Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). A
l'occasion de la saint Henri d'Uppsala, patron de la Finlande, le
Saint-Père a reçu la délégation oecuménique luthérienne qui
vient depuis vingt cinq ans en pèlerinage annuel à Rome: Aux
chrétiens divisés de Corinthe, a-t-il dit à ses hôtes, Paul
demanda si on pouvait diviser le Christ. Cette question, qui est le
thème de la semaine de prière pour l'unité qui s'ouvre demain,
reste valable pour nous tous: "Face à certains qui estiment que
l'objectif de la pleine et visible unité de l'Eglise n'est pas
atteignable, nous sommes invités à accentuer notre effort
oecuménique, en fidélité au Christ qui a prié le Père afin que
nous ne fassions qu'un". L'évolution que connaissent le
parcours oecuménique et les relations entre chrétiens "sont
d'abord dues au fait que nous devons professer notre foi dans une
société et dans des cultures où la référence à Dieu et à la
dimension transcendantale de la vie s'étiole. C'est tout
particulièrement vrai en Europe, mais pas uniquement". C'est
pourquoi nous devons nous cooncentrer "sur le coeur de la foi,
sur l'annonce de l'amour de Dieu manifesté dans le Fils. Trouvons
donc de nouveaux espaces pour accroître notre communion et grandir
dans l'unité partagée. Développons l'oecuménisme spirituel qui
découle naturellement du commandement de l'amour laissé par Jésus
à ses disciples". Vatican II a parlé de cette conversion du
coeur, de la sainteté de vie, de la place de la prière personnelle
comme collective, nécessaires à l'âme du mouvement oecuménique.
L'oecuménisme, a souligné le Pape, est "un processus spirituel
qui se réalise dans l'obéissance au Dieu, sans l'accomplissement de
la volonté du Christ sous la conduite de l'Esprit... Nous ne devons
pas cesser de demander l'assistance de la grâce divine et
l'illumination de l'Esprit Saint qui introduisent dans la vérité
totale, porteuse de réconciliation et de communion".
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dernières 5 nouvelles
vendredi 17 janvier 2014
AUDIENCE AU PERSONNEL DE LA "FLORERIA"
Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Ce
matin, le Saint-Père a reçu le personnel de la Floreria, accompagné
des familles. Ce service est chargé de la logistique des cérémonies
papales et de l'ameublement du palais pontifical, des immeubles de la
Cité du Vatican, de la Salle Paul VI, Place St.Pierre et Basliques
papales. Il dispose d'un garde meubles et d'un laboratoire de
restauration du mobilier. Le Pape François a confié à ses hôtes
avoir compris l'importance de leur travail, qui demande attention,
sacrifice et patience, notamment lorsqu'il s'agit de mettre en place
chaque semaine des milliers de chaises pour les audiences générales,
ou de remettre en état le mobilier. Puis il les a encouragés à
rester fidèles à leur devoir et à travailler dans un climat serein
et de confiance partagée, au bénéfice de toute la communauté de
travail du Vatican. Saluant les familles, il les a confiées à la
protection de saint Joseph Artisan.
MANIFESTATION AGRICOLE POUR LA SAINT ANTOINE ABBE
Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Le 17 janvier, fête de son patron
Antoine abbé, l'association italienne des éleveurs, organise une
manifestation votive Place Pie XII. En ouverture à 10 h 30' le
Cardinal Angelo Comastri, Vicaire général pour la Cité du Vatican,
a célébré une messe en la Basilique vaticane, suivie à midi d'un
défilé Via della Conciliazione, auquel a pris par la fanfare du IV
régiment des Carabiniers à cheval, puis d'une bénédiction de tous
les animaux de ferme exposés. Ouverts dès 9 h, les stands
présentant les différentes espèces ainsi que les divers
productions agricoles italiennes seront accessibles au public jusqu'à
15.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 17 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Juan Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).
Le
Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité
des chrétiens.
Mgr.Aldo
Giordano, Nonce apostolique au Venezuela.
Le
Cardinal Angelo Scola, Archevêque de Milan (Italie), accompagné
d'une délégation d'Expo-2015.
jeudi 16 janvier 2014
JOURNEE DE PRIERE POUR LES VOCATIONS
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Voici le
Message du Saint-Père pour la LI Journée mondiale de prière pour
les vocations du 11 mai prochain (Vocation et témoignage de vérité):
"L’Evangile
raconte que Jésus parcourait villes et villages. Voyant les foules,
il fut saisi de compassion envers elles parce qu’elles étaient
désemparées et abattues comme des brebis sans berger. Alors il dit
à ses disciples: La moisson est abondante, mais les ouvriers sont
peu nombreux. Priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des
ouvriers pour sa moisson. Ces paroles nous surprennent, car nous
savons tous qu’il faut d’abord labourer, semer et cultiver pour
pouvoir ensuite, le moment venu, moissonner une récolte abondante.
Jésus affirme en revanche que la moisson est abondante. Mais qui a
travaillé pour que le résultat soit tel? Il n’y a qu’une seule
réponse, Dieu. Evidemment, le champ dont parle Jésus est
l’humanité, c’est nous. Et l’action efficace qui est à
l’origine du beaucoup de fruit est la grâce de Dieu, la communion
avec lui. La prière que Jésus sollicite de l’Eglise concerne donc
la demande d’accroître le nombre de ceux qui sont au service de
son Royaume. Saint Paul, qui a été l’un de ces collaborateurs de
Dieu, s’est prodigué inlassablement pour la cause de l’Evangile
et de l’Eglise. Avec la conscience de celui qui a personnellement
expérimenté à quel point la volonté salvifique de Dieu est
insondable, et l’initiative de la grâce est à l’origine de
toute vocation, l’apôtre rappelle aux chrétiens de Corinthe
qu'ils sont le champ de Dieu. C’est pourquoi naît tout d’abord
dans notre cœur l’étonnement pour une moisson abondante que Dieu
seul peut accorder; ensuite la gratitude pour un amour qui nous
précède toujours; enfin, l’adoration pour l’œuvre qu’il a
accomplie, qui demande notre libre adhésion pour agir avec lui et
pour lui.
Bien
des fois nous avons prié avec les paroles du Psalmiste: Il nous a
faits et nous sommes à lui, nous son peuple, son troupeau. Ou
encore: C'est Jacob que le Seigneur a choisi, Israël dont il a fait
son bien. Eh bien, nous sommes la propriété de Dieu non pas au sens
de la possession qui rend esclaves, mais d’un lien fort qui nous
unit à Dieu et entre nous, selon un pacte d’alliance qui demeure
pour l’éternité car éternel est son amour. Dans le récit de la
vocation du prophète Jérémie, par exemple, Dieu rappelle qu’il
veille continuellement sur chacun, afin que sa Parole se réalise en
nous. L’image adoptée est celle de la branche d’amandier qui
fleurit avant tous les autres, annonçant la renaissance de la vie au
printemps. Tout provient de lui et est don de lui, le monde, la vie,
la mort, le présent, l’avenir. Mais, rassure l’apôtre, vous
êtes au Christ, et le Christ est à Dieu. Voilà expliquée la
modalité d’appartenance à Dieu: à travers le rapport unique et
personnel avec Jésus, que le Baptême nous a conféré dès le début
de notre renaissance à une vie nouvelle. C’est donc le Christ qui
nous interpelle sans cesse par sa parole afin que nous mettions notre
confiance en lui, en l’aimant de tout notre cœur, de toute notre
intelligence et de toute notre force. C’est pourquoi chaque
vocation, malgré la pluralité des voies, demande toujours un exode
de soi-même pour centrer sa propre existence sur le Christ et sur
son Evangile. Que ce soit dans la vie conjugale, que ce soit dans les
formes de consécration religieuse, que ce soit dans la vie
sacerdotale, il faut dépasser les manières de penser et d’agir
qui ne sont pas conformes à la volonté de Dieu. C’est un exode
qui nous conduit à un chemin d’adoration du Seigneur et de service
à lui dans nos frères et sœurs. C’est pourquoi nous sommes tous
appelés à adorer le Christ dans nos cœurs, pour nous laisser
rejoindre par l’impulsion de la grâce contenue dans la semence de
la Parole, qui doit croître en nous et se transformer en service
concret de notre prochain. Nous ne devons pas avoir peur. Dieu suit
avec passion et habileté l’œuvre sortie de ses mains, à chaque
saison de la vie. Il ne nous abandonne jamais! Il a à cœur la
réalisation de son projet sur nous, mais il entend cependant
l’obtenir avec notre assentiment et notre collaboration.
Aujourd’hui
aussi, Jésus vit et chemine dans les réalités de la vie ordinaire
pour s’approcher de tous, à commencer par les derniers, et nous
guérir de nos infirmités et de nos maladies. Je m’adresse à
présent à ceux qui sont bien disposés à se mettre à l’écoute
de la voix du Christ qui retentit dans l’Eglise, pour comprendre
quelle est leur vocation propre. Je vous invite à écouter et à
suivre Jésus, à vous laisser transformer intérieurement par ses
paroles qui sont esprit et sont vie. Marie, la Mère de Jésus et la
nôtre, nous répète à nous aussi: Tout ce qu’il vous dira,
faites-le. Cela vous fera du bien de participer avec confiance à un
chemin communautaire qui sache libérer en vous et autour de vous les
meilleures énergies. La vocation est un fruit qui mûrit dans le
champ bien cultivé de l’amour réciproque qui se fait service
mutuel, dans le contexte d’une authentique vie ecclésiale. Aucune
vocation ne naît toute seule ou ne vit pour elle-même. La vocation
jaillit du cœur de Dieu et germe dans la bonne terre du peuple
fidèle, dans l’expérience de l’amour fraternel. Jésus n’a-t-il
peut-être pas dit. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes
disciples: si vous avez de l'amour les uns pour les autres?
Vivre
cette haute mesure de la vie chrétienne ordinaire, comme le disait
Jean-Paul II, signifie parfois aller à contre-courant et comporte
de rencontrer également des obstacles, en dehors de nous et en nous.
Jésus lui-même nous avertit: La bonne semence de la parole de Dieu
est souvent volée par le Malin, bloquée par les difficultés,
étouffée par des préoccupations et des séductions mondaines.
Toutes ces difficultés pourraient nous décourager, en nous faisant
nous replier sur des voies apparemment plus commodes. Mais la
véritable joie des appelés consiste à croire et à faire
l’expérience que le Seigneur, lui, est fidèle, et qu’avec lui
nous pouvons marcher, être des disciples et des témoins de l’amour
de Dieu, ouvrir notre cœur à de grands idéaux, à de grandes
choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur
pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes
choses. Jouez votre vie pour de grands idéaux! A vous évêques,
prêtres, religieux, communautés et familles chrétiennes, je
demande d’orienter la pastorale des vocations dans cette direction,
en accompagnant les jeunes sur des itinéraires de sainteté qui,
étant personnels, exigent une vraie pédagogie de la sainteté qui
soit capable de s'adapter aux rythmes des personnes. Cette pédagogie
devra intégrer aux richesses de la proposition adressée à tous les
formes traditionnelles d'aide personnelle et de groupe, et les formes
plus récentes apportées par les associations et par les mouvements
reconnus par l'Eglise.
Disposons
donc notre cœur à être un bon terreau pour écouter, accueillir et
vivre la Parole et porter ainsi du fruit. Plus nous saurons nous unir
à Jésus par la prière, l'Ecriture, l’Eucharistie, les sacrements
célébrés et vécus dans l’Eglise, par la fraternité vécue,
plus grandira en nous la joie de collaborer avec Dieu au service du
Royaume de miséricorde et de vérité, de justice et de paix. Et la
récolte sera abondante, proportionnée à la grâce qu’avec
docilité nous aurons su accueillir en nous. Avec ce vœu, et en vous
demandant de prier pour moi, j'accorde de tout cœur à tous ma
bénédiction apostolique".
AUDIENCE AUX ATTACHES D'ANTICHAMBRE
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce
matin, le Saint-Père a reçu avec leurs familles les Attachés de
l'antichambre pontificale, qui prêtent service dans l'Appartement
des audiences. Rappelant qu'ils sont chez eux dans ce palais, il a
souligné la délicatesse de leur mission d'accueillir les visiteurs
et salué leur attachement à l'Eglise et au Pape. Puis il a affirmé
que le palais pontifical était la maison de tous les membres de
l'Eglise catholique, qui y font l'expérience de l'hospitalité et
d'une chaleur familiale soutenue par la foi. Mais le véritable
propriétaire des lieux est le Seigneur dont nous sommes tous les
fidèles et les serviteurs de l'Evangile. Ceci requiert un dialogue
constant avec lui dans la prière, de grandir dans son intimité et
son amitié, de témoigner de son amour miséricordieux envers toute
personne. Le service que vous assurez ici dans cet esprit peut vous
permettre de communiquer au dehors également la joie d'appartenir à
l'Eglise".
LE SAINT-SIEGE ENGAGE DANS LA DEFENSE DE L'ENFANCE
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Ce matin
à Genève, Mgr.Silvano Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège
près les Nations-Unies a pris la parole devant le Comité des droits
de l'enfant pour présenter le rapport périodique du Saint-Siège
sur la question. Voici les passages saillants de son intervention:
"La
protection des enfants reste une préoccupation majeure de la société
contemporaine mais aussi du Saint-Siège... Les auteurs d'abus
sexuels sur mineurs se rencontrent parmi les membres des professions
les plus respectées, et malheureusement aussi au sein du clergé
comme parmi d'autres membres du personnel de l'Eglise. Face à cela
le Saint-Siège a fixé avec soin les politiques et les procédures
visant à aider à l'élimination de ces abus et à travailler avec
les autorités publiques dans la lutte contre ce crime. Le
Saint-Siège s'est également engagé à écouter attentivement les
victimes d'abus et de répondre à l'impact que ces cas produisent
sur les victimes et leurs familles. La grande majorité du personnel
et des institutions ecclésiastiques au niveau local a fourni et
continue de fournir un large éventail de services aux enfants par
l'éducation, le soutien aux familles, la réponse à leurs troubles,
psychologiques comme spirituels. Ces crimes odieux contre les enfants
ont été jugés et punis comme il se doit par les autorités civiles
compétentes des pays respectifs... Par conséquent, la réponse du
Saint-Siège au triste phénomène de l'abus sexuel sur mineurs a été
exposé à différents niveaux. Au niveau du Saint-Siège, le
traitement des violences sexuelles est de la compétence directe sur
son territoire de l'Etat souverain de la Cité du Vatican. C'est
pourquoi il a adopté des lois spéciales pour se conformer aux
obligations juridiques internationales, qui comprend également cet
état, dont la population edt faible. A l'échelle internationale, le
Saint-Siège a pris des mesures concrètes pour ratifier la
Convention relative aux droits de l'enfant en 1990. En 2000 le
Saint-Siège a adhéré au Protocole facultatif concernant le trafic
d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie infantile
et le Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans
les conflits armés. Le Saint-Siège promeut et encourage ces
instruments internationaux. Dans le même temps, le Saint-Siège en
tant qu'organe central de l'Eglise catholique a formulé des
directives pour faciliter le travail des Eglises locales pour
apporter des mesures efficaces relevant de leur juridiction et en
conformité avec le droit canonique. Les Eglises locales, en tenant
compte des législations nationales des pays respectifs, ont élaboré
des lignes directrices et un suivi de leur mise en œuvre afin de
prévenir de nouveaux abus et y remédier rapidement, et ce en
conformité à la législation nationale. Le résultat de l'action
combinée prises par les Eglises locales et le Saint-Siège propose
un cadre qui, lorsqu'il est appliqué correctement, aidera à
éliminer l'incidence des abus sexuels d'enfants par le clergé et
autres membres du personnel ecclésiastique".
L'Observateur
permanent a expliqué que "le rapport régulier du Saint-Siège
à la CRC se divise en quatre parties: La première traite des
considérations générales, y compris sur la nature du Saint-Siège
en tant que sujet de droit international. La seconde répond aux
observations finales du Comité concernant le rapport initial du
Saint-Siège, et en particulier aux questions relatives aux réserves
émises sur les quatre principes du Comité, les droits et devoirs
des parents, l'éducation des filles, l'éducation à la santé... Le
Saint-Siège examine également les principes qu'il a lui même
défini quant aux droits et devoirs des enfants dans le cadre de la
famille. La troisième réserve regarde les contributions
internationales du Saint-Siège à l'avancement et à la promotion
des principes de base du Comité, lesquels couvrent un large éventail
de questions liées à l'enfance (par exemple la famille, l'adoption,
les enfants handicapés, la santé et le bien-être, les loisirs et
la culture, les mesures spéciales de protection des enfants, et en
particulier les questions liées à la violence sexuelle et à la
toxicomanie, aux enfants vivant dans les rues et autres groupes
minoritaires). Enfin la quatrième réserve concerne la mise en œuvre
de la Convention dans l'Etat de la Cité du Vatican".
Il
n'y a aucune excuse à ces crimes, a souligné Mgr.Tomasi, pas plus
qu'aux autres formes de violence et d'exploitation des enfants. Ces
crimes ne peuvent jamais être justifiés, qu'il soient commis à la
maison ou à l'école, dans une communauté ou dans le cadre sportif,
comme au sein des organisations et structures religieuses.... C'est
une politique de longue haleine pour le Saint-Siège... C'est
pourquoi le Saint-Siège et les structures locales de l'Eglise de
part le monde se sont engagés à la défense de la dignité
inviolable de la personne tout entière de chaque enfant, corps, âme
et esprit". Benoît XVI, s'adressant aux évêques d'Irlande en
2006 a prononcé ces mots importants: "Dans l'exercice de votre
ministère pastoral, que vous avez dû faire face ces dernières
années à de nombreux cas déchirants d'abus sexuels sur mineurs.
ils sont encore plus tragiques lorsque l'agresseur est un prêtre. De
même le Pape François a-t-il lancé une nouvelle action en
annonçant la création d'une commission pour la protection des
mineurs, dans le but de proposer de nouvelles initiatives pour la
sécurisation de l'environnement pour les enfants et les efforts
visant à améliorer les soins pastoraux aux victimes de violence
dans le monde entier".
LE MONOTHEISME CHRETIEN CONTRE LA VIOLENCE
Cité
du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Durant
son dernier quinquennat, la Commission théologique internationale a
élaboré le document intitulé "Dieu Trinité, unité des
hommes. Le monothéisme chrétien contre la violence", qui sera
publié le 18 janvier dans le nº 3926 de La Civiltà Cattolica,
laquelle propose habituellement la version italienne de ces
publications. Le texte sera également disponible sur le site de la
revue ( www.laciviltacattolica.it ) et sur la page de la Commission
théologique du site vatican ( www.vatican.va ). Dans l'attente des
diverses traductions, voici la présentation du document. Durant son
quinquennat 2009 - 2014, la Commission théologique Internationale a
conduit une étude relative quelques aspects du discours chrétien
sur Dieu, en se confrontant en particulier avec la thèse selon
laquelle il existerait un rapport nécessaire entre monothéisme et
violence. Le travail a été développé au sein d’une
sous-commission, présidée par l'Abbé Philippe Vallin et également
composée de l'Abbé Peter Damian Akpunonu, du P.Gilles Emery, OP, de
Mgr.Savio Hon Tai-Fai, SDB, de Mgr.Charles Morerod, OP, de l'Abbé
Thomas Norris, de l'Abbé Javier Prades López, de Mgr.Paul Rouhana,
de l'Abbé Pierangelo Sequeri, et de l'Abbé Guillermo Zuleta Salas.
Les discussions générales se sont déroulées dans les différentes
rencontres de la sous-commission, et durant les sessions plénières
de la Commission tenues de 2009 à 2013. Le texte proposé a été
approuvé par la Commission in forma specifica le 6 décembre 2013,
avant d'être soumis à l’approbation de son Président,
Mgr.Gerhard Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de
la foi, lequel en a autorisé la publication. Suit la note de
présentation diffusée par la Commission théologique:
Le
texte propose "une clarification théologique spéciale...face à
la théorie, diversement argumentée, du rapport nécessaire entre le
monothéisme et les guerres de religion. La discussion a mis en
évidence un nombre non négligeable de motifs d’incompréhension
de la doctrine religieuse, capables d’obscurcir la pensée
authentique du christianisme sur le Dieu unique. Nous pourrions
résumer l’intention de notre discours en une double question: De
quelle manière la théologie catholique peut-elle se confronter
critiquement avec l’opinion culturelle et politique qui établit un
rapport intrinsèque entre monothéisme et violence? De quelle
manière la pureté religieuse de la foi dans le Dieu unique
peut-elle être reconnue comme principe et comme source de l’amour
entre les hommes? Notre réflexion est proposée dans le style du
témoignage argumenté, et non de la réfutation apologétique. La
foi chrétienne, en effet, reconnaît dans l’excitation de la
violence au nom de Dieu la corruption maximale de la religion. Le
christianisme atteint cette conviction par la révélation de
l’intimité elle-même de Dieu, qui nous rejoint moyennant
Jésus-Christ. L’Eglise des croyants est consciente du fait que le
témoignage de cette foi demande d’être honoré par une attitude
de conversion permanente, laquelle implique aussi la parrhésie ou
courageuse franchise de la nécessaire autocritique.
Dans
le Chapitre I (Soupçons sur le monothéisme), nous nous sommes
proposé de clarifier le thème du monothéisme religieux, dans
l’acception qu’il reçoit suivant quelques orientations de la
philosophie politique d’aujourd’hui. Nous sommes conscients du
fait qu’une telle évolution présente aujourd’hui un spectre
largement différencié de positions théoriques, lesquelles vont de
l’arrière-plan classique de l’athéisme sous étiquette
humaniste, jusqu’aux formes plus récentes de l’agnosticisme
religieux et du laïcisme politique. Notre réflexion voudrait avant
tout préciser que la notion de monothéisme, non dépourvue de
signification pour l’histoire de notre culture, demeure encore trop
générique quand elle sert de chiffre d’équivalence entre les
religions historiques qui confessent l’unicité de Dieu
(identifiées comme judaïsme, islam, christianisme). En second lieu,
nous formulons notre réserve critique devant une simplification
culturelle qui réduit l’alternative au choix entre un monothéisme
nécessairement violent et un polythéisme présumé tolérant. Dans
cette réflexion, nous nous savons soutenus de toute manière par la
conviction, partagée chez un très grand nombre de nos
contemporains, croyants et non-croyants, que les guerres
interreligieuses, comme aussi la guerre faite à la religion, sont
tout simplement insensées. En tant que théologiens catholiques,
nous avons cherché ensuite à illustrer à partir de la vérité de
Jésus-Christ le rapport entre révélation de Dieu et humanisme
non-violent. Nous l’avons fait à travers l’exposition renouvelée
de quelques implications de la doctrine particulièrement capables
d’éclairer la discussion actuelle: soit pour ce qui regarde la
compréhension authentique de la confession trinitaire du Dieu
unique, soit pour ce qui concerne l’ouverture de la révélation
christologique à la mise en évidence du lien entre les hommes.
Dans
le Chapitre II (L'initiative de Dieu sur le chemin des hommes), nous
interrogeons l’horizon de la foi biblique, avec une attention
particulière portée au thème de ses pages difficiles,
celles...dans lesquelles la révélation de Dieu se trouve intriquée
avec les figures de la violence entre les hommes. Nous cherchons à
dégager les points de référence que la même tradition
scripturaire met en lumière...pour l’interprétation de la Parole.
Sur la base de cette réappropriation, nous présentons une ébauche
pour le cadrage anthropologique et christologique des développements
de l’interprétation du thème, avec le souci de la condition
historique actuelle.
Dans
le Chapitre III (Dieu, pour nous sauver de la violence), nous
proposons un approfondissement de l’événement de la mort et de la
résurrection de Jésus sur le thème de la réconciliation entre
les hommes. L’Oikonomia est ici essentielle à la détermination de
la Theologia. La révélation inscrite dans l’événement de
Jésus-Christ, qui rend universellement estimable la manifestation de
l’amour de Dieu, permet de neutraliser la justification de la
violence sur la base de la vérité christologique et trinitaire de
Dieu.
Au
Chapitre IV (La foi confrontée avec l'ampleur de la raison), notre
réflexion s’engage dans l’illustration des approximations et des
implications philosophiques concernant le fait de penser Dieu. Ici
sont traités avant tout les points de discussion avec l’athéisme
actuel, largement alimenté par les thèses convergentes d’un
radical naturalisme anthropologique. A la fin, et au bénéfice
conjoint du débat inter-religieux sur le monothéisme, nous
proposons une sorte de méditation philosophico-théologique sur
l’intégration, dans la révélation, d’un dispositif de
relations à l’intime de Dieu et de la conception traditionnelle de
son absolue simplicité.
Dans
le Chapitre V (Les fils de Dieu, dispersés et réunis), pour finir,
nous reprenons les éléments de la spécificité chrétienne qui
définissent l’engagement du témoignage ecclésial pour la
réconciliation des hommes avec Dieu, et entre eux. La révélation
chrétienne purifie la religion, dans le moment même où elle lui
rend sa signification fondamentale pour l’expérience humaine du
sens. C’est pourquoi, dans notre invitation à la réflexion, nous
tenons bien présent la nécessité spéciale, surtout devant
l’horizon culturel d’aujourd’hui, de traiter toujours
conjointement le contenu théologique et le développement historique
de la révélation chrétienne de Dieu".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 16 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Roger Michael Mahony.
Le
Cardinal Vinko Puljic, Archevêque de Vrhbosna - Sarajevo (Bosnie -
Herzégovine).
Mgr.Georges
Pontier, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence
épiscopale française, accompagné de Mgr.Pascal Delannoy, Evêque
de St.Denis et Vice Président, de Mgr.Pierre-Marie Carré,
Archevêque de Montpellier et Vice Président, et de l'Abbé Olivier
Ribadeau-Dumas, Secrétaire Général.
Un
groupe de rabbins argentins.
mercredi 15 janvier 2014
TOUS DISCIPLES ET MISSIONNAIRES
Cité
du Vatican, 15 janvier 2014 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le Pape
François a poursuivi sa catéchèse de l'audience générale
consacrée au baptême: "Le baptême fait de nous les membres du
corps du Christ... Il nous fait entrer dans le peuple de Dieu qui
marche dans l'histoire". Reprenant ainsi la définition de
Vatican II, il a rappelé qu'à l'instar de la vie, la grâce
baptismale se transmet de génération en génération, et permet aux
fidèles de former un peuple diffusant la bénédiction du Seigneur
de par le monde. Les apôtres furent envoyés baptiser et depuis eux
s'est développée une chaîne de transmission de la foi. "Chaque
fidèle est un anneau de cette chaîne, une partie du courant
irrigateur. Chaque fidèle transmet la foi à ses enfants qui,
adultes, la transmettront à leur tour. Ainsi est le baptême...du
peuple de Dieu...qui marche en transmettant la foi". Par le
baptême chacun "devient disciple et missionnaire, appelé à
porter l'Evangile au monde. Quelque soit sa place dans l'Eglise et
son degré d'instruction, tout baptisé est un agent
d'évangélisation... La nouvelle évangélisation implique
l'engagement de tous les baptisés... En nous habitant, le baptême
nous transmet la grâce" qui permet la transmission de la foi.
Chaque fidèle est disciple et missionnaire. "Mais alors
dira-t-on, les évêques et le Pape, qui ne sont pas des disciples,
savent tout! Certes", a répondu le Saint-Père, "mais
papes et évêques savent que pour être missionnaires, pour
transmettre la foi, il faut d'abord être disciples". Ceci est à
souligner. "Personne ne se sauve par soi même. Nous sommes une
communauté de croyants qui partage la joie de vivre cet amour qui
nous précède et attend de nous d'être des canaux de grâce...malgré
nos limites et nos fautes. Cette dimension communautaire n'est pas un
effet secondaire mais une partie constituante de la vie chrétienne,
du témoignage et de l'évangélisation".
Puis
le Pape a évoqué les chrétiens du Japon qui donna des milliers
martyrs lors de sa persécution du début du XVII siècle, qui vit
l'expulsion du clergé. Décimés, les catholiques japonais
demeurèrent démunis de tout clergé. Vivant en clandestinité, ils
conservèrent la foi. A la naissance, les parents baptisaient leur
enfant afin qu'il puisse baptiser à son tour. Ainsi lorsque deux
siècles plus tard des missionnaires purent retourner au Japon, ils
eurent la surprise d'y trouver une Eglise en mesure de refleurir
grâce au baptême conservé. C'est le peuple de Dieu qui avait
permis la transmission de la foi, grâce à un fort esprit
communautaire et au maintien du baptême. Et ce malgré la
clandestinité et l'abandon. Cette histoire, a conclu le Saint-Père,
doit nous faire réflechir.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 15 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
l'Abbé Marcos Antônio Tavoni, Evêque de Bom Jesus do Gurguéia
(superficie 51.543, population 190.000, catholiques 167.500, prêtres
28, diacres 1, religieux 9), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1967
à São Carlos (Brésil) et ordonné prêtre
en 1996, était jusqu'ici Curé de la paroisse du Rédempteur de
Taguatinga. Curé de plusieurs paroisses, il a été Recteur du grand
séminaire inter-diocésain de Brasilia et du Centre d'études
supérieures Mater Dei, professeur de théologie et directeur d'une
maison d'accueil pour filles mères. Modérateur du premier synode
diocésain sur la pastorale, il a coordonné la Commission pour
l’élaboration du directoire diocésain de formation chrétienne,
puis a été Vicaire épiscopal. Il succède à Mgr.Ramón López
Carrozas, OdeM, dont la renonciation a été acceptée pour limite
d'âge.
Nommé
Mgr.Stephen J.Berg, Evêque de Pueblo (superficie 124.754, population
665.906, catholiques 128.000, prêtres 83, diacres 48, religieux 70),
aux Etats-Unis d'Amerique. L'Evêque élu, né en 1951 à Miles City
(USA) et ordonné prêtre en 1999, était jusqu'ici Administrateur de
ce même diocèse. Curé de paroisses, il a été Vicaire Général,
Chancelier de la Curie et directeur spirituel au séminaire de
Dallas.
Confirmé
le Cardinal Marc Ouellet, PSS, comme Président de la Commission
pontificale pour l'Amérique Latine.
Confirmé
M.Guzmán Carriquiry comme Secrétaire de la Commission pontificale
pour l'Amérique Latine.
Confirmé
comme Membres de la Commission pontificale pour l'Amérique Latine:
le Cardinal Nicolás de Jesús López Rodríguez, le Cardinal Jaime
Lucas Ortega y Alamino, le Cardinal Norberto Rivera Carrera, le
Cardinal Julio Terrazas Sandoval, le Cardinal Oscar Andrés Rodríguez
Maradiaga, le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, le Cardinal Cláudio
Hummes, le Cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, le Cardinal
Francisco Robles Ortega, le Cardinal Odilo Pedro Scherer, le Cardinal
Paolo Romeo, le Cardinal Raymundo Damasceno Assis, le Cardinal Rubén
Salazar Gómez, le Cardinal Stanislaw Rylko, Mgr.Emilio Carlos Berlie
Belaunzarán, Mgr.Mario Antonio Cargnello, Mgr.Héctor Rubén Aguer,
Mgr.Nicolás Cotugno Fanizzi, SDB, Mgr.Héctor Miguel Cabrejos
Vidarte, OFM, Mgr.Geraldo Lyrio Rocha, Mgr.Leopoldo José Brenes
Solórzano, Mgr.José Guadalupe Martín Rábago, Mgr.Orlando Antonio
Corrales García, Mgr.Juan José Asenjo Pelegrina, et Mgr.Franz-Josef
Overbeck.
Nommé
Mgr.Lorenzo Baldisseri, Conseiller de la Commission pontificale pour
l'Amérique Latine.
Confirmé
comme Conseillers de la Commission pontificale pour l'Amérique
Latine: le Cardinal Antonio Cañizares Llovera, le Cardinal William
Joseph Levada, le Cardinal Leonardo Sandri, le Cardinal Francesco
Monterisi, Mgr.Jean-Louis Brugués, OP, Mgr.José Horacio Gómez et
Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo.
Confirmé
pour un quinquennat le Cardinal Jean-Louis Tauran comme Membre de la
Commission cardinalice de surveillance sur l'Institut pour les
oeuvres de religion.
Nommé
pour un quinquennat Membres de la Commission cardinalice de
surveillance sur l'Institut pour les oeuvres de religion: le Cardinal
Christoph Schönborn (Autriche), le Cardinal Thomas Christopher
Collins (Canada), le Cardinal Santos Abril y Castelló (Archiprêtre
de Ste.Marie Majeure), et Mgr.Pietro Parolin (Secrétaire d'Etat).
mardi 14 janvier 2014
VISITE DU SECRETAIRE D'ETAT AMERICAIN
Cité
du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Ce
matin, Mgr.Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, a reçu M.John Kerry,
son homologue américain, afin d'évaluer ensemble certains aspects
de l'actualité politique internationale, notamment du Proche et
Moyen Orient, mais aussi de la lutte contre la pauvreté et de
problèmes humanitaires. Il a enfin été question de la situation
africaine et en particulier du Su Soudan et de sujets qui préoccupent
la Conférence épiscopale américaine comme la réforme sanitaire. A
cet entretien de plus d'une heure et demi ont pris également part
Mgr.Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, et
M.Hackett, Ambassadeur des Etats-Unis.
POUR LA CESSATION IMMEDIATE DES COMBATS EN SYRIE
Cité
du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Hier,
l'Académie pontificale des sciences a organisé une réunion
spécifiquement consacrée au conflit syrien, lançant un appel à
une cessation immédiate des combats, qui implique le début de la
reconstruction du pays, l'ouverture du dialogue inter-communautaire.
Organisée à la veille de la Conférence de paix de Genève, la
réunion a été ouverte par le Cardinal Jean-Louis Tauran, Président
du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux. Le communiqué
final exprime les espoirs placés dans la conférence de Genève 2,
qui devrait "permettre un nouveau départ au peuple syrien et à
la région toute entière, avec la fin de violences qui ont déjà
causé la mort de plus de 130.000 personnes, ruiné tout un pays jeté
dans le chaos". Pour les experts participant à la réunion
vaticane, la première mesure concrète réside dans un cessez le
feu: "Tous les combattants devront déposer les armes tandis que
la communauté internationale trouvera le moyen de contrôler le flux
des armements et des financements... Le Saint-Siège, qui est au côté
de toutes les communautés de la Syrie, religieuses et ethniques,
espère dans le retour de la confiance après des années de violence
inter-communautaire". C'est pourquoi le dialogue devra "pointer
sur les besoins urgents en matière de reconstruction, matérielle,
spirituelle et communautaire". Les participants ont enfin
exprimé leur préoccupation devant les millions de réfugiés
"souffrant de privations extrêmes, mortelles à échéance, en
matière d'alimentation, de soins médicaux, de fourniture électrique
et de télécommunications, de transport et de tout autre besoin
fondamental".
DIALOGUE ENTRE CATHOLIQUES ET JUIFS
Cité
du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Après
demain se déroule en Italie la 18 Journée d'approfondissement et de
développement du dialogue entre catholiques et juifs. Le Rabbin
Abraham Skorka, Recteur du séminaire rabbinique de Buenos Aires et
co-auteur avec l'actuel Pape de l'ouvrage intitulé Le Ciel et la
Terre, donnera une conférence à l'Université pontificale
grégorienne. Poursuivant ces conversations consacrées à la vie et
à la perspective d'une éthique partagée, il traitera du "dialogue
judéo-catholique à cinquante ans de Nostra aetate dans une
perspective latino-américaine. Après cette conférence, il répondra
à la presse en compagnie du Cardinal Koch, Président de la
Commission pontificale pour les relations avec le judaïsme.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 14 janvier 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Severino Poletto.
SG
l'Evêque Anthony Palmer, Official oecuménique international des
Eglises évangéliques épiscopaliennes.
Le
Cardinal Andrés Rodríguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa
(Honduras).
Le
Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical
Iustitia et Pax.
lundi 13 janvier 2014
AUDIENCE AU CORPS DIPLOMATIQUE
Cité
du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS). Comme à
l'accoutumée en début d'année, le Pape s'est adressé ce matin au
Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (180 états plus
l'Union européenne, l'Ordre de Malte et l'OLP. Le Saint-Siège est
observateur permanent près l'ONU et ses agences). Après les voeux
exprimés par le nouveau Doyen, l'Ambassadeur de Monaco, le
Saint-Père a prononcé le discours suivant:
"L’année
qui vient de se conclure a été particulièrement dense en
événements non seulement dans la vie de l’Eglise, mais aussi dans
le domaine des relations que le Saint-Siège entretient avec les
états et les organisations internationales. Je rappelle, en
particulier, l’établissement des relations diplomatiques avec le
Sud Soudan, la signature d’accords, de base ou spécifiques, avec
le Cap Vert, la Hongrie et le Tchad, et la ratification de celui avec
la Guinée équatoriale souscrit en 2012. La présence du Saint-Siège
s’est aussi développée dans le domaine régional, que ce soit en
Amérique centrale, où il est devenu Observateur extra-régional
auprès du Sistema de la Integración Centroamericana, ou en Afrique,
avec l’accréditation du premier Observateur permanent auprès de
la Communauté économique des Etats de l’Afrique occidentale. Dans
le message pour la Journée mondiale de la paix, consacré à la
fraternité comme fondement et chemin pour la paix, j’ai souligné
que la fraternité commence habituellement à s’apprendre au sein
de la famille qui, par vocation devrait gagner le monde par son amour
et contribuer à faire mûrir cet esprit de service et de partage qui
construit la paix . C’est ce que nous raconte la crèche, où nous
voyons la Sainte Famille non pas seule et isolée du monde, mais
entourée des bergers et des mages, c’est à dire une communauté
ouverte, dans laquelle il y a de la place pour tous, pauvres et
riches, proches et lointains. Et on comprend ainsi les paroles de mon
bien-aimé prédécesseur Benoît XVI, qui soulignait combien le
lexique familial est un lexique de paix. Malheureusement, souvent ce
n’est pas ce qui arrive, parce que le nombre des familles divisées
et déchirées augmente, non seulement à cause de la conscience
fragile du sens de l’appartenance qui caractérise le monde actuel,
mais aussi à cause des conditions difficiles dans lesquelles
beaucoup d’entre elles sont contraintes de vivre, au point de
manquer des moyens mêmes de subsistance. Par conséquent, des
politiques appropriées qui soutiennent, favorisent et consolident la
famille sont rendues nécessaires! Il arrive en outre que les
personnes âgées soient considérées comme un poids, tandis que les
jeunes ne voient pas devant eux des perspectives sûres pour leur
vie. Les aînés et les jeunes sont au contraire l’espérance de
l’humanité. Les premiers apportent la sagesse de l’expérience,
les seconds nous ouvrent à l’avenir, empêchant de nous refermer
sur nous-mêmes. Il est sage de ne pas exclure les personnes âgées
de la vie sociale pour maintenir vivante la mémoire d’un peuple.
De
même, il est bon d’investir sur les jeunes, avec des initiatives
adéquates qui les aident à trouver du travail et à fonder un foyer
domestique. Il ne faut pas éteindre leur enthousiasme. Je garde
vivante dans mon esprit l’expérience de la XXVIII Journée
mondiale de la jeunesse de Rio de Janeiro. Que de jeunes heureux j’ai
pu rencontrer! Que d’espérance et d’attente dans leurs yeux et
dans leurs prières! Que de soif de vie et de désir de s’ouvrir
aux autres ! La fermeture et l’isolement créent toujours une
atmosphère asphyxiante et lourde, qui tôt ou tard finit par
attrister et étouffer. Par contre, un engagement commun de tous est
utile pour favoriser une culture de la rencontre, parce que seul
celui qui est en mesure d’aller vers les autres est capable de
porter du fruit, de créer des liens de communion, d’irradier la
joie, de construire la paix. Les images de destruction et de mort que
nous avons eues sous les yeux au cours de l’année achevée le
confirment, s’il en était besoin. Que de souffrances, que de
désespoir à cause de la fermeture sur soi-même, qui prend peu à
peu le visage de l’envie, de l’égoïsme, de la rivalité, de la
soif de pouvoir et d’argent. Il semble, quelquefois, que ces
réalités soient destinées à dominer. Noël, au contraire, fonde
en nous, chrétiens, la certitude que la parole ultime et définitive
appartient au Prince de la paix, qui change les épées en soc et les
lances en serpes, et transforme l’égoïsme en don de soi et la
vengeance en pardon.
C’est
avec cette confiance que je désire regarder l’année qui s'ouvre.
Je ne cesse donc pas d’espérer que le conflit en Syrie ait
finalement une fin. La sollicitude pour cette chère population et le
désir de conjurer l’aggravation de la violence m’ont amené, en
septembre dernier, à promulguer une journée de jeûne et de prière.
A travers vous, je remercie profondément tous ceux qui, nombreux
dans vos pays, autorités publiques et personnes de bonne volonté,
se sont associés à cette initiative. Il faut maintenant une volonté
politique commune renouvelée pour mettre fin au conflit. Dans cette
perspective, je souhaite que la Conférence Genève 2, convoquée
pour le 22 janvier, marque le début du chemin désiré de
pacification. En même temps, le plein respect du droit humanitaire
est incontournable. On ne peut accepter que la population civile sans
défense, surtout les enfants, soit frappée. En outre, j’encourage
chacun à favoriser et à garantir, de toutes les façons possibles,
la nécessaire et urgente assistance d’une grande partie de la
population, sans oublier le louable effort des pays, surtout le Liban
et la Jordanie, qui avec générosité ont accueilli sur leur
territoire les nombreux réfugiés syriens. Restant au Moyen Orient,
je note avec préoccupation les tensions qui de différentes manières
frappent la région. Je regarde avec une particulière inquiétude le
prolongement des difficultés politiques au Liban, où un climat de
collaboration renouvelée entre les différentes instances de la
société civile et les forces politiques est plus que jamais
indispensable pour éviter l’aggravation de divergences qui peuvent
miner la stabilité du pays. Je pense aussi à l’Egypte, qui a
besoin de retrouver une concorde sociale, ainsi qu'à l’Irak, qui
peine à arriver à la paix espérée et à la stabilité. En même
temps, je relève avec satisfaction les progrès significatifs
accomplis dans le dialogue entre l’Iran et le Groupe 5+1 sur la
question nucléaire. Partout, la voie pour résoudre les
problématiques ouvertes doit être la voie diplomatique du dialogue.
C’est le chemin éminent déjà indiqué avec lucidité par Benoît
XV alors qu’il invitait les responsables européens à faire
prévaloir la force morale du droit sur la force matérielle des
armes pour mettre fin au désastre inutile qu’a été la première
Guerre mondiale, dont c'est le centenaire. Il faut le courage d’aller
au-delà de la surface du conflit pour considérer les autres dans
leur dignité la plus profonde, afin que l’unité prévale sur le
conflit et qu’il soit possible de développer une communion dans
les différences. En ce sens, il est positif que les négociations de
paix entre Israéliens et Palestiniens aient été reprises, et je
forme le vœu que les parties soient déterminées à assumer, avec
le soutien de la communauté internationale, des décisions
courageuses pour trouver une solution juste et durable à un conflit
dont la fin se révèle toujours plus nécessaire et urgente.
L’exode
des chrétiens du Moyen Orient et du nord de l’Afrique ne cesse de
préoccuper. Ils désirent continuer à faire partie de l’ensemble
social, politique et culturel des pays qu’ils ont contribué à
édifier, et ils aspirent à concourir au bien commun des sociétés
dans lesquelles ils veulent être pleinement insérés, comme des
artisans de paix et de réconciliation. De même en d’autres
parties de l’Afrique, les chrétiens sont appelés à témoigner de
l’amour et de la miséricorde de Dieu. Il ne faut jamais renoncer à
faire le bien, même quand c’est difficile et quand on subit des
actes d’intolérance, ou même de vraie persécution. Dans de
grandes zones du Nigeria les violences ne cessent pas et beaucoup de
sang innocent continue à être versé. Ma pensée va surtout vers la
République centrafricaine, où la population souffre à cause des
tensions que le pays traverse, et qui ont semé à plusieurs reprises
destructions et mort. Alors que j’assure de ma prière pour les
victimes et pour les nombreuses personnes déplacées, contraintes à
vivre dans des conditions d’indigence, je souhaite que l’attention
de la communauté internationale contribue à faire cesser les
violences, à rétablir l’état de droit et à garantir l’accès
des aides humanitaires, même dans les zones les plus reculées du
pays. Pour sa part, l’Eglise catholique continuera d’assurer sa
présence et sa collaboration, en se dévouant avec générosité
pour fournir toute l’aide possible à la population, et surtout
pour reconstruire un climat de réconciliation et de paix entre
toutes les composantes de la société. Réconciliation et paix sont
aussi des priorités fondamentales en d’autres parties du continent
africain. Je me réfère en particulier au Mali, où on remarque la
reprise positive des structures démocratiques du pays, ainsi qu'au
Sud Soudan où, au contraire, l’instabilité politique de ces
derniers temps a déjà provoqué de nombreux morts et une nouvelle
urgence humanitaire. Le Saint-Siège suit également avec une vive
attention les événements en Asie, où l’Eglise désire partager
les joies et les attentes de tous les peuples qui composent ce vaste
et noble continent. A l’occasion du cinquantième anniversaire des
relations diplomatiques avec la Corée, je voudrais implorer de Dieu
le don de la réconciliation dans la péninsule, souhaitant que, pour
le bien de tout le peuple coréen, les parties concernées ne se
lassent pas de chercher des points de rencontre et de possibles
solutions. L’Asie, en effet, a une longue histoire de cohabitation
pacifique entre ses diverses composantes civiles, ethniques et
religieuses. Il faut encourager ce respect réciproque, surtout face
à certains signes préoccupants de son affaiblissement, en
particulier face à des attitudes croissantes de fermeture qui,
s’appuyant sur des motifs religieux, tendent à priver les
chrétiens de leurs libertés et à mettre en danger la cohabitation
civile. Le Saint-Siège regarde, en revanche, avec grande espérance
les signes d’ouverture qui viennent de pays de grande tradition
religieuse et culturelle, avec lesquels il désire collaborer à
l’édification du bien commun.
La
paix, de plus, est blessée par certaines négations de la dignité
humaine, en premier lieu par l’impossibilité de se nourrir de
manière suffisante. Les visages de tant de personnes qui souffrent
de la faim, surtout des enfants, ne peuvent nous laisser
indifférents, si l’on pense à tant de nourriture gaspillée
chaque jour en de nombreux endroits dans le monde, immergés dans ce
que j’ai plusieurs fois défini comme la culture du déchet.
Malheureusement, ce ne sont pas seulement la nourriture ou les biens
superflus qui sont objet de déchet, mais souvent les êtres humains
eux-mêmes, qui sont jetés comme s’ils étaient des choses
inutiles. Par exemple, la seule pensée que des enfants ne pourront
jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait
horreur. Ou encore ceux qui sont utilisés comme soldats, violentés
ou tués dans les conflits armés, ou ceux qui sont objets de marché
dans cette terrible forme d’esclavage moderne qu’est la traite
des êtres humains, qui est un crime contre l’humanité. Le drame
des multitudes contraintes à fuir la famine ou les violences et les
abus ne peut nous laisser insensibles, en particulier dans la Corne
de l’Afrique et dans la région des Grands Lacs. Beaucoup vivent en
déplacés ou en réfugiés dans des camps où ils ne sont plus
considérés comme des personnes mais comme des numéros anonymes.
D’autres, avec l’espérance d’une vie meilleure, entreprennent
des voyages de fortune, qui, bien souvent, se terminent tragiquement.
Je pense en particulier aux nombreux migrants qui d’Amérique
latine vont aux Etats-Unis, mais surtout à tous ceux qui d’Afrique
ou du Moyen Orient cherchent refuge en Europe.
La
brève visite que j’ai faite à Lampedusa en juillet dernier pour
prier pour les nombreux naufragés en Méditerranée, est encore vive
dans ma mémoire. Malheureusement il y a une indifférence générale
devant de semblables tragédies, signe dramatique de la perte du sens
de la responsabilité fraternelle, sur lequel est basé toute
société civile. Mais à cette occasion j’ai pu constater aussi
l’accueil et le dévouement de beaucoup de personnes. Je souhaite
au peuple italien, que je regarde avec affection, également en
raison des racines communes qui nous lient, de renouveler son louable
engagement de solidarité envers les plus faibles et les sans
défense, et, avec l’effort sincère et général des citoyens et
des institutions, de dépasser les difficultés actuelles, en
retrouvant le climat de créativité sociale constructive qui l’a
longtemps caractérisé. Enfin, je désire mentionner une autre
blessure à la paix, qui vient de l’exploitation avide des
ressources environnementales. Même si la nature est à notre
disposition, trop souvent nous ne la respectons pas et nous ne la
considérons pas comme un don gratuit dont nous devons prendre soin,
et à mettre au service des frères, y compris des générations
futures. Egalement dans ce cas, il est fait appel à la
responsabilité de chacun pour que, dans un esprit fraternel, des
politiques respectueuses de notre terre qui est la maison de chacun
d’entre nous soient poursuivies. Je me souviens d’un dicton qui
dit: Dieu pardonne toujours, nous, nous pardonnons parfois, la
nature, la création, ne pardonne jamais quand elle est maltraitée!
D’autre part, nous avons vu les effets dévastateurs de certaines
catastrophes naturelles récentes. En particulier, je désire
rappeler encore les nombreuses victimes et les graves dévastations
aux Philippines et en d’autres pays du Sud-Est asiatique provoquées
par le typhon Haiyan.
Paul
VI remarquait que la paix ne se réduit pas à une absence de guerre,
fruit de l’équilibre toujours précaire des forces. Elle se
construit jour après jour, dans la poursuite d’un ordre voulu par
Dieu, qui comporte une justice plus parfaite entre les hommes. Tel
est l’esprit qui anime l’action de l’Eglise partout dans le
monde, à travers les prêtres, les missionnaires, les fidèles
laïcs, qui avec grand esprit de dévouement, se dépensent, entre
autre, en de multiples œuvres de caractère éducatif, sanitaire et
d’assistance, au service des pauvres, des malades, des orphelins et
de tous ceux qui ont besoin d’aide et de réconfort. Par cette
attention aimante, l’Eglise coopère avec toutes les institutions
qui ont à cœur tant le bien des individus que le bien commun. Au
début de cette nouvelle année, je désire donc renouveler la
disponibilité du Saint-Siège, et en particulier de la Secrétairerie
d’Etat, à collaborer avec vos pays pour favoriser ces liens de
fraternité, qui sont le reflet de l’amour de Dieu et le fondement
de la concorde et de la paix. Que la bénédiction du Seigneur
descende avec abondance sur vous, sur vos familles et sur vos
peuples".
LETTRE AUX FUTURS CARDINAUX
Cité
du Vatican, 13 janvier 2014
(VIS). Voici la lettre envoyée par le Saint-Père
à chacun des Cardinaux annoncés publiquement au cours de l'angélus
de dimanche, qu'il créera le 22 février prochain: "Cher
frère, en ce jour où tu as publiquement été désigné pour faire
partie du Collège cardinalice, je désire t'adresser un salut
cordial ainsi que l'assurance de ma proximité et de ma prière. Je
désire qu'en tant qu'associé à l'Eglise
de Rome, revêtu des vertus et des sentiments du Seigneur Jésus, tu
puisses m'aider avec une efficacité fraternelle dans mon service à
l'Eglise universelle. Le cardinalat n'est pas une promotion, ni un
honneur, ni une décoration. C'est simplement un service qui exige
d'élargir le regard et le cœur. Et bien que cela semble un
paradoxe, cette faculté de pouvoir regarder plus loin et d'aimer
plus universellement avec une plus grande intensité, ne peut
s'acquérir qu'en suivant la même voie que le Seigneur: La voie de
l'abaissement et de l'humilité, en devenant des serviteurs. C'est
pourquoi je te demande, s'il te plaît, de recevoir cette désignation
avec un cœur simple et humble. Et même si tu devais le faire avec
joie et bonheur, fait en sorte que ce sentiment soit loin de toute
expression de mondanité, de toute festivité étrangère à l'esprit
évangélique d'austérité, de sobriété et de pauvreté. Nous nous
reverrons donc le 20 février prochain, quand nous commencerons les
deux jours de réflexion sur la famille. Je reste à ta disposition
et, s'il te plaît, je te demande de prier et de faire prier pour
moi. Que Jésus te bénisse et la Sainte Vierge te protège".
PROGRAMME DU PAPE EN JANVIER ET FEVRIER
Cité
du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS). Voici les cérémonies que
présidera le Pape François en janvier et février:
JANVIER
Dimanche
19: Visite à la paroisse du Sacré Coeur à Castro Pretorio, à 16
h.
Samedi
25: Basilique St.Paul Hors les murs, à 17 h 30', vêpres de la
solennité de la Conversion de Paul.
FEVRIER
Dimanche
2: Basilique vaticane à 10 h, messe avec les religieux et personnes
consacrées en la Solennité de la Présentation et XVIII Journée
mondiale de la vie consacrée.
Dimanche
16: Visite à la paroisse St.Thomas, messe à 16 h.
Samedi
22: Solennité de la Chaire de Pierre, à 11 h Consistoire en la
Basilique vaticane pour la création des nouveaux Cardinaux.
Dimanche
23: Basilique vaticane à 10 h, messe concélébrée avec les
nouveaux Cardinaux.
ACCORD CAMEROUN SAINT-SIEGE
Cité
du Vatican, 13 janvier 2014 (VIS).
Aujourd'hui a été signé à Yaoundé un Accord cadre entre le
Cameroun, représenté par le Ministre des affaires étrangères
M.Pierre Moukoko Mbondjo, et le Nonce apostolique Mgr.Piero Pioppo.
Constitué de neuf articles, le traité règle les relations Eglise
Etat qui, dans les limites de leurs compétences respectives
autonomes, s'engagent à oeuvrer ensemble au bien-être moral,
spirituel et matériel de la personne et de la collectivité
nationale. Il est immédiatement exécutif.
BAPTEMES DE 32 ENFANTS EN LA CHAPELLE SIXTINE
Cité
du Vatican, 12 janvier 2014
(VIS). A 9 h 30', en la fête du baptême du
Seigneur, le Saint-Père a présidé une messe dans la Chapelle
Sixtine, au cours de laquelle il a baptisé, pour la première fois
de son pontificat, 32 bébés dont 18 filles et 14 garçons. Parmi
eux, Giulia, fille d'un couple marié seulement civilement. "Ces
enfants -a-t-il dit- sont le maillon d'une chaîne. Vous parents,
avez un enfant à baptiser mais dans quelques années ce seront eux
qui auront un enfant à baptiser ou un neveu... La chaîne de la foi
est ainsi! Qu'est-ce que cela veut dire? Je voudrais seulement vous
dire ceci: Vous êtes ceux qui transmettent la foi, les
transmetteurs; vous avez le devoir de transmettre la foi à ces
enfants. C'est le plus bel héritage que vous leur laisserez: la foi!
Seulement ceci. Aujourd'hui rentrez chez vous avec cette pensée.
Nous devons être des transmetteurs de la foi. Pensez à cela, pensez
toujours à la façon de transmettre la foi à vos enfants". Le
Pape a plaisanté sur le cri et les pleurs des enfants. "Aujourd'hui
le chœur le plus beau est celui des enfants qui font du bruit".
Il a encouragé les mamans à nourrir leur enfant si besoin.
"Certains pleurent parce qu'ils ne sont pas à leur aise ou
parce qu'ils ont faim: s'ils ont faim, mamans, donnez-leur à manger,
tranquillement, parce que ce sont eux ici les protagonistes".
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