Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Vuk
Jeremic, Président de la LXVII Session de l'Assemblée générale de
l'ONU, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire
d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Les
conversations ont permis d'aborder des sujets d'intérêt commun,
telle la résolution pacifique des conflits, en référence tout
particulièrement au Proche Orient et à la grave crise humanitaire
en cours. Les parties pont souligné l'importance de la
réconciliation inter-communautaire dans le respect du droit des
minorités, qu'elles soient ethniques ou religieuses. Il a également
été question de la traite des êtres humains, et du drame des
réfugiés, mais aussi du rôle que l'Assemblée de l'ONU pourrait
jouer au niveau de la crise économique en soutenant les programmes
du développement soutenable après 2015, dans le respect de
l'environnement et en vue de réduire la fracture riches pauvres. Le
Saint-Siège à confirmé son appréciation du rôle central de l'ONU
au service de l'humanité, tandis qu'était rappelée la contribution
que l'Eglise apporte, par ses propres moyens et dans le respect de
son identité, à la promotion de la dignité humaine, à la
consolidation de la paix et d'une culture du dialogue. Elle forme des
voeux pour que ces valeurs continuent d'inspirer les débats de
l'Assemblée générale.
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vendredi 31 mai 2013
MESSE ET PROCESSION DU CORPUS DOMINI
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le
Saint-Père a célébré la messe de la solennité du Corpus Domini
devant la Basilique du Latran, avant de présider la traditionnelle
procession jusqu'à la Basilique Ste.Marie Majeure. Son homélie
s'est articulée autour de la multiplication des pains et des
poissons. Donnez-leur vous-mêmes à manger, dit Jésus à ceux qui
l'accompagnent. Qui sont ceux à qui il fallait donner à manger?,
s'est demandé le Pape François. L'extrait évangélique de Luc
parle d'une multitude: "Jésus se tient au milieu d'elle,
l’accueille, lui parle, s'en préoccupe, lui montre la miséricorde
de Dieu. Au milieu d'elle il choisit les Douze pour rester avec lui
et se plonger comme lui dans les problèmes concrets du monde. Et la
foule le suit, l'écoute, parce que Jésus parle et agit d'une façon
nouvelle, avec l'autorité de celui qui est authentique et cohérent,
de celui qui parle et agit avec vérité, de celui qui donne
l'espérance qui vient de Dieu, de celui qui est révélation d'un
Dieu qui est amour. Et la foule, avec joie, bénit Dieu. Ce soir nous
sommes la foule de l’Evangile, nous cherchons nous aussi à suivre
Jésus pour l'écouter, pour entrer en communion avec lui dans
l’Eucharistie, pour l'accompagner et pour qu'il nous accompagne.
Demandons-nous comment nous suivons Jésus. Jésus parle en silence
dans le mystère de l’Eucharistie et nous rappelle chaque fois que
le suivre signifie sortir de soi-même et faisant de nos vies un don,
pour lui et pour les autres".
Mais
"d'où vient l’invitation que Jésus fait aux disciples de
nourrir eux-mêmes la multitude? Elle naît de deux éléments:
d'abord de la foule qui, en suivant Jésus, se trouve en rase
campagne, loin des lieux habités, alors que le soir tombe, et puis
de la préoccupation des disciples qui demandent à Jésus de
renvoyer la foule pour qu'elle aille dans les pays voisins trouver de
la nourriture et un logement. Face aux nécessités de la foule, la
solution des disciples est que chacun pense à soi... Combien de fois
nous chrétiens avons cette tentation! Nous ne nous chargeons pas des
besoins des autres, en les renvoyant avec un compatissant Que Dieu
t'aide... Mais la solution de Jésus va dans une autre direction, une
direction qui surprend les disciples. Donnez-leur vous-mêmes à
manger". Devant leurs arguments, "Jésus ne se décourage
pas et demande aux disciples de faire asseoir la foule par groupes de
cinquante. Il lève alors les yeux au ciel, récite la bénédiction,
rompt les pains et les donne pour être distribués. C'est un moment
de profonde communion. La foule désaltérée par la parole du
Seigneur, est désormais nourrie par son pain de vie... Ce soir, nous
aussi sommes à la table du Seigneur" qui "nous donne
encore une fois son corps... C'est en écoutant sa Parole, en nous
nourrissant de son Corps et de son Sang, qu'il nous fait passer de
l'état de multitude à l'identité de communauté, de l’anonymat à
la communion. L’Eucharistie est le sacrement de la communion, qui
nous fait sortir de l’individualisme pour vivre ensemble dans
l'amitié du Christ. Alors, nous devrions tous nous demander devant
le Seigneur comment nous vivons l’Eucharistie. Est-ce que je la vis
de façon anonyme ou comme moment de vraie communion avec le
Seigneur, mais aussi avec tant de frères et soeurs qui partagent ce
repas?".
Mais
d'où vient la multiplication des pains? s'est demandé le Pape. La
réponse se trouve dans l'invitation de Jésus à donner, à
partager: "Que partagent les disciples? Le peu qu'ils ont, cinq
pains et deux poissons. Mais ce sont justement ces pains et ces
poissons qui, dans les mains du Seigneur, rassasient la foule. Et ce
sont les disciples, perdus devant l'inutilité de leurs moyens, de la
pauvreté de ce qu'ils peuvent mettre à disposition, qui expriment
leur confiance en lui... Ceci nous dit que dans l’Eglise comme dans
la société, il y a un mot-clef dont on ne doit pas avoir peur est,
la solidarité. Ce mot signifie savoir mettre à disposition de Dieu
ce que nous avons, nos humbles capacités, car c'est seulement dans
le partage, dans le don, que notre vie sera féconde, portera du
fruit. Solidarité est un mot mal vu par l'esprit mondain!".
"Ce
soir, encore une fois, le Seigneur distribue pour nous le pain qui
est son Corps. Il se fait don et nous nous faisons l'expérience de
la solidarité de Dieu..., une solidarité qui ne finit pas de nous
surprendre. Dieu se fait proche de nous, par le sacrifice de la Croix
il s'abaisse en entrant dans l'obscurité de la mort pour nous donner
sa vie, qui vainc le mal, l’égoïsme, la mort. Ce soir aussi Jésus
se donne à nous dans l'Eucharistie. Il partage notre chemin, ou
plutôt se fait nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre
vie, y compris dans les moments où la route se fait difficile, et où
les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l'Eucharistie, le
Seigneur nous fait parcourir sa route, celle du service, du partage,
du don, et ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s'il est
partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle
de l'amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer...
Amitié, communion et partage! Prions pour que la participation à
l’Eucharistie nous incite toujours à suivre le Seigneur, à être
jour après jour des instruments de communion, à partager avec lui
et avec notre prochain ce que nous sommes. Ainsi seulement notre
existence sera vraiment féconde".
MESSES A SAINTE-MARTHE
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse du
Saint-Siège a réagi aux questions que suscitent les messes
célébrées chaque matin par le Saint-Père en la chapelle de la
résidence Ste.Marthe: Il convient d'abord, a déclaré le
P.Lombardi, SJ, à Radio Vatican, de tenir compte du caractère que
le Pape leur attribue. "Ce sont des messes privées à caractère
familial. Il tient à ce que le nombre de fidèles ne dépasse pas la
cinquantaine et malgré les sollicitations il ne désire pas que la
messe soit radio-télévisée. Bien que prononcées en italien, qui
n'est pas sa langue maternelle, sur la base d'un texte écrit, ses
homélies ont un caractère spontané. Leur publication impliquerait
une révision de certains passages, dont la conséquence serait de
constituer un texte différent de l'original parlé... Pour qu'il y
ait concordance, il faudrait que le Saint-Père opère lui-même la
révision, au risque de produire quelque chose de différent" de
la prédiction spontanée originale. Puis il a rappelé que
L'Osservatore Romano et Radio Vatican offrent les passages des ces
homélies matinales, et que le CTV en fournit des enregistrements. Et
qu'il convient de que Pape distingue également entre audiences
officielles et audiences privées. Les textes prononcés au cours de
ces premières sont publiés, tandis que dans le second cas il
"convient de respecter le caractère spontané et familier. Par
conséquent le choix fait reflète la nature des messes de Ste.Marthe
tout en garantissant au public un accès au message qu'il diffuse.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Mgr.Luis
Francisco Ladaria Ferrer, Secrétaire de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
l'Abbé Jean-Pierre Delville, Evêque de Liège (superficie 3.862,
population 1.044.000, catholiques 714.000, prêtres 393, diacres 70,
religieux 584), en Belgique. L'Evêque élu, né en 1951 à Liège
(Belgique) et ordonné prêtre en 1980, était jusqu'ici Professeur
près l'Université catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique). Il
succède à Mgr.Aloysius Jousten, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge. Docteur en sciences bibliques, en
philosophie et lettres, il a été Professeur et Recteur du séminaire
de Louvain, Directeur de la Revue d'histoire ecclésiastique de
l'Université catholique de Louvain, Président de l'Institut de
recherches de cette même université, Animateur de la communauté
San Egidio de Liège et Porte Parole de la Conférence épiscopale
belge.
Nommé
le P.Peter Brown, CSSR, Evêque de Samoa - Pago Pago (superficie 197,
population 68.000, catholiques 14.000, prêtres 18, diacres 27,
religieuses 9), à Samoa et USA. L'Evêque élu, né en 1947 à
Christchurch (Nouvelle Zélande), a émis ses voeux religieux en 1975
et a été ordonné prêtre en 1981. Jusqu'ici Supérieur Général
de son ordre pour la Nouvelle Zélande, il succède à Mgr.John Quinn
Weitzel, MM, dont la renonciation a été acceptée pour limite
d'âge. Licencié en théologie, il a été missionnaire aux Samoa,
aumônier des samoens en Nouvelle Zélande, puis curé de paroisse
dans le diocèse d'Auckland.
Accepté
la renonciation à l'office d'Auxiliaire de l'Evêque de Cochabamba
(Bolivie) présentée pour limite d'âge par Mgr.Angel Gelmi
Bertocchi.
Nommé
Mgr.Sergio Osvaldo Buenanueva, Evêque de San Francisco (superficie
19.611 population 222.000, catholiques 217.000, prêtres 40,
religieux 34), en Argentine. Il était jusqu'ici Auxiliaire de
l'Archevêque de Mendoza (Argentine).
Hier,
30 mai, il avait accepté la renonciation à la charge pastorale du
diocèse de Motherwell (GB / Ecosse) présentée pour limite d'âge
par Mgr.Joseph Devine.
mercredi 29 mai 2013
L’EGLISE EST FAMILLE DE DIEU
Cité
du Vatican, 29 mai 2013 (VIS). Après avoir parcouru sous la pluie
Place St.Pierre, le Pape François a entrepris aujourd'hui un nouveau
cycle de catéchèse, en abordant lors de l’audience générale le
mystère de l'Eglise: "Nous tous le vivons et en faisons
partie... L'Eglise est famille de Dieu", ainsi que le rappelle
le concile Vatican II. Reprenant la parabole de l'enfant prodigue, il
a évoqué le projet que Dieu a pour l'humanité. "Il veut faire
de nous tous la famille unique de ses enfants, une famille où chacun
se sent aimé de lui...et ressent la joie d'être sa famille. Ce
grand projet trouve son début dans l'Eglise, qui n'est pas une
organisation née d'un accord entre personnes ...mais l'oeuvre de
Dieu née de ce dessein d'amour qui se réalise au long de
l'histoire. L'Eglise est effectivement née du désir de Dieu
d'appeler tous les hommes à communier avec lui, de partager son
amitié... Le mot Eglise vient du grec Ekklesia qui signifie
convocation. Dieu nous convoque et nous pousse à sortir de
l'individualisme et du repli sur soi. Il veut que nous entrions dans
sa famille, et son appel découle de la création même. Il nous a
créés pour que nous vivions en amitié profonde avec lui, les
autres et la création tout entière même si le péché l'a
compromise... Toute l'histoire du salut est celle de Dieu à la
recherche de l'homme, lui offre son amour. Il a appelé Abraham pour
être le père d'une multitude, il a choisi Israël pour passer une
alliance...et envoyé son Fils afin que se réalise une alliance
universelle et éternelle à travers lui. On voit dans l'Evangile que
Jésus rassemblait une petite communauté prête à recevoir sa
parole. Elle le suivait, partageait sa route, devenait sa famille.
C'est avec cette communauté qu'il prépara et entreprit l'Eglise".
L'Eglise est née "du geste suprême d'amour qu'est la Croix, du
flanc percé de Jésus d'où sortaient le sang et l'eau, symboles de
l'Eucharistie et du Baptême. Dans l'Eglise famille de Dieu la lymphe
est son amour" qui fait que chacun est aimé et que tous aiment.
L'Eglise se manifeste "lorsque le don de l'Esprit remplit le
coeur des apôtres, les poussant à sortir pour entreprendre
l'annonce évangélique, la diffusion de l'amour de Dieu".
"De
nos jours encore, certains disent: le Christ oui, l'Eglise non, ou
bien Je crois en Dieu, pas dans les prêtres! Alors que c'est
l'Eglise même qui nous conduit au Christ et à Dieu... Famille de
Dieu, l'Eglise revêt des aspects humains. Parmi ses membres,
pasteurs et fidèles, ont trouve défauts, imperfections et péchés.
Le Pape également en porte tant! Mais heureusement lorsqu'on se
reconnaît pécheur c'est la miséricorde divine qui vient à nous.
Elle nous accorde toujours le pardon. N'oublions jamais que Dieu
pardonne et nous accueille toujours dans un amour fait de pardon et
de miséricorde. Le péché est une offense faite à Dieu mais aussi
une occasion de s'humilier de manière à comprendre qu'il y a
quelque chose de plus beau que tout, la miséricorde divine. Pensons
y... Et demandons nous: Combien j'aime l'Eglise? Je prie pour elle?
Je me sens appartenir à la famille de l'Eglise? Que fais-je pour
qu'elle soit une communauté dans laquelle chacun est compris,
ressent la miséricorde et l'amour de Dieu qui ravive notre
existence? Si la foi est un don et une démarche personnelle, Dieu
nous appelle à la vivre ensemble, en famille, en Eglise. En cette
Année de la foi, demandons tout particulièrement au Seigneur de
faire en sorte que nos communautés, l'Eglise toute entière, soient
toujours plus des familles authentiques vivant et rayonnant de
l'amour de Dieu".
RECOMMANDATION A DE JEUNES POLONAIS
Cité
du Vatican, 29 mai 2013 (VIS). Après sa catéchèse de l’audience
générale, le Saint-Père a salué divers groupes, et notamment des
jeunes polonais qui se rassembleront comme chaque année depuis 1997
le 1 juin à Lednica, lieu du premier baptême de la Pologne en 966:
"Rappelez vous que Dieu est le père de chacun de nous. Il nous
a créé, délivre à chacun ses talents et juge notre existence.
Malgré nos faiblesses, pêchés et omissions, il demeure à nos
côtés. Dieu est le modèle de toute paternité, y compris la
paternité terrestre... N'oubliez jamais de rendre grâce au père
qu'il est et de le remercier pour votre père...même si vous
n'entretenez pas de bons rapports avec ce dernier. La paternité est
un don de Dieu mais aussi une lourde responsabilité face à la vie
qui reflète l'image de Dieu. Ne craignez pas d'être des
parents...et restez ouverts aussi à la paternité spirituelle".
INTENTIONS DE PRIERE POUR JUIN
Cité
du Vatican, 29 mai 2013 (VIS). L'intention de prière générale pour
juin est: "Pour que prévale entre les peuples une culture de
dialogue, d'écoute et de respect réciproque".
Son
intention missionnaire est: "Pour que là où l'influence de la
sécularisation est la plus forte, les communautés chrétiennes
sachent promouvoir efficacement la nouvelle évangélisation".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 29 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père devrait recevoir dans
l'après-midi le Cardinal Donald William Wuerl, Archevêque de
Washington (USA).
AVIS
Cité
du Vatican, 29 mai 2013 (VIS). Demain, solennité du Corpus Domini,
étant férié au Vatican, le prochain bulletin VIS sera diffusé
vendredi 31 mai.
mardi 28 mai 2013
INITIATIVES DE L'ANNEE DE LA FOI
Cité
du Vatican, 28 mai 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse,
Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la
nouvelle évangélisation, accompagné de Mgr.José Octavio Ruiz
Arenas, Secrétaire, et de Mgr.Graham Bell, Sous Secrétaire, a
présenté deux nouvelles initiatives de l'Année de la foi. Une
adoration eucharistique solennelle sera célébrée en la Basilique
vaticane samedi 2 juin de 17 à 18 h ("Un seul Seigneur, une
seule foi"), en coordination avec toutes les cathédrales du
monde. Ainsi, a précisé Mgr.Fisichella, cette heure d'adoration
permettra pour la première fois une synchronisation de cette prière
avec le Pape. L'adhésion a été massive par le biais des
conférences épiscopales, des paroisses, des congrégations
religieuses, des monastères et des associations. Des Iles Cook à
Reykiavik, du Chili au Burkina Faso, de Taïwan à l'Irak, du
Bangladesh aux Etats-Unis, l'adoration eucharistique des diocèses
permettra de prier aux intentions du Pape. La première: "Pour
l'Eglise répandue de par le monde et unie aujourd'hui dans
l'adoration eucharistique. "Que le Seigneur la rende toujours
plus obéissante à sa parole, afin qu'elle se montre au monde plus
belle, sans tache ni ride, sainte et immaculée. Que par le biais
d'une annonce fidèle, la Parole puisse résonner comme présage de
miséricorde, et provoquer un renouveau d'amour qui donne du sens à
la souffrance, rende joie et sérénité". La seconde: "Pour
tous ceux qui souffrent de part le monde, victimes de nouveaux
esclavages, de la guerre, de la traite, du narcotrafic. Pour les
enfants et les femmes victimes de violences, afin que leur cri
silencieux soit entendu par l'Eglise et qu'ils demeurent confiants
dans le Crucifié, que l'on oublie pas nos frères et soeurs soumis à
la violence. Pour tous ceux qui sont en état de précariété
matérielle, les chômeurs, les personnes âgées et les émigrés,
les sans abri et les détenus, tous les marginaux. Que la prière et
la solidarité de l'Eglise les soutiennent dans l'espérance, leur
donne la force de défendre leur dignité".
La
seconde initiative, intitulée "En croyant qu'ils aient la vie",
qui se déroulera les 15 et 16 juin, sera une Journée Evangelium
Vitae pour traiter de l'engagement de l'Eglise pour la défense de la
vie et de sa dignité. Le Pape présidera une messe le dimanche à 10
h 30' pour "le peuple de la vie", et délivrera tout
particulièrement un message aux malades. La veille après-midi, à
l'occasion d'un pèlerinage sur le tombeau de saint Pierre, il sera
possible de se confesser et de participer à l'adoration
eucharistique. Parallèlement, dans plusieurs églises de Rome, une
catéchèse sera donnée en différentes langues, suivie à 20 h 30'
par une procession aux flambeaux Via della Conciliazione qui
s'achèvera Place St.Pierre par des témoignages sur la valeur
absolue de la vie. Ont d'ores et déjà annoncé leur présence des
groupes provenant d'Allemagne,des Etats-Unis, du Japon, de Hongrie,
de Roumanie, d'Espagne, de France, du Canada, de Nouvelle Zélande,
d'Argentine, de Grande Bretagne, de Belgique, de Slovaquie, Du Casta
Rica, du Portugal et d'Australie. On comptera des familles regroupées
par diocèses et paroisses, des prêtres et des séminaristes, des
groupes de religieux et d'organisations humanitaires comme l'Ordre de
Malte, des membres de d'associations comme l'Unitalsi ou la Croix
Rouge, de mouvements Pro Life engagés dans la défense de la vie
sans référence confessionnelle obligatoire.
EN DEFENSE DES CHRETIENS
Cité
du Vatican, 28 mai 2013 (VIS).Le Secrétaire
du Conseil pontifical Iustitia et Pax, Mgr.Mario Toso, SDB, est
intervenu le 21 mai au cours de la conférence consacrée à la
tolérance et à la non discrimination, organisée dans le cadre de
l'assemblée plénière de l'OSCE réunie à Tirana (Albanie). Sa
seconde session était réservée à la lutte contre l'intolérance
et la discrimination des communautés religieuses et des chrétiens
en particulier. Lors de la conférence précédente d'Astana
(Kazakhstan), les pays participant s'étaient notamment engagés à
combattre les préjugés, la discrimination, l'intolérance et les
violences faites à des minorités religieuses, y compris dans l'aire
OSCE. Il fut décidé, a rappelé Mgr.Toso, de "réagir à la
négation des droits, à l'exclusion et à la marginalisation des
chrétiens et de membres d'autres religions. Malheureusement, dans la
même aire, ces épisodes d'intolérance et de discrimination envers
des chrétiens ont augmenté malgré les rencontres et les
conférences organisées par l'OSCE ou l'Office for Democratic
Institutions and Human Rigths... On déplore qu'ait été tracée une
ligne entre credo religieux et pratique religieuse, faisant qu'on
rappelle aux chrétiens, de plus en plus souvent devant les
tribunaux, leur liberté privée de croire et de pratiquer dans leurs
églises mais leur interdiction d'agir publiquement au nom de leur
foi. C'est là une distorsion délibérée et une limitation de
l'authentique liberté religieuse, non prévue par les textes
internationaux tels ceux de l'OSCE, à commencer par l'Acte final
d'Helsinki de 1975, le Document final de Vienne de 1989, le Document
de Copenhague de 1990 ou la Déclaration commémorative d'Astana de
2010... Les pays membres de l'OSCE doivent donc mettre fin à
l'intolérance et à la discrimination des chrétiens, qui doivent
pouvoir parler librement de ce que les autorités retiennent
illicite, et agir partout selon leur conscience, au travail
notamment. Et là où ils constituent la majorité, la discrimination
des chrétiens doit être considérée comme une grave menace pour la
société toute entière, et être combattue au même titre que
l'antisémitisme ou l'islamophobie".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 28 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Rodolfo Cetoloni, OFM, Evêque de Grosseto (superficie 1.239,
population 134.340, catholiques 124.936, prêtres 73, diacres 5,
religieux 50), en Italie. Il était jusqu'ici Evêque de
Montepulciano - Chiusi - Pienza (Italie).
Nommé
l'Abbé Jorge Estrada Solórzano, Auxiliaire de l'Archevêque de
México (Mexique). L'Evêque élu, né en 1961 à México et ordonné
prêtre en 1995, était jusqu'ici curé de paroisse dans le même
diocèse. Licencié en théologie, il a été cure-doyen, responsable
diocésain de la formation du clergé et directeur du centre
d'assistance aux prêtres de ce même diocèse.
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Francisco Clavel Gil à
l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de México (Mexique).
lundi 27 mai 2013
VISITE PASTORALE ET PREMIERES COMMUNIONS
Cité
du Vatican, 26 mai 2013
(VIS). "La réalité
se comprend mieux en périphérie qu'au centre", a dit le Pape
François aux milliers de personnes qui l'attendaient ce matin à la
paroisse des Sts.Elisabeth-et-Zacharie dans la banlieue nord de Rome.
A son arrivée, le Saint-Père accompagné par le Cardinal Agostino
Vallini, Vicaire de Rome et Mgr.Guerino Di Tora, Auxiliaire, a salué
les familles des enfants baptisés cette année et a confessé
quelques fidèles. Il a fait saluer son secrétaire Mgr.Alfred
Xuereb, qui fête
ses 29 ans de sacerdoce. A 9 h 30', il a présidé la messe après le
mot d'accueil du P.Benoni Ambarus, le curé, et a donné la communion
pour la première fois à 16 enfants, et à 28 autres qui l'avaient
déjà reçue les semaines précédentes.
Dans
son homélie entrecoupée de questions-réponses aux enfants, le Pape
a évoqué la visite de Marie à sa cousine
Elisabeth, relevant que la Vierge, à peine reçut-elle la nouvelle
qu'elle serait mère de Jésus, et que sa cousine Elisabeth était
elle aussi enceinte, partit "en toute hâte" sans attendre,
sans se dire qu'Elisabeth avait "sûrement
des amies pour l'aider". "Il est
beau de penser cela de la Vierge, de notre mère, qui va en hâte
aider...non pas pour se vanter et dire à sa cousine: Maintenant
c'est moi qui commande parce que je suis la mère de Dieu! Non, ce
n'est pas cela qu'elle a fait. Elle est venue l'aider. Et la Vierge
est toujours comme cela. Elle est notre mère et vient toujours en
hâte lorsque nous en avons besoin. Ce serait beau d'ajouter à
la Litanie de la Vierge une litanie qui dise: Notre-Dame qui accourt,
prie pour nous!... parce qu'elle accourt toujours, elle n'oublie pas
ses enfants. Et quand ses enfants sont dans la difficulté, le besoin
et l'invoque, elle accourt. Et cela nous rassure d'avoir notre maman
à proximité, toujours à notre côté... La Vierge qui accourt
toujours pour nous". Elle "nous aide aussi à bien
comprendre Dieu..., à bien comprendre la vie de Jésus", a
ajouté le Saint-Père qui a ensuite dialogué avec les enfants: "Je
vous demande à vous les enfants: Qui sait qui est Dieu? Levez la
main. Le Créateur de la terre. Et combien de Dieu y-a-t-il? Un.
Mais, on m'a dit, à moi qu'il y en avait trois: le Père, le Fils et
le Saint Esprit!... Ils sont trois en un, trois personnes en une. Et
que fait le Père? Le Père est le commencement, le Père, celui qui
a créé toutes les choses, et qui nous a créé nous. Que fait le
Fils?...Il nous aime. Et ensuite. Il nous apporte la Parole de
Dieu... Et encore? Qu'a fait Jésus sur la terre? Il nous a sauvé.
Il est venu donner sa vie pour nous. Le Père crée le monde, Jésus
nous sauve. Et l'Esprit Saint, que fait-il? Il nous aime!".
Maintenant, tous ensemble les enfants: le Père nous a tous créé, a
créé le monde, Jésus nous sauve, et l'Esprit Saint? Il nous aime!
C'est cela la vie chrétienne: parler avec le Fils et parler avec
l'Esprit Saint. Jésus nous a sauvé mais marche aussi avec nous dans
la vie... Et que fait-il quand il marche avec nous dans la vie? Ça
c'est difficile. Celui qui le sait gagne le championnat de football.
Que fait Jésus quand il marche avec nous? D'abord, il nous aide. Il
nous guide. Très bien! Il marche avec nous, nous aide, nous guide et
nous enseigne à le suivre. Jésus nous donne aussi la force de
marcher quand c'est difficile, pas vrai? Et même dans nos devoirs
d'école! Il nous donne la force. Savez vous comment?... Dans la
communion, il nous donne la force, nous aide. Mais quand vous dites.
Il nous donne la communion, un morceau de pain nous donne tant de
force? Cela semble du pain. En réalité, ce n'est pas du pain.
Qu'est-ce? C'est le corps de Jésus. Jésus vient dans nos cœurs.
Voilà, pensons tous à cela, tout le monde: le Père nous a donné
la vie, Jésus nous a donné le salut, il nous accompagne, nous
guide, nous soutient, nous enseigne. Et l'Esprit Saint? Il nous aime!
Il nous donne l'amour. Pensons à Dieu ainsi et demandons à la
Vierge Marie, notre Mère, qui accourt toujours pour nous aider, de
nous enseigner à bien comprendre comment est Dieu, comment est le
Père, comment est le Fils et comment est le Saint Esprit".
Après la messe, le Pape est rentré au
Vatican pour présider le traditionnel angélus dominical Place
St.Pierre.
NE PLUS ETRE ESCLAVES DE LA MAFIA
Cité
du Vatican, 24 mai 2013
(VIS). Dimanche midi, en la fête de la Sainte
Trinité, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles
réunis Place St.Pierre. "Que la lumière du temps pascal et de
la Pentecôte renouvelle chaque année en nous la joie et la stupeur
de la foi: reconnaissons que Dieu n'est pas quelque chose de vague,
notre Dieu n'est pas un "Dieu spray", il est concret, non
pas abstrait, il a un nom: Dieu est amour. Ce n'est pas un amour
sentimental, émotif, mais l'amour du Père qui est à l'origine de
toute vie, l'amour du Fils qui meurt sur la croix et ressuscite,
l'amour de l'Esprit qui renouvelle l'homme et le monde. Penser que
Dieu est amour nous fait beaucoup de bien, parce qu'il nous enseigne
à aimer, à nous donner aux autres comme Jésus s'est donné à
nous, et marche avec nous. Jésus marche avec nous... La Sainte
Trinité n'est pas le produit de raisonnements humains; elle est le
visage avec lequel Dieu s'est révélé, non pas du haut d'une
chaire, mais en cheminant avec l'humanité... Le Saint Esprit...nous
enseigne tout ce que nous ne savons pas, nous guide au-dedans de
nous, nous donne de bonnes idées et de bonnes inspirations".
Après
la prière mariale, le Pape a évoqué Giuseppe Puglisi, prêtre et
martyr, assassiné par la mafia en 1993 et proclamé bienheureux hier
à Palerme: "Don Puglisi fut un prêtre exemplaire spécialement
consacré à la pastorale des jeunes. En éduquant les jeunes selon
l'Evangile, ils les soustrayait à une mauvaise vie, et celle-ci a
donc cherché à l'éliminer en le tuant. En réalité cependant,
c'est lui qui a gagné, avec le Christ ressuscité. Je pense à
toutes les souffrances des hommes et des femmes, d'enfants aussi, qui
sont exploités par tant de mafias qui les utilisent en leur faisant
faire un travail qui les rend esclaves, avec la prostitution, avec
tant de pressions sociales. Derrière ces exploitations, derrière
ces esclavages, se trouvent les mafias. Prions le Seigneur afin qu'il
convertisse le cœur de ces personnes. Ils ne peuvent pas faire cela!
Ils ne peuvent pas faire de nous, frères, des esclaves! Nous devons
prier le Seigneur! Prions pour que ces mafieux et mafieuses se
convertissent à Dieu et louons Dieu pour le témoignage lumineux de
l'Abbé Puglisi, et faisons de son exemple
un trésor!".
SOLIDARITE, EMPLOI ET DIGNITE
Cité
du Vatican, 25 mai 2013
(VIS). La Fondation Centesimus Annus Pro
Pontefice, instituée il y a vingt ans, réunie pour un congrès
international ("Repenser la solidarité pour l'emploi, les
défis du vingt-et-unième siècle"), a été reçue par le
Pape, qui a rappelé qu'elle portait le nom que l'encyclique publiée
par Jean-Paul II pour le centenaire de Rerum Novarum, et que son
champ de réflexion et d'action était donc celui de la doctrine
sociale de l'Eglise: "Repenser la solidarité ne signifie pas
remettre en question le récent magistère qui montre toujours plus
sa clairvoyance et son actualité. Repenser me semble plutôt
signifier deux choses: avant tout, conjuguer le magistère avec
l'évolution socio-économique qui, étant constante et rapide,
présente des aspects toujours nouveaux; ensuite, repenser veut dire
approfondir, réfléchir ultérieurement pour faire émerger toute la
fécondité d'une valeur, la solidarité ici, qui provient
profondément de l'Evangile, c'est-à-dire de Jésus-Christ, et qui
contient donc, comme telle, une potentialité inépuisable". La
crise économique et sociale rend "encore plus urgent cette
réflexion... Le phénomène du chômage, du manque et de la perte de
travail, s'étend comme une tache d'huile dans de larges zones de
l'occident et repousse de façon préoccupante les limites de la
pauvreté. Et il n'existe pas de pire pauvreté matérielle, je tiens
à le souligner, que celle qui ne permet pas de gagner son pain et
qui prive de la dignité du travail. Désormais ce "quelque
chose qui ne fonctionne pas" ne concerne plus seulement le sud
du monde, mais la planète tout entière.
Voilà où est l'exigence de repenser la solidarité, non plus comme
une simple assistance à l'égard des plus pauvres, mais comme une
réflexion globale de tout le système, comme une recherche de voies
pour le réformer et le corriger de façon cohérente avec les droits
fondamentaux de l'homme, de tous les hommes". Le Saint-Père a
enfin rappelé que la crise n'est pas seulement économique ou
financière, mais qu'elle trouve ses
racines dans une crise éthique et anthropologique. "Suivre les
idoles du pouvoir, du profit, de l'argent, au-delà de la valeur de
la personne humaine, est devenue la norme fondamentale de
fonctionnement et le critère décisif d'organisation. On a oublié
et on oublie encore qu'au-delà des affaires, de la logique et des
paramètres de marché, il y a l'être
humain et quelque chose qui lui est dû en
tant qu'homme, en vertu de sa profonde dignité: la possibilité de
vivre dignement et de participer activement au bien commun".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 27 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.Zygmunt
Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la
santé.
Le
Cardinal Velasio De Paolis.
Mgr.Lúcio
Andrice Muansdula, Evêque de Xai-Xai et Président de la Conférence
épiscopale mozambicaine.
Samedi
dernier, 25 mai, il avait reçu:
Le
Cardinal Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la
culture.
SB
le Cardinal Baselios Cleemis Thottunkal, Archevêque Majeur des
malankars.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 25 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
pour limite d'âge la renonciation du Cardinal Julio Terrazas
Sandoval, CSSR, à la charge pastorale du diocèse de Santa Cruz de
la Sierra (Bolivie). Son Coadjuteur Mgr.Sergio Alfredo Gualberti
Calandrina, lui succède comme Archevêque.
Nommé
le Cardinal Francesco Monterisi, son Envoyé Spécial à la clôture
du VI centenaire de l'invention de la statue de la Madonna della
Libera (sanctuaire de Cercemaggiore, Italie, 2 juillet).
vendredi 24 mai 2013
PROTEGER LA DIGNITE DES REFUGIES
Cité
du Vatican, 24 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les
participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour la
pastorale des migrants ("La sollicitude pastorale de l'Eglise
face aux migrations forcées"). Il faut le répéter avec force,
a-t-il dit, "la traite des êtres humains est une activité
ignoble, une honte pour un monde qui se prétend civilisé. Les
exploiteurs de tout type et leurs clients devraient faire un sérieux
examen de conscience, devant Dieu. L'Eglise relance un vibrant appel
pour que la dignité et le caractère prioritaire de la personne, et
ses droits fondamentaux, soient toujours respectés... Et si
possible, ces droits doivent être étendus partout où des millions
de femmes et d'hommes en sont privés" de par le monde. "Combien
de fois, dans une société où l'on parle beaucoup de droits,
voit-on la dignité humaine piétinée... Comme si le droit suprême
était l'argent! Oui nous vivons dans une société et dans une
culture dominées par le fétichisme de l'argent". Rappelant
l'attention de ses hôtes à la solidarité internationale et aux
programmes de protection des populations victimes de conflits, le
Pape François a dit sa reconnaissance au dicastère et encouragé
son action au service des plus marginalisés. "L'Eglise est tout
particulièrement attentive, de manière maternelle, à ceux qui sont
contraints de fuir leur pays pour vivre entre déracinement et
intégration. Un pareil déchirement détruit les personnes... La
compassion chrétienne, ce partage de la souffrance, ce souffrir
avec, induit avant tout de connaître les raisons qui poussent à
abandonner sa patrie. Elle se manifeste en prêtant sa voix à tous
ceux qui, souffrants et opprimés, ne parviennent pas à se faire
entendre. Il s'agit d'un devoir important puisqu'il tend aussi à
sensibiliser les communautés chrétiennes à la détresse de nos
frères blessés, objets de violences et de menaces, coupés de leurs
liens d'affection, traumatisés par la fuite et l'abandon du foyer
pour un avenir incertain dans des camps d'accueil. Tout ce qui
déshumanise doit pousser les chrétiens à plus d'attention et plus
d'action concrète".
Puis
le Pape a encouragé l'assemblée à reconnaître aussi dans les yeux
des personnes déplacées "la lumière de l'espérance qui vit
dans les attentes d'un avenir, de tisser des amitiés, de prendre
part à la vie sociale du pays d'accueil, notamment par
l'apprentissage de sa langue, l'accès à l'emploi et l'instruction
des enfants. C'est pourquoi j'admire le courage de qui espère
reprendre graduellement une vie normale, revenir à la joie de vivre
ensemble. Nous devons tous alimenter cette espérance". En
conclusion il a lancé un appel aux responsables politiques et
législatifs de la communauté internationale, pour des initiatives
efficaces de défense de la dignité des migrants et de leur qualité
de vie. "Il est nécessaire de répondre aux enjeux que posent
ces nouvelles formes de persécution, d'oppression et d'esclavage.
Nous avons à faire à des êtres humains! Ils réclament solidarité
et assistance, ont des besoins urgents et attendent surtout
compréhension et bonté. Leur condition ne saurait nous laisser
indifférents. L'Eglise doit se souvenir que c'est en soignant les
blessures des réfugiés et des victimes de trafic qu'elle met en
pratique le commandement que Jésus nous a laissé lorsqu'il s'est
identifié à l'étranger, à qui souffre, à toutes les victimes
innocentes... Je tiens à rappeler l'attention que chaque pasteur et
chaque communauté doivent porter à la vie spirituelle des
chrétiens" réfugiés et déracinés. Ils doivent être l'objet
d'une pastorale respectueuse de leurs traditions, capable de les
accompagner vers un correcte intégration aux réalités ecclésiales
des pays d'accueil. N'oublions pas la chair du Christ présente dans
celle des réfugiés!".
RECOMMANDATIONS AUX EVEQUES ITALIENS
Cité
du Vatican, 24 mai 2013 (VIS). Hier après-midi en la Basilique
vaticane, le Pape François a prononcé avec tous les évêques
italiens, réunis pour leur LXV assemblée, une profession de foi
solennelle. Pour leur première rencontre, et avant de les saluer un
à un, il a prononcé une homélie dont voici les points saillants:
"Aimer
le Seigneur signifie tout lui donner, vraiment tout, y compris sa
propre vie. C'est ce qui doit distinguer notre ministère pastoral,
la preuve de la profondeur de notre réponse à l'appel du Seigneur,
de la solidité de notre attachement aux personnes et communautés
qui nous sont confiées. Nous ne sommes pas l'expression d'une
structure ou d'une nécessité administrative. Y compris dans
l'exercice de notre autorité nous sommes appelés à être des
signes de la présence et de l'action du Ressuscité, à bâtir nos
communautés dans la charité fraternelle". Lorsqu'il n'est pas
alimenté, le plus beau des amours finit par s'éteindre...
L'inattention rend le pasteur tiède. Distrait, il oublie et devient
amer. Il est alors séduit par l'esprit carriériste et par l'argent,
s'accorde à l'esprit du monde. Spirituellement rabougri, il devient
un fonctionnaire, un clerc du pouvoir tout occupé de soi, de
l'organisation et de la structure, éloigné du peuple de Dieu et de
son bien. Comme Pierre, on court alors le risque de renier le
Seigneur, même si on parle en son nom. Ainsi est blessée la
sainteté de l'Eglise hiérarchique, qui perd de sa fécondité de
mère. Qui sommes nous, frères, devant Dieu? Où sont nos
créances?... Comme ce fut le cas pour Pierre, les attentes de Jésus
peuvent nous peser" et ses questions nous pousser à fuir nos
responsabilités et une liberté assaillie "de mille
conditionnements sources d'égarement, de frustration, voire
d'incrédulité. Ce ne sont pas là les dispositions et les attitudes
que le Seigneur attend de nous, d'autant qu'elles profitent à
l'ennemi, au Diable, qui sait nous isoler dans l'amertume, la
récrimination et le découragement. Le Bon Pasteur, lui, ne nous
humilie pas et ne nous abandonne pas aux remords. En lui parle la
tendresse du Père, qui console et ravive, qui nous fait passer d'une
honte qui désagrège à une confiance qui construit, rend courage,
ravive la confiance et ouvre à la mission... C'est pourquoi être
pasteur signifie être prêt à avancer au milieu du troupeau et même
derrière lui, de manière écouter le silence de qui souffre, de
soutenir le pas de qui cède, de relever, de rassurer qui craint de
ne pas arriver. Notre foi ressort renforcée lorsque nous la
partageons avec les humbles, en laissant de côté toute suffisance
pour nous pencher sur tous ceux que le Seigneur nous a confié. Parmi
ceux-ci, une place spéciale doit être réservée à nos prêtres.
Notre coeur, notre main et notre porte doivent leur être toujours
ouverts, en toute circonstance. Ils sont nos premiers fidèles!".
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