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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 15 octobre 2012

LES RICHES DOIVENT ETRE SOLIDAIRES

Cité du Vatican, 14 octobre 2012 (VIS). "Dieu peut conquérir le cœur d'une personne qui possède beaucoup de biens et la pousser à la solidarité et au partage avec qui est dans le besoin, avec les pauvres, à entrer ainsi dans la logique du don". C'est ce qu'a dit Benoît XVI à l'angélus en commentant à l'Evangile dominical qui raconte la rencontre de Jésus avec un jeune homme riche. "Jésus enseigne qu'il est plus difficile pour un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu, mais que ce n'est pas impossible... Effectivement, à travers la logique du don, la personne se met en chemin avec Jésus Christ, lequel, comme l'écrit saint Paul, de riche qu'il était s'est fait pauvre pour vous, pour que vous deveniez riche par sa pauvreté". Benoît XVI a ensuite rappelé aux fidèles réunis Place St.Pierre que le jeune homme rencontrant Jésus observait scrupuleusement tous les commandements de la loi de Dieu mais qu'il "il n'avait pas trouvé le vrai bonheur. C'est pour cela qu'il demande à Jésus comment faire pour avoir la vie éternelle. D'un côté, il est attiré comme tous par la plénitude de la vie, d'un autre, étant habitué à compter sur ses richesses, il pense que la vie éternelle peut aussi être acquise en quelque sorte, en observant peut être un commandement spécial". Le Christ perçoit ce désir de plénitude mais aussi son point faible, l'attachement aux biens. C'est pourquoi il lui propose de tout donner aux pauvres, de façon à ce que "son trésor, et donc son cœur, ne soit plus sur la terre mais au ciel. Et d'ajouter: Viens! Suis-moi! Cependant, le jeune homme, au lieu d'accueillir avec joie l'invitation de Jésus, s'en va attristé, car il ne réussit pas à se détacher de ses richesses qui ne pourront jamais lui donner le bonheur et la vie éternelle". C'est alors que Jésus prononce la célèbre phrase: "Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu. Mais devant la perplexité de ses disciples, il ajoute: Ce qui est impossible aux hommes n'est pas impossible à Dieu, car tout est possible à Dieu. Dans son commentaire du récit, Clément d'Alexandrie écrit que cette parabole enseigne aux riches qu'ils ne doivent pas laisser de côté leur salut comme s'ils étaient déjà condamnés, ni jeter leurs richesses à la mer ou les condamner comme étant insidieuses et hostiles à la vie. Ils doivent apprendre de quelle façon les utiliser. L'histoire de l'Eglise, a conclu le Saint-Père, "est remplie d'exemples de personnes riches qui ont employé leurs biens de façon évangélique, atteignant ainsi la sainteté. Pensons seulement à saint François, sainte Elisabeth de Hongrie ou saint Charles Borromée".

Après la prière mariale, le Pape a rappelé que hier à Prague (République tchèque) ont été béatifiés Friedrich Bacstein et ses treize compagnons franciscains, "assassinés en 1611 à cause de leur foi. Ils sont les premiers bienheureux de l'Année de la foi, et sont des martyrs: rappelons-nous que croire dans le Christ signifie être disposés aussi à souffrir avec lui et pour lui... Aujourd'hui, en Pologne et dans les paroisses polonaises du monde on célèbre la Journée du Pape, dont le thème est cette année Jean-Paul II, Pape de la famille...Que dans toutes les familles polonaises resplendisse le feu vivant de la foi, du bien et de l'amour évangélique".

RAPPELER A LA SOCIETE LES NORMES MORALES OBJECTIVES

Cité du Vatican, 15 octobre 2012 (VIS). Le Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux est intervenu le 14 octobre dernier au Forum mondial d'Istanbul (Turquie 13 - 14 octobre) consacré à la justice dans la construction d'un nouvel ordre mondial. Le P.Miguel Angel Ayuso Guixot a analysé la contribution essentielle de la justice sociale et de la liberté religieuse pour la paix, et l'apport indispensable de la religion dans la promotion de la paix et la justice dans le tissu de la société mondiale: La religion, a-t-il dit, "apporte sa contribution au débat national de toute société. Ce débat doit s'engager avec tous les réseaux complexes des sociétés du monde moderne. Des concepts comme justice et justice sociale font partie intégrante de la discussion. C'est pourquoi nous nous demandons quelle est la contribution de la religion au débat national sur la justice et la justice sociale. La justice est un attribut divin et l'enseignement religieux contribue sans doute à la réflexion sur le juste ordonnancement des relations, dit en d'autres termes, à la justice sociale. La tradition catholique, cependant, soutient que la justice est accessible, par la raison humaine, à tous les hommes et femmes de bonne volonté, religieux ou non".

"Les croyants comme les non-croyants peuvent défendre la dignité innée de la personne humaine et voir en elle la raison des droits inaliénables de chaque individu, dont la protection est l'objectif de la justice... Ces droits sont antérieurs et indépendants de l'Etat et la mesure de la justice de l'Etat est celle dans laquelle il respecte et revendique ces droits qui le précèdent puisque la justice exige que toutes les personnes puissent jouir du libre exercice de leurs droits... Lorsque l'Etat cesse d'administrer la justice ou, même, agit injustement, il n'a aucune autorité morale ni légitime. Cela implique que l'Etat soit soumis au jugement, qu'il n'ait pas de pouvoir absolu, qu'il puisse et, même, doive rendre des comptes. Notre question est donc: qui ou qu'est-ce qui peut demander des comptes à l'Etat pour s'assurer qu'il agit avec justice? La question n'est pas politique mais morale bien que la réponse exige des décisions politiques".

"Vu que la question fondamentale est de nature morale, on en déduit que la caractéristique d'une société juste et civile est l'espace adéquat et dû qui est octroyé à la religion, qui apporte une contribution unique en étant la voix de ceux qui en ont besoin: les nécessiteux, les opprimés et persécutés; une voix prophétique qui appelle tout le monde à agir pour la paix et la justice. La religion en appelle à la conscience de la société pour qu'elle agisse vraiment en faveur du bien commun. Cependant, la religion a un rôle dans le débat politique, non pour proposer des solutions politiques concrètes,ce qui est hors de sa compétence, mais pour rappeler à la société les normes morales objectives comme fondement de la justice et d'une société juste".

LE SYNODE, UNE MARCHE ENSEMBLE VERS L'UNITE

Cité du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Avant de déjeuner avec les pères synodaux, des évêques ayant participé au concile Vatican II et les présidents des conférences épiscopales, Benoît XVI a prononcé un bref discours. "Quelle belle tradition, initiée par Jean-Paul II -a-t-il dit- que de couronner le synode par un déjeuner commun. Et c'est une grande joie pour moi d'avoir à mes côtés SS le Patriarche Barthélemy, Patriarche œcuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque Primat de la Communion anglicane. Cette communion est le signe que nous marchons ensemble vers l'unité et que nous avançons cordialement. Le Seigneur nous aidera à aller de l'avant aussi extérieurement. Il me semble que cette joie nous donne de la force aussi dans notre mandat d'évangélisation. Synodos signifie chemin commun, faire route ensemble, et ainsi ce mot fait-il penser au célèbre cheminement du Seigneur avec les deux disciples d'Emmaüs, qui sont un peu à l'image du monde agnostique d'aujourd'hui. Jésus, leur espérance, était mort, le monde était vide. Il leur semblait que Dieu n'était plus avec eux ou qu'il ne s'intéressait plus à eux. Avec le désespoir au cœur, et cependant avec une petite flamme de foi, ils avançaient. Mais le Seigneur marchait mystérieusement à leur côté, les aidant à mieux comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l'histoire, sa marche silencieuse avec nous. A la fin du repas, alors que déjà les paroles du Seigneur avaient allumé leur cœur et éclairé leur esprit, ils le reconnurent au cours et leur cœur commença de comprendre. Ainsi, au synode, sommes nous ensemble et marchons avec nos contemporains. Prions le Seigneur afin qu'il nous éclaire, qu'il embrase notre cœur afin que nous voyions, qu'il éclaire nos esprits. Prions afin qu'au cours de ce repas, dans la communion eucharistique, nous puissions réellement être ouverts, le voir et ainsi éclairer aussi le monde en lui donnant sa lumière".

Le Pape a par ailleurs souligné que la session vespérale du synode de la veille, vendredi, avait commencé plus tard que d'habitude à cause du déjeuner. "Il serait inhumain -a-t-il dit- de reprendre à quatre heures et demi. Donc nous reprendrons le travail ce soir à six heures moins le quart".

ACCORD AVEC LA GUINEE EQUATORIALE

Cité du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Aujourd'hui à Mongomo, la Guinée équatoriale et le Saint-Siège ont signé un accord réglant les rapports Eglise Etat. Paraphé en présence du Président de la République M.Teodoro Obiang Nguema Mbasogo par M.Agapito Mba Mokuy, Ministre des affaires étrangères, et par Mgr.Piero Pioppo, Nonce apostolique, le document compte 19 articles et un protocole additionnel. Il entrera en vigueur dès sa ratification. "En vue de l'autonomie de l'Eglise et de l'indépendance entre Eglise et Etat, et en vertu du désir commun de collaboration, les parties ont tracé le cadre juridique de leurs rapports. La personnalité juridique de l'Eglise et de ses institutions a été reconnue, ainsi que la validité du mariage canonique, les lieux de culte et les écoles, l'assistance spirituelle aux catholiques dans les hôpitaux et les prisons".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Carlos Prada Sanmiguel à la charge pastorale du diocèse de Duitana-Sogamoso (Colombie), en conformité au canon 401,2 du CIC.

Samedi dernier, 13 octobre, il avait nommé le Cardinal Gaudencio B.Rosales, Archevêque émérite de Manille, son Envoyé spécial à la X Assemblée de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (Ho Chi Minh Ville, Vietnam, 19 - 25 novembre).

vendredi 12 octobre 2012

AGGIORNAMENTO ET TRADITION

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu en début d'après-midi les Evêques pères concilaires venus à Rome, et les Présidents des Conférences épiscopales participant au Synode. Ayant été expert au concile Vatican II, Benoît XVI a évoqué les nombreux souvenirs de cette période vivace et féconde: "Sans m'étendre, je voudrais reprendre certains points de mon homélie d'hier en citant le mot que Jean XXII avait lancé comme une sorte de programme pour les travaux conciliaires, l'aggiornamento. Cinquante ans après l'ouverture du Concile, certains se demandent si la formule n'aurait pas d'emblée été malheureuse. On pourrait discuter des heures durant et n'aboutir qu'à des opinions discordantes. Je suis convaincu que l'intuition du Pape Jean exprimée par ce mot était et demeure exacte. Le christianisme n'est pas une chose du passé, vécue en regardant en arrière, puisque le Christ est d'hier, d'aujourd'hui et pour l'éternité. Il est marqué de la présence de l'Eternel, de Dieu entré dans le temps et présent à tout moment, le temps découlant de sa puissance créatrice, de son éternel aujourd'hui. C'est pourquoi le christianisme est toujours neuf. Il ne faut pas l'envisager comme un arbre pleinement développé à partir de la graine évangélique, qui aurait produit tous ses fruits et serait devenu vieux, au crépuscule de son énergie vitale. Le christianisme est un arbre...perpétuellement jeune. Cette actualité, cet aggiornamento, ne signifie pas une rupture de la tradition, mais une vitalité continue. Aggiornamento ne veut pas dire réduire la foi, la plier à l'air du temps, au bon plaisir de l'opinion. Tout au contraire. Et comme le firent les pères concilaires, il nous faut porter notre aujourd'hui dans le temps de Dieu".

"Le Concile fut un moment de grâce durant lequel l'Esprit nous a montré que l'Eglise cheminant de siècle en siècle doit toujours parler à l'homme. Ceci ne peut se faire que par la force de qui a de profondes racines en Dieu, par qui se laisse guider par Dieu et vit sa foi dans la pureté, non par qui s'adapte à l'instant ou choisit le chemin le plus commode. C'était clair au Concile, dont la constitution dogmatique sur l'Eglise Lumen Gentium" insistait sur l'appel à la sainteté, "qui présente le visage véritable de l'Eglise... Si la mémoire du passé est précieuse, elle n'est pas une fin en soi. L'Année de la foi "nous invite à reprendre le chemin du Concile, à nous concentrer sur son message, qui est celui de la foi dans le Christ, Sauveur unique du monde... Aujourd'hui encore il est essentiel de transmettre l'amour de Dieu à tout homme, en tout lieu et de tout temps".

Après cette audience, le Saint-Père a partagé un repas avec tous les participants à l'assemblée synodale en cours, auquel ont été invités le Patriarche oeucuménique, le Primat anglican et les pères conciliaires venus à Rome et les présidents des conférences épiscopales.


BENOIT XVI EVOQUE JEAN XXIII

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Hier à 21 h, Benoît XVI est apparu à la fenêtre de son bureau pour saluer la procession aux flambeaux organisée à l'ouverture de l'Année de la foi par le diocèse de Rome et l'Action catholique italienne dans le cadre de l'opération intitulée L'Eglise belle du Concile. Refaisant le geste de Jean XXIII, qui au soir de l'ouverture de Vatican II (11 octobre 1962) s'était spontanément adressée à la foule, le Saint-Père a évoqué "les inoubliables paroles du Bon Pape, remplies de poésie, de douceur et de cordialité. Nous étions heureux et pleins d'enthousiasme. La grande assemblée oecuménique était ouverte et nous étions certains d'un nouveau printemps de l'Eglise, d'une nouvelle Pentecôte et d'une relance de la force libératrice de l'Evangile. Dans nos coeurs aujourd'hui notre joie est plus sobre, plus humble. En cinquante ans nous avons vu que le péché originel est bien présent, et qu'il se traduit toujours en erreurs personnelles, capables de devenir des éléments du péché même. La zizanie est toujours présente dans le champ du Seigneur et, dans le filet de Pierre, on trouve nombre de mauvais poissons. La fragilité humaine est présente jusque dans l'Eglise, dont la barque navigue à contrevent parmi des tempêtes qui la menacent. Nous avons parfois pensé que le Seigneur nous avait abandonné. Ce sont là des expériences" de la période post conciliaire, qui nous a montré aussi "la présence du Seigneur, sa bonté et sa force. Le feu de l'Esprit, celui du Christ, n'est ni dévorant ni destructeur, mais silencieux. C'est une petite flamme pleine de bonté et de vérité qui se transforme en lumière et chaleur. Non, le Seigneur ne nous abandonne pas, et il est aujourd'hui discrètement présent à nos côtés, réchauffant nos coeurs, conseillant nos vies, offrant des charismes de bonté et de charité. Eclairant le monde, ils reflètent pour nous la bonté divine. Oui le Christ est vivant avec nous, et nous devons être heureux car sa bonté ne s'éteint pas. Pour finir, je fais miennes les paroles inoubliables du Pape Jean: Rentrés dans vos foyers, faites un bisou à vos enfants de la part du Pape. Soit béni le nom du Seigneur".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi SS Barthélemy I, Patriarche oecuménique de Constantinople.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Renato P.Mayugaba, Evêque de Laoag (superficie 3.386, population 654.000, catholiques 426.000, prêtres 54, religieux 102), aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lingayen-Dagupan (Philippines).

jeudi 11 octobre 2012

MESSE D'OUVERTURE DE L'ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Benoît XVI a présidé ce matin Place St.Pierre, la messe solennelle qui, à cinquante ans de l’ouverture du Concile oecuménique Vatican II, ouvre l’Année de la foi. Il était entouré des Cardinaux, Patriarches, Archevêques majeurs, Présidents de conférences épiscopales et Evêques participant au Synode, ainsi que des quatorze pères conciliaires qui ont pu se rendre à Rome. D'entrée le Saint-Père a salué les autorités présentes, en particulier SS Barthélemy I, Patriarche oecuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane. Pour faire mémoire du Concile, a-t-il ajouté, "cette célébration s'est enrichie de signes symboliques, la procession qui a rappelée l'entrée solennelle des pères conciliaires dans cette basilique, l’intronisation de l’évangéliaire, copie de celui utilisé durant le Concile, les sept messages conclusifs du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Eglise catholique que je remettrai en fin de messe. Non seulement ces signes nous rappellent notre devoir de commémoration, mais ils nous offrent aussi l’occasion de dépasser cette perspective pour aller plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi dans le Christ, la foi apostolique, animée par l’élan intérieur qui pousse à annoncer le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage de l’Eglise sur les chemins de l’histoire".

"La cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Eglise a parcouru durant les cinquante dernières années est évidente, à commencer par le Concile, puis à travers le magistère de Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une Année de la foi, jusqu’au Grand Jubilée de l’an 2000 par lequel Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’humanité Jésus-Christ comme unique Sauveur... Entre ces deux Papes, il existe une convergence sur le Christ, centre du cosmos et de l’histoire... Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est l’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif... L’Evangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père dans l’Esprit, est le sujet véritable et pérenne de l’évangélisation... Cette mission du Christ, ce mouvement, qui se poursuit dans l’espace et dans le temps, traverse siècles et continents. C’est un mouvement qui part du Père et, avec la force de l’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous temps, au sens matériel et spirituel. L’Eglise est l’instrument premier et nécessaire de cette œuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui comme le corps l’est à la tête".

"Si Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique à la foi, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de devoir, pour ainsi dire, s’immerger à nouveau dans le mystère chrétien, afin d’être en mesure de le proposer à nouveau efficacement à l’homme contemporain... Dans son discours inaugural, Jean XXIII présenta le but principal du concile oecuménique en ces termes: Ce qui intéresse le Concile est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné de façon plus efficace. Son but principal n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine. Pour cela il n’est pas besoin d’un Concile. Or il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de notre temps... A la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter. Durant le Concile il y avait un élan face au devoir commun de faire resplendir la vérité et la beauté de la foi, sans pour autant sacrifier aux exigences du présent ni la confiner au passé. Dans la foi résonne l’éternel présent de Dieu, qui transcende le temps... C’est pourquoi je considère que la chose la plus importante...est de raviver dans toute l’Eglise cet élan positif, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain. Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir à la lettre du Concile, c’est-à-dire à ses textes, pour en découvrir aussi l’esprit authentique. Et j’ai répété que le véritable héritage du Concile réside dans ses documents, qui protègent des excès, d’une nostalgie anachronique ou de courses en avant, qui permettent de saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile n’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’a pas voulu en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire en sorte que la même foi continue à être vécue, continue à être une foi vivante dans un monde en mutation... Les pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont ouverts confiants au dialogue avec le monde moderne c’est parce qu’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’appuyaient. En revanche, durant les années suivantes, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même d'un dépôt de la foi qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leur dans toute leur vérité".

"Si aujourd’hui l’Eglise propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce que c’est une nécessité, plus encore qu’il y a cinquante ans!.. L’initiative de créer le Conseil pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation...entre dans cette perspective. Les dernières décennies ont connu une désertification spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir dans certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous tous... Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie rendre témoignage d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin... Le voyage est une métaphore de la vie, et le voyageur sage est celui qui, ayant appris l’art de vivre, est capable de le partager avec ses frères, comme c’est le cas pour les pèlerins de St.Jacques ou d'autres sanctuaires, qui connaissent, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces chemins? Ne serait-ce pas parce qu’il trouvent là, ou au moins y perçoivent, quelque chose du sens de notre être au monde? Voici alors la façon dont nous pouvons vivre cette Année de la foi, comme un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel". Dotons-nous de "l’Evangile et de la foi de l’Eglise dont les documents du concile oecuménique Vatican II sont l’expression lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Eglise catholique, publié il y a vingt ans". Concluant, Benoît XVI a rappelé que, le 11 octobre 1962 "on célébrait la fête de la Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions l’Année de la foi, comme je l’ai fait il y a une semaine lorsque je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille toujours comme l’étoile sur le chemin de la nouvelle évangélisation".

TEMOIGNAGE DU PATRIARCHE BARTHELEMY I

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Voici des extraits du message que SS le Patriarche oecuménique Barthélemy I à lu durant la messe de ce matin: "En ces lieux, il y a cinquante ans, une cérémonie solennelle a conquis le cœur et l'esprit de l'Eglise catholique, la faisant entrer dans le monde contemporain. L'ouverture d'un concile fut inspiré par la réalité fondamentale que le Fils et Verbe de Dieu incarné se trouve là où deux ou trois sont réunis en son nom et que l'Esprit, qui procède du Père, nous guidera vers la vérité complète... Au cours des cinquante dernières années, les fruits de cette assemblée ont été variés, dont témoigne une série de constitutions importantes, de déclarations et de décrets. Nous avons vu le renouvellement de l'esprit et un retour aux sources dans la recherche liturgique, biblique et patristique. Nous avons apprécié la progressive limitation d'unee scolastique au profit de l'ouverture et du dialogue œcuménique, qui a conduit à l'annulation mutuelle des excommunications de 1054, l'échange de voeux, la restitution de reliques, l'engagement de dialogues importants, et de visites réciproques. Ce cheminement n'a pas toujours été facile, sans douleur ni problèmes... La théologie fondamentale et les principaux thèmes du Concile tels le mystère de l'Eglise, le caractère sacré de la liturgie, et l'autorité de l'évêque, sont difficiles à appliquer dans les faits".

"Alors que nous allons de l'avant ensemble, nous rendons grâce au Dieu vivant, Père, Fils et Esprit, car cette assemblée d'évêques a reconnu l'importance de la réflexion et le dialogue sincère entre nos Eglises sœurs. Nous nous joignons notre espérance commune de voir abattue la barrière entre Eglise d'Orient et Eglise d'Occident, afin qu'il n'y ait qu'une maison commune, fermement fondée sur Jésus-Christ, la pierre angulaire... Notre présence ici montre et scelle notre engagement à témoigner ensemble de l'Evangile du salut devant tous nos frères pauvres, opprimés, oubliés dans le monde créé par Dieu. Prions ensemble pour la paix et la bonne santé de nos frères et sœurs chrétiens qui vivent au Moyen Orient. Dans une tourmente de violence et de division qui s'intensifie entre les peuples, puisse l'amour et le désir d'harmonie que nous professons ici, et la compréhension que nous cherchons à travers le dialogue et le respect mutuel, servir de modèle. En effet, l'humanité entière peut tendre la main à l'autre et travailler de concert pour surmonter des épreuves comme la famine, les catastrophes naturelles, les maladies, et la guerre qui à la fin nous touche tous. Devant tout ce qui doit encore être accompli par l'Eglise, appréciant les progrès que nous avons partagé, nous sommes heureux d'avoir été invités à cette solennelle commémoration et à intervenir à l'ouverture de l'Année de la foi. C'est bien la foi qui donne un signe clair de la route parcourue ensemble sur la voie de la réconciliation et de l'unité visible".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Vincenzo Peroni, Cérémoniaire pontifical.

mercredi 10 octobre 2012

LES DOCUMENTS DE VATICAN II, UNE BOUSSOLE POUR L'EGLISE

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a rappelé que demain sera célébré le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II à l'occasion du lancement de l'Année de la foi. C'est pourquoi il a consacré sa catéchèse "au grand évènement ecclésial que fut ce concile". Il convient, a-t-il dit, "de revenir aux documents conciliaires, en les libérant d'une masse de publications qui" les ont souvent offusqués. "Aujourd'hui encore ils constituent une boussole permettant à la barque de l'Eglise de naviguer en haute mer, en eaux calmes comme en tempête, vers un port sûr... Je me souviens bien de cette époque, alors que, jeune professeur de théologie fondamentale à Bonn, l'Archevêque de Cologne le Cardinal Frings me fit venir à Rome comme conseiller". Au concile "j'ai vu une Eglise vivante...à l'écoute de l'Esprit, le véritable moteur de ces assises. Peu de fois dans l'histoire on a pu saisir aussi concrètement l'universalité de l'Eglise, dans un moment de réalisation de sa mission évangélisatrice à la dimension d monde".

Vatican II a été précédé de nombreux autres conciles, Nicée, Ephèse, Chalcédoine ou Trente, "convoqués pour définir des points fondamentaux de la foi et corriger des erreurs dangereuses. Ce ne fut pas le cas de Vatican II, car "il n'y avait pas d'erreurs de foi à corriger, pas plus que de questions doctrinales ou disciplinaires à clarifier... La première question qui s'est posée...fut comment l'engager et quels buts lui assigner". Dans son discours d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII donna une orientation générale: "La foi devait parler d'une manière nouvelle tout en maintenant son contenu pérenne, sans rupture ni compromis. Le Pape voulait que l'Eglise réfléchisse sur sa foi et sur les vérités qui la guident. Dans cette réflexion il convenait de dessiner un rapport nouveau entre l'Eglise et le monde, entre le christianisme et la pensée moderne, non point pour s'y conformer mais pour présenter à un monde qui tend à l'éloigner de Dieu les exigences de l'Evangile dans toute sa grandeur et pureté... Notre temps continue d'être marqué par un oubli et une surdité envers Dieu. Il nous faut donc retenir la leçon fondamentale du Concile, c'est à dire que l'essence du christianisme réside dans la foi en Dieu... Comme ce fut alors le voeu des pères conciliaires, il est important de voir clairement que Dieu est présent et qu'il répond à nos appels. Mais si la foi fait défaut l'essentiel s'écroule, étant donné que l'homme perd sa dignité". Vatican II "nous rappelle que l'Eglise a le devoir et le mandat de transmettre la parole d'amour de Dieu qui sauve, de diffuser l'appel divin contenant notre béatitude éternelle".

Puis le Saint-Père a évoqué les quatre constitutions conciliaires, qui "sont comme les points cardinaux de cette boussole": Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, qui rappelle la primauté de l'adoration et le caractère central du mystère christique, Lumen Gentium, document dogmatique qui rappelle que l'Eglise a pour premier devoir la glorification de Dieu, Dei Verbum, consacré à la Révélation, à la Parole vivante de Dieu qui convoque l'Eglise et la vivifie à travers le temps, Gaudium et Spes, consacrée à la façon de porter au monde la lumière reçue de Dieu. Le Concile Vatican II, a conclu Benoît XVI, "constitue pour nous un fervent appel à redécouvrir jour après jour la beauté de la foi, à en approfondir la connaissance en vue d'un rapport plus intense avec le Seigneur, à vivre pleinement notre vocation chrétienne".

NUMERO SPECIAL DE "L'OSSERVATORE ROMANO"

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). A l'occasion du cinquantenaire de l'ouverture de Vatican II, L'Osservatore Romano publie un numéro spécial (en anglais, espagnol et italien) sur l'histoire de ce concile oecuménique. Le récit, qui se fonde sur les chroniques de l'époque, propose des points de détail inédits ou peu connus, des photographies, des textes des Papes ayant présidé les assises conciliaires ou les ayant vécu, tel le jeune théologien Joseph Ratzinger, qui en fut expert. Le volume s'ouvre par un texte que Benoît XVI a composé l'été dernier pour la toute prochaine publication par les Editions Herder de ses écrits conciliaires, édition supervisée par Mgr.Gerhard Ludwig Müller. Ce texte inédit paraîtra en allemand dans l'édition du journal de ce 11 octobre, et sera disponible à partir de 17 h sur le site web de L'Osservatore Romano en allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais et portugais.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père devrait recevoir SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Elevé Mgr.Frans Daneels, O.Praem., Secrétaire du Tribunal suprême de la signature apostolique, à la dignité archiépiscopale.

Nommé l'Abbé Vital Corbellini, Evêque de Marabá (superficie 81.832, population 646.000, catholiques 450.000, prêtres 35, religieux 51), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1959 à Garibaldi (Brésil) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Jaru (diocèse de Jí-Paraná). Missionnaire, il a assumé depuis 1987 le service de plusieurs paroisses, et a été de 2007 à 2010 Vicaire général du diocèse de Caxias do Sul (Brésil).

Nommé Mgr.Gregório Paixao Neto, OSB, Evêque de Petrópolis (superficie 2.880, population 834.000, catholiques 646.000, prêtres 104, diacres 2, religieux 385), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Salvador da Bahia (Brésil).

mardi 9 octobre 2012

ANNEE DE LA FOI ET ANNIVERSAIRE DU CONCILE

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté l'ouverture solennelle de la foi que Benoît XVI présidera jeudi prochain Place St.Pierre. Le choix de cette date, qui correspond à l'ouverture il y a cinquante ans du concile Vatican II, n'est pas un hasard. Il est symbolique, a souligné Mgr.Fisichella car cela permet de revenir sur un évènement déterminant pour l'histoire de l'Eglise contemporaine, et de vérifier l'incidence de ses enseignements tant ces dernières décennies que pour les prochaines années, qui verra l'Eglise engagée dans la nouvelle évangélisation". Le Concile "mérite d'être rappelé mais aussi célébrée par l'Eglise...et l'Année de la foi "sera une excellente occasion de raviver la foi des croyants et de leur apporter un esprit évangélisateur plus acéré. Il s'agira d'une année d'étude et d'approfondissement de l'enseignement conciliaire afin de renforcer la formation des fidèles, notamment au moyen de la catéchèse, de la vie sacramentelle et du témoignage de la communauté chrétienne".

La messe d'ouverture sera fortement marquée par l'évocation du Concile. On lira en entrée des passages des quatre constitutions ayant distingué l'oeuvre conciliaire et le renouveau de la vie ecclésiale. Suivra une reproduction de la longue procession qui, le 12 octobre 1962, impressionna l'opinion publique, avec tous les pères synodaux et les 14 des 70 pères conciliaires qui participeront à la messe autour du Saint-Père. Puis l'évangéliaire du Concile sera intronisé et placé au centre de l'assemblée "pour rappeler à chacun le devoir de servir la Parole qui constitue le coeur de la vie de l'Eglise". Il indiquera aussi "que l'enseignement conciliaire est d'actualité, et qu'il doit être connu et diffusé. Lors de la clôture de Vatican II, Paul VI adressa des messages au peuple de Dieu et au monde, qui seront remis par Benoît XVI" aux gouvernants, au monde de la science et de la pensée, aux artistes, aux femmes, aux travailleurs, aux pauvres, aux malades, aux jeunes, aux catéchistes. L'Année de la foi marquant également le vingtième anniversaire de la publication du Catéchisme de l'Eglise catholique, le Pape en remettra un exemplaire spécial à deux catéchistes. Les années passe, a conclu Mgr.Fisichella, "mais la force de Vatican II demeure, avec son enthousiasme de porter l'Evangile au monde entier. L'Année de la foi veut offrir aux chrétiens un motif supplémentaire de se sentir membres d'une Eglise sans frontières qui ravive sans cesse sa foi dans le Seigneur".

USAGE DE L'ARABE AUX AUDIENCES GENERALES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). A partir de demain, l'arabe sera utilisé lors des audiences générales du Saint-Père, pour les lectures et pour le résumé de la catéchèse. Dans le sillage du récent voyage de Benoît XVI au Liban et à la suite de la publication de l'exhortation apostolique post-synodale Ecclesia in Medio Oriente, le Pape a désiré formaliser son attention et son appui aux chrétiens de cette région, rappelant également à tous les fidèles de prier et d'oeuvrer à la paix locale.

ACCROITRE L'ASSISTANCE AUX REFUGIES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). A Genève le 2 octobre, l'Observateur permanent du Saint-Siège près les institutions spécialisées de l'ONU, est intervenu devant la LXIII session du Comité exécutif du Haut Commissariat aux réfugiés. La multiplication des conflits, a dit Mgr.Silvano M.Tomasi, "entraîne de nouveaux flux de réfugiés", mais les media ne pointent que les cas politiquement intéressants, laissant hors de portée de l'opinion publique des masses de personnes déplacées, abandonnées à leur tragique destin. Félicitant les pays ayant ouvert leurs frontières et accueilli les réfugiés en provenance de pays voisins, le Saint-Siège encourage tous les autres à partager le poids de l'aide qui s'impose". Parallèlement, on constate une fois encore que les personnes déplacées au sein de leur pays dépassent en nombre les réfugiés. La délégation du Saint-Siège constate que l'emploi du Haut Commissariat divise la communauté internationale. "Il y a parfois la crainte raisonnable d'un débordement de compétence du HCR, ou le souci de voir sa mission première, qui est la protection des réfugiés, en souffrir. Dans certains cas de guerre civile on suspecte que la présence d'agents neutres internationaux puisse servir à sauver tel ou tel partie en cause. Certes, cette action doit d'abord être conduite en vue d'un accès humanitaire aux populations nécessiteuses, afin d'évaluer leur besoin de protection, puis de coordonner l'action des autres agences chargées de l'assistance d'urgence".

POSSESSIONS CARDINALICES

Cité du Vatican, 9 octobre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales communique que:

Dimanche 14 octobre à 11 h 30', le Cardinal Timothy Michael Dolan, Archevêque de New York, prendra possession du titre de Notre Dame de Guadalupe a Monte Mario.

Mardi 23 octobre à 18 h, le Cardinal Thomas Christopher Collins, Archevêque de Toronto, prendra possession du titre de St.Patrick.

Jeudi 25 octobre à 17 h, le Cardinal Edwin Frederick O'Brien, Grand Maître de l'Ordre équestre du St.Sépulcre de Jérusalem, prendra possession de la diacone de St.Sébastien au Palatin.

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