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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 9 février 2015

La racine de tous les maux est l'iniquité


Cité du Vatican, 8 février 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape François a envoyé un message-vidéo aux 500 représentants nationaux et internationaux réunis à Milan (Italie), siège de l'Expo 2015, pour évoquer le thème de la manifestation (Vers la charte de Milan): Il y rappelle d'abord son intervention du mois de novembre 2014 à la Conférence sur la nutrition organisée par la FAO à Rome, où il affirme que "l'intérêt pour la production, la disponibilité de nourriture et leur accès, le changement climatique, le commerce agricole, doivent indubitablement inspirer les règles et les mesures techniques, mais la première préoccupation doit être la personne elle-même, ceux qui manquent de nourriture quotidienne et qui ont cessé de penser à la vie, aux relations familiales et sociales et qui luttent uniquement pour survivre. Aujourd'hui, en effet, malgré la multiplication des organisations et les différentes interventions de la communauté internationale sur la nutrition, nous vivons ce que Jean-Paul II appelait le paradoxe de l'abondance. En effet, il y a de la nourriture pour tous, mais tous ne peuvent pas manger, alors que le gaspillage, la consommation excessive et l'utilisation d'aliments à d'autres fins sont sous nos yeux. Le voilà le paradoxe! Malheureusement, ce paradoxe continue d'être. Peu de thèmes font autant ressortir de sophismes que celui de la faim et peu de sujets sont aussi susceptibles d'être manipulés par les données, les statistiques, les exigences de sécurité nationale, la corruption ou le rappel douloureux à la crise économique. Pour dépenser la tentation des sophismes, "ce nominalisme de la pensée qui va au-delà, loin, loin, mais qui ne touche jamais la réalité", le Saint-Père a proposé trois attitudes: Passer des urgences aux priorités, être des témoins de la charité et être des protecteurs et non des maîtres de la terre".

"Ayez un regard et un cœur orientés non vers un pragmatisme d'urgence qui se révèle comme une proposition qui reste provisoire, mais vers une orientation décidée pour la résolution des causes structurelles de la pauvreté. Rappelons-nous que la racine de tous les maux est l'iniquité", a dit le Pape, citant de nouveau son exhortation apostolique Evangelii Gaudium: Non à une économie de l'exclusion et de l'iniquité. Une telle économie tue. Il n'est pas possible que le fait qu'une personne âgée réduite à vivre dans la rue meure de froid, ne soit pas une nouvelle tandis que la baisse de deux points en bourse en soit une... Attention! Nous ne sommes pas seulement ici face à la logique de l'exploitation, mais à celle du déchet. En effet, les exclus ne sont pas seulement exclus ou exploités, mais des déchets, des restes... Si nous voulons vraiment résoudre les problèmes et ne pas nous perdre dans des sophismes, il faut éradiquer les maux à leur racine qui est l’iniquité. Il faut pour cela faire quelques choix en priorité: renoncer à l'autonomie absolue des marchés et de la spéculation financière et agir surtout sur les causes structurelles de l'iniquité... Si dénigrée, la politique a une très haute vocation, une des formes les plus précieuses de la charité parce qu'elle cherche le bien commun... D'où doit donc partir une politique économique saine?... Quels sont les piliers de qui est appelé à administrer la chose publique? La réponse est précise, la dignité de la personne humaine et le bien commun. Malheureusement, ces deux piliers qui devraient structurer la politique économique, semblent souvent des appendices ajoutés pour compléter un discours politique sans perspective ni programme de vrai développement intégral. S'il vous plaît, soyez courageux et n'ayez pas peur de vous interroger dans les projets politiques et économiques sur un sens plus large de la vie parce que cela vous aide à servir vraiment le bien commun et vous donnera la force pour multiplier et rendre plus accessibles à tous les biens de ce monde".


Sur le troisième point, le Pape a cité une phrase entendue d'un vieux paysan, il y a de nombreuses années: Dieu pardonne toujours, les hommes pardonnent parfois, la terre ne pardonne jamais. Il a encouragé à protéger "la terre mère, afin qu'elle ne réponde pas par la destruction... Face aux biens de la terre nous sommes appelés à ne pas perdre de vue ni l'origine, ni la finalité de tels biens, de façon à réaliser un monde équitable et solidaire, dit la doctrine sociale de l'Eglise. La terre nous a été confiée pour qu'elle puisse être pour nous une mère capable de donner ce qui est nécessaire à chacun pour vivre... La terre n'est pas un héritage que nous avons reçu de nos parents, mais un prêt que nos enfants nous font pour que nous la protégions et la fassions fructifier et la leur remettre... Cette attitude protectrice n'est pas un engagement exclusif des chrétiens, elle concerne tout le monde. Je vous confie ce que j'ai dit au cours de la messe de début de mon ministère comme évêque de Rome: Je voudrais demander, s'il vous plaît, à tous ceux qui occupent des rôles de responsabilité dans le domaine économique, politique ou social, à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté d'être des gardiens de la création, du dessein de Dieu inscrit dans la nature, gardiens de l'autre, de l'environnement. Ne permettons pas que des signes de destruction et de mort accompagnent la marche de notre monde! Mais pour garder nous devons aussi avoir soin de nous-mêmes... Nous ne devons pas avoir peur de la bonté, et même de la tendresse. Protégeons la terre non seulement avec bonté mais aussi avec tendresse".

La participation de la femme à la vie sociale et ecclésiale, un défi inéluctable


Cité du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Les cultures féminines: égalité et différence, étaient au cœur de l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture, un thème cher au Pape François, comme il l'a affirmé ce matin lors de son audience aux participants à cet événement, ajoutant qu'il s'agissait "d'étudier les nouveaux critères et modalités afin que les femmes se sentent non invitées mais pleinement participantes dans les différents milieux de la vie sociale et ecclésiale. L'Eglise est femme, c'est 'la' Eglise et non 'le' Eglise. Ce défi est inéluctable. Je le dis aux pasteurs des communautés chrétiennes, qui représentent ici l'Eglise universelle, mais aussi aux laïques et laïcs engagés de différentes façons dans la culture, l'éducation, l'économie, la politique, le monde du travail, les familles et les institutions religieuses". Permettez-moi, a-t-il poursuivi, "de vous proposer un itinéraire pour développer cet engagement en tous lieux, dans le cœur de toutes les cultures, dans le dialogue avec les différentes appartenances religieuses". Evoquant le premier thème de l'assemblée: Entre égalité et différence: à la recherche d'un équilibre, le Pape a souligné que cet équilibre devait être harmonieux et non seulement équilibré. "Cet aspect ne doit pas être traité idéologiquement parce que la lentille de l'idéologie empêche de bien voir la réalité. L'égalité et la différence des femmes, comme du reste des hommes, se perçoivent mieux dans la perspective du 'avec' de la relation, que dans celle du 'contre'. Depuis longtemps, nous traînons derrière nous, au moins dans les sociétés occidentales, le modèle de la subordination sociale de la femme à l'homme, un modèle séculaire qui n'a pourtant pas encore fini de produire ses effets négatifs. Nous avons aussi dépassé un deuxième modèle, celui de la pure et simple parité, appliquée mécaniquement et de l'égalité absolue. Un nouveau paradigme s'est ainsi constitué, celui de la réciprocité dans l'équivalence et dans la différence. La relation homme-femme devrait donc reconnaître que tous deux sont nécessaires en ce qu'ils possèdent une nature identique mais avec des modalités propres. L'une est nécessairement à l'autre et vice-versa, pour que s'accomplisse vraiment la plénitude de la personne".

Le deuxième thème: La "générativité" comme code symbolique, "élargit l'horizon de la maternité biologique à celui de la transmission et de la protection de la vie. On pourrait le résumer en quatre verbes: désirer, mettre au monde, prendre soin et laisser aller. Le Pape a reconnu dans ces domaines la contribution de nombreuses femmes qui travaillent dans la famille, dans le champ de l'éducation dans la foi, dans l'action pastorale et aussi dans la vie sociale, culturelle et économique: "Vous les femmes, vous savez incarner le tendre visage de Dieu, sa miséricorde qui se traduit en disponibilité à donner du temps plus qu'à prendre de la place, à accueillir au lieu d'exclure. C'est pourquoi j'aime décrire la dimension féminine de l'Eglise comme un lieu accueillant qui régénère à la vie". Le corps de la femme entre culture et biologie, troisième sujet de réflexion, "nous rappelle la beauté et l'harmonie du corps que Dieu a donné à la femme, mais aussi les blessures douloureuses qui leur sont infligées, parfois avec une violence atroce, parce qu'elles sont femmes. Symbole de vie, le corps féminin est malheureusement souvent agressé et abîmé même par ceux qui devraient en être les gardiens et compagnons de vie. Les nombreuses formes d'esclavage, de marchandisation, de mutilation du corps des femmes nous engagent donc à travailler pour vaincre cette forme de dégradation qui la réduit à un simple objet bon à vendre sur les différents marchés. A ce sujet, je désire attirer l'attention sur la douloureuse situation de tant de femmes pauvres, contraintes de vivre dans des conditions de danger, d'exploitation, reléguées aux marges de la société et rendues victimes de la culture du déchet".


La quatrième thématique: Les femmes et la religion: fuite ou recherche de participation à la vie de l'Eglise?, interpelle tous les croyants, et le Pape a redit sa conviction de l'urgence d'"offrir des espaces aux femmes dans la vie de l'Eglise et de les accueillir, tenant compte des sensibilités culturelles et sociales spécifiques. Une présence féminine plus capillaire et incisive dans les communautés est donc souhaitable, afin que nous puissions voir de nombreuses femmes impliquées dans les responsabilités pastorales, dans l'accompagnement des personnes, des familles et des groupes, ainsi que dans la réflexion théologique". Le Saint-Père a enfin évoqué le rôle irremplaçable de la femme dans la famille, avant d'ajouter qu'il fallait "encourager et promouvoir la présence efficace des femmes dans de nombreux domaines de la sphère publique, dans le monde du travail et dans les endroits où sont prises les décisions les plus importantes, et, en même temps maintenir leur présence et attention préférentielle et toute particulière dans et pour la famille. Il ne s'agit pas de laisser les femmes seules à porter ce poids et à prendre des décisions, mais toutes les institutions, y compris la communauté ecclésiale, sont appelées à garantir la liberté de choix pour les femmes, afin qu'elles aient la possibilité d'assumer des responsabilités sociales et ecclésiales, de manière harmonieuse avec leur vie familiale".

Rencontrer Dieu au coeur de la cité


Cité du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Pape François a reçu l'Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les laïcs, qui prépare pour le cinquantième anniversaire de la clôture de Vatican II une cérémonie de commémoration du décret sur l'apostolat des fidèles laïques. Encourageant une initiative qui, a-t-il dit, loin d'être tournée vers le passé regarde le présent et l'avenir de l'Eglise, le Saint-Père a commenté le thème des assises 2015 (Rencontrer Dieu au coeur de la cité), reprenant la question des cultures urbaines dans le sillage de Evangelii Gaudium: "L'urbanisation a atteint une dimension globale, au point que plus de la moitié de l'humanité vit en ville. Ce contexte urbain exerce une forte influence sur les mentalités, la culture, le mode de vie et les relations inter-personnelles, mais aussi sur la religiosité des gens... L'Eglise n'est plus la seule référence et les chrétiens sont sollicités par des langages, des messages et des modèles proposant de nouvelles attitudes, souvent contraires à l'Evangile... Dieu n'ayant pas abandonné la cité...on ne doit pas céder au pessimisme et au défaitisme. Il faut porter sur le monde urbain un regard de foi, un regard contemplatif" et parcourir maisons, rues et places car "Dieu est présent puisqu'il ne quitte jamais le coeur de l'homme... Contrairement à ce que beaucoup croient, la ville constitue un terrain d'apostolat fertile. Il est donc fondamental de disposer de laïcs bien formés...pleins de foi et capables de voir la ville avec les yeux de Dieu... Mais il faut alimenter leur envie de témoigner afin qu'ils transmettent à autrui le don de la foi reçue et accompagnent ceux de leurs frères qui font leurs premiers pas dans une vie de foi". Lorsque Archevêque de Milan il lança une grande mission urbaine, le futur Paul VI "parla de la recherche de l'essentiel...et de la nécessité de vivre de ce qui compte vraiment... C'est seulement ainsi que l'on peut proposer dans toute sa force, sa beauté et sa simplicité l'annonce libératoire de l'amour de Dieu et du salut qu'offre le Christ. C'est seulement comme cela que, dans le respect des personnes, on offre l'essentiel de l'Evangile".  

L'éducation en Afrique contre le fondamentalisme


Cité du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu les évêques représentant le Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar, encourageant une institution pensée pour rendre service aux Eglises locales: Ce service, a-t-il dit à ses hôtes, "a pour but d'offrir des réponses communes aux nouveaux défis du continent, afin que l’Eglise puisse parler d’une seule voix, en témoignant de sa vocation à être signe et instrument de salut, de paix, de dialogue et de réconciliation. Afin d’accomplir cette mission, il est très important que le symposium reste fidèle à sa propre identité, c'est-à-dire être une expérience vivante de communion et de service auprès des plus pauvres".

Ceci exige, a poursuivi le Saint-Père, que "les pasteurs restent libres de toute préoccupation mondaine et politique, qu’ils renforcent les liens de communion avec le Pape, en collaboration avec les nonciatures et au moyen d'une communication fluide et directe avec les autre instances de l’Eglise. En même temps, il est nécessaire de maintenir des expériences ecclésiales simples à la portée de tous, ainsi que des structures pastorales sobres. L’expérience montre que les grandes structures bureaucratiques analysent les problèmes de manière abstraite, et courent le risque de tenir l’Eglise loin des gens. Il faut donc être concrets, toucher à la réalité des choses. Les jeunes générations, qui ont surtout besoin de votre témoignage, nous observent. En Afrique, l’avenir est entre les mains des jeunes, et ils sont aujourd’hui appelés à se défendre contre de nouvelles formes de colonisation sans scrupules, comme le succès, la richesse, le pouvoir à tout prix, mais aussi le fondamentalisme et le mauvais usage de la religion, ou les nouvelles idéologies qui détruisent l'identité des personnes comme des familles. La manière la plus efficace pour vaincre la tentation de céder à des modes de vie dommageables est d’investir dans le domaine de l’éducation. Celle-ci sera utile aussi pour contrecarrer la mentalité répandue de mépris et de violence, comme aussi les divisions à base ethnique. On doit surtout se soucier d’offrir une proposition éducative qui apprenne aux jeunes à penser de manière critique, et qui indique un parcours de maturation dans les valeurs. Sur ce parcours éducatif, la pastorale scolaire est un instrument important. Que ce soit dans les écoles catholiques ou publiques, il convient de conjuguer la tâche éducative avec l’annonce explicite de l’Evangile.

En Afrique aussi, pour différentes raisons, une certaine désagrégation de la famille est en cours. Par conséquent l’Eglise est appelée à valoriser et à stimuler toutes les initiatives en faveur de la famille, qui est source privilégiée de toute fraternité, fondement et voie primordiale de la paix. Ces derniers temps, beaucoup de prêtres, de religieux et de laïcs ont entrepris des œuvres louables pour le soutien de la famille, avec une attention spéciale aux personnes âgées, aux malades, aux personnes handicapées. Surtout dans les régions les plus isolées et reculées, vos Eglises ont proclamé l’Evangile de la vie et, à l’exemple du Bon Samaritain, elles ont porté secours aux plus démunis. Un magnifique témoignage de charité a aussi été rendu face à la récente apparition du virus Ebola, qui a frappé de nombreuses communautés, paroisses et centres hospitaliers. De nombreux missionnaires africains ont généreusement offert leur vie pour rester auprès des malades. C’est une route à parcourir avec une ardeur apostolique toujours renouvelée. Nous, disciples du Christ, nous ne pouvons pas ne pas nous préoccuper du bien des personnes les plus faibles. Et nous devons aussi susciter l’attention de la société et des autorités publiques sur leurs conditions de vie.

Je désire maintenant dire combien j'apprécie la précieuse contribution de nombreux prêtres, religieux et fidèles laïcs à l’annonce de l’Evangile et au progrès social de vos populations. Votre symposium est aussi un lieu de promotion de la légalité, pour que les plaies de la corruption et du fatalisme soient guéries, et pour favoriser l’engagement des chrétiens dans les réalités séculières, en vue du bien commun. La grande tâche de l’évangélisation consiste, en effet, à faire en sorte que l’Évangile imprègne notre vie, afin qu’à notre tour nous puissions le porter aux autres. C’est pourquoi il est important de rappeler qu’évangéliser suppose la conversion, c'est à dire le changement intérieur. Le processus de purification inhérent à l’évangélisation signifie accepter l’appel du Christ à se convertir et croire à l’Evangile. Comme résultat de cette conversion au salut, non seulement l’individu, mais la communauté ecclésiale tout entière est changée, elle devient de plus en plus une expression vivante de foi et de charité. Que la lumière et la force de l'Esprit soutiennent vos efforts pastoraux. Que la Vierge Marie vous protège, intercède pour vous et pour tout le continent africain".



Audiences


Cité du Vatican, 7 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 9 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Alberto Ricardo Da Silva au gouvernement pastoral du diocèse de Dili (Timor Oriental), en conformité au canon 401,2 du CIC.

Hier, dimanche 8 février, il avait nommé l'Abbé Atanasio Amisse Canira, Evêque de Lichinga (superficie 129.638, population 1.414.156, catholiques 236.006, prêtres 39, religieuses 72), au Mozambique. L'Evêque élu, né en 1962 à Mossoril (Mozambique) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires. Diplômé en théologie, il a été curé de paroisse, directeur spirituel de séminaire, vicaire épiscopal et Vicaire général du diocèse de Nacala (Mozambique). Il succède à Mgr.Elio Greselin, SCI, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Samedi dernier, 7 février, il avait nommé:

Le Cardinal Cormac Murphy-O'Connor (GB), son Envoyé spécial au IV centenaire du martyre du saint jésuite John Ogilvie (Glasgow 9 - 10 mars).

Mgr.Franc Sustar, Auxiliaire de l'Archevêque de Ljubljana (Slovénie). L'Evêque élu, né en 1959 à Ljubljana (Slovénie) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de ce même diocèse. Docteur en théologie, il a été curé de paroisses, curé doyen, membre du Presbyterium et membre de plusieurs commissions diocésaines.

Mgr.Luigi Marrucci, Evêque de Civitavecchia - Tarquinia (Italie), Membre de la Congrégation pour les causes des saints.

M.Christoph Graf, Colonel Commandant de la Garde Suisse Pontificale.


vendredi 6 février 2015

Le Pape reçoit les Préfets italiens


Cité du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Pape François a reçu les Préfets italiens, saluant "leur connaissance des problèmes de terrain et leur capacité à les affronter dans leur multiplicité. Puis il a souligné combien ces représentants du gouvernement ont de plus en plus à gérer les mouvements migratoires, causés par l'accroissement des conflits de par le monde et les effets pesants qu'ils ont sur les économies de certains pays et tant de personnes: En matière d'émigration, "vous avez l'obligation de trouver chaque jour des solutions d'urgence, de les gérer en appliquant la loi et les règlements tout en respectant scrupuleusement les droits fondamentaux des personnes". En cela la collaboration entre préfectures, diocèses et paroisses est fructueuse, "dans le respect des diverses compétences... Réalité divine et humaine, l'Eglise oeuvre au sein de la société en faveur des personnes selon l'enseignement du Christ. Désirant développer sa mission caritative et éducative en harmonie avec l'Etat pour le bien de tous, l'Eglise est heureuse de trouver dans les Préfectures des structures de plus haute concrétisation de ces synergies". Répondre à la fois aux devoirs institutionnels et aux critères d'humanité caractérise la mission des préfets: "La crise de l'autorité dont souffre souvent la société, au niveau public comme privé, a de lourdes conséquences, notamment en matière d'éducation de la jeunesse, matière où fait parfois défaut la disposition à l'obéissance, à l'écoute et à la patience. L'exercice de l'autorité ayant toujours pour objectif le bien commun", il faut donc pour être efficace être jour après jour au service des citoyens. Appelés à mettre vos compétences et votre humanité au service de la collectivité, "vous ne devez pas vous décourager car vous n'avez pas à faire à des questions théoriques mais à des personnes et à leurs problèmes", que la crise n'a fait que rendre plus aigus. 

Clôture du congrès des Scholas Occurrentes


Cité du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Hier après-midi, le Pape François a participé à la cérémonie de clôture du IV Congrès mondial organisé par les Scholas Occurentes (réunies du 2 au 5 février pour réfléchir aux responsabilités dans l’éducation et à la culture de la rencontre). Le réseau international des Scholas Occurrentes ou écoles pour la rencontre est né avec quelques enfants à Buenos Aires à la demande de l’archevêque de l’époque, Mgr.Bergoglio. Il compte actuellement quatre cents écoles publiques ou religieuses réparties sur les cinq continents et liées entre elles par le sport, l’art et la technologie. Au cours de la cérémonie, le Pape a fait une vidéoconférence avec sept enfants handicapés de différentes parties du monde. Il leur a dit que chacun de nous a un trésor en lui. "Si nous le gardons enfermé, il reste là, enfermé. Tandis que si nous le partageons avec les autres, ce trésor se multiplie avec les trésors qui viennent des autres". Grâce à eux nous comprenons "que la vie est un précieux trésor, mais elle n’a de sens que si nous la donnons". Il a ensuite évoqué un pacte éducatif rompu: "La société, la famille, les institutions diverses délèguent l’éducation aux agents éducatifs, aux professeurs qui, généralement mal payés, portent sur leurs épaules cette responsabilité et, s’ils ne trouvent pas une solution, on les récrimine, mais personne ne récrimine contre les différentes institutions qui ont abandonné le pacte éducatif, l’ont délégué au professionalisme d’un enseignant". Le Saint-Père a ainsi voulu rendre hommage aux enseignants qui s'étant "retrouvés avec cette pomme de terre chaude à la main ont malgré tout été de l’avant".


Puis le Pape François a expliqué que l’objectif des Scholas est de réintégrer l’effort de tous pour l’éducation, et rétablir harmonieusement le pacte éducatif, "parce que c’est seulement ainsi, si tous les responsables de l’éducation de nos enfants et de nos jeunes se mettent d’accord, que l’on pourra changer l’éducation". Il a également souligné l’importance d'harmoniser "le langage de la raison avec le langage du cœur et le langage des mains, pour qu’une personne, un enfant, un jeune, réfléchisse à ce qu’il sent et ce qu’il fait, et fasse ce qu’il sent et ce qu’il pense". Il a enfin souligné l’importance de “chercher en chacun de nous et dans nos peuples, la beauté qui se fonde sur notre art, notre musique, notre peinture, notre culture, notre littérature. Le beau. Il faut éduquer dans la beauté pour que l’harmonie réponde à la beauté. Nous ne pourrons pas trouver l’harmonie du système éducatif si nous n’avons pas cette perception de la beauté". Avant de conclure, il a remercié le travail des Scholas et a aussi reconnu les nombreux problèmes auxquels elles devaient faire face, mais les a encouragé à continuer. "Le travail commun et la vigilance de tous sont nécessaires pour que cette étincelle qui est née continue de s’étendre en un feu qui aide à reconstruire, à harmoniser le pacte éducatif. Ce sont les enfants qui y gagnent...parce que parler d’enfant c’est parler d’avenir".

Notifications du Consistoire des 14 et 15 février


Cité du Vatican, 6 février 2015 (VIS).

Samedi 14 février à 11 h en la Basilique vaticane, le Saint-Père présidera un Consistoire ordinaire public pour la création de Cardinaux et la canonisation de Mère Jeanne-Emilie de Villeneuve, fondatrice des Soeurs de l'Immaculée de Castres, de la carmélite Marie de Jésus Crucifié (Maryam Baouardy) et de Mère Marie-Alphonsine Danil Ghattas (Maryam Sultanah), fondatrice des Soeurs du Rosaire de Jérusalem.

Les traditionnelles visites aux nouveaux membres du Sacré Collège se dérouleront l'après-midi.

Salle Paul VI:

Dans le hall pour les Cardinaux Manuel José Macário do Nascimento Clemente, Berhaneyesus Demerew Souraphiel, John Atcherley Dew, Edoardo Menichelli, Pierre Nguyên Van Nhon et Alberto Suárez Inda.

Dans l'aula pour les Cardinaux Charles Maung Bo, Francis Xavier Kriengsak Kovithavanij, Francesco Montenegro, Daniel Fernando Sturla Berhouet, Ricardo Blázquez Pérez, José Luis Lacunza Maestrojuán, Arlindo Gomes Furtad et Soane Patita Paini Mafi.

Palais apostolique:

Sala Regia pour les Cardinaux Dominique Mamberti et Luigi De Magistris.

Sala Ducale pour les Cardinaux Karl-Joseph Rauber, Luis Héctor Villalba et Júlio Duarte Langa.

Le lendemain, dimanche 15, le Saint-Père concélébrera, à 10 h en la Basilique vaticane, la messe avec les nouveaux Cardinaux.




Au service des sans-abri


Cité du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Comme annoncé, trois douches et un local de toilette ont été aménagés à droite de la colonnade de St.Pierre par les services techniques du Governorat du Vatican. A partir d'aujourd'hui les sans-abri qui fréquentent les environs de la place St.Pierre pourront utiliser ces locaux, gérés par l'UNITALSI de Rome, chaque jours sauf pendant les audiences générales et les autres cérémonies sur la place. Ils pourront bénéficier d'un service de coiffeur le lundi de 9 à 15 h, grâce à des prestations bénévoles de la profession. A chacune de leurs visites, les utilisateurs recevront un Kit de toilette, offert par des sociétés ou des bienfaiteurs privés. Lorsque ce sera nécessaire, c'est l'Aumônerie apostolique qui pourvoira aux acquisitions supplémentaires. L'accueil et l'assistance seront assurées par des volontaires, par des religieuses (soeurs de la Charité, soeurs albertines, soeurs vincentines). L'Aumônier du Pape tient à remercier les paroisses ayant pris part au projet et tous ceux qui ont à coeur le service des plus démunis.   

Audiences


Cité du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie).

SB le Cardinal Béchara Boutros Rai, Patriarche maronite.

Le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).


Mgr.Heinz Wilhelm Steckling, Evêque de Ciudad del Este (Paraguay).

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 6 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le P.Józef Roszynski, SVD, Evêque de Wewak (superficie 36.917, population 367.000, catholiques 224.000, prêtres 39, religieux 90), en Papouasie - Nouvelle Guinée. L'Evêque élu, né en 1962 à Nidzica (Pologne) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici collaborateur de l'Administrateur apostolique de ce même diocèse. Envoyé par son ordre comme missionnaire en Papouasie - Nouvelle Guinée, il a été curé de paroisses et a occupé plusieurs responsabilités au sein de la congrégation des Verbites dans ce paix.


Mgr.Denis Chidi Isizoh, Auxiliaire de l'Archevêque d'Onitsha (Nigeria). L'Evêque élu, né en 1956 à Ogbunike (Nigeria) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Official du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux et secrétaire du Cardinal Francis Arinze. de sa congrégation pour l'Amérique du nord et curé de paroisse de ce diocèse. Diplômé en théologie, il a été vicaire de paroisses et aumônier d'écoles.

jeudi 5 février 2015

Visite du Président de Kiribati


Cité du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Président de Kiribati, M.Anote Tong, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Ces entretiens ont tout particulièrement permis de réfléchir à l'importance qu'il y a à respecter l'environnement, ainsi qu'aux changements climatiques, dont les effets négatifs se font gravement sentir sur Kiribati comme sur d'autres pays du Pacifique. Les parties espèrent qu'à l'occasion de la prochaine Conférence de Paris la communauté internationale adoptera des mesures communes et efficaces pour répondre à un pareil enjeu.


Visite Ad Limina des évêques grecs


Cité du Vatican, 5 février 2015 (VIS). "'Face à la crise économique et financière qui continue de secouer votre pays, ne cessez de donner confiance dans l'avenir, de lutter contre le pessimisme. L'esprit de solidarité, dont tous les chrétiens doivent témoigner au quotidien, est un levain d'espérance". Voici ce qu'a dit le Pape François dans le texte qu'il a remis aux prélats de la Conférence épiscopale grecque, en conclusion de leur visite Ad Limina. Il y souligne aussi combien, dans ce contexte, il est importance que les évêques aient ''des relations constructives avec les autorités publiques et les différents segments de la société. Et ce afin de diffuser une perspective de solidarité interne mais aussi de dialogue et de collaboration avec les autres pays européens. Le Saint-Père insiste aussi sur la nécessité de la communion fraternelle des prélats qui doit encourager les fidèles à s'engager dans une diaconie de fraternité. Cette diaconie ''Conserve et renforce d'abord les traditions culturelles et les racines chrétiennes de la société grecque. De l'autre, elle exige l'ouverture aux valeurs culturelles et spirituelles de nombreux immigrants, dans un esprit d'accueil sincère de ces frères et sœurs, sans distinction de race, de langue ou de religion... En montrant qu'elles sont interconnectées et ouvertes à la rencontre et à l'accueil, en particulier des plus défavorisés, vos communautés chrétiennes peuvent vraiment aider à transformer la société, en la rendant plus conforme à l'idéal évangélique. Je suis heureux de savoir que vous vous consacrez déjà à cette oeuvre pastorale et caritative, en particulier pour les immigrants, y compris irréguliers, dont beaucoup sont catholiques".


Dans le même esprit, le Pape encourage ses hôtes à poursuivre le dialogue avec les orthodoxes, "afin de renforcer le processus oecuménique dans une perspective de sérénité et de fécondité spirituelle pour la communauté nationale". Pour accomplir sa mission d'évangélisation et de promotion humaine, l'Eglise en Grèce doit absolument disposer d'un clergé généreux et motivé'', capable de susciter des vocations contre la pénurie de prêtres. Il recommande de transmettre toute son affection et sa gratitude aux nombreux prêtres âgés qui ont fait, tout au long de leur vie, preuve de zèle apostolique. "Pensez aussi la contribution précieuse des religieux et consacrés...pour relancer les communautés chrétiennes. Pour cela il faut aussi renforcer le rôle des laïcs et augmenter'' la présence des mouvements et associations ecclésiales. Celles-ci doivent "toujours travailler en harmonie avec les orientations pastorales de l'Eglise exprimées par les diocèses et les paroisses". A propos enfin de la famille, le Saint-Père souligne la nécessité de programmes de formation au mariage, mais aussi de formation chrétienne pour les nouvelles générations. Les évêques doivent agir dans cette direction également'', en paroles et par des actions telles la présence et la participation des personnes âgées à la vie sociale. Ceci est essentiel". En conclusion, il a exprimé sa gratitude aux évêques pour le travail d'évangélisation qui, malgré de nombreuses difficultés, est réalisé en Grèce. "La reconnaissance juridique de l'Eglise catholique par l'Etat est d'une grande importance. Cela vous permettrait d'envisager l'avenir avec plus de sérénité et de dynamisme, avec la confiance et l'enthousiasme des témoins du Seigneur mort et ressuscité. Je vous encourage à persévérer dans votre mission de joie évangélique".

Renforcer la collaboration Dans la protection des mineurs


Cité du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le 2 février, le Pape a écrit aux Présidents des Conférences épiscopales et aux Supérieurs des instituts de vie consacré et des sociétés de vie apostolique en vue de renforcer leur collaboration avec la Commission pontificale pour la protection des mineurs (créée en mars dernier). Après avoir annoncé sa création dès décembre 2013 "dans le but d'offrir des propositions et des initiatives visant à améliorer les règles et procédures pour la protection de tous les enfants et les adultes vulnérables," il rappelle avoir appelé à y oeuvrer des personnalités hautement qualifiés et reconnues pour leurs efforts en la matière. En juillet 2014 ensuite, poursuit-il, "j'ai rencontré des victimes d'abus sexuels commis par des prêtres, ce qui m'a permis de mieux percevoir l'intensité de leurs souffrances et la force de leur foi. Cela m'a confirmé dans la conviction que nous devons continuer à tout faire pour éradiquer au sein de l'Eglise le fléau de la violence faite aux enfants, et engager un parcours de réconciliation et de guérison pour ceux qui ont été maltraités.

Pour ces raisons, en décembre dernier, je ai ajouté quelques nouveaux membres à la Commission pour mieux représenter les Eglises particulières de par le monde. Dans quelques jours, la Commission au complet se réunira à Rome pour la première fois. Elle sera un outil valable et efficace pour m'aider à promouvoir l'engagement de toute l'Eglise, à tous les niveaux: conférences épiscopales, diocèses, ordres religieux et instituts consacrés. Nous devons mettre en œuvre les actions nécessaires pour assurer la protection des enfants et des adultes vulnérables et donner des réponses de justice et de miséricorde. Les familles ont besoin de savoir que l'Eglise ne est pas ménager leurs efforts pour protéger leurs enfants et qui ont le droit de les confier en pleine confiance. Il ne doit plus être possible d'invoquer d'autres considérations, de quelque nature qu'ils soient, comme le désir d'éviter le scandale. Il ne doit pas y avoir de place dans la prêtrise pour ceux qui abusent de mineurs. Il convient de donner plein effet à la circulaire publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi, le 3 mai 2011, pour aider les Conférences épiscopales dans la préparation de lignes directrices pour le traitement des cas d'abus sexuels sur mineurs de la part de clercs. Il est important que les conférences adoptent un instrument pour l'examen périodique des normes, et la vérification de leur mise en oeuvre. L'évêque diocésain et les supérieurs majeurs ont la responsabilité de veiller à ce que, dans les paroisses et les autres institutions de l'Eglise, soit garantie la sécurité des enfants et des adultes vulnérables. Il est du devoir de l'Eglise d'exprimer la compassion de Jésus à ceux qui ont subi des sévices sexuels, ainsi qu'à leurs familles. Diocèses et instituts religieux sont invités à se doter de programmes pastoraux intégrant services psychologiques et spirituels. Les pasteurs et les supérieurs des communautés religieuses doivent être disponibles à rencontrer les victimes et leurs proches. Ces rencontres seront d'excellentes occasions pour écouter et demander pardon à ceux qui ont tant souffert.


Pour toutes ces raisons, je demande votre totale collaboration avec la Commission pour la protection des mineurs. La mission que je leur ai donnée comprend une assistance aux diocèses, instituts religieux et conférences, au moyen d'échanges de bons procédés et de programmes d'éducation et de formation capables de combattre l'abus sexuel. Puisse le Seigneur Jésus insuffler à chacun de nous, ministres de l'Eglise, la conscience de ce que l'attention et l'affection pour le petit a caractérisé sa présence parmi les hommes, se traduise par une responsabilité particulière quant à la protection des enfants et des adultes vulnérables. Que Marie, Mère de tendresse et de miséricorde, nous aide à envisager avec générosité et rigueur notre devoir de reconnaître humblement nos fautes et de réparer les injustices du passé. Ainsi seront nous fidèles à la mission de protection de ceux que Jésus préfère".

Audiences


Cité du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Georges Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.

Mgr.Charles Joseph Chaput, Archevêque de Philadelphie (USA).

Mg.Giambattista Diquattro, Nonce apostolique en Bolivie.

Huit membres de la Conférence épiscopale grecque, en visite Ad Limina:

Mgr.Sevastianos Rossolátos, Archevêque d'Athènes et Administrateur apostolique de Rhodes, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Nikolaos Foskolos.

Mgr.Ioannis Spiteris, Archevêque de Corfou, Zakynthos et Céphalonie, Administrateur apostolique du Vicariat apostolique de Thessalonique.

Mgr.Nikolaos Printesis, Evêque de Naxos, Andros, Tinos et Mykonod, Administrateur sede vacante de Khios.

Mgr.Petros Stefanou, Evêque de Syros, Milos et Santorin, accompagné de de son prédécesseur, Mgr.Frangkiskos Papamanolis.

Mgr.Dimitrios Salachas, Exarque apostolique pour les catholiques de rite byzantin.

Mgr.Neshan Karakéhéyan, Administrateur de l'ordinariat pour les catholiques de rite arménien.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 5 février 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Bruno Musarò, Nonce apostolique en Egypte et Délégué près la Ligue Arabe.

mercredi 4 février 2015

La présence du père est fondamentale


Cité du Vatican, 4 février 2015 (VIS). A l'audience générale, tenue Salle Paul VI, le Saint-Père a poursuivi sa catéchèse sur la figure du père, abordant après l'absence la question de son rôle: "Toute famille a besoin d'un père", a-t-il affirmé d'emblée. Citant un passage du livre des proverbes, témoignant de l'émotion d'un père satisfait d'avoir transmis à son fils la première valeur qu'est la sagesse du coeur. "Je serai heureux chaque fois que tu agiras avec sagesse... C'est le témoignage que ce père avait désiré transmettre..., la capacité à penser et agir, à parler et à juger avec sagesse et rectitude. Pour cela", dit-il à son fils, "je t'ai enseigné ce que tu ignorais, j'ai corrigé les erreurs que tu ne voyais pas... J'ai du moi-même me mettre à l'épreuve de la sagesse et éviter tout excès de sentiment ou de ressentiment afin de gérer d'inévitables compréhensions et de trouver les mots justes pour me faire comprendre... Tout père sait combien il est difficile de transmettre cet héritage...mais connaît aussi la consolation et la satisfaction lorsque ses enfants montrent de l'avoir bien acquis... Mais la première condition" à la réussite "est la présence du père au sein de la famille, aux côtés de la mère, afin de partager la vie et toutes les tâches de la famille. Le père doit être présent tout au long de la croissance des enfants, partager leurs jeux, répondre à leurs questionnements, corriger leurs erreurs. Présent, le père ne doit cependant pas être un patron étouffant ses enfants, qui les empêche de grandir.


L'Evangile parle de l'exemplarité du père céleste, le seul nous dit Jésus que l'on peut définir Père Bon. La parabole du fils prodigue, ou mieux du père miséricordieux, montre toute la délicatesse et la patience d'un père dans l'attente du retour de son fils. Le père doit être patient. En effet, un bon père doit savoir attendre et pardonner. Corriger avec fermeté ne veut pas dire humilier. Oui, les pères doivent faire preuve de patience, et se limiter à espérer lorsqu'ils ne peuvent rien faire de plus. Ils doivent prier est espérer, faire preuve de douceur, de magnanimité et même de miséricorde". Dans le Pater, Jésus nous enseigne ce qu'est la paternité. Sans la grâce qui vient du père céleste, tout père perd courage et abandonne ses responsabilités. Or ses enfants ont besoin d'avoir un père présent lorsqu'ils prennent conscience de leurs faux pas. S'ils feront tout pour ne pas le manifester, ils ont besoin de ce père qui saura soigner des blessures difficiles à traiter. Notre mère l'Eglise soutient de toutes ses forces la présence positive des pères au sein de leurs familles car ils sont pour la nouvelle génération, à l'instar de Joseph, des guides et des diffuseurs indispensables de la foi, de la bonté et de la justice".  

Appel à la cessation des combats en Ukraine


Cité du Vatican, 4 février 2015 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape a déclaré: "Une fois de plus mes pensées vont au cher peuple ukrainien. Prions d'abord pour les victimes, largement civiles, et pour leurs familles. Demandons au Seigneur de faire cesser au plus tôt ces horribles violences fratricides. Une fois de plus j'en appelle à tous les niveaux pour que le dialogue reprenne car c'est la seule voie à suivre pour rétablit la paix et la concorde dans ce malheureux pays. Je suis attristé et malheureux chaque fois que j'entends parler de victoire ou de défaite. Le seul mot juste est la paix! Je pense à vos, frères et soeurs ukrainiens. Je pense à cette guerre entre chrétiens. N'avez-vous pas tous reçu le même baptême! Pourquoi vous battez-vous entre chrétiens? C'est un scandale, pensez-y. Prions tous car la prière est la protestation que nous adressons à Dieu en temps de guerre".

Oscar Romero, bienheureux défenseur des pauvres et de la justice


Cité du Vatican, le 4 février 2015 (VIS). Ce midi près la Salle de Presse, Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille et postulateur de cette cause de béatification, a évoqué la vie, l'oeuvre et le martyre de Oscar Arnulfo Romero y Galdámez, l 'Archevêque de San Salvador assassiné en 1980, dont le Pape à reconnu hier qu'il est mort en haine de la foi. A pris part à la conférence de presse M.Roberto Morozzo della Rocca, auteur d'une biographie du futur saint. Voici la synthèse de l'intervention de Mgr.Paglia:

"C'est un don extraordinaire pour toute l'Eglise en ce début de millénaire que de voir sanctifié un pasteur ayant offert sa vie pour son peuple. Il est un exemple pour tous les chrétiens, comme en témoigne l'Eglise anglicane qui a placé sa statue sur la façade de la cathédrale de Westminster aux côtés de celles du Pasteur Martin Luther King et du Pasteur Dietrich Bonhoeffer. Il est aussi un symbole pour la société tout entière qui voit en lui un champion des pauvres et de la paix. Notre gratitude doit également aler à Benoît XVI, qui a suivi l'affaire depuis le début et qui, le 20 décembre 2012 a décidé de débloquer la procédure canonique. Le travail de la Congrégation pour les causes des saints...a été attentif et précis. A l'unanimité de la commission des cardinaux et de la commission des théologiens, le martyre a été confirmée comme subi en haine de la foi. Le martyre de Mgr.Romero a donné espoir et force aux nombreuses familles salvadoriennes qui avaient perdu des parents et des amis durant la guerre civile. Son souvenir est devenu immédiatement celui des autres victimes, moins connues. Après un long processus qui a connu beaucoup de difficultés et même des oppositions à propos de la pensée et de l'action pastorale du prélat. Enfin a été résolu le climat conflictuel qui s'était créé autour de sa figure. Désormais, Mgr.Romero devient comme le premier d'une longue liste de nouveaux martyrs contemporains. Le 24 mars, jour de sa mort, sera pour la Conférence épiscopale italienne une Journée de prière pour les missionnaires martyrs. Les Nations-Unies ont pour leur part proclamé la Journée internationale pour le droit à la vérité en rapport aux graves violations des droits humains fondamentaux et de la dignité des victimes. Le monde a beaucoup changé depuis ce lointain 1980, mais le pasteur d'un petit pays d'Amérique centrale, continue de parler avec force. Et il est significatif que sa béatification ait lieu alors que la chaire de Pierre est, pour la première fois dans l'histoire, occupée par un latino-américain qui veut une Eglise pauvre pour les pauvres. C'est là une coïncidence providentielle.

Oscar Romero croyait dans sa mission d'évêque. Il et se sentait responsable des gens, surtout des plus pauvres. C'est pourquoi il se chargea de leur sang, de leurs souffrances en dénonçant causes et coupables lors de ses prédications charismatiques du dimanche sur la radio nationale. On pourrait dire que ce était une conversion pastorale dans laquelle il se chargeait d'une force indispensable face à la crise qui affectait le pays. Il se fit le défenseur des gens, dans la tradition des pères de l'Eglise, qui ont défendu le clergé persécuté, protégé les pauvres et défendu le droit des personnes. Au Salvador le climat de persécution était palpable, et Mgr.Romero n'a pas hésité à devenir le défenseur des pauvres contre la répression féroce. Après deux ans d'épiscopat à San Salvador, Mgr.Romero avait perdu trente de ses prêtres, tuées, expulsés ou renvoyés pour échapper à la mort. Les escadrons de la mort ont également assassiné des dizaines de catéchistes et de nombreux fidèles des communautés de base ont disparu. L'Eglise a été la principale accusée, mais aussi la plus attaquée. Oscar Romero a résisté et a accepté de donner sa vie pour défendre son peuple.

Il a été tué à l'autel, car ses bourreaux voulaient blesser l'Eglise rénovée par Vatican II. Sa mort a été causée non seulement par des motifs politiques mais surtout par la haine envers une foi caritative luttant contre les injustices qu'on faisait pleuvoir impitoyablement et cruellement sur les pauvres et leurs défenseurs... Sa mort à l'autel...constituait pour ses assassins un symbole, un terrible avertissement à quiconque voulait agir dans ce sens. Jean-Paul II, qui connaissait très bien les deux autres saints morts sur l'autel, Stanislas de Cracovie et Thomas de Canterbury, a souligné que Oscar de San Salvador avait été tué au moment le plus saint, au cours de l'acte le plus divin...en offrant l'Eucharistie. Il a plusieurs fois répété haut et fort que Romero est nôtre, que Romero est l'Eglise. Romero a toujours aimé les pauvres.... Il fut accusé de communisme parce qu'il demandait aux riches des salaires équitables pour les agriculteurs du café. Il répondit qu'en agissant ainsi, c'est eux qui...ont ouvert la porte au communisme.Romero clararamente plus en plus que d'être le pasteur de tous dû commencer pour les pauvres. Mettre les pauvres au centre des préoccupations pastorales de l'Eglise et donc aussi de tous les chrétiens, y compris les riches, était la nouvelle forme de la pastorale. L'amour préférentiel pour les pauvres, non seulement n'a pas étouffé l'amour de Romero pour son pays, mais, au contraire, a-t-il soutenu. En ce sens, Romero ne était pas un homme de parti, bien que certains pourraient sembler si, mais un pasteur qui voulait le bien commun de tous, mais des pauvres. Il n'a jamais cessé de chercher le moyen de pacifier son pays.

Avant tout Mgr.Romero était un homme de Dieu, un homme de prière, obéissant à l'amour envers autrui. Il priait beaucoup et était dur pour lui-même, attaché qu'il était à une spiritualité traditionnelle faite de sacrifices. Il fut linéaire en dépit d'un caractère difficile, strict avec lui-même et sans compromis. Si sa vie spirituelle fut tourmentée, la prière était son repos, sa paix et sa force. Ce fut un évêque fidèle au Magistère. Ses écrits montrent clairement familiarité avec les documents de Vatican II, Medellin et Puebla, avec la doctrine sociale de l'Eglise et les autres textes pontificaux. On a souvent dit qu'Oscar Romero avait été subjugué par la théologie de la libération. Quand un journaliste lui demandé s'il adhérait à la théologie de la libération, il avait répondu: Oui, bien sûr, mais il y a deux théologies de la libération. Une ne voit que la libération matérielle. L'autre est celle de Paul VI et moi je suis avec Paul VI".


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