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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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samedi 19 avril 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 19 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

 -L'Abbé Edward Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio (superficie: 81.321, population: 671.000, catholiques: 316.590, prêtres: 27, religieux: 32), au Soudan. L'Evêque élu, né en 1964 à Source Yubu (Soudan) et ordonné prêtre en 1994, était jusqu'ici Professeur au séminaire St.Paul de Khartoun (Soudan).

-Mgr.Peter J.Kairo, Archevêque de Nyeri (superficie: 7.823, population: 178.000, catholiques: 71.400, prêtres: 80, religieux: 287), au Kenya. Il était jusqu'ici Evêque de Nakuru (Kenya).

-Mgr.Hubert Brenbrinker, Auxiliaire de l'Archevêque de Paderborn (Allemagne). L'Evêque élu, né en 1950 et ordonné prêtre en 1977, était Directeur de la catéchèse de ce même diocèse. 
NER:NEA/.../KUSSALA:KAIRO:BRENBRINKER                         VIS 20080419 (110)

PROGRAMME DE SAMEDI DIMANCHE


CITE DU VATICAN, 19 AVR 2008 (VIS). En ce troisième anniversaire de son élection, Benoît XVI célèbre une messe à 9 h 15' locales (15 h 15' de Rome) en la cathédrale de New-York pour les prêtres, religieuses et religieux. Il se rendra plus tard, à 16 h, au séminaire St.Joseph, où il saluera d'abord un groupe de jeunes handicapés. Puis, sur le terrain de sport, le Pape rencontrera  les séminaristes et d'autres jeunes. De retour à sa résidence pour dîner avec le personnel de la mission permanente du Saint-Siège près l'ONU.

  Demain dimanche 20, dernier jour du voyage apostolique aux Etats-Unis, Benoît XVI se rendra à 9 h 30' locales à Ground Zero, le site des tours jumelles dont la destruction lors de l'attentat du 11 septembre 2001 causa la mort de 2.896 personnes. A 14 h 30', il célébrera une messe au Yankee Stadium, qui peut accueillir 60.000 personnes. Trois heures plus tard, le Saint-Père gagnera l'aéroport international John Fitzgerald Kennedy, où se déroulera  à 20 h locales la cérémonie de congé. L'avion papal, qui devrait décoller à 20 h 30' (2 h 30' de lundi à Rome), est attendu à l'aéroport romain de Ciampino à 10 h 45' de lundi 21 avril.
PV-USA/SAMEDI DIMANCHE/NEW-YORK                         VIS 20080419 (220)


TEMOIGNER DES RAISONS DE L'ESPERANCE


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). A 18 h locales, le Saint-Père a participé à une rencontre œcuménique en l'église St.Joseph de New-York, à laquelle étaient présents 250 représentants de 10 confessions chrétiennes. Au début de son discours, il a fait part de son intérêt pour "l'œuvre inestimable de tous ceux qui sont engagés dans l'œcuménisme" aux Etats-Unis: le National Council of Churches, le Christian Churches Together, le Catholic Bishops's Secretariat for Ecumenical and Interreligious Affairs, et d'autres encore. La contribution apportée au mouvement oecuménique par les chrétiens des Etats-Unis -a-t-il dit- est connue dans le monde entier". 

  Comme conséquence de la globalisation, a dit Benoît XVI, il existe "un sentiment croissant de relation et d'interdépendance entre les peuples, même quand, en raison des limites géographiques et culturelles, ils sont distants les uns des autres... Par ailleurs, on ne peut pas nier que les changements rapides qui se succèdent dans le monde présentent aussi quelques signes désagréables de fragmentation et de repli dans l'individualisme". Puis il a fait part de sa préoccupation pour "la diffusion de l'idéologie séculariste qui atteint et même repousse la vérité transcendante. La possibilité même d'une révélation divine, et donc de la foi chrétienne, est souvent remise en cause et débattue par des tendances de pensée très répandues dans les milieux universitaires, dans les médias et dans l'opinion publique. Pour ces raisons, un fidèle témoignage de l'Evangile est plus nécessaire que jamais. Il faut que les chrétiens donnent une raison de leur espérance avec clarté ".

  "Souvent, les non-chrétiens, après avoir vu la fragmentation des communautés chrétiennes, sont, à juste titre, troublés par le message même de l'Evangile. Parfois les croyances et les comportements chrétiens sont modifiés à l'intérieur des communautés par ce que l'on appelle des "actions prophétiques", basées sur une herméneutique qui n'est pas toujours en accord avec l'Ecriture et la tradition. En conséquence, les communautés renoncent à agir comme un corps uni, et préfèrent agir, en revanche, selon le principe des "options locales". Benoît XVI a alors souligné que "face à ces difficultés, nous devons rappeler, tout d'abord, que l'unité de l'Eglise dérive de l'unité parfaite de la Trinité". Il a ensuite rappelé, en se référant aux apôtres, que "la dernière efficacité de leur prédication...dépendait de l'action de l'Esprit qui confirmait leur témoignage autorisé".

  "Si la force du Kerigma -a-t-il poursuivi- n'a rien perdu de son dynamisme intérieur, nous devons nous demander si elle n'a pas perdu de sa force par une mise au point relativiste de la doctrine chrétienne similaire à celle que nous trouvons dans les idéologies sécularisées qui soutiennent que seule la science est "objective" et relèguent complètement la religion à la sphère subjective du sentiment de l'individu". Bien que "les découvertes scientifiques et ses réalisations à travers le génie humain offrent à l'humanité, sans aucun doute, de nouvelles possibilités d'améliorations, cela ne signifie pas que ce qui "peut être connu" doive se limiter à ce qui est vérifiable empiriquement, ni que la religion est confinée au règne changeant de "l'expérience personnelle".

  "L'acceptation de cette ligne de pensée erronée -a ajouté le Saint-Père- porterait les chrétiens à croire que, dans la présentation de la foi chrétienne, il n'est pas nécessaire de souligner la vérité objective, parce qu'il n'y a qu'à suivre sa propre conscience et choisir la communauté qui correspond le mieux à ses goûts personnels. Le résultat en est une prolifération continuelle de communautés, qui, fréquemment, évitent les structures institutionnelles et minimisent l'importance du contenu doctrinal pour la vie chrétienne". Il a alors assuré aux représentants des différentes confessions chrétiennes que c'est "seulement" en restant fermes "dans un enseignement sûr que nous réussirons à répondre aux défis qui nous assaillent dans un monde changeant. C'est seulement ainsi que nous donnerons un témoignage ferme de la vérité de l'Evangile et de son enseignement moral. C'est le message que le monde espère entendre de nous".

  Benoît XVI a ajouté que "comme les premiers chrétiens, nous avons la responsabilité de donner un témoignage transparent des "raisons de notre espérance", de façon à ce que les yeux de tous les hommes de bonne volonté s'ouvrent pour voir que Dieu a manifesté son visage et nous a permis d'accéder à sa vie divine à travers Jésus-Christ. Lui seul est notre espérance!". En conclusion de la rencontre il a demandé qu'elle "soit un exemple de l'importance de la prière dans le mouvement œcuménique; ainsi, sans prière, les structures, les institutions et les programmes œcuméniques seraient dépourvus de cœur et d'âme".
PV-USA/RENCONTRE OECUMENIQUE/NEW-YORK                     VIS 20080419 (760)


VISITE A LA SYNAGOGUE


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). A 17 h 15' locales, Benoît XVI s'est rendu à la synagogue de Park East, construite en 1889, qui est notamment un important centre d'éducation et d'assistance de la communauté juive de New-York. Son Rabbin, M.Arthur Schneider, qui est un survivant autrichien de l'Holocauste, est également Président de la Fondation Appeal of Conscience qui invite à faire de la Croix, du Croissant et de l'Etoile des symboles de paix, de tolérance et de respect. Exprimant sa profonde estime pour la communauté juive locale, le Pape a dit son émotion "à penser que Jésus enfant écoutait l'Ecriture dans un lieu semblable".

  Remerciant le Rabbin de son accueil, le Saint-Père a dit savoir combien sa communauté contribuait à la vie de la ville, l'invitant à poursuivre la construction de liens d'amitié avec toutes les ethnies et religions présentes à New-York. Il a aussi renouvelé ses voeux pour la Pâque juive, assurant la communauté israélite  de sa prière en ayant en mémoire le prodige opéré par Dieu dans la libération du peuple élu.
PV-USA/VISITE SYNAGOGUE/NEW-YORK                         VIS 20080419 (190)


UNIVERSALITE DES DROITS DE L'HOMME


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). A New-York ce matin, Benoît XVI s'est rendu au siège de l'Organisation des Nations-Unies, où l'ont accueilli le Secrétaire-général et le Président de l'Assemblée-générale. Il est le troisième Pape à prendre la parole dans cette enceinte internationale après Paul VI le 4 octobre 1965, et Jean-Paul II les 2 octobre 1979 et 5 octobre 1995. Après un entetien privé avec M.Ban Ki-moon, le Pape a gagné la grande salle pour s'adresser aux délégués des 192 états membres. Voici quelques passages de son intervention:

  "A travers les Nations-Unies, les états ont établi des objectifs universels qui, même s'ils ne coïncident pas avec la totalité du bien commun de la famille humaine, n'en représentent pas moins une part fondamentale. Les principes fondateurs de l'organisation - le désir de paix, le sens de la justice, le respect de la dignité de la personne, la coopération et l'assistance humanitaires - sont l'expression des justes aspirations de l'esprit humain et constituent les idéaux qui devraient sous-tendre les relations internationales... Les Nations-Unies concrétisent l'aspiration à un degré supérieur d'organisation à l'échelle internationale qui doit être inspiré et guidé par le principe de subsidiarité et donc être capable de répondre aux exigences de la famille humaine, grâce à des règles internationales efficaces et à la mise en place de structures aptes à assurer le déroulement harmonieux de la vie quotidienne des peuples. Cela est d'autant plus nécessaire dans le contexte actuel où l'on fait l'expérience du paradoxe évident d'un consensus multilatéral qui continue à être en crise parce qu'il est encore subordonné aux décisions d'un petit nombre, alors que les problèmes du monde exigent, de la part de la communauté internationale, des interventions sous forme d'actions communes".

  "En effet, les questions de sécurité, les objectifs de développement, la réduction des inégalités au niveau local et mondial, la protection de l'environnement, des ressources et du climat, requièrent que tous les responsables de la vie internationale agissent de concert et soient prêts à travailler en toute bonne foi, dans le respect du droit, pour promouvoir la solidarité dans les zones les plus fragiles de la planète. Je pense en particulier à certains pays d'Afrique et d'autres continents qui restent encore en marge d'un authentique développement intégral, et qui risquent ainsi de ne faire l'expérience que des effets négatifs de la mondialisation. Dans le contexte des relations internationales, il faut reconnaître le  rôle primordial des règles et des structures qui, par nature, sont ordonnées à la promotion du bien commun et donc à la sauvegarde de la liberté humaine. Ces régulations ne limitent pas la liberté. Au contraire, elles la promeuvent quand elles interdisent des comportements et des actions qui vont à l'encontre du bien commun, qui entravent son exercice effectif et qui compromettent donc la dignité de toute personne humaine".

  "Nous pensons ici à la manière dont les résultats de la recherche scientifique et des avancées technologiques ont parfois été utilisés. Tout en reconnaissant les immenses bénéfices que l'humanité peut en tirer, certaines de leurs applications représentent une violation évidente de l'ordre de la création, au point non seulement d'être en contradiction avec le caractère sacré de la vie, mais d'arriver à priver la personne humaine et la famille de leur identité naturelle. De la même manière, l'action internationale visant à préserver l'environnement et à protéger les différentes formes de vie sur la terre doit non seulement garantir un usage rationnel de la technologie et de la science, mais doit aussi redécouvrir l'authentique image de la création. Il ne s'agira jamais de devoir choisir entre science et éthique, mais bien plutôt d'adopter une méthode scientifique qui soit véritablement respectueuse des impératifs éthiques".

  "La reconnaissance de l'unité de la famille humaine et l'attention portée à la dignité innée de toute femme et de tout homme reçoivent aujourd'hui un nouvel élan dans le principe de la responsabilité de protéger... Tout état a le devoir primordial de protéger sa population contre les violations graves et répétées des Droits de l'homme, de même que des conséquences de crises humanitaires liées à des causes naturelles ou provoquées par l'action de l'homme. S'il arrive que les états ne soient pas en mesure d'assurer une telle protection, il revient à la communauté internationale d'intervenir avec les moyens juridiques prévus par la Charte des Nations-Unies et par d'autres instruments internationaux. L'action de la communauté internationale et de ses institutions, dans la mesure où elle est respectueuse des principes qui fondent l'ordre international, ne devrait jamais être interprétée comme une coercition injustifiée ou comme une limitation de la souveraineté".

  "Le principe de la responsabilité de protéger était considéré par l'antique Ius Gentium comme le fondement de toute action entreprise par l'autorité envers ceux qui sont gouvernés par elle... Aujourd'hui comme alors, un tel principe doit faire apparaître l'idée de personne comme image du Créateur, ainsi que le désir d'absolu et  l'essence de la liberté. Le fondement des Nations-Unies, nous le savons bien, a coïncidé avec les profonds bouleversements dont a souffert l'humanité lorsque la référence au sens de la transcendance et à la raison naturelle a été abandonnée et que par conséquent la liberté et la dignité humaine furent massivement violées... Face à des défis nouveaux répétés, c'est une erreur de se retrancher derrière une approche pragmatique, limitée à mettre en place des bases communes, dont le contenu est minimal et dont l'efficacité est faible".

  "La référence à la dignité humaine, fondement et fin de la responsabilité de protéger, nous introduit dans la note spécifique de cette année, qui marque le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'homme. Ce document était le fruit d'une convergence de différentes traditions culturelles et religieuses, toutes motivées par le désir commun de mettre la personne humaine au centre des institutions, des lois et de l'action des sociétés, et de la considérer comme essentielle pour le monde de la culture, de la religion et de la science. Les droits de l'homme sont toujours plus présentés comme le langage commun et le substrat éthique des relations internationales. Tout comme leur universalité, leur indivisibilité et leur interdépendance sont autant de garanties de protection de la dignité humaine. Mais il est évident que les droits reconnus et exposés dans la Déclaration s'appliquent à tout homme, cela en vertu de l'origine commune des personnes, qui demeure le point central du dessein créateur de Dieu pour le monde et pour l'histoire. Ces droits trouvent leur fondement dans la loi naturelle inscrite au cœur de l'homme et présente dans les diverses cultures et civilisations. Détacher les droits humains de ce contexte signifierait restreindre leur portée et céder à une conception relativiste, pour laquelle le sens et l'interprétation des droits pourraient varier et leur universalité pourrait être niée au nom des différentes conceptions culturelles, politiques, sociales et même religieuses".

  "A la fois nationale et internationale, la vie de la communauté met clairement en évidence que le respect pour les droits et pour les garanties qui leur sont attachées sont la mesure du bien commun, utilisée pour apprécier le rapport entre justice et injustice, développement et pauvreté, sécurité et conflits... Le mérite de la Déclaration universelle a été d'ouvrir à des cultures, à des expressions juridiques et à des modèles institutionnels divers la possibilité de converger autour d'un noyau fondamental de valeurs et donc de droits. Mais c'est un effort qui, de nos jours, doit être encore plus soutenu face à des instances qui cherchent à réinterpréter les fondements de la Déclaration et à compromettre son unité interne pour favoriser le passage de la protection de la dignité humaine à la satisfaction de simples intérêts, souvent particuliers".

  "Nous constatons souvent dans les faits une prédominance de la légalité par rapport à la justice quand se manifeste une attention à la revendication des droits qui va jusqu'à les faire apparaître comme le résultat exclusif de dispositions législatives ou de décisions normatives prises par les diverses instances des autorités en charge. Quand ils sont présentés sous une forme de pure légalité, les droits risquent de devenir des propositions de faible portée, séparés de la dimension éthique et rationnelle qui constitue leur fondement et leur fin. La Déclaration universelle a en effet réaffirmé avec force la conviction que le respect des Droits de l'homme s'enracine avant tout sur une justice immuable, sur laquelle la force contraignante des proclamations internationales est aussi fondée. C'est un aspect qui est souvent négligé quand on prétend priver les droits de leur vraie fonction au nom d'une perspective utilitariste étroite. Parce que les droits et les devoirs qui leur sont liés découlent naturellement de l'interaction entre les hommes, il est facile d'oublier qu'ils sont le fruit du sens commun de la justice, fondé avant tout sur la solidarité entre les membres du corps social et donc valable dans tous les temps et pour tous les peuples".

  "A mesure que l'on avance dans l'histoire, de nouvelles situations surgissent et l'on cherche à y attacher de nouveaux droits. Le discernement, c'est-à-dire la capacité de distinguer le bien du mal, est encore plus nécessaire quand sont en jeu des exigences qui appartiennent à la vie et à l'action de personnes, de communautés et de peuples".

  "Le discernement nous amène alors à souligner que laisser aux seuls états, avec leurs lois et leurs institutions, la responsabilité ultime de répondre aux aspirations des personnes, des communautés et de peuples tout entier peut parfois entraîner des conséquences rendant impossible un ordre social respectueux de la dignité de la personne et de ses droits. Par ailleurs, une vision de la vie solidement ancrée dans la dimension religieuse peut permettre d'y parvenir, car la reconnaissance de la valeur transcendante de tout homme et de toute femme favorise la conversion du cœur, ce qui conduit alors à un engagement contre la violence, le terrorisme ou la guerre, et à la promotion de la justice et de la paix. Cela favorise aussi un milieu propice au dialogue interreligieux que les Nations-Unies sont appelées à soutenir comme elles soutiennent le dialogue dans d'autres domaines de l'activité humaine".

  "Les droits de l'homme doivent évidemment inclure le droit à la liberté religieuse, comprise comme l'expression d'une dimension à la fois individuelle et communautaire, perspective qui fait ressortir l'unité de la personne tout en distinguant clairement entre la dimension du citoyen et celle du croyant... Il n'est donc pas imaginable que des croyants doivent se priver d'une partie d'eux-mêmes -de leur foi- afin d'être des citoyens actifs. Il ne devrait jamais être nécessaire de nier Dieu pour jouir de ses droits. Il est d'autant plus nécessaire de protéger les droits liés à la religion s'ils sont considérés comme opposés à une idéologie séculière dominante ou à des positions religieuses majoritaires, de nature exclusive. La pleine garantie de la liberté religieuse ne peut pas être limitée au libre exercice du culte, mais doit prendre en  considération la dimension publique de la religion et donc la possibilité pour les croyants de participer à la construction de l'ordre social".

  "Ma présence au sein de cette assemblée est le signe de mon estime pour les Nations-Unies et elle veut aussi manifester le souhait que l'organisation puisse être toujours davantage un signe d'unité entre les états et un instrument au service de toute la famille humaine. Elle manifeste aussi la volonté de l'Eglise catholique d'apporter sa contribution aux relations internationales d'une manière qui permette à toute personne et à tout peuple de sentir qu'ils ont leur importance".

  "Les Nations-Unies demeurent un lieu privilégié où l'Eglise s'efforce de partager son expérience en humanité, qui a mûri tout au long des siècles parmi les peuples de toute race et de toute culture, et de la mettre à la disposition de tous les membres de la Communauté internationale. Cette expérience et cette activité, qui visent à obtenir la liberté pour tout croyant, cherchent aussi à assurer une protection plus grande aux droits de la personne. Ces droits trouvent leur fondement et leur forme dans la nature transcendante de la personne, qui permet aux hommes et aux femmes d'avancer sur le chemin de la foi et de la recherche de Dieu dans ce monde. Il faut renforcer la reconnaissance de cette dimension si nous voulons soutenir l'espérance de l'humanité en un monde meilleur et si nous voulons créer les conditions pour la paix, le développement, la coopération et la garantie des droits pour les générations à venir".

  Après le discours, le Saint-Père s'est successivement entretenu avec le Président de l'Assemblée et avec celui du Conseil de sécurité, l'ambassadeur macédonien et l'Ambassadeur sud-africain.

  Pour accéder au texte intégral, cliquer
PV-USA/DISCOURS ONU/NEW-YORK                                  VIS 20080419 (2100)


vendredi 18 avril 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

 -Mgr.Julio Parrilla Díaz, Evêque de Loja (superficie: 11.476, population: 575.000, catholiques: 533.000, prêtres: 163, diacres: 2, religieux: 386), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1946 à Orense (Espagne) et ordonné prêtre en 1975, était jusqu'ici Curé de la paroisse de l'Immaculée d'Iñaquito à Quito (Equateur).

-L'Abbé Roger Rakotondrajao, Coadjuteur de l'Evêque de Mahajanga (Madagascar). L'Evêque élu, né en 1960, a été ordonné prêtre en 1990. 
NER:NEC/.../PARRILLA:RAKOTONDRAJAO                                             VIS 20080418 (80)

AVIS

CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). L'importance du discours prononcé à l'ONU par le Saint-Père (en milieu d'après-midi à Rome) et de sa visite à Ground Zero (dimanche après-midi à Rome), rend nécessaire la diffusion de deux bulletins spéciaux samedi 19 et dimanche 20 avril.
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PROGRAMME DU VENDREDI 18


CITE DU VATICAN, 18 AVR 2008 (VIS). Après sa messe privée, le Saint-Père saluera le personnel de la nonciature apostolique, puis à 8 h 45' locales (14 h 45' de Rome) il s'est envolé pour New York où l'avion papal est attendu une heure plus tard. De l'aéroport international John Fitzgerald Kennedy, Benoît XVI gagnera le siège de l'Organisation des Nations-Unies devant l'assemblée de laquelle il prononcera un discours à 10 h 45' locales. L'assemblée représente les 192 états membres de l'ONU et son Président est actuellement l'Ambassadeur macédonien M.Srgjan Kerim. Quant au Secrétaire-général de l'Organisation, il s'agit depuis octobre 2006 du coréen Ban Ki-moon.

  Après la cérémonie, le Pape se rendra pour déjeuner à la résidence de l'Observateur permanent du Saint-Siège près l'ONU. Vers 17 h locales, il se rendra à la Park East Synagogue et, une heure plus tard, en l'église St.Joseph pour une rencontre oecuménique.
PV-USA/ONU:OECUMENISME/...                                 VIS 20080418 (160)


RENCONTRE IMPREVUE

CITE DU VATICAN, 17 AVR 2008 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège indique que, cet après-midi en la chapelle de la nonciature apostolique de Washington, Benoît XVI a rencontré des personnes ayant été victimes de prêtres pédophiles. "Accompagné par le Cardinal Sean P. O'Malley, OFM.Cap., le groupe a prié avec le Saint-Père qui, après leurs récits personnels, leur a exprimé sa compassion en les exhortant à l'espérance. En outre, il a assuré ces personnes de sa prière, pour chacun d'eux, leurs familles et toutes les victimes d'abus sexuels".
OP/RENCONTRE VICTIMES/WASHINGTON                                VIS 20080418 (100)

LA VERITE, OBJECTIF DU DIALOGUE INTER-RELIGIEUX


CITE DU VATICAN, 17 AVR 2008 (VIS). Benoît XVI s'est rendu à 18 h 30' locales au Centre culturel Jean-Paul II de Washington pour rencontrer quelque 200 représentants de cinq communautés religieuses: des juifs, des musulmans, des hindous, des bouddhistes et des jaïnistes. Créé en 1998 à l'initiative de l'archevêque de Washington de l'époque, le Cardinal Joseph Adam Maida, il a été inauguré en 2001 en présence du Président George Bush comme lieu de rencontre, de dialogue et de recherche académique sur les relations entre foi et culture.

  "Ce pays a une longue histoire de collaboration entre les diverses religions dans de nombreux secteurs de la vie publique -a dit le Pape-... des prières interreligieuses durant la fête nationale d'action de grâces, des initiatives communes d'activités caritatives, une voix répartie sur des sujets publics importants. Ce sont là quelques moyens sur lesquels les membres des différentes religions se retrouvent pour améliorer la compréhension réciproque et promouvoir le bien commun". Puis il a rappelé que "les Américains ont toujours apprécié la possibilité de rendre un culte librement et en conformité avec leur conscience... Aujourd'hui, les jeunes...de toutes les religions se sentent proches les uns des autres dans toutes les écoles du pays, en apprenant les uns  avec les autres et les uns des autres. Cette diversité projète les nouveaux défis qui imposent une réflexion profonde sur les principes fondamentaux d'une société démocratique".

  "Il faut que tous considèrent avec valeur votre expérience en se rendant compte qu'une société unie peut être le résultat d'une pluralité de peuples...à condition que tous reconnaissent la liberté religieuse comme un droit civil fondamental," a encore ajouté le Pape."La tâche de défendre la liberté religieuse ne peut jamais être considérée comme achevée -a observé le Pape-... Mettre en tutelle la liberté religieuse à l'intérieur des normes de la loi ne garantit pas que les peuples, en particulier les minorités, se trouvent libres de toutes discriminations et de préjugés. Un effort constant est pour cela nécessaire de la part de tous pour assurer aux citoyens l'opportunité de pratiquer en paix leur culte et de transmettre à leurs enfants leur patrimoine religieux ".

  Quant au dialogue entre les religions, Benoît XVI a souligné qu'à "mesure que la compréhension mutuelle augmente, nous nous rendons compte que nous partageons une même estime pour les valeurs éthiques à portée de la raison humaine, que toutes les personnes de bonne volonté respectent. Le monde demande avec insistance un témoignage commun de ces valeurs. Pour cela, j'invite toutes les personnes religieuses à considérer le dialogue non seulement comme un moyen de renforcer la compréhension réciproque, mais aussi comme une façon de servir plus largement la société". Il a ensuite qualifié de "louable" l'intérêt croissant de nombreux gouvernements pour "patronner les programmes destinés à promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel", mais il a ajouté qu'en même temps "la liberté religieuse, le dialogue interreligieux et la foi proposent un peu plus qu'atteindre un consensus en vu de mettre en place...des stratégies concrètes pour que la paix progresse. Le dialogue a comme objectif plus large la découverte de la vérité... Les chefs spirituels ont le devoir et...la compétence de mettre au premier plan les questions les plus profondes de la conscience, d'éveiller l'humanité au mystère de l'existence humaine, de donner sa place, dans un monde frénétique, à la réflexion et la prière".

  "Vis-à-vis de ces questions profondes qui touchent l'origine et le destin du genre humain -a remarqué le Pape-, les chrétiens proposent Jésus de Nazareth... Le désir ardent de suivre ses traces amène les chrétiens à ouvrir leurs esprits et leurs cœurs au dialogue. Peut-être que dans la tentative, de découvrir nos points communs -a-t-il ajouté- nous avons oublié la responsabilité de discuter calmement et avec clarté de nos différences. Bien que nous unissons toujours nos esprits et nos cœurs à la recherche de la paix, nous devons aussi écouter avec attention la voix de la vérité".
  "Ainsi notre dialogue ne se limitera pas à déterminer un ensemble de valeurs communes -a-t-il conclu- mais nous poussera à persévérer dans la recherche de son fondement. Nous n'avons rien à craindre parce que la vérité révèle la relation essentielle entre le monde et Dieu. Nous pouvons nous rendre compte que la paix consiste en "un don céleste" en ce qu'elle nous appelle à mettre en conformité l'histoire humaine avec l'ordre divin".

  Après cette rencontre, le Saint-Père s'est rendu dans la salle polonaise de l'institution pour y saluer les représentants de la Communauté juive, auxquels il a remis un message d'amitié pour Pesah, la Pâque juive qui débute ce samedi:

  "Au moment de votre célébration la plus solennelle, je me sens particulièrement proche de vous, précisément parce que Nostra Aetate rappelle aux chrétiens de toujours garder en mémoire ceci: l'Eglise a reçu la révélation de l'Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l'antique Alliance... En m'adressant à vous, je souhaite réaffirmer l'enseignement du Concile Vatican II sur les relations entre catholiques et juifs, et confirmer l'engagement de l'Eglise dans le dialogue qui, au cours de ces quarante dernières années, a fondamentalement transformé nos relations, en les améliorant".
   
  "En raison de cette confiance et de cette amitié croissantes, juifs et chrétiens peuvent ensemble se réjouir du sens spirituel profond de la Pâque, comme mémorial de liberté et de rédemption. Chaque année, lorsque nous écoutons le récit pascal, nous revenons à cette nuit bénie de libération. Que ce saint temps de l'année soit un appel adressé à nos deux communautés pour rechercher la justice, la miséricorde, la solidarité avec l'immigré, avec la veuve et l'orphelin, comme Moïse l'a commandé".

  "Ce lien nous permet, à nous, chrétiens, de célébrer parallèlement à vous, selon notre perspective propre, la Pâque de la mort et de la résurrection du Christ, que nous envisageons comme inséparable de votre Pâque, puisque Jésus lui-même a dit: Le salut vient des Juifs. Notre Pâque et votre Pesah, bien que distinctes et différentes, nous unissent dans une commune espérance fondée sur Dieu et sur sa miséricorde".

  "Respectueusement et fraternellement, je demande donc à la Communauté juive d'agréer mes vœux pour Pesah, dans un esprit d'ouverture aux possibilités réelles de coopération qui s'ouvrent devant nous, alors que nous voyons les besoins urgents de notre monde et que nous regardons avec compassion les souffrances de millions de nos frères et sœurs partout sur la terre. Naturellement, notre espérance partagée pour la paix dans le monde comprend le Moyen Orient et, tout particulièrement la Terre Sainte. Puisse la mémoire des miséricordes divines, que juifs et chrétiens célèbrent en ce temps de fête, inspirer à tous les responsables de l'avenir de cette région" où Dieu s'est révélé, "de nouveaux efforts, et spécialement des attitudes nouvelles et la purification des cœurs renouvelée!".
PV-USA/INTER-RELIGIEUX/WASHINGTON                             VIS 20080418 (1140)


EDUCATION ET MISSION DE L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 17 AVR 2008 (VIS). Cet après-midi (23 h de Rome), Benoît XVI a rencontré à la Catholic University de Washington 600 représentants de l'enseignement catholique des Etats-Unis (235 recteurs d'universités et de collèges, 195 responsables diocésains de l'enseignement, les délégués du corps professoral et estudiantin). L'éducation, a-t-il affirmé d'emblée, "fait pleinement partie de la mission de l'Eglise qui est d'annoncer la Bonne Nouvelle".

  "Les nobles objectifs de la formation universitaire et scolaire qui s'enracinent dans l'unité de la vérité et du service à la personne et à la communauté, constituent un puissant instrument contre les doutes personnels, contre la confusion morale ou la fragmentation de la connaissance". Puis le Pape a dit combien il est opportun "de réfléchir sur la spécificité des institutions catholiques. Comment peuvent-elles contribuer au bien de la société par le biais de l'évangélisation, qui est la première mission de l'Eglise".

  Soulignant le fait que "l'identité catholique d'une université ou d'une école ne dépend pas du seul nombre d'étudiants et élèves catholiques", Benoît XVI a dit qu'il s'agissait "d'une question de conviction. Nous sommes certains de ce que le mystère de l'homme ne s'explique que dans le mystère du Verbe Incarné... Mais acceptons-nous la vérité révélée par le Christ? La foi est-elle tangible dans nos universités et écoles?". La crise de vérité actuelle vient de la crise de foi. Or c'est par la foi seule que l'on peut répondre à l'appel de Dieu et le reconnaître en lui le garant de sa propre vérité révélée... La liberté n'est pas une option mais le choix de participer à l'Etre. On ne saurait la trouver en s'éloignant de Dieu".

  Puis le Pape a rappelé que sa mission évangélisatrice engage l'Eglise à oeuvrer pour que l'humanité parvienne à la vérité réalité, qui est utile d'offrir à chaque membre de la société afin que la raison soit purifiée et ouverte à la perspective des fins dernières... Les enseignants chrétiens peuvent protéger les jeunes du positivisme et de ses limites, qui compromet la perception de la vérité, de Dieu et de sa bonté. Ainsi les aidera-t-on à la formation d'une conscience qui, enrichie par la foi, ouvre le chemin de la paix intérieure et du respect d'autrui... Lorsqu'on ne reconnaît rien comme d'absolu au-dessus de la personne, le moi devient le seul critère d'appréciation et de satisfaction de désirs fugaces".

  Saluant alors l'action efficace des autorités académiques, Benoît XVI a dit qu'au-delà de l'Eglise elle sert le pays tout entier, ajoutant "qu'en appeler au principe de la liberté académique pour justifier des positions opposées à la foi et à l'enseignement de l'Eglise constituerait un obstacle et même une trahison de l'identité et de la mission de l'université catholique. Cette mission, qui dérive du Munus Docendi de l'Eglise, ne peut lui être ni autonome ni indépendante. Les dirigeants et les enseignants catholiques de tous niveaux éducatifs ont le devoir et le privilège d'assurer aux élèves la connaissance de la doctrine et la pratique religieuse catholique. Ceci exige une conformation au Christ telle que l'enseigne l'Evangile et la propose le Magistère, qui modèlent tous les aspects de la vie tant au sein des universités et écoles qu'en dehors d'elles. Sans cela l'identité catholique est affaiblie et, au lieu de faire avancer la liberté, on va inévitablement vers la confusion morale, intellectuelle et spirituelle".

  Enfin le Saint-Père a encouragé les catéchistes, religieux comme laïcs, a poursuivre leur service avec fermeté car "l'éducation religieuse constitue un apostolat stimulant face au fait que beaucoup de jeunes désirent mieux connaître la foi, et la pratiquer sérieusement". Il a par ailleurs dit aux prêtres,  religieuses et religieux qu'il ne faut pas abandonner leur "apostolat scolaire. Vous devez -leur -a-t-il dit- renouveler votre engagement au service de l'école, dans les secteurs les plus défavorisés avant tout".
PV-USA/ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE/WASHINGTON                VIS 20080418 (640)


OFFRIR LA RAISON DE L'ESPERANCE


CITE DU VATICAN, 17 AVR 2008 (VIS). A 9 h 30' locales, le Pape est arrivé en automobile au Nationals Park Stadium de Washington, le stade de base-ball le plus moderne des Etats-Unis d'une capacité de 45.000 personnes. Il y a été accueilli par l'Archevêque de Washington, Mgr.Donald William Wuerl, ainsi que par le maire de la ville et le propriétaire du stade et de son équipe. Après avoir parcouru le stade en papamobile avant de se rendre à la sacristie, Benoît XVI a célébré la messe pour les fidèles de l'archidiocèse de Washington.    
 
  A l'homélie, il a évoqué le démembrement par Pie VII du diocèse de Baltimore et la création des diocèses de Boston, Louisville (autrefois Bardstown), New York et Philadelphie, en affirmant que deux siècles après, "l'Eglise en Amérique a de bons motifs de louer la capacité des générations passées de rassembler des groupes d'immigrés très différents dans l'unité de la foi catholique et dans l'effort commun pour diffuser l'Evangile". Puis Benoît XVI a demandé que cet anniversaire comme sa visite étaient pour tous les catholiques "une occasion de réaffirmer leur unité dans la foi apostolique, d'offrir à leurs contemporains une raison convaincante de l'espérance qui les inspire et de renouveler leur zèle missionnaire au service de la diffusion du Royaume de Dieu".
 
  "Le monde a besoin de témoignage", a dit le Saint-Père. "Qui peut nier que notre époque...est une période pleine de grandes promesses, puisque nous voyons comment la famille humaine s'accommode de diverses manières, en devenant de plus en plus interdépendante", mais en même temps, "nous percevons des signes évidents d'une cassure inquiétante des fondements mêmes de la société:...une augmentation de la violence, un affaiblissement du sens moral, de la vulgarité dans les relations sociales et un oubli croissant de Dieu. La fidélité et la vaillance -a-t-il poursuivi- avec lesquelles l'Eglise de ce pays réussira à affronter les défis d'une culture de plus en plus sécularisée et matérialiste, dépendra en grande partie de votre fidélité personnelle dans la transmission du trésor de notre foi catholique... Les défis qui nous attendent exigent une instruction ample et saine dans la vérité de la foi. Mais il faut aussi cultiver une manière de penser, une "culture" intellectuelle qui soit authentiquement catholique, qui a confiance en une harmonie profonde entre la foi et la raison, et qui soit disposée à mettre la richesse de la vision de la foi au contact des questions prioritaires concernant l'avenir de la société américaine".
 
  En rappelant que sa visite aux Etats-Unis voulait être un témoignage du "Christ notre espérance", le Pape a affirmé que les Américains "ont toujours été un peuple d'espérance" dont les ancêtres sont arrivés là dans "l'attente de trouver une nouvelle liberté et de nouvelles opportunités" et de créer "une nouvelle nation sur de nouveaux fondements. Cela n'a certainement pas été l'expérience de tous les habitants de ce pays. Il suffit de penser aux injustices subies par les populations américaines natives et par ceux qui ont été amenés d'Afrique par la force comme esclaves. Mais l'espérance, l'espérance en l'avenir, fait profondément partie du caractère américain. Et la vertu chrétienne de l'espérance...a aussi caractérisé et continue de caractériser la vie de la communauté catholique de ce pays".
 
  "Dans ce contexte d'espérance née de l'amour et de la fidélité de Dieu, je partage la douleur qu'a subi l'Eglise d'Amérique suite aux abus sexuels sur des mineurs. Aucun mot ne pourrait décrire la douleur et le dommage produit par ces abus. Il est important que l'on prête une attention pastorale cordiale à ceux qui ont souffert. Je ne peux pas non plus convenablement exprimer le dommage qui a été fait à l'intérieur de la communauté de l'Eglise. De grands efforts ont déjà été faits pour affronter d'une manière honnête et juste cette situation tragique et pour assurer aux enfants, que notre Seigneur aime intimement et qui sont notre plus grand trésor, de pouvoir grandir dans un environnement sûr. Ces efforts pour protéger les enfants doivent être poursuivis".
 
  Ensuite, Benoît XVI a demandé aux personnes présentes de faire tout leur possible "pour promouvoir la récupération et la réconciliation, et pour aider ceux qui ont subi un dommage" et qui "estiment leurs prêtres et confirment l'excellent travail qu'ils font. Grâce à la puissance invincible de la grâce du Christ, confiée à de fragiles ministres humains l'Eglise renaît continuellement et donne à chacun de nous l'espérance d'un nouveau commencement. Confions au pouvoir de l'Esprit d'inspirer la conversion, de soigner chaque blessure, de surpasser toute division et de susciter la vie et de nouvelles libertés," a dit le Pape, en soulignant que ces dons se trouvent surtout dans le sacrement de pénitence. "La force libératrice de ce sacrement...a besoin d'être redécouverte par chaque catholique. Le renouvellement de l'Eglise en Amérique dépend en grande partie du renouvellement de la règle de pénitence et de la croissance dans la sainteté".
 
  "Nous avons été sauvés dans l'espérance", s'est exclamé le Saint-Père, en exhortant les fidèles à rester fermes dans l'espérance évangélique de la société américaine", et par "le témoignage de la foi" à indiquer "le chemin vers cet immense horizon d'espérance que Dieu ouvre aussi aujourd'hui à son Eglise, et plus encore, à toute l'humanité: la vision d'un monde réconcilié et renouvelé en Jésus-Christ". A la fin de son homélie, le Pape s'est adressé aux membres de la communauté hispanophone. "L'Eglise des Etats-Unis, en accueillant en son sein tant de ses enfants émigrants a aussi grandi grâce au témoignage des fidèles de langue espagnole... Ne vous laissez pas vaincre par le pessimisme, l'inertie ou les problèmes... Le Seigneur vous appelle à continuer en contribuant à l'avenir de l'Eglise de ce pays et à la diffusion de l'Evangile".
 
Une fois la messe terminée, Benoît XVI a béni la pierre de l'autel de l'école catholique "Jean-Paul le Grand" du diocèse d'Arlington et la première pierre de la nouvelle chapelle du collège St.Thomas d'Aquin à Santa Paula (Californie).
PV-USA/HOMELIE:ESPERANCE/WASHINGTON                           VIS 20080418 (990)


jeudi 17 avril 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Slawoj Leszek Glódz, Archevêque métropolitain de Gdansk (superficie: 2.500, population: 979.972, catholiques: 918.319, prêtres: 722, religieux: 342), en Pologne. Jusqu'ici Archevêque-Evêque de Warszawa-Pragsa (Pologne), il succède à Mgr.Tadeusz Goclowski, CM, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../GLODZ:GOCLOWSKI                                      VIS 20080417 (60)

PROGRAMME DU JEUDI 17


CITE DU VATICAN, 17 AVR 2008 (VIS). A 10 h locales (16 h de Rome), le Saint-Père célébrera la messe au Nationals Park Stadium de Washington, qui compte 45.000 places. A 17 h locales il rencontrera le monde universitaire catholique des Etats-Unis à la Catholic University de Washington. Après quoi Benoît XVI gagnera le Pope John Paul II Cultural Centre, organisme d'études sur l'Eglise et la magistère de son prédécesseur, qui propose une exposition permanente sur Karol Wojtyla ainsi que des expositions temporaires consacrées l'art au Vatican. Il rencontrera les représentant du judaïsme, de l'islam, de l'indouisme, du bouddhisme et du jainisme. Avant de quitter le Centre culturel, dans la salle polonaise du Centre, le Pape saluera les représentants de la communauté juive locale, auxquels il remettra un message rédigé à l'occasion de la Pâque juive qui débute samedi. Ensuite, il regagnera la nonciature apostolique pour dîner et sa troisième nuit à Washington.
PV-USA/UNIVERSITE:JUIFS/...                                 VIS 20080417 (160)


RENCONTRE AVEC LES EVEQUES


CITE DU VATICAN, 16 AVR 2008 (VIS). A 17h45 (23h45 à Rome), le Pape a présidé la célébration des Vêpres avec les Evêques des Etats-Unis au Sanctuaire national de l'Immaculée Conception de Washington.
  Au début de son homélie, le Saint-Père a souligné "la grande vitalité et créativité" du peuple américain, ainsi que sa générosité pour les pauvres et nécessiteux, qui se manifeste aussi dans "les différentes formes d'aide humanitaire des catholiques à travers la Caritas catholique et les autres associations".
  En soulignant que "l'Amérique est aussi une terre de grande foi ", dont les habitants se distinguent par leur "ferveur religieuse", Benoît XVI a ajouté qu'ils "n'hésitent pas à introduire dans des discours publics des raisons morales". Par ailleurs, "le respect pour la liberté religieuse est profondément enraciné dans la conscience américaine ".
  Le Pape a dit que "les personnes ont aujourd'hui besoin qu'on leur rappelle le but ultime de leur existence... Sans Dieu,...nos vies sont, en définitive, vides... Le but de toute notre activité pastorale et catéchétique, l'objet de notre prédication, le centre même de notre ministère sacramentel doit être celui d'aider les personnes à établir et à alimenter une relation vitale avec Jésus-Christ, notre espérance".
  A une époque où "les progrès de la médecine sont porteurs de nouvelles espérances pour beaucoup, des enjeux éthiques sans précédent peuvent être soulevés. Il est donc plus important que jamais d'assurer une solide formation dans les enseignements moraux de l'Eglise à ces catholiques qui sont engagés dans le domaine de la santé". Le Saint-Père a ensuite ajouté à l'attention des évêques: "votre voix est respectée et a beaucoup à apporter aux discussions sur les questions sociales et morales d'actualité... Il est de votre devoir de faire en sorte que la formation morale offerte à tous les niveaux de la vie ecclésiale reflète l'authentique enseignement de l'Evangile de la vie.".
  Le Saint-Père a souligné encore que "la situation de la famille au sein de la société reste une préoccupation importante pour nous tous" et a ajouté que "le divorce et l'infidélité ne cessent de croître, et de nombreux jeunes hommes et femmes choisissent de retarder le mariage ou même de l'ignorer complètement". Ainsi,-a-t-il ajouté- "on assiste à une décroissance alarmante du mariage catholique aux Etats-Unis ainsi qu'à une augmentation des cohabitations, dans lequel le don réciproque des époux à la façon du Christ, au moyen du sceau d'une promesse publique de vivre les exigences d'un engagement indissoluble pour l'existence entière, est simplement absent.".
  "Il est de votre devoir -a-t-il dit- de proclamer avec force les arguments de foi et de raison qui parlent de l'institution du mariage, compris comme un engagement pour la vie entre un homme et une femme, ouvert à la transmission de la vie. Un tel message devrait résonner aux oreilles des personnes aujourd'hui, parce que c'est essentiellement un "oui" inconditionnel et sans réserve à la vie, un "oui" à l'amour et un "oui" aux aspirations du cœur de notre humanité commune, alors que nous nous efforçons d'accomplir notre profond désir d'intimité avec les autres et avec le Seigneur".
  Le Pape a ensuite ajouté que "parmi les signes contraires à l'Evangile de la vie que l'on peut trouver en Amérique, mais aussi ailleurs, il y en a un qui est l'objet d'une profonde honte : l'abus sexuel sur des mineurs... Nous avons reçu de Dieu cette responsabilité, en tant que pasteurs, de soigner les blessures causées par toute violation de confiance, de favoriser la guérison, de promouvoir la réconciliation et de nous approcher avec une tendre préoccupation de ceux qui ont été sérieusement blessés".
  "Nous devons toutefois rappeler -a poursuivi le Pape- que la plus grande majorité des prêtres et des religieux en Amérique accomplit un travail excellent en apportant le message libérateur de l'Evangile aux personnes qui sont confiées à leurs soins pastoraux, mais qu'il est d'une importance vitale que les sujets vulnérables soit toujours protégés des blessures qu'ils pourraient causer".
  Le Saint-Père a ajouté que les enfants "ont le droit de grandir avec une compréhension saine de la sexualité et du rôle qui est le leur dans les relations humaines.... Nous devons prioritairement réaffirmer les valeurs qui soutiennent la société pour offrir aux jeunes et aux adultes une solide formation morale.... Oui, chaque membre de la société peut contribuer à ce renouvellement moral et en tirer un bénéfice".
  Benoît XVI a aussi parlé des prêtres et souligné qu'eux "aussi ont besoin que vous les guidiez et que vous leur soyez proches pendant cette période difficile... En ce moment, une partie vitale de votre devoir est de renforcer les rapports avec vos prêtres, et spécialement dans les cas où il existe une forte tension entre les prêtres et les évêques en conséquence de la crise. Il est important que vous continuiez à démontrer à leur égard votre préoccupation, votre soutien et que vous soyez un guide à travers votre exemple".
  "Nous devons redécouvrir la joie de vivre une existence centrée sur le Christ -a ajouté le Saint-Père-, en cultivant les vertus et en s'immergeant dans la prière... Le temps passé à la prière n'est jamais gaspillé, tout autant que les devoirs qui nous pressent de toutes parts sont importants ".
  Au cours de la rencontre de ce soir, trois évêques ont posé des questions au Pape.
 La première question a été de savoir comment le Saint-Père évaluait les défis du sécularisme et du relativisme et des suggestions lui ont été faites en même temps pour les envisager d'un point de vue pastoral.
  "Peut-être que le type de sécularisme de l'Amérique -a-t-il répondu- pose un problème particulier : alors qu'il permet de croire en Dieu et respecte le rôle public de la religion et des Eglises, il réduit subtilement cependant la croyance religieuse au plus petit dénominateur commun. La foi se transforme en acceptation passive de ce que certaines choses "là dehors" sont vraies, mais sans importance pratique pour la vie quotidienne. Le résultat est une séparation croissante entre la foi et la vie... Cette situation se trouve aggravée par un établissement individualiste et éclectique de la foi et de la religion : en s'éloignant de la perspective catholique de "penser avec l' Eglise", chacun croit avoir le droit de sélectionner et de choisir ".
  "Je suis convaincu -a-t-il dit- que ce dont nous avons le plus besoin, c'est d'un plus grand sens de la relation intrinsèque entre l'Evangile et la loi naturelle d'une part et, d'autre part, l'obtention de  l'authentique bien humain, tel qu'il est incarné dans la loi civile et dans les décisions morales personnelles. Dans une société qui a justement une haute considération de la liberté personnelle...l'Evangile doit être prêché et enseigné comme un mode de vie intégrale, qui offre une réponse attirante et vraie, intellectuelle et pratique, aux problèmes humains réels... Je crois que l'Eglise en Amérique a devant elle, en ce moment précis de son histoire, le défi de trouver une vision catholique de la réalité et de la présenter à une société qui offre toutes sortes de recettes pour la réalisation de l'être humain de manière attrayante et imaginative ".
  La deuxième question concerna le processus silencieux d'abandon de la pratique religieuse de la part des catholiques, parfois explicitement, mais plus souvent sous une forme graduelle, en s'éloignant d'une identification avec l'Eglise. 
 "Dans les sociétés occidentales, il devient de plus en plus difficile de parler de manière sensée du salut -a observé le Pape-. Cependant, le salut, la délivrance de la réalité du mal et le don d'une vie nouvelle et libre en Christ est au cœur même de l'Evangile. Nous avons à redécouvrir, comme je l'ai déjà dit, des façons nouvelles et attractives pour proclamer ce message...dans la liturgie de l'Eglise, et surtout dans le sacrement de l'Eucharistie, où ces réalités se manifestent de manière plus puissante et sont vécues dans l'existence des croyants. Peut-être avons-nous encore beaucoup à faire pour réaliser la vision du Concile sur la liturgie comme exercice du sacerdoce commun et comme impulsion pour un apostolat fructueux dans le monde".
  Enfin, en répondant à une question sur le déclin des vocations, Benoît XVI a rappelé que "la capacité de susciter des vocations au sacerdoce et à la vie religieuse est un signe sûr de la santé d'une Eglise locale", et a réaffirmé la nécessité de la prière. "Je ne parle pas seulement - a-t-il dit - de la prière pour les vocations. La prière même, née dans les familles catholiques, consolidée par des programmes de formation chrétienne, renforcée par la grâce des sacrements, est le moyen principal pour que nous arrivions à connaître la volonté de Dieu pour notre vie".
  Avant de prendre congé, le Pape a mentionné "la souffrance immense éprouvée par le peuple de Dieu dans l'archidiocèse de New Orléans suite à l'ouragan Katrina, ainsi que sa valeur face au défi des travaux de reconstruction ". Le Saint-Père a offert un calice à l'archevêque de ce siège, Monseigneur Alfred Hughes, "comme signe -a-t-il dit - de ma solidarité et de ma prière avec les fidèles de l'archidiocèse".
PV-USA/VEPRES:EVEQUES/WASHINGTON                                 VIS 20080417 (1500)


COMMUNIQUE COMMUN


CITE DU VATICAN, 16 AVR 2008 (VIS). Après l'entretien privé entre le Saint-Père et le Président des Etats-Unis, le Saint-Siège et la Maison Blanche ont publié le communiqué commun suivant:

  "Au nom du peuple américain, le Président a souhaité la bienvenue au Pape, auquel il a présenté ses voeux de bon anniversaire. Il l'a aussi remercié de sa mission du guide spirituel et moral dans le monde, augurant des fruits de sa visite apostolique et de son intervention devant l'ONU. Le Président a ajouté avoir tout particulièrement apprécié que le Pape se rende au Ground Zero de New York".

  "Au cours de l'entretien, le Pape et le Président ont abordé divers thèmes d'intérêt commun, notamment moraux et religieux, qui voient engagés le Saint-Siège et les Etats-Unis d'Amérique, tels le respect de la dignité humaine et la défense de la vie, du mariage et de la famille, l'éducation de la jeunesse, les droits humains et la liberté religieuse, le développement soutenable, la lutte contre la pauvreté et les épidémies, en Afrique tout particulièrement. A ce propos, le Pape a dit sa satisfaction devant les importantes aides financières des Etats-Unis. Les deux parties ont également réaffirmé leur rejet de tout terrorisme ou de l'usage de la religion comme prétexte à la violence sur les innocents, convenant de la nécessité d'utiliser des moyens de lutte respectueux des personnes et de leurs droits".

  "Le Pape et le Président se sont longuement arrêtés sur la question du proche et moyen Orient, en particulier sur la solution du conflit israélo-palestinien en accord avec les pays voisins en paix, sur le soutien à la souveraineté et à l'indépendance du Liban, mais aussi sur la précarité des communautés chrétiennes de l'entière région".

  "Ils ont ensuite pris en considération la situation de l'Amérique Latine, à la question de l'immigration tout spécialement, et à la nécessité d'une politique coordonnée en la matière, qui prenne en compte le respect des migrants et la bien-être de leurs familles".     
PV-USA/RENCONTRE PRESIDENT/WAHINGTON                     VIS 20080417 (330)


RELIGION ET HISTOIRE AMERICAINE


CITE DU VATICAN, 16 AVR 2008 (VIS). Peu avant 10 h 30' locales, Benoît XVI est arrivé à la Maison Blanche où il a été accueilli par le Président et Mme Bush. Le Pape, dont c'est aujourd'hui le 81 anniversaire, a prononcé un discours dans le parc devant 5.000 invités, en présence des plus hautes autorités civiles nationales, des Cardinaux et du Praesidium de la Conférence épiscopale, de la hiérarchie diocésaine locale mais aussi de l'Evêque d'Arlington, diocèse voisin où se trouve le célèbre cimetière qui outre la tombe de plusieurs Président abrite le repos de très nombreuses soldats tombés au combat.

  Après avoir remercié le Président Bush de l'avoir invité à visiter ce grand pays, le Saint-Père a rappelé que sa venue coïncidait avec le 200 anniversaire du premier diocèse catholiques des Etats-Unis Baltimore: "Je peux dire me sentir proche de tous les américains, venant ici en ami et en messager de l'Evangile qui admire cette grande société pluraliste... Les catholiques américains -a poursuivi Benoît XVI- continuent d'offrir une excellente contribution à la vie publique et j'espère que ma venue renforce l'espérance de l'Eglise aux Etats-Unis ainsi que l'engagement des catholiques à toujours mieux y participer".

  Puis le Pape a évoqué la naissance des Etats-Unis, "la quête de la liberté qui guida les principes de la société et de son gouvernement, en étroit accord avec un ordre moral fondé sur la seigneurie du Créateur", tout le processus qui forgea la nation américaine. "La foi inspira constamment et servit de référence à ce processus, par exemple dans la lutte contre l'esclavage et le mouvement d'affirmation des droits civils. De nos jours encore, en temps de crise, les Américains savent trouver la force nécessaire en puisant dans leurs idéaux et leurs aspirations communes".

  Evoquant ensuite la multiplicité des traditions religieuses des Etats-Unis, Benoît XVI a rappelé que les catholiques ont trouvé ici comme tous les autres croyants la liberté de croire selon leur conscience, dans l'acceptation de l'autre. A un moment où le pays "doit faire face à des problèmes politiques et éthiques de plus en plus complexes, je pense que les américains trouvent dans la foi le discernement et l'inspiration qui leur permettront un débat raisonnable, responsable et respectueux, pour une société plus humaine et plus libre. La liberté, qui est un don, dépend aussi de la responsabilité de chacun. Les américains le savent par expérience et chacune de leurs villes possède un monument en souvenir des ceux qui ici ou loin de la patrie ont fait le sacrifice de leur vie pour défendre la liberté. Ces monuments sont un appel à la vertu, à l'auto-discipline, au sacrifice pour le bien commun et à responsabilité envers qui est défavorisé. Ceci implique aussi de posséder la vocation à l'engagement social, qui s'enrichit des diverses expériences religieuses et des valeurs partagées les plus profondes".

  "L'Eglise entend s'engager dans l'établissement d'un monde toujours plus digne de l'homme..., convaincue de ce que la foi éclaire toute chose d'une manière neuve...car elle garantie l'espérance qui permet d'oeuvrer pour une société toujours plus juste et fraternelle. La démocratie ne peur s'épanouir que si les dirigeants et les citoyens sont guidés par la vérité et animés par la sagesse, d'où découlent les principes moraux et les décisions qui engagent l'avenir de la nation". Depuis plus d'un siècle, les Etats-Unis, a poursuivi le Saint-Père, "ont un rôle important dans la vie internationale, et l'Amérique a toujours été attentive à porter secours, en particulier aux victimes des catastrophes naturelles, mais aussi de favoriser le développement des autres peuples. Je suis convaincu que ce sens de la responsabilité envers l'humanité se manifestera par un appui aux efforts de la diplomatie internationale pour trouver solution aux conflits et relancer le progrès".

  Après la cérémonie, Benoît XVI s'est entretenu en privé avec le Président George Bush, avant de regagner la nonciature, où il a déjeuné avec l'épiscopat américain. Plus tard, il a reçu les délégués des cinq organisations caritatives américaines qui offrent leur appui au Saint-Siège: The Knights of Columbus, The Patrons of the Art, Centesimus Annus Pro Pontifice, The Papal Foundation et The Franciscan Foundation for the Holy Land".
PV-USA/BIENVENUE/WASHINGTON                             VIS 20080417 (700)


mercredi 16 avril 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 AVR 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
 -L'Abbé Benedito Gonçalves dos Santos, Evêque de Presidente Prudente (superficie: 13.251, population: 527.233, catholiques: 487.500, prêtres: 49, religieux: 58), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1958 à Paracatu (Brésil) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Vicaire-général du diocèse de Paracatu. Il succède à Mgr.José Maria Libório Camino Saracho, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-L'Abbé Charles Hammawa, Evêque de Jalingo (superficie: 61.368, population: 3.097.000, catholiques: 279.147, prêtres: 45, religieuses: 28), au Nigéria. L'Evêque élu, né en 1962 et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de Jos (Nigéria). 

-L'Abbé Felix Femi Ajakaye, Coadjuteur de l'Evêque d'Ekiti (Nigéria). L'Evêque élu, né en 1962 à Ibadan (Nigéria) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Michel d'Opopogboro (Nigéria).
NER:RE:NEC/.../...                                                  VIS 20080416 (150)

ANNIVERSAIRE DE BENOIT XVI A WASHINGTON


CITE DU VATICAN, 16 AVR 2008 (VIS). Aujourd'hui le Saint-Père, qui fête ses 81 ans, a célébré en privé la messe dans la chapelle de la nonciature de Washington. A 10 h locales (16 heures de Rome), Benoît XVI gagnera la Maison Blanche où, à l'occasion de la réception en son honneur, il prononcera le premier discours de sa visite apostolique aux Etats-Unis.

  Après un entretien avec le Président George Bush, le Pape déjeunera avec les Cardinaux américains, dont le Cardinal Francis E.George, Président de la Conférence épiscopale, accompagné du Vice-président Mgr.Gerald Kicanas et du Secrétaire-général Mgr.David Malloy. A 16 h 45' il rencontrera les représentants des diverses organisations caritatives nationales, The Knights of Columbus, The Patrons of the Arts, Centesimus Annus Pro Pontifice et The Franciscan Foundation for the Holy Land.

  Une heure plus tard, le Saint-Père se rendra au sanctuaire national de l'Immaculée, où il présidera les vêpres entouré des évêques des Etats-Unis. Après quoi il regagnera la nonciature pour dîner en privé et passer sa seconde nuit à Washington.
PV-USA/BUSH:VEPRES/WASHINGTON                             VIS 20080416 (180)


INCOMPATIBLE ENTRE PEDOPHILIE ET PRETRISE


CITE DU VATICAN, 15 AVR 2008 (VIS). Durant le voyage aérien vers Washington, où il est arrivé vers 16 h locales (22 de Rome), le Saint-Père s'est entretenu avec les journalistes qui l'accompagnent aux Etats-Unis. Répondant à une question sur la question des prêtres pédophiles qui tourmente l'Eglise américaine, Benoît XVI a déclaré: "Je ressens une profonde honte et tout sera fait pour que cela cesse à jamais... Les pédophiles doivent absolument être écartés du ministère sacerdotal. La pédophilie est incompatible avec la prêtrise". Le Pape a insisté sur le fait que "seules les personnes dotées d'un profond amour sacramentel envers le Christ peuvent accéder au sacerdoce... Mieux vaut de bons prêtres que beaucoup de prêtres, et tout sera fait pour guérir cette plaie".

  Evoquant ensuite sa visite de vendredi au siège de l'ONU, dans le cadre du soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Benoît XVI a dit: "Il est capital que la base de l'ONU soit l'affirmation de droits exprimant des valeurs non négociables, de valeurs qui sont au-dessus de toute institution et qui sont les fondements de toutes les institutions".

   Puis il a estimé que cette institution mondiale devait retrouver sa vocation pacificatrice. L'ONU "ne peut fonctionner que si elle a pour base les valeurs partagées traduites en droits universellement respectés. Dans la mesure du possible, le but de ma mission" à New York est de soutenir cette conception et sa mise en pratique.  

  Le Saint-Père a également abordé la question du rapport entre foi et laïcité aux Etats-Unis, qui constitue à son avis un modèle à suivre. Dans ce pays, a-t-il dit, "existe un concept de laïcité positive, positive parce qu'elle garantie l'authenticité et la liberté de la foi. Si on ne peut exporter tel quel le modèle américain en Europe, on pourrait l'étudier et s'en inspirer".
PV-USA/ENTRETIEN PRESSE/WASHINGTON                         VIS 20080416 (280)


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