges, juge
ecclésiastique, professeur et vicaire épiscopal.
lundi 23 juin 2014
ASSEMBLEE PLENIERE DE LA "R.O.A.C.O."
Cité
du Vatican, 23 juin 2014 (VIS). La Congrégation pour les Eglises
orientale organise du 23 au 26 la LXXXVII assemblée plénière de la
Réunion des oeuvres d'aide aux Eglises orientales. Demain matin, le
Cardinal Préfet Sandri célébrera une messe à l'autel St.Jean-Paul
II de la Basilique vaticane, afin de placer sous son intercession les
travaux. Après quoi l'assemblée se tiendra à l'Institut pontifical
oriental, qui avec les neuf collèges orientaux bénéficie de la
contribution de la ROACO. Pour la première fois y prendra part un
représentant du Secrétariat pour l'économie, qui prendra
connaissance des mécanismes d'aide coordonnés par la congrégation.
Les travaux porteront sur la situation des Eglises gréco-catholiques
de Roumanie et d'Ukraine, sur la situation ecclésiale en Syrie et au
Proche Orient, et sur l'utilisation des fonds rassemblés lors de la
collecte pascale. Le Pape recevra les participants jeudi, après quoi
une messe sera célébrée avec les membres du Conseil
d'administration de l'Université de Béthléem, qui fête son
quarantième anniversaire.
L'AMOUR DE DIEU EST ILLIMITE
Cité
du Vatican, 22 juin 2014 (VIS). Ce
midi, le Pape a récité l'angélus avec les milliers de fidèles
réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a rappelé
qu'en Italie c'est aujourd'hui la solennité du Corpus Domini, au
cours de laquelle les fidèles se rassemblent pour adorer le "trésor
le plus précieux laissé par Jésus", l'Eucharistie. Reprenant
le récit de Jean rapportant le discours sur la pain de vie prononcé
par Jésus en la synagogue de Capharnaüm, dans lequel il annonçait
être le pain vivant descendu du ciel, et promettant la vie éternelle
à qui s'en nourrirait: "Jésus explique qu'il n'est pas venu en
ce monde pour nous donner quelque chose mais pour s'offrir lui
même...comme nourriture de qui croit en lui. Cette communion avec
lui nous engage à l'imiter et à faire de nos vies de disciples un
pain rompu pour les autres. Le pain qu'il rompt est réellement sa
chair... A chaque messe nous nous nourrissons du corps du Christ et
la présence de l'Esprit agit en nous..., nous inspire des pensées
qui se traduisent en actes conformes à l'Evangile: La docilité
envers Dieu, la fraternité entre nous, le témoignage de la charité
ou le soutien à qui est démoralisé, l'accueil des exclus. La
charité du Christ...nous transforme et nous rend capables d'aimer
non selon la mesure humaine qui est limitée mais selon la mesure de
Dieu qui est illimitée. La mesure de Dieu est sans mesure! En elle
nous réussissons à aimer qui ne nous aime pas. Il n'est pas facile
d'aimer qui ne nous aime pas... Et pourtant il faut le faire, nous
opposer au mal par le bien, pardonner, partager et accueillir. Grâce
à Jésus et grâce à l'Esprit notre vie peut devenir elle aussi
pain rompu pour autrui. Ainsi peut-on découvrir la joie véritable,
celle de se faire don, pour répondre au don reçu sans mérite... La
mesure de l'amour de Dieu est d'aimer sans mesure... N'oublions
jamais que notre vie devient don en recevant l'Eucharistie".
LUTTER CONTRE LA TORTURE
Cité
du Vatican, 22 juin 2014 (VIS). Après
l'angélus le Saint-Père a rappelé que jeudi prochain sera la
Journée mondiale des Nations-Unies contre la torture, renouvelant la
ferme condamnation de toute forme de torture. Il a invité les
fidèles à oeuvrer en faveur de son abolition et à collaborer au
soutien des victimes et de leurs familles. Torturer, a-t-il dit, est
quelque chose de très grave, un péché mortel.
VISITE A LA PRISON DE CASTROVILLARI
Cité
du Vatican, 21 juin 2014 (VIS). Arrivé du Vatican en hélicoptère à
9 h, le Saint-Père a entrepris sa visite pastorale à Cassano
all'Jonio en se rendant à la prison de Castrovillari, où il a tenu
à exprimer la sollicitude de l'Eglise envers les personnes
incarcérées. Rappelant que le Christ a dit J'étais en prison et
vous êtes venus me rendre visite, il a souligné combien le respect
des droits fondamentaux était lié aux conditions d'expiation d'une
peine de prison: "C'est un aspect de la politique carcérale qui
doit demeurer prioritaire, mais qui doit être accompagné et
complété d'une véritable politique de réinsertion sociale des
condamnés. En cas inverse, la peine de prison devient un simple
instrument de punition et de rétorsion sociale, dangereuse pour
l'individu mais aussi pour tout le corps social. Dieu n'agit pas
ainsi avec nous. Lorsqu'il nous pardonne, il suit toujours notre
route, jusque dans les choses les plus petites. Lorsqu'après la
confession il nous pardonne, il nous invite à le suivre et à
reprendre le bon chemin. Dieu, qui ne condamne pas mais qui pardonne
toujours, nous accompagne. Notre fragilité nous engage tous à
retourner nous confesser à lui, qui ne cesse de nous prendre la
main. Tel est l'amour de Dieu, et nous devons l'imiter. La société
doit l'imiter et suivre cette voie du pardon. D'autre part, la pleine
réhabilitation ne doit pas s'arrêter au parcours humain et
comprendre la rencontre avec Dieu... Certes il est plus difficile de
se laisser regarder par Dieu que de le regarder, plus difficile de se
laisser rencontrer par lui que de le rencontrer, à cause de nos
résistances. Mais Dieu, qui nous attend toujours et nous aime, est
capable de nous comprendre et de pardonner nos erreurs. Maître de
réinsertion, il sait nous ramener au sein de la communauté... Je
souhaite à chacun de vous de faire en sorte que ce temps
d'incarcération ne soit pas perdu. Il est précieux pour obtenir la
grâce de Dieu et en le valorisant vous deviendrez meilleurs, avant
tout envers vous mêmes, mais aussi envers la société car tous nos
actes, bons ou mauvais, ont un effet collectif. J'adresse une pensée
affectueuse à vos familles dans l'espoir que le Seigneur vous
permette de les retrouver bientôt, dans la sérénité et dans la
paix. Je veux encourager aussi tous ceux qui travaillent ici, le
personnel de cette prison...en vous demandant de prier pour moi. Je
fais des erreurs et ai besoin de faire pénitence".
AUX PRETRES: CHOISIR LA FRATERNITE
Cité
du Vatican, 21 juin 2014
(VIS). Après sa rencontre avec les détenus de
Castrovillari, le Saint-Père
s'est rendu en hélicoptère à Cassano all'Jonio où il a atterri
vers 11 h. Après l'accueil des autorités locales, il a rejoint la
maison de retraite San Giuseppe Moscati où il a rencontré les
résidents. Ensuite il s'est rendu à la cathédrale pour retrouver
les prêtres diocésains avec lesquels
il s'est entretenu et auxquels il a ensuite remis un discours centré
sur la joie d'être prêtre et la beauté de la fraternité: Je
voudrais partager avec vous, dit le texte, "la surprise toujours
nouvelle d'être appelé...par le Seigneur Jésus, appelé à le
suivre, à être avec lui, pour le porter aux autres... Quand nous
prêtres sommes devant le tabernacle...le regard de Jésus...nous
renouvelle... Parfois, il n'est pas facile de rester devant le
Seigneur parce que nous sommes pris par tant de choses, de
personnes...mais parfois cela n'est pas facile car...le regard de
Jésus nous inquiète un peu, nous fait entrer en crise. Mais cela
nous fait du bien! Dans le silence de la prière, Jésus
nous fait voir si nous travaillons comme de bons ouvriers ou si nous
sommes peut-être devenus un peu des employés; si nous sommes des
canaux ouverts...à travers lesquels coule abondamment son amour, sa
grâce, ou si au contraire nous nous mettons
au centre, et au lieu d'être des canaux nous devenons des écrans
qui n'aident pas
à la rencontre avec le Seigneur, avec la lumière et la force de
l'Evangile". La beauté de la fraternité est "de
suivre le Seigneur...non un par un mais ensemble, dans la grande
variété des dons et des personnalités car cela enrichit le
Presbyterium...et tout est vécu dans la communion, la fraternité.
Cela aussi n'est pas facile, ni immédiat ni escompté.
D'abord car nous les prêtres sommes
immergés dans la culture subjectiviste ambiante, cette culture qui
exalte le moi jusqu'à l’idolâtrer. Et à cause d'un certain
individualisme pastoral qui est malheureusement répandu dans nos
diocèses. C'est pourquoi nous devons réagir à cela par le choix de
la fraternité. Je parle volontairement de choix. Ce ne peut pas être
seulement une chose laissée
au hasard... C'est une décision qui correspond...au don que nous
avons reçu mais qui est toujours accueilli et cultivé: la communion
dans le Christ dans le presbyterium, autour de l'évêque. Cette
communion demande d'être vécue en cherchant des formes concrètes
correspondant aux réalités du territoire mais toujours dans une
perspective apostolique, avec un style missionnaire, avec fraternité
et simplicité de vie". A ces sujets, le Pape
François en a ajouté un troisième, être aux côtés des familles
et œuvrer pour elles: "C'est un travail que le Seigneur nous
demande de faire de façon particulière aujourd'hui, en ces temps
difficiles pour la famille comme institution et pour les familles à
cause de la crise. Mais justement, lorsque les temps sont durs, Dieu
fait sentir sa proximité, sa grâce, la force prophétique de sa
parole. Nous sommes appelés à être des témoins, des médiateurs
de cette proximité aux familles et de cette force prophétique pour
la famille", a conclu le Pape. Puis le Pape a quitté la
cathédrale pour se rendre à l'évêché puis au séminaire où il a
déjeuné avec des personnes pauvres soutenues par la Caritas
diocésaine et avec les jeunes de la centre de réhabilitation Saman
Mauro Rostagno. Il s'est ensuite rendu en
voiture en début d'après midi à la Casa Serena
où il a rencontré les personnes âgées résidentes avant de
poursuivre son voyage vers Sibari.
QUI SUIT LA ROUTE DU MAL EST EXCOMMUNIE
Cité
du Vatican, 21 juin 2014
(VIS). Sur le trajet le menant de Cassano
all'Jonio à Sibari (un peu moins de 20 km), le Pape a fait halte à
la paroisse St.Joseph où, le 3 mai dernier, l'Abbé Lazzaro
Longobardi a été assassiné. Un "martyr de la charité",
comme l'a souligné
son évêque Mgr.Nunzio Galantino, Secrétaire de la Conférence
épiscopale italienne. Il est arrivé à Marina de Sibari où, après
avoir salué les nombreux fidèles, il a célébré la messe du
Corpus Christi en rappelant que si le Jeudi saint on fait mémoire de
l'institution de l'Eucharistie lors de la dernière Cène, pour la
Fête-Dieu c'est l'action de grâce et l'adoration qui prédominent:
"La procession avec le Saint Sacrement est traditionnelle
en ce jour. Adorer Jésus Eucharistie et cheminer avec lui, voici les
deux aspects inséparables de cette fête...qui marquent toute la vie
du peuple chrétien, un peuple qui adore Dieu et qui
marche, qui n'est pas arrêté, qui avance!
En premier lieu, nous sommes un peuple qui adore Dieu. Nous adorons
Dieu qui est amour, qui en Jésus Christ s'est donné lui-même pour
nous, s'est offert sur la croix pour expier nos péchés et par la
puissance de cet amour est ressuscité de la mort et vit dans son
Eglise. Nous n'avons pas d'autre Dieu si ce n'est celui-ci! Quand on
remplace l'adoration du Seigneur par l'adoration de l'argent, on
ouvre la voie au péché, à l'intérêt personnel et à l'abus de
pouvoir; quand on n'adore pas Dieu, le Seigneur, on devient des
adorateurs du mal, comme le sont ceux qui vivent d'affaires louches
et de violence. Votre terre si belle connaît les signes et les
conséquences de ce péché. La 'ndrangheta c'es cela, l'adoration du
mal et le mépris du bien commun. Ce mal doit être combattu,
éloigné! Il faut leur dire non! L'Eglise que je sais si impliquée
dans l'éducation des consciences doit encore plus s'engager pour que
le bien prévale. Ce sont nos enfants qui nous le demandent, ce sont
nos jeunes qui ont besoin d'espérance qui nous le demandent. Pour
répondre à ces exigences, la foi peut nous aider. Ceux qui suivent
cette route du mal dans leur vie, comme le sont les mafieux, ne sont
pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés!".
Pour
cette foi, nous renonçons à Satan et à toutes ses séductions,
nous renonçons aux idoles de l'argent, de la vanité, de l'orgueil,
du pouvoir et de la violence. Nous
chrétiens ne voulons adorer rien ni
personne d'autre dans ce monde que Jésus-Christ qui est présent
dans l'eucharistie. Peut-être ne nous rendons nous pas complètement
compte de ce que cela signifie, quelles conséquences a ou devrait
avoir notre profession de foi. Notre
foi...est authentique si nous nous engageons à marcher derrière lui
et avec lui. Adorer et marcher: un peuple qui
adore est un peuple qui marche! Marcher avec lui et derrière lui,
en cherchant à mettre en pratique son commandement, celui qu'il a
donné à ses disciples à la dernière Cène: Aimez vous les uns les
autres comme je vous ai aimés. Le peuple qui adore Dieu dans
l'eucharistie est le peuple qui marche dans la charité. Adorer
Dieu dans l'eucharistie, cheminer avec Dieu dans la charité
fraternelle".
"Aujourd'hui,
comme évêque de Rome, je suis ici pour vous confirmer non seulement
dans la foi mais aussi dans la charité, pour vous accompagner et
vous encourager dans votre chemin avec Jésus Charité...J'étends
mon soutien à tous...les pasteurs et fidèles de l'Eglise en Calabre
courageusement engagée dans l'évangélisation et l'encouragement
des styles de vie et d'initiatives qui mettent au centre les besoins
des pauvres et des derniers. Je l'étends aussi aux autorités
civiles qui cherchent à vivre l'engagement politique et
administratif pour ce qu'il est, un service au bien commun. Je
vous encourage tous à témoigner d'une
solidarité concrète avec les frères, spécialement ceux qui ont le
plus besoin de justice, d'espérance et de tendresse". Le Pape
François a ensuite remercié Dieu pour tous les signes d'espérance
qu'il voit dans les familles, les paroisses, et les mouvements
ecclésiaux de Calabre et a aussi encouragé les jeunes à ne pas se
laisser voler cette vertu pour que, grâce
à elle et avec Jésus dans leurs cœurs, ils sachent "s'opposer
au mal, aux injustices, à la violence avec la force du bien, du vrai
et du beau... Le Corps du Seigneur fait de
nous une seule chose, une seule famille, le Peuple de Dieu réuni
autour de Jésus, Pain de vie. Si vous adorez le Christ et marchez
à sa suite et avec lui, votre Eglise diocésaine et vos paroisses
grandiront dans la foi et dans la charité, dans la joie
d'évangéliser. Vous serez une Eglise dans laquelle...les uns les
autres se soutiennent, s'aident, s'aiment comme des frères,
spécialement dans les moments de difficulté. Que Marie, notre
mère, femme eucharistique, que vous vénérez dans tant de
sanctuaires et notamment celui de Castrovillari,
vous précède dans ce pèlerinage de la foi", a conclu le
Saint-Père. A 17 h 30', après la messe, le Pape a rejoint
l'héliport adjacent pour regagner le Vatican
où il est arrivé une heure et demie plus tard.
ENVOYE SPECIAL EN UKRAINE
Cité
du Vatican, 21 juin 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 9 juin par laquelle le Saint-Père a nommé le
Cardinal Jozef Tomko, son Envoyé spécial au 25 anniversaire de la
libération de l'éparchie gréco-catholique de Mukachevo (Ukraine:
28 juin). Il sera accompagné de l'Abbé Pavlov Sabov, prêtre de la
cathédrale d'Uzhhorod, et de l'Abbé Vasyl Chvasta, recteur de
l'église de la Divine Miséricorde d'Uzhhorod et vicaire diocésain
pour les laïcs.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 23 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Horst
Seehofer, Ministre Président de Bavière (Allemagne).
Mgr.Fortunatus
Nwachukwu, Nonce apostolique au Nicaragua.
Mgr.Ricardo
Blázquez Pérez, Archevêque de Valladolid et Président de la
Conférence épiscopale espagnole, accompagné de Mgr.Carlos Osoro
Sierra, Archevêque de Valencia et Vice Président, et de l'Abbé
José Maria Gil Tamayo, Secrétaire Général.
F.Enzo
Bianchi, Prieur de Bose (Italie).
Vendredi
dernier, 20 juin, il avait reçu:
Le
Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
Mgr.Guido
Anselmo Pecorari, Nonce apostolique en Bulgarie.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 21 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
le P.Réal Tremblay, CSSR (Canada), Président de l'Académie
pontificale de théologie.
Confirmé
le transfert de Mgr.Georges Bacouny de l'archi-éparchie melkite de
Tyr (Liban) à l'archi-éparchie d'Akka (Israël).
Confirmé
l'élection de Mgr.Michel Abrass, BA, comme Evèque de
l'archi-éparchie melkite de Tyr (Liban).
vendredi 20 juin 2014
MESSE ET PROCESSION DU CORPUS DOMINI
Cité
du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le
Saint-Père a célébré la traditionnelle messe de la solennité du
Corpus Domini devant la Basilique du Latran, avant de présider la
procession jusqu'à la Basilique Ste.Marie Majeure, où il a conclu
la cérémonie par la bénédiction eucharistique. A l'homélie il a
rappelé que l'homme connaît aussi la faim spirituelle, d'amour et
d'éternité, de la manne que Dieu accorda à Israël dans le désert,
et qui préfigure l'Eucharistie. Puis le Pape a évoqué l'histoire
du peuple choisi par Dieu pour sortir de l'esclavage égyptien et
gagner la terre promise. L'Ecriture fait mémoire de son séjour au
désert, de cette période de faim et de découragement. L'invitation
de Moïse est d'aller à l'essentiel, vers la dépendance totale de
Dieu, lorsque la survie était laissée à la manne... Avec la faim
physique, l'homme porte en lui l'autre faim... Jésus nous nous
apporte la nourriture attendue, lui même sous les espèces
eucharistiques, qui apporte la vie au monde... Le pain et le vin ne
sont pas un simple aliment qui rassasie comme la manne. Le corps du
Christ est le pain des derniers temps qui est en mesure d'offrir la
vie éternelle. Sa substance est l'amour et l'Eucharistie communique
l'amour du Seigneur pour nous, si grand qu'il nous nourrit de lui
même. Gratuit, cet amour est toujours à la disposition de la
personne affamée qui a besoin de reprendre force. Vivre la foi
signifie se laisser nourrir par le Seigneur et bâtir notre existence
sur un bien qui ne périt pas, sur les dons de Dieu, sa parole et son
corps. Autour de nous, il y a tant d'offres alimentaires qui ne
viennent pas du Seigneur et qui, en apparence, sont plus
satisfaisantes. Certains se nourrissent d'argent, de vanité, de
pouvoir ou d'orgueil... La nourriture que nous assure le Seigneur est
totalement différente. Elle peut nous sembler moins appétissantes
que celles offertes par le monde". Alors retournons avec les
hébreux au désert et refusons la nourriture de l'esclavage. N'ayons
pas la mémoire sélective qui était la leur chaque fois qu'ils
tombaient en tentation, n'ayons pas une mémoire malade. Dieu a dit:
"Je t'ai nourri de la manne que tu ne connaissais pas! Alors
retrouvons notre bonne mémoire et apprenons à distinguer le pain
faux, qui induit en erreur et corrompt, car fruit de l'égoïsme, de
la suffisance et du péché... Notre manne est l'hostie. Adressons
nous donc à Jésus avec confiance pour qu'il nous protège de la
tentation des nourritures mondaines qui rendent esclaves. Qu'il
purifie notre mémoire afin que nous ne restions pas les prisonniers
de l'égoïsme sélectif et mondain".
SECOURIR LES VICTIMES DE LA DROGUE
Cité
du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi les
participants à la XXXI Conférence internationale contre le trafic
de drogue (Rome 17 - 19 juin), qu'il a remercié de leur action face
à l'un des problèmes les plus graves et complexes de notre temps:
"Puissiez vous atteindre les buts fixés de la coordination des
politiques contre la drogue, du regroupement de l'information, du
développement d'une stratégie contre le trafic. Il est probable que
les bénéfices du trafic de drogue sont les plus importants du
marché. Le fléau de la drogue, qui revêt des dimensions
impressionnantes, alimente un marché illégal sans nulles
frontières. Ainsi s'accroît un danger pour la jeunesse, ce qui ne
manque pas de me préoccuper au plus haut point. Que ce soit claire:
On ne vaincra pas la drogue par la drogue! Elle est un mal et devant
un mal il ne peut y avoir concessions ou compromis. Penser pouvoir en
réduire les effets en permettant l'usage de certains produits aux
drogués est une erreur. Légaliser, même partiellement, les soi
disant drogues légères n'est pas une solution. Sans compter que ce
serait discutable au plan législatif, cela ne produirait pas les
effets annoncés. Quant aux produits substitutifs ils ne constituent
pas une thérapie suffisante, mais une manière voilée de céder au
phénomène. J'entends redire non à tout type de drogue, et redire
oui à la vie, à l'amour, aux autres et à l'éducation, au sport,
au travail et à l'emploi. Si ces oui sont atteints, il n'y a plus
place pour la drogue, l'alcool et autres abus provoquant dépendances.
Pensons y: Il y aurait 75 millions de jeunes sans travail en Europe.
Est-ce vrai? Des jeunes qui ne travaillent pas et n'étudient pas.
C'est cette absence d'horizon et d'espérance qui favorisent les
dépendances, la drogue. Une vie saine est la solution pour prévenir
le fléau de la drogue. Ceci dit, fidèle au mandat du Seigneur,
l'Eglise va à la rencontre de tout être souffrant... Elle
n'abandonne pas qui est esclave de la drogue... Par le biais de tant
de ses volontaires, elle tente de leur faire retrouver en eux les
talents que la drogue a enseveli sans pouvoir les effacer car tout
homme est image de Dieu. Mais ce travail de réhabilitation est
encore insuffisant et il faut développer la prévention. L'exemple
de tant de jeunes qui veulent sortir de la dépendance et s'engager à
rebâtir leur existence, nous encourage à aller de l'avant avec
confiance. Je vous encourage donc à poursuivre votre action, pleine
d'espérance".
GRAVITE DES PERSECUTIONS RELIGIEUSES
Cité
du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Le Pape a reçu le Congrès
international organisé par l'Université LUMSA et la St.John's
University (La liberté religieuse selon le droit international et
conflit global des valeurs, Rome 20 - 21 juin), rappelant à ses
hôtes que le débat autour de la liberté religieuse est devenu
intense au point d’interpeller gouvernements et confessions
religieuses: "L'Eglise catholique possède une longue tradition
de défense de la liberté religieuse qui est fondée par la
déclaration conciliaire Dignitatis Humanae, un des documents les
plus importants de Vatican II. Tout être humain est à la recherche
de la vérité sur son origine et sa finalité. Ses interrogations et
ses pensées ne peuvent être ni effacés ni réprimés car liés à
la nature même de l'être. Ces questions religieuses ont besoin de
la liberté pour le manifester pleinement... La raison reconnaît
dans la liberté religieuse un droit fondamental de l'homme comme
reflet le plus haut de sa dignité. C'est le droit qu'il a de
rechercher la vérité et d'y adhérer, d'y reconnaître la condition
indispensable à l'épanouissement de sa personnalité. Cette liberté
ne se limite pas à une pensée et à un culte privé. Il s'agit de
la liberté de vivre selon les principes correspondants à cette
vérité, de manière privée comme publique". Puis le
Saint-Père a dit que cette question constituait un des grands défis
d'un monde globalisé où une pensée faible réduit l'éthique à
une fausse tolérance, dont le résultat est de persécuter qui
défend la vérité sur l'homme. "Les ordonnancements
juridiques, nationaux comme internationaux, doivent reconnaître,
garantir et protéger la liberté religieuse, droit inhérent à la
nature humaine, à sa liberté d'être libre. Ce droit est également
un indicateur pour la qualité démocratique et une des
caractéristiques de la légitimité de l'Etat. Inclue dans les
constitutions et les lois, la liberté religieuse favorise en outre
le développement du respect entre les confessions et leur bonne
collaboration à la vie de la société, sans qu'il y ait de
confusions de rôle ni de tensions... C'est un motif de souffrance
de constater que tant de chrétiens de par le monde subissent plus
que d'autres de multiples discriminations. La persécution
anti-chrétienne est supérieure de nos jours à celle des premiers
siècles de l'Eglise. Il y a plus de martyrs chrétiens qu'avant que
Constantin concède la liberté de culte il y à dix sept siècles.
J'espère vivement que ce congrès illustrera avec toute la rigueur
scientifique nécessaire les raisons qui obligent les ordonnancements
juridiques à respecter et garantir la liberté religieuse".
PROCHAINE VISITE A L'HOPITAL GEMELLI
Cité
du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). A l'occasion de la fête du Sacré
Coeur, vendredi 27 juin dans l'après-midi, le Pape François se
rendra à l'hôpital Gemelli de Rome. En cette XC Journée de
l'Université catholique, il visitera également la Faculté de
médecine qui lui est adjointe. Après sa visite de l'hôpital, qui
fête ses cinquante ans, il célébrera la messe sur l'esplanade de
l'université, qui appartient à l'Université catholique du Sacré
Coeur basée à Milan.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
SAE
Fra' Matthew Festing, Prince et Grand Maître de l'Ordre de Malte.
Mgr.Nicolas-Henry
Thévenin, Nonce apostolique au Guatemala.
Mgr.Savino
Bernardo M.Cazzaro Bertollo, OSM, Archevêque émérite de Puerto
Montt (Chili).
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 20 juin 2014 (VIS). Hier, le Saint-Père a nommé
Mgr.Mitchell Thomas Rozanski, Evêque de Springfield in Massachusetts
(superficie 7.306, population 871.000, catholiques 248.800, prêtres
181, diacres 85, religieux 362), aux Etats-Unis d'Amérique.
Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Baltimore (USA), il succède
à Mgr.Timothy Anthony McDonnell, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
mercredi 18 juin 2014
ORIGINE ET NATURE DE L'EGLISE
Cité
du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape François a entamé un nouveau cycle d'une
catéchèse consacrée à l'Eglise qui, a-t-il dit, n'est pas une
association, une ONG, une structure limitée au clergé ou au
Vatican: "L'Eglise est une réalité bien plus vaste et ouverte
au monde, qui n'est pas née d'un coup, sortie de rien. Fondée par
Jésus, elle a une longue histoire et une gestation qui est
antérieure au Christ même. La préhistoire de l'Eglise se trouve
dans l'Ancien Testament, avec le choix d'Abraham par Dieu...qui lui
demanda de quitter son pays pour aller vers une autre terre... Dans
son appel à Abraham, Dieu implique sa famille, sa parenté, ses
serviteurs... A commencer par Abraham, Dieu constitue son peuple afin
qu'il porte sa bénédiction par toute la terre. C'est dans ce
contexte qu'est né Jésus. Ce n'est pas Abraham qui a regroupé
autour de lui un peuple, mais Dieu... C'est quelque chose d'inouï.
C'est Dieu qui prend l'initiative et s'adresse à l'homme, créant
ainsi un lien nouveau avec lui. Il forme un peuple à partir de tous
ceux qui écoutent sa parole et se mettent en marche en lui faisant
confiance... La condition première est d'avoir confiance en
Dieu...pour bâtir l'Eglise. L'amour de Dieu précède tout et nous
précède. Comme l'a dit un prophète, Dieu est comme la fleur
d'amandier, l'arbre qui fleurit avant les autres. Oui Dieu est
toujours en avance, là à nous attendre...
Mais
de tout cela les fidèles ne semblent pas toujours convaincus. Dès
le début il y eut de résistances, des replis sur soi et des
tentations de transiger avec Dieu et de régler les choses par soi
même. Tels sont les trahisons et les péchés qui marquent le
cheminement du peuple tout au long de l'histoire du salut, une
histoire de fidélité de Dieu et d'infidélité de son peuple. Oui,
Dieu est patient, qui continue d'élever son peuple comme un père
fait avec ses enfants. C'est l'attitude qu'il a envers l'Eglise. Nous
aussi, chaque jour dans notre désir de suivre le Christ, nous
vérifions notre égoïsme et la dureté de notre coeur. Et lorsque
nous nous reconnaissons pécheurs, Dieu nous remplit de sa
miséricorde et de son amour. C'est cela qui fait grandir le peuple
de Dieu, qui nous fait grandir comme Eglise. Ni nos qualités ni nos
mérites ne nous font grandir, mais l'expérience du Seigneur qui
veut notre bien et prend soin de nous... Il nous aime et nous
guide... Il nous fait grandir dans sa communion avec lui et entre
nous. Etre Eglise signifie se sentir dans les mains d'un père
aimant, qui attend ses enfants... Tel est le projet de Dieu, celui de
former un peuple béni par son amour, qui soit en mesure de porter sa
bénédiction à tous les peuples de la terre. Immuable, ce projet
n'est pas achevé puisqu'il le réalise aujourd'hui encore dans
l'Eglise. Demandons lui donc la grâce de demeurer fidèles à
Jésus-Christ et à sa parole, prêts comme Abraham à partir vers la
terre de Dieu, vers notre patrie véritable, pour devenir bénédiction
et signe de son amour universel".
JOURNEE MONDIALE DU REFUGIE
Cité
du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Après sa
catéchèse, en référence à la Journée mondiale du réfugié (20
juin), le Saint-Père a lancé un appel à la communauté
internationale pour qu'elle "accueille qui est forcé de fuir
son pays à cause de conflits ou de persécutions. Le nombre de nos
frères réfugiés ne cesse de croître et, ces derniers jours, de
nouveaux milliers de personnes ont fui pour se sauver. De religions
variées, des millions de familles trouvent refuge dans de multiples
pays, vivant un drame qui sera difficilement guéri. Soyons leur
proches, allégeons leurs souffrance et partageons leurs problèmes.
Puisse le Seigneur soutenir les personnes et les institutions qui
oeuvrent à l'accueil des réfugiés, leur assurant dignité et leur
offrant des raisons d'espérer. Souvenons nous que Jésus fut un
réfugié. Pour lui sauver la vie, Joseph et Marie se réfugièrent
en Egypte". Demandant à l'assemblée de réciter un Ave Maria,
le Pape a dit que la Vierge connaît les souffrances des réfugiés
d'aujourd'hui.
PROGRAMME DU VOYAGE EN COREE
Cité
du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Voici le programme du voyage que le
Pape François effectuera en Corée du 13 au 18 août, à l'occasion
de la VI Journée mondiale de la jeunesse asiatique:
Le
Pape quittera Rome mercredi 13 août à 16 h pour arriver le
lendemain 10 à 30 h 30' locales à Séoul. Après une messe privée
célébrée à la nonciature, il rencontrera le chef de l'état et
les corps constitués, devant lesquels il prononcera un discours.
Puis il rencontrera l'épiscopat coréen.
Vendredi
15, solennité de l'Assomption, il gagnera par hélicoptère le World
Cup Stadium à Dajeaon pour y célébrer une grand messe. Après
quoi il déjeunera avec des jeunes au grand séminaire local, et
gagnera le sanctuaire de Solmoe pour y rencontrer les jeunes du
continent.
Le
lendemain il visitera le sanctuaire des martyrs de Seo So mun, où à
10 h il présidera la messe de béatification de Paul Yun Ji-Chung et
de ses 123 compagnons martyrs à la Porte de Gwagngwamun (Séoul).
Après quoi il se rendra en hélicoptère à Kkottongnae pour visiter
la House of Hope, un centre pour handicapés. Ensuite il rencontrera
les communautés religieuses du pays au Training Center School of
Love. A 18 h 30' il rencontrera les responsables de l'apostolat
laïque près le centre de spiritualité, avant de repartir pour
Séoul à 19 h.
Dimanche
17 août le Pape sera au sanctuaire d'Haemi, où il rencontrera les
évêques d'Asie avec lesquels il déjeunera. A 16 h 30' il célébrera
la messe de clôture de la VI Journée mondiale de la jeunesse d'Asie
au château d'Haemi.
Le
lendemain, il rencontrera les représentants religieux de Corée à
l'ancien évêché de Séoul, puis célébrera à 9 h 45' une messe
pour la paix et la réconciliation en la cathédrale de Myeong-dong.
A 13 h locales enfin, après la cérémonie de congé, l'avion papal
quittera la Corée pour atterrir à Rome vers 18 h heure de Rome.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 18 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Philippe
Mousset, Evêque de Périgueux (superficie 9.060, population 412.082,
catholiques 355.900, prêtres 41, diacres 9, religieux 184), en
France. Il était jusqu'ici Evêque de Pamiers (France). Il succède
à Mgr.Michel Mouïsse, dont la renonciation a été acceptée pour
limite d'âge.
Mgr.Segundo
René Coba Galarza, Ordinaire militaire pour l'Equateur. Il était
jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Quito (Equateur). Il succède
à Mgr.Miguel Angel Aguilar Miranda, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
L'Abbé
Luis Gabriel Ramírez Díaz, Evêque d'El Banco (superficie 12.535,
population 484.000, catholiques 449.000, prêtres 20, religieux 16),
en Colombie. L'Evêque élu, né en 1965 à Margarita (Colombie) et
ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Administrateur apostolique
de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été curé de
paroisse.
AVIS
Cité
du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Comme
annoncé le VIS ne diffusera pas de bulletin demain 19 juin,
Solennité du Corpus Domini et jour férié au Vatican. Le prochain
bulletin VIS sera diffusé vendredi 20 juin.
mardi 17 juin 2014
PLUS L'EGLISE EST MERE PLUS ELLE EST JEUNE
Cité
du Vatican, 17 juin 2014 (VIS). Hier
après-midi, le Pape s'est adressé Salle Paul VI au délégués du
diocèse de Rome réunis pour leur congrès pastoral, consacré cette
année à la communauté et à la famille dans l'initiation
chrétienne. Evoquant les parents qui n'ont pas assez de temps à
consacrer à leurs enfants à cause des horaires de travail, il a
parlé de ceux-ci comme des "orphelins de la gratitude". De
nos jours plus que jamais les familles, les paroisses et la société
tout entière ont besoin de gratitude, comprise comme une grâce. Or
la grâce n'est ni à vendre ni à acheter. Elle est un cadeau de
Dieu. Notre société est coupable de faire de ses enfants des
orphelins de la grâce en multipliant les distractions qui distraient
l'homme de la recherche de la joie véritable. C'est en rencontrant
Jésus que l'on la trouve. Nous savons tous que la vie n'est pas
vaine puisqu'elle accorde à chacun une mission. Puis le Pape
François a parlé de l'Eglise comme d'une mère capable d'enfanter:
"Le grand défi de l'Eglise est d'être mère et non une ONG
organisée autour de multiples projets pastoraux... Elle doit donc
agir et évoluer pour être mère, et une mère féconde. La
fécondité est une grâce qu'il faut demander à l'Esprit afin de
pouvoir aller de l'avant dans notre mission. L'Eglise ne peut grandir
par le prosélytisme mais seulement par le biais de sa maternité et
le témoignage de ses nombreux enfants". Si elle vieillit, si on
pourrait l'appeler grand-mère, il faut la rajeunir. Son
rajeunissement ce sont ses enfants et plus l'Eglise est mère plus
elle est jeune". Il faut également retrouver la mémoire de
l'Eglise, le souvenir de la patience de Dieu, dans un monde qui
oublie le sens de l'histoire car il est esclave de la rapidité. Tout
étant contenu dans l'histoire du salut, les prêtres ne doivent pas
fermer les portes des paroisses mais accueillir les fidèles comme en
famille, en demandant au Seigneur d'être en mesure de partager les
problèmes des gens et des jeunes. Ils attendent qu'on leur montre
Jésus, c'est pourquoi "chaque paroisse doit devenir centre
d'accueil pour tous et non seulement pour les prêtres et les
catéchistes. Le Pape a alors encouragé l'assistance à penser
l'accueil de paroisse, à des horaires de cérémonies favorables à
la participation des jeunes, à un langage qui leur soit également
accessible. Les communautés doivent garder leurs portes toujours
ouvertes. Affirmant que le travail du clergé est difficile, il a dit
que faire l'évêque est plus facile que faire le curé. "Lorsqu'on
frappe à sa porte pour exposer ses problèmes le rôle du curé est
délicat. Reconnaissant que l'Eglise est forte en Italie grâce à
ses curés, il a encouragé le clergé à ne pas occulter la mémoire
de l'évangélisation et à être en permanence à l'écoute des
fidèles. "Nous voulons une Eglise pleine de foi, qui croie que
le Seigneur est capable de la rendre mère de nombreux enfants".
AUDIENCE AU CONSEIL SUPERIEUR ITALIEN DE LA MAGISTRATURE
Cité
du Vatican, 17 juin 2014 (VIS). Le Pape a reçu le Conseil supérieur
italien de la magistrature, dont la mission, a-t-il dit, est de
veiller au bon fonctionnement d'un secteur vital pour la paix
sociale. Après s'être excusé de ne pas avoir été comme prévu en
mesure de recevoir ses hôtes le 9 juin, il a rappelé dans son bref
discours que dans chaque pays l'indépendance des magistrats est
garantie de manière à ce qu'ils jugent librement. Ainsi est
respecté l'impartialité que la société leur confie:
"L'indépendance du juge et l'objectivité de son jugement
requièrent une stricte application des lois. La certitude du droit
et l'équilibre des pouvoirs de toute société démocratique se
résument dans le principe de légalité... Outre que sur ses droits
et biens, les décisions du juge touchent aussi à la vie du
citoyen". Ceci réclame l'usage de la prudence, une vertu de
gouvernement "qui tend à pondérer les nécessités du droit et
à calibrer le jugement. La prudence n'est pas une vertu pour ne rien
faire mais pour agir. Elle est une vertu de gouvernement qui permet
de gérer les affaires... Pour cela il faut posséder un grand
équilibre intérieur, en mesure de contrôler ses propres
suggestions, vues ou convictions personnelles. La société italienne
attend beaucoup de sa magistrature, dans un contexte de perte des
valeurs et d'affaiblissement des principes démocratiques. Votre
mission ne doit donc pas décevoir les légitimes attentes des gens.
Efforcez vous d'être toujours plus des exemples d'intégrité
morale". Evoquant des magistrats assassinés, dont le Professeur
Vittorio Bachelet victime des "années de plomb", ou le
Juge Rosario Livatino victime de la Mafia, dont la cause de
béatification est engagée, le Saint-Père a mis en exergue leur
caractère de fidèles exemplaires, "des chrétiens loyaux
envers les institutions, ouverts au dialogue, courageux dans la
défense de la justice et de la dignité de la personne".
PRIX RATZINGER 2014
Cité
du Vatican, 17 juin 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse,
ont été présenté deux événements promus par la Fondation
vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI: le Prix Ratzinger 2014
(cérémonie le 22 novembre) et le congrès qui se déroulera près
l'Université pontificale de Medellín (Colombie) les 23 et 24
octobre. La conférence a été animée par le Cardinal Camillo
Ruini, Président du Comité scientifique de la fondation,
Mgr.Giuseppe Scotti, Président de la fondation, et M.Germán Cardona
Gutiérrez, Ambassadeur de Colombie près le Saint-Siège. Le
Cardinal Ruini a d'abord révélé le nom des vainqueurs:
Mme.Anne-Marie Pelletier (France), la première femme honorée par
ce prix (herméneutique et exégèse biblique, le christianisme et
les femmes), et Mgr.Waldemar Chrostowski (Pologne), le premier
polonais à recevoir cette distinction (bibliste et spécialiste du
dialogue catholiques juifs).
Evoquant
le parcours universitaire et l'oeuvre de Mme.Pelletier, le Cardinal
Ruini a déclaré qu'elle est une figure importante du catholicisme
français, qui unit prestige scientifique, vivacité culturelle et
consécration à des questions importantes pour le témoignage
chrétien au sein de la société contemporaine. Ayant également
tracé le parcours de Mgr.Chrostowski, le Cardinal a insisté sur une
production littéraire à la fois scientifique et divulgatrice. Son
engagement dans le dialogue entre catholiques et juifs mais aussi
entre polonais et juifs explique qu'il a longtemps été membre de la
commission de l'épiscopat pour le dialogue avec l'hébraïsme et ait
fondé le Conseil polonais des chrétiens et des juifs. Rédacteur en
chef de Collectanea Theologica, il unit rigueur scientifique et
passion pour la Parole, le service de l'Eglise et l'engagement dans
le dialogue inter-religieux.
Après
quoi, Mgr.Giuseppe Antonio Scotti a présenté le quatrième congrès
de Medellín intitulé Respect de la vie, une voie vers la paix, qui
verra la participation d'universitaires locaux, de représentants de
l'Eglise et de la société civile. Lors du premier congrès de la
Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI tenu en 2010 à
Bygdoszcz (Pologne) on avait enregistré la participation de 275
universités et de 1600 personnes, enseignants et étudiants qui se
sont engagés dans des projets de réflexion ou de recherche. Tous
peuvent ainsi prendre part à la construction d'un avenir humaniste,
car conscients de ce que ''notre époque de globalisation, avec ses
aspects positifs et négatifs, y compris de sanglants conflits et des
menaces de guerre, a besoin d'un regain d'engagement au service du
bien commun et du développement de l'humanité entière comme de
chaque personne".
lundi 16 juin 2014
VISITE DU PRIMAT DE L'EGLISE ANGLICANE
Cité
du Vatican, 16 juin 2014
(VIS). L'objectif de la pleine unité même s'il
semble lointain bien
qu'il soit
toujours le but de notre chemin œcuménique et la préoccupation
commune pour les maux de l'humanité, en particulier le trafic des
êtres humains, ont fait partie des
sujets abordés, ce matin au Vatican, lors de la rencontre du
Saint-Père avec SG Justin Welby, Archevêque de Canterbury. "A
nous aussi le Seigneur nous demande: De quoi parliez vous sur le
chemin? Lorsque Jésus pose la question, ses disciples restent
silencieux parce qu'ils ont honte, ayant eu une discussion entre eux
pour savoir qui
était le plus grand. Nous aussi nous sommes embarrassés par
la distance qu'il existe entre l'appel du Seigneur et notre pauvre
réponse. Sous son regard miséricordieux nous ne pouvons feindre que
notre division n'est pas un scandale, un obstacle à l'annonce de
l'Evangile du salut au monde. Notre regard est souvent assombri par
le poids de l'histoire de nos divisions et notre volonté n'est pas
toujours libérée de cette ambition humaine qui souvent accompagne
jusqu'à notre désir d'annoncer l'Evangile selon le commandement du
Seigneur". Cependant, "l'Esprit
Saint nous donne la force de ne pas nous décourager et nous invite à
faire pleinement confiance à son action puissante. Comme les
disciples qui s'efforcent de suivre le Seigneur, nous savons que la
foi est venue à nous par différents témoins. Nous sommes débiteurs
des grands saints, des maîtres et communautés qui ont transmis la
foi au cours des siècles et qui attestent de nos racines communes".
Le Pape François a rappelé que la veille,
l'Archevêque de Canterbury avait célébré
les vêpres dans l'église romaine St.Grégoire au
Cælius, où le Pape Grégoire le Grand avait envoyé le moine
Augustin et ses compagnons à évangéliser les peuples d'Angleterre
"créant une histoire de foi et de sainteté
dont auraient ensuite bénéficié de nombreux autres peuples
européens. Un chemin glorieux dont il reste des traces profondes
dans les institutions et les traditions ecclésiales que nous
partageons et qui constituent un fondement solide pour notre
fraternité". Sur des bases comme celles-ci et avec le soutien
de la Commission internationale anglicane catholique et la
Commissison internationale anglicane
catholique pour l'unité et la mission, on peut examiner dans un
esprit constructif "les défis anciens et nouveaux de
l'engagement œcuménique", a ajouté le Pape avant d'évoquer
un sujet pour lequel ils partagent tous deux la même aversion, le
trafic des êtres humains et les formes modernes d'esclavage,
dénoncés maintes fois par le prélat
anglican. "Dans ce vaste champ d'action qui reste une véritable
priorité, une coopération a été mise en œuvre tant avec les
autorités civiles que les organisations internationales", a
souligné le Pape, citant en particulier les réseaux de lutte contre
la traite des femmes créés par de
nombreux instituts religieux féminins. "Nous nous engageons à
poursuivre notre lutte contre toutes les formes d'esclavages,
espérant pouvoir contribuer à soulager les victimes et à lutter
contre ce commerce tragique. Comme des disciples envoyés pour guérir
le monde blessé, je remercie Dieu qui nous a rendu capables de faire
front ensemble contre ce terrible fléau avec persévérance et
détermination".
LES MARCHES NE PEUVENT DECIDER DU SORT DES PEUPLES
Cité
du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a
reçu ce matin les participants au congrès organisé par le Conseil
pontifical Iustitia et Pax (Impact Investing for the Poor) pour
réfléchir à une meilleure équité sociale. L'investissement
responsable appelé Impact Investing prend en compte, a-t-il rappelé,
"les graves injustices et les profondes inégalités dans
lesquelles sont plongées d'entières populations. Il se tourne vers
des instituts financiers qui aident au développement
socio-économique des populations défavorisées en leur permettant
d'accéder aux premières nécessités pour l'agriculture, l'accès à
l'eau ou à des logements corrects à prix raisonnables et aux
services basiques pour la santé et l'éducation... La logique
animant ces formes innovatrices reconnaît l'existence d'un lien
fécond entre profit et don. Or les chrétiens doivent retrouver,
vivre et diffuser cette unité entre profit et solidarité... Il est
important que l'éthique retrouve sa place dans la finance et que le
marché se mette au service des peuples et du bien commun mondial. Il
n'est plus possible de tolérer que les marchés décident du sort
des peuples au lieu d'en servir les besoins, ni que la spéculation
de quelques uns ait de graves conséquences sur le grand nombre. La
technologie a accru la vitesse des transactions, un progrès qui n'a
de sens que s'il améliore le bien de tous. La spéculation sur les
prix alimentaires est un scandale qui aggrave l'accessibilité des
plus pauvres à l'alimentation. Les gouvernements doivent s'engager à
élaborer un cadre international de l'investissement financier qui
ait un impact social. Il faut combattre l'économie de l'exclusion et
du rebut". En conclusion de son intervention, le Pape François
a cité les saints du jour, Quirice et Julite, qui furent martyrisés
sous Dioclétien et laissèrent leurs biens aux pauvres. Puisse le
Seigneur "nous aider à ne jamais oublier la fugacité des biens
matériels, et à nous impliquer en faveur du bien commun, avec un
amour préférentiel pour les pauvres et les faibles".
A SANT'EGIDIO: PRIERE, PAUVRES ET PAIX
Cité
du Vatican, 15 juin 2014 (VIS). Cet
après-midi, le Saint-Père s'est rendu dans le quartier romain du
Trastevere pour y rencontrer
la Communauté de Sant'Egidio.
Il a parlé de la prière qui "préserve l'homme anonyme de la
ville des tentations que nous pouvons aussi avoir: le protagonisme
par lequel tout tourne autour de soi, l'indifférence, la
victimisation: La prière, a-t-il dit, "est
la première œuvre de votre communauté et consiste à écouter la
Parole de Dieu, ce pain qui nous donne la force, qui nous fait aller
de l'avant,...Celui qui regarde le Seigneur voit les autres. Vous
aussi, vous avez appris à voir les autres, en particulier les plus
pauvres. Je vous souhaite de vivre ce qu'a dit M.Riccardi, qu'entre
vous se confonde celui qui aide et celui qui est aidé. Une attention
qui cesse lentement d'être attention pour devenir rencontre,
embrassade... Qui est le protagoniste? Tous les deux ou, mieux
encore,
l'embrassade". Puis il s'est réjouit d'apercevoir
de nombreuses personnes âgées et a rappelé l'importance de
l'alliance entre jeunes et personnes âgées dans laquelle tous
reçoivent et donnent. "Un peuple qui ne prend pas soin des plus
âgés,...des jeunes, est un peuple sans avenir, un peuple sans
espérance parce que les jeunes, les enfants, les jeunes gens, et les
personnes âgées font avancer l'histoire...en leur donnant la
mémoire. Mais quand une société perd la mémoire, elle est finie".
Le Pape a aussi parlé de la culture du rebut dont l'Europe souffre
actuellement. "Une Europe fatiguée...qui ne sait pas quoi
faire". "Nous devons l'aider à rajeunir, à trouver ses
racines. C'est vrai, elle a renié ses racines. Mais nous devons
l'aider à les retrouver". On commence
à changer la société par ses pauvres et ses personnes âgées, des
pauvres qu'aujourd'hui "malheureusement une économie
spéculative rend encore plus pauvres, les
privant de l'essentiel comme la maison et le travail. C'est
inacceptable! Qui vit la solidarité ne peut
l'accepter et doit agir. Ce mot
solidarité, nombreux sont ceux qui veulent l'enlever du dictionnaire
parce que dans une certaine culture, il est
considéré comme un gros mot. Non, c'est une parole
chrétienne". Le Pape a encouragé tous ceux qui collaborent
avec la communauté dans les autres pays à
être des amis de Dieu, des pauvres et de la paix "parce que
celui qui vit ainsi trouvera bénédiction dans sa vie et sera
bénédiction pour les autres". Avant de conclure, le Pape a
rappelé le besoin de prière et de dialogue, ce dernier à partir de
sa propre identité. "Continuez sur cette route faite de prière,
de pauvres et de paix. En avançant ainsi, vous aidez à faire
grandir la compassion au cœur de la société, ce qui est une vraie
révolution, celle de la compassion et de la tendresse, et à faire
grandir l'amitié au lieu des fantômes de l'inimitié et de
l'indifférence".
LE DYNAMISME D'AMOUR DE LA SAINTE TRINITE
Cité
du Vatican, 15 juin 2014 (VIS). Dimanche
à midi, le Pape a récité l'angélus avec les milliers de fidèles
réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a consacré
quelques mots à la solennité de la Sainte Trinité, "communion
et amour parfait", origine et fin de toute créature: "En
la Trinité nous reconnaissons aussi le modèle de l'Eglise au
sein de laquelle nous sommes appelés à
nous aimer comme Jésus nous a aimé. L'amour est le signe concret
qui manifeste la foi en Dieu Père, Fils et Esprit Saint. L'amour est
la particularité du chrétien, comme nous a dit Jésus: Si vous vous
aimez les uns les autres, tous reconnaîtront
que vous êtes mes disciples. C'est une contradiction de penser à
des chrétiens qui se détestent. C'est une contradiction! Le Diable
cherche toujours cela, faire que nous nous détestions, parce qu'il
sème toujours la zizanie de la haine. Il ne connaît pas l'amour,
l'amour est en Dieu!". Puis il a ajouté que "nous
sommes tous appelés à témoigner et annoncer le message que Dieu
est amour, que Dieu n'est pas lointain ou insensible de nos problèmes
humains. Il nous est proche, il est toujours à nos côtés, marche
avec nous pour partager nos joies et nos douleurs, nos espérances et
nos lassitudes. Il nous aime tellement qu'il s'est fait homme, est
venu dans le monde non pour le juger mais pour que le monde soit
sauvé par Jésus. C'est l'amour de Dieu en Jésus, cet amour qu'il
est si difficile de comprendre mais que nous sentons lorsque nous
nous approchons de Jésus. Et il nous pardonne toujours, nous attend
toujours, nous aime tant. L'amour de Jésus que nous sentons est
l'amour de Dieu". Le Pape a alors évoqué la vie divine que
l'Esprit nous communique et qui "nous fait entrer dans le
dynamisme de la Trinité, qui est un dynamisme d'amour, de communion,
de service réciproque, de partage. Une personne qui aime les autres
pour la seule joie d'aimer est reflet de la Trinité. Une famille où
l'on s'aime et où l'on s'aide les uns les autres est un reflet de la
Trinité. Une paroisse dans laquelle on s'aime et on partage les
biens spirituels et matériels est un reflet de la Trinité. L'amour
vrai est sans limite, mais sait se limiter pour aller à la rencontre
de l'autre, pour respecter la liberté de l'autre. Tous les dimanches
nous allons à la messe, nous célébrons l'eucharistie ensemble et
l'eucharistie est comme le buisson ardent où habite humblement et se
communique la Trinité". C'est pourquoi, a ensuite expliqué le
Saint-Père, "l'Eglise a placé la fête du Corpus Domini après
celle de la Trinité et que le jeudi suivant, selon la tradition
romaine, il célèbre la messe à St.Jean-de-Latran avec une
procession du Saint Sacrement. Il a invité tous les romains et
pèlerins à participer "pour exprimer notre désir d'être un
peuple réuni dans l'unité du Père, du Fils et de l'Esprit. Je vous
attend tous jeudi prochain à 19 h".
PRIER POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN IRAK
Cité
du Vatican, 15 juin 2014 (VIS). Ce midi,
après l'angélus, le Pape a exprimé sa préoccupation face aux
graves événements en cours en Irak, demandant de prier pour que les
populations y retrouvent la paix et la réconciliation. Unissons nos
prières avant tout "pour les victimes et qui souffre le plus de
l'accroissement des violences, notamment de nombreux chrétiens
contraints à la fuite. "Puisse le peuple irakien tout entier
connaître la sécurité et un avenir de paix et de justice, quelle
que soit l'appartenance religieuse des uns et des autres, afin de
bâtir une patrie qui soit un modèle de coexistence". Puis il a
annoncé qu'il effectuerait une visite pastorale à Tirana, le
dimanche 21 septembre. Afin de "confirmer dans la foi l'Eglise
d'Albanie, et d'encourager un pays qui a longtemps souffert des
idéologies du passé". Enfin, il a parlé des aides à
domicile, souvent venues de loin et qui garantissent aux familles un
appui décisif, surtout au service des personnes âgées ou
dépendantes. Souvent on n'évalue pas à son juste prix ce que
réalisent ces personnes, a conclu le Saint-Père.
JOURNEE MISSIONNAIRE MONDIALE
Cité
du Vatican, 14 juin 2014 (VIS). "Chers frères et soeurs.
Aujourd’hui encore, très nombreux sont ceux qui ne connaissent pas
Jésus Christ. C’est pourquoi la mission ad gentes demeure une
grande urgence, à laquelle tous les membres de l’Église sont
appelés à participer, parce que l’Église est, de par sa nature
même, missionnaire : l’Église est née « en sortie ».
La Journée missionnaire mondiale est un moment privilégié durant
lequel les fidèles des différents continents s’engagent par la
prière et par des gestes concrets de solidarité à soutenir les
jeunes Églises des territoires de mission. Il s’agit d’une
célébration de grâce et de joie. De grâce, parce que le Saint
Esprit, envoyé par le Père, offre sagesse et force à ceux qui sont
dociles à son action. De joie, parce que Jésus Christ, le Fils du
Père, envoyé pour évangéliser le monde, soutient et accompagne
notre œuvre missionnaire. C’est justement sur la joie de Jésus et
des disciples missionnaires que je voudrais offrir une icône
biblique, que nous trouvons dans l’Évangile de Luc (cf. 10,
21-23).
1. L’Évangéliste
raconte que le Seigneur envoya les soixante-douze disciples deux par
deux, dans les villes et les villages pour annoncer que le Royaume de
Dieu s’était fait proche et pour préparer les personnes à la
rencontre avec Jésus. Après avoir accompli cette mission d’annonce,
les disciples revinrent pleins de joie : la joie est un thème
dominant de cette première et inoubliable expérience missionnaire.
Le Divin Maître leur dit : « Ne vous réjouissez pas de
ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de
ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. A cette heure
même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et
il dit : “Je te bénis, Père” (…) Puis, se tournant vers
ses disciples, il leur dit en particulier : “Heureux les yeux
qui voient ce que vous voyez !” » (Lc 10,20-21.23).
Ce
sont les trois scènes présentées par Luc. D’abord, Jésus parla
aux disciples, puis il s’adressa au Père avant de recommencer à
parler avec eux. Jésus voulut faire participer les disciples à sa
joie, qui était différente et supérieure à celle dont ils avaient
fait l’expérience.
2. Les
disciples étaient pleins de joie, enthousiastes du pouvoir de
libérer les personnes des démons. Toutefois, Jésus les avertit de
ne pas se réjouir tant pour le pouvoir reçu que pour l’amour
reçu : « parce que vos noms se trouvent inscrits dans les
cieux » (Lc 10, 20). En effet, l’expérience de l’amour de
Dieu leur a été donnée ainsi que la possibilité de le partager.
Et cette expérience des disciples est un motif de gratitude joyeuse
pour le cœur de Jésus. Luc a saisi cette jubilation dans une
perspective de communion trinitaire : « Jésus tressaillit
de joie sous l’action de l’Esprit Saint », s’adressant au
Père et lui rendant gloire. Ce moment de joie intime jaillit de
l’amour profond de Jésus en tant que Fils envers Son Père,
Seigneur du ciel et de la terre qui a caché ces choses aux sages et
aux intelligents mais qui les a révélées aux tout-petits (cf. Lc
10, 21). Dieu a caché et révélé et, dans cette prière de
louange, ressort surtout le fait de révéler. Qu’est-ce que Dieu a
révélé et caché ? Les mystères de son Royaume,
l’affirmation de la seigneurie divine en Jésus et la victoire sur
satan.
Dieu
a caché tout cela à ceux qui sont trop pleins d’eux-mêmes et
prétendent déjà tout savoir. Ils sont comme aveuglés par leur
présomption et ne laissent pas de place à Dieu. Il est facile de
penser à certains contemporains de Jésus qu’il a avertis à
plusieurs reprises mais il s’agit d’un danger qui existe toujours
et qui nous concerne nous aussi. En revanche, les “petits”
sont les humbles, les simples, les pauvres, les marginalisés, ceux
qui sont sans voix, fatigués et opprimés, que Jésus a déclarés
“bienheureux”. Il est facile de penser à Marie, à Joseph, aux
pêcheurs de Galilée et aux disciples appelés le long du chemin, au
cours de sa prédication.
3. « Oui,
Père, car tel a été ton bon plaisir » (Lc 10, 21).
L’expression de Jésus doit être comprise en référence à son
exultation intérieure, où le bon plaisir indique un plan salvifique
et bienveillant de la part du Père envers les hommes. Dans le
contexte de cette bonté divine, Jésus a exulté parce que le Père
a décidé d’aimer les hommes avec le même amour qu’Il a pour le
Fils. En outre, Luc nous renvoie à l’exultation similaire de
Marie : « mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit
tressaille de joie en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 47). Il s’agit
de la Bonne Nouvelle qui conduit au salut. Marie, en portant en son
sein Jésus, l’Évangélisateur par excellence, rencontra Elisabeth
et exulta de joie dans l’Esprit Saint, en chantant le Magnificat.
Jésus, en voyant la réussite de la mission de ses disciples et,
ensuite, leur joie, exulta dans l’Esprit Saint et s’adressa à
son Père en priant. Dans les deux cas, il s’agit d’une joie pour
le salut en acte, parce que l’amour avec lequel le Père aime le
Fils arrive jusqu’à nous et, par l’action de l’Esprit Saint,
nous enveloppe, nous fait entrer dans la vie trinitaire.
Le
Père est la source de la joie. Le Fils en est la manifestation et
l’Esprit Saint l’animateur. Immédiatement après avoir loué le
Père, comme le dit l’Évangéliste Matthieu, Jésus nous invite :
« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau,
et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à
mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez
soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau
léger » (11, 28-30). « La joie de l’Évangile remplit
le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se
laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse,
du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît
et renaît toujours » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.1).
De
cette rencontre avec Jésus, la Vierge Marie a eu une expérience
toute particulière et elle est devenue « causa nostrae
laetitiae ». Les disciples par contre ont reçu l’appel à
demeurer avec Jésus et à être envoyés par lui pour évangéliser
(cf. Mc 3, 14) et ils sont ainsi comblés de joie. Pourquoi
n’entrons-nous pas nous aussi dans ce fleuve de joie ?
4. « Le
grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de
consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste
qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de
plaisirs superficiels, de la conscience isolée » (Exhort. ap.
Evangelii gaudium, n. 2). C’est pourquoi l’humanité a un grand
besoin de puiser au salut apporté par le Christ. Les disciples sont
ceux qui se laissent saisir toujours plus par l’amour de Jésus et
marquer au feu de la passion pour le Royaume de Dieu, afin d’être
porteurs de la joie de l’Évangile. Tous les disciples du Seigneur
sont appelés à alimenter la joie de l’Évangélisation. Les
Évêques, en tant que premiers responsables de l’annonce, ont le
devoir de favoriser l’unité de l’Église locale dans
l’engagement missionnaire, en tenant compte du fait que la joie de
communiquer Jésus Christ s’exprime autant dans la préoccupation
de l’annoncer dans les lieux les plus lointains que dans une
constante sortie en direction des périphéries de leur propre
territoire, où se trouve le plus grand nombre de personnes pauvres
dans l’attente.
Dans
de nombreuses régions, les vocations au sacerdoce et à la vie
consacrée commencent à manquer. Souvent, cela est dû à l’absence
d’une ferveur apostolique contagieuse au sein des communautés,
absence qui les rend pauvres en enthousiasme et fait qu’elles ne
sont pas attirantes. La joie de l’Évangile provient de la
rencontre avec le Christ et du partage avec les pauvres. J’encourage
donc les communautés paroissiales, les associations et les groupes à
vivre une vie fraternelle intense, fondée sur l’amour de Jésus et
attentive aux besoins des plus défavorisés. Là où il y a la joie,
la ferveur, le désir de porter le Christ aux autres, jaillissent
d’authentiques vocations. Parmi celles-ci, les vocations laïques à
la mission ne doivent pas être oubliées. Désormais, la conscience
de l’identité et de la mission des fidèles laïcs dans l’Eglise
s’est accrue, tout comme la conscience qu’ils sont appelés à
jouer un rôle toujours plus important dans la diffusion de
l’Évangile. C’est pourquoi il est important qu’ils soient
formés de manière adéquate, en vue d’une action apostolique
efficace.
5. « Dieu
aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7). La Journée
missionnaire mondiale est également un moment pour raviver le désir
et le devoir moral de participer joyeusement à la mission ad gentes.
La contribution économique personnelle est le signe d’une oblation
de soi-même, d’abord au Seigneur puis à nos frères, afin que
l’offrande matérielle devienne un instrument d’évangélisation
d’une humanité qui se construit sur l’amour.
Chers
frères et sœurs, en cette Journée missionnaire mondiale, ma pensée
se tourne vers toutes les Églises locales. Ne nous laissons pas
voler la joie de l’évangélisation ! Je vous invite à vous
immerger dans la joie de l’Évangile et à alimenter un amour
capable d’illuminer votre vocation et votre mission. Je vous
exhorte à faire mémoire, comme dans un pèlerinage intérieur, du
« premier amour » avec lequel le Seigneur Jésus Christ a
réchauffé le cœur de chacun, non pas pour en concevoir un
sentiment de nostalgie mais pour persévérer dans la joie. Le
disciple du Seigneur persévère dans la joie lorsqu’il demeure
avec lui, lorsqu’il fait sa volonté, lorsqu’il partage la foi,
l’espérance et la charité évangélique.
À
Marie, modèle d’évangélisation humble et joyeuse, adressons
notre prière, afin que l’Église devienne une maison pour
beaucoup, une mère pour tous les peuples et qu’elle rende possible
la naissance d’un monde nouveau.
MISERICORDE, DONNER SON COEUR AU PAUVRE
Cité
du Vatican, 14 juin 2014
(VIS). Le Saint-Père a rencontré ce matin Place
St.Pierre la Confédération nationale des Miséricordes et les
groupes Fratres de donateurs de sang d'Italie: "Tout votre
service prend son sens et sa forme à partir de ce mot, miséricorde,
un mot latin découlant de la formule Miseris Cor Dare, donner son
cœur au pauvres. C'est ce qu'a fait Jésus en ouvrant son cœur à
la misère de l'homme..., la gratuité de son amour pour les
personnes souffrantes et les faibles. A partir des récits
évangéliques, nous pouvons saisir la proximité, la bonté, la
tendresse avec laquelle Jésus approchait les personnes souffrantes
et les consolait, leur apportait du soulagement, et souvent les
guérissait". Le Pape a ajouté que
nous sommes aussi appelés à être
proches et à partager les conditions des personnes que nous
rencontrons. "Il faut que nos paroles, nos gestes, nos attitudes
expriment la solidarité, la volonté de ne pas rester étrangers à
la douleur des autres, et cela avec une chaleur fraternelle et sans
tomber dans aucune forme de paternalisme... On
court le risque d'être des spectateurs très informés mais
désincarnés de ces réalités, ou de faire de beaux discours qui se
concluent par des solutions verbales et un désengagement par rapport
aux problèmes réels. Cependant, nous sommes tous appelés à nous
impliquer dans les tourments humains qui
chaque jour nous interpellent. Imitons Jésus qui va sur les routes
et qui n'a prévu ni les pauvres, ni les malades, ni les invalides
qu'il rencontre le long de son chemin, mais qui s'arrête au premier
qu'il rencontre, devenant une présence qui secourt, signe de la
proximité de Dieu qui est bonté, providence et amour". Avant
de conclure, le Pape a rappelé que l'activité de ces associations
s'inspire des sept œuvres de miséricorde corporelle: nourrir les
affamés, donner à boire aux assoiffés, vêtir les personnes nues,
loger les pèlerins, visiter les malades, visiter les prisonniers,
ensevelir les morts. Il les a encouragés a poursuivre leur travail
et à le modeler sur l'action du Christ "pour que toutes les
personnes qui souffrent puissent vous trouver et compter sur vous
quand ils en ont besoin".
PRECISIONS AU PROGRAMME DU PAPE DE JUILLET AOUT
Cité
du Vatican, 14 juin 2014 (VIS). Pour préciser le programme
d'activité du Pape François en juillet et août, il convient de
noter que:
Il
n'y aura pas d'audiences générales en juillet, mais les 6, 20 et 27
août. Celle du 13 est annulée du fait du voyage apostolique en
Corée (13 - 16 août).
L'angélus
dominical sera récité régulièrement, sauf celui du 17 août. A
cause aussi de l'absence du Pape, l'angélus du 15 août n'aura pas
lieu.
La
messe matinale à Ste.Marthe en présence de fidèles, également
suspendue en juillet et août, reprendra début septembre.
FONDATION POPULORUM PROGRESSIO POUR L'AMERIQUE LATINE
Cité
du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). La fondation
Populorum Progressio pour l'Amérique latine s'est réunie à Rome du
11 au 13 juin, avec l'intention de demander au Pape de lui fournir de
nouvelles orientations à la lumière de son expérience pastorale.
Le conseil d'administration a retenu pour cette année 125 des 135
projets qui lui ont été présentés en faveur de diocèses
d'Amérique latine et des Caraïbes, pour un total de 1.800.000 US$.
La plupart de ces micro-projets tendent à la formation des jeunes,
au développement et à l'équipement: Puits d'eau potable, locaux
communautaires, prêts de matériel et de semences, etc. Vendredi
dernier, le Saint-Père a reçu ses membres pour débattre de
l'activité de la fondation, rappelant d'abord que les institutions
caritatives catholiques ne sont pas des ONG car leur anthropologie
fait que la personne n'est pas qu'une bouche à nourrir mais qu'elle
a une dimension spirituelle, une aspiration à Dieu et à
l'éternité". Puis il a abordé la question des indigènes et
de leur évangélisation par le biais d'une charité qui ne doit pas
se limiter au matériel mais s'étendre à la sphère spirituelle,
alors que l'idéologie de l'argent dieu tend à écarter certaines
catégories sociales. Le chômage des jeunes rend pauvres de
nouvelles générations qui sont pourtant l'avenir de la société,
poussant vers la dépendance, la pauvreté et la criminalité".
Le Saint-Père a alors exprimé son voeu de voir la fondation
Populorum Progressio pour l'Amérique agir avec plus de vigueur sur
ces catégories de personnes, au moyen de projets d'éducation et de
formation plus incisifs. Le fait de se réunir cette année à Rome a
permis d'utiles contacts avec d'autres organismes curiaux au cours
d'une fructueuse table ronde présidée par le Cardinal Ouellet,
Président de la fondation. Ainsi, la fondation a-t-elle déjà mis
en route une collaboration avec l'Université catholique de Murcie
(Espagne), dans le but de cours de formation d'agents pastoraux
spécialisés pour piloter les nouveaux projets de la fondation
Populorum Progressio. Elle doit maintenant agir dans les secteurs de
plus en plus large et pour ce mieux sensibiliser à leurs actions les
Eglises locales et les personnes de bonne volonté, trouver de
nouvelles ressources qui soient à la hauteur des besoins.
POSSESSION CARDINALICE
Cité
du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). Dimanche 22 juin à 10 h 30', le
Cardinal Gérald-Cyprien Lacroix, ISPX, Evêque de Québec (Canada),
prendra possession du titre de St.Joseph à l'Aurelio.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mme.Mónica
Jiménez de la Jara, Ambassadeur du Chili, pour la présentation de
ses lettres de créance.
Mgr.Luigi
Bianco, Nonce apostolique au Honduras.
Samedi
dernier, 14 juin, il avait reçu le Cardinal Marc
Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 14 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.George
Panikulam, Nonce apostolique en Uruguay, jusqu'ici Nonce en Ethiopie
et à Djibouti, Délégué apostolique en Somalie.
Mgr.Gary
Gordon, Evêque de Victoria (superficie 33.197, population 729.000,
catholiques 98.400, prêtres 47, religieux 80), au Canada. Il était
jusqu'ici Evêque de Whitehorse (Canada).
Mgr.John
J.Jenik, Auxiliaire de l'Archevêque de New York (USA). L'Evêque
élu, né en 1944 à New York (USA) et ordonné prêtre en 1970,
était jusqu'ici Vicaire épiscopal pour le Bronx nord-ouest.
Licencié en théologie, il a été curé de paroisse dans le même
secteur.
L'Abbé
Peter J.Byrne, Auxiliaire de l'Archevêque de New York (USA).
L'Evêque élu, né en 1951 à New York (USA) et ordonné prêtre en
1984, était jusqu'ici Curé de la paroisse Ste.Elisabeth de
Manhattan. Licencié en théologie, histoire et sciences sociales, il
a exercé son ministère précédemment dans plusieurs paroisses du
Bronx.
L'Abbé
John J.O’Hara, Auxiliaire de l'Archevêque di New York (USA).
L'Evêque élu, né en 1946 à Jersey City (USA) et ordonné prêtre
en 1984, était jusqu'ici Directeur du Strategic Parish Planning de
ce même diocèse. Licencié en anglais, il a été curé de
paroisse.
Le
Cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, son Envoyé Spécial au
III Congrès apostolique mondial de la Miséricorde (Bogotà,
Colombie, 15 - 19 août).
vendredi 13 juin 2014
VISITE DU PRESIDENT DOMINICAIN
Cité
du Vatican, 13 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président de la République Dominicaine M.Danilo Medina Sánchez,
qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin,
Secrétaire d’Etat, et Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les
relations avec les états. S'étant félicitées de la qualité de
leurs relations, les parties se sont accordées sur l'importante
contribution que l'Eglise offre au pays caraïbe en matière
socio-éducative et sanitaire. Elles ont ensuite abordé certaines
questions nationales et régionales, notamment les récentes mesures
facilitant la naturalisation des émigrés.
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