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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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mardi 9 octobre 2012

ANNEE DE LA FOI ET ANNIVERSAIRE DU CONCILE

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté l'ouverture solennelle de la foi que Benoît XVI présidera jeudi prochain Place St.Pierre. Le choix de cette date, qui correspond à l'ouverture il y a cinquante ans du concile Vatican II, n'est pas un hasard. Il est symbolique, a souligné Mgr.Fisichella car cela permet de revenir sur un évènement déterminant pour l'histoire de l'Eglise contemporaine, et de vérifier l'incidence de ses enseignements tant ces dernières décennies que pour les prochaines années, qui verra l'Eglise engagée dans la nouvelle évangélisation". Le Concile "mérite d'être rappelé mais aussi célébrée par l'Eglise...et l'Année de la foi "sera une excellente occasion de raviver la foi des croyants et de leur apporter un esprit évangélisateur plus acéré. Il s'agira d'une année d'étude et d'approfondissement de l'enseignement conciliaire afin de renforcer la formation des fidèles, notamment au moyen de la catéchèse, de la vie sacramentelle et du témoignage de la communauté chrétienne".

La messe d'ouverture sera fortement marquée par l'évocation du Concile. On lira en entrée des passages des quatre constitutions ayant distingué l'oeuvre conciliaire et le renouveau de la vie ecclésiale. Suivra une reproduction de la longue procession qui, le 12 octobre 1962, impressionna l'opinion publique, avec tous les pères synodaux et les 14 des 70 pères conciliaires qui participeront à la messe autour du Saint-Père. Puis l'évangéliaire du Concile sera intronisé et placé au centre de l'assemblée "pour rappeler à chacun le devoir de servir la Parole qui constitue le coeur de la vie de l'Eglise". Il indiquera aussi "que l'enseignement conciliaire est d'actualité, et qu'il doit être connu et diffusé. Lors de la clôture de Vatican II, Paul VI adressa des messages au peuple de Dieu et au monde, qui seront remis par Benoît XVI" aux gouvernants, au monde de la science et de la pensée, aux artistes, aux femmes, aux travailleurs, aux pauvres, aux malades, aux jeunes, aux catéchistes. L'Année de la foi marquant également le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l'Eglise catholique, le Pape en remettra un exemplaire spécial à deux catéchistes. Les années passe, a conclu Mgr.Fisichella, "mais la force de Vatican II demeure, avec son enthousiasme de porter l'Evangile au monde entier. L'Année de la foi veut offrir aux chrétiens un motif supplémentaire de se sentir membres d'une Eglise sans frontières qui ravive sans cesse sa foi dans le Seigneur".

USAGE DE L'ARABE AUX AUDIENCES GENERALES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). A partir de demain, l'arabe sera utilisé lors des audiences générales du Saint-Père, pour les lectures et pour le résumé de la catéchèse. Dans le sillage du récent voyage de Benoît XVI au Liban et à la suite de la publication de l'exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, le Pape a désiré formaliser son attention et son appui aux chrétiens de cette région, rappelant également à tous les fidèles de prier et d'oeuvrer à la paix locale.

ACCROITRE L'ASSISTANCE AUX REFUGIES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). A Genève le 2 octobre, l'Observateur permanent du Saint-Siège près les institutions spécialisées de l'ONU, est intervenu devant la LXIII session du Comité exécutif du Haut Commissariat aux réfugiés. La multiplication des conflits, a dit Mgr.Silvano M.Tomasi, "entraîne de nouveaux flux de réfugiés", mais les media ne pointent que les cas politiquement intéressants, laissant hors de portée de l'opinion publique des masses de personnes déplacées, abandonnées à leur tragique destin. Félicitant les pays ayant ouvert leurs frontières et accueilli les réfugiés en provenance de pays voisins, le Saint-Siège encourage tous les autres à partager le poids de l'aide qui s'impose". Parallèlement, on constate une fois encore que les personnes déplacées au sein de leur pays dépassent en nombre les réfugiés. La délégation du Saint-Siège constate que l'emploi du Haut Commissariat divise la communauté internationale. "Il y a parfois la crainte raisonnable d'un débordement de compétence du HCR, ou le souci de voir sa mission première, qui est la protection des réfugiés, en souffrir. Dans certains cas de guerre civile on suspecte que la présence d'agents neutres internationaux puisse servir à sauver tel ou tel partie en cause. Certes, cette action doit d'abord être conduite en vue d'un accès humanitaire aux populations nécessiteuses, afin d'évaluer leur besoin de protection, puis de coordonner l'action des autres agences chargées de l'assistance d'urgence".

POSSESSIONS CARDINALICES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales communique que:

Dimanche 14 octobre à 11 h 30', le Cardinal Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York, prendra possession du titre de Notre Dame de Guadalupe a Monte Mario.

Mardi 23 octobre à 18 h, le Cardinal Thomas Christopher Collins, Archevêque de Toronto, prendra possession du titre de St.Patrick.

Jeudi 25 octobre à 17 h, le Cardinal Edwin Frederick O'Brien, Grand Maître de l'Ordre équestre du St.Sépulcre de Jérusalem, prendra possession de la diacone de St.Sébastien au Palatin.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Marco Antonio Ordones Fernández à la charge pastorale du diocèse de Iquique (Chili), en conformité au canon 401,2 du CIC.

lundi 8 octobre 2012

TRANSMETTRE AU MONDE LA PASSION POUR LE CHRIST

Cité du Vatican, 8 octobre 2012 (VIS). La passion pour communiquer le Christ au monde et la conscience que Dieu agit dans l'Eglise ont constitué les points essentiels du bref discours que Benoît XVI a adressé ce matin aux pères synodaux lors de l'ouverture du Synode consacré à la nouvelle évangélisation et la transmission de la foi. Voici en synthèse ce qu'il a développé: La question de savoir si Dieu est une hypothèse, une réalité ou non, n'a jamais été autant d'actualité. Avec l'Evangile, Dieu a rompu le silence, nous a parlé et est entré dans l'histoire. Jésus est sa parole, Dieu qui montre qu'il nous aime et qu'il souffre avec nous jusqu'à la mort pour ressusciter ensuite. Telle est la réponse de l'Eglise à cette importante question. L'autre question est: "comment peut-on communiquer cette réalité à l'humanité aujourd'hui, pour qu'elle devienne salut? L'Eglise ne se fait pas toute seule. Elle peut seulement faire savoir ce que Dieu a fait. L'Eglise ne commence pas avec ce que nous faisons, mais avec ce que Dieu fait et dit. Après avoir rappelé que les apôtres ont reçu l'Esprit alors qu'ils étaient réunis en prière dans le Cénacle à la Pentecôte, Benoît XVI a expliqué que le fait que chaque assemblée synodale commence avec une prière n'était pas une simple formalité, mais la démonstration de la certitude que l'initiative vient toujours de Dieu, que nous pouvons l'implorer et que l'Eglise peut seulement coopérer avec Dieu. Après cette prise de conscience, le deuxième pas est celui de la confession, le témoignage, même dans des situations de graves dangers. Ce témoignage dans des moments difficiles est, précisément, la garantie de sa crédibilité puisqu'elle implique la disponibilité de donner sa vie pour ce en quoi nous croyons. La confession a aussi besoin d'une forme visible, d'un habit. Il s'agit de la charité, la force la plus grande qui doit brûler dans le cœur d'un chrétien. La foi, a conclu le Saint-Père, doit devenir en nous la flamme de l'amour qui allume tout notre être et qui se propage au prochain. Voilà l'essence de l'évangélisation.

COMMUNIQUE DE LA SALLE DE PRESSE

Cité du Vatican, 8 octobre 2012 (VIS). Réagissant à un article paru ce matin sur le Messaggero et intitulé "Les comptes à la Fabrique de St.Pierre passés au crible", la Salle de Presse du Saint-Siège a diffusé le communiqué suivant: !Après les vérifications d'usage, on peut affirmer qu'aucun dossier relatif aux finances de la Fabrique ne figure sur le bureau du Secrétaire d'Etat. Soumis à la Préfecture pour les affaires économiques du Saint-Siège, les bilans de cette administration ont toujours été approuvés par la Secrétairerie d'Etat. L'article en question est mal informé".

OUVERTURE DU SYNODE SUR LA NOUVELLE EVANGELISATION

Cité du Vatican, 7 0ctobre 2012 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, Benoît XVI a proclamé saint Jean d'Avila et sainte Hildegarde de Bingen Docteurs de l'Eglise, avant de présider la messe d'ouverture de la XIII assemblée générale du Synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne. Les pères synodaux et les évêques des conférences épiscopales allemande et espagnole ont concélébré. "L’évangélisation, en tout temps et en tout lieu -a dit le Saint-Père- a toujours comme coeur et finalité Jésus, le Christ, le Fils de Dieu. Le Crucifié est le signe distinctif par excellence de celui qui annonce l’Evangile, signe d’amour et de paix, appel à la conversion et à la réconciliation".

"L’Eglise existe pour évangéliser. Fidèles au commandement du Seigneur Jésus-Christ, ses disciples ont parcouru le monde pour annoncer la Bonne Nouvelle, en fondant partout les communautés chrétiennes. Avec le temps, elles sont devenues des Eglises bien organisées avec de nombreux fidèles... A notre époque, l’Esprit Saint a aussi suscité dans l’Eglise un nouvel élan pour annoncer la bonne nouvelle, un dynamisme spirituel et pastoral qui a trouvé son expression la plus universelle et son impulsion la plus autorisée dans le Concile Vatican II. Ce nouveau dynamisme de l’évangélisation produit une influence bénéfique sur deux 'branches' spécifiques qui se développent à partir d’elle, à savoir, d’une part, la Missio ad Gentes, c’est-à-dire l’annonce de l’Evangile à ceux qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ et son message de salut, et, d’autre part, la nouvelle évangélisation, orientée principalement vers les personnes qui, tout en étant baptisées, se sont éloignées de l’Eglise, et vivent sans pratique chrétienne".

"L’Assemblée synodale qui s’ouvre aujourd’hui est consacrée à cette nouvelle évangélisation, pour favoriser chez ces personnes une nouvelle rencontre avec le Seigneur qui seul remplit l’existence de sens profond et de paix, pour favoriser la redécouverte de la foi, source de grâce qui apporte la joie et l’espérance dans la vie personnelle, familiale et sociale". Le Pape a ensuite souligné que le thème du mariage proposé par l'Evangile et la première lecture mérite "une attention spéciale" parce qu'il "nous invite à être plus conscients d’une réalité déjà connue mais peut-être pas valorisée pleinement: c’est-à-dire que le mariage en lui-même est un Evangile, une bonne nouvelle pour le monde d’aujourd’hui, particulièrement pour le monde déchristianisé. L’union de l’homme et de la femme, le fait de devenir 'une seule chair' dans la charité, dans l’amour fécond et indissoluble, est un signe qui parle de Dieu avec force, avec une éloquence devenue plus grande de nos jours, car, malheureusement, pour diverses raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les régions d’ancienne évangélisation. Et ce n’est pas un hasard. Le mariage est lié à la foi, non pas dans un sens générique. Le mariage, comme union d’amour fidèle et indissoluble, se fonde sur la grâce qui vient de Dieu, Un et Trine, qui, dans le Christ, nous a aimés d’un amour fidèle jusqu’à la Croix... Il y a une correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du mariage. Et, comme l’Eglise l’affirme et en témoigne depuis longtemps, le mariage est appelé à être non seulement objet, mais sujet de la nouvelle évangélisation".

Avant d'évoquer les nouveaux Docteurs de l'Eglise, Benoît XVI a rappelé qu'"une des idées fondamentales de la nouvelle impulsion que le Concile Vatican II a donnée à l’évangélisation est celle de l’appel universel à la sainteté, qui, comme tel, concerne tous les chrétiens. Les saints sont les vrais protagonistes de l’évangélisation dans toutes ses expressions... La sainteté ne connaît pas de barrières culturelles, sociales, politiques, religieuses. Son langage, celui de l’amour et de la vérité, est compréhensible par tous les hommes de bonne volonté et les rapproche de Jésus Christ, source intarissable de vie nouvelle".

"Maintenant, arrêtons-nous un instant pour admirer les deux saints qui ont été associés aujourd’hui au noble rang des Docteurs de l’Eglise. Saint Jean d’Avila a vécu au XVI siècle. Grand connaisseur de l'Ecriture, il était doté d’un ardent esprit missionnaire. Il a su pénétrer avec une profondeur singulière les mystères de la Rédemption opérée par le Christ pour l’humanité. Homme de Dieu, il unissait la prière constante à l’action apostolique. Il s’est consacré à la prédication et au développement de la pratique des sacrements, en concentrant sa mission sur l’amélioration de la formation des candidats au sacerdoce, des religieux et des laïcs, en vue d’une réforme féconde de l’Eglise. Importante figure féminine du XII siècle, sainte Hildegarde de Bingen a grandement aidé à la croissance de l’Eglise de son temps, en valorisant les dons reçus de Dieu et en se montrant comme une femme d’une intelligence vivace, d’une sensibilité profonde et d’une autorité spirituelle reconnue. Le Seigneur l’a dotée d’un esprit prophétique et d’une fervente capacité à discerner les signes des temps. Hildegarde a nourri un amour prononcé pour la création; elle a pratiqué la médecine, la poésie et la musique. Et surtout, elle a toujours conservé un amour grand et fidèle pour le Christ et pour l’Eglise".

"Le regard sur l’idéal de la vie chrétienne, exprimé dans l’appel à la sainteté, nous pousse à considérer avec humilité la fragilité de tant de chrétiens, ou plutôt leur péché, personnel et communautaire, qui représente un grand obstacle pour l’évangélisation, et à reconnaître la force de Dieu qui, dans la foi, rencontre la faiblesse humaine. Par conséquent, on ne peut pas parler de la nouvelle évangélisation sans une disposition sincère de conversion". Benoît XVI a conclu en confiant à Dieu "les travaux des assises synodales, dans le vif sentiment de la communion des saints, en invoquant particulièrement l’intercession des grands évangélisateurs, au nombre desquels nous voulons compter le bienheureux Jean-Paul II, dont le long pontificat a été aussi un exemple de nouvelle évangélisation".

CHAPELET ET ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 7 octobre 2012 (VIS). A l'angélus, Benoît XVI a d'abord rappelé que c'est aujourd'hui qu'est récitée au sanctuaire marial de Pompéi (Italie) la supplique annuelle à la Vierge du Rosaire, qui unit des milliers de fidèles à travers le monde: "Alors que nous sommes unis à cette invocation, je voudrais proposer une valorisation du Chapelet durant l'Année de la foi car dans cette médiation des mystères du Christ nous nous laissons guider par Marie, modèle de foi. Jour après jour elle nous aide à assimiler l'Evangile de manière à ce qu'il façonne notre existence. Dans le sillage de mes prédécesseurs, et en particulier du bienheureux Jean-Paul II qui nous a offert il y a dix ans la lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, j'invite les fidèles à réciter le Chapelet individuellement, en famille ou en communauté, et à se mettre ainsi à l'école de Marie qui nous conduit au Christ, le coeur de notre foi".

SENTENCE CONTRE PAOLO GABRIELE

Cité du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a prononcé la condamnation de M.Paolo Gabriele, accusé de vol aggravé. Vus les articles 402, 403,1 et 404,1 du code pénal, les trois juges (le Président Giuseppe Dalla Torre, Paolo Papanti-Pelletier et Venerando Marano) l'ont déclaré "coupable du délit prévu à l'article 404,1 pour avoir agi en abusant de la confiance induite par son rapport de travail et soustrait des objets qui, en raison de ce dernier, étaient sous sa responsabilité. C'est pourquoi il est condamné à trois années de réclusion. Vu l'article 26,L de la loi du 21 juin 1969, considérée l'absence de précédent pénal, tenue compte de la qualité de son service antérieur aux faits contestés, de sa conviction -erronée- avancée pour expliquer son geste et de sa reconnaissance d'avoir trahi la confiance du Saint-Père, la peine infligée à l'accusé, qui devra assumer les frais du procès, est réduite à un an et six mois".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 6 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Charles Scicluna, Auxiliaire de l'Archevêque de Malte (Malte). L'Evêque élu, né en 1959 à Toronto (Canada) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Promoteur de justice près la Congrégation pour la doctrine de la foi. Diplômé en théologie et en droit civil, licencié en droit canon, il a été Défenseur du lien et Promoteur de justice près le tribunal ecclésiastique de Malte, professeur puis vice-recteur du grand séminaire diocésain, tout en assumant un service auprès de paroisses. A partir de 1995 il a été Substitut du Promoteur de justice près le Tribunal suprême de la Signature apostolique, professeur près l'Université pontificale grégorienne, et finalement official de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Edward Frankowski à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Sandomierz (Pologne).

Nommé Mgr.Henryk Józef Nowacki, Nonce apostolique en Danemark, Finlande et Norvège, déjà Nonce en Suède et Islande.

vendredi 5 octobre 2012

INDULGENCES POUR L'ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 5 octobre 2012 (VIS). A l'occasion de l'Année de la foi (11 octobre - 24 novembre 2013), Benoît XVI accorde l'indulgence plénière. La Pénitencerie apostolique en a précisé ce matin les conditions: Le jour du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II s'ouvre une années consacrée à la profession de la foi catholique et à juste interprétation. Est recommandée une lecture et la méditation des actes conciliaires ou des articles du Catéchisme. S'agissant avant tout de développer au plus haut niveau la sainteté de vie en atteignant la pureté de l'âme, l'indulgence sera du plus grand profit. En vertu du pouvoir conféré par le Christ, elle en offre le bénéfice à tous ceux qui se plieront aux prescriptions particulières. Durant la durée de cette Année, ces fidèles pourront acquérir l'indulgence plénière des peines attachées à leurs péchés, en suffrage des défunts comme aux repentis vivants qui prieront aux intentions du Saint-Père:

L'indulgence plénière leur sera concédée chaque fois qu'ils assisteront à au moins trois prédications de mission, ou à trois leçons consacrées aux actes conciliaires ou aux articles du Catéchisme.
Chaque fois qu'ils visiteront en pèlerins une basilique papale, une catacombe, une cathédrale ou un sanctuaire désigné par l'ordinaire du lieu, et prendront part à une cérémonie ou se recueilleront et réciteront le Pater, le Credo, les invocations à la Vierge, aux Apôtres ou aux saints patrons.
Chaque fois qu'au jour fixé par l'ordinaire du lieu et aux solennités ils assisteront à la messe ou aux vêpres, comprenant la profession de foi.
Chaque fois qu'ils visiteront un baptistère ou des fons pour y renouveler leurs promesses baptismales.
Dans des occasions solennelles, les évêques et clercs dûment délégués pourront accorder la bénédiction papale à laquelle est attachée l'indulgence plénière.
Les fidèles repentis qui seraient légitimement empêchés de prendre part aux cérémonies fixées et de se rendre dans les lieux prescrits (en raison de la clôture monastique, de l'état carcéral, de l'état de santé ou d'assistance permanente aux malades) pourront, unis en esprit et pensée, s'unir par la radio et la télévision aux interventions du Pape et des évêques, récitant le Pater ou le Credo, priant ou offrant leurs souffrances aux intentions de l'Année de la foi.

PRESENTATION DE L'ASSEMBLEE SYNODALE

Cité du Vatican, 5 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, le Secrétaire Général du Synode des évêques, a présenté la XIII Assemblée générale ordinaire qui traitera de la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne ( 7 28 octobre). Avant de détailler ses mécanismes, Mgr.Nikola Eterovic a souligné le lien étroit entre nouvelle évangélisation et transmission de la foi, un processus qui rencontre toute sorte d'obstacles mais prend place dans le cadre de la nouvelle évangélisation. Puis il a exposé les trois aspects de la préparation et du déroulement de ces importantes assises:

I. Dimension Spirituelle.

La prière accompagnera et animera chaque activité synodale. Le Saint-Père présidera quatre célébrations liturgiques: la messe solennelle d'ouverture du dimanche 7 octobre, durant laquelle il proclamera docteurs de l'Eglise saint Jean d'Avila et sainte Hildegarde de Bingen, et la messe de clôture concélébrée par tous les pères synodaux le dimanche 28 octobre, puis le 21 octobre la messe pour de canonisation de Jacques Berthieu, Pedro Calungsod, Giovanni Battista Piamarta, Carmen Sallés y Barangueras, Marianne Cope, Katheri Tekakwitha et Anna Schäffer, et la messe du 11 octobre pour le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II et le vingtième anniversaire de la promulgation du Catéchisme de l'Eglise catholique. A cette occasion, le Saint-Père ouvrira l'Année de la foi.

II. Réflexions théologiques et pastorales.

Après que le Saint-Père ait choisi le thème synodal, le Secrétariat général du Synode en a élaboré un document de travail préliminaire. Ces Lineamenta, publiés le 4 mars 2011, étaient accompagnés d'un questionnaire à l'attention des évêques. A partir du nombre de réponses qui ont atteint 90,5%, on a pu constater le grand intérêt des Eglises particulières et des autres institutions. Leurs réponses se répartissent comme suit: 11 des13 Eglises orientales, 25 dicastères de la Curie romaine, l'Union des supérieurs généraux, 93 des 114 Conférences épiscopales. Le Conseil ordinaire du Secrétariat général a analysé toutes ces réponses, annexées document de travail final ou Lineamenta, publié le 19 juin dernier.


D'autres documents ont eu rôle important dans la préparation de l'Assemblée synodale, tout d'abord diverses réflexions de Benoît XVI, notamment les lettres apostoliques Ubicumque et Semper (21 septembre 2010), créant le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, et Porta Fidei (11 octobre 2011), dans laquelle il proclame l'Année de la foi.

III. Préparation technique.

Selon les normes de l'ordo Episcoporum Synodi, l'Assemblée générale du Synode des évêques comprend comme membres ex officio les chefs des Eglises orientales et les chefs de dicastère de la Curie romaine. Les autres pères synodaux sont soit nommés soit élus par les Conférences épiscopales et l'Union des supérieurs généraux.

IV. de l'Assemblée du Synode participants

A cette XIII Assemblée générale ordinaire participeront 262 pères synodaux, le plus grand nombre de l'histoire de ces assises: 103 pour l'Europe, 63 pour l'Amérique, 50 pour l'Afrique, 39 pour l'Asie et 7 pour l'Océanie. La majorité des pères (182) a été élue: 172 par les Conférences épiscopales, 10 par l'Union des supérieurs généraux, 3 par les Eglises orientales. Les pères ex officio sont 37, ceux nommés par le Saint-Père 40. Parmi eux: 6 Patriarches, 49 Cardinaux, 3 Archevêques majeurs (dont l'un est cardinal), 71 Archevêques, 120 Evêques et 14 Prêtres. Le Rapporteur général est le Cardinal Donald William Wuerl, Archevêque de Washington (USA), le Secrétaire spécial Mgr.Pierre-Marie Carré, Archevêque de Montpellier (France). Les trois Présidents délégués sont le Cardinal John Tong Hon, Evêque de Hong Kong (Chine), le cardinal Francisco Robles Ortega, Archevêque de Guadalajara (Mexique), et le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa (RD du Congo). L'Assemblée compte également 45 experts et 49 auditeurs, hommes et femmes, engagés dans l'évangélisation sur les divers continents. Les travaux seront suivis par les délégués de 15 Eglises ou communautés ecclésiales non encore en pleine communion avec l'Eglise catholique. Il faut souligner l'intervention que fera SG le Dr.Rowan Douglas Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane. Sa Sainteté Bartholomaios I, Patriarche oecuménique de Constantinople prendra part à la messe solennelle du 11 octobre. Trois invités spéciaux sont en outre Frère Alois, Prieur de Taizé (France), le Rev.Lamar Vest, Président de l'American Bible Society (USA) et M.Werner Arber (Suisse), Président de l'Académie pontificale des sciences.

V. Quelques points marquants.

Le programme de travail du Synode comprendra 23 Congrégations générales et 8 groupes de travail ou Circuli Minores. Le premier jour (8 octobre) il y aura le rapport du Secrétaire général et celui du Rapporteur général, puis les interventions des représentants de l'épiscopat des diverses régions du monde. Le lendemain après-midi, le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques,exposera l'accueil de l'exhortation post-synodale Verbum Domini, faisant suite à la XII Assemblée ordinaire (octobre 2008). Le 10, SG Rowan Douglas Williams s'adressera à l'Assemblée pour exposer le point de vue anglican de la nouvelle évangélisation. Le lendemain, le Professeur Werner Arber proposera des réflexions sur les rapports entre science et foi. Au cours de la messe du 11 octobre, le Patriarche œcuménique s'adressera à Benoît XVI et aux participants. Au début des travaux, les pères désigneront les membres de la Commission du message final, composé de 12 membres, dont le Président Mgr.Claudio Maria Celli, Président du Conseil pontifical pour les communications sociales, et le Vice Président Mgr.Luis Antonio G.Tagle, Archevêque de Manille (Philippines), nommés par le Pape, qui en désignera deux autres. Les huit restants seront choisis par les pères synodaux.

VI. Conclusion.

Compte tenu de l'expérience des précédentes assemblées, la méthodologie synodale, modifiée par le Saint-Père Benoît XVI, en 2005, reste inchangé. Chaque père disposera de 5 minutes pendant les congrégations générales. Au cours des débats, prévus durant la Congrégation générale de l'après-midi (de 18 à 19 h), l'intervention sera limitée à 3 minutes, afin d'encourager une plus grande participation à la discussion comme expression de communion et de collégialité. Les interventions des délégués fraternels et des experts ne devra pas dépasser 4 minutes.


jeudi 4 octobre 2012

BENOIT XVI PRIE A LORETTE

Cité du Vatican, 4 octobre 2012 (VIS). Comme annoncé, Benoît XVI s'est rendu ce matin au sanctuaire marial de Lorette (Italie) pour le 50 anniversaire du pèlerinage qu'y fit Jean XXIII juste avant l'ouverture du Concile Vatican II. Cette visite précède de quelques jours le Synode des évêques consacré à la nouvelle évangélisation (7 octobre) et l'ouverture de l'Année de la foi (11 octobre). Ce célèbre sanctuaire conserve depuis le XIV siècle les murs de la maison Nazareth où auraient vécu Marie et Joseph. La tradition populaire attribue à des anges son transport miraculeux en 1294, peut d'années après la fin de la présence occidentale en Terre Sainte. De récents travaux archéologiques, ainsi qu'une étude documentaire et iconographique, confirment l'hypothèse selon laquelle les matériaux composant l'édicule furent transportés par bateau à l'initiative d'une puissante famille de l'Epire appelée des Anges. Dans le sanctuaire qui le protégeait depuis le IV siècle, le modeste édifice était constitué de deux parties, un espace troglodyte précédé d'une pièce composée de trois murs. En outre, l'étude comparative des matériaux de Lorette et de Nazareth a récemment démontré la similitude de la pierre et de son traitement, classique dans la Galilée de l'époque. Remontés à Lorette au bord d'une route, les trois murs furent immédiatement enchassés dans un reliquaire maçonné, depuis remplacé par la splendide basilique que nous connaissons.
Ayant quitté le Vatican à 9 h par hélicoptère, le Saint-Père est arrivé une heure plus tard à Lorette, sur l'Adriatique, où après l'accueil des autorités civiles et religieuses régionales il a gagné le sanctuaire. Sur la Place de la Vierge, il a salué la communauté des capucins attachée à la basilique, puis est entré dans le sanctuaire pour prier devant le Saint Sacrement et devant l'image de la Vierge conservée dans la Santa Casa. A 10 h 30', il est revenu sur la place pour célébrer la messe devant la foule. Voici des passages de son homélie:

"Le 4 octobre 1962, le bienheureux Jean XXIII est venu en pèlerinage dans ce sanctuaire pour confier à la Vierge Marie le Concile oecuménique Vatican II, qui devait être inauguré une semaine plus tard... A cinquante ans de distance, après avoir été appelé par la divine Providence à succéder au siège de Pierre à ce Pape inoubliable, je suis venu ici moi aussi en pèlerin pour confier à la Mère de Dieu deux importantes initiatives ecclésiales, l’Année de la foi...et l’Assemblée générale ordinaire du Synode des évêques" qui débattra de "la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne... Comme je le rappelais dans la lettre apostolique de promulgation de l’Année de la foi, j’entends inviter les évêques du monde entier à s’unir au Successeur de Pierre, en ce temps de grâce spirituelle que le Seigneur nous offre, pour faire mémoire du don précieux de la foi. Et justement ici à Lorette, nous avons l’opportunité de nous mettre à l’école de Marie, de celle qui a été proclamée bienheureuse parce qu’elle a cru... Marie a offert sa propre chair, s’est mise tout entière à disposition de la volonté de Dieu, devenant un lieu de sa présence, lieu dans lequel demeure le Fils de Dieu... La volonté de Marie coïncide avec la volonté du Fils dans l’unique projet d’amour du Père, et en elle, s’unissent le ciel et la terre, le Dieu créateur et sa créature. Dieu devient homme, et Marie se fait maison vivante du Seigneur, temple où habite le Très Haut.

Ici à Lorette, il y a cinquante ans, Jean XXIII invitait à contempler ce mystère...affirmant que le Concile avait pour but d’étendre toujours plus les bienfaits de l’Incarnation et la Rédemption à toutes les formes de la vie sociale. C’est une invitation qui résonne encore aujourd’hui avec une force particulière".

"Dans la crise actuelle, qui ne concerne pas seulement l’économie, mais plusieurs secteurs de la société, l’incarnation du Fils de Dieu nous dit combien l’homme est important pour Dieu et Dieu pour l’homme. Sans Dieu, l’homme finit par faire prévaloir son propre égoïsme sur la solidarité et sur l’amour, les choses matérielles sur les valeurs, l’avoir sur l’être. Il faut revenir à Dieu pour que l’homme redevienne homme. Avec Dieu, même dans les moments difficiles, de crise, apparaît un horizon d’espérance. L’Incarnation nous dit que nous ne sommes jamais seuls, que Dieu entre dans notre humanité et nous accompagne. Mais la demeure du Fils de Dieu dans la maison vivante, dans le temple qu’est Marie nous amène à une autre réflexion. Là où habite Dieu, nous devons reconnaître que nous sommes tous à la maison. Là où habite le Christ, ses frères et sœurs ne sont plus des étrangers... C’est la foi, ainsi, qui nous donne une maison en ce monde, qui nous unit en une seule famille et qui nous rend tous frères et sœurs. En contemplant Marie, nous devons nous demander si nous aussi nous voulons être ouverts au Seigneur...ou si nous avons peur que la présence du Seigneur puisse être une limite à notre liberté, et si nous voulons nous réserver une part de notre vie qui n’appartienne qu’à nous-mêmes. Mais c’est précisément Dieu qui libère notre liberté, la libère du repli sur elle-même, de la soif du pouvoir, de la possession, de la domination, et la rend capable de s’ouvrir à la dimension qui lui donne tout son sens, celle du don de soi, de l’amour, qui se fait service et partage... La foi nous fait habiter, demeurer, mais nous fait aussi marcher sur le chemin de la vie. A ce propos aussi, la Santa Casa de Lorette nous offre un enseignement d'importance. Comme nous le savons, elle était située sur une route".

Or la maison de Marie n’est pas une maison privée, "mais au contraire une habitation ouverte à tous, qui est, pourrait-on dire, sur notre chemin à tous. Ainsi, nous trouvons ici à Lorette, une maison qui nous fait demeurer, habiter et qui en même temps nous fait cheminer, nous rappelle que nous sommes tous pèlerins, que nous devons toujours être en chemin vers une autre maison, vers la maison définitive, celle de la Cité éternelle, la demeure de Dieu avec l’humanité rachetée"... Il y a encore un point important du récit évangélique de l’Annonciation que je voudrais souligner, un aspect qui ne finit pas de nous étonner. Dieu demande le oui de l’homme. Il a crée un interlocuteur libre et il demande que sa créature lui réponde en toute liberté... Dieu demande la libre adhésion de Marie pour devenir homme. Certes, le oui de Marie est le fruit de la grâce divine. Mais la grâce n’élimine pas la liberté, au contraire elle la crée et la soutient. La foi n’enlève rien à la créature humaine, mais ne permet pas la pleine et définitive réalisation".

"Dans ce pèlerinage, qui parcourt celui du bienheureux Jean XXIII, et qui se déroule providentiellement en la fête de saint François d’Assise, un véritable évangile vivant, je voudrais confier à la très sainte Mère de Dieu toutes les difficultés que vit notre monde à la recherche de la sérénité et de la paix... Je voudrais confier aussi à Marie ce temps spécial de grâce pour l’Eglise, qui s’ouvre devant nous. Toi, Mère du oui, qui a écouté Jésus, parle-nous de lui, raconte-nous ton chemin pour le suivre sur la voie de la foi, aide-nous à l’annoncer pour que tout homme puisse l’accueillir et devenir demeure de Dieu".

Après la cérémonie, le Pape a gagné le Centre Jean-Paul II, pour y déjeuner avant de regagner le Vatican en fin d'après-midi.

mercredi 3 octobre 2012

L'EGLISE S'EXPRIME PLEINEMENT DANS LA LITURGIE

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a traité de la place de la prière liturgique, de la messe en particulier, dans la vie du chrétien. La prière, a dit Benoît XVI, "est ce qui relie les fils de Dieu à un père infiniment bon, à son Fils le Christ et à l'Esprit. Cette vie priante consiste donc à se trouver en présence permanente et consciente de Dieu... Ceci est possible grâce au baptême qui nous lie au Christ...car en lui seul nous pouvons dialoguer filialement avec le Père". Pour le chrétien, prier signifie s'adresser au Christ, que "nous découvrons et connaissons vivant dans l'Eglise, qui est son corps... Le lien insoluble entre le Christ et l'Eglise dans la force de l'amour n'annule aucunement le toi et le je, mais les élève à une unité plus profonde... Prier signifie s'élever vers Dieu par une transformation graduelle et nécessaire de notre être". En participant à la liturgie, "nous faisons notre le langage de l'Eglise et apprenons à parler en son sein, à parler en son nom. Ceci se produit de façon graduelle, en commençant par une immersion progressive dans sa parole, par la prière, par le style de vie, nos joies et nos peines, nos pensées".

Dans le Pater, a poursuivi le Pape, "nous sommes appelés à nous adresser en priant au Père. En priant avec les autres, en acceptant ce que l'Eglise dit, nous nous familiarisons progressivement à la richesse de sens qu'elle nous offre. Le dialogue que Dieu ouvre en chacun de nous, entre lui et nous, inclut toujours dans la prière un avec. Mais on ne peut le prier de manière individuelle. Dans la prière liturgique, dans l'Eucharistie en particulier...nous ne parlons pas en tant que personne isolée mais nous entrons dans le nous de l'Eglise en prière". La liturgie n'est pas "une sorte d'auto-célébration de telle ou telle communauté mais l'accès au banquet d'une immense communauté vivante que Dieu nourrit. Elle implique l'universalité". C'est pourquoi tout chrétien "doit se sentir inséré dans ce nous universel, fondement et refuge du je au sein du corps du Christ qu'est l'Eglise". Il est donc nécessaire d'accepter la logique de l'Incarnation, par laquelle "Dieu s'est fait proche en entrant dans l'histoire et dans la nature humaine... La liturgie n'est pas la commémoration du passé mais la présence réelle du mystère pascal, dans lequel le Christ transcende et unit le temps et l'espace".

"Ce n'est pas un individu, prêtre ou laïc, ni même un groupe qui célèbre la liturgie, car elle est avant tout action de Dieu par le biais de l'Eglise. La liturgie y possède une riche tradition mais aussi sa créativité, un caractère d'universalisme et d'ouverture qui lui est propre. Ainsi la liturgie ne saurait être conçue ou modifiée par la communauté ou par des experts, puisqu'elle doit demeurer fidèle aux formes fixées par l'Eglise universelle". Dans la liturgie, a conclu le Saint-Père, l'Eglise se rend pleinement visible. La liturgie est "l'action dans laquelle nous savons que Dieu entre dans notre réel afin que nous le rencontrions". Elle est l'action "dans laquelle il vient à nous et nous éclaire".

VERS LORETTE

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a rappelé qu'il se rendra demain au sanctuaire de Lorette (Italie) pour le 50 anniversaire du pèlerinage qu'y fit Jean XXIII juste avant l'ouverture du Concile Vatican II: "Je vous demande de vous unir à ma prière pour confier à la Mère de Dieu les évènements ecclésiaux importants que nous nous apprêtons à vivre, l'Année de la foi et le Synode consacré à la nouvelle évangélisation. Puisse Marie accompagner l'Eglise dans sa mission, qui est d'annoncer aux hommes l'Evangile".

INTENTIONS DE PRIERE POUR OCTOBRE

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). L'intention de prière générale de Benoît XVI pour octobre est: "Pour le développement et le progrès de la nouvelle évangélisation dans les pays d’ancienne tradition chrétienne".

Son intention missionnaire est: "Pour que la célébration de la Journée missionnaire mondiale soit l’occasion d’un engagement renouvelé d’évangélisation".


POSSESSIONS CARDINALICES

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales communique que:

Lundi 8 octobre à 18 h, SB le Cardinal Lucian Muresan, Archevêque Majeur de Fagaras des roumains, prendra possession du titre de St.Atanase.

Dimanche 14 octobre à 16 h, SB le Cardinal George Alencherry, Archevêque Majeur d'Ernakulam-Angamaly des malabars, prendra possession du titre de St.Bernard alle Terme.

Samedi 20 octobre à 18 h 30', le Cardinal Julien Ries prendra possession de la diaconie de St.Antoine de Padoue a Circonvallazione Appia.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 3 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Rogelio Cabrera López, Archevêque de Monterrey (superficie 17.886, population 7.327.000, catholiques 5.862.000, prêtres 549, religieux 1.109), au Mexique. Il était jusqu'ici Archevêque de Tuxtla Gutiérrez (Mexique).

Mgr.Francisco Carlos Bach, Evêque de Sao José dos Pinhais (superficie 7.172, population 741.000, catholiques 529.000, prêtres 69, diacres 33, religieux 65), au Brésil. Il était jusqu'ici Evêque de Toledo (Brésil).

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