Cité
du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Ce midi, le Saint-Père a reçu
une délégation de l'Orientale Lumen Foundation in America, en
pèlerinage oecuménique à Rome. Tout pèlerinage chrétien, a-t-il
dit à ses hôtes, "ne se limite pas à un déplacement
géographique car c'est avant tout une occasion de renouveau
intérieur à la rencontre du Seigneur... Cette dimension est
essentielle pour atteindre la réconciliation et la pleine communion
des fidèles du Christ. Il ne peut y avoir d'avancée oecuménique
sans un renouveau intérieur, sans la recherche d'une plus grande
fidélité au Christ et à sa volonté". Rappelant leur récente
canonisation, le Pape a salué le choix de Jean XXIII et de Jean-Paul
II comme figures ayant contribué à renforcer les rapports entre
l'Eglise catholique et les Eglises orthodoxes". Puis il leur a
demandé de prier pour lui au cours de ce pèlerinage "pour que,
par l'intercession de mes prédécesseurs Pierre Paul et selon la
volonté du Seigneur, je puisse accomplir mon ministère...au service
de la communion et de l'unité de l'Eglise". Il a enfin demandé
de transmettre ses salutations cordiales au Patriarche de
Constantinople, qu'il s'apprête à rencontrer dans un mois à
l'occasion de son voyage en Turquie.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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vendredi 24 octobre 2014
Programme du Pape en novembre
Cité
du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Voici le programme des activités
publiques et cérémonies que présidera le Pape François en
novembre:
Samedi
1: Cimetière municipal du Verano à 16 h, messe pour les défunts en
la Solennité de Toussaint.
Dimanche
2: Cryptes vaticanes à 18 h, prière sur les tombes des Papes.
Lundi
3: Basilique vaticane à 11 h 30', messe en suffrage des Cardinaux et
Evêques décédés ces douze derniers mois.
Dimanche
23: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de canonisation de six
bienheureux en la Solennité du Christ Roi.
Mardi
25: Déplacement à Strasbourg, visite au Parlement européen et au
Conseil de l'Europe.
Vendredi
28 - dimanche 30: Voyage apostolique en Turquie.
Les exclus doivent être acteurs d'une nouvelle société
Cité
du Vatican, 24 octobre 2014 (VIS). Ce matin a été présentée en
Salle de Presse la Rencontre mondiale des mouvements populaires,
organisée par le Conseil pontifical Iustitia et Pax et l'Académie
pontificale des sciences sociales (27 - 29 octobre). Le Cardinal
Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical, était
accompagné de Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo, Chancelier de
l'Académie, et de M.Juan Grabosi, Responsable de la Confédération
des travailleurs de l'économie populaire, sont l'action en faveur
des exclus ("cartoneros", ambulants, "campesinos")
était déjà soutenue à Buenos Aires par le Pape François pour son
action auprès des exclus, victimes du néolibéralisme. Le
Saint-Père, a dit M.Grabosi, "nous encourage aujourd'hui à
agir de manière globale. Organisés en une multitude de mouvements
populaires, les pauvres et les pays pauvres doivent engager une
bataille pour retrouver leur dignité et gagner la justice sociale.
La Rencontre répond à des intérêts simples et concrets...comme la
terre, l'habitat et l'emploi...de plus en plus difficiles à
défendre. Pour atteindre ces objectifs il faut organiser les pauvres
afin qu'ils construisent d'en bas une alternative à une
globalisation qui exclut tant de personnes des biens essentiels que
sont la terre, l'habitat et le travail, mais encore la paix et la
paix". Des dirigeants des divers continents prendront part à la
Rencontre pour représenter les travailleurs précaires, saisonniers
et émigrés, les chômeurs organisés en auto-gestion, sans
protection sociale, médicale ou syndicale, les paysans expulsés de
leurs terres par la spéculation ou la violence, les victimes de
l'exode rural contraints de vivres aux périphéries urbaines sans
services. Les participants entendent partager la pensée sociale du
Pape, débattre d'une exclusion sociale croissante, échanger leurs
expériences et les solutions qu'ils prônent en matière
d'agriculture et d'alimentation notamment. Le rôle de ces mouvements
populaires est fondamental pour gagner la paix ou respecter
l'environnement, surtout dans les régions en guerre, en guerre des
ressources tout particulièrement. Ils doivent aussi discuter de
leurs rapports avec l'Eglise et tendre à créer un organisme
permanent d'initiative et de coordination". La Rencontre
aboutira à une déclaration qui, on l'espère, aura un écho dans
l'opinion, mais aussi à la création d'un Conseil des mouvements
populaires. Le Cardinal Turkson a précisé combien il était
important pour l'Eglise d'entendre l'appel au secours de tous les
exclus, leur soif de justice, et pas seulement à l'occasion
d'événements spectaculaires. L'Eglise et le monde doivent écouter
leurs attentes et leurs propositions. Les exclus doivent devenir des
acteurs d'une nouvelle société, "des changements nécessaires,
socio-économiques et politico-culturels". L'Eglise, a conclu le
Cardinal, "doit faire siens besoins et aspirations des
mouvements populaires, collaborer avec eux avec tous les moyens dont
elle dispose".
Audiences
Cité
du Vatican 24 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie.
Mgr.Augustine
Kasujja, Nonce apostolique au Nigeria et Observateur permanent près
la Communauté économique des états de l'Afrique occidentale.
Une
délégation de l'Union mondiale des enseignants catholiques.
jeudi 23 octobre 2014
Visite du Premier Ministre de La Grenade
Cité
du Vatican, 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le
Premier Ministre de La Grenade, M.Keith Mitchell, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations
avec les états. S'étant félicitées de leurs bonnes relations, les
parties ont reconnu le rôle important que joue l'Eglise catholique
dans le pays, notamment dans l'éducation et le social, mais aussi
face à des enjeux nationaux importants comme la jeunesse. A ce
propos, pour le bien et le progrès du pays, il convient de renforcer
la collaboration entre toutes les forces sociales.
La corruption est aussi un péché
Cité
du Vatican, 23 octobre 2014 (VIS). Le Pape a reçu ce matin une
délégation de l'Association internationale de droit pénal, devant
laquelle il a développé trois points qui interpellent l'Eglise dans
sa mission d'évangélisation et de promotion de la personne.
Rappelant d'emblée la nécessité de disposer d'instruments légaux
étrangers rejetant le recours au bouc émissaire, c'est à dire un
individu accusé injustement des maux affectant la communauté mais
qu'elle sacrifie, il a également repoussé l'idée selon laquelle
la sanction pénale se suffit à elle même. Il faut au contraire
élargir les politiques socio-économiques et de réinsertion
sociale. Réaffirmant la primauté de la vie et de la dignité de la
personne, il a rappelé le rejet absolu de la peine de mort,
inadmissible pour les chrétiens, et insisté sur les exécutions
extra-judiciaires, ces homicides volontaires perpétrés dans
certains pays par des forces de l'ordre usant d'une violence
disproportionnée pour appliquer l'ordre et faire respecter la loi.
Le Saint-Père a ainsi dénoncé l'usage de la peine de mort par
certains régimes comme instrument de suppression de la dissidence ou
d'oppression des minorités. Ayant évoqué les conditions
d'incarcération, de personnes en attente de procès comme de
condamnés sans jugement, il a dénoncé des abus sans rapport avec
la justice, y compris l'état déplorable des instituts de peine dans
de très nombreux pays. Ces abus relèvent tant du manque
d'infrastructures que d'un exercice arbitraire de l'autorité sur les
prisonniers. A propos de la torture et des autres traitements
dégradants, destinés à punir ou obtenir des confessions, il a
déclaré condamner le recours au prétexte de la sécurité
nationale. Cela ne fait qu'ajouter souffrance à la souffrance. A
propos ensuite parlé de l'application de sanctions pénales à des
mineurs ou à des personnes âgées, ainsi que des formes de
criminalité qui blessent gravement la dignité de la personne et le
bien commun: la traite des êtres humains et l'esclavage, les crimes
de guerre ou contre l'humanité, mais aussi la misère qui frappe un
milliard de personnes, la corruption et la concentration de la
richesse que permettent les pouvoirs publics conditionnés par les
pouvoirs forts. En soi, la misère est un processus d'élimination de
masse, et la corruption un péché qu'il faut éliminer plus encore
que de le pardonner. En matière d'application des peines, a conclu
le Pape François, la prudence doit constituer le principe base de
toute législation. Le respect de la dignité doit bloquer
l'arbitraire, l'excès de zèle et les coups de mains. Il doit aussi
être le critère de répression des actions nuisant gravement à
l'intégrité comme à la dignité de la personne.
Audiences
Cité
du Vatican 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Mgr.Luigi
Ventura, Nonce apostolique en France.
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Hier
après-midi, il avait reçu Mgr.Nunzio Galantino, Secrétaire général
de la Conférence épiscopale italienne.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 23 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé Dom Donato
Ogliari, OSB, Abbé de l'abbaye territoriale de Montecassino
(Italie), jusqu'ici Abbé du monastère bénédictin de Santa Maria
della Scala (Italie).
Parallèlement,
il a rattaché le 53 paroisses dont jusqu'ici l'Abbé de Montecassino
était ordinaire au diocèse voisin de Sora - Aquino - Pontecorvo
(Italie). L'abbaye territoriale ne conservant que l'aire du monastère
et ses dépendances.
mercredi 22 octobre 2014
L'Eglise, corps du Christ
Cité
du Vatican, 22 octobre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue
place St.Pierre, le Pape a développé sa catéchèse autour du
concept d'Eglise, corps du Christ. Elle est, a-t-il dit, "le
chef d'oeuvre de l'Esprit, qui infuse en chacun la vie nouvelle du
Ressuscité et nous met l'un au service de l'autre au point de
constituer un corps unique dans la communion et l'amour. Mais
l'Eglise, qui n'est pas seulement un corps édifié par l'Esprit, est
aussi le corps du Christ! Et il ne s'agit pas seulement d'un formule.
C'est le grand don reçu au baptême". Rappelant que le Christ
aime son Eglise, le Saint-Père a suggérer de nous interroger plus
souvent sur ce que nous sommes et de réfléchir à ce que le
Seigneur a fait pour nous. "Tant son corps, personne ne peut
nous détacher de lui, de son amour, tel un époux envers son
épouse". Certes, "nous connaissons souvent la division,
l'envie, l'incompréhension et la marginalisation". Face à ces
risques de fracture de l'Eglise, il convient de suivre les conseils
que Paul donnait aux corinthiens: "Ne pas être jaloux mais
apprécier dans la communauté les qualités d'autrui, être proches
de nos frères souffrants, des petits et des plus besogneux, avoir de
la gratitude envers tous et tout particulièrement envers les
personnes les plus humbles, celles qui oeuvrent en silence, ne
reconnaître personne comme étant supérieur à tous, reconnaître
par contre que chacun est membre au côté des autres et oeuvre au
bien commun".
Après
la catéchèse, saluant les divers groupes, le Pape François a tenu
à encourager les employés de la compagnie aérienne sarde
Meridiana, soutenus par leur diocèse de Tempio - Ampurias, qui se
retrouvent sans emploi: "J'espère de tout coeur qu'on trouve
une solution juste à la question, c'est à dire qui prenne avant
tout en compte la dignité des personnes et les besoins
incontournables de toutes ces familles. Je lance un appel aux
responsables. S'il vous plaît, pas de famille sans travail !".
mardi 21 octobre 2014
Le Pape se rendra en Turquie
Cité
du Vatican,21 octobre 2014 (VIS). A
l'invitation du gouvernement, du Patriarche
Barthélémy et des Evêques catholiques, le Pape effectuera un
voyage en Turquie du 28 au 30 novembre. Après son arrivée à
l'aéroport d'Ankara, il se rendra au mausolée d’Atatürk puis au
palais présidentiel, où il rencontrera le chef de l'état. Il
prononcera un discours devant les corps constitués, après quoi il
s'entretiendra avec le chef du gouvernement turc. Puis il rendra
visite au chef du département des affaires religieuses.
Le
lendemain, samedi 29, il gagnera par avion Istanbul, où il visitera
Ste.Sophie et la Mosquée bleue avant de célébrer la messe en la
cathédrale catholique de la ville. Il participera l'après-midi au
Phanar à une prière oecuménique, à la suite de quoi il
s'entretiendra en privé avec le Patriarche oecuménique de
Constantinople. Le dimanche, après sa messe privée à la
Délégation apostolique, il retournera au patriarcat pour signer une
déclaration commune avec SS Barthélémy. Après le déjeuner en
compagnie de son hôte, le Pape François se rendra à l'aéroport
pour regagner Rome en fin d'après-midi.
Défendre l'état de droit
Cité
du Vatican, 21 octobre 2014 (VIS). Le 13
octobre dernier à New York, L'Observateur permanent du Saint-Siège
s'est exprimé devant le VI Comité de l'Assemblée des
Nations-Unies, pour défendre un état de droit fondé sur le
principe de la justice. Malgré les apparences, a dit Mgr.Bernardito
Aúza, "l'état de droit n'a rien d'universel. Des désaccords
subsistent même sur son interprétation, et le Saint-Siège a
soutenu une définition qui englobe au plan moral la dignité
inaliénable de la personne, supérieure à toute loi ou consensus
social, qui s'exprime dans les expressions de la justice fondamentale
que sont le principe de légalité, la présomption d'innocence et le
droit au juste procès. De même, pour ce qui est du rapport entre
les états et l'état de droit, il implique un total respect des
droits de l'homme, l'équivalence des droits nationaux, l'application
du droit et des traités internationaux, et de leurs sources... Pour
ces raisons, ma délégation voudrait qu'on manifeste une plus grande
attention à la personne et à la société correspondante car,
au-delà de l'appareil légal, des structures policières et
judiciaires, l'état de droit ne peut exister sans la confiance du
corps social, sans solidarité et responsabilité, sans les règles
du bon gouvernement et de la morale. La famille, les communautés
religieuses et la société civile jouent un rôle indispensable dans
la construction d'un consensus autour de l'état de droit". La
Charte des Nations-Unies est fondamentale pour l'application de
l'état de droit, ainsi que les mandats qu'elle implique. Or, "dans
leur exercice, il faut insister sur l'engagement des états à
remplir leurs obligations dans le respect universel des droits de
l'homme, des libertés élémentaires de la personne et de sa
protection. Si l'état de droit international veut refléter la
justice, les moyens de défense de la personne doivent être
exactement appliqués par les états en cohérence avec la Charte. En
matière de recours à la protection, je pense tout particulièrement
aux minorités ethniques et religieuses qui, au proche et moyen
Orient comme ailleurs, attendent des mesures urgentes... Le devoir de
protection est un droit à l'égalité de tous devant la loi, sur la
base de la dignité de la personne. Le Saint-Siège rappelle que tout
état a le devoir de protéger sa population des violations des
droits et des conséquences des crises humanitaires. S'ils font
défaut, la communauté internationale doit utiliser tous moyens
qu'offrent la Charte et les différents instruments internationaux.
Dans le respect des principes de l'ordre international, les
institutions internationales doivent agir, sans que l'on puisse
interpréter leur action comme une imposition injustifiée ou une
limitation de la souveraineté nationale". La nouvelle phase du
terrorisme international "doit être l'occasion d'un
approfondissement du cadre juridique international dans lequel la
responsabilité communautaire doit protéger multilatéralement les
personnes de toute forme d'agression".
lundi 20 octobre 2014
Les chrétiens Orient, au cœur du consistoire
Cité
du Vatican, 20 octobre 2014
(VIS). Ce matin, le Pape a présidé le
consistoire ordinaire public pour la canonisation du bienheureux
Joseph Vaz, prêtre et religieux indien, fondateur du sanctuaire de
la Ste.Croix de Goa (Inde), évangélisateur de la côte du Karavali
(Inde) et de Ceylan (Sri Lanka), et de la bienheureuse Maria Cristina
de l'Immaculée, religieuse italienne, fondatrice des Sœurs
expiatrices de Jésus Sacrement. L'ouverture du
Consistoire a été consacrée au proche et moyen
Orient et, en particulier, à la situation
des chrétiens. Le Pape a remercié de leur présence les frères
venus de cette région avant de leur adresser quelques mots: "Nous
partageons le désir de paix et de stabilité régionale et la
volonté de favoriser la résolution des conflits à travers le
dialogue, la réconciliation et l'engagement politique. En même
temps, nous voudrions apporter la plus grande aide possible à la
communauté chrétienne pour soutenir leur présence dans la
région... Nous ne pouvons nous résigner à penser à l'Orient
sans les chrétiens qui, depuis deux mille ans, y confessent le nom
de Jésus". Puis il a souligné combien les évènements
récents, surtout en Irak et en Syrie, sont préoccupants. "Nous
assistons à un phénomène de terrorisme aux dimensions
inimaginables. Nombre de nos frères sont persécutés et ont dû
quitter leur maison de manière brutale. Il semble que l'on ait perdu
la conscience de la valeur de la vie humaine, que la personne ne
compte pas et que l'on puisse la sacrifier pour d'autres intérêts.
Tout cela, malheureusement, dans l'indifférence de beaucoup. Cette
situation injuste exige, en plus de notre prière constante, une
réponse adéquate, également de la part de la communauté
internationale. Je suis certain qu'avec l'aide du Seigneur, des
réflexions et suggestions valables sortiront de la rencontre
d'aujourd'hui pour aider nos frères qui souffrent et pour trouver
une issue au drame de la réduction de la présence chrétienne sur
la terre où est né et de laquelle s'est diffusé le christianisme".
Synthèse du Consistoire
Cité
du Vatican, 20 octobre 2014 (VIS). Après
le discours du Saint-Père et le rapport du Secrétaire d'Etat sur la
rencontre des nonces et des représentants diplomatiques au proche et
moyen Orient (Vatican,
2-4 octobre),
les Cardinaux et les Patriarches ont pris la parole: Les Patriarches
ont notamment décrit
les situations et les problèmes des Eglises particulières en Irak,
Syrie, Egypte, Jordanie, Liban, Israël et Palestine. Les
interventions ont insisté sur l'exigence de la paix et de la
réconciliation, la défense de la liberté religieuse, le soutien
aux communautés locales, l'importance de l'éducation pour de
nouvelles générations capables de dialoguer, le rôle de la
communauté internationale.
On
a souligné que la région a un besoin urgent de redéfinir son
avenir. Il est important que Jérusalem
soit reconnue comme capitale de la foi pour
les trois grandes religions monothéistes, comme nécessaire de
trouver une solution aux conflits israélo-palestiniens et syrien.
Face aux violences perpétrées par l'EI, il a été rappelé que
l'on ne peut pas tuer au nom de Dieu. Il a été dit que la liberté
de conscience, qui inclut la liberté de religion, est un droit
fondamental, inné et universel, une valeur pour toute l'humanité.
La reconnaissance pour les chrétiens des droits civils accordés aux
autres citoyens a été réclamée, surtout dans les pays où la
religion n'est pas séparée de l'Etat.
A
propos du soutien aux communautés locales, on a rappelé qu'un
Orient sans chrétiens serait une perte grave pour le monde, car
elles ont un rôle fondamental dans l'équilibre de la région et
dans l'éducation. Il convient donc d'encourager les chrétiens à ne
pas quitter leurs pays et à persévérer dans leur contribution au
bien-être de leurs sociétés. Une réflexion a été développée
sur la migration des chrétiens, qui doivent pouvoir être accueillis
dans les pays d'émigration et par les Eglises locales. Celles-ci
doivent donc se doter de structures pastorales adéquates en fonction
des divers rites. On doit poursuivre en parallèle la fourniture de
l'aide humanitaire dans cette partie du monde afin d'aider les
chrétiens restants à ne pas émigrer. Les autres Eglises doivent
également organiser en leur faveur des manifestations de solidarité,
comme des pèlerinages.
Dans
nombre de pays de la région, les manuels scolaires présentent sous
un jour négatif les religions différentes de celle de l'Etat. Les
institutions publiques locales sont invitées à se pencher sur la
question, et à recourir plutôt au dialogue inter-religieux sur leur
base commune qu'est la raison, mais aussi à une forte coopération
œcuménique qui permette à toutes les confessions chrétiennes de
parler d'une même voix. Il est demandé à la communauté
internationale de garantir aux réfugiés chrétiens la possibilité
de regagner dès que possible leurs foyers et d'instituer des zones
de sécurité, notamment dans la plaine de Ninive. Il faut tout faire
pour que toutes les personnes séquestrées soient libérées, et un
appel est lancé pour qu'on ne les oublie pas.
Béatification de Paul VI
Cité
du Vatican,19 octobre 2014 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, le
Saint-Père a présidé la messe de clôture du Synode des évêques,
au cours de laquelle il a procédé à la béatification de Paul VI.
Voici l'homélie prononcée par le Pape François:
"Nous
venons d’entendre une des phrases les plus célèbres de tout
l’Evangile: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu
ce qui est à Dieu. A la provocation des pharisiens qui, pour ainsi
dire, voulaient lui faire passer l’examen de religion et le prendre
en défaut, Jésus répond par cette phrase ironique et géniale.
C’est une réponse à effet que le Seigneur livre à tous ceux qui
se posent des problèmes de conscience, surtout quand entrent en jeu
leurs intérêts, leurs richesses, leur prestige, leur pouvoir et
leur réputation. Et cela arrive de tout temps, depuis toujours.
Jésus insiste sûrement sur la seconde partie de la phrase: Et
rendez à Dieu ce qui est à Dieu, ce qui signifie reconnaître et
professer face à tout pouvoir que seul Dieu est le Seigneur de
l’homme, et qu’il n’y en a pas d’autre. C’est la nouveauté
éternelle à découvrir chaque jour, en vainquant la peur que nous
éprouvons souvent devant les surprises de Dieu. Lui n’a pas peur
de la nouveauté. C’est pourquoi, il nous surprend continuellement,
nous ouvrant et nous conduisant par des chemins imprévus. Il nous
renouvelle, c’est-à-dire qu’il nous rend nouveaux,
continuellement. Un chrétien qui vit l’Evangile est la nouveauté
de Dieu dans l’Eglise et dans le monde. Et Dieu aime beaucoup cette
nouveauté. Rendre à Dieu ce qui est à Dieu, signifie s’ouvrir à
sa volonté, lui consacrer notre vie et coopérer à son Royaume de
miséricorde, d’amour et de paix. Là réside notre force, le
ferment qui la fait lever et le sel qui donne saveur à chaque effort
humain contre le pessimisme dominant que nous propose le monde. Là
se trouve notre espérance parce que l’espérance en Dieu n’est
donc pas une fuite de la réalité, elle n’est pas un alibi. C’est
rendre à Dieu d’une manière active ce qui lui appartient. C’est
pour cela que le chrétien regarde la réalité future, celle de
Dieu, pour vivre pleinement la vie et répondre, avec courage, aux
innombrables nouveaux défis".
Nous
avons constaté ces jours-ci que synode signifie marcher ensemble.
"En effet, pasteurs et laïcs de chaque partie du monde ont
apporté ici à Rome la voix de leurs Eglises particulières pour
aider les familles d’aujourd’hui à marcher sur la route de
l’Evangile, le regard fixé sur Jésus. Ce fut une grande
expérience dans laquelle nous avons vécu la synodalité et la
collégialité, et nous avons senti la force de l’Esprit qui guide
et renouvelle sans cesse l’Eglise appelée, sans délai, à prendre
soin des blessures qui saignent et à rallumer l’espérance pour
beaucoup de gens sans espérance. Pour le don de ce synode et pour
l’esprit constructif offert par tous, avec l’apôtre Paul: A tout
moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant
mémoire de vous dans nos prières. Et que l’Esprit Saint qui, en
ces jours laborieux nous a donné de travailler généreusement avec
vraie liberté et humble créativité, accompagne encore la marche
qui, dans les Eglises de toute la terre, nous prépare au prochain
Synode ordinaire d’octobre 2015. Nous avons semé et nous
continuerons à semer avec patience et persévérance, dans la
certitude que c’est le Seigneur qui fait croître tout ce que nous
avons semé.
En
ce jour de sa béatification me reviennent à l’esprit les paroles
de Paul VI lors de l'institution du Synode des évêques: En
observant attentivement les signes des temps, nous nous efforçons
d’adapter les orientations et les méthodes aux besoins croissants
de notre époque et à l’évolution de la société. A l’égard
de ce grand Pape, de ce courageux chrétien, de cet apôtre
infatigable, nous ne pouvons dire aujourd’hui devant Dieu qu’une
parole aussi simple que sincère et importante, merci! Merci à notre
cher et bien-aimé Pape Paul, merci pour son témoignage humble et
prophétique d’amour du Christ et de son Eglise! Dans son journal
intime, le grand timonier du Concile, au lendemain de la clôture des
assises conciliaires, a noté: Peut-être n’est-ce pas tant en
raison d’une aptitude quelconque ou afin que je gouverne et que je
sauve l’Eglise de ses difficultés actuelles, que le Seigneur m’a
appelé et me garde à ce service, mais pour que je souffre pour
l’Eglise, et qu’il soit clair que c’est le Seigneur, et non un
autre, qui la guide et qui la sauve. Dans cette humilité resplendit
la grandeur du bienheureux Paul VI qui, alors que se profilait une
société sécularisée et hostile, a su conduire avec une sagesse
clairvoyante, parfois dans la solitude, le gouvernail de la barque de
Pierre sans jamais perdre la joie ni la confiance dans le Seigneur.
Paul VI a vraiment su rendre à Dieu ce qui est à Dieu en consacrant
sa vie entière à l’engagement sacré de continuer dans le temps
et d’étendre sur la terre la mission du Christ, en aimant l’Eglise
et en la guidant pour qu’elle soit en même temps mère aimante de
tous les hommes et dispensatrice du salut".
Paul VI, infatigable soutien de la Missio ad Gentes
Cité
du Vatican, 19 octobre 2014
(VIS). Au terme de la messe de clôture du Synode
et avant la prière de l'angélus, le Pape a salué les groupes de
pèlerins et, en particulier, les fidèles des diocèses italiens de
Brescia, Milan et Rome, liés à la vie et au ministère de Paul VI:
"Paul VI a été un infatigable
soutien de la Missio
ad Gentes. En témoigne surtout son exhortation apostolique Evangelii
Nuntiandi par laquelle il a voulu réveiller l'élan et l'engagement
pour la mission de l'Eglise. Cette exhortation est encore actuelle...
Il est significatif de considérer cet aspect du pontificat de Paul
VI, aujourd'hui où l'on célèbre la Journée missionnaire mondiale.
Avant d'invoquer tous ensemble la Vierge, j'aimerais souligner la
profonde dévotion mariale du bienheureux Paul VI que le peuple
chrétien ne cesse de remercier pour son exhortation apostolique
Marialis Cultus, et pour avoir proclamé Marie Mère de l'Eglise à
l'occasion de la clôture de la troisième session du Concile Vatican
II. Que Marie Reine des saints et Mère de l'Eglise, nous aide à
réaliser fidèlement dans notre vie la volonté du Seigneur, comme
l'a fait le nouveau bienheureux".
Relatio Synodi et votes conclusifs
Cité
du Vatican, 19 octobre 2014 (VIS). La III
Assemblée extraordinaire du Synode des évêques s'est achevée par
la Relatio Synodi, dont les soixante deux points ont été votés par
les pères. Le Pape a autorisé la publication immédiate de ce
texte, qui servira de document de travail pour les conférences
épiscopales en vue de l'assemblée 2015. Dans le bulletin de la
Salle de Presse est proposé la version officielle en italien, avec
les résultats des votes. Accès au
http://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2014/10/18/0770/03044.html
Discours conclusif du Pape François
Cité
du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). En
conclusion du Synode extraordinaire consacré à la famille, sans
rien cacher des difficultés vécues durant ces deux semaines de
débats, le Saint-Père a tiré un bilan de cette expérience
synodale, vécue dans une liberté de parole qualifiée d'inédite.
Voici un résumé de ce qu'il a dit à l'assemblée: C'est dans un
esprit de collégialité que nous avons vécu cette expérience
solidaire. Comme dans chaque cheminement, il y a eu des moments de
course, quasiment à vouloir arriver au but le plus vite possible, et
des moments de fatigue, d'autres d’enthousiasme et d’ardeur. Il y
a eu des moments de réconfort à l'écoute de pasteurs qui portent
les joies et les peines de leurs fidèles. Il y a eu aussi des
moments de grâce en écoutant les témoignages de couples qui ont
participé au Synode et ont partagé avec nous la beauté de leur vie
conjugale. Les moments de tensions et de tentations n'ont pas manqué.
Le Pape a alors énoncé le tentations qu'il a pu percevoir en
écoutant les pères synodaux. Il y a d'abord la tentation du
raidissement hostile, c’est à dire de vouloir s’enfermer dans la
lettre et dans la loi, dans la certitude de ce que nous connaissons
et non de ce que devons encore apprendre. Du temps de Jésus, c’est
la tentation des zélotes, des scrupuleux, et aujourd'hui de ceux
qu’on appelle traditionalistes ou intellectualistes. La deuxième
tentation est celle d’un angélisme destructeur qui, au nom d’une
miséricorde traîtresse, met un pansement sur les blessures sans
d’abord les soigner, qui traite les symptômes et non les causes et
les racines. C’est la tentation des timorés, et aussi de ceux
qu’on nomme les progressistes et les libéraux. La troisième est
de transformer la pierre en pain pour rompre un long jeûne, pesant
et douloureux, de transformer le pain en pierre et la jeter contre
les pécheurs, les faibles et les malades. Puis il y a la tentation
de descendre de la Croix, pour contenter les gens, de ne pas rester à
accomplir la volonté du Père, de se plier à l’esprit mondain au
lieu de le purifier et de le plier à l’Esprit de Dieu. La
cinquième tentation est de négliger le Depositum Fidei en se
considérant non comme les gardiens mais les propriétaires et les
maîtres ou, d’autre part, la tentation de négliger la réalité
en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de
choses et ne rien dire. Il s'agit de byzantinismes. Le Pape François
a cependant noté que ces tentations et ces contradictions étaient
naturelles. Elles ne doivent ni nous effrayer ni nous déconcerter et
encore moins nous décourager, parce qu’aucun disciple n’est plus
grand que son maître. Si Jésus a été tenté, ses disciples ne
doivent pas s’attendre à un traitement meilleur. Personnellement
j’aurai été préoccupé s’il n’y avait pas eu ces tentations
et ces discussions animées, ces mouvements de l’esprit, comme les
appelait Ignace de Loyola. Au lieu de cela, j’ai vu et j’ai
écouté, avec joie et reconnaissance, des discours et des
interventions pleines de foi, de zèle pastoral et doctrinal, de
sagesse, de franchise, de courage, et de Parresia, sans jamais mettre
en discussion les vérités fondamentales du sacrement matrimonial,
son indissolubilité, son unité, la fidélité et la procréation,
l’ouverture à la vie. Ainsi le Pape a-t-il considéré que cette
expérience synodale représentait une véritable expérience
d'Eglise. Une, sainte, catholique et apostolique, l'Eglise et
composée des pécheurs, qui ont besoin de la miséricorde divine.
Ceci est l’Eglise, l'épouse du Christ qui cherche à être fidèle
à son époux et à sa doctrine. C’est l’Eglise qui n’a pas
peur de manger et de boire avec les prostituées et les publicains,
l’Eglise aux portes grandes ouvertes pour recevoir ceux qui sont
dans le besoin, les repentis et pas seulement les justes ou ceux qui
croient être parfaits. Puis il a fait allusion aux échos
médiatiques suscités par les discussions synodales. Tant de
commentateurs ont imaginé voir une Eglise en conflit, doutant même
de l’action de l'Esprit, vrai promoteur et garant de l’unité et
de l’harmonie. Tout au long de l’histoire, il a mené l'Eglise
dans les tempêtes. Il était donc nécessaire de vivre tout cela
avec sérénité, dans la paix intérieure, car le Synode se déroule
cum Petro et sub Petro et que la présence du Pape est une garantie
pour tous. Parlons un peu du Pape, maintenant, en relation avec les
évêques, a-t-il lancé, suscitant des rires. Le devoir du Pape est
de garantir l’unité de l'Eglise, et de rappeler aux fidèles leur
devoir de suivre l’Evangile, de rappeler aux pasteurs que leur
premier devoir est de nourrir le troupeau que le Seigneur leur a
confié et de chercher à accueillir avec paternité et miséricorde
les brebis égarées. Nous avons encore un an pour faire mûrir, avec
un vrai discernement spirituel, les idées proposées et trouver des
solutions concrètes à tant de questions. Nous devons donner des
réponses à tant de découragements qui entourent et étouffent les
familles. C'est pourquoi la Relatio Synodi votée ce samedi
après-midi servira de Lineamenta pour la réflexion des conférences
épiscopales dans la perspective du Synode 2015.
Visite du Premier Ministre vietnamien
Cité
du Vatican, 18 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi le
Premier Ministre vietnamien, M.Nguyễn Tân Dung, qui s'est ensuite
entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat,
accompagné de Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations
avec les états. Les parties se sont félicitées d'une rencontre qui
marque une étape importante dans le renforcement de leurs relations.
Après celle de 2007, il s'agit en effet de la deuxième visite du
chef du gouvernement vietnamien au Vatican. Après avoir souligné le
rôle constructif de l'Eglise catholique dans le développement du
pays, grâce à sa présence dans divers secteurs de la société, on
s'est félicité du soutien que les autorités civiles accordent à
la communauté catholique dans le cadre de la politique religieuse
prévue par la constitution de 2013, notamment de l'assistance
fournie au représentant pontifical. Bien que ne résidant pas au
Vietnam, il œuvre au développement des rapports Eglise Etat, dans
la perspective commune d'établir des relations diplomatiques. Les
parties se sont penchées sur certaines questions qui, on l'espère,
seront approfondies et résolues par le canal de dialogue
actuellement ouvert. Des questions d'actualité régionale comme
internationale ont enfin été abordées, notamment les initiatives
favorisant la paix et la stabilité de l'Asie.
Chrétiens et hindous, pour la culture de l'intégration
Cité
du Vatican, 20 octobre 2014
(VIS). Chrétiens et
hindous ensemble pour promouvoir une culture de l'intégration, est
le thème du message
adressé aux hindous
par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, à
l'occasion de Deepavali, la fête de la lumière, célébrée cette
année le 23 octobre: "Il
est vrai que la globalisation a ouvert de nombreuses frontières et a
offert de nouvelles opportunités de développement, parmi
lesquelles, de meilleurs services éducatifs et de santé. Cela
a conduit à une prise de
conscience d'un besoin accru
de démocratie et de justice sociale dans le monde, et
notre planète est devenue un village mondial, notamment
grâce aux moyens modernes de
communication et de transport. On peut aussi dire, toutefois,
que la globalisation n'a pas atteint son objectif principal
d'intégrer les populations locales dans la communauté
mondiale. En
outre, la globalisation a contribué largement à
la perte, pour de nombreuses personnes, de
leur identité socioculturelle, économique
et politique".
"Les
effets négatifs de la globalisation ont aussi eu un impact sur les
communautés religieuses à travers le monde, qui sont intimement
liées aux cultures qui les entourent. En fait, la globalisation a
contribué à la fragmentation de la société et à l'augmentation
du relativisme et du syncrétisme dans le domaine religieux, de même
qu'il a conduit à une privatisation de
la religion. Le fondamentalisme religieux, la
violence ethnique, tribale et sectaire dans les différentes parties
du monde sont bien les manifestations du
mécontentement, de l'incertitude et de l'insécurité des personnes,
en particulier parmi les pauvres et les marginaux exclus du bénéfice
de la globalisation. Les conséquences
négatives de la globalisation comme la diffusion du matérialisme et
du consumérisme, ont donc rendu les individus encore plus
égocentriques, assoiffés de pouvoir et indifférents aux
droits, aux besoins et aux
souffrances des autres. Cela a conduit, comme le dit le Pape
François, à la globalisation de l'indifférence qui nous fait nous
habituer à la souffrance des autres,
en nous refermant sur nous-mêmes. Cette indifférence génère la
culture de l'exclusion qui nie tout droit aux pauvres, aux marginaux
et aux personnes sans défense, de même que toute opportunité et
ressource qui sont à la disposition des autres membres de la
société. Ils sont considérés comme
insignifiants, sans importance, comme un poids, superflus, que l'on
peut utiliser puis jeter comme des objets. Sous différentes
formes, l'exploitation des enfants et des
femmes, l'abandon des personnes âgées, des malades, des handicapés,
des migrants et des réfugiés, la persécution des minorités, sont
des indicateurs évidents de cette culture de l'exclusion".
"Construire
une culture de l'inclusion devient donc un appel commun et une
responsabilité partagée que nous devons
prendre de toute urgence. C'est un projet qui implique tous ceux qui
ont à cœur la santé et la survie de la famille humaine ici sur
terre et que l'on doit mener au milieu des forces qui perpétuent la
culture de l'exclusion et malgré celles-ci. En tant que personnes
enracinées dans nos traditions religieuses respectives et avec des
convictions communes, puissions-nous, hindous et chrétiens, nous
unir à la suite d'autres religions et de personnes de bonne volonté
pour promouvoir la culture de l'inclusion en vue d'une société
juste et pacifique".
Audiences
Cité
du Vatican 18 octobre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu dans
l'après-midi Mme.Park Geun-hye, Présidente de la Corée.
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