Cité du Vatican, 13 avril 2012 (VIS). Hier dans L'Osservatore Romano, le Préfet de la Bibliothèque apostolique vaticane a annoncé, en collaboration avec la Bodleian Libraries d'Oxford et aux bons soins de la Polonsky Foudation, la nunérisation en cinq ans d'un million et demi de pages de manuscrits et incunables. Les deux tiers de la masse, concernant environ 2.500 ouvrages, sont des manuscrits grecs et hébraïques, ainsi que des incunables de la Bibliothèque vaticane, qui en possède 8.900, soit la quatrième collection au monde. Leur catalogue est depuis peu accessible sur internet. Cette opération de digitalisation devrait mettre à disposition des chercheurs plus de 800 de ces ouvrages, dont le célèbre De Europa, œuvre du futur Pie II imprimée en Allemagne avant 1491 par Albrecht Kunne, ou la Bible latine de Gutenberg, le premier livre composé au moyen de caractères mobiles entre 1454 et 1455. Ont été également choisis des manuscrits hébraïques des plus précieux, tels le Sifra du IXº-Xº siècle, qui est probablement le plus ancien conservé, ou une bible italienne des environs de 1100, ainsi que des commentaires bibliques et talmudiques, liturgiques et philosophiques, médicaux et astronomiques. Parmi les manuscrits grecs, des œuvres d'Homère, Sophocle, Platon et Hippocrate. Mais aussi des exemplaires du Nouveau Testament ou des Pères de l'Eglise, souvent enluminés. Selon Mgr.Cesare Pasini, qui rappelle que la Bibliothèque vaticane possède 80.000 ouvrages, procéder à leur numérisation signifie mieux conserver un patrimoine culturel fragile en évitant la manipulation des originaux, ce qui permet un plus large accès aux sources par un plus grand nombre de chercheurs. Il y a deux ans, l'institution a élaboré un premier projet de numérisation générale, qui se poursuit à charge de son laboratoire de reproduction. Il y a parallèlement plusieurs collaborations extérieures, comme la numérisation des manuscrits palatins latins réalisée avec l'Université de Heidelberg.
Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS
Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
dernières 5 nouvelles
vendredi 13 avril 2012
jeudi 12 avril 2012
COMMISSION BIBLIQUE
Cité du Vatican, 12 avril 2012 (VIS). La session plénière annuelle de la Commission biblique internationale se réunira au Vatican du 16 au 20 avril sous la présidence du Cardinal William Joseph Levada. Les débats, qui seront dirigés par le Secrétaire le P.Klemens Stock, SJ, se poursuivront autour de « inspiration et vérité dans la Bible ». Ils seront tout particulièrement centrés sur les manifestations de l'inspiration et de la vérité dans les divers textes de l'Ecriture. Avant la discussion collégiale, chaque membre présentera un rapport spécifique découlant de sa spécialité.
EN HOMMAGE A BENOIT XVI
Cité du Vatican, 12 avril 2012 (VIS). Lundi dernier, l'ancien Ministre Président bavarois Edmund Stoiber a présenté au Pape l'ouvrage intitulé « Des personnalités parlent de Benoît XVI » (Media Maria Verlag), recueil de textes dont les auteurs ont des positions dans l'Eglise, le monde politique, culturel, économique ou sportif, tels les cardinaux Koch et Meisner, le ministre allemand des finances Schäble, la championne de ski Maria Höfi-Riesch ou le footballeur Franz Beckenbauer. L'introduction comme l'un des témoignages sont signés de Mgr.Georg Gänswein. Le secrétaire particulier du Saint-Père y souligne qu'heureusement il ne s'agit pas que de portraits tracés par des catholiques, puisqu'on compte des protestants déclarés. Certains ont même exprimé selon leur point de vue certains vœux. Ces contributions sont comme les tesselles d'un tableau coloré dont elles concourent à animer un visage vivace du pontificat de Benoît XVI.
mercredi 11 avril 2012
RESURRECTION, LE SENS DE L'EXISTENCE
Cité du Vatican, 11 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a consacré la catéchèse de l'audience générale de ce mercredi à la transformation que la Résurrection de Jésus produit sur ses disciples, pour réfléchir sur le sens de la fête de Pâques aujourd'hui pour les chrétiens. La foi en le Ressuscité, a-t-il dit, "transforme notre vie: elle la libère de la peur, lui donne une ferme espérance, l'anime de ce qui donne tout son sens à l'existence, l'amour de Dieu". Puis il a rappelé qu'au soir de la Résurrection, les disciples étaient enfermés, remplis de peur et du souvenir de la passion du Maître. "Cette situation d'angoisse des disciples change radicalement avec l'arrivée de Jésus. Il entre, portes fermées, se tient au milieu d'eux et leur donne la paix qui...devient pour la communauté une source de joie, la certitude de la victoire, la sécurité de pouvoir s'appuyer sur Dieu".
Après son salut, Jésus montre aux disciples ses plaies, "signes de ce qui a été et que l'on n'oubliera plus jamais: son humanité glorieuse reste 'blessée'. Ce geste a pour but de confirmer la nouvelle réalité de la Résurrection: le Christ qui est désormais parmi les siens est une personne réelle, ce même Jésus qui, trois jours avant, fut cloué sur la croix. Et c'est ainsi que, dans la lumière fulgurante de la Pâque, dans la rencontre avec le Ressuscité, les disciples comprennent le sens salvifique de sa passion et de sa mort. Alors, ils passent de la tristesse et de la peur, à la pleine joie". Jésus les salue de nouveau: La paix soit avec vous. Il ne s'agit pas seulement d'un salut, a ajouté le Pape, mais "du don que le Ressuscité fait à ses amis; et c'est, en même temps, une mission: cette paix acquise par le Christ avec son sang, est pour eux, mais aussi pour tous, et les disciples devront la porter dans le monde entier... Jésus a terminé son œuvre dans le monde, maintenant c'est à eux de semer la foi dans les cœurs". Mais le Seigneur sait qu'ils sont encore emplis de peur. "C'est pourquoi, il accomplit le geste de souffler sur eux et les régénère dans son Esprit; ce geste est le signe de la nouvelle création. Avec le don de l'esprit Saint qui provient du Christ ressuscité un monde nouveau a, en effet, commencé".
Benoît XVI a ajouté que "aujourd'hui également, le Ressuscité entre dans nos maisons et dans nos cœurs, même si bien souvent les portes sont fermées. Il entre, donnant joie et paix, vie et espérance, dons dont nous avons besoin pour notre renaissance humaine et spirituelle". Lui seul peut mettre fin aux divisions, aux inimitiés, aux rancœurs, aux envies, aux méfiances et aux indifférences. Lui seul peut donner du sens à l'existence de qui est fatigué et triste, découragé et désespéré. Les deux disciples qui, le jour de Pâques, marchaient vers Emmaüs, en ont ainsi fait l'expérience. Jésus s'approche d'eux et les accompagne, sans même être reconnu, en leur expliquant l'Ecriture pour qu'ils comprennent leur mission salvifique. Plus tard, ils demandent à Jésus de rester avec eux et le reconnaissent lorsque celui-ci bénit et partage le pain. "Cet épisode nous indique deux 'lieux' privilégiés où nous pouvons rencontrer le Ressuscité qui transforme notre vie...la Parole et l'Eucharistie. Les disciples d'Emmaüs rentrent à Jérusalem pour rejoindre les autres, afin que "renaisse en eux l'enthousiasme de la foi, l'amour pour la communauté, le besoin de communiquer la bonne nouvelle. Le Maître est ressuscité et, avec lui, toute la vie ressuscite. Témoigner de cet évènement devient pour eux une nécessité inéluctable".
Le Saint-Père a finalement expliqué que ce temps pascal doit être pour les chrétiens l'occasion de redécouvrir avec joie et enthousiasme les sources de la foi: "Il s'agit d'accomplir le même itinéraire que Jésus a fait faire aux deux disciples d'Emmaüs, à travers la redécouverte de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie. Le point culminant de ce chemin, hier comme aujourd'hui, est la communion eucharistique: dans la communion, Jésus nous nourrit de son corps et de son sang pour être présent dans notre vie, pour nous rendre nouveaux, animés de la puissance de l'Esprit Saint". Invitant les fidèles à avoir foi dans le Ressuscité, il a affirmé qu'il "est vivant et vrai, toujours présent au milieu de nous. Il marche avec nous pour guider notre vie", et "a le pouvoir de donner la vie, de nous faire renaître comme des fils de dieu, capables de créer et d'aimer".
Après son salut, Jésus montre aux disciples ses plaies, "signes de ce qui a été et que l'on n'oubliera plus jamais: son humanité glorieuse reste 'blessée'. Ce geste a pour but de confirmer la nouvelle réalité de la Résurrection: le Christ qui est désormais parmi les siens est une personne réelle, ce même Jésus qui, trois jours avant, fut cloué sur la croix. Et c'est ainsi que, dans la lumière fulgurante de la Pâque, dans la rencontre avec le Ressuscité, les disciples comprennent le sens salvifique de sa passion et de sa mort. Alors, ils passent de la tristesse et de la peur, à la pleine joie". Jésus les salue de nouveau: La paix soit avec vous. Il ne s'agit pas seulement d'un salut, a ajouté le Pape, mais "du don que le Ressuscité fait à ses amis; et c'est, en même temps, une mission: cette paix acquise par le Christ avec son sang, est pour eux, mais aussi pour tous, et les disciples devront la porter dans le monde entier... Jésus a terminé son œuvre dans le monde, maintenant c'est à eux de semer la foi dans les cœurs". Mais le Seigneur sait qu'ils sont encore emplis de peur. "C'est pourquoi, il accomplit le geste de souffler sur eux et les régénère dans son Esprit; ce geste est le signe de la nouvelle création. Avec le don de l'esprit Saint qui provient du Christ ressuscité un monde nouveau a, en effet, commencé".
Benoît XVI a ajouté que "aujourd'hui également, le Ressuscité entre dans nos maisons et dans nos cœurs, même si bien souvent les portes sont fermées. Il entre, donnant joie et paix, vie et espérance, dons dont nous avons besoin pour notre renaissance humaine et spirituelle". Lui seul peut mettre fin aux divisions, aux inimitiés, aux rancœurs, aux envies, aux méfiances et aux indifférences. Lui seul peut donner du sens à l'existence de qui est fatigué et triste, découragé et désespéré. Les deux disciples qui, le jour de Pâques, marchaient vers Emmaüs, en ont ainsi fait l'expérience. Jésus s'approche d'eux et les accompagne, sans même être reconnu, en leur expliquant l'Ecriture pour qu'ils comprennent leur mission salvifique. Plus tard, ils demandent à Jésus de rester avec eux et le reconnaissent lorsque celui-ci bénit et partage le pain. "Cet épisode nous indique deux 'lieux' privilégiés où nous pouvons rencontrer le Ressuscité qui transforme notre vie...la Parole et l'Eucharistie. Les disciples d'Emmaüs rentrent à Jérusalem pour rejoindre les autres, afin que "renaisse en eux l'enthousiasme de la foi, l'amour pour la communauté, le besoin de communiquer la bonne nouvelle. Le Maître est ressuscité et, avec lui, toute la vie ressuscite. Témoigner de cet évènement devient pour eux une nécessité inéluctable".
Le Saint-Père a finalement expliqué que ce temps pascal doit être pour les chrétiens l'occasion de redécouvrir avec joie et enthousiasme les sources de la foi: "Il s'agit d'accomplir le même itinéraire que Jésus a fait faire aux deux disciples d'Emmaüs, à travers la redécouverte de la Parole de Dieu et de l'Eucharistie. Le point culminant de ce chemin, hier comme aujourd'hui, est la communion eucharistique: dans la communion, Jésus nous nourrit de son corps et de son sang pour être présent dans notre vie, pour nous rendre nouveaux, animés de la puissance de l'Esprit Saint". Invitant les fidèles à avoir foi dans le Ressuscité, il a affirmé qu'il "est vivant et vrai, toujours présent au milieu de nous. Il marche avec nous pour guider notre vie", et "a le pouvoir de donner la vie, de nous faire renaître comme des fils de dieu, capables de créer et d'aimer".
EN BREF
SA BEATITUDE LE CARDINAL IGNACE MOUSSA I DAOUD, préfet émérite de la Congrégation pour les Eglises orientales et Patriarche émérite d'Antioche des Syriens, est décédé à Rome, le 7 avril, à l'âge de 82 ans. Dans un télégramme de condoléances envoyé à SB Ignace Youssef III Younamm, Patriarche d'Antioche des syriens, Benoît XVI a fait part de sa proximité à cette Eglise patriarcale dont le défunt fut un "pasteur dévoué". Le Pape a aussi évoqué les populations de cette région qui traversent des moments difficiles. Les obsèques du Cardinal ont été célébrées hier soir à 17h à la basilique St-Pierre.
LE 7 AVRIL A ETE PUBLIEE LA LETTRE PAR LAQUELLE LE SAINT-PERE nomme le Cardinal Marc Ouellet, PSS, préfet de la Congrégation pour les évêques, son envoyé spécial à la cérémonie d'ouverture du pèlerinage de la Sainte Tunique à l'occasion du cinquième centenaire de son ostentation publique qui aura lieu en la cathédrale de Trèves (Allemagne), le 13 avril. Le Cardinal sera accompagné deux chanoines du chapitre cathédral, Mgr.Rainer Scherschel et le P.Reinhold Bohlen.
BENOIT XVI A FAIT PARVENIR UN TELEGRAMME DE CONDOLEANCES à Mgr. Roberto Octavio González Nieves, OFM, Archevêque de San Juan de Puerto Rico (Porto Rico), suite au décès, le 10 avril, à l'âge de 89 ans, du Cardinal Luis Aponte Martínez, Archevêque émérite de ce siège. Dans son message, le Pape a souligné que le défunt avait participé au Concile Vatican II et introduit "dans cette église locale ses dispositions". Il a aussi "témoigné de son grand amour pour Dieu et l'Eglise, de même que de son grand dévouement à la cause de l'Evangile".
LE 7 AVRIL A ETE PUBLIEE LA LETTRE PAR LAQUELLE LE SAINT-PERE nomme le Cardinal Marc Ouellet, PSS, préfet de la Congrégation pour les évêques, son envoyé spécial à la cérémonie d'ouverture du pèlerinage de la Sainte Tunique à l'occasion du cinquième centenaire de son ostentation publique qui aura lieu en la cathédrale de Trèves (Allemagne), le 13 avril. Le Cardinal sera accompagné deux chanoines du chapitre cathédral, Mgr.Rainer Scherschel et le P.Reinhold Bohlen.
BENOIT XVI A FAIT PARVENIR UN TELEGRAMME DE CONDOLEANCES à Mgr. Roberto Octavio González Nieves, OFM, Archevêque de San Juan de Puerto Rico (Porto Rico), suite au décès, le 10 avril, à l'âge de 89 ans, du Cardinal Luis Aponte Martínez, Archevêque émérite de ce siège. Dans son message, le Pape a souligné que le défunt avait participé au Concile Vatican II et introduit "dans cette église locale ses dispositions". Il a aussi "témoigné de son grand amour pour Dieu et l'Eglise, de même que de son grand dévouement à la cause de l'Evangile".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité du Vatican, 7 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques, son Légat au 50 Congrès eucharistique international (Dublin, 10 – 17 juin).
MESSE CHRISMALE
Cité du Vatican, 5 avril 2012 (VIS). A 9 h 30' en la Basilique vaticane, Benoît XVI a présidé la messe chrismale, entouré des Cardinaux, évêques et prêtres présents à Rome. Au cours de la célébration ils ont renouvelé leurs promesses sacerdotales, puis le Pape a béni le chrême servant pour les onctions des catéchumènes, des malades et des mourants. Voici des passages de son homélie :
« En cette messe nos pensées se tournent vers le moment où l’évêque, par l’imposition des mains et la prière, nous a fait entrer dans le sacerdoce de Jésus- Christ, afin que nous soyons consacrés dans la vérité, comme Jésus, dans sa prière sacerdotale, a demandé pour nous à son Père. Il est lui-même la Vérité. Il nous a consacrés, c’est-à-dire remis pour toujours à Dieu, afin que, à partir de Dieu et en vue de lui, nous puissions servir les hommes. Mais sommes-nous aussi consacrés dans la réalité de notre vie? Sommes-nous des hommes qui agissent à partir de Dieu et en communion avec Jésus Christ?... Il nous est demandé de ne revendiquer notre vie pour nous-mêmes, mais de la mette à la disposition d’un autre, du Christ. Ne nous demandons pas quoi en retirer pour nous, mais ce que nous pouvons donner, au Christ comme aux autres? Plus concrètement, comment doit se réaliser cette configuration au Christ, lequel ne domine pas, mais sert? Il ne prend pas, mais donne. Alors comment agir dans la situation souvent dramatique de l'Eglise d’aujourd’hui? Récemment, un groupe de prêtres dans un pays européen a publié un appel à la désobéissance, donnant des exemples concrets sur comment pourrait s’exprimer cette désobéissance, qui devrait ignorer même des décisions définitives du Magistère comme la question de l’ordination des femmes, à propos de laquelle Jean-Paul II a rappelé...que l’Eglise n’a reçu aucune autorisation du Seigneur. La désobéissance est-elle un chemin pour renouveler l’Eglise? Nous voulons croire les auteurs de cet appel, quand ils affirment être mus par la sollicitude pour l’Église ; être convaincus qu’on doit affronter la lenteur des Institutions par des moyens drastiques pour ouvrir des chemins nouveaux – pour ramener l’Eglise à la hauteur d’aujourd’hui. Mais la désobéissance est-elle vraiment un chemin ? Peut-on percevoir en cela quelque chose de la configuration au Christ, qui est la condition nécessaire de tout vrai renouvellement, ou non pas plutôt seulement l’élan désespéré pour faire quelque chose, pour transformer l’Eglise selon nos désirs et nos idées? ».
« Mais ne simplifions pas trop le problème. Le Christ n’a-t-il pas corrigé les traditions humaines qui menaçaient d’étouffer la parole et la volonté de Dieu? Oui, il l’a fait, pour réveiller de nouveau l’obéissance à la vraie volonté de Dieu, à sa parole toujours valable. La vraie obéissance lui tenait justement à cœur, contre l’arbitraire de l’homme. Et n’oublions pas qu'il était le Fils, avec l’autorité et la responsabilité singulières de révéler l’authentique volonté de Dieu, pour ouvrir la route de sa parole vers le monde des gentils. Et enfin il a concrétisé son envoi par sa propre obéissance et son humilité jusqu’à la croix, rendant ainsi sa mission crédible. Non pas la mienne, mais ta volonté : c’est la parole qui révèle le Fils, son humilité et en même temps sa divinité, et qui nous indique la route. Laissons-nous interroger encore une fois : est-ce qu’avec de telles considérations n’est pas défendu, en fait, l’immobilisme, le durcissement de la tradition ? Non. Celui qui regarde l’histoire de l’époque post-conciliaire, peut reconnaître la dynamique du vrai renouvellement, qui a souvent pris des formes inattendues dans des mouvements pleins de vie et qui rend presque tangibles la vivacité inépuisable de l'Eglise, la présence et l’action efficace de l'Esprit. Et si nous regardons les personnes, dont sont nés et naissent ces fleuves frais de vie, nous voyons que pour une nouvelle fécondité il est nécessaire d’être remplis de la joie de la foi. Elles sont aussi nécessaires la radicalité de l’obéissance, la dynamique de l’espérance et la force de l’amour ».
« Je voudrais encore brièvement m’arrêter à deux mots-clés du renouvellement des promesses sacerdotales, qui devraient nous pousser à réfléchir en ce moment de la vie de l'Eglise et de notre vie personnelle... Dans la rencontre des Cardinaux à l’occasion du récent Consistoire, divers pasteurs, sur la base de leur expérience, ont parlé d’un analphabétisme religieux qui se répand dans notre société si intelligente. Les éléments fondamentaux de la foi, que dans le passé chaque enfant connaissait, sont toujours moins connus. Mais pour pouvoir vivre et aimer notre foi...nous devons savoir ce que Dieu nous a dit. Notre raison et notre cœur doivent être touchés par sa parole. L’Année de la foi, le souvenir de l’ouverture du Concile Vatican II, il y a cinquante ans, doivent être pour nous une occasion d’annoncer le message de la foi avec un zèle nouveau et avec une nouvelle joie. Naturellement, nous le trouvons de manière fondamentale et essentielle dans la Sainte Écriture, que nous ne lirons et méditerons jamais assez. Mais en cela nous faisons tous l’expérience d’avoir besoin d’aide pour la transmettre avec rectitude dans le présent, afin qu’elle touche vraiment notre cœur. Cette aide nous la trouvons en premier lieu dans la parole de l’Eglise enseignante: les textes du Concile Vatican II et le Catéchisme de l’Eglise catholique sont des instruments essentiels qui nous indiquent de manière authentique ce que l’Eglise croit à partir de la Parole de Dieu. Et naturellement en fait partie aussi tout le trésor des documents que Jean-Paul II nous a donné et qui est encore loin d’avoir été exploité jusqu’au bout ».
« Toute notre annonce doit se mesurer sur la parole de Jésus-Christ: Mon enseignement n’est pas le mien. Nous n’annonçons pas des théories et des opinions privées, mais la foi de l’Eglise dont nous sommes des serviteurs. Mais ceci naturellement ne doit pas signifier que je ne soutiens pas cette doctrine de tout... Si nous ne nous annonçons pas nous-mêmes et si intérieurement nous sommes devenus tout un avec celui qui nous a appelés comme ses messagers si bien que nous sommes modelés par la foi et que nous la vivons, alors notre prédication sera crédible. Je ne fais pas de la réclame pour moi-même, mais je me donne moi-même. Le dernier mot-clé que je voudrais encore évoquer s’appelle le zèle pour les âmes (Animarum Zelus). C’est une expression démodée qui aujourd’hui n’est presque plus utilisée. Dans certains milieux, le mot âme est même considéré comme un mot prohibé, parce qu'il exprimerait un dualisme entre corps et âme, divisant l’homme à tort... L’homme est certainement une unité, destiné avec son corps et son âme à l’éternité. Mais ceci ne peut signifier que nous n’avons plus une âme, un principe constitutif qui garantit l’unité de l’homme dans sa vie et au-delà de sa mort terrestre. Et naturellement comme prêtres nous nous préoccupons de l’homme tout entier, y compris ses nécessités matérielles des affamés, des malades, des sans-abris. Toutefois, nous ne nous préoccupons pas seulement du corps, mais aussi des besoins de l’âme, des personnes qui souffrent de la violation du droit ou d’un amour détruit, de qui se trouve dans l’obscurité face à la vérité, qui souffre de l’absence de vérité et d’amour. Nous nous préoccupons du salut des hommes dans leur corps et dans leur âme. Et en tant que prêtres de Jésus-Christ, nous le faisons avec zèle... Un prêtre ne s’appartient jamais à lui-même. Les personnes doivent percevoir notre zèle, par lequel nous donnons un témoignage crédible pour l’Évangile de Jésus Christ ».
MESSE IN COENA DOMINI
Cité du Vatican, 5 avril 2012 (VIS). A 17 h 30' en la basilique St.Jean-de-Latran, Benoît XVI a célébré la messe de la Cène du Seigneur, au cours de laquelle il a lavé, comme de coutume dans la liturgie du Jeudi Saint, les pieds de douze prêtres du diocèse de Rome. Dans son homélie, il a dit que "le Jeudi Saint n’est pas seulement le jour de l’institution de l'Eucharistie, dont la splendeur irradie certainement tout le reste et, pour ainsi dire, l’attire à elle. La nuit obscure du Mont des Oliviers où Jésus se rend avec ses disciples, fait aussi partie du Jeudi Saint. La solitude et l’abandon de Jésus, qui, en priant, va vers la nuit de la mort, en font partie ".
Les disciples, "dont Jésus cherchait la proximité en cette heure de tourment extrême...se sont vite endormis. Ils entendaient toutefois les échos de la prière de Jésus et observaient son comportement. Ces deux choses se gravèrent profondément dans leur esprit et ils les transmirent pour toujours aux chrétiens. Jésus appelle Dieu Abba, Père. Ce n’est pourtant pas la forme usuelle pour la parole père, mais bien une parole du langage des enfants, une parole d’affection avec laquelle on n’osait pas s’adresser à Dieu. C’est le langage de celui qui est vraiment enfant, Fils du Père, de qui se trouve dans la communion avec Dieu, dans la plus profonde unité avec Lui... Si nous nous demandons en quoi consiste l’élément le plus caractéristique de la figure de Jésus dans les Evangiles, nous devons dire que c’est son rapport avec Dieu... Maintenant, nous connaissons Dieu tel qu’il est vraiment. Il est Père, et cela, dans une bonté absolue à laquelle nous pouvons nous confier... Celui qui est la bonté, est en même temps pouvoir, il est tout-puissant. Le pouvoir est bonté et la bonté est pouvoir. De la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers, nous pouvons apprendre cette confiance".
Luc, a expliqué le Saint-Père "nous dit que Jésus priait à genoux. Dans les Actes des Apôtres, il parle de la prière à genoux des saints... Luc a ainsi relaté une petite histoire de la prière à genoux dans l’Eglise naissante. Les chrétiens, par leur agenouillement, entrent dans la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers. Devant la menace du pouvoir du mal, eux, parce qu’ils sont agenouillés, sont droits devant le monde, mais ils sont à genoux devant le Père parce qu’ils sont fils. Devant la gloire de Dieu, nous chrétiens nous nous mettons à genoux et nous reconnaissons sa divinité, mais nous exprimons aussi dans ce geste notre confiance qu’il triomphe".
"Jésus lutte avec le Père. Il lutte avec lui-même. Et il lutte pour nous. Il fait l’expérience de l’angoisse devant le pouvoir de la mort. Avant tout, c’est simplement le bouleversement de l’homme, ou même, de toute créature vivante, en présence de la mort. En Jésus, au contraire, il y a quelque chose de plus. Il étend son regard sur les nuits du mal. Il voit l’insalubre marée de tout le mensonge et de toute l’infamie, qui vient à sa rencontre dans cette coupe qu’il doit boire. C’est le bouleversement de Celui qui est totalement pur et saint face au flot du mal de ce monde, qui se déverse sur lui... L'épître aux Hébreux a qualifié d’événement sacerdotal, la lutte de Jésus sur le Mont des Oliviers. Dans cette prière de Jésus, empreinte d’angoisse mortelle, le Seigneur remplit la fonction du prêtre: Il prend sur lui le péché de l’humanité, nous tous, et nous porte auprès du Père".
"Nous devons aussi prêter attention au contenu de la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers. Jésus dit: Père, tout est possible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux! La volonté naturelle de l’Homme-Jésus effrayée face à une chose si énorme recule. Toutefois, en tant que Fils, il dépose cette volonté humaine dans la volonté du Père: non pas moi, mais toi. Par cela, Il a transformé le comportement d’Adam, le péché primordial de l’homme, guérissant ainsi l’homme. L’attitude d’Adam avait été: Non pas ce que tu veux toi, Dieu; moi-même je veux être dieu... C’est cette rébellion fondamentale qui traverse l’histoire et le mensonge profond qui dénature notre vie. Quand l’homme s’érige contre Dieu, il s’érige contre sa propre vérité et par conséquent, il ne devient pas libre, mais aliéné par lui-même. Nous sommes libres seulement quand nous sommes dans notre vérité, quand nous sommes unis à Dieu. Alors, nous devenons vraiment comme Dieu, non pas en nous opposant à lui, non pas en nous débarrassant de lui ou en le reniant. Dans la lutte durant sa prière sur le Mont des Oliviers, Jésus a dénoué la fausse contradiction entre l’obéissance et la liberté, et il a ouvert le chemin vers la liberté. Demandons au Seigneur de nous introduire dans ce 'oui' à la volonté de Dieu et de nous rendre ainsi vraiment libres".
Les disciples, "dont Jésus cherchait la proximité en cette heure de tourment extrême...se sont vite endormis. Ils entendaient toutefois les échos de la prière de Jésus et observaient son comportement. Ces deux choses se gravèrent profondément dans leur esprit et ils les transmirent pour toujours aux chrétiens. Jésus appelle Dieu Abba, Père. Ce n’est pourtant pas la forme usuelle pour la parole père, mais bien une parole du langage des enfants, une parole d’affection avec laquelle on n’osait pas s’adresser à Dieu. C’est le langage de celui qui est vraiment enfant, Fils du Père, de qui se trouve dans la communion avec Dieu, dans la plus profonde unité avec Lui... Si nous nous demandons en quoi consiste l’élément le plus caractéristique de la figure de Jésus dans les Evangiles, nous devons dire que c’est son rapport avec Dieu... Maintenant, nous connaissons Dieu tel qu’il est vraiment. Il est Père, et cela, dans une bonté absolue à laquelle nous pouvons nous confier... Celui qui est la bonté, est en même temps pouvoir, il est tout-puissant. Le pouvoir est bonté et la bonté est pouvoir. De la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers, nous pouvons apprendre cette confiance".
Luc, a expliqué le Saint-Père "nous dit que Jésus priait à genoux. Dans les Actes des Apôtres, il parle de la prière à genoux des saints... Luc a ainsi relaté une petite histoire de la prière à genoux dans l’Eglise naissante. Les chrétiens, par leur agenouillement, entrent dans la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers. Devant la menace du pouvoir du mal, eux, parce qu’ils sont agenouillés, sont droits devant le monde, mais ils sont à genoux devant le Père parce qu’ils sont fils. Devant la gloire de Dieu, nous chrétiens nous nous mettons à genoux et nous reconnaissons sa divinité, mais nous exprimons aussi dans ce geste notre confiance qu’il triomphe".
"Jésus lutte avec le Père. Il lutte avec lui-même. Et il lutte pour nous. Il fait l’expérience de l’angoisse devant le pouvoir de la mort. Avant tout, c’est simplement le bouleversement de l’homme, ou même, de toute créature vivante, en présence de la mort. En Jésus, au contraire, il y a quelque chose de plus. Il étend son regard sur les nuits du mal. Il voit l’insalubre marée de tout le mensonge et de toute l’infamie, qui vient à sa rencontre dans cette coupe qu’il doit boire. C’est le bouleversement de Celui qui est totalement pur et saint face au flot du mal de ce monde, qui se déverse sur lui... L'épître aux Hébreux a qualifié d’événement sacerdotal, la lutte de Jésus sur le Mont des Oliviers. Dans cette prière de Jésus, empreinte d’angoisse mortelle, le Seigneur remplit la fonction du prêtre: Il prend sur lui le péché de l’humanité, nous tous, et nous porte auprès du Père".
"Nous devons aussi prêter attention au contenu de la prière de Jésus sur le Mont des Oliviers. Jésus dit: Père, tout est possible pour toi. Eloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux! La volonté naturelle de l’Homme-Jésus effrayée face à une chose si énorme recule. Toutefois, en tant que Fils, il dépose cette volonté humaine dans la volonté du Père: non pas moi, mais toi. Par cela, Il a transformé le comportement d’Adam, le péché primordial de l’homme, guérissant ainsi l’homme. L’attitude d’Adam avait été: Non pas ce que tu veux toi, Dieu; moi-même je veux être dieu... C’est cette rébellion fondamentale qui traverse l’histoire et le mensonge profond qui dénature notre vie. Quand l’homme s’érige contre Dieu, il s’érige contre sa propre vérité et par conséquent, il ne devient pas libre, mais aliéné par lui-même. Nous sommes libres seulement quand nous sommes dans notre vérité, quand nous sommes unis à Dieu. Alors, nous devenons vraiment comme Dieu, non pas en nous opposant à lui, non pas en nous débarrassant de lui ou en le reniant. Dans la lutte durant sa prière sur le Mont des Oliviers, Jésus a dénoué la fausse contradiction entre l’obéissance et la liberté, et il a ouvert le chemin vers la liberté. Demandons au Seigneur de nous introduire dans ce 'oui' à la volonté de Dieu et de nous rendre ainsi vraiment libres".
LA FAMILLE AU COEUR DE LA VIA CRUCIS
Cité du Vatican, 6 avril 2012 (VIS). Vendredi Saint, à 17h 30' en la Basilique vaticane, le Saint-Père a présidé la célébration de la Passion. Après la liturgie de la Parole et le récit de la Passion selon saint Jean suivi de l'homélie et de la prière universelle, le rite s'est poursuivi avec l'adoration de la Croix et s'est conclu par la communion. Quelques heures plus tard, à 21 h 15', Benoît XVI a présidé le chemin de croix au Colisée. Cette année, les textes des méditations et des prières accompagnant les stations, ont été composés par un couple italien du mouvement des Focolari. Deux jeunes romains, porteurs de torches, ont encadré la croix, portée par le cardinal Agostino Vallini, Vicaire pour le diocèse de Rome, puis par deux frères franciscains de la Custodie de Terre Sainte, et quelques familles venues d'Italie, d'Irlande, du Burkina-Faso et du Pérou. A la fin de la Via Crucis, le Pape a ajouté quelques mots:
"Nous avons rappelé, dans la méditation, dans la prière et dans le chant, le parcours de Jésus sur le chemin de la Croix: un chemin qui semblait sans issue et qui au contraire a changé la vie et l’histoire de l’homme, a ouvert le passage vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Spécialement en ce jour du Vendredi Saint, l’Eglise célèbre, avec une intime adhésion spirituelle, la mémoire de la mort en croix du Fils de Dieu, et dans sa Croix elle voit l’arbre de la vie, fécond d’une nouvelle espérance... L’expérience de la souffrance marque l’humanité, marque aussi la famille; combien de fois le chemin se fait éprouvant et difficile! Incompréhensions, divisions, préoccupation pour l’avenir des enfants, maladies, difficultés de toutes sortes. En notre temps, ensuite, la situation de nombreuses familles est aggravée par la précarité du travail et par les autres conséquences négatives provoquées par la crise économique. Le chemin de la Via Crucis, que nous avons spirituellement parcouru à nouveau ce soir, est une invitation pour nous tous, et spécialement pour les familles, à contempler le Christ crucifié pour avoir la force d’aller au-delà des difficultés. La Croix de Jésus est le signe suprême de l’amour de Dieu pour chaque homme, c’est la réponse surabondante au besoin qu’a chaque personne d’être aimée. Quand nous sommes dans l’épreuve, quand nos familles doivent affronter la souffrance, la détresse, regardons vers la Croix du Christ: là nous trouvons le courage pour continuer à marcher; là nous pouvons répéter, avec une ferme espérance, les paroles de saint Paul: Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? la détresse? l’angoisse? la persécution? la faim? le dénuement? le danger? le supplice?...Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés... Dans les malheurs et dans les difficultés nous ne sommes pas seuls. La famille n’est pas seule car Jésus est présent avec son amour, il la soutient de sa grâce et lui donne l’énergie pour aller de l’avant, pour affronter les sacrifices et pour surmonter les obstacles. Et c’est à cet amour du Christ que nous devons nous adresser quand les déviations humaines et les difficultés risquent de blesser l’unité de notre vie et de la famille. Le mystère de la passion, mort et résurrection du Christ encourage à aller de l’avant avec espérance: le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en lui, renferme déjà la lumière de la résurrection, la vie nouvelle du monde ressuscité, la pâque de chaque homme qui croit à sa Parole".
"Dans cet homme crucifié, qui est le Fils de Dieu, la mort elle-même aussi acquiert un nouveau sens et une nouvelle orientation, elle est rachetée et vaincue, elle est un passage vers la nouvelle vie: 'Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit'. Confions-nous à la Mère du Christ. Elle qui a accompagné son Fils sur le chemin douloureux, elle qui était au pied de la Croix à l’heure de sa mort, elle qui a encouragé l’Eglise à sa naissance pour qu’elle vive en présence du Seigneur, qu’elle conduise nos cœurs, les cœurs de toutes les familles à travers le vaste Mysterium Passionis vers le Mysterium Paschale, vers cette lumière qui déborde de la Résurrection du Christ et montre la victoire définitive de l’amour, de la joie, de la vie, sur le mal, sur la souffrance, sur la mort".
"Nous avons rappelé, dans la méditation, dans la prière et dans le chant, le parcours de Jésus sur le chemin de la Croix: un chemin qui semblait sans issue et qui au contraire a changé la vie et l’histoire de l’homme, a ouvert le passage vers les cieux nouveaux et la terre nouvelle. Spécialement en ce jour du Vendredi Saint, l’Eglise célèbre, avec une intime adhésion spirituelle, la mémoire de la mort en croix du Fils de Dieu, et dans sa Croix elle voit l’arbre de la vie, fécond d’une nouvelle espérance... L’expérience de la souffrance marque l’humanité, marque aussi la famille; combien de fois le chemin se fait éprouvant et difficile! Incompréhensions, divisions, préoccupation pour l’avenir des enfants, maladies, difficultés de toutes sortes. En notre temps, ensuite, la situation de nombreuses familles est aggravée par la précarité du travail et par les autres conséquences négatives provoquées par la crise économique. Le chemin de la Via Crucis, que nous avons spirituellement parcouru à nouveau ce soir, est une invitation pour nous tous, et spécialement pour les familles, à contempler le Christ crucifié pour avoir la force d’aller au-delà des difficultés. La Croix de Jésus est le signe suprême de l’amour de Dieu pour chaque homme, c’est la réponse surabondante au besoin qu’a chaque personne d’être aimée. Quand nous sommes dans l’épreuve, quand nos familles doivent affronter la souffrance, la détresse, regardons vers la Croix du Christ: là nous trouvons le courage pour continuer à marcher; là nous pouvons répéter, avec une ferme espérance, les paroles de saint Paul: Qui pourra nous séparer de l’amour du Christ? la détresse? l’angoisse? la persécution? la faim? le dénuement? le danger? le supplice?...Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés... Dans les malheurs et dans les difficultés nous ne sommes pas seuls. La famille n’est pas seule car Jésus est présent avec son amour, il la soutient de sa grâce et lui donne l’énergie pour aller de l’avant, pour affronter les sacrifices et pour surmonter les obstacles. Et c’est à cet amour du Christ que nous devons nous adresser quand les déviations humaines et les difficultés risquent de blesser l’unité de notre vie et de la famille. Le mystère de la passion, mort et résurrection du Christ encourage à aller de l’avant avec espérance: le temps de la souffrance et de l’épreuve, s’il est vécu avec le Christ, avec foi en lui, renferme déjà la lumière de la résurrection, la vie nouvelle du monde ressuscité, la pâque de chaque homme qui croit à sa Parole".
"Dans cet homme crucifié, qui est le Fils de Dieu, la mort elle-même aussi acquiert un nouveau sens et une nouvelle orientation, elle est rachetée et vaincue, elle est un passage vers la nouvelle vie: 'Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit'. Confions-nous à la Mère du Christ. Elle qui a accompagné son Fils sur le chemin douloureux, elle qui était au pied de la Croix à l’heure de sa mort, elle qui a encouragé l’Eglise à sa naissance pour qu’elle vive en présence du Seigneur, qu’elle conduise nos cœurs, les cœurs de toutes les familles à travers le vaste Mysterium Passionis vers le Mysterium Paschale, vers cette lumière qui déborde de la Résurrection du Christ et montre la victoire définitive de l’amour, de la joie, de la vie, sur le mal, sur la souffrance, sur la mort".
NUIT PASCALE
Cité du Vatican, 7 avril 2012 (VIS). L'office nocturne de la vigile pascale a débuté à 21h en la Basilique vaticane. Le Pape a d'abord béni le feu nouveau puis allumé le chandelier pascal. La procession a ensuite quitté le portique pour gagner le maître-autel au chant de l'Exultet. Entouré des Cardinaux, Benoît XVI a administré les sacrements de l'initiation (baptême, première communion, confirmation) à huit catéchumènes provenant d'Albanie, d'Allemagne, du Cameroun, d'Italie, des Etats-Unis et de Slovaquie. Après la lecture évangélique, il a prononcé l'homélie dont voici quelques passages :
« Pâques est la fête de la nouvelle création. Jésus est ressuscité et ne meurt plus. Il a enfoncé la porte vers une vie nouvelle qui ne connaît plus ni maladie ni mort. Il a pris l’homme en Dieu lui-même... La création est devenue plus grande et plus vaste. Pâques est le jour d’une nouvelle création, c’est la raison pour laquelle en ce jour l’Église commence la liturgie par l’ancienne création, afin que nous apprenions à bien comprendre la nouvelle... En relation à cela, deux choses sont particulièrement importantes dans la liturgie de ce jour. En premier lieu, la création est présentée comme un tout dont fait partie le phénomène du temps. Les sept jours sont l'image d’une totalité qui se déroule dans le temps. Ils sont ordonnés en vue du septième jour, le jour de la liberté de toutes les créatures pour Dieu et des unes pour les autres. La création est donc orientée vers la communion entre Dieu et la créature. Elle existe afin qu’il y ait un espace de réponse à la grande gloire de Dieu, une rencontre d’amour et de liberté. En second lieu, durant la vigile pascale, du récit de la création, l’Eglise écoute surtout la première phrase: Dieu dit, Que la lumière soit! .. Qu’entend par là le récit de la création? La lumière rend possible la vie... Le mal se cache... Le fait que Dieu ait créé la lumière signifie que Dieu a créé le monde comme lieu de connaissance et de vérité, lieu de rencontre et de liberté, lieu du bien et de l’amour. La matière première du monde est bonne, l’être même est bon. Et le mal ne provient pas de l’être qui est créé par Dieu, mais existe seulement en vertu de la négation. C’est le non».
« A Pâques, au matin du premier jour de la semaine, Dieu dit de nouveau, Que la lumière soit! Auparavant il y avait eu la nuit du Mont des Oliviers, l’éclipse solaire de la passion et de la mort de Jésus, la nuit du sépulcre. Mais désormais c’est de nouveau le premier jour - la création recommence entièrement nouvelle... Jésus se lève du tombeau. La vie est plus forte que la mort. Le bien est plus fort que le mal. L’amour est plus fort que la haine. La vérité est plus forte que le mensonge... Ceci, toutefois, ne se réfère pas seulement à lui ni à l’obscurité de ces jours. Avec la résurrection de Jésus, la lumière elle-même est créée de façon nouvelle. Il nous attire tous derrière lui dans la nouvelle vie de la résurrection et vainc toute forme d’obscurité... Par le sacrement du baptême et la profession de foi, le Seigneur a construit un pont vers nous, par lequel le nouveau jour vient à nous. Dans le baptême, le Seigneur dit à celui qui le reçoit, Fiat Lux, que la lumière soit. Le nouveau jour, le jour de la vie indestructible vient aussi à nous... Le Christ te prend par la main. Désormais tu seras soutenu par lui et tu entreras ainsi dans la lumière, dans la vraie vie. Pour cette raison, l’Eglise primitive a appelé le baptême Photismos, l'illumination... L’obscurité sur Dieu et sur les valeurs sont la vraie menace pour notre existence et pour le monde en général... Aujourd’hui nous pouvons illuminer nos villes d’une façon tellement éblouissante que les étoiles du ciel ne sont plus visibles. N’est-ce pas une image de la problématique du fait que nous soyons illuminés? ».
«Sur les choses matérielles nous savons et nous pouvons incroyablement beaucoup, mais ce qui va au-delà de cela, Dieu et le bien, nous ne réussissons plus à l’identifier. C’est pourquoi, c’est la foi qui nous montre la lumière de Dieu, la véritable illumination, elle est une irruption de la lumière de Dieu dans notre monde, une ouverture de nos yeux à la vraie lumière... Durant la vigile pascale, la nuit de la nouvelle création, l’Eglise présente le mystère de la lumière avec un symbole tout à fait particulier et très humble, le cierge pascal... Le cierge illumine en se consumant lui-même. Il donne la lumière en se donnant lui-même. Ainsi il représente d’une façon merveilleuse le mystère pascal du Christ qui se donne lui-même et ainsi donne la grande lumière. En second lieu, nous pouvons réfléchir sur le fait que la lumière du cierge est du feu. Le feu est une force qui modèle le monde, un pouvoir qui transforme... Le Christ, la lumière est feu, il est la flamme qui brûle le mal transformant ainsi le monde et nous-mêmes... Et ce feu est en même temps chaleur, non une lumière froide, mais une lumière dans laquelle se rencontrent la chaleur et la bonté de Dieu... Ainsi entre en jeu la création tout entière. Dans la cire, la création devient porteuse de lumière. Mais, selon la pensée des Pères, il y a aussi une allusion implicite à l’Eglise. La coopération de la communauté vivante des fidèles dans l’Eglise est presque semblable à l’œuvre des abeilles. Elle construit la communauté de la lumière. Nous pouvons ainsi voir dans la cire un rappel fait à nous-mêmes et à notre communion dans la communauté de l’Eglise, qu’elle existe afin que la lumière du Christ puisse illuminer le monde ».
« Pâques est la fête de la nouvelle création. Jésus est ressuscité et ne meurt plus. Il a enfoncé la porte vers une vie nouvelle qui ne connaît plus ni maladie ni mort. Il a pris l’homme en Dieu lui-même... La création est devenue plus grande et plus vaste. Pâques est le jour d’une nouvelle création, c’est la raison pour laquelle en ce jour l’Église commence la liturgie par l’ancienne création, afin que nous apprenions à bien comprendre la nouvelle... En relation à cela, deux choses sont particulièrement importantes dans la liturgie de ce jour. En premier lieu, la création est présentée comme un tout dont fait partie le phénomène du temps. Les sept jours sont l'image d’une totalité qui se déroule dans le temps. Ils sont ordonnés en vue du septième jour, le jour de la liberté de toutes les créatures pour Dieu et des unes pour les autres. La création est donc orientée vers la communion entre Dieu et la créature. Elle existe afin qu’il y ait un espace de réponse à la grande gloire de Dieu, une rencontre d’amour et de liberté. En second lieu, durant la vigile pascale, du récit de la création, l’Eglise écoute surtout la première phrase: Dieu dit, Que la lumière soit! .. Qu’entend par là le récit de la création? La lumière rend possible la vie... Le mal se cache... Le fait que Dieu ait créé la lumière signifie que Dieu a créé le monde comme lieu de connaissance et de vérité, lieu de rencontre et de liberté, lieu du bien et de l’amour. La matière première du monde est bonne, l’être même est bon. Et le mal ne provient pas de l’être qui est créé par Dieu, mais existe seulement en vertu de la négation. C’est le non».
« A Pâques, au matin du premier jour de la semaine, Dieu dit de nouveau, Que la lumière soit! Auparavant il y avait eu la nuit du Mont des Oliviers, l’éclipse solaire de la passion et de la mort de Jésus, la nuit du sépulcre. Mais désormais c’est de nouveau le premier jour - la création recommence entièrement nouvelle... Jésus se lève du tombeau. La vie est plus forte que la mort. Le bien est plus fort que le mal. L’amour est plus fort que la haine. La vérité est plus forte que le mensonge... Ceci, toutefois, ne se réfère pas seulement à lui ni à l’obscurité de ces jours. Avec la résurrection de Jésus, la lumière elle-même est créée de façon nouvelle. Il nous attire tous derrière lui dans la nouvelle vie de la résurrection et vainc toute forme d’obscurité... Par le sacrement du baptême et la profession de foi, le Seigneur a construit un pont vers nous, par lequel le nouveau jour vient à nous. Dans le baptême, le Seigneur dit à celui qui le reçoit, Fiat Lux, que la lumière soit. Le nouveau jour, le jour de la vie indestructible vient aussi à nous... Le Christ te prend par la main. Désormais tu seras soutenu par lui et tu entreras ainsi dans la lumière, dans la vraie vie. Pour cette raison, l’Eglise primitive a appelé le baptême Photismos, l'illumination... L’obscurité sur Dieu et sur les valeurs sont la vraie menace pour notre existence et pour le monde en général... Aujourd’hui nous pouvons illuminer nos villes d’une façon tellement éblouissante que les étoiles du ciel ne sont plus visibles. N’est-ce pas une image de la problématique du fait que nous soyons illuminés? ».
«Sur les choses matérielles nous savons et nous pouvons incroyablement beaucoup, mais ce qui va au-delà de cela, Dieu et le bien, nous ne réussissons plus à l’identifier. C’est pourquoi, c’est la foi qui nous montre la lumière de Dieu, la véritable illumination, elle est une irruption de la lumière de Dieu dans notre monde, une ouverture de nos yeux à la vraie lumière... Durant la vigile pascale, la nuit de la nouvelle création, l’Eglise présente le mystère de la lumière avec un symbole tout à fait particulier et très humble, le cierge pascal... Le cierge illumine en se consumant lui-même. Il donne la lumière en se donnant lui-même. Ainsi il représente d’une façon merveilleuse le mystère pascal du Christ qui se donne lui-même et ainsi donne la grande lumière. En second lieu, nous pouvons réfléchir sur le fait que la lumière du cierge est du feu. Le feu est une force qui modèle le monde, un pouvoir qui transforme... Le Christ, la lumière est feu, il est la flamme qui brûle le mal transformant ainsi le monde et nous-mêmes... Et ce feu est en même temps chaleur, non une lumière froide, mais une lumière dans laquelle se rencontrent la chaleur et la bonté de Dieu... Ainsi entre en jeu la création tout entière. Dans la cire, la création devient porteuse de lumière. Mais, selon la pensée des Pères, il y a aussi une allusion implicite à l’Eglise. La coopération de la communauté vivante des fidèles dans l’Eglise est presque semblable à l’œuvre des abeilles. Elle construit la communauté de la lumière. Nous pouvons ainsi voir dans la cire un rappel fait à nous-mêmes et à notre communion dans la communauté de l’Eglise, qu’elle existe afin que la lumière du Christ puisse illuminer le monde ».
MESSAGE PASCAL: PAIX EN SYRIE, AU NIGERIA ET EN PALESTINE
Cité du Vatican, 8 avril 2012 (VIS). Voici quelques extraits du message que le Saint-Père a lu à la fin de la messe pascale, devant plus de 100.000 fidèles réunis Place St-Pierre: "Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier... Que parvienne à vous tous la voix joyeuse de l’Eglise, par les paroles que l’ancien hymne met sur les lèvres de Marie Madeleine, la première à rencontrer Jésus ressuscité le matin de Pâques... J’ai vu le Seigneur!... Tout chrétien revit l’expérience de Marie de Magdala. C’est une rencontre qui change la vie, la rencontre avec un homme unique, qui nous fait expérimenter toute la bonté et la vérité de Dieu, qui nous nous libère du mal, non pas d’une manière superficielle, momentanée, mais il nous en libère radicalement, nous guérit de tout et nous restitue notre dignité. Voici pourquoi Madeleine appelle Jésus mon espérance, car c’est lui qui l’a fait renaître, lui a donné un nouvel avenir, une existence bonne, libérée du mal. 'Le Christ, mon espérance' signifie que tout mon désir de bien trouve en lui une possibilité réelle: avec lui, je peux espérer que ma vie sera bonne, et qu’elle sera pleine, éternelle, car c’est Dieu même qui s’est fait proche jusqu’à entrer dans notre humanité...Dans ce monde, l’espérance ne peut pas ne pas tenir compte de la dureté du mal. Ce n’est pas seulement le mur de la mort qui lui fait obstacle, mais plus encore, ce sont les pointes acérées de la jalousie et de l’orgueil, du mensonge et de la violence. Jésus est passé par cet enlacement mortel, pour nous ouvrir le passage vers le Royaume de la vie. Il y eut un moment où Jésus apparaissait vaincu: les ténèbres avaient couvert la terre, le silence de Dieu était total et l’espérance, une parole qui semblait désormais vaine".
"Et voici qu’à l’aube du jour après le sabbat, on a trouvé le sépulcre vide... Les signes de la résurrection attestent la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine, de la miséricorde sur la vengeance... Si Jésus est ressuscité, c'est qu'il est arrivé quelque chose de vraiment nouveau, qui change la condition de l’homme et du monde. Alors lui, Jésus, est quelqu’un en qui nous pouvons avoir absolument confiance, et non pas seulement dans son message, mais vraiment en Lui, parce que le Ressuscité n’appartient pas au passé, mais Il est présent aujourd’hui, vivant. Le Christ est espérance et réconfort particulièrement pour les communautés chrétiennes qui sont les plus éprouvées par des discriminations et des persécutions à cause de leur foi. Et par son Eglise, Il est présent comme force d’espérance, proche de toutes les situations humaines de souffrance et d’injustice ».
« Puisse le Christ ressuscité donner espérance au Moyen Orient, afin que toutes les composantes ethniques, culturelles et religieuses de cette Région collaborent pour le bien commun et le respect des droits humains. En Syrie, particulièrement, que cesse l’effusion de sang et que soit entrepris sans délai le chemin du respect, du dialogue et de la réconciliation, comme le souhaite la communauté internationale. Que les nombreux réfugiés, provenant de ce pays et ayant besoin d’aide humanitaire, trouvent l’accueil et la solidarité qui puissent soulager leurs pénibles souffrances. Que la victoire pascale encourage le peuple irakien à ne ménager aucun effort pour avancer sur le chemin de la stabilité et du développement. Qu’en Terre Sainte, Israéliens et Palestiniens reprennent avec courage le processus de paix. Puisse le Seigneur, victorieux du mal et de la mort, soutenir les communautés chrétiennes du continent africain, leur donner espérance pour affronter les difficultés, les rendre promotrices de paix et artisanes du développement des sociétés auxquelles elles appartiennent. Puisse Jésus ressuscité réconforter les populations de la Corne de l’Afrique en proie à la souffrance et favoriser leur réconciliation; qu’il aide la région des Grands Lacs, le Soudan et le Sud-Soudan, en donnant à leurs habitants la force du pardon. Au Mali, qui traverse un délicat moment politique, puisse le Christ Glorieux accorder la paix et la stabilité. Au Nigeria qui, ces derniers temps, a été le théâtre d’attaques terroristes sanglantes, que la joie pascale donne les énergies nécessaires pour recommencer à construire une société pacifique et respectueuse de la liberté religieuse de tous ses citoyens. Bonne fête de Pâques à tous!".
Après lecture de ce message et avant de donner la bénédiction Urbi et Orbi aux fidèles réunis sur llace et à ceux qui l'écoutaient à travers le monde, le Saint-Père a souhaité Bonnes Pâques en 65 langues.
"Et voici qu’à l’aube du jour après le sabbat, on a trouvé le sépulcre vide... Les signes de la résurrection attestent la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine, de la miséricorde sur la vengeance... Si Jésus est ressuscité, c'est qu'il est arrivé quelque chose de vraiment nouveau, qui change la condition de l’homme et du monde. Alors lui, Jésus, est quelqu’un en qui nous pouvons avoir absolument confiance, et non pas seulement dans son message, mais vraiment en Lui, parce que le Ressuscité n’appartient pas au passé, mais Il est présent aujourd’hui, vivant. Le Christ est espérance et réconfort particulièrement pour les communautés chrétiennes qui sont les plus éprouvées par des discriminations et des persécutions à cause de leur foi. Et par son Eglise, Il est présent comme force d’espérance, proche de toutes les situations humaines de souffrance et d’injustice ».
« Puisse le Christ ressuscité donner espérance au Moyen Orient, afin que toutes les composantes ethniques, culturelles et religieuses de cette Région collaborent pour le bien commun et le respect des droits humains. En Syrie, particulièrement, que cesse l’effusion de sang et que soit entrepris sans délai le chemin du respect, du dialogue et de la réconciliation, comme le souhaite la communauté internationale. Que les nombreux réfugiés, provenant de ce pays et ayant besoin d’aide humanitaire, trouvent l’accueil et la solidarité qui puissent soulager leurs pénibles souffrances. Que la victoire pascale encourage le peuple irakien à ne ménager aucun effort pour avancer sur le chemin de la stabilité et du développement. Qu’en Terre Sainte, Israéliens et Palestiniens reprennent avec courage le processus de paix. Puisse le Seigneur, victorieux du mal et de la mort, soutenir les communautés chrétiennes du continent africain, leur donner espérance pour affronter les difficultés, les rendre promotrices de paix et artisanes du développement des sociétés auxquelles elles appartiennent. Puisse Jésus ressuscité réconforter les populations de la Corne de l’Afrique en proie à la souffrance et favoriser leur réconciliation; qu’il aide la région des Grands Lacs, le Soudan et le Sud-Soudan, en donnant à leurs habitants la force du pardon. Au Mali, qui traverse un délicat moment politique, puisse le Christ Glorieux accorder la paix et la stabilité. Au Nigeria qui, ces derniers temps, a été le théâtre d’attaques terroristes sanglantes, que la joie pascale donne les énergies nécessaires pour recommencer à construire une société pacifique et respectueuse de la liberté religieuse de tous ses citoyens. Bonne fête de Pâques à tous!".
Après lecture de ce message et avant de donner la bénédiction Urbi et Orbi aux fidèles réunis sur llace et à ceux qui l'écoutaient à travers le monde, le Saint-Père a souhaité Bonnes Pâques en 65 langues.
DIGNITE DE LA FEMME
Cité du Vatican, 9 avril 2012 (VIS).Etant à Castelgandolfo pour une période de repos, le Saint-Père a récité le Regina Coeli avec les fidèles rassemblés dans la cour intérieure. Dans de nombreux pays, le lundi de Pâques est férié. C'est l'occasion , a-t-il dit, « d'une promenade ou d'une visite en famille. Je voudrais toutefois que ce soit pour les chrétiens une occasion de se rappeler que la Résurrection est le mystère central de notre foi... Cet événement, qui est décrit par les évangélistes de façon réaliste mais secret, au-delà de la pure connaissance, est une lumière éclatante qui dépasse les yeux. Le récit s'ouvre quand, à l'aube du jour suivant le sabbat, les femmes trouvèrent le tombeau ouvert et vide... Ayant reçu de l'ange l'annonce de la résurrection du Seigneur, en coururent donner la nouvelle aux apôtres. Ayant croisé le Ressuscité, elle se prosternèrent pour l'adorer. Il leur dit : Ne craignez rien et allez annoncer à mes frères d'aller en Galilée, où ils me verrons. Dans l'Evangile, les femmes ont une large place dans le récit des apparitions de Jésus ressuscité, comme dans celui de sa passion et de sa mort. En Israël à l'époque, le témoignage d'une femme n'avait pas de valeur légale, mais ces femmes là avaient vécu une expérience particulière les liant au Seigneur, une expérience fondamentale pour la vie de la communauté chrétienne dès l'aube de l'Eglise... C'est dans la mutation opérée par la Pâque de son fils que Marie est devenue la mère de l'Eglise, la mère de tout chrétiens et de toute leur communauté ».
mercredi 4 avril 2012
LE PAPE REVIENT SUR SON VOYAGE AU MEXIQUE ET A CUBA
Cité du Vatican, 4 avril 2012 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience générale du mercredi, place St-Pierre, à laquelle assistaient quelques 11.000 personnes, le Pape est revenu sur son récent voyage au Mexique et à Cuba par lequel il a voulu "embrasser tout le continent, en invitant tous à vivre ensemble dans l'espérance et dans l'engagement concret de marcher ensemble vers un avenir meilleur".
Le Pape a rappelé les raisons de son voyage: le bicentenaire de l'indépendance du Mexique et d'autres pays d'Amérique latine, le vingtième anniversaire des relations diplomatiques entre le Mexique et le Saint-Siège, et les 400 ans de la découverte de l'image de la Vierge de la charité d'El Cobre à Cuba.
Une des caractéristiques de cette visite a été l'accueil "extraordinaire, festif et vivant" des Mexicains, signe de "l'affection chaleureuse de tout un peuple". Le Saint-Père a évoqué son étape à León où, en présence des autorités civiles et religieuses, il a souligné "la nécessité de la reconnaissance et de la défense des droits fondamentaux de la personne humaine, parmi lesquels se détache la liberté religieuse" et a assuré de sa "proximité, ceux qui souffrent à cause de plaies sociales, de conflits anciens et nouveaux, de la corruption et de la violence". Cependant, l'enthousiasme de ceux qui l'écoutaient, étaient la preuve de "l'espérance tenace des chrétiens mexicains, espérance qui est restée allumée dans les cœurs malgré les moments difficiles".
Toujours à León, le Pape a rencontré de nombreux enfants et jeunes qui, par leur joie, exprimaient "le fort désir de tous les jeunes du Mexique, de l'Amérique latine et des Caraïbes de vivre en paix, en sérénité et harmonie, dans une société plus juste et réconciliée".
"Les disciples du Seigneur doivent faire croître leur joie d'être chrétiens et la joie d'appartenir à son Eglise. C'est de cette joie que naissent aussi les énergies pour servir le Christ dans les situations difficiles et de souffrance". C'est pourquoi, le Pape a encouragé les milliers de participants à l'eucharistie dominicale au Parc du Bicentenaire à León, à "s'en remettre à la bonté de Dieu tout-puissant qui peut changer de l'intérieur, du cœur, les situations insupportables et obscures". Il a aussi remercié ceux qui "sèment l'Evangile dans des situations complexes et souvent pleine d'obstacles".
Benoît XVI a quitté le Mexique en demandant au peuple mexicain "de rester fidèle au Seigneur et à son Eglise, bien ancré dans ses racines chrétiennes".
Le Pape a ensuite évoqué son voyage à Cuba, où il s'est rendu "avant tout pour soutenir la mission de l'Eglise catholique, engagée à annoncer avec joie l'Evangile, malgré la pauvreté de moyens et les difficultés qui doivent encore être surmontées pour que la religion puisse remplir son service spirituel et formateur dans le domaine public de la société". Le Saint-Père a souligné les bonnes relations existantes entre l'Etat et le Saint-Siège, engagées "au service de la présence vivante et constructive de l'Eglise locale". "J'ai aussi assuré -a-t-il poursuivi- que le Pape porte dans son cœur les préoccupations et les aspirations de tous les Cubains, spécialement de ceux qui souffrent à cause de la limitation de leur liberté".
La première messe célébrée en terre cubaine a été "un autre moment de grande intensité spirituelle", à l'occasion du quatrième centenaire de la découverte de l'image de la Vierge de la charité à El Cobre, patronne de Cuba. Les milliers de personnes présentes étaient "le signe d'une Eglise qui vient de situations difficiles, mais avec un témoignage vivant de charité et de présence active dans la vie des gens".
"J'ai invité les catholiques cubains et toute la population qui espèrent en un avenir meilleur, à revigorer leur foi et à contribuer, par le courage du pardon et de la compréhension, à la construction d'une société ouverte et renouvelée, donnant toujours plus d'espace à Dieu, parce quand Dieu est exclu, le monde devient un lieu inhospitalier pour l'homme", a dit le Saint-Père.
Au cours de ma seconde étape cubaine, La Havane, "les jeunes ont été les principaux protagonistes de l'accueil exubérant sur mon parcours vers la nonciature, où j'ai eu l'opportunité de m'entretenir avec les évêques du pays pour parler des défis que l'Eglise cubaine est appelée à relever, bien consciente que les gens la regardent avec une confiance grandissante".
Au cours de la messe dominicale, a dit le Pape, "j'ai rappelé que Cuba et le monde ont besoin de changements, mais ceux-ci ne seront possibles que si chacun s'ouvre à la vérité intégrale de l'homme, condition incontournable pour atteindre la liberté, et décide de semer autour de lui réconciliation et fraternité... J'ai aussi voulu rappeler que l'Eglise ne demande pas de privilèges, mais de pouvoir proclamer et célébrer aussi publiquement la foi, en portant le message d'espérance et de paix de l'Evangile dans toutes les catégories de la société". Ainsi, Benoît XVI s'est félicité du pas en avant des autorités cubaines et a souligné la nécessité de poursuivre sur ce chemin vers la pleine liberté religieuse.
Depuis son départ, le Saint-Père garde en mémoire ces dizaines de milliers de Cubains qui, malgré la pluie, sont venus le saluer tout au long de sa route vers l'aéroport. Dans son discours de départ, il a rappelé que désormais, les différentes composantes de la société cubaine sont appelées à "un effort de sincère collaboration et de dialogue patient pour le bien de la patrie". Dans cette perspective, sa présence sur l'île a voulu être "un encouragement à ouvrir les portes de son cœur au Christ, source d'espérance et de force pour faire croître le bien".
Benoît XVI a ajouté que son voyage pastoral au Mexique et à Cuba ont été une réussite pastorale et a manifesté son espérance que ces deux pays obtiennent des fruits abondants pour construire un avenir de paix et de fraternité.
Enfin, le Pape a évoqué le Triduum pascal, sommet de l'année liturgique, qui commence demain avec la messe In Coena Domini, et a invité les fidèles à le vivre avec intensité: "Chacun de nous a été aimé par Jésus jusqu'à la fin, c'est-à-dire jusqu'à son don total sur la croix, lorsqu'il a crié: Tout est accompli!. Laissons-nous toucher par cet amour, laissons-nous transformer, pour que se réalise vraiment en nous la résurrection".
Le Pape a rappelé les raisons de son voyage: le bicentenaire de l'indépendance du Mexique et d'autres pays d'Amérique latine, le vingtième anniversaire des relations diplomatiques entre le Mexique et le Saint-Siège, et les 400 ans de la découverte de l'image de la Vierge de la charité d'El Cobre à Cuba.
Une des caractéristiques de cette visite a été l'accueil "extraordinaire, festif et vivant" des Mexicains, signe de "l'affection chaleureuse de tout un peuple". Le Saint-Père a évoqué son étape à León où, en présence des autorités civiles et religieuses, il a souligné "la nécessité de la reconnaissance et de la défense des droits fondamentaux de la personne humaine, parmi lesquels se détache la liberté religieuse" et a assuré de sa "proximité, ceux qui souffrent à cause de plaies sociales, de conflits anciens et nouveaux, de la corruption et de la violence". Cependant, l'enthousiasme de ceux qui l'écoutaient, étaient la preuve de "l'espérance tenace des chrétiens mexicains, espérance qui est restée allumée dans les cœurs malgré les moments difficiles".
Toujours à León, le Pape a rencontré de nombreux enfants et jeunes qui, par leur joie, exprimaient "le fort désir de tous les jeunes du Mexique, de l'Amérique latine et des Caraïbes de vivre en paix, en sérénité et harmonie, dans une société plus juste et réconciliée".
"Les disciples du Seigneur doivent faire croître leur joie d'être chrétiens et la joie d'appartenir à son Eglise. C'est de cette joie que naissent aussi les énergies pour servir le Christ dans les situations difficiles et de souffrance". C'est pourquoi, le Pape a encouragé les milliers de participants à l'eucharistie dominicale au Parc du Bicentenaire à León, à "s'en remettre à la bonté de Dieu tout-puissant qui peut changer de l'intérieur, du cœur, les situations insupportables et obscures". Il a aussi remercié ceux qui "sèment l'Evangile dans des situations complexes et souvent pleine d'obstacles".
Benoît XVI a quitté le Mexique en demandant au peuple mexicain "de rester fidèle au Seigneur et à son Eglise, bien ancré dans ses racines chrétiennes".
Le Pape a ensuite évoqué son voyage à Cuba, où il s'est rendu "avant tout pour soutenir la mission de l'Eglise catholique, engagée à annoncer avec joie l'Evangile, malgré la pauvreté de moyens et les difficultés qui doivent encore être surmontées pour que la religion puisse remplir son service spirituel et formateur dans le domaine public de la société". Le Saint-Père a souligné les bonnes relations existantes entre l'Etat et le Saint-Siège, engagées "au service de la présence vivante et constructive de l'Eglise locale". "J'ai aussi assuré -a-t-il poursuivi- que le Pape porte dans son cœur les préoccupations et les aspirations de tous les Cubains, spécialement de ceux qui souffrent à cause de la limitation de leur liberté".
La première messe célébrée en terre cubaine a été "un autre moment de grande intensité spirituelle", à l'occasion du quatrième centenaire de la découverte de l'image de la Vierge de la charité à El Cobre, patronne de Cuba. Les milliers de personnes présentes étaient "le signe d'une Eglise qui vient de situations difficiles, mais avec un témoignage vivant de charité et de présence active dans la vie des gens".
"J'ai invité les catholiques cubains et toute la population qui espèrent en un avenir meilleur, à revigorer leur foi et à contribuer, par le courage du pardon et de la compréhension, à la construction d'une société ouverte et renouvelée, donnant toujours plus d'espace à Dieu, parce quand Dieu est exclu, le monde devient un lieu inhospitalier pour l'homme", a dit le Saint-Père.
Au cours de ma seconde étape cubaine, La Havane, "les jeunes ont été les principaux protagonistes de l'accueil exubérant sur mon parcours vers la nonciature, où j'ai eu l'opportunité de m'entretenir avec les évêques du pays pour parler des défis que l'Eglise cubaine est appelée à relever, bien consciente que les gens la regardent avec une confiance grandissante".
Au cours de la messe dominicale, a dit le Pape, "j'ai rappelé que Cuba et le monde ont besoin de changements, mais ceux-ci ne seront possibles que si chacun s'ouvre à la vérité intégrale de l'homme, condition incontournable pour atteindre la liberté, et décide de semer autour de lui réconciliation et fraternité... J'ai aussi voulu rappeler que l'Eglise ne demande pas de privilèges, mais de pouvoir proclamer et célébrer aussi publiquement la foi, en portant le message d'espérance et de paix de l'Evangile dans toutes les catégories de la société". Ainsi, Benoît XVI s'est félicité du pas en avant des autorités cubaines et a souligné la nécessité de poursuivre sur ce chemin vers la pleine liberté religieuse.
Depuis son départ, le Saint-Père garde en mémoire ces dizaines de milliers de Cubains qui, malgré la pluie, sont venus le saluer tout au long de sa route vers l'aéroport. Dans son discours de départ, il a rappelé que désormais, les différentes composantes de la société cubaine sont appelées à "un effort de sincère collaboration et de dialogue patient pour le bien de la patrie". Dans cette perspective, sa présence sur l'île a voulu être "un encouragement à ouvrir les portes de son cœur au Christ, source d'espérance et de force pour faire croître le bien".
Benoît XVI a ajouté que son voyage pastoral au Mexique et à Cuba ont été une réussite pastorale et a manifesté son espérance que ces deux pays obtiennent des fruits abondants pour construire un avenir de paix et de fraternité.
Enfin, le Pape a évoqué le Triduum pascal, sommet de l'année liturgique, qui commence demain avec la messe In Coena Domini, et a invité les fidèles à le vivre avec intensité: "Chacun de nous a été aimé par Jésus jusqu'à la fin, c'est-à-dire jusqu'à son don total sur la croix, lorsqu'il a crié: Tout est accompli!. Laissons-nous toucher par cet amour, laissons-nous transformer, pour que se réalise vraiment en nous la résurrection".
JOURNEE INTERNATIONALE CONTRE LES MINES ANTIPERSONNEL
Cité du Vatican, 4 avril 2012 (VIS). Après avoir salué en différentes langues les pèlerins du monde entier présents place St-Pierre pour l'audience générale, le Saint-Père a rappelé qu'aujourd'hui, on célébrait la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines antipersonnel. Benoît XVI a fait part de sa proximité envers les victimes et leurs familles et a manifesté son appui "à tous ceux qui s'engagent pour libérer l'humanité de ces engins terribles et sournois qui, comme l'a dit le bienheureux Jean-Paul II lors de l'entrée en vigueur de la Convention sur leur interdiction, 'empêchent les hommes de "marcher ensemble sur les entiers de la vie sans crainte des pièges de destruction et de mort'".
IN MEMORIAM
Cité du Vatican, 4 avril 2012 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:
-Mgr. John George Chedid, Evêque émérite de Our Lady of Lebanon of Los Angeles des Maronites (Etats-Unis), le 22 mars à 88 ans.
-Mgr. Ante Juric, Archevêque émérite de Split-Makarska (Croatie), le 20 mars à 89 ans.
-Mgr. Edward Materski, Evêque émérite de Radom (Pologne), le 24 mars à 89 ans.
-Mgr. Anárghyros, Evêque titulaire de Grazianopoli (Grèce), le 18 mars à 74 ans.
-Mgr. Paulino Reale, Evêque émérite de Venado Tuerto (Argentine), le 29 mars à 88 ans.
-Mgr. John George Chedid, Evêque émérite de Our Lady of Lebanon of Los Angeles des Maronites (Etats-Unis), le 22 mars à 88 ans.
-Mgr. Ante Juric, Archevêque émérite de Split-Makarska (Croatie), le 20 mars à 89 ans.
-Mgr. Edward Materski, Evêque émérite de Radom (Pologne), le 24 mars à 89 ans.
-Mgr. Anárghyros, Evêque titulaire de Grazianopoli (Grèce), le 18 mars à 74 ans.
-Mgr. Paulino Reale, Evêque émérite de Venado Tuerto (Argentine), le 29 mars à 88 ans.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité du Vatican, 4 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
-Mgr. Oscar Omar Aparicio Céspedes, Evêque ordinaire militaire pour la Bolivie. Il était jusqu'ici Evêque titulaire de Cizio et Evêque auxiliaire de La Paz (Bolivie).
- Mgr. Francesco Milito, Evêque d'Oppido Mamertina-Palmi (superficie: 930; population: 179.603; catholiques: 176.250; prêtres: 99; religieux: 182; diacres permanents: 16), en Italie. L'Evêque élu, né en 1948 à Rossano (Italie), et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Vicaire épiscopal pour l’œcuménisme et la culture et directeur des archives historiques diocésaines.
-Mgr. Tulio Luis Ramírez Padilla, Evêque auxiliaire de Caracas (superficie: 790; population: 4.435.000; catholiques: 3.781.000; prêtres: 538; diacres: 9; religieux: 1722), au Venezuela. L'Evêque élu, né en 1960 à Caracas, et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Vicaire général de Valencia (Venezuela).
-Mgr. Oscar Omar Aparicio Céspedes, Evêque ordinaire militaire pour la Bolivie. Il était jusqu'ici Evêque titulaire de Cizio et Evêque auxiliaire de La Paz (Bolivie).
- Mgr. Francesco Milito, Evêque d'Oppido Mamertina-Palmi (superficie: 930; population: 179.603; catholiques: 176.250; prêtres: 99; religieux: 182; diacres permanents: 16), en Italie. L'Evêque élu, né en 1948 à Rossano (Italie), et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Vicaire épiscopal pour l’œcuménisme et la culture et directeur des archives historiques diocésaines.
-Mgr. Tulio Luis Ramírez Padilla, Evêque auxiliaire de Caracas (superficie: 790; population: 4.435.000; catholiques: 3.781.000; prêtres: 538; diacres: 9; religieux: 1722), au Venezuela. L'Evêque élu, né en 1960 à Caracas, et ordonné prêtre en 1984, était jusqu'ici Vicaire général de Valencia (Venezuela).
mardi 3 avril 2012
CHRETIENS ET BOUDDHISTES, DIALOGUE ET EDUCATION
Cité du Vatican, 3 avril 2012 (VIS). Le cardinal Jean-Louis Tauran et Mgr. Pier Luigi Celata, respectivement président et secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, ont signé un message adressé chaque année par ce dicastère aux croyants bouddhistes, à l'occasion de la fête du Vesakh.
Le Vesakh est la principale fête bouddhiste qui rappelle les trois moments fondamentaux de la vie de Gautama le Bouddha. Selon la tradition, le Bouddha historique naquit, fut éclairé et disparut en atteignant le Nirvana au cours de la pleine lune du mois de mai. Cependant, cette fête est mobile et tombe cette année entre le 5 et le 6 mai, alors que la Chine célèbre le huitième jour du quatrième mois du calendrier chinois (28 avril). Pendant cette période, les croyants bouddhistes décorent leurs maisons avec des fleurs et les parfument à l'encens, visitent les temples locaux, écoutent les enseignements des moines et font des offrandes.
Le message de cette année s'intitule: "Chrétiens et bouddhistes: partager la responsabilité de l'éducation des nouvelles générations à la justice et à la paix à travers le dialogue interreligieux". Voici de larges extraits de ce texte:
"Aujourd'hui, dans les salles de classe des écoles et des universités du monde entier, de plus en plus d’étudiants appartenant à diverses religions et croyances sont assis côte à côte et apprennent ensemble, les uns des autres. Cette diversité suscite des défis et appelle à une réflexion plus profonde sur la nécessité d'instruire les jeunes à respecter et à comprendre la croyance religieuse et les pratiques des autres, à grandir dans la connaissance de leur propre foi, à se développer en tant qu'êtres humains responsables tout en demeurant prêts à tendre la main aux étudiants d'autres religions pour résoudre les conflits et promouvoir l'amitié, la justice, la paix et le développement humain authentique".
"Avec Sa Sainteté le pape Benoît XVI, nous reconnaissons que l'éducation vraie nous ouvre à la transcendance ainsi qu’à ceux qui sont autour de nous. Là où l'éducation est une réalité, elle est aussi une opportunité de dialogue dans l’interaction et dans l’écoute réceptive de l’autre. Dans une telle atmosphère, les jeunes sentent qu'ils sont appréciés pour ce qu’ils sont et pour la contribution qu’ils peuvent apporter; l'estime de leurs frères et sœurs dont la croyance et les pratiques religieuses sont différentes des leurs sont une occasion de croissance. Ce climat est alors porteur de joie car ils se découvrent comme des personnes capables de solidarité et de compassion, appelées à construire une société juste et fraternelle, ce qui leur apporte l'espérance en l'avenir".
"En tant que bouddhistes, vous transmettez aux jeunes une sagesse: s'abstenir de nuire aux autres et vivre dans la générosité et la compassion, pratique digne d’estime et de reconnaissance, don précieux pour la société. Voilà une expression concrète à travers laquelle une religion contribue à instruire les jeunes générations, dans le partage des responsabilités et la coopération avec d'autres".
"En fait, les jeunes sont un atout pour toutes les sociétés. Par leur authenticité, ils nous encouragent à trouver une réponse aux questions les plus fondamentales au sujet de la vie et de la mort, sur la justice et la paix, la signification de la souffrance et les raisons de l'espérance. Ainsi, ils nous aident à progresser dans notre pèlerinage vers la Vérité. Par leur dynamisme, comme constructeurs du futur, ils nous contraignent à abattre tous les murs qui, malheureusement, nous séparent toujours. Par leurs interrogations, ils stimulent le dialogue entre les religions et les cultures".
"Nos cœurs sont à l’unisson des vôtres et nous prions pour que, ensemble, nous soyons en mesure de guider les jeunes par notre exemple, aptes à leur enseigner à devenir des instruments de justice et de paix. Partageons la responsabilité commune que nous avons envers les générations présentes et futures en les éduquant à être pacifiques et constructeurs de paix".
Le Vesakh est la principale fête bouddhiste qui rappelle les trois moments fondamentaux de la vie de Gautama le Bouddha. Selon la tradition, le Bouddha historique naquit, fut éclairé et disparut en atteignant le Nirvana au cours de la pleine lune du mois de mai. Cependant, cette fête est mobile et tombe cette année entre le 5 et le 6 mai, alors que la Chine célèbre le huitième jour du quatrième mois du calendrier chinois (28 avril). Pendant cette période, les croyants bouddhistes décorent leurs maisons avec des fleurs et les parfument à l'encens, visitent les temples locaux, écoutent les enseignements des moines et font des offrandes.
Le message de cette année s'intitule: "Chrétiens et bouddhistes: partager la responsabilité de l'éducation des nouvelles générations à la justice et à la paix à travers le dialogue interreligieux". Voici de larges extraits de ce texte:
"Aujourd'hui, dans les salles de classe des écoles et des universités du monde entier, de plus en plus d’étudiants appartenant à diverses religions et croyances sont assis côte à côte et apprennent ensemble, les uns des autres. Cette diversité suscite des défis et appelle à une réflexion plus profonde sur la nécessité d'instruire les jeunes à respecter et à comprendre la croyance religieuse et les pratiques des autres, à grandir dans la connaissance de leur propre foi, à se développer en tant qu'êtres humains responsables tout en demeurant prêts à tendre la main aux étudiants d'autres religions pour résoudre les conflits et promouvoir l'amitié, la justice, la paix et le développement humain authentique".
"Avec Sa Sainteté le pape Benoît XVI, nous reconnaissons que l'éducation vraie nous ouvre à la transcendance ainsi qu’à ceux qui sont autour de nous. Là où l'éducation est une réalité, elle est aussi une opportunité de dialogue dans l’interaction et dans l’écoute réceptive de l’autre. Dans une telle atmosphère, les jeunes sentent qu'ils sont appréciés pour ce qu’ils sont et pour la contribution qu’ils peuvent apporter; l'estime de leurs frères et sœurs dont la croyance et les pratiques religieuses sont différentes des leurs sont une occasion de croissance. Ce climat est alors porteur de joie car ils se découvrent comme des personnes capables de solidarité et de compassion, appelées à construire une société juste et fraternelle, ce qui leur apporte l'espérance en l'avenir".
"En tant que bouddhistes, vous transmettez aux jeunes une sagesse: s'abstenir de nuire aux autres et vivre dans la générosité et la compassion, pratique digne d’estime et de reconnaissance, don précieux pour la société. Voilà une expression concrète à travers laquelle une religion contribue à instruire les jeunes générations, dans le partage des responsabilités et la coopération avec d'autres".
"En fait, les jeunes sont un atout pour toutes les sociétés. Par leur authenticité, ils nous encouragent à trouver une réponse aux questions les plus fondamentales au sujet de la vie et de la mort, sur la justice et la paix, la signification de la souffrance et les raisons de l'espérance. Ainsi, ils nous aident à progresser dans notre pèlerinage vers la Vérité. Par leur dynamisme, comme constructeurs du futur, ils nous contraignent à abattre tous les murs qui, malheureusement, nous séparent toujours. Par leurs interrogations, ils stimulent le dialogue entre les religions et les cultures".
"Nos cœurs sont à l’unisson des vôtres et nous prions pour que, ensemble, nous soyons en mesure de guider les jeunes par notre exemple, aptes à leur enseigner à devenir des instruments de justice et de paix. Partageons la responsabilité commune que nous avons envers les générations présentes et futures en les éduquant à être pacifiques et constructeurs de paix".
BENEDICTION DES ENFANTS DANS LE SEIN MATERNEL
Cité du Vatican, 3 avril 2012 (VIS). Dès la deuxième semaine de mai, à l'occasion de la fête des mères célébrée dans de nombreux pays, un texte du rite de bénédiction des enfants dans le sein maternel, ayant reçu l'approbation du Saint-Siège, sera disponible dans les paroisses des Etats-Unis. C'est ce qu'a communiqué la Conférence des évêques catholiques américains dans une note récente informant les fidèles de la 'recognitio' accordée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le texte du rite sera imprimé en anglais et espagnol pour répondre aux nécessités du nombre croissant de fidèles hispaniques immigrés dans ce pays.
Le cardinal archevêque de Gavelston-Houston, Mgr. Daniel N. Di Nardo, président du comité d'activités pro-vie de la Conférence épiscopale nord-américaine, a expliqué que la bénédiction a été préparée "pour soutenir les parents qui attendent un enfant, pour favoriser la prière dans la communauté et la reconnaissance du don précieux de la maternité et pour promouvoir le respect de la vie dans le cadre plus large de la société". La bénédiction pourra être impartie aussi bien dans le contexte d'une messe qu'en dehors de celle-ci. A l'avenir, ce texte pourra faire partie du Livre des bénédictions.
La préparation du texte de la bénédiction des enfants dans le sein maternel a été organisée par l'archevêque de Louisville, Mgr. Joseph Edward Kurtz qui, lorsqu'il était évêque de Knoxville, avait demandé au comité d'activités pro-vie s'il existait une prière de cette sorte. Face à une réponse négative, le comité a commencé à préparer un texte qui a été présenté au Comité pour le culte divin en mars 2008. En novembre de la même année, l'assemblée des évêques a approuvé la nouvelle bénédiction qui a alors été envoyée au Saint-Siège en vue d'obtenir la 'recognitio'.
Le cardinal archevêque de Gavelston-Houston, Mgr. Daniel N. Di Nardo, président du comité d'activités pro-vie de la Conférence épiscopale nord-américaine, a expliqué que la bénédiction a été préparée "pour soutenir les parents qui attendent un enfant, pour favoriser la prière dans la communauté et la reconnaissance du don précieux de la maternité et pour promouvoir le respect de la vie dans le cadre plus large de la société". La bénédiction pourra être impartie aussi bien dans le contexte d'une messe qu'en dehors de celle-ci. A l'avenir, ce texte pourra faire partie du Livre des bénédictions.
La préparation du texte de la bénédiction des enfants dans le sein maternel a été organisée par l'archevêque de Louisville, Mgr. Joseph Edward Kurtz qui, lorsqu'il était évêque de Knoxville, avait demandé au comité d'activités pro-vie s'il existait une prière de cette sorte. Face à une réponse négative, le comité a commencé à préparer un texte qui a été présenté au Comité pour le culte divin en mars 2008. En novembre de la même année, l'assemblée des évêques a approuvé la nouvelle bénédiction qui a alors été envoyée au Saint-Siège en vue d'obtenir la 'recognitio'.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité du Vatican, 3 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
-Mgr. José Carlos Cabrero Romero, archevêque de San Luis Potosí (superficie: 19.428; population: 1.925.000; catholiques: 1.845.000; prêtres: 264; religieux: 985; diacres permanents: 10), au Mexique. Il était jusqu'ici évêque de Zacatecas. Il succède à Mgr. Luis Morales Reyes dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge par le Saint-Père.
-Mgr. Cástor Oswaldo Azuaje Pérez, OCD, évêque de Trujillo (superficie: 7.400; population: 788.000; catholiques: 746.000; prêtres: 117; religieux: 93; diacres permanents: 23), au Venezuela. Il était jusqu'ici évêque auxiliaire de Maracaibo (Venezuela). Il succède à Mgr. Vicente Ramón Hernández Peña dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge par le Saint-Père.
-Mgr. José Carlos Cabrero Romero, archevêque de San Luis Potosí (superficie: 19.428; population: 1.925.000; catholiques: 1.845.000; prêtres: 264; religieux: 985; diacres permanents: 10), au Mexique. Il était jusqu'ici évêque de Zacatecas. Il succède à Mgr. Luis Morales Reyes dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge par le Saint-Père.
-Mgr. Cástor Oswaldo Azuaje Pérez, OCD, évêque de Trujillo (superficie: 7.400; population: 788.000; catholiques: 746.000; prêtres: 117; religieux: 93; diacres permanents: 23), au Venezuela. Il était jusqu'ici évêque auxiliaire de Maracaibo (Venezuela). Il succède à Mgr. Vicente Ramón Hernández Peña dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge par le Saint-Père.
lundi 2 avril 2012
DIMANCHE DES RAMEAUX
Cité du Vatican, 1 avril 2012 (VIS). Benoît XVI a ouvert hier les célébrations de la Semaine Sainte en célébrant, Place St-Pierre, devant plus de soixante mille fidèles, la messe du dimanche des Rameaux.
Le Pape a parcouru la place en papamobile avant de rejoindre l'autel, depuis l'obélisque, décoré à l'occasion de cette festivité avec 50.000 branches d'arbres, d'arbustes et de fleurs méditerranéens de différentes sortes. 13 oliviers séculaires avaient aussi été amenés, provenant, comme le reste de la décoration florale, de la région italienne des Pouilles.
"Le dimanche des Rameaux -a dit le Pape dans son homélie- est le grand portique qui nous introduit dans la Semaine Sainte, la semaine où le Seigneur Jésus s’achemine vers le sommet de sa vie terrestre. Il monte à Jérusalem pour accomplir les Écritures et pour être suspendu sur le bois de la croix, le trône à partir duquel il régnera pour toujours, attirant à lui l’humanité de tous les temps et offrant à tous le don de la rédemption".
Le Pontife a rappelé les deux épisodes jalonnant l'entrée du Christ à Jérusalem. La guérison de l'aveugle Bartimée et l'enthousiasme des disciples et de la multitude qui l'acclame avec les anciennes paroles de bénédiction des pèlerins: 'Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur'. "Cette joyeuse acclamation transmise par les quatre évangélistes, est un cri de bénédiction, un hymne d’allégresse: elle exprime la conviction commune qu’en Jésus, Dieu a visité son peuple et que le Messie attendu est finalement venu", a-t-il expliqué.
"Mais quel est le contenu, la résonance la plus profonde de ce cri de joie? La réponse nous est donnée par toute l’Ecriture qui nous rappelle que le Messie accomplit la promesse de bénédiction de Dieu, la promesse des origines, que Dieu avait faite à Abraham, le père de tous les croyants: 'Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai… En toi seront bénies toutes les familles de la terre'... C’est pourquoi, celui qui est acclamé par la foule comme le béni, est en même temps celui en qui sera bénie toute l’humanité. Dans la lumière du Christ, l’humanité se reconnaît ainsi profondément unie et comme recouverte par le manteau de la bénédiction divine, une bénédiction qui pénètre tout, soutient tout, rachète tout, sanctifie tout".
D'ailleurs, le premier message de la festivité d'aujourd'hui est "l’invitation à avoir le juste regard sur l’humanité entière, sur les gens qui forment le monde, sur les diverses cultures et civilisations. Le regard que le croyant reçoit du Christ est le regard de la bénédiction : un regard sage et aimant, capable de saisir la beauté du monde et de compatir à sa fragilité. Dans ce regard transparaît le regard même de Dieu sur les hommes qu’il aime et sur la création, œuvre de ses mains".
Et maintenant, "pour nous, qui est Jésus de Nazareth? Quelle idée du Messie avons-nous, quelle idée de Dieu avons-nous? C’est une question cruciale que nous ne pouvons pas éluder, étant donné qu’au cours de cette semaine, nous sommes appelés justement à suivre notre roi qui choisit comme trône la croix; nous sommes appelés à suivre un Messie qui ne nous garantit pas un bonheur terrestre facile, mais le bonheur du ciel, la béatitude de Dieu".
"Quelles sont nos vraies attentes?", a demandé le Saint-Père. Et s'adressant en particulier aux jeunes, protagonistes de la Journée mondiale de la jeunesse, célébrée aujourd'hui, il a dit: "que le dimanche des Rameaux soit pour vous le jour de la décision, la décision d’accueillir le Seigneur et de le suivre jusqu’au bout, la décision de faire de sa Pâque de mort et de résurrection le sens même de votre vie de chrétiens. C’est la décision qui conduit à la vraie joie, comme j’ai voulu le rappeler dans le Message aux jeunes pour cette Journée – soyez toujours dans la joie du Seigneur".
Enfin, Benoît XVI a ajouté que "deux sentiments doivent nous habiter particulièrement en ces jours: la louange, comme l’ont fait ceux qui ont accueilli Jésus à Jérusalem par leur 'hosanna'; et l’action de grâce car, dans cette Semaine sainte, le Seigneur Jésus renouvellera le plus grand don que l’on puisse imaginer: il nous donnera sa vie, son corps et son sang, son amour. Toutefois, à un si grand don, nous devons répondre d’une manière adéquate, c’est-à-dire par le don de nous-mêmes, de notre temps, de notre prière, de notre vie en profonde communion d’amour avec le Christ qui souffre, meurt et ressuscite pour chacun de nous".
Benoît XVI a résumé cette idée avec les mots de saint André, évêque de Crête et Père de l'Eglise: "Etendons-nous humblement donc devant le Christ...revêtus de sa grâce, ou mieux, de lui-même tout entier...comme des tuniques étendues...pour pouvoir offrir au vainqueur de la mort non plus de simples rameaux de palmes, mais des trophées de victoire".
Le Pape a parcouru la place en papamobile avant de rejoindre l'autel, depuis l'obélisque, décoré à l'occasion de cette festivité avec 50.000 branches d'arbres, d'arbustes et de fleurs méditerranéens de différentes sortes. 13 oliviers séculaires avaient aussi été amenés, provenant, comme le reste de la décoration florale, de la région italienne des Pouilles.
"Le dimanche des Rameaux -a dit le Pape dans son homélie- est le grand portique qui nous introduit dans la Semaine Sainte, la semaine où le Seigneur Jésus s’achemine vers le sommet de sa vie terrestre. Il monte à Jérusalem pour accomplir les Écritures et pour être suspendu sur le bois de la croix, le trône à partir duquel il régnera pour toujours, attirant à lui l’humanité de tous les temps et offrant à tous le don de la rédemption".
Le Pontife a rappelé les deux épisodes jalonnant l'entrée du Christ à Jérusalem. La guérison de l'aveugle Bartimée et l'enthousiasme des disciples et de la multitude qui l'acclame avec les anciennes paroles de bénédiction des pèlerins: 'Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur'. "Cette joyeuse acclamation transmise par les quatre évangélistes, est un cri de bénédiction, un hymne d’allégresse: elle exprime la conviction commune qu’en Jésus, Dieu a visité son peuple et que le Messie attendu est finalement venu", a-t-il expliqué.
"Mais quel est le contenu, la résonance la plus profonde de ce cri de joie? La réponse nous est donnée par toute l’Ecriture qui nous rappelle que le Messie accomplit la promesse de bénédiction de Dieu, la promesse des origines, que Dieu avait faite à Abraham, le père de tous les croyants: 'Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai… En toi seront bénies toutes les familles de la terre'... C’est pourquoi, celui qui est acclamé par la foule comme le béni, est en même temps celui en qui sera bénie toute l’humanité. Dans la lumière du Christ, l’humanité se reconnaît ainsi profondément unie et comme recouverte par le manteau de la bénédiction divine, une bénédiction qui pénètre tout, soutient tout, rachète tout, sanctifie tout".
D'ailleurs, le premier message de la festivité d'aujourd'hui est "l’invitation à avoir le juste regard sur l’humanité entière, sur les gens qui forment le monde, sur les diverses cultures et civilisations. Le regard que le croyant reçoit du Christ est le regard de la bénédiction : un regard sage et aimant, capable de saisir la beauté du monde et de compatir à sa fragilité. Dans ce regard transparaît le regard même de Dieu sur les hommes qu’il aime et sur la création, œuvre de ses mains".
Et maintenant, "pour nous, qui est Jésus de Nazareth? Quelle idée du Messie avons-nous, quelle idée de Dieu avons-nous? C’est une question cruciale que nous ne pouvons pas éluder, étant donné qu’au cours de cette semaine, nous sommes appelés justement à suivre notre roi qui choisit comme trône la croix; nous sommes appelés à suivre un Messie qui ne nous garantit pas un bonheur terrestre facile, mais le bonheur du ciel, la béatitude de Dieu".
"Quelles sont nos vraies attentes?", a demandé le Saint-Père. Et s'adressant en particulier aux jeunes, protagonistes de la Journée mondiale de la jeunesse, célébrée aujourd'hui, il a dit: "que le dimanche des Rameaux soit pour vous le jour de la décision, la décision d’accueillir le Seigneur et de le suivre jusqu’au bout, la décision de faire de sa Pâque de mort et de résurrection le sens même de votre vie de chrétiens. C’est la décision qui conduit à la vraie joie, comme j’ai voulu le rappeler dans le Message aux jeunes pour cette Journée – soyez toujours dans la joie du Seigneur".
Enfin, Benoît XVI a ajouté que "deux sentiments doivent nous habiter particulièrement en ces jours: la louange, comme l’ont fait ceux qui ont accueilli Jésus à Jérusalem par leur 'hosanna'; et l’action de grâce car, dans cette Semaine sainte, le Seigneur Jésus renouvellera le plus grand don que l’on puisse imaginer: il nous donnera sa vie, son corps et son sang, son amour. Toutefois, à un si grand don, nous devons répondre d’une manière adéquate, c’est-à-dire par le don de nous-mêmes, de notre temps, de notre prière, de notre vie en profonde communion d’amour avec le Christ qui souffre, meurt et ressuscite pour chacun de nous".
Benoît XVI a résumé cette idée avec les mots de saint André, évêque de Crête et Père de l'Eglise: "Etendons-nous humblement donc devant le Christ...revêtus de sa grâce, ou mieux, de lui-même tout entier...comme des tuniques étendues...pour pouvoir offrir au vainqueur de la mort non plus de simples rameaux de palmes, mais des trophées de victoire".
Inscription à :
Articles (Atom)
Copyright © VIS - Vatican Information Service
En conformité avec les normes internationales relatives à la Propriété Intellectuelle et aux Droits d'Auteur, les nouvelles contenues dans les envois du Vatican Information Service peuvent être reproduites intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source (VIS - Vatican Information Service).
En conformité avec les normes internationales relatives à la Propriété Intellectuelle et aux Droits d'Auteur, les nouvelles contenues dans les envois du Vatican Information Service peuvent être reproduites intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source (VIS - Vatican Information Service).