Cité
du Vatican, 16 janvier 2015 (VIS). A Esztergom (Hongrie) s'est
conclue hier la réunion des Présidents des Commissions doctrinales
des Conférences épiscopales européennes, à laquelle ont également
pris part le Cardinal Préfet et le Secrétaire de la Congrégation
pour la doctrine de la foi. En ouverture des travaux le 13 janvier,
le Cardinal Gerhard Ludwig Müller a lu une lettre du Pape soulignant
l'importance d'encourager les divers épiscopats et leurs commissions
doctrinales dans leur responsabilité en matière d'unité et
d'intégrité de la foi, mais aussi de sa transmission aux jeunes
générations. Faisant ensuite référence à l'exhortation Evangelii
Gaudium, il a dit espérer que la réunion pourrait contribuer à
envisager collégialement certaines questions doctrinales et
pastorales délicates, de manière à susciter chez les fidèles un
sursaut missionnaire, une plus grande ouverture au caractère
transcendant de la vie sans laquelle l'Europe risque de perdre
l'humanisme qu'elle se plaît à défendre. Le rapport présenté par
le Cardinal Müller a abordé la nature théologique des commissions
doctrinale et le rôle des évêques comme maîtres de foi. Ensuite,
les débats ont porté sur l'unicité et l'universalité salvifique
du Christ et sur l'annonce évangélique comme première mission de
l'Eglise. Le second jour, il a été question de la théorie du
genre, de l'anthropologie chrétienne et de la liberté religieuse.
Le lendemain, de la nouvelle évangélisation, du sacrement de la
pénitence et du fonctionnement de la commission doctrinale
épiscopale. Cette réunion a permis de renforcer la collaboration
entre ces organes des épiscopats européens et la Congrégation pour
la doctrine de la foi, en vue de mieux envisager les enjeux
doctrinaux qui se posent à l'Europe.
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dernières 5 nouvelles
vendredi 16 janvier 2015
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 16 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
L'Abbé
José María Baliña, Auxiliaire de l'Archevêque de Buenos Aires
(Argentine). L'Evêque élu, né en 1959 à Buenos Aires (Argentine)
et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Curé Doyen de la
paroisse St.Isidro Labrador à Buenos Aires. Ingénieur agronome, il
a été curé de paroisses, Membre du Presbyterium, Vice Président
de l'association ecclésiale St.Pierre.
Mgr.Nicholas
James Samra, Evêque melkite de Newton (USA), Administrateur
apostolique de l'éparchie melkite de Notre Dame del Paraíso en
México (Mexique).
jeudi 15 janvier 2015
Le Pape François est arrivé aux Philippines
Cité
du Vatican, 15 janvier 2015 (VIS). Tôt ce matin (heure locale), le
Saint-Père a quitté la nonciature de Colombo pour l'aéroport,
faisant halte à l'Institut culturel Benoît XVI de Bolawalana. Il a
prié un instant en la chapelle Notre Dame de Lanka, où
l'attendaient la communauté jésuite voisine, un choeur et des
pêcheurs locaux. Le Recteur lui a présenté les 250 ouvriers ayant
pris part à la construction du centre. La chapelle de Lanka, qui
remonte à 1911 et qui était l'objet d'un pèlerinage marial, était
initialement dédié à la Vierge de Lourdes. A l'orée de la seconde
guerre mondiale, l'Archevêque de Colombo le Cardinal Masson fit le
voeu de construire un sanctuaire si la Vierge épargnait le pays. La
nouvelle église fut consacrée en 1974 et Paul VI lui concéda le
titre de basilique mineure. Quant à l'Institut culturel Benoît XVI,
il fut lancé par le Cardinal Malcolm Ranjith en 2011, dans le but de
favoriser la réconciliation nationale après une guerre civile de
trente ans.
A
9 h locales, après avoir pris congé du chef de l'Etat et des
autorités srilankaises, le Pape a embarqué à destination des
Philippines, deuxième étape de son voyage en Asie. Après un peu
plus de six heures de voyage, l'avion papal a atterri à Manille, où
l'attendaient le Président Benigno Aquino III et les corps
constitués. Après une cérémonie de bienvenue brève mais colorée,
au soleil couchant, il a gagné en voiture le coeur de la capitale
philippine, salué par une foule compacte sur les neuf km du trajet.
A la nonciature apostolique, avant de passer sa première nuit aux
Philippines, le Saint-Père a dîné avec ses collaborateurs.
Accord Serbie Saint-Siège sur l'enseignement supérieur
Cité
du Vatican, 15 janvier 2015 (VIS). Par consensus, la Serbie et le
Saint-Siège ont fait entrer en vigueur le 12 janvier l'Accord du 27
juin 2014 qui règle leur collaboration en matière d'enseignement
supérieur et en fixe les principes et les dispositions.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 15 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a:
Confirmé
l'élection de l'Abbé Basel Yaldo comme Auxiliaire du Patriarche
chaldéen. L'Evêque élu, né en 1970 à Telkaif (Irak) et ordonné
prêtre en 2002, était jusqu'ici Curé de paroisse aux Etats-Unis
d'Amérique. Docteur en théologie, il a été professeur et Vice
Recteur du grand séminaire chaldéen de Badgad (Irak), secrétaire
particulier du défunt Patriarche, le Cardinal Emmanuel III Delly.
Nommé
Mgr.Amel Shamon Nona, Evêque de l'éparchie chaldénne de St.Thomas
Apôtre à Sydney (Australie). Jusqu'ici Archevêque chaldéen de
Mossoul (Irak), il conserve le rang archiépiscopal et succède à
Mgr.Djibraïl Kassab, dont la renonciation a été acceptée. Docteur
en théologie, il a exercé son ministère sacerdotal près
l'éparchie chaldénne de de St.Thomas Apôtre à Detroit (USA).
Nommé
le Chorévêque Emmanuel Challita, Evêque de l'éparchie chaldénne
de Mar Addai à Toronto (Canada). L'Evêque élu, né en 1956 à
Fishkabour - Zakho (Irak) et ordonné prêtre en 1984, était
jusqu'ici curé de paroisse aux Etats-Unis d'Amérique. Docteur en
théologie, il a exercé son ministère sacerdotal près l'éparchie
chaldénne de de St.Thomas Apôtre à Detroit (USA).
mercredi 14 janvier 2015
Le premier saint srilankais
Le premier saint srilankais
Cité
du Vatican, 14 janvier 2015 (VIS). Ce matin à Colombo (8 h 30'
locales) le Pape s'est rendu au parc Galle Face Green où, il y a
quinze ans, Jean-Paul II avait béatifié Joseph Vaz. Devant près
d'un demi million de fidèles, il a célébré la messe de
canonisation du premier saint local, né à Goa en en 1651 dans une
famille locale chrétienne de la classe brahmanique (colonie
portugaise). D'abord prêtre de l'Oratoire, il gagna en 1687 la
partie de Ceylan (actuel Sri Lanka) qui, sous domination hollandaise,
ne comptait aucun prêtre catholique. Il exerça son ministère
clandestinement. Arrêté et incarcéré, il fut relâché et put
retourner dans le royaume bouddhiste de Kandy (centre de l'île), où
il fut autorisé en 1696 à prêcher. Devenu Vicaire pour l'île, il
mourut d'épuisement en 1711. Voici l'homélie prononcée par le
Saint-Père:
"Comme
de très nombreux autres missionnaires dans l’histoire de l’Eglise,
il a répondu au commandement du Ressuscité de faire de toutes les
nations des disciples. Par ses paroles, mais, plus important, par
l’exemple de sa vie, il a conduit le peuple de cette nation à la
foi qui nous donne l’héritage parmi tous les sanctifiés. Nous
voyons chez saint Joseph Vaz un signe éloquent de la bonté et de
l’amour de Dieu pour le peuple du Sri Lanka. Mais nous voyons aussi
en lui une incitation à persévérer sur la voie de l’Evangile, à
grandir nous-mêmes en sainteté, et à témoigner du message
évangélique de réconciliation auquel il a consacré sa vie. Pour
de nombreuses raisons, il continue d’être un exemple et un maître.
Avant
tout, il fut un prêtre exemplaire. Il y a ici avec nous aujourd’hui
beaucoup de prêtres, de religieux et religieuses qui, comme Joseph
Vaz, sont consacrés au service de l’Evangile de Dieu et du
prochain. J’encourage chacun de vous à regarder Saint Joseph Vaz
comme un guide sûr. Il nous apprend à sortir vers les périphéries,
pour que Jésus-Christ soit connu et aimé partout. Il est aussi un
exemple de souffrance patiente pour la cause de l’Evangile,
d’obéissance aux supérieurs, de soin affectueux pour l’Eglise
de Dieu. Comme nous, il a vécu à un moment de rapide et profonde
transformation. Les catholiques étaient une minorité, souvent
divisée de l’intérieur. Au dehors il y avait une hostilité
occasionnelle, et même de la persécution. Malgré cela, parce qu’il
fut constamment uni par la prière au Seigneur crucifié, il a été
capable de devenir pour tous une icône vivante de l’amour
miséricordieux et réconciliateur de Dieu. En second lieu, saint
Joseph nous a montré l’importance de dépasser les divisions
religieuses pour le service de la paix. Son amour indivis de Dieu l’a
ouvert à l’amour du prochain. Il a exercé son ministère pour les
personnes qui étaient dans le besoin, quelles qu’elles soient, et
où qu’elles soient. Son exemple continue à inspirer l’Eglise au
Sri Lanka aujourd’hui. Bien volontiers et généreusement, elle
sert tous les membres de la société. Elle ne fait pas de
distinctions de race, de credo, d’appartenance tribale, de
condition sociale ni de religion dans le service qu’elle rend à
travers ses écoles, ses hôpitaux, cliniques et de nombreuses autres
œuvres de charité. Elle ne demande rien d’autre que la liberté
d’accomplir sa mission. La liberté religieuse est un droit humain
fondamental. Tout individu doit être libre, seul ou associé avec
d’autres, de chercher la vérité, d’exprimer ouvertement ses
convictions religieuses, libre des intimidations et des contraintes
extérieures. Comme la vie de Joseph Vaz nous l’enseigne,
l’authentique adoration de Dieu conduit non pas à la
discrimination, à la haine et à la violence, mais au respect de la
sacralité de la vie, au respect de la dignité et de la liberté des
autres, et à l’engagement affectueux pour le bien-être de tous.
Enfin, saint Joseph nous donne un exemple de zèle missionnaire. Bien
qu’il soit venu à Ceylan pour être prêtre au service de la
communauté catholique, dans sa charité évangélique il est allé
vers tous. Laissant derrière lui sa maison, sa famille, le confort
de ses lieux familiers, il a répondu à l’appel d’aller au-delà,
de parler du Christ partout où il serait conduit. Saint Joseph
savait comment offrir la vérité et la beauté de l’Evangile dans
un contexte multi-religieux, avec respect, dévouement, persévérance
et humilité. C’est encore la voie pour les disciples de Jésus
aujourd’hui. Nous sommes appelés à aller plus loin avec le même
zèle, avec le même courage que saint Joseph, mais aussi avec sa
sensibilité, avec son respect des autres, avec son désir de
partager avec eux cette parole de grâce qui a le pouvoir de les
édifier. Nous sommes appelés à être disciples-missionnaires.
Chers
frères et sœurs, je prie pour que, en suivant l’exemple de saint
Joseph Vaz, les chrétiens de ce pays puissent être confirmés dans
la foi et donner une contribution toujours plus grande à la paix, à
la justice et à la réconciliation de la société srilankaise.
C’est ce que le Christ vous demande. C’est ce que Saint Joseph
vous enseigne. C’est ce dont l’Eglise a besoin de votre part. Je
vous confie tous aux prières de notre nouveau saint pour que, en
union avec l’Eglise répandue dans le monde, vous puissiez chanter
un chant nouveau au Seigneur et proclamer sa gloire jusqu’au bout
de la terre. Parce que le Seigneur est grand et digne de toute
louange".
A
la fin de la messe, le Pape a remis au Cardinal Albert Malcolm
Ranjith Patabendige Don, Archevêque de Colombo, une reproduction du
décret gravé sur cuivre par lequel le roi de Kandy Keerthi Sri
Rajasinghe autorisa dès 1694 les oratoriens à prêcher, à
convertir ses sujets et à bâtir des églises. L'original avait été
offert à Léon XIII par un prédécesseur du Cardinal Archevêque de
Colombo. Les catholiques srilankais ont fait don au Saint-Père de
70.000 US$ à usage caritatif.
Reconstruire l'unité entre tamouls et singalais
Cité
du Vatican, 14 janvier 2015 (VIS). Après la messe de Colombo, le
Saint-Père a gagné par hélicoptère le sanctuaire de Notre Dame
de Madhu, à 250 km au nord de la capitale, dans une région à
majorité tamoule. En 1544, des chrétiens survivants d'un massacre
ordonné par le roi de Jaffna trouvèrent refuge en ce lieu, où ils
construisirent un oratoire. En 1583 fut construite une première
chapelle. Après la fin des persécutions hollandaises, débarqués à
Ceylan en 1656, d'autres réfugiés chrétiens y placèrent une icône
de la Vierge. Avec le concours de coreligionnaires portugais, cette
communauté construisit la première église. Le succès du
sanctuaire marial se développa avec Joseph Vaz, qui en fait un
centre missionnaire. L'édifice actuel, qui remonte à 1872, a été
consacré en 1944. En 1924 fut couronnée la Vierge de Madhu. A la
demande des évêques, le sanctuaire fut respecté durant toute la
guerre civile. Zone démilitarisée, Madhu abrita des réfugiés au
point qu'à partir de 1990 le domaine devint un véritable camp.
Restitué au diocèse de Mannar, le culte y est rétabli depuis
décembre 2010. Ici aussi, un demi million de fidèle est venu prier
avec le Pape pour la paix qui a été établie en 2009. Voici son
intervention:
"Nous
nous trouvons dans la demeure de notre Mère. Ici, elle nous souhaite
la bienvenue dans sa maison. Dans ce sanctuaire de Notre-Dame de
Madhu, chaque pèlerin peut se sentir chez lui, puisqu’ici Marie
nous introduit en la présence de son Fils Jésus. Ici, des Sri
Lankais, Tamouls et Singalais viennent tous comme membres d’une
authentique famille. A Marie, ils confient leurs joies et leurs
souffrances, leurs espérances et leurs nécessités. Ici, dans sa
maison, ils se sentent en sécurité. Ils savent que Dieu est très
proche. Ils ressentent son amour et connaissent sa tendre
miséricorde. Il y a ici aujourd’hui des familles qui ont souffert
immensément durant le long conflit qui a lacéré le cœur du Sri
Lanka. Beaucoup de personnes, du nord et du sud de la même manière,
ont été tuées dans la terrible violence et dans l’effusion de
sang de ces années. Aucun Sri Lankais ne peut oublier les tragiques
évènements associés à ce lieu même, comme le triste jour où la
vénérable statue de Marie, datant de l’arrivée des premiers
chrétiens au Sri Lanka, a été enlevée de son sanctuaire. Mais
Notre-Dame est restée toujours avec vous. Elle est la Mère de toute
demeure, de toute famille blessée, de tous ceux qui cherchent à
retourner à une existence pacifique. Aujourd’hui, nous la
remercions d’avoir protégé le peuple du Sri Lanka de tant de
dangers, passés et présents. Marie n’oublie jamais ses enfants de
cette splendide île. Comme elle n’a jamais abandonné son Fils sur
la Croix, ainsi elle n’a jamais abandonné ses enfants Sri Lankais
souffrants.
Aujourd’hui,
nous voulons remercier Notre-Dame pour cette présence. Après tant
de haine, tant de violence et tant de destruction, nous voulons la
remercier pour continuer à nous apporter Jésus, qui seul a le
pouvoir de guérir les blessures ouvertes et de restaurer la paix
dans les cœurs meurtris. Mais nous voulons aussi lui demander
d’implorer pour nous la grâce de la miséricorde de Dieu. Nous
demandons aussi la grâce de réparer nos péchés et tout le mal que
cette terre a connu. Il n’est pas facile de faire cela. Cependant,
c’est seulement quand nous arrivons à comprendre, à la lumière
de la Croix, le mal dont nous sommes capables, et auquel peut-être
nous avons pris part, que nous pouvons faire l’expérience d’un
vrai remords et d’un vrai repentir. C’est seulement alors que
nous pouvons recevoir la grâce de nous approcher l’un de l’autre
avec une vraie contrition, en offrant et en cherchant le vrai pardon.
Dans ce difficile effort de pardonner et de trouver la paix, Marie
est toujours ici pour nous encourager, nous guider, nous faire faire
un autre pas. Exactement comme elle a pardonné aux assassins de son
Fils au pied de sa Croix, en tenant alors entre les mains son corps
sans vie, ainsi maintenant elle veut guider les Sri Lankais vers une
réconciliation plus grande, en sorte que le baume du pardon de Dieu
et de sa miséricorde puisse produire une vraie guérison pour tous.
Enfin, nous voulons demander à Marie notre Mère d’accompagner de
ses prières les efforts des Sri Lankais des deux communautés
tamoule et singalaise pour reconstruire l’unité qui a été
perdue. Comme sa statue est revenue à son sanctuaire de Madhu après
la guerre, ainsi nous prions pour que tous ses fils et filles Sri
Lankais puissent retourner à la maison de Dieu dans un esprit
renouvelé de réconciliation et de fraternité.
Je
suis heureux d’être avec vous dans la demeure de Marie. Prions les
uns pour les autres. Surtout, demandons que ce sanctuaire puisse
toujours être une maison de prière et un refuge de paix. Par
l’intercession de Notre-Dame de Madhu, que tous puissent trouver
ici inspiration et force afin de construire un avenir de
réconciliation, de justice et de paix pour tous les enfants de cette
terre bien-aimée".
Le Pape salue le Président italien démissionnaire
Cité
du Vatican, 14 janvier 2015 (VIS). Depuis Colombo
(Sri Lanka), le Pape a fait parvenir un télégramme au Président
Giorgio Napolitano, qui venait d'annoncer démissionner de sa charge
de chef de l'Etat italien. Il lui exprime toute son estime et
souligne le service exemplaire rendu à l'Italie, pays au sein duquel
il a renforcé les idéaux de solidarité, d'unité et de concorde
dans un contexte national et européen difficile.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 14 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Joseph
Gerard Hanefeldt, Evêque de Grand Island (superficie 108.800,
population 316.000, catholiques 55.800, prêtres 61, diacres 7,
religieux 56), aux Etat-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1958
à Creighton (USA) et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Curé
de la paroisse du Christ-Roi d'Ohama (USA). Diplômé en théologie,
il a été responsable diocésain des activités Pro Vita, aumônier
du conseil des femmes catholiques, responsable de la formation près
le Collège pontifical de l'Amérique du nord à Rome, membre du
Presbyterium, curé de paroisses. Il succède à Mgr.William
J.Dendinger, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse
a été acceptée pour limite d'âge.
mardi 13 janvier 2015
Début de la visite du Pape François au Sri Lanka
Cité
du Vatican, 13 janvier 2015 (VIS). Après un vol de près de dix
heures (parti de Rome hier vers 19 h, heure de Rome), le Saint-Père
a été accueilli à 9 h 30' locales à Colombo, la capitale du Sri
Lanka, premier des deux pays asiatiques de son septième voyage
apostolique. Comme Jean-Paul II, il visite ensemble ces pays, qui ont
la plus forte proportion de catholiques. Au Sri Lanka, en deux jours,
il prendra part à une rencontre inter-religieuse, procédera à une
canonisation et priera au sanctuaire marial de Notre Dame de Madhu.
Aux Philippines les trois jours suivants, il rencontrera notamment
les victimes du typhon Yolanda et se rendra au sanctuaire de l'Efant
Jésus de Cebu. A son arrivée, il a été accueilli par le nouveau
chef de l'état M.Maithripala Sirisena, les corps constitués et un
choeur de 2.000 enfants. Après le discours de du Président, le Pape
a prononcé le discours suivant:
"Ma
visite au Sri Lanka est, en premier lieu, pastorale. En tant que
pasteur universel de l’Eglise catholique, je suis venu pour
rencontrer et encourager les catholiques de cette île, et aussi pour
prier avec eux. Un point central de cette visite sera la canonisation
du bienheureux Joseph Vaz, dont l’exemple de charité chrétienne
et de respect pour toute personne, sans distinction d’ethnie ou de
religion, continue, aujourd’hui encore, de nous inspirer et de nous
enseigner. Mais ma visite veut aussi exprimer l’amour et la
sollicitude de l’Eglise pour tous les Sri-lankais, et confirmer le
désir de la communauté catholique de participer activement à la
vie de cette société. C’est une continuelle tragédie de notre
monde que beaucoup de communautés soient en guerre entre elles.
L’incapacité à réconcilier les diversités et les désaccords,
qu’ils soient anciens ou nouveaux, à fait apparaître des tensions
ethniques et religieuses, souvent accompagnées d’accès de
violence. Pendant de nombreuses années, le Sri Lanka a connu les
horreurs de la guerre civile, et à présent il cherche à consolider
la paix et à soigner les blessures de ces années. Dépasser
l’héritage amer d’injustices, d’hostilités et de défiance
laissé par le conflit n’est pas une tâche facile. Cela ne peut
être réalisé qu’en faisant vaincre le mal par le bien et en
cultivant les vertus qui promeuvent la réconciliation, la solidarité
et la paix. De plus, le processus de guérison demande d’inclure la
recherche de la vérité, non pas dans le but d’ouvrir de vieilles
blessures, mais plutôt comme moyen nécessaire pour promouvoir la
justice, la guérison et l’unité.
Je
suis convaincu que les personnes qui appartiennent à des traditions
religieuses différentes ont un rôle essentiel à jouer dans le
processus délicat de réconciliation et de reconstruction qui est en
cours dans ce pays. Pour que ce processus ait lieu, il faut que tous
les membres de la société travaillent ensemble et que chacun ait
droit à la parole. Tous doivent être libres d’exprimer leurs
propres préoccupations, leurs besoins, leurs aspirations et leurs
peurs. Mais, surtout, ils doivent être prêts à s’accepter
mutuellement, à respecter les diversités légitimes et apprendre à
vivre comme une unique famille. Chaque fois que les personnes
s’écoutent humblement et de manière ouverte, les valeurs et les
aspirations communes apparaîtront toujours plus visiblement. La
diversité ne sera plus vue comme une menace, mais comme une source
d’enrichissement. La route vers la justice, la réconciliation et
l’harmonie sociale sera vue encore plus clairement. En ce sens, la
grande œuvre de reconstruction doit inclure l’amélioration des
infrastructures et pourvoir aux besoins matériels, mais aussi, et
c’est encore plus important, elle doit promouvoir la dignité
humaine, le respect des droits de l’homme et la pleine inclusion de
tous les membres de la société. Je forme le vœu que les
responsables politiques, religieux et culturels du Sri Lanka, prenant
la mesure du bien et de la guérison qui résulteront de chacune de
leurs paroles et de leurs actions, apportent une contribution durable
au progrès matériel et spirituel du peuple du Sri Lanka.
Merci
encore de votre accueil. Puissent ces jours que nous passerons
ensemble être des jours d’amitié, de dialogue, et de solidarité.
J’invoque les abondantes bénédictions de Dieu sur le Sri Lanka,
la Perle de l’Océan Indien, et je prie pour que sa beauté
resplendisse pleinement en faveur de la prospérité et de la paix de
tous ses habitants".
Après
quoi le cortège papal a pris la direction de la capitale. La foule
était telle sur le parcours que le ralentissement a contraint le
Saint-Père à renoncer à sa rencontre avec l'épiscopat local,
qu'il a récemment reçu à Rome. Le Cardinal Secrétaire d'Etat a
été envoyé pour le substituer. Arrivé à la nonciature, il a
déjeuné en privé avant de gagner par la route la présidence de la
République, où il s'est entretenu avec le Président Maithripala
Sirisena. Ensuite il a été présenté aux autorités
gouvernementales et a assisté au lancement de l'émission
philatélique commémorative du voyage papal.
Rencontre inter-religieuse et oecuménique au Sri Lanka
Cité
du Vatican, 13 janvier 2015 (VIS). Au centre de conférences
Bandaranaike Memorial de Colombo, le Pape a rencontré les
représentants des différentes religions du Sri Lanka, et des autres
confessions chrétiennes. Le pays compte 70% de bouddhistes, 12,6 %
d’hindouistes, 9,7 de musulmans et 7,16 % de catholiques. Avant
l'implantation du bouddhisme sur l'île au III siècle av.JC,
l'hindouisme était dominant (il est principalement pratiqué au nord
par les tamouls. Vers 200 av.JC, une cinquantaine d'année après son
arrivée, le bouddhisme Theravada a été proclamé religion
officielle. Sa relance remonte au milieu du XIX siècle. L'islam a
commencé sa pénétration au XV siècle par le biais des marchants
naviguant, parallèlement au christianisme, diffusé dès le siècle
précédent, mais surtout à compter du XVI siècle, grâce aux
missionnaires franciscains. En présence d'un millier de
participants, l'assemblée s'est ouverte par une prière ou une
bénédiction de chacune des religions représentée. Puis, à la
suite des paroles d'accueil du moine bouddhiste Eigithasiri Niyangoda
Thero, le Saint-Père a pris la parole:
"Je
suis venu au Sri Lanka sur les traces de mes prédécesseurs, Paul VI
et Jean-Paul II, pour montrer le grand amour et la sollicitude de
l’Eglise envers le Sri Lanka. C’est pour moi une grâce
particulière de visiter la communauté catholique de ce lieu, de la
confirmer dans la foi au Christ, de prier avec elle et d’en
partager la joie et les souffrances. Et c’est aussi une grâce
d’être avec vous tous, hommes et femmes de ces grandes traditions
religieuses, qui partagez avec nous un désir de sagesse, de vérité
et de sainteté. Lors du concile Vatican II l’Eglise catholique a
déclaré son respect profond et durable envers les autres religions.
Elle a déclaré qu’elle ne rejette rien de ce qui est vrai et
saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère
ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines.
Pour ma part, je souhaite réaffirmer le respect sincère de l’Eglise
pour vous, pour vos traditions et vos croyances. C’est dans cet
esprit de respect que l’Eglise catholique souhaite coopérer avec
vous tous, et avec toutes les personnes de bonne volonté, dans la
recherche de la prospérité de tous les Sri-lankais. J’espère que
ma visite aidera à encourager et à approfondir les diverses formes
de coopération inter-religieuse et œcuménique, qui ont été
entreprises ces dernières années. Ces initiatives louables ont
offert des occasions de dialogue, essentiel si nous voulons nous
comprendre et nous respecter mutuellement. Mais, comme l’enseigne
l’expérience, pour qu’un tel dialogue et une telle rencontre
soient efficaces, ils doivent se fonder sur une présentation
complète et sincère de nos convictions respectives. Certainement,
un tel dialogue fera ressortir combien nos croyances, traditions et
pratiques sont différentes. Et cependant, si nous sommes honnêtes
dans la présentation de nos convictions, nous serons capables de
voir plus clairement tout ce que nous avons en commun. De nouvelles
routes s’ouvriront pour une estime mutuelle, une coopération et,
certainement, une amitié.
De
tels développements positifs dans les relations inter-religieuses et
œcuméniques ont une signification particulière et urgente au Sri
Lanka. Pendant trop longtemps les hommes et les femmes de ce pays ont
été victimes de lutte civile et de violence. Ce qui est nécessaire
aujourd’hui c’est la guérison et l’unité, et non de nouveaux
conflits et de nouvelles divisions. La promotion de la guérison et
de l’unité est, certainement, un engagement noble, qui incombe à
tous ceux qui ont au cœur le bien de la nation et, en vérité, de
toute la famille humaine. J’espère que la collaboration
inter-religieuse et œcuménique montrera que les hommes et les
femmes ne doivent pas oublier leur propre identité, ethnique ou
religieuse, pour vivre en harmonie avec leurs frères et sœurs.
Combien
nombreuses sont les façons d’accomplir ce service, pour les
disciples des diverses religions! Combien il y a de nécessités dont
il faut prendre soin, avec le baume thérapeutique de la solidarité
fraternelle! Je pense en particulier aux nécessités matérielles et
spirituelles des pauvres, des personnes dans le besoin, de tous ceux
qui attendent avec anxiété une parole de consolation et
d’espérance. Je pense ici aussi aux nombreuses familles qui
continuent de pleurer la perte de leurs êtres chers. Surtout, en ce
moment de l’histoire de votre nation, combien de personnes de bonne
volonté cherchent à reconstruire les fondements moraux de toute la
société. Puisse l’esprit croissant de coopération entre les
responsables des différentes communautés religieuses trouver une
expression dans l’engagement à mettre la réconciliation entre
tous les Sri-Lankais au cœur de chaque effort pour renouveler la
société et ses institutions. Pour le bien de la paix, on ne doit
pas permettre que les croyances religieuses soient utilisées
abusivement pour la cause de la violence et de la guerre. Nous devons
être clairs et sans équivoques lorsque nous mettons nos communautés
au défi de vivre pleinement les commandements de la paix et de la
coexistence, qui se trouvent en chacune des religions, et lorsque
nous dénonçons les actes de violence qui sont commis. Chers amis,
je vous remercie encore pour l’accueil généreux et pour votre
attention. Que cette rencontre fraternelle confirme tous nos efforts
pour vivre en harmonie et pour répandre les bénédictions de la
paix".
Aux commissions doctrinales des Conférences épiscopales d'Europe
Cité
du Vatican, 13 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un
message aux Présidents des commissions doctrinales des Conférences
épiscopales d'Europe, réunis à Esztergom (Hongrie). Il a été lu
ce matin à l'ouverture des travaux (13 - 15 janvier). Remerciant
d'abord le Cardinal Müller d'une initiative destinée à renforcer
dans les épiscopats la responsabilité doctrinale, l'intégrité de
la foi et sa juste transmission aux jeunes, il rappelle que les
conférences épiscopales peuvent apporter une contribution féconde
à la matière et renforcer une application réelle de la
collégialité. Le Pape espère que la réunion permettra de résoudre
certaines difficultés doctrinales comme pastorales de manière à
susciter chez les fidèles un élan missionnaire mieux ouverts à la
transcendance de la vie, sans laquelle l'Europe risque de perdre
l'humanisme qu'elle aime et défend.
lundi 12 janvier 2015
Audience annuelle au Corps Diplomatique
Cité
du Vatican, 12 janvier 2015 (VIS). Comme à
l'accoutumée en début d'année, le Pape s'est adressé ce matin au
corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (180 états plus
l'Union européenne, l'Ordre de Malte et l'OLP. Le Saint-Siège est
observateur permanent près l'ONU et ses agences). Après les voeux
exprimés par le Doyen, l'Ambassadeur de Monaco, le Saint-Père a
prononcé le discours suivant:
"Aujourd’hui
je désire faire résonner avec force un mot qui nous est cher, la
paix! ... Mais, à côté de la paix, la crèche dit aussi une autre
réalité dramatique, celle du refus. Dans certaines représentations
iconographiques, tant de l’Occident que de l’Orient. Je pense à
la splendide icône de la Nativité d’Andreï Rublev, où l’Enfant
ne semble pas être étendu dans un berceau, mais déposé dans un
tombeau. L’image, qui veut relier les principales fêtes
chrétiennes de Noël et de Pâques montre qu’à côté de
l’accueil joyeux d’une nouvelle naissance, il y a tout le drame
dont Jésus est l’objet, méprisé et rejeté jusqu’à la mort
sur la Croix. Les récits de la Nativité nous montrent le cœur
endurci de l’humanité, qui a du mal à accueillir l’Enfant. Dès
le début il est, lui aussi rejeté, laissé dehors au froid,
contraint à naître dans une étable parce qu’il n’y avait pas
de place dans la salle commune. Et si le Fils de Dieu a été traité
ainsi, combien plus encore le sont tant de nos frères et sœurs! Il
y a un caractère du refus qui nous rapproche, qui nous conduit à ne
pas regarder le prochain comme un frère à accueillir, mais à le
laisser hors de notre horizon personnel de vie, à le transformer
plutôt en un concurrent, en un sujet à dominer. Il s’agit d’une
mentalité qui engendre cette culture du déchet et n’épargne rien
ni personne, des créatures en passant par les êtres humains et
jusqu’à Dieu lui-même. Il en naît une humanité blessée et
continuellement déchirée par des tensions et des conflits de toute
sorte. Dans les récits évangéliques de l’Enfance, le roi Hérode
en est l’emblème qui, en sentant son autorité menacée par
l’Enfant Jésus, fait tuer tous les enfants de Bethléem. Ma pensée
va tout de suite au Pakistan, où il y a un mois, plus de cent
enfants ont été tués avec une férocité inouïe. Je souhaite
renouveler à leurs familles mes condoléances personnelles et
l’assurance de ma prière pour tant d’innocents qui ont perdu la
vie.
A
une dimension personnelle du refus s’associe ainsi inévitablement
une dimension sociale, une culture qui rejette l’autre, brise les
liens les plus intimes et les plus vrais, finissant par défaire et
désagréger toute la société, et par engendrer la violence et la
mort. Nous en avons un triste écho dans les nombreux faits de la
chronique quotidienne, le moindre n’est pas le tragique massacre
survenu à Paris, il y a quelques jours. Les autres ne sont plus
perçus comme des êtres d’égale dignité, comme des frères et
sœurs en humanité, mais sont vus comme des objets. Et l’être
humain, de libre devient esclave, que ce soit des modes, du pouvoir,
de l’argent, parfois même de formes déviantes de religion. Ce
sont les dangers que j’ai voulu rappeler dans le Message pour la
récente Journée mondiale de la paix, consacré au problème des
multiples esclavages modernes. Ils naissent d’un cœur corrompu,
incapable de voir et de faire le bien, de poursuivre la paix. Nous
constatons avec douleur les conséquences dramatiques de cette
mentalité du rejet et de la culture de l’asservissement dans le
déferlement continuel des conflits. Comme une vraie guerre mondiale
qui se déroule par morceaux, ils touchent, même si c’est sous des
formes et avec des intensités variées, différentes zones de la
planète, en commençant par la proche Ukraine devenue un théâtre
dramatique d’affrontement, et pour laquelle je souhaite que, par le
dialogue, se renforcent les efforts en cours pour faire cesser les
hostilités, et pour que les parties en présence entreprennent dès
que possible, dans un esprit renouvelé de respect de la légalité
internationale, un chemin sincère de confiance réciproque et de
réconciliation fraternelle qui permette de dépasser la crise
actuelle.
Ma
pensée va surtout au Moyen Orient, en commençant par la terre
bien-aimée de Jésus, que j’ai eu la joie de visiter en mai
dernier et pour laquelle nous ne nous lasserons jamais d’invoquer
la paix. Nous l’avons fait, avec une intensité extraordinaire,
avec le Président israélien d’alors, M.Shimon Peres, et le
Président palestinien, M.Mahmud Abbas, animés de l’espérance
confiante que les négociations entre les deux parties puissent
reprendre, dans le but de faire cesser les violences et d’arriver à
une solution qui permette, tant au peuple palestinien qu’au peuple
israélien, de vivre enfin en paix, dans des frontières clairement
établies et reconnues internationalement, de sorte que la solution
de deux états devienne effective. Malheureusement, la région est
également traversée par d’autres conflits, qui se prolongent
depuis trop longtemps et dont les aspects sont effrayants, aussi par
le déferlement du terrorisme d’origine fondamentaliste en Syrie et
en Irak. Ce phénomène est une conséquence de la culture du déchet
appliquée à Dieu. Le fondamentalisme religieux, en effet, plus
encore que rejeter les êtres humains en perpétrant des massacres
horribles, refuse Dieu lui-même, le reléguant au rang de pur
prétexte idéologique. Face à cette injuste agression, qui touche
aussi les chrétiens et d’autres groupes ethniques et religieux,
par exemple les Yazidis, une réponse unanime est nécessaire qui,
dans le cadre du droit international, arrête le déferlement des
violences, rétablisse la concorde et soigne les blessures profondes
que la succession des conflits a provoquées. En ce lieu je fais donc
appel à toute la communauté internationale, comme aussi à chacun
des gouvernements concernés, pour qu’ils prennent des initiatives
concrètes pour la paix, et pour la défense de tous ceux qui
souffrent des conséquences de la guerre et de la persécution, et
qui sont contraints de laisser leurs maisons et leur patrie. Dans une
lettre envoyée un peu avant Noël, j’ai personnellement voulu
manifester ma proximité et assurer de ma prière toutes les
communautés chrétiennes du Moyen Orient qui donnent un témoignage
précieux de foi et de courage, en jouant un rôle fondamental
d’artisans de paix, de réconciliation et de développement dans
leurs sociétés civiles respectives. Un Moyen Orient sans chrétiens
serait un Moyen Orient défiguré et mutilé. En demandant à la
communauté internationale de ne pas être indifférente devant une
telle situation, je souhaite que les responsables religieux,
politiques, et intellectuels, en particulier musulmans, condamnent
toute interprétation fondamentaliste et extrémiste de la religion
visant à justifier de tels actes de violence.
Des
formes semblables de brutalité, qui fauchent souvent des victimes
parmi les plus petits et ceux qui sont sans défense, ne manquent pas
non plus, malheureusement, dans d’autres parties du monde. Je pense
en particulier au Nigeria, où les violences qui frappent sans
discernement la population ne cessent pas, et où le phénomène
tragique des séquestrations de personnes est en croissance continue,
souvent des jeunes filles enlevées pour faire l’objet d’un
trafic. C’est un commerce exécrable qui ne peut pas continuer. Un
fléau qu’il faut éradiquer car elle nous concerne tous, depuis
chaque famille jusqu’à la communauté mondiale tout entière. Je
regarde ensuite avec appréhension les nombreux conflits de caractère
civil qui concernent d’autres parties de l’Afrique, en commençant
par la Lybie, déchirée par une longue guerre interne qui cause
d’indicibles souffrances dans la population et qui a de graves
répercutions sur les équilibres de la région. Je pense à la
dramatique situation de la République Centrafricaine, au sujet de
laquelle il est douloureux de constater comment la bonne volonté qui
a animé les efforts de ceux veulent construire un avenir de paix, de
sécurité et de prospérité, rencontre des formes de résistance et
les intérêts égoïstes de partis, qui risquent de rendre vaines
les attentes d’un peuple très éprouvé qui aspire à construire
librement son avenir. Éveille une préoccupation particulière la
situation au Sud Soudan et dans plusieurs régions du Soudan, de la
Corne de l’Afrique et de la République Démocratique du Congo, où
ne cesse de grandir le nombre de victimes dans la population civile,
et où des milliers de personnes, parmi lesquelles beaucoup de femmes
et d’enfants, sont contraintes de fuir et de vivre dans des
conditions d’extrême dénuement. Par conséquent, je souhaite un
engagement commun de tous les gouvernements et de la communauté
internationale, pour que l’on mette fin à toute sorte de lutte, de
haine et de violence, et pour que l’on s’engage en faveur de la
réconciliation, de la paix et de la défense de la dignité
transcendante de la personne. Ensuite, il
ne faut pas oublier que les guerres apportent avec elles un autre
horrible crime, qui est le viol. Celui-ci est une offense très grave
à la dignité de la femme, qui non seulement est violée dans
l’intimité de son corps, mais aussi dans son âme, avec un
traumatisme qui pourra être difficilement effacé et dont les
conséquences sont aussi de caractère social. Malheureusement, on
vérifie que, même là où il n’y a pas de guerre, trop de femmes
souffrent encore aujourd’hui de violence à leur encontre. Tous les
conflits belliqueux révèlent le visage le plus emblématique de la
culture du déchet par les vies qui sont délibérément piétinées
par celui qui détient la force. Mais il y a des formes plus subtiles
et sournoises de rejet, qui alimentent aussi cette culture. Je pense
avant tout à la façon dont sont souvent traités les malades,
isolés et marginalisées comme les lépreux dont parle l’Evangile.
Parmi les lépreux de notre temps il y a les victimes de cette
nouvelle et terrible épidémie d’Ebola, qui, surtout au Libéria,
en Sierra Leone et en Guinée, à déjà fauché plus de six mille
vies. Je désire aujourd’hui féliciter publiquement et remercier
ces opérateurs sanitaires qui, avec les religieux, religieuses, et
les volontaires, apportent tous les soins possibles aux malades et à
leurs proches, surtout aux enfants restés orphelins. En même temps,
je renouvelle mon appel à toute la communauté internationale pour
que soit assurée une assistance humanitaire adéquate aux patients,
et pour qu’il y ait un engagement commun pour vaincre la maladie.
A
côté des vies rejetées à cause des guerres ou des maladies, il y
a celles des nombreuses personnes déplacées et réfugiées. Encore
une fois on en comprend les aspects à partir de l’enfance de
Jésus, qui témoigne d’une autre forme de la culture du déchet
qui porte atteinte aux relations et défait la société. En effet,
face à la brutalité d’Hérode, la Sainte Famille est contrainte à
fuir en Egypte, d’où elle pourra revenir seulement quelques années
plus tard. La conséquence des situations de conflit que nous venons
de décrire est souvent la fuite de milliers de personnes de leur
terre d’origine. Parfois on ne part pas tant pour chercher un
avenir meilleur, mais tout simplement pour avoir un avenir, puisque
rester dans son pays peut signifier une mort certaine. Combien de
personnes perdent la vie dans des voyages inhumains, soumises aux
brimades de véritables bourreaux avides d’argent? J’en ai fait
mention au cours de ma récente visite au Parlement Européen, en
rappelant qu’on ne peut tolérer que la Méditerranée devienne un
grand cimetière. Un autre fait alarmant est que beaucoup de
migrants, surtout dans les Amériques, sont des enfants seuls, proies
plus faciles des dangers, et qui demandent davantage de soin,
d’attention et de protection. Souvent arrivés
sans papiers d’identité dans des contrées inconnues dont ils ne
parlent pas la langue, il est difficile pour les migrants d’être
accueillis et de trouver du travail. Au-delà des incertitudes de la
fuite, ils sont contraints d’affronter aussi le drame du refus. Un
changement d’attitude à leur égard est donc nécessaire, pour
passer du désintérêt et de la peur à une acceptation sincère de
l’autre. Cela requiert naturellement de mettre en acte des
législations adéquates qui sachent en même temps protéger les
droits des citoyens et garantir l’accueil des migrants. En
remerciant tous ceux qui, même au prix de leur vie, s’emploient à
porter secours aux réfugiés et aux migrants, j’exhorte aussi bien
les états que les organisations internationales à s’engager
activement pour résoudre ces graves situations humanitaires et à
fournir aux pays d’origine des migrants des aides pour en favoriser
le développement socio-politique et le dépassement des conflits
internes, qui sont la principale cause de ce phénomène. Il est
nécessaire d’agir sur les causes et non seulement sur les effets.
Du reste, cela permettra aux migrants de retourner un jour dans leur
patrie et de contribuer à sa croissance et à son développement.
Mais
à côté des migrants, des déplacés et des réfugiés, il y a
beaucoup d’autres exilés cachés, qui vivent à l’intérieur de
nos maisons et de nos familles. Je pense surtout aux personnes âgées
et aux personnes handicapées, comme aussi aux jeunes. Les premières
sont objet de rebut quand elles sont considérées comme un poids et
comme des présences encombrantes, tandis que les derniers sont mis à
l’écart en niant leurs perspectives concrètes de travail pour
construire leur avenir. D’autre part, il n’existe pas pire
pauvreté que celle qui prive du travail et de la dignité du
travail, et qui fait du travail une forme d’esclavage. C’est ce
que j’ai voulu rappeler au cours d’une rencontre récente avec
les mouvements populaires, qui s’emploient avec dévouement à
rechercher des solutions adéquates à certains problèmes de notre
temps, comme la plaie toujours plus étendue du chômage des jeunes
et du travail au noir, et le drame de beaucoup de travailleurs,
spécialement des enfants, exploités avec avidité. Tout cela est
contraire à la dignité humaine et dérive d’une mentalité qui
place au centre l’argent, les bénéfices et les profits
économiques au détriment de l’homme lui-même. Ensuite, il
n’est pas rare que la famille elle-même soit
objet de rejet, à cause d’une culture individualiste et égoïste
toujours plus répandue, qui abîme les liens et tend à favoriser le
phénomène dramatique de la dénatalité, ainsi que de législations
qui privilégient différentes formes de cohabitation plutôt que de
soutenir convenablement la famille pour le bien de toute la société.
Parmi les causes de ces phénomènes, il y a une mondialisation
uniformisante qui rejette les cultures elles-mêmes, brisant ainsi
les éléments propres de l’identité de chaque peuple qui
constituent l’héritage incontournable à la base d’un sain
développement social. Dans un monde uniformisé et privé
d’identité, il est facile de saisir le drame et le découragement
de nombreuses personnes, qui ont littéralement perdu le sens de leur
vie. Ce drame est aggravé par la crise économique qui perdure, qui
engendre de la méfiance et favorise un climat social conflictuel.
J’ai pu en voir les revers ici aussi à Rome, en rencontrant
beaucoup de personnes qui vivent des situations de détresse, comme
aussi au cours des différents voyages que j’ai effectués en
Italie. A la chère nation italienne, je désire justement adresser
une pensée pleine d’espérance afin que, dans le climat persistant
d’incertitude sociale, politique et économique, le peuple italien
ne cède pas au désengagement et à la tentation du rejet, mais
redécouvre ces valeurs d’attention réciproque et de solidarité
qui sont à la base de sa culture et du vivre-ensemble civil, et sont
sources de confiance aussi bien dans l’immédiat que dans l’avenir,
spécialement pour les jeunes.
Pensant
à la jeunesse, je désire mentionner mon voyage en Corée, où en
août dernier, j’ai pu rencontrer des milliers de jeunes réunis
pour la VI Journée de la jeunesse asiatique et où j’ai rappelé
qu’il faut valoriser les jeunes en cherchant à leur transmettre
l’héritage du passé et à les confronter aux défis présents. Il
est donc nécessaire de réfléchir pour savoir si nous transmettons
bien nos valeurs à la génération suivante, ainsi que sur le genre
de société que nous nous préparons à lui léguer. Ce
soir-même, j’aurai la joie de repartir pour
l’Asie, afin de visiter le Sri Lanka et les Philippines et ainsi
témoigner de l’attention et de la sollicitude pastorale avec
laquelle je suis les vicissitudes des peuples de ce vaste continent.
À eux et à leurs Gouvernements, je désire manifester une fois
encore le désir du Saint-Siège d’offrir sa contribution au
service du bien commun, de l’harmonie et de la concorde sociale. Je
souhaite en particulier une reprise du dialogue entre les deux Corée,
qui sont des pays frères qui parlent la même langue. Au début
d’une nouvelle année nous ne voulons pas que notre regard soit
dominé par le pessimisme, par les défauts et par les carences de
notre temps. Nous voulons aussi remercier Dieu pour ce qu’il nous a
donné, pour les bienfaits qu’il nous a accordés, pour les
dialogues et les rencontres qu’il nous a permis et pour certains
fruits de paix qu’il nous a donné la joie de goûter. Un
témoignage éloquent que la culture de la rencontre est possible, je
l’ai expérimenté au cours de ma visite en Albanie, un pays jeune,
qui sont l’espérance pour l’avenir. Malgré les blessures
endurées récemment, il est caractérisé par la cohabitation
pacifique et la collaboration entre ceux qui appartiennent à
différentes religions, dans un climat de respect et de confiance
réciproque entre catholiques, orthodoxes et musulmans. C’est un
signe important qu’une foi sincère en Dieu ouvre à l’autre,
engendre dialogue et action pour le bien, alors que la violence naît
toujours d’une mystification de la religion elle-même, adoptée en
prétextant des projets idéologiques qui ont comme unique but la
domination de l’homme sur l’homme. Également, au cours de mon
récent voyage en Turquie, pont historique entre Orient et Occident,
j’ai pu constater les fruits du dialogue œcuménique et
inter-religieux, ainsi que l’engagement envers les réfugiés
provenant des autres pays du Moyen Orient. J’ai retrouvé cet
esprit d’accueil aussi en Jordanie, que j’ai visitée au début
de mon pèlerinage en Terre Sainte, comme aussi dans le témoignage
venu du Liban, à qui je souhaite de surmonter les difficultés
politiques actuelles.
Un
exemple qui m’est très cher de la manière dont le dialogue peut
vraiment édifier et construire des ponts, vient de la récente
décision des Etats Unis d’Amérique et de Cuba de mettre fin à un
silence réciproque qui a duré plus d’un demi-siècle et de se
rapprocher pour le bien de leurs citoyens. Dans cette perspective,
j’adresse aussi une pensée au peuple du Burkina Faso, engagé dans
une période de transformations politiques et institutionnelles
importantes, afin qu’un esprit renouvelé de collaboration puisse
contribuer au développement d’une société plus juste et plus
fraternelle. Je relève, en outre, avec satisfaction la signature en
mars dernier de l’accord qui met fin à de longues années de
tensions aux Philippines. J’encourage également l’engagement en
faveur d’une paix stable en Colombie, comme aussi les initiatives
destinées à établir à nouveau la concorde dans la vie politique
et sociale au Venezuela. Je souhaite aussi qu’on puisse bientôt
parvenir à une entente définitive entre l’Iran et ce qui est
appelé le Groupe des 5+1 sur l’utilisation de l’énergie
nucléaire à des buts pacifiques, en appréciant les efforts
accomplis jusqu’à maintenant. J’accueille, ensuite, avec
satisfaction la volonté des Etats-Unis de fermer définitivement la
prison de Guantánamo, soulignant la généreuse disponibilité de
certains pays à accueillir les détenus. Et je remercie de tout cœur
ces pays. Enfin, je désire exprimer mon appréciation et mon
encouragement pour ces pays qui se sont activement engagés pour
favoriser le développement humain, la stabilité politique et la
cohabitation civile entre leurs citoyens.
Le
6 août 1945, l’humanité assistait à une des plus terribles
catastrophes de son histoire. Pour la première fois, d’une façon
nouvelle et sans précédents, le monde expérimentait jusqu’où
peut aller le pouvoir destructeur de l’homme. Des cendres de cette
effroyable tragédie qu’a été la seconde guerre mondiale a surgi
entre les Nations une volonté nouvelle de dialogue et de rencontre
qui a donné naissance à l’Organisation des Nations-Unies, dont
nous célébrerons cette année le 70 anniversaire. Au cours de la
visite qu’il a accomplie au siège de l'ONU, il y a cinquante ans,
mon Bienheureux prédécesseur, le Pape Paul VI, a rappelé que le
sang de millions d’hommes, que des souffrances inouïes et
innombrables, que d’inutiles massacres et d’épouvantables ruines
sanctionnent le pacte qui vous unit, en un serment qui doit changer
l’histoire future du monde, jamais plus la guerre, jamais plus la
guerre! C’est la paix, la paix qui doit guider le destin des
peuples et de toute l’humanité! C’est aussi mon invocation
confiante pour cette nouvelle année, qui verra par ailleurs la
poursuite de deux importants processus : la rédaction de
l’Agenda du développement post-2015, avec l’adoption des
Objectifs du développement durable, et l’élaboration d’un
nouvel Accord sur le climat. Et cela est urgent. Leur présupposé
indispensable est la paix, qui jaillit de la conversion du cœur plus
encore que de la fin de chaque guerre. C'est avec ces
sentiments que je renouvelle à chacun de vous, à vos familles et à
vos peuples, le souhait d’une année 2015 d’espérance et de
paix".
Le Pape baptise trente-trois nouveaux-nés dans la Chapelle Sixtine
Cité
du Vatican, 11 janvier 2015
(VIS). Ce matin, dans la Chapelle Sixtine, le Saint-Père a célébré
la messe au cours de laquelle il a baptisé trente-trois
nouveaux-nés, enfants d'employés du Vatican. Dans son homélie,
citant la première lecture, le Pape a rappelé que le Seigneur se
préoccupe de ses enfants comme un père, en leur donnant une
nourriture substantielle: "Comme un bon père ou une bonne mère,
Dieu veut donner de bonnes choses à ses enfants. Et l'aliment
nourrissant qu'il donne est sa Parole". La Parole "nous
fait grandir, nous fait porter de bons fruits dans la vie, comme la
pluie et la neige font du bien à la terre et la rendent féconde.
Ainsi vous, parents, et aussi vous, parrains et marraines,
grands-parents, oncles et tantes, vous aiderez ces enfants à bien
grandir si vous leur donnez la Parole de Dieu, l'Evangile de Jésus.
Et donnez leur aussi par l'exemple! Tous les jours, prenez l'habitude
de lire un passage de l'Evangile, petit, et emportez toujours avec
vous un petit Evangile de poche, dans votre sac, pour le lire. Ce
sera un exemple pour vos enfants, de voir leur papa, leur maman,
leurs parrain et marraine, leurs grands-parents, leurs oncles et
tantes, lire la Parole de Dieu... Vous, les mamans, donnez du lait à
vos enfants, même maintenant, s'ils pleurent parce qu'ils ont faim,
allaitez-les tranquillement. Remercions le Seigneur pour le don du
lait, et prions pour les mamans, elles sont nombreuses
malheureusement, qui ne sont pas en mesure de donner à manger à
leurs enfants. Prions et cherchons à aider ces mamans. Donc, ce que
fait le lait pour le corps, la Parole de Dieu le fait pour l'Esprit.
La Parole de Dieu fait grandir la foi. Et grâce à la foi nous
sommes engendrés par Dieu. C'est ce qui se passe dans le baptême.
Nous avons écouté l'apôtre Jean: Quiconque croit que Jésus est le
Christ, est né de Dieu. C'est dans cette foi que vos enfants sont
baptisés. Aujourd'hui c'est votre foi, chers parents, parrains et
marraines. C'est la foi de l'Eglise dans laquelle ces petits
reçoivent le baptême. Mais demain, avec la grâce de Dieu, ce sera
leur foi, leur oui personnel à Jésus Christ qui nous donne l'amour
du Père".
"Le
baptême nous insère dans le corps de l'Eglise, dans le peuple saint
de Dieu. Dans ce corps, dans ce peuple en chemin, la foi est
transmise de génération en génération: c'est la foi de l'Eglise.
C'est la foi de Marie, notre Mère, la foi de saint Joseph, de saint
Pierre, de saint André, de saint Jean, la foi des apôtres et des
martyrs, qui est arrivée jusqu'à nous, à travers le baptême, une
chaîne de transmission de la foi... Il s'agit de se passer de main
en main la lumière de la foi", a expliqué le Pape qui a évoqué
la bougie que l'on allume au cierge pascal au cours du rite du
baptême et qui représente le Christ ressuscité et vivant parmi
nous. "Vous, les familles, vous prenez de Lui la lumière de la
foi à transmettre à vos enfants. Cette lumière, vous la prenez
dans l'Eglise, dans le corps du Christ, dans le peuple de Dieu qui
marche en tous temps et en tous lieux. Enseignez à vos enfants que
l'on ne peut être chrétiens en dehors de l'Eglise, que l'on ne peut
suivre Jésus Christ sans l'Eglise, parce que l'Eglise est mère et
nous fait grandir dans l'amour de Jésus Christ". Puis le Pape
François a évoqué un autre aspect des lectures bibliques du jour:
dans le baptême, nous sommes consacrés par l'Esprit Saint. "C'est
ce que signifie le mot chrétien, consacré comme Jésus, dans le
même Esprit dans lequel a été immergé Jésus dans toute son
existence terrestre. Lui est le Christ, l'oint, le consacré, nous
les baptisés nous sommes chrétiens, c'est-à-dire consacrés,
oints. Alors chers parents, chers parrains et marraines, si vous
voulez que vos enfants deviennent de vrais chrétiens, aidez-les à
grandir immergés dans l'Esprit Saint, c'est-à-dire dans la chaleur
de l'amour de Dieu, dans la lumière de sa Parole. C'est pourquoi,
n'oubliez pas d'invoquer souvent l'Esprit, tous les jours... Souvent
nous prions Jésus. Quand nous prions le Notre Père, nous prions le
Père. Mais l'Esprit Saint nous ne le prions pas beaucoup. Il est si
important de prier l'Esprit Saint, parce qu'il nous enseigne à faire
avancer la famille, les enfants, pour que ces enfants grandissent
dans l'atmosphère de la Trinité. C'est l'Esprit qui les fait
avancer. C'est pourquoi n'oubliez pas d'invoquer souvent l'Esprit
Saint, tous les jours".
La surdité à l'Esprit Saint conduit à un mutisme évangélique
Cité
du Vatican, 11 janvier 2015
(VIS). La fête du baptême du Seigneur conclut le temps de Noël et
le Pape, lors de l'angélus dominical, citant le passage de
l'évangile de Marc, quand les cieux s'ouvrent au moment où Jean
baptise Jésus dans le Jourdain, a dit que cet événement mettait
fin "au temps des cieux fermés qui indiquaient la séparation
entre Dieu et l'homme, conséquence du péché. Le péché nous
éloigne de Dieu et brise le lien entre la terre et le ciel,
déterminant ainsi notre misère et l'échec de notre vie. Les cieux
ouverts indiquent que Dieu a donné sa grâce pour que la terre donne
son fruit. Ainsi la terre est devenue la demeure de Dieu parmi les
hommes, et chacun de nous a la possibilité de rencontrer le Fils de
Dieu, en faisant l'expérience de tout son amour et son infinie
miséricorde. Nous pouvons réellement le rencontrer dans le visage
de nos frères, en particulier chez les pauvres, les malades, les
prisonniers, les réfugiés qui sont la chair vivante du Christ
souffrant et l'image visible du Dieu invisible". Avec le baptême
de Jésus, ce ne sont pas seulement les cieux qui s'ouvrent, mais
Dieu qui "parle de nouveau en faisant résonner sa voix: Tu es
mon Fils bien aimé, tu as toute ma faveur. Et la descente de
l'Esprit sous forme de colombe permet au Christ, le consacré du
Seigneur, d'inaugurer sa mission qui est notre salut. L'Esprit Saint,
le grand oublié de nos prières! Nous avons besoin de demander son
aide, sa force, son inspiration. L'Esprit Saint qui a animé
entièrement la vie et le ministère de Jésus, est le même Esprit
qui aujourd'hui guide l'existence chrétienne, l'existence de tout
homme et toute femme qui se dit et veut être chrétien. Mettre sous
l'action de l'Esprit notre vie de chrétiens et la mission que nous
avons tous reçu en vertu du baptême, signifie retrouver le courage
apostolique nécessaire pour dépasser les arrangements mondains
faciles... Un chrétien et une communauté sourds à la voix de
l'Esprit, qui pousse à porter l'Evangile aux extrémités de la
terre et de la société, deviennent aussi un chrétien et une
communauté muets qui ne parlent ni n'évangélisent. Rappelez vous
cela: priez souvent l'Esprit Saint pour qu'il nous aide, qu'il nous
donne la force, l'inspiration, et qu'il nous fasse aller de l'avant",
a conclu le Pape François qui, après l'angélus a demandé aux
fidèles réunis Place St.Pierre, en particulier ceux provenant du
Sri Lanka et des Philippines, de prier pour lui au cours du voyage
apostolique qu'il entreprendra le lendemain dans ces pays.
Haïti: Reconstruite le pays, reconstruire les personnes
Cité
du Vatican, 10 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
les participants à la conférence sur l'Eglise et Haïti à cinq ans
du séisme qui a dévasté l'île caraïbe, organisée par le Conseil
pontifical Cor Unum, la Commission pontificale pour l'Amérique
latine et la Conférence épiscopale haïtienne. Saluant les
organisateurs et le travail accompli, le Pape a également eu
une pensée pour "tous les fidèles qui ont voulu, de multiples
façons, secourir le peuple haïtien après une tragédie qui a
laissé derrière elle mort, destruction et désespoir. Avec l’aide
apportée à nos frères et sœurs en Haïti, nous avons manifesté
que l’Eglise est un grand corps, où les différents membres ont
soin les uns des autres. C’est dans cette communion, animée par
l’Esprit, que notre service de charité trouve sa raison profonde".
Beaucoup
a été réalisé durant ces cinq années, a-t-il poursuivi, "pour
reconstruire le pays. Toutefois bien du travail reste encore à
faire. Et aussi bien ce qui s’est fait que ce qui, toujours avec
l’aide de Dieu, pourra se faire, s’appuie sur trois piliers
fondamentaux: La personne humaine, la communion ecclésiale et
l’Eglise locale. La personne est au centre de l’action de
l’Eglise. Nous venons de célébrer Noël, et l’Incarnation nous
dit justement combien l’homme est important pour Dieu, qui a voulu
assumer la nature humaine. Notre première préoccupation doit donc
être d’aider l’homme, chaque homme, à vivre pleinement comme
personne. Il n’y a pas de véritable reconstruction d’un pays
sans reconstruction de la personne dans sa plénitude. Cela comporte
de faire en sorte que chaque personne en Haïti ait le nécessaire au
point de vue matériel, mais aussi en même temps qu’elle puisse
vivre sa liberté, ses responsabilités et sa vie spirituelle et
religieuse. La personne humaine a un horizon transcendant qui lui est
propre, et l’Eglise la première ne peut délaisser cet horizon,
qui a pour but la rencontre avec Dieu. C’est pourquoi, également
en cette phase de reconstruction, l’action humanitaire et l’action
pastorale ne sont pas concurrentes, mais complémentaires. Elles ont
besoin l’une de l’autre car elles contribuent ensemble à former
en Haïti des personnes mûres et des chrétiens qui à leur tour
pourront se dépenser pour le bien de leurs frères. Que chaque type
d’aide offert par l’Eglise à ce pays puisse avoir ce souci du
bien intégral de la personne".
La
communion ecclésiale s'est exprimée en Haïti dans la pluralité
des acteurs et des approches de l’assistance et du développement.
"C'est un facteur positif, un signe de la vitalité de l’Eglise
et de la générosité de beaucoup... Mais la charité est encore
plus vraie et plus incisive si elle est vécue dans la communion. La
communion témoigne que la charité n’est pas seulement d’aider
l’autre, mais c’est une dimension qui imprègne toute la vie et
abat toutes ces barrières de l’individualisme qui nous empêchent
de nous rencontrer. La charité est la vie intime de l’Eglise et
elle se manifeste dans la communion ecclésiale. Communion entre les
évêques et avec les évêques, qui sont les premiers responsables
du service de la charité. Communion entre les différents charismes
et les institutions de charité, parce que personne d’entre nous ne
travaille pour soi-même, mais au nom du Christ, qui nous a montré
le chemin du service. Ce serait une contradiction de vivre séparés
la charité. C’est pourquoi je vous invite à renforcer toutes les
méthodes qui permettent de travailler ensemble. La communion
ecclésiale se reflète aussi dans la collaboration avec les pouvoirs
publics et avec les institutions internationales, pour que tous
recherchent le progrès authentique du peuple haïtien, dans l’esprit
du bien commun".
"Enfin,
je voudrais souligner l’importance de l’Eglise locale, parce
c’est en elle que l’expérience chrétienne se fait tangible. Il
est nécessaire que l’Eglise en Haïti devienne toujours plus
vivante et féconde, pour témoigner du Christ et pour donner sa
contribution au progrès de ce pays". Le clergé doit susciter
"chez les fidèles un engagement redoublé dans la formation
chrétienne et dans l’évangélisation joyeuse et féconde. Le
témoignage de la charité évangélique est efficace lorsqu’il est
soutenu par la relation personnelle avec Jésus dans la prière, dans
l’écoute de la parole de Dieu et dans la réception des
sacrements. Là se trouve la force de l’Eglise locale".
Poursuivez donc "le chemin que vous avez entamé... Que Marie
notre Mère vous guide et vous protège".
Rencontre des Présidents des Conférences épiscopales européennes
Cité
du Vatican, 10 janvier 2015
(VIS). Les Présidents des Conférences épiscopales européennes et
les Supérieurs de la Congrégation pour la doctrine de la foi se
réuniront du 13 au 15 janvier à Esztergom (Hongrie). Par
l'Instruction du 23 février 1967, la Congrégation pour la doctrine
de la foi, à la demande de Paul VI, avait demandé aux conférences
épiscopales d'instituer en leur sein une Commission doctrinale,
comme organe de conseil pour elles et pour les évêques dans leur
sollicitude pour la doctrine de la foi. En vue de renforcer la
collaboration entre la Congrégation et les Commissions doctrinales,
il a été décidé en 1982 de réunir périodiquement les présidents
de ces commissions au niveau continental. Une des caractéristiques
originales de ces réunions est que les supérieurs de la
Congrégation se déplacent d'un continent à l'autre, soulignant
ainsi l'importance de maintenir les instances locales et régionales
et leurs responsabilités dans le traitement des questions
doctrinales. La première de ces réunions, à l'époque où le
Cardinal Joseph Ratzinger était Préfet de la Congrégation, a eu
lieu en Amérique latine, à Bogota (1984), et fut suivie des
rencontres au Kinshasa, en Afrique (1987), à Vienne, en Europe
(1989), à Hong Kong, en Asie (1993), à Guadalajara, en Amérique
latine (1996) et à San Francisco, aux Etats-Unis (1999). Au cours du
mandat du Cardinal William Levada une autre réunion a eu lieu à Dar
es Salaam en Afrique (2009). Aujourd'hui, le Cardinal Peter Erdö,
Archevêque d'Esztergom - Budapest qui est le Président du Conseil
des Conférences épiscopales d'Europe (CCEE), a répondu à la
demande du Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la
Congrégation, de soutenir les épiscopats locaux, comme l'a souligné
le Pape François, dans son engagement pour la promotion et la
protection de la doctrine de la foi, en tenant compte des nouveaux
défis du continent européen
Note à propos de la sécurité du Vatican
Cité
du Vatican, 12 janvier 2015 (VIS). Sollicité par des journalistes,
le Directeur de la Salle de Presse a déclaré ce midi:
"Contrairement à ce qu'ont publié certains media, le
Saint-Siège n'a reçu aucune indication des services de sécurité
étrangers à propos d'un risque d'attentat. Comme à l'habitude, il
reste en contact avec ces services qui, vu le contexte, invitent à
la prudence et à la vigilance, même si il n'existe pas de signal
d'un risque. Il n'y a donc pas lieu d'alimenter une préoccupation
qui, n'étant pas d'actualité, pourrait seulement troubler la
sérénité de qui travaille comme la tranquillité des pèlerins et
touristes fréquentant chaque jour le Vatican".
Audiences
Cité
du Vatican, 10 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 12 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Fernand J.Cheri, OFM, Auxiliaire de l'Archevêque de New Orleans
(USA). L'Evêque élu, né en 1952 à New Orleans (USA) et ordonné
prêtre en 1978, a émis ses vœux religieux en 1996. Il était
jusqu'ici directeur de campus près la Qincy University. Licencié en
théologie, il a été curé et administrateur de paroisses, aumônier
d'université, et a occupé de nombreuses fonctions au sein de son
ordre.
Mgr.Janusz
Urbanczyk, Représentant permanent près l'AIEA, près l'OSCE et près
la Commission préparatoire de la CTBTO, Observateur permanent près
l'ONUDI et près le Bureau des Nations-Unies de Vienne.
Samedi
dernier, 10 janvier, il avait nommé:
Mgr.Juan
Barros Madrid, Evêque d'Osorno (superficie 9.236, population
241.000, catholiques 125.000, prêtres 204, diacres 23, religieux
97), au Chili. Il était jusqu'ici Ordinaire militaire pour le Chili.
Mgr.Nicolò
Anselmi, Auxiliaire de l'Archevêque de Gênes (Italie). L'Evêque
élu, né en 1961 à Gênes (Italie) et ordonné prêtre en 1992,
était jusqu'ici Vicaire épiscopal, curé de paroisse et membre du
Presbyterium de ce même diocèse. Licencié en théologie, il a été
enseignant, responsable régional de la pastorale, Vice Directeur du
centre diocésain pour les vocations.
Mgr.Guglielmo
Borghetti, Coadjuteur de l'Evêque d'Albenga - Imperia (Italie). Il
était jusqu'ici Evêque de Pitigliano - Sovana - Orbetello
(Italie).
Mgr.Eugene
Martin Nugent, Nonce apostolique en Haïti, jusqu'ici Nonce à
Madagascar, à Maurice et aux Seychelles, Délégué apostolique pour
les Comores et faisant office de Délégué pour La Réunion
(France).
In memoriam
Cité
du Vatican, 12 janvier 2015 (VIS). Voici les
données relatives aux prélats décédés ces derniers mois et
semaines:
Mgr.Sofron
Stefan Wasyl Mudry, OSBM, Evêque émérite d'Ivano - Frankivsk
(Ukraine), le 31 octobre 2014 à 90 ans.
Mgr.Alberto
Johannes Först, O.Carm, Evêque émérite de Dourados (Brésil), le
1 novembre 2014 à 87 ans.
Mgr.James
Mwewa Spaita, Archevêque émérite de Kasama (Zambie), le 4 novembre
2014 à 80 ans.
Mgr.Juan
Antonio Flores Santana, Archevêque émérite de Santiago de los
Caballeros (République Dominicaine), le 9 novembre 2014 à 87 ans.
Mgr.Caetano
Antônio Lima dos Santos, OFM.Cap, Evêque émérite d'Ilhéus
(Brésil), le 11 novembre 2014 à 98 ans.
Mgr.Henri
Brincard, CRSA, Evêque du Puy-en-Velay (France), le 14 novembre 2014
à 74 ans.
Mgr.Javier
Azagra Labiano, Evêque émérite de Cartagena (Espagne), le 16
novembre 2014 à 91 ans.
Mgr.Jeremiah
Joseph Coffey, Evêque émérite de Sale (Australie), le 19 novembre
2014 à 81 ans.
Mgr.Leonard
James Olivier, SVD, Auxiliaire émérite de Washington (USA), le 19
novembre 2014 à 91 ans.
Mgr.Sebleio
Peralta Alvarez, Evêque de San Lorenzo (Paraguay), le 19 novembre
2014 à 75 ans.
Le
Cardinal Fiorenzo Angelini (Italie), Président émérite du Conseil
pontifical pour la pastorale de la santé, le 22 novembre 2014 à 98
ans.
Mgr.Joseph
Francis Maguire, Evêque émérite de Springfiled (USA), le 23
novembre 2014 à 95 ans.
Mgr.Joseph
Thomas Dimino, Ordinaire militaire émérite pour les Etats-Unis, le
25 novembre 2014 à 91 ans.
Mgr.Alfredo
Ernest Novak, CSSR, Evêque émérite de Paranaguá (Brésil), le 3
décembre 2014 à 84 ans.
Mgr.Patrick
Edward O’Connor, Evêque émérite de Tokelau (Nouvelle Zélande),
le 3 décembre 2014 à 82 ans.
Le
Cardinal Jorge Mejía (Argentine), Archiviste Bibliothécaire
émérite, le 9 décembre 2014 à 91 ans.
Mgr.Georges
Lagrange, Evêque émérite de Gap (France), le 11 décembre 2014 à
85 ans.
Mgr.Anthony
Edward Pevec, Auxiliaire émérite de Clevleand (USA), le 14 décembre
2014 à 89 ans.
Mgr.Stephen
Hector Youssef Doueihi, Evêque émérite de Saint Maron de Brooklyn
(USA), le 17 décembre 2014 à 87 ans.
Mgr.
Claude Frikart, CIM, Auxiliaire émérite de París (France), le 18
décembre 2014 à 92 ans.
Mgr.Giuseppe
Pittau, SJ (Italie), Secrétaire émérite de la Congrégation pour
l'éducation catholique, le 26 décembre 2014 à 86 ans.
Mgr.Géry
Leuliet, Evêque émérite d'Amiens (France), le 1 janvier 2015 à
104 ans.
Mgr.Paulinus
Costa, Archevêque émérite de Dhaka (Bangladesh), le 3 janvier 2015
à 78 ans.
Mgr.Natalino
Pescarolo, Evêque émérite de Cuneo (Italie), le 4 janvier 2015 à
85 ans.
Mgr.Bernard
Joseph McLaughlin, Auxiliaire émérite de Buffalo (USA), le 5
janvier 2015 à 102 ans.
Mgr.Joseph
Djida, OMI, Evêque de Ngaoundéré (Cameroun), le 6 janvier 2015 à
69 ans.
vendredi 9 janvier 2015
Prochaine Conférence sur Haïti
Cité
du Vatican, 9 janvier 2015 (VIS). Comme annoncé, s'ouvre demain au
Vatican une conférence sur l'Eglise et Haïti à cinq ans du séisme
qui a dévasté l'île caraïbe. Organisateurs, le Conseil Cor Unum,
la Commission pour l'Amérique latine et la Conférence épiscopale
haïtienne ont tenu à appliquer la recommandation du Saint-Père de
rester attentifs aux conséquences de la catastrophe sur la
population dans la phase de reconstruction en cours. Outre des dégâts
très grands, le séisme avait provoqué 230.000 victimes et affecté
la vie de trois millions de personnes, détruisant jusqu'aux
hôpitaux. La conférence, qui permettra notamment de faire le point
sur les aides financières et les projets lancés en 2010, réunira
des représentants de l'épiscopat local, d'autres Eglises de la
région, du Saint-Siège et du corps diplomatique accrédités auprès
de lui. Les travaux seront ouverts par le Cardinal Ouellet, comme
Président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine,
suivi du Cardinal Sarah, Président de Cor Unum, qui a géré jusqu'à
fin 2014 les aides du Pape à l'Eglise haïtienne. Il sera ensuite
question du processus de restauration matériel et spirituel du pays,
le débats étant animé par le Cardinal Langlois, Evêque des Cayes
et Président de la Conférence épiscopale, Mgr.Wenski, Archevêque
de Miami, M.Alberto Piatti, Président de l'association des
volontaires actifs à Haïti, et Eduardo Marques de Almeida, ancien
représentant de la banque inter-américaine de développement pour
Haïti. En fin de matinée, les participants seront reçu par le
Pape. L'après-midi sera réservée aux interventions des acteurs de
la reconstruction, qui échangeront leurs expériences et aborderont
les questions de coopération internationale, les priorités et les
critères d'action pour la phase suivante. Le Secrétaire du Conseil
pontifical, Mgr.Dal Toso proposera en conclusion un éventail des
problématiques ouvertes. Une messe de clôture sera célébrée par
le Cardinal Secrétaire d'Etat, à 18 h 30' en l'église de la
Traspontina.
Audiences
Cité
du Vatican, 9 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Le
Cardinal Godfried Danneels (Belgique).
Mgr.Julio
Murat, Nonce apostolique en Zambie et au Malawi.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 9 janvier 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Pietro
Milite (Italie), Prélat Auditeur du Tribunal de la Rote Romaine,
jusqu'ici Promoteur de Justice.
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