Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

mardi 24 juin 2014

DIALOGUE INTER-RELIGIEUX EN INDONESIE


Cité du Vatican, 24 juin 2014 (VIS). Le Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, le P.Miguel Ayuso Guixot, MCCJ, et le P.Markus Solo, chargé du département Islam d'Asie et Pacifique, sont actuellement en Indonésie (22 - 27 juin) pour rencontrer plusieurs évêques, la commission épiscopale locale pour le dialogue et les institutions catholiques engagées. Ils rencontreront aussi les dirigeants des principales institutions musulmanes indonésiennes, la Nahdlatul Ulama, la Muhammadiyah et le Conseil des oulémas. Dans le plus grand pays musulman du monde, le Saint-Siège entend développer le dialogue dans le respect et l'amitié, selon les indications du Saint-Père. 

AUDIENCES


Cité du Vatican, 24 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier après-midi:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


Le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode des évêques.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican 24 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Skiper Bladimir Yánez Calvachi, Evêque de Guaranda (superficie 3.336, population 206.000, catholiques 187.700, prêtres 34, diacres 6, religieux 69), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1972 à Machachi (Equateur) et ordonné prêtre en 1996, était jusqu'ici Chancelier du diocèse de Quito (Equateur). Licencié en théologie, il a été jusqu'à ce jour curé de paroisses, aumônier de collèges, juge ecclésiastique, professeur et vicaire épiscopal. 

lundi 23 juin 2014

ASSEMBLEE PLENIERE DE LA "R.O.A.C.O."


Cité du Vatican, 23 juin 2014 (VIS). La Congrégation pour les Eglises orientale organise du 23 au 26 la LXXXVII assemblée plénière de la Réunion des oeuvres d'aide aux Eglises orientales. Demain matin, le Cardinal Préfet Sandri célébrera une messe à l'autel St.Jean-Paul II de la Basilique vaticane, afin de placer sous son intercession les travaux. Après quoi l'assemblée se tiendra à l'Institut pontifical oriental, qui avec les neuf collèges orientaux bénéficie de la contribution de la ROACO. Pour la première fois y prendra part un représentant du Secrétariat pour l'économie, qui prendra connaissance des mécanismes d'aide coordonnés par la congrégation. Les travaux porteront sur la situation des Eglises gréco-catholiques de Roumanie et d'Ukraine, sur la situation ecclésiale en Syrie et au Proche Orient, et sur l'utilisation des fonds rassemblés lors de la collecte pascale. Le Pape recevra les participants jeudi, après quoi une messe sera célébrée avec les membres du Conseil d'administration de l'Université de Béthléem, qui fête son quarantième anniversaire.      

L'AMOUR DE DIEU EST ILLIMITE


Ci du Vatican, 22 juin 2014 (VIS). Ce midi, le Pape a récité l'angélus avec les milliers de fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a rappelé qu'en Italie c'est aujourd'hui la solennité du Corpus Domini, au cours de laquelle les fidèles se rassemblent pour adorer le "trésor le plus précieux laissé par Jésus", l'Eucharistie. Reprenant le récit de Jean rapportant le discours sur la pain de vie prononcé par Jésus en la synagogue de Capharnaüm, dans lequel il annonçait être le pain vivant descendu du ciel, et promettant la vie éternelle à qui s'en nourrirait: "Jésus explique qu'il n'est pas venu en ce monde pour nous donner quelque chose mais pour s'offrir lui même...comme nourriture de qui croit en lui. Cette communion avec lui nous engage à l'imiter et à faire de nos vies de disciples un pain rompu pour les autres. Le pain qu'il rompt est réellement sa chair... A chaque messe nous nous nourrissons du corps du Christ et la présence de l'Esprit agit en nous..., nous inspire des pensées qui se traduisent en actes conformes à l'Evangile: La docilité envers Dieu, la fraternité entre nous, le témoignage de la charité ou le soutien à qui est démoralisé, l'accueil des exclus. La charité du Christ...nous transforme et nous rend capables d'aimer non selon la mesure humaine qui est limitée mais selon la mesure de Dieu qui est illimitée. La mesure de Dieu est sans mesure! En elle nous réussissons à aimer qui ne nous aime pas. Il n'est pas facile d'aimer qui ne nous aime pas... Et pourtant il faut le faire, nous opposer au mal par le bien, pardonner, partager et accueillir. Grâce à Jésus et grâce à l'Esprit notre vie peut devenir elle aussi pain rompu pour autrui. Ainsi peut-on découvrir la joie véritable, celle de se faire don, pour répondre au don reçu sans mérite... La mesure de l'amour de Dieu est d'aimer sans mesure... N'oublions jamais que notre vie devient don en recevant l'Eucharistie".  

LUTTER CONTRE LA TORTURE


Ci du Vatican, 22 juin 2014 (VIS). Après l'angélus le Saint-Père a rappelé que jeudi prochain sera la Journée mondiale des Nations-Unies contre la torture, renouvelant la ferme condamnation de toute forme de torture. Il a invité les fidèles à oeuvrer en faveur de son abolition et à collaborer au soutien des victimes et de leurs familles. Torturer, a-t-il dit, est quelque chose de très grave, un péché mortel.

VISITE A LA PRISON DE CASTROVILLARI


Cité du Vatican, 21 juin 2014 (VIS). Arrivé du Vatican en hélicoptère à 9 h, le Saint-Père a entrepris sa visite pastorale à Cassano all'Jonio en se rendant à la prison de Castrovillari, où il a tenu à exprimer la sollicitude de l'Eglise envers les personnes incarcérées. Rappelant que le Christ a dit J'étais en prison et vous êtes venus me rendre visite, il a souligné combien le respect des droits fondamentaux était lié aux conditions d'expiation d'une peine de prison: "C'est un aspect de la politique carcérale qui doit demeurer prioritaire, mais qui doit être accompagné et complété d'une véritable politique de réinsertion sociale des condamnés. En cas inverse, la peine de prison devient un simple instrument de punition et de rétorsion sociale, dangereuse pour l'individu mais aussi pour tout le corps social. Dieu n'agit pas ainsi avec nous. Lorsqu'il nous pardonne, il suit toujours notre route, jusque dans les choses les plus petites. Lorsqu'après la confession il nous pardonne, il nous invite à le suivre et à reprendre le bon chemin. Dieu, qui ne condamne pas mais qui pardonne toujours, nous accompagne. Notre fragilité nous engage tous à retourner nous confesser à lui, qui ne cesse de nous prendre la main. Tel est l'amour de Dieu, et nous devons l'imiter. La société doit l'imiter et suivre cette voie du pardon. D'autre part, la pleine réhabilitation ne doit pas s'arrêter au parcours humain et comprendre la rencontre avec Dieu... Certes il est plus difficile de se laisser regarder par Dieu que de le regarder, plus difficile de se laisser rencontrer par lui que de le rencontrer, à cause de nos résistances. Mais Dieu, qui nous attend toujours et nous aime, est capable de nous comprendre et de pardonner nos erreurs. Maître de réinsertion, il sait nous ramener au sein de la communauté... Je souhaite à chacun de vous de faire en sorte que ce temps d'incarcération ne soit pas perdu. Il est précieux pour obtenir la grâce de Dieu et en le valorisant vous deviendrez meilleurs, avant tout envers vous mêmes, mais aussi envers la société car tous nos actes, bons ou mauvais, ont un effet collectif. J'adresse une pensée affectueuse à vos familles dans l'espoir que le Seigneur vous permette de les retrouver bientôt, dans la sérénité et dans la paix. Je veux encourager aussi tous ceux qui travaillent ici, le personnel de cette prison...en vous demandant de prier pour moi. Je fais des erreurs et ai besoin de faire pénitence".


AUX PRETRES: CHOISIR LA FRATERNITE


Cité du Vatican, 21 juin 2014 (VIS). Après sa rencontre avec les détenus de Castrovillari, le Saint-Père s'est rendu en hélicoptère à Cassano all'Jonio où il a atterri vers 11 h. Après l'accueil des autorités locales, il a rejoint la maison de retraite San Giuseppe Moscati où il a rencontré les résidents. Ensuite il s'est rendu à la cathédrale pour retrouver les prêtres diocésains avec lesquels il s'est entretenu et auxquels il a ensuite remis un discours centré sur la joie d'être prêtre et la beauté de la fraternité: Je voudrais partager avec vous, dit le texte, "la surprise toujours nouvelle d'être appelé...par le Seigneur Jésus, appelé à le suivre, à être avec lui, pour le porter aux autres... Quand nous prêtres sommes devant le tabernacle...le regard de Jésus...nous renouvelle... Parfois, il n'est pas facile de rester devant le Seigneur parce que nous sommes pris par tant de choses, de personnes...mais parfois cela n'est pas facile car...le regard de Jésus nous inquiète un peu, nous fait entrer en crise. Mais cela nous fait du bien! Dans le silence de la prière, Jésus nous fait voir si nous travaillons comme de bons ouvriers ou si nous sommes peut-être devenus un peu des employés; si nous sommes des canaux ouverts...à travers lesquels coule abondamment son amour, sa grâce, ou si au contraire nous nous mettons au centre, et au lieu d'être des canaux nous devenons des écrans qui n'aident pas à la rencontre avec le Seigneur, avec la lumière et la force de l'Evangile". La beauté de la fraternité est "de suivre le Seigneur...non un par un mais ensemble, dans la grande variété des dons et des personnalités car cela enrichit le Presbyterium...et tout est vécu dans la communion, la fraternité. Cela aussi n'est pas facile, ni immédiat ni escompté. D'abord car nous les prêtres sommes immergés dans la culture subjectiviste ambiante, cette culture qui exalte le moi jusqu'à l’idolâtrer. Et à cause d'un certain individualisme pastoral qui est malheureusement répandu dans nos diocèses. C'est pourquoi nous devons réagir à cela par le choix de la fraternité. Je parle volontairement de choix. Ce ne peut pas être seulement une chose laissée au hasard... C'est une décision qui correspond...au don que nous avons reçu mais qui est toujours accueilli et cultivé: la communion dans le Christ dans le presbyterium, autour de l'évêque. Cette communion demande d'être vécue en cherchant des formes concrètes correspondant aux réalités du territoire mais toujours dans une perspective apostolique, avec un style missionnaire, avec fraternité et simplicité de vie". A ces sujets, le Pape François en a ajouté un troisième, être aux côtés des familles et œuvrer pour elles: "C'est un travail que le Seigneur nous demande de faire de façon particulière aujourd'hui, en ces temps difficiles pour la famille comme institution et pour les familles à cause de la crise. Mais justement, lorsque les temps sont durs, Dieu fait sentir sa proximité, sa grâce, la force prophétique de sa parole. Nous sommes appelés à être des témoins, des médiateurs de cette proximité aux familles et de cette force prophétique pour la famille", a conclu le Pape. Puis le Pape a quitté la cathédrale pour se rendre à l'évêché puis au séminaire où il a déjeuné avec des personnes pauvres soutenues par la Caritas diocésaine et avec les jeunes de la centre de réhabilitation Saman Mauro Rostagno. Il s'est ensuite rendu en voiture en début d'après midi à la Casa Serena où il a rencontré les personnes âgées résidentes avant de poursuivre son voyage vers Sibari.

QUI SUIT LA ROUTE DU MAL EST EXCOMMUNIE


Cité du Vatican, 21 juin 2014 (VIS). Sur le trajet le menant de Cassano all'Jonio à Sibari (un peu moins de 20 km), le Pape a fait halte à la paroisse St.Joseph où, le 3 mai dernier, l'Abbé Lazzaro Longobardi a été assassiné. Un "martyr de la charité", comme l'a souligné son évêque Mgr.Nunzio Galantino, Secrétaire de la Conférence épiscopale italienne. Il est arrivé à Marina de Sibari où, après avoir salué les nombreux fidèles, il a célébré la messe du Corpus Christi en rappelant que si le Jeudi saint on fait mémoire de l'institution de l'Eucharistie lors de la dernière Cène, pour la Fête-Dieu c'est l'action de grâce et l'adoration qui prédominent: "La procession avec le Saint Sacrement est traditionnelle en ce jour. Adorer Jésus Eucharistie et cheminer avec lui, voici les deux aspects inséparables de cette fête...qui marquent toute la vie du peuple chrétien, un peuple qui adore Dieu et qui marche, qui n'est pas arrêté, qui avance! En premier lieu, nous sommes un peuple qui adore Dieu. Nous adorons Dieu qui est amour, qui en Jésus Christ s'est donné lui-même pour nous, s'est offert sur la croix pour expier nos péchés et par la puissance de cet amour est ressuscité de la mort et vit dans son Eglise. Nous n'avons pas d'autre Dieu si ce n'est celui-ci! Quand on remplace l'adoration du Seigneur par l'adoration de l'argent, on ouvre la voie au péché, à l'intérêt personnel et à l'abus de pouvoir; quand on n'adore pas Dieu, le Seigneur, on devient des adorateurs du mal, comme le sont ceux qui vivent d'affaires louches et de violence. Votre terre si belle connaît les signes et les conséquences de ce péché. La 'ndrangheta c'es cela, l'adoration du mal et le mépris du bien commun. Ce mal doit être combattu, éloigné! Il faut leur dire non! L'Eglise que je sais si impliquée dans l'éducation des consciences doit encore plus s'engager pour que le bien prévale. Ce sont nos enfants qui nous le demandent, ce sont nos jeunes qui ont besoin d'espérance qui nous le demandent. Pour répondre à ces exigences, la foi peut nous aider. Ceux qui suivent cette route du mal dans leur vie, comme le sont les mafieux, ne sont pas en communion avec Dieu, ils sont excommuniés!".

Pour cette foi, nous renonçons à Satan et à toutes ses séductions, nous renonçons aux idoles de l'argent, de la vanité, de l'orgueil, du pouvoir et de la violence. Nous chrétiens ne voulons adorer rien ni personne d'autre dans ce monde que Jésus-Christ qui est présent dans l'eucharistie. Peut-être ne nous rendons nous pas complètement compte de ce que cela signifie, quelles conséquences a ou devrait avoir notre profession de foi. Notre foi...est authentique si nous nous engageons à marcher derrière lui et avec lui. Adorer et marcher: un peuple qui adore est un peuple qui marche! Marcher avec lui et derrière lui, en cherchant à mettre en pratique son commandement, celui qu'il a donné à ses disciples à la dernière Cène: Aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Le peuple qui adore Dieu dans l'eucharistie est le peuple qui marche dans la charité. Adorer Dieu dans l'eucharistie, cheminer avec Dieu dans la charité fraternelle".


"Aujourd'hui, comme évêque de Rome, je suis ici pour vous confirmer non seulement dans la foi mais aussi dans la charité, pour vous accompagner et vous encourager dans votre chemin avec Jésus Charité...J'étends mon soutien à tous...les pasteurs et fidèles de l'Eglise en Calabre courageusement engagée dans l'évangélisation et l'encouragement des styles de vie et d'initiatives qui mettent au centre les besoins des pauvres et des derniers. Je l'étends aussi aux autorités civiles qui cherchent à vivre l'engagement politique et administratif pour ce qu'il est, un service au bien commun. Je vous encourage tous à témoigner d'une solidarité concrète avec les frères, spécialement ceux qui ont le plus besoin de justice, d'espérance et de tendresse". Le Pape François a ensuite remercié Dieu pour tous les signes d'espérance qu'il voit dans les familles, les paroisses, et les mouvements ecclésiaux de Calabre et a aussi encouragé les jeunes à ne pas se laisser voler cette vertu pour que, grâce à elle et avec Jésus dans leurs cœurs, ils sachent "s'opposer au mal, aux injustices, à la violence avec la force du bien, du vrai et du beau... Le Corps du Seigneur fait de nous une seule chose, une seule famille, le Peuple de Dieu réuni autour de Jésus, Pain de vie. Si vous adorez le Christ et marchez à sa suite et avec lui, votre Eglise diocésaine et vos paroisses grandiront dans la foi et dans la charité, dans la joie d'évangéliser. Vous serez une Eglise dans laquelle...les uns les autres se soutiennent, s'aident, s'aiment comme des frères, spécialement dans les moments de difficulté. Que Marie, notre mère, femme eucharistique, que vous vénérez dans tant de sanctuaires et notamment celui de Castrovillari, vous précède dans ce pèlerinage de la foi", a conclu le Saint-Père. A 17 h 30', après la messe, le Pape a rejoint l'héliport adjacent pour regagner le Vatican où il est arrivé une heure et demie plus tard.

ENVOYE SPECIAL EN UKRAINE


Cité du Vatican, 21 juin 2014 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine du 9 juin par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Jozef Tomko, son Envoyé spécial au 25 anniversaire de la libération de l'éparchie gréco-catholique de Mukachevo (Ukraine: 28 juin). Il sera accompagné de l'Abbé Pavlov Sabov, prêtre de la cathédrale d'Uzhhorod, et de l'Abbé Vasyl Chvasta, recteur de l'église de la Divine Miséricorde d'Uzhhorod et vicaire diocésain pour les laïcs.


AUDIENCES


Cité du Vatican, 23 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Horst Seehofer, Ministre Président de Bavière (Allemagne).

Mgr.Fortunatus Nwachukwu, Nonce apostolique au Nicaragua.

Mgr.Ricardo Blázquez Pérez, Archevêque de Valladolid et Président de la Conférence épiscopale espagnole, accompagné de Mgr.Carlos Osoro Sierra, Archevêque de Valencia et Vice Président, et de l'Abbé José Maria Gil Tamayo, Secrétaire Général.

F.Enzo Bianchi, Prieur de Bose (Italie).

Vendredi dernier, 20 juin, il avait reçu:

Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.

Mgr.Guido Anselmo Pecorari, Nonce apostolique en Bulgarie.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican 21 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé le P.Réal Tremblay, CSSR (Canada), Président de l'Académie pontificale de théologie.

Confirmé le transfert de Mgr.Georges Bacouny de l'archi-éparchie melkite de Tyr (Liban) à l'archi-éparchie d'Akka (Israël).

Confirmé l'élection de Mgr.Michel Abrass, BA, comme Evèque de l'archi-éparchie melkite de Tyr (Liban).



vendredi 20 juin 2014

MESSE ET PROCESSION DU CORPUS DOMINI


Cité du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le Saint-Père a célébré la traditionnelle messe de la solennité du Corpus Domini devant la Basilique du Latran, avant de présider la procession jusqu'à la Basilique Ste.Marie Majeure, où il a conclu la cérémonie par la bénédiction eucharistique. A l'homélie il a rappelé que l'homme connaît aussi la faim spirituelle, d'amour et d'éternité, de la manne que Dieu accorda à Israël dans le désert, et qui préfigure l'Eucharistie. Puis le Pape a évoqué l'histoire du peuple choisi par Dieu pour sortir de l'esclavage égyptien et gagner la terre promise. L'Ecriture fait mémoire de son séjour au désert, de cette période de faim et de découragement. L'invitation de Moïse est d'aller à l'essentiel, vers la dépendance totale de Dieu, lorsque la survie était laissée à la manne... Avec la faim physique, l'homme porte en lui l'autre faim... Jésus nous nous apporte la nourriture attendue, lui même sous les espèces eucharistiques, qui apporte la vie au monde... Le pain et le vin ne sont pas un simple aliment qui rassasie comme la manne. Le corps du Christ est le pain des derniers temps qui est en mesure d'offrir la vie éternelle. Sa substance est l'amour et l'Eucharistie communique l'amour du Seigneur pour nous, si grand qu'il nous nourrit de lui même. Gratuit, cet amour est toujours à la disposition de la personne affamée qui a besoin de reprendre force. Vivre la foi signifie se laisser nourrir par le Seigneur et bâtir notre existence sur un bien qui ne périt pas, sur les dons de Dieu, sa parole et son corps. Autour de nous, il y a tant d'offres alimentaires qui ne viennent pas du Seigneur et qui, en apparence, sont plus satisfaisantes. Certains se nourrissent d'argent, de vanité, de pouvoir ou d'orgueil... La nourriture que nous assure le Seigneur est totalement différente. Elle peut nous sembler moins appétissantes que celles offertes par le monde". Alors retournons avec les hébreux au désert et refusons la nourriture de l'esclavage. N'ayons pas la mémoire sélective qui était la leur chaque fois qu'ils tombaient en tentation, n'ayons pas une mémoire malade. Dieu a dit: "Je t'ai nourri de la manne que tu ne connaissais pas! Alors retrouvons notre bonne mémoire et apprenons à distinguer le pain faux, qui induit en erreur et corrompt, car fruit de l'égoïsme, de la suffisance et du péché... Notre manne est l'hostie. Adressons nous donc à Jésus avec confiance pour qu'il nous protège de la tentation des nourritures mondaines qui rendent esclaves. Qu'il purifie notre mémoire afin que nous ne restions pas les prisonniers de l'égoïsme sélectif et mondain".  

SECOURIR LES VICTIMES DE LA DROGUE


Cité du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi les participants à la XXXI Conférence internationale contre le trafic de drogue (Rome 17 - 19 juin), qu'il a remercié de leur action face à l'un des problèmes les plus graves et complexes de notre temps: "Puissiez vous atteindre les buts fixés de la coordination des politiques contre la drogue, du regroupement de l'information, du développement d'une stratégie contre le trafic. Il est probable que les bénéfices du trafic de drogue sont les plus importants du marché. Le fléau de la drogue, qui revêt des dimensions impressionnantes, alimente un marché illégal sans nulles frontières. Ainsi s'accroît un danger pour la jeunesse, ce qui ne manque pas de me préoccuper au plus haut point. Que ce soit claire: On ne vaincra pas la drogue par la drogue! Elle est un mal et devant un mal il ne peut y avoir concessions ou compromis. Penser pouvoir en réduire les effets en permettant l'usage de certains produits aux drogués est une erreur. Légaliser, même partiellement, les soi disant drogues légères n'est pas une solution. Sans compter que ce serait discutable au plan législatif, cela ne produirait pas les effets annoncés. Quant aux produits substitutifs ils ne constituent pas une thérapie suffisante, mais une manière voilée de céder au phénomène. J'entends redire non à tout type de drogue, et redire oui à la vie, à l'amour, aux autres et à l'éducation, au sport, au travail et à l'emploi. Si ces oui sont atteints, il n'y a plus place pour la drogue, l'alcool et autres abus provoquant dépendances. Pensons y: Il y aurait 75 millions de jeunes sans travail en Europe. Est-ce vrai? Des jeunes qui ne travaillent pas et n'étudient pas. C'est cette absence d'horizon et d'espérance qui favorisent les dépendances, la drogue. Une vie saine est la solution pour prévenir le fléau de la drogue. Ceci dit, fidèle au mandat du Seigneur, l'Eglise va à la rencontre de tout être souffrant... Elle n'abandonne pas qui est esclave de la drogue... Par le biais de tant de ses volontaires, elle tente de leur faire retrouver en eux les talents que la drogue a enseveli sans pouvoir les effacer car tout homme est image de Dieu. Mais ce travail de réhabilitation est encore insuffisant et il faut développer la prévention. L'exemple de tant de jeunes qui veulent sortir de la dépendance et s'engager à rebâtir leur existence, nous encourage à aller de l'avant avec confiance. Je vous encourage donc à poursuivre votre action, pleine d'espérance".

GRAVITE DES PERSECUTIONS RELIGIEUSES


Cité du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Le Pape a reçu le Congrès international organisé par l'Université LUMSA et la St.John's University (La liberté religieuse selon le droit international et conflit global des valeurs, Rome 20 - 21 juin), rappelant à ses hôtes que le débat autour de la liberté religieuse est devenu intense au point d’interpeller gouvernements et confessions religieuses: "L'Eglise catholique possède une longue tradition de défense de la liberté religieuse qui est fondée par la déclaration conciliaire Dignitatis Humanae, un des documents les plus importants de Vatican II. Tout être humain est à la recherche de la vérité sur son origine et sa finalité. Ses interrogations et ses pensées ne peuvent être ni effacés ni réprimés car liés à la nature même de l'être. Ces questions religieuses ont besoin de la liberté pour le manifester pleinement... La raison reconnaît dans la liberté religieuse un droit fondamental de l'homme comme reflet le plus haut de sa dignité. C'est le droit qu'il a de rechercher la vérité et d'y adhérer, d'y reconnaître la condition indispensable à l'épanouissement de sa personnalité. Cette liberté ne se limite pas à une pensée et à un culte privé. Il s'agit de la liberté de vivre selon les principes correspondants à cette vérité, de manière privée comme publique". Puis le Saint-Père a dit que cette question constituait un des grands défis d'un monde globalisé où une pensée faible réduit l'éthique à une fausse tolérance, dont le résultat est de persécuter qui défend la vérité sur l'homme. "Les ordonnancements juridiques, nationaux comme internationaux, doivent reconnaître, garantir et protéger la liberté religieuse, droit inhérent à la nature humaine, à sa liberté d'être libre. Ce droit est également un indicateur pour la qualité démocratique et une des caractéristiques de la légitimité de l'Etat. Inclue dans les constitutions et les lois, la liberté religieuse favorise en outre le développement du respect entre les confessions et leur bonne collaboration à la vie de la société, sans qu'il y ait de confusions de rôle ni de tensions... C'est un motif de souffrance de constater que tant de chrétiens de par le monde subissent plus que d'autres de multiples discriminations. La persécution anti-chrétienne est supérieure de nos jours à celle des premiers siècles de l'Eglise. Il y a plus de martyrs chrétiens qu'avant que Constantin concède la liberté de culte il y à dix sept siècles. J'espère vivement que ce congrès illustrera avec toute la rigueur scientifique nécessaire les raisons qui obligent les ordonnancements juridiques à respecter et garantir la liberté religieuse". 

PROCHAINE VISITE A L'HOPITAL GEMELLI


Cité du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). A l'occasion de la fête du Sacré Coeur, vendredi 27 juin dans l'après-midi, le Pape François se rendra à l'hôpital Gemelli de Rome. En cette XC Journée de l'Université catholique, il visitera également la Faculté de médecine qui lui est adjointe. Après sa visite de l'hôpital, qui fête ses cinquante ans, il célébrera la messe sur l'esplanade de l'université, qui appartient à l'Université catholique du Sacré Coeur basée à Milan.  

AUDIENCES


Cité du Vatican, 20 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

SAE Fra' Matthew Festing, Prince et Grand Maître de l'Ordre de Malte.

Mgr.Nicolas-Henry Thévenin, Nonce apostolique au Guatemala.


Mgr.Savino Bernardo M.Cazzaro Bertollo, OSM, Archevêque émérite de Puerto Montt (Chili).

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican 20 juin 2014 (VIS). Hier, le Saint-Père a nommé Mgr.Mitchell Thomas Rozanski, Evêque de Springfield in Massachusetts (superficie 7.306, population 871.000, catholiques 248.800, prêtres 181, diacres 85, religieux 362), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Baltimore (USA), il succède à Mgr.Timothy Anthony McDonnell, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.


mercredi 18 juin 2014

ORIGINE ET NATURE DE L'EGLISE


Cité du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape François a entamé un nouveau cycle d'une catéchèse consacrée à l'Eglise qui, a-t-il dit, n'est pas une association, une ONG, une structure limitée au clergé ou au Vatican: "L'Eglise est une réalité bien plus vaste et ouverte au monde, qui n'est pas née d'un coup, sortie de rien. Fondée par Jésus, elle a une longue histoire et une gestation qui est antérieure au Christ même. La préhistoire de l'Eglise se trouve dans l'Ancien Testament, avec le choix d'Abraham par Dieu...qui lui demanda de quitter son pays pour aller vers une autre terre... Dans son appel à Abraham, Dieu implique sa famille, sa parenté, ses serviteurs... A commencer par Abraham, Dieu constitue son peuple afin qu'il porte sa bénédiction par toute la terre. C'est dans ce contexte qu'est né Jésus. Ce n'est pas Abraham qui a regroupé autour de lui un peuple, mais Dieu... C'est quelque chose d'inouï. C'est Dieu qui prend l'initiative et s'adresse à l'homme, créant ainsi un lien nouveau avec lui. Il forme un peuple à partir de tous ceux qui écoutent sa parole et se mettent en marche en lui faisant confiance... La condition première est d'avoir confiance en Dieu...pour bâtir l'Eglise. L'amour de Dieu précède tout et nous précède. Comme l'a dit un prophète, Dieu est comme la fleur d'amandier, l'arbre qui fleurit avant les autres. Oui Dieu est toujours en avance, là à nous attendre...


Mais de tout cela les fidèles ne semblent pas toujours convaincus. Dès le début il y eut de résistances, des replis sur soi et des tentations de transiger avec Dieu et de régler les choses par soi même. Tels sont les trahisons et les péchés qui marquent le cheminement du peuple tout au long de l'histoire du salut, une histoire de fidélité de Dieu et d'infidélité de son peuple. Oui, Dieu est patient, qui continue d'élever son peuple comme un père fait avec ses enfants. C'est l'attitude qu'il a envers l'Eglise. Nous aussi, chaque jour dans notre désir de suivre le Christ, nous vérifions notre égoïsme et la dureté de notre coeur. Et lorsque nous nous reconnaissons pécheurs, Dieu nous remplit de sa miséricorde et de son amour. C'est cela qui fait grandir le peuple de Dieu, qui nous fait grandir comme Eglise. Ni nos qualités ni nos mérites ne nous font grandir, mais l'expérience du Seigneur qui veut notre bien et prend soin de nous... Il nous aime et nous guide... Il nous fait grandir dans sa communion avec lui et entre nous. Etre Eglise signifie se sentir dans les mains d'un père aimant, qui attend ses enfants... Tel est le projet de Dieu, celui de former un peuple béni par son amour, qui soit en mesure de porter sa bénédiction à tous les peuples de la terre. Immuable, ce projet n'est pas achevé puisqu'il le réalise aujourd'hui encore dans l'Eglise. Demandons lui donc la grâce de demeurer fidèles à Jésus-Christ et à sa parole, prêts comme Abraham à partir vers la terre de Dieu, vers notre patrie véritable, pour devenir bénédiction et signe de son amour universel".   

JOURNEE MONDIALE DU REFUGIE


Ci du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Après sa catéchèse, en référence à la Journée mondiale du réfugié (20 juin), le Saint-Père a lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle "accueille qui est forcé de fuir son pays à cause de conflits ou de persécutions. Le nombre de nos frères réfugiés ne cesse de croître et, ces derniers jours, de nouveaux milliers de personnes ont fui pour se sauver. De religions variées, des millions de familles trouvent refuge dans de multiples pays, vivant un drame qui sera difficilement guéri. Soyons leur proches, allégeons leurs souffrance et partageons leurs problèmes. Puisse le Seigneur soutenir les personnes et les institutions qui oeuvrent à l'accueil des réfugiés, leur assurant dignité et leur offrant des raisons d'espérer. Souvenons nous que Jésus fut un réfugié. Pour lui sauver la vie, Joseph et Marie se réfugièrent en Egypte". Demandant à l'assemblée de réciter un Ave Maria, le Pape a dit que la Vierge connaît les souffrances des réfugiés d'aujourd'hui.


PROGRAMME DU VOYAGE EN COREE


Cité du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Voici le programme du voyage que le Pape François effectuera en Corée du 13 au 18 août, à l'occasion de la VI Journée mondiale de la jeunesse asiatique:

Le Pape quittera Rome mercredi 13 août à 16 h pour arriver le lendemain 10 à 30 h 30' locales à Séoul. Après une messe privée célébrée à la nonciature, il rencontrera le chef de l'état et les corps constitués, devant lesquels il prononcera un discours. Puis il rencontrera l'épiscopat coréen.

Vendredi 15, solennité de l'Assomption, il gagnera par hélicoptère le World Cup Stadium à Dajeaon pour y célébrer une grand messe. Après quoi il déjeunera avec des jeunes au grand séminaire local, et gagnera le sanctuaire de Solmoe pour y rencontrer les jeunes du continent.

Le lendemain il visitera le sanctuaire des martyrs de Seo So mun, où à 10 h il présidera la messe de béatification de Paul Yun Ji-Chung et de ses 123 compagnons martyrs à la Porte de Gwagngwamun (Séoul). Après quoi il se rendra en hélicoptère à Kkottongnae pour visiter la House of Hope, un centre pour handicapés. Ensuite il rencontrera les communautés religieuses du pays au Training Center School of Love. A 18 h 30' il rencontrera les responsables de l'apostolat laïque près le centre de spiritualité, avant de repartir pour Séoul à 19 h.

Dimanche 17 août le Pape sera au sanctuaire d'Haemi, où il rencontrera les évêques d'Asie avec lesquels il déjeunera. A 16 h 30' il célébrera la messe de clôture de la VI Journée mondiale de la jeunesse d'Asie au château d'Haemi.


Le lendemain, il rencontrera les représentants religieux de Corée à l'ancien évêché de Séoul, puis célébrera à 9 h 45' une messe pour la paix et la réconciliation en la cathédrale de Myeong-dong. A 13 h locales enfin, après la cérémonie de congé, l'avion papal quittera la Corée pour atterrir à Rome vers 18 h heure de Rome.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican 18 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Philippe Mousset, Evêque de Périgueux (superficie 9.060, population 412.082, catholiques 355.900, prêtres 41, diacres 9, religieux 184), en France. Il était jusqu'ici Evêque de Pamiers (France). Il succède à Mgr.Michel Mouïsse, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Segundo René Coba Galarza, Ordinaire militaire pour l'Equateur. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Quito (Equateur). Il succède à Mgr.Miguel Angel Aguilar Miranda, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Luis Gabriel Ramírez Díaz, Evêque d'El Banco (superficie 12.535, population 484.000, catholiques 449.000, prêtres 20, religieux 16), en Colombie. L'Evêque élu, né en 1965 à Margarita (Colombie) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Administrateur apostolique de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été curé de paroisse.



AVIS


Ci du Vatican, 18 juin 2014 (VIS). Comme annoncé le VIS ne diffusera pas de bulletin demain 19 juin, Solennité du Corpus Domini et jour férié au Vatican. Le prochain bulletin VIS sera diffusé vendredi 20 juin.

mardi 17 juin 2014

PLUS L'EGLISE EST MERE PLUS ELLE EST JEUNE


Ci du Vatican, 17 juin 2014 (VIS). Hier après-midi, le Pape s'est adressé Salle Paul VI au délégués du diocèse de Rome réunis pour leur congrès pastoral, consacré cette année à la communauté et à la famille dans l'initiation chrétienne. Evoquant les parents qui n'ont pas assez de temps à consacrer à leurs enfants à cause des horaires de travail, il a parlé de ceux-ci comme des "orphelins de la gratitude". De nos jours plus que jamais les familles, les paroisses et la société tout entière ont besoin de gratitude, comprise comme une grâce. Or la grâce n'est ni à vendre ni à acheter. Elle est un cadeau de Dieu. Notre société est coupable de faire de ses enfants des orphelins de la grâce en multipliant les distractions qui distraient l'homme de la recherche de la joie véritable. C'est en rencontrant Jésus que l'on la trouve. Nous savons tous que la vie n'est pas vaine puisqu'elle accorde à chacun une mission. Puis le Pape François a parlé de l'Eglise comme d'une mère capable d'enfanter: "Le grand défi de l'Eglise est d'être mère et non une ONG organisée autour de multiples projets pastoraux... Elle doit donc agir et évoluer pour être mère, et une mère féconde. La fécondité est une grâce qu'il faut demander à l'Esprit afin de pouvoir aller de l'avant dans notre mission. L'Eglise ne peut grandir par le prosélytisme mais seulement par le biais de sa maternité et le témoignage de ses nombreux enfants". Si elle vieillit, si on pourrait l'appeler grand-mère, il faut la rajeunir. Son rajeunissement ce sont ses enfants et plus l'Eglise est mère plus elle est jeune". Il faut également retrouver la mémoire de l'Eglise, le souvenir de la patience de Dieu, dans un monde qui oublie le sens de l'histoire car il est esclave de la rapidité. Tout étant contenu dans l'histoire du salut, les prêtres ne doivent pas fermer les portes des paroisses mais accueillir les fidèles comme en famille, en demandant au Seigneur d'être en mesure de partager les problèmes des gens et des jeunes. Ils attendent qu'on leur montre Jésus, c'est pourquoi "chaque paroisse doit devenir centre d'accueil pour tous et non seulement pour les prêtres et les catéchistes. Le Pape a alors encouragé l'assistance à penser l'accueil de paroisse, à des horaires de cérémonies favorables à la participation des jeunes, à un langage qui leur soit également accessible. Les communautés doivent garder leurs portes toujours ouvertes. Affirmant que le travail du clergé est difficile, il a dit que faire l'évêque est plus facile que faire le curé. "Lorsqu'on frappe à sa porte pour exposer ses problèmes le rôle du curé est délicat. Reconnaissant que l'Eglise est forte en Italie grâce à ses curés, il a encouragé le clergé à ne pas occulter la mémoire de l'évangélisation et à être en permanence à l'écoute des fidèles. "Nous voulons une Eglise pleine de foi, qui croie que le Seigneur est capable de la rendre mère de nombreux enfants".  

AUDIENCE AU CONSEIL SUPERIEUR ITALIEN DE LA MAGISTRATURE


Cité du Vatican, 17 juin 2014 (VIS). Le Pape a reçu le Conseil supérieur italien de la magistrature, dont la mission, a-t-il dit, est de veiller au bon fonctionnement d'un secteur vital pour la paix sociale. Après s'être excusé de ne pas avoir été comme prévu en mesure de recevoir ses hôtes le 9 juin, il a rappelé dans son bref discours que dans chaque pays l'indépendance des magistrats est garantie de manière à ce qu'ils jugent librement. Ainsi est respecté l'impartialité que la société leur confie: "L'indépendance du juge et l'objectivité de son jugement requièrent une stricte application des lois. La certitude du droit et l'équilibre des pouvoirs de toute société démocratique se résument dans le principe de légalité... Outre que sur ses droits et biens, les décisions du juge touchent aussi à la vie du citoyen". Ceci réclame l'usage de la prudence, une vertu de gouvernement "qui tend à pondérer les nécessités du droit et à calibrer le jugement. La prudence n'est pas une vertu pour ne rien faire mais pour agir. Elle est une vertu de gouvernement qui permet de gérer les affaires... Pour cela il faut posséder un grand équilibre intérieur, en mesure de contrôler ses propres suggestions, vues ou convictions personnelles. La société italienne attend beaucoup de sa magistrature, dans un contexte de perte des valeurs et d'affaiblissement des principes démocratiques. Votre mission ne doit donc pas décevoir les légitimes attentes des gens. Efforcez vous d'être toujours plus des exemples d'intégrité morale". Evoquant des magistrats assassinés, dont le Professeur Vittorio Bachelet victime des "années de plomb", ou le Juge Rosario Livatino victime de la Mafia, dont la cause de béatification est engagée, le Saint-Père a mis en exergue leur caractère de fidèles exemplaires, "des chrétiens loyaux envers les institutions, ouverts au dialogue, courageux dans la défense de la justice et de la dignité de la personne".  

PRIX RATZINGER 2014


Cité du Vatican, 17 juin 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, ont été présenté deux événements promus par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI: le Prix Ratzinger 2014 (cérémonie le 22 novembre) et le congrès qui se déroulera près l'Université pontificale de Medellín (Colombie) les 23 et 24 octobre. La conférence a été animée par le Cardinal Camillo Ruini, Président du Comité scientifique de la fondation, Mgr.Giuseppe Scotti, Président de la fondation, et M.Germán Cardona Gutiérrez, Ambassadeur de Colombie près le Saint-Siège. Le Cardinal Ruini a d'abord révélé le nom des vainqueurs: Mme.Anne-Marie Pelletier (France), la première femme honorée par ce prix (herméneutique et exégèse biblique, le christianisme et les femmes), et Mgr.Waldemar Chrostowski (Pologne), le premier polonais à recevoir cette distinction (bibliste et spécialiste du dialogue catholiques juifs).

Evoquant le parcours universitaire et l'oeuvre de Mme.Pelletier, le Cardinal Ruini a déclaré qu'elle est une figure importante du catholicisme français, qui unit prestige scientifique, vivacité culturelle et consécration à des questions importantes pour le témoignage chrétien au sein de la société contemporaine. Ayant également tracé le parcours de Mgr.Chrostowski, le Cardinal a insisté sur une production littéraire à la fois scientifique et divulgatrice. Son engagement dans le dialogue entre catholiques et juifs mais aussi entre polonais et juifs explique qu'il a longtemps été membre de la commission de l'épiscopat pour le dialogue avec l'hébraïsme et ait fondé le Conseil polonais des chrétiens et des juifs. Rédacteur en chef de Collectanea Theologica, il unit rigueur scientifique et passion pour la Parole, le service de l'Eglise et l'engagement dans le dialogue inter-religieux.


Après quoi, Mgr.Giuseppe Antonio Scotti a présenté le quatrième congrès de Medellín intitulé Respect de la vie, une voie vers la paix, qui verra la participation d'universitaires locaux, de représentants de l'Eglise et de la société civile. Lors du premier congrès de la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI tenu en 2010 à Bygdoszcz (Pologne) on avait enregistré la participation de 275 universités et de 1600 personnes, enseignants et étudiants qui se sont engagés dans des projets de réflexion ou de recherche. Tous peuvent ainsi prendre part à la construction d'un avenir humaniste, car conscients de ce que ''notre époque de globalisation, avec ses aspects positifs et négatifs, y compris de sanglants conflits et des menaces de guerre, a besoin d'un regain d'engagement au service du bien commun et du développement de l'humanité entière comme de chaque personne".

lundi 16 juin 2014

VISITE DU PRIMAT DE L'EGLISE ANGLICANE


Ci du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). L'objectif de la pleine unité même s'il semble lointain bien qu'il soit toujours le but de notre chemin œcuménique et la préoccupation commune pour les maux de l'humanité, en particulier le trafic des êtres humains, ont fait partie des sujets abordés, ce matin au Vatican, lors de la rencontre du Saint-Père avec SG Justin Welby, Archevêque de Canterbury. "A nous aussi le Seigneur nous demande: De quoi parliez vous sur le chemin? Lorsque Jésus pose la question, ses disciples restent silencieux parce qu'ils ont honte, ayant eu une discussion entre eux pour savoir qui était le plus grand. Nous aussi nous sommes embarrassés par la distance qu'il existe entre l'appel du Seigneur et notre pauvre réponse. Sous son regard miséricordieux nous ne pouvons feindre que notre division n'est pas un scandale, un obstacle à l'annonce de l'Evangile du salut au monde. Notre regard est souvent assombri par le poids de l'histoire de nos divisions et notre volonté n'est pas toujours libérée de cette ambition humaine qui souvent accompagne jusqu'à notre désir d'annoncer l'Evangile selon le commandement du Seigneur". Cependant, "l'Esprit Saint nous donne la force de ne pas nous décourager et nous invite à faire pleinement confiance à son action puissante. Comme les disciples qui s'efforcent de suivre le Seigneur, nous savons que la foi est venue à nous par différents témoins. Nous sommes débiteurs des grands saints, des maîtres et communautés qui ont transmis la foi au cours des siècles et qui attestent de nos racines communes". Le Pape François a rappelé que la veille, l'Archevêque de Canterbury avait célébré les vêpres dans l'église romaine St.Grégoire au Cælius, où le Pape Grégoire le Grand avait envoyé le moine Augustin et ses compagnons à évangéliser les peuples d'Angleterre "créant une histoire de foi et de sainteté dont auraient ensuite bénéficié de nombreux autres peuples européens. Un chemin glorieux dont il reste des traces profondes dans les institutions et les traditions ecclésiales que nous partageons et qui constituent un fondement solide pour notre fraternité". Sur des bases comme celles-ci et avec le soutien de la Commission internationale anglicane catholique et la Commissison internationale anglicane catholique pour l'unité et la mission, on peut examiner dans un esprit constructif "les défis anciens et nouveaux de l'engagement œcuménique", a ajouté le Pape avant d'évoquer un sujet pour lequel ils partagent tous deux la même aversion, le trafic des êtres humains et les formes modernes d'esclavage, dénoncés maintes fois par le prélat anglican. "Dans ce vaste champ d'action qui reste une véritable priorité, une coopération a été mise en œuvre tant avec les autorités civiles que les organisations internationales", a souligné le Pape, citant en particulier les réseaux de lutte contre la traite des femmes créés par de nombreux instituts religieux féminins. "Nous nous engageons à poursuivre notre lutte contre toutes les formes d'esclavages, espérant pouvoir contribuer à soulager les victimes et à lutter contre ce commerce tragique. Comme des disciples envoyés pour guérir le monde blessé, je remercie Dieu qui nous a rendu capables de faire front ensemble contre ce terrible fléau avec persévérance et détermination".

LES MARCHES NE PEUVENT DECIDER DU SORT DES PEUPLES


Cité du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants au congrès organisé par le Conseil pontifical Iustitia et Pax (Impact Investing for the Poor) pour réfléchir à une meilleure équité sociale. L'investissement responsable appelé Impact Investing prend en compte, a-t-il rappelé, "les graves injustices et les profondes inégalités dans lesquelles sont plongées d'entières populations. Il se tourne vers des instituts financiers qui aident au développement socio-économique des populations défavorisées en leur permettant d'accéder aux premières nécessités pour l'agriculture, l'accès à l'eau ou à des logements corrects à prix raisonnables et aux services basiques pour la santé et l'éducation... La logique animant ces formes innovatrices reconnaît l'existence d'un lien fécond entre profit et don. Or les chrétiens doivent retrouver, vivre et diffuser cette unité entre profit et solidarité... Il est important que l'éthique retrouve sa place dans la finance et que le marché se mette au service des peuples et du bien commun mondial. Il n'est plus possible de tolérer que les marchés décident du sort des peuples au lieu d'en servir les besoins, ni que la spéculation de quelques uns ait de graves conséquences sur le grand nombre. La technologie a accru la vitesse des transactions, un progrès qui n'a de sens que s'il améliore le bien de tous. La spéculation sur les prix alimentaires est un scandale qui aggrave l'accessibilité des plus pauvres à l'alimentation. Les gouvernements doivent s'engager à élaborer un cadre international de l'investissement financier qui ait un impact social. Il faut combattre l'économie de l'exclusion et du rebut". En conclusion de son intervention, le Pape François a cité les saints du jour, Quirice et Julite, qui furent martyrisés sous Dioclétien et laissèrent leurs biens aux pauvres. Puisse le Seigneur "nous aider à ne jamais oublier la fugacité des biens matériels, et à nous impliquer en faveur du bien commun, avec un amour préférentiel pour les pauvres et les faibles".

A SANT'EGIDIO: PRIERE, PAUVRES ET PAIX


Ci du Vatican, 15 juin 2014 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père s'est rendu dans le quartier romain du Trastevere pour y rencontrer la Communauté de Sant'Egidio. Il a parlé de la prière qui "préserve l'homme anonyme de la ville des tentations que nous pouvons aussi avoir: le protagonisme par lequel tout tourne autour de soi, l'indifférence, la victimisation: La prière, a-t-il dit, "est la première œuvre de votre communauté et consiste à écouter la Parole de Dieu, ce pain qui nous donne la force, qui nous fait aller de l'avant,...Celui qui regarde le Seigneur voit les autres. Vous aussi, vous avez appris à voir les autres, en particulier les plus pauvres. Je vous souhaite de vivre ce qu'a dit M.Riccardi, qu'entre vous se confonde celui qui aide et celui qui est aidé. Une attention qui cesse lentement d'être attention pour devenir rencontre, embrassade... Qui est le protagoniste? Tous les deux ou, mieux encore, l'embrassade". Puis il s'est réjouit d'apercevoir de nombreuses personnes âgées et a rappelé l'importance de l'alliance entre jeunes et personnes âgées dans laquelle tous reçoivent et donnent. "Un peuple qui ne prend pas soin des plus âgés,...des jeunes, est un peuple sans avenir, un peuple sans espérance parce que les jeunes, les enfants, les jeunes gens, et les personnes âgées font avancer l'histoire...en leur donnant la mémoire. Mais quand une société perd la mémoire, elle est finie". Le Pape a aussi parlé de la culture du rebut dont l'Europe souffre actuellement. "Une Europe fatiguée...qui ne sait pas quoi faire". "Nous devons l'aider à rajeunir, à trouver ses racines. C'est vrai, elle a renié ses racines. Mais nous devons l'aider à les retrouver". On commence à changer la société par ses pauvres et ses personnes âgées, des pauvres qu'aujourd'hui "malheureusement une économie spéculative rend encore plus pauvres, les privant de l'essentiel comme la maison et le travail. C'est inacceptable! Qui vit la solidarité ne peut l'accepter et doit agir. Ce mot solidarité, nombreux sont ceux qui veulent l'enlever du dictionnaire parce que dans une certaine culture, il est considéré comme un gros mot. Non, c'est une parole chrétienne". Le Pape a encouragé tous ceux qui collaborent avec la communauté dans les autres pays à être des amis de Dieu, des pauvres et de la paix "parce que celui qui vit ainsi trouvera bénédiction dans sa vie et sera bénédiction pour les autres". Avant de conclure, le Pape a rappelé le besoin de prière et de dialogue, ce dernier à partir de sa propre identité. "Continuez sur cette route faite de prière, de pauvres et de paix. En avançant ainsi, vous aidez à faire grandir la compassion au cœur de la société, ce qui est une vraie révolution, celle de la compassion et de la tendresse, et à faire grandir l'amitié au lieu des fantômes de l'inimitié et de l'indifférence".

LE DYNAMISME D'AMOUR DE LA SAINTE TRINITE


Ci du Vatican, 15 juin 2014 (VIS). Dimanche à midi, le Pape a récité l'angélus avec les milliers de fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a consacré quelques mots à la solennité de la Sainte Trinité, "communion et amour parfait", origine et fin de toute créature: "En la Trinité nous reconnaissons aussi le modèle de l'Eglise au sein de laquelle nous sommes appelés à nous aimer comme Jésus nous a aimé. L'amour est le signe concret qui manifeste la foi en Dieu Père, Fils et Esprit Saint. L'amour est la particularité du chrétien, comme nous a dit Jésus: Si vous vous aimez les uns les autres, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples. C'est une contradiction de penser à des chrétiens qui se détestent. C'est une contradiction! Le Diable cherche toujours cela, faire que nous nous détestions, parce qu'il sème toujours la zizanie de la haine. Il ne connaît pas l'amour, l'amour est en Dieu!". Puis il a ajouté que "nous sommes tous appelés à témoigner et annoncer le message que Dieu est amour, que Dieu n'est pas lointain ou insensible de nos problèmes humains. Il nous est proche, il est toujours à nos côtés, marche avec nous pour partager nos joies et nos douleurs, nos espérances et nos lassitudes. Il nous aime tellement qu'il s'est fait homme, est venu dans le monde non pour le juger mais pour que le monde soit sauvé par Jésus. C'est l'amour de Dieu en Jésus, cet amour qu'il est si difficile de comprendre mais que nous sentons lorsque nous nous approchons de Jésus. Et il nous pardonne toujours, nous attend toujours, nous aime tant. L'amour de Jésus que nous sentons est l'amour de Dieu". Le Pape a alors évoqué la vie divine que l'Esprit nous communique et qui "nous fait entrer dans le dynamisme de la Trinité, qui est un dynamisme d'amour, de communion, de service réciproque, de partage. Une personne qui aime les autres pour la seule joie d'aimer est reflet de la Trinité. Une famille où l'on s'aime et où l'on s'aide les uns les autres est un reflet de la Trinité. Une paroisse dans laquelle on s'aime et on partage les biens spirituels et matériels est un reflet de la Trinité. L'amour vrai est sans limite, mais sait se limiter pour aller à la rencontre de l'autre, pour respecter la liberté de l'autre. Tous les dimanches nous allons à la messe, nous célébrons l'eucharistie ensemble et l'eucharistie est comme le buisson ardent où habite humblement et se communique la Trinité". C'est pourquoi, a ensuite expliqué le Saint-Père, "l'Eglise a placé la fête du Corpus Domini après celle de la Trinité et que le jeudi suivant, selon la tradition romaine, il célèbre la messe à St.Jean-de-Latran avec une procession du Saint Sacrement. Il a invité tous les romains et pèlerins à participer "pour exprimer notre désir d'être un peuple réuni dans l'unité du Père, du Fils et de l'Esprit. Je vous attend tous jeudi prochain à 19 h".

PRIER POUR LA PAIX ET LA RECONCILIATION EN IRAK


Ci du Vatican, 15 juin 2014 (VIS). Ce midi, après l'angélus, le Pape a exprimé sa préoccupation face aux graves événements en cours en Irak, demandant de prier pour que les populations y retrouvent la paix et la réconciliation. Unissons nos prières avant tout "pour les victimes et qui souffre le plus de l'accroissement des violences, notamment de nombreux chrétiens contraints à la fuite. "Puisse le peuple irakien tout entier connaître la sécurité et un avenir de paix et de justice, quelle que soit l'appartenance religieuse des uns et des autres, afin de bâtir une patrie qui soit un modèle de coexistence". Puis il a annoncé qu'il effectuerait une visite pastorale à Tirana, le dimanche 21 septembre. Afin de "confirmer dans la foi l'Eglise d'Albanie, et d'encourager un pays qui a longtemps souffert des idéologies du passé". Enfin, il a parlé des aides à domicile, souvent venues de loin et qui garantissent aux familles un appui décisif, surtout au service des personnes âgées ou dépendantes. Souvent on n'évalue pas à son juste prix ce que réalisent ces personnes, a conclu le Saint-Père.    

JOURNEE MISSIONNAIRE MONDIALE


Cité du Vatican, 14 juin 2014 (VIS). "Chers frères et soeurs. Aujourd’hui encore, très nombreux sont ceux qui ne connaissent pas Jésus Christ. C’est pourquoi la mission ad gentes demeure une grande urgence, à laquelle tous les membres de l’Église sont appelés à participer, parce que l’Église est, de par sa nature même, missionnaire : l’Église est née « en sortie ». La Journée missionnaire mondiale est un moment privilégié durant lequel les fidèles des différents continents s’engagent par la prière et par des gestes concrets de solidarité à soutenir les jeunes Églises des territoires de mission. Il s’agit d’une célébration de grâce et de joie. De grâce, parce que le Saint Esprit, envoyé par le Père, offre sagesse et force à ceux qui sont dociles à son action. De joie, parce que Jésus Christ, le Fils du Père, envoyé pour évangéliser le monde, soutient et accompagne notre œuvre missionnaire. C’est justement sur la joie de Jésus et des disciples missionnaires que je voudrais offrir une icône biblique, que nous trouvons dans l’Évangile de Luc (cf. 10, 21-23).

1. L’Évangéliste raconte que le Seigneur envoya les soixante-douze disciples deux par deux, dans les villes et les villages pour annoncer que le Royaume de Dieu s’était fait proche et pour préparer les personnes à la rencontre avec Jésus. Après avoir accompli cette mission d’annonce, les disciples revinrent pleins de joie : la joie est un thème dominant de cette première et inoubliable expérience missionnaire. Le Divin Maître leur dit : « Ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux. A cette heure même, il tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint et il dit : “Je te bénis, Père” (…) Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : “Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !” » (Lc 10,20-21.23).
Ce sont les trois scènes présentées par Luc. D’abord, Jésus parla aux disciples, puis il s’adressa au Père avant de recommencer à parler avec eux. Jésus voulut faire participer les disciples à sa joie, qui était différente et supérieure à celle dont ils avaient fait l’expérience.

2. Les disciples étaient pleins de joie, enthousiastes du pouvoir de libérer les personnes des démons. Toutefois, Jésus les avertit de ne pas se réjouir tant pour le pouvoir reçu que pour l’amour reçu : « parce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux » (Lc 10, 20). En effet, l’expérience de l’amour de Dieu leur a été donnée ainsi que la possibilité de le partager. Et cette expérience des disciples est un motif de gratitude joyeuse pour le cœur de Jésus. Luc a saisi cette jubilation dans une perspective de communion trinitaire : « Jésus tressaillit de joie sous l’action de l’Esprit Saint », s’adressant au Père et lui rendant gloire. Ce moment de joie intime jaillit de l’amour profond de Jésus en tant que Fils envers Son Père, Seigneur du ciel et de la terre qui a caché ces choses aux sages et aux intelligents mais qui les a révélées aux tout-petits (cf. Lc 10, 21). Dieu a caché et révélé et, dans cette prière de louange, ressort surtout le fait de révéler. Qu’est-ce que Dieu a révélé et caché ? Les mystères de son Royaume, l’affirmation de la seigneurie divine en Jésus et la victoire sur satan.
Dieu a caché tout cela à ceux qui sont trop pleins d’eux-mêmes et prétendent déjà tout savoir. Ils sont comme aveuglés par leur présomption et ne laissent pas de place à Dieu. Il est facile de penser à certains contemporains de Jésus qu’il a avertis à plusieurs reprises mais il s’agit d’un danger qui existe toujours et qui nous concerne nous aussi. En revanche, les “petits”  sont les humbles, les simples, les pauvres, les marginalisés, ceux qui sont sans voix, fatigués et opprimés, que Jésus a déclarés “bienheureux”. Il est facile de penser à Marie, à Joseph, aux pêcheurs de Galilée et aux disciples appelés le long du chemin, au cours de sa prédication.

3. « Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir » (Lc 10, 21). L’expression de Jésus doit être comprise en référence à son exultation intérieure, où le bon plaisir indique un plan salvifique et bienveillant de la part du Père envers les hommes. Dans le contexte de cette bonté divine, Jésus a exulté parce que le Père a décidé d’aimer les hommes avec le même amour qu’Il a pour le Fils. En outre, Luc nous renvoie à l’exultation similaire de Marie : « mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur » (Lc 1, 47). Il s’agit de la Bonne Nouvelle qui conduit au salut. Marie, en portant en son sein Jésus, l’Évangélisateur par excellence, rencontra Elisabeth et exulta de joie dans l’Esprit Saint, en chantant le Magnificat. Jésus, en voyant la réussite de la mission de ses disciples et, ensuite, leur joie, exulta dans l’Esprit Saint et s’adressa à son Père en priant. Dans les deux cas, il s’agit d’une joie pour le salut en acte, parce que l’amour avec lequel le Père aime le Fils arrive jusqu’à nous et, par l’action de l’Esprit Saint, nous enveloppe, nous fait entrer dans la vie trinitaire.
Le Père est la source de la joie. Le Fils en est la manifestation et l’Esprit Saint l’animateur. Immédiatement après avoir loué le Père, comme le dit l’Évangéliste Matthieu, Jésus nous invite : « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger » (11, 28-30). « La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n.1).
De cette rencontre avec Jésus, la Vierge Marie a eu une expérience toute particulière et elle est devenue « causa nostrae laetitiae ». Les disciples par contre ont reçu l’appel à demeurer avec Jésus et à être envoyés par lui pour évangéliser (cf. Mc 3, 14) et ils sont ainsi comblés de joie. Pourquoi n’entrons-nous pas nous aussi dans ce fleuve de joie ?

4. « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 2). C’est pourquoi l’humanité a un grand besoin de puiser au salut apporté par le Christ. Les disciples sont ceux qui se laissent saisir toujours plus par l’amour de Jésus et marquer au feu de la passion pour le Royaume de Dieu, afin d’être porteurs de la joie de l’Évangile. Tous les disciples du Seigneur sont appelés à alimenter la joie de l’Évangélisation. Les Évêques, en tant que premiers responsables de l’annonce, ont le devoir de favoriser l’unité de l’Église locale dans l’engagement missionnaire, en tenant compte du fait que la joie de communiquer Jésus Christ s’exprime autant dans la préoccupation de l’annoncer dans les lieux les plus lointains que dans une constante sortie en direction des périphéries de leur propre territoire, où se trouve le plus grand nombre de personnes pauvres dans l’attente.
Dans de nombreuses régions, les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée commencent à manquer. Souvent, cela est dû à l’absence d’une ferveur apostolique contagieuse au sein des communautés, absence qui les rend pauvres en enthousiasme et fait qu’elles ne sont pas attirantes. La joie de l’Évangile provient de la rencontre avec le Christ et du partage avec les pauvres. J’encourage donc les communautés paroissiales, les associations et les groupes à vivre une vie fraternelle intense, fondée sur l’amour de Jésus et attentive aux besoins des plus défavorisés. Là où il y a la joie, la ferveur, le désir de porter le Christ aux autres, jaillissent d’authentiques vocations. Parmi celles-ci, les vocations laïques à la mission ne doivent pas être oubliées. Désormais, la conscience de l’identité et de la mission des fidèles laïcs dans l’Eglise s’est accrue, tout comme la conscience qu’ils sont appelés à jouer un rôle toujours plus important dans la diffusion de l’Évangile. C’est pourquoi il est important qu’ils soient formés de manière adéquate, en vue d’une action apostolique efficace.

5. « Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7). La Journée missionnaire mondiale est également un moment pour raviver le désir et le devoir moral de participer joyeusement à la mission ad gentes. La contribution économique personnelle est le signe d’une oblation de soi-même, d’abord au Seigneur puis à nos frères, afin que l’offrande matérielle devienne un instrument d’évangélisation d’une humanité qui se construit sur l’amour.
Chers frères et sœurs, en cette Journée missionnaire mondiale, ma pensée se tourne vers toutes les Églises locales. Ne nous laissons pas voler la joie de l’évangélisation ! Je vous invite à vous immerger dans la joie de l’Évangile et à alimenter un amour capable d’illuminer votre vocation et votre mission. Je vous exhorte à faire mémoire, comme dans un pèlerinage intérieur, du « premier amour » avec lequel le Seigneur Jésus Christ a réchauffé le cœur de chacun, non pas pour en concevoir un sentiment de nostalgie mais pour persévérer dans la joie. Le disciple du Seigneur persévère dans la joie lorsqu’il demeure avec lui, lorsqu’il fait sa volonté, lorsqu’il partage la foi, l’espérance et la charité évangélique.
À Marie, modèle d’évangélisation humble et joyeuse, adressons notre prière, afin que l’Église devienne une maison pour beaucoup, une mère pour tous les peuples et qu’elle rende possible la naissance d’un monde nouveau.


MISERICORDE, DONNER SON COEUR AU PAUVRE


Cité du Vatican, 14 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a rencontré ce matin Place St.Pierre la Confédération nationale des Miséricordes et les groupes Fratres de donateurs de sang d'Italie: "Tout votre service prend son sens et sa forme à partir de ce mot, miséricorde, un mot latin découlant de la formule Miseris Cor Dare, donner son cœur au pauvres. C'est ce qu'a fait Jésus en ouvrant son cœur à la misère de l'homme..., la gratuité de son amour pour les personnes souffrantes et les faibles. A partir des récits évangéliques, nous pouvons saisir la proximité, la bonté, la tendresse avec laquelle Jésus approchait les personnes souffrantes et les consolait, leur apportait du soulagement, et souvent les guérissait". Le Pape a ajouté que nous sommes aussi appelés à être proches et à partager les conditions des personnes que nous rencontrons. "Il faut que nos paroles, nos gestes, nos attitudes expriment la solidarité, la volonté de ne pas rester étrangers à la douleur des autres, et cela avec une chaleur fraternelle et sans tomber dans aucune forme de paternalisme... On court le risque d'être des spectateurs très informés mais désincarnés de ces réalités, ou de faire de beaux discours qui se concluent par des solutions verbales et un désengagement par rapport aux problèmes réels. Cependant, nous sommes tous appelés à nous impliquer dans les tourments humains qui chaque jour nous interpellent. Imitons Jésus qui va sur les routes et qui n'a prévu ni les pauvres, ni les malades, ni les invalides qu'il rencontre le long de son chemin, mais qui s'arrête au premier qu'il rencontre, devenant une présence qui secourt, signe de la proximité de Dieu qui est bonté, providence et amour". Avant de conclure, le Pape a rappelé que l'activité de ces associations s'inspire des sept œuvres de miséricorde corporelle: nourrir les affamés, donner à boire aux assoiffés, vêtir les personnes nues, loger les pèlerins, visiter les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts. Il les a encouragés a poursuivre leur travail et à le modeler sur l'action du Christ "pour que toutes les personnes qui souffrent puissent vous trouver et compter sur vous quand ils en ont besoin".

PRECISIONS AU PROGRAMME DU PAPE DE JUILLET AOUT


Cité du Vatican, 14 juin 2014 (VIS). Pour préciser le programme d'activité du Pape François en juillet et août, il convient de noter que:

Il n'y aura pas d'audiences générales en juillet, mais les 6, 20 et 27 août. Celle du 13 est annulée du fait du voyage apostolique en Corée (13 - 16 août).

L'angélus dominical sera récité régulièrement, sauf celui du 17 août. A cause aussi de l'absence du Pape, l'angélus du 15 août n'aura pas lieu.

La messe matinale à Ste.Marthe en présence de fidèles, également suspendue en juillet et août, reprendra début septembre.


FONDATION POPULORUM PROGRESSIO POUR L'AMERIQUE LATINE


Cité du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). La fondation Populorum Progressio pour l'Amérique latine s'est réunie à Rome du 11 au 13 juin, avec l'intention de demander au Pape de lui fournir de nouvelles orientations à la lumière de son expérience pastorale. Le conseil d'administration a retenu pour cette année 125 des 135 projets qui lui ont été présentés en faveur de diocèses d'Amérique latine et des Caraïbes, pour un total de 1.800.000 US$. La plupart de ces micro-projets tendent à la formation des jeunes, au développement et à l'équipement: Puits d'eau potable, locaux communautaires, prêts de matériel et de semences, etc. Vendredi dernier, le Saint-Père a reçu ses membres pour débattre de l'activité de la fondation, rappelant d'abord que les institutions caritatives catholiques ne sont pas des ONG car leur anthropologie fait que la personne n'est pas qu'une bouche à nourrir mais qu'elle a une dimension spirituelle, une aspiration à Dieu et à l'éternité". Puis il a abordé la question des indigènes et de leur évangélisation par le biais d'une charité qui ne doit pas se limiter au matériel mais s'étendre à la sphère spirituelle, alors que l'idéologie de l'argent dieu tend à écarter certaines catégories sociales. Le chômage des jeunes rend pauvres de nouvelles générations qui sont pourtant l'avenir de la société, poussant vers la dépendance, la pauvreté et la criminalité". Le Saint-Père a alors exprimé son voeu de voir la fondation Populorum Progressio pour l'Amérique agir avec plus de vigueur sur ces catégories de personnes, au moyen de projets d'éducation et de formation plus incisifs. Le fait de se réunir cette année à Rome a permis d'utiles contacts avec d'autres organismes curiaux au cours d'une fructueuse table ronde présidée par le Cardinal Ouellet, Président de la fondation. Ainsi, la fondation a-t-elle déjà mis en route une collaboration avec l'Université catholique de Murcie (Espagne), dans le but de cours de formation d'agents pastoraux spécialisés pour piloter les nouveaux projets de la fondation Populorum Progressio. Elle doit maintenant agir dans les secteurs de plus en plus large et pour ce mieux sensibiliser à leurs actions les Eglises locales et les personnes de bonne volonté, trouver de nouvelles ressources qui soient à la hauteur des besoins.


POSSESSION CARDINALICE


Cité du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). Dimanche 22 juin à 10 h 30', le Cardinal Gérald-Cyprien Lacroix, ISPX, Evêque de Québec (Canada), prendra possession du titre de St.Joseph à l'Aurelio.


AUDIENCES


Cité du Vatican, 16 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mme.Mónica Jiménez de la Jara, Ambassadeur du Chili, pour la présentation de ses lettres de créance.

Mgr.Luigi Bianco, Nonce apostolique au Honduras.


Samedi dernier, 14 juin, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


Cité du Vatican 14 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.George Panikulam, Nonce apostolique en Uruguay, jusqu'ici Nonce en Ethiopie et à Djibouti, Délégué apostolique en Somalie.

Mgr.Gary Gordon, Evêque de Victoria (superficie 33.197, population 729.000, catholiques 98.400, prêtres 47, religieux 80), au Canada. Il était jusqu'ici Evêque de Whitehorse (Canada).

Mgr.John J.Jenik, Auxiliaire de l'Archevêque de New York (USA). L'Evêque élu, né en 1944 à New York (USA) et ordonné prêtre en 1970, était jusqu'ici Vicaire épiscopal pour le Bronx nord-ouest. Licencié en théologie, il a été curé de paroisse dans le même secteur.

L'Abbé Peter J.Byrne, Auxiliaire de l'Archevêque de New York (USA). L'Evêque élu, né en 1951 à New York (USA) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Curé de la paroisse Ste.Elisabeth de Manhattan. Licencié en théologie, histoire et sciences sociales, il a exercé son ministère précédemment dans plusieurs paroisses du Bronx.

L'Abbé John J.O’Hara, Auxiliaire de l'Archevêque di New York (USA). L'Evêque élu, né en 1946 à Jersey City (USA) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Directeur du Strategic Parish Planning de ce même diocèse. Licencié en anglais, il a été curé de paroisse.

Le Cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, son Envoyé Spécial au III Congrès apostolique mondial de la Miséricorde (Bogotà, Colombie, 15 - 19 août).


vendredi 13 juin 2014

VISITE DU PRESIDENT DOMINICAIN


Cité du Vatican, 13 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président de la République Dominicaine M.Danilo Medina Sánchez, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’Etat, et Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. S'étant félicitées de la qualité de leurs relations, les parties se sont accordées sur l'importante contribution que l'Eglise offre au pays caraïbe en matière socio-éducative et sanitaire. Elles ont ensuite abordé certaines questions nationales et régionales, notamment les récentes mesures facilitant la naturalisation des émigrés.



Copyright © VIS - Vatican Information Service