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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 4 octobre 2013

AVIS

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). En raison de la visite pastorale du Saint-Père à Assise, qui se poursuit cet après-midi, le bulletin VIS sera diffusé demain samedi 5 octobre.

LE CHRETIEN SAIT RECONNAITRE LES PLAIES DU CHRIST

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père est arrivé à 7 h 30' à Assise pour sa troisième visite pastorale italienne, notamment accompagné par les huit Cardinaux de son nouveau conseil. A l'Institut séraphique, qui recueille des enfants malades et handicapés, il a été salué par l'Evêque d'Assise, le Président du Sénat italien et celui de la Région Ombrie. Commentant spontanément les paroles de la Directrice, il a dit: "Nous voici ici au milieu des plaies de Jésus, des plaies qui doivent être reconnues. Lorsque le Seigneur cheminait en compagnie des deux disciples démoralisés, il finit par leur montrer ses plaies, et ainsi ils le reconnurent... Ici Jésus est caché parmi ces enfants...et ils ont besoin d'écoute, d'une écoute de plusieurs jours par des gens qui se déclarent chrétiens. Le chrétien adore Jésus et le recherche. C'est pourquoi il sait reconnaître les plaies du Christ... Après sa résurrection, Jésus était plus beau que jamais" bien qu'ayant voulu conserver la marque de ses plaies "et les transporter au ciel. Les plaies du Christ sont à la fois au ciel et ici bas, sous les yeux du Père!".

Après quoi, le Pape François a remis à Mgr.Sorrentino, son "frère évêque" local le discours qu'il avait préparé. En voici une synthèse: "Ma visite se veut avant tout un pèlerinage d'amour. Je viens prier sur la tombe de celui qui s'est dépouillé de lui même pour se revêtir du Christ, qui a aimé tout le monde et particulièrement les plus pauvres, les marginaux. Rempli de stupeur admirative, il a aimé la Création. Votre institut s'appelle séraphique du surnom donné à saint François...et il est juste que ma visite commence ici." Dans son testament, François rappelle que Dieu lui a ordonné de commencer son parcours pénitentiel au milieu de ces lépreux qui, lorsqu'il vivait encore dans le péché, lui semblaient impossible d'aimer. "C'est le Seigneur en personne qui me conduisit parmi eux et me fit miséricordieux... Notre société est malade d'une culture du rebut qui s'oppose à celle de l'accueil. Et les victimes de cela sont les plus fragiles. Ici, dans cet institut, je vois par contre en oeuvre la culture de l'accueil... Merci pour l'amour que vous y offrez, de ce signe de la véritable civilisation humaine et chrétienne", qui met à la première place les personnes désavantagées par la vie. "Souvent les familles sont seules et se demandent comment faire. Ici, en ce lieu où brille l'amour concret, je dis à tous de multiplier ces oeuvres d'accueil animées par l'amour chrétien, par l'amour du Crucifié et la chair du Christ. Ce sont des oeuvres précieuses qui savent allier professionnalisme et bénévolat. Servir avec amour et attention qui a besoin d'aide fait grandir en humanité car ces personnes constituent de véritables trésors pour l'humanité. François était un jeune homme riche et avide de gloire. A travers le lépreux, Jésus lui ayant parlé en silence, il changea du tout au tout. Il comprit que ce qui a une vraie valeur dans la vie c'est l'humilité, la miséricorde et le pardon, non la richesse, la force et la gloire".

Après cette première étape, le Saint-Père s'est rendu en visite privée au sanctuaire de St.Damien, où il s'est recueilli après avoir été salué par le Maître Général des franciscains et la communauté locale. C'est là qu'en 1205, priant devant le célèbre crucifix de bois peint, François reçut du Seigneur la mission de réparer sa maison. Il y passa les dernières années de sa vit et y composa le Cantique des créatures. Ensuite, il a gagné l'évêché pour une rencontre avec des pauvres assistés par la Caritas.

SE DEPOUILLER DE L'ESPRIT DU MONDE

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accompli la seconde étape de sa visite à l'évêché d'Assise, dans la salle où en 1206 François se dépouilla publiquement de ses biens et de ses vêtements, reniant son père Pierre qui l'avait traîné devant le tribunal ecclésiastique et proclamant Dieu comme son véritable père. Là le Pape François, le premier Pape a visiter cette salle, a retrouvé les pauvres assistés par la Caritas. Improvisant de nouveau il a évoqué la presse qui n'a cessé ces derniers temps d'annoncer qu'en ce lieu il aurait dépouillé l'Eglise: "Mais de quoi le Pape pourrait donc dépouiller l'Eglise? Les vêtements du Pape, des Cardinaux et des Evêques!". Il se dépouillera lui même, assuraient certains journalistes. "Mais l'Eglise, c'est nous tous les baptisés qui devons suivre le chemin de Jésus, un chemin de dépouillement jusqu'à l'humiliation de la croix. Pour être vraiment des chrétiens, il n'existe pas d'autre voie. Serait-il possible d'avoir un christianisme plus humain, se demandent certains, c'est à dire sans croix, sans Jésus et sans dépouillement? Ce serait alors un christianisme de vitrine, doucereux, où les chrétiens seraient comme de jolis gâteaux en devanture. Un christianisme peut-être superbe mais pas chrétien. Alors de quoi donc l'Eglise devrait-elle se dépouiller? Je réponds qu'elle doit se dépouiller maintenant d'un gravissime péché, qui menace chacun de ses membres. Ce danger c'est la mondanité, l'esprit du monde. Le chrétien ne peut le suivre et le rechercher car il porte à la vanité, à l'arrogance et à l'orgueil. Cet esprit n'est pas Dieu mais une idole, et l'idolâtrie est le suprême péché".

"Lorsque les media parlent d'elle, ils croient que l'Eglise ne sont que le clergé et les religieux, les évêques, les Cardinaux et le Pape. Or, comme je viens de le dire, l'Eglise c'est nous tous. Nous devons donc tous nous dépouiller de l'esprit du monde qui est contraire aux Béatitudes et à l'Esprit de Jésus. Cet esprit mondain nous rend malades. Quelle tristesse qu'un chrétien croyant dans la sécurité que lui donnerait à la fois le monde et la foi! Non, on ne peut mêler les deux esprits. L'Eglise ne peut que rejeter l'esprit du monde qui porte à l'idolâtrie. Jésus a bien dit qu'on ne saurait servir deux maîtres. Soit Dieu soit l'Argent, qui est rempli de l'esprit du monde. Les chrétiens ne peuvent suivre la voie de l'argent, de la vanité et de l'orgueil. Quelle tristesse d'effacer d'une main ce que l'autre écrit. Seulement Dieu et l'Evangile! Jésus, qui s'est fait serviteur, n'a pas suivi l'esprit du monde... Tant de vous ont été dépouillés par la sauvagerie de ce monde, qui n'offre rien ni assistance ni travail, qui ne se préoccupe pas qu'il y ait des enfants mourant de faim, des familles privées de la dignité de nourrir ses membres, tant de personnes forcées de fuir à la recherche de la liberté". Quelle horreur de voir tous ces gens morts hier devant Lampedusa! Aujourd'hui est un jour de deuil. Voilà à quoi conduit l'esprit du monde. Il est vraiment ridicule qu'un chrétien, qu'il soit ecclésiastique, religieux ou laïc, suive cette voie homicide. La mondanité spirituelle tue elle aussi, elle tue l'âme, elle tue les gens, elle tue l'Eglise! Lorsqu'en ce lieu François se dépouilla...c'est Dieu qui lui procura la force de rappeler ainsi ce que Jésus disait de l'esprit de ce monde, de sa prière pour que nous soyons sauvés de cet esprit. Sollicitons encore aujourd'hui la grâce du Seigneur pour que chacun de nous ait la force de se dépouiller, non de quelques sous mais de l'esprit du monde, véritable lèpre et cancer de la société, véritable ennemi de Jésus et de la Révélation". A la conclusion de la rencontre, le Pape François a remercié l'assistance de l'avoir accueilli et demandé qu'on prie pour lui: "Priez pour moi qui en ai tant besoin".

QUI PREND SON JOUG TROUVE LA PAIX

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Après sa visite à l'évêché, le Pape François s'est rendu à pied à l'église voisine de Ste.Marie Majeure, puis en voiture à la basilique supérieure de St.François, où l'attendaient les représentants du gouvernement italien. Il est ensuite descendu dans la crypte pour se recueillir devant le tombeau du Poverello. A 11 h a débuté la messe célébrée sur l'esplanade inférieure, en présence de milliers de fidèles. Voici les passages saillants de l'homélie papale centrée sur le témoignage que François donne aujourd’hui: "La première chose fondamentale est qu'être chrétien constitue une relation vitale avec la personne de Jésus, c’est à dire se revêtir de lui, s’assimiler à lui. D’où part le chemin de François vers le Christ? Il part du regard de Jésus sur la croix. Se laisser regarder par lui au moment où il donne sa vie pour nous et nous attire à lui. François a fait cette expérience dans la petite église de St.Damien, en prière devant le crucifix... Sur ce crucifix Jésus n’apparaît pas mort, mais vivant!... Le Crucifié ne nous y parle ni de défaite ni d’échec. Paradoxalement, il nous parle d’une mort qui est vie, qui enfante la vie".

"Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos". Ces paroles du Christ sont la deuxième chose que François nous donne en témoignage. "La paix franciscaine n’est pas un sentiment doucereux et le saint François doucereux n’existe pas! La paix de François n’est pas non plus une espèce d’harmonie panthéiste remplie des énergies du cosmos. Cette idée fabriquée n’est pas non plus franciscaine. La paix de saint François est celle du Christ, et la trouve qui prend sur soi son joug, c’est à dire le commandement Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Or on ne saurait porter ce joug avec arrogance, avec présomption, avec orgueil, mais seulement avec douceur et humilité du cœur... Le saint d’Assise témoigne du respect pour tout ce que Dieu a créé et que l’homme est appelé à garder et à protéger, mais il témoigne surtout du respect et de l’amour pour tout être humain... Respectons la création, ne soyons pas les instruments de sa destruction. Et respectons tout être humain. Que cessent les conflits armés qui ensanglantent la terre, que se taisent les armes et que partout la haine cède la place à l’amour, l’offense au pardon et la discorde à l’union. Ecoutons le cri de ceux qui pleurent, souffrent et meurent à cause de la violence, du terrorisme ou de la guerre, en Terre Sainte, si aimée de François, en Syrie, au Moyen Orient, dans le monde". Au final, le Pape a rappelé que c'est aujourd’hui la fête de saint François, patron de l'Italie: Prions pour ce pays, afin "que chacun travaille toujours pour le bien commun, en regardant ce qui unit plus que ce qui divise".

Après la messe, le Saint-Père a gagné en voiture le siège local de la Caritas pour partager le repas des pauvres qui y sont accueillis.

NOUVELLES REUNIONS DU CONSEIL DES CARDINAUX

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). La première réunion du Conseil des Cardinaux s'est conclue hier après-midi. La Salle de Presse a annoncé que la prochaine réunion se déroulerait du 3 au 5 décembre, et que la suivante devrait avoir lieu en février 2014. Ce calendrier permettra d'accélérer la phase initiale de ses travaux.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 4 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation au terme du mandat fixé de Dom Martin Werlen, OSB, à la charge pastorale de l'abbaye territoriale d'Einsiedeln (Suisse) .

jeudi 3 octobre 2013

LA FORTE ACTUALITE DE "PACEM IN TERRIS"

Cité du Vatican, 3 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu les participants au symposium organisé par le Conseil pontifical Iustitia et Pax pour le cinquantenaire de l'encyclique Pacem in Terris de Jean XXIII: Face à la situation du monde, je me demande, a-t-il dit, "si nous avons compris la leçon de Pacem in Terris, si justice et solidarité ne sont que des mots et ce que nous faisons pour qu'elles deviennent une réalité". Paix sur la terre fut écrite au moment le plus critique de la guerre froide, lorsque l'humanité était menacée d'un conflit atomique. Ce fut un cri lancé par le Pape aux grandes puissances, un appel à la paix qui s'adressait aux hommes mais aussi à Dieu. "Les longues et difficiles négociations entre les blocs qui débutèrent alors permirent d'arriver sous le pontificat d'un autre bienheureux, Jean-Paul II, à l'établissement d'un dialogue et l'ouverture d'un espace de liberté. Ceci dit, malgré la chute des murs et autres barrières, le monde a encore besoin de paix. D'où la forte actualité de Pacem in Terris" qui affirme que la base sur laquelle bâtir la paix est l'origine divine de l'homme, de la société et du pouvoir. Celle-ci "oblige individus, familles, groupes sociaux et gouvernements a développer des rapports justes et solidaires. La paix, qui est une oeuvre réclamant à l'exemple du Christ le concours de tous, implique de rechercher et pratiquer la justice". Chacun selon ses possibilités doit contribuer "au développement intégral de l'homme selon une logique de solidarité". Rappeler l'origine divine de l'humanité comme le fait l'encyclique de Jean XXIII "souligne la valeur de la personne et la dignité de tout être humain qu'il faut défendre et respecter. Il ne s'agit pas simplement, écrivait le Pape, de garantir les droits civils et politiques, mais d'offrir à chacun la possibilité d'accéder aux moyens de subsistance que sont la nourriture et l'eau, le logement et la santé, mais aussi l'instruction et le droit à fonder un foyer. Tels sont objectifs prioritaires que doivent se donner toute action, nationale comme internationale, et dont l'application induira une paix générale durable... Certes l'encyclique affirme des points qui sont désormais intégrés à notre mode de pensée, mais dont on doit se demander s'ils sont appliqués. Ont-ils après cinquante ans une place réelle dans le développement de la société?".

Pacem in Terris, a ajouté le Pape François, "ne tendait pas à affirmer qu'il est du ressort de l'Eglise de fournir des indications pratiques sur des sujets complexes qui doivent être laisser au libre débat. En matière politique et socio-économique, le dogme ne saurait fixer les solutions. Cela doit découler de l'écoute et du dialogue, du respect et de la disponibilité, de la sincérité et de la capacité de revoir les positions prises. Au fond, l'appel à la paix de Jean XXIII tendait à orienter le débat international au moyen de ces principes", qui peuvent être appliqués aujourd'hui dans nombre de situations nouvelles, évoquées ces jours-ci au cours du symposium, comme l'influence des media, l'accès aux ressources, la mise en application des découvertes biologiques, la course aux armements. "La crise économique mondiale, qui constitue la preuve d'un grave irrespect de l'homme et de la vérité dans les décisions", montre l'actualité d'une encyclique "qui va de la nécessité de bâtir la paix des coeurs à la révision du modèle de développement pour avoir un monde pacifié. "Sommes nous disposés à répondre à l'enjeu?", s'est demandé le Saint-Père en conclusion de son intervention.

A la fin de la rencontre, le Pape a tenu à évoquer le naufrage survenu ce matin au large de Lampedusa. A cette heure, il y a déjà 90 victimes et 250 disparus pour une embarcation transportant 300 émigrés: "En parlant de la grave crise économique mondiale, symptôme d'un manque de respect envers l'homme, je pense avec douleur aux nombreuses victimes de Lampedusa. C'est un scandale! Prions ensemble pour les hommes, les femmes et les enfants qui ont perdu la vie, mais aussi pour toutes leurs familles et tous les réfugiés du monde. Unissons nous pour que de telles tragédies ne se reproduisent pas! Seule une véritable collaboration générale peut aider à les prévenir".

VERS UNE NOUVELLE CONSTITUTION POUR LA CURIE ROMAINE

Cité du Vatican, 3 octobre 2013 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse a informé les journalistes de l'avancement des travaux du nouveau Conseil cardinalice. Dès avant son exposé, le P.Lombardi a rapporté que, à la fin de l'audience accordée au symposium sur Pacem in Terris, le Pape avait commenté le naufrage (au moins 90 victimes) survenu ce matin au large de Lampedusa: Ce nouveau drame démontre une fois de plus l'importance et le sens de la première visite pastorale du Pape Français

Le Saint-Père a pris part hier à la session tenue hier par le conseil de 16 à 19 h, heure à laquelle il se retire dans sa chapelle. Ce qui n'empêche pas s'il le désirent aux Cardinaux de poursuivre leurs travaux. Il était par contre absent ce matin à cause de l'audience précitée. Les deux dernières sessions ont porté sur la réforme de la Curie Romaine, et on se dirige non vers une refonte de Pastor Bonus mais sur une constitution nouvelle. Il ne s'agit pas de faire des retouches mais de mettre sur pied une structure absolument neuve. Il faudra donc du temps pour élaborer le nouveau texte, qui insistera sur le caractère de service de la Curie envers l'Eglise, universelle comme locale, et fera passer d'un exercice centralisé du pouvoir au principe de la subsidiarité sous tous ses aspects. Les Cardinaux ont insisté sur le fait que la Secrétairerie d'Etat doit être le secrétariat du Pape, le terme Etat ne devant plus porter à confusion. La Secrétairerie doit aider le Pape dans son gouvernement de l'Eglise universelle, et les conclusions des conseillers seront utiles au nouveau Secrétaire d'Etat qui prend ses fonctions le 15 octobre. Il a également été question des rapports entre le Pape et les chefs de dicastères et de la coordination entre les divers organismes de la Curie Romaine. Il a été question à ce propos d'un Modérateur de la Curie et des compétences qui pourraient être les siennes. Mais aucune décision n'a été arrêté. Puis en ce qui concerne les administrations du Saint-Siège, les Cardinaux entendent approfondir leur approche après réception des rapports des commissions d'études spécifiques. La question du rôle des laïcs a également retenu leur attention, d'autant qu'ils ont reçu beaucoup de suggestions en la matière. Dans le cadre de la réforme de la Curie on pense effectivement à impliquer une participation de cette réalité ecclésiale au gouvernement de l'Eglise. Les compétences de l'actuel Conseil pour les laïcs pourrait être accrues. Enfin, ce matin, a précisé le P.Lombardi, le conseil a reparlé du Synode des évêques et de sa prochaine convocation. La date pour une nouvelle réunion du Conseil des Cardinaux n'a pas été fixée hier mais elle devrait se placer en début d'années prochaine. Le travail engagé prendra du temps et les membres continueront à communiquer de manière informelle entre eux comme avec le Saint-Père.

LA PRORITE DE LA PAIX EN SYRIE

Cité du Vatican, 3 octobre 2013 (VIS). Lundi à New York, le Secrétaire pour les relations avec les états, est intervenu au cours de la LXVIII session de l'Assemblée générale des Nations-Unies, exprimant l'espoir que ces assises soient inspirées "par le même esprit de solidarité universelle que celui qui a animé la journée de prière pour la paix lancée par le Pape le 7 septembre dernier, et à laquelle se sont unis des responsables religieux de toutes les confessions. Qu’elle creuse un sillon et soit l’occasion d’un nouvel élan afin que tous les pays se mettent résolument en marche pour résoudre les conflits ouverts et cicatriser les blessures de l’humanité". Evoquant ensuite le programme de développement pour l’après-2015 ainsi que le récent G20, Mgr.Dominique Mamberti a souhaité que cette session "permette de renouveler l’adhésion commune aux concepts fondamentaux" de l'ONU valides pour la détermination des objectifs nouveaux, à l'approche de l’échéance pour la réalisation des Millennium Development Goals. Puis il a cité la lettre du Saint-Père aux participants au G20 de Saint-Pétersbourg, soulignant "l'urgence de concevoir des mécanismes juridiques internationaux qui permettent la participation de tous les états à la conception et à l’application des grandes décisions économiques communes", et rappelant également que le Pape François y signalait "la responsabilité de la communauté internationale à l’égard de la Syrie. Trop d’intérêts partisans, écrivait-il, ont prévalu depuis qu’a débuté le conflit syrien, empêchant de trouver une solution qui évite le massacre inutile auquel nous assistons". Reprenant les mots du Pape, Mgr.Mamberti a demandé aux gouvernants "de ne pas rester indifférents face aux drames que vit depuis trop longtemps la population syrienne, lesquels risquent d’apporter de nouvelles souffrances à une région si éprouvé... J’adresse donc un appel sincère afin qu’ils contribuent à trouver les moyens de surmonter les diverses oppositions et abandonnent toute vaine poursuite d’une solution militaire". Le représentant du Saint-Siège a enfin affirmé que "la tragédie syrienne constitue à la fois un défi et une opportunité pour l’Organisation des Nations-Unies: Donner, de manière concertée, créative et positive, une nouvelle vigueur à tous ses organes, mécanismes et procédures... Une solution pacifique et durable au conflit syrien créerait un précédent significatif, marquerait la route pour affronter les autres conflits que la communauté internationale n’a pas réussi à résoudre jusqu’ici, faciliterait grandement l’inclusion du principe de la “responsabilité de protéger” dans la Charte des Nations Unies, et, du point de vue plus général du développement économique et social, serait la manifestation la plus claire et évidente de la volonté d’entreprendre, avec honnêteté et efficacité, un chemin de développement durable pour l’après-2015... En conformité avec l’enseignement théologique et éthique de l’Eglise catholique", a-t-il conclu "nous devons faire tout ce qui est raisonnablement possible pour éviter la guerre" et les injustices qui la causent

mercredi 2 octobre 2013

COMMENT L'EGLISE EST ELLE SAINTE

Cité du Vatican, 2 octobre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue ce matin Place St.Pierre en présence de 50.000 personnes, le Saint-Père est revenu sur l'image de l'Eglise dont le Credo affirme qu'elle est sainte: Nous affirmons cette sainteté de l'Eglise depuis les premiers chrétiens, "qui s'appelaient entre eux tout simplement les saints car certains que l'action de l'Esprit sanctifiait l'Eglise. Mais comment l'Eglise peut être sainte alors que son histoire séculaire est parsemé...de moments sombres? Constituée de pécheurs, hommes et femmes, religieux, prêtres et évêques, cardinaux et papes pécheurs, comment peut-elle être sainte?... L'Eglise est sainte car elle découle de Dieu qui est saint, qui lui est fidèle et ne l'abandonne pas face aux force de la mort et du mal. Elle est sainte parce que Jésus-Christ, le saint de Dieu, lui est totalement uni, et parce que elle est guidée par l'Esprit qui la purifie, la transforme et la renouvelle. L'Eglise n'est donc pas sainte par nos mérites, mais parce que Dieu la rend sainte... On m'objectera: Chaque jour on voit les péchés que commettent ses membres. C'est vrai, nous sommes une Eglise de pécheurs, appelés à nous laisser convertir et sanctifier par Dieu. Il y a eu dans l'histoire la tentation de faire une Eglise de seuls purs, de ceux qui seraient totalement cohérents, et d'expulser tous les autres. C'est pure hérésie! Car, sainte, l'Eglise ne rejette pas le pécheur mais l'accueille. Elle s'ouvre même aux plus éloignés, les appelle à se laisser envelopper par la miséricorde, la tendresse et le pardon du Père qui est ouvert à tous et offre à chacun d'avancer vers la sainteté... Y aurait-il parmi vous tous ici réunis quelqu'un venu sans ses péchés? Non, car nous portons tous nos propres péchés... Le Dieu que nous rencontrons dans l'Eglise n'est pas un juge impitoyable mais le père de la parabole évangélique... Le Seigneur veut que nous soyons tous membres d'une Eglise capable de s'ouvrir à l'autre, quel qu'il soit. Il ne s'agit pas d'une Eglise pour une élite puisque tous peuvent y venir pour être purifiés et sanctifiés par l'amour de Dieu, les plus forts comme les plus faibles, les pécheurs, les indifférents, les démoralisés et les égarés. L'Eglise offre à chacun la possibilité de parcourir la voie de la sainteté, qui est celle même du chrétien... N'ayons pas peur de la sainteté ni de viser haut, de nous laisser aimer et purifier par Dieu... Laissons nous donc contaminer par sa sainteté puisque tout chrétien y est appelé. Loin de réaliser des exploits, la sainteté consiste à laisser Dieu agir en nous. Rencontre de notre faiblesse et de la force de sa grâce!".

REUNION DU CONSEIL CARDINALICE

Cité du Vatican, 2 octobre 2013 (VIS). En début d'après-midi, le Directeur de la Salle de Presse a fait le point devant les journalistes sur le déroulement de la réunion du nouveau Conseil cardinalice. Avant la réunion de ce matin, a précisé le P.Lombardi, les membres ont concélébré avec le Saint-Père en la chapelle de Ste.Marthe. Puis, par commodité, il sont restés sur place pour cette troisième session. Après trois heures et demi de travail, le conseil reprendra de 16 à 19 h, en principe en présence du Pape, absent ce matin mais présent aux deux sessions d'hier. Le P.Lombardi est ensuite passé au chirographe de samedi, qui a doté d'un statut officiel le Conseil des Cardinaux, rendant cet organisme juridiquement plus consistant et plus autorisé. Ses membres, a tenu à préciser le Pape, ne sont pas des délégués continentaux mais des membres du collège épiscopal et du collège cardinalice qui, à la tête de grands diocèses, ont une forte expérience pastorale. Ils ont été choisis pour ces qualités et non comme délégués des épiscopats régionaux. Ces huit prélats, a indiqué le P.Lombardi, jouissent de la totale confiance du Pape qui attend d'eux des indications sur la manière la plus juste de réformer le gouvernement de l'Eglise. Ceci est très important car ces liens de confiance favorisent un dialogue serein.

En ouverture à la première réunion d'hier matin, le Pape François a proposé une réflexion ecclésiologique à partir du Concile Vatican II, ce qui montre que les débats ne portent pas exclusivement sur la gestion et l'organisation institutionnelles, qui prennent place dans une perspective théologique et spirituelle. Une telle problématique ne saurait d'ailleurs pas être traité en quelques heures autour d'une tables. Les membres de ce conseil envisagent leur travail dans la perspective conciliaire pour traiter des relations entre Eglises locales et Eglise universelle, mais aussi de la communion et de la collégialité, du concept d'Eglise des pauvres, du rôle des laïcs, des thèmes qui ont été abordés par Vatican II. C'est à partir de là que se développe la réflexion sur les structures de gouvernement. Chaque participant a présenté une synthèse des suggestions reçues, ainsi que les dossiers parvenus qui constituent désormais un matériau d'études commun. Il s'agit maintenant de classer cet abondant matériau selon les sujets à traiter. La seconde session d'hier à été consacrée au Synode des évêques, ce qui a justifié la présence du nouveau Secrétaire général de cette institution. Le Directeur de la Salle de Presse a souligné que la question synodale était retenue comme prioritaire. Il en va de la participation de l'épiscopat au gouvernement de l'Eglise universelle, d'autant qu'il convient de préparer la prochaine assemblée. On sera bientôt fixé à ce propos, bien qu'on ne sache s'il sera ordinaire ou extraordinaire. Le Saint-Père a toutefois déjà avancé le sujet de la famille selon l'Evangile, tout en rappelant que des thèmes importants comme la pastorale familiale et matrimoniale seront eux aussi au programme de l'activité ecclésiale à venir. Aujourd'hui, a conclu le P.Lombardi, le Conseil aborde les divers aspects touchant à la réforme de a Curie Romaine, comme la fonction du Secrétaire d'Etat, les rapports inter-dicastériaux et ceux entre le Pape et les dicastères. Beaucoup de propositions ont été enregistrées à ce sujet et il s'agira d'un long travail. Il ne faut donc pas s'attendre à des conclusions rapides, en tout cas pas ces jours-ci.

mardi 1 octobre 2013

TRANSPARENCE DU "IOR"

Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). Comme annoncé, l'IOR (Institut pour les oeuvres religieuses), publie pour la première fois un bilan sur son site www.ior.va . C'était un engagement à la transparence pris par le nouveau Directeur général Ernst von Freyberg. S'exprimant sur Radio Vatican, soulignant que c'est le premier bilan de l'institut rendu public en 125 ans, il explique le fonctionnement en 2012 et durant les huit premiers mois de 2013. Ce document d'une centaine de pages présente l'exercice 2012 avec un bénéfice net de 86,6 millions d'euro, qui a permis une contribution de 54,7 millions au budget du Saint-Siège. Y sont d'abord décrits l'activité des organes de surveillance interne, de la Commission cardinalice et du Prélat. Suivent les déclarations financières détaillées rendues par la société de certification internationale KPMG. Le Directeur souligne qu'il a été tenu compte des recommandations des consultants externes pour la révision et la mise en forme de la comptabilité. La nouveauté est que l'institut se penche sur la nature de sa mission et de sa clientèle. Ce qui peut surprendre que l'IOR est géré de façon assez conservatrice, qu'il protège les actions, investit classiquement en obligations publiques et dépôts bancaires. C'est une institution hautement capitalisée, dont fin 2012 le patrimoine net était de 15%, donc bien supérieur à celui des institutions financières comparables. La publication du bilan est un élément clef de la nouvelle stratégie, fondée sur trois axes: le dialogue avec les media, via un service de presse, en exposant les faits de manière systématique, la création d'un site web offrant une source d'information sûre, la publication du rapport d'activité annuelle.

Pour M.von Freyberg, les premiers destinataires du bilan publié sont les catholiques du monde entier, qui ont le droit de connaître l'activité du Saint-Siège en matière financière, mais aussi comment l'IOR contribue au bien-être de l'Eglise dans le monde. Ensuite, les partenaires de l'institut, c'est à dire les banques correspondantes qui ont besoin de voir qu'il s'agit d'une structure solide et correctement gérée. Enfin les analystes financiers et la presse spécialisée qui informe le grand public. Le Directeur estime que le contrôle des comptes de l'institut, et plus largement son fonctionnement, est positif. Depuis mai dernier le Promontory Group vérifie un à un les comptes de dépôt et conduit les enquêtes qui se révèlent parfois nécessaires. Parallèlement l'IOR révise ses procédures d'ouverture et de gestion des comptes, de manière à écarter tout risque de recyclage. Le projet avance comme prévu, et une inspection tierce pourrait être conduite. Le Directeur Freyberg a ensuite souligné l'importance de pouvoir s'appuyer sur le Promontory Group car ce dernier, qui travaille pour d'autres grandes institutions, est à l'avant-garde en la matière. Son action auprès de l'IOR est telle que les 20 - 25 personnes nécessaires ne pourraient être fournies par la direction. Et pour conclure, de réaffirmer que la publication du bilan est un premier pas vers la constitution d'un organisme conforme à la transparence voulue par le Pape, qui décidera à la fin de l'année ou au début de la prochaine la marche à suivre. Un long travail de transparence et de mise en conformité a d'ores et déjà été accompli. La phase suivante consiste à évaluer le service à la clientèle et à améliorer les services et produits offerts.

LA VIEILLESSE COMME ACCOMPLISSEMENT DE LA VIE

Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). En la Journée mondiale du troisième âge, le Président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé diffuse un message sur la valeur de la vie des personnes âgées: C'est une excellente occasion, écrit Mgr.Zygmunt Zimowski, de rappeler les 600 millions de personnes âgées de par le monde que l'amélioration de la vie pourrait rapidement porter à plus d'un milliard: "Les chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté sont appelée à agir pour une société plus juste, qui prenne notamment en compte l'apport actif des personnes susceptibles d'être considérées comme inutiles. Loin d'être des poids pour la société, les personnes âgées doivent lui apporter expérience et sagesse... Dans nombre de pays développés, la personne âgée demeure acteur de la vie sociale, alors même qu'on s'adapte au prolongement de la vie, résultant de multiples facteurs notamment les progrès de la médecine. Mais prolongement ne doit pas devenir survivance. Il faut donc valoriser la vieillesse à partir de ses caractéristiques et des spécificités des personnes âgées". C'est à juste titre que Benoît XVI a souligné la beauté du troisième âge.

La solidarité entre jeunes et personnes âgées permet aussi de comprendre comment l'Eglise "est une véritable famille, avec ses différentes générations, où chacun se sent chez lui et où ne règne pas le profit et la possession, mais la gratuité de l'amour. Lorsque la vie devient fragile avec l'âge elle ne perds ni sa valeur ni sa dignité. Chacun est voulu et aimé de Dieu, chacun est important et nécessaire. C'est pourquoi une pastorale spécifique est utile, plus des anciens que pour les anciens, qui soit un élément fondamental de la communion entre les générations... Il faut donc favoriser la culture de l'unité, de l'unité inter-générationnelle... La personne âgée doit avant tout être objet d'attention caritative mais lui même également agent de cette pastorale". En conclusion Mgr.Zimowski a insisté sur le fait que l'assistance religieuse au troisième âge doit impliquer l'ensemble de la communauté ecclésiale. Dans ce sens, le Conseil pontifical organise du 21 au 23 novembre une conférence internationale dont le thème est: L'Eglise au service de la personne âgée malade, l'assistance aux personnes affectées par des maladies dégénératives". Dans la vision chrétienne, la vieillesse n'est pas la décadence de la vie mais son accomplissement, la synthèse du vécu et de l'expérience, de tout ce qui a été affronté au long de l'existence.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu hier Mgr.Claudio Gugerotti, Nonce apostolique en Biélorussie.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 1 octobre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Rockhampton (Australie) présentée pour limite d'âge par Mgr,Brian Heenan.

Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Waterford and Lismore (Irlande), présentée par Mgr.William Lee en conformité au canon 401,2 du CIC.

Nommé Mgr.Joseph Spiteri, Nonce apostolique en Côte-d'Ivoire, jusqu'ici Nonce au Srilanka.

Nommé l'Abbé Riccardo Ferri, Secrétaire d'Académie pontificale de théologie.

Nommé l'Abbé Rafael García de La Serrana Villalobos, Directeur des Services techniques du Gouvernorat vatican.

CONSISTOIRE POUR DES CAUSES DE CANONISATION

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce matin un consistoire ordinaire public qui a fixé au 27 avril 2014 (dimanche de la divine Miséricorde) la messe de canonisation des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II.

lundi 30 septembre 2013

CREATION D'UN CONSEIL DE CARDINAUX

Ci du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Nous publions ci-dessous le chirographe (en date du 28 septembre) par lequel le Saint-Père institue un Conseil de Cardinaux pour l'aider dans le gouvernement de l'Eglise universelle et étudier un projet de révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie romaine:

"Parmi les suggestions émises au cours des Congrégations Générales cardinalices ayant précédé le Conclave, figurait l'intérêt de constituer un groupe restreint de membres de l’épiscopat, provenant des différentes parties du monde, que le Saint-Père puisse consulter, individuellement ou collectivement, sur des questions particulières. Une fois élu au siège romain, j'ai eu l'occasion de réfléchir plusieurs fois à ce sujet, retenant qu'une telle initiative serait d'une aide considérable pour exercer le ministère pastoral de Successeur de Pierre que les frères Cardinaux ont voulu me confier. Pour cette raison, le 13 avril dernier, j'ai annoncé la constitution d'un tel groupe, en indiquant les noms de ceux qui étaient appelés à en faire partie. Après une mure réflexion, je considère opportun qu'un tel groupe soit institué par le présent Chirographe en Conseil de Cardinaux, ayant pour devoir de m'aider dans le gouvernement de l’Eglise universelle et d'étudier un projet de révision de la Constitution apostolique Pastor Bonus sur la Curie Romaine. Celui-ci sera composé des personnes précédemment indiquées, lesquelles pourront être sollicitées, soit en Conseil, soit individuellement, sur les questions que je retiendrai dignes d'attention. Le dit Conseil, dont je me réserve le droit de modifier le nombre des composants de la façon qui me semblera la plus adéquate, sera une expression supplémentaire de la communion épiscopale et de l'aide au munus petrinum que l'épiscopat dispersé de par le monde peut offrir".

LA RELIGION NE SAURAIT JUSTIFIER LA VIOLENCE

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la Rencontre internationale organisée ces jours-ci par la Communauté de Sant'Egidio (Le courage d'espérer, religions et cultures dialoguant). Rappelant que Jean-Paul II avait invité les responsables de toutes les religions à Assise pour invoquer la paix, il a félicité la communauté d'avoir poursuivi cet élan en faisant dialoguer de manière efficace entre elles des personnalités religieuses de diverses religions comme laïques et humanistes. Puis il a affirmé" qu'en aucun cas il ne saurait y avoir de justification religieuse à la violence... Il est nécessaire d'éliminer toute forme de violence soi-disant religieuse mais aussi de faire en sorte que le monde ne tombe pas dans un piège intrinsèque à tout projet de civilisation fondé sur le rejet de Dieu... Le commandement de la paix est inscrit au plus profond des traditions religieuses... Mais atteindre la paix implique un dialogue tenace, patient et intelligent. Ainsi rien n'est perdu car le dialogue peut éviter la guerre en faisant vivre ensemble personnes de tout âge qui souvent s'ignorent, des citoyens de tout horizon et de convictions distinctes. Telle est la voie vers la paix... Les responsables religieux sont appelés à être de véritables hommes de dialogue et à agir dans la construction de la paix non comme intermédiaires mais comme médiateurs" loin de rechercher positions et avantages. En conclusion le Pape François a encouragé la Communauté de Sant'Egidio à poursuivre avec courage son message d'espérance au monde.

DEBUT DE LA REUNION DU CONSEIL DES CARDINAUX

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Ce matin s'est tenue la première de s trois réunions du Pape avec les huit Cardinaux formant le Conseil créé par le Chirographe du 28 septembre. Ce nouvel organisme est composé du Cardinal Giuseppe Bertello, Président du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican, du Cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, Archevêque émérite de Santiago de Chile (Chili), du Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay (Inde), du Cardinal Reinhard Marx, Archevêque de Munich (Allemagne), du Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa (RD du Congo), du Cardinal Sean Patrick O'Malley, OFM.Cap., Archevêque de Boston (USA), du Cardinal George Pell, Archevêque de Sydney (Australie), du Cardinal Oscar Andrés Rodríguez Maradiaga, SDB, Archevêque de Tegucigalpa (Honduras), faisant fonction de Coordinateur. Auxquels s'ajoute Mgr.Marcello Semeraro, Evêque d'Albano (Italie), faisant fonction de Secrétaire. Les réunions se déroulent matin et après-midi dans l'Appartement pontifical en présence du Saint-Père, sauf mercredi matin où il sera retenu par l'audience générale. Le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a précisé que les sessions sont privées et qu'aucun communiqué final n'est prévu. Mais aussi que le Pape est libre de modifier la composition, y compris numérique, d'un organe dont sept des membres sont les pasteurs de grands diocèses, dotés d'une solide expérience. La création du Conseil offre au Pape un appui supplémentaire dans le gouvernement de l'Eglise, d'autant qu'il a déjà montré son recours constant à des consultations et compte s'appuyer sur les réunions de chefs de dicastères et renouveler le mode de travail du Synode des évêques. Le nouvel organisme, qui n'est pas rattaché aux autres institutions de la Curie, constitue un organe consultatif pour le Pape. Depuis l'annonce en avril de la création du groupe des huit, de nombreuses propositions et suggestions sont parvenu au Secrétaire, qui servent maintenant à la réunion. La Secrétairerie d'Etat et les différents dicastères de la Curie ont également sollicités, avec au bout du compte un total de quatre-vingt documents. Sur leur base, Mgr.Semeraro a préparé un texte de synthèse, après que ces mois derniers les membres du Conseil aient échangé leurs informations entre eux comme avec le Saint-Père.

AU SERVICE D'UNE CULTURE DE LA RENCONTRE

Cité du Vatican, 30 septembre 2013 (VIS). Le Conseil pontifical pour les communications sociales explique dans une note publiée ce jour, le sens et le contexte du thème choisi par le Pape (La communication au service d'une authentique culture de la rencontre) pour la prochaine Journée des communications sociales (1 juin 2014): "L'être humain s'exprime surtout par sa capacité à communiquer. Dans la communication et à travers elle, nous pouvons, en effet, rencontrer d'autres personnes, nous exprimons notre pensée, ce en quoi nous croyons, comment nous souhaitons vivre et peut être le plus important, nous apprenons à connaître les personnes avec lesquelles nous sommes appelés à vivre. Une telle communication exige honnêteté, respect réciproque et effort pour apprendre les uns des autres. Cela exige la capacité de savoir dialoguer respectueusement avec les vérités des autres. Effectivement, souvent, ce qui initialement semble diversité révèle la richesse de notre humanité, et dans la découverte de l'autre nous rencontrons aussi la vérité de notre être.

A notre époque, une nouvelle culture se développe, favorisée par la technologie, et la communication est en un certain sens amplifiée et continue. C'est pourquoi, nous sommes appelés à "faire découvrir, même par les moyens de communications sociale, mais également par la rencontre personnelle, la beauté de tout ce qui est à la base de notre marche et de notre vie, la beauté de la foi, la beauté de la rencontre avec le Christ" (discours du Pape François aux participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales, 21 septembre 2013). Dans ce contexte, chacun de nous devrait accepter le défi d'être authentique, témoignant des valeurs en lesquelles il croit, son identité chrétienne, son expérience culturelle, exprimés par un langage nouveau pour les faire partager. La capacité de partager, reflet de notre participation à l'Amour trinitaire créatif, communicatif et unifiant, est un don qui nous permet de croître dans les relations personnelles qui sont une bénédiction dans notre vie, ainsi que de trouver dans le dialogue une réponse à ces divisions qui créent des tensions à l'intérieur des communautés et entre les nations. L'ère de la mondialisation permet à la communication de parvenir jusqu'aux endroits les plus éloignés du monde réel, mais aussi "dans les milieux créés par les nouvelles technologies, dans les réseaux sociaux, pour faire émerger une présence...qui écoute, dialogue, encourage" (Discours du Pape François aux participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales, 21 septembre 2013), de façon à ce que personne ne soit exclu.

Le Message pour la Journée des communications sociales 2014 invite à explorer le potentiel de la communication dans un monde toujours connecté et en réseau afin que les personnes soit encore plus proches et qu'un monde plus juste se construise. La Journée mondiale des communications sociales, seule journée mondiale instituée par le Concile Vatican II (Inter Mirifica, 1963), est célébrée dans de nombreux pays sur recommandation des évêques du monde, le dimanche précédent la fête de la Pentecôte (1 juin en 2014). Le Message du Saint-Père pour cette journée est traditionnellement publié à l'occasion de la fête de saint François de Sales, patron des journalistes (24 janvier)".
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