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lundi 5 octobre 2015

Le Synode est l'Eglise en marche pour lire la réalité avec les yeux de la foi


Cité du Vatican, 5 octobre 2015 (VIS). Ce matin à 9 h, s'est ouverte au Vatican la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques consacrée à La vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde contemporain. En présence du Saint-Père, le Cardinal hondurien Oscar Andres Rodríguez Maradiaga a pris la parole, invitant les pères synodaux à une brève méditation résumant les intentions et l'esprit de l'Assemblée: "Frères, nous venons des quatre points cardinaux, convoqués par Pierre, mus par l'amour du Seigneur Jésus et de notre Mère l'Eglise -a-t-il dit-. Saint Paul nous a précisément invités à la joie. Cette joie de l'Evangile que le Pape François proclame inlassablement dans le monde entier. Mais comme lui même nous a dit: Le grand risque du monde actuel, avec son offre écrasante et multiple de consommation, est de tomber dans une tristesse individualiste qui jaillit du cœur confortable et avare, de la recherche maladive de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Parfois cela nous attriste d'entendre comment le monde a envisagé ce Synode en pensant que nous venions comme deux bandes opposées pour défendre des positions irréductibles. C'est pourquoi avec Jésus-Christ la joie naît et renaît toujours. Agissez, nous ne sommes pas une Eglise en voie d'extinction ni diminuée. La famille non plus, bien qu'elle soit menacée et combattue. Nous ne venons pas non plus pleurer ni nous lamenter sur nos difficultés. Le psaume 26 nous dit: Sois fort, et prends courage. Espère le Seigneur. Ayez le même sentiment: nous cherchons tous l'unanimité qui vient du dialogue, non des idées défendues à outrance. Saint Paul nous rappelle: Ayez les mêmes sentiments que le Christ. Vivez en paix, et comme nous dit Evangelii Gaudium: Le dialogue est la contribution à la paix, parce que l'Eglise proclame l'évangile de la paix. Après avoir annoncé Jésus-Christ, qui est la paix en personne, la Mère Eglise nous encourage à être un instrument de pacification et un témoignage crédible d'une vie réconciliée. Il est temps de savoir comment dessiner dans une culture qui privilégie le dialogue comme forme de rencontre, la recherche de consentements et d'accords. Nous n'avons pas besoin d'un projet de quelques-uns pour quelques-uns, ou une minorité cultivée ou testimoniale qui s'approprie un sentiment collectif. C'est pourquoi, nous souhaitons commencer le Synode dans la paix -a-t-il conclu-. Ce n'est pas la paix du monde, faite d'accommodements et de compromis qui trop souvent ne s'accomplissent pas. C'est la paix du Christ, la paix avec nous mêmes. Et la conclusion est évidente: Le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. C'est pourquoi nous pouvons lui dire: Reste avec nous Seigneur. Non précisément parce que le jour finit, mais parce qu'il commence. Un nouveau jour pour les familles du monde, croyants ou non croyants, familles fatiguées des incertitudes et des doutes semés par diverses idéologies, comme celles de la déconstruction, des contradictions culturelles et sociales, fragilité et solitude entre autres. Reste avec nous Seigneur pour que ce Synode produise un chemin de joie et d'espérance pour toutes les familles".

Le Saint-Père a ensuite pris la parole pour introduire les travaux de la première journée, expliquant que "le Synode n'est pas un congrès ou un parloir, il n'est pas un parlement ou un sénat, où l'on se met d'accord. Le Synode, au contraire, est une expression ecclésiale, c'est-à-dire que c'est l'Eglise qui chemine ensemble pour lire la réalité avec les yeux de la foi et avec le cœur de Dieu; c'est l'Eglise qui s'interroge sur sa fidélité au dépôt de la foi, qui pour celle-ci n'est pas un musée à visiter ou même à sauvegarder, mais une source vive à laquelle l'Eglise se désaltère pour désaltérer et éclairer le dépôt de la vie. Le Synode, en outre, est un espace protégé où l'Eglise expérimente l'action de l'Esprit saint. Dans le Synode, l'Esprit parle à travers la langue de toutes les personnes qui se laissent guider par Dieu qui surprend toujours, par Dieu qui révèle aux petits ce qui est caché aux sages et aux savants, par Dieu qui a créé la loi et le samedi pour l'homme et non le contraire, par Dieu qui laisse les quatre-vingt-dix-neuf brebis pour chercher la brebis perdue, par Dieu qui est toujours plus grand que nos logiques et nos calculs. Rappelons nous toutefois que le Synode pourra être un espace d'action de l'Esprit Saint seulement si nous, participants, nous revêtons de courage apostolique, d'humilité évangélique et de prière confiante. Le courage apostolique qui ne s'effraie pas face aux séductions du monde qui tendent à éteindre dans le cœur des hommes la lumière de la vérité en la remplaçant avec de petites lumières temporaires, ni face à l'endurcissement de quelques cœurs qui, malgré e bonnes intentions, éloignent les personnes de Dieu", a souligné le Pape. "L'humilité évangélique qui sait se vider de ses propres conventions et préjugés pour écouter nos frères évêques et se remplir de Dieu. Humilité qui conduit à ne pas pointer les autres du doigt pour les juger, mais à leur tendre la main pour les relever sans jamais se sentir supérieur à eux. La prière confiante est l'action du cœur quand il s'ouvre à Dieu, quand nous faisons taire nos humeurs pour écouter la douce voix de Dieu qui parle dans le silence. Si nous n'écoutons pas Dieu, toutes nos paroles ne seront que des mots qui ne rassasient ni ne servent. Si nous ne nous laissons pas guider par l'Esprit, toutes nos décisions seront seulement des décorations qui, au lieu de glorifier l'Evangile, le recouvrent et le cachent. Chers frères -a conclu le Pape François-, comme je l'ai dit, le Synode n'est pas un parlement où pour arriver à un consensus ou à un accord commun on recourt à la négociation, au pacte ou aux compromis. La seule méthode du Synode est de s'ouvrir à l'Esprit saint avec un courage apostolique, une humilité évangélique, avec une prière confiante, afin que ce soit lui qui nous guide, nous éclaire et nous mette sous les yeux non nos avis personnels, mais la foi en Dieu, la fidélité au magistère, le bien de l'Eglise et le salut des âmes".

Le Président délégué, le Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, est ensuite intervenu, rappelant combien la décision du Pape de convoquer deux sessions du Synode des évêques sur la mission de la famille dans le monde contemporain a porté ses fruits, et combien l'épiscopat en a été témoin, les églises particulières s'étant efforcées d'apporter leur contribution au travail commun en répondant au questionnaire qui devait alimenter l'Instrumentum Laboris. "Notre Synode -a-t-il dit- est porté par l'Eglise". Le Cardinal a aussi évoqué le Motu Proprio Mitis Ludex Dominus Iesus, par lequel le Saint-Père réforme les procédures canoniques sur la validité sacramentelle des mariages qui représente une précieuse indication sur l'esprit dans lequel sera abordée cette phase du travail synodal. "Sans mettre en doute la tradition sacramentelle de notre Eglise ni sa doctrine sur l’indissolubilité du mariage -a-t-il ajouté- vous nous invitez à partager nos expériences pastorales et à mieux mettre en œuvre les chemins de la miséricorde par lesquels le Seigneur invite tous ceux qui le souhaitent et qui le peuvent à entrer dans une démarche de conversion en vue du pardon".

Ensuite, le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode, a expliqué quelles étaient les modalités de cette Assemblée extraordinaire, du temps mis à disposition pour l'intervention des Pères dans la salle, au large espace consacré aux cercles mineurs où le débat sera plus intense, de même que l'importance accordée aux interventions des conjoints et les rapports des participants au Synode avec les médias.


Enfin, le Rapporteur général, le Cardinal Peter Erdö, Archevêque d'Ezstergom-Budapest, a illustré la première partie de l'Instrumentum Laboris qui englobe l'écoute des défis sur la famille, en les situant dans le contexte socio-culturel contemporain et leurs changements anthropologiques, caractérisés, entre autre, par une fuite des institutions qui conduit à une instabilité institutionnelle et une prédominance de l'individualisme et du subjectivisme. Il a ensuite évoqué le discernement de la vocation familiale, de la pédagogie divine de la famille et de l'indissolubilité comme don et devoir, évoquant la famille dans le magistère de l'Eglise et sa dimension missionnaire, ainsi que les familles blessées, en les plaçant dans le contexte de la miséricorde et de la vérité révélée. Le Cardinal a évoqué la dimension évangélisatrice de la famille et de l'accompagnement ecclésial des foyers, sans oublier le sujet de la responsabilité générative ni les défis de l'éducation. "A l'écoute de la Parole de Dieu -a-t-il conclu-, notre réponse doit manifester une attention sincère et fraternelle aux besoins de nos contemporains, pour leur transmettre la vérité libératrice et être témoins de la plus grande miséricorde. Pour affronter le défi de la famille aujourd'hui, l'Eglise doit donc se convertir et devenir plus vivante, plus personnelle, plus communautaire même au niveau paroissial et des petites communautés. Ce réveil communautaire semble être déjà en cours dans de nombreux endroits. Pour qu'il soit plus général et toujours plus profond, demandons la lumière de l'Esprit Saint qui nous indique concrètement ce que nous devons faire. Ainsi, la vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde contemporain, thème du présent Synode, apparaîtra dans une lumière sereine et concrète qui nous fait grandir dans l'espérance et dans la confiance en la miséricorde de Dieu. C'est à cette miséricorde que le Pape François a voulu consacrer un Jubilé extraordinaire. Remercions le Saint-Père de ce choix d'espérance et confions nos travaux à la sainte Famille de Nazareth".

Messe solennelle d'ouverture du Synode


Cité du Vatican, 4 octobre 2015 (VIS). Ce matin, le Pape François a présidé la messe d'ouverture de la XIV assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, reprenant à l'homélie les lectures du jour qui parlent du drame de la solitude, de l’amour entre l’homme et la femme, et de la famille. En voici le texte complet:

Au Paradis, Adam "donnait leur nom aux autres créatures, exerçant une maîtrise qui montrait son indiscutable supériorité. Malgré cela, il se sentait seul...et faisait l’expérience de la solitude. La solitude, le drame qui, encore aujourd’hui, afflige tant d’hommes et de femmes. Je pense aux personnes âgées, abandonnées même de leurs êtres chers et de leurs propres enfants aux veufs et aux veuves, à tant d’hommes et de femmes laissés par leur épouse ou par leur mari, à tant de personnes qui, de fait, se sentent seules, incomprises, pas écoutées, aux migrants et aux réfugiés qui fuient les guerres et les persécutions, et à tant de jeunes victimes de la culture de la consommation, de l’utilise et jette, et de la culture du déchet. On vit le paradoxe d’un monde globalisé, où nous voyons beaucoup d’habitations luxueuses et de gratte ciels, mais de moins en moins de chaleur de la maison et de la famille, beaucoup de projets ambitieux, mais peu de temps pour vivre ce qui a été réalisé, beaucoup de moyens sophistiqués de divertissement, mais de plus en plus un vide profond dans le cœur, beaucoup de plaisirs, mais peu d’amour, beaucoup de liberté mais peu d’autonomie. Les personnes qui se sentent seules sont de plus en plus nombreuses, mais aussi celles qui se renferment dans l’égoïsme, dans la mélancolie, dans la violence destructrice et dans l’esclavage du plaisir et du dieu argent. Nous revivons aujourd’hui d'une certaine manière l'expérience d’Adam: Beaucoup de puissance, accompagnée de beaucoup de solitude et de vulnérabilité, dont la famille est l’icône. De moins en moins de sérieux pour faire progresser un rapport d’amour solide et fécond, dans la santé comme dans la maladie, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. L’amour durable, fidèle, consciencieux, stable, fécond est de plus en plus moqué et regardé comme s’il était une affaire de l’antiquité. Il semblerait que les sociétés les plus avancées soient justement celles qui ont le taux le plus bas de natalité et le taux le plus élevé d’avortements, de divorces, de suicides et de pollution environnementale et sociale".

Voyant la solitude d’Adam, Dieu a dit: "Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide qui lui correspondra. Ces paroles montrent que rien ne rend heureux le cœur de l’homme qu’un cœur qui lui ressemble, qui lui corresponde, qui l’aime et qui le tire de la solitude et du sentiment d’être seul. Elles montrent aussi que Dieu n’a pas créé l’être humain pour vivre dans la tristesse ni pour rester seul, mais pour le bonheur, pour partager son chemin avec une autre personne qui lui soit complémentaire, pour vivre l’étonnante expérience de l’amour, c'est-à-dire aimer et être aimé, et pour voir la fécondité de son amour dans les enfants, comme le dit le Psaume qui a été proclamé aujourd’hui. Voilà le rêve de Dieu pour sa créature bien-aimée: La voir se réaliser dans l’union d’amour entre l’homme et la femme ; heureuse sur le chemin commun, féconde dans le don réciproque. C’est le même dessein que Jésus...résume par Au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme. A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair. Ainsi, ils ne sont plus deux mais une seule chair". Face au piège rhétorique qu'on lui tend, Jésus répond "de manière franche et inattendue. Il fait tout remonter à l’origine, à l’origine de la création, pour nous apprendre que Dieu bénit l’amour humain, que c’est lui qui unit les cœurs d’un homme et d’une femme qui s’aiment et qui les unit dans l’unité et l’indissolubilité. Cela signifie que le but de la vie conjugale n’est pas seulement de vivre ensemble pour toujours, mais de s’aimer pour toujours! Jésus rétablit ainsi l’ordre qui était à l’origine et qui est origine. Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le peut le séparer. C’est une exhortation aux croyants à dépasser toute forme d’individualisme et de légalisme, qui cache un égoïsme mesquin et une peur de rallier la signification authentique du couple et de la sexualité humaine selon le projet de Dieu. En effet, c’est seulement à la lumière de la folie de la gratuité de l’amour pascal de Jésus que la folie de la gratuité d’un amour conjugal unique et jusqu’à la mort apparaîtra compréhensible. Pour Dieu, le mariage n’est pas une utopie propre à l’adolescence, mais un rêve sans lequel sa créature sera destinée à la solitude. En effet, la peur d’adhérer ce projet paralyse le cœur humain. Paradoxalement, l’homme d’aujourd’hui qui ridiculise souvent ce dessein, reste attiré et fasciné par tout amour authentique, par tout amour solide, par tout amour fécond, par tout amour fidèle et perpétuel. Nous le voyons suivre les amours temporaires, mais il rêve de l’amour authentique, il court derrière les plaisirs de la chair, mais il désire la donation totale".


Nous commençons à comprendre ce que signifie la tristesse de ce monde. "Les plaisirs interdits ont perdu leur attrait dès qu’ils ont cessé d’être interdits. Même s’ils sont poussés à l’extrême et s’ils sont renouvelés indéfiniment, ils restent insipides parce qu’ils sont des choses finies, et nous, au contraire, nous avons soif d’infini. Dans ce contexte social et matrimonial très difficile, l’Eglise est appelée à vivre sa mission dans la fidélité, dans la vérité et dans la charité. Vivre sa mission dans la fidélité à son Maître comme une voix qui crie dans le désert, pour défendre l’amour fidèle, et encourager les très nombreuses familles qui vivent leur mariage comme un espace où se manifeste l’amour divin, pour défendre la sacralité de la vie, de toute vie, pour défendre l’unité et l’indissolubilité du lien conjugal comme signe de la grâce de Dieu et de la capacité de l’homme d’aimer sérieusement. L’Eglise est appelée à vivre sa mission dans la vérité qui ne change pas selon les modes passagères et les opinions dominantes. La vérité qui protège l’homme et l’humanité des tentations de l’autoréférentialité et de la transformation de l’amour fécond en égoïsme stérile, l’union fidèle en liens passagers. Dépourvu de vérité, l’amour bascule dans le sentimentalisme. L’amour devient une coque vide susceptible d’être arbitrairement rempli. C’est le risque mortifère qu’affronte l’amour dans une culture sans vérité. Et l’Eglise est appelée à vivre sa mission dans la charité qui ne pointe pas du doigt pour juger les autres, mais, fidèle à sa nature de mère, se sent le devoir de chercher et de soigner les couples blessés avec l’huile de l’écoute et de la miséricorde, d’être hôpital de campagne aux portes ouvertes pour accueillir quiconque frappe pour demander aide et soutien, de sortir de son propre enclos vers les autres avec un amour vrai, pour marcher avec l’humanité blessée, pour l’inclure et la conduire à la source de salut. Une Eglise qui enseigne et défend les valeurs fondamentales, sans oublier que le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat, et que Jésus a dit aussi" ne pas être venu appeler les justes mais les pécheurs. Une Eglise qui éduque à l’amour authentique, capable de tirer de la solitude, sans oublier sa mission de bon samaritain de l’humanité blessée.... Jean-Paul disait que si l’erreur et le mal doivent toujours être condamnés et combattus, l’homme qui tombe ou se trompe doit être compris et aimé. Nous devons aimer notre temps et aider l’homme de notre temps. l’Eglise doit le chercher, l’accueillir et l’accompagner, parce qu’une Eglise aux portes closes se trahirait elle-même et trahirait sa mission. Au lieu d’être un pont elle deviendrait une barrière... Dans cet esprit demandons au Seigneur de nous accompagner dans le Synode et de guider son Eglise, par l’intercession de la Vierge Marie et de Joseph, son très chaste époux".

Faiblesse de la société sans familles


Cité du Vatican, 4 octobre 2015 (VIS). A l'angélus dominical, le Pape a demandé aux fidèles réunis Place St.Pierre des prières pour le Synode sur la famille, ouvert par une messe solennelle en la Basilique vaticane: "Les pères synodaux, provenant de toutes les parties du monde et réunis autour du Successeur de Pierre vont réfléchir pendant trois semaines sur la vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans la société, en vue d'un discernement spirituel et pastoral attentif. Nous garderons le regard fixé sur Jésus pour identifier, sur la base de son enseignement de vérité et de miséricorde, les voies les plus opportunes pour un engagement adéquat de l'Eglise avec les familles et pour les familles, afin que le dessein originel du Créateur sur l'homme et la femme s'accomplisse et agisse dans toute sa beauté et sa force dans le monde d'aujourd'hui". Citant la Genèse à propos de la complémentarité et de la réciprocité de l'homme et de la femme qui, il a rappelé que leur union en fait une seule chair, "c'est-à-dire une seule vie, une seule existence. Par cette union, les conjoints transmettent la vie à de nouveaux êtres humains, ils deviennent parents. Ils participent à la puissance créatrice de Dieu lui-même. Mais attention! Dieu est amour, et on participe à son œuvre quand on aime avec lui et comme lui... C'est aussi l'amour qui est donné aux époux dans le sacrement du mariage. C'est l'amour qui nourrit leur rapport, à travers les joies et les douleurs, les moments sereins et difficiles. C'est l'amour qui suscite le désir d'engendrer des enfants, de les attendre, les accueillir, les élever et les éduquer... Aujourd'hui, nous demandons au Seigneur que tous les parents et les éducateurs du monde, ainsi que toute la société, se fassent instruments de cet accueil et de cet amour avec lequel Jésus embrasse les plus petits. Il regarde dans leur cœur avec la tendresse et la sollicitude d'un père et en même temps d'une mère. Je pense à tous ces enfants affamés, abandonnés, exploités, contraints à la guerre, refusés. Il est douloureux de voir les images d'enfants malheureux, au regard perdu, qui fuient la pauvreté et les conflits, frappent à nos portes et à nos cœurs en implorant de l'aide. Que le Seigneur nous aide à ne pas être une société-forteresse, mais une société-famille, capables d'accueillir, avec des règles adéquates, mais d'accueillir, d'accueillir toujours, avec amour!". Le Pape a conclu en demandant au Saint Esprit d'inspirer les pères synodaux et l'intercession de Marie, s'unissant à ceux qui, aujourd'hui, au sanctuaire italien de Pompéi, récitent la traditionnelle supplique à la Vierge du Rosaire.


Au terme de l'angélus, le Pape François a rappelé qu'hier à Santander (Espagne), ont été proclamés bienheureux Pio Heredia et dix-sept compagnons cisterciens, tués en haine de la foi pendant la guerre civile espagnole et la persécution religieuse des années trente du siècle dernier: "Louons le Seigneur pour ses courageux témoins et, par leur intercession, supplions-le de libérer le monde du fléau de la guerre". Il a également prié pour les victimes d'un éboulement au Guatemala ainsi que pour celles causées par des intempéries sur la Côte d'Azur en France, et a appelé à une solidarité concrète envers tous. Pour conclure, il a particulièrement salué les pèlerins italiens en la fête de leur saint patron, François d'Assise.

Veillée de prière pour le Synode


Cité du Vatican, 5 octobre 2015 (VIS). Samedi soir Place St.Pierre, le Pape a présidé la veillée avec les familles, organisée par la Conférence épiscopale italienne en prélude au Synode des évêques. Voici l'intervention du Saint-Père: "Pourquoi allumer une petite bougie dans l’obscurité qui nous entoure? N’aurait-on pas besoin de tout autre chose pour dissiper l’obscurité? Mais peut-on vaincre les ténèbres? A certains moments de la vie...de semblables interrogations s’imposent. Face aux exigences de l’existence, la tentation amène à se retirer, à déserter et à se fermer, peut-être au nom de la prudence et du réalisme, en fuyant ainsi la responsabilité de faire sa part jusqu’au bout. Rappelez-vous l’expérience d’Elie? Le calcul humain suscite chez le prophète la peur qui le pousse à chercher un refuge" dans une caverne de l’Horeb, la montagne de Dieu. Là...il trouva la réponse non dans le vent impétueux qui brise les rochers, non dans le tremblement de terre et pas même dans le feu. La grâce de Dieu n’élève pas la voix. C’est un murmure, qui rejoint tous ceux qui sont disposés à en écouter...ce silence sonore qui nous exhorte à sortir, à retourner dans le monde, témoins de l’amour de Dieu pour l’homme, pour que le monde croie". L'année dernière, sur cette même Place, nous avons invoqué l’Esprit Saint pour les pères synodaux. "Ce soir, notre prière ne peut être autre. Parce que...sans l’Esprit Saint, Dieu est loin, le Christ reste dans le passé, l’Eglise devient une simple organisation, l’autorité se transforme en domination, la mission en propagande, le culte en évocation, l’agir des chrétiens en une morale d’esclaves".

"Prions donc, pour que le Synode qui s’ouvre demain sache ramener l’expérience conjugale et familiale à une image accomplie de l’homme, pour qu’il reconnaisse, valorise et propose tout ce qu’il y a en elle de beau, de bon et de saint, pour qu’il embrasse les situations de vulnérabilité qui la mettent à l’épreuve, comme la pauvreté, la guerre, la maladie, le deuil, les relations blessées et défaites d’où surgissent malaises, ressentiments et ruptures, pour qu’il rappelle à ces familles, comme à toutes les familles, que l’Évangile demeure une “Bonne Nouvelle” d’où toujours repartir. Que du trésor de la tradition vivante, les Pères sachent tirer des paroles de consolation et des orientations d’espérance pour des familles appelées à construire en ce temps l’avenir de la communauté ecclésiale et de la cité de l’homme. Chaque famille, en effet, est toujours une lumière, bien que faible, dans l’obscurité du monde. L’histoire même de Jésus parmi les hommes prend forme au sein d’une famille, à l’intérieur de laquelle il restera pendant 30 ans...

Mieux que d'autres, Charles de Foucauld avait deviné la portée de la spiritualité qui émane de Nazareth. Ce grand explorateur abandonna en hâte la carrière militaire, fasciné par le mystère de la Sainte Famille, de la relation quotidienne de Jésus avec ses parents et ses proches, du travail silencieux, de la prière humble. Regardant la Famille de Nazareth, frère Charles discerna la stérilité du désir de richesse et de pouvoir, il se fit tout à tous par l’apostolat de la bonté. Attiré par la vie érémitique, il comprit qu’on ne grandit pas dans l’amour de Dieu en évitant la servitude des relations humaines. Parce que c’est en aimant les autres qu’on apprend à aimer Dieu. C’est en se penchant vers son prochain qu’on s’élève jusqu’à Dieu. A travers la proximité fraternelle et solidaire avec les plus pauvres et les plus abandonnés, il comprit que, finalement, ce sont eux qui nous évangélisent, en nous aidant à grandir en humanité. Pour comprendre aujourd’hui la famille, entrons nous aussi dans le mystère de la famille de Nazareth, dans sa vie cachée, ordinaire et commune, comme celle du plus grand nombre de nos familles, avec leurs peines et leurs joies simples, vie tissée de patience sereine dans les contrariétés, de respect pour la condition de chacun, de cette humilité qui libère et fleurit dans le service, vie de fraternité qui surgit du fait de se sentir partie d’un unique corps. La famille est le lieu d’une sainteté évangélique, réalisée dans les conditions les plus ordinaires. Il s’y respire la mémoire des générations et s’y enfoncent des racines qui permettent d’aller loin. C’est le lieu du discernement, où on s’éduque à reconnaître le dessein de Dieu sur sa propre vie et à l’embrasser avec confiance. C’est un lieu de gratuité, de présence discrète, fraternelle et solidaire, qui apprend à sortir de soi-même pour accueillir l’autre, pour pardonner et se sentir pardonnés. Repartons de Nazareth pour un Synode qui, plus que parler de la famille, sache se mettre à son école, dans la disponibilité à en reconnaître toujours la dignité, la consistance et la valeur, malgré les nombreuses peines et contradictions qui peuvent la marquer. Dans la Galilée des nations de notre temps, nous retrouverons l’épaisseur d’une Eglise qui est mère, capable d’engendrer à la vie et attentive à donner continuellement la vie, à accompagner avec dévouement, tendresse et force morale. Parce que si nous ne savons pas unir la compassion à la justice, nous finissons par être inutilement sévères et profondément injustes. Une Eglise qui est famille sait se situer avec la proximité et l’amour d’un père qui vit la responsabilité du gardien, qui protège sans se substituer, qui corrige sans humilier, qui éduque par l’exemple et la patience. Parfois simplement, par le silence d’une attente priante et ouverte. Et surtout, une Eglise d’enfants qui se reconnaissent frères, qui n’arrive jamais à considérer quelqu’un uniquement comme un poids, un problème, un coût, une préoccupation ou un risque, qui reconnaît dans l’autre essentiellement un don, qui reste tel même quand il parcourt des chemins différents. C’est une maison ouverte, loin des grandeurs extérieures, accueillante dans le style sobre de ses membres et, à cause de cela, accessible à l’espérance de paix qui est présente en chaque homme, y compris en tous ceux qui éprouvés par la vie ont le cœur blessé et souffrant. Cette Eglise peut vraiment éclairer la nuit de l’homme, lui montrer avec crédibilité le but et en partager les pas, justement parce que, la première, elle vit constamment rénovée par la miséricorde de Dieu".

Audience aux volontaires du Banco Alimentare


Cité du Vatican, 3 octobre (VIS). Ce matin Salle Paul VI, le Saint-Père a reçu 7.000 volontaires de la fondation italienne Banco Alimentare, née il y a 25 ans sur l'inspiration de Mgr.Luigi Giussani, le fondateur de Comunione e Liberazione. Ils combattent le gaspillage des produits alimentaires qui, récupérés, sont distribués au personnes et familles en difficulté. Rappelant que ce scandale est aussi une injustice faite aux pauvres, il a dénoncé "un monde riche de ressources alimentaires...dans lequel trop de personnes n'ont pas le nécessaire pour survivre, que ce soit dans les pays pauvres ou dans les pays développés. Cette situation est aggravée par le flux migratoire qui conduit désormais en Europe de très nombreux réfugiés totalement démunis. Devant ce problème démesuré on repense aux paroles de Jésus, J'avais faim et vous n'avez nourri... Devant les foules, il n'a pas fait de beaux discours sur la lutte contre la pauvreté mais accompli des gestes stupéfiants" comme la multiplication des pains et des poissons. "Si nous ne pouvons faire des miracles, faisons quelque chose face à l'urgence. Eduquons à l'humanité, aidons à reconnaître l'humanité qu'il y a dans chaque personne démunie", luttons contre la destruction des aliments jetés. Vos fondateurs "avaient compris "que la mentalité des gens devait évoluer, que les murs de l'individualisme et de l'égoïsme devaient tomber". Je vous invite donc, a conclu le Pape, à poursuivre dans cette voie où "Jésus nous invite à rassasier les affamés. L'Eglise a fait de cette démarche une oeuvre de miséricorde matérielle. Il s'agit en outre "de personnes et non de chiffres, chacune portant une croix qu'elle n'arrive parfois plus à porter seule. Allons au secours de ces Christ, aidons les aussi à reconquérir leur dignité et à se redresser. Soyez des frères et des amis pour les pauvres, qui doivent comprendre qu'ils comptent aux yeux de Dieu".

Messe pour la Gendarmerie vaticane


Cité du Vatican, 3 octobre 2015 (VIS). A l'occasion de la fête de saint Michel archange, patron de la Gendarmerie de l'Etat de la Cité du Vatican, le Pape François a célébré, ce matin, la messe à la chapelle du Gouvernorat, à laquelle ont assisté les membres de ce Corps. Dans son homélie, le Saint-Père a évoqué la lutte de saint Michel contre Satan, affirmant qu'il "y a une guerre entre le bien et le mal où nous devons choisir ce que nous voulons, le bien ou le mal. Mais...les méthodes de guerre de ces deux ennemis sont totalement contraires. Dans la prière initiale..., nous demandons la grâce d'être défendus par l’archange Michel contre les pièges du démon... C'est une des méthodes du diable, poser des pièges". Il a ensuite expliqué "les trois degrés de la méthode du vieux serpent, le démon. D'abord, avoir des choses, il s'agit du pain, des richesses qui te conduisent lentement à la corruption, et ce ne sont pas des histoires; elle est partout!...Tant de personnes vendent leur âme pour trois sous, leur bonheur, leur vie, tout. C'est le premier degré: L'argent, les richesses. Ensuite, quand tu en as, tu te sens important, deuxième degré: La vanité. Ce que le Diable disait à Jésus sur le pinacle du Temple: Jette-toi d'ici en bas, fais un grand spectacle! Vivre pour la vanité. Troisième degré: Le pouvoir, l'orgueil, la superbe. Je te donne tout le pouvoir du monde, tu seras celui qui commande. Cela nous arrive à tous, toujours, dans les petites choses: Trop attachés à nos richesses, on aime quand on nous loue, comme le paon. Tant de gens en deviennent ridicules. La vanité te rend ridicule. Ou enfin quand tu as du pouvoir, tu te prends pour Dieu, et cela est un grand péché. Vous avez un travail un peu difficile, où il y a toujours des oppositions et vous devez mettre les choses à leur place et éviter tant de fois des infractions ou des délits. Priez beaucoup pour que le Seigneur par l'intercession de saint Michel vous défende de toute tentation, de toute tentation de corruption par l'argent, par les richesses, de vanité ou d'orgueil. Et plus votre service sera humble, comme Jésus,...plus il sera fécond et utile pour nous tous... Que le Seigneur nous aide dans cette lutte de tous les jours, mais non pour nous, c'est une lutte pour le service, parce que vous êtes des hommes et des femmes de service, de service à la société, de service aux autres, de service pour faire grandir la bonté dans le monde".



Audiences


Cité du Vatican, 3 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Mgr.Claudio Gugerotti, Nonce apostolique en Biélorussie.



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 5 octobre (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Salvatore Ligorio, Archevêque métropolitain de Potenza - Muro Lucano - Marsico Nuovo (superficie 1.634, population 154.600, catholiques 152.600, prêtres 113, diacres 23, religieux 124), en Italie. Jusqu'ici Archevêque de Matera - Irsina (Italie), il succède à Mgr.Agostino Superbo, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Andrea Migliavacca, Evêque de San Miniato (superficie 691, population 176.794, catholiques 161.000, prêtres 79, diacres 10, religieux 122), en Italie. L'Evêque élu, né en 1967 à Pavie (Italie) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain. Docteur en droit canonique, il a été notaire, chancelier puis juge de tribunal ecclésiastique, aumônier de l'Action catholique et des scouts, chargé de la pastorale des jeunes, chanoine de la cathédrale.


vendredi 2 octobre 2015

Présentation de la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode


Cité du Vatican 2 octobre 2015 (VIS). En Salle de Presse ce matin, le Cardinal Lorenzo Baldisseri a présenté la XIV Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, qui s'ouvre demain soir, Place St.Pierre. La veillée de prière en présence des pères synodaux sera présidée par le Pape qui, dimanche matin, célébrera la messe d'ouverture de l'Assemblée générale. A près avoir souligné que ces assises constituent le point culminant du parcours synodal commencé il y a deux ans, le Cardinal a confirmé que son Instrumentum Laboris contient toutes les questions découlant des questionnaires adressés aux Eglises particulières et les propositions contenues dans la Relatio Synodi d'octobre 2014. Puis il a détaillé la composition de l'assemblée synodale. Les pères synodaux sont 270: 42 ex officio, 183 élus et 45 de nomination papale (54 d'Afrique, 64 d'Amérique, 36 d'Asie, 107 d'Europe et 9 d'Océanie. Parmi eux 74 Cardinaux (y compris 2 Archevêques majeurs), 6 Patriarches, 1 Archevêque majeur, 72 archevêques (dont 3 titulaires), 102 Evêques (y compris 6 Auxiliaires, 3 Vicaires apostoliques et 1 Evêque émérite), 2 curés et 13 religieux. Prennent part également à cette assemblée synodale 24 experts et collaborateurs du Secrétariat spécial, 51 auditeurs et auditrices, 14 délégués fraternels. En raison du thème, on a donné une certaine importance aux conjoints, parents et chefs de famille (18). Tenant compte de diverses suggestions, le Secrétariat général du Synode a développé une nouvelle méthodologie pour ces assises, approuvée par le Pape en mai dernier. La majorité des pères ayant pris part à l'assemblée 2014 avait suggéré de rendre les travaux plus dynamiques et participatifs en alternant interventions en séance et travail poursuivi dans le cadre des Circuli Minores. Il y aura également des témoignages, qui aideront à mieux percevoir les problèmes de la famille. A la fin des réunions des groupes de travail linguistiques, dans lequel les pères réfléchiront sur le texte de base enrichi par les contributions faites en séance, les modérateurs rédigeront un bref rapport sur le travail effectué, qui sera inséré dans le texte de base. Ces rapports des Circuli Minores seront rendus publics. La commission pour l'élaboration de la Relatio finale suivra chaque étape des assises synodales et se réunira à la fin des travaux pour procéder au montage final du texte qui sera présenté samedi 24 octobre en séance plénière pour être soumis au vote de l'Assemblée. Compte tenu du grand nombre de ceux qui ont droit d'intervenir (au total 318 personnes), chacun aura droit à trois minutes en séance, étant possible de s'exprimer largement dans les Circuli. Il sera toujours possible de soumettre au Secrétariat général, en plus de la version papier et numérique des interventions, d'autres textes écrits. Etant donné le bon fonctionnement de la communication et de l'information des médias au cours de la dernière assemblée générale extraordinaire, on suivra la même méthode. Comme le Pape l'a plusieurs fois dit, le Synode doit être un espace sûr dans lequel les pères peuvent s'exprimer librement. Ceci dit, pour plus d'informations, le briefing quotidien sera élargi grâce à une plus grande présence de pères synodaux. Les pères sont libres de communiquer avec les médias, sous leur responsabilité propre. Ceci étant, les différentes étapes de l'élaboration du document restent confidentielles.


Samedi 17 à 9 h aura lieu Salle Paul VI une commémoration du 50 anniversaire du Synode des évêques, à la Salle Paul VI. L'événement est ouvert à tous ceux qui le souhaitent. La commémoration principale sera proposée par le Cardinal Christoph Schönborn. Elle sera complétée par les communications de cinq prélats représentant les divers continents (Le Cardinal Nichols pour l'Europe, Mgr.Francisco Chimoio pour l'Afrique, le Cardinal Ricardo Ezzati Andrello pour les Amériques, SB Raphaël I Louis Sako pour l'Asie, le Cardinal Soane Patita Paini Mafi pour le Pacifique et l'Océanie). Enfin, le Saint-Père a prononcé le discours de clôture. Dimanche, 18 à 10 h 30' la Basilique vaticane, le Synode se conclura par une messe de canonisation (entre autres, des parents de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus). A Ste.Marie Majeure, les fidèles sont invités à accompagner par la prière le travail du Synode, en invoquant la protection de la Salus Populi Romani et des saints époux Martin. Chaque jour, chapelet à 17 h et messe à 18 h (première semaine, prière pour les enfants, deuxième pour les parents, troisième pour les grands-parents. Près de la dalle du Synode une chapelle est à disposition des participants, où sont exposées des reliques de Ste.Thérèse de l'Enfant-Jésus, de ses parents et des époux Beltrame Quattrocchi.

Déclaration du P.Lombardi


Cité du Vatican, 2 octobre 2015 (VIS). En réaction à une polémique qui se poursuit dans la presse, il convient de préciser que "le Saint-Père, comme s'est de coutume, a salué à la nonciature de Washington des dizaines d'invités lorsqu'il a pris congé pour se rendre à New York. Il s'agit d'entretiens brefs et formels, auxquels le Pape se prête volontiers. La seule véritable audience accordée durant ce séjour a regardé un de ses anciens élèves, reçu avec sa famille. Il n'est donc pas entré dans les détails du sujet avec Mme.Kim Davis", une fonctionnaire de l'état civil ayant été sanctionnée pour avoir refusé de délivrer une certificat de mariage homosexuel au nom de l'objection de conscience. Le P.Lombardi a conclu en disant qu'on "ne saurait considérer le salut du Pape comme un appui à quelque aspect que ce soit de la position" de cette personne.  

Possessions cardinalices


Cité du Vatican, 2 octobre 2015 (VIS). Dimanche 11 octobre à 11 h, le Cardinal Francis Xaviwe Kriengsak Kovithavanij, Achevêque de Bangkok, prendra possession du titre de Ste.Maria Addolorata .

Dimanche 11 octobre à 11 h, 15', le Cardinal Alberto Suárez Inda, Achevêque de Morelia, prendra possession du titre de St.Polycarpe.

Dimanche 11 octobre à 11 h 30', le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, Achevêque de Yangon, prendra possession du titre de St.Irénée à Centocelle.

Dimanche 11 octobre à 12 h, le Cardinal Ricardo Blázquez Pérez, Achevêque de Valladolid, prendra possession du titre de Ste.Marie in Vallicella.


Audiences


Cité du Vatican, 2 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Alexandros Couyou, Ambassadeur de Grèce, venu présenter ses lettres de créance.

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Thomas E.Gullickson, Nonce apostolique en Suisse et au Liechtenstein.

Les 200 participants à la Rencontre organisée à l'occasion du 150 anniversaire de la naissance du serviteur de Dieu Rafael Merry del Val.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 2 octobre (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Ján Dubina (Slovaquie), Cérémoniaire pontifical.

jeudi 1 octobre 2015

Eloge des Comboniens


Cité du Vatican 1 octobre (VIS). Les missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus, participants à leur chapitre général, ont été reçus ce matin par le Saint-Père, qui leur a parlé de leur identité. Missionnaires, ils sont des "serviteurs et messagers de l'Evangile, en particulier pour ceux qui ne connaissent pas ou l'ont perdu de vue...A la base, il faut avoir une relation personnelle avec le Christ, car...cela détermine notre être et notre mode d'agir. Et surtout il convient de vivre dans la prière, en restant proche du Seigneur ... C'est dans cet espace de prière que se trouve le véritable trésor qui consiste à se donner à nos frères par l'annonce. Le missionnaire doit se faire serviteur pour parler aux hommes et aux femmes d'aujourd'hui, comme Jésus a parlé à son temps... La Parole est la sagesse qui vient d'en haut et permet de trouver les langages et les gestes capables de répondre aux défis". Les Comboniens contribuent à la mission de l'Eglise par "le témoignage et le charisme de saint Daniele Comboni, caractérisé par l'amour miséricordieux du Cœur du Christ pour les personnes sans défense... Par conséquent, comme consacrés pour la mission, vous êtes appelés à imiter Jésus humble et miséricordieux...en allant au devant des plus pauvres...y compris dans des environnements difficiles voire hostiles". Enfin le Pape a souhaité que ce chapitre général éclaire le chemin à venir des religieux, et qu'ils aient une perception de plus en plus complète de la spiritualité et de l'activité missionnaire. "Ainsi, pourrez-vous avancer en toute confiance et apporter votre précieuse collaboration à la mission de l'Eglise... l'exemple de tant de vos frères ayant donné leur vie pour la cause de l'Evangile sera pour vous tous un encouragement et un stimulant... Tout le monde sait que l'histoire de l'Institut Comboni est marquée par une chaîne ininterrompue de martyrs. Ils sont la semence fertile dans la diffusion du Royaume et de protection de votre engagement apostolique".

Journée mondiale des migrants et réfugiés


Cité du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). "Les migrants et les réfugiés nous interpellent. La réponse de l’Evangile de la miséricorde", tel est le titre du message papal (signé le 12 septembre) pour la prochaine Journée mondiale des migrants et réfugiés (17 janvier 2016), publié ce jour:

"Dans la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la miséricorde, j’ai rappelé qu’il y a des moments où nous sommes appelés de façon plus pressante à envisager la miséricorde, afin de devenir des signe efficace de l’action du Père. L’amour de Dieu, en effet, entend atteindre tous et chacun, en transformant ceux qui accueillent l’étreinte du Père en autant de bras qui s’ouvrent et qui étreignent afin que chacun sache qu’il est aimé comme fils et que tous se sentent chez eux au sein de la famille humaine. De la sorte, l’attention paternelle de Dieu est bienveillante envers tous, comme celle du pasteur avec ses brebis, mais elle est particulièrement sensible aux besoins de la brebis blessée, fatiguée ou malade. Jésus-Christ nous a parlé ainsi du Père, pour nous dire qu’il se penche sur l’homme blessé par la misère physique ou morale et, plus ses conditions s’aggravent, plus se révèle l’efficacité de la miséricorde divine. Alors que les flux migratoires sont en constante augmentation de par la planète, les personnes qui fuient leur patrie interpellent individus et collectivités. Leur mode de vie peut parfois bouleverser l’horizon culturel et social auquel ils sont confrontés. De plus en plus les victimes de la violence et de la pauvreté, abandonnent leurs pays, subissent la violence des trafiquants au cours du voyage vers leur rêve d’un avenir meilleur. Si elles survivent aux abus et aux adversités, elles doivent ensuite se heurter à des réalités où se nichent suspicions et peurs. Très souvent, enfin, elles doivent faire face à l’absence de normes claires et pratiques pour réglementer leur accueil et pour prévoir des itinéraires d’intégration à court et à long terme, dans le respect des droits et devoirs de chacun".

"Plus que jamais l’Evangile de la miséricorde secoue les consciences, empêche que l’on s’habitue à la souffrance de l’autre et indique des chemins de réponse qui s’enracinent dans les vertus théologales de la foi, de l’espérance et de la charité, en se déclinant en œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle. A partir de ces constats, j’ai voulu que la Journée mondiale 2016" se penche sur "la réponse de l’Evangile de la miséricorde. Les flux migratoires sont désormais une réalité structurelle et la première question qui s’impose concerne la façon de dépasser la phase d’urgence pour faire place à des programmes qui tiennent compte des causes des migrations, des changements qui se produisent et des conséquences qu’impriment de nouveaux visages aux sociétés et aux peuples. Chaque jour, cependant, les histoires dramatiques de millions d’hommes et de femmes interpellent la Communauté internationale face à l’apparition d’inacceptables crises humanitaires dans de nombreuses régions du monde. L’indifférence et le silence ouvrent la voie à la complicité quand nous assistons en spectateurs aux morts par étouffement, par privations, par violences et par naufrages. De grandes ou de petites dimensions, il s’agit toujours de tragédies quand bien même une seule vie humaine est perdue. Les migrants sont nos frères et sœurs qui cherchent une vie meilleure loin de la pauvreté, de la faim, de l’exploitation et de la répartition injuste des ressources de la planète qui devraient être divisées équitablement entre tous. N’est-ce pas le désir de chacun d’améliorer ses conditions de vie et d’obtenir un bien-être honnête et légitime, à partager avec les êtres qui lui sont chers?".

"Dans une humanité fortement caractérisée par la migration, la question de l’identité n’est pas secondaire. Celui qui migre, en effet, est contraint de modifier certains aspects qui définissent sa personne et, même s’il ne le veut pas, force celui qui l’accueille à changer. Comment vivre ces mutations, afin qu’elles ne deviennent pas un obstacle au développement authentique, mais soient une opportunité pour une authentique croissance humaine, sociale et spirituelle, en respectant et en favorisant les valeurs qui rendent l’homme toujours plus homme, dans un juste rapport avec Dieu, avec les autres et avec la création? De fait, la présence des migrants et des réfugiés interpelle sérieusement les diverses sociétés qui les accueillent. Elles doivent faire face à des faits nouveaux qui peuvent se révéler délétères s’ils ne sont pas correctement motivés, gérés et régulés. Comment faire pour que l’intégration se transforme en un enrichissement réciproque, ouvre des parcours positifs aux communautés et prévienne le risque de la discrimination, du racisme, du nationalisme extrême ou de la xénophobie? La révélation biblique encourage l’accueil de l’étranger, en le motivant par la certitude qu’en agissant ainsi on ouvre les portes à Dieu lui-même et que sur le visage de l’autre se manifestent les traits de Jésus-Christ. De nombreuses institutions, associations, mouvements, groupes engagés, organismes diocésains, nationaux et internationaux font l’expérience de l’émerveillement et de la joie de la fête de la rencontre, de l’échange et de la solidarité. Ils ont reconnu la voix de Jésus-Christ qui se tient à la porte et frappe. Pourtant, les débats sur les conditions et sur les limites à poser à l’accueil ne cessent de se multiplier, non seulement au niveau des politiques des Etats, mais aussi au sein de certaines communautés paroissiales qui voient leur tranquillité traditionnelle menacée".
"Face à ces questions, comment l’Eglise peut-elle agir, sinon en s’inspirant de l’exemple et des paroles du Christ? La réponse de l’Evangile est la miséricorde... don du Père révélé dans le Fils. La miséricorde reçue de Dieu suscite, en effet, des sentiments de gratitude pour l’espérance que nous a offerte le mystère de la rédemption dans le sang du Christ. Par ailleurs, elle alimente et renforce la solidarité envers le prochain, comme exigence pour répondre à l’amour gratuit de Dieu, qui a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit. Du reste, chacun de nous est responsable de son voisin : nous somme les gardiens de nos frères et sœurs, où qu’ils vivent. Entretenir de bons contacts personnels et savoir surmonter les préjugés et les peurs sont des ingrédients essentiels pour faire fructifier la culture de la rencontre, où l’on est disposé non seulement à donner, mais aussi à recevoir des autres. En effet, l’hospitalité vit à la fois de ce qui est donné et reçu. Dans cette perspective, il est important de considérer les migrants non seulement en fonction de la régularité ou de l’irrégularité de leur condition, mais surtout comme des personnes qui, une fois leur dignité assurée, peuvent contribuer au bien-être et au progrès de tous, en particulier lorsqu’ils assument la responsabilité de leurs devoirs envers ceux qui les accueillent, en respectant de façon reconnaissante le patrimoine matériel et spirituel du pays hôte, en obéissant à ses lois et en contribuant à ses charges. En tout cas, on ne peut pas réduire les migrations à une dimension politique et normative, à des effets économiques, ni à une simple coexistence de cultures différentes sur un même territoire. Ces aspects viennent compléter la défense et la promotion de la personne humaine, la culture de la rencontre des peuples et de l’unité, là où l’Evangile de la miséricorde inspire et encourage des itinéraires qui renouvellent et transforment l’humanité tout entière. L’Eglise est aux côtés de tous ceux qui s’emploient à défendre le droit de chacun à vivre avec dignité, avant tout en exerçant leur droit à ne pas émigrer pour contribuer au développement du pays d’origine. Ce processus devrait inclure, à un premier niveau, la nécessité d’aider les pays d’où partent migrants et réfugiés. Cela confirme que la solidarité, la coopération, l’interdépendance internationale et la répartition équitable des biens de la terre sont des éléments fondamentaux pour œuvrer en profondeur et de manière incisive dans les zones de départ des flux migratoires, afin que cessent ces déséquilibres qui poussent des personnes, individuellement ou collectivement, à quitter leur milieu naturel et culturel. En tout cas, il est nécessaire de conjurer, si possible dès le début, les fuites de réfugiés et les exodes dictés par la pauvreté, par la violence et par les persécutions".


"Il est indispensable que l’opinion publique soit informée de tout cela et correctement, notamment pour prévenir des peurs injustifiées et des spéculations sur la peau des migrants. Personne ne peut faire semblant de ne pas se sentir interpellé par les nouvelles formes d’esclavage gérées par des organisations criminelles, qui vendent et achètent des hommes, des femmes et des enfants, comme travailleurs forcés à travailler dans différents secteurs du marché, comme le bâtiment, l’agriculture, la pêche ou d’autres. Combien de mineurs sont contraints, aujourd’hui encore, de s’enrôler dans les milices qui les transforment en enfants soldats ! Combien de personnes sont victimes du trafic d’organes, de la mendicité forcée et de l’exploitation sexuelle! Les réfugiés de notre époque fuient ces crimes aberrants. Ils interpellent l’Eglise et la communauté humaine afin qu’eux aussi, dans la main tendue qui les accueille, puissent apercevoir le visage du Seigneur, du Père miséricordieux, du Dieu de qui vient tout réconfort. Chers frères et sœurs migrants et réfugiés. A la racine de l’Evangile de la miséricorde, la rencontre et l’accueil de l’autre se relient à la rencontre et à l’accueil de Dieu. Accueillir l’autre, c’est accueillir Dieu. Ne vous laissez pas voler l’espérance et la joie de vivre qui jaillissent de l’expérience de la miséricorde de Dieu, qui se manifeste dans les personnes que vous rencontrez au long de vos chemins. Je vous confie à la Vierge Marie, Mère des migrants et des réfugiés, et à saint Joseph, qui ont vécu l’amertume de l’émigration en Egypte. Je confie aussi à leur intercession ceux qui consacrent leurs énergies, leur temps et leurs ressources à la pastorale et à l’aide sociale des migrations. A tous et de tout cœur, j’accorde la Bénédiction apostolique".

La migration n'est pas juxtaposition de cultures mais rencontre de peuples


Cité du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). Près la Salle de Presse ce matin, le Cardinal Antonio Maria Veglió, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations, accompagné de Mgr.Joseph Kalathiparambil, Secrétaire de ce dicastère, a présenté le Message pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié. Le Cardinal a d'abord expliqué que la Journée 2016 s'inscrit dans le cadre de l'Année de la miséricorde, point de repère pour toute l'Eglise dans les prochains mois. Mais aussi que la dimension et les drames causés par l'accroissement du phénomène migratoire exige une réponse... Par conséquent la prochaine Journée devra partout être...le Jubilé de migrants et des réfugiés, une réelle opportunité pour toute la communauté chrétienne de réfléchir, prier et agir. La migration affecte particulièrement les Eglises locales, car elles sont les points de référence pour les migrants et les réfugiés. Nous avons rencontré face à face et de nous rencontrer peuvent prendre une dimension particulière... Nous ne pouvons pas rester indifférents ou silencieux face à une telle tragédie...devant les souffrances de tant de personnes, souvent pauvres, affamées, persécutées, blessés physiquement comme spirituellement, exploitées ou victimes de la guerre et à la recherche d'une vie meilleure." Dans le document choisi par le Saint-Père, il est tout d'abord question d'une crise humanitaire qui, dans le contexte des migrations, affecte non seulement l'Europe... Ceci, comme l'écrit le Saint-Père, nécessite une profondeur afin de mieux comprendre les causes qui déclenchent la migration ainsi que les conséquences qui en découlent, non seulement dans les lieux d'arrivée, mais aussi un aperçu complet pour répondre le phénomène sauvegarder la justice et la dignité humaine."

Deuxièmement, le message met en évidence la question de l'identité. ''L'arrivée d'immigrants dans un nouveau contexte social exige un processus d'adaptation mutuelle... Leur inclusion dans la nouvelle société requiert aussi...un certain nombre de modifications de leur identité afin de s'adapter à leur nouveau contexte socio-culturel. L'arrivée de migrants remet sérieusement en cause les sociétés d'accueil. C'est pourquoi le processus d'insertion et l'intégration doit respecter les valeurs qui rendent l'homme plus homme en relation avec Dieu, avec les autres et avec la création. Parallèlement les migrants peuvent contribuer à la croissance de la société d'accueil. Le Saint-Père nous invite à trouver un équilibre entre les deux extrêmes, en évitant la création d'un ghetto culturel comme les dérives nationalistes extrême et la xénophobie... L'Eglise a une parole prophétique à exprimer pour sensibiliser la société d'accueil... Face à ces problèmes et à ces questions, le Pape affirme que la réponse est la miséricorde qui conduit à la solidarité avec autrui.... Il faut être prêt non seulement à donner, mais aussi à recevoir des autres, à construire la communion et l'unité... La complexité de la migration rend difficile de séparer les aspects, politiques, législatifs, humanitaires ou sécuritaires... Mais la culture de la rencontre envisage la personne du migrant dans son ensemble... Donc, sa présence ne peut devenir une simple juxtaposition de cultures différentes dans le même territoire, mais dans une réunion de villages où l'Evangile inspire et encourage les itinéraires de renouvellement et de transformation de toute l'humanité."

"Le troisième élément du message est la défense du droit de chacun à vivre dans la dignité, en restant dans le pays d'origine... Si tout le monde a le droit d'émigrer..., il est nécessaire de réaffirmer le droit à ne pas émigrer, le droit à rester dans son pays... Cela implique la nécessité d'aider les pays de départ... Les réponses à la guerre non seulement contre la limite de trafiquants ou de restriction des règles d'immigration, mais de mettre à la disposition des pauvres, personnes comme pays, les moyens de satisfaire leurs besoins et de se développer grâce à une répartition équitable des ressources la planète... Enfin, le Saint-Père rappelle la responsabilité des médias et l'importance de démasquer les idées préconçues sur la migration".


Promulgation de décrets


Cité du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la promulgation des décrets relatifs:

Au martyre:

des serviteurs de Dieu Valentín Palencia Marquina, prêtre diocésain espagnol, et ses 4 compagnons, tués en haine de la foi en 1937.

Aux vertus héroïques:

du serviteur de Dieu Giovanni Folci (1890 - 1963), prêtre diocésain italien fondateur de l’Opera del Divin Prigioniero.

du serviteur de Dieu Franciszek Blachnicki (1921 - 1987), prêtre diocésain polonais.

du serviteur de Dieu José Rivera Ramírez (1925 - 1991), prêtre diocésain espagnol.

du serviteur de Dieu Juan Manuel Martín del Campo (1917 - 1996), prêtre diocésain mexicain.

du serviteur de Dieu Antonio Filomeno Maria Losito (1838 - 1917), prêtre et religieux italien.

de la servante de Dieu Maria Benedetta Giuseppa Frey (Ersilia Penelope, 1836 - 1913), moniale cistercienne italienne.


de la servante de Dieu Anna Chrzanowska (1902 - 1973), oblate ursuline polonaise.

Audiences


Cité du Vatican, 1 octobre 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Francisco José Ottonelli, Ambassadeur d'Uruguay, venu présenter ses lettres de créance.

Mgr.Diego Rafael Padrón Sánchez, Archevêque de Cumaná et Président de la Conférence épiscopale vénézuélienne, accompagné de son prédécesseur, le Cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, Archevêque de Caracas, de Mgr.José Luis Azuaje Ayala, Evêque de Barinas et premier Vice Président, de Mgr.Mario del Valle Moronta Rodríguez, Evêque de San Cristóbal de Venezuela, second Vice Président, et de l'Abbé Victor Hugo Basabe, Secrétaire général.

M.Filip Vučak, Ambassadeur de Croatie, en visite de congés.



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 1 octobre (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Luigi Renna, Evêque de Cerignola - Ascoli Satrtiano (superficie 1.327, population 110.889, catholiques 101.672, prêtres 58, diacres 14, religieux 87), en Italie. L'Evêque élu, né en 1966 à Corato (Italie) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Recteur du séminaire pontifical régional des Pouilles, succède à Mgr.Felice di Molfetta, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été enseignant et coordinateur de recherches, directeur d'éditions, directeur du centre des vocations, délégué épiscopal pour le diaconat, directeur de la bibliothèque diocésaine et des archives, directeur de l'école de formation des agents pastoraux, chanoine de la cathédrale.

Nommé le P.Giovanni Roncari, OFM.Cap, Evêque de Pitigliano - Sovana -Orbetello (superficie 2.177, population 72.100, catholiques 70.000, prêtres 65, diacres 9, religieux 68), en Italie. L'Evêque élu, né en 1949 à Vérone (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1972 et a été ordonné prêtre en 1975. Il était jusqu'ici Vicaire épiscopal dans le diocèse de Florence (Italie) et professeur à la Faculté de théologie de l'Italie centrale. Licencié en histoire de l'Eglise, il a occupé diverses fonctions au sein de son ordre, a été curé de paroisse, délégué diocésain à l'apostolat des laïc.

Confirmé l'élection de l'Abbé Sarkis Davidian comme Evêque arménien d'Ispahan (catholiques 2.000, prêtres 1, religieux 12), en Iran. L'Evêque élu, né en 1943 à Alepp (Syrie) et ordonné prêtre en 1970, était jusqu'ici curé de paroisse en Arménie. Il a exercé son ministère en France et au Liban, où il a été curé de paroisse.


Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Emilio L.Bataclan à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Cebu (Philippines). 

mercredi 30 septembre 2015

Retour sur le voyage apostolique


Cité du Vatican, 30 septembre 2015 (VIS). Ce matin, à l'audience générale tenue Place St.Pierre en présence de 25.000 personnes (les malades étant regroupés Salle Paul VI), le Saint-Père a évoqué son récent voyage outre Océan. Rappelant tout d'abord que le projet était né de la promesse de clôturer la VIII Rencontre mondiale des familles à Philadelphie, il a de nouveau remercié de leur invitation et de leur accueil les présidents Castro et Obama, ainsi que le Secrétaire général de l'ONU et tous ceux qui ont permis le succès de cette triple visite. Rappelant ensuite s'être présenté à Cuba comme missionnaire de la miséricorde, il a dit que la miséricorde de Dieu dépasse toutes les blessures, tous les conflits et toutes les idéologies". C'est elle, a-t-il dit, qui "m'a permis de rencontrer le peuples cubain, au pays comme exilé, en dehors de toutes divisions. L'unité profonde de l'âme de ce peuple est la Vierge del Cobre, qui est depuis un siècle la patronne de Cuba. Je me suis rendu au sanctuaire de cette mère d'espérance qui guide les Cubains vers la justice et la paix, de liberté et de réconciliation. J'ai partagé leur désir de voir se réaliser la prophétie de Jean-Paul II, que Cuba s'ouvre au monde et le monde à Cuba". Passant à la partie américaine du voyage, le Pape a dit que passer de Cuba aux Etats-Unis avait représenté la reconstruction d'un pont, avec l'aide de Dieu. Puis il est revenu sur "la plus grande richesse des Etats-Unis que sont son patrimoine spirituel et moral . C'est pourquoi j'ai tenu à encourager ce pays à poursuivre sa construction sociale en fidélité au principe fondamental selon lequel tout homme est à l'image de Dieu, doté de droits inaliénables comme le droit à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur. Ces valeurs trouvent leur pleine aboutissement dans l'Evangile", ce qui a été mis en exergue avec "la canonisation du franciscain Junípero Serra, le grand évangélisateur de la Californie, qui indique la voie de la joie à partager l'amour du Christ. C'est la voie du christianisme et de toute personne ayant rencontré l'amour et qui ne craint plus de partager... Sur cette base l'Amérique doit continuer à être une terre de liberté, d'accueil et de coopération en vue d'un monde plus juste et fraternel". Evoquant son intervention aux Nations-Unies, dans le sillage de ses prédécesseurs, le Saint-Père a dit avoir voulu "renouveler l'encouragement de l'Eglise catholique à l'action de cette grande institution, chargée de promouvoir le progrès et la paix de par le monde. J'y ai notamment rappelé mon appel à bloquer et prévenir les violences exercées sur les minorités ethniques et religieuses comme sur les populations civiles". A Ground Zero aussi j'ai parlé avec les représentants des diverses religions de paix, de fraternité et de justice, pour lesquelles j'ai célébré une messe. A Washinton et à New York j'ai pu connaître des réalités caritatives et éducatives exemplaires, qui font honneur à l'engagement des catholiques. Mais le point culminant du séjour fut la Rencontre des familles de Philadelphie, qui a élargit aux dimensions du monde la question familiale. Cette "alliance féconde d'un homme et d'une femme doit répondre aux grands problèmes que représentent la fragmentation et la massification, des extrêmes s'opposent et se soutiennent en même temps grâce au modèle consumériste. Cellule de la société, la famille assure l'équilibre entre dimension personnelle et dimension communautaire. Elle doit être le modèle d'une gestion durable des ressources de la création, actrice d'une écologie intégrale. Et ce parce qu'elle est le sujet social primaire...qui renferme en elle le principe de communion et le principe de fécondité, qui sont à la base de la civilisation... Il est providentiel que le message soit venu d'un pays ayant atteint un tel développement économique et technologique sans renier ses racines religieuses. Ces racines doivent maintenant repartir de la famille afin de repenser et changer notre modèle de développement pour le bien de toute l'humanité".   

Trois figures de la sainteté


Cité du Vatican, 30 septembre (VIS). Après sa catéchèse, le Saint-Père a salué les divers groupes et notamment les Servantes du Sacré-Coeur venues le remercier de la béatification, dimanche dernier à Cracovie, de leur co-fondatrice Klara Ludwika Szczesna: "Sa vie entière démontra ce qu'est la donation de soi à Dieu, un humble service continuel au prochain, une existence à l'enseigne de l'Evangile, une sensibilité aux besoins des pauvres et de tous ceux qui sont désorientés. Que sa devise, Tout pour le Coeur de Jésus, soit un encouragement à vivre selon la volonté de Dieu". Puis il a béni une statue de sainte Rita, qui doit prendre place à un carrefour proche de Casia, invitant les fidèles à relire son extraordinaire expérience spirituelle, dans la perspective du Jubilé de la miséricorde dont elle fut l'objet. Haute de six mètres la statue est un cadeau de fidèles libanais au diocèse italien de Spoleta - Norcia. Enfin, le Pape a rappelé que c'est la mémoire liturgique de saint Jérôme, recommandant aux jeunes de s'inspirer de sa passion pour l'Ecriture. "Passionnez vous pour le livre de la vie!", et que "l'austérité de Jérôme remplissent de sens les souffrances des malades, et fortifient dans la foi les nouveaux époux".

Intentions de prière pour octobre


Cité du Vatican, 30 septembre 2015 (VIS). L'intention de prière générale du Saint-Père pour octobre est: "Pour que soit éradiquée le moderne esclavage qu'est la traite des êtres humains".

Son intention missionnaire est: "Pour que, dans un esprit missionnaire, les communautés chrétiennes d'Asie annoncent l'Evangile à tous ceux qui ne le connaissent pas encore".


Accessibilité one-line du Magistère papal


Cité du Vatican, 30 septembre 2015 (VIS). Ce matin, Mgr.Claudio Maria Celli, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, accompagné par l'Abbé Franco Lever, Consulteur de ce dicastère, a présenté à la Salle de Presse le Projet Baragli - Eglise et communication. Il s'agit d'un service mettant on-line tout le Magistère pontificale, depuis le travail du P.Enrico Baragli, SJ, qui entreprit dans les années 1970 un compilation des documents témoignant du difficile rapport entre les médias et l'Eglise. En conformité au mandat conciliaire, a rappelé Mgr.Celli, est chargé de développer la communication de l'Eglise. "Elle n'est pas simplement une des activités de l'Eglise mais l'essence même de son être... L'importance du projet réside dans sa capacité à disposition d'un large public une longue tradition d'enseignement de l'Eglise en matière de communication". De fait, au long de son histoire l'Eglise s'est adaptée au changement des formes de communication et de culture. Et ces derniers temps elle a tenu compte de l'avènement des nouvelles technologies de communication de masse. Elle s'est constamment efforcée de garantir la diffusion la Bonne Nouvelle, dans le respect des genres culturels et des méthodes de diffusion. Le projet Baraglia permettra ainsi aux chercheurs en théologie comme en communication d'approfondir leurs connaissances et de mieux connaître les efforts de l'Eglise. Ensuite, l'Abbé Lever a décrit cette bibliothèque numérique et les procédures de consultation, en soulignant que le projet Baragli demeurera ouvert dans trois directions: Enrichir le corpus par apports de documents complémentaires ou d'ajournements, constituer un réseau de collaborations, offrir de nouveaux instruments méthodologiques. Cette initiative, qui découle du travail de ce pionnier de l'Eglise italienne, remonte à 1998 lorsque le P.Baragli autorisa l'Abbé Lever à utiliser le matériel rassemblé.  

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 30 septembre (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Francisco Carlos da Silva, Evêque de Lins (superficie 8.261, population 307.500, catholiques 224.800, prêtres 52, diacres 13, religieux 49), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque d'Ituiutaba (Brésil).


mardi 29 septembre 2015

Dans l'avion du retour


Cité du Vatican, 29 septembre 2015 (VIS). Comme à l'accoutumée, le Pape a répondu aux questions de quelques journalistes durant le vol entre Philadelphie et Rome. Il a d'abord dit sa surprise de l'accueil populaire mais aussi officiel rencontré aux Etats-Unis, même si cela s'est exprimé selon des modalités différentes à Washington, New York et Philadelphie. En rencontrant les évêques, il a tenu à leur dire sa compassion pour la "grande tribulation" vécue à cause du scandale pédophilie: "Nous savons que ces abus se produisent partout, au sein de la famille et du voisinage, de l'école et des clubs sportifs. C'est plus grave lorsqu'un prêtre est en cause car sa vocation est de faire grandir l'enfant dans la maturité affective et l'élever vers l'amour de Dieu, vers le bien et non vers le mal. En lui faisant du mal...il a trahi sa vocation et pratiquement commis un sacrilège... L'Eglise ne peut le couvrir. Qui le couvre est coupable, y compris s'il s'agit d'un évêque... J'ai été très dur à ce propos". Ensuite, le Saint-Père a dit comprendre que certaines victimes ou familles de victimes ne parviennent pas à pardonner: "Je prie pour ces personnes sans les juger", comme je l'ai fait lorsqu'une mère ayant appris que sa fille avait été violée a juré et perdu la foi. "Même si elle est morte athée, je suis certain que Dieu l'a accueillie".

Il s'est par ailleurs félicité de l'accord de pacification survenu en Colombie, confiant avec rendu grâce à Dieu lorsqu'il a été averti de la signature entre gouvernement et FARC. "Il faut maintenant arriver en mars prochain à l'accord définitif". Révélant s'être entretenu deux fois avec le Président Santos, il a renouvelé la disponibilité du Saint-Siège dans le processus. A propos ensuite des pays européens qui ferment leur frontière au flux migratoire, le Pape François a souligné que cette situation découle d'une crise née il y a plusieurs années: Les gens fuient la guerre et la faim: "Quant je pense à l'Afrique, au risque de simplifier, je vois un continent exploité. Je pense à l'histoire de l'esclavage... Plutôt que de piller un territoire il faudrait y investir de manière à fournir du travail aux gens, ce qui éviterait les crises... Certes, la crise des réfugiés est la plus grande depuis la dernière guerre mondiale...et il faut y trouver" une solution autre que de "dresser des murs. Tous les murs s'écroulent, aujourd'hui comme hier, et même après cent ans. Les murs ne sont pas une solution".

A la question de savoir si le récent Motu Proprio a mis fin au débat autour de la question des divorcés remarié, le Saint-Père rejeté l'idée d'un "divorce catholique": "Par la réforme de la procédure canonique j'ai fermé la porte par laquelle, de manière administrative, aurait pu s'introduire une sorte de divorce. Qui pense à un divorce catholique se trompe". Quant à savoir si ce débat n'allait pas resurgir au tout prochain Synode, le Pape a rappelé les raisons pratiques justifiant une simplification de la procédure relative aux cas de nullité: "Les pères synodaux ont demandé cette simplification". Celle-ci n'a rien de commun avec un "divorce catholique" parce que "le mariage est indissoluble comme sacrement. La procédure n'existe que pour pour vérifier si oui ou non le mariage était sacrement" lors de sa célébration, s'il ne l'était pas "par défaut de liberté ou de maturité, ou bien à cause d'une maladie mentale... Dans le cas du remariage...il faut lire l'Instrumentum Laboris... Il me semble simpliste de dire que...la solution du Synode serait simplement d'accorder la communion à ces personnes. Ce n'est pas la seule solution et ce que l'Instrumentum avance est beaucoup plus large. D'ailleurs la question des nouvelles unions n'est pas l'unique problème à aborder" au Synode. "Il y a aussi le fait que les jeunes hésitent ou renoncent à se marier, ce qui constitue un enjeu pastoral pour l'Eglise. Il y a aussi le problème de la maturité affective des futurs époux. Sans parler de la foi!".

Dans l'exercice de leurs fonctions, des officiers publics peuvent-ils se prévaloir de l'objection de conscience pour refuser par exemple de marier des personnes de même sexe là où s'est légal? "Sans être en mesure d'envisager tous les cas mettant en cause la conscience morale, je peux dire que l'objection de conscience est un droit de l'homme...qui doit être respecté dans tout ordonnancement public... Sinon on finira par classer les droits entre ceux jugés de qualité et les autres!". A propos ensuite des bombardements aériens que la France a entrepris en territoire syrien, il a reconnu ne pas bien connaître le dossier et n'être au courant que depuis hier: "Comment cela va-t-il évoluer? On dit que la Russie est en action sur place... Quelle sera la position des Etats-Unis, ce n'est pas clair... Ne comprenant pas bien la question je ne veux pas m'exprimer, même si le seul mot bombardement signifie sang et mort... Je redis ce que j'ai dit devant le Congrès américain et aux Nations-Unies: Evitons tout cela".

Sur la perspective de relations avec la Chine, le Pape a tenu à dire qu'il s'agit "d'un grand pays qui, outre l'apport d'une grande culture, bénéficie au monde... J'ai déjà dit que j'aimerais me rendre en Chine. J'aime le peuple chinois et j'espère que nous pourrons l'occasion d'entretenir de bons rapports. Nous avons des contacts, nous en parlons... Ce serait une joie" d'aller en Chine.


Verra-t-on un jour des femmes prêtres dans l'Eglise catholique: "Une femme ne peut devenir prêtre, c'est ce que Jean-Paul II a décidé après une très longue réflexion. Il l'a dit clairement... Dans l'Eglise, les femmes sont plus importantes que les hommes parce qu'elle est Eglise, au féminin, épouse du Christ. La Vierge Marie est plus importante que les papes, les évêques et les prêtres. Certes, je reconnais qu'on est un peu en retard dans l'élaboration d'une théologie de la femme". Pour conclure on a demandé au Pape François ce que cela lui faisait d'être devenu une Star aux Etats-Unis: "Tout Pape doit être le serviteur des serviteurs de Dieu. C'est très différent d'être une Star...aux yeux de la presse... Et puis combien de ces Stars avons-nous vu s'étreindre et sombrer! Chose passagère...tandis qu'être le serviteur des serviteurs c'est pour toujours."   

Prochaine Journée mondiale de la communication


Cité du Vatican, 29 septembre 2015 (VIS). Aujourd'hui a été rendu public le thème choisi pour la prochaine Journée mondiale de la communication (24 janvier 2016): "Communication et miséricorde, une rencontre féconde": Le choix du thème de cette année, informe le Conseil pontifical pour les communications sociales, "a été clairement déterminé par la célébration du Jubilé extraordinaire de la miséricorde, et, sans doute, le Saint-Père souhaite que la Journée mondiale de la communication soit une occasion propice pour réfléchir sur les synergies profondes entre communication et miséricorde. Dans la bulle d'Indiction de l'année jubilaire...le Pape rappelle que l'Eglise a pour mission d’annoncer la miséricorde de Dieu, cœur battant de l’Evangile, qu’elle doit faire parvenir au cœur et à l’esprit de chaque personne. Et, d'ajouter: Son langage et ses gestes doivent transmettre la miséricorde pour pénétrer le cœur des personnes et les inciter à retrouver le chemin du retour au Père. Il semble opportun de rappeler, à cet égard, que nous sommes dans le contexte d'une communication qui est un moment constitutif d'une promotion de la culture de la rencontre. Le Pape, à cette occasion, fait référence au langage et aux gestes de l'Eglise, mais dans la perspective indiquée, tout homme et toute femme aujourd'hui, dans sa communication, vers la rencontre de l’autre, doivent être animée d’une profonde dimension d’accueil, de disponibilité, de pardon. Le thème souligne qu'une bonne communication peut ouvrir un espace pour le dialogue, la compréhension mutuelle et la réconciliation, permettant ainsi que fleurissent de rencontres humaines fécondes. À un moment où notre attention est souvent captée par la nature polarisée et ségrégative de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux, le thème veut mettre l'accent sur le pouvoir des mots et des gestes pour surmonter les incompréhensions, pour guérir les mémoires, pour construire la paix et l'harmonie. Une fois de plus, le Pape François aide à redécouvrir qu'au cœur de la communication, se trouve avant tout une profonde dimension humaine. Cette communication n'est pas seulement une technologie actuelle ou mise à jour, mais une profonde relation interpersonnelle". 

Cantate Domino


Cité du Vatican, 29 septembre 2015 (VIS). Ce matin, a été présenté à la Salle de Presse le CD "Cantate Domino. La Chapelle Sixtine et la musique des Papes", publié par Deutsche Grammophon.Est intervenu Mgr.Georg Gänswein, Préfet de la Maison pontificale, accompagné de Mgr.Massimo Palombella, SDB, Maître de la Chapelle musicale pontificale, M.Mark Wilkinson, Président de Deutsche Grammophon, et M.Mirko Gratton, Directeur du secteur Musique classique d'Universal Italie: La Chapelle musicale pontificale, appelée Sixtine, est parmi les plus anciennes institutions chorales du monde. Elle est le chœur du pape, a expliqué Mgr.Gänswein. "C'est pourquoi son service fait partie de la vie de la maison du Pape...sous la tutelle de la Préfecture de la Maison pontificale...qui est responsable de la valeur artistique, de la discipline et de la gestion administrative de la Sixtine. Ce célèbre choeur est composé d'une vingtaine de chanteurs adultes, régulièrement employés par le Saint-Siège, à laquelle s'ajoute une trentaine de Pueri qui fréquentent l'école attachée à la Sixtine. Publier un CD de musique avec le prestigieux label Deutsche Grammophon est un événement sans précédent dans l'histoire de la chapelle musicale qui témoigne de la qualité et du professionnalisme que cette institution. Sorti le 25 septembre, l'album a été réalisé sous la direction de Mgr.Palombella. Il comprend des pièces musicales de la Renaissance composées pour le chœur par Palestrina, Lassus, Victoria, mais aussi le célèbre Miserere d'Allegri dans sa version originale et le Nunc Dimittis attribué à Palestrina, qui est encore chantée dans les célébrations pontificales. ''Cantate Domino'' présente ces pièces enregistrées dans le lieu pour lequel elles avaient été composées. C'est pourquoi la Deutsche Grammophon a installé un studio dans la chapelle du même nom. La célèbre Chapelle Sixtine est depuis sa consécration en 1483 le lieu premier d'exécution de la Chapelle musicale pontificale, qui depuis le dernier concile accompagne ailleurs à Rome les messes pontificales. Mgr.Palombella a signalé que, ces dernières années, après une étude approfondie et spécifique de la musique sacrée de la Renaissance et sa pertinence esthétique, un tel enregistrement revêt une grande importance. Ainsi peut-on espérer que ces chefs-d'œuvre musicaux atteignent des millions de personnes à travers le monde pour les mettre en contact avec la culture historique et la profonde spiritualité de l'Eglise catholique". 

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 29 septembre (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Hugo Alberto Torres Marín, Evêque d'Apartadó (superficie 26.000, population 571.000, catholiques 403.000, prêtres 65, religieux 118), en Colombie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Medellín (Colombie).


Mgr.Joao Evangelista Pimentel Lavrador, Coadjuteur de l'Evêque d'Angra (Portugal). Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Porto (Portugal).

Radio Vatican


Cité du Vatican, 29 septembre 2015 (VIS). Le Cardinal Secrétaire d'Etat a nommé le P.Andrzej Majewski, SJ, Directeur des programmes de Radio Vatican.
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