Cité
du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a
reçu SB Ignace Youssif III Youna, Patriarche syro-catholique
d'Antioche, venu à la tête d'un délégation d'évêques et de
fidèles, auxquels il a demandé de saluer pour lui les communautés
éparpillées de par le monde, et d'encourager celles de l'Irak et de
Syrie qui vivent un moment de grande éprouve". Rappelant que
les crises régionales provoquent des exils de fidèles vers la
Diaspora. "Cela constitue un défi: rester fidèles aux
origines, et puis s'insérer dans des contextes culturels différents
où oeuvrer au bien commun. Cet exil vers des pays plus sûrs
appauvrit la présence chrétienne au proche et moyen Orient, le pays
des prophètes et des premiers prédicateurs de l'Evangile, de tant
de martyrs et de saints, foyer de l'érémitisme et du monachisme.
Tout ceci fait réfléchir...et montre le besoin de trouver des
pasteurs zélés et des fidèles courageux, capables de témoigner de
l'Evangile vis à vis de personnes d'origine et de religion
différente. Nombreux sont ceux qui ont fui pour échapper à
l'inhumain, laissant d'entières populations sans secours... La
liturgie est au service de la Parole...qui devrait relancer la
dévotion. Cela réclame un grand approfondissement de la tradition
et beaucoup de discernement, d'autant que l'assemblée des fidèles
est sensible au don de la Parole et de l'Eucharistie... En rentrant
chez vous, soyez revigorés par la communion vécue sur les tombeaux
de apôtres Pierre et Paul... Je vous encourage a poursuivre votre
engagement pastoral...au service de votre vénérable Eglise. Je
salue affectueusement tous ceux qui vous accompagnent...et vous
recommande d'apporter à vos frères l'expression de ma solidarité
et de ma priére".
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
vendredi 12 décembre 2014
Message au Sommet des Nobel de la paix
Cité
du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). Le Pape François a fait
parvenir un message aux participants au XIV Sommet des Nobel de la
paix (Rome 12 - 14 décembre), lu par le Cardinal Peter Turkson,
Président du Conseil pontifical Iustitita et Pax: "Heureux
d'avoir appris que ce sommet se tiendrait à Rome, le Saint-Père en
salue les participants: "Chacun de nous désire une vie pleine
et pleinement insérée dans un élan de fraternité et de communion
avec les autres. Il les félicite de promouvoir la paix et la
fraternité entre les peuples, et de rechercher des solutions aux
conflits en cours. Ce sommet honorera la mémoire du Président
Mandela, à laquelle est liée la lutte non violente et un travail de
réconciliation qui continuent d'inspirer le monde. Le Pape prie afin
que tous les participants soient encouragés à redoubler d'efforts".
Réunion du Conseil cardinalice
Cité
du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). La septième réunion du Conseil
des neuf Cardinaux s'est achevée hier soir (9 - 11 décembre). Ses
membres ont fait le point sur l'avancement du projet de réforme de
la Curie Romaine, la réorganisation en cours des organes économiques
du Saint-Siège et la composition de la Commission pour la protection
de l'enfance. A part mercredi matin, le Pape a pris part à toutes
les séances. Il a été question de la réorganisation des Conseils
pontificaux pour les laïcs, la famille, Iustitia et Pax et Cor Unum.
Mais aucune décision n'a cependant été prise. Le Directeur de la
Salle de Presse a confirmé que, de toute façon, la réforme prendra
du temps. La Commission pour la protection de l'enfance, qui dispose
de huit membres et d'un secrétaire, sera numériquement renforcé
jusqu'à dix-huit composants. Les candidatures sont ne cours d'examen
et la prochaine réunion de l'organisme est fixée aux 6, 7 et 8
février prochain, ce qui permet de penser qu'il sera au complet et
opérationnel. Par ailleurs, le Vice Coordinateur du Conseil pour
l'économie, M.Joseph Zahra, s'est félicité de la méthode de
travail et de collaboration avec le Conseil cardinalice pour la
réforme de la Curie Romaine. Ce dernier se réunira à nouveau les
9, 10 et 11 février 2015, juste avant une Réunion plénière du
Collège cardinalice et le Consistoire pour la création de nouveaux
Cardinaux.
Audiences
Cité
du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la
doctrine de la foi.
Mgr.José
Rodríguez Carballo, Secrétaire de la Congrégation pour les
instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
Mgr.André
Dupuy, Nonce apostolique aux Pays-Bas, Représentant permanent près
l'OIAC.
Une
Délégation de l'Armée du salut.
M.Carl
A.Anderson, Chevalier Suprême des Chevaliers de Colomb.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 12 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Vicente
Jiménez Zamora, Archevêque métropolitain de Saragosse (superficie
13.308, population 931.734, catholiques 887.734, prêtres 601,
religieux 1.837), en Espagne. Il était jusqu'ici Evêque de
Santander (Espagne).
Le
P.Adelio Pasqualotto, CSI, Vicaire apostolique de Napo (superficie
24.600, population 102.760, catholiques 85.226, prêtres 26,
religieux 65), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1950 à Novoledo
di Villaverla (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1973 et a
été ordonné prêtre en 1978. Il était jusqu'ici Pro Vicaire
apostolique de San Miguel de Sucumbios (Equateur). Missionnaire, il a
été curé de paroisses, Vicaire provincial de son ordre pour le
Mexique.
Le
P.Pietro Bovati, SJ (Italie), Secrétaire de Commission biblique
pontificale.
jeudi 11 décembre 2014
Un consistoire cardinalice en février
Cité
du Vatican, 11 décembre 2014 (VIS). En début d'après-midi, à
l'occasion d'un point de presse consacré aux travaux du Conseil des
neuf Cardinaux (10 et 11 décembre), le Directeur de la Salle de
Presse a annoncé qu'un consistoire pour la création de cardinaux a
été fixé aux 14 et 15 février prochain. Il fera suite à deux
autres importants rendez-vous: Une réunion du Conseil cardinalice
pour la réforme de la Curie Romaine (9 - 11 février 2015) et une
Réunion plénière du Collège cardinalice (12 - 13 février), au
cours de laquelle seront abordés les grandes questions de
réorganisation du Saint-Siège.
Changements climatiques et solidarité
Cité
du Vatican, 11 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a adressé un
message au Ministre péruvien de l'environnement, qui préside à
Lima la XX Conférence des Nations-Unies sur le climat (1 - 12
décembre), dans lequel il encourage les participants dans leurs
débats sur un sujet "qui a une incidence sur l'humanité
entière, et tout particulièrement sur les pauvres et les jeunes. Il
s'agit d'une grande responsabilité, également morale... Les
changements climatiques font sentir leurs effets dans de nombreux
pays, surtout côtiers et insulaires du Pacifique. Ceux-ci soulignent
l'incurie et l'inaction alors que les délais se réduisent pour
trouver des solutions. Or ces solutions ne peuvent se trouver
qu'ensemble et dans la concorde... Une lutte efficace contre le
réchauffement ne peut être conduite que collectivement, après
avoir surmonté les intérêts particuliers et écarté le poids des
pressions politiques et économiques... Il faut donc en passer par
une culture de la solidarité et du dialogue, qui soit en mesure de
prouver l'absolue nécessité de protéger la planète et
l'humanité". Les travaux de cette conférence doivent "se
fonder sur la justice, l'équité et le respect".
Congrès européen de pastorale des jeunes
Cité
du Vatican, 11 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a écrit au
Cardinal Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs, à
l'occasion du IV Congrès européen de pastorale des jeunes, organisé
en collaboration avec les Conseil des Conférences épiscopales
d'Europe. Le thème, Une Eglise jeune et témoin de la joie de
l'Evangile, s'inscrit dans le sillage des précédents depuis les
années 1990: Je vous invite d'abord, écrit-il, "à prendre
conscience en avançant et en débattant de ce que Jésus marche à
vos côtés... La pastorale de la jeunesse est une action précieuse
pour l'Eglise, et les jeunes en ont besoin. Ils ont besoin de l'appui
d'adultes et de compagnons mûrs dans la foi...qui les aide à
trouver la voie du Christ... C'est une pastorale du cheminement, de
l'accompagnement personnel dans un contexte complexe et parfois
délicat" car il faut savoir "comprendre les interrogations
des jeunes et, à partir d'eux, engager un dialogue sérieux afin de
faire entrer le Christ dans leur vie, établir un rapport personnel
avec lui et avec leurs semblables... C'est pourquoi je vous demande
de ne pas cesser d'annoncer l'Evangile, par la parole et l'exemple de
vie. L'Europe a besoin de le redécouvrir! Voyez les jeunes
européens avec les yeux du Christ, qui permet de reconnaître les
problèmes comme les ferments d'amour et d'espérance dans un
continent qui a donné tant de saints et de saintes à l'Eglise... Si
nous semons, c'est Dieu qui fait germer... Semez donc la Parole dans
le vaste champ de la jeunesse européenne, témoignez des raisons de
l'espérance que vous portez. Vous aiderez les jeunes à comprendre
que la foi ne s'oppose pas à la raison, et ainsi en ferez-vous des
agent d'évangélisation parmi les leurs... La pastorale des jeunes
doit leur proposer aussi un discernement vocationnel, de manière à
les préparer sur la voie conjugale et familiale, sacerdotale,
religieuse ou consacrée, au service du Royaume".
Audiences
Cité
du Vatican,11 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin
Mme.Alicía Castro, Ambassadeur d'Argentine en Grande-Bretagne.
Hier,
mercredi 10 décembre, il avait reçu Mme.Christine Lagarde,
Directeur Général du Fonds monétaire international.
mercredi 10 décembre 2014
Le Pape entame un nouveau cycle consacré à la famille
Cité
du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale
tenue place St.Pierre, le Pape a entamé un nouveau cycle
catéchistique sur la famille, qui prend place entre les deux
assemblées synodales consacrées à cette question si importante.
Durant le dernier synode, a-t-il précisé, la presse a pu travailler
grâce à la Salle de Presse, même si elle a rapporté les faits
comme une chronique sportive ou politique, parlant d'équipes
opposées, de conservateurs et de progressistes, de pour et de
contre. Je voudrais donc vous raconter cette assemblée. J'avais
demandé aux pères synodaux de parler sans crainte et d'écouter
avec humilité, de dire ce qu'ils estimaient nécessaire au débat
sans censure... Les travaux se fondaient sur un document fruit de
consultations effectuées dans toute l'Eglise... Aucune des
interventions n'a mis en discussion les vérités fondamentales du
sacrement, comme l'indissolubilité, l'unité, la fidélité et
l'ouverture à la vie". Expliquant ensuite la procédure entre
congrégations générales et groupes linguistiques de travail, le
Saint-Père a rappelé que le résultat de tous les échanges a été
immédiatement publié à la conclusion du synode. Il a servi à
rédiger les message que les pères ont adressé aux fidèles. Tout
s'est déroulé en présence du Pape, garantie de liberté, de
confiance et d'orthodoxie, qui a fournit une lecture synthétique de
l'expérience synodale. Maintenant, le rapport final passe aux
conférences épiscopales qui le discuteront en vue de l'assemblée
ordinaire d'octobre 2015. Mais en conclusion, le Pape a précisé que
le Synode des évêques n'est pas un parlement mais "un espace
protégé permettant à l'Esprit d'opérer. Il n'y a pas eu de combat
entre factions, mais un lieu de travail où des évêques"
oeuvrent pour le bien à venir de la famille, de l'Eglise et de la
société. "Il faut que le travail se poursuive avec la prière,
la réflexion et la discussion fraternelle afin de préparer la
prochaine assemblée. Confions le Synode à la protection de Marie.
Qu'elle nous aide à suivre la volonté de Dieu et à prendre des
décisions pastorales utiles aux familles".
Présentation du Message pour la XLVIII Journée mondiale de la paix
Cité
du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de
Presse, le Cardinal Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil
pontifical Iustitia et Pax, Mgr.Mario Toso, SDB, Secrétaire,
M.Vittorio V.Alberti, Official du dicastère, et Soeur Gabriella
Bottani, missionnaire engagée dans la lutte contre la traite des
êtres humains, ont présenté le message du Pape François pour la
prochaine Journée mondiale de la paix (1 janvier 2015). Le thème, a
expliqué le Cardinal, ne se limite pas aux sources de la paix mais
touche aux moyens inter-personnels de la réaliser. C'est donc un
encouragement à transformer en relations sociales la dépendance et
l'esclavage, le déni d'humanité envers autrui ou de fraternité
entre tous les humains. "Pour les chrétiens, il s'agit d'un
parcours de conversion portant à voir en l'autre non un ennemi à
combattre ni un être inférieur à exploiter mais un frère à aimer
et à libérer de ses chaînes. Rappelant l'épître de Paul à
Philémon, le Pape montre que dans le projet de Dieu pour l'humanité
il n'y a pas de place à l'esclavage des l'autre. Car Dieu appelle
tous ses fils à rénover leurs rapports dans le respect, étant tous
à son image et jouissant de la dignité due à toute personne,
certaine que la Bonne Nouvelle est en mesure de rénover l'homme là
où le péché abonde.... Malgré tant d'efforts déployés,
l'esclavage moderne est un fléau partout présent, y compris dans le
tourisme. Ce crime le lèse humanité se cache derrière de solides
habitudes... Il sa cache derrière des portes closes ou en pleine
rue, dans les usines et les bureaux, en ville et dans les
campagnes...et il ne cesse de s'aggraver... L'exploitation et
l'esclavage sont des signes de rupture de la fraternité et de rejet
de la communion... En cette année consacrée à la famille...on ne
doit pas accepter qu'elle devienne un lieu de trahison de la vie et
de manipulation... Il faut une mobilisation mondiale...au niveau des
familles, des écoles et des paroisses, de toutes les institutions
publiques et privées...de manière à éliminer cette plaie.
Annonçant pour sa part la Bonne Nouvelle de la libération du péché,
l'Eglise" propose de lutter y compris par le biais de gestes
simples et quotidiens, qui manifestent l'attention et le respect de
l'autre. C'est aussi témoigner de la transcendance, comme le fit
sainte Josephine Bakhita, l'esclave soudanaise icône de la
libération des fils de Dieu. "Il nous faut oeuvrer ensemble et
lutter jusqu'à ce que la dernière victime de l'esclavage soit
libérée. Personne ne se sauve sans les autres, sans l'humanité et
sans la création. Comme le dit Paul, il faut attendre avec
impatience la révélation du Fils de Dieu et espérer en celui qui
libère de l'esclavage de la corruption, afin d'entrer libres dans la
gloire" du Père.
Message pour la Journée mondiale de la paix 2015
Cité
du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). "Non
plus esclaves, mais frères", tel est le titre choisi par
le Pape François pour le message pour la Journée mondiale de la
paix 2015 (qui sera célébrée le 1 janvier prochain). En voici la
version française intégrale:
"Au
début d’une nouvelle année, que nous accueillons comme une grâce
et un don de Dieu à l’humanité, je désire adresser à chaque
homme et femme, ainsi qu’à chaque peuple et à chaque nation du
monde, aux chefs d’état et de gouvernement ainsi qu’aux
responsables des diverses religions, mes vœux fervents de paix, que
j’accompagne de ma prière afin que cessent les guerres, les
conflits et les nombreuses souffrances provoqués soit par la main de
l’homme soit par de vieilles et nouvelles épidémies comme par les
effets dévastateurs des calamités naturelles. Je prie de manière
particulière pour que, répondant à notre vocation commune de
collaborer avec Dieu et avec tous les hommes de bonne volonté pour
la promotion de la concorde et de la paix dans le monde, nous
sachions résister à la tentation de nous comporter de manière
indigne de notre humanité. Dans le message pour
le 1 janvier dernier, j’avais observé qu’au désir d’une vie
pleine appartient une soif irrépressible de fraternité, qui pousse
vers la communion avec les autres, en qui nous ne trouvons pas des
ennemis ou des concurrents, mais des frères à accueillir et à
embrasser. L’homme étant un être relationnel, destiné à se
réaliser dans le contexte de rapports interpersonnels inspirés par
la justice et la charité, il est fondamental pour son développement
que soient reconnues et respectées sa dignité, sa liberté et son
autonomie. Malheureusement, le fléau toujours plus répandu de
l’exploitation de l’homme par l’homme blesse gravement la vie
de communion et la vocation à tisser des relations interpersonnelles
empreintes de respect, de justice et de charité. Cet abominable
phénomène, qui conduit à piétiner la dignité et les droits
fondamentaux de l’autre et à en anéantir la liberté et la
dignité, prend de multiples formes sur lesquelles je désire
réfléchir brièvement, afin que, à la lumière de la Parole de
Dieu, nous puissions considérer tous les hommes non plus esclaves,
mais frères.
A
l’écoute du projet de Dieu sur l’humanité: Le thème que j’ai
choisi pour le présent message rappelle l'épître de Paul à
Philémon, dans laquelle l’apôtre demande à son collaborateur
d’accueillir Onésime, autrefois esclave de Philémon et
maintenant devenu chrétien, et donc, selon Paul, digne d’être
considéré comme un frère. Ainsi, l’apôtre des gentils écrit:
Il t’a été retiré pour un temps qu’afin de t’être rendu
pour l’éternité, non plus comme un esclave, mais bien mieux
qu’un esclave, comme un frère très cher. Onésime est devenu
frère de Philémon en devenant chrétien. Ainsi la conversion au
Christ, le début d’une vie de disciple dans le Christ, constitue
une nouvelle naissance qui régénère la fraternité comme lien
fondateur de la vie familiale et fondement de la vie sociale. Quand,
dans le Livre de la Genèse, nous lisons que Dieu créa l’homme
homme et femme et les bénit, afin qu’ils grandissent et se
multiplient, il fit d’Adam et d’Eve des parents qui, en
accomplissant la bénédiction de Dieu d’être féconds et de se
multiplier, ont généré la première fraternité, celle de Caïn
et Abel. Caïn et Abel sont frères, parce qu’ils viennent du même
sein, et donc ils ont la même origine, la même nature et la même
dignité que leurs parents, créés à l’image et à la
ressemblance de Dieu. Mais la fraternité exprime aussi la
multiplicité et la différence qui existent entre les frères, bien
que liés par la naissance et ayant la même nature et la même
dignité. En tant que frères et sœurs, toutes les personnes sont
donc par nature en relation avec les autres, dont elles se
différencient mais avec lesquelles elles partagent la même
origine, la même nature et la même dignité. C’est en raison de
cela que la fraternité constitue le réseau de relations
fondamentales pour la construction de la famille humaine créée par
Dieu. Malheureusement, entre la première création racontée dans
le livre de la Genèse et la nouvelle naissance dans le Christ, qui
rend les croyants frères et sœurs du premier né d’une multitude
de frères, il y a la réalité négative du péché qui, à
plusieurs reprises, rompt la fraternité issue de la création et
déforme continuellement la beauté et la noblesse du fait d’être
frères et sœurs de la même famille humaine. Non seulement Caïn
ne supporte pas son frère Abel, mais il le tue par envie en
commettant le premier fratricide. Le meurtre d’Abel par Caïn
atteste tragiquement le rejet radical de la vocation à être
frères. Leur histoire met en évidence la tâche difficile à
laquelle tous les hommes sont appelés, de vivre unis, en prenant
soin l’un de l’autre. Pareillement, dans l’histoire de la
famille de Noé et de ses fils, c’est l’impiété de Cham à
l’égard de son père Noé qui pousse celui-ci à maudire le fils
irrévérencieux et à bénir les autres, ceux qui l’avaient
honoré, en créant ainsi une inégalité entre frères nés du même
sein. Dans le récit des origines de la famille humaine, le péché
d’éloignement de Dieu, de la figure du père et du frère devient
une expression du refus de la communion et se traduit par la culture
de l’asservissement, avec les conséquences que cela implique et
qui se prolongent de génération en génération: refus de l’autre,
maltraitance des personnes, violation de la dignité et des droits
fondamentaux, institutionnalisation d’inégalités. D’où la
nécessité d’une continuelle conversion à l’Alliance,
accomplie par l’oblation du Christ sur la croix, confiants que là
où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé par Jésus
Christ Notre Seigneur. Lui, le Fils aimé, est venu révéler
l’amour du Père pour l’humanité. Quiconque écoute l’Evangile
et répond à l’appel à la conversion devient pour Jésus frère,
sœur et mère, et par conséquent fils adoptif de son Père.
On
ne devient cependant pas chrétien, fils du Père et frères dans le
Christ, par une disposition divine autoritaire, sans l’exercice de
la liberté personnelle, c’est à dire sans se convertir librement
au Christ. Le fait d’être fils de Dieu suit l’impératif de la
conversion: Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé
au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés, et vous
recevrez alors le don du Saint Esprit. Tous ceux qui ont répondu,
par la foi et dans la vie, à cette prédication de Pierre sont
entrés dans la fraternité de la première communauté chrétienne:
Juifs et grecs, esclaves et hommes libres, dont la diversité
d’origine et de condition sociale ne diminue pas la dignité
propre à chacun ni n’exclut personne de l’appartenance au
peuple de Dieu. La communauté chrétienne est donc le lieu de la
communion vécue dans l’amour entre les frères. Tout cela
démontre que la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, par qui Dieu fait
toutes choses nouvelles, est aussi capable de racheter les relations
entre les hommes, y compris celle entre un esclave et son maître,
en mettant en lumière ce que tous deux ont en commun la filiation
adoptive et le lien de fraternité dans le Christ. Jésus lui-même
a dit à ses disciples: Je ne vous appelle plus serviteurs, car le
serviteur ne sait pas ce que fait son maître, mais je vous appelle
mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai
fait connaître.
Les
multiples visages de l’esclavage hier et aujourd’hui: Depuis les
temps immémoriaux, les diverses sociétés humaines connaissent le
phénomène de l’asservissement de l’homme par l’homme. Il y a
eu des époques dans l’histoire de l’humanité où l’institution
de l’esclavage était généralement acceptée et régulée par le
droit. Ce dernier établissait qui naissait libre et qui, au
contraire, naissait esclave, et également dans quelles conditions
la personne, née libre, pouvait perdre sa liberté ou la
reconquérir. En d’autre termes, le droit lui-même admettait que
certaines personnes pouvaient ou devaient être considérées comme
la propriété d’une autre personne, laquelle pouvait en disposer
librement. L’esclave pouvait être vendu et acheté, cédé et
acquis comme s’il était une marchandise. Aujourd’hui,
suite à une évolution positive de la conscience de l’humanité,
l’esclavage, crime de lèse humanité, a été formellement aboli
dans le monde. Le droit de chaque personne à ne pas être tenue en
état d’esclavage ou de servitude a été reconnu dans le droit
international comme norme contraignante. Et pourtant, bien
que la communauté internationale ait adopté de nombreux accords en
vue de mettre un terme à l’esclavage sous toutes ses formes, et
mis en marche diverses stratégies pour combattre ce phénomène,
aujourd’hui encore des millions de personnes, enfants, hommes et
femmes de tout âge, sont privées de liberté et contraintes à
vivre dans des conditions assimilables à celles de l’esclavage.
Je pense aux nombreux travailleurs et
travailleuses, même mineurs, asservis dans les divers secteurs, au
niveau formel et informel, du travail domestique au travail
agricole, de l’industrie manufacturière au secteur minier, tant
dans les pays où la législation du travail n’est pas conforme
aux normes et aux standards minimaux internationaux que, même
illégalement, dans les pays où la législation protège le
travailleur. Je pense aussi aux conditions de vie de nombreux
migrants qui, dans leur dramatique parcours, souffrent de la faim,
sont privés de liberté, dépouillés de leurs biens ou abusés
physiquement et sexuellement. Je pense à ceux d’entre eux qui,
arrivés à destination après un voyage dans des conditions
physiques très dures et dominé par la peur et l’insécurité,
sont détenus dans des conditions souvent inhumaines. Je pense à
ceux d’entre eux que les diverses circonstances sociales,
politiques et économiques poussent à vivre dans la clandestinité,
et à ceux qui, pour rester dans la légalité, acceptent de vivre
et de travailler dans des conditions indignes, spécialement quand
les législations nationales créent ou permettent une dépendance
structurelle du travailleur migrant par rapport à l’employeur, en
conditionnant, par exemple, la légalité du séjour au contrat de
travail Oui, je pense au travail esclave. Je pense aux personnes
contraintes de se prostituer, parmi lesquelles beaucoup sont
mineures, et aux esclaves sexuels, aux femmes forcées de se marier,
à celles vendues en vue du mariage ou à celles transmises par
succession à un membre de la famille à la mort du mari sans
qu’elles aient le droit de donner ou de ne pas donner leur propre
consentement. Je ne peux pas ne pas penser à tous ceux qui, mineurs
ou adultes, font l’objet de trafic et de commerce pour le
prélèvement d’organes, pour être enrôlés comme soldats, pour
faire la mendicité, pour des activités illégales comme la
production ou la vente de stupéfiants, ou pour des formes masquées
d’adoption internationale. Je pense enfin à tous ceux qui sont
enlevés et tenus en captivité par des groupes terroristes,
asservis à leurs fins comme combattants ou, surtout en ce qui
concerne les jeunes filles et les femmes, comme esclaves sexuelles.
Beaucoup d’entre eux disparaissent, certains sont vendus plusieurs
fois, torturés, mutilés, ou tués.
Quelques
causes profondes de l’esclavage: Aujourd’hui comme hier, à la
racine de l’esclavage, il y a une conception de la personne
humaine qui admet la possibilité de la traiter comme un objet.
Quand le péché corrompt le cœur de l’homme, et l’éloigne de
son Créateur et de ses semblables, ces derniers ne sont plus perçus
comme des êtres d’égale dignité, comme frères et sœurs en
humanité, mais sont vus comme des objets. La personne humaine,
créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, par la force,
par la tromperie ou encore par la contrainte physique ou
psychologique, est privée de sa liberté, commercialisée, réduite
à être la propriété de quelqu’un, elle est traitée comme un
moyen et non comme une fin. A côté de cette
cause ontologique, refus de l’humanité dans l’autre, d’autres
causes concourent à expliquer les formes contemporaines
d’esclavage. Parmi elles, je pense surtout à la pauvreté, au
sous-développement et à l’exclusion, spécialement quand ils se
combinent avec le manque d’accès à l’éducation ou avec une
réalité caractérisée par de faibles, sinon inexistantes,
opportunités de travail. Fréquemment, les victimes de trafic et de
d’asservissement sont des personnes qui ont cherché une manière
de sortir d’une condition de pauvreté extrême, en croyant
souvent à de fausses promesses de travail, et qui au contraire sont
tombées entre les mains de réseaux criminels qui gèrent le trafic
d’êtres humains. Ces réseaux utilisent habilement les
technologies informatiques modernes pour appâter des jeunes, et des
très jeunes, partout dans le monde. De même, la corruption de ceux
qui sont prêts à tout pour s’enrichir doit être comptée parmi
les causes de l’esclavage. En effet, l’asservissement et le
trafic des personnes humaines requièrent une complicité qui
souvent passe par la corruption des intermédiaires, de certains
membres des forces de l’ordre ou d’autres acteurs de l’Etat ou
de diverses institutions, civiles et militaires. Cela arrive quand
au centre d’un système économique se trouve le dieu argent et
non l’homme, la personne humaine. Oui, au centre de tout système
social ou économique doit se trouver la personne, image de Dieu,
créée pour être le dominateur de l’univers. Quand la personne
est déplacée et qu’arrive le dieu argent se produit ce
renversement des valeurs. D’autres causes de l’esclavage sont
les conflits armés, les violences, la criminalité et le
terrorisme. De nombreuses personnes sont enlevées pour être
vendues, ou enrôlées comme combattantes, ou bien exploitées
sexuellement, tandis que d’autres sont contraintes à émigrer,
laissant tout ce qu’elles possèdent, terre, maison, propriétés,
ainsi que les membres de la famille. Ces dernières sont poussées à
chercher une alternative à ces conditions terribles, même au
risque de leur dignité et de leur survie, en risquant d’entrer
ainsi dans ce cercle vicieux qui en fait une proie de la misère, de
la corruption et de leurs pernicieuses conséquences.
Un
engagement commun pour vaincre l’esclavage: Souvent, en
observant le phénomène de la traite des personnes, du trafic
illégal des migrants et d’autres visages connus et inconnus de
l’esclavage, on a l’impression qu’il a lieu dans
l’indifférence générale. Si,
malheureusement, cela est vrai en grande partie, je voudrais
cependant rappeler l’immense travail silencieux que de nombreuses
congrégations religieuses, surtout féminines, réalisent depuis de
nombreuses années en faveur des victimes. Ces instituts œuvrent
dans des contextes difficiles, dominés parfois par la violence, en
cherchant à briser les chaînes invisibles qui lient les victimes à
leurs trafiquants et exploiteurs, des chaînes dont les mailles sont
faites de mécanismes psychologiques subtils qui rendent les
victimes dépendantes de leurs bourreaux par le chantage et la
menace, pour eux et leurs proches, mais aussi par des moyens
matériels, comme la confiscation des documents d’identité et la
violence physique. L’action des congrégations religieuses
s’articule principalement autour de trois actions: Le secours aux
victimes, leur réhabilitation du point de vue psychologique et de
la formation, et leur réintégration dans la société de
destination ou d’origine. Cet immense travail, qui demande
courage, patience et persévérance, mérite l’estime de toute
l’Église et de la société. Mais à lui seul, il ne peut
naturellement pas suffire pour mettre un terme au fléau de
l’exploitation de la personne humaine. Il faut aussi un triple
engagement, au niveau institutionnel, de la prévention, de la
protection des victimes et de l’action judiciaire à l’égard
des responsables. De plus, comme les organisations criminelles
utilisent des réseaux globaux pour atteindre leurs objectifs, de
même l’engagement pour vaincre ce phénomène requiert un effort
commun et tout autant global de la part des divers acteurs qui
composent la société.
Les
états devraient veiller à ce que leurs propres législations
nationales sur les migrations, sur le travail, sur les adoptions,
sur la délocalisation des entreprises et sur la commercialisation
des produits fabriqués grâce à l’exploitation du travail soient
réellement respectueuses de la dignité de la personne. Des lois
justes sont nécessaires, centrées sur la personne humaine, qui
défendent ses droits fondamentaux et les rétablissent s’ils sont
violés, en réhabilitant la victime et en assurant sa sécurité,
ainsi que des mécanismes efficaces de contrôle de l’application
correcte de ces normes, qui ne laissent pas de place à la
corruption et à l’impunité. Il est aussi nécessaire que soit
reconnu le rôle de la femme dans la société, en œuvrant
également sur le plan culturel et de la communication pour obtenir
les résultats espérés. Les organisations intergouvernementales,
conformément au principe de subsidiarité, sont appelées à
prendre des initiatives coordonnées pour combattre les réseaux
transnationaux du crime organisé qui gèrent la traite des
personnes humaines et le trafic illégal des migrants. Une
coopération à divers niveaux devient nécessaire, qui inclue les
institutions nationales et internationales, ainsi que les
organisations de la société civile et le monde de l’entreprise.
Les entreprises, en effet, ont le devoir de garantir à leurs
employés des conditions de travail dignes et des salaires
convenables, mais aussi de veiller à ce que des formes
d’asservissement ou de trafic de personnes humaines n’aient pas
lieu dans les chaînes de distribution. La responsabilité sociale
de l’entreprise est accompagnée par la responsabilité sociale du
consommateur. En effet, chaque personne devrait avoir conscience
qu’acheter est non seulement un acte économique mais toujours
aussi un acte moral. Les organisations de la société civile, de
leur côté, ont le devoir de sensibiliser et de stimuler les
consciences sur les pas nécessaires pour contrecarrer et éliminer
la culture de l’asservissement.
Ces
dernières années, le Saint-Siège, en entendant le cri des
victimes du trafic et la voix des congrégations religieuses qui les
accompagnent vers la libération, a multiplié les appels à la
communauté internationale afin que les différents acteurs unissent
leurs efforts et coopèrent pour mettre un terme à ce fléau. De
plus, certaines rencontres ont été organisées dans le but de
donner une visibilité au phénomène de la traite des personnes et
de faciliter la collaboration entre divers acteurs, dont des experts
du monde académique et des organisations internationales, des
forces de l’ordre de différents pays de provenance, de transit et
de destination des migrants, et des représentants des groupes
ecclésiaux engagés en faveur des victimes. Je souhaite que cet
engagement continue et se renforce dans les prochaines années.
Globaliser
la fraternité, non l’esclavage ni l’indifférence:
Dans son œuvre d’annonce de la vérité de l’amour du Christ
dans la société, l’Eglise s’engage constamment dans les
actions de caractère caritatif à partir de la vérité sur
l’homme. Elle a la tâche de montrer à tous le chemin vers la
conversion, qui amène à changer le regard sur le prochain, à
reconnaître dans l’autre, quel qu’il soit, un frère et une
sœur en humanité, à en reconnaître la dignité intrinsèque dans
la vérité et dans la liberté, comme nous l’illustre l’histoire
de Joséphine Bakhita, la sainte originaire du Darfour (Soudan),
enlevée par des trafiquants d’esclaves et vendue à des maîtres
terribles dès l’âge de neuf ans, et devenue ensuite, à travers
de douloureux événements, libre fille de Dieu par la foi vécue
dans la consécration religieuse et dans le service des autres,
spécialement des petits et des faibles. Cette sainte, qui a vécu
entre le XIX et le XX siècle, est aujourd’hui un témoin et un
modèle d’espérance pour les nombreuses victimes de l’esclavage,
et elle peut soutenir les efforts de tous ceux qui se consacrent à
la lutte contre cette plaie dans le corps de l’humanité
contemporaine, une plaie dans la chair du Christ. Dans cette
perspective, je désire inviter chacun, dans son rôle et dans ses
responsabilités particulières, à faire des gestes de fraternité
à l’égard de ceux qui sont tenus en état d’asservissement.
Demandons-nous comment, en tant que communauté ou comme individus,
nous nous sentons interpelés quand, dans le quotidien, nous
rencontrons ou avons affaire à des personnes qui pourraient être
victimes du trafic d’êtres humains, ou quand nous devons choisir
d’acheter des produits qui peuvent, en toute vraisemblance, avoir
été fabriqués par l’exploitation d’autres personnes. Certains
d’entre nous, par indifférence ou parce qu’assaillis par les
préoccupations quotidiennes, ou pour des raisons économiques,
ferment les yeux. D’autres, au contraire, choisissent de faire
quelque chose de positif, de s’engager dans les associations de la
société civile ou d’effectuer de petits gestes quotidiens comme
un bonjour ou un sourire, qui ne nous coûtent rien mais qui peuvent
donner l’espérance, ouvrir des voies, changer la vie d’une
personne qui vit dans l’invisibilité, et aussi changer notre vie
par la confrontation à cette réalité.
Nous
devons reconnaître que nous sommes en face d’un phénomène
mondial qui dépasse les compétences d’une seule communauté ou
nation. Pour le combattre, il faut une mobilisation de dimensions
comparables à celles du phénomène lui-même. Pour cette raison, je
lance un appel pressant à tous les hommes et à toutes les femmes de
bonne volonté, et à tous ceux qui, de près ou de loin, y compris
aux plus hauts niveaux des institutions, sont témoins du fléau de
l’esclavage contemporain, à ne pas se rendre complices de ce mal,
à ne pas détourner le regard face aux souffrances de leurs frères
et sœurs en humanité, privés de la liberté et de la dignité,
mais à avoir le courage de toucher la chair souffrante du Christ,
qui se rend visible à travers les innombrables visages de ceux que
lui-même appelle ces plus petits de mes frères. Nous savons que
Dieu demandera à chacun de nous: Qu’as-tu fait de ton frère? La
mondialisation de l’indifférence, qui aujourd’hui pèse sur les
vies de beaucoup de sœurs et de frères, requiert que nous nous
fassions tous les artisans d’une mondialisation de la solidarité
et de la fraternité, qui puisse leur redonner l’espérance et leur
faire reprendre avec courage le chemin à travers les problèmes de
notre temps et les perspectives nouvelles qu’il apporte et que Dieu
met entre nos mains.
Thème de la VII Rencontre mondiale des familles
Cité
du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a écrit à
Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la
famille, lui communiquant le thème choisi pour la prochaine
Rencontre mondiale des familles (Philadelphia, USA, 22 - 27 septembre
2015): "L'amour est notre mission, une famille pleinement
vivante": "Aujourd'hui comme hier, la mission de la famille
chrétienne est d'annoncer au monde l'amour de Dieu contenu dans le
sacrement du mariage. C'est sur cela que naît et grandit tout
famille mettant l'amour au coeur l'amour, qu'elle alimente son
dynamisme et sa spiritualité. Comme le disait déjà saint Irénée,
une famille qui vit sa vocation et sa mission rend gloire à Dieu...
On ne peut qualifier de conservatrice ou de progressiste une famille,
avec des critères idéologiques car la famille est famille un point
c'est tout. Ses valeurs et ses vertus sont la force d'un noyau
familial qui ne peut être mis en discussion... En revoyant son style
de vie, il faut éviter de la soumettre aux mentalités mondaines que
sont l'individualisme, le consumérisme et l'hédonisme. Elle doit
suivre la voie traditionnelle afin de vivre et de proposer la
grandeur mais aussi la beauté du mariage et la joie d'être
famille". En vue du Synode des évêques d'octobre 2015,
"j'invite à aller de l'avant dans l'annonce de l'Evangile du
mariage et de la famille et la recherche de propositions pastorales
adaptées au contexte social. Ces enjeux nous encouragent à diffuser
l'amour fidèle et ouvert à la vie, à la communion et à la
miséricorde, au partage et à la solidarité... Laissons nous guider
par la Parole sur laquelle est fondée l'édifice sacré de la
famille, Eglise domestique et famille de Dieu".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican 10 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
L'Abbé
Eduardo Vieira dos Santos, Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Paulo
(Brésil). L'Evêque élu, né en 1965 à Bom Sucesso (Brésil) et
ordonné prêtre en 2000, était jusqu'ici Chancelier de ce même
diocèse. Licencié en droit canonique, il a été curé de
paroisses, Vice Recteur du séminaire diocésain.
L'Abbé
Devair Araújo da Fonseca, Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Paulo
(Brésil). L'Evêque élu, né en 1968 à Franca (Brésil) et ordonné
prêtre en 1998, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Joseph de
Orlândia. Licencié en théologie, il a été curé de paroisse,
recteur et professeur de séminaire, Secrétaire de l'organisation
des séminaires et instituts d'enseignement au Brésil.
mardi 9 décembre 2014
Décès du Cardinal Mejía
Cité
du Vatican, 9 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un
télégramme de condoléances au frère du Cardinal Jorge María
Mejía (Argentine), Archiviste et Bibliothécaire émérite, décédé
à Rome (91 ans). Evoquant la carrière du défunt, il souligne son
service ecclésial en Argentine et en Amérique latine, puis à Rome
dans des postes de la Curie, il parle de la longue amitié qui les
liait. Il salue aussi tout particulièrement un pasteur consacré à
l'évangélisation.
Il est temps d'opposer à la logique de la peur, l'éthique de la responsabilité
Cité
du Vatican, 9 décembre 2014
(VIS). Au cours de la conférence sur l'impact humanitaire des armes
nucléaires à Vienne (Autriche, 8-9 décembre), a été fait lecture
du message que le Pape François a adressé à M.Sebastian Kurz,
ministre fédéral pour l'Europe, l'intégration et les affaires
étrangères d'Autriche. "Les conséquences humanitaires des
armes nucléaires sont prévisibles et planétaires. Alors qu'on se
concentre souvent sur le potentiel des armes nucléaires pour les
tueries de masse, on devrait prêter une plus grande attention sur
les souffrances non nécessaires causées par leur usage. Les codes
militaires et le droit international, entre autres, ont depuis
longtemps condamné les personnes infligeant des souffrances non
nécessaires. Si de telles souffrances sont condamnées au cours
d'une guerre conventionnelle, elles devraient encore plus l'être en
cas de conflit nucléaire. Il y a parmi nous des victimes de ces
armes. Ceux-ci nous mettent en garde de ne pas commettre les mêmes
erreurs irréparables qui ont dévasté populations et création".
"La
dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque
assurée ne peuvent être la base d'une éthique de fraternité et de
coexistence pacifique entre les peuples et les Etats... Il est venu
le temps d'opposer à la logique de la peur l'éthique de la
responsabilité, de façon à promouvoir un climat de confiance et de
dialogue sincère. Dépenser en armes nucléaires dilapide la
richesse des nations. Donner priorité à de telles dépenses est une
erreur et un gaspillage de ressources qui pourraient être investies
dans des domaines de développement humain intégral, l'éducation,
la santé, la lutte contre l'extrême pauvreté. Quand de telles
ressources sont dilapidées, les pauvres et les faibles qui vivent en
marge de la société en paient le prix".
"Le
désir de paix, de sécurité et de stabilité est un des désir les
plus profonds du cœur humain puisque celui-ci est enraciné dans le
Créateur qui rend tous les peuples membres de la famille humaine.
Cette aspiration ne peut jamais être satisfaite par les seuls moyens
militaires, et encore moins par la possession d'armes nucléaires et
d'autres armes de destruction de masse... La paix doit être
construite sur la justice, sur le développement socio-économique,
sur la liberté, sur le respect des droits de l'homme fondamentaux,
sur la participation de tous aux affaires publiques et sur la
confiance entre les peuples. Le Pape Paul VI résumait tout cela dans
son encyclique Populorum Progressio: Le développement est le nouveau
nom de la paix. Il est de notre responsabilité d'agir concrètement
en faveur de la paix et la sécurité, en restant cependant toujours
attentifs à la limite constituée par les démarches à court terme
face aux problèmes de sécurité nationale et internationale".
"Dans
le cadre de cette conférence, je désire encourager un dialogue
sincère et ouvert entre les parties au sein de chaque Etat qui
possède des armes nucléaires, entre les Etats qui ont l'arme
nucléaire, et entre ceux-ci et les Etats qui en sont dépourvus. Un
tel dialogue doit impliquer les organisations internationales, les
communautés religieuses et la société civile. Celui-ci doit être
orienté vers le bien commun et non vers la protection d'intérêts
particuliers. Un monde sans arme nucléaire est un objectif partagé
par toutes les nations, dont se sont fait porte-paroles les leaders
mondiaux, et constitue l'aspiration de millions d'hommes et de
femmes. L'avenir et la survie de la famille humaine se base sur le
fait d'aller au-delà de tels objectifs et de s'assurer que celui-ci
devienne réalité".
Publication des Lineamenta du prochain synode sur la famille
Cité
du Vatican, 9 décembre 2014
(VIS). Le Secrétariat général du Synode des évêques a publié
aujourd'hui un communiqué sur la publication des Lineamenta de la
XIV assemblée générale ordinaire qui aura lieu du 4 au 25 octobre
2015 (La vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans
le monde contemporain): "Les Lineamenta, c'est à dire le
premier document de cette assemblée, comme indiqué par le Pape
François dans son discours de clôture de la III assemblée générale
extraordinaire, le 18 octobre 2014, sont essentiellement constitués
de la Relatio Synodi rédigée par l'assemblée. Cependant, pour
faciliter la réception du document synodal et l'approfondissement
des thèmes traités, la Relatio est accompagnée d'une série de
questions qui aideront à poursuivre le chemin synodal et à préparer
l'Instrumentum Laboris de la prochaine assemblée ordinaire. Le
document, dont l'original en langue italienne est publié
aujourd'hui, sera envoyé aux Conférences épiscopales, aux Synodes
des Eglises orientales catholiques sui juris, à l'Union des
Supérieurs religieux et aux dicastères de la Curie romaine. Ces
organismes ecclésiaux qui dans les prochains jours recevront le
document traduit dans les différentes langues d'usage plus commun,
se chargeront de vérifier la réception et l'approfondissement de la
Relatio Synodi, en impliquant les Eglises locales et institutions
académiques, organisations, associations laïques et autres
instances ecclésiales, en vue d'une large consultation sur la
famille selon l'orientation et l'esprit du processus synodal. Les
résultats de cette consultation devront être envoyés au
Secrétariat général du Synode des évêques avant le 15 avril
2015, pour pouvoir être étudiés et pris en compte dans la
préparation de l'Instrumentum Laboris qui devra être publié avant
l'été. Les Conférences épiscopales et les différentes instances
ecclésiales sont invitées à accompagner le chemin synodal par des
moments de prière et de célébration pour la famille et pour la
préparation de la prochaine assemblée, notamment à l'occasion de
la prochaine fête liturgique de la Sainte Famille, le 28 décembre.
Elles sont en outre invitées à utiliser la prière du Saint-Père
pour le Synode sur la famille.
Texte
disponible sur http://w2.vatican.va/content/francesco/fr
Présentation de la campagne: "Stop au harcèlement sur internet!"
Cité
du Vatican, 9 décembre 2014
(VIS). Ce matin en Salle de Presse, le Cardinal Peter Kodwo Appiah
Turkson, Président du Conseil pontifical Iustia et Pax, a présenté
la campagne internationale de mobilisation "Stop au harcèlement
sur internet!" dans le contexte du XXV anniversaire de la
Convention sur les droits de l'enfant. Ont aussi participé à la
conférence: L'Abbé Fortunato Di Noto, président de l'association
Meter, Olivier Duval, président du BICE (Bureau international
catholique de l'enfance), Lætitia Chanut, victime de
cyberharcèlement et témoin de la campagne, et Flaminia Giovanelli,
Sous-secrétaire du Conseil pontifical. Cette présentation a
souligné que le harcèlement sur internet est une nouvelle forme de
violence qui doit être prise en compte et s'est posée la question
du temps passé sur internet au détriment des relations familiales.
Il faut se demander si la connexion continue dans laquelle vivent les
adolescents et les jeunes, dont tout le monde se plaint, n'a pas
justement pour origine de ne pas avoir perdu et de ne pas perdre de
temps avec eux c'est-à-dire de ne pas avoir pris et de ne pas
prendre le temps de les écouter. De nombreuses études sociologiques
portent sur les risques que comporte le développement galopant des
technologies de l'information et demandent à ce que les parents se
fassent médiateurs à l'égard de l'expérience technologique des
enfants. D'autres enquêtes révèlent comment les réseaux sociaux
peuvent être des lieux de rencontre entre les parents et leurs
enfants. On constate ainsi, par exemple, que là où les relations
familiales sont positives, les réseaux sociaux permettent plus
facilement une cohésion inter et intra-générationnelle, et là où
les relations familiales sont rares ou conflictuelles, les réseaux
sociaux favorisent plutôt des parcours individualistes mais aussi
remplacent les vraies relations. De plus, dans le monde globalisé
dans lequel nous vivons, on trouve de plus en plus souvent des
familles dont les membres sont éloignés, et on s'aperçoit que les
réseaux sociaux deviennent un véhicule important d'information et
de maintien des relations familiales. Mais il faut que cette
connexion soit accompagnée d'une vraie rencontre. Nous ne pouvons
pas vivre seuls, fermés sur nous-mêmes. Face à ces situations,
l'Eglise a un rôle à jouer et doit profiter des possibilités
qu'offre internet pour évangéliser et apporter une aide
spirituelle, et doit s'engager au niveau pastoral dans la formation
des familles. Ainsi, le Cardinal Turkson a souligné que le
Saint-Siège, par la ratification des traités sur les droits des
enfants, exprime sa préoccupation constante pour le bien-être des
enfants et des familles, espérant que ces accords puissent garantir
la protection des droits et des intérêts des enfants, que Jean-Paul
II définissaient comme un trésor précieux donné à chaque
génération comme un défi à sa sagesse et son humanité".
Soyez des messagers de la consolation du Seigneur
Cité
du Vatican, 7 décembre 2014 (VIS). Dimanche midi, avant de réciter
l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre, le Saint-Père
a évoqué la deuxième étape du temps de l'Avent, "un temps
incroyable qui réveille en nous l'attente du retour du Christ et la
mémoire de sa venue historique". C'est l'invitation du Seigneur
exprimée par le prophète Isaïe à diffuser parmi le peuple le
message d'espérance que le Seigneur nous console, et qu'il faut
faire de la place à la consolation qui vient du Seigneur. Mais "nous
ne pouvons être des messagers de la consolation de Dieu, si nous ne
faisons pas d'abord l'expérience de la joie d'être consolés et
aimés par lui. C'est notamment le cas lorsque nous écoutons sa
Parole, l'Evangile, que nous devons porter sur nous... lorsque nous
restons en prière silencieuse en sa présence, lorsque nous le
rencontrons dans l'eucharistie ou dans le sacrement du pardon".
Puis le Pape a évoqué tous ceux qui sont opprimés par la
souffrance, les injustices et les abus, ainsi que ceux qui sont
esclaves de l'argent, du pouvoir, du succès, de la mondanité. "Les
pauvres! Ils ont de fausses consolations, et non la vraie consolation
du Seigneur! Nous sommes tous appelés à consoler nos frères, à
témoigner que seul Dieu peut éliminer les causes des drames
existentiels et spirituels". Avant de conclure, il a invité les
fidèles à se laisser consoler par le Seigneur et à confier à la
Vierge Marie, "chemin que Dieu lui-même s'est préparé pour
venir au monde", l'attente du salut et de la paix de tous les
hommes et femmes de notre temps.
Le Pape allume le sapin de Noël de Gubbio
Cité
du Vatican, 8 décembre 2014
(VIS). A Gubbio, la ville italienne où saint François a apprivoisé
un loup, est allumé chaque année le sapin le plus grand du monde.
Situé sur la pente du mont Ingino, il est composé de 250 points
lumineux de couleur verte traçant une silhouette de plus de 650
mètres de hauteur. A l'intérieur brillent 300 lumières de
différentes couleurs, et à la cime se trouve une étoile de mille
mètres carrés formée de 200 lumières blanches. Dimanche 7, à la
tombée de la nuit, le Saint-Père depuis le Vatican a allumé le
sapin par un dispositif électronique et a envoyé un salut aux
personnes présentes: "Je vous souhaite un saint et joyeux Noël!
En allumant le sapin de Noël, nous voulons que la lumière du Christ
soit en nous. Un Noël sans lumière n'est pas Noël. Que la lumière
soit dans les âmes et dans les cœurs. Qu'il y ait le pardon des
autres, qu'il n'y ait pas d'inimitiés, de ténèbres... Qu'il y ait
la lumière de Jésus, si belle. Je vous le souhaite à tous, au
moment d'allumer ce sapin de Noël. Merci de votre cadeau si beau.
Moi aussi je vous adresse mes vœux les plus chaleureux, de paix et
de bonheur. Si vous avez quelque obscurité dans votre âme, demandez
pardon au Seigneur. Ce Noël est une belle occasion pour laver son
âme. N'ayez pas peur, le prêtre est miséricordieux, il pardonne
tout au nom de Dieu parce que Dieu pardonne tout. Que la lumière
soit dans vos cœurs, dans vos familles, dans vos villes. Maintenant
avec ce vœu, allumons les lumières et que Dieu Tout-puissant vous
bénisse, Père, Fils et Esprit Saint. Joyeux Noël et priez pour
moi!
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