Cite
du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Au nom du Pape, le Cardinal
Secrétaire d'Etat a fait parvenir hier un message à la
conférence qui se tient près l’Université pontificale
grégorienne à l’occasion du cinquantième anniversaire du Traité
de l’Elysée, organisée par les ambassades de France et
d’Allemagne près le Saint-Siège ("Cinquante années d’amitié
franco-allemande au service de l’Europe. L’Union Européenne, un
modèle pour d’autres réconciliations?"). Le Cardinal
Tarcisio Bertone y écrit notamment que la commémoration d’une
étape importante de réconciliation et de compréhension entre
français et allemands, rappelle aussi "l’engagement personnel
des pères du traité, Charles De Gaulle et Konrad Adenauer. Déjà
avant la signature du traité, les deux grands protagonistes de
l’Europe d’après guerre, avec leur participation à une messe de
réconciliation en la cathédrale de Reims, soulignèrent que la
politique se fonde sur des principes qu’elle ne peut pas se donner
à elle-même. La loi morale naturelle, inscrite par le Créateur
dans le cœur de l’homme, les valeurs et les droits humains modelés
par l’Evangile constituent le fondement d’une politique qui se
met vraiment au service de la justice et de la paix, ainsi que du
progrès de la famille humaine tout entière. C’est sur ce
fondement qu’à l’avenir l’action politique devra aussi se
construire, afin que tout ce qui a été atteint ensemble ne soit pas
sapé par de nouveaux défis et par des intérêts particuliers
aveugles, ou ne soit pas non plus abandonné. La paix est une tâche
qui dure et qui doit toujours être accomplie à nouveau". C'est
dans ces sentiments que le Saint-Père invoque sur les participants,
ainsi que sur la France et l’Allemagne, la protection divine pour
un avenir de paix et de liberté de toute l’Europe. Parmi les
participants, Mme.Annegret Kramp-Karrenbauer, Ministre Président du
Land de Sarre et Chargée des relations franco-allemandes, M.Michel
Barnier, Commissaire européen pour le marché intérieur et les
services financiers, M.Jacques Santer, ancien Président de la
Commission européenne.
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vendredi 8 février 2013
DECES DU CARDINAL CHELI
Cite
du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un
télégramme de condoléances à l'Evêque d'Asti (Italie), à la
suite du décès, à 94 ans, du Cardinal Giovanni Cheli, Président
émérite du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations. Il
y rappelle sa carrière de Curie, son service en Secrétairerie
d'Etat, puis ses fonctions d'Observateur près les Nations-Unies, et
enfin sa présidence du Conseil pour la pastorale des migrations. Il
laisse également le souvenir d'une existence entièrement vécue à
l'enseigne de sa vocation sacerdotale, attentive aux besoins des
fidèles et en particulier à la formation chrétienne de la
jeunesse. La messe de funérailles du Cardinal Cheli sera présidée
par le Cardinal Doyen, demain à 17 h à l'autel de la Cathedra de la
Basilique vaticane.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en
audiences séparées:
Le
Cardinal Willem Jacobus Eijk, Archevêque d'Utrecht (Pays-Bas).
Dix
prélats de la Conférence épiscopale du Latium (Italie), en visite
Ad Limina:
Mgr.Vincenzo
Pelvi, Ordinaire militaire.
Mgr.Vincenzo
Apicella, Evêque de Velletri-Segni.
Mgr.Marcello
Semeraro, Evêque d'Albano.
Mgr.Gino
Reali, Evêque de Porto-Santa Rufina.
Mgr.Ernesto
Mandara, Evêque de Sabina-Poggio Mirteto.
Mgr.Domenico
Sigalini, Evêque de Palestrina.
Mgr.Mauro
Parmeggiani, Evêque de Tivoli.
Mgr.Raffaello
Martinelli, Evêque de Frascati.
Dom
Mauro Meacci, OSB, Abbé de l'abbaye territoriale de Subiaco.
Le
P.Emiliano Fabbricatore, OSBI, Archimandrite et Exarque de l'abbaye
territoriale de Grottaferrata.
Le
Cardinal Angelo Sodano, Doyen du Sacré Collège.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 8 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé
Mgr.Michele Pennisi, Archevêque de Monreale (superficie 1.509,
population 233.010, catholiques 229.892, prêtres 134, diacres 7,
religieux 190), en Italie. Jusqu'ici Evêque de Piazza Armerina
(Italie), il succède à Mgr.Salvatore Di Cristina, dont la
renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée
pour limite d'âge.
jeudi 7 février 2013
CULTURE ET PASTORALE DE LA JEUNESSE
Cite
du Vatican, 7 février 2013 (VIS). A l'occasion de leur assemblée
plénière, consacrée aux cultures émergentes parmi les jeunes, le
Pape a reçu le Conseil pontifical pour la culture, qu'il a salué
pour son apport "à l'action de l'Eglise auprès de la jeunesse.
La jeunesse est une réalité complexe qu'on ne saurait limiter à un
univers culturel homogène". Il s'agit plutôt d'un horizon
"caractérisé par une pluralité de visions, de perspectives de
de stratégies". Or on enregistre dans la société un climat
d'instabilité diffuse. "L'incertitude et la fragilité de
nombre de jeunes les pousse souvent à la marginalité, les rendant
presque invisibles et absents dans les mécanismes socio-culturels...
La sphère affective et émotionnelle est fortement marquée par ce
climat, qui s'exprime notamment par des phénomènes apparemment
contradictoires comme la mise en spectacle de la vie privée ou un
repli individualiste voire narcissique... La dimension religieuse, la
foi et l'appartenance à l'Eglise sont souvent vécues comme une
affaire privée. Certes les manifestations positives ne manquent pas,
comme le volontariat ou des expériences de foi profonde et sincère.
Un peu partout dans le monde, on "enregistre des efforts pour
bâtir une société respectueuse de la liberté et de la dignité de
tous, des petits et des faibles avant tout. Réconfortants, ils
aident à dresser un tableau précis et objectif des cultures
émergentes dans la jeunesse. On ne saurait se contenter de lire les
comportements culturels des jeunes à l'aide de critères préfixés
devenus des lieux communs, ou de les analyser à l'aide de méthodes
dépassés qui partent de catégories culturelles obsolètes. Nous
sommes en présence d'une réalité complexe mais fascinante qui doit
être comprise en profondeur et abordée avec empathie. Il faut
savoir en identifier axes et développements". Avec leurs
expressions culturelles et leurs attentes, beaucoup de jeunes dans le
Tiers Monde sont "un défi lancé à la société globale de la
consommation, à la culture des privilèges acquis par un petit
nombre d'occidentaux. Ces cultures émergentes sont d'autant plus
importantes qu'elles révèlent un appel à l'aide ou une provocation
que l'Eglise comme la société ne sauraient ni ignorer ni négliger".
Puis
Benoît XVI a rappelé avoir plusieurs fois parlé d'alarme
éducative, qui intéresse "plusieurs dimensions de la personne
et de ses relations fondamentales...comme les difficultés d'emploi,
de fidélité face aux responsabilités. Il s'agit pour l'avenir du
monde et de l'humanité d'un appauvrissement qui n'est pas seulement
socio-économique mais avant tout spirituel. Sans espérance, les
jeunes n'avanceraient pas et n'entreraient pas dans les dynamiques de
l'histoire, avec leur vitalité et leur capacité d'anticipation. On
se retrouverait dans un monde replié sur lui même, sans confiance
en soi ni regard positif sur le lendemain. Conscients de tant de
problèmes, qui touchent aussi à la foi et à l'appartenance à
l'Eglise, nous devons renouveler notre confiance dans la jeunesse et
réaffirmer l'intérêt que l'Eglise porte à sa condition et à ses
modes culturels. L'Eglise doit en faire des points incontournables de
son action pastorale... Confiante dans les jeunes et dans leur
énergie, l'Eglise place en eux ses espoirs. Elle a besoin de leur
vitalité pour continuer avec un nouvel élan la mission que le
Christ lui a confiée. J'espère donc vivement que l'Année de la foi
soit également pour les jeunes une occasion de redécouvrir et
renforcer leur amitié avec le Christ, de qui vient la joie et
l'enthousiasme nécessaires à la transformation des cultures et des
sociétés".
AUDIENCE A LA FRATERNITE ST.CHARLES BORROMEE
Cite
du Vatican, 7 février 2013 (VIS). Hier, le Saint-Père a brièvement
reçu les membres de la Fraternité sacerdotale St.Charles Borromée,
une société de vie apostolique née du mouvement Communion et
Libération et fondé avant d'être prêtre Mgr.Massimo Camisasca,
aujourd'hui Evêque de Reggio Emilia-Guastalla (Italie). Etaient
présents l'Abbé Paolo Sottopietra, supérieur de la Fraternité, et
l'Abbé Julián Carrón, Président de CL. Evoquant le défunt
fondateur, Benoît XVI a rappelé "sa foi, sa joie, sa force et
la richesse de ses idées, sa créativité dans la foi. Une amitié
est née entre nous et grâce à lui j'ai mieux connu la
communauté... J'ai également connu Massimo Camisasca, avec qui nous
avons discuté de tant de choses. J'ai connu sa créativité
artistique, sa capacité à voir et interpréter les signes des
temps, sa grande compétence de prêtre éducateur... C'est donc bien
de voir grandir une fraternité sacerdotale dans l'esprit de saint
Charles Borromée qui demeure un modèle de grand pasteur, stimulé
par l'amour du Christ et attentif aux petits qu'il aime en faisant
croître la foi et grandir l'Eglise. Votre société est désormais
solide et elle suscite des vocations. Mais il y a besoin d'ouverture
afin de trouver, d'accompagner, d'aider et guider ces vocations vers
la maturité. De ce grand effort de formation je remercie
Mgr.Camisasca. L'éducation est plus que jamais fondamentale pour la
croissance de la vérité, pour la croissance de notre conscience
d'être fils de Dieu et frères du Christ".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 7 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en
audiences séparées:
Mme.Annegret
Kramp-Karrenbauer, Ministre Président du Land de Sarre (Allemagne).
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
mercredi 6 février 2013
UNE CLEF POUR COMPRENDRE LE MONDE
Cité
du Vatican, 6 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a consacré la
catéchèse de la l'audience générale au symbole de la foi, en
commentant le titre de Créateur du ciel et de la terre fourni par la
Genèse: Dieu, qui est l'origine de toute chose, a-t-il rappelé,
"déploie sa toute puissance de père aimant dans la beauté de
la création...et prend soin de ses créature avec une fidélité qui
ne se dément jamais. La création permet de connaître et
reconnaître la toute puissance et la bonté du Seigneur. Elle est un
appel à la foi des croyants pour qu'ils annoncent que Dieu est
créateur... C'est dans l'Ecriture qu'à la lumière de la foi
l'intelligence humaine peut trouver la clef de compréhension du
monde". Le premier livre de la Genèse est consacré à la
création du monde. "Tout ce que Dieu a créé est beau et bon,
rempli de sagesse et d'amour. Son oeuvre créative apporte ordre,
harmonie et beauté, et la Genèse montre que Dieu créé par la
parole. Dix fois trouve-t-on la phrase: Et Dieu dit... La vie naît
et le monde existe parce que tout obéit à la parole divine. Parler
de création a-t-il encore un sens aujourd'hui, face à la
science?... La Bible, qui n'est pas un manuel de sciences naturelles,
sert à comprendre la vérité des choses...c'est à dire que le
monde n'est pas un simple ensemble de forces contraposées mais qu'il
trouve origine et stabilité dans le Logos, dans la raison éternelle
de Dieu qui soutient l'univers. Il existe un dessein sur le monde qui
naît de cette raison et de l'esprit créateur".
"Au
sommet de la création, il y a l'homme, le seul être capable de
connaître et aimer son créateur". Le troisième livre de la
Genèse permet "de savoir quel est le projet de Dieu envers
l'homme, façonné à partir de la boue. Ce qui signifie que nous ne
sommes pas Dieu, que nous ne nous sommes pas faits par nous mêmes,
que nous venons de la bonne terre oeuvre du créateur... Au-delà des
catégories de l'histoire et de la culture, au-delà de toute
différence sociale, nous constituons une seule humanité réalisée
à partir de la seule argile de Dieu...qui a insufflé son esprit sur
un corps modelé d'argile". Chacun de nous est porteur de ce
souffle vital divin. Etant placés sous la protection spéciale de
Dieu, "la dignité humaine est inviolable . Elle échappe ainsi
à toute tentative de juger la personne selon des critères de
pouvoir. Toujours dans la Genèse, "on trouve deux images
importantes: le jardin contenant l'arbre de la connaissance du bien
et du mal, et le serpent. Le premier indique que le lieu où Dieu a
placé l'homme n'est pas une forêt sauvage mais un lieu ordonné et
protecteur. Ainsi l'homme doit-il reconnaître que le monde n'est pas
une propriété qu'il peut saccager ou exploiter mais un cadeau du
créateur...devant être cultivé dans le respect et l'harmonie,
selon la logique et le dessein de Dieu... Le serpent fait soupçonner
que l'alliance avec Dieu soit une soumission privant l'homme de la
liberté comme des plus belles choses de la vie. Or il existe la
tentation de bâtir seuls ce monde sans accepter le fait d'être des
créatures, Dieu étant vu comme un poids dont il faudrait se
libérer. Si la rapport avec Dieu est faussé, si sa place n'est pas
respectée, tout est altéré. L'autre devient un rival et une
menace. Après avoir cédé à la tentation, Adam accusa Eve de
tout".
"Le
péché génère le péché et tous les péchés de l'histoire sont
liés. C'est un point qui oblige à parler du péché originel.
Quelle est sa réalité? Est-ce difficile à comprendre?... Il faut
avant tout se souvenir qu'aucun homme n'est clos en lui même... Tous
nous recevons la vie de l'autre, chaque jour et pas seulement dans la
naissance. L'être humain implique" la relation à autrui. Le
rapport d'amour avec Dieu se reflète dans celui aux autres. "Le
péché est la privation ou la destruction de la relation avec Dieu
en se mettant soi-même à sa place, ce qui détruit ou compromet ce
rapport fondamental. Le péché détruit tout cela. "Si la
structure relationnelle de l'humanité est faussée à la base,
l'individu entre dans un monde instable, troublé par le péché qui
le marque lui même. Le péché originel blesse et réduit la nature
humaine. Or l'homme ne peut se sauver ni se racheter par lui même
car seul le Créateur est en mesure de rétablir de justes
relations... Ceci advient en Jésus-Christ, qui accomplit le parcours
inverse de celui d'Adam... Alors qu'Adam ne reconnaît pas son statut
d'être créé et entend prendre la place de Dieu, Jésus, le Fils de
Dieu, est en parfaite harmonie filiale avec le Père. En s'abaissant
il est devenu le serviteur et a parcouru la voie de l'amour en
s'humiliant jusqu'à la mort sur la croix. Ainsi a-t-il pu rétablir
l'ordre et le juste rapport de l'homme avec Dieu. La Croix est
devenue le nouvel arbre de la vie... Vivre de la foi signifie
reconnaître la grandeur de Dieu et admettre notre petitesse, notre
condition de créatures, en laissant Dieu nous envelopper de son
amour. Avec son poids de malheur et de souffrance, le mal est un
mystère qui doit être à la lumière de la foi, qui seule nous
assure pouvoir en être libérés".
INTENTIONS DE PRIERE POUR FEVRIER
Cité
du Vatican, 6 février 2013 (VIS). L'intention de prière générale
de Benoît XVI pour février est: "Pour
que les familles de migrants, les mères en
particulier, soient soutenues et accompagnées dans leurs
difficultés".
Son
intention missionnaire est: "Pour que ceux
qui souffrent de guerres et de conflits soient les protagonistes d’un
futur de paix".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 6 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en
audience les participants à l'assemblée générale de la Fraternité
sacerdotale St.Charles Borromée.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 6 février 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Erigé
en diocèse, avec les mêmes caractéristiques, la prélature
territoriale de Cametá (Brésil).
Nommé
Mgr.Jesús María Cizaurre Berdonces, OAR, premier Evêque de Cametá
(Brésil), jusqu'ici Prélat de cette même circonscription.
Nommé
l'Abbé Valdir Mamede, Auxiliaire de l'Archevêque de Brasília
(Brésil). L'Evêque élu, né en 1961 à Silvianópolis (Brésil) et
ordonné prêtre en 1988, était jusqu'ici Vicaire judiciaire de ce
même diocèse. Docteur en droit canonique, il a été depuis 1992
curé de paroisses dans le même diocèse.
mardi 5 février 2013
SAINT PIERRE DANS L'ART
Cite
du Vatican, 5 février 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse
du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil
pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté
l'exposition intitulée Le chemin de Pierre, qui sera inaugurée
demain au Château St.Ange par le Cardinal Secrétaire d'Etat. Il
était assisté de l'Abbé Alessio Geretti, Commissaire de
l'exposition, et de Mme.Daniela Porro, Coordinateur des Musées de
Rome. Cette manifestation qui s'insère, dans l'Année de la foi,
propose des oeuvres d'art allant du V au XX siècle prêtées par
neuf pays. Pourquoi une telle exposition, s'est d'abord demandé
Mgr.Fisichella: "La foi n'implique pas que les croyants car elle
exprime l'exigence de l'introspection qui permet de cueillir le désir
de Dieu résident dans le coeur de tout être humain. Au plan
culturel, notre époque se caractérise" par de fortes
contradictions. "D'une part on y enregistre la lassitude et
l'indifférence qui touchent la foi, comme cela ne regardait plus
qu'une minorité de gens âgés, sans aucun attrait pour la jeunesse.
De l'autre on constate un enthousiasme excessif pour les progrès
scientifiques et de nouveaux modes de vie envisagés comme solutions
aux graves problèmes de notre temps. C'est ainsi qu'on en arrive
souvent à soutenir qu'il est bon de limiter l'espace de la foi à la
sphère privée, de lui retirer toute influence socio-culturelle. Il
est pourtant facile de voir combien s'accroît le désir des beautés
de la nature et de l'art!".
"Heureusement
l'homme cherche aujourd'hui encore quelque chose de supérieur, de
plus élevé et profond, l'âme étant animée par le désir de
connaître et d'admirer...d'aller à la recherche d'une contemplation
non éphémère. Au long des siècles la beauté a produit art et
culture, des oeuvres qui suscitent toujours l'admiration du génie
d'artistes animés par la foi et la créativité. C'est pour répondre
à cette attente et à la nostalgie de Dieu qui habite tant de
personnes que cette exposition a été conçue comme un parcours
temporel qui permet de saisir un des personnages ayant le plus
interpellé les artistes à cause du mystère dont il est porteur".
Ce chemin de Pierre dans l'art le présente comme "une icône de
l'humanité qui cherche et trouve". Si Pierre eut des faiblesses
et trahit, il sût demander pardon. Animé par l'amour et une
expérience extraordinaire, il quitta tout pour annoncer au monde le
mystère de la Résurrection. Sa vie fut un chemin de foi...que les
artistes ont retenu et su exprimer grâce à leur génie. Nombreuses
sont les oeuvres dont la beauté en atteste. Cette exposition, qui se
veut aussi un parcours de foi, est un encouragement à percevoir
l'exigence de croire face au besoin de sens que l'existence pose.
Devant une oeuvre d'art le non croyant et le croyant ne réagissent
pas de la même manière, même si la beauté qu'elle exprime les
appelle tous à l'écoute d'un message qui doit s'entendre dans le
silence de la contemplation... C'est un des motifs pour lesquels
l'exposition n'a pas été envisagée dans un espace religieux mais
dans un lieu ouvert, accessible à tous sans contrainte et
conditionnement, la seule motivation étant l'intérêt pour la
culture. L'art authentique sait comment impliquer qui le regarde, et
c'est une bonne chose que de ne pas trop forcer les choses par un
discours qui risquerait d'affaiblir le message".
UNE ESTIME PARTAGEE
Cite
du Vatican, 5 février 2013 (VIS). Hier après le concert Salle Paul
VI, le Saint-Père s'est entretenu en privé une vingtaine de minutes
avec le Président de la République Italienne, qui s'apprête à
quitter ses fonctions. Un communiqué de la Salle de Presse du
Saint-Siège a rappelé la grande estime que se portent M.Giorgio
Napoletano et Benoît XVI. "Au cours de la conversation, le
Saint-Père a manifesté son attention et son intérêt pour les
importants rendez-vous du peuple italien. Les questions
internationales n'ont pas manquées d'être évoquées, avec une
préoccupation pour la paix menacée dans les régions les plus
agitées, au Proche et Moyen Orient comme en Afrique".
CONCERT EN L'HONNEUR DU PAPE
Cite
du Vatican, 5 février 2013 (VIS). Hier après-midi Salle Paul VI, le
Saint-Père a assisté en compagnie du Président Napolitano au
concert offert par l'ambassade d'Italie pour le 84 anniversaire des
Pactes du Latran. Sous la direction de Zubin Metha, l'orchestre du
Mai Florentin a exécuté la suite symphonique de La Forza del
Destino de Verdi et la symphonie héroïque de Beethoven. Pour Benoît
XVI a souligné que le choix de la première oeuvre se voulait un
hommage au grand compositeur italien, dont on fête le second
centenaire de la naissance. Ses oeuvres se caractérisent par une
extrême capacité à transcrire musicalement les situations de la
vie et les drames de l'âme humaine, d'une manière incisive et
essentielle rare dans le panorama musical. Les personnages verdiens
sont soumis à un destin tragique... En traitant le thème du destin,
Verdi a abordé sa dimension religieuse, le rapport à Dieu, à la
foi, à l'Eglise". Dans la Forza del Destino se profile "le
drame d'une vie marquée par un destin tragique et la nostalgie de
Dieu, sa miséricorde et son amour qui offrent lumière et espérance
jusque dans les ténèbres. Cette perspective de la foi n'est pas une
illusion, mais bien réelle... Là est la force du chrétien, puisée
dans la mort et la résurrection du Christ, dans l'acte suprême d'un
Dieu qui est entré dans l'histoire de l'homme jusqu'à s'incarner".
Puis le Pape a parlé de la troisième symphonie de Beethoven,
initialement dédiée à Napoléon. "Mais le grand compositeur
allemand changea d'idée après la proclamation impériale et
rebaptisa l'oeuvre En souvenir d'un grand homme. Il y exprime l'idéal
du héros apportant liberté et égalité mais confronté au choix
entre la résignation et la lutte, entre la mort et la vie, la
capitulation et la victoire... Sans entrer dans l'analyse des quatre
parties, je veux évoquer de la seconde sa marche funèbre, qui est
une belle méditation sur la mort... Elle invite à refléter sur
l'Au Delà et l'infini... En 1802 Beethoven écrivait dans son
testament: O Dieu, qui voit au plus profond de moi, me connais et
sais que mon coeur est rempli d'amour pour l'humanité comme du désir
de faire le bien". La recherche de sens "ouvrant à une
solide espérance dans l'avenir", a conclu Benoît XVI, "fait
partie du cheminement de l'humanité".
lundi 4 février 2013
LA FAMILLE EST UNE BONNE NOUVELLE
Cité
du Vatican, 4 février 2013
(VIS). Ce matin, près la Salle de Presse du Saint-Siège,
Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la
famille, a présenté une conférence intitulée: De Milan à
Philadelphie, les perspectives du Conseil pontifical, analysant les
résultats de la rencontre mondiale des familles de mai 2012 à Milan
(Italie). Un couple est également intervenu, M et Mme Colzani,
responsables du service familles du diocèse de Milan. Mgr.Paglia a
d'abord rappelé que cette rencontre "a montré la force vitale
que représentent les familles dans l'Eglise et dans la société...
Bien sûr, les problèmes ne manquent pas concernant le mariage et la
famille, mais nous ne devons pas oublier...que la famille reste
encore aujourd'hui la ressource fondamentale de nos sociétés... Les
statistiques sont unanimes sur le fait que la famille tient la
première place comme lieu de sécurité, de refuge, de soutien pour
la vie, et reste en tête des désirs de la grande majorité des
jeunes. En Italie par exemple, près de 80% des jeunes déclarent
préférer le mariage (civil ou religieux) contre 20% qui optent pour
le concubinage... Et en France, les sondages révèlent que 77% des
jeunes désirent construire leur vie de famille en restant avec la
même personne toute leur vie... Du reste, ce besoin de famille est
inscrit dans le cœur de l'homme depuis que Dieu a dit: Il n'est pas
bon que l'homme reste seul. Cette vérité profonde qui marque aussi
radicalement la vie humaine est malmenée par une culture qui lui est
opposée... Il existe une course à l'individualisme qui fissure la
famille tout comme les diverses formes de société. C'est pourquoi
l'éclatement de la famille est le premier problème de la société
contemporaine...Il est vrai qu'une grande partie de l'histoire
contemporaine a été conçue comme une libération de tout lien: les
liens avec les autres, donc la famille, la responsabilité envers
l'autre. Et il est tout aussi vrai que les liens, parfois, ont
opprimé la subjectivité. Mais aujourd'hui, le vertige de la
solitude avec ce culte du moi, détaché de tout lien...et la perte
de repères provoquée par la mondialisation, accentue encore plus ce
repli sur soi et la tentation de se refermer sur soi-même".
"Aujourd'hui
-a-t-il poursuivi- l'Eglise se préoccupe de la crise traversée par
le mariage et la famille, parce qu'elle est aussi consciente que tous
deux sont un Evangile, une bonne nouvelle pour les femmes et les
hommes d'aujourd'hui également, souvent seuls et privés d'amour, de
paternité, de soutien... L'Eglise, experte en humanité, connaît
bien par ailleurs le grand devoir qui revient aux familles. Et elle
connaît le prix des fragilités familiales qui est surtout payé par
les enfants (nés ou non), par les personnes âgées, par les
malades... Des transformations, importantes même, de l'institution
familiale ont eu lieu à différentes époques de l'histoire, mais
jamais on n'a abandonné son 'génome', sa dimension profonde,
c'est-à-dire une institution formée par un homme, une femme et des
enfants. C'est pourquoi, une véritable réflexion culturelle et une
défense plus vigoureuse de la famille s'imposent pour la mettre, le
plus rapidement possible, au centre de la politique, de l'économie,
de la culture, dans les différents pays comme dans les institutions
internationales, en impliquant aussi les chrétiens des autres
traditions religieuses et les hommes de bonne volonté. C'est une
frontière qui concerne les fondements mêmes de la société
humaine. D'où l'intérêt extraordinaire de l'Eglise surtout en ce
moment historique".
Le
Conseil pontifical pour la famille "ressent le besoin d'aider,
dans et hors des frontières de l'Eglise, à la redécouverte de la
valeur de la famille... Il y a ensuite un grand travail à faire sur
le plan culturel: il s'agit de redonner de la valeur à une culture
de la famille pour qu'elle redevienne attirante et importante pour la
vie de chacun et pour la société... S'occuper de la famille ne
signifie pas se restreindre à un segment de la vie ou de la société;
cela signifie aujourd'hui élargir son horizon et décider de
participer à la construction d'une société qui soit elle-même
familiale, pour contenir la famille des peuples et des nations".
Mgr.Paglia a conclu en évoquant les initiatives que, tout au long de
cette année et jusqu'à la prochaine rencontre des familles à
Philadelphie, le Conseil pontifical mettra en route, et notamment la
présentation de la Charte des droits de la famille, -élaborée il y
a trente ans par ce dicastère- au siège des Nations-Unies à New
York, à Genève et au Parlement européen. En avril, commencera une
série de séminaires intitulés 'Dialogues pour la famille' où des
experts de différentes disciplines aborderont des questions
relatives aux grands défis de la famille et du mariage. Fin juin, à
Rome, un congrès international d'avocats catholique aura lieu, sur
les droits de la famille et, enfin, en octobre, l'assemblée plénière
du Conseil pontifical se concentrera sur la Charte des droits de la
famille. Les 26 et 27 octobre, à l'occasion de l'année de la foi,
un pèlerinage des familles aura lieu sur la tombe de saint Pierre.
CONSISTOIRE POUR DES CAUSES DE SAINTETE
Cite
du Vatican, 4 février 2013 (VIS). Lundi 11 février se tiendra sous
la présidence de Benoît XVI un consistoire ordinaire pour la
canonisation de Antonio Primaldo et ses compagnons martyrs, de Laura
de Santa Catalina de Siena Montoya y Upegui, religieuse fondatrice
des Missionnaires de Marie immaculée et de Ste.Catherine de Sienne,
et de María Guadalupe García Zavala, religieuse cofondatrice des
Servantes de Ste.Marguerite-Marie et des pauvres.
INVESTIR DANS LA VIE ET LA FAMILLE
Cité
du Vatican, 3 février 2013
(VIS). La méditation dominicale du Saint-Père, avant l'angélus, a
été consacrée à l'évangile de saint Luc évoquant le retour de
Jésus à la synagogue de Nazareth après un temps d'absence. Jésus
lit une prophétie d'Isaïe sur le Messie et fait comprendre qu'elle
se réfère à lui, suscitant l'indignation parmi la foule qui, bien
que l'admirant, d'une part, se demande, d'autre part: N'est-ce pas le
fils de Joseph?, ce qui revient à dire: à quoi peut bien aspirer un
charpentier de Nazareth? La conclusion de ce récit confirme bien le
proverbe selon lequel nul n'est prophète en son pays, et Jésus
s'adresse à la foule avec des paroles qui "résonnent comme une
provocation. Il cite deux miracles accomplis par les grand prophètes
Elie et Elisée en faveur de personnes non israélites, pour
démontrer que parfois il y a plus de fois en dehors d'Israël. A cet
instant, la réaction est unanime: tous se lèvent et le chassent, et
cherchent à le jeter dans un précipice, mais lui, avec un grand
calme, passe au milieu des gens furieux et s'en va. "Pourquoi
Jésus a-t-il voulu provoquer cette rupture? -a demandé le
Saint-Père-. Au début, les gens l'admiraient, et peut être
aurait-il pu obtenir une certaine approbation... Mais justement, là
est la question: Jésus n'est pas venu pour chercher l'approbation
des hommes, mais -comme Pilate le dira à la fin- pour rendre
témoignage à la vérité. Le vrai prophète n'obéit pas à
d'autres qu'à Dieu et se met au service de la vérité, prêt à
payer de sa personne. Il est vrai que Jésus est le prophète de
l'amour, mais l'amour a sa vérité. Et même, amour et vérité sont
les deux noms d'une même réalité, deux noms de Dieu. Dans la
liturgie d'aujourd'hui résonnent aussi ces paroles de saint Paul: La
charité...ne se vante pas...ne cherche pas son intérêt, ne se met
pas en colère, ne tient pas compte du mal reçu, ne se réjouit pas
des injustices, se complaît dans la vérité. Croire en Dieu
signifie renoncer à ses préjugés et accueillir le visage concret
dans lequel il s'est révélé: l'homme Jésus de Nazareth. Et ce
chemin conduit aussi à le reconnaître et à le servir dans les
autres". L'attitude de Marie est, en ce sens, "éclairante.
Qui plus qu'elle a eu cette familiarité avec Jésus? Mais elle n'en
fut jamais scandalisée comme les habitants de Nazareth. Elle gardait
dans son cœur le mystère et sut l'accueillir toujours plus et de
nouveau, dans le chemin de la foi, jusqu'à la nuit de la croix et à
la pleine lumière de la Résurrection".
Après
l'Angélus, le Pape a rappelé qu'en ce premier dimanche de février,
on célèbre en Italie la Journée pour la vie. "Je m'unis aux
évêques italiens qui dans leur message invitent à investir sur la
vie et la famille, comme réponse efficace à la crise actuelle. Je
salue le Mouvement pour la vie et souhaite un grand succès à
l'initiative 'Un de nous', afin que l'Europe soit toujours le lieu où
tout être humain soit protégé dans sa dignité. Je salue les
représentants des facultés de médecine et de chirurgie des
universités de Rome, en particulier les diplômés en obstétrique
et gynécologie...et les encourage à former le personnel de la santé
à la culture de la vie".
FAVORISER LA RECONCILIATION EN IRAK
Cite
du Vatican, 3 février 2013 (VIS). A l'occasion de la confirmation de
son élection par le Synode de l'Eglise chaldéenne, le Pape a écrit
à SB Louis Raphaël I Sako, nouveau Patriarche de Babylone.
Demandant au Seigneur de le combler de ses grâces, Benoît XVI forme
des voeux fervents pour qu'il puisse continuer à annoncer l'Evangile
dans le sillage de l'apôtre Thomas. "Puisse le Bon Pasteur vous
soutenir dans la foi de vos pères et vous accorder l'ardeur des
martyrs d'hier et d'aujourd'hui, afin de garder le patrimoine
spirituel et liturgique de votre vénérable Eglise. Puisse votre
ministère de père et de guide conforter les chaldéens d'Irak et de
la diaspora, ainsi que toute la communauté chrétienne et catholique
vivant sur la terre d'Abraham, favoriser la réconciliation et la
paix du peuple irakien tout entier". En outre le Saint-Père a
délégué le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation
pour les Eglises orientales, pour présider demain lundi la messe
célébrée en la Basilique vaticane à l'occasion de la communion
ecclésiale du nouveau Patriarche.
VIE CONSACREE, REFLET DE LA LUMIERE DU CHRIST
Cité
du Vatican, 2 février 2013
(VIS). A 17 h 30' en la Basilique vaticane, pour la fête de la
Présentation, Benoît XVI a présidé la messe de la Chandleur avec
les membres des Instituts de vie consacrée et des sociétés de vie
apostoliques. Voici de larges extraits de son homélie:
"Lumière
pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël: C'est
ainsi que Siméon définit le Messie, au terme de son chant de
bénédiction. Le thème de la lumière...est très présent dans
cette liturgie qui s'est ouverte par une procession dans laquelle les
Supérieures et Supérieurs généraux des instituts de vie consacrée
portaient des cierges allumés. Ce signe, propre à la tradition
liturgique de cette fête, est riche de sens. Il manifeste la beauté
et la valeur de la vie consacrée comme reflet de la lumière du
Christ, un signe qui rappelle l'entrée de Marie au temple: la Vierge
Marie, la Consacrée par excellence, portait dans ses bras la
lumière...venue éclairer les ténèbres du monde avec l'amour de
Dieu... Vous avez tous été représentés dans ce pèlerinage
symbolique qui, dans l'année de la foi, exprime encore plus votre
participation dans l'Eglise, pour être confirmés dans la foi et
renouveler le don de vous-mêmes à Dieu... Par les multiples
charismes de vie contemplative et apostolique, vous coopérer, dans
la lumière du Christ, à la vie et à la mission de l'Eglise dans le
monde. Dans cet esprit de reconnaissance et de communion, je voudrais
vous adresser trois invitations, afin que vous puissiez entrer
pleinement par cette porte de la foi qui nous est toujours ouverte".
"Je
vous invite, en premier lieu, à nourrir une foi en mesure d'éclairer
votre vocation. Je vous exhorte pour cela à faire mémoire, comme
dans un pèlerinage intérieur, du premier amour avec lequel le
Seigneur Jésus-Christ a réchauffé votre cœur, non par nostalgie,
mais pour alimenter cette flamme. Il faut pour cela être avec lui,
dans le silence de l'adoration, et ainsi réveiller la volonté et la
joie d'en partager la vie, les choix, l'obéissance de foi, la
béatitude des pauvres, la radicalité de l'amour... En deuxième
lieu, je vous invite à une foi qui sache reconnaître la sagesse de
la faiblesse. Dans les joies et les afflictions de notre époque,
quand la dureté et le poids de la croix se font sentir, ne doutez
pas que la Kenosi du Christ est déjà une victoire pascale... Dans
les sociétés de l'efficacité et du succès, votre vie marquée par
la minorité et par la faiblesse des petits, par l’empathie avec
ceux qui n'ont pas de voix, devient un signe évangélique de
contradiction. Enfin, je vous invite à renouveler la foi qui vous
fait pèlerins vers l'avenir. Par sa nature, la vie consacrée est un
pèlerinage de l'esprit, à la recherche d'un visage qui parfois se
manifeste, et parfois se cache... Que cela soit le désir constant de
vos cœurs, le critère fondamental qui oriente votre chemin, tant
dans les petits pas quotidiens que dans les décisions plus
importantes. Ne vous unissez pas à ces prophètes de malheur qui
proclament la fin ou le non sens de la vie consacrée dans l'Eglise
aujourd'hui. Revêtez-vous plutôt de Jésus-Christ et endosser les
armes de la lumière...en restant éveillés et vigilants. La joie de
la vie consacrée passe nécessairement par la participation à la
croix du Christ. Il en a été ainsi pour la Vierge Marie. Sa
souffrance du cœur forme un tout avec le cœur du Fils de Dieu,
transpercé par amour. De cette plaie jaillit la lumière de Dieu, et
aussi des souffrances, des sacrifices, du don de soi que les
consacrés vivent par amour de Dieu et des autres, cette même
lumière qui évangélise les gens s'irradie. En cette fête, je vous
souhaite tout particulièrement à vous, consacrés d'avoir toujours
dans votre vie la saveur de la Parresia évangélique, afin que, en
vous, la bonne nouvelle soit vécue, témoignée, annoncée et
qu'elle resplendisse comme Parole de vérité".
DEUX ENVOYES SPECIAUX
Cite
du Vatican, 2 février 2013 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latin (10 janvier) par laquelle Benoît XVI nommé le Cardinal
Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation
des peuples, son Envoyé spécial au cinquantenaire du sanctuaire
marial de Vailankanni (Inde) et au 25 anniversaire de l'institution
de la Conférence épiscopale indienne (9 - 11 février). Il sera
accompagné de l'Abbé Michael Arockisamy, Recteur du sanctuaire, et
de l'Abbé Alex Joseph Vadakumthala, Vicaire Général du diocèse de
Verapoly.
A
également été publiée celle nommant le même jour Mgr.Zygmunt
Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la
santé, son Envoyé spécial à la XXI Journée mondiale du malade
(11 février, sanctuaire mariale d'Altötting, Allemagne). Il sera
accompagné de Mgr.Ludwig Limbrunner, Recteur du sanctuaire, et de
Mgr.Günther Mandl, Econome du diocèse de Passau.
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