Cité
du Vatican, 19 novembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin le
Président béninois M.Thomas Boni Yayi, qui s'est ensuite entretenu
avec le Cardinal Secrétaire d'Etat, assisté de Mgr.Ettore
Balestrero, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces
entretiens ont d'abord permis "de souligner la cordialité des
relations entre le Bénin et le Saint-Siège, dont témoigne
notamment le voyage que le Saint-Père a effectué l'an dernier dans
ce pays. Ils ont également été l'occasion d'évoquer la
participation de l'Eglise au développement de la société
béninoise. Il a en outre été question de la valeur des cultures
africaines et de lu rôle que joue l'Eglise dans l'éducation à la
paix et à la réconciliation, ainsi que des grandes questions
intéressant le continent alors que le chef de l'état béninois
préside l'Union africaine".
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lundi 19 novembre 2012
TOUT PASSE MAIS NON LA PAROLE DE DIEU
Cité
du Vatican, 18 novembre 2012 (VIS). A l'angélus dominical, le
Saint-Père a commenté la lecture du jour rapportant les paroles de
Jésus sur les derniers temps et que l'on considère comme un des
textes les plus difficiles des Evangiles. "Cette difficulté
-a-t-il dit- vient autant de son contenu que du langage: il est en
effet question d'un avenir qui dépasse nos catégories, et c'est
pourquoi Jésus utilise des images et des paroles reprises de
l'Ancien Testament, mais y insère surtout un nouveau centre qui est
lui-même, le mystère de sa personne et de sa mort et
résurrection... C'est Jésus qui relie le présent et l'avenir. Les
anciennes paroles des prophètes ont finalement trouvé leur
accomplissement en la personne du Messie nazaréen: c'est lui le
véritable avènement qui, au milieu des bouleversements du monde
reste le point ferme et stable".
"Nous
savons que dans la Bible, la Parole de Dieu est à l'origine de la
création: toutes les créatures, à partir des éléments
cosmiques...obéissent à la Parole de Dieu, et n'existent que parce
qu'elles ont été appelées par elle. Cette puissance créatrice de
la Parole divine s'est concentrée en Jésus-Christ, Verbe fait
chair, et passe aussi à travers ses paroles humaines qui sont le
vrai firmament qui oriente la pensée et le cheminement de l'homme
sur la terre. C'est pourquoi Jésus ne décrit pas la fin du monde,
et lorsqu'il utilise des images apocalyptiques, il ne se comporte pas
comme un voyant. Au contraire, il veut soustraire ses disciples de
toutes les époques à la curiosité des dates, des prévisions et
veut au contraire leur donner une clef de lecture profonde,
essentielle, et indiquer surtout la juste voie sur laquelle cheminer,
aujourd'hui et demain, pour entrer dans la vie éternelle. Tout
passe, nous rappelle le Seigneur, mais la Parole de Dieu ne passe pas
et, face à elle, chacun de nous est responsable de son comportement.
C'est sur cette base que nous serons jugés... A notre époque aussi
les catastrophes naturelles ne manquent pas, ni même,
malheureusement, les guerres et les violences. Aujourd'hui aussi nous
avons besoin d'un fondement stable pour notre vie et notre espérance,
d'autant plus à cause du relativisme dans lequel nous sommes
immergés. Que la Vierge Marie nous aide à accueillir ce centre dans
la personne du Christ et dans sa Parole", conclu Benoît XVI.
Ensuite,
dans ses saluts en différentes langues, le Pape a rappelé qu'hier à
Pergamino (Argentine) María Creccencia Pérez (1897-1932),
religieuse de la congrégation des Filles de María Santissima del
Huerto, connue sous le nom de Sœur Douceur a été proclamée
bienheureuse . "Elle fut un modèle de douceur évangélique
animée par la foi. Rendons grâce à Dieu pour son témoignage",
a ajouté le Pape.
BENOIT XVI SALUE LE NOUVEAU PATRIARCHE COPTE
Cité
du Vatican, 18 novembre 2012 (VIS). Aujourd'hui, dans la cathédrale
St.Marc du Caire (Egypte) s'est déroulée l'intronisation de SS
Tawadros II, 118 Patriarche de l'Eglise orthodoxe copte, élu le 4
novembre. Le Cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical
pour l'unité des chrétiens était présent, porteur d'une lettre du
Saint-Père. Dans le texte, Benoît XVI souhaite à Tawadros II que
d'abondants dons spirituels le fortifient dans son nouveau ministère
"pour guider le clergé et les laïcs sur les chemins de la
sainteté, pour le bien de votre peuple et la paix et l'harmonie de
toute la société". Le Saint-Père y évoque aussi son
prédécesseur Shenouda III, très attentif à l'amélioration des
relations avec les autres Eglises chrétiennes, manifestant le
souhait que cette préoccupation perdure pour "renforcer notre
espérance qu'un jour tous ceux qui suivent le Christ se retrouvent
réunis dans l'amour et la réconciliation que le Seigneur désire
ardemment... Je prie l'Esprit Saint afin qu'il vous soutienne dans
votre ministère, pour que le troupeau confié à vos soins puisse
faire l'expérience de l'enseignement du Bon Pasteur. Qu'ils soient
bénis avec la sérénité d'offrir leur précieuse contribution au
bien de la société et au bien être de tous vos compatriotes! Je
prie aussi pour que les rapports entre l'Eglise catholique et
l'Eglise orthodoxe copte s’accroissent, non seulement dans un
esprit de collaboration fraternelle, mais aussi dans
l'approfondissement du dialogue théologique qui nous permet de
grandir dans la communion et de rendre témoignage au monde de la
vérité salvatrice de l'Evangile".
BENOIT XVI REÇOIT DES EVEQUES FRANÇAIS
Cité
du Vatican, 17 novembre (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu un
groupe d'évêques français achevant leur visite Ad Limina. La
France, leur a-t-il dit, "est riche d’une longue histoire
chrétienne qui ne peut être ignorée ou diminuée, et qui témoigne
avec éloquence d'une vérité qui configure encore aujourd’hui sa
vocation singulière... L’Année de la foi nous permet de grandir
en confiance dans la force et la richesse intrinsèques du message
évangélique. A combien de reprises n’avons-nous pas constaté que
ce sont les mots de la foi, ces mots simples et directs qui sont
chargés de la sève de la Parole divine, qui touchent le mieux les
cœurs et les esprits et apportent les lumières les plus
décisives?.. Dans les débats importants de société, la voix de
l’Eglise doit se faire entendre sans relâche et avec
détermination. Elle le fait dans le respect de la tradition
française en matière de distinction entre la sphère de compétences
de l'Eglise et de celles de l’Etat. Dans ce contexte, précisément,
l’harmonie qui existe entre la foi et la raison vous donne une
assurance particulière. Le message du Christ et de son Eglise n’est
pas seulement porteur d’une identité religieuse qui demanderait à
être respectée comme telle. Il porte une sagesse qui permet
d’envisager avec rectitude les réponses concrètes aux questions
pressantes, et parfois angoissantes, des temps présents. En
continuant d’exercer, comme vous le faites, la dimension
prophétique de votre ministère épiscopal, vous apportez dans ces
débats une parole indispensable de vérité, qui libère et ouvre
les cœurs à l’espérance".
"La
France peut s’honorer de compter parmi ses fils et ses filles
nombre d’intellectuels de haut niveau dont certains regardent
l’Eglise avec bienveillance et respect. Croyants ou non, ils sont
conscients des immenses défis de notre époque, où le message
chrétien est un point de repère irremplaçable". Puis il a
évoqué la vitalité des communautés religieuses, et notamment
monastiques", qui apportent "un témoignage radical sur la
manière dont l’existence chrétienne, précisément lorsqu’elle
se met entièrement à la suite du Christ, réalise pleinement la
vocation humaine à la vie bienheureuse. La société tout entière,
et non seulement l’Eglise, est grandement enrichie par ce
témoignage". Et de rappeler que "l’action liturgique de
l’Eglise fait aussi partie de sa contribution à l’œuvre
civilisatrice... Le respect des normes établies exprime l’amour et
la fidélité à la foi de l’Eglise, au trésor de grâce qu’elle
garde et transmet. La beauté des célébrations, bien plus que les
innovations et les accommodements subjectifs, fait œuvre durable et
efficace d’évangélisation".
"Grande
est aujourd’hui votre préoccupation pour la transmission de la foi
aux jeunes générations... Les défis ne manquent pas dans ce
domaine, qu’il s’agisse de la difficulté liée au passage de la
foi reçue familiale ou sociale, de celle de la foi assumée
personnellement au seuil de l’âge adulte, ou encore, de la
difficulté d’une véritable rupture dans la transmission, lorsque
se succèdent plusieurs générations désormais éloignées de la
foi vivante. Il y a également l’énorme défi à vivre dans une
société qui ne partage pas toujours les enseignements du Christ, et
qui parfois cherche à ridiculiser ou à marginaliser l’Eglise en
désirant la confiner dans l’unique sphère privée. Pour relever
ces immenses défis, l’Eglise a besoin de témoins crédibles...
Conscients de la force de l’exemple, vous saurez aussi trouver les
mots et les gestes pour encourager les fidèles à incarner cette
unité de vie. Ils doivent sentir que leur foi les engage, qu’elle
est pour eux libération et non fardeau, que la cohérence est source
de joie et de fécondité. Cela vaut aussi bien pour leur attachement
et leur fidélité à l’enseignement moral que pour le courage à
afficher leurs convictions chrétiennes, sans arrogance mais avec
respect, dans les divers milieux où ils évoluent. Ceux d’entre
eux qui sont engagés dans la vie publique ont une responsabilité
particulière. Avec les évêques, ils auront à cœur d’être
attentifs aux projets de lois civiles pouvant porter atteinte à la
protection du mariage entre l’homme et la femme, à la sauvegarde
de la vie de la conception jusqu’à la mort, et à la juste
orientation de la bioéthique en fidélité aux documents du
magistère. Il est plus que jamais nécessaire que de nombreux
chrétiens prennent le chemin de service du bien commun en
approfondissant notamment la doctrine sociale de l’Eglise".
LA SCIENCE CHRETIENNE DE LA SOUFFRANCE DANS LES HOPITAUX
Cité
du Vatican, 17 novembre 2012 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les
participants à la conférence du Conseil pontifical pour la
pastorale de la santé, qui réfléchissaient sur "l'hôpital,
lieu d'évangélisation, mission humaine et spirituelle". Il
leur a rappelé que "l'Eglise s'adresse toujours avec le même
esprit de partage fraternel à ceux qui vivent l'expérience de la
douleur, animée par l'Esprit de Celui qui, avec la puissance de
l'amour, a redonné son sens et sa dignité au mystère de la
souffrance. Avec les mêmes accents d'espérance, l' Eglise
interpelle aussi les professionnels et volontaires des services de
santé. Vous avez une vocation particulière qui nécessite des
études, de la sensibilité et de l'expérience. Cependant, celui qui
choisit de travailler dans le monde de la souffrance en vivant son
activité comme une mission humaine et spirituelle, a besoin d'une
autre compétence qui va au-delà des diplômes. Il s'agit de la
science chrétienne de la souffrance indiquée explicitement par le
Concile comme la seule vérité capable de répondre au mystère de
la souffrance... Le Christ n'a pas supprimé la souffrance et n'a pas
voulu non plus en dévoiler entièrement le mystère, mais il l'a
prise sur lui et cela suffit à ce que nous en comprenions toute la
valeur".
"Soyez
des experts qualifiés de cette science chrétienne de la souffrance!
Le fait d'être catholique, sans crainte, vous donne une plus grande
responsabilité dans la société et dans l'Eglise... Voilà un
engagement de nouvelle évangélisation aussi en ces temps de crise
économique qui voit diminuer les ressources consacrées à la
protection de la santé. C'est justement dans un tel contexte que les
hôpitaux et les structures d'assistance doivent repenser leur rôle
afin que la santé, bien universel à assurer et défendre, ne
devienne pas une simple marchandise soumise aux lois du marché et
donc un bien réservé à quelques-uns. La dignité de la personne
souffrante doit faire l'objet d'une attention particulière et ne
doit jamais être oubliée, en appliquant aussi en matière de
politique de la santé le principe de subsidiarité et le principe de
solidarité... Il est souhaitable que le langage de la science
chrétienne de la souffrance auquel appartiennent la compassion, la
solidarité, le partage, l'abnégation, la gratuité, le don de soi,
devienne le lexique universel de ceux qui œuvrent dans le domaine de
la santé... Dans cette perspective, les hôpitaux sont considérés
comme un lieu privilégié d'évangélisation afin que là où
l'Eglise se fait véhicule de la présence de Dieu, elle devienne en
même temps l'instrument d'une véritable humanisation de l'homme et
du monde... En gardant à l'esprit qu'au centre de l'activité
médicale et de soins, se trouve le bien-être de l'homme dans sa
condition la plus fragile et vulnérable, de l'homme en quête de
sens face au mystère insondable de la douleur, on peut concevoir
l'hôpital comme un lieu où la relation de soin n'est pas un métier
mais une mission". Le Saint-Père a conclu son discours en
s'adressant aux malades: "Votre témoignage silencieux est un
signe efficace et un instrument d'évangélisation pour les personnes
qui vous soignent et pour vos familles, dans la certitude qu'aucune
larme de celui qui souffre ou de qui lui est proche, ne sera perdue
devant Dieu".
LE PARVIS DES GENTILS AU PORTUGAL
Cité
du Vatican, 17 novembre 2012 (VIS). le Saint-Père a fait parvenir
un message aux participants à la session portugaise du Parvis des
gentils, qui s'est tenue les 16 et 17 à Guimares et à Braga, avec
pour thème la valeur de la vie: La conscience de la sacralité de la
vie, y écrit Benoît XVI, est un héritage moral de l'humanité.
L'homme "n'est pas un produit casuel de l'évolution, et chacun
de nous est fruit de la pensée de Dieu qui nous aime... Si Dieu nous
aime c'est que toute personne est digne de vivre. Révélant la
grandeur de l'amour du Père, le sang du Christ montre combien
l'homme est précieux à ses yeux, combien tout vie humaine est
inestimable. Aujourd'hui, l'homme a voulu se soustraire au regard
créateur et rédempteur du Père, en s'appuyant sur lui même et non
sur le pouvoir divin. Comme dans un édifice de ciment armé démuni
de fenêtres où l'homme serait contraint d'assumer l'éclairage et
l'aération, transformant les ressources de Dieu en produits humains.
Face à cela il faut rouvrir les fenêtres, embrasser de nouveau le
vaste monde...et utiliser ce trésor de manière juste. La valeur de
la vie n'est évidente que si Dieu existe. Il serait donc bon que les
non croyants acceptent de vivre comme si Dieu existait. Si nous
n'avons pas la force de croire, vivons au moins sur la base de cette
hypothèse... Tant de problèmes sont à résoudre, qui ne le seront
vraiment que si Dieu est replacé au centre de tout. Dieu doit à
nouveau être visible au monde et déterminant pour notre existence.
Qui s'ouvre à Dieu ne s'éloigne pas de l'humanité mais trouve des
frères. En Dieu, tous frères, les murs de séparation tombent
puisque nous appartenons les uns aux autres".
POSSESSIONS CARDINALICES
Cité
du Vatican, 19 novembre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies
pontificales communique que, dimanche 25 novembre à 19 h, le
Cardinal Dominik Duka, OP, Archevêque de Prague (République
Tchèque), prendra possession du titre des Sts.Pierre et Marcellin.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 19 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audiences séparées:
Dix
prélats de la Conférence épiscopale française en visite Ad
Limina:
Mgr.André
Lacrampe, Archevêque de Besançon.
Mgr.Claude
Schockert, Evêque de Belfort-Montbéliard.
Mgr.Jean-Louis
Papin, Evêque de Beauvais.
Mgr.Vincent
Jordy, Evêque de Saint-Claude.
Mgr.Jean-Paul
Mathieu, Evêque de Saint-Dié.
Mgr.François
Maupu, Evêque de Verdun.
Mgr.Jean-Pierre
Grallet, Archevêque de Strasbourg, accompagné de son Auxiliaire,
Mgr.Vincent Dollmann.
Mgr.Pierre
Raffin, Evêque de Metz.
L'Abbé
Daniel Ducasse, Administrateur diocésain de Pontoise.
Mgr.Guido
Pozzo, nouveau Aumônier de Sa Sainteté.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 19 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Nil
Yuriy Lushchak, OFM, Auxiliaire de l'éparchie byzantine de Mukachevo
(superficie 12.800. population 1.290.000, catholiques 383.000,
prêtres 275, religieux 197), en Ukraine. L'Evêque élu, né en 1973
à Uzhorod (Ukraine), a été ordonné prêtre en 1996 et a émis ses
voeux religieux en 2010. Licencié en philosophie, il est professeur
au grand séminaire de ce même diocèse.
Samedi
dernier, 17 novembre, il avait nommé Mgr.Lorenzo Ghizzoni,
Archevêque métropolitain de Ravenne-Cervia (superficie 1.185,
population 223.130, catholiques 200.000, prêtres 118, diacres 6,
religieux 255), en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de
Reggio Emilia-Guastalla (Italie), il succède à Mgr.Giuseppe
Verucchi, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a
été acceptée pour limite d'âge.
vendredi 16 novembre 2012
VISITE DU PRESIDENT IVOIRIEN
Cité
du Vatican, 16 novembre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu
M. Alassane Ouattara, Président de la Côte d'Ivoire , qui s'est
ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le
Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont
d'abord permis "de souligner la cordialité des relations entre
ce pays et le Saint-Siège, mais aussi une convergence de vue sur la
contribution qu'offre l'Eglise au bien-être de la société en
encourageant la paix et le respect des droits humains, en favorisant
le dialogue et la réconciliation nationale, seule voie à l'unité
et au développement. Il a également été question de la fructueuse
collaboration Eglise Etat, en particulier dans le domaine de la santé
et de l'éducation. Les parties espèrent la rapide conclusion des
négociations en vue d'un Accord bilatéral. Les entretiens ont
également été l'occasion d'évaluer certains dossiers africains
régionaux, suivis par le chef de l'Etat ivoirien en tant que
Président de la Communauté économique des pays d'Afrique
occidentale".
XXVIII JOURNEE MONDIALE DE LA JEUNESSE
Cité
du Vatican, 16 novembre (VIS). "Allez! De toutes les nations
faites des disciples", tel est le thème de la XXVIII Journée
mondiale de la jeunesse, qui se déroulera en juillet prochain à Rio
de Janeiro (Brésil). Voici de larges passages du document de Benoît
XVI, diffusé ce jour:
Je
voudrais tout d’abord, écrit-il aux jeunes, "renouveler mon
invitation à participer nombreux à cet événement important. La
célèbre statue du Christ qui surplombe Rio de Janeiro en sera le
symbole. Ses bras ouverts sont le signe de l’accueil que le
Rédempteur réservera à tous ceux qui viendront à lui, et son cœur
représente l’immense amour qu’il a pour chacun et chacune
d’entre vous. Laissez-vous attirer par lui. Vivez cette expérience
de rencontre du Christ avec de nombreux autres jeunes qui
convergeront vers Rio... Laissez-vous aimer par lui et vous serez les
témoins dont le monde a besoin.
Un
appel pressant: L’histoire nous a montré combien de jeunes ont
contribué grandement, par le don généreux d’eux-mêmes, à
l’avènement du Royaume et au développement de ce monde par
l’annonce de l’Evangile. Avec un grand enthousiasme, ils ont
porté la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu manifesté dans le
Christ, avec des moyens et de facilités bien inférieurs à ceux
dont nous disposons aujourd’hui... Aujourd’hui tant de jeunes
doutent profondément de la bonté de la vie et cherchent comment
avancer. Plus généralement, face aux difficultés que traverse le
monde, nombre de jeunes s’interrogent sur quoi faire. La lumière
de la foi éclaire cette obscurité et nous fait comprendre que toute
existence a une valeur inestimable parce qu’elle est le fruit de
l’amour de Dieu. Il aime aussi celui qui s’est éloigné de lui
et l’a oublié. Avec patience, il l’attend. Bien plus, il a donné
son Fils, mort et ressuscité, pour nous libérer radicalement du
mal.
Dans
sa mission d’évangélisation, l’Eglise compte aussi sur vous...
Vous êtes les premiers missionnaires parmi vos pairs. A la fin du
concile Vatican II, dont nous fêtons le cinquantième anniversaire,
Paul VI avait adressé aux jeunes du monde entier un message qui...se
concluait par cet appel: Construisez dans l’enthousiasme un monde
meilleur que celui de vos aînés! Cette invitation reste de grande
actualité. Nous traversons une période historique très
particulière. Le progrès technique nous a offert des possibilités
sans précédent d’interaction entre les hommes et entre les
peuples. Mais cette mondialisation des échanges ne sera réussie et
ne fera grandir le monde en humanité que dans la mesure où elle
sera fondée non pas sur le matérialisme mais sur l’amour, la
seule réalité capable de combler le cœur de l’homme et d’unir
les peuples. Dieu est amour. L’homme qui oublie Dieu est sans
espérance et devient incapable d’aimer son semblable. Voilà
pourquoi il est urgent de témoigner de l’existence de Dieu, afin
que chacun puisse en vivre. Il en va du salut de l’humanité et du
salut de chacun de nous.
Devenez
mes disciples: Cet appel missionnaire vous est aussi adressé pour
une autre raison. Vous en avez besoin pour votre cheminement
personnel de foi. Jean-Paul II écrivait: La foi grandit quand on la
donne. C’est en annonçant l’Evangile que vous vous enracinez
profondément dans le Christ et devenez des chrétiens mûrs.
L’engagement missionnaire est une dimension essentielle de la foi.
On ne peut être un croyant véritable sans évangéliser... Mais que
signifie être missionnaires? Etre missionnaire suppose d’abord
d’être soi-même disciple du Christ, d'entendre sans cesse l’appel
à le suivre... Je vous conseille de faire mémoire des dons reçus
de Dieu pour les transmettre à votre tour. Apprenez à relire votre
histoire personnelle, prenez aussi conscience de l’héritage
magnifique reçue des générations passées... Nous faisons partie
d’une chaîne immense d’hommes et de femmes qui nous ont transmis
la vérité de la foi et qui comptent sur nous pour que d’autres la
reçoivent. Etre missionnaire suppose de connaître ce patrimoine
reçu qui constitue la foi de l’Eglise. Vous devez donc connaître
ce en quoi vous croyez, pour pouvoir l’annoncer.
Allez!:
Jésus a envoyé ses disciples en mission, avec cet ordre: Allez dans
le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. Evangéliser, c’est
porter à d’autres la Bonne Nouvelle du salut et cette Bonne
Nouvelle est une personne, Jésus-Christ... Plus nous parlons avec
lui, plus nous désirons parler de lui. Plus nous sommes conquis par
le Christ, plus nous désirons conduire les autres à lui... L’Esprit
d’amour est donc l’âme même de la mission. Il nous pousse à
sortir de nous-mêmes pour aller et évangéliser. Laissez-vous faire
par la force de l’amour de Dieu. Laissez faire cet amour pour
vaincre la tendance à vous replier sur vous-mêmes, chacun replié
sur ses propres problèmes et sur ses propres habitudes.
A
toutes les nations: Jésus a envoyé ses disciples pour témoigner de
sa présence salvifique à toutes les nations parce que Dieu, dans la
surabondance de son amour pour tous les hommes, veut que tous soient
sauvés et qu’aucun ne soit perdu.... Ouvrez les yeux et regardez
autour de vous... Les nations auxquelles nous sommes envoyés sont
non seulement tous les pays du monde, mais aussi les lieux où nous
vivons, nos familles, nos quartiers, nos lieux d’études ou de
travail, nos cercles d’amis, nos les lieux de loisirs. L’annonce
joyeuse de l’Evangile vise tous ces espaces où nous vivons, sans
aucune limite... Je voudrais signaler deux domaines dans lesquels
votre engagement missionnaire est particulièrement requis. Le
premier champ d’apostolat est le monde des communications sociales,
en particulier le monde d’internet... C’est à vous, qui vous
trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de
communication, qu’incombe, en particulier, la tâche de
l’évangélisation de ce continent numérique... Le deuxième
domaine est celui des voyages. Aujourd’hui, de plus en plus de
jeunes ont l’occasion de voyager, soit pour leurs études, soit
pour leur travail, soit pour des loisirs. Je pense aussi à tous les
mouvements migratoires, où des millions de personnes se déplacent
et changent de régions ou de pays pour des raisons économiques ou
sociales. Ces phénomènes peuvent aussi devenir de providentielles
occasions pour la diffusion de l’Evangile.
Faites
des disciples!... L’annonce de l’Evangile ne se réduit pas
seulement à parler de Dieu, mais englobe toute la vie et se traduit
par des gestes d’amour. C’est l’amour du Christ versé en nos
cœurs qui nous fait devenir des apôtres. Notre amour doit donc
ressembler au sien. Comme le Bon Samaritain, nous devons toujours
être attentifs aux personnes que nous rencontrons, savoir écouter,
comprendre, aider. C’est seulement ainsi que nous pouvons conduire
ceux qui sont à la recherche de la vérité et du sens de leur vie
vers la maison de Dieu qu’est l’Eglise, où ils trouveront
l’espérance et le salut... Les moyens que nous avons pour faire
des disciples sont donc principalement le baptême et la catéchèse.
Cela signifie que nous devons conduire ceux que nous évangélisons à
rencontrer le Christ vivant, en particulier dans sa Parole et dans
les sacrements. Ainsi pourront-ils croire en lui, connaître Dieu et
vivre de sa grâce... Invoquez l’Esprit et il vous conduira à
approfondir la connaissance et l’amour du Christ. Il vous rendra
créatifs dans la transmission de l’Evangile.
Affermis
dans la foi: Chaque fois que vous vous sentirez inadéquats et pas à
la hauteur de la mission d’annoncer et de témoigner la foi, soyez
sans crainte. En effet, l’évangélisation n’est pas d’abord
notre initiative et elle ne dépend pas d’abord de nos talents,
mais elle est une réponse confiante et obéissante à l’appel de
Dieu. Par conséquent, elle se fonde avant tout sur sa force et non
sur la nôtre... C’est pourquoi, je vous exhorte à vous enraciner
dans la prière et dans les sacrements. L’évangélisation
authentique naît toujours de la prière et est portée par la
prière. Il nous faut d’abord parler avec Dieu pour pouvoir parler
de Dieu... Sachez trouver dans l’Eucharistie, la source de votre
vie de foi et de votre témoignage chrétien, en participant
assidûment à la messe du dimanche et autant que vous pouvez aux
messes célébrées en semaine ! Recourez souvent au sacrement de
réconciliation... Et n’hésitez pas à recevoir le sacrement de
confirmation... Avec l’Eucharistie, c’est le sacrement par
excellence de la mission, celui qui nous donne la force et l’amour
de l’Esprit Saint pour professer sans crainte notre foi. Je vous
encourage aussi à pratiquer l’adoration eucharistique... Si vous
suivez ces recommandations, le Christ lui-même vous donnera d’être
pleinement fidèles à sa Parole et de témoigner de lui avec
franchise et courage. Parfois vous serez appelés à faire preuve de
persévérance, spécialement lorsque la Parole de Dieu suscite des
fermetures ou des oppositions. Dans certaines régions du monde, des
jeunes chrétiens souffrent de ne point pouvoir témoigner
publiquement de leur foi au Christ par manque de liberté religieuse.
Et certains ont même déjà payé de leurs vies le prix de leur
appartenance à l’Eglise. Je vous encourage à demeurer fermes dans
la foi, sûrs que le Christ est à vos côtés dans chaque épreuve.
Avec
toute l’Église: Pour rester fermes dans la confession de la foi
chrétienne là où vous êtes envoyés, vous avez besoin de
l’Eglise. On n’est pas témoin de l’Evangile tout seul. Jésus
a envoyé les disciples en mission ensemble... Et notre mission est
fécondée par la communion que nous vivons dans l’Eglise. C’est
à l’amour que nous avons les uns pour les autres, que l’on
reconnaîtra que nous sommes disciples de Jésus.
Me
voici, Seigneur!: En conclusion, chers jeunes, je voudrais vous
exhorter à entendre au plus profond de vous-mêmes l’appel du
Christ à annoncer son Évangile. Comme l’indique si bien la grande
statue de Rio, son Cœur est brûlant d’amour pour tous les hommes,
sans distinction, et ses bras ouverts veulent rejoindre tous les
hommes. Devenez le cœur et les bras de Jésus! Allez témoigner de
son amour, soyez les nouveaux missionnaires animés par l’amour et
le sens de l’accueil!... L’Eglise vous fait confiance et vous
remercie profondément pour la joie et le dynamisme que vous lui
apportez. Déployez tous vos talents avec générosité au service de
l’annonce de l’Evangile. Nous savons que l’Esprit Saint se
donne à profusion à ceux qui acceptent, avec un cœur humble, de se
rendre disponibles pour l’annonce de l’Evangile... Cet appel que
j’adresse à tous les jeunes du monde entier, prend un relief
particulier pour vous, chers jeunes d’Amérique latine. En effet,
lors de la V Conférence générale de l’épiscopat
latino-américain (2007) les évêques ont lancé une mission
continentale. Et les jeunes, qui représentent la majorité de la
population du continent, constituent un potentiel important et
précieux pour l’Eglise et la société. Soyez donc les premiers
missionnaires! Et, alors que la Journée mondiale de la jeunesse se
déroule en Amérique Latine, j’exhorte tous les jeunes de ce
continent à transmettez à leurs amis du monde entier l’enthousiasme
de leur foi!".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 15 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audience douze prélats de la Conférence épiscopale française
en visite Ad Limina:
Le
Cardinal André Vingt-Trois, Archevêque de Paris, accompagné de ses
Auxiliaires, Mgr.Jérôme Beau, Mgr.Eric de Moulins-Beaufort et
Mgr.Renaud de Dinechin.
Mgr.Michel
Santier, Evêque de Créteil.
Mgr.Michel
Dubost, CIM, Evêque d'Evry-Corbeil-Essonnes.
Mgr.JeanYves
Nahmias, Evêque de Meaux.
Mgr.Gérard
Daucourt, Evêque de Nanterre.
Mgr.Pascal
Delannoy, Evêque de Saint-Denis.
Mgr.Eric
Aumonier, Evêque de Versailles.
Mgr.Luc
Ravel, CRSV, Evêque arménien de Sainte-Croix de Paris et Visiteur
apostolique pour les arméniens catholique d'Europe occidentale
dépourvus d'ordinaire propre.
En
fin d'après-midi, il devrait recevoir Mgr.Gerhard Ludwig Müller,
Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 16 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Javier Salinas Viñals, Evêque de Majorque (superficie 3.689,
population 869.027, catholiques 668.810, prêtres 333, diacres 11,
religieux 968), en Espagne. Il était jusqu'ici Evêque de Tortose
(Espagne).
jeudi 15 novembre 2012
OECUMENISME ET UNITE
Cité
du Vatican, 15 novembre (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu le
Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, réuni pour son
assemblée annuelle. Prenant prétexte du thème choisi,
"l'importance de l'oecuménisme dans la nouvelle
évangélisation", il a d'emblée souligné l'importance de l'un
pour l'autre. On saurait parcourir le chemin de l'oecuménisme, a
souligné Benoît XVI, "en ignorant la crise de foi qui frappe
plusieurs régions du monde et notamment celles qui furent les
premières à répondre à l'annonce évangélique et où la vie
chrétienne a fleurit pendant des siècles. On ne peut pas non plus
ignorer les nombreux signes témoignant d'une attente spirituelle. La
pauvreté spirituelle de nombre de nos contemporains, qui ne
perçoivent pas l'absence de Dieu comme une privation, constitue un
enjeu pour l'ensemble des chrétiens. Or le Christ nous demande de
retourner à l'essentiel, au coeur de notre foi, afin de témoigner
au monde du Dieu vivant... Il ne faut pas l'oublier, ce qui nous unit
est la foi en Dieu le Père et Créateur, révélé dans le Fils et
manifesté dans l'Esprit... C'est la foi du baptême reçu, que nous
pouvons professer ensemble dans l'espérance et la charité. Le
caractère prioritaire de la foi nous permet de comprendre
l'importance du dialogue théologique et des débats entre les
diverses confessions chrétiennes, dans lesquels l'Eglise catholique
est engagée. Même si on entrevoit pas à brève échéance un
rétablissement de la pleine communion, et au-delà des résistances
et des obstacles, on enregistre les progrès et les expériences
d'une vie spirituelle et d'une réflexion théologique qui stimulent
l'approfondissement du témoignage" de tous les chrétiens.
Le
but de l'oecuménisme, a ajouté le Saint-Père, "est l'unité
visible entre les chrétiens aujourd'hui divisés... De toutes nos
forces, il faut agir en reconnaissant qu'au bout du compte l'unité
sera un don de Dieu. Elle ne peut venir que du Père à travers le
Fils" et par le biais de son Eglise. "Dans cette
perspective, il est fondamental de prier le Seigneur de nous accorder
l'unité. Cette recherche apparaît comme capitale pour la nouvelle
évangélisation. Avancer côte à côte vers ce but est positif, à
condition que les diverses communautés chrétiennes ne s'arrêtent
pas en chemin, acceptant que les diversités et les contradictions
soient un fait normal . Or c'est dans la pleine communion de foi,
dans les sacrements et dans le ministère, que se concrétisera la
force et la présence active de Dieu dans le monde... L'unité est à
la fois fruit de la foi et moyen d'annoncer celle-ci de manière
crédible à qui ne connaît pas le Sauveur ou l'a oublié.
L'oecuménisme véritable, qui reconnaît le primat de l'action
divine, demande avant tout de la patience, de l'humilité, et
l'abandon à la volonté du Seigneur. En fin de compte, oecuménisme
et nouvelle évangélisation requièrent l'un comme l'autre le
dynamisme de la conversion, une sincère volonté de suivre le Christ
en adhérant pleinement à la volonté du Père".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 15 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
en audience onze prélats de la Conférence épiscopale française en
visite Ad Limina:
Mgr.Thierry
Jordan, Archevêque de Reims.
Mgr.Jean-Luc
Bouilleret, Evêque d'Amiens.
Mgr.Jacques
Benoit-Gonnin, Evêque de Beauvais.
Mgr.Gilbert
Louis, Evêque de Châlons.
Mgr.Philippe
Gueneley, Evêque de Langres.
Mgr.Hervé
Giraud, Evêque de Soissons.
Mgr.Marc
Stenger, Evêque de Troyes.
Mgr.Laurent
Ulrich, Archevêque de Lille, accompagné de son Auxiliaire,
Mgr.Gérard Coliche.
Mgr.Jean-Paul
Jaeger, Evêque d'Arras.
Mgr.François
Garnier, Archevêque de Cambrai.
Hier,
mercredi 14 novembre, il avait reçu en audience M.Saad Hariri,
ancien Premier Ministre libanais, qui s'est ensuite entretenu avec
Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les
états.
mercredi 14 novembre 2012
LES VOIES DE LA CONNAISSANCE DE DIEU
Cité
du Vatican, 14 novembre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale
tenue Salle Paul VI, le Saint-Père a consacré sa catéchèse au
trois voies de la connaissance de Dieu: Tout d'abord, a dit Benoît
XVI, "Dieu a toujours l'initiative sur l'homme. C'est lui qui
nous éclaire le chemin dans sa direction, nous oriente et précède
nos initiatives, dans le respect de notre liberté... Il ne cesse de
nous chercher, fidèle à l'homme qu'il a créé, rédempteur qui lui
demeure proche par amour. Cette certitude doit nous accompagner
chaque jour... Notre époque, nous le voyons bien, est difficile pour
la foi, souvent peu ou mal comprise, contesté et même refusée...
Il y avait autrefois en occident une société considérée comme
chrétienne, imprégnée de la foi, où la référence et l'adhésion
à Dieu étaient naturelles pour la majorité. L'incroyant devait lui
se justifier. La situation est changée et c'est le croyant qui, de
plus en plus, doit être prêt à justifier sa foi... Ainsi s'est
manifesté un phénomène particulièrement dangereux pour la foi. Il
s'agit d'une forme d'athéisme pratique dans lequel ne sont contestés
ni la vérité de la foi ou les rites, mais qui les considère
simplement comme sans importance pour l'existence quotidienne,
inutiles et détachés de la vie. Ainsi en vient on à croire en Dieu
de manière superficielle ou à vivre comme s'il n'existait pas...
Une attitude finalement encore plus destructive car pétrie
d'indifférence envers la foi, envers la question de Dieu".
"En
réalité, séparé de Dieu, l'homme est réduit à sa seule
dimension horizontale, ce qui est la cause fondamentale des
totalitarismes aux tragiques conséquences du siècle dernier, comme
de la crise des valeurs que nous connaissons. En écartant la
référence à Dieu, c'est l'horizon éthique même qui est
occulté... Face à cela, fidèle au mandat du Christ, l'Eglise ne
cesse d'affirmer la vérité sur l'homme et son destin... Quelles
sont donc les réponses que la foi propose avec respect à
l'athéisme, au scepticisme, à l'indifférence pour la verticalité,
afin que l'homme contemporain puisse réfléchir à l'existence de
Dieu et trouver le chemin qui y conduit? Voici certaines des voies
qui découlent de la simple réflexion comme de la force de la foi...
Il faut aider l'homme d'aujourd'hui à retrouver la contemplation de
la création, sa beauté. Le monde n'est pas une masse informe, et
plus nous le connaissons mieux nous percevons ses mécanismes
merveilleux, et derrière eux un dessein, une intelligence créatrice.
Einstein disait que les lois de la nature révèlent une raison
tellement supérieure que la somme des raisonnements humains apparaît
insignifiante".
Pour
illustrer une deuxième voie, le Saint-Père a cité le Catéchisme:
Avec son ouverture à la vérité et à la beauté, avec son sens du
bien moral, avec sa liberté et sa conscience, son aspiration à
l'infini et au bonheur, l'homme s'interroge sur l'existence de Dieu.
Et pour la troisième il a affirmé que par la foi le croyant est uni
à Dieu, ouvert à sa grâce et à la force de sa charité... Il ne
craint pas de monter sa foi, il est ouvert au dialogue et exprime son
amitié profonde pour tout homme, ouvert qu'il est à l'espérance
comme au besoin de se racheter, d'atteindre la lumière à venir. La
foi est rencontre avec Dieu, qui oeuvre et parle dans l'histoire...
Un chrétien, une communauté fidèle au projet de Dieu...constitue
une voie privilégiée pour qui est indifférent ou qui doute de son
existence et de son action... Beaucoup ont aujourd'hui une conception
étroite de la foi chrétienne qu'ils voient comme un banal système
de croyances et de valeurs, et non pas comme la vérité d'un Dieu
qui s'est révélé dans l'histoire et désire communier avec
l'homme... En vérité, avant d'être une doctrine le christianisme
est une rencontre entre l'homme et Dieu en Jésus-Christ. Avant
d'être une morale ou une éthique, c'est l'évènement de l'amour
et de l'accueil pour Jésus".
PRESENTATION DE "L'ENFANCE DE JESUS"
Cité
du Vatican, 14 novembre 2012 (VIS). Le 20 novembre sera présenté à
la presse "L'enfance de Jésus", troisième volume de
l'oeuvre de Benoît XVI intitulée "Jésus de Nazareth".
Prendront la parole le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du
Conseil pontifical pour la culture, Mme Maria Clara Bingemer,
professeur près l'Université catholique de Rio de Janeiro, le
P.Giuseppe Costa, SDB, Directeur de la Librairie Editrice vaticane
(éditeur avec Rizzoli), et le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de
la Salle de Presse du Saint-Siège.
COMMEMORATION DE JEAN-PAUL AU PARLEMENT ITALIEN
Cité
du Vatican, 14 novembre (VIS). Ce matin, le Cardinal Secrétaire
d'Etat a fait parvenir au nom de Benoît XVI un message aux
Présidents du Sénat et de la Chambre des députés, qui commémorent
le dixième anniversaire de la visite de Jean-Paul II. La session
publique solennelle du 14 novembre 2002, écrit le Cardinal Tarcisio
Bertone, "constitue une page mémorable de l'histoire des
relations entre l'Italie et le Saint-Siège, valorisée par la
présence de ce grand Pape, qui avait voulu cette visite malgré sa
mauvaise santé... Dix ans plus tard, dans un contexte social
qu'aggrave la crise économique, il faut retenir son invitation à
alimenter au christianisme l'identité socio-culturelle de l'Italie,
ainsi que sa mission en Europe et dans le monde. Ce patrimoine
spirituel et moral offre en toute circonstance les moyens nécessaires
au renouveau des consciences et au suivi du bien commun, avant tout
chez les membres de ce parlement. Le Saint-Père espère que la
collaboration entre l'Italie et le Saint-Siège, entre l'Etat et
l'Eglise, continue de soutenir les familles dans leur rôle premier
d'éducatrice, mais aussi l'ensemble des citoyens".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 14 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.José
Avelino Bettencourt, Chef du protocole de la Secrétairerie d'Etat.
Il était jusqu'ici Conseiller de nonciature en service près la
Section des relations avec les états.
Le
P.Darci José Nicioli, CSSR, Auxiliaire de l'Archevêque d'Aparecida
(Brésil). L'Evêque élu, né en 1959 en Jacutinga (Brésil), a
prononcé ses voeux religieux en 1982 et a été ordonné prêtre en
1986. Licencié en théologie, il a enseigné successivement près
l'Institut de théologie São Paulo, près la Faculté pontificale de
théologie Nossa Senhora da Assunção et l'Université pontificale
de Campinas. Il a également été Recteur du petit séminaire de
Campinas, Supérieur de la communauté de son ordre à Campinas,
Administrateur du sanctuaire national d'Aparecida, Supérieur de la
communauté de son ordre à Campinas, conseiller provincial des
Rédemptoristes de São Paulo et enfin Supérieur de la maison
généralice de la congrégation à Rome.
mardi 13 novembre 2012
MONDE HOSPITALIER ET EVANGELISATION
Cité
du Vatican, 13 novembre 2012 (VIS). L'hôpital comme espace
d'évangélisation et de mission, tel est le thème de XXVII
Conférence internationale du Conseil pontifical pour la pastorale de
santé (15 - 17 novembre). Le Président du dicastère, Mgr.Zygmunt
Zimowski, et le P.Augusto Chendi, MI, Sous Secrétaire, ont présenté
ce matin l'évènement près la Salle de Presse du Saint-Siège. Le
double commandement de Jésus d'aller enseigner et de soigner les
malades demeure fondamental dans l'Eglise. "Dans le contexte de
l'Année de la foi et dans le sillage du récent Synode des évêques,
les institutions hospitalières apparaissent comme des espaces
privilégiés d'évangélisation, y compris dans les pays développés,
car ils sont plus que jamais des carrefours de culture et de religion
où est vécu l'apostolat de la miséricorde, comme le définit
Jean-Paul II... Malgré la crise économique qui les afflige, ces
pays doivent repenser leur système de santé, et répondre à des
enjeux comme la sauvegarde de l'identité même des hôpitaux et des
dispensaires catholiques, de leur subsidiarité également. Ceci doit
advenir sans limitation du respect de la vie de sa conception à sa
fin naturelle, ni déshumanisation de soins qui doivent respecter le
malade et son identité, ni réduction des soins palliatifs".
Parallèlement, dans les pays moins développés "subsiste une
grave carence, voir l'impossibilité, d'accès aux soins
élémentaires, au point que nombre de personnes meurent par manque
de médicaments pourtant peu coûteux... Et puis les rares hôpitaux
de ces pays sont utilisés sans distinction de foi ou d'appartenance
ethnique. Comme pour l'enseignement, l'Eglise les met à la
disposition de tous. Ce qui unit grands hôpitaux urbains et petits
dispensaires ruraux est le rapport entre l'agent hospitalier et le
malade, l'appartenance à l'Eglise universelle et l'adhésion à ses
principes".
Puis
le P.Chendi a annoncé que le Conseil pontifical publiera pour la
prochaine Journée mondiale du malade (11 février 2013) un manuel en
plusieurs langues pour présenter l'année liturgique à l'attention
des malades et du personnel soignant, enrichi de prières et de
réflexions théologiques et pastorales. "Avec ce manuel,
destiné à toute l'Eglise et au monde hospitalier en particulier,
aux paroisses comme au monde du volontariat, on entend créer une
communion" entre tous ceux qui voient "dans le mystère de
la souffrance et dans ce milieu spécifique un reflet et un
témoignage concret" de la charité et du bien quotidien que la
foi ordonne de faire à autrui. "Témoigner ainsi depuis un lit
de souffrance ou au côté de qui souffre créé une source non
négligeable d'évangélisation et d'espérance".
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