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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 9 novembre 2012

LA VIOLENCE NE PEUT ETRE TOLLEREE

Cité du Vatican, 9 novembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce midi les participants à l'Assemblée générale d'Interpol qui vient de se tenir à Rome, accompagné des représentants des 190 états membres (dont depuis 2008 l'Etat de la Cité du Vatican). Rappelant que ces journées d’étude ont été consacrées au développement de la coopération internationale dans la lutte contre la criminalité, le Pape a insisté sur la nécessité d’accroître "l’échange d’expériences alors qu'on assiste au niveau mondial à une extension des sources de violence provoquées par des phénomènes transnationaux qui freinent le progrès de l’humanité. Parmi eux, l’évolution de la violence criminelle constitue un aspect particulièrement préoccupant pour l’avenir du monde. Non moins important est le fait que cet effort de réflexion associe les responsables politiques de la sécurité et de la justice, les organismes judiciaires et les forces de l’ordre, de façon à ce que chacun selon sa compétence, puisse accomplir un travail efficace favorisé par un échange constructif".

La société souffre aujourd'hui "de nombreuses violations du droit et de la légalité, qui aboutissent dans de nombreux cas à des faits de violence et à des actes criminels. Il est donc nécessaire de protéger les individus et les communautés par un engagement constant et renouvelé et à l’aide d’instruments adaptés. A ce sujet, la fonction d’Interpol, que nous pouvons définir comme un instrument de sécurité internationale, revêt une importance remarquable en vue de la réalisation du bien commun, parce qu’une société juste exige aussi l’ordre et le respect des règles nécessaires à une vie en commun civile, pacifique et sereine... Nous sommes conscients qu’aujourd’hui la violence se manifeste sous des formes nouvelles. A la fin de la guerre froide...sont nées de grandes espérances, spécialement là où une forme de violence politique institutionnalisée a été arrêtée par des mouvements pacifiques qui revendiquaient la liberté des peuples. Toutefois, bien que certaines formes de violence semblent diminuer, spécialement le nombre des conflits militaires, il en existe d’autres qui se développent, comme la violence criminelle, responsable chaque année de la plus grande partie des décès par mort violente dans le monde. Aujourd’hui, ce phénomène est si dangereux qu’il constitue un grave facteur de déstabilisation de la société et, parfois, met à dure épreuve la suprématie même de l’Etat".

"L’Eglise et le Saint-Siège encouragent tous ceux qui s’emploient à combattre cette plaie de la violence et du crime, dans notre réalité qui ressemble toujours plus à un “village global”. Les formes les plus graves des activités criminelles peuvent être identifiées dans le terrorisme et dans la criminalité organisée. Le terrorisme, une des formes les plus brutales de la violence, sème la haine, la mort, le désir de vengeance. Ce phénomène, à partir d’une stratégie subversive typique de certaines organisations extrémistes visant à la destruction et au meurtre, s’est transformé en un réseau obscur de complicités politiques, en utilisant aussi des moyens techniques sophistiqués, des ressources financières considérables et en élaborant des projets à vaste échelle. De son côté, la criminalité organisée prolifère dans les lieux de la vie quotidienne et agit et frappe souvent dans l’obscurité, en dehors de toute règle. Elle réalise ses affaires au moyen de nombreuses activités illicites et immorales, comme la traite des êtres humains..., les trafics de biens ou de substances, telles la drogue, les armes, les marchandises contrefaites, jusqu’au trafic de médicaments, utilisés en grande partie par les pauvres, médicaments qui tuent au lieu de soigner. Ce commerce illicite devient encore plus exécrable quand il concerne les organes humains de victimes innocentes. Elles subissent des drames et des outrages que nous espérions dépassés pour toujours depuis les tragédies du XX siècle, mais qui malheureusement, réapparaissent à travers les violences générées par les activités criminelles de personnes et d’organisations sans scrupules. Ces crimes brisent les barrières morales progressivement érigées par la civilisation et proposent une nouvelle forme de barbarie qui nie l’homme et sa dignité".
La rencontre des polices du monde, a poursuivi le Saint-Père, "m’offre l’opportunité de rappeler que la violence, sous ses diverses formes terroristes et criminelles, est toujours inacceptable, parce qu’elle blesse profondément la dignité humaine et constitue une offense à l’humanité entière. C’est donc un devoir de réprimer le crime, dans un cadre de règles morales et juridiques, car l’action contre la criminalité doit toujours être conduite dans le respect des droits de l’homme et des principes d’un état de droit. En effet, la lutte contre la violence doit certainement viser à endiguer le crime et à défendre la société, mais doit aussi viser au repentir et à la correction du criminel, qui demeure toujours une personne humaine, sujet de droits inaliénables et comme tel, ne doit pas être exclu de la société mais doit être récupéré. La collaboration internationale contre la criminalité ne peut se limiter à des opérations de police. Il est essentiel que l’action répressive nécessaire soit accompagnée d’une courageuse et lucide analyse des motivations sous-jacentes à de telles actions criminelles inacceptables. Ainsi convient-il de prêter attention aux facteurs d’exclusion sociale et d’indigence qui persistent dans la population et constituent un véhicule de la violence et de la haine. Un engagement particulier sur le plan politique et pédagogique est aussi nécessaire pour résoudre les problèmes qui peuvent alimenter la violence, et pour favoriser les conditions afin qu’elle ne naisse ni se développe. C’est pourquoi, la réaction contre la violence et contre le crime ne peut être déléguée aux seules forces de l’ordre, mais demande la participation de tous les sujets qui peuvent influer sur ce phénomène. Vaincre la violence est un engagement qui doit impliquer non seulement les institutions et les organismes concernés, mais la société dans son ensemble, les familles et les éducateurs, l’école et les réalités religieuses, les moyens de communication sociale et chaque citoyen. Dans la société chacun a sa part spécifique de responsabilité pour un avenir de justice et de paix".

ACTIVITE DU PAPE EN NOVEMBRE - JANVIER


Cité du Vatican, 9 novembre 2012 (VIS). Voici la liste des cérémonies présidées par le Saint-Père en novembre, décembre et janvier 2013 :

NOVEMBRE

Samedi 24: Consistoire ordinaire public pour la création de nouveaux Cardinaux, à 11 h en la Basilique vaticane.

Dimanche 25: Solennité du Christ Roi, messe concélébrée avec les nouveaux Cardinaux, à 9 h 30' en la Basilique vaticane.

DECEMBRE

Samedi 1: Vêpres avec les étudiants des athénées romains et universités pontificales, à 17 h 30' en la Basilique vaticane.

Samedi 8: Solennité de l'Immaculée Conception, à 16 h prière Place d'Espagne.

Dimanche 16: Visite de la paroisse St.Patrick al Colle Prenestino”, messe à 9 h 30'.

Lundi 24: Messe de minuit, à 22 h en la Basilique vaticane.

Mardi 25: Solennité de Noël, à midi bénédiction Urbi et Orbi depuis la loge centrale de la Basilique vaticane.

Samedi 29: Rencontre Européenne des jeunes de Taizé, prière à 18 h en la Basilique vaticane.

Lundi 31: Premières vêpres et Te Deum de fin d’année, à 17 h en la Basilique vaticane.

JANVIER

Mardi 1: Solennité de la Mère de Dieu et XLVI Journée mondiale de la paix, à 9 h 30' messe en la Basilique vaticane.

Dimanche 6: Solennité de l'Epiphanie, à 9 h 30' messe en la Basilique vaticane.

Dimanche 13: Fête du baptême du Seigneur, à 9 h 45' en la Chapelle Sixtine, messe et baptêmes d'enfants.

Vendredi 25: Solennité de la conversion de saint Paul, vêpres à 17 h 30' en la Basilique St.Paul Hors les murs.


AUDIENCES

Cité du Vatican, 9 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

M.Mirko V.Jelic, Ambassadeur de Serbie, venu présenter ses lettres de créance.

Mgr.Alain-Paul Lebeaupin, Nonce apostolique près l'Union Européenne.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 9 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Robert Peter Deeley, Auxiliaire de l'Archevêque de Boston (USA). L'Evêque élu, né en 1946 à Cambridge (USA) et ordonné prêtre en 1973, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Docteur en droit canonique, il a été secrétaire du tribunal métropolitain de Boston, juge ecclésiastique diocésain, aumônier des Chevaliers de Colomb, curé de paroisse, Président de la Canon Law Society of America, et de 2004 à 2011 Official de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.Angelo Zani, Secrétaire de la Congrégation pour l'éducation catholique, l'élevant à la dignité archiépiscopale. L'Evêque élu, né en 1950 à Pralboino (Italie) et ordonné prêtre en 1975, était jusqu'ici Sous Secrétaire de ce même dicastère. Docteur en théologie, il a été professeur de séminaire et a fondé l'Institut supérieur de sciences religieuses de l'Université catholique de Brescia (Italie). Directeur de l'Office diocésain de pastorale, puis responsable de l'enseignement catholique, il a été également délégué à cette effet près la Conférence épiscopale lombarde. Enfin il a dirigé le Bureau de la Conférence épiscopale italienne en charge de l'enseignement.

jeudi 8 novembre 2012

DIALOGUE ENTRE SCIENCE ET FOI

Cité du Vatican, 8 novembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les participants à la session plénière de l'Académie pontificale des sciences, consacrée à la complexité et aux analogie de la science (aspects théoriques, méthodologiques et épistémologiques): "Vos débats ont porté d'une part sur la dialectique permanente de la recherche scientifique et ses méthodes, de l'autre sur la vision globale de l'univers dans lequel l'homme est doté d'intelligence et de liberté, appelé à comprendre, aimer, vivre et travailler... Cette mission interdisciplinaire montre que les disciplines scientifiques ne sont pas déconnectées les unes des autres, hors de la réalité, mais au contraire reliées dans l'observation de la nature vue globalement, comme une réalité intelligible et harmonieuse dans sa complexité. Cette vision offre des points de vue de contact fructueux entre la vision philosophique de l'univers et la théologie chrétienne sur la notion de l'homme comme créature individuelle dotée d'une perfection particulière, participant à la nature dans un cosmos ordonné dès l'origine par le Créateur. C'est cette union entre nature logique et nature analogique qui favorise la recherche scientifique, portant l'esprit humain à la découverte de la co-participation horizontale entre êtres et participation verticale de l'Etre primordial".

L'univers, a rappelé le Saint-Père, "n'est pas le chaos ou le résultat de ce dernier. Il est au contraire de plus en plus évident qu'il obéit à un ordre complexe. Ceci nous permet de développer l'analyse comparative et analogique sur une échelle universelle... Si les premiers instants du cosmos et de la vie échappent encore à l'observation scientifique, la science travaille sur un vaste ensemble de processus relevant manifestement de l'ordre essentiel, d'une création permanente... Dans la grande aventure humaine à la découverte des secrets de l'homme et de l'univers, il est plus que jamais prioritaire d'élargir le dialogue et la coopération entre la science et la foi, afin de bâtir une culture du respect de la personne, de sa dignité et de sa liberté pour l'avenir de l'humanité et son développement soutenable sur cette planète. Sans une telle interaction, les grandes questions que se pose l'humanité désertent la raison et la vérité pour tomber dans l'irrationnel, le mythe ou l'indifférence, périlleux pour la paix mondiale et le destin de la famille humaine".

SEISME AU GUATEMALA

Cité du Vatican, 8 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme au Président de la Conférence épiscopale guatémaltèque, à la suite du séisme qui a frappé ce pays d'Amérique centrale, causant de nombreux morts et blessés, et de grave dégâts matériels. Priant pour les victimes, Benoît XVI encourage les sauveteurs et espère que les communautés chrétiennes, les institutions et les personnes de bonne volonté s'engagent à venir au secours du Guatemala et de sa population.

GENS DE MER ET NOUVELLE EVANGELISATION

Cité du Vatican, 8 novembre 2012 (VIS). Le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour les migrants, assisté du Sous Secrétaire le P.Gabriele Ferdinando Bentoglio, CS, a présenté en Salle de Presse le XXIII Congrès de l'apostolat de la mer (19 - 23 novembre), au cours duquel 410 experts (71 pays) débattrons de la nouvelle évangélisation dans le milieu maritime: Le Synode et l'Année de la foi, a dit le Cardinal, "constituent un défi pour les aumôniers et les volontaires de notre apostolat. Ils se retrouvent dans ce congrès pour chercher les solutions pastorales adaptées aux gens de mer", notamment face à l'emploi de technologies de plus en plus perfectionnées, qui accentuent le rythme du travail en mer mais pas toujours le bien-être des marins. Ceux-ci acceptent souvent des conditions de travail qui les éloignent pendant de longues périodes de leurs familles... A cela s'ajoutent depuis un certain temps des abandons de navires qui laissent à terre des marins sans ressources et en font même des victimes d'exploitation... Sans parler de la piraterie qui provoque un traumatisme psychologique s'étendant aux familles... La communauté internationale a adopté à cet effet la Convention sur le travail maritime en 2006 qui fixe les conditions minimales d'embauche et de travail pour la marine marchande, et que l'on peut considérer comme la charte des droits des gens de mer... Par le biais de ses aumôniers et volontaires, l'apostolat de la mer s'intéresse aussi aux pêcheurs et à leurs familles. Même si on ne dispose pas de statistiques sur les incidents dont ils sont victimes, nombre d'organisations internationales affirment que la pêche est l'une des activités les plus dangereuses au monde. Mais il ne faudrait pas oublier l'existence de la pêche illégale et non réglementée qui favorise aussi le travail forcé et l'exploitation de personnes".

Puis le P.Bentoglio a exposé les thèmes qui seront abordés au cours de ces assises, d'abord la nouvelle évangélisation qui intéresse un nombre croissant de marins catholiques des rites orientaux, orthodoxes ou d'autres confessions chrétiennes, en particulier dans les ports des pays musulmans. La seconde journée sera consacrée aux intenses rapports avec les 708 syndicats qui représentent plus de cinq millions de personnes du secteur maritime. Le International Transport Workers Federation partage avec l'apostolat de la mer le souci d'améliorer la vie des personnes, de leur assurer de bons services d'assistance, de répondre à leurs attentes spirituelles et matérielles. Les pêcheurs constituent le sujet de la troisième journée, qui verra la ratification de la Convention sur le travail dans le milieu de la pêche, qui intéresse 38 millions de personnes. Le dernier jour sera réservé à la réflexion sur la piraterie, principalement dans l'océan indien, la corne d'Afrique, les côtes occidentales africaines, sud-américaines et caraïbes. C'est une activité criminelle difficile à combattre, sujet d'inquiétude croissant à cause des violences, des séquestres de personnes, de la capacité des pirates à échapper aux contrôles. D'autant que le phénomène s'accroît dans le transport commercial comme dans les croisières. Le congrès abordera enfin la mission, en insistant sur la collaboration oecuménique dans les ports. Cette coopération inter-religieuse permet des initiatives comme celles du Seafarers Rights International qui conjuguent compétences industrielles et juridiques pour le respect des droits et l'assistance légale des gens de mer, ou du Maritime Humanitarian Piracy Response, qui aide les marins et leurs familles en cas d'accident ou de traumatismes engendrés par la piraterie.

MESSAGE POUR LE DEEPAVALI

Cité du Vatican, 8 novembre 2012 (VIS). Comme à l'accoutumée, le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux adresse ses vœux aux hindous pour la fête de Deepavali (13 novembre), qui marque la victoire de la vérité sur le mensonge, de la lumière sur les ténèbres, du bien sur le mal, de la vie sur la mort. Elle marque le début de l'année, la réconciliation familiale et la vénération de la divinité: En ce moment particulier de l’histoire humaine, écrit le Cardinal Jean-Louis Tauran, "alors que diverses forces négatives menacent les aspirations légitimes à une cohabitation pacifique dans de nombreuses régions du monde, nous aimerions profiter de cette tradition de partage pour réfléchir avec vous à la responsabilité qui conduit les hindous, les chrétiens et d’autres, à faire tout leur possible pour former les gens, en particulier les jeunes générations, à être des artisans de paix... Former les jeunes à la paix, à bâtir la paix, constitue une pressante invitation à l’engagement collectif et à une action commune. Si la paix doit être authentique et durable, il est nécessaire qu’elle repose sur les piliers de la vérité, de la justice, de l’amour et de la liberté. Tout jeune a avant tout besoin d’être formé à agir honnêtement et équitablement, en amour et en liberté. Bien plus, dans toute éducation à la paix, les différences culturelles doivent, sûrement, être considérées comme une richesse plutôt qu’une menace ou un danger. Si la famille est la première école de la paix... dans les écoles, les collèges et les universités...les enseignants et les autres responsables de leur formation ont la noble tâche d’assurer un enseignement qui respecte et exalte la dignité innée de tous les êtres humains et favorise l’amitié, la justice, la paix et la coopération pour le développement humain intégral. Forts des valeurs spirituelles et morales qui fondent l’éducation, ils ont aussi l’impératif éthique de mettre en garde les étudiants contre les idéologies qui provoquent la discorde et la division. Tandis que les états et les décideurs sociaux, politiques et culturels ont généralement leur propre rôle important à jouer dans le renforcement de l’éducation des jeunes, les responsables religieux, eux, en raison de leur vocation à être des leaders spirituels et moraux, doivent continuer d’inspirer les jeunes générations à marcher sur le chemin de la paix et à devenir des messagers de paix. Puisque les moyens de communication façonnent considérablement la façon dont les gens pensent, sentent et agissent, ceux qui sont impliqués dans ces domaines doivent, dans la plus grande mesure possible, contribuer à promouvoir des pensées, des paroles et des œuvres de paix. Vraiment, les jeunes eux-mêmes doivent être à la hauteur des idéaux qu’ils attachent aux autres en utilisant leur liberté de manière responsable et en favorisant des relations cordiales pour une culture de la paix".

ACCORD AVEC LE BURUNDI

Cité du Vatican, 8 novembre 2012 (VIS). Avant-hier à Bujumbura, en présence du Président Pierre Nkurunziza, M.Laurent Kavakure, Ministre burundais des Affaires étrangères et de la coopération, et Mgr.Franco Coppola, Nonce apostolique au Burundi, ont signé un Accord cadre entre ce pays et le Saint-Siège. Prenant actes de leurs excellentes relations cinquantenaires, les deux parties ont fixé le statut de l'Eglise catholique locale, mais aussi réglé le régime patrimonial, fiscal et matrimonial, le statut des lieux de culte et des institutions éducatives catholiques, l'enseignement religieux dans l'enseignement public, les activités médicales et caritatives de l'Eglise, l'assistance pastorale au sein des forces armées, des hôpitaux et des prisons.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 8 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audiences séparées:

Mgr.Giuseppe Lazzarotto, Nonce apostolique en Israël et à Chypre, Délégué apostolique pour Jérusalem et la Palestine.

Mgr.Antonio Franco, Nonce apostolique.

Mgr.Michael Louis Fitzgerald, Nonce apostolique.

mercredi 7 novembre 2012

L'HOMME A LA RECHERCHE DE L'ABSOLU

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a poursuivi sa catéchèse sur la foi catholique, s'arrêtant au mystérieux désir de Dieu qui caractérise l'expérience humaine et chrétienne. Cette affirmation, a dit le Pape, "peut sembler être une provocation aux yeux d'une culture occidentale sécularisée. Beaucoup de nos contemporains affirment ne ressentir aucun besoin de Dieu, et pour des secteurs entiers de la société cette attente n'est plus sensible. A sa place ont trouve une indifférence face à laquelle il n'est même pas besoin de prendre position... Dans l'encyclique Deus Caritas Est, j'ai analysé comment ce dynamisme trouve sa source dans l'expérience de l'amour, aujourd'hui plutôt conçu comme moment d'extase passagère, de sortie de soi, d'espace de simple dépassement par l'homme d'un désir qui le dépasse. Dans l'amour l'homme et la femme expérimentent ensemble la grandeur et la beauté de la vie, et il ne s'agit pas d'une simple illusion. En répondant pour son bien à l'amour de l'autre je garantie le mien. Je dois donc me dé-centrer pour me mettre au service de l'autre, au prix de renoncer à mon propre bien. La réponse sur le sens de l'expérience de l'amour passe par la purification et la guérison du désir... Il faut s'y entraîner et se corriger... Même la personne aimée n'est pas en mesure de répondre au désir de l'autre sans l'amour de ce dernier... Plus est authentique cet amour, plus il révèle la question de son origine et de sa destination, la perspective qu'il dure à jamais".

"On pourrait faire de semblables considérations sur d'autres expériences, comme l'amitié, la connaissance de la beauté, l'amour de la connaissance, toutes choses qui tendent l'homme vers le mystère qui l'enveloppe. Tout désir qui sort du coeur tend au mystère fondamental qui n'est jamais parfaitement comblé". C'est pourquoi l'homme "sait parfaitement ce qui ne le rassasie pas, sans imaginer ou définir ce qui le porterait à connaître le bonheur qu'il porte en son coeur. On ne saurait connaître Dieu à partir du simple désir. Le mystère demeure. L'homme recherche l'absolu et ses pas sont modestes et incertains... Dans une époque apparemment réfractaire à la transcendance, il est possible de révéler le véritable sens religieux de la vie, de montrer que la foi n'est pas absurde, ni irrationnel". Ce qui sert, c'est une pédagogie du désir, "d'apprendre ou réapprendre le goût de la vraie joie de vivre. Toutes les satisfactions de la vie provoquent le même effet. Certaines laissent une trace positive, capable d'apaiser notre âme, ou nous rendent plus actifs et généreux. D'autres, après une première impression, se révèlent décevantes face aux espoirs suscités. D'autres enfin nous laissent amers et insatisfaits, avec un sentiment de vide". Ces deux aspects se répondent "et on ne doit jamais se contenter de ce qui a été atteint, car les joies les plus authentiques libèrent en nous le souci d'être plus exigeants, de mieux aimer l'autre, la perception partagée qu'avec plus de clarté rien ne saurait totalement combler notre coeur. C'est ainsi qu'on apprend à tendre vers le bien qu'on ne peut atteindre seul et par nos seules forces. En ne se laissant pas non plus décourager par les obstacles issus de notre péché". Le Pape a conclu en rappelant que "la dynamique du désir est ouverte à la rédemption. Même sur un mauvais chemin, à la recherche de paradis artificiels, où on semble perdre toute capacité de toucher au bien, dans les abysses du péché, la scintille qui permet à l'homme de reconnaître le bien véritable ne s'éteint pas. Lorsqu'il le reconnaît, il est capable d'engager un chemin de reprise de soi, dans lequel Dieu ne manque pas d'accorder son aide... Il ne faut donc pas suffoquer le désir qui appartient à l'être humain, mais de le libérer afin qu'il s'élance. Lorsque la fenêtre qui fait voir Dieu s'ouvre dans le désir, c'est le premier signal de présence de la foi, de la grâce divine".

INITIATIVE EN FAVEUR DE LA SYRIE

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a annoncé une initiative en faveur de la Syrie: "Je continue à suivre avec appréhension la tragique situation en Syrie, où ne cesse fracas des armes et où s'accroît jour après jour le nombre des victimes et l’effroyable souffrance de la population, en particulier de tous ceux qui ont dû abandonner leurs foyers. Pour manifester ma solidarité et celle de toute l’Eglise à la population syrienne, ainsi que ma proximité spirituelle aux communautés chrétiennes du pays, mon désir était d’envoyer une Délégation de pères synodaux à Damas. Malheureusement, diverses circonstances et l’évolution de la situation n’ont pas rendu possible l’initiative selon les modalités souhaitées. Par conséquent, j’ai décidé de confier une mission spéciale au Cardinal Robert Sarah. Le Président du Conseil pontifical Cor Unum est aujourd’hui au Liban, où jusqu'au 10 novembre il rencontrera les pasteurs et les fidèles des Eglises présentes en Syrie. Il visitera également des réfugiés provenant de ce pays et présidera une réunion de coordination des institutions caritatives catholiques, auxquelles le Saint-Siège a demandé un engagement particulier en faveur de la population syrienne, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Tandis que j’élève ma prière vers Dieu, je renouvelle l’invitation faite aux parties en conflit et à tous ceux qui ont à cœur le bien de la Syrie à ne pas épargner leurs efforts dans la recherche de la paix et à poursuivre, à travers le dialogue, les voies qui conduisent à un vivre-ensemble juste, en vue d’une solution politique adéquate du conflit. Nous devons faire tout ce qui est possible, car un jour il pourrait être trop tard".

BENOIT XVI SALUE LE PRESIDENT OBAMA

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message de félicitation au Président des Etats-Unis d'Amérique, qui vient d'être réélu pour un mandat de quatre ans. Il assure M.Barack Obama de ses prières afin que Dieu l'assiste dans ses hautes responsabilités, tant envers son pays qu'envers la communauté internationale, "afin que les idéaux de liberté et de justice qui ont guidé les pères fondateurs continuent de resplendir dans l'histoire du pays". Pour sa part, le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a déclaré que la tâche du Président constitue une immense responsabilité, étant donné le rôle que jouent les Etats-Unis d'Amérique sur la scène internationale: Puisse-t-il, a ajouté le P.Federico Lombardi, "répondre aux attentes de ses concitoyens, servir le droit et la justice de tous, dans le respect des valeurs essentielles, spirituelles notamment...dans le développement de la culture de la vie et de la liberté religieuse qui sont chères à la tradition américaine".


DECES DU PATRIARCHE MAXIM DE BULGARIE

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message de condoléances au Saint Synode de l'Eglise orthodoxe bulgare, à la suite du décès de SS Maxim, Métropolite de Sofia et Patriarche de Bulgarie (à l'âge de 98 ans): Pendant de longues années, écrit Benoît XVI, le défunt "a servi avec dévouement le Seigneur et son peuple. au nom de l’Eglise catholique, "je m’associe à votre douleur dans la prière... En prenant part à la douleur de l’Eglise orthodoxe de Bulgarie, je rends grâce à Dieu pour tous les bienfaits que le défunt Patriarche a acquis à son Eglise et au peuple de son pays. Tout particulièrement, je me souviens de l’accueil cordial qui fut réservé au bienheureux Jean-Paul II...en mai 2002. je remercie le Seigneur pour les bonnes relations que le Patriarche a développées avec l’Eglise catholique...et je forme le voeu que ces bons rapports puissent se poursuivre pour la diffusion de l’Evangile".

VISITE D'UNE MAISON DE RETRAITE

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Dans le carde de l'Année européenne pour une vieillesse active et la solidarité inter-générationnelle, Benoît XVI visitera lundi 12 novembre à 11 h une maison de retraite romaine de la Communauté de Sant'Egidio.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père a reçu en audience Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

NOMINATIONS AU CONSEIL DE L' "AIF"

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Ce jour, M.Francesco De Pasquale, Directeur depuis le juin 2011 de l'AIF (Autorité d'information financière), a été nommé Membre du Conseil de cet organisme. Lui succède M.René Brülhart, ancien Responsable de l'Unité d'information financière du Liechtenstein. M.De Pasquale a occupé plusieurs postes importants en Italie avant sa nomination au Vatican. Le Conseil d'administration de l'AIF, présidée par le Cardinal Attilio Nicora, comprend aussi M.Condemi, Dalla Torre, Bianchi et Testa. Le Cardinal Président a nommé Directeur M.Brülhart, qui était depuis septembre Conseiller du Saint-Siège et de l'Etat de la Cité du Vatican pour la prévention et la lutte contre le recyclage. Avec ces deux nominations, l'AIF renforce son équipe, ce qui représente une nouvelle étape dans le perfectionnement des mesures adpotées.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 7 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Jorge Alves Bezerra, SSS, Evêque de Paracatu (superficie 54.387, population 332.000, catholiques 259.000, prêtres 44, diacres 13, religieux 13), au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Jardim (Brésil), il succède à Mgr.Leonardo de Miranda Pereira, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

L'Abbé Eraldo Bispo da Silva, Evêque de Patos (superficie 10.874, population 402.000, catholiques 368.000, prêtres 49, diacres 8, religieux 42), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1966 à Monteiro (Brésil) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Vicaire Général du diocèse de Barreiras (Brésil). Diplômé en droit canon et en pastorale, il a été curé de paroisses, a assumé la coordination pastorale du diocèse, a été juge ecclésiastique diocésain, a occupé plusieurs postes de responsabilité à l'évêché et a finalement été administrateur du diocèse de Barreiras.

Membres ordinaires de l'Académie pontificale des sciences, M.Vanderlei Salvador Bagnato (Brésil). Professeur près l'Université de Sao Paulo; et M.Joachim von Braun (Allemagne), Professeur près l'Université de Bonn.

mardi 6 novembre 2012

CINQUIEME ANNIVERSAIRE DE "SUMMORUM PONTIFICUM"

Cité du Vatican, 6 novembre 2012 (VIS). A l'occasion du pèlerinage international qu'il organisait à Rome sous le titre de Una cum Papa nostro, le Saint-Père a chargé le Cardinal Secrétaire d'Etat d'adresser un message au Coetus Internationalis Summorum Pontificum. Ce pèlerinage de groupes attachés à l'ancienne liturgie, correspond au cinquième anniversaire du Motu Proprio de Benoît XVI sur l'utilisation de la liturgie romaine antérieure à la réforme conciliaire de 1970. Publiée le 7 juillet 2007, la lettre apostolique Summorum Pontificum est entrée en vigueur le 14 septembre suivant. Le Cardinal Tarcisio Bertone rappelle d'abord que Benoît XVI a voulu répondre à l'attente des fidèles liés aux formes liturgiques précédentes au concile Vatican II: "C'est une bonne chose que de conserver des richesses constituées dans la foi et la prière de l'Eglise, de leur accorder une place honorable tout en reconnaissant la valeur et la sainteté de la forme ordinaire du rite romain. En cette Année de la foi, promulgué alors que l'Eglise célèbre le cinquantième anniversaire du Concile, le Pape invite tous les fidèles à manifester tout particulièrement son unité dans la foi, afin d'être d'efficaces propagateurs de la nouvelle évangélisation". Le message a été lu dimanche dernier avant la messe présidée en la Basilique vaticane par le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, selon le missel romain approuvé en 1962 par Jean XXIII.

SESSION DE L'ASSEMBLEE GENERALE "INTERPOL"

Cité du Vatican, 6 novembre 2012 (VIS). Hier à Rome, le Secrétaire pour les relations avec les états, a pris la parole devant la 81 session de l'Assemblée générale d'Interpol. Prenant prétexte du thème des travaux, "la police face aux défis de la violence criminelle contemporaine", Mgr.Dominique Mamberti a d'emblée rappelé "l'essor inquiétant pris ces dernières décennies par le phénomène criminel, tant quantitativement que du point de vue de la violence de ses manifestations". C'est pourquoi, après avoir envisagé divers aspects de la problématique internationale, il a tout particulièrement insisté sur "la lutte contre toute forme de violence, surtout celle qui se manifeste avec le plus de brutalité. Cette action suppose le devoir moral de contribuer à réaliser les conditions pour que celle-ci ne puisse ni naître ni se développer. Ceux qui opèrent au sein des institutions de sécurité publique, comme les forces de police...sont conscients que les premiers anticorps à toute forme de criminalité sont justement les citoyens de chaque pays. C’est dans l’alliance et dans la solidarité entre les citoyens et les forces de l’ordre que se constitue le meilleur bastion de résistance à la criminalité".

"Parmi les actions les plus efficaces pour créer un contexte social ordonné au bien commun", a poursuivi Mgr.Mamberti, il y a "l’élimination des causes qui provoquent et alimentent des situations d’injustice. Dans ce domaine, un rôle fondamental et préventif doit être reconnu à une éducation inspirée par le respect de la vie humaine en toute circonstance. Sans elle, il est impossible en effet de réaliser un tissu social fort et uni sur les valeurs fondamentales, capable de résister aux provocations de l’extrême violence. En ce sens, le lieu primordial où l’homme se construit est la famille. En son sein, les enfants expérimentent la valeur de leur propre dignité transcendante, parce qu’accueillis dans la gratuité prévenante de l’amour réciproque et stable des époux. En son sein, sont pratiquées les premières formes de justice et de pardon, ciment des relations intra-familiales et base d’une insertion correcte dans la vie sociale".


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