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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 17 décembre 2010

VEPRES AVEC LES ETUDIANTS

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Comme chaque année avant Noël, le Pape a convié hier après-midi les étudiants de Rome à des vêpres en la Basilique vaticane. Le Dieu d'Abraham, leur a-t-il dit à l'homélie, "s'est révélé en s'incarnant en Jésus, le fils de Marie, vrai Dieu et vrai homme, que nous rencontrons une fois encore dans la crèche de Béthléem. Retourner en ce lieu si humble n'est pas qu'un parcours idéal. C'est le chemin que nous sommes appelés à faire en expérimentant la présence et l'action de Dieu rénovatrice dans nos vies. Ce chemin vers Béthléem constitue une progressive libération intérieure, une expérience de liberté profonde, car elle nous oblige à nous élever et à nous dépasser pour tendre à Dieu qui s'est fait proche... Dieu nous donne courage, notamment dans les moment de faiblesse et de lassitude, où il est besoin de retrouver la sérénité du marcheur et la joie du pèlerin en route vers l'éternité... L'enfant que nous allons trouver entre Jésus et Marie est le Logos Amour, la Parole qui peut donner consistance à nos existences... A Béthléem se croisent l'aujourd'hui de l'homme et l'éternité de Dieu pour entreprendre ensemble un dialogue et une intense communion".

   A vous qui vous formez et vous construisez, a poursuivi Benoît XVI, "le Verbe incarné demande de partager sa patience de bâtisseur. Construire sa vie et construire la société ne peut être réalisé par des esprits et des coeurs distraits et superficiels... On sent aujourd'hui le besoin d'une nouvelle génération d'intellectuels, capables d'interpréter les dynamiques sociales et culturelles en offrant des solutions concrètes et réalistes. L'Université est appelée à ce rôle fondamental, dont l'Eglise est l'actif soutien". La communauté universitaire romaine "est appelée à accomplir une tâche capitale, dépasser préjugés et incompréhensions bloquant souvent le développement d'une véritable culture. En oeuvrant en synergie, avec notamment les facultés de théologie, les universités de Rome peuvent démontrer qu'un nouveau dialogue et qu'une nouvelle collaboration sont possibles entre foi chrétienne et savoirs, sans confusion ni séparation, dans l'aspiration commune à servir pleinement l'homme".

  Après les vêpres, la délégation universitaire d'Afrique a remis à la délégation espagnole l'icône de la Sedes Sapientiae qui sera portée en pèlerinages dans les universités d'Espagne, en préparation à la Journée mondiale de la jeunesse qui se déroulera en août prochain à Madrid.
HML/                                                     VIS 20101217 (400)  

JUBILE POUR NAPLES

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Pape a fait parvenir un message (14 décembre) au Cardinal Crescenzio Sepe, Archevêque de Naples (Italie) à l'occasion de l'inauguration d'une année jubilaire diocésaine. Naples, y écrit-il, "possède un riche héritage religieux, qui exige cohérence, fidélité et témoignage, et un florilège de sainteté représenté par des figures célèbres, qui ont laissé une trace profonde dans l'Eglise comme dans la société. C'est donc un devoir de poursuivre cette histoire de foi et de charité en relançant l'effort apostolique". Puis Benoît XVI rappelle que "le contexte socio-culturel a beaucoup changé. Si on peut se réjouir de la foi simple et persévérante de beaucoup de chrétiens, il faut regretter la diffusion d'une vision sécularisée de la vie et l'accroissement des maux qui assaillent aujourd'hui la société comme l'individualisme". C'est le résultat des modèles négatifs et déviants qui pèsent sur la vie sociale et familiale, sur les jeunes en particulier. Je veux donc réaffirmer la nécessité prioritaire d'une solide formation civile et chrétienne d'une jeunesse fortement exposée aux risques de déviance... Dans les divers milieux sociaux, les chrétiens sont appelés à être des porteurs de vérité et des témoins de l'Evangile. Chacun doit donc faire en sorte que les valeurs spirituelles et morales appliquées à la vie déterminent l'émergence d'une société plus juste et fraternelle. Il faut s'engager...dans une charité véritable, dans une solidarité et dans des exemples qui démontrent qu'il existe un mode de vie alternatif, accessible à tous. C'est seulement ainsi que se renforcera la conscience de ce qu'aujourd'hui comme hier la volonté divine agit. Là réside un élan d'avenir si on l'accueille avec générosité pour transformer les situations les plus difficiles en renouvelant le coeur et le visage de Naples".
MESS/                                                     VIS 20101217 (300)

ACADEMIE MARIALE DE L'INDE

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Hier après-midi, au cours de la XV session publique des Académies pontificales, le Cardinal Tarcisio Bertone, SDB, Secrétaire d'Etat, a lu un message du Saint-Père au Cardinal Gianfranco Ravasi, qui est le coordinateur de ces institutions. Il y rappelle que ces assises, consacrées à l'Assomption de Marie, signe de réconfort et d'espérance, ont été préparées par l'Académie mariale internationale et l'Académie pontificale de l'Immaculée pour célébrer le 150 anniversaire du dogme de l'Assomption. Puis il souligne que la Constitution conciliaire Lumen Gentium déclare que Marie est le signe d'une espérance assurée et un garantie de consolation pour le Peuple de Dieu au long des siècles. "Se faisant l'écho du sentiment des fidèles et en réfléchissant sur ce que la liturgie célèbre, les Pères et les Docteurs de l'Eglise ont proclamé le privilège unique attaché à Marie. Ils ont également décrit sa beauté lumineuse qui soutient et nourrit notre espérance". Puis le Saint-Père rappelle que "la  réflexion théologique et spirituelle, la liturgie, la dévotion mariale et son expression artistique sont un tout, un message complet capable de ravir les yeux, de toucher le coeur et de solliciter l'intelligence d'une compréhension encore plus profonde d'un mystère marial qui reflète notre destin". Les théologiens et les mariologues sont invités "à emprunter la Via Pulchritudinis". Benoît XVI espère en "une majeure collaboration entre théologiens, liturgistes et artistes qui puisse offrir à la contemplation des messages efficaces".

  Accueillant la proposition du Conseil de coordination, le Pape a décerné le premier prix des Académies pontificales à l'Académie mariale de l'Inde, une institution toute jeune basée à Bangalore et représentée hier par son Président l'Abbé Kulandaisamy Rayar. Le prix a été remis au Professeur Luis Alberto Esteves dos Santos Casimiro pour son important doctorat sur l'Annonciation dans la peinture portugaise du XVI siècle. La médaille du pontificat a été accordée en signe d'encouragement au groupe Gen Verde du mouvement Focolari, pour un engagement artistique imprégné de valeurs évangéliques et ouvert au dialogue entre les peuples et les cultures.
MESS/                                                     VIS 20101217 (350)

NOUVEL AMBASSADEUR D'ITALIE

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les lettres de créances de M.Francesco Mario Greco, nouvel Ambassadeur d'Italie, devant qui il a évoqué la prochaine célébration du 150 anniversaire de l'unification de son pays: Un des aspects les plus importants du processus engagé en 1861, "parfois douloureux et combattu, ayant conduit à la forme actuelle de l'Etat italien, est la recherche d'une distinction correcte et de formes justes de la collaboration entre communautés civile et religieuse. Ce sont des exigences d'autant plus délicates que l'Italie a une histoire et une culture profondément marquées par l'Eglise catholique, et dont la capitale est le siège du chef de cette dernière, répandue à travers le monde. Ces caractéristiques, qui appartiennent depuis des siècles au patrimoine historique et culturel de l'Italie, ne peuvent être niées, oubliées ou écartées. Ces 150 années montrent que lorsqu'on a tenté de le faire, de dangereux déséquilibres comme de douloureuses fractures ont été infligés au pays".

  Puis le Saint-Père a souligné l'importance des Pactes du Latran et de l'Accord de Villa Madame qui "fixent un juste équilibre de rapports dont bénéficient le Siège apostolique comme l'Etat et l'Eglise d'Italie... Ces accords ne sont pas l'expression d'un désir de l'Eglise ou du Saint-Siège d'acquérir pouvoir, privilèges ou avantages socio-économiques, ni d'une volonté de sortir de la mission spécifique que lui a assigné son divin fondateur... Au contraire, ils ont leur fondement dans la juste volonté de l'Etat de garantir aux citoyens et à l'Eglise le plein exercice de la liberté religieuse, qui est un droit dont la dimension n'est pas que personnelle... La liberté religieuse est un droit qui s'étend à la famille, aux confessions religieuses et de l'Eglise, et que l'Etat est appelé à garantir comme celui des croyants à la liberté de conscience et de religion, comme la fonction légitime que la religion et les groupes religieux occupent dans la sphère sociale".

"L'exercice adéquat et la reconnaissance  correspondante de ce droit permettent à la société d'approuver les ressources morales et l'activité généreuse des croyants. On ne peut donc pas imaginer poursuivre un authentique progrès social en perpétrant une mise à l'écart voire un refus explicite du facteur religieux comme on a tendance à le faire aujourd'hui de différentes façons. L'une d'elles est par exemple la tentative d'éliminer des lieux publics l'exposition de symboles religieux, le crucifix en premier, qui est sans doute le symbole, par excellence, de la foi chrétienne, mais qui, en même temps, parle à tous les hommes de bonne volonté et, en tant que tel, n'est pas un facteur de discrimination". A ce propos, Benoît XVI a remercié le gouvernement italien d'avoir agi "conformément à une vision correcte de la laïcité et à la lumière de son histoire, sa culture et sa tradition, trouvant de plus le soutien d'autres nations européennes". Puis il a ajouté: "Alors que certaines sociétés tentent de mettre à l'écart la dimension religieuse, de récentes informations témoignent de ce qu'aujourd'hui sont commises des violations ouvertes à la liberté religieuse. Face à cette douloureuse réalité, la société italienne et ses autorités ont fait preuve d'un intérêt particulier pour le sort de ces minorités chrétiennes qui, en raison de leur foi, subissent des violences et sont discriminées ou contraintes à une émigration forcée vers leur patrie". Je souhaite, a conclu le Saint-Père, que "partout grandisse la conscience de cette problématique et, en conséquence, que soient intensifiés les efforts de voir garanti, partout et pour tous, le plein respect de la liberté religieuse. Je suis certain que l'engagement du Saint-Siège en ce sens ne manquera pas de l'appui de l'Italie au niveau international".
CD/                                                VIS 20101217 (620)

SAPIN DE NOEL

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu une délégation du Sud Tyrol italien venue offrir le traditionnel sapin de Noël dressé à côté de la crèche monumentale de la Place St.Pierre. Le sapin centenaire, haut de 34 m, a été prélevé à 1.500 m d'altitude, sera allumé en début de soirée lors d'une cérémonie présidée par le Cardinal Giovanni Lajolo, Président du Governorat de l'Etat du Vatican. Une cinquantaine d'autres sapins plus petits ont été offerts pour orner divers lieux de la Cité. Dans son salut, le Pape a rappelé que l'arbre de Noël "enrichit la symbolique de la Nativité, qui est un message de fraternité et d'amitié, une invitation à l'unité et à la paix, une invitation à accueillir dans nos vie et dans la société ce Dieu qui nous offre son amour tout puissant dans un nouveau né. Il veut par là que son amour réponde librement au nôtre. La crèche et le sapin, porteurs d'un message d'espérance et d'amour, nous aident à créer un climat propice pour vivre de manière spirituelle et religieuse le mystère de la naissance du Rédempteur".
AC/                                                    VIS 20101217 (200)

SAINT-SIEGE ET CHINE

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Bureau de presse du Saint-Siège a publié à midi un communiqué relatif à la huitième assemblée de représentants catholiques chinois (Pékin, 7 - 9 décembre 2010).

  C'est avec une profonde douleur que le Saint-Siège déplore que du 7 au 9 décembre, ait eu lieu à Pékin la huitième assemblée des représentants catholiques chinois. Celle-ci a été imposée à de nombreux évêques, prêtres, religieux et fidèles laïcs. Les modalités de sa convocation et son déroulement manifestent une attitude répressive face à l'exercice de la liberté religieuse que l'on pensait aujourd'hui dépassée dans la Chine actuelle. La volonté persistante de contrôler la sphère la plus intime des citoyens, c'est-à-dire leur conscience, et de s'ingérer dans la vie interne de l'Eglise catholique ne fait pas honneur à la Chine et apparaît même comme un signe de peur et de faiblesse plutôt que de force ainsi que d'une intolérance intransigeante plus que d'ouverture à la liberté, tant quant au respect effectif de la dignité humaine que d'une correcte distinction entre la sphère civile et religieuse.

  Le Saint-Siège avait fait savoir, à plusieurs reprises, d'abord à ses pasteurs mais aussi à tous les fidèles, et même publiquement, qu'ils ne devaient pas participer à cet évènement. Chacun de ceux qui étaient présents sait dans quelle mesure il est responsable devant Dieu et l'Eglise. Les évêques, en particulier, et les prêtres auront aussi à faire face aux attentes de leurs communautés respectives qui regardent leur Pasteur et ont le droit de voir en lui un guide et une sécurité dans la foi et la vie morale.

  On sait, par ailleurs, que de nombreux évêques et prêtres ont été contraints de participer à l'assemblée. Le Saint-Siège dénonce ces graves violations de leurs droits humains, en particulier de leur liberté religieuse et de conscience. Le Saint-Siège exprime, en outre, sa grande estime envers ceux qui, de diverses façons, ont témoigné leur foi avec courage et ont invité les autres à prier, à faire pénitence et, par leur action, à réaffirmer leur volonté de suivre le Christ avec amour, en pleine communion avec l'Eglise universelle.

  Le Saint-Siège demande à ceux qui ont sur le cœur une déception et une profonde souffrance, se demandant comment il a été possible que leur propre évêque et leurs prêtres aient participé à cette assemblée, de rester fermes et patients dans la foi. Il les invite à prendre acte des pressions subies par beaucoup de leurs pasteurs et à prier pour eux, et les encourage à continuer courageusement de les soutenir face aux nombreuses contraintes qu'ils trouvent dans l'exercice de leur ministère.

  Au cours de l'assemblée, ont, entre autres, été désignés les responsables de la soi-disant Conférence épiscopale et de l'Association patriotique catholique chinoise. Ce qui a été écrit par le Pape Benoît XVI dans sa Lettre de 2007 à l'Eglise chinoise reste valide en ce qui concerne ces deux organismes ainsi que l'assemblée elle-même.

  L'actuel Collège des Evêques catholiques de Chine, en particulier,  n'est pas reconnu comme Conférence épiscopale du Siège apostolique, à l'exclusion des Evêques " clandestins " c'est-à-dire non reconnus par le gouvernement et qui sont en communion avec le Pape. Il inclut les prélats, illégitimes dès le début, et est régi par des statuts contenant des éléments incompatibles avec la doctrine catholique. Il est profondément déplorable qu'ait été désigné à sa présidence un évêque illégitime.

  En ce qui concerne ensuite la finalité déclarée de mettre à jour les principes d'indépendance et d'autonomie, d'autogestion et d'administration démocratique de l'Eglise, on rappelle qu'elle est inconciliable avec la doctrine catholique qui depuis les plus anciens symboles de foi professe l'Eglise " une, sainte, catholique et apostolique ". C'est pourquoi on déplore la désignation d'un prélat légitime pour présider l'Association patriotique catholique chinoise.

  Ce n'est pas la route que l'Eglise doit accomplir dans le contexte d'un grand et noble pays qui suscite l'attention de l'opinion publique mondiale par les objectifs significatifs atteints dans tant de domaines, mais qui trouve encore difficile de mettre en œuvre les moyens exigeants d'une vraie liberté religieuse que sa constitution professe aussi de respecter. Pour cela, l'Assemblée a rendu plus ardu le chemin de réconciliation entre les catholiques des " communautés clandestines " et ceux des " communautés officielles " provoquant une blessure profonde non seulement à l'Eglise de Chine mais aussi à l'Eglise universelle.

  Le Saint-Siège regrette profondément le fait que la tenue de cette assemblée ainsi que la récente ordination épiscopale sans l'indispensable mandat pontifical, aient nui unilatéralement au dialogue et au climat de confiance engagés dans les rapports avec le gouvernement de la République Populaire de Chine. Le Saint-Siège, tout en réaffirmant sa volonté de dialoguer honnêtement, sent le devoir de préciser que des actes inacceptables et hostiles comme ceux mentionnés ici provoquent chez les fidèles, en Chine comme en dehors, une grave perte de confiance, nécessaire au dépassement des difficultés et à la construction d'une relation correcte avec l'Eglise, en vue du bien commun.

  A la lumière de ce qui s'est passé, l'invitation du Saint-Père à tous les catholiques du monde, le 1 décembre, de prier pour l'Eglise en Chine qui vit des moments particulièrement difficiles, reste prioritaire.
OP/                                                 VIS 20101217 (860)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-M.Carl A.Anderson, Chevalier suprême des Chevaliers de Colomb, accompagné de Mgr.William Edward Lori, Evêque de Bridgeport (USA).

-Le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.

  En fin d'après-midi, il devrait recevoir le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.
AP/                                                                  VIS 20101217 (70)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 17 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Peter Paul Angkyier, Evêque de Damonga (superficie: 29.000, population: 440.000, catholiques: 22.700, prêtres: 42, religieux: 32), au Ghana.L'Evêque élu, né en 1961 à Nandon (Ghana) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'en 2009 Vicaire général de ce même diocèse.
NER/                                                                    VIS 20101217 (60)

jeudi 16 décembre 2010

CINQ NOUVEAUX AMBASSADEURS

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin des lettres de créances de M.Suresh Prasad Pradhan, nouvel Ambassadeur du Népal, de M.Royson Mabuku Mukwena, nouvel Ambassadeur de Zambie, de M.Miguel Angel Canturri Montanya, nouvel Ambassadeur de la Principauté d'Andorre, de Mlle Vivianne Fock Tave, nouvel Ambassadeur des Seychelles, et de M.Boubacar Sidiki Toure, nouvel Ambassadeur du Mali. Ayant remis à chacun un message spécifique, le Saint-Père a prononcé un discours commun, centré sur le principe de fraternité humaine, important au même titre que la liberté ou l'égalité. En voici les passages saillants:

   On y a "fait appel de manière poignante toute cette année pour soulager Haïti, meurtrie d'abord par un tremblement de terre et puis par le choléra. D'autres tragédies ont malheureusement frappé d'autres pays au cours de cette année. Vos pays, la communauté internationale et le monde associatif ont répondu à des appels à l'aide particulièrement urgente, aide qu'il conviendrait naturellement de poursuivre et d'intensifier. Pour sa part, et à travers ses différentes institutions, l'Eglise apporte une contribution multiforme qu'elle prolongera dans le temps. Le bel idéal de fraternité, qui se trouve dans la devise nationale de nombreux pays, a trouvé dans le développement de la pensée philosophique et politique un écho moindre par rapport à celle d'autres idéaux comme la liberté, l'égalité, le progrès ou l'unité. Il s'agit d'un principe demeuré en grande partie lettre morte dans les sociétés politiques modernes et contemporaines, surtout à cause de l'influence exercée par les idéologies individualistes ou collectivistes. La fraternité a, comme vous le savez, une signification particulière pour les chrétiens à cause du dessein d'amour fraternel de Dieu, de fraternité donc, révélé par le Christ... Pour vivre dignement, tout être humain a besoin de respect. Il a également besoin que justice lui soit rendue et que ses droits soient concrètement reconnus. Toutefois, ceci ne suffit pas pour mener une vie pleinement humaine. En effet, la personne a aussi besoin de fraternité. Cela est vrai non seulement dans les relations de proximité, mais également à l'échelle de la planète. Or, si le processus de mondialisation en cours rapproche les êtres humains les uns des autres, il n'en fait pas pour autant des frères... La raison humaine est à même de reconnaître l'égalité de tous les hommes et la nécessité de limiter les disparités excessives entre eux, mais elle s'avère incapable d'instituer la fraternité. Celle-ci est un don surnaturel. Pour sa part, l'Eglise voit la réalisation de la fraternité humaine sur la terre comme une vocation contenue dans le dessein créateur de Dieu dont elle veut devenir, toujours plus fidèlement, l'ouvrière à la fois sur le plan universel et sur le plan local comme elle l'est dans les pays que vous représentez près le Saint-Siège".

  "La fraternité trouve une expression concrète dans la gratuité et le respect..., y compris dans l'activité économique. L'identité profonde de l'homme, son être-en-relation, s'exprime aussi dans son activité économique qui est l'un des terrains de majeure coopération entre les hommes... Néanmoins, si la fraternité vécue entre les hommes peut trouver un écho positif sur le plan de l'efficacité sociale, il ne faut pas oublier qu'elle ne constitue pas un moyen, mais qu'elle est une fin en elle-même. L'Eglise croit au Christ qui nous révèle que Dieu est amour. Elle est aussi convaincue que pour tous ceux qui croient en la charité divine, Dieu apporte la certitude que la voie de l'amour est ouverte à tous les hommes et que l'effort qui tend à instaurer une fraternité universelle n'est pas vain".
CD/                                                             VIS 20101216 (600)

RAPPROCHEMENT AVEC LES LUTHERIENS

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Le Pape a reçu ce matin l'Evêque Munib A.Younan et le Révérend Martin Junge, les nouveaux Président et Secrétaire général de la Fédération luthérienne mondiale, ainsi que la délégation les accompagnant à Rome. Dans son discours, il a souligné les nombreux progrès acquis au cours de plusieurs décades de débats entre luthériens et catholiques. "Avec l'aide de Dieu, on est peu à peu parvenu à éliminer les obstacles et à créer des liens visibles d'unité, par le dialogue théologique comme par la coopération au niveau notamment des communautés locales". Evoquant ensuite le dixième anniversaire de la Déclaration commune sur la doctrine de la justification, Benoît XVI a dit qu'il s'agit "d'une avancée fondamentale dans le long et difficile processus de rétablissement de la pleine unité des chrétiens, mais aussi un encouragement à poursuivre le débat oecuménique... A l'approche du cinquième centenaire des événements de 1517, luthériens et catholiques sont appelés à réfléchir plus profondément sur le point atteint par la marche vers l'unité, et à prier le Seigneur de nous aider à aller de l'avant".

  Puis le Pape a dit sa joie que la Commission internationale luthériens catholiques sur l'unité "prépare un document sur leur capacité commune de mieux dialoguer dans le cadre de relations étroites, après presque cinq siècles de séparation. Afin de mieux percevoir la nature de l'Eglise, qui est le thème principal de la phase actuelle du dialogue oecuménique, cette commission étudie le baptême et la croissance de la communion ecclésiale. J'espère -a conclu le Saint-Père- que ces débats ouvrent de nouveaux horizons comme une nouvelle capacité de porter la lumière du Christ à tous les niveaux de la société".
AC/                                                     VIS 20101216 (290)

JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX 2011

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Ce midi près la Salle-de-Presse du Saint-Siège, le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, assisté de Mgr.Mario Toso, SDB, Secrétaire du dicastère, Mgr.Anthony Frontiero et Mgr.Tommaso Di Ruzza, officials, a présenté le message de Benoît XVI pour la XLIV Journée mondiale de la paix (1 janvier 2011). Ce texte, a expliqué le Cardinal, s'ouvre "par une référence aux violences contre les chrétiens d'Irak, pour aborder la question de la liberté religieuse et les divers moyens de l'utiliser pour la paix... Sa conclusion offre une réflexion sur la paix comme don de Dieu mais aussi oeuvre des hommes de bonne volonté, des croyants avant tout... La liberté religieuse, qui est donc le thème du message 2011, est essentiel dans la doctrine sociale de l'Eglise. Elle correspond aussi à un besoin fondamental de l'homme. Comme droit universel, elle est une clef d'une paix sans cesse menacée par le sécularisme agressif, l'intolérance envers Dieu et toute expression religieuse, par le fondamentalisme religieux, la politisation de la religion et la religion d'état, par un relativisme culturel et religieux de plus en plus présent".

  Puis le Cardinal a souligné que le Pape rappelle qu'une des taches principales, réalisée après la seconde guerre mondiale, fut la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948). Benoît XVI salut la déclaration, mais se dit "préoccupé par l'accroissement de la négation du caractère universel de ces droits, au nom de visions culturelles, socio-politiques et religieuses particulières... La liberté religieuse n'est pas un droit concédé par l'Etat" car elle découle "de la loi morale naturelle et de la dignité humaine au sein de la création. L'Etat et les autres instances publiques doivent la reconnaître comme intrinsèque à la personne, comme élément indispensable de son intégrité et de la paix même". Puis le Président de Iustitia et Pax a rappelé que "la liberté religieuse constitue un devoir pour les pouvoirs politiques" car l'Etat ne dispose pas d'un droit illimité. Cette liberté "est le droit de la personne à exprimer son choix de répondre à la vérité comme être créé pour vivre avec Dieu sans entraves. C'est là que l'homme trouve sa paix et devient un instrument de paix... La liberté religieuse n'implique pas l'égalité de toutes les religions, ni ne justifie le relativisme religieux ou l'indifférence religieuse... Et elle ne peut se réduire au libre exercice du culte. Sa dimension publique consent au croyant de contribuer à la construction de l'ordre social... Nier le droit à professer publiquement sa religion ou à défendre sa foi dans le débat social entrave un développement sain... L'exercice de ce droit pour la paix implique donc la reconnaissance de l'harmonie entre vie privée et publique, individu et communauté... Par conséquent, développement et exercice de la liberté religieuse relève aussi de la communauté", notamment de la famille. "Quoique non créée par lui, cette liberté doit être reconnue par l'Etat comme appartenant à la personne et à sa manifestation publique. Reconnaître la liberté religieuse est respecter la dignité de chaque personne. Cela implique le principe de la responsabilité de protection tant de la communauté que de la société ou de l'Etat... L'appel de l'Eglise au respect de la liberté religieuse n'est pas une simple demande de réciprocité de la part d'une communauté de croyants disposés à respecter les autres sous condition qu'ils respectent les droits de ses propres membres. Cet appel est fondé sur la dignité de la personne. Il est juste de respecter les droits d'autrui, mais non par échange ou contre faveur. Si d'autres sont persécutés à cause de leur foi, nous leur devons compassion et solidarité". Le Cardinal Turkson a conclu sa présentation en rappelant qu'annoncer l'Evangile tend aussi au réveil de la liberté religieuse de chacun, de manière à faire découvrir la vérité de l'Evangile à qui le désire. "Cette vérité évangélique est unique car c'est elle qui sauve... L'évangélisation et la mission ne sont donc pas contradictoires à la liberté de religion".

  Ensuite, Mgr.Toso a souligné combien le message de Benoît XVI invite également à "approfondir la vérité du droit à la liberté religieuse, ses implications anthropologiques, éthiques, juridiques, politiques, sociales et religieuses... Au delà de la tolérance, la liberté religieuse est comme le dit le Pape l'essence de toute moralité et de toute liberté, du respect partagé et de la paix". Le texte papal critique autant le fanatisme et le fondamentalisme que le laïcisme qui ignorent l'essence de la liberté religieuse, laquelle est recherche, libre et communautaire, de la transcendance... Pour l'Eglise, le dialogue inter-religieux est un encouragement important pour la collaboration de toutes les communautés de croyants en recherche de la paix. Ainsi, dans un monde globalisé et dans une société de plus en plus multi-ethnique et pluri-culturelle, les grandes religions peuvent être non un problème mais une ressource, un facteur capital d'unité et de concorde".

  Pour lire le message de Benoît XVI, cliquer ici
AC/                                                    VIS 20101216 (830)

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

-Le Cardinal Ivan Dias, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

-Le P.José Rodríguez Carballo, Ministre général des Frères mineurs.
AP/                                                                       VIS 20101216 (40)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Paul Stagg Coakley, Archevêque métropolitain d'Oklaoma City (superficie: 109.997, population: 2.555.000, catholiques: 116.919, prêtres: 146, diacres: 92, religieux: 150), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Salina (USA), il succède à Mgr.Eusebius Joseph Beltran, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                                                                VIS 20101216 (70)

mercredi 15 décembre 2010

SAINTE VERONICA GUILIANI

CITE DU VATICAN, 15 DEC 2010 (VIS). Durant l'audience générale Salle Paul VI, le Pape a évoqué sainte Veronica Giuliani, une clarisse italienne dont on fêtera le 27 le 350 anniversaire de la naissance. Dernière de sept soeurs, Ursule naquit à Mercatello et choisit la vie monastique avec deux d'entre elles. En 1677 elle entra à dix sept ans au couvent de Città di Castello, recevant le nom de Véronique. Avec sa profession solennelle, débuta l'année suivante son cheminement "pour se configurer au Christ, parsemé de grandes souffrances et d'expériences mystiques liées à la Passion". En 1716, a poursuivi Benoît XVI, elle devint abbesse et mourut en 1727 après 33 jours de douloureuse agonie. Grégoire XVI la canonisa le 26 mai 1839. Les 22.000 pages de son journal permettent de comprendre sa pensée. "La spiritualité de sainte Veronica Giuliani était christologico-sponsale, c'est à dire de se sentir aimée du Christ, époux spirituel, et de répondre de mieux en mieux à cet amour... Elle offrait ses prières et ses sacrifices pour le Pape, son évêque et les prêtres, les pauvres et les âmes du purgatoire...vivant en profonde participation l'amour souffrant de Jésus... Elle en arriva à supplier le Christ d'être crucifiée avec lui".

  Puis le Saint-Père a rappelé que cette mystique, "convaincue de participer au Règne, invoquait tous les saints du paradis pour qu'ils viennent à l'aide de son cheminement spirituel dans l'attente de la béatitude éternelle, aspiration de toute sa vie terrestre... Les moments forts de l'expérience mystique de Veronica allaient de pair avec les évènements salvifiques célébrés par la liturgie, en accord avec la proclamation et l'écoute de la Parole. L'Ecriture illuminait, purifiait et confirmait son expérience, la rendant ainsi ecclésiale... Non seulement elle s'exprimait avec les mots de l'Ecriture, mais elle en vivait". Veronica Giuliani, qui "se révéla aussi un témoin de la puissance et de la beauté de l'amour divin...eut de même une grande intimité avec la Vierge Marie". Elle nous invite, a conclu Benoît XVI, "à faire mûrir dans notre vie chrétienne l'union avec le Seigneur, en nous abandonnant avec une totale confiance à sa volonté. Elle nous invite à faire grandir notre union avec l'Eglise, épouse du Christ, et à participer à l'amour souffrant du Crucifié pour le salut des pécheurs. Elle nous invite à tendre vers le paradis, but de notre pèlerinage terrestre, où nous vivrons tous ensemble dans la joie de la pleine communion avec Dieu, à nous nourrir chaque jour de la Parole qui réchauffe chaque coeur et oriente l'existence. Les dernières paroles de la sainte sont la synthèse de son expérience mystique: J'ai trouvé l'amour, l'Amour qui s'est laissé voir!".
AG/                                                     VIS 20101215 (450) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 15 DEC 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Nommé Mgr.Ricardo Ezzati Andrello, SDB, Archevêque métropolitain de Santiago de Chile (superficie: 9.132, population: 5.791.000, catholiques: 4.019.000, prêtres: 854, diacres: 295, religieux: 3.100), au Chili. Jusqu'ici Archevêque de Concepción (Chili), il succède au Cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

-Nommé l'Abbé John B.Brungardt, Evêque de Dodge City (superficie: 59.547, population: 229.000, catholiques: 62.300, prêtres: 44, diacres: 9, religieux: 81), aux Etats-Unis d'Amérique. L'Evêque élu, né en 1958 à Salinas (USA) et ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Saint Mark (USA). Il succède à Mgr.Ronald M. Gilmore, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée en conformité au canon 401,2 du CIC.

-Erigé le diocèse de Camaçari (Brésil), avec territoire démembré de celui de Sao Salvador da Bahia, le rendant suffragant de cette même Eglise métropolitaine.

-Nommé Mgr.Joao Carlos Petrini, premier Evêque de Camaçari (superficie: 2.382, population: 708.122, catholiques: 481.523, prêtres: 20, religieux: 55), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Salvador de Bahia (Brésil).

-Nommé Mgr.Josafá Menezes da Silva, Evêque de Barreiras (superficie: 72.675, population: 345.000, catholiques: 292.000, prêtres: 15, diacres: 10, religieux: 33), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Salvador de Bahia (Brésil).

-Nommé Mgr.Carlo Ciattini Evêque de Massa Maritima-Piombino (superficie: 1.200, population: 126.931, catholiques: 125.000, prêtres: 60, diacres: 4, religieux: 82), en Italie. L'Evêque élu, né en 1951 à Cerreto Guidi (Italie) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Recteur du séminaire diocésain de San Miniato (Italie).

-Nommé l'Abbé Juan Espinoza Jiménez, Auxiliaire de l'Evêque de Morelia (Mexique). L'Evêque élu, né en 1965 à Piedad (Mexique) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Coordinateur de la Commission diocésaine pour le clergé.
NER:RE:ECE:NEA/                                                      VIS 20101215 (310)

mardi 14 décembre 2010

INITIATIVES DE BENOIT XVI

CITE DU VATICAN, 14 DEC 2010 (VIS). Dimanche 26 décembre Salle Paul VI, à l'occasion du centenaire de la naissance de Mère Teresa de Calcutta, le Saint-Père prendra part au déjeuner qu'il offre aux personnes secourues par les diverses antennes romaines des Missionnaires de la Charité. Mercredi 5 janvier, veille de l'Epiphanie, Benoît XVI se rendra à 17 h à l'hôpital Gemelli pour rencontrer les enfants hospitalisés. Après la bénédiction d'une nouvelle unité de soins pédiatriques, le Pape procédera à la distribution de cadeaux aux petits malades.
OP/                                                     VIS 20101214 (100)

NOUVELLE CONSCIENCE MEDIATIQUE

CITE DU VATICAN, 14 DEC 2010 (VIS). A l'occasion de la fête de Notre Dame de Guadalupe, le Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, a adressé le 12 décembre un message au monde de la communication d'Amérique latine. Mgr.Claudio Celli y écrit que la "mission continentale pousse nombre de personnes à mieux prendre conscience de ce que signifie être disciples de Jésus. Les diocèses y prennent part avec enthousiasme en rappelant qu'être disciple signifie rencontrer vraiment le Seigneur... Il s'agit d'une expérience qui transforme la vie pour toujours et conduit à la transmettre aux autres, en devenant de véritables missionnaires". La rencontre avec Jésus "revêt plusieurs aspects. Bien qu'avant tout personnelle, elle a une dimension communautaire. Vécue dans la solitude et le silence, elle se manifeste de façon privilégiée dans les cérémonies liturgiques et dans la vie familiale. Elle s'alimente dans le dialogue et la prière en commun..., culmine enfin dans l'action et dans le service".

  Puis Mgr.Celli invite à "réserver des moments de silence durant l'Avent, afin d'entendre Jésus parlant à nos coeurs... Gardons nous de tout ce qui trouble notre attention. Le silence est un écran blanc sur lequel nous pouvons projeter notre quotidien pour le voir avec clarté, alors que ce serait impossible projeté sur des murs chargés de tableaux, d'objets et de livres. Seul le silence permet d'évaluer nos choix en écoutant la voix de Dieu. C'est ainsi qu'on devient de véritables porteurs de sa parole. Certes, il s'agit d'un conseil difficile à suivre dans le bombardement de l'information, au milieu des taches pastorales ou familiales, des devoirs du métier médiatique... Mais ne devons nous pas nous y préparer encore plus en communiquant dans la presse, la radio, la télévision et la télématique? Comment offririons nous le meilleur de nous s'il ne s'agit que de formules sans vraie substance? Il convient donc de consacrer du temps au Seigneur durant l'Avent". Puis il conclut en demandant à Notre Dame de Guadalupe, qui est également la patronne du Réseau d'information de l'Eglise en Amérique latine, "de nous accorder le silence intérieur...afin que, dans la diffusion de la Bonne Nouvelle, Dieu rende fructueux nos écrits et propos, nos images et notre musique".
CON-CS/                                                         VIS 20101214 (370) 

AUDIENCES

CITE DU VATICAN, 14 DEC 2010 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a rencontré un groupe d'évêque japonais.
 AP/                                                       VIS 20101214 (30)

lundi 13 décembre 2010

PATIENCE ET CONSTANCE

CITE DU VATICAN, 12 DEC 2010 (VIS). De retour de sa visite pastorale à la paroisse romaine St.Mximilien Kolbe, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place Saint-Pierre. En ce troisième dimanche de l'Avent, quelque 2000 enfants romains étaient présents pour la traditionnelle bénédiction des Enfants-Jésus qu'ils mettront dans leur crèche familiale, à l'école ou en paroisse.

  Benoît XVI a cité un passage de l'épître de Jacques: "Frères, en attendant la venue du Seigneur, ayez de la patience", puis a ajouté "qu'il est important aujourd'hui de souligner la valeur de la constance et de la patience, vertus qui appartenaient au bagage normal de nos pères mais qui sont moins populaires aujourd'hui dans un monde qui exalte surtout le changement et la capacité de s'adapter à des situations toujours nouvelles et différentes. Sans rien retirer à ces aspects qui sont aussi des qualités humaines, l'avent nous appelle à développer cette ténacité intérieure et cette résistance de l'âme qui nous permettent de ne pas désespérer en attendant un bien qui tarde à venir, mais de l'attendre et même d'en préparer la venue avec une confiance active". Le Pape a poursuivi son commentaire de la lecture du jour où l'apôtre prend l'agriculteur comme exemple de constance et de patience, et a ajouté: "L'agriculteur n'est pas fataliste. Il est le modèle d'une mentalité qui unit de façon équilibrée la foi et la raison car, d'une part, il connaît les lois de la nature et accomplit son travail au mieux, et, de l'autre, s'en remet à la providence car certaines choses fondamentales ne dépendent pas de lui mais des mains de Dieu. La patience et la constance sont une vraie synthèse entre l'engagement humain et la confiance en Dieu... Fortifiez vos cœurs" dit l'Ecriture. Comment faire? Comment pouvons-nous rendre nos cœurs plus forts, alors qu'ils sont déjà plutôt fragiles et encore plus déstabilisés par la culture dans laquelle nous sommes immergés? Nous ne manquons pas d'aide car nous avons la Parole de Dieu. En effet, alors que tout passe et bouge, la Parole de Dieu ne passe pas. Si les évènements de la vie nous donnent le sentiment d'être égarés et que chacune de nos certitudes semble s'écrouler, nous avons une boussole pour nous orienter, une ancre pour ne pas partir à la dérive".

  Le Pape a aussi rappelé "le modèle des prophètes, c'est-à-dire, de ces personnes que Dieu a appelé pour qu'elle parlent en son nom. Le prophète trouve sa joie et sa force dans la Parole du Seigneur et alors que les hommes cherchent souvent le bonheur par des voies qui se révèlent être erronées, il annonce la vraie espérance, celle qui ne déçoit pas parce qu'elle est fondée sur la fidélité de Dieu. Chaque chrétien, par la force de son baptême, a reçu la dignité prophétique. Que chacun puisse la retrouver et la nourrir par une écoute assidue de la Parole divine". Après l'angélus, le Saint-Père s'est adressé aux enfants présents: "Chers jeunes amis, quand vous mettrez l'Enfant-Jésus dans sa grotte ou sa cabane, dites une prière pour le Pape et pour ses intentions. Merci! ".
ANG/                                                 VIS 20101213 (530)

DIEU SEUL CHANGE LE MONDE

CITE DU VATICAN, 12 DEC 2010 (VIS). Benoît XVI s'est rendu ce matin à la paroisse St.Maximilien Kolbe, en périphérie de Rome, où il a célébré la messe. La communauté paroissiale dispose depuis 2009 d'une nouvelle église dédiée à ce saint martyr franciscain polonais. Dans son homélie, le Pape a souligné que "l'Avent est une forte invitation à laisser entrer toujours plus Dieu dans notre vie, dans nos maisons, dans nos quartiers, dans nos communautés, pour avoir une lumière au milieu de toutes les noirceurs et les fatigues de chaque jour". Après avoir souligné que "le temps passant, la paroisse s'est agrandie et en partie transformée avec l'arrivée de nombreuses personnes des pays de l'Europe de l'Est et d'ailleurs", il a dit combien "il est important de créer des occasions de dialogue et de favoriser une compréhension réciproque entre des personnes provenant de cultures, de modes de vie et de conditions sociales différents".

  "Ici, comme dans toute paroisse, il faut partir des plus proches pour atteindre les plus éloignés, afin d'amener une présence évangélique dans les milieux de vie et de travail. Tous doivent pouvoir trouver en paroisse des chemins adaptés de formation et faire l'expérience de cette dimension communautaire, caractéristique fondamentale de la vie chrétienne...en faisant communauté avec tous, unis dans l'écoute de la Parole de Dieu et dans la célébration des sacrements, en particulier de l'Eucharistie". Commentant l'Evangile du jour dans lequel Jean-Baptiste demande à Jésus s'il est le Roi qui changera le monde ou s'il doit en attendre un autre, Benoît XVI a affirmé que "beaucoup de prophètes, idéologues et dictateurs sont venus dire: Ce n'est pas lui! Il n'a pas changé le monde! C'est nous!, et ont créé leurs empires, leurs dictatures, leur totalitarisme qui aurait changé le monde. Et ils l'ont changé, mais en le détruisant. Nous savons que de ces grandes promesse, il n'est resté que vide et destruction... Le Seigneur, d'une façon silencieuse qui lui est propre, répond: Voyez ce que j'ai fait. Je n'ai pas fait de révolution sanglante, je n'ai pas changé le monde par la force, mais j'ai allumé toutes ces lumières qui forment depuis une grande route de lumières au long des millénaires".

  Le Pape a ensuite évoqué saint Maximilien Kolbe qui "s'offrit de mourir de faim pour sauver un père de famille", Damien de Veuster "qui a vécu et est mort avec et pour les lépreux et qui ainsi porté la lumière dans cette communauté"  et Mère Térésa de Calcutta qui "a donné tellement de lumière aux personnes qui, après une vie sans lumière, sont mortes avec un sourire parce que touchées par la lumière de l'amour de Dieu. C'est ainsi que nous pourrons continuer et que nous verrons, comme le Seigneur l'a dit dans sa réponse à Jean, que ce n'est pas une violente révolution ni les grandes promesses qui changent le monde, mais la lumière silencieuse de la vérité, de la bonté de Dieu qui est le signe de sa présence et qui nous donne la certitude d'être vraiment aimés et de ne pas être oubliés, de ne pas être un fruit du hasard mais d'une volonté d'amour". Il a conclu en soulignant que "Dieu est proche...mais nous sommes souvent loin. Rapprochons-nous, allons vers la présence de sa lumière, prions le Seigneur et, au contact de la prière, devenons nous-mêmes des lumières pour les autres".
HML/                                                VIS 20101213 (570)
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