Cité du Vatican, 20 avril 2012 (VIS). Le Bureau internet vatican a diffusé un communiqué indiquant que, depuis hier 19 avril, septième anniversaire de l'élection de Benoît XVI, est disponible le widget de wwww.vatican.va . Cette application permet de transférer sur votre site, automatiquement et de manière plus dynamique, les principaux contenu du site officiel vatican. Ainsi le magistère pontifical s'enrichit-il d'un nouvel instrument de communication. Le widget permettra de diffuser les informations principales de l'activité du Pape et du Saint-Siège.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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vendredi 20 avril 2012
VISITE DU PRESIDENT DU CONSEIL ITALIEN
Cité du Vatican, 20 avril 2012 (VIS). Parmi les nombreux hommages d'autorités parvenus pour le septième anniversaire de son élection, M.Mario Monti, Président du Conseil italien, a tenu à se rendre en personne mercredi auprès du Saint-Père. Cette visite reflète les excellents rapports entre l'Italie et le Saint-Siège, manifestés lors de la traditionnelle réception à la nonciature apostolique de Rome. Le chef du gouvernement italien, qui était accompagné d'une délégation officielle, s'est également longuement entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat. Pour sa part, Mme Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat américaine, a adressé à Benoît XVI un message de félicitations au nom du Président Obama, qui souligne notamment son action continuelle en faveur de l'amitié entre peuples de religions différentes et en faveur de la paix.
AUDIENCES
Cité du Vatican, 20 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées :
M.Stanislaw Tillich, Ministre Président de Saxe.
Mgr.Giovanni d'Aniello, Nonce apostolique au Brésil.
Quinze prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique en visite Ad Limina :
Mgr.José Horacio Gómez, Archevêque de Los Angeles, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Thomas J.Curry, Mgr.Gerald E.Wilkerson, Mgr.Edward W. Clark, Mgr.Alexander Salazar et Mgr.Oscar Azarcon Solis, ainsi que de son prédécesseur, le Cardinal Roger Michael Mahony.
Mgr.Armando Xavier Ochoa, Evêque de Fresno.
Mgr.Richard John Garcia, Evêque de Monterey in California.
Mgr.Tod David Brown, Evêque d'Orange in California, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Dominic Mai Long.
Mgr.Gerald Richard Barnes, Evêque de San Bernardino, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Rutilio Juan Del Riego.
Mgr.Robert Henry Brom, Evêque de San Diego, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Cirilo B.Flores.
M.Stanislaw Tillich, Ministre Président de Saxe.
Mgr.Giovanni d'Aniello, Nonce apostolique au Brésil.
Quinze prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d'Amérique en visite Ad Limina :
Mgr.José Horacio Gómez, Archevêque de Los Angeles, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Thomas J.Curry, Mgr.Gerald E.Wilkerson, Mgr.Edward W. Clark, Mgr.Alexander Salazar et Mgr.Oscar Azarcon Solis, ainsi que de son prédécesseur, le Cardinal Roger Michael Mahony.
Mgr.Armando Xavier Ochoa, Evêque de Fresno.
Mgr.Richard John Garcia, Evêque de Monterey in California.
Mgr.Tod David Brown, Evêque d'Orange in California, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Dominic Mai Long.
Mgr.Gerald Richard Barnes, Evêque de San Bernardino, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Rutilio Juan Del Riego.
Mgr.Robert Henry Brom, Evêque de San Diego, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Cirilo B.Flores.
mercredi 18 avril 2012
L'EGLISE NE CRAINT PAS LES PERSECUTIONS
Cité du Vatican, 18 avril 2012 (VIS). Poursuivant le cycle catéchistique consacré à la prière, Benoît XVI a évoqué la "petite Pentecôte" des difficiles premiers temps de l'Eglise. Devant les fidèles rassemblés Place St.Pierre pour l'audience hebdomadaire il a cité le récit dans les Actes des apôtres de l'arrestation de Pierre et Jacques à la suite de la guérison d'un paralytique près du Temple. Ils avaient annoncé la résurrection de Jésus au peuple. Libérés, ils racontèrent ce qu'ils avaient subi et la communauté éleva la plus grande prière ecclésiale de tout le Nouveau Testament. "Face au danger, aux difficultés et menaces, les premiers chrétiens n'élaboraient pas de plans de défense mais se mettaient à prier. C'était une prière unanime d'une communauté soumise à la persécution à cause de Jésus". Qu'ils ne soient deux, comme dans le cas de Pierre et Jacques, le danger se reportait sur l'ensemble de l'Eglise. Mais face à tout cela, la communauté...est demeurée profondément unie dans la prière... Loin d'être compromise, l'unité s'est consolidée. L'Eglise ne doit donc pas craindre d'être persécuté de siècle en siècle puisqu'à l'instar du Seigneur au Gethsémani elle peut compter sur la présence et la force de Dieu qu'elle invoque dans la prière".
Cette prière, a poursuivi le Pape, contient une invocation par la communauté de la grandeur de Dieu, puis rappelle son action dans l'histoire, aux côtés de son peuple, "démontrant combien il se soucie de l'homme qu'il n'abandonne jamais... Tout ce qui advient doit être lu à la lumière du Christ, qui est la clef permettant de comprendre la persécution... Dans la prière, la méditation de l'Ecriture à la lumière du Christ aide à lire le présent au coeur de l'histoire du salut que Dieu accomplit dans le monde. Là est ce que demandait la première communauté chrétienne de Jérusalem, non d'être protégés, épargnés des épreuves, d'avoir du succès, mais seulement de pouvoir proclamer...avec franchise, liberté et courage la Parole de Dieu". Les premiers chrétiens estimaient que cette annonce "soit accompagnée par la main divine, qui accomplit guérisons, signes et prodiges, une force qui modifie la réalité, change coeur et esprit, porte les hommes sur le chemin de la nouveauté absolue qu'est l'Evangile". Nous aussi, a conclu le Pape, "sachons porter les évènements de nos vies dans notre prière afin d'en rechercher et découvrir la signification profonde. Comme la première communauté chrétienne, éclairés par la Parole et la méditation de l'Ecriture, apprenons à voir que Dieu est présent en nous, y compris dans les moments difficiles de la vie. Tout découle en réalité d'un dessein supérieur d'amour, dans lequel la victoire finale sur le mal, le péché et la mort est celle du bien, de la grâce et de la vie divine",
Cette prière, a poursuivi le Pape, contient une invocation par la communauté de la grandeur de Dieu, puis rappelle son action dans l'histoire, aux côtés de son peuple, "démontrant combien il se soucie de l'homme qu'il n'abandonne jamais... Tout ce qui advient doit être lu à la lumière du Christ, qui est la clef permettant de comprendre la persécution... Dans la prière, la méditation de l'Ecriture à la lumière du Christ aide à lire le présent au coeur de l'histoire du salut que Dieu accomplit dans le monde. Là est ce que demandait la première communauté chrétienne de Jérusalem, non d'être protégés, épargnés des épreuves, d'avoir du succès, mais seulement de pouvoir proclamer...avec franchise, liberté et courage la Parole de Dieu". Les premiers chrétiens estimaient que cette annonce "soit accompagnée par la main divine, qui accomplit guérisons, signes et prodiges, une force qui modifie la réalité, change coeur et esprit, porte les hommes sur le chemin de la nouveauté absolue qu'est l'Evangile". Nous aussi, a conclu le Pape, "sachons porter les évènements de nos vies dans notre prière afin d'en rechercher et découvrir la signification profonde. Comme la première communauté chrétienne, éclairés par la Parole et la méditation de l'Ecriture, apprenons à voir que Dieu est présent en nous, y compris dans les moments difficiles de la vie. Tout découle en réalité d'un dessein supérieur d'amour, dans lequel la victoire finale sur le mal, le péché et la mort est celle du bien, de la grâce et de la vie divine",
PRIER POUR LE PAPE
Cité du Vatican, 18 avril 2012 (VIS). A l'occasion des saluts qu'il fait après la catéchèse aux groupes de fidèles, venus notamment aujourd'hui d'Afrique du Sud, d'Indonésie, du Srilanka, de Thaïlande, du Vietnam, de Lituanie ou du Pérou, Benoît XVI a tenu à remercier les milliers de personnes qui lui ont adressé leurs voeux d'anniversaire et d'élection : "Soutenez-moi de vos prières, afin qu'avec l'aide du Saint Esprit je puisse poursuivre mon service au Christ et à l'Eglise".
ECCLESIA DEI
Cité du Vatican, 18 avril 2012 (VIS). La Commission pontificale Ecclesias Dei communique que "la réponse de Mgr.Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité sacerdotale St.Pie X, requise au cours de la rencontre du 16 mars, est parvenue hier à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Après l'examen du dicastère, ce texte sera soumis au jugement du Saint-Père".
LES ARCHIVES DU VATICAN
Cité du Vatican, 18 avril 2012 (VIS). Les Archives Secrètes Vaticanes, qui rassemblent les actes et documents du Saint-Siège, fêtent leurs quatre siècles. Parmi les manifestations organisées pour l'occasion, s'est ouvert hier le congrès intitulé Religiosa Archivorum Custodia, qui traitera de l'histoire de l'institution, de sa place culturelle et scientifique. Contrairement à l'opinion courante, secret signifie simplement privé. Les premiers manuscrits remontant au pontificat de Grégoire VII (1073 - 1085) et ayant subsisté au schisme d'Avignon furent rassemblés en 1611 sous ordre de Paul V. A l'occasion d'un reportage diffusé par Radio Vatican, l'actuel Préfet des Archives a évoqué une accumulation séculaire de registres et lettres relatifs à la correspondance des Papes, au fonctionnement de la Chambre Apostolique, au service diplomatique, aux conciles, synodes, etc. Des 400 m originaux on est passé aujourd'hui à 85 km de rayonnages. En 1881, Léon XIII ouvrit les Archives à la recherche, et selon l'historien allemand Arnold Esch elles constituent le meilleur fonds pour une approche universelle du Moyen Age. Malgré leur fréquentation par les chercheurs, ses collections sont encore largement inexplorées, en particulier pour ce qui regarde les nonciatures durant la seconde guerre mondiale.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité du Vatican, 18 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse Río Gallegos (Argentine), présentée par Mgr.Juan Carlos Romanín, SDB, en conformité au canon 401,2 du CIC.
mardi 17 avril 2012
MESSE D'ACTION DE GRACE
Cité du Vatican, 17 avril 2012 (VIS). Hier en la Chapelle Pauline, Benoît XVI a célébré une messe d'action de grâce à l'occasion de ses 85 ans (16 avril) et du septième anniversaire de son élection (19 avril), en présence de nombreux cardinaux et évêques de sa Bavière natale. Voici les passages les plus significatifs de son homélie :
"Le jour de ma naissance...la liturgie de l'Eglise proposait trois images qui m'ont montré la voie et aidé à le trouver. Tout d'abord, sainte Bernadette Soubirous, ...saint Benoît-Joseph Labre, et surtout le Samedi Saint", le jour du silence et de l'absence apparente de Dieu, mais aussi celui de l'annonce de la Résurrection... Bernadette...a grandi dans la France di XIX siècle, dans une pauvreté qui peut guère être imaginée... Mais cette jeune fille très simple, qui, dans son cœur était restée pure et sincère, a été capable de voir la Mère du Seigneur, et dans son le reflet la beauté et la bonté de Dieu". Marie lui indiqua une source, ...une eau vive et non contaminée... Elle est à travers les siècles le signe de Marie, un signe qui indique comment trouver la source de la vie où l'on peut se purifier soi-même et trouver ce qui est incontaminé. Notre monde souffre, d'où son besoin d'eau pure, ce signe...qui donne la vie réelle, purifie et guérit. Je pense que nous pouvons considérer cette eau comme une image de la vérité qui vient à nous dans la foi... Un cœur simple peut voir l'essentiel, et nous devons toujours prier le Seigneur de nous garder dans l'humilité qui permet au cœur de rester lucide...afin de voir ce qui est simple et essentiel, la beauté et la bonté de Dieu, de trouver la source qui donne la vie et purifie".
"Ensuite, il y a Benoît-Joseph Labre, le mendiant pèlerin du XVIII siècle, après plusieurs tentatives infructueuses, a finalement trouvé sa vocation...sans aide et sans rien garder de ce qu'il recevait...au long de son pèlerinage à travers...les sanctuaires de l'Europe, de l'Espagne à la Pologne et l'Allemagne à la Sicile... Il nous montre encore que Dieu seul suffit, qu'au-delà de tout ce qui est disponible dans ce monde, au-delà de nos propres besoins et capacités, ce qui importe est de connaître Dieu... Et il est clair que celui qui s'ouvre à Dieu n'est pas étranger au monde parmi les hommes... Seul Dieu peut effacer les frontières, car grâce à lui nous sommes tous frères, partie de l'autre". Saint Benoît-Joseph "est un saint de la paix".
"Et puis, enfin, il y a le mystère pascal. Le jour où je suis né grâce à la sollicitude de mes parents, je suis né de nouveau par l'eau et par l'Esprit... La vie biologique est un cadeau en soi, mais elle est pose une grande question. Elle ne devient un vrai cadeau que si, avec elle, on peut offrir une promesse plus forte que tout le mal qui nous menace, que si elle est dotée d'une force garantissant qu'il est bon d'être un homme, et qu'elle puisse conduire cette personne vers l'avenir. Ainsi, la naissance est-elle associé à la renaissance. C'est une certitude positive car la promesse est plus forte que les dangers. Tel est le sens de la renaissance par l'eau et l'Esprit... Maintenant, si la renaissance nous est donnée par le baptême, nous devons sans cesse grandir dans la foi, en continuant à nous immerger dans la promesse de Dieu. On est alors véritablement renés dans la nouvelle et immense famille de Dieu, qui est plus forte que toutes les faiblesses et de toutes les forces négatives qui nous menacent. Il s'agit donc d'une journée de grande action de grâce".
"Le jour de mon baptême était le Samedi Saint. On anticipait alors la veillée pascale dans la matinée, suivie par l'office des ténèbres sans l'Alleluia. Il me semble que ce singulier paradoxe, cette anticipation remarquable de la lumière dans une journée d'obscurité, pourrait être un reflet de l'histoire de notre temps. D'une part, il y a encore le silence de Dieu et son absence, mais dans la résurrection du Christ pointe déjà l'anticipation du oui de Dieu. C'est sur cette anticipation que nous vivons et dans le silence de Dieu que" nous "entrevoyons sa lumière dans l'obscurité. Cette anticipation de la résurrection dans une histoire qui avance est la force qui nous montre le chemin et qui nous aide à aller de l'avant... Remerciez le bon Dieu de ce qu'il nous a donné, la lumière, et priez pour que" nous ne la perdions pas. "Pour ma part, je suis face à la dernière ligne droite du voyage de ma vie et je ne sais pas à quoi m'attendre. Je sais, cependant, qu'il y a la lumière de Dieu, qu'il est ressuscité, que sa lumière est plus forte que toute obscurité, que la bonté de Dieu est plus fort que tout le mal de ce monde. Ceci m'aide à aller de l'avant avec confiance... Et en cette heure, je tiens à remercier tous ceux qui ne cessent de me faire sentir le oui de Dieu à travers leur foi".
"Le jour de ma naissance...la liturgie de l'Eglise proposait trois images qui m'ont montré la voie et aidé à le trouver. Tout d'abord, sainte Bernadette Soubirous, ...saint Benoît-Joseph Labre, et surtout le Samedi Saint", le jour du silence et de l'absence apparente de Dieu, mais aussi celui de l'annonce de la Résurrection... Bernadette...a grandi dans la France di XIX siècle, dans une pauvreté qui peut guère être imaginée... Mais cette jeune fille très simple, qui, dans son cœur était restée pure et sincère, a été capable de voir la Mère du Seigneur, et dans son le reflet la beauté et la bonté de Dieu". Marie lui indiqua une source, ...une eau vive et non contaminée... Elle est à travers les siècles le signe de Marie, un signe qui indique comment trouver la source de la vie où l'on peut se purifier soi-même et trouver ce qui est incontaminé. Notre monde souffre, d'où son besoin d'eau pure, ce signe...qui donne la vie réelle, purifie et guérit. Je pense que nous pouvons considérer cette eau comme une image de la vérité qui vient à nous dans la foi... Un cœur simple peut voir l'essentiel, et nous devons toujours prier le Seigneur de nous garder dans l'humilité qui permet au cœur de rester lucide...afin de voir ce qui est simple et essentiel, la beauté et la bonté de Dieu, de trouver la source qui donne la vie et purifie".
"Ensuite, il y a Benoît-Joseph Labre, le mendiant pèlerin du XVIII siècle, après plusieurs tentatives infructueuses, a finalement trouvé sa vocation...sans aide et sans rien garder de ce qu'il recevait...au long de son pèlerinage à travers...les sanctuaires de l'Europe, de l'Espagne à la Pologne et l'Allemagne à la Sicile... Il nous montre encore que Dieu seul suffit, qu'au-delà de tout ce qui est disponible dans ce monde, au-delà de nos propres besoins et capacités, ce qui importe est de connaître Dieu... Et il est clair que celui qui s'ouvre à Dieu n'est pas étranger au monde parmi les hommes... Seul Dieu peut effacer les frontières, car grâce à lui nous sommes tous frères, partie de l'autre". Saint Benoît-Joseph "est un saint de la paix".
"Et puis, enfin, il y a le mystère pascal. Le jour où je suis né grâce à la sollicitude de mes parents, je suis né de nouveau par l'eau et par l'Esprit... La vie biologique est un cadeau en soi, mais elle est pose une grande question. Elle ne devient un vrai cadeau que si, avec elle, on peut offrir une promesse plus forte que tout le mal qui nous menace, que si elle est dotée d'une force garantissant qu'il est bon d'être un homme, et qu'elle puisse conduire cette personne vers l'avenir. Ainsi, la naissance est-elle associé à la renaissance. C'est une certitude positive car la promesse est plus forte que les dangers. Tel est le sens de la renaissance par l'eau et l'Esprit... Maintenant, si la renaissance nous est donnée par le baptême, nous devons sans cesse grandir dans la foi, en continuant à nous immerger dans la promesse de Dieu. On est alors véritablement renés dans la nouvelle et immense famille de Dieu, qui est plus forte que toutes les faiblesses et de toutes les forces négatives qui nous menacent. Il s'agit donc d'une journée de grande action de grâce".
"Le jour de mon baptême était le Samedi Saint. On anticipait alors la veillée pascale dans la matinée, suivie par l'office des ténèbres sans l'Alleluia. Il me semble que ce singulier paradoxe, cette anticipation remarquable de la lumière dans une journée d'obscurité, pourrait être un reflet de l'histoire de notre temps. D'une part, il y a encore le silence de Dieu et son absence, mais dans la résurrection du Christ pointe déjà l'anticipation du oui de Dieu. C'est sur cette anticipation que nous vivons et dans le silence de Dieu que" nous "entrevoyons sa lumière dans l'obscurité. Cette anticipation de la résurrection dans une histoire qui avance est la force qui nous montre le chemin et qui nous aide à aller de l'avant... Remerciez le bon Dieu de ce qu'il nous a donné, la lumière, et priez pour que" nous ne la perdions pas. "Pour ma part, je suis face à la dernière ligne droite du voyage de ma vie et je ne sais pas à quoi m'attendre. Je sais, cependant, qu'il y a la lumière de Dieu, qu'il est ressuscité, que sa lumière est plus forte que toute obscurité, que la bonté de Dieu est plus fort que tout le mal de ce monde. Ceci m'aide à aller de l'avant avec confiance... Et en cette heure, je tiens à remercier tous ceux qui ne cessent de me faire sentir le oui de Dieu à travers leur foi".
CONSTANTIN, LA RELIGION ET L'EUROPE
Cité du Vatican, 17 avril 2012 (VIS). "Constantin Le Grand, aux racines de l'Europe", tel est le titre du congrès international qui se déroulera au Vatican du 18 au 21 avril, organisé par le Conseil pontifical des sciences historiques à l'occasion du 1.600 anniversaire de la bataille du Ponte Milvio et de la conversion de l'empereur Constantin. L'évènement a été présenté ce matin près la Salle de presse du Saint-Siège par son Président, le P.Bernard Ardura, O.Praem., accompagné de Mme Claire Sotinel, Membre de l'Ecole française de Rome, et M.Giovanni Maria Vian, Directeur de L'Osservatore Romano. Ces journées d'études, a dit le P.Ardura, sont le fruit de la collaboration de plusieurs institutions scientifiques de haut niveau comme les Archives Vaticanes, la Bibliothèque Vaticane, le Conseil supérieur italien de la recherche scientifique, la Bibliothèque Ambrosienne, l'Université catholique et l'Université publique de Milan, avec le soutien de la Délégation UE près le Saint-Siège, de la Région Latium et de l'Université pontificale du Latran.
Le congrès se déroulera en deux temps puisque la seconde partie sera à Milan en 2013, pour la commémoration de l'Edit de Milan qui fixa la liberté de culte dans l'empire romain et mit fin aux persécutions dont les chrétiens étaient souvent les victimes. Cette phase abordera la "révolution constantinienne" tandis que la présente sera consacrée au contexte du règne de Constantin et aux rapports de l'Etat avec les chrétiens avant 313, et en particulier à l'idée de liberté religieuse tant du point de vue du souverain que du sénat romain. Le thème central abordé sera la question de la conversion et du baptême de Constantin, ainsi que de son rapport aux chrétiens après la victoire du 28 octobre 312 contre son rival Maxence. Influencés par Eusèbe de Césarée, les historiens anciens virent dans cette victoire une intervention divine. "Cette bataille, qui fut un évènement de grande importance militaire, devint rapidement le symbole fondateur d'un monde nouveau, né de la rencontre entre cet homme et le christianisme. La conclusion de l'ère des persécutions impériales anti-chrétiennes favorisa l'évangélisation de l'empire, et désigna le profil de la future Europe chrétienne, où fleurirent des valeurs comme la dignité humaine, la coopération Eglise Etat, la liberté de conscience, de religion et de culte. Ainsi a commencé l'élaboration du patrimoine humaniste et culturel de l'Europe, qui se forgera au long de nombreux siècles. Son noyau remonte à la révolution constantinienne. Ensuite, Mme Sotinel a signalé qu'une analyse historique attentive permet de comprendre ce qui s'est produit à compter de la victoire de Constantin, et d'approcher aujourd'hui certaines problématiques importantes comme l'inter-action entre religion et pouvoir, la construction d'un horizon religieux pluriel ou la perspective de la coexistence entre religions.
Le congrès se déroulera en deux temps puisque la seconde partie sera à Milan en 2013, pour la commémoration de l'Edit de Milan qui fixa la liberté de culte dans l'empire romain et mit fin aux persécutions dont les chrétiens étaient souvent les victimes. Cette phase abordera la "révolution constantinienne" tandis que la présente sera consacrée au contexte du règne de Constantin et aux rapports de l'Etat avec les chrétiens avant 313, et en particulier à l'idée de liberté religieuse tant du point de vue du souverain que du sénat romain. Le thème central abordé sera la question de la conversion et du baptême de Constantin, ainsi que de son rapport aux chrétiens après la victoire du 28 octobre 312 contre son rival Maxence. Influencés par Eusèbe de Césarée, les historiens anciens virent dans cette victoire une intervention divine. "Cette bataille, qui fut un évènement de grande importance militaire, devint rapidement le symbole fondateur d'un monde nouveau, né de la rencontre entre cet homme et le christianisme. La conclusion de l'ère des persécutions impériales anti-chrétiennes favorisa l'évangélisation de l'empire, et désigna le profil de la future Europe chrétienne, où fleurirent des valeurs comme la dignité humaine, la coopération Eglise Etat, la liberté de conscience, de religion et de culte. Ainsi a commencé l'élaboration du patrimoine humaniste et culturel de l'Europe, qui se forgera au long de nombreux siècles. Son noyau remonte à la révolution constantinienne. Ensuite, Mme Sotinel a signalé qu'une analyse historique attentive permet de comprendre ce qui s'est produit à compter de la victoire de Constantin, et d'approcher aujourd'hui certaines problématiques importantes comme l'inter-action entre religion et pouvoir, la construction d'un horizon religieux pluriel ou la perspective de la coexistence entre religions.
lundi 16 avril 2012
BENOIT XVI FETE SES 85 ANS
Cité du Vatican, 16 avril 2012 (VIS). Benoît XVI fête aujourd'hui ses 85 ans. Le Pape, né le 16 avril 1927, dans la localité bavaroise de Marktl am Inn, fête aussi cette semaine, le 19 avril, le septième anniversaire de son élection pontificale. Pour ces deux raisons, il a célébré ce matin une messe d'action de grâces, dans la chapelle Pauline du Palais apostolique, à laquelle ont assisté les membres du Collège cardinalice ainsi qu'une représentation de l'épiscopat de la terre natale du Pape.
Avant la messe, le Cardinal Doyen, Angelo Sodano, a prononcé quelques paroles à l'adresse du Saint-Père: "Il y a sept ans, le Seigneur vous a demandé un grand geste d'amour en lui disant, comme un jour à Pierre: Si tu m'aimes, fais paître mes agneaux. Avec la générosité dont vous avez toujours fait preuve, vous avez répondu oui et c'est ainsi qu'a commencé votre ministère pétrinien. Aujourd'hui, à l'occasion de votre anniversaire, nous voulons vous remercier de la sollicitude avec laquelle vous exercez ce service d'amour. Ce n'est pas pour rien que votre première encyclique a été tout un hymne à l'Amour qui est Dieu, comme à cet amour qui doit animer tout pasteur appelé à faire entrer dans le monde la lumière de Dieu et de la sorte également la chaleur de son amour... Très Saint-Père, que le Seigneur continue de vous être proche, en réalisant la promesse annoncée par Dieu à l'homme juste dans le Psaume 90: 'de longs jours je veux le rassasier et je ferai qu'il voie mon salut'".
Après la messe, Benoît XVI a salué les évêques de Bavière et a reçu une délégation bavaroise.
Avant la messe, le Cardinal Doyen, Angelo Sodano, a prononcé quelques paroles à l'adresse du Saint-Père: "Il y a sept ans, le Seigneur vous a demandé un grand geste d'amour en lui disant, comme un jour à Pierre: Si tu m'aimes, fais paître mes agneaux. Avec la générosité dont vous avez toujours fait preuve, vous avez répondu oui et c'est ainsi qu'a commencé votre ministère pétrinien. Aujourd'hui, à l'occasion de votre anniversaire, nous voulons vous remercier de la sollicitude avec laquelle vous exercez ce service d'amour. Ce n'est pas pour rien que votre première encyclique a été tout un hymne à l'Amour qui est Dieu, comme à cet amour qui doit animer tout pasteur appelé à faire entrer dans le monde la lumière de Dieu et de la sorte également la chaleur de son amour... Très Saint-Père, que le Seigneur continue de vous être proche, en réalisant la promesse annoncée par Dieu à l'homme juste dans le Psaume 90: 'de longs jours je veux le rassasier et je ferai qu'il voie mon salut'".
Après la messe, Benoît XVI a salué les évêques de Bavière et a reçu une délégation bavaroise.
DIVINE MISERICORDE
Cité du Vatican, 15 avril 2012 (VIS). Lors du traditionnel Regina Coeli, Benoît XVI a rappelé que le premier dimanche après Pâques est dédié à la Divine Miséricorde. Lors de ses deux visites au Cénacle, a-t-il dit ensuite, Jésus apparut aux disciples en les saluant par La paix soit avec vous. Après la résurrection, ce salut traditionnel devint quelque chose de nouveau, la paix que seul Jésus est en mesure de donner car elle est le fruit de sa victoire totale sur le mal. La paix qu'il offre à ses amis est fruit de l'amour de Dieu qui l'a porté à mourir en croix, à verser son sang tel le doux agneau rempli de grâce et de vérité. C'est pourquoi le bienheureux Jean-Paul II a voulu consacrer ce dimanche post pascal à la miséricorde de Dieu... Qui s'approche avec foi des sacrements, pascals du Baptême et de l'Eucharistie, qui viennent du Ressuscité, reçoit la vie éternelle en don".
Puis le Pape a rappelé que la liturgie n'est pas la simple commémoration d'évènements passés, "ni même une expérience mystique et intérieur, mais une rencontre avec le Seigneur ressuscité vivant dans la dimension divine, au-delà du temps et de l'espace, mais qui se manifeste au sein de la communauté, nous parle dans l'Ecriture et rompt pour nous le pain de la vie éternelle. A travers cela nous revivons ce qu'ont vécu les disciples, voir le Christ sans le reconnaître". Il a enfin invité les croyants à recevoir la paix offerte par le Seigneur, "en se laissant remplir de sa miséricorde, avec la force de l'Esprit qui a ressuscité Jésus d'entre les morts, nous pourrons apporter aux autres le message pascal". Jeudi prochain, a dit le Pape après la prière mariale, "à l’occasion du septième anniversaire de mon élection au siège de Pierre, je vous demande de prier pour moi, pour que le Seigneur me donne la force d’accomplir la mission qu’il m’a confiée!".
Puis le Pape a rappelé que la liturgie n'est pas la simple commémoration d'évènements passés, "ni même une expérience mystique et intérieur, mais une rencontre avec le Seigneur ressuscité vivant dans la dimension divine, au-delà du temps et de l'espace, mais qui se manifeste au sein de la communauté, nous parle dans l'Ecriture et rompt pour nous le pain de la vie éternelle. A travers cela nous revivons ce qu'ont vécu les disciples, voir le Christ sans le reconnaître". Il a enfin invité les croyants à recevoir la paix offerte par le Seigneur, "en se laissant remplir de sa miséricorde, avec la force de l'Esprit qui a ressuscité Jésus d'entre les morts, nous pourrons apporter aux autres le message pascal". Jeudi prochain, a dit le Pape après la prière mariale, "à l’occasion du septième anniversaire de mon élection au siège de Pierre, je vous demande de prier pour moi, pour que le Seigneur me donne la force d’accomplir la mission qu’il m’a confiée!".
SAINTE TUNIQUE DE TREVES
Cité du Vatican, 14 avril 2012 (VIS). Ces jours-ci à Trèves (Allemagne), la cathédrale est le lieu de convergence de nombreux pèlerins venus pour la première ostension publique de la "Sainte Tunique", que Jésus aurait endossée avant la crucifixion et qui fut tirée au sort. Si la tradition veut qu’elle ait été donnée par sainte Hélène à l’évêque saint Agricius, la relique ne fut exposée au public qu’en 1512 à la demande de l’empereur Maximilien I.
A l’occasion de l’ouverture d'un pèlerinage jubiliaire qui se conclura le 13 mai, Benoît XVI a adressé le 6 avril un message à l’Evêque de Trèves Mgr.Stephan Ackermann. Jean, rappelle-t-il, précise que la tunique de Jésus était d’une pièce, ce qui porta les soldats romains à la jouer aux dés. Les Pères de l’Eglise, écrit le Pape, "y virent l’unité de l’Eglise constituée en communauté unique et indivisible dans l’amour du Christ... L’amour du Sauveur rassemble ce qui était divisé... Tissée tout d’une pièce, la tunique est aussi une image de l'Eglise qui ne vit pas de ses propres forces mais par l'action de Dieu. Communauté unique et indivise, elle vient de Dieu et n'est pas le produit des efforts humains. La sainte tunique constitue un avertissement pour l'Eglise, afin qu'elle demeure fidèle à ses origines, qu'elle soit consciente de son unité, de son unanimité et de son témoignage...qui sont des dons de Dieu... Il ne s'agissait pas d'une toge ou d'un vêtement élégant exprimant une fonction sociale, mais un habit modeste et utilitaire, un don unique sanctifié par son sang que le Crucifié a laissé à l'Eglise. C'est pourquoi cette sainte tunique lui rappelle sa dignité".
"Nous devons être en permanence disposés à la conversion et à l'humilité pour être disciples du Seigneur, dans l'amour et dans la vérité. Parallèlement, ni la dignité particulière de l'Eglise ni son intégrité ne saurait être bradée ou laissée en pâture aux jugements sommaires de l'opinion publique. Votre jubilé", a conclu le Saint-Père, "a pour slogan une invocation du Seigneur : Ramène à l'unité ce qui est divisé. Pour ne pas rester isolés, demandons au Seigneur de nous guider sur la voie commune de la foi, de la raviver en nous. En grandissant ainsi comme chrétiens dans la foi, dans la prière et dans le témoignage, nous dirons la magnificence de sa bonté quelles que soient les épreuves endurées".
A l’occasion de l’ouverture d'un pèlerinage jubiliaire qui se conclura le 13 mai, Benoît XVI a adressé le 6 avril un message à l’Evêque de Trèves Mgr.Stephan Ackermann. Jean, rappelle-t-il, précise que la tunique de Jésus était d’une pièce, ce qui porta les soldats romains à la jouer aux dés. Les Pères de l’Eglise, écrit le Pape, "y virent l’unité de l’Eglise constituée en communauté unique et indivisible dans l’amour du Christ... L’amour du Sauveur rassemble ce qui était divisé... Tissée tout d’une pièce, la tunique est aussi une image de l'Eglise qui ne vit pas de ses propres forces mais par l'action de Dieu. Communauté unique et indivise, elle vient de Dieu et n'est pas le produit des efforts humains. La sainte tunique constitue un avertissement pour l'Eglise, afin qu'elle demeure fidèle à ses origines, qu'elle soit consciente de son unité, de son unanimité et de son témoignage...qui sont des dons de Dieu... Il ne s'agissait pas d'une toge ou d'un vêtement élégant exprimant une fonction sociale, mais un habit modeste et utilitaire, un don unique sanctifié par son sang que le Crucifié a laissé à l'Eglise. C'est pourquoi cette sainte tunique lui rappelle sa dignité".
"Nous devons être en permanence disposés à la conversion et à l'humilité pour être disciples du Seigneur, dans l'amour et dans la vérité. Parallèlement, ni la dignité particulière de l'Eglise ni son intégrité ne saurait être bradée ou laissée en pâture aux jugements sommaires de l'opinion publique. Votre jubilé", a conclu le Saint-Père, "a pour slogan une invocation du Seigneur : Ramène à l'unité ce qui est divisé. Pour ne pas rester isolés, demandons au Seigneur de nous guider sur la voie commune de la foi, de la raviver en nous. En grandissant ainsi comme chrétiens dans la foi, dans la prière et dans le témoignage, nous dirons la magnificence de sa bonté quelles que soient les épreuves endurées".
NOTE SUR L'AFFAIRE ORLANDI
Cité du Vatican, 14 avril 2012 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a réagi ce matin aux informations relatives l'affaire Orlandi, parues récemment dans la presse italienne et mettant en cause le Vatican. Dans cette affaire, Emanuela Orlandi, âgée de 15 ans, fille d'un fonctionnaire du Vatican et de citoyenneté vaticane, avait mystérieusement disparu le 22 juin 1983. Depuis, sa disparition a fait l'objet de nombreuses spéculations, de l'intervention de services secrets, en passant par l'implication d'Ali Agca, le citoyen turc auteur de l'attentat contre Jean-Paul II, jusqu'à la participation de groupes liés à la criminalité romaine. En 2008, un programme de la télévision italienne avait diffusé un appel téléphonique faisant état d'un lien entre le lieu de la sépulture du chef d'un de ces groupes et celui d'Emanuela Orlandi.
Voici quelques extraits de la note du P.Federico Lombardi, SJ:
"Il convient de rappeler, avant tout, que Jean-Paul II a été particulièrement affecté par cet enlèvement tragique, sur lequel il est intervenu publiquement huit fois en moins d'une année avec de nombreux appels pour la libération d'Emanuela, et qu'il personnellement rendu visite à sa famille... Naturellement, à cet engagement personnel du Pape, correspondait celui de ses collaborateurs... Le Cardinal Agostino Casaroli, Secrétaire d'Etat, a suivi personnellement cette affaire jusqu'à mettre en place une ligne téléphonique particulière à la disposition des ravisseurs".
"Comme en a témoigné le Cardinal Re..., alors Assesseur à la Secrétairerie d'Etat et aujourd'hui témoin principal de cette époque, tant la Secrétairerie que le Governorat se sont efforcés de faire tout leur possible pour faire face à cette douloureuse situation par une collaboration nécessaire avec les autorités italiennes chargées de l'enquête, auxquelles revenaient la compétence et la responsabilité des enquêtes, l'enlèvement ayant eu lieu en territoire italien... Il ressort des faits et circonstances que les personnalités vaticanes qui occupaient à cette époque des postes à responsabilité, ont pleinement collaboré... Toutes les lettres et signalements qui sont parvenus au Vatican ont été aussitôt transmis à l'époque à M.Sica et à l'Inspectorat de la sécurité publique près le Vatican, et ont sûrement été conservés par les autorités judiciaires italiennes compétentes".
"Dans la deuxième phase de l'enquête également, plusieurs années après, les autorités du Vatican ont répondu aux trois commissions rogatoires envoyées par les enquêteurs italiens. A la demande des juges italiens, de nombreuses personnes furent interrogées au Vatican, et leurs déclarations ont été envoyées aux autorités. Les déclarations sur cette affaire existent aujourd'hui et restent à la disposition des enquêteurs. Il faut souligner qu'à l'époque de l'enlèvement d'Emanuela, les autorités vaticanes ont accordé aux enquêteurs italiens et aux services secrets italiens, l'autorisation de contrôler la ligne téléphonique vaticane de la famille Orlandi et d'entrer librement au Vatican pour se rendre à la maison des Orlandi, sans l'intermédiaire de fonctionnaires du Vatican... Les accusations à l'encontre du Vatican selon lesquelles celui-ci aurait refusé de collaborer avec les autorités italiennes ne sont donc pas fondées...
"La question de fond est que, malheureusement, aucun élément concret utile n'a été trouvé au Vatican pour aider les enquêteurs à résoudre cette affaire. A cette époque, tenant compte des messages reçus qui faisaient référence à Ali Agca à une époque coïncidant pratiquement avec l'enquête sur l'attentat contre le Pape , les autorités vaticanes partageaient l'opinion dominante selon laquelle l'enlèvement avait été commis par une organisation criminelle en vue d'envoyer des messages ou de faire pression sur la détention et l'interrogatoire de l'agresseur du Pape".
"Il n'y avait pas de raison de penser que cet enlèvement avait été commis pour d'autres motifs. L'attribution de secrets relatifs à l'enlèvement à des personnes appartenant aux institutions vaticanes, sans mention d'aucun nom, ne correspond donc à aucune information fiable ou fondée. Parfois, il apparaît presque comme une justification pour faire face à l'angoisse et la frustration de ne pas avoir encore trouvé la vérité".
"En conclusion...il ressort que rien ne semble avoir été caché, ni qu'il y ait eu au Vatican de secrets sur cette affaire. Il est totalement injustifié de continuer à l'affirmer".
"Enfin, à supposer qu'il y ait un éventuel rapport avec l'affaire Orlandi, puisque l'emplacement de la tombe d'Enrico De Pedis en la basilique St.Apollinaire a été et continue d'être sujet à questions et discussions. Par ailleurs, l'autorité ecclésiastique ne s'oppose pas à ce que cette tombe soit inspectée et que la dépouille soit déplacée, afin de rétablir la sérénité liée à la nature des lieux".
Pour terminer, nous voudrions nous inspirer de l'intense intéressement de Jean-Paul II à cette tragique affaire et à la souffrance de sa famille... Une souffrance ravivée chaque fois qu'une piste nouvelle surgit pour l'expliquer... Malheureusement, chaque année, en Italie de nombreuses personnes disparaissent dont on n'entend plus jamais parler, malgré les enquêtes. Cependant, le cas de cette jeune citoyenne du Vatican revient toujours au centre de l'attention. Cela ne doit pas être une raison pour faire peser sur le Vatican des fautes qu'il n'a pas commises, mais au contraire, l'opportunité de rendre compte de cet évènement, terrible et souvent oublié, qu'est la disparition de personnes -particulièrement des plus jeunes– et de s'opposer, tous et avec toutes nos forces, à quelque activité criminelle qui en est à l'origine".
Voici quelques extraits de la note du P.Federico Lombardi, SJ:
"Il convient de rappeler, avant tout, que Jean-Paul II a été particulièrement affecté par cet enlèvement tragique, sur lequel il est intervenu publiquement huit fois en moins d'une année avec de nombreux appels pour la libération d'Emanuela, et qu'il personnellement rendu visite à sa famille... Naturellement, à cet engagement personnel du Pape, correspondait celui de ses collaborateurs... Le Cardinal Agostino Casaroli, Secrétaire d'Etat, a suivi personnellement cette affaire jusqu'à mettre en place une ligne téléphonique particulière à la disposition des ravisseurs".
"Comme en a témoigné le Cardinal Re..., alors Assesseur à la Secrétairerie d'Etat et aujourd'hui témoin principal de cette époque, tant la Secrétairerie que le Governorat se sont efforcés de faire tout leur possible pour faire face à cette douloureuse situation par une collaboration nécessaire avec les autorités italiennes chargées de l'enquête, auxquelles revenaient la compétence et la responsabilité des enquêtes, l'enlèvement ayant eu lieu en territoire italien... Il ressort des faits et circonstances que les personnalités vaticanes qui occupaient à cette époque des postes à responsabilité, ont pleinement collaboré... Toutes les lettres et signalements qui sont parvenus au Vatican ont été aussitôt transmis à l'époque à M.Sica et à l'Inspectorat de la sécurité publique près le Vatican, et ont sûrement été conservés par les autorités judiciaires italiennes compétentes".
"Dans la deuxième phase de l'enquête également, plusieurs années après, les autorités du Vatican ont répondu aux trois commissions rogatoires envoyées par les enquêteurs italiens. A la demande des juges italiens, de nombreuses personnes furent interrogées au Vatican, et leurs déclarations ont été envoyées aux autorités. Les déclarations sur cette affaire existent aujourd'hui et restent à la disposition des enquêteurs. Il faut souligner qu'à l'époque de l'enlèvement d'Emanuela, les autorités vaticanes ont accordé aux enquêteurs italiens et aux services secrets italiens, l'autorisation de contrôler la ligne téléphonique vaticane de la famille Orlandi et d'entrer librement au Vatican pour se rendre à la maison des Orlandi, sans l'intermédiaire de fonctionnaires du Vatican... Les accusations à l'encontre du Vatican selon lesquelles celui-ci aurait refusé de collaborer avec les autorités italiennes ne sont donc pas fondées...
"La question de fond est que, malheureusement, aucun élément concret utile n'a été trouvé au Vatican pour aider les enquêteurs à résoudre cette affaire. A cette époque, tenant compte des messages reçus qui faisaient référence à Ali Agca à une époque coïncidant pratiquement avec l'enquête sur l'attentat contre le Pape , les autorités vaticanes partageaient l'opinion dominante selon laquelle l'enlèvement avait été commis par une organisation criminelle en vue d'envoyer des messages ou de faire pression sur la détention et l'interrogatoire de l'agresseur du Pape".
"Il n'y avait pas de raison de penser que cet enlèvement avait été commis pour d'autres motifs. L'attribution de secrets relatifs à l'enlèvement à des personnes appartenant aux institutions vaticanes, sans mention d'aucun nom, ne correspond donc à aucune information fiable ou fondée. Parfois, il apparaît presque comme une justification pour faire face à l'angoisse et la frustration de ne pas avoir encore trouvé la vérité".
"En conclusion...il ressort que rien ne semble avoir été caché, ni qu'il y ait eu au Vatican de secrets sur cette affaire. Il est totalement injustifié de continuer à l'affirmer".
"Enfin, à supposer qu'il y ait un éventuel rapport avec l'affaire Orlandi, puisque l'emplacement de la tombe d'Enrico De Pedis en la basilique St.Apollinaire a été et continue d'être sujet à questions et discussions. Par ailleurs, l'autorité ecclésiastique ne s'oppose pas à ce que cette tombe soit inspectée et que la dépouille soit déplacée, afin de rétablir la sérénité liée à la nature des lieux".
Pour terminer, nous voudrions nous inspirer de l'intense intéressement de Jean-Paul II à cette tragique affaire et à la souffrance de sa famille... Une souffrance ravivée chaque fois qu'une piste nouvelle surgit pour l'expliquer... Malheureusement, chaque année, en Italie de nombreuses personnes disparaissent dont on n'entend plus jamais parler, malgré les enquêtes. Cependant, le cas de cette jeune citoyenne du Vatican revient toujours au centre de l'attention. Cela ne doit pas être une raison pour faire peser sur le Vatican des fautes qu'il n'a pas commises, mais au contraire, l'opportunité de rendre compte de cet évènement, terrible et souvent oublié, qu'est la disparition de personnes -particulièrement des plus jeunes– et de s'opposer, tous et avec toutes nos forces, à quelque activité criminelle qui en est à l'origine".
POSSESSIONS CARDINALICES
Cité du Vatican, 16 avril 2012 (VIS). L '0ffice pour les cérémonies pontificales annonce :
Samedi 21 avril à 18 h, le Cardinal Prospero Grech, OSA, prendra possession de la diaconie de Ste.Maria Goretti.
Dimanche 22 avril à 11 h, le Cardinal Karl Becker, SJ, prendra possession de la diaconie de St.Julien Martyr.
Dimanche 22 avril à 11 h 15', le Cardinal Manuel Monteiro de Castro, Grand Pénitencier, prendra possession de la diaconie de St.Dominique.
Dimanche 22 avril à 11 h 30', le Cardinal John Tong Hon, Evêque de Hong Kong (Chine) prendra possession du titre de Marie Mère des apôtres.
Jeudi 26 avril à 17 h, le Cardinal Francesco Coccopalmeiro, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, prendra possession de la diaconie de St.Joseph Artisan.
Samedi 21 avril à 18 h, le Cardinal Prospero Grech, OSA, prendra possession de la diaconie de Ste.Maria Goretti.
Dimanche 22 avril à 11 h, le Cardinal Karl Becker, SJ, prendra possession de la diaconie de St.Julien Martyr.
Dimanche 22 avril à 11 h 15', le Cardinal Manuel Monteiro de Castro, Grand Pénitencier, prendra possession de la diaconie de St.Dominique.
Dimanche 22 avril à 11 h 30', le Cardinal John Tong Hon, Evêque de Hong Kong (Chine) prendra possession du titre de Marie Mère des apôtres.
Jeudi 26 avril à 17 h, le Cardinal Francesco Coccopalmeiro, Président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, prendra possession de la diaconie de St.Joseph Artisan.
AUDIENCES
Cité du Vatican, 16 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées :
Les évêques de Bavière (Allemagne).
M.Horst Seehofer, Ministre Président de Bavière.
Les évêques de Bavière (Allemagne).
M.Horst Seehofer, Ministre Président de Bavière.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité du Vatican, 14 avril 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé :
Mgr.Marek Solczynski, Nonce apostolique en Azerbaïdjan, déjà Nonce en Géorgie et en Arménie.
Consulteurs de la Congrégation pour les causes des saints, Mgr.Luis Manuel Cuña Ramos, l'Abbé Filippo Urso, le P.Wojciech Giertych, OP, le P.Antonio Escudero Cabello, SDB, le P.Marek Rostkowski, OMI, le P.Alfonso Amarante, SCCR, sœur Albarosa Ines Bassani, SVDI, et sœur Grazia Loparco, FMA.
Mgr.Marek Solczynski, Nonce apostolique en Azerbaïdjan, déjà Nonce en Géorgie et en Arménie.
Consulteurs de la Congrégation pour les causes des saints, Mgr.Luis Manuel Cuña Ramos, l'Abbé Filippo Urso, le P.Wojciech Giertych, OP, le P.Antonio Escudero Cabello, SDB, le P.Marek Rostkowski, OMI, le P.Alfonso Amarante, SCCR, sœur Albarosa Ines Bassani, SVDI, et sœur Grazia Loparco, FMA.
vendredi 13 avril 2012
BENOIT XVI ET LE VOLONTARIAT
Cité du Vatican, 13 avril 2012 (VIS). « Le Saint-Père et les volontaires européens », tel est le titre de l'ouvrage présenté ce matin par le Cardinal Robert Sarah, Président du Conseil pontifical Cor Unum, accompagné de Mgr.Giampietro Dal Toso, Secrétaire, et de M.Michel Roy, le Secrétaire de la Caritas Internationalis. Outre le discours papal consacré au thème du volontariat, il regroupe les principales interventions du congrès tenu à Rome en novembre dernier. Recevant le 11 novembre 2011 les évêques en charge de la solidarité et les représentants des organismes caritatifs de l'Union Européenne, réunis sous l'égide de Cor Unum à l'occasion de l'Année européenne du volontariat, Benoît XVI avait souligné que leur rencontre coïncidait avec la mémoire liturgique de saint Martin de Tours qui, représenté traditionnellement en train de partager son manteau avec un pauvre, est le modèle universel de la charité. Le volontariat, disait-il, « qui est devenu un moyen éminent d'application de la charité, trouve sa racine dans la tendance chrétienne à sauvegarder sans réserve la dignité de la personne, image de Dieu. Si, dans la culture contemporaine, cette origine spirituelle était niée ou marginalisée, notre collaboration deviendrait strictement matérielle au risque de perdre son sens au dam de la société toute entière ». Pour sa part, Mme Kristallina Georgieva, Déléguée au volontariat de la Commission Européenne, en avait souligné la valeur civique, accrue en cette période de crise économique et culturelle du continent, rappelant aussi que 20 % des européens sont liés aux activités du volontariat. « Le volontariat, qui appartient à son ADN, est l'une des grandes ressources de l'Europe », avait-elle dit.
LUTTE CONTRE LA PEDOPHILIE
Cité du Vatican, 13 avril 2012 (VIS). Aux Etats-Unis a été présenté le rapport 2011 sur la mise en application de la charte de protection de l'enfance de la Conférence épiscopale (2002), appliquée à tous les diocèses. Dite de la tolérance zéro, elle contient des normes pratiques dont l'efficacité doit être actualisée. Les résultats confirment l'effort de protection des mineurs contre les abus sexuels du clergé, qui est une priorité de l'Eglise locale. Presque toutes les circonscriptions ecclésiastiques ont respecté la charte l'an dernier, y compris l'ajout relatif au délit de pornographie infantile, classé en abus sur mineurs ou personnes incapables. Les dénonciations ont été 683, relatives à des faits s'étalant de 1960 à 1984, et dans 453 cas les victimes ont accepté le programme d'assistance. Par ailleurs, 21 autres provenaient de mineurs, dont 3 se sont avérées fausses. Des prêtres mis en cause, 253 sont décédés, 58 réduits à l'état laïque et 281 relevés de leurs fonctions pastorales. Les évêques américains estiment qu'il ne faut toutefois pas baisser la garde et, en présentant ce rapport, le Cardinal Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York et Président de la Conférence épiscopale, a dit que si la majorité des abus relevait du passé, l'Eglise doit demeurer vigilante et tout faire pour empêcher ces actes. « Tous doivent oeuvrer à soigner et réconcilier les victimes », a-t-il dit après avoir affirmé que tout prêtre reconnu coupable serait écarté à jamais du ministère. Le rapport 2011 signale encore que plus de deux millions de volontaires se forment à la protection de l'enfance dans les paroisses et les écoles catholiques, et que 4.800.000 enfants ont été informé de la question et formés à leur défense. Ce programme national de l'Eglise des Etats-Unis comprend toute une série d'initiatives qui, chaque année en avril, convergent pour un mois de la Prévention.
DES PARABOLES A TWITTER
Cité du Vatican, 13 avril 2012 (VIS). Cet après-midi à Rome s'ouvre le congrès intitulé « Des paraboles à Twitter », consacré aux possibilités qu'ouvre cette technologie de la communication à la nouvelle évangélisation. Le Recteur de l'Institut Massimo, le P.Francesco Tata, SJ, ouvrira les travaux, auxquels prendront notamment part le Prof.Ettore Franzini (Université LUMSA), M.Fabio Bolzetto (journaliste de TV 2000), responsable du bureau de presse de WeCa, l'association de Webmaster catholiques, M.Lucandrea Massaro, Social media editor de Aleteia, réseau social chrétien online. Le modérateur des travaux de cette manifestation organisée par le Conseil pontifical pour les communications sociales, sera M.Alessandro Gisotti, journaliste de Radio Vatican.
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