Cité
du Vatican, 2 septembre 2013 (VIS). Comme annoncé, le Saint-Père
effectuera une visite pastorale à Assise (Italie) vendredi 4 octobre.
Il quittera le Vatican à 7 h et gagnera la cité de saint François
par hélicoptère. Sur leur terrain de sport, il rencontrera des
enfants malades et handicapés de l'Institut séraphique, puis se
rendra à 8 h 45' en privé au sanctuaire de St.Damien. Ensuite, à
l'évêché, il rencontrera les personnes assistées par la Caritas
locale, avant de gagner en voiture la basilique supérieure de
St.François. Il priera avec les frères conventuels devant la tombe
du Poverello. A 11 h, le Pape François célébrera la messe sur la
place, puis se rendra au centre d'accueil Caritas de Notre Marie des
Anges pour déjeuner avec des pauvres. Après quoi il visitera en
privé l'ermitage pour prier dans la cellule de saint François. A 15
h 15', dans la cathédrale, il rencontrera le clergé, les consacrés
et les membres du conseil pastoral du diocèse. De là le Pape se
rendra à la basilique de Ste.Claire où il priera devant le corps de
la sainte et de crucifix de St.Damien, avant de se rendre à la
Portioncule et rencontrer à 17 h 45 les jeunes sur l'esplanade de
Notre Dame des Anges. A 18 h 30' il se rendra à Rivotorto pour se
recueillir en privé dans le Tugurio de François. Avant de rentrer
au Vatican, le Pape saluera à 19 h 15' les différentes autorités
locales.
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lundi 2 septembre 2013
VISITE DU CATHOLICOS ORTHODOXE MALANKAR
Cité
du Vatican, 1 septembre 2013 (VIS). Du 4 au 6 septembre, le
Saint-Père recevra SS Moran Baselios Marthoma Paulose II, Catholicos
des syro-malankars orthodoxes (Inde), qui effectue une visite
pastorale de ses fidèles d'Europe. Jeudi, après s'être entretenu
avec le Pape, il ira prier sur la tombe de Pierre et sera reçu par
le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens.
Cette
Eglise orthodoxe est divisée entre l'Eglise syro-malankare, autonome
(2.500.000 fidèles, 30 diocèses, 33 évêques, 1.700 prêtres), et
l'Eglise syro-orthodoxe malankare (en communion avec le Patriarche
syro-orthodoxe d'Antioche). En 1983 à Rome et en 1986 en Inde,
Jean-Paul II avait rencontré le prédécesseur de SS Moran Baselios
Marthoma Paulose II, le Catholicos Moran Mar Baselios Marthoma
Mathews I. Depuis, le Saint-Siège conduit un dialogue parallèle
avec les deux entités orthodoxes malankares centré sur l'histoire
de l'Eglise en Inde, l'ecclésiologie et le témoignage chrétien.
LE CARDINAL TAURAN EN JORDANIE
Cité
du Vatican, 31 août 2013 (VIS). Le Cardinal Jean-Louis Tauran,
Président du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux,
représentera le Saint-Siège à la conférence internationale qui, à
Amman (Jordanie) les 3 et 4 septembre, traitera des enjeux auxquels
sont confrontés les arabes chrétiens. Ces assises, lancées par la
maison royale hachémite, ont été l'objet de la rencontre que le
Saint-Père a eu le 29 août dernier avec le Roi et la Reine de
Jordanie.
PRIER POUR LA PAIX AU PROCHE ORIENT
Cité
du Vatican, 1 septembre 2013 (VIS). Avant la récitation de l'angélus
avec les fidèles rassemblés Place St.Pierre, le Pape a tenu à se
faire "l’interprète du cri qui monte de la terre entière, de
tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille
qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante. C’est le cri
de la paix qui dit avec force que nous voulons un monde de paix, que
nous voulons être des hommes et des femmes de paix. Nous voulons que
dans notre société déchirée par les divisions et les conflits,
explose la paix. Pus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre! La
paix est un don éminemment précieux, qui doit être favorisé et
préservé. Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation
les nombreuses situations de conflit, mais, ces jours-ci, mon cœur
est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé
par les développements dramatiques qui s’annoncent. J’adresse un
fort appel pour la paix, un appel qui naît du plus profond de
moi-même. Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a
provoqué et provoque l’usage des armes dans ce pays affligé,
particulièrement parmi les populations civiles et sans défense. Que
d’enfants ne pourront pas voir la lumière de l’avenir. Pensons y
! Avec grande fermeté je condamne l’usage des armes
chimiques...face aux terribles images de ces derniers jours. Sur nos
actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de
l’histoire, auxquels on ne peut pas échapper. Ce n’est jamais
l’usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la
guerre, la violence appelle la violence. De toutes mes forces, je
demande aux parties en conflit d’écouter la voix de leur
conscience, de ne pas s’enfermer dans leurs propres intérêts,
mais de regarder l’autre comme un frère et d’entreprendre
courageusement et résolument le chemin de la rencontre et de la
négociation, en dépassant les oppositions aveugles. Avec la même
fermeté, j’exhorte aussi la communauté internationale à fournir
tout effort pour promouvoir, sans délai ultérieur, des initiatives
claires fondées sur le dialogue et la négociation pour la paix dans
ce pays, pour le bien de tout le peuple syrien. Qu’aucun effort ne
soit épargné pour garantir une assistance humanitaire à ceux qui
sont touchés par ce terrible conflit, particulièrement aux réfugiés
dans ce pays et aux nombreux réfugiés dans les voisins. Que soit
garantie aux agents humanitaires engagés à alléger les souffrances
de la population, la possibilité de prêter l’aide nécessaire".
"Que
pouvons-nous faire pour la paix dans le monde? Comme le disait Jean
XXIII, à chacun il incombe de rétablir les rapports de la vie en
société sur les bases de la justice et de l’amour. Qu’une
chaîne d’engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes
les femmes de bonne volonté! C’est une pressante invitation que
j’adresse à toute l’Eglise catholique, mais que j’étends à
tous les chrétiens d’autres confessions, aux hommes et aux femmes
de chaque religion, ainsi qu’à ces frères et sœurs qui ne
croient pas. La paix est un bien qui dépasse toute barrière, parce
qu’elle est un bien de toute l’humanité. Je le répète, ce
n’est pas la culture de l’affrontement, la culture du conflit qui
construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais
la culture de la rencontre, la culture du dialogue. Là est l’unique
voie vers la paix. Que le cri de la paix s’élève pour arriver au
cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider
par le souffle de la paix. Voilà pourquoi j’ai décidé
d’organiser pour toute l’Eglise, le 7 septembre prochain, veille
de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une
journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen
Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à
cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus
opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des
autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté. Place
St.Pierre le 7 septembre, de 19 à 24 h, nous nous réunirons en
prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce
grand don pour le peuple syrien et pour toutes les situations de
conflit et de violence en cours dans le monde. L’humanité a besoin
de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance
et de paix. Je demande à toutes les Eglises particulières qui,
outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des
actions liturgiques à cette intention. A Marie, demandons de nous
aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la
force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Mère,
qu’elle nous aide à retrouver la paix. Nous sommes tous ses
enfants. Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à
nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une
culture authentique de la rencontre et de la paix. Marie, Reine de la
paix, prie pour nous".
POST ANGELUS
Cité
du Vatican, 1 septembre 2013 (VIS). Après la prière mariale, le
Pape François a évoqué la béatification, hier en Roumanie, du
prêtre Vladimir Ghika, martyrisé à Bucareste en 1954, et celle à
Messine de Mgr.Antonio Franco, évêque du XVI - XVII siècle. Puis
il a fait référence à la journée de défense de la Création,
célébrée aujourd'hui par l'Eglise italienne ("La famille doit
éduquer à la défense de la Création"), et salué les fidèles
qui, à Syracuse, fêtent le soixantième anniversaire des "Larmes
de la Vierge". Le Pape a salué la foule en lui donnant
rendez-vous à samedi 19 h pour la veillée de prière en faveur de
la paix.
MESSE DE BENOIT XVI POUR LE RATZINGER SCHÜLERKREIS
Cité
du Vatican, 1 septembre 2013 (VIS). Ce matin, le Pape émérite
Benoît XVI a célébré la messe en la chapelle du Gouvernorat de la
Cité du Vatican, à l’occasion de la clôture du séminaire
estival traditionnel de ses anciens élèves, le Ratzinger
Schülerkreis. La rencontre a eu lieu à Castel Gandolfo mais, cette
année, Benoît XVI n’y a pas participé. Cette XXXVIII édition a
réfléchi sur “la question de Dieu à l’époque de la
sécularisation” à la lumière de l’œuvre philosophique et
théologique du penseur Rémi Brague, récompensé l’an dernier par
le Prix Ratzinger. Une cinquantaine de personnes participaient à
cette messe et Benoît XVI a concélébré avec le Cardinal Kurt
Koch, Président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens
et le Cardinal Christoph Schönborn, Archevêque de Vienne
(Autriche), ainsi que Mgr.Georg Gänswein, Préfet de la Maison
pontificale, Mgr.Barthélemy Adoukonou, Secrétaire du Conseil
pontifical pour la culture et Mgr.Hans-Jochen Jaschke, Evêque
auxiliaire de Hambourg (Allemagne).
Dans
son homélie, Benoît XVI a commenté l’évangile du jour dans
lequel Jésus invite ses disciples à prendre la dernière place:
“Une place qui peut paraître très bonne peut se révéler être
une place très laide... Celui qui dans ce monde et dans l'histoire
est poussé en avant et arrive aux premières places, doit savoir
qu’il est en danger, qu’il doit se mettre sous le regard du
Seigneur... Il doit regarder sa responsabilité envers les autres,
doit se changer en celui qui sert, en celui qui, en réalité, est
allé aux pieds de l’autre, et ainsi bénit et sera à son tour
béni... La croix, dans l’histoire est la dernière place et...le
Crucifié n’a pas d’autre place... il a été dépouillé... il
n’est personne et cependant “cette humiliation extrême” est
“la véritable exaltation... Oui, Jésus est...à la hauteur de
Dieu parce que la hauteur de la Croix est la hauteur de l’amour de
Dieu, la hauteur du renoncement à soi-même et du dévouement aux
autres. Tel est le lieu divin et nous voulons demander à Dieu qu’il
nous fasse comprendre cela de plus en plus, et accepter avec
humilité, chacun selon ce qui lui correspond, ce mystère de
l’exaltation et de l’humiliation”.
NOMINATION DU NOUVEAU SECRETAIRE D’ETAT
Cité
du Vatican, 31 août 2013 (VIS). En vertu du canon 354 du CIC, le
Saint-Père a accepté la démission du Cardinal Tarcisio Bertone,
Secrétaire d’Etat, auquel il a demandé de rester en fonction
jusqu’au 15 octobre. Parallèlement, il a nommé Mgr.Pietro
Parolin, actuellement Nonce apostolique au Venezuela, nouveau
Secrétaire d’Etat. Il prendra ses fonctions le 15 octobre et, à
l'occasion, le Pape recevra en audience les supérieurs et employés
de la Secrétairerie d’Etat pour remercier publiquement le Cardinal
Bertone de son service fidèle et généreux au Saint-Siège et pour
leur présenter le nouveau Secrétaire d’Etat. Mgr.Pietro Parolin
est né à Schiavon (Italie) en 1955 et a été ordonné prêtre en
1980. Il est licencié en droit canonique. Entré au service
diplomatique du Saint-Siège en 1986, il a travaillé dans les
représentations pontificales au Nigeria et au Mexique, puis près la
section pour les relations avec les états de la Secrétairerie
d’Etat, dont il fut nommé sous-secrétaire en 2002. En 2009 il a
été nommé Nonce au Venezuela et ordonné évêque par Benoît XVI
le 12 septembre suivant.
Losqu’il
a eu connaissance de sa nomination, Mgr.Parolin a remercié le
Saint-Père en lui faisant part de son “entière disponibilité”
et de sa volonté de collaborer avec lui et sous sa direction pour
“la plus grande gloire de Dieu, le bien de la Sainte Eglise et le
progrès de la paix et de l’humanité afin qu’elle trouve des
raisons de vivre et d’espérer”. Il a également étendu son
remerciement à tous ceux qui ont partagé sa vie tant dans les
paroisses où il a servi que dans les pays où il a accompli sa
tache, au Pape Benoît XVI, au Cardinal Tarcision Bertone, à la
Secrétairerie d’Etat qui a été “sa maison pendant tant
d’années” et à ses collègues et membres de la Curie: “J’entre
avec émotion, mais aussi avec confiance et sérénité dans ce
nouveau service de l’Evangile, de l’Eglise et du Pape François,
disposé, comme il nous l’a demandé depuis le début, à marcher,
édifier-construire et confesser”. Et de conclure: “Que la Vierge
que j’aime invoquer sous les titres de Monte Berico, Guadalupe et
Coromoto, nous donne la force de cheminer en présence du Seigneur,
avec la croix du Seigneur, d’édifier l’Eglise sur le sang du
Seigneur répandu sur la croix, et de confesser son unique gloire, le
Christ crucifié. Et ainsi, l’Eglise ira de l’avant. Et comme on
dit au Venezuela: Que Dieu vous bénisse!”.
CONFIRMATIONS EN CURIE
Cité
du Vatican, 31 août 2013 (VIS). Le Saint-Père a confirmé
Mgr.Giovanni Angelo Becciu comme Substitut de la Secrétairerie
d'Etat, Mgr.Dominique Mamberti comme Secrétaire pour les relations
avec les états, Mgr.Georg Gänswein comme Préfet de la Maison
pontificale, Mgr.Peter Wells comme Assesseurs aux affaires générales,
et Mgr.Antoine Camilleri comme Sous Secrétaire aux relations avec
les états.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 2 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
M.Veselin
Sukovic, Ambassadeur du Montenegro, venu présenter ses lettres de
créance.
Le
Cardinal Godfried Dannels.
Samedi
dernier, 31 août, il avait reçu:
Ensemble
le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d'Etat, le Cardinal
Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises
orientales, Mgr.Dominique Mamberti comme Secrétaire pour les
relations avec les états, Mgr.Peter Wells comme Assesseurs aux
affaires générales, et Mgr.Antoine Camilleri comme Sous Secrétaire
aux relations avec les états, et Mgr.Alberto Ortega Martín,
official de la Section pour les relations avec les états.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
mercredi 31 juillet 2013
MESSE AVEC LES JESUITES POUR LA SAINT IGNACE DE LOYOLA
Cité
du Vatican, 31 juillet 2013 (VIS).- Pour la fête de saint Ignace de
Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, ordre auquel appartient
le Pape François, celui-ci a célébré, ce matin à 8h, la messe
avec les Jésuistes dans l’église romaine du Jésus où sont
conservées les reliques du saint. Seuls les prêtres de la Compagnie
de Jésus, ses amis et collaborateurs ont assisté à cette messe
privée, comme celles qu’il célèbre quotidiennement à la Maison
Ste.Marthe. Toutefois, le Pape a été accueilli par des centaines de
personnes venues le saluer ou qui ont attendu la fin de la messe pour
le faire. Mgr.Luis Ladaria, Secrétaire de la Congrégation pour la
doctrine de la foi, le Père Adolfo Nicolás, Préposé général de
la Compagnie de Jésus, des membres du Conseil et plus de deux cents
jésuites ont concélébré avec le Saint-Père. Dans son homélie,
le Pape a proposé une réflexion basée sur trois concepts: mettre
au centre le Christ et l’Eglise, se laisser conquérir par lui pour
servir et sentir la honte de nos limites et péchés pour être
humbles devant lui et devant nos frères.
“Notre
devise à nous Jésuites, Iesus Hominum Salvator –a dit le Pape-
nous rappelle constamment une réalité que nous ne devons jamais
oublier: la centralité du Christ pour chacun de nous et pour toute
la Compagnie dont saint Ignace a souhaité qu’elle prenne le nom de
Jésus pour indiquer la référence... Et cela nous conduit, nous
Jésuites, et toute la Compagnie, à nous décentrer, à avoir
toujours devant nous le Christ toujours plus grand... Le Christ est
notre vie. A la centralité du Christ correspond aussi la centralité
de l’Eglise: ce sont deux feux qui ne peuvent être séparés. Je
ne peux pas suivre le Christ sinon dans l’Eglise et avec l’Eglise.
Et même dans ce cas, nous les Jésuites et toute la Compagnie,
sommes pour ainsi dire déplacés, nous sommes au service du Christ
et de l’Eglise...Etre des hommes enracinés et fondés dans
l’Eglise, c’est ainsi que nous veut Jésus. On ne peut pas avoir
de chemins parallèles ou isolés. Oui, des chemins de recherche, des
chemins créatifs, oui, c’est important; aller vers les
périphéries...mais toujours en communauté avec l’Eglise, avec
cette appartenance qui nous donne du courage pour aller de l’avant”.
Le chemin pour vivre cette double centralité est “de se laisser
conquérir par le Christ. Je cherche Jésus et je le sers parce que
lui m’a cherché en premier... En espagnol, il existe une phrase
qui dit bien cela: El nos primerea. Il est toujours le premier...
Etre conquis par le Christ pour laisser à ce roi toute notre
personne et notre fatigue... l’imiter en supportant même les
insultes, le mépris, la pauvreté”. Le Pape a alors évoqué le
père jésuite Paolo dell’Oglio, disparu en Syrie depuis quelques
jours avant d’ajouter “se laisser conquérir par le Christ
signifie être toujours tendu vers celui qui est en face de moi, vers
l’objectif du Christ”.
Le
Saint-Père a aussi rappelé les paroles de Jésus dans l’Evangile:
Qui veut sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à
cause de moi la sauvera... celui qui a honte de moi...et il les a
comparé à la honte des Jésuites. "L’invitation que nous
fait Jésus est de ne jamais avoir honte de lui, mais de le suivre
toujours avec un dévouement total, en se fiant et en se confiant à
lui... En regardant Jésus, comme saint Ignace nous l’enseigne dans
sa première semaine –a ajouté le Pape- surtout en regardant le
Christ crucifié, nous ressentons cette sensation si humaine et si
noble qu’est la honte de ne pas être à la hauteur... Et cela nous
mène toujours, chacun individuellement et en Compagnie, à
l’humilité, à vivre cette grande vertu. Humilité qui nous fait
prendre conscience chaque jour que ce n’est pas nous qui
construisons le Royaume de Dieu, mais que c’est toujours la grâce
du Seigneur qui agit en nous. Humilité qui nous pousse à ne pas
nous mettre au service de notre personne ou de nos idées, mais au
service du Christ et de l’Eglise comme des vases fragiles,
inadéquats, insuffisants, mais qui contiennent un immense trésor
que nous communiquons".
Le Pape
a confessé qu’il aimait imaginer un jésuite au soir de son
existence, "quand un Jésuite termine sa vie", avec deux
images qui lui viennent à l’esprit: celle de saint
François-Xavier, regardant la Chine, et celle du Père Arrupe, lors
de sa dernière conversation dans le camp de réfugiés. "Deux
images –a-t-il dit- que nous devons tous bien observer et nous
rappeler. Demander la grâce que notre crépuscule soit comme le
leur". Enfin, le Pape François a encouragé les personnes
présentes à demander à la Vierge de "nous faire sentir
honteux d’être insuffisants pour le trésor qu’il nous a confié,
pour vivre l’humilité devant Dieu. Qu’accompagne notre chemin
l’intercession paternelle de saint Ignace et de tous les saints
jésuites qui ont continué à nous enseigner comment tout faire avec
humilité, ad maiorem Dei gloriam". A la fin de la messe, le
Pape a prié devant l’autel de la chapelle St.Ignace et
St.François-Xavier ainsi que devant la chapelle de la Vierge de la
rue et la tombe du Père Pedro Arrupe.
LE PAPE FRANÇOIS, ANNONCE LE THEME POUR LA XLVII JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX
Cité
du Vatican, 31 juillet 2013 (VIS)." Fraternité, fondement et
chemin de la paix ". Tel est le thème de la 47ème Journée
mondiale de la Paix, la première du Pape François.
La
Journée mondiale de la Paix a été voulue par Paul VI et elle est
célébrée le premier jour de chaque année. Le Message pour cette
Journée mondiale est transmis aux Églises particulières et aux
chancelleries du monde entier, pour rappeler la valeur essentielle de
la paix et la nécessité d’œuvrer sans relâche pour l’obtenir.
Le
Pape François a choisi la fraternité comme thème de son premier
Message pour la Journée mondiale de la Paix. Dès le début de son
ministère d’Évêque de Rome, le Pape a souligné l'importance de
dépasser une " culture du rebut " et de promouvoir la "
culture de la rencontre ", en vue de la réalisation d'un monde
plus juste et pacifique.
La
fraternité est un don que chaque homme et chaque femme reçoit en
tant qu'être humain, fils et fille d'un même Père. Face aux
nombreux drames qui touchent la famille des peuples – pauvreté,
faim, sous-développement, conflits, migrations, pollution,
inégalité, injustice, criminalité organisée, fondamentalismes –,
la fraternité est fondement et chemin de la paix.
La
culture du bien-être fait perdre le sens de la responsabilité et de
la relation fraternelle. Les autres, au lieu d’être nos "
semblables ", apparaissent comme des antagonistes ou des ennemis
et ils sont souvent " chosifiés ". Il n'est pas rare que
les pauvres et les nécessiteux soient considérés comme un "
fardeau ", un obstacle au développement. Dans le meilleur des
cas, ils reçoivent une aide sous forme d’assistanat ou sont
l'objet de compassion. C'est-à-dire qu'ils ne sont plus considérés
comme des frères, appelés à partager les dons de la création, les
biens du progrès et de la culture, à participer en plénitude à la
même table de la vie, à être les protagonistes du développement
intégral et inclusif.
Don
et engagement venant de Dieu le Père, la fraternité encourage à
être solidaires contre l'inégalité et la pauvreté qui
affaiblissent la vie sociale, à prendre soin de chaque personne –
en particulier du plus petit et sans défense – à l'aimer comme
soi-même, avec le cœur-même de Jésus-Christ.
Dans
un monde qui développe constamment son interdépendance, ne doit pas
manquer le bien de la fraternité, qui peut vaincre l’expansion de
cette mondialisation de l'indifférence, à laquelle le Pape François
a plusieurs fois fait allusion. La mondialisation de l’indifférence
doit laisser la place à une mondialisation de la fraternité.
La
fraternité doit marquer de son empreinte tous les aspects de la vie,
y compris l'économie, les finances, la société civile, la
politique, la recherche, le développement, ainsi que les
institutions publiques et culturelles.
Au
début de son ministère, le Pape François, par un message qui se
situe en continuité avec celui de ses Prédécesseurs, propose à
tous le chemin de la fraternité, pour donner au monde un visage plus
humain.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 31 juillet 2013 (VIS) (VIS).-Le Saint-Père a:
-Accepté
la renonciation de Mgr. Anton Stress C.M. à la charge pastorale de
l'archidiocèse de Ljublana (Slovénie) présentée en conformité au
canon 401,2 du CIC .
--Accepté
la renonciation de Mgr. Marjan Turnšek à la charge pastorale de
l'archidiocèse de Maribor (Slovénie), présentée en conformité au
canon 401,2 du CIC .
-Nommé
Mgr.Frank J. Caggiano, (USA) evêque
de Bridgeport (superficie 1.621, population 955.000,
catholiques 479.000, prêtres 272, religieux 336, diacres 103) aux
Etats-Unis. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de
Brooklyn (Etats-Unis).
ACTIVITES DU PAPE ET DU SAINT-SIEGE MAI-JUILLET 2013
Cité
du Vatican, 31 juillet 2013 (VIS). Voici un résumé de l’activité
du Pape et du Saint-Siège, de mai à juillet 2013:
MAI
2:
Le Pape émérite Benoît XVI rentre au Vatican, après un séjour de
deux mois à Castel Gandolfo, pour habiter l'ancien monastère Mater
Ecclesiae.
2:
Lettres de créances de l’Ambassadeur russe, M.Aleksander Avdeev.
3:
Visite du Président libanais, M.Michel Sleiman.
3
- 5: Pèlerinage des confraternités à Rome dans le cadre des
Journées des confraternités et de la piété populaire organisées
pour l’Année de la foi.
6:
Visite du Président de la Confédération suisse, M.Ueli Maurer.
8:
Audience aux participants à l’Assemblée plénière de l’Union
internationale des Supérieures générales.
10:
Rencontre avec le Pape Tawadros II, chef de l’Eglise orthodoxe
copte d’Egypte.
12:
Canonisations des bienheureux Antonio Primaldi et ses compagnons,
Laura di Santa Caterina da Siena Montoya y Upegui et Maria Guadalupe
Garcia Zavala.
13:
Visite du Président colombien, M.Juan Manuel Santos Calderon.
14:
Première participation du Saint-Siège à la biennale de Venise (1
juin, 24 novembre 2013) avec un pavillon inspiré du récit biblique
de la Genèse.
15:
L’Institut pour les Œuvres de religion (IOR) prévoit d’ouvrir
un site internet où serait aussi publié le rapport annuel de ses
activités.
16:
Lettres de créances de quatre nouveaux ambassadeurs: M.David Shoul,
d’Antigua - Barbuda; M.Lameck Nthekela, du Bostwana; M.Bolot
Iskovich Otunbaev, du Kirghizstan, et M.Jean-Paul Senninger, du
Grand-Duché de Luxembourg.
18:
Visite de la Chancelière allemande, Mme Angela Merkel.
18
- 19: Journée des mouvements ecclésiaux.
22:
Visite à la maison d’accueil Don de Marie des Missionnaires de la
Charité.
22:
Visite du Président béninois, M.Thomas Boni Yayi.
23:
Visite du Président salvadorien, M.Carlos Mauricio Funes Cartagena.
23:
Institution par l’Université pontificale du Latran de la chaire
"Socialisation politique en Afrique" portant le nom du
Cardinal Bernardin Gantin.
26:
Visite pastorale à la paroisse romaine Sts.Elizabeth-et-Zaccarie.
31:
Audience au Président de la LXVII session de l’Assemblée générale
de l’ONU, M.Vuk Jeremic.
JUIN
1:
Visite du Président urugayen, M.José Mujica Cordano.
2:
Adoration eucharistique simultanée mondiale présidée par le
Saint-Père en la Basilique vaticane.
3:
Visite du Président capverdien, M.Jorge Carlos Fonseca.
5:
Décès du Cardinal Stanislaw Nagy, SCI, Diacre de Ste Marie della
Scala à Rome.
6:
Lettres de créances de l’Ambassadeur d’Iran, M.Mohamed Taher
Rabbani.
7:
Lettres de créances de l’Ambassadeur d’Arménie, M. Mikayel
Minasyan.
8:
Visite du Président italien, M.Giorgio Napolitano.
10:
Lettres de créances de l’Ambassadeur du Mexique, M.Mariano
Palacios Alcocer.
13:
Visite de la Présidente slovène, Mme Alenka Bratusek.
14:
Visite de l’Archevêque de Canterbury, SG Justin Welby.
15:
Audience au Président de la Commission européenne,M.José Manuel
Durao Barroso..
17:
Visite du Président vénézuélien, M.Nicolas Maduro Moros.
24:
Visite du premier ministre maltais, M.Joseph Muscat.
24:
Institution d’une Commission pontificale sur l’Institut pour les
Œuvres de religion (IOR) par chirographe.
JUILLET
4:
Visite privée du nouveau Président du Conseil italien, M.Enrico
Letta.
4:
Adhésion de l’Autorité d’Information financière (AIF) du
Saint-Siège au groupe Egmont regroupant les unités d’information
financière au niveau mondial.
4
- 7: Journée des séminaristes et novices.
5:
Publication de la première encyclique du Pape François, Lumen
Fidei.
6:
Visite du Président trinbagonien, M.Anthony Thomas Aquinas Carmona.
8:
Visite pastorale à Lampedusa (Italie)
22
- 29: Voyage apostolique au Brésil à l’occasion de la XXVIII
Journée mondiale de la Jeunesse.
26:
Signature d'un protocole d'accord entre l'Autorité d'information
financière (AIF) du Saint-Siège et de la Cité du Vatican avec leur
homologue italien, l'Unité d'information financière (UIF) de la
Banque d'Italie.
28:
Décès à 99 ans du Cardinal Ersilio Tonini, Archevêque émérite
de Ravenna-Cervia (Italie)
AVIS
Cité
du Vatican, 31 juillet 2013 (VIS).- Durant le mois d'août le service
est suspendu. Le prochain bulletin VIS sera diffusé lundi 1
septembre.
mardi 30 juillet 2013
RENCONTRE AVEC LES JOURNALISTES SUR LE VOL PAPAL
Cité
du Vatican, 30 juillet 2013
(VIS). Au cours du vol de retour de Rio de Janeiro à Rome, le Pape a
parlé pendant presque une heure et demie avec les journalistes qui
l'accompagnaient dans son voyage. Les questions furent improvisées
tout comme les réponses, et le Pape François a répondu à toutes,
de celles relatives à sa sécurité personnelle à celles liées à
la Curie, de son voyage au Brésil, de sa collaboration avec Benoît
XVI ou de la situation des divorcés remariés.
Le
Pape a dit qu'il était content de son premier voyage à l'étranger
comme Pape, soulignant que ce qui avait attiré son attention était
surtout "la bonté et la souffrance du peuple brésilien. Le
cœur des Brésiliens est grand; c'est un peuple aimable...qui même
quand il souffre trouve un chemin pour chercher le bien partout. Et
cela fait du bien. C'est un peuple joyeux, qui a beaucoup souffert...
Ce voyage était très beau et spirituellement, il m'a fait grand
bien... On se sent toujours bien quand on rencontre les gens... Nous
pouvons recevoir tant de choses des autres". Sur la question de
sa sécurité, il a dit qu'il n'y avait eu aucun incident ces
jours-ci à Rio de Janeiro et que tout était spontané. "Avec
moins de sécurité -a-t-il ajouté- j'ai pu être avec les gens, les
embrasser, sans véhicule blindé... La sécurité c'est avoir
confiance en un peuple... Oui, il y a toujours le danger d'avoir
quelque fou qui fasse quelque chose; mais il y a aussi le Seigneur
qui protège, hein? Construire un espace blindé entre l'évêque et
le peuple est une folie, et entre une folie et une autre, je préfère
encore celle-là".
Le
Saint-Père a confirmé qu'il préférait résider à Sainte-Marthe:
"Je ne peux pas vivre seul ou en petit comité. J'ai besoin des
gens, de les rencontrer, de parler avec eux... Chacun doit vivre
comme le Seigneur veut qu'il vive. Mais l'austérité, l'austérité
générale, est nécessaire pour tous ceux qui travaillent au service
de l'Eglise". Il a aussi révélé ce que contenait la sacoche
qu'il portait avec lui dans ce voyage. "Elle ne contenait pas la
clef de la bombe atomique. Elle contenait un rasoir, un bréviaire,
un agenda, un livre...je lis actuellement un livre sur la petite
Thérèse dont je suis très dévot... J'ai toujours porté ma
sacoche quand je voyage... C'est normal. Nous devons être normaux".
Il
a répondu à une question sur les commissions instituées pour la
réforme de l'Institut pour les œuvres de religion (IOR) et le cas
de Mgr.Scarano, responsable du service de comptabilité analytique de
l'Administration du patrimoine apostolique du Saint-Siège (APSA),
arrêté fin juin par les autorités italiennes dans le cadre d'une
enquête pour corruption et escroquerie. Il a expliqué qu'il avait
mis en place ces deux commissions pour réformer et assainir l'IOR,
que certains lui conseillaient d'en faire une banque éthique, un
fonds d'aide ou même de le fermer. "J'ai confiance dans le
travail des personnes de la commission -a-t-il ajouté-. Ce qui est
sûr, c'est que la transparence et l'honnêteté doivent être les
critères dont cet organisme doit s'inspirer... Oui, il y a un
monseigneur en prison et cela, pas parce qu'il 'ressemblait à la
bienheureuse Imelda' (expression argentine)... Ces choses qui causent
autant de scandale me font mal... Mais dans la Curie, il y a aussi
tant de saints...bien que certains ne le soient pas tellement... Et
ce sont ces derniers qui font le plus de bruit... Nous savons tous
qu'un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse".
Le
Saint-Père a aussi évoqué le cas de Mgr.Ricca, prélat de l'IOR,
sur lequel une revue italienne a publié des informations
compromettantes relatives à son intimité et sur le présumé lobby
gay du Vatican. "Sur Mgr.Ricca -a-t-il dit- j'ai effectué une
Investigatio Previa (enquête avant nomination) et rien n'a été
trouvé. Mais je voudrais ajouter quelque chose. Je vois que dans
l'Eglise, souvent, on va chercher les péchés de jeunesse et on les
publie, pas les délits, c'est autre chose, par exemple les cas
d'abus sur mineurs. Mais si un laïc, un prêtre ou une religieuse a
commis un péché, le Seigneur pardonne et oublie. Et cela est
important; le Seigneur oublie. Nous n'avons donc pas le droit de ne
pas oublier... Saint Pierre avait commis l'un des péchés les plus
graves qui est de renier le Christ. Et pourtant il a été choisi
Pape. On écrit beaucoup sur ce lobby gay...mais je n'ai encore
rencontré personne au Vatican qui me montre sa carte d'identité
avec écrit 'gay'. On dit qu'il y en a. Je crois que lorsque l'on
rencontre une telle personne, il faut distinguer le fait qu'il soit
homosexuel de son appartenance à un lobby, car les lobbys ne sont
pas bons...Voilà l'erreur... Si une personne est homosexuelle et
cherche le Seigneur avec sa bonne volonté, qui suis-je pour le
juger?".
Le
Saint-Père a aussi abordé le cas des sacrements aux personnes
divorcées remariées et a dit: "Je crois que le moment de la
miséricorde est arrivé... Les divorcés peuvent accéder aux
sacrements... Le problème touchent ceux qui ont célébré une
seconde union...qui ne peuvent recevoir la communion. Mais j'ouvre
ici une parenthèse, les orthodoxes ont une pratique différente; ils
suivent ce qu'ils appellent la théologie de l'économie et offrent
une deuxième possibilité. Mais je crois que ce problème, et je
ferme la parenthèse, doit être étudié dans le cadre de la
pastorale du mariage. L'un des thèmes sur lesquels je consulterai le
conseil des huit cardinaux avec qui nous nous réuniront en...octobre
sera de voir comment avancer en termes de pastorale matrimoniale. Il
y a quelques jours, le Secrétaire du Synode des évêques était
avec moi pour choisir le sujet du prochain synode et...en
parlant...nous avons évoqué ce thème anthropologique: comment la
foi aide à la planification de la personne, de la famille et conduit
à la pastorale matrimoniale... Nous sommes en chemin vers une
pastorale matrimoniale plus profonde... Ce problème concerne
beaucoup de monde".
Quant
à la participation des femmes dans l'Eglise, le pape François a dit
que la question de l'ordination a été tranchée de façon
définitive par Jean-Paul II par un non. Mais, il a rappelé que
"Marie est plus importante que les apôtres, les évêques, et
ainsi, la femme dans l'Eglise est aussi plus importante que les
évêques et les prêtres... Il faut progresser dans l'explication du
rôle et du charisme des femmes dans l'Eglise...Nous n'avons pas
toutefois de théologie profonde de la femme dans l'Eglise".
Evoquant
la présence de Benoît XVI au Vatican, il a ajouté: "C'est
comme avoir un grand-père à la maison, mais un grand-père sage.
Quand, dans une famille, le grand-père est à la maison, il est
vénéré, aimé, écouté. C'est un homme très prudent, il ne
s'immisce pas. Je lui ai dit plusieurs fois: Sainteté, recevez des
personnes, vivez votre vie, venez avec nous"... Oui, il est venu
pour l'inauguration de la statue de saint Michel... Oui, c'est comme
avoir un grand-père à la maison, il est un peu comme un père. Si
je rencontre une difficulté ou ne comprends pas quelque chose, je
l'appelle au téléphone pour lui demander: Dites-moi, ce peut être
ceci ou cela?". Et quand je suis allée lui parler du gros
problème de Vatileaks, il m'a tout expliqué avec une grande
simplicité".
http://www.vatican.va/holy_father/francesco/speeches/2013/july/documents/papa-francesco_20130728_gmg-conferenza-stampa_it.html
TELEGRAMME DE CONDOLEANCES A LA CAMPANIE
Cité
du Vatican, 30 juillet 2013
(VIS). Le Saint-Père a fait parvenir, par le Cardinal Secrétaire
d'Etat Tarcisio Bertone, un télégramme de condoléances au Cardinal
Crescenzio Sepe, Archevêque de Naples et Président de la Conférence
épiscopale de Campanie, suite à l'accident de la route qui a coûté
la vie, dimanche dernier, à 38 personnes dont des enfants, après
qu'un autobus est tombé d'un viaduc sur l'autoroute A16 entre Naples
et Canossa.
ACTIVITES DU PAPE ET DU SAINT-SIEGE JANVIER-AVRIL 2013
Cité
du Vatican, 30 juillet 2013 (VIS). Voici un résumé de l’activité
du Pape et du Saint-Siège, de janvier à avril 2013.
JANVIER
7:
Message-vidéo à l’occasion du Congrès national de l’Eglise au
Cambodge ("Le Concile Vatican II et l’Eglise").
8:
Message pour la Journée mondiale du malade, le 11 février ("Va,
et toi aussi, fais de même").
10:
Lettres de créances de Mme Slavica Karacic, Ambassadrice de
Bosnie-Herzégovine.
12:
Visite de SAS le Prince Albert de Monaco.
13:
Journée mondiale des migrants et des réfugiés.
18-25:
Semaine de prière pour l’unité des chrétiens ("Que nous
demande le Seigneur?").
18:
Déclaration conjointe des Conférences épiscopales de France et
d’Allemagne à l’occasion du 50 anniversaire du Traité de
l’Elysée consacrant la réconciliation entre les deux pays après
la seconde Guerre mondiale.
19:
Discours à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical Cor Unum.
22:
Visite du Secrétaire Général du Comité central du parti
communiste du Vietnam, M.Nguyên Phu Trong.
24:
Décès du Cardinal Jozef Glemp, Archevêque émérite de Varsovie et
Primat de Pologne.
24:
Présentation du message pour la XLVII Journée mondiale des
communications sociales, le 12 mai ("Réseaux sociaux: portes de
vérité et de foi; nouveaux espaces d’évangélisation").
25:
Journée d’étude sur "Le Code: une réforme voulue et
demandée par le Concile", à l’occasion du XXX anniversaire
de la promulgation du Code de droit canon.
25:
Motu proprio Ministrorum institutio modifiant la Constitution
apostolique Pastor Bonus (1988) et transférant la compétence sur
les séminaires à la Congrégation pour le Clergé.
25:
Motu proprio Fides per Doctrinam, daté du 16 janvier, modifiant la
Constitution apostolique Pastor Bonus et transférant la compétence
sur la catéchèse au Conseil pontifical pour la nouvelle
évangélisation.
FEVRIER
1:
Présentation du Message de Carême 2013, daté du 15 octobre 2012
("Croire dans la charité suscite la charité. Nous avons
reconnu et nous avons cru que l’amour de Dieu est parmi nous").
6
- 9: Assemblée plénière annuelle du Conseil pontifical pour la
Culture ("L’émergence de la culture jeune").
8:
Décès du Cardinal Giovanni Cheli, Président émérite du Conseil
pontifical de la Pastorale des migrants.
11:
Consistoire ordinaire public pour la canonisation des bienheureux
Antonio Primaldo et ses compagnons (1480), de Laura de Santa Catalina
de Siena Montoya y Upegui (1874-1949) et de Maria Guadalupe Garcia
Zavala (1878-1963).
11:
Annonce par le Pape au Collège cardinalice de sa renonciation au
ministère pétrinien à compter du 28 février 2013 à 20h.
14:
Rencontre avec le clergé du diocèse de Rome.
14:
Mgr.Georg Gänswein, Préfet de la Maison pontificale et Secrétaire
particulier de Benoît XVI, continue de remplir ces deux fonctions et
restera auprès de Benoît XVI.
15:
Visite du Président roumain, M.Traian Basescu.
15:
Nomination par la Commission cardinalice de surveillance de l’IOR,
du nouveau Président du Conseil d’Administration, M.Ernst von
Freyberg.
16:
Visite du Président du Conseil italien, M.Mario Monti.
16:
Visite du Président guatémaltèque, M.Otto Fernando Pérez Molina.
22:
Relations diplomatiques pleines entre le Saint-Siège et le Sud
Soudan.
23:
Visite du Président italien, M.Giorgio Napolitano.
24:
Dernier angélus du pontificat de Benoît XVI en présence de plus de
200.000 personnes.
25:
Publication de la Lettre apostolique en forme de Motu Proprio sur
quelques modifications relatives à l’élection du Pontife romain,
parmi lesquelles la faculté laissée aux Cardinaux d’anticiper le
début du conclave.
25:
Décès du Cardinal belge Julien Ries, à 92 ans.
26:
A la fin de son pontificat, Benoît XVI sera "Pontife émérite"
ou "Pape émérite" et conservera son nom.
27:
Dernière audience générale de Benoît XVI en présence de dizaine
de milliers de personnes.
27:
Visite du Président slovaque, M.Ivan Gasparovic.
28:
Benoît XVI salue le Collège cardinalice le dernier jour de son
pontificat.
28:
Décès du Cardinal Jean Honoré, Archevêque émérite de Tours
(France), à 92 ans.
28:
Peu après 17 h, le Pape Benoît XVI quitte le Vatican, pour la
dernière fois comme Pape, pour Castelgandolfo où il séjournera
temporairement en attendant de gagner l'ancien monastère de clôture
dans les jardins du Vatican.
MARS
1:
Premier jour de vacance du Siège Apostolique. Le Cardinal Angelo
Sodano, Doyen du Collège cardinalice, convoque les cardinaux à la
première Congrégation générale, ainsi que le prévoit la
Constitution apostolique Universi Dominici Gregis.
8:
Huitième Congrégation générale fixant au 12 mars le début du
conclave.
12:
Messe Pro eligendo Romano Pontefice, présidée par le Doyen du Sacré
Collège, et concélébrée par plus de cent Cardinaux, électeurs et
non électeurs.
12:
Entrée en Conclave des 115 Cardinaux électeurs.
13:
Election du Cardinal Jorge Mario Bergoglio, SJ, Souverain Pontife,
265 successeur de Pierre, qui prend le nom de François, prénom
choisi pour la première fois par un Pape.
14:
Célébration du Saint-Père avec les 114 Cardinaux électeurs ayant
participé au Conclave. La Messe Pro Ecclesia est dite en latin avec
lectures en italien.
15:
Audience à tous les Cardinaux.
16:
Audience aux journalistes accrédités à Rome.
17:
Messe à la Paroisse Ste.Anne au Vatican.
17:
Premier angélus du Pape François.
18:
Visite et déjeuner avec la Présidente argentine, Mme Cristina
Fernandez Kirchner.
19:
Messe pour le début du ministère pétrinien en la solennité de
St.Joseph.
20:
Visite des délégations fraternelles.
20:
Visite de la Présidente brésilienne, Mme Dilma Roussef.
22:
Audience au Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège.
23:
Rencontre avec le Pape émérite et déjeuner au Palais apostolique
de Castelgandolfo.
27:
Première audience générale du Pape François.
28:
Célébration par le Pape de la messe In Coena Domini du Jeudi saint
à l’Institut pénal pour mineurs de Casal del Marmo à Rome.
AVRIL
5:
Présentation du premier numéro de la nouvelle version imprimée et
numérique de la revue jésuite italienne La Civiltà Cattolica.
7:
Messe d’installation de l’Evêque de Rome sur la Chaire romaine à
St.Jean-de-Latran.
9:
Audience au Secrétaire Général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.
10:
Décès du Cardinal Lorenzo Antonetti, Président émérite de
l’Administration du Patrimoine du Siège apostolique, Délégué
pontifical pour la Basilique patriarcale St.François d’Assise.
11:
Visite du premier ministre mozambicain, M.Alberto Clementino Vaquina.
13:
Constitution par le Saint-Père d’un groupe de Cardinaux en vue de
l’aider dans le gouvernement de l’Eglise universelle et d’un
projet de révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur
la Curie romaine.
14:
Première visite et messe à la Basilique papale
St.Paul-hors-les-murs.
15:
Visite du premier ministre espagnol, M.Mariano Rajoy Brey.
16:
Présentation de la fondation vaticane "Centre international
Famille de Nazareth" qui sera construite près de Nazareth sur
la colline dominant le centre et la basilique de l’Annonciation.
17:
Lettres de créances de M.Saleh Mohammad Al Ghamdi, Ambassadeur
d’Arabie Saoudite en Italie, porteur d’un message du Roi Abdullah
bin Abdulaziz Al Saud.
19:
Visite du Président équatorien, M.Rafael Corra Delgado.
26:
Audience au Président transitoire de Madagascar, M.Andry Nirina
Rajoelina.
30:
Visite du Président israélien, M.Shimon Peres.
lundi 29 juillet 2013
ALLEZ, SANS PEUR, POUR SERVIR!
Cité
du Vatican, 29 juillet 2013 (VIS). Hier à 10h (15h heure de Rome),
le Pape a célébré la messe pour la XXVIII Journée mondiale de la
Jeunesse sur la plage de Copacabana. La célébration initialement
prévue sur le Campus Fidei de Guaratiba pouvant accueillir deux
millions de personnes a, en raison du mauvais temps, été déplacée
sur la plage carioca. Trois millions de pèlerins ont participé à
la célébration soit un million en plus des deux millions de jeunes
ayant passé la nuit sur la plage après la veillée de samedi. 1.500
évêques et 15.000 prêtres étaient également présents. Parmi les
autorités se trouvaient les présidents du Brésil, d'Argentine, de
Bolivie et du Surinam. La liturgie eucharistique a commencé par
l’hymne officiel des JMJ, chanté par un chœur dans lequel se
trouvaient des prêtres brésiliens, y compris ceux qui évangélisent
à travers la musique sacrée. Les chants de la messe ont été
choisis par concours national auquel ont participé de jeunes
Brésiliens qui ont envoyé leurs compositions. Le Pape a centré son
homélie sur le thème de la XVIII JMJ: Allez et de toutes les
nations faites des disciples, et après avoir évoqué l’émotion
des ces derniers jours, de vivre la foi avec des jeunes provenant des
quatre coins du monde, il a affirmé que le moment était venu pour
eux de transmettre cette expérience aux autres. “Trois mots
–a-t-il dit-: Allez, sans peur, pour servir”.
Pour
expliquer le sens de ce premier mot, le Pape François a parlé aux
jeunes de la beauté d’avoir rencontré Jésus ensemble ces
jours-ci et d’avoir senti la joie de la foi, mais l’expérience
de cette rencontre “ne peut rester renfermée dans votre vie ou
dans le petit groupe de votre paroisse, de votre mouvement, de votre
communauté. Ce serait comme priver d’oxygène une flamme qui
brûle. La foi est une flamme qui est d’autant plus vivante qu’elle
se partage...afin que tous puissent connaître...Jésus Christ qui
est le Seigneur de la vie et de l’histoire... Partager l’expérience
de la foi,...annoncer l’Evangile est le mandat que le Seigneur
confie à toute l’Eglise, et aussi à toi –a ajouté le
Saint-Père-. Mais c’est un commandement, qui ne vient pas d’un
désir de domination ou de pouvoir, mais de la force de l’amour, du
fait que Jésus en premier est venu parmi nous et nous a donné, non
pas quelque chose de lui, mais lui-même tout entier. Il a donné sa
vie pour nous sauver et nous montrer l’amour et la miséricorde de
Dieu. Jésus...nous accompagne...dans cette mission d’amour. Où
nous envoie Jésus? Il n’y a pas de frontières, il n’y a pas de
limites: il nous envoie à tous. L’Evangile est pour tous et non
pour quelques-uns. Il n’est pas seulement pour ceux qui semblent
plus proches, plus réceptifs, plus accueillants... N’ayez pas peur
d’aller, et de porter le Christ en tout milieu, jusqu’aux
périphéries existentielles, également à celui qui semble plus
loin, plus indifférent. Le Seigneur est à la recherche de tous, il
veut que tous sentent la chaleur de sa miséricorde et de son amour”.
Le Pape a souligné en particulier qu’il lui plairait que ce mandat
du Christ, Allez!, résonne chez les jeunes de l’Eglise d’Amérique
latine parce que “ce continent a reçu l’annonce de l’Evangile,
qui a fait son chemin et a porté beaucoup de fruits. Maintenant...
l’Eglise a besoin de vous, de l’enthousiasme, de la créativité
et de la joie qui vous caractérisent”.
“Quelqu’un
pourrait penser: Mais moi, je n’ai aucune préparation spéciale,
comment puis-je aller et annoncer l’Evangile?”, a dit le Pape
pour expliquer le concept ‘sans peur’ avant d’ajouter que la
peur des jeunes n’est pas très différente de celle de Jérémie,
jeune lui aussi, quand il a été appelé par Dieu pour être
prophète et que dans les lectures d'aujourd'hui il s'exclame: Oh!
Seigneur mon Dieu! Vois donc: je ne sais pas parler, je ne suis qu’un
enfant. Dieu dit, à vous aussi, ce qu’il a dit à Jérémie: Ne
crains pas car je suis avec toi pour te délivrer. Il est avec
nous!.. Jésus...ne laisse jamais personne seul. De plus, Jésus n’a
pas dit: Va, mais allez: Nous sommes envoyés ensemble. Chers jeunes,
percevez la présence de l’Eglise tout entière et de la communion
des saints dans cette mission. Quand nous affrontons ensemble les
défis, alors nous sommes forts, nous découvrons des ressources que
nous ne pensions pas avoir. Jésus n’a pas appelé les apôtres à
vivre isolés, il les a appelés pour former un groupe, une
communauté”.
Servir
"c’est laisser sa vie s’identifier à celle de Jésus, c’est
avoir ses sentiments, ses pensées, ses actions. Et la vie de Jésus
est une vie pour les autres. C’est une vie de service…
Evangéliser, c’est témoigner en premier l’amour de Dieu, c’est
dépasser nos égoïsmes, c’est servir en nous inclinant pour laver
les pieds de nos frères comme a fait Jésus… Allez, sans peur,
pour servir -a-t-il conclu-. En suivant ces trois paroles vous
expérimenterez que celui qui évangélise est évangélisé, celui
qui transmet la joie de la foi, reçoit plus de joie. Chers jeunes,
en retournant chez vous n’ayez pas peur d’être généreux avec
le Christ, de témoigner de son Evangile… Porter l’Evangile c’est
porter la force de Dieu pour arracher et démolir le mal et la
violence; pour détruire et abattre les barrières de l’égoïsme,
de l’intolérance et de la haine; pour édifier un monde nouveau.
Jésus Christ compte sur vous! L’Eglise compte sur vous! Le Pape
compte sur vous!”.
LA J.M.J. 2016 A CRACOVIE
Cité
du Vatican, 29 juillet 2013 (VIS). Hier à la conclusion de la messe,
le Saint-Père a remercié les jeunes "pour toutes les joies que
vous m’avez données durant ces jours... Tournons nous maintenant
vers la Mère céleste. Ces jours-ci, Jésus vous a répété avec
insistance l’invitation à être ses disciples missionnaires. Vous
avez écouté la voix du Bon Pasteur qui vous a appelés par votre
nom et vous avez reconnu la voix qui vous appelait. N'avez vous pas
ressenti dans cette voix la tendresse de l’amour de Dieu? Avez-vous
éprouvé la beauté de suivre le Christ, ensemble, dans l’Eglise?
Avez-vous davantage compris que l’Evangile est la réponse au désir
d’une vie encore plus pleine? La Vierge Immaculée intercède pour
nous au ciel comme une bonne mère qui garde ses enfants. Marie nous
enseigne par son existence ce que signifie être disciple
missionnaire. Chaque fois que nous récitons l’angélus, nous
faisons mémoire de l’événement qui a changé pour toujours
l’histoire des hommes".
"Quand
l’ange Gabriel annonça à Marie qu’elle deviendrait la mère de
Jésus, du Sauveur, sans même comprendre la pleine signification de
cet appel, elle s’est confiée à Dieu, elle a répondu: Voici la
servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole.
Mais immédiatement après qu’a-t-elle fait ? Après avoir reçu la
grâce d’être la Mère du Verbe incarné, elle n’a pas gardé
pour elle ce don. Elle est partie, elle est sortie de sa maison et
est allée en hâte pour aider sa parente Elisabeth, qui avait besoin
de soutien; elle a accompli un geste d’amour, de charité, de
service concret, en portant Jésus qui était dans son sein. Et ce
geste elle l’a fait en hâte. Le voilà, notre modèle. Celle qui a
reçu le don le plus précieux de la part de Dieu, comme premier
geste de réponse va servir et porter Jésus. Demandons à la Vierge
de nous aider à donner la joie du Christ à nos proches, à nos
compagnons, à nos amis, à tous. N’ayez jamais peur d’être
généreux avec le Christ. Cela en vaut la peine! Sortir et aller
avec courage et générosité, pour que tout homme et toute femme
puisse rencontrer le Seigneur".
"Chers
jeunes, pour la prochaine Journée mondiale de la jeunesse, nous nous
donnons rendez-vous en 2016, à Cracovie, en Pologne. Par
l’intercession maternelle de Marie, demandons la lumière de
l’Esprit Saint pour éclairer le chemin qui nous conduira à cette
nouvelle étape de célébration joyeuse de la foi et de l’amour du
Christ".
RENCONTRE AVEC LE CELAM
Cité
du Vatican, 29 juillet 2013 (VIS). Hier dimanche, à l'auditorium du
centre d'études de Sumaré, le Pape François a rencontré les 45
évêques du comité de coordination du CELAM. Il leur a parlé du
patrimoine hérité de la rencontre de la V Conférence générale de
l'épiscopat latino-américain et des Caraïbes à Aparecida en 2007,
et a commencé son discours en dégageant quatre caractéristiques de
ces assises. En premier lieu, l'encouragement des diocèses à
participer comme parcours de préparation, qui a abouti à un
document de synthèse qui, bien qu’il fût de référence durant la
V Conférence générale, ne fut pas adopté comme document de
départ; l'atmosphère continue de prière avec le peuple de Dieu,
l'accompagnement des chants et des prières des fidèles;
qu'Aparecida ne se termine pas par un document, mais se prolonge dans
la mission continentale; et enfin, qu'il s'agisse de la première
Conférence du CELAM tenue dans un sanctuaire marial.
Puis
le Pape a évoqué les deux dimensions de la mission continentale,
programmatique et paradigmatique. La première consiste dans la
réalisation d’actes de nature missionnaire. La deuxième implique
sous l’angle missionnaire les activités habituelles des Eglises
locales. Il a rappelé que l'“on a, comme conséquence, toute une
dynamique de réforme des structures ecclésiales. Le changement des
structures (de caduques à nouvelles)...est une conséquence de la
dynamique de la mission. Ce qui fait tomber les structures caduques,
ce qui porte à changer les cœurs des chrétiens c’est précisément
le fait d’être missionnaire". Abordant le thème du fait
d’être disciple, le Pape a souligné deux défis en cours de la
dimension missionnaire d'être disciple: le renouveau interne de
l’Eglise et le dialogue avec le monde actuel.
Le
Pape a ensuite indiqué quelques tentations de l'Eglise comme
“l’idéologisation du message évangélique: chercher une
herméneutique d’interprétation évangélique en dehors du message
évangélique lui-même et en dehors de l’Eglise; le
fonctionnalisme qui réduit la réalité de l’Eglise à la
structure d’une ONG qui “constitue une sorte de théologie de la
prospérité dans l’organisation de la pastorale; et enfin, le
cléricalisme, une tentation très actuelle en Amérique Latine qui
“explique, en grande partie, le manque de maturité et de liberté
chrétienne dans une bonne part du laïcat latino-américain”.
Il
a énuméré quelques critères ecclésiologiques. D'abord, “la
condition de disciple missionnaire qu’Aparecida propose aux Eglises
d’Amérique Latine et des Caraïbes est le chemin que Dieu veut
pour aujourd’hui... comme vocation qui se donne dans un aujourd'hui
mais en tension”. Il a souligné qu'il n’existe pas de condition
de disciple missionnaire statique, ni du passé, ni du futur.
Deuxièmement, une Eglise qui tombe dans le fonctionnalisme et, peu à
peu, se transforme en une ONG, d'institution se transforme en oeuvre.
Elle cesse d’être épouse et finit par être administratrice; de
servante elle se transforme en contrôleuse. Aparecida veut une
Eglise épouse, mère, servante, une Eglise qui facilite la foi et
non pas une Eglise qui la contrôle. Troisièmement, à Aparecida
-a-t-il dit- on a de manière importante deux catégories pastorales
qui émergent de l’originalité même de l’Evangile et qui
peuvent aussi nous servir de critère pour évaluer comment nous
vivons de manière ecclésiale en disciples missionnaires: la
proximité et la rencontre. Aucune des deux n’est nouvelle, mais
elles constituent la modalité par laquelle Dieu s’est révélé
dans l’histoire”, a poursuivi le Pape rappelant que les
pastorales qui ignorent cela “peuvent atteindre tout au plus “une
dimension de prosélytisme, mais elles ne conduisent jamais ni à
l’insertion ecclésiale, ni à l’appartenance ecclésiale“,
avant d'ajouter que l'homélie est la pierre de touche pour calibrer
la proximité et la capacité de rencontre d’une pastorale.
Quatrièmement, le Pape a parlé de l'évêque comme de “celui qui
conduit la pastorale...ce qui n’est pas la même chose que se
comporter en maître”. Le Saint-Père a donné quelques lignes sur
le profil de l'évêque. “doivent être pasteurs, proches des gens,
pères et frères, avec beaucoup de mansuétude; patients et
miséricordieux. Hommes qui aiment la pauvreté, aussi bien la
pauvreté intérieure comme liberté devant le Seigneur, que la
pauvreté extérieure comme simplicité et austérité de vie. Hommes
qui n’aient pas la psychologie des princes. Hommes qui ne soient
pas ambitieux mais qui soient époux d’une Eglise locale sans être
dans l’attente d’une autre. Hommes capables de veiller sur le
troupeau qui leur a été confié et d’avoir soin de tout ce qui le
tient uni: veiller sur leur peuple avec attention, sur les éventuels
dangers qui le menacent, mais surtout pour faire grandir l’espérance:
Qu’ils aient du soleil et de la lumière dans leurs cœurs. Hommes
capables de soutenir avec amour et patience les pas de Dieu au milieu
de son peuple. Et la place de l’évêque pour être avec son peuple
est triple: Ou devant pour indiquer le chemin, ou au milieu pour le
maintenir uni et neutraliser les dispersions, ou en arrière pour
éviter que personne ne reste derrière, mais aussi, et
fondamentalement, parce que le troupeau même ait son propre flair
pour trouver de nouvelles routes”. Avant de conclure, le Saint-Père
a ajouté “nous sommes un peu en retard en ce qui concerne la
conversion pastorale. Il est opportun que nous nous aidions un peu
plus à faire les pas que le Seigneur veut pour nous dans cet
aujourd’hui de l’Amérique Latine et des Caraïbes. Et il serait
bien de commencer par là”.
Cité
du Vatican, 29 juillet 2013 (VIS). Hier dimanche, à l'auditorium du
centre d'études de Sumaré, le Pape François a rencontré les 45
évêques du comité de coordination du CELAM. Il leur a parlé du
patrimoine hérité de la rencontre de la V Conférence générale de
l'épiscopat latino-américain et des Caraïbes à Aparecida en 2007,
et a commencé son discours en dégageant quatre caractéristiques de
ces assises. En premier lieu, l'encouragement des diocèses à
participer comme parcours de préparation, qui a abouti à un
document de synthèse qui, bien qu’il fût de référence durant la
V Conférence générale, ne fut pas adopté comme document de
départ; l'atmosphère continue de prière avec le peuple de Dieu,
l'accompagnement des chants et des prières des fidèles;
qu'Aparecida ne se termine pas par un document, mais se prolonge dans
la mission continentale; et enfin, qu'il s'agisse de la première
Conférence du CELAM tenue dans un sanctuaire marial.
Puis
le Pape a évoqué les deux dimensions de la mission continentale,
programmatique et paradigmatique. La première consiste dans la
réalisation d’actes de nature missionnaire. La deuxième implique
sous l’angle missionnaire les activités habituelles des Eglises
locales. Il a rappelé que l'“on a, comme conséquence, toute une
dynamique de réforme des structures ecclésiales. Le changement des
structures (de caduques à nouvelles)...est une conséquence de la
dynamique de la mission. Ce qui fait tomber les structures caduques,
ce qui porte à changer les cœurs des chrétiens c’est précisément
le fait d’être missionnaire". Abordant le thème du fait
d’être disciple, le Pape a souligné deux défis en cours de la
dimension missionnaire d'être disciple: le renouveau interne de
l’Eglise et le dialogue avec le monde actuel.
Le
Pape a ensuite indiqué quelques tentations de l'Eglise comme
“l’idéologisation du message évangélique: chercher une
herméneutique d’interprétation évangélique en dehors du message
évangélique lui-même et en dehors de l’Eglise; le
fonctionnalisme qui réduit la réalité de l’Eglise à la
structure d’une ONG qui “constitue une sorte de théologie de la
prospérité dans l’organisation de la pastorale; et enfin, le
cléricalisme, une tentation très actuelle en Amérique Latine qui
“explique, en grande partie, le manque de maturité et de liberté
chrétienne dans une bonne part du laïcat latino-américain”.
Il
a énuméré quelques critères ecclésiologiques. D'abord, “la
condition de disciple missionnaire qu’Aparecida propose aux Eglises
d’Amérique Latine et des Caraïbes est le chemin que Dieu veut
pour aujourd’hui... comme vocation qui se donne dans un aujourd'hui
mais en tension”. Il a souligné qu'il n’existe pas de condition
de disciple missionnaire statique, ni du passé, ni du futur.
Deuxièmement, une Eglise qui tombe dans le fonctionnalisme et, peu à
peu, se transforme en une ONG, d'institution se transforme en oeuvre.
Elle cesse d’être épouse et finit par être administratrice; de
servante elle se transforme en contrôleuse. Aparecida veut une
Eglise épouse, mère, servante, une Eglise qui facilite la foi et
non pas une Eglise qui la contrôle. Troisièmement, à Aparecida
-a-t-il dit- on a de manière importante deux catégories pastorales
qui émergent de l’originalité même de l’Evangile et qui
peuvent aussi nous servir de critère pour évaluer comment nous
vivons de manière ecclésiale en disciples missionnaires: la
proximité et la rencontre. Aucune des deux n’est nouvelle, mais
elles constituent la modalité par laquelle Dieu s’est révélé
dans l’histoire”, a poursuivi le Pape rappelant que les
pastorales qui ignorent cela “peuvent atteindre tout au plus “une
dimension de prosélytisme, mais elles ne conduisent jamais ni à
l’insertion ecclésiale, ni à l’appartenance ecclésiale“,
avant d'ajouter que l'homélie est la pierre de touche pour calibrer
la proximité et la capacité de rencontre d’une pastorale.
Quatrièmement, le Pape a parlé de l'évêque comme de “celui qui
conduit la pastorale...ce qui n’est pas la même chose que se
comporter en maître”. Le Saint-Père a donné quelques lignes sur
le profil de l'évêque. “doivent être pasteurs, proches des gens,
pères et frères, avec beaucoup de mansuétude; patients et
miséricordieux. Hommes qui aiment la pauvreté, aussi bien la
pauvreté intérieure comme liberté devant le Seigneur, que la
pauvreté extérieure comme simplicité et austérité de vie. Hommes
qui n’aient pas la psychologie des princes. Hommes qui ne soient
pas ambitieux mais qui soient époux d’une Eglise locale sans être
dans l’attente d’une autre. Hommes capables de veiller sur le
troupeau qui leur a été confié et d’avoir soin de tout ce qui le
tient uni: veiller sur leur peuple avec attention, sur les éventuels
dangers qui le menacent, mais surtout pour faire grandir l’espérance:
Qu’ils aient du soleil et de la lumière dans leurs cœurs. Hommes
capables de soutenir avec amour et patience les pas de Dieu au milieu
de son peuple. Et la place de l’évêque pour être avec son peuple
est triple: Ou devant pour indiquer le chemin, ou au milieu pour le
maintenir uni et neutraliser les dispersions, ou en arrière pour
éviter que personne ne reste derrière, mais aussi, et
fondamentalement, parce que le troupeau même ait son propre flair
pour trouver de nouvelles routes”. Avant de conclure, le Saint-Père
a ajouté “nous sommes un peu en retard en ce qui concerne la
conversion pastorale. Il est opportun que nous nous aidions un peu
plus à faire les pas que le Seigneur veut pour nous dans cet
aujourd’hui de l’Amérique Latine et des Caraïbes. Et il serait
bien de commencer par là”.
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