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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 18 mars 2009

CAMEROUN, TERRE D'ESPERANCE


CITE DU VATICAN, 17 MAR 2009 (VIS). L'avion papal a atterri vers 16 h à Yaoundé, la capitale du Cameroun, première étape du premier voyage de Benoît XVI en Afrique. Le Saint-Père a été accueilli par M.Paul Biya, Président de la République, par Mgr.Simon-Victor Tonyé Bakot, archevêque de Yaoundé et Président de la Conférence épiscopale, et le Cardinal Christian Wiyghan Tumi, Archevêque émérite de Douala. Après avoir été présenté aux autorités locales et aux diplomates en poste au Cameroun, le Pape a répondu au salut du chef de l'état:

"Je viens parmi vous comme un Pasteur...pour confirmer mes frères et sœurs dans la foi. C'est la mission que le Christ a confiée à Pierre à la dernière Cène, et c'est la mission des Successeurs de Pierre. Quand Pierre prêchait aux foules venues à Jérusalem pour la Pentecôte, il y avait, présents parmi eux, des pèlerins provenant d'Afrique. Et, aux premiers siècles du christianisme, le témoignage de nombreux grands saints de ce continent...montre la place remarquable de l'Afrique dans les Annales de l'histoire de l'Eglise. Depuis lors et jusqu'à nos jours, d'innombrables missionnaires et de nombreux martyrs ont continué de rendre témoignage au Christ dans toute l'Afrique, et aujourd'hui l'Eglise est bénie par la présence d'environ 150 millions de membres".

Puis il a dit être venu en Afrique pour célébrer avec ses peuples "la foi au Christ, qui donne la vie, qui soutient et nourrit de si nombreux fils et filles de ce grand continent!". Evoquant le prochain Synode des évêques consacré à l'Afrique, il a dit que ce moment de grâce devait constituer pour tous les catholiques africains l'occasion de relancer la mission de l'Eglise et "d'apporter l'espérance au coeur du continent, de ses peuples et des peuples du monde... Même au milieu des pires souffrances le message chrétien est porteur d'espérance... Face à la violence, à la pauvreté, à la faim, à la corruption, à l'abus de pouvoir, le chrétien ne doit pas renoncer... En Afrique aussi tant d'hommes et de femmes...tant de personnes sans toit, de veuves et d'orphelins, ...attendent encore de recevoir cette parole d'espérance et de réconfort".

"Sur un continent où jadis tant d'habitants furent déportés et réduits en esclavage, le trafic d'êtres humains, femmes et enfants en particulier, est devenu une nouvelle forme d'exploitation. En un moment difficile pour l'économie et l'alimentation, de dérèglement des systèmes et du climat, l'Afrique souffre encore plus que les autres. Un nombre croissant de ses habitants sont réduits à la famine, assaillis par la pauvreté et la maladie. Ils réclament la justice et la paix que l'Eglise leur offre... Non une nouvelle oppression politique ou économique mais la liberté des fils de Dieu. Non l'imposition de modèles sociaux ignorant le droit à la vie des non nés mais l'eau pure de l'Evangile de la vie. Non de sanglantes rivalités ethniques ou religieuses mais la paix et la joie du Royaume".

Le Saint-Père a ensuite salué la sollicitude pastorale de l'Eglise locale envers les malades et a insisté sur le fait que les malades du sida puissent recevoir au Cameroun un traitement gratuit. "L'éducation est un autre aspect essentiel du ministère de l'Eglise" a ajouté Benoît XVI, en saluant notamment l'œuvre accomplie par l'Université catholique d'Afrique centrale, qui constitue un signe de grande espérance pour l'avenir de cette région africaine.

"Le Cameroun est bien une terre d'espérance pour beaucoup... Des milliers de réfugiés, fuyant des pays dévastés par la guerre, ont été accueillis ici. C'est une terre de la vie où le gouvernement parle clairement pour la défense des droits des enfants à naître. C'est une terre de paix : à travers le dialogue qu'ils ont mené, le Cameroun et le Nigeria ont résolu leur différend concernant la péninsule de Bakassi et montré au monde ce qu'une diplomatie patiente peut produire de bon. C'est un pays...béni parce que la population y est jeune, pleine de vitalité et décidée à construire un monde plus juste et plus paisible. A juste titre, le Cameroun est décrit comme une Afrique en miniature qui abrite en son sein plus de deux cents groupes ethniques différents capables de vivre en harmonie les uns avec les autres".

Venant parmi vous aujourd'hui, a conclu Benoît XVI, "je prie pour que l'Eglise, ici et dans toute l'Afrique, puisse continuer à croître en sainteté, dans le service de la réconciliation, de la justice et de la paix". Après ce premier discours, le Pape a gagné la nonciature de Yaoundé, où il passera sa première nuit africaine.
CAMEROUN/ARRIVEE/YAOUNDE VIS 20090318 (760)

AVEC LES EVEQUES CAMEROUNAIS


CITE DU VATICAN, 18 MAR 2009 (VIS). Après la messe privée, le Pape a quitté ce matin la nonciature pour rencontrer le Président Biya. Puis il a quitté le palais de l'Unité pour l'église du Christ-Roi, où il a rencontré les 31 évêques du Cameroun. En cette année consacrée à saint Paul, leur a-t-il dit, il est opportun de rappeler l'urgence qu'il y a d'annoncer à tous l'Evangile. Et pour assumer cette mission d'évangélisation et répondre aux multiples défis du monde, il faut "une coopération effective entre les diocèses, notamment pour une meilleure répartition des prêtres dans votre pays, ne peut que favoriser les relations de solidarité fraternelle avec les Eglises diocésaines plus pauvres afin que l'annonce de l'Evangile ne souffre pas du manque de ministres". Puis il a souligné l'importance pour les évêques d'être solidement unis à leur clergé. "L'exemple et l'enseignement de l'évêque sont précieux pour que la vie spirituelle et sacramentelle occupe une place centrale dans le ministère sacerdotal. Cela aide le prêtre à vivre plus profondément sa mission de pasteur et d'homme de prière. Cette vie est une immense richesse reçue pour nous mais aussi ceux qui nous ont été confiés".

Le Pape a alors dit sa joie pour les nombreux jeunes candidats au sacerdoce, et rappelé combien il est essentiel que la vocation se fasse avec sérieux et discernement, en donnant la priorité à la sélection et à la formation des directeurs spirituels. Puis il a parlé de la vie religieuse en rappelant que depuis le début de la christianisation du pays, religieux et religieuse ont fourni une contribution fondamentale à la construction et à la vie de l'Eglise, rendant grâce à Dieu pour le développement de la vie consacrée parmi les camerounais et saluant également le travail des catéchistes qui développent l'inculturation de la foi en donnant une formation doctrinale de base. Benoît XVI a alors cité un des grands défis, celui de la famille et de ses difficultés. Il faut, a-t-il affirmé, préserver les valeurs fondamentales de la famille africaine et en favoriser l'évangélisation, favoriser la perception de la nature, de la dignité et de la mission du mariage, union indissoluble et stable.

Rappelant que "la liturgie doit occuper une place centrale dans l'expression de la foi", le Saint-Père a dit qu'il est essentiel que ses divers modes d'expression ne soient pas un obstacle à la communion avec Dieu. Et face au danger des sectes et autres mouvements ésotériques, de l'influence croissante des superstitions et du relativisme, on doit relancer la formation des jeunes et des adultes, dans le monde universitaire et intellectuel notamment. Il s'est ensuite réjoui des nombreuses associations de laïcs qui fleurissent dans les diocèses, et a encouragé la participation des associations féminines dans les différents secteurs de la mission de l'Eglise": Cela montre "une prise de conscience réelle de la dignité de la femme et de sa vocation particulière dans la communauté ecclésiale et dans la société". Quant à la mission épiscopale, elle conduit l'évêque "à être le défenseur des droits des pauvres, à susciter et à encourager l'exercice de la charité, manifestation de l'amour du Seigneur pour les petits". L'Eglise étant une véritable famille de Dieu, cela "exclut tout ethnocentrisme et tout particularisme excessif et contribue à la réconciliation et à la collaboration entre les ethnies pour le bien de tous... Aussi est-il du devoir des chrétiens, particulièrement des laïcs qui ont des responsabilités sociales, économiques, politiques, de se laisser guider par la doctrine sociale de l'Eglise, afin de contribuer à l'édification d'un monde plus juste où chacun pourra vivre dans la dignité".
PV-CAMEROUN/RENCONTRE EVEQUES/YAOUNDE VIS 20090318 (610)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 18 MAR 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Jan Romeo Pawlowski, Nonce apostolique au Congo et au Gabon, l'élevant à la dignité archiépiscopale. L'Evêque élu, né en 1960 à Biskupiec (Pologne) et ordonné prêtre en 1985, était jusqu'ici Conseiller de nonciature en service près la Secrétairerie d'Etat.
NN/.../PAWLOWSKI VIS 20090318 (60)

DIALOGUE AVEC LES JOURNALISTES


CITE DU VATICAN, 17 MAR 2009 (VIS). Pendant le voyage de Rome à Yaoundé Benoît XVI s'est entretenu avec la presse qui l'accompagne, et répondu à quelques questions de journalistes:

Après surtout votre lettre explicative aux évêques, nombre de journaux ont parlé de la solitude du Pape. Vous sentez-vous seul?: "A dire vrai, j'ai envie de rire quand on fait état de ce mythe. Je ne me sens pas du tout seul. Je reçois chaque jour la visite de mes collaborateurs les plus proches, à commencer par le Secrétaire d'Etat... Il s'agit d'un entourage d'amis et d'une belle collaboration entre évêques et autres collaborateurs, ce dont je me réjouis".

A propos de l'impact de la crise mondiale sur l'économie des pays pauvres, et de la perspective d'une prochaine encyclique sur le sujet, le Saint-Père a répondu: "Un élément fondamental de la crise est le manque d'éthique des structures économiques. L'éthique ne doit pas être étrangère à l'économie mais en son sein car elle ne peut fonctionner si elle ne prend pas compte de la dimension éthique". Revenant sur une encyclique consacrée ai social, il a dit: "J'étais sur le point de la publier lorsqu'a éclaté la crise et on a retenu nécessaire de revoir le document pour mieux l'adapter dans le contexte des compétences de l'Eglise, de la doctrine sociale... J'espère qu'ainsi l'encyclique pourra être un outil meilleur pour aider à surmonter la crise".

Puis le Saint-Père a répondu à une question relative à la spécificité du message catholique en Afrique face à la pression des sectes: "Nous n'annonçons pas un Evangile du succès mais le réalisme chrétien, non des miracles comme le font certains mais la sobriété de la vie chrétienne. Nous sommes convaincus que c'est cette sobriété et ce réalisme qu'a annoncé Dieu fait homme, un Dieu profondément humain qui souffre avec l'homme et donne un sens à ses souffrances, qui dévoile un horizon plus vaste et à venir. Nous savons que les sectes ne sont pas stables et que si, dans un premier temps, elles promettent la prospérité ou cures miraculeuses, la vie demeure ce qu'elle est, difficile. Seul un Dieu humain qui partage les souffrances des hommes est convainquant. Plus vrai il est d'une grande aide dans la vie".

A propos ensuite du SIDA, et de la position de l'Eglise qui est considérée peu réaliste et peu efficace par certains, le Pape a dit que "dans la lutte contre le SIDA l'Eglise catholique et ses mouvements sont précisément les plus présentes... On ne saurait le vaincre par de simples slogans. Si on veut aider les africains, ce ne sera pas par une distribution de préservatifs qui, au contraire, risque d'accroître le problème. Il n'y a de solution que dans un double engagement, l'humanisation de la sexualité qui implique un renouveau spirituel et moral portant à un nouveau comportement, et ensuite une solide amitié envers surtout ceux qui souffrent. Cette disponibilité implique sacrifices et renonciations personnelles".
PV-CAMEROUN/PRESSE AVION/... VIS 20090318 (500)

mardi 17 mars 2009

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 MAR 2009 (VIS). Le Saint-Père a confirmé la nomination de Mgr.Wasyl Ihor Medwit, OSBM, comme Auxiliaire de l'exarchat archiépiscopal de Donetsk-Kharkiv (Ukraine). Il était jusqu'ici Evêque de la curie achiépiscopale majeure de Kiev.
NA/.../MEDWIT VIS 20090317 (50)

BENOIT XVI ARRIVE AU CAMEROUN


CITE DU VATICAN, 17 MAR 2009 (VIS). L'avion de Benoît XVI, qui a quitté Rome vers 10 h 15', est attendu vers 16 h à Yaoundé, la capitale du Cameroun, première étape de son premier voyage apostolique en Afrique (le onzième hors d'Italie). La seconde étape, du 20 au 22 mars, sera consacrée à l'Angola et à sa capitale Luanda. Le Saint-Père sera accueilli sur l'aéroport de Yaoundé par M.Paul Biya, Président de la République, par Mgr.Simon-Victor Tonyé Bakot, archevêque de Yaoundé et Président de la Conférence épiscopale, et le Cardinal Christian Wiyghan Tumi, Archevêque émérite de Douala. Les autorités présentes seront accompagnées du Corps Diplomatique, d'une délégation de fidèles et d'un choeur. Après un échange de discours, le Pape gagnera par la route la nonciature apostolique où il passera la nuit. Demain matin, il y célébrera une messe privée, puis gagnera le palais présidentiel pour une visite officielle, avant de rencontrer en l'église du Christ-Roi l'épiscopat camerounais.
PV-CAMEROUN/.../YAOUNDE VIS 20090317 (170)

lundi 16 mars 2009

PASTORALE UNIVERSITAIRE


CITE DU VATICAN, 15 MAR 2009 (VIS). Après l'angélus, Benoît XVI a signalé que le jubilé paulinien des étudiants venait de se clore par une messe à St.Paul-hors-les-murs. Ce jubilé avait été organisé par la Congrégation pour l'éducation catholique, le Conseil pontifical pour la culture et le Vicariat de Rome autour du thème: "Je vous annonce celui que vous adorez sans le connaître. L'Evangile et la culture pour un nouvel humanisme". S'adressant aux professeurs et responsables de la pastorale universitaire ayant pris part au forum international des universités (Rome 12 - 15 mars), le Pape a souligné combien cette manifestation représentait une importante étape du dialogue fructueux entre Eglise et monde universitaire. Il a dit son voeu de voir la pastorale universitaire se développer dans les Eglises particulières qui, au-delà de la formation des jeunes, élabore une culture inspirée par l'Evangile, assurant de sa prière les étudiants catholiques du monde entier.
ANG/JUBILE PAULINIEN ETUDIANTS/... VIS 20090316 (160)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 16 MAR 2009 (VIS). Hier le Saint-Père a reçu le Cardinal Joachim Meisner, Archevêque de Cologne (Allemagne).

Avant-hier, samedi 14 mars, il avait successivement reçu:

-M.Edward Fenech Adami, Président de Malte, son épouse et leur suite.

-Onze prélats de la Conférence épiscopale argentine en visite Ad Limina:

-Le Cardinal Jorge Mario Bergoglio, SJ, Archevêque de Buenos Aires

-Mgr.Agustín Roberto Radrizzani, SDB, Archevêque de Mercedes-Luján.

-Mgr.Virginio Domingo Bressanelli, SCI, Evêque de Comodoro Rivadavia.

-Mgr.Esteban María Laxague, SDB, Evêque de Viedma.

-Mgr.Fernando Carlos Maletti, Evêque de San Carlos de Bariloche.

-Mgr.Marcelo Angiolo Melani, SDB, Evêque de Neuquén.

-Mgr.Néstor Hugo Navarro, Evêque d'Alto Valle del Río Negro, accompagné de son prédécesseur, Mgr.José Pedro Pozzi, SDB.

-Mgr.Juan Carlos Romanin, SDB, Evêque de Río Gallegos.

-Mgr.Jean-Abdo Arbach, BC, Exarque apostolique des melkites.

-Mgr.Vartan Waldir Boghossian, SDB, Evêque arménien de Buenos Aires et Exarque apostolique des arméniens d'Amérique latine et Mexique.

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP:AL/.../... VIS 20090316 (160)

AU SERVICE DE L'UNITE DE L'EGLISE


CITE DU VATICAN, 14 MAR 2009 (VIS). Benoît XVI a reçu un premier groupe de prélats de la Conférence épiscopale argentine au terme de leur visite Ad Limina qui représente, a-t-il dit, "un moment significatif dans la vie de tous ceux qui se voient confier la charge pastorale d'une partie du peuple de Dieu, et qui démontrent et renforcent leur communion avec le Pape... Le ministère épiscopale est au service de l'unité et de la communion du Corps mystique du Christ" et "l'évêque qui est le principe et fondement visible d'unité dans son Eglise particulière, est appelé à donner de l'élan et à défendre l'intégrité de la foi et la discipline commune à toute l'Eglise en enseignant aussi aux fidèles à aimer tous leurs frères".

Le Saint-Père a dit sa reconnaissance aux évêques argentins pour "leur ferme volonté de maintenir et garantir l'unité "tant dans la Conférence épiscopale que dans les communautés diocésaines. Grâce à cette collégialité affective et effective aucun évêque n'est seul parce qu'il est toujours étroitement uni au Christ, Bon Pasteur, et aussi, en vertu de son ordination épiscopale et de la communion hiérarchique, à ses frères dans l'épiscopat et à celui que le Seigneur a élu comme successeur de Pierre". Il a ensuite souligné que cet esprit de communion "a une place privilégiée, appliqué dans les relations de l'Evêque avec ses prêtres", et a invité les prélats "à renforcer la charité et la prudence" au moment de "corriger les enseignements, attitudes ou comportements qui sont indignes de la condition sacerdotale" de leurs plus étroits collaborateurs et qui "peuvent, de plus, nuire et brouiller la foi et la vie chrétienne des fidèles".

"Le rôle fondamental des prêtres -a-t-il observé- doit vous inciter à un plus grand effort pour encourager les vocations sacerdotales. A cet égard, il devient opportun de mettre en place une pastorale matrimoniale et familiale plus incisive qui tienne compte de la vocation du chrétien, ainsi qu'une pastorale des jeunes plus audacieuse qui aide les jeunes à répondre avec générosité à l'appel de Dieu... Quant aux fidèles, en vertu de leur baptême, ils sont appelés à coopérer à l'édification du Corps du Christ. Il faut, pour cela, les inciter à avoir une expérience plus vivante de Jésus-Christ et du mystère de son amour. Le lien permanent avec le Seigneur par une intense vie de prière et une formation spirituelle et doctrinale adéquate, augmentera chez tous les chrétiens le désir de croire et de célébrer leur foi et leur joie d'appartenir à l'Eglise, et leur donnera l'élan nécessaire pour participer activement à la mission de proclamer la Bonne Nouvelle à tous les hommes".
AL/.../ARGENTINE VIS 20090316 (450)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 14 MAR 2009 (VIS). Le Saint-Père a:

-Erigé la prélature territoriale d'Esquel (Argentine), avec territoire démembré du diocèse de Comodoro-Rivadavia, la rendant suffragante de l'Eglise métropolitaine de Bahía Blanca.

-Nommé le P.José Slaby, CSSR, premier Prélat d'Esquel (superficie: 78.074, population: 68.609, catholiques: 56.440, prêtres: 14), en Argentine. L'Evêque élu, né en 1958 à Zeleznikowa (Pologne), a prononcé ses voeux religieux en 1983 et a été ordonné prêtre en 1984. Il était jusqu'ici curé et supérieur d'Esquel.

-Nommé Mgr.Luigi Bonazzi, Nonce apostolique en Lituanie et en Estonie, jusqu'ici Nonce à Cuba.

-Nommé le Cardinal Joseph Zen Ze-kiun, SDB, Evêque de Hong Kong, son Envoyé spécial à la commémoration du voyage pastoral (1984) de Jean-Paul II en Thaïlande (Bangkok. 10 - 11 mai).

-Nommé le Cardinal José Saraiva Martins, CMF, son Envoyé spécial au cinquantième anniversaire du sanctuaire du Christ-Roi d'Almada (Portugal, 17 mai).
ECE:NER:NN:NA/.../... VIS 20090316 (150)

AFRIQUE ET EVANGILE


CITE DU VATICAN, 15 MAR 2009 (VIS). Lors de l'angélus du troisième dimanche de Carême, Benoît XVI a évoqué son imminent voyage en Afrique. Le Pape, qui s rendra du 17 au 23 mars au Cameroun et en Angola, a expliqué aux fidèles réunis Place-St.Pierre que dans le premier de ces pays, il remettra l'Instrumentum Laboris de la deuxième assemblée spéciale pour l'Afrique du Synode des évêques qui aura lieu en octobre. Il poursuivra son voyage en Angola, "un pays qui après une longue guerre interne, a retrouvé la paix et qui est appelé aujourd'hui à se reconstruire dans la justice. Par cette visite -a-t-il dit- je souhaite embrasser dans sa totalité tout le continent africain: ses milles différences et son âme profondément religieuse, ses cultures antiques et son fatigant chemin de développement et de réconciliation, ses graves problèmes, ses blessures douloureuses et ses énormes potentialités et espérances. J'entends confirmer dans leur foi les catholiques, encourager les chrétiens dans leur engagement œcuménique, porter à tous le message de paix confiée à l'Eglise par le Seigneur ressuscité".

"Je pars pour l'Afrique conscient de ne rien avoir d'autre à proposer et à donner à ceux que je rencontrerai que le Christ et la Bonne Nouvelle de sa Croix, mystère d'amour suprême, d'amour divin qui gagne toute résistance humaine et rend ainsi possible le pardon et l'amour des ennemis. Voilà la grâce de l'Evangile capable de transformer le monde. Voilà la grâce qui peut aussi renouveler l'Afrique pour qu'elle génère une irrésistible force de paix et de réconciliation profonde et radicale. L'Eglise ne poursuit donc pas d'objectifs économiques, sociaux ou politiques. L'Eglise annonce le Christ, certaine que l'Evangile peut toucher tous les cœurs et les transformer, renouvelant de l'intérieur de cette façon les personnes et les sociétés". Il a conclu en confiant à saint Joseph, qui prit la fuite avec Marie en Egypte, en Afrique, pour sauver Jésus, toutes les populations du continent "avec les défis qui les attendent et les espérances qui les animent...en particulier les victimes de la faim, de maladies, d'injustices, de conflits fratricides et de toute forme de violence qui, malheureusement, continuent de toucher adultes et enfants, sans épargner non plus les missionnaires, prêtres, religieux, religieuses et volontaires".
ANG/AFRIQUE/... VIS 20090316 (380)

EDUCATEURS DES CONSCIENCES


CITE DU VATICAN, 14 MAR 2009 (VIS). Le Cardinal James Francis Stafford, Grand Pénitencier, a lu hier soir un message du Pape adressé aux participants au cours sur le for interne qui se tient cette semaine à Rome, et dans lequel il affirme que "former correctement la conscience des croyants est une des priorités pastorales parce que...lorsque l'on perd le sens du péché, malheureusement augmente la culpabilité que l'on cherche à l'éliminer par d'insuffisants remèdes palliatifs". Il existe, ajoute Benoît XVI, des moyens pour former les consciences, tels "la catéchèse, la prédication, l'homélie, la direction spirituelle, le sacrement de la réconciliation et la célébration de l'Eucharistie... Une bonne catéchèse...encourage les consciences à mieux percevoir le sens du péché aujourd'hui en partie éteint ou, pire, masqué par une façon de penser et de vivre 'Etsi Deus Non Daretur'...marquant un relativisme fermé au vrai sens de la vie".

"La catéchèse doit être liée à une bonne utilisation de la prédication". Ainsi, l'homélie "est sans doute la forme de prédication la plus répandue par laquelle on éduque chaque dimanche la conscience de millions de fidèles. Au cours du dernier synode des évêques justement consacré à la Parole de Dieu dans l'Eglise, différents Pères synodaux ont opportunément insisté sur la valeur et l'importance d'adapter l'homélie aux mentalités contemporaines". Le Saint-Père rappelle ensuite que "la direction spirituelle contribue aussi à former la conscience. Aujourd'hui plus qu'hier, nous avons besoin de guides spirituels sages et saints: un important service ecclésial pour lequel une vitalité intérieure est nécessaire et qu'il faut implorer comme un don de l'Esprit Saint par une prière intense et longue et une préparation spécifique soigneusement acquise. Chaque prêtre, ensuite, est appelé à administrer la miséricorde divine par le sacrement de la pénitence par lequel il remet les péchés au nom du Christ et aide le pénitent à parcourir le chemin exigeant de la sainteté avec une conscience droite et informée. En vue d'accomplir cet indispensable ministère, chaque prêtre doit alimenter sa vie spirituelle et se mettre à jour en permanence d'un point de vue théologique et pastoral".

Le Pape souligne également que "la conscience du croyant s'affine toujours plus grâce à une participation dévote et consciente à la messe, sacrifice du Christ pour la rémission des péchés". A la fin de son message, il demande aux participants de "maintenir toujours vivante en eux-mêmes leur conscience d'être de dignes ministres de la miséricorde divine et des éducateurs responsables des consciences. Inspirez-vous de l'exemple des saints confesseurs et des guides spirituels parmi lesquels j'aimerais particulièrement évoquer le saint curé d'Ars et saint Jean-Marie Vianney dont nous commémorons cette année le 150 anniversaire de sa mort".
MESS/FOR INTERNE/PENT VIS 20090316 (450)

SITE WEB DU SAINT-SIEGE


CITE DU VATICAN, 16 MAR 2009 (VIS). Jeudi prochain, fête de saint Joseph, patron de l'Eglise universelle, le site web du Saint-Siège ouvrira une section en langue chinoise ( www.vatican.va ). Ce sera la huitième, après l'italien, l'anglais, le français, l'espagnol, l'allemand, le portugais et le latin. Les usagers trouveront la documentation présentée soit en caractères chinois traditionnels soit en caractères simplifiés.
OP/CHINOIS/WEB SAINT-SIEGE VIS 20090316 (70)

SAINT JEAN-MARIE VIANNEY


CITE DU VATICAN, 16 MAR 2009 (VIS). "Fidélité du Christ, fidélité du prêtre" est le thème de l'année sacerdotale annoncée par le Pape, qui l'ouvrira le 19 juin par des vêpres en la Basilique vaticane, où seront exposées les reliques du Curé d'Ars amenée par Mgr.Guy Bagnard, Evêque d'Ars et Belley. Elle s'achèvera le 19 juin 2010 par une rencontre sacerdotale mondiale, Place-St.Pierre. Au cours de cette année, Benoît XVI proclamera saint Jean-Marie patron de tous les prêtres (patron des curés depuis 1925). Suivra la publication d'un directoire pour les confesseurs et directeurs spirituels, avec un recueil des écrits du Pape sur la vie et la mission sacerdotale aujourd'hui. En accord avec les évêques diocésains et les supérieurs religieux, la Congrégation pour le clergé coordonnera les initiatives spirituelles et pastorales qui montreront l'importance de la mission sacerdotale dans l'Eglise et dans la société, comme la nécessité d'accroître la formation permanente du clergé et des séminaristes.
OP/ANNEE SACERDOTALE/... VIS 20090316 (160)

ANNEE SPECIALE SACERDOTALE


CITE DU VATICAN, 16 MAR 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu la Congrégation pour le clergé, qui vient de tenir son assemblée annuelle consacrée à l'identité missionnaire du clergé, qui est l'une de ses trois fonctions. Cette dimension missionnaire du prêtre dans l'Eglise, a-t-il dit,"découle de sa configuration sacramentelle au Christ Chef" qui suppose "une adhésion cordiale et totale à ce que la tradition ecclésiale considère comme l' Apostolica Vivendi Forma..., la participation à ce nouveau style de vie inauguré par Jésus et fait leur par les apôtres". Il a ensuite souligné "la tendance à la perfection morale qui doit habiter tout cœur authentiquement sacerdotal". Ainsi, "pour favoriser cette tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend surtout l'efficacité de leur ministère, j'ai décidé de mettre en place une année sacerdotale spéciale du 19 juin 2009 (Sacré Cœur de Jésus et Journée pour la sanctification sacerdotale) au 19 juin 2010". Cette année "rappellera le 150 anniversaire de la mort du saint Curé d'Ars, Jean-Marie Vianney, vrai exemple de pasteur au service du troupeau du Christ... La dimension ecclésiale, hiérarchique et doctrinale et de communion du prêtre...est absolument indispensable à toute mission authentique et en garantit l'efficacité spirituelle".

Puis le Pape a expliqué que "la mission est ecclésiale parce que personne n'annonce ou ne porte soi même... mais porte un autre, Dieu lui-même, au monde. Dieu est la seule richesse, en définitive, que les hommes désirent trouver dans un prêtre. La mission se déroule dans une unité et une communion qui, seulement secondairement, comporte des aspects relevant de sa visibilité sociale... Les dimensions hiérarchiques et doctrinales suggèrent de rappeler l'importance de la discipline (ce terme est lié à celui de disciple) ecclésiastique et de la formation doctrinale, et non seulement théologique, initiale et permanente". Benoît XVI a souligné la nécessité de "prendre soin de la formation des candidats au ministère sacerdotal...développée en communion avec une Tradition Ecclésiale ininterrompue, sans coupure ni tentation de discontinuité. Il est donc important d'encourager les prêtres, surtout parmi les nouvelles générations, à une correcte réception des textes du Concile œcuménique Vatican II, interprétés à la lumière de tout le bagage doctrinal de l'Eglise. La centralité du Christ comporte une juste valorisation du sacerdoce ministériel, sans lequel il n'y aurait ni l'Eucharistie, ni même la mission et la même Eglise. Il faut donc être attentifs à ce que les nouvelles structures pastorales ne soient pas pensées pour une époque où il faudrait se passer du ministère ordonné, en partant d'une interprétation erronée de la promotion des laïcs. Dans ce cas, on favoriserait une ultérieure dilution du sacerdoce ministériel".
AC/MISSION PRETRE/CPC VIS 20090316 (440)

vendredi 13 mars 2009

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 13 MAR 2009 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Douze prélats de la Conférence épiscopale argentine en visite Ad Limina:

-Le Cardinal Jorge Mario Bergoglio, SJ, Archevêque de Buenos Aires, accompagné de ses Auxiliaires, Mgr.Joaquín Mariano Sucunza, Mgr.Eduardo Horacio García, Mgr.Raúl Martín, Mgr.Oscar Vicente Ojea et Mgr.Enrique Eguía Seguí.

-Mgr.Fernando María Bargalló, Evêque de Merlo-Moreno.

-Mgr.Luis Guillermo Eichhorn, Evêque de Morón.

-Mgr.Sergio Alfredo Fenoy, Evêque de San Miguel.

-Mgr.Rubén Oscar Frassia, Evêque de Avellaneda-Lanús.

-Mgr.Guillermo Rodríguez-Melgarejo, Evêque de San Martín.

-Mgr.Oscar Domingo Sarlinga, Evêque de Zárate-Campana.

-Mgr.Robert Zollitsch, Archevêque de Freiburg im Breisgau et Président de la Conférence épiscopale allemande.

En fin d'après-midi, il devrait recevoir dix prélats de la Conférence épiscopale argentine en visite Ad Limina:

-Mgr.José María Arancedo, Archevêque de Santa Fe de la Vera Cruz.

-Mgr.Mario Luis Bautista Maulión, Archevêque de Paraná, accompagné de son Auxiliaire, Mgr.César Daniel Fernández.

-Mgr.Luis Armando Collazuol, Evêque de Concordia.

-Mgr.Jorge Eduardo Lozano, Evêque de Gualeguaychú.

-Mgr.Martín de Elizalde, OSB, Evêque de Nueve de Julio.

-Mgr.Eduardo Eliseo Martín, Evêque de Villa de la Concepción del Río Cuarto.

-Mgr.José Vicente Conejero Gallego, Evêque de Formosa.

-Mgr.Roberto Rodríguez, Evêque de La Rioja.

-Mgr.Pedro Candia, Administrateur de l'Ordinariat militaire.

-Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AL:AP/.../... VIS 20090313 (220)

ADORATION EUCHARISTIQUE


CITE DU VATICAN, 13 MAR 2009 (VIS). Le Pape a reçu ce midi l'Assemblée plénière de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, qui s'est intéressée à l'adoration eucharistique. Cette réflexion collégiale, a-t-il dit, "permettra d'identifier, dans les limites de compétence du dicastère, les solutions liturgiques et pastorales que l'Eglise peut développer pour promouvoir la foi dans la Présence Réelle...et garantir sa dimension d'adoration à l'Eucharistie... La doctrine de la transsubstantiation des espèces et la Présence Réelle, qui sont déjà d'évidences vérités de foi dans l'Evangile, ont été confirmées par les Pères de l'Eglise".

Rappelant ensuite que "l'adoration eucharistique doit conduire à être en union avec le Christ vivant puis avec son corps mystique", Benoît XVI a répété ce qu'il disait lors de la Journée mondiale de la jeunesse 2005: "Dieu n'est pas seulement devant nous comme un être totalement différent. Il est en nous et nous en lui. Sa dynamique, qui nous pénètre, entend se propager aux autres et s'étendre au monde, afin que son amour devienne effectivement la mesure dominatrice de l'humanité entière". Dans cette perspective, a ajouté le Pape, "je rappelais aux jeunes que l'on vit dans l'Eucharistie la transformation fondamentale de la violence en amour, de la mort en vie, ce qui entraîne toutes les autres transformations".

Puis le Saint-Père a souligné l'importance d'un renouveau de l'adoration eucharistique, qui "sera possible par le biais d'une meilleure connaissance du mystère eucharistique, en fidélité à la Tradition et à l'amélioration de la pratique liturgique des communautés". Il a salué l'intérêt porté par l'assemblée sur la formation des baptisés, "avec une attention particulière pour les séminaristes, de manière à ce que grandisse en eux un authentique esprit d'adoration eucharistique... En revalorisant trois pratiques pénitentielles de la tradition biblique et chrétienne, la prière, l'aumône et le jeûne, nous nous encouragerons les uns les autres à redécouvrir et vivre le jeûne comme une préparation à l'Eucharistie, comme une arme spirituelle contre notre égoïsme, et pas simplement comme un exercice d'ascèse".
AC/ADORATION EUCHARISTIQUE/... VIS 20090313 (340)

jeudi 12 mars 2009

POUR LA PAIX EN TERRE SAINTE


CITE DU VATICAN, 12 MAR 2009 (VIS). Benoît XVI a reçu ce midi une délégation du Grand Rabbinat d'Israël, accompagné de membres de la Commission pontificale pour les relations avec l'hébraïsme. Il a tenu à souligner l'importance du dialogue, "fruit de la visite historique de Jean-Paul II en Terre Sainte de mars 2000". Puis il a rappelé qu'en sept ans, au delà du renforcement des rapports amicaux entre les deux parties, "la réflexion sur des sujets importants relevant des traditions juive et chrétienne s'est accrue". Au cours de sept réunions, à Rome ou à Jérusalem, le Grand Rabbinat et la Commission pontificale "ont traité de la sacralité de la vie, de la valeur de la famille, de justice sociale et d'éthique, de la place centrale de la Parole exprimées par l'Ecriture, de l'importance de l'éducation pour la société, des relations entre autorité religieuse et civile, de la liberté de religion et de conscience". Il a dit que son prochain voyage en Terre Sainte, en mai, lui permettra notamment de prier en faveur de l'unité et de la paix dans cette région comme pour la famille humaine toute entière. Benoît XVI a dit enfin son voeu de voir ce pèlerinage "aider à approfondir le dialogue entre l'Eglise et le peuple juif, pour que tous, juifs, chrétiens et musulmans vivent en harmonie en Terre Sainte.
AC/TERRE SAINTE/RABBINAT ISRAEL VIS 20090312 (240)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX


CITE DU VATICAN, 12 MAR 2009 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Salvador Rangel Mendoza, OFM, Evêque de Huejutla (superficie: 6.014, population: 530.000, catholiques: 502.000, prêtres: 95, religieux: 63), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1946 à Tepalcatepec (Mexique), a prononcé ses voeux religieux en 1973 et a été ordonné prêtre en 1974. Jusqu'ici Vicaire épiscopal du diocèse de Morelia (Mexique), il succède à Mgr.Salvador Martínez Pérez, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/.../RANGEL:MARTINEZ VIS 20090312 (90)

LETTRE SUR LA LEVEE DES 4 EXCOMMUNICATIONS


CITE DU VATICAN, 12 MAR 2009 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la Lettre de Benoît XVI à l'épiscopat catholique au sujet de la levée de l'excommunication des évêques consacrés par Mgr.Lefebvre. En voici la version française:

"Chers frères dans l'épiscopat. La levée de l'excommunication des quatre évêques, consacrés en 1988 par Mgr.Lefebvre sans mandat du Saint-Siège, a suscité, pour de multiples raisons, au sein et en dehors de l'Eglise catholique une discussion d'une véhémence telle qu'on n'en avait plus connue depuis très longtemps. Cet événement, survenu à l'improviste et difficile à situer positivement dans les questions et dans les tâches de l'Eglise d'aujourd'hui, a laissé perplexes de nombreux évêques. Même si beaucoup d'évêques et de fidèles étaient disposés, à priori, à considérer positivement la disposition du Pape à la réconciliation, néanmoins la question de l'opportunité d'un tel geste face aux vraies urgences d'une vie de foi à notre époque s'y opposait. Inversement, certains groupes accusaient ouvertement le Pape de vouloir revenir en arrière, au temps d'avant le Concile Vatican II: d'où le déchaînement d'un flot de protestations, dont l'amertume révélait des blessures remontant au-delà de l'instant présent. C'est pourquoi je suis amené à vous fournir quelques éclaircissements, qui doivent aider à comprendre les intentions qui m'ont guidé moi-même ainsi que les organes compétents du Saint-Siège à faire ce pas. J'espère contribuer ainsi à la paix dans l'Eglise.

Le fait que le cas Williamson se soit superposé à la levée de l'excommunication a été pour moi un incident fâcheux imprévisible. Le geste discret de miséricorde envers quatre évêques, ordonnés validement mais non légitimement, est apparu tout à coup comme totalement différent: comme le démenti de la réconciliation entre chrétiens et juifs, et donc comme la révocation de ce que le Concile avait clarifié en cette matière pour le cheminement de l'Eglise. Une invitation à la réconciliation avec un groupe ecclésial impliqué dans un processus de séparation se transforma ainsi en son contraire : un apparent retour en arrière par rapport à tous les pas de réconciliation entre chrétiens et juifs faits à partir du Concile, pas dont le partage et la promotion avaient été dès le début un objectif de mon travail théologique personnel. Que cette superposition de deux processus opposés soit advenue et qu'elle ait troublé un moment la paix entre chrétiens et juifs ainsi que la paix à l'intérieur de l'Eglise, est une chose que je ne peux que déplorer profondément. Il m'a été dit que suivre avec attention les informations auxquelles on peut accéder par internet aurait permis d'avoir rapidement connaissance du problème. J'en tire la leçon qu'à l'avenir au Saint-Siège nous devrons prêter davantage attention à cette source d'informations. J'ai été peiné du fait que même des catholiques, qui au fond auraient pu mieux savoir ce qu'il en était, aient pensé devoir m'offenser avec une hostilité prête à se manifester. C'est justement pour cela que je remercie d'autant plus les amis juifs qui ont aidé à dissiper rapidement le malentendu et à rétablir l'atmosphère d'amitié et de confiance, qui -comme du temps de Jean-Paul II- comme aussi durant toute la période de mon pontificat a existé et, grâce à Dieu, continue à exister.

Une autre erreur, qui m'attriste sincèrement, réside dans le fait que la portée et les limites de la mesure du 21 janvier 2009 n'ont pas été commentées de façon suffisamment claire au moment de sa publication. L'excommunication touche des personnes, non des institutions. Une ordination épiscopale sans le mandat pontifical signifie le danger d'un schisme, parce qu'elle remet en question l'unité du collège épiscopal avec le Pape. C'est pourquoi l'Eglise doit réagir par la punition la plus dure, l'excommunication, dans le but d'appeler les personnes punies de cette façon au repentir et au retour à l'unité. Vingt ans après les ordinations, cet objectif n'a malheureusement pas encore été atteint. La levée de l'excommunication vise le même but auquel sert la punition: inviter encore une fois les quatre évêques au retour. Ce geste était possible une fois que les intéressés avaient exprimé leur reconnaissance de principe du Pape et de son autorité, bien qu'avec des réserves en matière d'obéissance à son autorité doctrinale et à celle du Concile. Je reviens par là à la distinction entre personne et institution. La levée de l'excommunication était une mesure dans le domaine de la discipline ecclésiastique: les personnes étaient libérées du poids de conscience que constitue la punition ecclésiastique la plus grave. Il faut distinguer ce niveau disciplinaire du domaine doctrinal. Le fait que la Fraternité St-Pie X n'ait pas de statut canonique dans l'Eglise, ne se base pas en fin de comptes sur des raisons disciplinaires mais doctrinales. Tant que la Fraternité n'a pas une position canonique dans l'Eglise, ses ministres non plus n'exercent pas de ministères légitimes dans l'Eglise. Il faut ensuite distinguer entre le niveau disciplinaire, qui concerne les personnes en tant que telles, et le niveau doctrinal où sont en question le ministère et l'institution. Pour le préciser encore une fois : tant que les questions concernant la doctrine ne sont pas éclaircies, la Fraternité n'a aucun statut canonique dans l'Eglise, et ses ministres -même s'ils ont été libérés de la sanction ecclésiastique- n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l'Eglise.

A la lumière de cette situation, j'ai l'intention de rattacher à l'avenir la Commission pontificale Ecclesia Dei -institution compétente, depuis 1988, pour les communautés et les personnes qui, provenant de la Fraternité St-Pie X ou de regroupements semblables, veulent revenir à la pleine communion avec le Pape- à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Il devient clair ainsi que les problèmes qui doivent être traités à présent sont de nature essentiellement doctrinale et regardent surtout l'acceptation du Concile Vatican II et du magistère post-conciliaire des Papes. Les organismes collégiaux avec lesquels la Congrégation étudie les questions qui se présentent (spécialement la réunion habituelle des Cardinaux le mercredi et l'Assemblé plénière annuelle ou biennale) garantissent l'engagement des Préfets des diverses Congrégations romaines et des représentants de l'épiscopat mondial dans les décisions à prendre. On ne peut geler l'autorité magistérielle de l'Eglise à l'année 1962. Ceci doit être bien clair pour la Fraternité. Cependant, à certains de ceux qui se proclament comme de grands défenseurs du Concile, il doit aussi être rappelé que Vatican II renferme l'entière histoire doctrinale de l'Eglise. Celui qui veut obéir au Concile, doit accepter la foi professée au cours des siècles et il ne peut couper les racines dont l'arbre vit.

J'espère avoir ainsi éclairci la signification positive ainsi que les limites de la mesure du 21 janvier 2009. Cependant demeure à présent la question: cette mesure était-elle nécessaire? Constituait-elle vraiment une priorité? N'y a-t-il pas des choses beaucoup plus importantes? Il y a certainement des choses plus importantes et plus urgentes. Je pense avoir souligné les priorités de mon pontificat dans les discours que j'ai prononcés à son début. Ce que j'ai dit alors demeure de façon inaltérée ma ligne directive. La première priorité pour le Successeur de Pierre a été fixée sans équivoque par le Seigneur au Cénacle: Toi…affermis tes frères. Pierre lui-même a formulé de façon nouvelle cette priorité dans sa première Epître: Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l'espérance qui est en vous. A notre époque où dans de vastes régions de la terre la foi risque de s'éteindre comme une flamme qui ne trouve plus à s'alimenter, la priorité qui prédomine est de rendre Dieu présent dans ce monde et d'ouvrir aux hommes l'accès à Dieu. Non pas à un dieu quelconque, mais à ce Dieu qui a parlé sur le Sinaï; à ce Dieu dont nous reconnaissons le visage dans l'amour poussé jusqu'au bout, en Jésus-Christ crucifié et ressuscité. En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l'horizon des hommes et que tandis que s'éteint la lumière provenant de Dieu, l'humanité manque d'orientation, et les effets destructeurs s'en manifestent toujours plus en son sein.

Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible: c'est la priorité suprême et fondamentale de l'Eglise et du Successeur de Pierre aujourd'hui. D'où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à cœur l'unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu'ils disent de Dieu. C'est pourquoi l'effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens -par l'œcuménisme- est inclus dans la priorité suprême. A cela s'ajoute la nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix, tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la lumière. C'est là le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour jusqu'au bout doit donner le témoignage de l'amour: se consacrer avec amour à ceux qui souffrent, repousser la haine et l'inimitié. C'est la dimension sociale de la foi chrétienne, dont j'ai parlé dans l'encyclique Deus Caritas Est.

Si donc l'engagement ardu pour la foi, pour l'espérance et pour l'amour dans le monde constitue en ce moment -et, dans des formes diverses, toujours- la vraie priorité pour l'Eglise, alors les réconciliations petites et grandes en font aussi partie. Que l'humble geste d'une main tendue soit à l'origine d'un grand tapage, devenant ainsi le contraire d'une réconciliation, est un fait dont nous devons prendre acte. Mais maintenant je demande: Etait-il et est-il vraiment erroné d'aller dans ce cas aussi à la rencontre du frère qui a quelque chose contre toi, et de chercher la réconciliation? La société civile aussi ne doit-elle pas tenter de prévenir les radicalisations et de réintégrer -autant que possible- leurs éventuels adhérents dans les grandes forces qui façonnent la vie sociale, pour en éviter la ségrégation avec toutes ses conséquences? Le fait de s'engager à réduire les durcissements et les rétrécissements, pour donner ainsi une place à ce qu'il y a de positif et de récupérable pour l'ensemble, peut-il être totalement erroné? Moi-même j'ai vu, dans les années qui ont suivi 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé, que le retour dans la grande et vaste Eglise commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu'ensuite en ont émergé des forces positives pour l'ensemble. Une communauté dans laquelle se trouvent 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-elle nous laisser totalement indifférents? Devons-nous impassiblement les laisser aller à la dérive loin de l'Eglise? Je pense par exemple aux 491 prêtres. Nous ne pouvons pas connaître l'enchevêtrement de leurs motivations. Je pense toutefois qu'ils ne se seraient pas décidés pour le sacerdoce si, à côté de différents éléments déformés et malades, il n'y avait pas eu l'amour pour le Christ et la volonté de L'annoncer et avec lui le Dieu vivant. Pouvons-nous simplement les exclure, comme représentants d'un groupe marginal radical, de la recherche de la réconciliation et de l'unité? Qu'en sera-t-il ensuite?

Certainement, depuis longtemps, et puis à nouveau en cette occasion concrète, nous avons entendu de la part de représentants de cette communauté beaucoup de choses discordantes, comme suffisance et présomption, fixation sur des unilatéralismes etc. Par amour de la vérité je dois ajouter que j'ai reçu aussi une série de témoignages émouvants de gratitude, dans lesquels était perceptible une ouverture des cœurs. Mais la grande Eglise ne devrait-elle pas se permettre d'être aussi généreuse, consciente de la grande envergure qu'elle possède, consciente de la promesse qui lui a été faite? Ne devrions-nous pas, comme de bons éducateurs, être aussi capables de ne pas prêter attention à différentes choses qui ne sont pas bonnes et nous préoccuper de sortir des étroitesses? Et ne devrions-nous pas admettre que dans le milieu ecclésial aussi sont ressorties quelques discordances ? Parfois on a l'impression que notre société a besoin d'un groupe au moins, auquel ne réserver aucune tolérance, contre lequel pouvoir tranquillement se lancer avec haine. Et si quelqu'un ose s'en rapprocher -dans le cas présent le Pape- il perd lui aussi le droit à la tolérance et peut lui aussi être traité avec haine sans crainte ni réserve.

Chers Confrères, durant les jours où il m'est venu à l'esprit d'écrire cette lettre, par hasard, au Séminaire romain, j'ai dû interpréter et commenter le passage de l'Epître aux Galates. J'ai noté avec surprise la rapidité avec laquelle ces phrases nous parlent du moment présent: Que cette liberté ne soit pas un prétexte pour satisfaire votre égoïsme. Au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. Car toute la Loi atteint sa perfection dans un seul commandement: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde: vous allez vous détruire les uns les autres! J'ai toujours été porté à considérer cette phrase comme une des exagérations rhétoriques qui parfois se trouvent chez saint Paul. Sous certains aspects, il peut en être ainsi. Mais malheureusement ce mordre et dévorer existe aussi aujourd'hui dans l'Eglise comme expression d'une liberté mal interprétée. Est-ce une surprise que nous aussi nous ne soyons pas meilleurs que les Galates? Que tout au moins nous soyons menacés par les mêmes tentations? Que nous devions toujours apprendre de nouveau le juste usage de la liberté? Et que toujours de nouveau nous devions apprendre la priorité suprême: l'amour? Le jour où j'en ai parlé au grand séminaire, à Rome, on célébrait la fête de la Vierge de la Confiance. De fait, Marie nous enseigne la confiance. Elle nous conduit à son Fils, auquel nous pouvons tous nous fier. Il nous guidera, même en des temps agités. Je voudrais ainsi remercier de tout cœur tous ces nombreux évêques, qui en cette période m'ont donné des signes émouvants de confiance et d'affection et surtout m'ont assuré de leur prière. Ce remerciement vaut aussi pour tous les fidèles qui ces jours-ci m'ont donné un témoignage de leur fidélité immuable envers le Successeur de Pierre. Que le Seigneur nous protège tous et nous conduise sur le chemin de la paix! C'est un souhait qui jaillit spontanément du cœur en ce début du Carême, qui est un temps liturgique particulièrement favorable à la purification intérieure et qui nous invite tous à regarder avec une espérance renouvelée vers l'objectif lumineux de Pâques".
BXVI-LETTRE/LEVEE EXCOMMUNICATIONS/... VIS 20090312 (2410)
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