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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 4 juin 2013

PROMULGATION DE DECRETS

Cité du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Hier, le Saint-Père a autorisé la promulgation des décrets suivants de la Congrégation pour les causes des saints:

Reconnaissance du MARTYR

du serviteur de Dieu Abel Angel Palazuelos Maruri (Dom Mauro, OSB) et ses 17 compagnons bénédictins espagnols, tués en haine de la foi en 1936.

du serviteur de Dieu Joan Vilaregut Ferrer (Frère Juan de Jesús, OFM.Carm), de ses 3 compagnons carmes espagnols et de Pau Segalá Solé, prêtre diocésain, tués en haine de la foi en 1936.

des serviteurs de Dieu Crisanto, Aquilino, Cipriano, José et leurs 63 compagnons maristes espagnols, et de deux laïcs, tués en haine de la foi entre 1936 et 1939.

de la servante de Dieu Clementina Arambarri Fuente (Soeur Aurelia) et de ses 3 consoeurs religieuses espagnoles de l'ordre des Servantes de Marie ministres des infirmes, tuées en haine de la foi en 1936.

Des VERTUS HEROIQUES

du serviteur de Dieu Joao de Oliveira Matos Ferreira (1879 - 1962), évêque portugais fondateur de la Ligue des Serviteurs de Jésus.

du serviteur de Dieu Nicola Mazza (1790 - 1865), prêtre italien fondateur des Instituts pour l'éducation.

de la servante de Dieu Giulia Crostarosa (Mère Maria Celeste 1696 - 1755), moniale italienne fondatrice des Soeurs du Rédempteur.

de la servante de Dieu Teresa Toda y Juncosa (Soeur Teresa de San José 1826 - 1898), carmélite espagnole fondatrice des Thérésiennes de St.Joseph.

LE PAPE FRANÇOIS EVOQUE JEAN XXIII

Cité du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Hier en fin d'après-midi, à l'issue de la messe célébrée en la Basilique vaticane pour commémorer le cinquantième anniversaire de la mort de Jean XXIII, le Pape François a salué le pèlerinage diocésain de Bergame (Italie). Après s'être recueilli devant la chasse de Jean XXIII, il a évoqué le spectacle de la Place St.Pierre priante au soir du 3 juin 1963 et l'annonce du décès du Bon Pape Jean. Le monde et l'Eglise avaient reconnu en lui un père et un pasteur, parvenant à conquérir le coeur de beaucoup de non catholiques et de non chrétiens. Après avoir posé la question, le Saint-Père a répondu que tout est résumé dans sa devise épiscopale: Obéissance et paix: "La paix est l'aspect le plus évident retenu par les gens. Angelo Roncalli était un homme capable de transmettre la paix, une paix naturelle, sereine et cordiale qui se manifesta au monde entier dès l'élection. Elle se manifestait dans sa bonté. Qu'il est beau de trouver un prêtre qui soit bon!". Lorsque saint Ignace dressait la liste des vertus qu'un supérieur se devait d'avoir, "il disait: après tout, s'il n'a pas ces qualités, qu'il soit au moins bon. C'est essentiel". La bonté, qui fut la caractéristique majeure de Jean XXIII, "lui permit partout de lier de solides amitiés, d'entrer en contact avec des milieux éloignés du catholicisme dans lequel il était né et avait grandi. Auprès de ces derniers il démontra son efficacité en se faisant promoteur d'unité. Dedans comme en dehors de la communauté ecclésiale il ouvrit au dialogue, avec les autres confessions chrétiennes, l'hébraïsme et l'islam, tant d'autres personnes de bonne volonté".

L'obéissance maintenant: "Elle est en réalité l'instrument pour parvenir à la paix. De manière simple et concrète, il accomplit le service qu'on attendait de lui, sans rien chercher pour lui, sans rien refuser à l'autre, même s'il s'agissait de s'en aller vers des réalités inconnues, de résider des années durant dans pays où la présence des catholiques était très faible. En agissant ainsi, comme un enfant, il a parcouru son chemin sacerdotal. Avec la même obéissance, l'évêque Roncalli a vécu dans la plus profonde des fidélités, en s'abandonnant à la Providence, comme il le disait lui même. Dans la foi, il a toujours reconnu que ce mode de vie apparemment guidé par d'autres et non soumis à ses goûts et à sa sensibilité spirituelle, c'était Dieu qui traçait sa route. Homme de gouvernement, il était un conducteur mais un conducteur conduit par l'Esprit. Dans son abandon quotidien à la volonté divine, le futur Pape a vécu la purification qui lui a permis le détachement de soi et l'adhésion au Christ, laissant ainsi émerger la sainteté que l'Eglise lui a officiellement reconnue". La source de la bonté du Pape Jean est Jésus. C'est aussi la source "de la paix qu'il a diffusée dans le monde. Cette obéissance évangélique, qui est la racine de sa sainteté, doit être un exemple pour nous tous et pour l'Eglise d'aujourd'hui. Si nous savons nous laisser guider par l'Esprit, si nous savons mortifier notre égoïsme pour faire place à l'amour et à la volonté du Seigneur, nous trouverons la paix. Nous serons alors des bâtisseurs d'une paix que nous diffuserons". En conclusion le Pape François a recommandé aux bergamasques de conserver l'esprit et l'exemple lumineux de Jean XXIII: "Approfondissez l'étude de sa vie et de ses écrits, mais surtout imitez sa sainteté. Laissez-vous guider par l'Esprit et ne craignez pas les risques. Lui n'avait pas peur d'être docile à l'Esprit et d'aller de l'avant dans l'amour de l'Eglise! Le reste, Dieu le fera".

EXPOSITION SUR L'ARCHEVEQUE BERGOGLIO

Cité du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Hier au monastère Ste.Catherine de Buenos Aires (Argentine) a été inaugurée l'exposition photographique consacrée au Pape François, "serviteur à Buenos Aires, serviteur pour le monde" (jusqu'au 28 juin). Les 25 clichés de Enrique Cangas retracent l'activité pastorale de l'Archevêque Jorge Mario Bergoglio: lavement des pieds d'une malade âgée de l'hôpital de Penna, messe pour les enfants au parc Roca, procession du Corpus Domini, rencontre avec les "évangéliques" au Luna Park, ces photographies montrent des gestes du Pape François qui ouvrent une espérance pour toute l'Eglise.

VIDEO-MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

Cité du Vatican, 4 juin 2013 (VIS). Samedi prochain, le Saint-Père adressera un vidéo-message aux participants de l'initiative "Dix places pour dix commandements", organisée par le mouvement Renouveau dans l'Esprit. Cette année, la manifestation s'ouvrira à 20 h 30' sur la place de la cathédrale de Milan (Italie), autour du troisième commandement "Tu sanctifieras les fêtes". La première de ces rencontres évangélisatrices, qui se déroulent chaque année dans une ville italienne différente, remonte au 8 septembre dernier Piazza del Popolo à Rome ("Je suis le Seigneur ton Dieu"). La seconde, le 15 suivant à Vérone, était consacré au commandement interdisant de nommer Dieu en vain. Honore père et mère avait animé la rencontre de Naples le même jour. L'initiative rassemble notamment des artistes, des écrivains et des musiciens.

lundi 3 juin 2013

VISITE DU PRESIDENT CAPVERDIEN

Cité du Vatican, 3 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président capverdien M.Jorge Carlos de Almeida Fonseca, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Les conversations ont été l'occasion de souligner la qualité des relations entre le Cap Vert et le Saint-Siège, et d'évoquer en particulier leur Accord sur le statut juridique de l'Eglise catholique dans le pays qui sera prochainement signé à Praia par Mgr.Dominique Mamberti. Il a également été question de l'identité culturelle et religieuse de l'archipel où l'immense majorité de la population est chrétienne, ainsi que du rôle de l'Eglise continue de jouer dans la société par le biais de ses institutions éducatives et sanitaires. Un place a été réservée aux enjeux régionaux et à la présence de nombreux capverdiens dans le monde.

ADORATION EUCHARISTIQUE AVEC LE PAPE

Cité du Vatican, 2 juin 2013 (VIS). A 17 h en la Basilique vaticane, dans le cadre de l'Année de la foi, le Saint-Père a présidée une solennelle adoration eucharistique, à laquelle tous les diocèses du monde étaient appelés à s'unir. Il s'est agi d'un évènement historique puisque pour la première fois dans l'histoire de l'Eglise, toutes les cathédrales catholiques se sont synchronisées à l'heure de Rome et pendant 60 minutes ont été en communion avec le Pape. Cette adoration eucharistique, qui avait pour thème "Un seul Seigneur, une seule foi", a également été partagées par de nombreuses paroisses, des congrégations religieuses des monastères de clôture et des associations de fidèles. Le chœur de la Chapelle Sixtine a accompagné le chemin du Pape François à travers la nef centrale, et on a prié aux intentions du Saint-Père: "Pour l'Eglise répandue dans le monde et rassemblée aujourd'hui en signe d'unité dans l'adoration du Saint Sacrement. Que le Seigneur la rende toujours obéissante à l'écoute de sa Parole, pour se présenter au monde toujours plus belle, sans tache ni ride, mais sainte et immaculée. Qu'à travers son annonce fidèle, la Parole qui sauve résonne encore comme porteuse de miséricorde et permette à l'amour de redoubler pour donner tout son sens à la douleur et à la souffrance, en ramenant la joie et la sérénité... Pour ceux qui dans divers endroits du monde vivent la souffrance de nouveaux esclavages et sont victimes des guerres, de la traite des personnes, du trafic de stupéfiants et du travail qui rend esclave; pour les enfants et les femmes qui subissent toutes formes de violence. Que leur cri silencieux d'appel à l'aide trouve une Eglise vigilante qui, en gardant le regard sur le Christ crucifié, n'oublie pas tous ces frères et sœurs laissés à la merci de la violence! Pour tous ceux qui sont dans la précarité économique, surtout les chômeurs, les personnes âgées, les immigrés, les sans-logis, les prisonniers, et les personnes marginalisées. Que la prière de l'Eglise et sa proximité leur apporte la consolation et apporte l'espérance, la force et l'audace dans la défense de la dignité de la personne!".

CINQUANTENAIRE DE LA MORT DE JEAN XXIII

Cité du Vatican, 3 juin 2013 (VIS). Le 3 juin 1963 mourait Angelo Giuseppe Roncalli, surnommé le Bon Pape Jean, après un pontificat de cinq ans qui laissa l'empreinte de réformes historiques de l'Eglise. Celui qui ne devait être qu'un Pape de transition, élu après trois jours de conclave, "sut rajeunir l'Eglise et renouer le dialogue avec le monde moderne dans une confiance affectueuse", selon les paroles-mêmes de Jean-Paul II qui le déclara bienheureux en 2000. Bien que Jean XXIII n'ait pu voir tous les fruits des changements qu'il avait proposés, ceux-ci transformèrent profondément l'Eglise catholique. Il oeuvra pour la paix dans le monde notamment avec son encyclique Pacem in Terris (1963), révolutionna l'Eglise en convoquant le concile Vatican II, pour moderniser et mettre l'institution en adéquation avec son temps, et réforma aussi la messe permettant l'usage des langues vivantes au lieu du latin. En cinq ans, son pontificat ne passa pas inaperçu et, aujourd'hui encore, comme il l'avait dit, Vatican II continue d'ouvrir les portes et les fenêtres pour faire entrer de l'air frais, une expression souvent reprise depuis l'élection du Cardinal Bergoglio que la presse internationale a qualifié de nouveau Roncalli. Le Pape François recevra ce soir en la Basilique vaticane deux mille pèlerins de Bergame (Italie), venu honorer leur compatriote le bienheureux Jean XXIII qui sut gagner l'estime et l'affection des fidèles grâce à son caractère bon, cordial et simple.

JESUS ASSISTE QUI LE SUIT

Cité du Vatican, 2 juin 2013 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les milliers de fidèles réunis Place St.Pierre, auxquels il a rappelé que jeudi dernier était la solennité du Corpus Domini qui, en Italie comme dans d'autres pays, était déplacée à ce dimanche. C'est la "fête de l'Eucharistie, sacrement du Corps et du Sang du Christ". Commentant l'évangile qui raconte l'épisode de la multiplication des pains et des poissons, l'Evêque de Rome a souligné un aspect de ce récit qui le surprend toujours et le fait réfléchir. "Nous sommes sur la rive du lac de Galilée, le soir s'approche; Jésus se préoccupe des gens qui depuis de nombreuses heures sont avec lui. Ils sont des milliers et ont faim. Que faire? Les disciples eux-mêmes se posent la question et disent à Jésus: Renvoie la foule pour qu'ils aillent dans les villages les plus proches trouver de quoi manger. Cependant Jésus leur dit: Donnez leur à manger vous-mêmes. Les disciples restent déconcertés et répondent: Nous n'avons que cinq pains et deux poissons, ce qui revient à dire: juste le nécessaire pour nous".

"Jésus sait bien ce qu'il faut faire, mais il veut impliquer ses disciples, il veut les éduquer. L'attitude des disciples est humaine, cherchant la solution la plus réaliste qui ne crée pas trop de problèmes: renvoie la foule, chacun s'arrange comme il peut, du reste tu as déjà tant fait pour eux, tu as prêché, guéri des malades... L'attitude de Jésus est nettement différente et est dictée par son union avec le Père et par sa compassion pour les gens. La pitié qu'il manifeste montre qu'il ressent les problèmes de chacun de nous, nos faiblesses comme nos besoins. Devant ces cinq pains, Jésus pense: voilà la providence! De ce peu, Dieu peut donner le nécessaire à tous. Jésus a totalement confiance en son Père céleste, il sait que pour Lui tout est possible. C'est pourquoi il dit à ses disciples de faire asseoir les gens par groupe de cinquante, ce qui n'est pas un hasard, cela signifie qu'ils ne sont plus une foule mais une communauté nourrie par le pain de Dieu. Ensuite, il prend ces pains et poissons, lève les yeux au ciel, demande la bénédiction, référence claire à l'Eucharistie, puis les partage et commence à les donner à ses disciples, et les disciples les distribuent... et les pains et poissons n'en finissent plus! Voici le miracle: plus qu'une multiplication c'est un partage, animé par la foi et la prière. Tous mangèrent et il en resta. C'est le signe de Jésus, pain de Dieu pour l'humanité... Les disciples virent, mais ne comprirent pas bien le message. Ils furent pris, comme la foule, par l'enthousiasme du succès. Encore une fois, ils suivirent la logique humaine et non celle de Dieu, celle du service, de l'amour, de la foi. La fête du Corps et du Sang du Christ nous demande de nous convertir à la foi de la providence, de savoir partager le peu que nous sommes et que nous avons, et de ne jamais nous refermer sur nous-mêmes. Demandons à la Vierge Marie de nous aider à cette conversion, pour suivre vraiment, toujours plus, ce Jésus que nous adorons dans l'Eucharistie".

APPELS DU PAPE

Cité du Vatican, 2 juin 2013 (VIS). Après l'angélus, le Pape François a dit sa préoccupation face à la prolongation du conflit armé qui ensanglante depuis deux ans la Syrie, et frappe directement une population civile qui aspire à la paix dans la justice et le respect: Cette guerre civile "a de tragiques effets. Elle cause de nombreux morts et de grandes destructions, provoque une situation économique et environnementale désastreuse, auxquels s'ajoute la plaie des séquestres de personnes. En déplorant tout cela, j'assure de ma prière et de ma solidarité toutes les victimes de rapt et leurs familles. J'en appelle à l'humanité des auteurs, afin qu'ils libèrent leurs otages". Puis il a salué les nombreux signes d'espérance qui se font jours à travers le monde, comme les progrès enregistrés en Amérique latine dans le domaine de la réconciliation et de la paix. Accompagnons les par la prière, a-t-il recommandé. Il a enfin évoqué la messe qu'il a célébré ce matin pour des soldats italiens engagés dans des opérations de paix et des parents de collègues tués en mission, saluant leur sacrifice en tentant de favoriser la réconciliation et la paix "dans des pays où le sang de nombreux frères est répandu par la folie guerrière. Tout est perdu avec la guerre, tout est à gagner avec la paix! Prions pour les morts, les blessés et leurs famille". Le Saint-Père, pour la première fois, a alors demandé à la foule de prier en silence, "dans le silence de nos coeurs" pour tous ceux qui tombent au cours de ces missions pacifiques.

VICTIMES DE LA FOLIE GUERRIERE

Cité du Vatican, 2 juin 2013 (VIS). Ce matin, le Pape a célébré la messe à Ste.Marthe pour les parents de militaires italiens tués lors de missions de paix ces dernières années notamment en Afghanistan, et avec un groupe de militaires blessés de guerre également accompagnés de leurs proches. Le groupe était conduit par Mgr.Vincenzo Pelvi, ordinaire militaire italien, qui a concélébré avec le Saint-Père. Les parents des soldats tués étaient au nombre de 55, venus en mémoire de 24 militaires pour 13 blessés. La célébration était à l'intention de tous les soldats tués et pour la paix. Le jour choisi pour cette rencontre, le 2 juin, est en Italie le jour de la fête nationale, au cours duquel, comme l'a rappelé Mgr.Pelvi lors de ses salutations au Saint-Père, la nation "exprime par différentes manifestations l'amour dû à la famille militaire". Dans son homélie, le Pape a commenté le récit évangélique du centurion qui demande à Jésus de soigner son serviteur. "Notre Dieu est ainsi -a-t-il dit-, il entend la prière de tous, tous non pas comme des anonymes mais la prière de tous et de chacun... Aujourd'hui, nous sommes venus prier pour nos morts, nos blessés, pour les victimes de cette folie qu'est la guerre! Elle est le suicide de l'humanité parce qu'elle tue le cœur et tue là où se trouve le message du Seigneur: elle tue l'amour!Parce que la guerre provient de la haine, de l'envie, du désir de pouvoir, et aussi, nous le voyons tellement, de cette soif de plus de pouvoir... Nous avons souvent vu que les grands de ce monde veulent résoudre les problèmes locaux, les problèmes économiques, les crises économiques, par une guerre. Pourquoi? Parce que pour eux l'argent est plus important que les personnes! Et la guerre est justement cela: elle est un acte de foi à l'argent, aux idoles, aux idoles de la haine, à l'idole qui te conduit à tuer ton frère, qui conduit à tuer l'amour. Il me vient à l'esprit cette parole de Dieu le Père à Caïn qui, par envie, avait tué son frère: Caïn où est ton frère? Aujourd'hui nous pouvons entendre cette voix: c'est Dieu le Père qui pleure, qui pleure à cause de notre folie, et qui nous dit à tous 'Où est ton frère?', qui dit à tous les puissants de la terre: Où est votre frère? Qu'avez-vous fait?".

Le Pape a ensuite invité à prier le Seigneur "de nous éloigner de tout mal" en répétant cette prière "avec les larmes aussi, avec les larmes du cœur". "Tourne-toi vers nous Seigneur –s'est-il exclamé- et prends pitié de nous parce que nous sommes tristes, nous sommes angoissés. Vois notre misère et notre peine et pardonne tous nos péchés: le péché de l’idolâtrie, le péché d'exploiter les hommes sur l'autel du pouvoir, de les sacrifier. Tourne-toi vers nous Seigneur, et prends pitié, parce que nous sommes tristes et angoissés. Vois notre misère et notre peine. Nous sommes sûrs que le Seigneur nous écoutera et fera quelque chose pour nous donner l'esprit de consolation". Après la messe, tous ont récité la Prière pour l'Italie composée par Jean-Paul II en 1994. Ensuite, comme de coutume, le Pape a salué chacun personnellement avec une grande cordialité et affection. La communauté ecclésiale de l'ordinariat militaire a offert au Saint-Père un objet artisanal napolitain en terre cuite représentant saint Joseph artisan qui enseigne à Jésus les outils de charpenterie, ce dernier portant une corbeille avec les instruments de la passion: clous, marteau et pinces.

VISITE DU PRESIDENT URUGUAYEN

Cité du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président uruguayen M.José Alberto Mujica Cordano, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Ces entretiens ont permis un échange de vue sur la situation socio-politique du pays et sa place dans la région, mais aussi d'aborder des sujets d'intérêt commun, tels que le progrès de la personne, ses droits, la justice et la paix sociale. Les parties ont rappelé la contribution de l'Eglise au débat public interne comme international sur la paix, mais aussi au service de la société, par l'enseignement et l'assistance.

ENVOYE SPECIAL

Cité du Vatican,1 juin 2013 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la lettre latine (8 mai) par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Paul Josef Cordes, son Envoyé spécial à la clôture du Congrès eucharistique allemand (Cologne 9 juin). Il sera accompagné de Mgr.Winfried Haunerland, Professeur à l'Université de Munich, et de l'Abbé Stefan Rau, Curé de la paroisse St.Joseph de Münster.

COMME MARIE, ECOUTER, DECIDER ET AGIR

Cité du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Hier soir Place St.Pierre, en conclusion du mois marial, le Pape François a participé à la récitation du chapelet présidée par le Cardinal Angelo Comastri, Vicaire général pour le Vatican et Archiprêtre de la Basilique vaticane. A la fin du temps de prière et avant de donner sa bénédiction aux nombreux fidèles présents, le Saint-Père a évoqué la fête de la Visitation et a proposé une méditation sur la vie de Marie: "Trois mots résument l'attitude de Marie: écoute, décision et action, des mots qui indiquent une route pour nous aussi face à ce que nous demande le Seigneur dans la vie. Marie sait écouter Dieu. Attention, il ne s'agit pas d'une simple écoute, D'une écoute superficielle, mais d'une écoute faite d'attention, d'accueil, de disponibilité envers Dieu. Ce n'est pas la façon distraite avec laquelle parfois nous nous présentons au Seigneur ou des autres: nous entendons les paroles, mais nous n'écoutons pas vraiment... Marie écoute aussi les faits, c'est à dire qu'elle lit aussi les événements de sa vie. Elle est attentive à la réalité et ne s'arrête pas en superficie, mais va en profondeur, pour en cueillir le sens... Cela vaut aussi pour notre vie: écoute de Dieu qui nous parle et écoute aussi de la réalité quotidienne, attention aux personnes, aux faits, parce que le Seigneur est à la porte de notre vie et frappe de différentes façons. Il met des signes sur notre chemin et nous donne la capacité de les voir".

"Le deuxième mot est décision... Marie ne se laisse pas entraîner par les événements, elle n'évite pas la difficulté de la décision... Dans la vie, il est difficile de prendre des décisions. Nous tendons souvent à les remettre, à laisser les autres décider pour nous. Nous préférons souvent nous laisser entraîner par les événements, suivre la mode du moment. Parfois nous savons ce que nous devons faire, mais nous n'en avons pas le courage ou cela nous semble trop difficile parce que cela signifie aller à contre-courant... Marie va à contre-courant. Elle se met à l'écoute de Dieu, réfléchit et cherche à comprendre la réalité, et décide de faire totalement confiance à Dieu... Action est le troisième mot", a poursuivi le Saint-Père. "Malgré les difficultés, les critiques qu'elle aura reçues quant à sa décision de partir, rien s'arrête Marie... elle n'est pas pressée, ne se laisse pas prendre par l'instant, ne se laisse pas entraîner par les événements. Mais lorsqu'elle comprend ce que Dieu lui demande, ce qu'elle doit faire, elle n'hésite pas, ne tarde pas, mais part en hâte... Nous aussi nous nous en tenons parfois à l'écoute, à la réflexion sur ce que nous devrions faire. Peut-être savons nous aussi clairement quelle décision devons nous prendre, mais nous ne passons pas à l'action. Et surtout nous ne nous impliquons pas nous-mêmes en allant en hâte vers les autres pour leur apporter notre aide, notre compréhension, notre charité".

L'AMOUR DE DIEU POUR LES ENFANTS MALADES

Cité du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Hier à Ste.Marthe, le Saint-Père a célébré la messe pour 22 enfants cancéreux en traitement à l'hôpital Gemelli, accompagné de leurs familles et du personnel médical, ainsi que les bénévoles, prêtres et religieuses les accompagnant à Lourdes. En vue de ce pèlerinage, ils lui avaient envoyé leurs dessins de la grotte de Massabielle et une lettre lui proposant de prier avec lui. Après le Pater, une jeune malade s'est adressée au Pape François pour solliciter sa prière en faveur de tous les enfants malades du monde et sa bénédiction sur leurs parents. Puis le Pape s'est entretenu de façon informelle avec le groupe, répondant à des questions et rappelant que Jésus ne les quitte jamais. Après la messe, il a salué et embrassé chacun.


AUDIENCES


Cité du Vatican, 3 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

SB Nersès Bédros XIX Tarmouni, Patriarche arménien de Cilice.

Le Cardinal Manuel Monteiro, Grand Pénitencier.

Samedi dernier, 1 juin, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 1 juin 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le Cardinal Peter Erdö, Archevêque de Esztergom - Budapest (Hongrie), son Envoyé spécial au sixième centenaire de l'évangélisation de la région de Samorgi (Lituanie) et au congrès eucharistique national (Telsiai 2 - 4 août).

Membre de la Commission pontificale pour l'Etat de la Cité du Vatican, le Cardinal Antonio Maria Vegliò, Président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrations.

L'Abbé Michele Fiorentino (Italie), Défenseur du lien près le Tribunal de la Rote Romaine.

Le P.Donald Kos, OFM.Conv (USA), Vicaire judiciaire du Tribunal ecclésiastique de l'Etat de la Cité du Vatican.

Mgr.Antonio Nicolai (Italie), Juge du Tribunal ecclésiastique de l'Etat de la Cité du Vatican.

Le P.Luigi Sabbarese, CS (Italie), Promoteur de justice ad intérim et Défenseur du lien du Tribunal ecclésiastique de l'Etat de la Cité du Vatican.

Mgr.Vittorio Gepponi (Italie), Vicaire judiciaire du Tribunal d'appel du Vicariat de Rome.

Mgr.Slawomir Oder (Pologne), Vicaire judiciaire du Tribunal ordinaire du Vicariat de Rome.







vendredi 31 mai 2013

SOUTIEN A L'ACTION DE L'O.N.U.

Cité du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin M.Vuk Jeremic, Président de la LXVII Session de l'Assemblée générale de l'ONU, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les rapports avec les états. Les conversations ont permis d'aborder des sujets d'intérêt commun, telle la résolution pacifique des conflits, en référence tout particulièrement au Proche Orient et à la grave crise humanitaire en cours. Les parties pont souligné l'importance de la réconciliation inter-communautaire dans le respect du droit des minorités, qu'elles soient ethniques ou religieuses. Il a également été question de la traite des êtres humains, et du drame des réfugiés, mais aussi du rôle que l'Assemblée de l'ONU pourrait jouer au niveau de la crise économique en soutenant les programmes du développement soutenable après 2015, dans le respect de l'environnement et en vue de réduire la fracture riches pauvres. Le Saint-Siège à confirmé son appréciation du rôle central de l'ONU au service de l'humanité, tandis qu'était rappelée la contribution que l'Eglise apporte, par ses propres moyens et dans le respect de son identité, à la promotion de la dignité humaine, à la consolidation de la paix et d'une culture du dialogue. Elle forme des voeux pour que ces valeurs continuent d'inspirer les débats de l'Assemblée générale.

MESSE ET PROCESSION DU CORPUS DOMINI

Cité du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Hier en fin d'après-midi, le Saint-Père a célébré la messe de la solennité du Corpus Domini devant la Basilique du Latran, avant de présider la traditionnelle procession jusqu'à la Basilique Ste.Marie Majeure. Son homélie s'est articulée autour de la multiplication des pains et des poissons. Donnez-leur vous-mêmes à manger, dit Jésus à ceux qui l'accompagnent. Qui sont ceux à qui il fallait donner à manger?, s'est demandé le Pape François. L'extrait évangélique de Luc parle d'une multitude: "Jésus se tient au milieu d'elle, l’accueille, lui parle, s'en préoccupe, lui montre la miséricorde de Dieu. Au milieu d'elle il choisit les Douze pour rester avec lui et se plonger comme lui dans les problèmes concrets du monde. Et la foule le suit, l'écoute, parce que Jésus parle et agit d'une façon nouvelle, avec l'autorité de celui qui est authentique et cohérent, de celui qui parle et agit avec vérité, de celui qui donne l'espérance qui vient de Dieu, de celui qui est révélation d'un Dieu qui est amour. Et la foule, avec joie, bénit Dieu. Ce soir nous sommes la foule de l’Evangile, nous cherchons nous aussi à suivre Jésus pour l'écouter, pour entrer en communion avec lui dans l’Eucharistie, pour l'accompagner et pour qu'il nous accompagne. Demandons-nous comment nous suivons Jésus. Jésus parle en silence dans le mystère de l’Eucharistie et nous rappelle chaque fois que le suivre signifie sortir de soi-même et faisant de nos vies un don, pour lui et pour les autres".

Mais "d'où vient l’invitation que Jésus fait aux disciples de nourrir eux-mêmes la multitude? Elle naît de deux éléments: d'abord de la foule qui, en suivant Jésus, se trouve en rase campagne, loin des lieux habités, alors que le soir tombe, et puis de la préoccupation des disciples qui demandent à Jésus de renvoyer la foule pour qu'elle aille dans les pays voisins trouver de la nourriture et un logement. Face aux nécessités de la foule, la solution des disciples est que chacun pense à soi... Combien de fois nous chrétiens avons cette tentation! Nous ne nous chargeons pas des besoins des autres, en les renvoyant avec un compatissant Que Dieu t'aide... Mais la solution de Jésus va dans une autre direction, une direction qui surprend les disciples. Donnez-leur vous-mêmes à manger". Devant leurs arguments, "Jésus ne se décourage pas et demande aux disciples de faire asseoir la foule par groupes de cinquante. Il lève alors les yeux au ciel, récite la bénédiction, rompt les pains et les donne pour être distribués. C'est un moment de profonde communion. La foule désaltérée par la parole du Seigneur, est désormais nourrie par son pain de vie... Ce soir, nous aussi sommes à la table du Seigneur" qui "nous donne encore une fois son corps... C'est en écoutant sa Parole, en nous nourrissant de son Corps et de son Sang, qu'il nous fait passer de l'état de multitude à l'identité de communauté, de l’anonymat à la communion. L’Eucharistie est le sacrement de la communion, qui nous fait sortir de l’individualisme pour vivre ensemble dans l'amitié du Christ. Alors, nous devrions tous nous demander devant le Seigneur comment nous vivons l’Eucharistie. Est-ce que je la vis de façon anonyme ou comme moment de vraie communion avec le Seigneur, mais aussi avec tant de frères et soeurs qui partagent ce repas?".

Mais d'où vient la multiplication des pains? s'est demandé le Pape. La réponse se trouve dans l'invitation de Jésus à donner, à partager: "Que partagent les disciples? Le peu qu'ils ont, cinq pains et deux poissons. Mais ce sont justement ces pains et ces poissons qui, dans les mains du Seigneur, rassasient la foule. Et ce sont les disciples, perdus devant l'inutilité de leurs moyens, de la pauvreté de ce qu'ils peuvent mettre à disposition, qui expriment leur confiance en lui... Ceci nous dit que dans l’Eglise comme dans la société, il y a un mot-clef dont on ne doit pas avoir peur est, la solidarité. Ce mot signifie savoir mettre à disposition de Dieu ce que nous avons, nos humbles capacités, car c'est seulement dans le partage, dans le don, que notre vie sera féconde, portera du fruit. Solidarité est un mot mal vu par l'esprit mondain!".

"Ce soir, encore une fois, le Seigneur distribue pour nous le pain qui est son Corps. Il se fait don et nous nous faisons l'expérience de la solidarité de Dieu..., une solidarité qui ne finit pas de nous surprendre. Dieu se fait proche de nous, par le sacrifice de la Croix il s'abaisse en entrant dans l'obscurité de la mort pour nous donner sa vie, qui vainc le mal, l’égoïsme, la mort. Ce soir aussi Jésus se donne à nous dans l'Eucharistie. Il partage notre chemin, ou plutôt se fait nourriture, la vraie nourriture qui soutient notre vie, y compris dans les moments où la route se fait difficile, et où les obstacles ralentissent nos pas. Et dans l'Eucharistie, le Seigneur nous fait parcourir sa route, celle du service, du partage, du don, et ce peu que nous avons, ce peu que nous sommes, s'il est partagé, devient richesse, car la puissance de Dieu, qui est celle de l'amour, descend dans notre pauvreté pour la transformer... Amitié, communion et partage! Prions pour que la participation à l’Eucharistie nous incite toujours à suivre le Seigneur, à être jour après jour des instruments de communion, à partager avec lui et avec notre prochain ce que nous sommes. Ainsi seulement notre existence sera vraiment féconde".

MESSES A SAINTE-MARTHE

Cité du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a réagi aux questions que suscitent les messes célébrées chaque matin par le Saint-Père en la chapelle de la résidence Ste.Marthe: Il convient d'abord, a déclaré le P.Lombardi, SJ, à Radio Vatican, de tenir compte du caractère que le Pape leur attribue. "Ce sont des messes privées à caractère familial. Il tient à ce que le nombre de fidèles ne dépasse pas la cinquantaine et malgré les sollicitations il ne désire pas que la messe soit radio-télévisée. Bien que prononcées en italien, qui n'est pas sa langue maternelle, sur la base d'un texte écrit, ses homélies ont un caractère spontané. Leur publication impliquerait une révision de certains passages, dont la conséquence serait de constituer un texte différent de l'original parlé... Pour qu'il y ait concordance, il faudrait que le Saint-Père opère lui-même la révision, au risque de produire quelque chose de différent" de la prédiction spontanée originale. Puis il a rappelé que L'Osservatore Romano et Radio Vatican offrent les passages des ces homélies matinales, et que le CTV en fournit des enregistrements. Et qu'il convient de que Pape distingue également entre audiences officielles et audiences privées. Les textes prononcés au cours de ces premières sont publiés, tandis que dans le second cas il "convient de respecter le caractère spontané et familier. Par conséquent le choix fait reflète la nature des messes de Ste.Marthe tout en garantissant au public un accès au message qu'il diffuse.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 31 mai 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Mgr.Luis Francisco Ladaria Ferrer, Secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

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