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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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samedi 7 juillet 2007

NOTE RELATIVE AU MOTU PROPRIO


CITE DU VATICAN, 7 JUL 2007 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège a diffusé ce midi une Note explicative sur le Motu Proprio Summum Pontificum, dont voici les passages saillants:

  Ce document magistériel " fixe de nouvelles règles pour l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Les motifs de ces dispositions sont clairement énoncés dans la Lettre d'accompagnement du document que le Saint-Père a adressé à tous les évêques (via les Présidents des Conférences épiscopales et les Nonces apostoliques).

  La mesure principale est que la liturgie romaine aura désormais deux modes :

a) Un mode ordinaire correspondant à la réforme de 1970 selon les livres promulgués par Paul VI,  dont l'édition officielle latine peut être utilisée partout et en toute circonstance dans les traductions vernaculaires établies par les Conférences épiscopales.

b) Un mode extraordinaire correspondant aux livres liturgiques édités par Jean XXIII en 1962.

   Le paragraphe 8 précise que tout ordinaire peut ériger dans son diocèse une paroisse personnelle s'il existe un nombre suffisant de fidèles réclamant la liturgie antérieure à la réforme. Il faudra que ce nombre soit consistant même s'il ne saurait être semblable à celui des autres paroisses.

    En conclusion, la Note rappelle les caractéristiques du Missel de 1962: il est en latin et contient toutes les lectures (qui sont dans le Lectionnaire séparé depuis 1970), il ne compte qu'une prière eucharistique, le Canon romain (I du nouveau Missel qui en prévoit plusieurs), plusieurs prières de la messe (y compris grand part du Canon) sont récitées à voix basse par le célébrant), on lit le prologue de l'Evangile de Jean à la conclusion de la messe, il ne prévoit pas la concélébration, ne dit rien de l'orientation de l'autel et du célébrant.

  La Lettre de Benoît XVI envisage la possibilité d'enrichissements ultérieurs du Missel de 1962, notamment l'introduction de nouveaux saints, de préfaces, etc.
OP/MOTU PROPRIO/SUMMORUM PONTIFICUM                     VIS 20070707 (320)


LETTRE DU PAPE AUX EVEQUES


CITE DU VATICAN, 7 JUL 2007 (VIS). Voici le texte de la Lettre que le Saint-Père a adressé à l'épiscopat mondial à propos du Motu Proprio publié ce jour et intitulé Summorum Pontificum :

" Chers frères dans l'Episcopat,

  C'est avec beaucoup de confiance et d'espérance que je remets entre vos mains de pasteurs le texte d'une nouvelle Lettre Apostolique Motu Proprio Data, sur l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970. Ce document est le fruit de longues réflexions, de multiples consultations, et de la prière.

  Des nouvelles et des jugements formulés sans information suffisante, ont suscité beaucoup de confusion. On trouve des réactions très diverses les unes des autres, qui vont de l'acceptation joyeuse à une dure opposition, à propos d'un projet dont le contenu n'était, en réalité, pas connu.

  Deux craintes s'opposaient plus directement à ce document, et je voudrais les examiner d'un peu plus près dans cette lettre.

  En premier lieu il y a la crainte d'amenuiser ainsi l'autorité du Concile Vatican II, et de voir mettre en doute une de ses décisions essentielles, la réforme liturgique.

  Cette crainte n'est pas fondée. A ce propos, il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale -la Forma Ordinaria- de la liturgie Eucharistique. La dernière version du Missale Romanum, antérieure au Concile, qui a été publiée sous l'autorité de Jean XXIII en 1962 et qui a été utilisée durant le Concile, pourra en revanche être utilisée comme Forma Extraordinaria de la Célébration liturgique. Il n'est pas convenable de parler de ces deux versions du Missel Romain comme s'il s'agissait de deux rites. Il s'agit plutôt d'un double usage de l'unique et même rite.

  Quant à l'usage du Missel de 1962, comme Forma Extraordinaria de la Liturgie de la Messe, je voudrais attirer l'attention sur le fait que ce Missel n'a jamais été juridiquement abrogé, et que par conséquent, en principe, il est toujours resté autorisé. Lors de l'introduction du nouveau Missel, il n'a pas semblé nécessaire de publier des normes propres concernant la possibilité d'utiliser le Missel antérieur. On a probablement supposé que cela ne concernerait que quelques cas particuliers, que l'on résoudrait localement, au cas par cas. Mais, par la quelques cas particuliers, que l'on résoudrait localement, au cas par cas. Mais, par la suite, il s'est vite avéré que beaucoup de personnes restaient fortement attachées à cet usage du Rite romain, qui leur était devenu familier depuis l'enfance. Ceci s'est produit avant tout dans les pays où le mouvement liturgique avait donné à de nombreuses de personnes une remarquable formation liturgique, ainsi qu'une familiarité profonde et intime avec la Forme antérieure de la Célébration liturgique. Nous savons tous qu'au sein du mouvement conduit par Mgr.Lefebvre, la fidélité au Missel ancien est devenue un signe distinctif extérieur; mais les raisons de la fracture qui naissait sur ce point étaient à rechercher plus en profondeur. Beaucoup de personnes qui acceptaient clairement le caractère contraignant du Concile Vatican II, et qui étaient fidèles au Pape et aux Evêques, désiraient cependant retrouver également la forme de la sainte liturgie qui leur était chère; cela s'est produit avant tout parce qu'en de nombreux endroits on ne célébrait pas fidèlement selon les prescriptions du nouveau Missel; au contraire, celui-ci finissait par être interprété comme une autorisation, voire même une obligation de créativité; cette créativité a souvent porté à des déformations de la liturgie à la limite du supportable. Je parle d'expérience, parce que j'ai vécu moi aussi cette période, avec toutes ses attentes et ses confusions. Et j'ai constaté combien les déformations arbitraires de la liturgie ont profondément blessé des personnes qui étaient totalement enracinées dans la foi de l'Eglise.

  C'est pour ce motif que Jean-Paul II s'est vu dans l'obligation de donner, avec le Motu proprio Ecclesia Dei du 2 juillet 1988, un cadre normatif pour l'usage du Missel de 1962; ce cadre ne contenait cependant pas de prescriptions détaillées, mais faisait appel de manière plus générale à la générosité des Evêques envers les justes aspirations des fidèles qui réclamaient cet usage du Rite romain. A cette époque, le Pape voulait ainsi aider surtout la Fraternité Saint Pie X à retrouver la pleine unité avec le Successeur de Pierre, en cherchant à guérir une blessure perçue de façon toujours plus douloureuse. Cette réconciliation n'a malheureusement pas encore réussi; cependant, une série de communautés a profité avec gratitude des possibilités offertes par ce Motu Proprio. Par contre, en dehors de ces groupes, pour lesquels manquaient des normes juridiques précises, la question de l'usage du Missel de 1962 est restée difficile, avant tout parce que les Evêques craignaient, dans ces situations, que l'on mette en doute l'autorité du Concile. Aussitôt après le Concile Vatican II, on pouvait supposer que la demande de l'usage du Missel de 1962 aurait été limitée à la génération plus âgée, celle qui avait grandi avec lui, mais entre temps il est apparu clairement que des personnes jeunes découvraient également cette forme liturgique, se sentaient attirées par elle et y trouvaient une forme de rencontre avec le mystère de la Très Sainte Eucharistie qui leur convenait particulièrement. C'est ainsi qu'est né le besoin d'un règlement juridique plus clair, que l'on ne pouvait pas prévoir à l'époque du Motu Proprio de 1988; ces normes entendent également délivrer les Evêques de la nécessité de réévaluer sans cesse la façon de répondre aux diverses situations.

  En second lieu, au cours des discussions sur ce Motu Proprio attendu, a été exprimée la crainte qu'une plus large possibilité d'utiliser le Missel de 1962 puisse porter à des désordres, voire à des fractures dans les communautés paroissiales. Cette crainte ne me paraît pas non plus réellement fondée. L'usage de l'ancien Missel présuppose un minimum de formation liturgique et un accès à la langue latine; ni l'un ni l'autre ne sont tellement fréquents. De ces éléments préalables concrets découle clairement le fait que le nouveau Missel restera certainement la forme ordinaire du Rite romain, non seulement en raison des normes juridiques, mais aussi à cause de la situation réelle dans lesquelles se trouvent les communautés de fidèles.

  Il est vrai que les exagérations ne manquent pas, ni parfois des aspects sociaux indûment liés à l'attitude de certains fidèles liés à l'ancienne tradition liturgique latine. Votre charité et votre prudence pastorale serviront de stimulant et de guide pour perfectionner les choses. D'ailleurs, les deux formes d'usage du Rite romain peuvent s'enrichir réciproquement: dans l'ancien Missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. La Commission Ecclesia Dei, en lien avec les diverses entités dédiées à l'Usus Antiquior, étudiera quelles sont les possibilités pratiques. Dans la célébration de la Messe selon le Missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l'a été souvent fait jusqu'à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien. La meilleure garantie pour que le Missel de Paul VI puisse unir les communautés paroissiales et être aimé de leur part est de célébrer avec beaucoup de révérence et en conformité avec les prescriptions; c'est ce qui rend visible la richesse spirituelle et la profondeur théologique de ce Missel.

  J'en arrive ainsi à la raison positive qui est le motif qui me fait actualiser par ce Motu Proprio celui de 1988. Il s'agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l'Eglise. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l'impression qu'aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l'Eglise n'ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l'unité; on a l'impression que les omissions dans l'Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd'hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l'unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l'esprit une phrase de la seconde Epître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit: Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre coeur s'est grand ouvert. Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous; c'est dans vos coeurs que vous êtes à l'étroit. Payez-nous donc de retour; … ouvrez tout grand votre coeur, vous aussi! Paul le dit évidemment dans un autre contexte, mais son invitation peut et doit aussi nous toucher, précisément sur ce thème. Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place.

  Il n'y a aucune contradiction entre l'une et l'autre édition du Missale Romanum. L'histoire de la liturgie est faite de croissance et de progrès, jamais de rupture. Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l'improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. Il est bon pour nous tous, de conserver les richesses qui ont grandi dans la foi et dans la prière de l'Eglise, et de leur donner leur juste place. Evidemment, pour vivre la pleine communion, les prêtres des communautés qui adhèrent à l'usage ancien ne peuvent pas non plus, par principe, exclure la célébration selon les nouveaux livres. L'exclusion totale du nouveau rite ne serait pas cohérente avec la reconnaissance de sa valeur et de sa sainteté.

  Pour conclure, chers frères, il me tient à cœur de souligner que ces nouvelles normes ne diminuent aucunement votre autorité et votre responsabilité, ni sur la liturgie, ni sur la pastorale de vos fidèles. Chaque évêque est en effet le modérateur de la liturgie dans son propre diocèse (cfr. Sacrosanctum Concilium, n. 22:  Sacrae liturgiae moderatio ab Ecclesiae auctoritate unice pendet : quae quidem est apud Apostolicam Sedem et, ad normam iuris, apud Episcopum).

  Rien n'est donc retiré à l'autorité de l'évêque dont le rôle demeurera de toute façon celui de veiller à ce que tout se passe dans la paix et la sérénité. Si quelque problème devait surgir et que le curé ne puisse pas le résoudre, l'ordinaire local pourra toujours intervenir, en pleine harmonie cependant avec ce qu'établissent les nouvelles normes du Motu Proprio.

  Je vous invite en outre, chers frères, à bien vouloir écrire au Saint-Siège un compte-rendu de vos expériences, trois ans après l'entrée en vigueur de ce Motu Proprio. Si de sérieuses difficultés étaient vraiment apparues, on pourrait alors chercher des voies pour y porter remède.

  Chers Frères, c'est en esprit de reconnaissance et de confiance que je confie à votre cœur de Pasteurs ces pages et les normes du Motu Proprio. Souvenons-nous toujours des paroles de l'Apôtre Paul, adressées aux prêtres d'Ephèse: Soyez attentifs à vous-mêmes, et à tout le troupeau dont l'Esprit-Saint vous a établis gardiens, pour paître l'Eglise de Dieu, qu'il s'est acquise par le sang de son propre Fils.

  Je confie à la puissante intercession de Marie, Mère de l'Eglise, ces nouvelles normes, et j'accorde de tout mon cœur ma bénédiction apostolique à vous, chers frères, aux curés de vos diocèses, et à tous les prêtres vos collaborateurs ainsi qu'à tous vos fidèles.

  Fait auprès de Saint-Pierre, le 7 juillet 2007 ".
BXVI-LETTRE/MOTU PROPRIO/SUMMUN                            VIS 20070707 (1890)


MOTU PROPRIO " SUMMORUM PONTIFICUM "


CITE DU VATICAN, 7 JUL 2007 (VIS). Voici la traduction française (non officielle) de la Lettre apostolique latine en forme de Motu Proprio " Summorum Pontificum " par laquelle Benoît XVI règle l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 :

    " LES SOUVERAINS PONTIFES ont toujours veillé jusqu'à nos jours à ce que l'Eglise du Christ offre à la divine Majesté un culte digne, à la louange et à la gloire de son nom et pour le bien de toute sa sainte Eglise.

      Depuis des temps immémoriaux et aussi à l'avenir, le principe à observer est que chaque Eglise particulière doit être en accord avec l'Eglise universelle, non seulement quant à la doctrine de la foi et aux signes sacramentels, mais aussi quant aux usages reçus universellement de la tradition apostolique ininterrompue, qui sont à observer non seulement pour éviter des erreurs, mais pour transmettre l'intégrité de la foi, parce que la Lex Orandi de l'Eglise correspond à sa Lex Credendi 1.

  Parmi les Pontifes qui ont eu ce soin se distingue le nom de saint Grégoire le Grand qui fut attentif à transmettre aux nouveaux peuples de l'Europe tant la foi catholique que les trésors du culte et de la culture accumulés par les Romains au cours des siècles précédents. Il ordonna de déterminer et de conserver la forme de la liturgie sacrée, aussi bien du sacrifice de la Messe que de l'office divin, telle qu'elle était célébrée à Rome. Il encouragea vivement les moines et les moniales qui, vivant sous la règle de saint Benoît, firent partout resplendir par leur vie, en même temps que l'annonce de l'Evangile, cette très salutaire manière de vivre de la règle, à ne rien mettre au-dessus de l'œuvre de Dieu. Ainsi, la liturgie selon les coutumes de Rome féconda non seulement la foi et la piété mais aussi la culture de nombreux peuples. C'est un fait en tout cas que la liturgie latine de l'Eglise sous ses diverses formes, au cours des siècles de l'ère chrétienne, a été un stimulant pour la vie spirituelle d'innombrables saints et qu'elle a affermi beaucoup de peuples par la religion et fécondé leur piété.

      Au cours des siècles, beaucoup d'autres Pontifes romains se sont particulièrement employés à ce que la liturgie accomplisse plus efficacement cette tâche ; parmi eux se distingue Pie V, qui, avec un grand zèle pastoral, suivant l'exhortation du Concile de Trente, renouvela tout le culte de l'Eglise, fit éditer des livres liturgiques corrigés et réformés selon la volonté des Pères, et les donna à l'Eglise latine pour son usage.

      Parmi les livres liturgiques du rite romain, la première place revient évidemment au Missel romain, qui se répandit dans la ville de Rome puis, les siècles suivants, prit peu à peu des formes qui ont des similitudes avec la forme en vigueur dans les générations récentes.

      C'est le même objectif qu'ont poursuivi les Pontifes romains au cours des siècles suivants en assurant la mise à jour des rites et des livres liturgiques ou en les précisant, et ensuite, depuis le début de ce siècle, en entreprenant une réforme plus générale 2. Ainsi firent mes prédécesseurs Clément VIII, Urbain VIII, Pie X 3, Benoît XV et Jean XXIII.

      Plus récemment, le Concile Vatican II exprima le désir que l'observance et le respect dus au culte divin soient de nouveau réformés et adaptés aux nécessités de notre temps. Poussé par ce désir, mon prédécesseur Paul VI approuva en 1970 des livres liturgiques restaurés et partiellement rénovés de l'Eglise latine; ceux-ci, traduits partout dans le monde en de nombreuses langues modernes, ont été accueillis avec plaisir par les évêques comme par les prêtres et les fidèles. Jean-Paul II reconnut la troisième édition type du Missel romain. Ainsi, les Pontifes romains se sont employés à ce que cet édifice liturgique, pour ainsi dire, apparaisse de nouveau dans la splendeur de sa dignité et de son harmonie 4.

      Dans certaines régions, toutefois, de nombreux fidèles se sont attachés et continuent à être attachés avec un tel amour et une telle passion aux formes liturgiques précédentes, qui avaient profondément imprégné leur culture et leur esprit, que Jean-Paul II, poussé par la sollicitude pastorale pour ces fidèles, accorda en 1984, par un indult spécial Quattuor Abhinc Annos de la Congrégation pour le Culte divin, la faculté d'utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII; puis de nouveau en 1988, par la Lettre apostolique Ecclesia Dei en forme de Motu Proprio, Jean-Paul II exhorta les Evêques à utiliser largement et généreusement cette faculté en faveur de tous les fidèles qui en feraient la demande.

   Les prières instantes de ces fidèles ayant déjà été longuement pesées par mon prédécesseur Jean-Paul II, ayant moi-même entendu les Cardinaux au consistoire qui s'est tenu le 23 mars 2006, tout bien considéré, après avoir invoqué l'Esprit Saint et l'aide de Dieu, par la présente Lettre apostolique je décide ce qui suit:

Art. 1. Le Missel romain promulgué par Paul VI est l'expression ordinaire de la Lex Orandi de l'Eglise catholique de rite latin. Le Missel romain promulgué par Pie V et réédité par Jean XXIII doit être considéré comme l'expression extraordinaire de la même Lex Orandi de l'Eglise et être honoré en raison de son usage vénérable et antique. Ces deux expressions de la  Lex Orandi de l'Eglise n'induisent aucune division de la Lex Credendi de l'Eglise; ce sont en effet deux mises en œuvre de l'unique rite romain.

      Il est donc permis de célébrer le sacrifice de la Messe suivant l'édition type du Missel romain promulgué par Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la liturgie de l'Eglise. Mais les conditions établies par les documents précédents Quattuor Abhinc Annos et Ecclesia Dei pour l'usage de ce Missel sont remplacées par ce qui suit:

Art. 2. Aux Messes célébrées sans peuple, tout prêtre catholique de rite latin, qu'il soit séculier ou religieux, peut utiliser le Missel romain publié en 1962 par Jean XXIII ou le Missel romain promulgué en 1970 par Paul VI, et cela quel que soit le jour, sauf le Triduum sacré. Pour célébrer ainsi selon l'un ou l'autre missel, le prêtre n'a besoin d'aucune autorisation, ni du Siège apostolique ni de son Ordinaire.

Art. 3. Si des communautés d'Instituts de vie consacrée et de Sociétés de vie apostolique de droit pontifical ou de droit diocésain désirent, pour la célébration conventuelle ou communautaire, célébrer dans leurs oratoires propres la Messe selon l'édition du Missel romain promulguée en 1962, cela leur est permis. Si une communauté particulière ou tout l'Institut ou Société veut avoir de telles célébrations souvent ou habituellement ou de façon permanente, cette façon de faire doit être déterminée par les Supérieurs majeurs selon les règles du droit et les lois et statuts particuliers.

Art. 4. Aux célébrations de la Messe dont il est question ci-dessus à l'art. 2 peuvent être admis, en observant les règles du droit, des fidèles qui le demandent spontanément.

Art. 5, § 1. Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l'Evêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l'unité de toute l'Eglise.
Art. 5, § 2. La célébration selon le Missel de Jean XXIII peut avoir lieu les jours ordinaires; mais les dimanches et les jours de fêtes, une Messe sous cette forme peut aussi être célébrée.

Art. 5, § 3. Le Curé peut aussi autoriser aux fidèles ou au prêtre qui le demandent, la célébration sous cette forme extraordinaire dans des cas particuliers comme des mariages, des funérailles ou  des célébrations occasionnelles, par exemple des pèlerinages.

Art. 5, § 4. Les prêtres utilisant le Missel de Jean XXIII doivent être idoines et non empêchés par le droit.

Art. 5, § 5. Dans les églises qui ne sont ni paroissiales ni conventuelles, il appartient au Recteur de l'église d'autoriser ce qui est indiqué ci-dessus.

Art. 6. Dans les Messes selon le Missel de Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.

Art. 7. Si un groupe de fidèles laïcs dont il est question à l'article 5 § 1 n'obtient pas du curé ce qu'ils lui ont demandé, ils en informeront l'Evêque diocésain. L'Evêque est instamment prié d'exaucer leur désir. S'il ne peut pas pourvoir à cette forme de célébration, il en sera référé à la Commission pontificale Ecclesia Dei.

Art. 8. L'Evêque qui souhaite pourvoir à une telle demande de fidèles laïcs, mais qui, pour différentes raisons, en est empêché, peut en référer à la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui lui fournira conseil et aide.

Art. 9, § 1. De même, le curé, tout bien considéré, peut concéder l'utilisation du rituel ancien pour l'administration des sacrements du baptême, du mariage, de la pénitence et de l'onction des Malades, s'il juge que le bien des âmes le réclame.

Art. 9, § 2. Aux Ordinaires est accordée la faculté de célébrer le sacrement de la confirmation en utilisant le Pontifical romain ancien, s'il juge que le bien des âmes le réclame.

Art. 9, § 3. Tout clerc dans les ordres sacrés a le droit d'utiliser aussi le Bréviaire romain promulgué par Jean XXIII en 1962.

Art. 10. S'il le juge opportun, l'Ordinaire du lieu a le droit d'ériger une paroisse personnelle au titre du canon 518, pour les célébrations selon la forme ancienne du rite romain, ou de nommer soit un recteur soit un chapelain, en observant les règles du droit.

Art. 11. La Commission pontificale Ecclesia Dei, érigée par le Pape Jean-Paul II en 1988 5, continue à exercer sa mission. Cette commission aura la forme, la charge et les normes que le Pontife romain lui-même voudra lui attribuer.

Art. 12. Cette commission, outre les facultés dont elle jouit déjà, exercera l'autorité du Saint-Siège, veillant à l'observance et à l'application de ces dispositions.

Tout ce que j'ai établi par la présente Lettre apostolique en forme de Motu Proprio, j'ordonne que cela ait une valeur pleine et stable, et soit observé à compter du 14 septembre de cette année, nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 7 juillet de l'an du Seigneur 2007, en la troisième année de mon pontificat ".

Notes:

1 Ordonnancement général du Missel romain, 3 éd., 2002, n. 397.
2 Jean-Paul II, Lett. ap.: Vicesimus Quintus Annus, 4 décembre 1988, n. 3: AAS 81 (1989), 899.
3 Ibid.
4 Pie X, Lett. ap. sous forme de Motu Proprio: Abhinc Duos Annos, 23 octobre 1913: AAS 5 (1913), 449-450; cfr. Jean-Paul II, Lett. ap.: Vicesimus Quintus Annus, n. 3: AAS 81 (1989), 899.
5 Cfr Jean-Paul II, Lett.ap. sous forme de Motu Proprio: Ecclesia Dei, 2 juillet 1988, n. 6: AAS 80 (1988), 1498.
BXVI-MP/…/SUMMORUM PONTIFICUM                                VIS 20070707 (1790)


vendredi 6 juillet 2007

AVIS

CITE DU VATICAN, 6 JUL 2007 (VIS). Demain, samedi 7 juillet, le VIS diffusera exceptionnellement un bulletin pour rendre compte de la Lettre apostolique sous forme de Motu Proprio, intitulée Summorum Pontificum et " relative à l'usage de la liturgie romaine antérieure à la réforme de 1970 ".
…/…/…                                                   VIS 20070706 (40)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 6 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.António José da Rocha Couto, SMP, Auxiliaire de l'Archevêque de Braga  (Portugal). L'Evêque élu, né en 1952 à Vila Boa do Bispo (Portugal) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Supérieur général de la Société portugaise des missions.
NEA/.../DA ROCHA COUTO                                                          VIS 20070706 (60)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 6 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audiences séparées:

-Le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-Le Cardinal Franc Rodé, CM, Préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

-Le Cardinal Renato Raffaelle Martino, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax et du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants.
AP/.../...                                                                        VIS 20070706 (90)

DECRETS DE LA CONGREGATION POUR LES CAUSES DES SAINTS

CITE DU VATICAN, 6 JUL 2007 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience concédée au Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Saint-Père a autorisé la publication des décrets suivants:

 MIRACLES ATTRIBUES à l'intercession des bienheureux:

 -Gaetano Errico, prêtre italien (1791-1860), profès fondateur des Missionnaires des Sacrés Coeurs de Jésus et Marie.

-Maria Bernarda Bütler (au siècle Verena), religieuse suissesse (1848-1924), fondatrice des Missionnaires franciscaines de Marie Auxiliatrice.
   
MIRACLES ATTRIBUES à l'intercession des serviteurs de Dieu:

-Marie Rose Flesch (au siècle Margaret), religieuse allemande (1826-1906), fondatrice des Franciscaines de Notre-Dame des Anges.

 -Candelaria de San José Paz Castillo Ramírez (au siècle Susana), religieuse vénézuélienne (1863-1940), fondatrice des Carmélites du tiers-ordre régulier au Venezuela.

-Marta Maria Wiecka, religieuse polonaise (1874-1904), professe des Filles de la Charité.

-Giuseppina Nicoli, religieuse italienne (1863-1924), de l'Institut des Filles de la Charité.

-Ceferino Namuncurá, laïc argentin (1886-1905), élève de la Société de St.François de Sales.

MARTYR des bienheureux :

-Antonio Primaldo et ses compagnons laïques, assassinés le 13 août 1480 en Otranto (Italie).
  
VERTUS HEROIQUES des serviteurs de Dieu:

-Marco Antonio Barbarigo (1640-1706), Cardinal italien, Evêque de Montefiascone et Corneto (Tarquinia).

-Luca Passi, prêtre italien (1789-1866), fondateur des Sœurs enseignantes de St.Dorothée.

-Ignacia del Espíritu Santo, religieuse philippine (1663-1748), fondatrice des Religieuses de la Bienheureuse Vierge Marie.

-Leopoldina Naudet, fondatrice italienne (1773-1834) des Religieuses de la Sainte Famille de Vérone.

-Santina di Gesù Scribano (au siècle Emanuela Giovanna), religieuse italienne, professe des Soeurs du Sacré Cœur (1917-1968).

-Emilia Schneider (au siècle Julia), religieuse allemande (1820-1859), professe des Filles de la Croix.

-Jérôme Le Royer de la Dauversière, père de famille français (1597-1659), fondateur des Filles de St.Joseph de La Flèche (Religieuses hospitalières de St.Joseph).

-Hildegarde Burjan, mère de famille allemande (1883-1933), fondatrice des Religieuses de la Charité sociale.
CCS/DECRETS/SARAIVA                                       VIS 20070706 (320)

BUDGET 2006 POSITF POUR LE SAINT-SIEGE


CITE DU VATICAN, 6 JUL 2007 (VIS). Le Cardinal Sergio Sebastiani, Président de la Préfecture pour les affaires économiques, a annoncé que le budget global du Saint-Siège pour l'exercice 2006 présente un excédant de 2,4 millions d'Euro, ce qui est un résultat positif inférieur aux deux précédents (9,7 millions en 2005 et 3,1 millions en 2004).

  Pour les activités institutionnelles du Saint-Siège (Secrétairerie d'Etat, Congrégations, Conseils, Tribunaux, Synode des Evêques et autres), le Président a toutefois signalé un déficit d'environ 31 millions d'Euro, soit moins qu'en 2005 (36,9 millions).

  Le Cardinal Sebastiani précise ensuite que le secteur des activités financières (7 administrations dont la principale est la Section extraordinaire de l'Administration du Patrimoine du Siège apostolique) a obtenu un positif de 13,7 millions d'Euro, contre les 43,3 de 2005. Cette flexion de 29 millions est principalement due à brusque et importante inversion de tendance des fluctuations du change, de l'US$ principalement.

   Le secteur immobilier a clos avec un nouveau bénéfice de 32,3 millions d'Euro (22,4 millions de 2005), contre un coût de 27 millons pour 59,3 d'entrées.

  L'activité des quatre institutions des moyens de communications en relation avec le Saint-Siège (Radio Vatican, Typographie vaticane/L'Osservatore Romano, Librairie Editrice et Centre de Télévision du Vatican) présente un déficit de 12,8 millions d'Euro, largement du aux résultats négatifs de la Radio (23,8 millions) et de l'Osservatore Romano (4,4 millions). Par contre, la Tipographie dégage un bénéfice de 1,3 millions et le CTV de 421.000 Euro. Quant à la LEV, elle a clôturé 2006 avec un actif de 1,3 millions d'Euro. Le Cardinal a rappelé à ce propos que la tutelle et la gestion des écrits du Saint-Père sont désormais confiées à cet organisme.

  Le dernier volet budgétaire, relatif à d'autres revenus et dépenses, présente un solde positif de 184.000 Euro, contre les moins 7 millions de 2005, qui reflétait le coût restant de la Sede Vacante.

  Le Président de la Préfecture a enfin rappelé que, le 2 juillet, le Cardinal Secrétaire d'Etat a présidé la 41 réunion du Conseil cardinalice pour l'étude des questions économico-structurelles du Saint-Siège, au cours de laquelle ont été exposés et commentés les budgets du Saint-Siège et de l'Etat  de la Cité du Vatican, lui-aussi en excédant de 21,8 millions d'Euro pour 2006 (29,6 en 2005).

  Quant à l'Obole de St.Pierre, fonds destiné à la charité du Saint-Père, elle a considérablement augmenté pour atteindre 74,6 millions d'Euro (101,9 millions d'US$), contre les 46,7 de 2005.
OP/FINANCES SAINT-SIEGE/SEBASTIANI                                       VIS 20070706 (420)


jeudi 5 juillet 2007

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 5 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audiences séparées:

-Le Cardinal Sergio Sebastiani, Président de la Préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège.

-Neuf prélats de la Conférence épiscopale de la République dominicaine en visite Ad Limina:

    -Le Cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, Archevêque de Santo Domingo, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Amancio Escapa Aparicio, OCD, et Mgr.Pablo Cedano Cedano, ainsi que de son ex Auxiliaire, Mgr.Francisco José Arnáiz Zarandona, SJ.

    -Mgr.Rafael Leonidas Felipe y Núñez, Evêque de Barahona, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Fabio Mamerto Rivas Santos, SDB.

    -Mgr.Gregorio Nicanor Peña Rodríguez, Evêque de Nuestra Señora de la Altagracia en Higüey.

    -Mgr.José Dolores Grullón Estrella, Evêque de San Juan de la Maguana.

    -Mgr.Francisco Ozoria Acosta, Evêque de San Pedro de Macorís.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Francisco Arinze, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. 
AP:AL/.../...                                                           VIS 20070705 (150)

VISITE DES EVEQUES DOMINICAINS


CITE DU VATICAN, 5 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les membres de la Conférence épiscopale dominicaine à la conclusion de leur visite Ad Limina, auxquels il a rappelé que leur priorité du ministère est de faire pénétrer en profondeur dans la société la vérité sur le Christ et celle sur l'homme.

  Benoît XVI a reconnu que cette mission délicate se déroule auprès d'un peuple ouvert et sensible à la Bonne Nouvelle. Même si la République dominicaine ressent les symptômes de la sécularisation et que pour beaucoup " Dieu n'est ni l'origine ni le but ultime de la vie, le peuple a encore une âme profondément chrétienne ".

  " La nouvelle évangélisation a pour objectif premier la famille… C'est pourquoi l'Eglise assiste les familles dans les grandes questions auxquelles la famille est confrontée… Elle les encourage dans la foi à s'enraciner dans un projet de vie chrétien souvent menacé ".

  Puis le Pape a rappelé que " l'Eglise entend que la famille soit le lieu de la naissance et de l'éducation à la vie, de préparation par des parents aimant à de saines relations sociales et à de saines valeurs morales dans une société marquée par l'hédonisme et même l'indifférence religieuse ".

  Rappelant ensuite que les pouvoirs publics doivent accentuer leur soutien aux familles, le Pape a dit ne pas ignorer " les difficultés rencontrées par l'institution familiale en République dominicaine, avec notamment le divorce, les pressions en faveur de l'avortement légal, l'accroissement des unions libres en désaccord avec le dessein de Dieu " et la sacralité du mariage.

  A propos des vocations sacerdotales et religieuses, Benoît XVI a affirmé qu'elles constituent une priorité pour les évêques et un engagement fondamental pour le peuple chrétien. " Outre une solide formation, un examen sérieux de la maturité humaine et chrétienne des séminaristes est indispensable, et ce afin de les préparer au mieux à leur futur ministère ".

  Rappelant que les évêques dominicains sont attentifs à l'accueil des dominicains à l'étranger, le Saint-Père a encouragé ses hôtes à accueillir aussi avec générosité les haïtiens qui migrent dans leur pays à la recherche d'une vie meilleure pour leurs familles.

  Puis il a indiqué que l'évangélisation de la culture " est une démarche qui ne peut se passer des médias. Tous ces moyens de communication peuvent être de grande utilité pour diffuser plus amplement l'Evangile, et cette mission incombe tout particulièrement aux laïcs ".

  Le Saint-Père a alors insisté sur la nécessité de donner aux laïcs une bonne formation religieuse, " qui leur permette de répondre aux nombreux enjeux de la société. C'est à eux qu'il revient de diffuser les valeurs humaines et chrétiennes qui éclairent la politique, l'économie et la culture afin de bâtir une société plus juste et plus équitable, en accord avec la doctrine sociale de l'Eglise ".

  " En accord avec l'éthique et la morale -a conclu Benoît XVI- ils doivent donner l'exemple de l'honnêteté dans la gestion des affaires publiques face à une corruption diffuse qui touche jusqu'au pouvoir politique, économique et administratif ".
AL/…/REPUBLIQUE DOMINICAINE                             VIS 20070705 (520)


mercredi 4 juillet 2007

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 4 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé l'Abbé Emmanuel Kanyama, Evêque de Dedza  (superficie: 4.250, population: 1.562.386, catholiques: 449.632, prêtres: 37, religieux: 108), au Malawi. L'Evêque élu, né en 1962 à Dedza (Malawi) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Professeur au séminaire de Kachebere.

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Félix-Eugêne Mkhori à la charge pastorale du diocèse de Lilongwe ( Malawi). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Rémi-Joseph Sainte-Marie, M.Afr.
NER:RE/.../KANYAMA :MKHORI :SAINTE-MARIE                                 VIS 20070704 (90)

PREPARER SYDNEY 2008


CITE DU VATICAN, 4 JUL 2007 (VIS). En fin d'audience générale, Benoît XVI a encouragé la jeunesse catholique à se préparer à la prochaine Journée mondiale de la jeunesse, qui se tiendra en juillet 2008 à Sydney (Australie). Ce sera, a-t-il dit, " une magnifique fête de la foi. Prenez donc une part active à la vie de vos paroisses et à celle de vos diocèses afin d'être spirituellement prêts à faire une nouvelle expérience et à percevoir plus profondément ce en quoi nous croyons et qui nous réunira à Sydney dans un an ".

  " Je sais que les autorités publiques et ecclésiales, ainsi que de nombreux jeunes australiens travaillent activement pour que ce soit un événement exceptionnel, ce dont je les remercie de tout cœur ". Puis le Saint-Père a rappelé que la Journée mondiale " est plus qu'un événement. C'est un moment de renouveau spirituel au bénéfice de la société toute entière ".

  " Nombre d'entre-vous ont des amis dénués de véritables idéaux, parfois même lancés dans une recherche vaine de nouvelles expériences. Amenez les à cette journée mondiale avec vous! Contre la tendance au sécularisme, de nombreux jeunes découvrent avec satisfaction la bonté véritable, le beau et le vrai. Comme témoins, aidez-les à rechercher l'Esprit Saint ".

  Le Pape a conclu en demandant aux jeunes d'être des témoins valables et de diffuser la lumière du Christ qui " donne un sens à toute la vie, la joie et le bonheur que chacun de nous recherche ".
AG/JOURNEE JEUNESSE/SYDNEY                                 VIS 20070704 (260)


PROFIL DE SAINT BASILE


CITE DU VATICAN, 4 JUL 2007 (VIS). Saint Basile, que les textes liturgiques byzantins comparent à une lampe de l'Eglise, a été l'objet de la catéchèse de Benoît XVI durant l'audience générale, tenue Salle-Paul VI en présence de 12.000 personnes, après un salut aux autres visiteurs dans la basilique vaticane.

  Basile, né vers 330, était insatisfait de sa vie mondaine et attiré par le Christ. " Il choisit la vie monastique, faite de prière et de méditation de l'Ecriture, des écrits des Pères de l'Eglise, d'exercice de la charité… Tant en occident qu'en orient on admira sa sainteté de vie, la solidité de sa doctrine et ses capacités spéculatives comme pratiques ".

  Ce saint, qui devint évêque de Césarée de Cappadoce en 370, développa une grande activité pastorale, théologique et littéraire, tant par ses prédications que par ses écrits. " Il favorisa la création de nombreuses fraternités et communautés de fidèles consacrés, qu'il visita régulièrement ".

  Basile " est l'un des pères du monachisme…ayant créé une forme particulière de ce dernier avec les monastères non séparés de l'Eglise locale mais ouvert sur sa communauté... Ses moines, membres de l'Eglise locale constituaient le noyau encourageant les fidèles à suivre le Christ dans la prière mais aussi dans l'amour qui se fait charité. Ils dirigeaient des écoles, des dispensaires, assistaient les pauvres et faisaient preuve ainsi de l'authenticité de leur vie chrétienne ".

  Evêque et pasteur, Basile " était attentif aux difficultés matérielles de ses fidèles, dénonçait vivement les injustices…et intervenait auprès des autorités en faveur de la population… Il veillait sur la liberté de l'Eglise et s'opposait même parfois aux puissants pour défendre le droit de professer la vraie foi… Il montrait par sa vie que Dieu est amour et charité, et ses fondations en faveur des pauvres peuvent être considérées comme les modèles de nos institutions hospitalières ".

  " Convaincu que la charité est preuve de la foi ", Basile " plaçait la liturgie au cœur de sa vie ". Ainsi fut-il aussi un sage réformateur liturgique…et encouragea notamment les fidèles à connaître les psaumes… Il s'opposa aux hérétiques et oeuvra sans cesse à réduire les divisions internes à l'Eglise ".

  Selon son propre programme, a ajouté le Saint-Père, Basile fut " apôtre et ministre du Christ, un héraut du Royaume, un modèle de piété…, un pasteur des brebis du Christ, un médecin attentif, un père nourricier…, un ouvrier dans le champ de Dieu, un bâtisseur d'églises ".

  " Voilà le programme qu'il nous a laissé, aux annonciateurs de la Parole avant tout ". Basile, a conclu le Pape, fut un homme " qui sût montrer ce qu'être réellement chrétien signifie ".
AG/SAINT BASILE/…                                         VIS 20070704 (430)


IN MEMORIAM

CITE DU VATICAN, 4 JUL 2007 (VIS). Voici les données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines :

-Mgr.Yves-Marie Dubigeon, Evêque émérite de Sées (France), le 24 juin à 80 ans.

-Mgr.Rudolf Maria Koppmann, OMI (Allemagne), ex Vicaire apostolique de Windhoek (Namibie), le 24 juin à 94 ans.

-Mgr.Jacques Mbali, Evêque émérite de Buta (République démocratique du Congo), le 24 juin à 86 ans.

-Mgr.Adrian Mung'andu, Archevêque émérite de Lusaka (Zambie), le 25 juin 87 à ans.

-Mgr.Alojzij Sustar, Archevêque émérite de Ljubljana (Slovénie), le 29 juin à 86 ans.
…/DECES/…                                             VIS 20070704 (100)

mardi 3 juillet 2007

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 3 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-Mgr.Angel San Casimiro Fernández, OAR, Evêque d'Alajuela (superficie: 2.381, population: 662.520, catholiques: 551.100, prêtres: 101, diacres: 1, religieux:  83), au Costa Rica. Jusqu'ici Evêque de Ciudad Quesada (Costa Rica), il succède à Mgr.José Rafael Barquero Arce, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée  pour limite d'âge.

-Mgr.Daniel Eugene Hurley, Evêque de Darwin (superficie: 1.352.212, population: 202.793, catholiques: 15.072, prêtres: 28, diacres: 3, religieux: 97), en Australie. Jusqu'ici Evêque de Port Pirie (Australie), il succède à Mgr.Edmund J.P. Collins, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Francesco Lambiasi, Evêque de Rimini (superficie: 781, population: 326.435, catholiques: 303.435, prêtres: 225, diacres: 23, religieux: 557), en Italie. Jusqu'ici Assistant ecclésiastique général de l'Action catholique italienne, il succède à Mgr.Mariano De Nicoló, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Mgr.Luis Adriano Piedrahita Sandoval, Evêque d'Apartadó (superficie: 21.000, population: 516.000, catholiques: 362.000, prêtres: 62, religieux: 108), en Colombie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Cali (Colombie).
NER:RE/.../...                                 VIS 20070703 (190)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 3 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier au soir le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne).
AP/.../...                                            VIS 20070703 (30)

LE PAPE EN AUTRICHE LES 7-9 SEPTEMBRE


CITE DU VATICAN, 3 JUL 2007 (VIS). Benoît XVI effectuera un bref voyage apostolique en Autriche, du 7 au 9 septembre prochain, pour le 850 anniversaire de la fondation du sanctuaire de Mariazell.

  La visite de ce sanctuaire marial des préalpes autrichiennes, le plus populaire de l'Europe centrale, aura lieu le 8, fête de la nativité de la Vierge.

  Ce sera le second voyage extra italien de 2007, le Saint-Père s'étant rendu au Brésil en mai (Sao Paulo et Aparecida), à l'occasion de la V Conférence générale de l'épiscopat latino-américain et caraïbe.

  Les jours prochains sera précisé le programme du voyage en Autriche.
OP/VOYAGE APOSTOLIQUE AUTRICHE/...                 VIS 20070703 (120)


lundi 2 juillet 2007

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 2 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse d'Alaminos (Philippines) présentée par Mgr.Jesus A.Cabrera en conformité au canon 401,2 du CIC. Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Mario M.Peralta.

-Nommé l'Abbé Otto Separy, Auxiliaire de l'Evêque d'Aitape (Papouasie-Nouvelle Guinée). L'Evêque élu, né en 1957 à Kubila (Papouasie-Nouvelle Guinée) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Chancelier du diocèse de Wewak.

  Samedi dernier, 30 juin, il avait:

-Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.László Huzsvár à la charge pastorale du diocèse de Zrenjanin (Serbie).

-Accepté la renonciation de Mgr.Maurizio Galli à la charge pastorale du diocèse de Fidenza (Italie), en conformité au canon 401,2 du CIC.

-Nommé l'Abbé Domenico Cornacchia, Evêque de Lucera-Troia (superficie: 1.337, population: 71.031, catholiques: 70.000, prêtres: 81, diacres: 5, religieux: 114), en Italie. L'Evêque élu, né en 1950 à Altamura (Italie) et ordonné prêtre en 1976, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Rédempteur à Altamura (Italie). Il succède à Mgr.Francesco Zerrillo, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Nommé Mgr.Michael Mulhall, Evêque de Pembroke (superficie: 20.000, population: 132.000, catholiques: 65.825, prêtres: 68, diacres: 7, religieux: 131), au Canada. L'Evêque élu, né en 1962 à Pembroke (Canada) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Peterborough (Canada).

-Nommé Mgr.Peter Remigius, Evêque de Kottar (superficie: 1.665, population: 1.738.250, catholiques: 472.455, prêtres: 258, religieux: 724), en Inde. Il était jusqu'ici Evêque de Kumbakonam (Inde).

-Nommé Mgr.Julius Sullan Tonel, Evêque-Prélat d'Ipil (superficie: 4.850, population: 622.000, catholiques: 406.000, prêtres: 35, religieux: 47), aux Philippines. L'Evêque élu, né en 1956 à Davao City (Philippines) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Vicaire général du diocèse de Davao (Philippines).

-Nommé le P.Cástor Oswaldo Azuaje Pérez, OCD, Auxiliaire de l'Archevêque de Maracaibo (Venezuela). L'Evêque élu, né en 1951 à Maracaibo (Venezuela), a prononcé ses vœux religieux en 1974 et a été ordonné prêtre en 1975. Il était jusqu'ici Délégué général de son ordre pour le Venezuela.
RE:NER :NEA/.../...                                                            VIS 20070702 (340)


AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 2 JUL 2007 (VIS). Le Saint-Père a reçu aujourd'hui en audiences séparées:

-Le Cardinal Antonio María Rouco Varala, Archevêque de Madrid (Espagne).

-Sept prélats de la Conférence épiscopale de la République dominicaine en visite Ad Limina:

    -Mgr.Ramón Benito de la Rosa y Carpio, Archevêque de Santiago de los Caballeros.

    -Mgr.Antonio Camino Espinal de León, Evêque de La Vega, accompagné de son prédécesseur, Mgr.JerónimoTomá Abreu Herrera.

    -Mgr.Julio César Corniel Amaro, Evêque de Puerto Plata.

    -Mgr.Jesús María De Jesús Moya, Evêque de San Francisco de Macorís.

    -Mgr.Freddy Antonio de Jesús Bretón Martínz, Evêque de Baní.

-Mgr.Michele De Ruberto, Secrétaire de la Congrégation pour les causes des saints.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques. 

  Samedi dernier, 30 juin, il avait successivement reçu:

-Le Cardinal Alfonso López Trujillo, Président du Conseil pontifical pour la famille.

-Le Cardinal Silvano Piovanelli.

-M.Sunny Ebeny Kingsley, Ambassadeur du Nigéria, en visite de congé.

-M.Philip McDonagh, Ambassadeur d'Irlande, en visite de congé.
AP:AL/.../...                                                                     VIS 20070702 (180)

EN BREF


LORS DE L'AUDIENCE AUX 46 ARCHEVEQUES métropolitains (24 pays) auxquels il a remis hier le Pallium, Benoît XVI a suggéré que les croix ornant cet insigne rappellent "aux membres des différentes communautés chrétiennes qu'elles ont à témoigner, par la parole et leur vie, du Christ ressuscité, dans une fidélité accrue à l'Eglise, faisant ainsi des catholiques l'a où ils sont les missionnaires de l'Evangile".

DANS UNE LETTRE LATINE DATEE DU 1 MAI DERNIER, le Saint-Père a nommé le Cardinal Friedrich Wetter, Archevêque émérite de Munich-Freising (Allemagne), son Envoyé spécial au millénaire du diocèse de Bamberg (8 juillet). Le Cardinal sera accompagné par le Chanoine Gerhard Forch, Curé de la cathédrale de Bamberg, et par Mgr.Michael Hofmann, Curé de la paroisse de Tous les Saints de Nüremberg.

LE PAPE a écrit au Cardinal Jean-Pierre Ricard, Archevêque de Bordeaux et Président de la Conférence épiscopale française, à l'occasion du premier centenaire du premier camp scout (GB, 1er août 1907). Benoît XVI y évoque le fondateur des Scouts catholiques, le P.Jacques Sevin, SJ, et rappelle que le mouvement propose aux jeunes "une pédagogie qui forme en eux une personnalité forte, fondée sur le Christ et désireuse de vivre des idéaux élevés de foi et de solidarité humaine".
.../EN BREF/...                                             VIS 20070630 (210)


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