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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

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jeudi 22 novembre 2012

VISITE DU PRESIDENT HAÏTIEN

Cité du Vatican, 122 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président d'Haïti M.Michel Joseph Martelly, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont d'abord permis de "constater la cordialité des relations entre Haïti et le Saint-Siège, ainsi que la participation de l'Eglise au développement de la société par le biais de ses institutions scolaires, sociales et caritatives, comme on a pu le constater lors du séisme qui a frappé le pays et au cours de la phase de reconstruction. Les parties ont souligné en outre l'importance de poursuivre leur collaboration en faveur du développement harmonieux de la société haïtienne".

REHABILITATION DES DETENUS

Cité du Vatican, 22 novembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin les participants à la XVII Conférence des directeurs d'administrations pénitentiaires du Conseil de l'Europe, devant lesquels il a rappelé que les questions de justice pénale attirent l'attention de l'opinion publique comme des gouvernements, "dans une période où la criminalité est accrue par l'élargissement du fossé socio-économique et l'augmentation de l'individualisme. Or la tendance est de réduire le débat au niveau législatif, de l'identification des délits à la phase de jugement... On prête une moindre attention aux modalités d'exécution des peines carcérales, alors que la notion de justice doit absolument être complétée par le respect de la dignité et des droits de la personne. Quoique indispensable, ce paramètre est malheureusement encore loin d'être acquis dans nombre de pays. On ne saurait d'ailleurs le considérer comme suffisant pour garantir intégralement les droits individuels. Au delà des déclarations de principe, il faut s'engager à rééduquer effectivement le détenu, envers la société comme à ses yeux".

"Pour que la justice des hommes puisse être inspirée par la justice divine, la fonction rééducative de la prison doit être perçue comme le sommet et l'accomplissement du système pénal. Pour rendre justice, il ne suffit pas que le coupable soit puni. La peine infligée doit permettre de tout entreprendre afin de corriger et améliorer la personne punie. On doit donc tout faire pour éviter que la prison ne se transforme en une peine qui accentue la tendance à la délinquance et la dangerosité du sujet". Puis le Saint-Père a encouragé ses hôtes à tout mettre en oeuvre pour développer une justice plus réelle, "qui s'ouvre aux forces libératrices de l'amour et soit directement liée à la dignité de la personne". Rencontrer les détenus, s'engager à rendre sa dignité à "qui souffre d'avoir été marginalisé et méprisé, découle de la mission même du Christ, venu chercher les pécheurs et non les justes, qui sont les premiers destinataires de la miséricorde divine. Tout homme est appelé à devenir le garant de son frère de manière à dépasser l'indifférence homicide de Caïn". Benoît XVI a alors rappelé aux dirigeants du secteur pénitentiaire leur devoir de protéger les détenus pouvant "oublier la valeur de la vie et de leur dignité en cédant au désespoir. Le respect profond de la personne, la réhabilitation du détenu, la constitution d'une communauté éducative, sont d'autant plus prioritaires que s'accroît la présence de détenus étrangers, souvent en situation de fragilité... Il est donc très important de développer des actions d''évangélisation et d'assistance spirituelle, afin de réveiller dans ces personnes la joie de vivre, le désir du beau, la conscience de porter en soi l'image indélébile de Dieu".

FOI ET CREATION ARTISTIQUE

Cité du Vatican, 22 novembre 2012 (VIS). Hier après-midi, au cours de la séance publique des Académies pontificales, tenue sous la présidence du Cardinal Gianfranco Ravasi, le Cardinal Secrétaire d'Etat a lu un message du Pape. Reprenant le thème de la manifestation, l'artiste et l'Eglise, témoins de la beauté de la foi, le Pape rappelle la volonté de l'Eglise de renforcer sa réflexion et son action culturelle, "en remettant la beauté au centre de l'intérêt de la communauté ecclésiale, de la société et du monde de la culture". Ce point "devrait être renforcé et exprimé dans tous les domaines artistiques sans faire abstraction de l'expérience de la foi, mieux en y faisant expressément référence, pour en tirer inspiration et contenu. La foi ne saurait être un obstacle à la création artistique puisque sa beauté est la lymphe et la finalité du beau. Gardien de la beauté du monde, ainsi que l'a défini le concile Vatican II, l'artiste ressent plus profondément que d'autres la beauté intrinsèque de la vie. Grâce à sa sensibilité esthétique particulière, il l'exprime et la communique au moyen de son langage propre. C'est pourquoi l'artiste est une sorte de témoin privilégié de la beauté de la foi, ce qui l'autorise à prendre part de façon originale à la vocation et à mission de l'Eglise. Dans les diverses expressions de l'art, il est ainsi appelé à réaliser des oeuvres directement reliées à l'expérience de la foi, au culte et à la liturgie de l'Eglise". En cette Année de la foi, les artistes chrétiens et tous ceux qui s'ouvrent au dialogue avec l'Eglise sont invités à parcourir la voie qui "embrasse toutes les dimensions de l'existence, de manière à témoigner efficacement de la beauté qu'il y a à croire dans le Christ, image de la gloire divine éclairant l'histoire humaine". A la fin de cette séance publique consacrée aux arts, le prix des Académies a été décerné à la sculptrice polonaise Anna Gulak et au peintre espagnol David Ribes López, tandis que le sculpteur italien Jacopo Cardillo recevait la médaille du pontificat.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 22 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience quatre prélats de la Conférence épiscopale française en visite Ad Limina:

Mgr.Roland Minnerath, Archevêque de Dijon.

Mgr.Benoît Rivière, Evêque d'Autun.

Mgr.Thierry Brac de la Perrière, Evêque de Nevers.
Mgr.Yves Patenôtre, Archevêque de Sens et Prélat de la Mission de France.

mercredi 21 novembre 2012

CROIRE EST RAISONNABLE

Cité du Vatican, 21 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a consacré sa catéchèse de l'audience générale à la joie de croire et à l'enthousiasme de répandre la vérité de la foi en cette Année de la foi: "La foi nous porte à découvrir que la rencontre entre Dieu et les hommes valorise, perfectionne et élève tout ce qu'il y a de vrai, de bon et de beau en l'homme". La foi "est avoir connaissance du Dieu d'amour à travers son amour, qui permet de s'ouvrir au-delà des limites humaines, de l'individualisme et du subjectivisme qui désorientent les consciences... La tradition catholique a toujours réfuté le fidéisme, qui est la volonté de croire contre la raison... Mystérieux, Dieu n'est pas absurde... Si face au mystère la raison ne voit qu'obscurité ce n'est pas à cause de l'absence de lumière mais de son excès... Cela vaut lorsqu'on fixe le soleil...mais personne n'ira dire qu'il n'est pas lumineux. La foi permet de regarder le soleil de Dieu...qui s'est rapproché de l'homme en s'offrant à sa connaissance... En même temps, par sa grâce, Dieu éclaire la raison, en l'ouvrant à de nouveaux horizons infinis et incommensurables. C'est pourquoi la foi est un encouragement à toujours rechercher la vérité et la réalité".

L'intelligence et la foi, a poursuivi Benoît XVI, "ne sont ni étrangères ni opposées face à la Révélation car, en touchant au mystère, elles sont ensemble des conditions à sa compréhension authentique... La foi catholique est donc est donc raisonnable. Elle apporte de la confiance à la raison humaine...et elle ne s'oppose pas à une raison droite... Face à une irrésistible recherche de vérité, seul un rapport harmonieux entre foi et raison conduit à Dieu et à accomplissement de soi... Le rapport juste entre science et foi dépend aussi du le lien fécond existant entre comprendre et croire. La recherche scientifique porte à la connaissance de vérités nouvelles sur l'homme et le cosmos. Le bien véritable de l'humanité, accessible dans la foi, ouvre l'horizon dans lequel la recherche doit se développer. On doit ainsi encourager tout ce qui favorise la vie, comme la lutte contre la maladie, ou la recherche tendant à révéler les secrets de la terre et de l'univers, dans la conscience de ce que l'homme est placé au sommet de la création non pour la saccager mais pour la conserver... De cette façon la foi n'est pas en conflit avec la science. Elles collaborent en offrant les critères de base dans la recherche du bien commun....en faisant renoncer à tout ce qui pourrait avoir des effets négatifs ou se retourner contre l'homme. Il est donc raisonnable de croire, car la science est en fait l'alliée de la foi dans la compréhension des desseins de Dieu. La foi permet au progrès scientifique d'agir pour le bien et la vérité de l'homme, demeuré fidèle à la volonté divine. C'est pourquoi il est décisif que l'homme s'ouvre à la foi et connaître Dieu, ainsi que de son projet de salut en Jésus-Christ. L'Evangile inaugure un nouvel humanisme, un authentique langage de l'humanité et de la réalité... Oui, il est raisonnable de croire car il en va de notre existence".

APPEL POUR GAZA

Cité du Vatican, 21 novembre 2012 (VIS). A la fin de l'audience générale, Benoît XVI a fait part de sa "profonde préoccupation face à l'aggravation de la violence entre israéliens et palestiniens dans la Bande de Gaza. Priant pour les victimes et tous ceux qui souffrent, j'ai le devoir de rappeler que la haine et la violence ne résolvent rien. Je tiens par ailleurs à encourager les efforts et initiatives de tous ceux qui tentent d'obtenir une trêve et de favoriser la négociation. Mais aussi à encourager les deux parties à prendre des décisions pacificatrices courageuses en vue de mettre fin à un conflit aux conséquences négatives pour tout le Proche Orient, une région lacérée par trop de crises qui a besoin de paix et de réconciliation".

JOURNEE DES RELIGIEUSES CLOITREES

Cité du Vatican, 21 novembre 2012 (VIS). Après sa catéchèse, Benoît XVI a rappelé qu'en la fête de la Présentation de Marie on célèbre la Journée des religieuses cloîtrées: "Je tiens à exprimer ma proximité spirituelle et celle de toute l'Eglise à nos soeurs, appelées par le Seigneur à la vie contemplative. L'ensemble des fidèles doit garantir à leurs monastères appui spirituel et matériel. Nous devons tant à ces personnes qui se consacrent totalement à prier pour l'Eglise et pour le monde!".

COOPERATION ENTRE MUSULMANS ET CATHOLIQUES

Cité du Vatican, 21 novembre 2012 (VIS). "Coopération entre musulmans et catholiques pour promouvoir la justice dans le monde", tel est le thème de la VIII Rencontre entre le Centre pour le dialogue inter-religieux de l'Organisation pour la culture islamique (chiite) et le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, tenue à Rome (19 - 21 novembre) sous la présidence du Docteur Mohammad Bagher Korramshad et du Cardinal Jean-Louis Tauran. Les débats se sont articulés en quatre directions: le concept de justice, la justice pour l'homme, la justice pour les groupes sociaux, la justice pour l'humanité. Le communiqué final des travaux exprime l'inquiétude des deux parties face à crise économique, à la question environnementale, à la menace pesant sur la famille et sur la paix mondiale. Voici la synthèse des points partagés:

1.La croyance en Dieu, créateur de toute chose, qui nous a accordé un perception intégrale de la justice, dont les niveaux sont reliés entre eux, personnel, communautaire, social, politique, économique, culturel et judiciaire.

2.La justice, vertu fondée sur la dignité humaine, qui exige un exercice correct de la raison et un éclairage divin. La reconnaissance et le respect de la liberté de conscience sont des conditions de la justice dans nos sociétés.

3.La nature dynamique su concept de justice permet de répondre aux nouveaux défis du monde.

4.Les leaders religieux, les institutions et tous les croyants ont le devoir de dénoncer injustices et oppressions et de favoriser la justice. Nos religions doivent pousser les hommes à collaborer afin que la justice et la paix soient des réalités.

5.Par le dialogue et la coopération, musulmans et catholiques doivent approfondir leur mutuelle compréhension, afin de promouvoir partout la justice.

6.Nos réunions doivent porter des fruits qui doivent être transmis à nos fidèles respectifs dans la perspective d'une application réelle dans nos communautés et dans le monde.

Enfin, les participants à la Rencontre ont exprimé leur joie d'être reçus par le Pape, qui les a encouragé à poursuivre un dialogue sincère et fructueux. La prochaine Rencontre, qui sera précédée d'une réunion préparatoire, se déroulera dans deux ans à Téhéran (Iran).

AUDIENCES

Cité du Vatican, 21 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier en audience le Cardinal Walter Kasper.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 21 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.George Antonysamy, Archevêque de Madras-Mylapore (superficie 3.160, population 8.222.000, catholiques 327.329, prêtres 326, religieux 1.782), en Inde. Jusqu'ici Nonce apostolique au Liberia, en Gambie et en Sierra Leone, il succède à Mgr.A.Malayappan Chinappa, SDB, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Lorenzo Piva, Chef de bureau près la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Camillus Nimalan Johnpillai, Chef de bureau près la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

mardi 20 novembre 2012

"L'ENFANCE DE JESUS"

Cité du Vatican, 20 novembre 2012 (VIS). "L'enfance de Jésus", le troisième volume de l'oeuvre de Benoît XVI intitulée "Jésus de Nazareth", sera en librairie à partir de demain dans une cinquantaine de pays. Publié en diverses langues, le premier tirage est d'un million d'exemplaires. Dans les mois à venir, l'ouvrage sera disponible dans d'autres langues afin d'être distribué dans 72 pays. Ce prologue au thème (176 pages, 4 chapitres et un épilogue), comme l'a défini le Saint-Père, sera présenté ce matin par le Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la culture, Mme Maria Clara Bingemer, professeur près l'Université catholique de Rio de Janeiro, le P.Giuseppe Costa, SDB, Directeur de la Librairie Editrice vaticane (éditeur avec Rizzoli pour l'Italie), et le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège.

Le premier chapitre est consacré à la généalogie de Jésus telle que la fournissent les Evangiles de Mathieu et Luc quoique de manière différente, sans que cela ne change rien au plan symbolique et théologique. De fait, ses origines comme sa place dans l'histoire constituent l'aube d'une nouvelle ère du monde. Le second s'attache à l'annonce de la naissance du Baptiste puis à de celle de Jésus. Dans le récit par Luc du dialogue entre Marie et Gabriel on voit que Dieu cherche un nouvel accès au monde par le biais d'une femme. Citant saint Bernard, Joseph Ratzinger montre que pour libérer l'humanité du péché Dieu a besoin d'une libre soumission à sa volonté. Créant la liberté, il s'est d'une certaine manière rendu dépendant de l'homme. Son pouvoir est lié au oui libre d'un être humain. Grâce au consentement de Marie, l'histoire du salut peut enfin débuter. Le troisième chapitre aborde le mystère de la Nativité en le replaçant dans le contexte historique de l'empire d'Auguste et son caractère universel. Ainsi permet-il l'entrée en scène d'un sauveur universel, dans ce qu'on appelle la plénitude du temps. Les éléments du récit de la Nativité sont riches de sens: la pauvreté dans laquelle le véritable premier né de l'univers choisit de se révéler, la splendeur cosmique qui enveloppe la crèche, l'amour privilégié de Dieu pour les pauvres qui est manifesté dans l'annonce aux bergers, les mots du Gloria, dont la traduction est objet de controverses. Le dernier chapitre est consacré aux mages qui, ayant vu se lever l'étoile du roi des Juifs, vinrent l'adorer, puis à la fuite en Egypte. Le profil des mages, qui est tracé au moyen d'informations scientifiques, révèle l'inquiétude d'une humanité en attente et l'attente qui caractérise l'esprit humain. L'épilogue aborde l'épisode conclusif de l'enfance de Jésus, lorsque âgé de douze ans il s'éloigne de ses parents au Temple pour discuter avec les docteurs, puis le premier épisode de sa vie publique qu'est son baptême au Jourdain. Ainsi que le rapporte Luc, le fait de grandir en sagesse et en grâce manifeste le mystère de sa nature divine et humaine à la fois.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 20 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience les divers éditeurs du troisième volume de "Jésus de Nazareth".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 20 novembre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Gonzalo Alonso Calzada Guerrero, Auxiliaire de l'Archevêque d'Antequera Oaxaca (Mexique). L'Evêque élu, né en 1964 à San Luis de la Paz (Mexique) et ordonné prêtre en 1989, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire diocésain de Celaya (Mexique). Licencié en études bibliques, il a été curé de paroisses.

Mgr.Marián Chovanec, Evêque de Banská Bystrica (superficie 6.750, population 614.800, catholiques 400.500, prêtres 172, diacres 2, religieux 406), en Slovaquie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Evêque de Nitra (Slovaquie) et Vicaire Général de ce même diocèse.

lundi 19 novembre 2012

VISITE DU PRESIDENT BENINOIS

Cité du Vatican, 19 novembre 2012 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin le Président béninois M.Thomas Boni Yayi, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat, assisté de Mgr.Ettore Balestrero, Sous Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont d'abord permis "de souligner la cordialité des relations entre le Bénin et le Saint-Siège, dont témoigne notamment le voyage que le Saint-Père a effectué l'an dernier dans ce pays. Ils ont également été l'occasion d'évoquer la participation de l'Eglise au développement de la société béninoise. Il a en outre été question de la valeur des cultures africaines et de lu rôle que joue l'Eglise dans l'éducation à la paix et à la réconciliation, ainsi que des grandes questions intéressant le continent alors que le chef de l'état béninois préside l'Union africaine".

TOUT PASSE MAIS NON LA PAROLE DE DIEU

Cité du Vatican, 18 novembre 2012 (VIS). A l'angélus dominical, le Saint-Père a commenté la lecture du jour rapportant les paroles de Jésus sur les derniers temps et que l'on considère comme un des textes les plus difficiles des Evangiles. "Cette difficulté -a-t-il dit- vient autant de son contenu que du langage: il est en effet question d'un avenir qui dépasse nos catégories, et c'est pourquoi Jésus utilise des images et des paroles reprises de l'Ancien Testament, mais y insère surtout un nouveau centre qui est lui-même, le mystère de sa personne et de sa mort et résurrection... C'est Jésus qui relie le présent et l'avenir. Les anciennes paroles des prophètes ont finalement trouvé leur accomplissement en la personne du Messie nazaréen: c'est lui le véritable avènement qui, au milieu des bouleversements du monde reste le point ferme et stable".

"Nous savons que dans la Bible, la Parole de Dieu est à l'origine de la création: toutes les créatures, à partir des éléments cosmiques...obéissent à la Parole de Dieu, et n'existent que parce qu'elles ont été appelées par elle. Cette puissance créatrice de la Parole divine s'est concentrée en Jésus-Christ, Verbe fait chair, et passe aussi à travers ses paroles humaines qui sont le vrai firmament qui oriente la pensée et le cheminement de l'homme sur la terre. C'est pourquoi Jésus ne décrit pas la fin du monde, et lorsqu'il utilise des images apocalyptiques, il ne se comporte pas comme un voyant. Au contraire, il veut soustraire ses disciples de toutes les époques à la curiosité des dates, des prévisions et veut au contraire leur donner une clef de lecture profonde, essentielle, et indiquer surtout la juste voie sur laquelle cheminer, aujourd'hui et demain, pour entrer dans la vie éternelle. Tout passe, nous rappelle le Seigneur, mais la Parole de Dieu ne passe pas et, face à elle, chacun de nous est responsable de son comportement. C'est sur cette base que nous serons jugés... A notre époque aussi les catastrophes naturelles ne manquent pas, ni même, malheureusement, les guerres et les violences. Aujourd'hui aussi nous avons besoin d'un fondement stable pour notre vie et notre espérance, d'autant plus à cause du relativisme dans lequel nous sommes immergés. Que la Vierge Marie nous aide à accueillir ce centre dans la personne du Christ et dans sa Parole", conclu Benoît XVI.

Ensuite, dans ses saluts en différentes langues, le Pape a rappelé qu'hier à Pergamino (Argentine) María Creccencia Pérez (1897-1932), religieuse de la congrégation des Filles de María Santissima del Huerto, connue sous le nom de Sœur Douceur a été proclamée bienheureuse . "Elle fut un modèle de douceur évangélique animée par la foi. Rendons grâce à Dieu pour son témoignage", a ajouté le Pape.

BENOIT XVI SALUE LE NOUVEAU PATRIARCHE COPTE

Cité du Vatican, 18 novembre 2012 (VIS). Aujourd'hui, dans la cathédrale St.Marc du Caire (Egypte) s'est déroulée l'intronisation de SS Tawadros II, 118 Patriarche de l'Eglise orthodoxe copte, élu le 4 novembre. Le Cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens était présent, porteur d'une lettre du Saint-Père. Dans le texte, Benoît XVI souhaite à Tawadros II que d'abondants dons spirituels le fortifient dans son nouveau ministère "pour guider le clergé et les laïcs sur les chemins de la sainteté, pour le bien de votre peuple et la paix et l'harmonie de toute la société". Le Saint-Père y évoque aussi son prédécesseur Shenouda III, très attentif à l'amélioration des relations avec les autres Eglises chrétiennes, manifestant le souhait que cette préoccupation perdure pour "renforcer notre espérance qu'un jour tous ceux qui suivent le Christ se retrouvent réunis dans l'amour et la réconciliation que le Seigneur désire ardemment... Je prie l'Esprit Saint afin qu'il vous soutienne dans votre ministère, pour que le troupeau confié à vos soins puisse faire l'expérience de l'enseignement du Bon Pasteur. Qu'ils soient bénis avec la sérénité d'offrir leur précieuse contribution au bien de la société et au bien être de tous vos compatriotes! Je prie aussi pour que les rapports entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe copte s’accroissent, non seulement dans un esprit de collaboration fraternelle, mais aussi dans l'approfondissement du dialogue théologique qui nous permet de grandir dans la communion et de rendre témoignage au monde de la vérité salvatrice de l'Evangile".

BENOIT XVI REÇOIT DES EVEQUES FRANÇAIS

Cité du Vatican, 17 novembre (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu un groupe d'évêques français achevant leur visite Ad Limina. La France, leur a-t-il dit, "est riche d’une longue histoire chrétienne qui ne peut être ignorée ou diminuée, et qui témoigne avec éloquence d'une vérité qui configure encore aujourd’hui sa vocation singulière... L’Année de la foi nous permet de grandir en confiance dans la force et la richesse intrinsèques du message évangélique. A combien de reprises n’avons-nous pas constaté que ce sont les mots de la foi, ces mots simples et directs qui sont chargés de la sève de la Parole divine, qui touchent le mieux les cœurs et les esprits et apportent les lumières les plus décisives?.. Dans les débats importants de société, la voix de l’Eglise doit se faire entendre sans relâche et avec détermination. Elle le fait dans le respect de la tradition française en matière de distinction entre la sphère de compétences de l'Eglise et de celles de l’Etat. Dans ce contexte, précisément, l’harmonie qui existe entre la foi et la raison vous donne une assurance particulière. Le message du Christ et de son Eglise n’est pas seulement porteur d’une identité religieuse qui demanderait à être respectée comme telle. Il porte une sagesse qui permet d’envisager avec rectitude les réponses concrètes aux questions pressantes, et parfois angoissantes, des temps présents. En continuant d’exercer, comme vous le faites, la dimension prophétique de votre ministère épiscopal, vous apportez dans ces débats une parole indispensable de vérité, qui libère et ouvre les cœurs à l’espérance".

"La France peut s’honorer de compter parmi ses fils et ses filles nombre d’intellectuels de haut niveau dont certains regardent l’Eglise avec bienveillance et respect. Croyants ou non, ils sont conscients des immenses défis de notre époque, où le message chrétien est un point de repère irremplaçable". Puis il a évoqué la vitalité des communautés religieuses, et notamment monastiques", qui apportent "un témoignage radical sur la manière dont l’existence chrétienne, précisément lorsqu’elle se met entièrement à la suite du Christ, réalise pleinement la vocation humaine à la vie bienheureuse. La société tout entière, et non seulement l’Eglise, est grandement enrichie par ce témoignage". Et de rappeler que "l’action liturgique de l’Eglise fait aussi partie de sa contribution à l’œuvre civilisatrice... Le respect des normes établies exprime l’amour et la fidélité à la foi de l’Eglise, au trésor de grâce qu’elle garde et transmet. La beauté des célébrations, bien plus que les innovations et les accommodements subjectifs, fait œuvre durable et efficace d’évangélisation".
"Grande est aujourd’hui votre préoccupation pour la transmission de la foi aux jeunes générations... Les défis ne manquent pas dans ce domaine, qu’il s’agisse de la difficulté liée au passage de la foi reçue familiale ou sociale, de celle de la foi assumée personnellement au seuil de l’âge adulte, ou encore, de la difficulté d’une véritable rupture dans la transmission, lorsque se succèdent plusieurs générations désormais éloignées de la foi vivante. Il y a également l’énorme défi à vivre dans une société qui ne partage pas toujours les enseignements du Christ, et qui parfois cherche à ridiculiser ou à marginaliser l’Eglise en désirant la confiner dans l’unique sphère privée. Pour relever ces immenses défis, l’Eglise a besoin de témoins crédibles... Conscients de la force de l’exemple, vous saurez aussi trouver les mots et les gestes pour encourager les fidèles à incarner cette unité de vie. Ils doivent sentir que leur foi les engage, qu’elle est pour eux libération et non fardeau, que la cohérence est source de joie et de fécondité. Cela vaut aussi bien pour leur attachement et leur fidélité à l’enseignement moral que pour le courage à afficher leurs convictions chrétiennes, sans arrogance mais avec respect, dans les divers milieux où ils évoluent. Ceux d’entre eux qui sont engagés dans la vie publique ont une responsabilité particulière. Avec les évêques, ils auront à cœur d’être attentifs aux projets de lois civiles pouvant porter atteinte à la protection du mariage entre l’homme et la femme, à la sauvegarde de la vie de la conception jusqu’à la mort, et à la juste orientation de la bioéthique en fidélité aux documents du magistère. Il est plus que jamais nécessaire que de nombreux chrétiens prennent le chemin de service du bien commun en approfondissant notamment la doctrine sociale de l’Eglise".

LA SCIENCE CHRETIENNE DE LA SOUFFRANCE DANS LES HOPITAUX

Cité du Vatican, 17 novembre 2012 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a reçu les participants à la conférence du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, qui réfléchissaient sur "l'hôpital, lieu d'évangélisation, mission humaine et spirituelle". Il leur a rappelé que "l'Eglise s'adresse toujours avec le même esprit de partage fraternel à ceux qui vivent l'expérience de la douleur, animée par l'Esprit de Celui qui, avec la puissance de l'amour, a redonné son sens et sa dignité au mystère de la souffrance. Avec les mêmes accents d'espérance, l' Eglise interpelle aussi les professionnels et volontaires des services de santé. Vous avez une vocation particulière qui nécessite des études, de la sensibilité et de l'expérience. Cependant, celui qui choisit de travailler dans le monde de la souffrance en vivant son activité comme une mission humaine et spirituelle, a besoin d'une autre compétence qui va au-delà des diplômes. Il s'agit de la science chrétienne de la souffrance indiquée explicitement par le Concile comme la seule vérité capable de répondre au mystère de la souffrance... Le Christ n'a pas supprimé la souffrance et n'a pas voulu non plus en dévoiler entièrement le mystère, mais il l'a prise sur lui et cela suffit à ce que nous en comprenions toute la valeur".

"Soyez des experts qualifiés de cette science chrétienne de la souffrance! Le fait d'être catholique, sans crainte, vous donne une plus grande responsabilité dans la société et dans l'Eglise... Voilà un engagement de nouvelle évangélisation aussi en ces temps de crise économique qui voit diminuer les ressources consacrées à la protection de la santé. C'est justement dans un tel contexte que les hôpitaux et les structures d'assistance doivent repenser leur rôle afin que la santé, bien universel à assurer et défendre, ne devienne pas une simple marchandise soumise aux lois du marché et donc un bien réservé à quelques-uns. La dignité de la personne souffrante doit faire l'objet d'une attention particulière et ne doit jamais être oubliée, en appliquant aussi en matière de politique de la santé le principe de subsidiarité et le principe de solidarité... Il est souhaitable que le langage de la science chrétienne de la souffrance auquel appartiennent la compassion, la solidarité, le partage, l'abnégation, la gratuité, le don de soi, devienne le lexique universel de ceux qui œuvrent dans le domaine de la santé... Dans cette perspective, les hôpitaux sont considérés comme un lieu privilégié d'évangélisation afin que là où l'Eglise se fait véhicule de la présence de Dieu, elle devienne en même temps l'instrument d'une véritable humanisation de l'homme et du monde... En gardant à l'esprit qu'au centre de l'activité médicale et de soins, se trouve le bien-être de l'homme dans sa condition la plus fragile et vulnérable, de l'homme en quête de sens face au mystère insondable de la douleur, on peut concevoir l'hôpital comme un lieu où la relation de soin n'est pas un métier mais une mission". Le Saint-Père a conclu son discours en s'adressant aux malades: "Votre témoignage silencieux est un signe efficace et un instrument d'évangélisation pour les personnes qui vous soignent et pour vos familles, dans la certitude qu'aucune larme de celui qui souffre ou de qui lui est proche, ne sera perdue devant Dieu".

LE PARVIS DES GENTILS AU PORTUGAL

Cité du Vatican, 17 novembre 2012 (VIS). le Saint-Père a fait parvenir un message aux participants à la session portugaise du Parvis des gentils, qui s'est tenue les 16 et 17 à Guimares et à Braga, avec pour thème la valeur de la vie: La conscience de la sacralité de la vie, y écrit Benoît XVI, est un héritage moral de l'humanité. L'homme "n'est pas un produit casuel de l'évolution, et chacun de nous est fruit de la pensée de Dieu qui nous aime... Si Dieu nous aime c'est que toute personne est digne de vivre. Révélant la grandeur de l'amour du Père, le sang du Christ montre combien l'homme est précieux à ses yeux, combien tout vie humaine est inestimable. Aujourd'hui, l'homme a voulu se soustraire au regard créateur et rédempteur du Père, en s'appuyant sur lui même et non sur le pouvoir divin. Comme dans un édifice de ciment armé démuni de fenêtres où l'homme serait contraint d'assumer l'éclairage et l'aération, transformant les ressources de Dieu en produits humains. Face à cela il faut rouvrir les fenêtres, embrasser de nouveau le vaste monde...et utiliser ce trésor de manière juste. La valeur de la vie n'est évidente que si Dieu existe. Il serait donc bon que les non croyants acceptent de vivre comme si Dieu existait. Si nous n'avons pas la force de croire, vivons au moins sur la base de cette hypothèse... Tant de problèmes sont à résoudre, qui ne le seront vraiment que si Dieu est replacé au centre de tout. Dieu doit à nouveau être visible au monde et déterminant pour notre existence. Qui s'ouvre à Dieu ne s'éloigne pas de l'humanité mais trouve des frères. En Dieu, tous frères, les murs de séparation tombent puisque nous appartenons les uns aux autres".

POSSESSIONS CARDINALICES

Cité du Vatican, 19 novembre 2012 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales communique que, dimanche 25 novembre à 19 h, le Cardinal Dominik Duka, OP, Archevêque de Prague (République Tchèque), prendra possession du titre des Sts.Pierre et Marcellin.

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