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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 2 octobre 2008

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 2 OCT 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale d'Asie centrale en visite Ad Limina:

    -Mgr.Jerzy Maculewicz, OFM, Administrateur apostolique de l'Uzbekhistan.

    -Mgr.Nikolaus Messmer, SJ, Administrateur apostolique du Kirghizistan.

    -Le P.Carvlos Avila, VI, Supérieur de la mission "sui iuris" du Tadjikhistan.

    -Le P.Andrzej Madj, OMI, Supérieur de la mission "sui iuris" du Turkmenisthan.

    -Le P.Vasil Hovera, Délégué de la Congrégation pour les Eglises orientales en charge des fidèles gréco-catholiques au Kazakhstan et en Asie centrale.

-M.Naji Abi Assi, Ambassadeur du Liban, en visite de congé.
AL:AP/.../...                                                  VIS 20081002 (100)

REPRENDRE LE DEMANTELEMENT NUCLEAIRE


CITE DU VATICAN, 2 0CT 2008 (VIS). Le 29 septembre à Vienne, le Secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les états, est intervenu au cours de la 52 session de la Conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique. D'emblée, Mgr.Dominique Mamberti a rappelé que l'AIEA oeuvre dans un domaine clef pour la sécurité et la vie de l'humanité, "l'usage pacifique du nucléaire", et que son histoire prouve l'importance de son action pour le bien-être de la famille humaine. Travailler en commun, a-t-il ajouté- implique "d'abord une obligation de partage des connaissances, de construction d'un consensus manifesté par des efforts et un compromis communs. C'est pourquoi la triple action de l'agence, dans le domaine technologique, dans ceux de la sécurité et du contrôle, doit toujours unir et associer, et non diviser et opposer".

  Le Saint-Siège, a poursuivi Mgr.Mamberti, "encourage tous les états...à développer la sécurité nucléaire en garantissant que les matériaux nucléaires ne soient pas détournés et employés à usages non déclarés. Ainsi combattra-t-on le terrorisme nucléaire mais aussi développera-t-on une culture de la vie et de la paix qui favorise le plein épanouissement des peuples". La seconde exigence soulevée par le prélat en vue d'un travail commun est un usage de technologies pacifiques respectueuses de l'environnement et des populations les moins favorisées". La globalisation du monde exige qu'on ne contribue pas uniquement "à un projet spécifique, engagé par tel ou tel gouvernement ou organisme, mais qu'on agisse pour le bien général du genre humain. La valeur d'un projet réside dans sa prise en compte des valeurs humaines et culturelles, au même titre que les bénéfices socio-économiques de tel ou tel pays".

  A propos ensuite du troisième volet des obligations internationales, Mgr.Mamberti a dit qu'en matière de désarmement nucléaire on ne pouvait permettre que le traité de non prolifération soit limité car la clef de voûte du processus est le développement de cette énergie à des fins pacifiques. Il a enfin indiqué que le Saint-Siège encourageait "l'ensemble des états impliqués à reprendre avec plus de vigueur le démantèlement progressif des arsenaux nucléaires...considérant que le traité d'interdiction générale des essais nucléaires comme un important instrument de ce processus".
DELSS/NUCLEAIRE/MAMBERTI                                 VIS 20081002 (370)


PROPOSER LA FOI


CITE DU VATICAN, 2 OCT 2008 (VIS). Le Pape a reçu ce matin les prélats de la Conférence épiscopale d'Asie centrale, venus en visite Ad Limina, qu'il a félicité car, a-t-il dit, "malgré la vive répression de l'époque communiste et de l'athéisme d'état, l'abnégation et le zèle des prêtres et religieux, à la fidélité des laïcs, la flamme de la foi s'est maintenue dans le coeur des croyants".

  Bien que la communauté catholique soit dans ces régions un "petit troupeau", Benoît XVI a encourager ses hôtes à toujours se laisser guider par le Saint Esprit et à entretenir l'appel de la foi au sein du peuple chrétien. Il faut -a-t-il dit- maintenir et valoriser les expériences pastorales du passé, continuer d'éduquer à la Parole de Dieu, de susciter l'amour de l'Eucharistie et de la dévotion mariale, chez les jeunes en particulier, de diffuser dans les familles la pratique du chapelet. Il faut aussi trouver de nouvelles formules d'apostolat adaptées au enjeux présents, à la langue et à la culture des gens". Puis le Pape a souligné combien cet engagement sera plus efficace avec la collaboration de toutes les composantes de la communauté ecclésiale, encourageant les prélats à être proches de leur clergé dans les moments difficiles, humainement et spirituellement. Il convient d'avoir constamment "recours à Dieu et à la prière en vue de l'unité entre les pasteurs comme au sein des diverses communautés".

  Benoît XVI a ensuite insisté sur la nécessité de lutter contre la violence et le terrorisme, contre la diffusion du fondamentalisme par la force du droit et de la loi, "ce qui ne doit pas se transformer en injustice ni limiter le libre exercice de la religion. Professer sa foi est un droit fondamental, universellement reconnu". Puis il a rappelé que "l'Eglise n'impose pas sa foi. Elle la propose librement, sachant que la conversion est le résultat mystérieux de l'action de l'Esprit. La foi est oeuvre et don de Dieu, ce qui empêche toute forme de prosélytisme contraignant. Un individu peut s'ouvrir à la foi après une chemin de réflexion, et il doit être laissé libre de réaliser cette aspiration. Ceci est bon pour lui comme pour la société car l'observance fidèle des préceptes divins aide à bâtir une paix sociale juste et solidaire". Il a conclu en saluant aussi le travail des prêtres et religieux de ces différents pays de l'Asie centrale.
AL/.../ASIE CENTRALE                                     VIS 20081002 (410) 


mercredi 1 octobre 2008

INTENTIONS DE PRIERE POUR OCTOBRE

CITE DU VATICAN, 1 OCT 2008 (VIS). L'intention de prière générale de Benoît XVI pour le mois d'octobre est: "Pour que le Synode des évêques aide pasteurs et théologiens, catéchistes et autres fidèles engagés dans le service de la Parole, à transmettre avec courage les vérités de la foi dans la communion ecclésiale".

  Son intention missionnaire est: "Pour qu'en ce mois des missions chaque communauté soit encouragée à mieux participer à la mission évangélisatrice de l'Eglise, en priant, en partageant et en aidant aux côtés des Oeuvres pontificales missionnaires notamment".
BXVI-INTENTIONS PRIERE/OCTOBRE/...                    VIS 20081001 (100)

AGIR SELON L'EVANGILE

CITE DU VATICAN, 1 OCT 2008 (VIS). Au cours de l'audience générale Place St.Pierre, à laquelle ont pris part 20.000 personnes, le Pape a poursuivi le cycle catéchistique consacré à saint Paul. Benoît XVI a commenté deux épisodes "démontrant sa vénération pour Pierre mais aussi la liberté avec laquelle Paul s'adressait aux apôtres, le Concile de Jérusalem et un incident survenu à Antioche, rapporté par l'Epître aux Galates... Tout concile ou synode de l'Eglise est inspiré par l'Esprit...qui oeuvre en elle et conduit les apôtres sur des chemins nouveaux, pour la réalisation du dessein premier qu'est l'édification même de l'Eglise".

  Le Concile de Jérusalem, a expliqué le Saint-Père, "dût résoudre la question relative à la circoncision des païens voulant suivre le Christ. Devaient-ils suivre la loi de Moïse ou pouvaient-ils en être dispensés, c'est-à-dire dispensés des normes nécessaires pour être des hommes justes et fidèles à la loi, et par conséquent libres par rapport aux normes relatives de purification cultuelle, concernant les aliments ou les obligations du sabbat. Si pour Luc ce concile exprimait l'action de l'Esprit, pour Paul il fut la reconnaissance de la liberté partagée par les participants et respectueuse des obligations de la loi et donc de la circoncision". Ceci dit, a alors souligné le Pape, "la liberté chrétienne ne saurait être confondue avec la licence de faire ce qu'on veut. Il s'agit d'être en conformité avec le Christ jusque dans les service des autres, des plus démunis en particulier". Evoquant ensuite la collecte organisée par Paul près les Eglises qu'il avait fondé, en faveur des pauvres de Jérusalem, Benoît XVI a dit qu'elle "exprimait la dette de ces communautés occidentales envers l'Eglise mère de Palestine, qui leur avait transmis le don précieux de l'Evangile".

  Puis il a évoqué la dispute entre Pierre et Paul à Antioche, née du refus du premier de partager un repas avec les païens, "afin de ne pas scandaliser les observants de la loi et de la pureté alimentaire... Mais, les préoccupations de Paul étaient distinctes de celles de Pierre et de Barnabé, pour qui la séparation des païens permettait de respecter et de ne pas scandaliser les fidèles provenant du judaïsme. Selon Paul, cette mesure était un danger, un malentendu alors que le salut universel dans le Christ est offert aux païens comme aux juifs", et que la justification ne se réalise qu'en fonction de la foi dans le Christ, qui n'est pas une oeuvre de la loi".

  Benoît XVI a ensuite rappelé que, plus tard, "Paul aussi se trouvera dans une situation similaire, demandant aux forts de ne pas manger d'aliments impurs afin de ne pas mettre en difficulté ou scandaliser les faibles... L'incident d'Antioche fut une leçon pour Pierre aussi. Le sincère dialogue entre Pierre et Paul sur la vérité de l'Evangile permit à l'Eglise d'orienter ses pas... c'est une leçon qui vaut pour nous aussi. Selon les charismes spécifiques de Pierre et de Paul, laissons-nous guider par l'Esprit, en cherchant à vivre selon la liberté qui trouve sa source dans la foi dans le Christ et se concrétise dans le service des frères. Il est important d'être toujours plus conformes au Christ, afin d'être vraiment libres et pour que grandisse en nous l'essence profonde de la loi qu'est l'amour de Dieu et du prochain".
AG/SAINT PAUL/...                                         VIS 20081001 (560)


mardi 30 septembre 2008

PROTECTION N'EST PAS AGRESSION


CITE DU VATICAN, 30 SEP 2008 (VIS). Hier à New York, l'Observateur permanent du Saint-Siège est intervenu dans le débat général de la 63 session de l'Assemblée générale de l'ONU: "Les Nations-Unies n'ont pas vocation à créer évènements ou phénomènes, mais de servir de forum où tous débattent en vue d'apporter à ceux-ci des solutions cohérentes, précises et consensuelles".

  Rappelant que l'année en cours a été marquée par une série de crises, de catastrophes naturelles comme d'origine humaine, de conflits locaux, de graves problèmes financiers, économiques, alimentaires et énergétiques qui découlent en partie du changement climatique, Mgr.Celestino Migliore a souligné que tous ces bouleversements sont le fruits de responsabilités humaines et de facteurs naturels mêlés. Ils doivent donc être traités ensembles afin de fournir aux responsables des solutions aux catastrophes en mesure de protéger les populations... Jadis, le mot protection a souvent servi de prétexte à des agressions et à des invasions. Malgré les grands progrès du droit international, cette interprétation demeure trop souvent en vigueur".

  "Si on a enregistré l'an dernier à l'ONU un plus grand consensus...sur la reprise du terme en clef   responsable -a ajouté le représentant du Saint-Siège- certains pays ont insisté sur la nécessité de conserver ce principe comme essentiel de la souveraineté nationale, y compris dans le contexte international, tandis que d'autres relançaient le concept de souveraineté responsable. Les états fondateurs ont fixé à l'ONU la responsabilité suprême de protéger, manifestée au premier chef dans le rejet de l'usage immédiat de la force pour résoudre un contentieux, rétablir la paix ou défendre les droits de l'homme. Ils ont privilégié la discussion pour individualiser les symptômes de crise, pour mobiliser ensuite les gouvernements et sensibiliser l'opinion publique en vue de solutions" négociées.    
DELSS/PROTECTION/MIGLIORE:ONU                             VIS 20080930 (300)


JOURNEE MONDIALE DE LA COMMUNICATION


CITE DU VATICAN, 30 SEP 2008 (VIS). "Nouvelles technologies, nouvelles relations. Promouvoir une culture de respect, de dialogue et d'amitié", tel est le thème choisi par Benoît XVI pour la Journée mondiale des communications sociales 2009 (qui est fixée presque partout au dimanche 31 mai prochain). Le message papal sera rendu public le 24 janvier prochain, fête de saint François de Sales, le patron des journalistes. Le Président du Conseil pontifical pour les communications sociales l'a annoncé hier, en la fête des Archanges. Pour Mgr.Claudio Maria Celli, le Pape propose un véritable plan de travail, son texte étant "un résumé des engagements et des responsabilités que les hommes de communication sont appelés à assumer dans un contexte caractérisé par l'accroissement des nouvelles technologies, lequel constitue un nouvel environnement, une nouvelle culture".

  Le document traduit, ajoute Mgr.Celli dans un communiqué, "la confiance que place le Pape dans les médias, car ils peuvent avoir un rôle important dans le développement d'un climat de la confiance et de dialogue... Il souligne aussi combien les nouvelles techniques de communication sont appelées à favoriser de nouvelles relations, à bouleverser en profondeur l'attitude des agents de la communication. Le progrès technologique ne peut se limiter à être une avance matérielle. Il doit renouveler les conditions et les capacités d'utilisation des instruments par l'homme, dans une perspective de bien commun ayant pour but un progrès culturel profond et diffus". Puis il ajoute qu'en mars 2009 se tiendra un séminaire d'études pour les évêques en charge de la communication, auquel prendront part des enseignants et des experts en la matière, "dans le but d'élaborer une pastorale des médias plus claire et plus moderne".
CON-CS/JOURNEE COMMUNICATION/CELLI                         VIS 20080930 (290)


lundi 29 septembre 2008

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 29 SEP 2008 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Cinq prélats du Kazakhstan, en visite Ad Limina:

    -Mgr.Tomash Peta, Evêque de Sainte Marie à Astana.

    -Mgr.Jan Pawel Lenga, MIC, Archevêque-Evêque de Karaganda, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.Athansius Schneider, ORC.

    -Mgr.Henry Theophilus Howaniec, OFM, Evêque de la Sainte Trinité à Almaty.

    -Mgr.Janusz Kaleta, Administrateur apostolique d'Atyrau.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le personnel des Villas pontificales.

  Samedi dernier, 27 septembre, il avait reçu le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AL:AP/.../...                                                          VIS 20080929 (100)

RECOURIR AUX ANGES


CITE DU VATICAN, 29 SEP 2008 (VIS). Le Pape a salué ce matin l'Evêque local, Mgr.Marcello Semeraro, les communautés religieuses et les autorités civiles de Castel Gandolfo, ainsi que les forces de l'ordre, les invitant à invoquer la protection des Saints Archanges dont c'est aujourd'hui la fête, mais aussi des Anges Gardiens, qui seront fêtés le 2 octobre: "Leur présence invisible nous aide et nous réconforte car ils sont à nos côtés pour nous protéger en toute circonstance, pour nous défendre des dangers. A tout instant nous pouvons recourir à eux", a ajouté Benoît XVI. "De nombreux saints ont été dans l'amitié des anges, ce dont témoignent les nombreuses situations où ils ont reçu leur aide. Ces esprits bienheureux sont envoyés par Dieu pour servir qui héritera du salut, ainsi que le rappelle l'épître aux Hébreux. Leur aide est donc précieuse tout au long de notre pèlerinage terrestre vers la patrie céleste".
AC/DEPART/CASTEL GANDOLFO                                 VIS 20080929 (160)


PROCHAIN RETOUR AU VATICAN


CITE DU VATICAN, 28 SEP 2008 (VIS). Après l'angélus, Benoît XVI a annoncé la fin de ses vacances à Castelgandolfo et son retour au Vatican mardi 30 septembre: "Je rends grâce pour les bénéfices que m'a apporté cette saison, en particulier la Journée mondiale de la jeunesse de Sydney, mon séjour à Brixen, ma visite pastorale en Sardaigne et mon voyage apostolique à Paris et Lourdes". Après avoir dit sa joie de pouvoir résider à Castelgandolfo durant les mois chauds, en se reposant et en travaillant mieux, le Pape a remercié les habitants du village, leur maire, les forces de l'ordres et l'évêque local.

  Puis le Saint-Père a salué les fidèles polonais rassemblés aujourd'hui à Bialystok pour la béatification du serviteur de Dieu Michal Sopocko, le père spirituel de sainte Faustine Kowalska: "C'est sur son conseil qu'elle consigna par écrit ses expériences mystiques et les apparitions du Christ miséricordieux. C'est sur ses indications que fut peinte la fameuse image accompagnée de la phrase: Jésus, j'ai confiance en toi". Le nouveau bienheureux, a précisé Benoît XVI, "fut un prêtre éducateur plein de zèle, diffuseur du culte de la Divine Miséricorde. Depuis la Maison du Père, mon bien aimé prédécesseur est heureux de cette béatification, car c'est lui qui annonça au monde la Divine Miséricorde. Je renouvelle son salut de 2002: Que Dieu, riche en miséricorde, vous bénisse!".
ANG/BEATIFICATION SOPOCKO/...                             VIS 20080929 (240)


L'HUMILITE DE JEAN-PAUL I


CITE DU VATICAN, 28 SEP 2008 (VIS). Ce midi, Benoît XVI a récité son dernier angélus dominical estival à Castelgandolfo. Il a évoqué l'Evangile du jour qui parle de deux fils qu'un père envoie travailler dans sa vigne. Le premier répond oui mais n'y va pas, alors que le second refuse d'y aller mais se repent ensuite et va travailler. "Avec cette parabole -a-t-il expliqué- Jésus réaffirme sa prédilection pour les pécheurs qui se convertissent et nous enseigne qu'il faut de l'humilité pour accueillir le don du salut". Puis il a ajouté que "l'humilité peut être considérée comme le testament spirituel" de Jean-Paul Ier mort il y a trente ans et qui avait choisi la devise épiscopale de saint Charles Borromée, Humilitas, "un seul mot qui résume l'essentiel de la vie chrétienne et indique l'indispensable vertu de celui qui dans l'Eglise est appelé au service de l'autorité".

  "C'est grâce à cette vertu que trente trois jours furent suffisants au Pape Luciani pour entrer dans le cœur des gens. Dans ses discours, il se servait toujours d'exemples de vie concrète, de ses souvenirs de famille et de la sagesse populaire. Sa simplicité véhiculait un enseignement solide et riche qu'il enrichissait, grâce au don d'une mémoire exceptionnelle et d'une vaste culture, de nombreuses citations d'écrivains ecclésiastiques et profanes. Il fut ainsi un incomparable catéchiste, comme le fut saint Pie X son compatriote et prédécesseur d'abord sur la chaire de saint Marc puis sur celle de saint Pierre". Le Pape a ensuite évoqué une des quatre audiences générales de Jean-Paul Ier dans laquelle il prononça la phrase: "Nous ne pouvons que nous sentir petit devant Dieu" pour ajouter ensuite: "Je n'ai pas honte de me sentir comme un enfant devant sa mère: on croit en sa mère, je crois en Dieu, en ce qu'il m'a révélé. Ces paroles -a conclu Benoît XVI- montrent toute l'intensité de sa foi. Alors que nous remercions Dieu de l'avoir donné à l'Eglise et au monde, faisons de son exemple un trésor en nous engageant à cultiver la même humilité qui l'a rendu capable de s'adresser à tous, spécialement aux petits et à ceux qui sont plus éloignés".
ANG/HUMILITE/JEAN-PAUL I                            VIS 20080929 (370)


JUSTE UTILISATION DES RESSOURCES NATURELLES


CITE DU VATICAN, 27 SEP 2008 (VIS). A l'occasion de la Journée mondiale du tourisme, Benoît XVI a reçu les 300 participants à la rencontre organisée par le Centre touristique de la jeunesse et le Bureau international du tourisme social, accompagnés du Cardinal Raffaele Martino, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants, et de Mgr.Agostino Marchetto, Secrétaire du dicastère. Evoquant le thème 2008, Le tourisme face au défi du changement climatique, le Pape a dit que l'humanité a le devoir de protéger et de mettre en valeur les ressources de la création et "de s'engager contre l'utilisation indifférenciée des ressources naturelles de la terre" parce que "sans une limite éthique et morale adéquate, le comportement humain peut devenir une menace et un défi... L'expérience montre que la gestion responsable de la création fait partie, ou devrait être issue, d'une économie saine et équitable du tourisme", a souligné le Saint-Père en citant Jean Paul II qui dénonçait dans l'encyclique Centesimus Annus "la consommation excessive et arbitraire des ressources, tout en rappelant que l'homme est un collaborateur de Dieu dans l'œuvre de la création et ne peut se substituer à lui". Ce dernier soulignait aussi que "l'humanité, aujourd'hui, devait être consciente de ses devoirs et tâches envers les générations futures".

  "Il est donc nécessaire, surtout dans le domaine du tourisme qui profite de la nature, que tous fassent une gestion équilibrée de notre habitat, de ce qui est notre maison commune... La dégradation de l'environnement peut seulement être freinée par la diffusion d'une culture comportementale adéquate impliquant des styles de vie plus sobres. D'où l'importance...d'éduquer à une éthique de la responsabilité". Puis le Saint-Père a évoqué le tourisme social, soutenue par l'Eglise en ce qu'il "promeut la participation des franges les plus faibles et peut donc être un instrument valable de lutte contre la pauvreté...en fournissant des emplois, en préservant les ressources et en promouvant l'égalité". Le tourisme social "représente un motif d'espérance dans un monde dans lequel les distances sont accentuées entre celui qui a tout et ceux qui souffrent de famine, de pénurie et de sécheresse". Il a enfin invité les jeunes à être des soutiens et des auteurs de comportements engagés dans le respect et la défense de la nature, dans une perspective écologique correcte, comme je l'ai maintes fois souligné à l'occasion de la Journée mondiale de la jeunesse à Sydney, en juillet dernier".
AC/JOURNEE MODIALE TOURISME/CTG:BITS                 VIS 20080927 (410)


NOUVEL AMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE TCHEQUE


CITE DU VATICAN, 27 SEP 2008 (VIS). Le Pape a reçu les lettres de créances de M.Pavel Vosalik, nouvel Ambassadeur de la République tchèque, qu'il a salué pour avoir signalé l'apport du christianisme au riche patrimoine culturel du pays, et le fait que l'Evangile ait porté les espoirs du peuple tchèque dans les périodes dramatiques de son histoire. "Fortifié par un sens de la solidarité qui lui a permis de surmonter la chute du totalitarisme -a ajouté Benoît XVI- le pays prend part désormais au progrès de la famille humaine en accroissant sa coopération internationale, dans la lutte contre la violence, la faim, la pauvreté et tous les autres fléaux sociaux". Puis le Pape a rappelé que la République tchèque assumerait l'an prochain la présidence de l'Union Européenne, "ce qui lui permettra d'accroître ses efforts en vue de coordonner l'unité et la diversité, la souveraineté nationale et l'action commune, le progrès économique et la justice sociale sur tout le continent". 

  Le Saint-Père a alors dit que l'Eglise "est consciente des nombreux défis auxquels l'Europe est confrontée, alors que les peuples aspirent à bâtir un système international plus stable... C'est pourquoi les responsables politiques doivent reconnaître que le bonheur et la santé des gens ne se trouvent pas que dans les structures", et que "la mise en place d'une culture saine, digne de l'homme et de sa vocation, requiert une parfaite coopération des familles, des communautés ecclésiales, des écoles, des entreprises comme des institutions publiques" qui sont au service de tous et du bien commun. "C'est pourquoi la société toute entière en tire bénéfice lorsque l'Eglise est en mesure de gérer les affaires spirituelles et matérielles qu'exige son ministère". J'espère donc, a ajouté Benoît XVI, que les questions relatives aux propriétés ecclésiastiques seront résolues en République tchèque et qu'on y reconnaîtra réellement le droit de l'Eglise à participer au progrès du pays". Le Pape a réclamé la résolution du différend touchant à la cathédrale de Prague qui, a-t-il dit, témoigne de la riche culture et du patrimoine religieux, mais aussi des bons rapports Eglise-Etat.

  Il a alors rappelé que, "naturellement, l'Evangile porte les fidèles à aider de façon désintéressée leurs frères et soeurs, coûte que coûte et sans distinctions", soulignant également le grand potentiel de l'Eglise en matière d'éducation, de services sociaux et caritatifs: "De nombreux Tchèques -a aussi rappelé le Saint-Père- coopèrent à l'étranger à des projets de développement et d'assistance portés par la Caritas ou d'autres organisations humanitaires". Enfin, il a déploré la mort de l'Ambassadeur tchèque au Pakistan, lors d'un attentat très meurtrier: "Chaque jour je prie pour la fin de ces violences et j'encourage tous les diplomates à s'employer plus que jamais à servir la paix et la sécurité de par le monde".
CD/LETTREES/TCHEQUE:VOSALIK                             VIS 20080929 (470)


vendredi 26 septembre 2008

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 26 SEP 2008 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées trois prélats de la Conférence épiscopale uruguayenne en visite Ad Limina:

-Mgr.Carlos María Collazzi Irazábal, SDB, Evêque de Mercedes.

-Mgr.Luis del Castillo Estrada, SJ, Evêque de Melo, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Roberto Reinaldo Cáceres González.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
AL:AP/.../...                                                      VIS 20080926 (80)

OBJECTIFS DU MILLENAIRE ET DEPENSES MILITAIRES


CITE DU VATICAN, 26 SEP 2008 (VIS). Hier à New York, l'Observateur permanent du Saint-Siège est intervenu dans le débat de l'Assemblée générale de l'ONU consacré aux objectifs de développement du Millénaires. Mgr.Celestino Migliore s'est demandé si leur application était ou non une priorité pour les états. Pour que cela le soit, a-t-il dit, "il faut favoriser une nouvelle culture des relations internationales qui ait une conception fraternelle du monde, qui ait pour priorité l'unité de l'humanité et pour mission d'oeuvrer à la paix et au bien de tous".

  "Les ressources économiques nécessaires tant en aides directes, assistance financière et soutien commercial sont peu de chose par rapport aux dépenses militaires de par le monde ou aux dépenses non indispensables pour les pays les plus développés... On assiste à un grand débat sur le sauvetage économique face à une crise mondiale particulièrement dangereuse pour les pays les plus pauvres, qui risque de laisser sans emploi beaucoup de familles. Cette colossale opération de sauvetage, qui coûte de nombreuses fois l'aide globale aux pays en développement, pose une question fondamentale: Comment réussit-on à trouver de tels fonds pour redresser un système financier en banqueroute sans être capables d'investir dans le développement de régions entières de la planète, sans penser aux plus défavorisés?". C'est pourquoi, a conclu Mgr.Migliore, il faut"globaliser la solidarité pour parvenir aux objectifs fixés de développement du Millénaire. Il s'agit d'une obligation morale pour la communauté internationale".
DELSS/OBJECTIFS MILLENAIRE/ONU                             VIS 20080926 (250)


SURMONTER LES CRISES MATRIMONIALES

CITE DU VATICAN, 26 SEP 2008 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la rencontre internationale du mouvement Retrouvaille, dont la mission est d'assister les couples en crise au moyen de programmes spécifiques. Fondé en 1977 au Canada par Jeannine et Guy Beland, l'association aide les époux à pacifier leur relation, "non pas en alternative aux thérapies psychologiques mais suivant un cheminement complémentaire".

  "Vous n'êtes pas des professionnels -a tenu à dire Benoît XVI à ses 300 hôtes-, mais des époux ayant connu ces problèmes avant de les surmonter grâce à Dieu et avec le soutien de Retrouvaille. Vous avez eu la joie de mettre votre expérience au service d'autrui, avec la collaboration de prêtres". Il a ensuite souligné combien les crises matrimoniales sont une double réalité. La phase négative, particulièrement dure et douloureuse, qui s'apparente à un échec. "Mais il existe une autre phase, souvent méconnue et que Dieu voit. La nature enseigne que toute crise est un passage vers une nouvelle phase de vie... Au moment de la rupture, il convient d'offrir aux époux une référence positive face au désespoir". C'est pourquoi les rencontres proposées par l'association "offrent-elles un appui pour ne pas tout perdre et remonter peu à peu la pente".

  Evoquant les noces de Cana, le Pape a dit que le bon vin conservé par l'époux pour la fin du banquet symbolise "le salut de la nouvelle alliance nuptiale que Jésus vient offrir à l'humanité". Ainsi, lorsque les époux "traversent des moments difficiles, voire se séparent, il faut se confier à Marie et s'adresser à celui qui a fait de deux chairs une. Alors, on peut être certain qu'avec l'aide du Seigneur la crise se transformera en une épreuve d'où l'amour sortira purifié et renforcé... Vous offrez une sorte de service à contre courant", a dit le Pape à ses hôtes et grâce à vous, lorsqu'un couple entre en crise, il peut compter sur tant de personnes pour l'aider à sauver son union, tandis qu'on propose", même à qui se s'est marié au nom du Seigneur, de divorcer, oubliant ainsi que l'homme ne peut séparer ce que Dieu a uni". Pour conclure, Benoît XVI a dit aux membres de Retrouvaille qu'eux aussi ont besoin dans l'accomplissement de leur mission d'alimenter leur vie spirituelle, "de mettre l'amour dans ce qu'ils font parce qu'au contact de réalités difficiles leur espérance ne faiblisse pas, réduite à une formule".
AC/CRISES MATRIMONIALES/RETROUVAILLE                         VIS 20080926 (410)


VISITE DES EVEQUES URUGUAYENS

CITE DU VATICAN, 26 SEP 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu l'épiscopat de l'Uruguay en conclusion des visites Ad Limina des prélats, auxquels il a rappelé que venir à Rome régulièrement permet de saisir l'origine et la signification du ministère des successeurs des apôtres. C'est une occasion, a dit le Pape à ses hôtes, de renforcer les liens d'unité et d'affection du collège épiscopal afin d'exprimer l'idéal communautaire de l'Eglise qui est depuis l'origine d'être un seul coeur et une seule âme. L'épiscopat doit être un exemple vivant "de fraternité et de concorde pour les fidèles, tout particulièrement dans une société souvent dominée par l'individualisme et une compétition exaspérée".

  L'esprit de communion, a poursuivi le Saint-Père, doit se manifester concrètement dans les orientations pastorales des évêques, à l'image de la rencontre d'Emmaüs, lorsque le Maître expliqua l'Ecriture aux disciples. Il faut donc "développer la connaissance et la méditation de l'Evangile, l'expliquer fidèlement dans la prédication et la catéchèse, dans l'enseignement scolaire. C'est indispensable pour parvenir à vivre en conscience et responsabilité la vocation chrétienne... La Parole de Dieu est aussi la source et le contenu de tout votre ministère", a rappelé Benoît XVI aux pasteurs uruguayens, plus que jamais "alors que beaucoup tentent d'effacer Dieu de la vie personnelle et sociale, d'écarter les gens de la voie de l'espérance en les désintéressant de la vérité qui peut alléger le coeur humain".

  Puis le Pape a encouragé ses hôtes à enseigner la foi de l'Eglise dans sa totalité, "avec le courage et la persuasion de qui vit d'elle et pour elle, sans renoncer à annoncer les valeurs morales de la doctrine catholique souvent objet de débat politique, culturel ou social, et qui touchent à la famille, à la sexualité et à la vie...de sa conception à sa fin naturelle". Ensuite, il a souligné le caractère fondamental du travail des prêtres, que les évêques doivent encourager à résister au climat du moment pour être de véritables disciples du Christ, des missionnaires portant son message de salut avec ardeur... Beaucoup de gens attendent plus ce que dit l'Esprit que le savoir strictement humain... Ainsi témoignerez-vous avec fidélité de ce qui est prêché en aidant les fidèles à dépasser une religiosité superficielle et peu efficace face aux défis éthiques qui découlent de la foi". Vous les aiderez à vivre dans la justice et la vérité.

  Il a enfin encouragé les évêques de l'Uruguay a ne pas se décourager face à l'indifférence ou à l'apathie religieuse, en étant toujours des porteurs d'une espérance qui ne déçoit pas, des porteurs de l'amour du Christ envers les pauvres et les nécessiteux. "Dans les difficultés qui affectent l'Uruguay -a conclu Benoît XVI- l'Eglise est appelée à faire preuve d'un grand coeur, à monter la solidarité et l'esprit de sacrifice des fils de Dieu en faveur de leurs frères en difficulté".
AL/.../URUGUAY                                         VIS 20080926 (480)


jeudi 25 septembre 2008

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 25 SEP 2008 (VIS). Le Saint-Père a nommé pour cinq ans Mgr.Mariano Crociata, Secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, jusqu'ici Evêque de Noto (Italie).
NA/.../CROCIATA                                                 VIS 20080925 (40)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 25 SEP 2008 (VIS). A Castelgandolfo ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

-Mgr.Ramiro Moliner Inglés, Nonce apostolique en Albanie.

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale uruguayenne en visite Ad Limina:

    -Mgr.Nicolás Cotugno Fanizzi, SDB, Archevêque de Montevideo.

    -Mgr.Arturo Eduardo Fajardo Bustamente, Evêque de San José de May.

    -Mgr.Francisco Domingo Barbosa da Silveira, Evêque de Minas.

    -Mgr.Martín Pablo Pérez Seremini, Evêque de Florida, accompagné de son prédécesseur, Mgr.Raúl Horacio Scarrone Carrero.
AP:AL/.../...                                                      VIS 20080925 (80)

REFORME DE L'ENSEIGNEMENT RELIGIEUX SUPERIEUR


CITE DU VATICAN, 25 SEP 2008 (VIS). Ce midi près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Cardinal Zenon Grocholewski, Préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique, assisté de Mgr.Jean-Louis Bruguès, OP, Secrétaire, et de Mgr.Angelo Vincenzo Zani, Sous-secrétaire, a présenté l'instruction relative à la réforme des Instituts supérieurs de sciences religieuses (ISCR). Publié en anglais, espagnol, français et italien, le document se divise en trois parties: Physionomie des Instituts supérieurs de sciences religieuses, Procédure d'érection d'un institut supérieur de sciences religieuses, Normes finales.

  La mission des ISCR, précise l'instruction est de "promouvoir la formation religieuse des laïcs et des personnes consacrées, par leur participation plus consciente et active à l'œuvre d'évangélisation du monde actuel, en favorisant aussi l'engagement du monde du travail dans la vie de l'Eglise et dans l'animation chrétienne de la société. Il s'agit ensuite de préparer les candidats aux différents ministères laïcs et services ecclésiaux, notamment de former les enseignants de religion pour toutes les écoles, exceptées les Institutions de niveau universitaire... Tous les enseignants, quelle que soit leur catégorie, doivent toujours se distinguer par l'idonéité scientifique et pédagogique, l'honnêteté de vie, l'intégrité de la doctrine, le dévouement à leur fonction. L'enseignement devra être animé par l'adhésion à la Révélation divine, la fidélité au magistère de l'Eglise et le respect de la vérité scientifique". Les ISCR sont accessibles "à tous les fidèles catholiques, laïcs et ecclésiastiques, qui, pourvus d'une attestation régulière, idoines par leur conduite morale et par leurs éventuelles études antérieures, désirent recevoir une préparation qualifiée en sciences religieuses".

  Le but du document, a précisé le Cardinal, est de remplacer les précédentes dispositions de la Congrégation (1987) en uniformisant les différents instituts existant au sein de l'Eglise, "en leur assurant à tous un bon niveau académique et scientifique, dans la fidélité au magistère, tout en répondant aux sollicitations des Eglises particulières désireuses de se doter de pareilles structures". La nouveauté principale réside dans le cursus des études, porté à cinq ans, contre le précédant cycle unique de quatre ans. Le premier cycle de trois ans conduit au baccalauréat en sciences religieuses, le second à la licence en sciences religieuses. Les autres nouveautés sont l'alignement des titres académiques des ISCR sur ceux des facultés ecclésiastiques (bachelier, licencié), le nombre minimum de cinq enseignants par institut, quatre s'il ne couvre que le premier cycle. Le Préfet de la Congrégation a également souligné la nécessité d'un nombre d'étudiants ordinaires supérieur à 75 unités par institut, et l'obligation faite aux enseignants de ne pas cumuler leur poste avec d'autres institutions. Les structures et fonctions des ISCR communes à celles des facultés de théologie sont le Chancelier, le Président ou Doyen, le Conseil. Les structures et fonctions propres aux instituts sont le Modérateur et le Directeur.

  Ensuite, Mgr.Bruguès a indiqué que le document "s'inscrit dans le droit fil de l'une des grandes intuitions du concile de Vatican II, la valorisation du laïcat. Pour que les laïcs puissent accomplir leurs missions propres, telles la catéchèse ou l'enseignement dans les écoles et universités catholiques, ou bien dans les media d'inspiration chrétienne, ils doivent recevoir une formation adaptée. "C'est un droit pour eux de solliciter une telle formation. C'est un devoir pour l'Eglise de la leur proposer". Dans cette perspective, le principe suivant s'est imposé: Les étudiants clercs suivent la formation dispensée dans les facultés ecclésiastiques ; les étudiants laïcs sont invités à se diriger vers les Instituts supérieurs de sciences religieuses... On attend donc du second parcours qu'il fournisse une nouvelle occasion de participer à l'approfondissement de la vérité et qu'il réalise une synthèse entre la foi de l'Eglise, évidemment à portée universelle, et les cultures particulières des Eglises locales". C'est, a précisé le Secrétaire de la congrégation, une formation qui vise à l'excellence.

  Concluant la présentation, Mgr.Zani a dit que la réforme ne prétend pas réduire les ISCR à un modèle unique et rigide de formation des laïcs, ni de limiter la variété et la diversité des organismes existants et reconnus par le Saint-Siège. Mais "il fallait que la création d'institutions universitaires destinées à décerner des titres académiques ecclésiastiques, reconnus par l'enseignement public...respectent deux critères fondamentaux du décret conciliaire Gravissimum Educationis qui sont la juste répartition des instituts d'études supérieures dans le monde, et la garantie de leur niveau et de leur engagement culturel".
CC/REFORME ISCR/...                                        VIS 20080925 (720)


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