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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 14 mai 2010

ACCORD DE TELEPHONIE MOBILE

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2010 (VIS). Le Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican a signé ce jour avec la société Vodafone Italia un accord triennal de gestion de téléphonie mobile pour environ 2.000 appareils. Vodafone a remporté le contrat sur la base des standards de garantie du service, outre la capillarité de sa présence sur le marché international. Ce contrat a été signé en présence du Président de Vodafone Italia et du Secrétaire général du Governorat.
OP/ VIS 20100514 (90)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 14 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Pierre-Marie Carré, Coadjuteur de l'Archevêque de Montpellier (France). Il était jusqu'ici Archevêque d'Albi (France).
NEC/ VIS 20100514 (40)

PARTOUT TEMOIGNER DU CHRIST

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2010 (IS). En fin d'après-midi, le Saint-Père a rencontré les évêques du Portugal, devant lesquels il a affirmé que "le Pape a besoin de s’ouvrir toujours davantage au mystère de la Croix, en l’embrassant comme l’unique espérance et le moyen ultime pour gagner et réunir dans le Crucifié tous ses frères et sœurs en humanité. Obéissant à la Parole de Dieu, il est appelé à vivre non pas pour lui même mais pour rendre Dieu présent dans le monde". Puis il a affirmé que notre temps "exige un nouveau dynamisme missionnaire des chrétiens, appelés à former un laïcat mûr qui s’identifie à l’Eglise et solidaire de la transformation complexe du monde. Il faut d’authentiques témoins de Jésus Christ, surtout dans ces milieux humains où le silence de la foi est plus grand et plus profond : les hommes politiques, les intellectuels, les professionnels de la communication qui professent et promeuvent une orientation culturelle unique, en méprisant la dimension religieuse et contemplative de la vie. Dans ces milieux, il y a des croyants honteux de leur foi qui prêtent leur concours à un sécularisme qui fait obstacle à l’inspiration chrétienne. Dans le même temps, nombreux sont ceux qui défendent avec courage une pensée catholique vigoureuse et fidèle au Magistère, soutenus dans leur vie libre de fidèles laïcs" par leurs pasteurs.

En qualité de premiers évangélisateurs, a dit Benoît XVI à ses hôtes, "il vous faut réussir à inculquer chez toute personne qui évangélise un vrai désir de sainteté, et la conscience que tout résultat dépend essentiellement de l’union avec le Christ et de l’action de son Esprit. En effet, quand aux yeux de beaucoup la foi catholique n’est plus le patrimoine commun de la société et que, souvent, on la regarde comme une graine étouffée et supplantée par les ‘idoles’ et par les maîtres de ce monde, elle pourra très difficilement toucher les cœurs à travers de simples discours ou des rappels moraux, et encore moins par des allusions générales aux valeurs chrétiennes. Le rappel courageux et intégral des principes est essentiel et indispensable. Toutefois, la simple énonciation du message ne va pas jusqu’au fond du cœur de la personne, ne touche pas sa liberté, ne transforme pas sa vie. Ce qui séduit surtout, c’est la rencontre avec les personnes croyantes qui, par leur foi, attirent vers la grâce du Christ, en lui rendant témoignage".

L’Eglise a besoin d'un nouveau printemps, de grands courants, de mouvements et témoignages de sainteté parmi les fidèles, a rappelé le Saint-Père en citant son prédécesseur. "Alors qu’on parlait d’un hiver de l’Eglise, l’Esprit Saint suscitait un nouveau printemps, faisant se réveiller chez les jeunes et chez les adultes la joie d’être chrétiens, de vivre au sein de l’Eglise, qui est le Corps vivant du Christ.... Mais la condition nécessaire à la vie de ces réalités...réside dans l'obéissance aux pasteurs de l'Eglise, qui garantissent le caractère ecclésial des mouvements". Les Pasteurs ont "la responsabilité d’accueillir ces impulsions qui sont des dons pour l’Eglise et qui lui confèrent une nouvelle vitalité. Mais il faut aussi aider les mouvements à trouver la voie juste, en faisant des corrections avec un esprit de compréhension spirituelle qui sache conjuguer conduite, reconnaissance et une certaine ouverture et disponibilité à apprendre".

Dans l’Année sacerdotale qui s’achève, a ajouté le Pape, il faut redécouvrir "la paternité épiscopale par-dessus tout envers votre clergé. Pendant trop longtemps, la responsabilité de l’autorité comme service en vue de la croissance des autres et, en premier lieu, des prêtres, a été reléguée au second plan. Ceux-ci sont appelés à servir, dans leur ministère pastoral, en étant intégrés dans une action pastorale de communion et d’ensemble... Il ne s’agit pas de retourner vers le passé, ni d’un simple retour aux origines, mais de retrouver la ferveur des origines, la joie du commencement de l’expérience chrétienne, en se faisant accompagner par le Christ comme les disciples d’Emmaüs le jour de Pâques, en laissant sa parole nous réchauffer le cœur et le pain rompu ouvrir nos yeux à la contemplation de son visage. C’est seulement ainsi que le feu de la charité sera suffisamment ardent pour pousser chaque fidèle chrétien à devenir dispensateur de lumière et de vie au sein de l’Eglise et parmi tous les hommes". Pour conclure, Benoît XVI a encouragé ses hôtes "à raviver en eux et autour d'eux les sentiments de miséricorde et de compassion pour être en mesure de répondre aux situations de lourdes carences sociales. Que se constituent des organisations et que se perfectionnent celles qui existent déjà, afin qu’elles soient en capacité de répondre avec créativité à toute pauvreté, en y incluant celles qui relèvent du manque de sens à la vie et de l’absence d’espérance. L’effort que vous faites pour aider les diocèses les plus nécessiteux, surtout dans les Pays lusophones, est très louable. Que les difficultés, qui à présent se font sentir davantage, n’affaiblissent pas la logique du don. Poursuivez avec vivacité, dans votre Pays, votre témoignage de prophètes de la justice et de la paix, de défenseurs des droits inaliénables de la personne humaine, unissant votre voix à celle des plus faibles, que vous avez sagement incités à prendre la parole, sans jamais craindre de hausser la voix en faveur des opprimés, des personnes humiliées et maltraitées". Après quoi le Saint-Père a regagné sa résidence pour la nuit.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100514 (900)

DOCTRINE SOCIALE

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2010 (VIS). A 17 h Benoît XVI est arrivé à l'église de la Trinité du sanctuaire de Fatima pour y rencontrer les organisations sociales catholiques, auxquelles s'étaient jointes des délégations d'autres institutions charitables nationales. S'adressant au "vaste monde de la charité", le Pape a rappelé d'emblée que le Christ nous a révélé que Dieu est amour. "Il nous enseigne en même temps que la loi fondamentale de la perfection humaine, et donc de la transformation du monde, est le commandement nouveau de l’amour... Le cours actuel de l’histoire est fait de crises socio-économiques, culturelles et spirituelles, et il met en évidence l’opportunité d’un discernement orienté par la proposition créative du message social de l’Eglise. L’étude de sa doctrine sociale qui prend la charité comme principe et force principale, permettra de tracer un processus de développement humain intégral qui implique les profondeurs du cœur et vise à une plus vaste humanisation de la société".

"Dans sa dimension sociale et politique, cette diaconie de la charité est le propre des fidèles laïcs, appelés à promouvoir organiquement le bien commun, la justice et à configurer de manière droite la vie sociale... Attirer de nouveaux acteurs laïcs dans ce domaine pastoral méritera certainement une attention particulière de la part des pasteurs, attentifs à l’avenir... Unis au Christ dans sa consécration au Père, nous sommes saisis par sa compassion pour les multitudes qui demandent justice et solidarité et, comme le bon samaritain de la parabole, nous nous engageons à offrir des réponses concrètes et généreuses. Souvent, cependant, il n’est pas facile d’arriver à une harmonie satisfaisante entre la vie spirituelle et l’activité apostolique. La pression exercée par la culture dominante, qui présente avec insistance un style de vie fondé sur la loi du plus fort, sur le gain facile et alléchant, finit par influencer notre mode de penser, nos projets et les perspectives de notre service, avec le risque de les vider de cette motivation de foi et d’espérance chrétiennes qui les avait suscités. Les nombreuses et pressantes demandes d’aide et de soutien que nous adressent les pauvres et les marginaux de la société nous poussent à chercher des solutions qui répondent à la logique de l’efficacité, de la visibilité et de la publicité. Toutefois, la synthèse en question est absolument nécessaire pour pouvoir servir le Christ dans l’humanité... Parmi de nombreuses institutions sociales au service du bien commun, proches des populations nécessiteuses, on compte celles de l’Eglise catholique. Il faut que leur orientation soit claire, pour qu’elles adoptent une identité bien évidente dans l’inspiration de leurs objectifs, dans le choix de leurs ressources humaines, dans leurs méthodes d’action, dans la qualité de leurs services, dans la gestion sérieuse et efficace de leurs moyens. Un identité forte des institutions est un réel service, d’un grand avantage pour ceux qui en bénéficient.

"Au delà de l’identité tout en étant lié à elle, il est fondamental d’accorder à l’activité caritative chrétienne une autonomie et une indépendance à l’égard de la politique et des idéologies, y compris dans la collaboration avec les organes de l’Etat pour atteindre des buts communs. Que vos activités d’assistance, d’éducation ou de charité soient complétées par des projets de liberté qui promeuvent l’être humain, dans la recherche de la fraternité universelle. Ici prend place l’engagement prioritaire des chrétiens dans la défense des droits humains, attentifs à la totalité de la personne humaine dans ses diverses dimensions. J’exprime ma profonde appréciation pour toutes ces initiatives sociales et pastorales qui cherchent à lutter contre les mécanismes socio-économiques et culturels conduisant à l’avortement et qui tiennent clairement compte de la défense de la vie, de la réconciliation, et de la guérison des personnes blessées par le drame de l’avortement. Les initiatives qui ont pour but de sauvegarder les valeurs essentielles et premières de la vie, dès sa conception, et de la famille, fondée sur le mariage indissoluble entre un homme et une femme, aident à répondre à certains des défis les plus insidieux et les plus dangereux qui aujourd’hui se opposent au bien commun. Ces initiatives constituent, avec beaucoup d’autres formes d’engagement, des éléments essentiels pour la construction de la civilisation de l’amour". Après son intervention, Benoît XVI a béni la première pierre d'un centre des associations charitables portugaises, puis regagné le centre du Carmel pour y rencontrer l'épiscopat.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100514 (730)

jeudi 13 mai 2010

MESSE A FATIMA

CITE DU VATICAN,13 MAI 2010 (VIS). En la solennité de Notre Dame de Fatima, jour du dixième anniversaire de la béatification de Jacinta et Francisco, Benoît XVI a célébré une grand messe devant un demi million de fidèles rassemblés sur l'esplanade du sanctuaire. A l'homélie, il a d'abord rappelé être "venu à Fatima pour jouir de la présence de Marie et de sa protection maternelle. Je suis venu parce que vers ce lieu converge aujourd’hui l’Eglise pèlerine, voulue par son Fils comme instrument d’évangélisation et sacrement du salut. Je suis venu pour prier, avec Marie et tant de pèlerins, pour notre humanité affligée par des détresses et des souffrances...et pour confier à sa protection maternelle les prêtres, les personnes consacrées, les missionnaires et tous ceux qui œuvrent pour rendre la Maison de Dieu accueillante et bienfaisante".

"En entendant les innocentes et profondes confidences mystiques des petits bergers de Fatima, certains pourraient manifester de l'envie parce que eux ils ont vu", ou protester pour ne pas avoir vu. A ceux ci le Pape dit: "L'Ecriture nous invite à croire. Heureux ceux qui croient sans avoir vu", rappelle Jean. Oui, "Dieu peut nous rejoindre, en s’offrant à notre vision intérieure. Qui plus est, cette lumière dans l’âme des jeunes bergers, qui provient de l’éternité de Dieu, est la même qui s’est manifestée à la plénitude des temps et qui est venue pour tous, le Fils de Dieu fait homme... C’est pourquoi notre espérance a un fondement réel, Jésus de Nazareth... La foi en Dieu ouvre à l’homme l’horizon d’une espérance certaine qui ne déçoit pas. Elle indique un fondement solide sur lequel appuyer, sans peur, toute son existence. La foi requiert l’abandon, plein de confiance, entre les mains de l’Amour qui soutient le monde". Les pastoureaux de Fatima "ont fait de leur vie une offrande à Dieu et l’ont partagée avec les autres par amour de Dieu... Qui pense que la mission prophétique de Fatima est achevée se trompe.... L’homme a pu déclencher un cycle de mort et de terreur, mais il ne réussit pas l’interrompre. Dans l’Ecriture, il apparaît fréquemment que Dieu est à la recherche des justes pour sauver la cité des hommes et il en est de même ici, à Fatima, quand Notre Dame demande: Voulez-vous vous offrir à Dieu pour prendre sur vous toutes les souffrances qu’il voudra vous envoyer, en réparation des péchés par lesquels il est offensé, et en intercession pour la conversion des pécheurs? A la famille humaine, prête à sacrifier ses liens les plus saints sur l’autel de l’égoïsme mesquin de la nation, de la race, de l’idéologie, du groupe, de l’individu, notre Mère bénie est venue du Ciel pour mettre dans le cœur de ceux qui se recommandent à Elle, l’amour de Dieu qui brûle dans le sien". En conclusion, Benoît XVI a souhaité que "les sept années qui nous séparent du centenaire des Apparitions hâtent le triomphe annoncé du Cœur immaculée de Marie à la gloire de la Sainte Trinité".

Après cette messe, le Pape s'est adressé aux malades présents, et à tous les malades reliés au sanctuaire par la radio et la télévision: " Depuis la Passion de Jésus, "dans toute souffrance humaine est entré quelqu’un qui partage la souffrance et la patience. De là se répand dans toute souffrance la consolation de l’amour participant de Dieu... Avec cette espérance au cœur", il est possible de "dépasser la sensation d’inutilité de la souffrance qui consume la personne au plus profond d’elle-même et la fait se regarder comme un poids pour les autres, alors qu’en vérité, la souffrance, vécue avec Jésus, sert au salut des frères... Plutôt que de s’attarder à expliquer les raisons de la souffrance, le divin Maître a préféré appeler chacun à le suivre, en disant: Prends ta croix et suis-moi. Viens avec moi. Prends part, avec ta souffrance, à cette œuvre du salut du monde, qui se réalise à travers ma souffrance, par le moyen de ma Croix. Au fur et à mesure que tu embrasses ta croix en t’unissant spirituellement à ma Croix, se révélera à tes yeux le sens salvifique de la souffrance. Tu trouveras dans la souffrance la paix intérieure et même la joie spirituelle". Enfin le Saint-Père a recommandé aux malades de confier à Jésus "toutes leurs contrariétés et leurs peines pour qu’elles deviennent, selon son dessein, des outils de rédemption pour le monde. Vous serez rédempteurs dans le Rédempteur" près de la Croix au pied de laquelle se trouvait la Mère de Jésus, notre Mère. Benoît XVI a alors salué la foule en plusieurs langues avant de se rendre sur la tombe de Jacinta et Francisco, en la basilique du sanctuaire de Fatima. Après quoi il s'est rendu au centre Notre Dame du Carmel pour déjeuner avec les évêques portugais.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100513 (820)

CONSECRATION A LA VIERGE

CITE DU VATICAN, 12 MAI 2010 (VIS). En début d'après-midi, le Pape a gagné Fatima par hélicoptère, localité de 8.000 habitants où la Vierge apparut en 1917 aux trois pastoureaux Lucia, Jacinta et Francisco, ces deux derniers ayant été béatifiés par Jean-Paul II en 2000. Le sanctuaire, qui occupe la Cova da Iria, lieu des apparitions, se compose d'une vaste esplanade, d'une église, d'annexes et de la chapelle construite dès 1919 là même où la Vierge s'est manifestée. Devant cette chapelle et la statue mariale, le Pape a prié et rappelé les trois visites de son prédécesseur, venu remercier la "main invisible" qui lui sauva la vie le 13 mai 1981.

Il a lu une prière dont voici le point central: "Je rends grâce, Mère bien-aimée, pour les prières et les sacrifices que les pastoureaux de Fatima faisaient pour le Pape, guidés par les sentiments que tu leur avais inspirés au cours des apparitions. Je remercie aussi tous ceux qui, chaque jour, prient pour le Successeur de Pierre et pour ses intentions afin que le Pape soit fort dans la foi, audacieux dans l’espérance et ardent dans l’amour. Notre Mère bien-aimée, je remets ici, dans ce sanctuaire, la Rose d’Or que j’ai apportée de Rome, en signe de gratitude de la part du Pape pour les merveilles que le Tout Puissant a accomplies à travers toi dans le cœur d’un grand nombre de pèlerins qui viennent ici dans ta maison".

Puis le Saint-Père s'est rendu à pieds à l'église de la Trinité pour présider les vêpres avec les prêtres, les séminaristes, diacres et religieux, auxquels il s'est adressé à l'homélie: "A vous tous qui avez donné votre vie au Christ, je désire, ce soir, exprimer l’estime et la reconnaissance de l’Eglise... La principale préoccupation de tout chrétien, particulièrement de la personne consacrée et du ministre de l’autel, doit être la fidélité, la loyauté à sa propre vocation, en tant que disciple qui veut suivre le Seigneur... Cela suppose évidemment une vraie intimité avec le Christ dans la prière, puisque ce sera l’expérience forte et intense de l’amour du Seigneur qui devra conduire les prêtres et les personnes consacrées à correspondre de façon exclusive et sponsale à son amour". Rappelant ensuite qu'il existe "une solidarité profonde entre tous les membres du Corps du Christ", Benoît XVI a affirmé qu'il est "impossible de l’aimer sans aimer ses frères. C’est pour leur salut que Jean-Marie Vianney a voulu être prêtre... Chers frères prêtres...la fidélité à votre vocation exige courage et confiance, mais le Seigneur veut aussi que vous sachiez unir vos forces... Comme il est important de vous aider réciproquement par le moyen de la prière et par des conseils et des discernements utiles. Réservez toute votre attention aux affaiblissements des idéaux sacerdotaux ou bien au fait de se consacrer à des activités qui ne s’accordent pas complètement avec ce qui est le propre d’un ministre de Jésus Christ... Bien que le sacerdoce du Christ soit éternel, la vie des prêtres est limitée. Le Christ veut que d’autres perpétuent au long du temps le sacerdoce ministériel qu’il a institué. Maintenez donc, en vous et autour de vous, le désir de susciter avec l'aide de l’Esprit de nouvelles vocations sacerdotales parmi les fidèles". Chers séminaristes, a poursuivi le Saint-Père, vous "qui avez fait le premier pas vers le sacerdoce...je vous encourage à être conscients de la grande responsabilité que vous devrez assumer. Vérifiez bien vos intentions et vos motivations. Consacrez-vous avec force d’âme et générosité d’esprit à votre formation. L’Eucharistie, centre de la vie du chrétien et école d’humilité et de service, doit être l’objet principal de votre amour".

Puis il a prononcé un acte de consécration des prêtres au Coeur immaculé de Marie: "Sans Jésus nous ne pouvons rien faire de bon. Par lui et en lui, pour lui seul, nous pouvons être des instruments de salut du monde. Epouse de l'Esprit, obtient nous le don inestimable d'être transformés dans le Christ. Par la puissance de l'Esprit qui étendit son ombre sur toi et le rendit mère du Sauveur, aide nous afin que son Fils naisse également en nous. Puisse ainsi l'Eglise se renouveler grâce à de saints prêtres, transfigurés par celui qui rend toute chose nouvelle... De ta puissante intercession, aide nous à ne jamais manquer à notre vocation, à ne jamais céder à notre égoïsme, aux attraits du monde et aux appels du Malin... Mère de l'Eglise, nous prêtres voulons êtres des bergers et non brouter pour nous mêmes. Nous voulons nous donner à Dieu pour nos frères, afin qu'ils trouvent leur félicité. Y compris par notre vie quotidienne, nous désirons répéter humblement, jour après jour, notre Seigneur me voici". Après ces vêpres, Benoît XVI a gagné le centre Notre Dame du Carmel, appartenant au sanctuaire, pour y dîner.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100513 (810)

CHAPELET DEVANT NOTRE DAME

CITE DU VATICAN, 12 MAI 21010 (VIS). A 21 h 15', le Pape a gagné en papamobile la chapelle des apparitions pour la récitation du chapelet avec les fidèles rassemblés sur l'esplanade du sanctuaire. Avant la prière mariale, il a béni les flambeaux et s'est adressé à l'assemblée: "Chers pèlerins...vous semblez un océan de lumière autour de cette simple chapelle, érigée avec empressement en l’honneur de la Mère de Dieu et notre mère, elle dont le chemin de retour de la terre au ciel était apparu aux jeunes bergers comme un faisceau de lumière. Cependant, comme Marie, nous ne jouissons pas d’une lumière propre. Nous recevons celle de Jésus, dont la présence en nous renouvelle le mystère et le rappel du buisson ardent qui, jadis sur le Sinaï, a attiré Moïse et ne cesse de fasciner tous ceux qui se rendent compte qu’une lumière spéciale brûle en nous sans jamais se consumer... Dieu avait ordonné à Moïse de se déchausser, car le lieu foulé est une terre sainte. C’est ce qu’il fit et ne remit ses sandales que pour aller libérer son peuple de l’esclavage de l’Egypte et le conduire vers la terre promise. Tout au long de l’histoire du peuple élu, la promesse de la terre assume toujours plus cette signification. La terre est donnée pour qu’il y ait un lieu de l’obéissance, afin qu’il y ait un espace ouvert à Dieu. De nos jours, où la foi dans de vastes régions du monde, risque de s’éteindre comme une flamme qui n’est plus alimentée, la première de toutes les priorités est celle de rendre Dieu présent dans ce monde et d’ouvrir aux hommes l’accès à Dieu. Pas à un dieu quelconque, mais à ce dieu qui a parlé sur le Sinaï. C'est ce dieu que nous reconnaissons dans l’amour vécu jusqu’au bout en Jésus-Christ crucifié et ressuscité... N’ayez pas peur de parler de Dieu et de manifester sans honte les signes de la foi, en faisant resplendir aux yeux de vos contemporains la lumière du Christ".

En ce lieu, a poursuivi le Saint-Père, "il est étonnant d’observer que trois enfants ont cédé à la force intérieure qui les a envahis au moment des apparitions de l’Ange et de la Mère du Ciel. Ici, où l’on nous a demandé si souvent de réciter le Rosaire, laissons-nous attirer par les mystères du Christ, les mystères du chapelet de Marie... En méditant les mystères joyeux, lumineux, douloureux et glorieux, tandis que nous récitons les Ave Maria, nous contemplons le mystère de Jésus tout entier, de l’Incarnation jusqu’à la Croix et à la gloire de la Résurrection ; nous contemplons l’intime participation de Marie à ce mystère et notre vie en Christ aujourd’hui, qui apparaît tellement entremêlée de moments de joie et de souffrance, d’ombre et de lumière, d’anxiété et d’espérance. La grâce envahit notre cœur en suscitant le désir d’un changement de vie incisif et évangélique". Puis le Pape s'est confié: "Je sens que m’accompagnent la dévotion et l’affection des fidèles réunis ici ainsi que celles du monde entier. Je porte avec moi les préoccupations et les attentes de notre temps et les souffrances de l’humanité blessée, les problèmes du monde, et je viens les déposer aux pieds de la Vierge de Fátima : Vierge Mère de Dieu et notre Mère bien-aimée, intercède pour nous auprès de ton Fils afin que toutes les familles des peuples, celles qui se distinguent par le nom de chrétiennes, comme celles qui ignorent encore leur Sauveur, vivent dans la paix et la concorde jusqu’à se rassembler en un seul peuple de Dieu, à la gloire de la Sainte et indivisible Trinité". Benoît XVI a alors regagné sa résidence, tandis que le Cardinal Secrétaire d'Etat présidait la messe de vigile de la solennité du 13 mai.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100513 (640)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 13 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation de Mgr.Joseph Ngô Quang Kiêt à la charge pastorale du diocèse de Hanoi (Vietnam), en conformité au canon 401,2 du CIC. Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Pierre Nguyên Van Nhon.



-Nommé le P.Paul Nguyên Thai-Hop, OP, Evêque de Vinh (superficie: 30.594, population: 6.090.000, catholiques: 486.234, prêtres: 167, religieux: 610), au Vietnam. L'Evêque élu, né en 1945 à Lang Anh (Vietnam) et ordonné prêtre en 1972, était jusqu'ici Professeur près l'Université d'Hochiminh-ville (Vietnam). Il succède à Mgr.Paul-Marie Cao Dinh Thuyên, MSC, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

RE:NER/ VIS 20100513 (120)

mercredi 12 mai 2010

DANS L'AVION

CITE DU VATICAN, 11 MAI 2010 (VIS). Comme à l'accoutumée, le Pape s'est entretenu durant le voyage avec la presse accréditée. Sur le phénomène de sécularisation d'un pays profondément catholique, il a rappelé que le Portugal "a diffusé de par le monde la foi, un foi courageuse, intelligente et créative... L'opposition entre foi et sécularisation vient de loin au Portugal...mais malgré la lutte entre la foi et l'illuminisme, il y a toujours eu des personnes pour bâtir des ponts et dialoguer... J'estime qu'aujourd'hui, face à ce phénomène, la mission de l'Europe est de promouvoir le dialogue, d'intégrer foi et rationalisme moderne dans une seule vision anthropologique, qui accomplisse l'homme et mette en communication ses diverses cultures. Le sécularisme est normal tandis que l'anormale confrontation entre cette culture et la foi doit être dépassée. Le grand défi est de les faire se rencontrer pour qu'ils trouvent toute leur signification. C'est un enjeu pour l'Europe et une nécessité pour la société actuelle".

A propos ensuite de la crise économique, qui mettrait en danger l'Union Européenne, le Saint-Père a dit que "l'éthique n'est pas extérieure mais intérieure au raisonnement et à la pratique économique... Pour sa part, les chrétiens et les catholiques ont trop longtemps négligé les questions concrètes pour ne penser qu'au salut individuel... La doctrine sociale de l'Eglise tend à élargir l'aspect éthique de la foi et, au delà des individus, à l'élargir à une responsabilité universelle, à un raisonnement éclairé par la morale. Les récents évènements...montrent que la dimension éthique doit être introduite dans l'action économico-financière. L'homme est un et seule une sainte anthropologie qui implique toute l'humanité est en mesure de résoudre le problème, tandis que l'Eglise accomplira sa mission propre".

La troisième question a porté sur les apparitions de Fatima et au "troisième secret" qui, outre l'attentat contre Jean-Paul II, annonce selon le Pape les actuelles souffrances de l'Eglise comme les abus sur mineurs du clergé: "On y lit également l'avenir de l'Eglise dont peu à peu les contours se dessinent. Au delà de l'épisode décrit par la vision, on entrevoit une nécessaire passion de l'Eglise qui se reflète naturellement dans la personne du Pape. Mais Pape signifiant Eglise ce sont les souffrances de celle ci qui sont annoncées... Un autre fait nouveau se dégage du message: les attaques contre l'Eglise et le Pape ne viennent pas simplement de l'extérieur. Ces souffrances viennent de l'intérieur de l'Eglise, du péché qui réside au sein de l'Eglise. Si on l'a toujours su, aujourd'hui c'est visible de manière terrifiante. La plus grande persécution ne vient pas d'ennemis extérieurs à l'Eglise mais naît de péchés internes. L'Eglise a donc le plus grand besoin de pénitence, d'accepter de se purifier, de pratiquer le pardon mais aussi d'apprendre que la justice est indispensable. Le pardon ne saurait remplacer la justice".
PV-PORTUGAL/ VIS 20100512 (480)

GRAND MESSE A LISBONNE

CITE DU VATICAN, 11 MAI 2010 (VIS). A 17 h 30', le Pape a gagné en voiture panoramique la Place du Palais, où le Maire de Lisbonne lui a remis les clefs de la ville avant la célébration de la messe en présence de 200.000 personnes. A l'homélie, il a rappelé que d'ici sont parties des générations et des générations de chrétiens vers les quatre coins du monde. Bien des Eglises locales tirent leur origine de l’action missionnaire portugaise. "Dans le passé, le départ à la recherche des autres peuples n’a ni empêché ni détruit les liens avec" la nature et la foi du peuple portugais. "Au contraire, avec sagesse chrétienne, les portugais ont réussi à transplanter expériences et particularités, en s'ouvrant à la contribution des autres pour être eux-mêmes, dans une apparente faiblesse qui est une force. Aujourd’hui, en participant à l’édification de la Communauté Européenne, le Portugal apporte la contribution de son identité culturelle et religieuse".

Affirmant ensuite que "le Christ ne se trouve pas à deux mille ans de distance, mais qu'il est réellement présent parmi nous et nous offre la Vérité comme la lumière qui nous fait vivre et avancer dans la vie", Benoît XVI a souligné que le Seigneur est "présent dans sa Parole, dans l’assemblée du peuple de Dieu avec ses pasteurs et, de façon éminente, dans le sacrement de son Corps et de son Sang. Jésus est ici avec nous... Qui croit en Jésus ne sera jamais déçu car il est la Parole de Dieu, qui ne se trompe pas et ne peut pas nous tromper.

Nous savons, a-t-il poursuivi, que "des enfants récalcitrants et même rebelles ne manquent pas à l'Eglise. Mais c’est dans les saints qu'elle reconnaît ses traits caractéristiques, en eux qu’elle savoure sa joie la plus profonde... Aujourd’hui la priorité pastorale est de faire de chaque chrétien une présence rayonnante de la perspective évangélique au milieu du monde, dans la famille, dans la culture, dans l’économie, dans la politique. Souvent nous nous préoccupons fébrilement des conséquences sociales, culturelles et politiques de la foi, escomptant que cette foi existe, ce qui malheureusement s’avère de jour en jour moins réaliste". Pour que le sel ne s'affadisse pas, "il faut de nouveau annoncer avec vigueur et joie la mort et la résurrection du Christ, cœur du christianisme, fondement et soutien de notre foi, levier puissant de nos certitudes, vent impétueux qui balaie toute peur et toute indécision, tout doute et tout calcul humain. La résurrection du Christ nous assure qu’aucune puissance adverse ne pourra jamais détruire l’Eglise. Par conséquent notre foi a un fondement, mais il faut que cette foi devienne vie en chacun de nous... Seul le Christ peut satisfaire pleinement les profondes aspirations de tout cœur humain et répondre à ses interrogations les plus inquiètes sur la souffrance, l’injustice et le mal, sur la mort et sur la vie dans l’Au-delà".

Chers frères et jeunes amis, a ajouté le Saint-Père, ne doutez jamais de la présence du Christ! Cherchez toujours le Seigneur, grandissez dans l’amitié avec lui, recevez-le dans la communion. Apprenez à écouter sa parole et aussi à le reconnaître dans les pauvres. Vivez votre existence avec joie et enthousiasme, sûrs de sa présence et de son amitié gratuite, généreuse, fidèle jusqu’à la mort de la croix. Témoignez à tous la joie de sa présence forte et douce, en commençant par ceux qui ont votre âge. Dites-leur qu’il est beau d’être l’ami de Jésus et qu’il vaut la peine de le suivre. Par votre enthousiasme montrez que, parmi tant de modes de vie que le monde aujourd’hui semble nous offrir...l’unique dans lequel se trouve le vrai sens de la vie et donc la joie véritable et durable est de suivre Jésus". Avant d'achever la cérémonie, Benoît XVI a salué le 50 anniversaire du sanctuaire du Christ Roi d'Almada, au diocèse de Setúbal, encourageant les jeunes à suivre les engagements pris par ceux qui accomplirent alors le voeu fait afin que le Portugal soit préservé de la guerre. Le Pape a regagné ensuite la nonciature pour le déjeuner. Entendant les chants des jeunes de paroisses et de mouvements ecclésiaux, il s'est présenté au balcon pour les saluer et les bénir.
PV-PORTUGAL/ VIS 20100512 (710)

VERITE, PREMIER DEVOIR DE L'EGLISE

CITE DU VATICAN, 12 MAI 2010 (VIS). Après sa messe privée, Benoît XVI a gagné le centre culturel de Belém pour y rencontrer le monde de la culture. Accueilli par le Ministre portugais de la culture et l'Evêque de Porto, Président de la commission épiscopale pour la culture, il a été salué au nom de tous par le cinéaste Manoel de Oliveira. Dans son discours, le Saint-Père a déclaré que la culture reflète aujourd'hui une tension, "qui prend parfois la forme de conflit entre le présent et la tradition... Mais une telle valorisation du présent en tant que source d’inspiration du sens de la vie, aussi bien individuelle que sociale, se heurte à la forte tradition culturelle du peuple portugais, profondément marquée par l’influence millénaire du christianisme et par un sens de la responsabilité globale... L’idéal chrétien de l’universalité et de la fraternité avait inspiré cette aventure commune également marquée par les influences des Lumières et du laïcisme".

"Ce conflit entre la tradition et le présent s’exprime dans la crise de la vérité...javascript:void(0) Ainsi, un peuple qui cesse de savoir quelle est sa vérité propre, finit par se perdre dans le labyrinthe du temps et de l’histoire, privé des valeurs clairement établies et sans grands buts clairement énoncés... La fidélité à l’homme exige la fidélité à la vérité qui seule, est la garantie de la liberté et de la possibilité d’un développement humain intégral. C’est pour cela que l'Eglise la recherche, qu’elle l’annonce sans relâche et qu’elle la reconnaît partout où elle se manifeste. Cette mission de vérité est pour l'Eglise un impératif. Pour une société formée en majeure partie de catholiques et dont la culture a été profondément marquée par le christianisme, la tentative de trouver la vérité en dehors de Jésus-Christ s’avère dramatique. Pour nous, chrétiens, la Vérité est divine. Elle est le Logos éternel qui a pris une expression humaine en Jésus-Christ... L’existence dans l'Eglise d'une ferme adhésion au caractère pérenne de la vérité, avec le respect pour les autres vérités ou avec la vérité des autres, est un apprentissage que l'Eglise elle-même est en train de faire. Dans ce dialogue respectueux peuvent s’ouvrir de nouvelles portes pour la transmission de la vérité.

L'Eglise, écrivait Paul VI, "doit entrer en dialogue avec le monde dans lequel elle vit... En effet, le dialogue sans ambiguïté, respectueux de tous, est aujourd’hui une priorité dans le monde, priorité à laquelle l'Eglise n’entend pas se soustraire... Etant donné la diversité culturelle, il faut faire en sorte que les personnes, non seulement acceptent l’existence de la culture de l’autre, mais aspirent aussi à s’en enrichir et à lui offrir ce que l’on possède de bien, de vrai et de beau". Paraphrasant le grand poète Camoes, Benoît XVI a dit à ses hôtes: "Artisans de la culture..., créateurs de pensée et d’opinion, vous avez la possibilité de parler au coeur de l’humanité, de toucher la sensibilité individuelle et collective, de susciter des rêves et des espérances, d’élargir les horizons de la connaissance et de l’engagement humain… N’ayez pas peur de vous confronter avec la source première et ultime de la beauté, de dialoguer avec les croyants, avec ceux qui, comme vous, se sentent en pèlerinage dans le monde et dans l’histoire vers la beauté infinie... C’est dans le but de mettre le monde moderne en contact avec les énergies vivifiantes et pérennes de l’Evangile qu’a eu lieu le Concile Vatican II, au cours duquel l'Eglise, partant d’un conscience renouvelée de la tradition catholique, prend au sérieux et discerne, transfigure et dépasse les critiques qui sont à la base des courants qui ont caractérisé la modernité, c’est-à-dire la Réforme et les Lumières... Ce concile a posé les prémisses d’un authentique renouveau catholique et d’une nouvelle civilisation, la civilisation de l’amour, comme service évangélique à l’homme et à la société".

L'Eglise, a conclu le Pape, "considère comme sa mission prioritaire, dans la culture actuelle, de tenir éveillé la recherche de la vérité et donc celle de Dieu, de porter les personnes à regarder au delà des choses qui passent et à se mettre à la recherche des fins dernières". Après cette importante rencontre, Benoît XVI a regagné la nonciature pour s'entretenir avec le Premier Ministre portugais.
PV-PORTUGAL VIS 20100512 (710)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 12 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Timothy L.Doherty, Evêque de Lafayette in Indiana (superficie: 25.455, population: 1.296.384, catholiques: 108.000, prêtres: 98, diacres: 17, religieux: 81), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1950 à Rockford (USA) et ordonné prêtre en 1976, était jusqu'ici Curé de la paroisse Ste.Catherine de Dundee et de la paroisse Ste.Marie de Gilberts (USA). Il succède à Mgr.William L.Higi, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/ VIS 20100512 (90)

mardi 11 mai 2010

BENOIT XVI PELERIN AU PORTUGAL

CITE DU VATICAN, 11 MAI 2010 (VIS). Benoît XVI a quitté Rome ce matin pour atterrir à 11 h locales à Lisbonne et entamer ainsi son XV voyage apostolique. Il a été accueilli à l'aéroport par le Président portugais M.Anibal Cavaco Silva et le Patriarche de Lisbonne le Cardinal José da Cruz Policarpo. Je viens, a dit le Pape, en pèlerin de la Vierge de Fatima et pour confirmer mes frères dans la foi sur la voie qui nous conduit au ciel... Marie est descendue du ciel pour nous rappeler les vérités évangéliques qui sont une source vive pour une humanité pauvre d'amour et d'espérance dans le salut. La première dimension de cette espérance, verticale et transcendante, est le rapport de l'homme avec Dieu. Créé par lui et tendu vers lui, l'homme cherche la vérité dans sa capacité de découvrir, dans sa propension au bien, dans son attrait pour le beau. La conscience est chrétienne si elle s'ouvre à la plénitude de la vie et du savoir qui résident en Jésus-Christ. La visite que je m'apprête à effectuer sous le signe de l'espérance -a ajouté le Saint-Père- se veut un invitation à la sagesse autant qu'une mission".

  "Une vision sage de la vie et du monde engendre un juste ordonnancement de la société. Insérée dans l'histoire, l'Eglise est disposée à collaborer avec qui ne marginalise pas ou ne réduit pas au domaine privé la considération essentielle du sens humain de la vie. Il ne s'agit pas d'une opposition éthique entre un système laïc et un système religieux, mais bien d'une question de sens auquel se confie la liberté de chacun, ce qui distingue la valeur attribuée à la problématique du sens et son implication dans la vie publique... La distinction entre l'Eglise et l'Etat a ouvert un nouvel espace de liberté pour l'Eglise, espace auquel les concordats de 1940 et 2004 ont pu donner forme, dans des cadres culturels et dans des perspectives ecclésiales très marquées par des changements rapides. Les souffrances provoquées par les transformations ont généralement été affrontées avec courage. Vivre dans la pluralité des systèmes de valeurs et de repères moraux requiert d'aller jusqu'au centre de l'individu et au cœur du christianisme, pour renforcer la qualité du témoignage jusqu'à la sainteté, trouver des sentiers de mission jusqu'à la radicalité du martyre".

  Après la cérémonie, Benoît XVI a gagné la nonciature apostolique d'où, à 12 h 30' il est parti en voiture pour le couvent des Jérônimites, monument bâti entre 1502 et 1580 et offert par le roi Manuel I à cet ordre religieux. En ce lieu de mémoire des explorateurs et missionnaires portugais, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO et qui sert pour les réception des chefs d'état, a été signé en 2007 le Traité de l'Union Européenne. Le Pape y a été accueilli par le Président Cavaco Silva et le Cardinal Patriarche, qui l'ont accompagné dans la visite de l'église Notre Dame de Béthléem où il s'est recueilli devant le Saint Sacrement. A 13 h 15', le Pape a repris la papamobile pour parcourir les 400 m séparant le couvent du Palais de Belém, résidence des rois du Portugal depuis le XVI siècle et siège aujourd'hui de la présidence de la République. Après la signature du livre d'or et un entretien privé avec le Président, le Pape a rencontré la famille de M.Cavaco Silva et le personnel de la présidence. Après cette visite, Benoît XVI est retourné à la nonciature.
PV-PORTUGAL                                               VIS 20100511 (590)

FIBRE OPTIQUE AU VATICAN

CITE DU VATICAN, 11 MAI 2010 (VIS). Le Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican et la société Telecom Italia ont souscrit un contrat pour une première tranche d'installation d'un système de communication intégré au Vatican. Il s'agit d'un réseau IP bande large pour les communications vocales et vidéo et le transfert de données, intéressant le territoire de l'Etat du Vatican et les services du Saint-Siège. Le projet intéresse en outre la connexion par fibre optique des dix principales zones extra-territoriales, y compris les villas pontificales de Castelgandolfo et la station radio de Santa Maria di Galeria.
OP/                                                     VIS 20100511 (110)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 11 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

-L'Abbé Eduardo A.Nevares, Auxiliaire de l'Evêque de Phoenix (USA). L'Evêque élu, né en 1954 à San Antonio (USA) et ordonné prêtre en 1981, était jusqu'ici Vice-recteur Pontifical College Josephinum de Colombo (USA).

-Président de la Commission disciplinaire de la Curie Romaine, Mgr.Giorgio Corbellini, Président du Bureau du travail du Saint-Siège.
NEA:NA/                                                         VIS 20100511 (70)

lundi 10 mai 2010

SECOND VOLUME DE "JESUS DE NAZARTEH"

CITE DU VATICAN, 10 MAI 20101 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège annonce que le texte définitif du second volume de Jésus de Nazareth, oeuvre de Benoît XVI, a été remis aux éditeurs. Faisant suite au récit du premier volume, il est consacré à la Passion et à la Résurrection. La version originale allemande a été consignée aux Editions Herder qui, avec le P.Giuseppe Costa, Directeur des Editions vaticanes, géreront l'attribution des traductions et des droits d'édition dans les autres langues, sur la seule base du texte allemand. On espère que ce second volume tant attendu sortira au plus tôt dans les principales langues, malgré les délais de traduction nécessaires pour ce type d'ouvrage".
OP/                                                     VIS 20100510 (130)

TEMOIGNER OUVERTEMENT DE SA FOI

CITE DU VATICAN, 8 MAI 2010 (VIS). Aujourd’hui, le Saint-Père a reçu en audience les évêques de la Conférence épiscopale de Belgique au terme de leur visite Ad Limina. Evoquant d’abord les différents rapports diocésains, il a souligné "la diminution du nombre de baptisés qui témoignent ouvertement de leur foi et de leur appartenance à l’Eglise, l’élévation progressive de la moyenne d’âge du clergé, des religieux et religieuses, l’insuffisance des personnes ordonnées ou consacrées engagées dans la pastorale active ou dans les domaines éducatif et social et le nombre restreint des candidats au sacerdoce et à la vie consacrée... La formation chrétienne, surtout celle des jeunes générations, les questions relatives au respect de la vie et à l’institution du mariage et de la famille constituent d’autres points sensibles –a-t-il ajouté-. On peut encore mentionner les situations complexes et souvent préoccupantes liées à la crise économique, au chômage, à l’intégration sociale des immigrés, à une coexistence apaisée des diverses communautés linguistiques et culturelles de la nation".

Puis Benoît XVI a dit que "la canonisation du P.Damien De Veuster a constitué un événement significatif, pour aujourd’hui et pour demain", soulignant "sa richesse intérieure, sa prière constante, son union au Christ qu’il voyait présent dans ses frères et à qui, comme lui, il se donnait sans réserve. En cette Année sacerdotale, il est bon de proposer son exemple sacerdotal et missionnaire, particulièrement aux prêtres et aux religieux". Après avoir souligné que "la diminution du nombre de prêtres ne devait pas être perçue comme un processus inévitable", le Pape a parlé de la nécessité et de l’urgence de donner au ministère sacerdotal "sa juste place et d’en reconnaître le caractère sacramentel irremplaçable. Il en résulte par conséquent la nécessité d’une ample et sérieuse pastorale des vocations, fondée sur l’exemplarité de la sainteté des prêtres, sur l’attention aux germes de vocation présents chez beaucoup de jeunes et sur la prière assidue et confiante, selon la recommandation de Jésus".

Le Saint-Père a aussi remercié et encouragé le travail des prêtres, religieux et missionnaires en soulignant que "c’est le Christ seul qui apaise toute tempête et qui redonne force et courage pour mener une vie sainte en pleine fidélité à leur ministère propre, à leur consécration à Dieu et au témoignage chrétien. Il est important que les prêtres prennent soin des célébrations liturgiques, en particulier de l’Eucharistie". Ainsi, "il est nécessaire que les célébrations se déroulent dans le respect de la tradition liturgique de l’Eglise, avec une participation active des fidèles, selon le rôle qui correspond à chacun d’eux, s’unissant au mystère pascal du Christ". Puis il a évoqué la préoccupation des évêques face à la formation des laïcs: "Il est bon de discerner toutes les possibilités qui émanent de la vocation commune des laïcs à la sainteté et à l’engagement apostolique, dans le respect de la distinction essentielle entre le sacerdoce ministériel et le sacerdoce commun des fidèles. Tous les membres de la communauté catholique, mais d’une façon particulière les fidèles laïcs, sont appelés à témoigner ouvertement de leur foi et à être un ferment dans la société, en respectant une saine laïcité des institutions publiques et les autres confessions religieuses. Un tel témoignage –a conclu Benoît XVI- ne peut être limité à la seule rencontre personnelle, mais doit aussi devenir une proposition publique, respectueuse mais légitime, des valeurs inspirées par le message évangélique du Christ".
AL/                                              VIS 20100510 (570)

FUNERAILLES DU CARDINAL POGGI

CITE DU VATICAN, 8 MAI 2010 (VIS). Hier après-midi, Benoît XVI a donné l'absoute au terme de la messe de funérailles du Cardinal Luigi Poggi, Archiviste et Bibliothécaire émérite, décédé le 4 mai à 92 ans. Le Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Collège cardinalice, a célébré la messe entouré d'autres Cardinaux.

  "Face au mystère de la mort –a dit le Pape- tout semble être irrémédiablement perdu pour l’homme qui n’a pas la foi. C’est donc la parole du Christ qui nous éclaire sur le chemin de la vie et qui donne sa valeur à chacun de ces moments... C’est dans cette vision de la foi, que notre frère disparu a mené son existence consacrée à Dieu et au service des frères, devenant ainsi témoin de cette foi courageuse qui sait avoir confiance en Dieu... Toute la mission sacerdotale du Cardinal Poggi a été consacrée au service direct du Saint-Siège", a affirmé le Pape en rappelant ensuite les diverses étapes qui ont jalonnées l’existence du défunt, en commençant par son arrivée en 1945 à la première section de la Secrétairerie d’Etat. "Ce furent des années difficiles, au cours desquelles il ne s’est pas économisé dans son service d’Eglise".

  En 1963, il s'était rendu en Tunisie pour trouver un Modus Vivendi entre le Saint-Siège et le gouvernement tunisien quant à la situation juridique de l’Eglise catholique, et, en 1965, il fut nommé Délégué apostolique pour l’Afrique centrale. En 1969, Mgr.Poggi devint Nonce apostolique au Pérou, puis rentra à Rome en 1973 pour assumer la responsabilité de missions particulières, surtout "pour établir des contacts avec les gouvernements de Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Roumanie et Bulgarie, afin d’améliorer la situation de l’Eglise catholique dans ces pays", a rappelé Benoît XVI. Lorsqu’en 1974 furent instituées des relations entre le Saint-Siège et le gouvernement polonais, Mgr.Poggi fut nommé Chef de la délégation du Saint-Siège pour les contacts permanents avec le gouvernement de Pologne. "A cette époque –a dit le Pape- il se rendit de nombreuses fois en Pologne, rencontrant de nombreuses personnalités tant politiques qu’ecclésiastiques et devenant, à la suite de son supérieur le Cardinal Agostino Casaroli, un protagoniste de l’Ostpolitik vaticane dans les pays du bloc communiste". En 1986, il devint Nonce en Italie et, dès lors, "cette nonciature fut chargée d’étudier les pratiques relatives à la désignation des évêques dans le pays. Ce fut lui qui, à cette époque, et en qualité de représentant pontifical, fut chargé de gérer une phase délicate de réorganisation des diocèses italiens". Jean-Paul II le créa Cardinal au cours du consistoire de novembre 1994, le nommant alors archiviste et bibliothécaire de la Sainte Eglise Romaine, charge qu’il garda jusqu’en 1998.

  "Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui... Nous pensons à ces paroles éclairantes de saint Paul alors que nous rendons au Cardinal Luigi Poggi un dernier hommage... L’union sacramentelle mais réelle avec le mystère pascal du Christ ouvre au baptisé la perspective de participer à sa gloire... Voilà pourquoi la pieuse mort d’un frère dans le Christ, encore plus lorsqu’il est marqué par le caractère sacerdotal, est toujours un motif d’étonnement intime et reconnaissant pour le dessein de la paternité divine qui nous libère du pouvoir des ténèbres et nous fait passer dans le règne de son Fils choisi".
HML                                                 VIS 20100507 (560)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 8 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Cinq prélats de la Conférence épiscopale belge en visite Ad Limina:

    -Mgr.Patrick Hoogmasrtens, Evêque de Hasselt.

    -Mgr.Aloysius Jousten, Evêque de Liège.

    -Mgr.Guy Harpigny, Evêque de Tournai.

    -Mgr.Jean-Marie Huet, Administrateur diocésain de Namur, accompagné de l'Auxiliaire, Mgr.Pierre Warin.

-Le Cardinal Giovanni Battista Re, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AL:AP/                                            VIS 20100510 (70)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 8 MAI 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Józef Kowalczyk, Archevêque métropolitain de Gniezno et Primat de Pologne (superficie: 8.122, population: 676.199, catholiques: 667.011, prêtres: 541, religieux 340), en Pologne. Jusqu'ici Nonce apostolique en Pologne, il succède à Mgr.Henryk Józef Muszynski, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Nommé l'Abbé Víctor Emilio Masalles Pere, Auxiliaire de l'Archevêque de Santo Domingo (République Dominicaine). L'Evêque élu, né en 1961 en Barcelone (Espagne) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Professeur près le Séminaire pontifical de Santo Domingo.

-Accepté la renonciation de Mgr.Walter Mixa à la charge pastorale du diocèse d'Augsburg (Allemagne), en conformité au canon 401,2 du CIC. Ainsi que sa renonciation à l'office d'Ordinaire militaire pour l'Allemagne.

-Nommé Mgr.Salvatore Pennacchio, Nonce apostolique en Inde. Il était jusqu'ici Nonce en Thaïlande, à Singapour et au Cambodge, Délégué apostolique au Myanmar, au Laos, en Malaysie et au Bruneï.

-Nommé Membre du Conseil spécial pour l'Afrique du Secrétariat général du Synode des évêques, Mgr.Kyrillos William, Evêque copte d'Assiut (Egypte).

-Nommé Membres du Conseil spécial pour l'Amérique du Secrétariat général du Synode des évêques, Mgr.Iván Antonio Marín López, Archevêque de Popayán (Colombie), et Mgr.José Horacio Gómez, Coadjuteur de Los Angeles (USA).
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