Cité
du Vatican, 12 juin 2014 (VIS). le
Saint-Père a réalisé un message vidéo à l'occasion du Mondial de
football qui débute aujourd'hui au Brésil, diffusé hier soir sur
une télévision publique: "Fête de la solidarité entre les
peuples, toute compétition de football, au-delà du jeu, est une
occasion de dialogue, de compréhension et d'enrichissement... Le
sport n'est pas que divertissement. C'est un moyen de favoriser le
bien être des gens, de promouvoir les valeurs en contribuant à
bâtir une société plus pacifique et fraternelle. Les valeurs que
véhicule le football, comme la loyauté, l'entraînement ou la
persévérance, sont utiles dans la vie. C'est une école de paix,
puisqu'on y apprend également le fair play et le respect de
l'autre... Le sport est une métaphore de la vie, durant laquelle il
faut s'entraîner en vue d'obtenir des résultats, l'image des
sacrifices nécessaires à la construction de la personne... Pour
rechercher et trouver la paix entre les peuples comme entre les
individus, un entraînement est nécessaire... Le football peut et
doit être une école de la culture de la rencontre, qui rend
possible l'harmonie... Pour jouer dans une équipe, il faut dépasser
l'individualisme, l'égoïsme et tout forme de racisme, d'intolérance
et de manipulation... Dans le football comme dans la vie, jouer pour
soi se fait au détriment de l'équipe. Dans la vie générale, il en
va de même... Dans la vie comme dans le sport respecter le compagnon
signifie faire gagner l'équipe. Personne ne vainc seul, et personne
ne doit donc rester exclus. Il faut dire non à la ségrégation et
au racisme. Je suis certain qu'à la conclusion de ce Mondial, même
s'il n'y aura qu'une équipe à emporter la coupe, toutes seront
gagnantes par le renforcement de leurs liens". En conclusion, le
Pape François a salué la Présidente Roussef et assuré les
sportifs de ses prières, certain que la compétition se déroulera
sereinement, dans le respect, la solidarité et la fraternité de la
grande famille humaine.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
jeudi 12 juin 2014
NEUF NOUVEAUX SAINTS LE 23 NOVEMBRE
Cité
du Vatican, 12 juin 2014 (VIS). Ce matin, au cours d'un consistoire
ordinaire public, le Saint-Père a fixé au 23 novembre prochain,
fête du Christ Roi, la canonisation de:
Giovanni
Antonio Farina, évêque italien fondateur des Soeurs de Ste.Dorothé.
Kuriakose
Elia Chavara, prêtre indien fondateur des Carmélites de
l'Immaculée.
Ludovico
da Casoria (Arcangelo Palmentieri), prêtre et religieux italien,
fondateur des Franciscaines Elisabethiennes.
Nicola
da Longobardi, minime italien.
Euphrasie
du Sacré-Coeur (Rose Eluvathingal), carmélite indienne.
Amato
Ronconi, laïc italien du tiers ordre franciscain, fondateur de
l'actuelle maison de repos Opera Pia Beato Amato Ronconi.
mercredi 11 juin 2014
LA CRAINTE DE DIEU CONSTRUIT LE CHRETIEN
Cité
du Vatican, 11 juin 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape François a commenté un autre don de
l'Esprit, la crainte de Dieu, qui ne signifie pas avoir peur de lui.
Il est notre père "qui nous aime et veut notre salut, nous
pardonne toujours. Il n'y aurait donc aucune raison d'en avoir peur.
La crainte est au contraire un don de l'Esprit, qui nous rappelle
combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour. Cet amour,
qui est notre bien, nous permet de nous abandonner avec humilité,
respect et confiance à sa bonté de père. Lorsque l'Esprit est en
nous, il nous réconforte et nous met en paix... C'est ainsi que nous
comprenons que la crainte de Dieu signifie docilité, reconnaissance
et louange... Souvent nous ne parvenons pas à comprendre son dessein
alors que nous sommes incapables de nous assurer seuls bonheur et vie
éternelle. C'est donc dans l'expérience de nos limites et de notre
pauvreté que la crainte de Dieu se traduit, et qu'elle remplit nos
coeurs d'espérance. L'Esprit nous réconforte et nous fait
comprendre que la seule chose importante est de se laisser guider par
Jésus, dans les bras du Père. Voici pourquoi nous avons tant besoin
de ce don de l'Esprit. La crainte de Dieu nous dit que tout vient de
la Grâce, et que la véritable force vient de suivre Jésus-Christ
et de s'abandonner à la bonté et miséricorde du Père... La
crainte de Dieu ne peut faire de nous des chrétiens timides ou
soumis, mais forts et courageux, des chrétiens convaincus et
enthousiastes qui ne restent pas soumis par peur du Seigneur mais
conquis par son amour... Mais attention, parce que ce don est aussi
un avertissement face à la permanence du péché. Attention à ne
pas placer notre espérance dans la richesse, l'argent, l'attrait du
pouvoir ou la vanité. Tout cela ne porte à rien de bon! Peut-on
croire qu'un corrompu sera heureux dans l'au-delà? Non, car le fruit
de la corruption qui a corrompu son coeur le conduira difficilement
au Seigneur. Je pense aux personnes qui vivent de la traite d'êtres
humains et de l'esclavagisme, et qui ne connaissent pas l'amour de
Dieu. Il ne peuvent jouir du bonheur car ils ignorent la crainte de
Dieu. Et a qui fabrique des armes et fomente la guerre... Ces gens
n'écoutent pas la Parole, mais fabriquent la mort. Ce sont des
marchands de mort qui font commerce de la mort. Puisse la crainte de
Dieu leur faire comprendre qu'il y a une fin et qu'ils devront rendre
les comptes à Dieu". Reprenant le psaume 34 et l'image du
pauvre qui ayant supplié le Seigneur de l'écouter, est libéré de
ses angoisses. L'ange du Seigneur se pose près de qui le craint, et
il le libère. Demandons au Seigneur la grâce de recevoir le don de
la crainte de Dieu, de pouvoir le reconnaître et d'être remplis de
la miséricorde et de son amour. Le Père est notre papa".
SALUTS PARTICULIERS
Cité
du Vatican, 11 juin 2014 (VIS). A cause de
la grande chaleur, le Pape a salué les malades Salle Paul VI avant
l'audience générale Place St.Pierre, qu'ils ont pu suivre au frais
sur écran géant. Après la catéchèse il s'est adressé aux
pèlerins polonais, auxquels il a rappelé que c'est la saint
Barnabé, qui diffusa l'Evangile parmi les païens et dont on peut
s'inspirer pour apprendre la crainte de Dieu et la persévérance
dans la foi. S'adressant ensuite aux participants au congrès Ethique
et Finance, organisé par le Conseil pontifical pour la famille, le
Saint-Père a affirmé qu'aujourd'hui plus que jamais la finance a
besoin d'éthique. A un pèlerinage en provenance de sa ville natale,
il a dit que le Cardinal Agostino Casaroli, qui fut Secrétaire
d'Etat de 1979 à 1990 avait été une personne remarquable. Il a
ensuite salué les ouvriers d'une usine Fiat, venus lui offrir une
voiture semblable à celui utilisé lors de sa visite à Assise
d'octobre dernier. Rappelant enfin qu'en juin la liturgie invite à
prier le Sacré Coeur, il a encouragé l'assemblée à pratiquer
cette dévotion, en particulier les jeunes, les fiancés et les
malades. Elle rend forts les faibles et leur permet de mieux porter
le fardeau de leur croix ou de fonder une famille sur la fidélité
et la crainte de Dieu.
APPEL CONTRE LE TRAVAIL INFANTILE
Cité
du Vatican, 11 juin 2014 (VIS). Après sa
catéchèse, en référence à la Journée mondiale contre le travail
infantile (12 juin), le Saint-Père a lancé un appel en faveur des
millions d'enfants qui, de par le monde, "sont contraints de
travailler dans des conditions dégradantes, exploités et même
esclavagisés, victimes d'abus, de mauvais traitements et de
discriminations". Il a demandé à la communauté internationale
d'accroître la protection sociale des mineurs en vue de déraciner
cette plaie. Tous, et les familles en particulier, devons redoubler
nos efforts afin de garantir à tout enfant le respect de sa dignité
et la possibilité de grandir normalement. Seule une enfance sereine
permet à l'individu d'envisager son avenir avec confiance".
Après quoi, il a proposé à l'assemblée de réciter un Ave Maria
pour tous ces enfants.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 11 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Cruz Alta
(Brésil), présentée par Mgr.Friedrich Heimler, SDB, en conformité
au canon 401,2 du CIC.
Nommé
le P.Gilberto Alfredo Viscarra Mori, SJ, Vicaire apostolique de Jaén
(superficie 32.572, population 525.101, catholiques 409.000, prêtres
36, diacres 1, religieux 105), au Pérou. L'Evêque élu, né en 1960
à Lima (Pérou), a été ordonné prêtre en 1994 et a prononcé ses
voeux religieux 2001. Il était jusqu'ici missionnaire près le
Vicariat apostolique de Mongo (Tchad). Licencié en études
arabo-musulmanes, il a occupé diverses fonctions au sein de son
ordre dans le cadre missionnaire.
mardi 10 juin 2014
TELEGRAMME POUR LA MORT DU CARDINAL BERNARD AGRE
Cité
du Vatican, 10 juin 2014
(VIS). Le Saint-Père a envoyé un télégramme de
condoléances au Cardinal Jean-Pierre Kutwa, Archevêque d'Abidjan
(Côte d'Ivoire) à l'occasion du décès, lundi 9 juin à Paris, du
Cardinal Bernard Agré, Archevêque émérite d'Abidjan, à l'âge de
88 ans.
Le
Pape évoque, dans le
texte, "ce
pasteur
fidèle qui, au cours d’un long et fructueux épiscopat, a servi
l’Eglise
avec foi et générosité... A
travers une intense activité pastorale -écrit
le Pape-
le Cardinal défunt s’est manifesté comme un homme de Dieu
passionné par l’annonce de l’Evangile
et le développement humain et spirituel des personnes".
PROGRAMME DE LA VISITE DU PAPE A CASSANO ALL'JONIO
Cité
du Vatican, 10 juin 2014
(VIS). Le Bureau de Presse du Saint-Siège a
publié aujourd'hui le programme de la visite pastorale que le Pape
François effectuera samedi 21 juin au diocèse de Cassano all'Jonio
(Calabre, Italie). Le Saint-Père qui partira en hélicoptère du
Vatican à 7h25, arrivera à 9h à l'esplanade de la prison 'Rosetta
Sica' de Castrovillari où il rencontrera les détenus,
le personnel pénitentiaire et leurs familles. Il se rendra ensuite,
toujours en hélicoptère, au terrain de sport Pietro Toscano. Après
une brève cérémonie d'accueil, il rejoindra le centre de soins
palliatifs San Giuseppe Moscati, pour les malades en phase terminale.
A midi, il rencontrera à la cathédrale le clergé diocésain, puis
déjeunera vers 13h au Séminaire Jean-Paul I avec les pauvres
assistés par la Caritas diocésaine et avec les jeunes du centre de
rééducation Mauro Rostagno. A 14h30, il rendra visite aux personnes
âgées à la résidence Casa Serena, et à 16h il célébrera la
messe dans la plaine de Sibari. Le Pape repartira à 18h en
hélicoptère de Marina de Sibari pour
arriver au Vatican à 19h30.
REUNION DE LA FONDATION POPULORUM PROGRESSIO POUR L'AMERIQUE LATINE
Cité
du Vatican, 10 juin 2014
(VIS). Le Conseil d'administration de la fondation
Populorum Progressio pour l'Amérique latine, que saint Jean-Paul II
confia dès son institution en 1992 au Conseil pontifical Cor Unum,
tient sa réunion annuelle au Vatican du 10 au 14 juin. Les membres
du Conseil sont le Cardinal Robert Sarah, président ex officio de la
fondation, Mgr.Edmundo Luis Flavio Abastoflor Montero, Archevêque de
La Paz (Bolivie), président du conseil d'administration, Mgr.Antonio
Arregui Yarza, Archevêque de Guayaquil (Equateur), vice-président,
le Cardinal Nicolás
de Jesús
López
Rodríguez,
Archevêque de Saint-Domingue, Mgr.Oscar Urbina Ortega, Archevêque
de Villavicencio (Colombie), Mgr.Murilo Sebastiao Ramos Krieger,
Archevêque de Sao Salvador de Bahia (Brésil), Mgr.Javier Augusto
del Río
Alba, Archevêque de Arequipa (Pérou) et Mgr.Segundo Tejada Munoz,
représentant du Conseil pontifical Cor Unum.
Au
cours de la réunion, les membres du conseil d'administration
délibéreront du financement de projets en faveur des communautés
indigènes, métisses, afro américaines et paysannes d'Amérique
latine et des Caraïbes. Cette réunion sera l'occasion de réfléchir,
à partir des orientations données par le Saint-Père, sur les
moyens les plus efficaces de réaliser le service de la charité de
l'Eglise pauvre et pour les pauvres qui vit sa mission vers les
périphéries humaines et existentielles, en particulier en faveur
des nécessiteux. Jusqu'à aujourd'hui, 40.000 projets environ ont
été réalisés par la Fondation pour un total de plus de 35
millions de dollars. Ils se caractérisent tous par une approche
participative de la part des communautés locales et concernent
divers secteurs: agriculture et élevage, artisanat et
microentreprises, infrastructures pour l'eau potable, formation et
matériel scolaire, santé, construction, etc. Parmi les principaux
soutiens de la Fondation Populorum Progressio, outre les
participations individuelles, on trouve la Conférence épiscopale
italienne.
lundi 9 juin 2014
PRIERE POUR LA PAIX AVEC LES PRESIDENTS PERES ET ABBAS
Cité
du Vatican, 9 juin 2014
(VIS). Les Jardins du Vatican ont été
hier soir le lieu
de l'Invocation pour la paix, initiative à
laquelle le Pape
François a invité durant son pèlerinage
en Terre sainte, les présidents Shimon
Peres et Mahmoud Abbas, pour demander le
don de la paix entre les peuples israéliens
et palestiniens. MM.Peres et Abbas sont
arrivés au Vatican respectivement, vers 18
h 15' et vers 18
h 30' et le Saint-Père les a reçus
à l'entrée de la
résidence Ste.Marthe,
où il s'est brièvement entretenu
d'abord avec le président israélien et ensuite avec le président
palestinien. Peu après, tous trois sont
entrés dans le hall de Sainte-Marthe et le Patriarche œcuménique
Barthélémy I s'est joint à eux, avant de
se rendre en voiture dans les Jardins du
Vatican, où les délégations respectives les attendaient. La
rencontre a commencé avec les mots suivants: "Que le Seigneur
vous accorde la paix! Nous nous sommes réunis dans ce lieu, les
Israéliens et les Palestiniens, les juifs, les chrétiens et les
musulmans, pour offrir notre prière pour la paix pour la Terre
Sainte et pour tous ses habitants".
La
rencontre s'est déroulée en trois phases, auxquelles a fait suite
une conclusion. Dans l'ordre chronologique
la communauté religieuse juive a commencé, ensuite la communauté
chrétienne et enfin la communauté musulmane. La
première phase a été celle de la louange à Dieu pour le don de la
création et pour nous avoir créés membres d'une seule famille
humaine. La deuxième phase a été une demande de pardon à Dieu de
ne pas agir comme des frères et sœurs, et pour les péchés contre
Dieu et contre le prochain. Dans la troisième phase, a été invoqué
de Dieu le don de la paix en Terre sainte et notre
conversion en constructeurs de paix. Chacune des phases était
accompagnée d'un bref interlude musical. Une méditation musicale
plus prolongée a ponctué chacune de trois parties principales. À
la fin, avant d'échanger un vigoureux serrement de mains et avant de
planter un petit olivier comme signe du désir commun de paix entre
le peuple palestinien et le peuple israélien, ont pris la parole le
Saint-Père, le Président Shimon Peres et le Président Mahmud
Abbas: Messieurs les Présidents, a dit le Pape François, "avec
grande joie, je vous salue et je désire vous offrir à vous et aux
distinguées délégations qui vous accompagnent, le même accueil
chaleureux que vous m’avez réservé lors du pèlerinage que je
viens d’effectuer en Terre Sainte. Je vous remercie du fond du cœur
pour avoir accepté mon invitation à venir ici afin d’invoquer
ensemble de Dieu le don de la paix. J’espère que cette rencontre
sera un chemin à la recherche de ce qui unit, pour dépasser ce qui
divise. Et je remercie Votre Sainteté, vénéré Frère Barthélémy,
d’être ici avec moi pour accueillir ces hôtes illustres. Votre
participation est un grand don, un soutien précieux et un témoignage
du chemin que, comme chrétiens, nous parcourons vers la pleine
unité. Votre présence, Messieurs les Présidents, est un grand
signe de fraternité, que vous accomplissez en tant que fils
d’Abraham, et une expression concrète de confiance en Dieu,
Seigneur de l’histoire, qui nous regarde aujourd’hui comme frères
l’un de l’autre et désire nous conduire sur ses voies. Cette
rencontre d’invocation de la paix en Terre Sainte, au Proche et
Moyen Orient et dans le monde entier, est accompagnée par la prière
de très nombreuses personnes, appartenant à diverses cultures,
patries, langues et religions, des personnes qui ont prié pour cette
rencontre et qui, maintenant, sont unies à nous dans la même
invocation. C’est une rencontre qui répond à l’ardent désir de
tous ceux qui aspirent à la paix et rêvent d’un monde où les
hommes et les femmes puissent vivre en frères et non comme des
adversaires ou des ennemis. Le monde est un héritage que nous avons
reçu de nos ancêtres, mais c’est aussi l'héritage de nos
enfants, de fils qui sont fatigués et épuisés par les conflits et
désireux de parvenir à l’aube de la paix; des fils qui nous
demandent d’abattre les murs de l’inimitié et de parcourir la
route du dialogue et de la paix afin que l’amour et l’amitié
triomphent. Beaucoup, trop de ces fils sont tombés, victimes
innocentes de la guerre et de la violence, plantes arrachées en
pleine vigueur. C’est notre devoir de faire en sorte que leur
sacrifice ne soit pas vain. Que leur mémoire infuse en nous le
courage de la paix, la force de persévérer dans le dialogue à tout
prix, la patience de tisser jour après jour la trame toujours plus
solide d’une cohabitation respectueuse et pacifique, pour la gloire
de Dieu et le bien de tous. Pour faire la paix, il faut du courage,
bien plus que pour faire la guerre. Il faut du courage pour dire oui
à la rencontre et non à l’affrontement; oui au dialogue et non à
la violence; oui à la négociation et non aux hostilités; oui au
respect des accords et non aux provocations; oui à la sincérité et
non à la duplicité. Pour tout cela, il faut du courage, une grande
force d’âme. L’histoire nous enseigne que nos forces ne
suffisent pas. Plus d’une fois, nous avons été proches de la
paix, mais le malin, par divers moyens, a réussi à l’empêcher.
C’est pourquoi nous sommes ici, parce que nous savons et nous
croyons que nous avons besoin de l’aide de Dieu. Nous ne renonçons
pas à nos responsabilités, mais nous invoquons Dieu comme un acte
de suprême responsabilité, face à nos consciences et face à nos
peuples. Nous avons entendu un appel, et nous devons répondre,
l’appel à rompre la spirale de la haine et de la violence, à la
rompre avec une seule parole: frère. Mais pour prononcer cette
parole, nous devons tous lever le regard vers le Ciel, et nous
reconnaître enfants d’un seul Père. C’est à lui que je
m’adresse, dans l’Esprit de Jésus-Christ, demandant
l’intercession de la Vierge Marie, fille de la Terre Sainte et
notre Mère: Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication! Nous
avons essayé tant de fois et durant tant d’années de résoudre
nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes; tant de moments
d’hostilité et d’obscurité; tant de sang versé; tant de vies
brisées, tant d’espérances ensevelies… Mais nos efforts ont été
vains. A présent, Seigneur, aide-nous Toi! Donne-nous Toi la paix,
enseigne-nous Toi la paix, guide-nous Toi vers la paix. Ouvre nos
yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire: Plus jamais la
guerre. Avec la guerre tout est perdu! Infuse en nous le courage
d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix. Seigneur,
Dieu d’Abraham et des Prophètes, Dieu Amour qui nous a créés et
nous appelle à vivre en frères, donne-nous la force d’être
chaque jour des artisans de paix; donne-nous la capacité de regarder
avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre
chemin. Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens
qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix,
nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Maintiens allumée
en nous la flamme de l’espérance pour accomplir avec une patiente
persévérance des choix de dialogue et de réconciliation, afin que
vainque finalement la paix. Et que du cœur de chaque homme soient
bannis ces mots: division, haine, guerre! Seigneur, désarme la
langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que
la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours frère, et que
le style de notre vie devienne: Shalom, Salam! Amen".
Le
président israélien, M.Shimon Peres, a ensuite pris la parole: "Je
suis venu de la Ville sainte de Jérusalem pour vous remercier de
votre invitation exceptionnelle. La Ville sainte de Jérusalem est le
cœur battant des Juifs. En hébreu, notre langue ancienne,
le mot Jérusalem et le mot paix partagent la même racine. Et en
effet la paix est la vision de Jérusalem. Comme il est dit dans le
Livre des Psaumes: Priez pour la paix de Jérusalem: Que ceux qui
t'aiment jouissent du repos. Que la paix soit dans tes murs et la
tranquillité dans tes palais. A cause de mes frères et de mes amis,
Je désire la Paix dans ton sein. A cause de la maison de l'Eternel,
notre Dieu, Je fais des vœux pour ton bonheur. Pendant votre visite
historique en Terre Sainte, vous nous avez remués avec la chaleur de
votre cœur, la sincérité de vos intentions, votre modestie et vos
façons gentilles. Vous avez touché les cœurs des gens
indépendamment de leur foi ou nation. Vous êtes apparu comme un
médiateur de fraternité et la paix. Nous avons besoin de toute
l'inspiration qui accompagne votre caractère et votre façon. Merci.
Deux peuples, les Israéliens et les Palestiniens, se languissent
toujours de la paix. Les larmes de mères sur leurs enfants sont
toujours gravées dans nos cœurs. Nous devons mettre fin aux cris, à
la violence, au conflit. Nous avons tous besoin de la paix. La paix
entre égaux. L'invitation que vous nous avez faite à vous rejoindre
pour cette cérémonie importante pour appeler à la paix, ici dans
les Jardins du Vatican, en présence de leaders juifs, chrétiens,
musulmans et druze, reflète gracieusement votre vision de
l'aspiration que nous partageons tous: La Paix. A cette occasion de
déplacement, débordant d'espoir et pleins de foi, puissions nous
élever avec vous, Votre Sainteté, un appel pour la paix entre les
religions, entre les nations, entre les communautés et entre hommes
et femmes. Laissons la vraie paix devenir notre héritage bientôt et
vite. Notre Livre des Livres invoque sur nous le chemin de la paix,
nous demande d'œuvrer dur pour sa réalisation. Il est dit dans le
livre des Proverbes: Ses chemins sont des chemins de grâce et tous
ses chemins sont la paix. Ainsi doivent être nos chemins. Des
chemins de grâce et paix. Ce n'est pas par hasard que le Rabbin
Akiva a capturé l'essence de notre Torah dans cette phrase: Aime ton
prochain comme toi-même. Nous sommes tous égaux devant le Seigneur.
Nous faisons tous la partie de la famille humaine. Car sans paix,
nous ne sommes pas complets et nous devons encore réaliser la
mission d'humanité. La paix ne vient pas facilement. Nous devons
travailler dur avec toutes nos forces pour l'atteindre. L'atteindre
bientôt. Même si cela exige sacrifice ou compromis. Le Livre des
Psaumes nous dit : Qui aime la vie et désire voir beaucoup de bons
jours, qu'il garde sa langue du mal et ses lèvres de dire des
mensonges. Détourne toi du mal et fait le bien, cherche la paix et
poursuit la. C'est à dire, qu'il nous est demandé de chercher la
paix. Toute l'année. Chaque jour. Nous nous saluons avec cette
bénédiction. Shalom. Salam. Nous devons être dignes de la
signification profonde et exigeante de cette bénédiction. Même
quand la paix semble éloignée, nous devons la poursuivre pour s'en
rapprocher. Et si nous poursuivons la paix avec la persévérance,
avec la foi, nous l'atteindrons. Et elle durera par nous, par nous
tous, pour toutes les fois, toutes les nations, comme il est écrit:
"Ils battront leurs épées dans des socs de charrue et leurs
lances dans l'émondage de crochets. La nation ne prendra pas d'épée
contre la nation, ils ne recevront plus de formation pour la guerre
désormais. L'âme est enchantée à la lecture de ces versets de la
vision éternelle. Et nous pouvons, ensemble et maintenant,
Israéliens et Palestiniens, convertir notre noble vision en réalité
de bien-être et de prospérité. Il est dans notre pouvoir
d'apporter la paix à nos enfants. Ceci est notre devoir, la mission
sainte de parents. Laissez-moi terminer avec cette prière: Lui qui
fait la paix dans le ciel fera la paix sur nous et sur tout Israël
et sur le monde entier et nous laissera dire Amen".
Enfin,
le président de l'Etat palestinien, M.Mahmud Abbas a dit: "C'est
en effet un grand honneur pour nous de rencontrer de nouveau Votre
Sainteté, Pape François, en réponse à votre gentille invitation
de partager votre présence spirituelle et noble et d'écouter votre
avis et votre sagesse de cristal, qui émane d'une conscience du
cœur, une conscience vibrante, aussi bien qu'un sens éthique et
religieux élevé. Je remercie votre Sainteté du fond du cœur
d'avoir organisé cette importante rencontre ici, au Vatican. De
même, nous apprécions fortement votre visite en Terre Sainte
palestinienne et en particulier dans nos villes saintes de Jérusalem
et de Bethléem; la ville d'amour et de paix
et le berceau de Jésus Christ. Cette visite est une expression
sincère de votre croyance en la paix et une véritable tentative de
réaliser la paix entre Palestiniens et Israéliens. O Dieu, nous
vous louons à jamais de faire de Jérusalem notre porte pour le
ciel. Comme il est dit dans le saint Coran: Gloire à Lui qui a fait
que son serviteur voyage de nuit du lieu de culte sacré au lieu de
culte le plus éloigné, dont Nous avons béni les alentours. Vous
avez fait de ce pèlerinage et de cette prière en ce lieu, les
meilleurs actes que les fidèles puissent faire en votre honneur et
vous avez exprimé votre promesse par ces paroles: Laissez-les entrer
dans le Masjid comme ils l'ont fait pour la première fois. Dieu
Tout-puissant a dit la vérité. O Dieu du Ciel et de la Terre,
acceptez ma prière pour la réalisation de
la vérité, de la paix et de la justice dans mon pays la Palestine,
dans la région et dans le monde entier. Je vous prie, O Seigneur, au
nom de mon peuple, le peuple de Palestine, musulmans, chrétiens et
samaritains, qui désire ardemment une juste paix, une vie digne et
la liberté; je vous prie, O Seigneur, de rendre prospère et
prometteur l'avenir de notre peuple, avec la liberté dans un état
souverain et indépendant, Accordez, O
Seigneur, à notre région et à son peuple, la sécurité, le salut
et la stabilité. Sauvez notre ville bénie Jérusalem; la première
Kiblah, la deuxième sainte mosquée, la troisième des deux saintes
mosquées et la ville de bénédictions et de la paix avec tout ce
qui l'entoure. La réconciliation et la paix, O Seigneur, sont notre
but. Dieu dans son Livre saint a dit aux fidèles: Faites la paix
parmi vous. Nous voilà, O Dieu, inclinés à la paix. Rendez fermes
nos pas et couronnez nos efforts et nos initiatives de succès. Vous
êtes le promoteur de la vertu et celui qui prévient le vice, le mal
et l'agression. Vous dites et vous êtes le plus véridique: Et s'ils
penchent pour la paix, inclinez-vous aussi vers elle et ayez
confiance en Allah. Voici! Il est celui qui écoute, celui qui
connaît. Comme dit le Prophète Mahomet: Diffusez la paix parmi
vous. Aujourd'hui, nous réaffirmons ce que Jésus Christ a dit
s'adressant à Jérusalem: Si seulement vous aviez connu aujourd'hui
le chemin de la paix! Laissez-nous aussi vous rappeler les paroles de
saint Jean-Paul II quand il a dit: Si la paix est réalisée à
Jérusalem, la paix sera témoignée dans le monde entier.
Simultanément, dans notre prière aujourd'hui, nous avons proclamé
à plusieurs reprises pour ceux qui s'engagent pour la paix:
Bienheureux les ouvriers de paix, et Demandez la paix pour Jérusalem,
comme il est écrit dans les Saintes Ecritures. C'est pourquoi, nous
vous demandons, O Seigneur, la paix en Terre Sainte, en Palestine et
à Jérusalem ensemble avec votre peuple. Nous vous invitons à faire
de la Palestine et de Jérusalem en particulier une terre sûre pour
tous les croyants et un lieu de prière et d'adoration pour les
adeptes des trois religions monothéistes, le judaïsme, le
christianisme, l'islam, et pour tous ceux qui désirent la visiter
telle qu'elle est établie dans le saint Coran. O Seigneur, Vous êtes
la paix et la paix émane de Vous. O Dieu de Gloire et de Majesté
donnez-nous la sécurité et la sûreté et soulagez la souffrance de
mon peuple dans la patrie et la diaspora. O Seigneur, ramenez une
paix juste et totale à notre pays et à la région pour que notre
peuple et les peuples du Moyen-Orient et le monde entier puissent
jouir du fruit de la paix, de la stabilité et de la coexistence.
Nous voulons la paix pour nous et nos voisins. Nous cherchons la
prospérité et la tranquillité d'esprit pour nous et pour les
autres de la même façon. O Seigneur, répondez à nos prières et
donnez succès à nos initiatives parce que vous êtes le plus juste,
le plus miséricordieux, Seigneur des mondes. Amen".
MESSE DE PENTECOTE
Cité
du Vatican, 8 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a présidé ce marin en
la Basilique vaticane la messe solennelle de Pentecôte, dont
l'homélie a été centrée sur la promesse du Christ à ses apôtres
de leur envoyer l'Esprit, "une effusion extraordinaire qui
depuis le Cénacle n'a cessé de se reproduire... L'Esprit est notre
maître intérieur qui nous guide dans la vie... Plus qu'un maître
de doctrine, il est maître de vie, à laquelle appartiennent le
savoir et la connaissance dans l'horizon vaste de l'être chrétien.
Il nous rappelle tout ce que Jésus a dit. Mémoire vivante de
l'Eglise, il nous fait comprendre les paroles du Seigneur... Esprit
de vérité et de charité...il nous repropose le commandement de
l'amour en nous appelant à le vivre. Un chrétien sans mémoire
n'est pas authentique, il est à mi chemin, prisonnier du moment et
incapable de tirer profit de son existence car il ne réussit pas à
la lire comme partie de l'histoire du salut. Pourtant, avec l'aide de
l'Esprit nous sommes en mesure d'interpréter les événements de
notre vie et nos inspirations à la lumière des paroles de Jésus.
Ainsi grandissent en nous la sagesse de la mémoire et celle du coeur
comme dons de l'Esprit...qui nous fait dialoguer avec Dieu...et nous
permet de l'appeler Abba... Personne ne saurait dire que Jésus est
le Seigneur, s'il n'y avait l'Esprit, qui nous fait également
dialoguer fraternellement et reconnaître un frère en l'autre...
Mais plus encore l'Esprit nous fait parler aux hommes de manière
prophétique, en devenant des instruments dociles de la Parole. Toute
prophétie est franche, qui stigmatise contradictions et injustices,
sans arrogance et avec une humilité qui va à la rencontre des
angoisses, des attentes et des joies de l'autre dans une perspective
constructive. Imprégnés de l'Esprit d'amour, nous pouvons être des
signes et des instruments du Dieu qui aime au point d'offrir sa
vie... Pentecôte, lorsque les apôtres furent comblés d'Esprit, fut
le baptême de l'Eglise destinée à sortir pour annoncer au monde la
Bonne Nouvelle. L'Eglise notre mère nous rappelle l'autre mère,
elle aussi prête à servir. Marie est la mère de l'Eglise, toutes
deux femmes, vierges et mères".
L'EGLISE DOIT SURPRENDRE
Cité
du Vatican, 8 juin 2014 (VIS). Après la
messe de Pentecôte, le Pape a récité le Regina Coeli avec les
fidèles rassemblés Place St.Pierre, rappelant à nouveau que cet
événement marque la naissance de l'Eglise. La Pentecôte se
caractérise, a-t-il souligné "par la surprise et
l'étonnement... Notre Dieu est un Dieu qui surprend. Après la mort
de Jésus, les apôtres constituaient un groupe insignifiant, des
hommes défaits et orphelins de leur maître, de qui on n'attendait
plus rien. Un événement imprévu survint qui surprit les gens,
chacun entendant les apôtres parler sa langue et chanter les oeuvres
du Seigneur. L'Eglise qui naquit à Pentecôte était une communauté
suscitant l'étonnement car, grâce à la force venue de Dieu, elle
annonçait avec le langage nouveau de l'amour le message nouveau de
la Résurrection... Revêtus de la puissance divine, ceux qui étaient
remplis de crainte, se mirent à parler avec courage et franchise,
avec la liberté qu'offre l'Esprit. L'Eglise doit continuer à être
comme cela, capable de surprendre en annonçant à tous que
le Christ a vaincu la mort, que Dieu nous aime et toujours prêt à
nous aimer et à nous pardonner. C'est pour cela que Jésus
ressuscité a offert son esprit à l'Eglise. Et si l'Eglise est vive,
elle ne doit cesser de surprendre. Si elle n'en avait plus la
capacité elle serait faible, malade et agonisante, prête à être
hospitalisée en réanimation... L'Eglise née à Pentecôte ne doit
pas se résigner à être inoffensive et diluée, décorative. Ne
nous y résignons pas! Nous devons être une Eglise qui n'hésite pas
à sortir à la rencontre des gens et à annoncer le message qui lui
a été confié, et ce même si ce message trouble les consciences,
porte à débat et conduit parfois même jusqu'au martyr. Dotée
d'une identité spécifique, l'Eglise est née universelle. Elle
embrasse le monde sans vouloir le capturer. Elle le laisse libre tout
en lui ouvrant grands les bras, non pour étouffer mais pour
accueillir. L'Eglise est libre et elle nous veut libres!".
LE PAPE S'ADRESSE AUX PELERINS MARCHANT VERS LORETTE
Cité
du Vatican, 8 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a téléphoné hier
soir aux participants à la 36 marche Macerata Lorette, alors qu'ils
s'apprêtaient à entendre la messe célébrée par le Cardinal
Parolin au stade de cette ville des Marches (Italie). Il a demandé à
ces pèlerins de prier pour le succès de la rencontre de prière du
Vatican. Rappelant le thème de leur marche, Dieu est le Seigneur qui
surprend: La foi, a-t-il dit, n'est pas un héritage reçu d'autrui,
ni un produit qui s'achète, mais une réponse d'amour librement
construite et offerte entre succès et échecs. Ne craignez pas de
vous jeter dans les bras de Dieu, qui ne vous demandera rien et vous
rendra au centuple ce que vous lui offrirez, Ne vous laissez pas
influencer par les timorés qui veulent vous voler votre rêve, vous
emprisonner dans leur mentalité grise et vous empêcher de voler
dans la lumière de l'espérance. Ne tombez pas dans cette
médiocrité. La vie n'est pas grise, mais faite pour s'ouvrir à de
grands idéaux et à de grandes choses".
LE SPORT, UN MOYEN D'EDUQUER
Cité
du Vatican, 7 juin 2014
(VIS). "Le sport
est un moyen d'éducation", a dit le Pape François aux milliers
de personnes qui participaient cet après-midi Place St.Pierre à la
fête du Centre sportif italien qui célébrait son 70 anniversaire.
"Je vois trois chemins -a dit le Pape- pour les jeunes, les
adolescents et les enfants. Le chemin de l'éducation, le chemin du
sport et le chemin du travail, c'est à dire qu'il y ait des emplois
au début de la vie des jeunes! Si ces routes existent, je vous
assure qu'il n'y aura pas de dépendances: ni drogue, ni alcool.
Pourquoi? Parce que l'école te pousse en avant, le sport te pousse
en avant et le travail te pousse en avant. N'oubliez pas cela. A vous
sportifs, à vous dirigeants, et aussi à vous, hommes et femmes de
la politique: éducation, sport et emploi!". Le Pape a ensuite
rappelé l'importance que le sport reste toujours un jeu, parce que
c'est seulement ainsi, qu'"il est bon pour le corps et
l'esprit". "Et justement parce que vous êtes sportifs
-a-t-il ajouté-
je vous invite non seulement à jouer, comme vous le faites déjà,
mais aussi à autre chose: à vous mettre en jeu dans la vie comme
dans le sport. Vous mettre en jeu dans la recherche du bien, dans
l'Eglise et dans la société, sans peur, avec courage et
enthousiasme. Vous mettre en jeu avec les autres
et avec Dieu, ne pas vous contenter d'un match nul médiocre, de
donner le meilleur de vous mêmes, de dépenser votre vie pour ce qui
vaut vraiment et qui dure pour toujours. Ne pas vous
contenter...d'une vie au score nul médiocre... Non, en avant,
cherchez toujours la victoire! Dans les clubs de sport, on
apprend à accueillir. On accueille chaque athlète qui souhaite en
faire partie et on s'accueille les uns les autres, avec simplicité
et sympathie. J'invite tous les dirigeants et les entraîneurs à
être avant tout des personnes accueillantes, capables de laisser la
porte ouverte pour donner à chacun,
surtout aux moins chanceux, l'opportunité de s'exprimer... Je
souhaite que vous sentiez le goût, la beauté du jeu d'équipe qui
est très important pour la vie. Non à l'individualisme!...
Appartenir à un club de sport signifie repousser toute forme
d'égoïsme et d'isolement. C'est l'occasion de rencontrer et d'être
avec les autres, pour s'aider quand il le faut, pour concourir dans
une estime réciproque et grandir dans la fraternité". LE
Saint-Père a aussi rappelé que de nombreux éducateurs, prêtres et
religieuses ont commencé, par
le sport, à mûrir leur vocation et que de
nombreux clubs naissent et vivent "à l'ombre du
clocher". Il a ajouté: "Si dans une paroisse, il n'y a pas
de groupe sportif, il manque quelque chose... Le sport dans la
communauté peut être un excellent instrument missionnaire, où
l'Eglise se fait proche de toute personne pour l'aider à devenir
meilleure et à rencontrer Jésus-Christ... Je vous demande, s'il
vous plaît, -a-t-il conclu- que tout le monde joue, pas seulement
les meilleurs; tous, avec les qualités et les limites de chacun, et
même en privilégiant les plus désavantagés, comme faisait Jésus.
Et je vous encourage à poursuivre votre engagement par le sport avec
les jeunes des banlieues: ensemble avec les ballons pour jouer, vous
pouvez aussi donner des raisons d'espérer et d'avoir confiance".
VISITE DU PRESIDENT MEXICAIN
Cité
du Vatican, 7 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le
Président mexicain M.Enrique Peña Nieto, qui
s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d’Etat, et Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations
avec les états. Ces entretiens ont permis d'aborder certains aspects
de la vie nationale et notamment la série de réformes comprenant le
statut constitutionnel de la liberté religieuse. Il a ensuite été
question de l'émigration et de la lutte contre la pauvreté et le
chômage, des programmes de lutte contre la violence et le trafic de
drogue. Les parties ont également abordé certaines questions de
l'actualité régionale et internationale.
UNE JUSTICE HUMANISEE POUR LA PLEINE REINSERTION
Cité
du Vatican, 7 juin 2014
(VIS). Le 30 mai, le Pape François a adressé un
message aux participants au XIX Congrès international de
l'Association internationale de droit pénal et au III Congrès de
l'Association latino-américaine de droit pénal et criminologie, qui
se sont déroulés la semaine passée à Buenos Aires. Au cours de
ces assises ont été échangées des idées qui "font partie du
trésor des Ecritures et de l'expérience millénaire du Peuple de
Dieu" et où "malgré les changements historiques, trois
éléments sont restés constants, la satisfaction ou réparation du
dommage causé, la confession par laquelle l'homme exprime sa
conversion intérieure et la contrition, pour parvenir à la
rencontre avec l'amour miséricordieux et guérissant de Dieu".
Evoquant
la première, la satisfaction, le Pape a observé que "le
Seigneur a enseigné peu à peu à son peuple qu'il y a une asymétrie
nécessaire entre le délit et la peine, qu'un œil ou une dent cassé
ne se soigne pas en en cassant d'autre. Il s'agit de rendre justice à
la victime, non d'être injuste avec l'agresseur" et a expliqué
que "dans nos sociétés nous avons tendance à penser que nos
délits se résolvent lorsqu'on attrape et condamne le délinquant,
passant outre les dommages commis ou sans prêter une attention
suffisante aux situations dans lesquelles sont laissées les
victimes. Mais il serait erroné d'identifier la réparation
seulement par le châtiment, confondre la justice avec la vengeance,
ce qui ne contribuera qu'à augmenter la violence, bien qu'elle soit
institutionnalisée. L'expérience nous dit que l'augmentation et le
durcissement des peines ne résout pas souvent les problèmes
sociaux, ni ne réussit à diminuer les taux de la délinquance. De
plus, elles peuvent engendrer de graves
problèmes pour les sociétés, comme des prisons surpeuplées ou des
prisonniers détenus sans condamnation. A ce sujet les moyens de
communication...jouent un rôle très important et ont une grande
responsabilité. Il leur revient en effet d'informer correctement et
de ne pas contribuer à créer d'alarme ou de panique sociale
lorsqu'ils informent de faits délictueux. C'est
la vie et la dignité des personnes qui sont en
jeu et qui ne peuvent devenir des sujets
de publicité, souvent morbides, par
la condamnation des
présumés coupables au discrédit social avant même qu'ils soient
jugés ou en forçant les victimes, pour créer du sensationnel, à
revivre publiquement leur souffrance". Le
deuxième aspect, la confession est "l'attitude de celui qui
reconnaît et regrette sa faute. Si l'on n'aide pas suffisamment le
délinquant, si on ne lui offre pas une chance de se convertir, il
finit toujours comme une victime du système... Il faut avancer et
faire notre possible pour corriger, améliorer et éduquer l'homme
pour qu'il mûrisse sous tous ses aspects, de façon à ce qu'il ne
se décourage pas, qu'il fasse face au dommage causé et réussisse à
reprendre le cours de sa vie sans se sentir
écrasé sous le poids de ses misères... Nous devons nous demander
pourquoi certains tombent et d'autres non, pourtant
de la même condition. Il n'est pas rare que la délinquance trouve
ses racines dans les inégalités économiques et sociales, dans les
réseaux de la corruption et du crime organisé, qui cherchent des
complices parmi les plus pauvres et des victimes parmi les plus
vulnérables. Pour prévenir ce fléau, il ne suffit pas d'avoir des
lois justes, il faut construire des personnes responsables et
capables de les mettre en pratique. Une société qui ne
fonctionne que par les règles du marché et crée
de fausses attentes et des besoins superflus, rejette ceux qui ne
sont pas à la hauteur et empêche les plus lents,
les faibles ou les moins doués de se frayer un chemin dans la vie".
Enfin, la contrition est "le portail du repentir, c'est
ce sentier privilégié qui mène au cœur de Dieu qui nous accueille
et nous offre toujours une autre chance, si nous nous ouvrons à la
vérité de la pénitence et nous laissons transformer par sa
miséricorde... L'attitude de Dieu qui précède l'homme pécheur en
lui offrant son pardon, se présente ainsi comme une justice
supérieure, à la fois juste et
compatissant, sans qu'il n'y ait de contradiction entre ces deux
aspects. Le pardon, en effet, n'élimine ni ne diminue l'exigence du
redressement propre à la justice, et ne
peut se passer de conversion personnelle, et
va bien au-delà, en cherchant à restaurer les
relations et réinsérer les personnes dans la société". C'est
ici, a conclu le Pape, "que se trouve le
grand défi, que nous devons entre tous affronter, pour que les
mesures adoptées contre le mal ne soient
pas seulement répression,
dissuasion et isolement de
ceux qui le causent, mais qu'elles les aident à réfléchir, à
cheminer sur les sentiers du bien, à être des personnes
authentiques qui, loin de leurs misères, deviennent elles-mêmes
miséricordieuses. C'est pourquoi, l'Eglise propose une justice qui
soit humanisée, vraiment réconciliatrice, une justice qui amène le
délinquant, par un chemin éducatif et d'effort de pénitence, à sa
réhabilitation et totale réinsertion dans la communauté. Comme il
serait important et beau de pouvoir relever ce défi, pour qu'il ne
tombe pas dans l'oubli. Comme il serait bon que l'on se donne les
moyens de sortir le pardon de la sphère privée, pour lui donner une
vraie dimension politique et institutionnelle et créer ainsi des
relations de coexistence harmonieuses".
JOURNEE D'ETUDES CONSACREE A PIE X
Cité
du Vatican, 9 juin 2014
(VIS). Le Comité pontifical des sciences
historiques a organisé, le 12 juin, une journée de travaux
consacrés à saint Pie X pour le centenaire de sa mort (1914-2014).
Le thème de cette journée: Saint Pie X, un Pape réformateur face
au nouveau siècle, a été présenté ce matin en Salle de Presse du
Saint-Siège par le P.Bernard Ardura O. Praem, Président dudit
Comité et par M.Alejandro Mario Dieguez, Official des Archives
vaticanes. Au cours de cette journée, a dit le P.Ardura, "nous
essaierons de mettre en relief les principes et les orientations
pastorales de saint Pie X qui durant tout son ministère fut
essentiellement un pasteur d'âmes... Tous ses efforts dans les
domaines
ecclésial et social étaient dictés par un réalisme pastoral
orienté vers un
renouveau de la vie chrétienne des personnes et des communautés".
Pour sa part, M.Dieguez a dit que cet évènement "offrira un
panorama des nouvelles données historiographiques de ce pontificat
intense et crucial... qui a aussi été possible grâce à la
publication de sources d'archives (avec quatre volumes conservés par
les Archives vaticanes), à des études systématiques et
approfondies (non seulement sur le modernisme mais aussi sur les
visites apostoliques, sur la codification et la réforme de la Curie)
et à des congrès d'études (six ces dernières 25 années). Il a
ainsi été possible de récupérer le Pie X de l'histoire et non
celui du mythe, le Pie X du gouvernement et des réformes
ecclésiastiques et non celui de la piété populaire, en recomposant
la personnalité complexe et fascinante de ce pape.
COLLABORATION INTERNATIONALE DE L'A.I.F.
Cité
du Vatican, 7 juin 2014 (VIS). L'Autorité de
contrôle financier vatican a formalisé sa collaboration avec la
Grande-Bretagne, la France, Malte, la Roumanie, la Pologne et le
Pérou. Signé à Lima par le Directeur de l'AIF lors de l'assemblée
de l'Egmont Group, les protocoles bilatéraux prévoient l'échange
d'informations en vue de combattre le blanchiment et le financement
du terrorisme. L'établissement de ces nouvelles collaborations,
après les protocoles signés avec les organes compétents
australien, belge, chypriote, allemand, italien, néerlandais,
slovène, espagnol et américain, démontre une nouvelle fois
l'implication internationale de l'AIF. Instituée en 2010, l'AIF est
membre de l'Egmont Group depuis juillet 2013.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 9 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
M.Francis
Gurry, Directeur Général de l'Organisation mondiale pour la
propriété intellectuelle.
M.Reinhard
Schweppe, Ambassadeur d'Allemagne, en visite de congé.
Mme.Alicia
Castro, Ambassadeur d'Argentine en Grande-Bretagne.
Samedi
dernier, 7 juin, il avait reçu:
Le
Cardinal Antonio Cañizares Llovera, Préfet de la Congrégation pour
le culte divin et la discipline des sacrements.
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Agostino Vallini, Vicaire Général pour le diocèse de
Rome.
Mme.Milagro
Amalía Angela Sala, Présidente de la Organización Barrial Tupac
Amaru (Pérou).
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican 7 juin 2014 (VIS). Le Saint-Père a:
Erigé
le diocèse d'Izcalli (Mexique), avec territoire démembré de celui
de Cuautitlán, le rendant suffragant de celui de Tlalnepantla.
Nommé
Mgr.Francisco González Ramos, premier Evêque d'Izcalli (superficie
533, population 966.836, catholiques 821.351, prêtres 64,
religieuses 75), au Mexique. L'Evêque élu, né en 1958 à Pueblo
Nuevo (Mexique) et ordonné prêtre en 1982, était jusqu'ici Recteur
du grand séminaire d'Irapuato (Mexique). Licencié en philosophie,
il a été professeur et préfet de séminaires, curé de paroisse et
membre de conseils diocésains.
Nommé
Membres de la Congrégation pour le clergé, les Cardinaux Ortega y
Alamino (Cuba), Rivera Carrera (Mexique), Sepe (Italie), Rodríguez
Maradiaga (Honduras), Urosa Savino (Venezuela), Scola (Italie),
O'Malley (USA), Vingt-Trois (France), Scherer (Brésil), Njue
(Kenya), Wuerl (USA), Nycz (Pologne), Eijk (Pays-Bas), et Braz de
Aviz (Curie Romaine), Mgr.Tomash Bernard Peta (Kazakhstan),
Mgr.Fernando Antônio Figueiredo (Brésil), Mgr.Klaus Küng
(Autriche) et Mgr.Henrich Mussinghoff (Allemagne).
Samedi
dernier, 7 juin, il avait nommé:
Mgr.Hubertus
Matheus Maria van Megen, Nonce apostolique en Erythrée, déjà Nonce
au Soudan.
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples, son Envoyé Spécial au 500
anniversaire de la fondation du diocèse de Funchal (Portugal, 13 -
16 juin).
Le
Cardinal Jozef Tomko, son Envoyé Spécial au 25 anniversaire de la
renaissance de l'éparchie ukrainienne de Mukachevo (Ukraine, 28
juin).
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