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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mercredi 18 septembre 2013

UNE EGLISE MERE OUVERTE A SES FILS

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue ce matin Place St.Pierre, le Saint-Père est revenu sur l'image de l'Eglise mère, une image a-t-il confié qui lui est très chère car "elle nous dit ce qu'est l'Eglise mais aussi ce qu'elle devrait toujours être, une mère pour nous". Une mère enseigne à ses enfants comment avancer dans ce monde. "Avec amour, elle cherche toujours à leur indiquer la bonne voie pour grandir et devenir adulte, à corriger les parcours risquant de finir en cul de sac... L'Eglise agit de même en offrant une orientation et des enseignements pour marcher droit. Ainsi les Commandements proposent-ils des règles intangibles pour accomplir le juste parcours de notre vie et ajuster nos comportements. Ils sont le fruit de l'amour divin et pourtant ils sont des commandements, une série de prohibitions! Je vous invite donc à les relire...et à les envisager de manière positive. Et vous verrez qu'à l'instar des enseignements maternels ils regardent notre comportement envers Dieu, les autres et nous mêmes. Le Décalogue nous invite à écarter les idoles qui nous réduisent en esclavage, à penser à Dieu et à respecter parents et prochains, à être honnêtes. Envisagez le sous cet angle, comme s'il s'agissait des conseils de mères. Les mères n'enseignent jamais le mal et, comme mère, l'Eglise ne veut que le bien de ses enfants".

Devenant adultes, nous assumons nos responsabilités. Certes, quelques fois, agir par soi-même entraîne des faux pas. "Mais notre mère est toujours là, prête à seconder ses enfants. Et même s'ils se sont trompés, elle sait trouver la façon de les comprendre et de les aider". Toute mère s'engage au maximum pour ses enfants, "toujours prête à les défendre... L'Eglise est cette mère miséricordieuse...qui ne ferme jamais sa porte...qui ne juge pas mais offre le pardon de Dieu, qui offre son amour et encourage à reprendre le chemin droit. Et lorsque un de ses fils est tombé au plus bas elle ne craint pas de partager ses ténèbres pour lui donner de l'espérance. Ainsi fait l'Eglise qui n'hésite pas à entrer dans la nuit où l'on est parfois plongés, dans l'obscurité de l'âme et de la conscience. L'Eglise est une mère qui apporte de l'espérance. Mais les mères savent aussi frapper à toutes les portes pour leurs enfants, par amour et non par calcul. Et surtout à la porte du coeur de Dieu! Les mères prient tellement pour leurs enfants, surtout pour ceux...qui en ont le plus besoin car ils se sont fourvoyés. C'est ce que fait l'Eglise priante en plaçant dans les mains de Dieu les tourments de ses enfants. Il ne reste jamais insensible à sa prière et sait nous surprendre lorsqu'on ne l'attendait plus... Voici donc les pensées que je voulais vous proposer aujourd'hui. Voyons dans l'Eglise une mère bonne qui nous indique la voie d'une vie juste, toujours patiente, miséricordieuse, compréhensive, qui sait nous mettre dans les mains de Dieu".

NOUVEL APPEL EN FAVEUR DE LA PAIX


Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape François a de nouveau invité les catholiques du monde entier à s'unir aux autres chrétiens dans la prière pour supplier Dieu d'accorder la paix aux régions tourmentées de la terre: Puisse ce don du Seigneur "demeurer dans nos coeurs et soutenir les engagements comme les actions des responsables politiques et de toute autre personne de bonne volonté. Nous devons tous encourager activement les efforts déployés pour trouver une solution négociée aux conflits en cours. Mes pensées vont tout particulièrement à la chère population syrienne dont le drame ne peut être réglé que par un dialogue conduit dans le respect de la justice et de la dignité de tous, des plus faibles au premier chef".

POUR L’ELIMINATION DES ARMES NUCLEAIRES

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le 16 septembre dernier à Vienne (Autriche), Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, a pris la parole au cours de la 50 Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans son intervention, il a rappelé que l’on fêtait cette année le cinquantième anniversaire de l’encyclique Pacem In Terris de Jean XXIII, invitant l'assistance à se demander si "nous vivions vraiment dans un monde plus sûr et plus protégé qu’à d’autres époques... Le Saint-Siège partage la pensée et les sentiments de la majeure partie des hommes et des femmes de bonne volonté qui aspirent à l’élimination totale des armes nucléaires. C’est pourquoi -a-t-il dit- je profite de cette occasion pour renouveler notre invitation aux responsables des nations, afin qu’ils mettent fin à la production d’armes nucléaires et qu’ils utilisent le matériel nucléaire non plus à des fins militaires mais pour des activités pacifiques". Mgr.Mamberti a insisté sur le désarmement nucléaire et la non prolifération comme étant des choix fondamentaux du point de vue humanitaire, et a souligné la “profonde préoccupation du Saint-Siège pour les événements tragiques récents au Moyen-Orient". Il a aussi confirmé “son soutien aux efforts faits en vue d’instituer une zone au Moyen-Orient libre d’armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive. Les zones libres d’armes nucléaires sont le meilleur exemple de confiance et de sécurité, et l’affirmation que la paix et la sécurité sont possibles sans la possession d’armes nucléaires". Concluant son discours par l'évocation des négociations récentes sur le programme nucléaire de l’Iran, le représentant du Saint-Siège a insisté sur la conviction de ce que l’utilisation des canaux diplomatiques peut permettre de "surmonter les différents obstacles qui empêchent objectivement la confiance mutuelle" des différentes parties.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu Mgr.Konrad Krajewski, nouvel Aumônier de Sa Sainteté.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Jaime Spengler, OFM, Archevêque métropolitain de Porto Alegre (superficie 13.753, population 3.368.000, catholiques 2.507.000, prêtres 373, diacres 57, religieux 1.602), au Brésil. Jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à Mgr.Dadeus Grings, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Antonio Di Donna, Evêque d'Acerra (superficie 157, population 123.887, catholiques 121.763, prêtres 53, diacres 4, religieux 73), en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Naples (Italie), il succède à Mgr.Salvatore Giovanni Rinaldi, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert H.Brom à la charge pastorale du diocèse de San Diego (USA). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Cirilo B.Flores.

mardi 17 septembre 2013

ALLER VERS LES GENS

Cité du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Hier en la Basilique du Latran, le Saint-Père a rencontré le clergé de Rome, auquel il a de lui poser des questions en toute liberté, d'autant que même Pape il se sent avant tout comme un prêtre. J'en remercie le Seigneur, a-t-il confié, comme de ne pas me croire plus important que cela. "C'est ce que je crains, car le Diable est malin, qui parvient à te faire ressentir que tu as maintenant plus de pouvoir, de faire ceci ou cela... Grâce à Dieu je ne suis pas encore tombé dans le piège. Et si cela advenait, qu'on m'avertisse s'il vous plaît...que ce soit de manière publique ou privée!". Puis le Pape s'est penché sur le rôle du prêtre, qu'il soit curé ou évêque, y compris Evêque de Rome. "Il y a d'abord la fatigue physique, que nous connaissons tous à la fin de la journée de travail, lorsque nous ne manquons pas d'aller saluer le Seigneur en prière devant le tabernacle. Tout prêtre se fatigue au contact de son peuple. Celui qui ne le fait pas se fatigue mal. La bonne fatigue est celle du prêtre qui va à la rencontre des si nombreuses sollicitations des gens. Ce sont celles de Dieu aussi... Et puis il y a la fatigue finale" qui arrive lorsque "le prêtre s'interroge sur sa propre vie et se retourne sur son parcours et tout ce à quoi nous avons renoncé, aux enfants que nous n'avons pas eu. Me suis-je trompé? Ais-je raté ma vie?". Puis, citant les doutes d'Elie ou de Moïse, de Jérémie ou de Jean-Baptiste, qui vécut les ténèbres de son âme et envoya ses disciples demander à Jésus s'il était celui qu'on attendait. "Que peut faire le prêtre qui vit l'expérience du Baptiste, sinon prier jusqu'à s'endormir devant le tabernacle?". Les évêques, a poursuivi le Saint-Père, "doivent être proches de leurs prêtres, et être charitable envers ces pauvres les plus proches que sont les prêtres. Le contraire vaut également!".

Répondant ensuite à une question relative à la pastorale, il a rappelé qu'il ne faut pas confondre créativité et innovation. Créer signifie "rechercher un autre moyen de transmettre l'Evangile. Ce n'est pas facile...et il ne s'agit pas simplement de changer. La nouveauté est suscitée par l'Esprit dans la prière mais aussi en parlant avec les gens, avec les fidèles". Ainsi a-t-il évoqué un épisode survenu en Argentine alors qu'avec un curé il se demandait comment rendre son église plus accueillante: "Il y a ici tellement de passage qu'il serait bon que l'église reste ouverte, et qu'un confesseur soit disponible en permanence. L'idée était belle et on l'a réalisée comme une créativité utile... Il faut donc trouver de nouvelles méthodes...d'autant que l'Eglise et son code canonique offrent de multiples possibilités. Il y a la liberté de chercher des solutions nouvelles pour offrir des occasions d'accueil aux fidèles venant en paroisse pour ceci ou cela". Malheureusement, trop souvent la paroisse est plus occupée à demander de l'argent pour un certificat, ce qui éloigne les gens de l'Eglise. Il faut au contraire un accueil cordial afin que chacun se trouve chez lui à l'église et ne se sente pas exploité... Lorsque les gens constatent la volonté de profit, ils s'en vont". Puis le Pape François a parlé des prêtres miséricordieux et dit qu'un prêtre ne doit jamais perdre de vue l'amour suprême qui s'adresse au Christ: "C'est pour moi un point crucial pour le prêtre d'être capable de revenir en pensée sur son premier amour. D'ailleurs une Eglise qui perdrait la mémoire serait une structure mécanique sans vie. Méfions nous donc des prêtres rigoristes comme des prêtres laxistes". Soyons au contraire des prêtres miséricordieux qui disent la vérité. Et n'ayons pas peur car Dieu nous assiste... Soyons des accompagnateurs car la conversion naît en chemin en non dans une sorte de laboratoire".

A propos des scandales affectant l'Eglise, il a redit la nécessité de faire face à ces graves problèmes avec lucidité et optimisme car "la sainteté est plus forte que les scandales. Loin de s'écrouler, l'Eglise, j'ose l'affirmer, ne s'est jamais aussi bien portée qu'aujourd'hui. C'est un beau moment, ce dont l'histoire témoigne. Certains saints sont reconnus hors de l'Eglise catholique comme Mère Teresa car il existe une sainteté de chaque jour comme celle de tant de mères et épouses, d'hommes oeuvrant pour leur famille. Ceci nous remplit d'espérance". Revenant sur l'image des périphéries de l'existence, le Pape a abordé la question des divorcés remariés, "qu'avait tant à coeur Benoît XVI: Ce problème ne saurait se réduire à communier ou non... C'est un problème grave qui...engage la responsabilité de l'Eglise face aux familles dans cette situation. Aujourd'hui l'Eglise doit faire quelque chose pour résoudre la question de la nullité matrimoniale. De ceci il sera question début octobre au Vatican, mais aussi lors du prochain synode des évêques sur le rapport entre l'Evangile, la personne et la famille. Il est absolument nécessaire d'aborder synodalement le sujet. Il s'agit d'une périphérie existentielle". En conclusion, le Pape a rappelé à son clergé qu'il fêtera le 21 septembre ses soixante ans de sacerdoce.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert Zollitsch à la charge pastorale du diocèse de Freiburg im Breisgau (Allemagne).


lundi 16 septembre 2013

RENCONTRE AVEC LE CLERGE DE ROME

Cité du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu ce matin au Latran pour rencontrer dans sa cathédrale le clergé de Rome. A sa demande, le Cardinal Vicaire avait au préalable adressé aux prêtres diocésains une réflexion sur le sacerdoce que le Cardinal Bergoglio avait composé en 2008 dans le sillage du Document d'Aparecida. La V Assemblée du CELAM y avait pris acte des changements de la société et proposé en conséquence des pistes d'action concrètes pour y répondre: Le propre des changements, écrivait l'archevêque de Buenos Aires, est le déplacement des choses. Ce qui servait à expliquer le monde, les valeurs, le bien et le mal, n'était plus adapté, et le mode de se positionner dans l'histoire a changé. Si ce qui était hier inimaginable est advenu, il en sera demain de même par rapport à ce que nous vivons aujourd'hui. Ce qui paraissait comme normal à propos de la famille et de l'Eglise, de la société et du monde, nous semblait immuable. On ne peut donc pas vivre dans l'illusion que rien de change et qu'il suffit d'attendre pour que certaines choses reviennent comme avant". Dans ce texte, le futur Pape présentait la mission comme une réponse au défi que posent ces changements, encourageant son clergé à aller à la rencontre de qui s'est éloigné de la foi, sans se contenter d'administrer les paroisses. Ceci réclame un renouveau de l'élan pastoral qui passe par une conversion intérieure de tous les pasteurs et des autres membres des communautés. Pour devenir une Eglise riche de zèle évangélisateur, il nous faut être tous de nouveaux missionnaires et des disciples fidèles".

LA JOIE DE DIEU EST LE PARDON

Ci du Vatican, 15 septembre 2013 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles rassemblés sur une place St.Pierre remplie de parapluies en raison de l'averse qui s'est abattue sur Rome. Le Pape a commenté l'Evangile du jour qui contient trois paraboles sur la miséricorde, celle de la brebis égarée, celle de la pièce perdue et celle du fils prodigue: "Ces trois paraboles parlent de la joie de Dieu. Dieu est content parce que la joie de Dieu est de pardonner... C'est la joie d'un pasteur qui retrouve sa brebis, celle d'une femme qui retrouve sa pièce, celle d'un père qui voit revenir chez lui son fils perdu... Ici, on trouve tout l'Evangile, tout le christianisme! Mais il ne s'agit pas d'un sentiment, ce n'est pas du 'bonisme'! Au contraire, la miséricorde est la vraie force qui peut sauver l'homme et le monde du cancer qu'est le péché, le mal moral, le mal spirituel. Seul l'amour remplit les vides, les gouffres négatifs que le mal ouvre dans le cœur et dans l'histoire. Seul l'amour peut faire cela, et cela est la joie de Dieu!... Chacun de nous est cette brebis perdue, cette pièce perdue; chacun de nous est ce fils qui a gaspillé sa liberté en suivant de fausses idoles, des mirages de bonheur, et a tout perdu. Mais Dieu ne nous oublie pas, le Père ne nous abandonne jamais. C'est un père patient, il nous attend toujours! Il respecte notre liberté mais reste toujours fidèle. Et quand nous revenons à lui, il nous accueille comme des fils, dans sa maison, parce qu'il ne cesse jamais, pas même un instant, de nous attendre, avec amour. Et son cœur est en fête pour chaque fils qui revient. Il est en fête car il est joie. Dieu a cette joie quand l'un de nous, pécheur, va à lui et lui demande son pardon".

"Le danger est de présumer que nous sommes justes, et nous jugeons les autres. Nous jugeons aussi Dieu, parce que nous pensons qu'il devrait punir les pêcheurs, les condamner à mort, au lieu de leur pardonner. C'est là que nous risquons de rester en dehors de la maison du Père! Comme ce frère aîné de la parabole qui, au lieu de se réjouir du retour de son frère, se fâche contre son père qui l'accueille et lui fait fête. Si dans notre cœur, il n'y a pas la miséricorde, la joie du pardon, nous ne sommes pas en communion avec Dieu, même si nous observons tous ses préceptes, parce que c'est l'amour qui sauve, et non la seule pratique des préceptes. C'est l'amour pour Dieu et pour le prochain qui permet d'accomplir tous les commandements".

"Si nous vivons selon l'oeil pour oeil, dent pour dent, nous ne sortons jamais de la spirale du mal. Le Malin est fourbe, et nous fait croire qu'avec notre justice humaine nous pouvons nous sauver et sauver le monde. En réalité, seule la justice de Dieu peut nous sauver! Et la justice de Dieu s'est révélée dans la croix: La croix est le jugement de Dieu sur nous tous et sur ce monde. Mais comment nous juge Dieu? En donnant sa vie pour nous! Voilà l'acte suprême de justice qui a vaincu une fois pour toute le prince de ce monde; et cet acte suprême de justice est aussi justement l'acte suprême de miséricorde. Jésus nous appelle tous à suivre cette route: Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux". Le Saint-Père a conclu en demandant à tous de penser à "une personne avec laquelle nous ne sommes pas bien, avec qui nous sommes fâchés, que nous n'aimons pas, Pensons à cette personne et, en silence, prions pour elle. Et soyons miséricordieux avec elle".

BEATIFICATION DU "CURE BROCHERO"

Ci du Vatican, 14 septembre 2013 (VIS). Le prêtre argentin José Gabriel Brochero (1840 - 1914), dit le Curé Brochero, un des personnages les plus populaires de cette nation, est béatifié aujourd'hui à Cordoba (Argentine). Ce prêtre, connu pour son assistance aux malades et moribonds au cours de l'épidémie de choléra qui décima la ville en 1867, fut nommé en 1869 vicaire du département de San Alberto, aujourd'hui Valle Traslasierra il parcourait à dos de mule les villages, répondant aux besoins des habitants, construisant églises, chapelles et écoles. Avec leur aide, il ouvrit des chemins de passage dans les montagnes. Il devint sourd et aveugle suite à la lèpre qu'il avait contractée à force de vivre en contact étroit avec ceux qui souffraient de cette maladie. A l'occasion de sa béatification, le Saint-Père a envoyé une lettre à l'Archevêque de Santa Fe et Président de la Conférence épiscopale argentine. En voici de larges extraits:

"Le fait que le Père Brochero entre parmi les bienheureux est une joie et une bénédiction très grande pour les argentins et dévots de ce pasteur à l'odeur de brebis, qui se fit pauvre parmi les pauvres, qui lutta toujours pour rester proche de Dieu et des gens, qui a fait et continue de faire tant de bien comme une caresse de Dieu à notre peuple éprouvé. Je m'imagine bien le Père Brochero sur sa mule Mauvaise tête parcourant les longs chemins arides et désolés des deux cents kilomètres carré de sa paroisse, frappant de porte en porte aux maisons de vos bisaïeuls et trisaïeuls, pour leur demander s'ils avaient besoin de quelque chose et pour les inviter à faire les exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Il connaissait tous les recoins de sa paroisse. Il ne restait pas dans la sacristie à brosser ses brebis. Le père Brochero était une visite de Jésus lui-même à chaque famille. Il emportait une image de la Vierge, le livre de prière avec la Parole de Dieu, les choses pour célébrer la messe quotidienne. Ils l'invitaient à boire le maté, bavardaient et le père Brochero leur parlait d'une façon que tous comprenaient parce que cela venait du cœur, de la foi et de son amour pour Jésus".

"L'actualité pastorale d'une béatification est très importante. Le Père Brochero a l'actualité de l'Evangile. Il fut un pionnier lorsqu'il allait dans les périphéries géographiques et existentielles pour apporter à tous l'amour, la miséricorde de Dieu. Ne restant pas dans son bureau paroissial, il s'usa sur sa mule et finit par attraper la lèpre, à force d'aller à la rencontre des gens comme un prêtre errant de la foi. Voilà ce que demande Jésus aujourd'hui, disciples missionnaires, erres de la foi! Le Père Brochero était un homme normal, fragile, comme n'importe lequel d'entre nous, mais il connaissait l'amour de Jésus...il sut sortir...de l'égoïsme mesquin dans lequel nous sommes tous, prenant sur lui-même, dépassant avec l'aide de Dieu ces forces intérieures dont le démon se sert pour nous enchaîner à notre confort... Il écouta l'appel de Dieu et fit le sacrifice de travailler pour son Royaume, pour le bien commun, pour que l'immense dignité de chaque personne soit celle de fils de Dieu. Et il a été fidèle jusqu'au bout, continuant à prier et à célébrer la messe même aveugle et lépreux... Laissons le Père Brochero entrer aujourd'hui, avec sa mule et tout le reste, dans notre cœur pour qu'il nous invite à la prière, à la rencontre avec Jésus, qu'il nous libère de nos liens pour sortir dans les rues à la recherche de notre frère, pour toucher la chair du Christ chez qui souffre et a besoin de l'amour de Dieu".

LE PAPE REÇOIT L'ORDRE DU SAINT-SEPULCRE

Cité du Vatican, 14 septembre 2013 (VIS). Comme il l'avait dit au début de son pontificat, Avancer, Bâtir et confesser, tels sont les recommandations faites par le Pape, hier après-midi Salle Paul VI, aux membres de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, venus en pèlerinage à Rome dans le cadre de l'Année de la foi. Le pèlerinage, leur a-t-il d'abord dit, "est le symbole de la vie humaine et chrétienne, chacun de nous pouvant être errant ou pérégrinant. Il y a de nos jours beaucoup de personnes errantes car privées d'idéaux et souvent incapables de donner du sens aux évènements. Avec votre sens du pèlerinage vous exprimez votre volonté d'être errants. Votre histoire s'inscrit dans celle d'un monde dont les horizons s'élargissent, où nombre de barrières tombent et où les existences sont toujours plus liées entre elles. Soyez donc des porteurs de la lumière de la foi. Tout en conservant la richesse de vos valeurs, faites de la sagesse du passé, vivez le présent avec intensité en agissant pour l'avenir. Ouvrez de nouveaux horizons d'espérance et oeuvrez pour donner un visage plus humain à la société".

Presque millénaire, votre ordre est l'une des institutions caritatives les plus anciennes encore active. Il jouit toujours de l'attention privilégiée de l'Evêque de Rome. Sa caractéristique est d'agir avec charité, compassion et amour. De fait, a précisé le Saint-Père, "votre pèlerinage romain a également une finalité caritative au service des habitants de la Terre Sainte, des plus besogneux et de ceux qui sont plongés dans l'affliction et dans la crainte, en particulier de nos frères et soeurs chrétiens en difficulté. Aux chrétiens comme aux non chrétiens va ma prière quotidienne". L'action de l'Ordre du Saint-Sépulcre découle de la volonté de confesser toujours plus profondément la foi. "Elle grandit dans une vie spirituelle bien alimentée, d'une formation permanente pour une vie chrétienne toujours plus authentique et cohérente. Ceci est fondamental pour chacun de vous comme pour l'ordre tout entier... La profession de foi et la manifestation de la charité, qui sont étroitement liées, sont les points forts...de votre agir. Vous avez donc un rapport très ancien avec le Saint-Sépulcre, mémoire pérenne du Crucifié qui y fut enseveli et du Ressuscité qui y vainquit la mort. Que le Christ, crucifié et ressuscité, soit le véritable coeur de votre projet personnel comme collectif. Croire dans la puissance rédemptrice de la Croix et de la Résurrection permet d'offrir aux gens l'espérance et la paix, tout particulièrement à une Terre Sainte qui en a tant besoin. La foi n'éloigne pas des responsabilités. Au contraire elle pousse à un engagement concret en faveur d'une société meilleure".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Samedi dernier, il avait reçu:

M.Kiril Liubomirov Topalov, Ambassadeur de Bulgarie, venu lui présenter ses lettres de créances.

Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille.

M.Hisashi Hieda, Président de la Japan Art Association.

M.William Kloter, Major de la Garde suisse pontificale, en visite de congé.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Paul Pallath (Inde), Rapporteur de la Congrégation pour les causes des saints près de laquelle il est chef de bureau.

Samedi dernier, 14 septembre, il a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Gabriel Simo à l'office d'Auxiliaire du diocèse de Bafoussam (Cameroun).

Nommé Mgr.Gerardo A.Alminaza, Evêque de San Carlos (superficie 3.041, population 979.000, catholiques 867.000, prêtres 70, religieux 88), aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Jaro (Philippines).

Nommé le Cardinal Claudio Hummes, OFM, son Envoyé spécial à la clôture du 25 anniversaire de la canonisation de Roque González de Santa Cruz et de ses compagnons martyrs (Asunción, Paraguay, 15 novembre).

Nommé Membre ordinaire de l'Académie pontificale des sciences sociales M.Vittorio Hösle (Allemagne), Directeur du Notre Dame Institute for Advanced Study (USA).

vendredi 13 septembre 2013

LA PLACE DES ENFANTS ET DES AINES

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a adressé un message au participants à la XLVII Semaine sociale des catholiques italiens en cours à Turin (12 - 15 septembre), se félicitant du choix du thème 2013 (La famille, espérance et avenir de la société). Ces semaines sociales, dont l'un des promoteurs fut Giuseppe Toniolo, béatifié le 28 avril 2012, ont une longue tradition depuis 1907. Elles constituent un rendez-vous culturel et ecclésial de haut niveau qui se propose de traiter et anticiper dans la mesure du possible l'évolution de la société italienne

Réaffirmant ce double caractère de la famille, le Pape François rappelle qu'elle est pour les chrétiens "une chaîne de générations transmettant la foi, l'amour et les valeurs morales. Animée par la solidarité, l'effort et la patience, elle est également projet d'avenir. C'est ainsi que la communauté chrétienne vit à la lumière de la foi, de l'espérance et de la charité, non pour elle même mais comme levain pour la société toute entière et le bien public. Mais l'espérance et l'avenir impliquent la mémoire, celle de nos aînés qui aide à aller de l'avant. L'avenir de toute société s'enracine dans les personnes âgées qui sont la mémoire mais aussi dans la jeunesse qui a la force de continuer l'histoire. Un peuple qui ne prendrait soin ni de ses anciens ni de ses jeunes n'a pas d'avenir puisqu'il néglige sagesse et promesse... L'Eglise offre une conception de la famille qui est celle de la Genèse, celle de l'unité dans la différence entre l'homme et la femme et de leur fécondité. Elle reconnaît que, première société naturelle, elle constitue un bien universel comme le dit la constitution italienne... La famille ainsi définie demeure le premier et principal élément constitutif de la société comme d'une économie à dimension humaine... Positives ou négatives, les conséquences de choix culturels et politiques relatifs à la famille influencent la vie sociale de tout pays". En conclusion le Pape François rappelle qu'on ne saurait oublier la souffrance de tant de famille en manque d'emploi ou de logement, blessées par le naufrage du mariage mais aussi par des violences domestiques. A côté de quoi, on ne doit pas oublier "le témoignage simple, beau et courageux de tant de familles qui vivent le mariage et la procréation dans la joie, soutenues par la Grâce y compris dans les moments difficiles en union avec la croix du Seigneur. Ainsi le chemin de l'amour est-il rendu plus fort et plus complet".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 13 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Denis Fontes de Souza Pinto, Ambassadeur du Brésil, venu lui présenter ses lettres de créances.

Mme.Maria Emmaus Voce, Présidente du Mouvement des Focolari.

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

jeudi 12 septembre 2013

VISITE DU PREMIER MINISTRE THAILANDAIS

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Premier Ministre thaïlandais Mme.Yingluck Shinawatka, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont permis de souligner l'excellence des relations entre les deux parties, ainsi que l'entente entre l'Eglise et l'Etat, tout particulièrement dans l'enseignement et le domaine social. La situation internationale a également été évoqué, et en particulier celle de l'Asie pour laquelle le dialogue inter-culturel et inter-religieux est de grande importance pour la promotion des droits de l'homme, la paix et la justice.

PROGRAMME DU PAPE EN SEPTEMBRE, OCTOBRE ET NOVEMBRE

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Voici les cérémonies que présidera le Pape François en septembre, octobre et novembre:

SEPTEMBRE

Dimanche 22: Visite pastorale à Cagliari (Italie).

Dimanche 29: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée des catéchistes.

Lundi 30: Consistoire pour des causes de canonisation.

OCTOBRE

Vendredi 4: Visite pastorale à Assise (Italie).

Samedi 12: Place St.Pierre à 17 h, prière mariale.

Dimanche 13: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée mariale.

Dimanche 27: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée de la famille.

NOVEMBRE

Vendredi 1: Cimetière romain du Verano à 16 h, messe pour les défunts.

Samedi 2: Dans les cryptes de la Basilique vaticane à 18 h, prière pour les Papes défunts.

Lundi 4: En la Basilique vaticane à 11 h 30', messe pour les Cardinaux et Evêques défunts.

Dimanche 24: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de clôture de l'Année de la foi en la solennité du Christ Roi.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Manuel Monteiro de Castro, Grand Pénitencier.

Le Cardinal Mauro Piacenza, Préfet de la Congrégation pour le clergé.

M.José Miguel Insulza, Secrétaire Général de l'Organisation des Etats américains.

Le Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence (Italie).

M.Eduardo Delgado Bermúdez, Ambassadeur de Cuba, en visite de congé.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Christopher Charles Prowse, Archevêque de Canberra and Goulburn (superficie 88.000, population 620.000, catholiques 176.500, prêtres 121, diacres 7, religieux 65), en Australie. Il était jusqu'ici Evêque de Sale (Australie).

mercredi 11 septembre 2013

L'EGLISE FAIT LES CHRETIENS QUI LA CONSTITUENT

Cité du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Cinquante mille personnes ont assisté ce matin à l'audience générale Place St.Pierre, au cours de laquelle le Pape a repris le cycle catéchistique de l'Année de la foi en traitant de la maternité de l'Eglise: "Parmi les images choisies par le concile Vatican II pour mieux exprimer la nature de l'Eglise, il y a celle de la mère... L'Eglise est notre mère dans la foi et la vie surnaturelle... Mais comment l'est elle? Partons de la maternité humaine. La mère génère la vie et porte à la vie son enfant. L'Eglise nous engendre dans la foi par l'action de l'Esprit qui la rend féconde. Si la foi est un acte personnel...nous la recevons des autres, d'une famille, d'une communauté qui nous enseignent à dire oui au credo. Le chrétien n'est pas une île et on ne devient pas chrétien par nous-mêmes. La foi est un don de Dieu offert dans l'Eglise et à travers elle. Elle l'offre dans le baptême, qui nous fait naître en tant que fils de Dieu, lorsque l'Eglise mère nous engendre... Cela doit nous faire comprendre que notre appartenance à l'Eglise n'est pas quelque chose de superficiel et décoratif mais intérieure et vitale. On n'appartient pas à l'Eglise comme on adhère à un parti et le lien avec elle est celui de l'enfant et de sa mère. Comme l'a dit saint Augustin, l'Eglise est la mère des chrétiens... Et une mère ne se limite pas à donner la vie... Elle sait aussi corriger, pardonner, comprendre, être proche dans les difficultés. En somme, une bonne mère aide ses enfants à sortir du cocon maternel et à marcher par eux mêmes... En bonne mère, l'Eglise fait de même et accompagne notre croissance en nous transmettant la Parole", en guidant notre vie chrétienne "et en nous administrant les sacrements. Elle nous nourrit de l'Eucharistie, nous accorde le pardon de Dieu, nous offre le réconfort de l'onction des malades. Tout au long de notre vie de foi, de notre vie chrétienne, elle nous accompagne... Si l'Eglise est la mère des chrétiens, si elle fait les chrétiens, elle est faite d'eux. Elle ne nous est pas étrangère puisqu'elle est constituée" de l'ensemble des baptisés. "Nous tous sommes l'Eglise... C'est pourquoi nous devons tous vivre, pasteurs et fidèles, la maternité de l'Eglise. J'entends parfois dire: Je crois en Dieu mais pas dans l'Eglise, ou L'Eglise a dit, les prêtres disent. Les prêtres sont une chose, mais l'Eglise n'est pas constituée que par les prêtres! L'Eglise c'est nous tous. Qui dit croire en Dieu et non en l'Eglise déclare ne pas cropire en lui-même, ce qui est une contradiction. Tous ensemble sommes l'Eglise, du nouveau-né baptisé au Pape en passant par les évêques. Tous égaux aux yeux de Dieu. Tous, nous sommes appelés à être éduqués dans la foi et à annoncer l'Evangile...afin que la lumière du Christ atteigne les confins de la terre. Alors, vive notre sainte mère l'Eglise!".
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