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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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vendredi 12 décembre 2014

Audience au Patriarche syro-catholique d'Antioche


Cité du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). Ce matin, le Pape François a reçu SB Ignace Youssif III Youna, Patriarche syro-catholique d'Antioche, venu à la tête d'un délégation d'évêques et de fidèles, auxquels il a demandé de saluer pour lui les communautés éparpillées de par le monde, et d'encourager celles de l'Irak et de Syrie qui vivent un moment de grande éprouve". Rappelant que les crises régionales provoquent des exils de fidèles vers la Diaspora. "Cela constitue un défi: rester fidèles aux origines, et puis s'insérer dans des contextes culturels différents où oeuvrer au bien commun. Cet exil vers des pays plus sûrs appauvrit la présence chrétienne au proche et moyen Orient, le pays des prophètes et des premiers prédicateurs de l'Evangile, de tant de martyrs et de saints, foyer de l'érémitisme et du monachisme. Tout ceci fait réfléchir...et montre le besoin de trouver des pasteurs zélés et des fidèles courageux, capables de témoigner de l'Evangile vis à vis de personnes d'origine et de religion différente. Nombreux sont ceux qui ont fui pour échapper à l'inhumain, laissant d'entières populations sans secours... La liturgie est au service de la Parole...qui devrait relancer la dévotion. Cela réclame un grand approfondissement de la tradition et beaucoup de discernement, d'autant que l'assemblée des fidèles est sensible au don de la Parole et de l'Eucharistie... En rentrant chez vous, soyez revigorés par la communion vécue sur les tombeaux de apôtres Pierre et Paul... Je vous encourage a poursuivre votre engagement pastoral...au service de votre vénérable Eglise. Je salue affectueusement tous ceux qui vous accompagnent...et vous recommande d'apporter à vos frères l'expression de ma solidarité et de ma priére". 

Message au Sommet des Nobel de la paix


Cité du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). Le Pape François a fait parvenir un message aux participants au XIV Sommet des Nobel de la paix (Rome 12 - 14 décembre), lu par le Cardinal Peter Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitita et Pax: "Heureux d'avoir appris que ce sommet se tiendrait à Rome, le Saint-Père en salue les participants: "Chacun de nous désire une vie pleine et pleinement insérée dans un élan de fraternité et de communion avec les autres. Il les félicite de promouvoir la paix et la fraternité entre les peuples, et de rechercher des solutions aux conflits en cours. Ce sommet honorera la mémoire du Président Mandela, à laquelle est liée la lutte non violente et un travail de réconciliation qui continuent d'inspirer le monde. Le Pape prie afin que tous les participants soient encouragés à redoubler d'efforts". 

Réunion du Conseil cardinalice


Cité du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). La septième réunion du Conseil des neuf Cardinaux s'est achevée hier soir (9 - 11 décembre). Ses membres ont fait le point sur l'avancement du projet de réforme de la Curie Romaine, la réorganisation en cours des organes économiques du Saint-Siège et la composition de la Commission pour la protection de l'enfance. A part mercredi matin, le Pape a pris part à toutes les séances. Il a été question de la réorganisation des Conseils pontificaux pour les laïcs, la famille, Iustitia et Pax et Cor Unum. Mais aucune décision n'a cependant été prise. Le Directeur de la Salle de Presse a confirmé que, de toute façon, la réforme prendra du temps. La Commission pour la protection de l'enfance, qui dispose de huit membres et d'un secrétaire, sera numériquement renforcé jusqu'à dix-huit composants. Les candidatures sont ne cours d'examen et la prochaine réunion de l'organisme est fixée aux 6, 7 et 8 février prochain, ce qui permet de penser qu'il sera au complet et opérationnel. Par ailleurs, le Vice Coordinateur du Conseil pour l'économie, M.Joseph Zahra, s'est félicité de la méthode de travail et de collaboration avec le Conseil cardinalice pour la réforme de la Curie Romaine. Ce dernier se réunira à nouveau les 9, 10 et 11 février 2015, juste avant une Réunion plénière du Collège cardinalice et le Consistoire pour la création de nouveaux Cardinaux.

Audiences


Cité du Vatican, 12 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Mgr.José Rodríguez Carballo, Secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

Mgr.André Dupuy, Nonce apostolique aux Pays-Bas, Représentant permanent près l'OIAC.

Une Délégation de l'Armée du salut.


M.Carl A.Anderson, Chevalier Suprême des Chevaliers de Colomb.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 12 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Vicente Jiménez Zamora, Archevêque métropolitain de Saragosse (superficie 13.308, population 931.734, catholiques 887.734, prêtres 601, religieux 1.837), en Espagne. Il était jusqu'ici Evêque de Santander (Espagne).

Le P.Adelio Pasqualotto, CSI, Vicaire apostolique de Napo (superficie 24.600, population 102.760, catholiques 85.226, prêtres 26, religieux 65), en Equateur. L'Evêque élu, né en 1950 à Novoledo di Villaverla (Italie), a prononcé ses voeux religieux en 1973 et a été ordonné prêtre en 1978. Il était jusqu'ici Pro Vicaire apostolique de San Miguel de Sucumbios (Equateur). Missionnaire, il a été curé de paroisses, Vicaire provincial de son ordre pour le Mexique.


Le P.Pietro Bovati, SJ (Italie), Secrétaire de Commission biblique pontificale.  

jeudi 11 décembre 2014

Un consistoire cardinalice en février


Cité du Vatican, 11 décembre 2014 (VIS). En début d'après-midi, à l'occasion d'un point de presse consacré aux travaux du Conseil des neuf Cardinaux (10 et 11 décembre), le Directeur de la Salle de Presse a annoncé qu'un consistoire pour la création de cardinaux a été fixé aux 14 et 15 février prochain. Il fera suite à deux autres importants rendez-vous: Une réunion du Conseil cardinalice pour la réforme de la Curie Romaine (9 - 11 février 2015) et une Réunion plénière du Collège cardinalice (12 - 13 février), au cours de laquelle seront abordés les grandes questions de réorganisation du Saint-Siège.  

Changements climatiques et solidarité


Cité du Vatican, 11 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a adressé un message au Ministre péruvien de l'environnement, qui préside à Lima la XX Conférence des Nations-Unies sur le climat (1 - 12 décembre), dans lequel il encourage les participants dans leurs débats sur un sujet "qui a une incidence sur l'humanité entière, et tout particulièrement sur les pauvres et les jeunes. Il s'agit d'une grande responsabilité, également morale... Les changements climatiques font sentir leurs effets dans de nombreux pays, surtout côtiers et insulaires du Pacifique. Ceux-ci soulignent l'incurie et l'inaction alors que les délais se réduisent pour trouver des solutions. Or ces solutions ne peuvent se trouver qu'ensemble et dans la concorde... Une lutte efficace contre le réchauffement ne peut être conduite que collectivement, après avoir surmonté les intérêts particuliers et écarté le poids des pressions politiques et économiques... Il faut donc en passer par une culture de la solidarité et du dialogue, qui soit en mesure de prouver l'absolue nécessité de protéger la planète et l'humanité". Les travaux de cette conférence doivent "se fonder sur la justice, l'équité et le respect".

Congrès européen de pastorale des jeunes


Cité du Vatican, 11 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a écrit au Cardinal Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs, à l'occasion du IV Congrès européen de pastorale des jeunes, organisé en collaboration avec les Conseil des Conférences épiscopales d'Europe. Le thème, Une Eglise jeune et témoin de la joie de l'Evangile, s'inscrit dans le sillage des précédents depuis les années 1990: Je vous invite d'abord, écrit-il, "à prendre conscience en avançant et en débattant de ce que Jésus marche à vos côtés... La pastorale de la jeunesse est une action précieuse pour l'Eglise, et les jeunes en ont besoin. Ils ont besoin de l'appui d'adultes et de compagnons mûrs dans la foi...qui les aide à trouver la voie du Christ... C'est une pastorale du cheminement, de l'accompagnement personnel dans un contexte complexe et parfois délicat" car il faut savoir "comprendre les interrogations des jeunes et, à partir d'eux, engager un dialogue sérieux afin de faire entrer le Christ dans leur vie, établir un rapport personnel avec lui et avec leurs semblables... C'est pourquoi je vous demande de ne pas cesser d'annoncer l'Evangile, par la parole et l'exemple de vie. L'Europe a besoin de le redécouvrir! Voyez les jeunes européens avec les yeux du Christ, qui permet de reconnaître les problèmes comme les ferments d'amour et d'espérance dans un continent qui a donné tant de saints et de saintes à l'Eglise... Si nous semons, c'est Dieu qui fait germer... Semez donc la Parole dans le vaste champ de la jeunesse européenne, témoignez des raisons de l'espérance que vous portez. Vous aiderez les jeunes à comprendre que la foi ne s'oppose pas à la raison, et ainsi en ferez-vous des agent d'évangélisation parmi les leurs... La pastorale des jeunes doit leur proposer aussi un discernement vocationnel, de manière à les préparer sur la voie conjugale et familiale, sacerdotale, religieuse ou consacrée, au service du Royaume".

Audiences


Cité du Vatican,11 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin Mme.Alicía Castro, Ambassadeur d'Argentine en Grande-Bretagne.

Hier, mercredi 10 décembre, il avait reçu Mme.Christine Lagarde, Directeur Général du Fonds monétaire international.


mercredi 10 décembre 2014

Le Pape entame un nouveau cycle consacré à la famille


Cité du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). Durant l'audience générale tenue place St.Pierre, le Pape a entamé un nouveau cycle catéchistique sur la famille, qui prend place entre les deux assemblées synodales consacrées à cette question si importante. Durant le dernier synode, a-t-il précisé, la presse a pu travailler grâce à la Salle de Presse, même si elle a rapporté les faits comme une chronique sportive ou politique, parlant d'équipes opposées, de conservateurs et de progressistes, de pour et de contre. Je voudrais donc vous raconter cette assemblée. J'avais demandé aux pères synodaux de parler sans crainte et d'écouter avec humilité, de dire ce qu'ils estimaient nécessaire au débat sans censure... Les travaux se fondaient sur un document fruit de consultations effectuées dans toute l'Eglise... Aucune des interventions n'a mis en discussion les vérités fondamentales du sacrement, comme l'indissolubilité, l'unité, la fidélité et l'ouverture à la vie". Expliquant ensuite la procédure entre congrégations générales et groupes linguistiques de travail, le Saint-Père a rappelé que le résultat de tous les échanges a été immédiatement publié à la conclusion du synode. Il a servi à rédiger les message que les pères ont adressé aux fidèles. Tout s'est déroulé en présence du Pape, garantie de liberté, de confiance et d'orthodoxie, qui a fournit une lecture synthétique de l'expérience synodale. Maintenant, le rapport final passe aux conférences épiscopales qui le discuteront en vue de l'assemblée ordinaire d'octobre 2015. Mais en conclusion, le Pape a précisé que le Synode des évêques n'est pas un parlement mais "un espace protégé permettant à l'Esprit d'opérer. Il n'y a pas eu de combat entre factions, mais un lieu de travail où des évêques" oeuvrent pour le bien à venir de la famille, de l'Eglise et de la société. "Il faut que le travail se poursuive avec la prière, la réflexion et la discussion fraternelle afin de préparer la prochaine assemblée. Confions le Synode à la protection de Marie. Qu'elle nous aide à suivre la volonté de Dieu et à prendre des décisions pastorales utiles aux familles".  

Présentation du Message pour la XLVIII Journée mondiale de la paix


Cité du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse, le Cardinal Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax, Mgr.Mario Toso, SDB, Secrétaire, M.Vittorio V.Alberti, Official du dicastère, et Soeur Gabriella Bottani, missionnaire engagée dans la lutte contre la traite des êtres humains, ont présenté le message du Pape François pour la prochaine Journée mondiale de la paix (1 janvier 2015). Le thème, a expliqué le Cardinal, ne se limite pas aux sources de la paix mais touche aux moyens inter-personnels de la réaliser. C'est donc un encouragement à transformer en relations sociales la dépendance et l'esclavage, le déni d'humanité envers autrui ou de fraternité entre tous les humains. "Pour les chrétiens, il s'agit d'un parcours de conversion portant à voir en l'autre non un ennemi à combattre ni un être inférieur à exploiter mais un frère à aimer et à libérer de ses chaînes. Rappelant l'épître de Paul à Philémon, le Pape montre que dans le projet de Dieu pour l'humanité il n'y a pas de place à l'esclavage des l'autre. Car Dieu appelle tous ses fils à rénover leurs rapports dans le respect, étant tous à son image et jouissant de la dignité due à toute personne, certaine que la Bonne Nouvelle est en mesure de rénover l'homme là où le péché abonde.... Malgré tant d'efforts déployés, l'esclavage moderne est un fléau partout présent, y compris dans le tourisme. Ce crime le lèse humanité se cache derrière de solides habitudes... Il sa cache derrière des portes closes ou en pleine rue, dans les usines et les bureaux, en ville et dans les campagnes...et il ne cesse de s'aggraver... L'exploitation et l'esclavage sont des signes de rupture de la fraternité et de rejet de la communion... En cette année consacrée à la famille...on ne doit pas accepter qu'elle devienne un lieu de trahison de la vie et de manipulation... Il faut une mobilisation mondiale...au niveau des familles, des écoles et des paroisses, de toutes les institutions publiques et privées...de manière à éliminer cette plaie. Annonçant pour sa part la Bonne Nouvelle de la libération du péché, l'Eglise" propose de lutter y compris par le biais de gestes simples et quotidiens, qui manifestent l'attention et le respect de l'autre. C'est aussi témoigner de la transcendance, comme le fit sainte Josephine Bakhita, l'esclave soudanaise icône de la libération des fils de Dieu. "Il nous faut oeuvrer ensemble et lutter jusqu'à ce que la dernière victime de l'esclavage soit libérée. Personne ne se sauve sans les autres, sans l'humanité et sans la création. Comme le dit Paul, il faut attendre avec impatience la révélation du Fils de Dieu et espérer en celui qui libère de l'esclavage de la corruption, afin d'entrer libres dans la gloire" du Père.  

Message pour la Journée mondiale de la paix 2015


Cité du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). "Non plus esclaves, mais frères", tel est le titre choisi par le Pape François pour le message pour la Journée mondiale de la paix 2015 (qui sera célébrée le 1 janvier prochain). En voici la version française intégrale:

"Au début d’une nouvelle année, que nous accueillons comme une grâce et un don de Dieu à l’humanité, je désire adresser à chaque homme et femme, ainsi qu’à chaque peuple et à chaque nation du monde, aux chefs d’état et de gouvernement ainsi qu’aux responsables des diverses religions, mes vœux fervents de paix, que j’accompagne de ma prière afin que cessent les guerres, les conflits et les nombreuses souffrances provoqués soit par la main de l’homme soit par de vieilles et nouvelles épidémies comme par les effets dévastateurs des calamités naturelles. Je prie de manière particulière pour que, répondant à notre vocation commune de collaborer avec Dieu et avec tous les hommes de bonne volonté pour la promotion de la concorde et de la paix dans le monde, nous sachions résister à la tentation de nous comporter de manière indigne de notre humanité. Dans le message pour le 1 janvier dernier, j’avais observé qu’au désir d’une vie pleine appartient une soif irrépressible de fraternité, qui pousse vers la communion avec les autres, en qui nous ne trouvons pas des ennemis ou des concurrents, mais des frères à accueillir et à embrasser. L’homme étant un être relationnel, destiné à se réaliser dans le contexte de rapports interpersonnels inspirés par la justice et la charité, il est fondamental pour son développement que soient reconnues et respectées sa dignité, sa liberté et son autonomie. Malheureusement, le fléau toujours plus répandu de l’exploitation de l’homme par l’homme blesse gravement la vie de communion et la vocation à tisser des relations interpersonnelles empreintes de respect, de justice et de charité. Cet abominable phénomène, qui conduit à piétiner la dignité et les droits fondamentaux de l’autre et à en anéantir la liberté et la dignité, prend de multiples formes sur lesquelles je désire réfléchir brièvement, afin que, à la lumière de la Parole de Dieu, nous puissions considérer tous les hommes non plus esclaves, mais frères.

A l’écoute du projet de Dieu sur l’humanité: Le thème que j’ai choisi pour le présent message rappelle l'épître de Paul à Philémon, dans laquelle l’apôtre demande à son collaborateur d’accueillir Onésime, autrefois esclave de Philémon et maintenant devenu chrétien, et donc, selon Paul, digne d’être considéré comme un frère. Ainsi, l’apôtre des gentils écrit: Il t’a été retiré pour un temps qu’afin de t’être rendu pour l’éternité, non plus comme un esclave, mais bien mieux qu’un esclave, comme un frère très cher. Onésime est devenu frère de Philémon en devenant chrétien. Ainsi la conversion au Christ, le début d’une vie de disciple dans le Christ, constitue une nouvelle naissance qui régénère la fraternité comme lien fondateur de la vie familiale et fondement de la vie sociale. Quand, dans le Livre de la Genèse, nous lisons que Dieu créa l’homme homme et femme et les bénit, afin qu’ils grandissent et se multiplient, il fit d’Adam et d’Eve des parents qui, en accomplissant la bénédiction de Dieu d’être féconds et de se multiplier, ont généré la première fraternité, celle de Caïn et Abel. Caïn et Abel sont frères, parce qu’ils viennent du même sein, et donc ils ont la même origine, la même nature et la même dignité que leurs parents, créés à l’image et à la ressemblance de Dieu. Mais la fraternité exprime aussi la multiplicité et la différence qui existent entre les frères, bien que liés par la naissance et ayant la même nature et la même dignité. En tant que frères et sœurs, toutes les personnes sont donc par nature en relation avec les autres, dont elles se différencient mais avec lesquelles elles partagent la même origine, la même nature et la même dignité. C’est en raison de cela que la fraternité constitue le réseau de relations fondamentales pour la construction de la famille humaine créée par Dieu. Malheureusement, entre la première création racontée dans le livre de la Genèse et la nouvelle naissance dans le Christ, qui rend les croyants frères et sœurs du premier né d’une multitude de frères, il y a la réalité négative du péché qui, à plusieurs reprises, rompt la fraternité issue de la création et déforme continuellement la beauté et la noblesse du fait d’être frères et sœurs de la même famille humaine. Non seulement Caïn ne supporte pas son frère Abel, mais il le tue par envie en commettant le premier fratricide. Le meurtre d’Abel par Caïn atteste tragiquement le rejet radical de la vocation à être frères. Leur histoire met en évidence la tâche difficile à laquelle tous les hommes sont appelés, de vivre unis, en prenant soin l’un de l’autre. Pareillement, dans l’histoire de la famille de Noé et de ses fils, c’est l’impiété de Cham à l’égard de son père Noé qui pousse celui-ci à maudire le fils irrévérencieux et à bénir les autres, ceux qui l’avaient honoré, en créant ainsi une inégalité entre frères nés du même sein. Dans le récit des origines de la famille humaine, le péché d’éloignement de Dieu, de la figure du père et du frère devient une expression du refus de la communion et se traduit par la culture de l’asservissement, avec les conséquences que cela implique et qui se prolongent de génération en génération: refus de l’autre, maltraitance des personnes, violation de la dignité et des droits fondamentaux, institutionnalisation d’inégalités. D’où la nécessité d’une continuelle conversion à l’Alliance, accomplie par l’oblation du Christ sur la croix, confiants que là où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé par Jésus Christ Notre Seigneur. Lui, le Fils aimé, est venu révéler l’amour du Père pour l’humanité. Quiconque écoute l’Evangile et répond à l’appel à la conversion devient pour Jésus frère, sœur et mère, et par conséquent fils adoptif de son Père.

On ne devient cependant pas chrétien, fils du Père et frères dans le Christ, par une disposition divine autoritaire, sans l’exercice de la liberté personnelle, c’est à dire sans se convertir librement au Christ. Le fait d’être fils de Dieu suit l’impératif de la conversion: Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit. Tous ceux qui ont répondu, par la foi et dans la vie, à cette prédication de Pierre sont entrés dans la fraternité de la première communauté chrétienne: Juifs et grecs, esclaves et hommes libres, dont la diversité d’origine et de condition sociale ne diminue pas la dignité propre à chacun ni n’exclut personne de l’appartenance au peuple de Dieu. La communauté chrétienne est donc le lieu de la communion vécue dans l’amour entre les frères. Tout cela démontre que la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, par qui Dieu fait toutes choses nouvelles, est aussi capable de racheter les relations entre les hommes, y compris celle entre un esclave et son maître, en mettant en lumière ce que tous deux ont en commun la filiation adoptive et le lien de fraternité dans le Christ. Jésus lui-même a dit à ses disciples: Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, mais je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.

Les multiples visages de l’esclavage hier et aujourd’hui: Depuis les temps immémoriaux, les diverses sociétés humaines connaissent le phénomène de l’asservissement de l’homme par l’homme. Il y a eu des époques dans l’histoire de l’humanité où l’institution de l’esclavage était généralement acceptée et régulée par le droit. Ce dernier établissait qui naissait libre et qui, au contraire, naissait esclave, et également dans quelles conditions la personne, née libre, pouvait perdre sa liberté ou la reconquérir. En d’autre termes, le droit lui-même admettait que certaines personnes pouvaient ou devaient être considérées comme la propriété d’une autre personne, laquelle pouvait en disposer librement. L’esclave pouvait être vendu et acheté, cédé et acquis comme s’il était une marchandise. Aujourd’hui, suite à une évolution positive de la conscience de l’humanité, l’esclavage, crime de lèse humanité, a été formellement aboli dans le monde. Le droit de chaque personne à ne pas être tenue en état d’esclavage ou de servitude a été reconnu dans le droit international comme norme contraignante. Et pourtant, bien que la communauté internationale ait adopté de nombreux accords en vue de mettre un terme à l’esclavage sous toutes ses formes, et mis en marche diverses stratégies pour combattre ce phénomène, aujourd’hui encore des millions de personnes, enfants, hommes et femmes de tout âge, sont privées de liberté et contraintes à vivre dans des conditions assimilables à celles de l’esclavage. Je pense aux nombreux travailleurs et travailleuses, même mineurs, asservis dans les divers secteurs, au niveau formel et informel, du travail domestique au travail agricole, de l’industrie manufacturière au secteur minier, tant dans les pays où la législation du travail n’est pas conforme aux normes et aux standards minimaux internationaux que, même illégalement, dans les pays où la législation protège le travailleur. Je pense aussi aux conditions de vie de nombreux migrants qui, dans leur dramatique parcours, souffrent de la faim, sont privés de liberté, dépouillés de leurs biens ou abusés physiquement et sexuellement. Je pense à ceux d’entre eux qui, arrivés à destination après un voyage dans des conditions physiques très dures et dominé par la peur et l’insécurité, sont détenus dans des conditions souvent inhumaines. Je pense à ceux d’entre eux que les diverses circonstances sociales, politiques et économiques poussent à vivre dans la clandestinité, et à ceux qui, pour rester dans la légalité, acceptent de vivre et de travailler dans des conditions indignes, spécialement quand les législations nationales créent ou permettent une dépendance structurelle du travailleur migrant par rapport à l’employeur, en conditionnant, par exemple, la légalité du séjour au contrat de travail Oui, je pense au travail esclave. Je pense aux personnes contraintes de se prostituer, parmi lesquelles beaucoup sont mineures, et aux esclaves sexuels, aux femmes forcées de se marier, à celles vendues en vue du mariage ou à celles transmises par succession à un membre de la famille à la mort du mari sans qu’elles aient le droit de donner ou de ne pas donner leur propre consentement. Je ne peux pas ne pas penser à tous ceux qui, mineurs ou adultes, font l’objet de trafic et de commerce pour le prélèvement d’organes, pour être enrôlés comme soldats, pour faire la mendicité, pour des activités illégales comme la production ou la vente de stupéfiants, ou pour des formes masquées d’adoption internationale. Je pense enfin à tous ceux qui sont enlevés et tenus en captivité par des groupes terroristes, asservis à leurs fins comme combattants ou, surtout en ce qui concerne les jeunes filles et les femmes, comme esclaves sexuelles. Beaucoup d’entre eux disparaissent, certains sont vendus plusieurs fois, torturés, mutilés, ou tués.

Quelques causes profondes de l’esclavage: Aujourd’hui comme hier, à la racine de l’esclavage, il y a une conception de la personne humaine qui admet la possibilité de la traiter comme un objet. Quand le péché corrompt le cœur de l’homme, et l’éloigne de son Créateur et de ses semblables, ces derniers ne sont plus perçus comme des êtres d’égale dignité, comme frères et sœurs en humanité, mais sont vus comme des objets. La personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, par la force, par la tromperie ou encore par la contrainte physique ou psychologique, est privée de sa liberté, commercialisée, réduite à être la propriété de quelqu’un, elle est traitée comme un moyen et non comme une fin. A côté de cette cause ontologique, refus de l’humanité dans l’autre, d’autres causes concourent à expliquer les formes contemporaines d’esclavage. Parmi elles, je pense surtout à la pauvreté, au sous-développement et à l’exclusion, spécialement quand ils se combinent avec le manque d’accès à l’éducation ou avec une réalité caractérisée par de faibles, sinon inexistantes, opportunités de travail. Fréquemment, les victimes de trafic et de d’asservissement sont des personnes qui ont cherché une manière de sortir d’une condition de pauvreté extrême, en croyant souvent à de fausses promesses de travail, et qui au contraire sont tombées entre les mains de réseaux criminels qui gèrent le trafic d’êtres humains. Ces réseaux utilisent habilement les technologies informatiques modernes pour appâter des jeunes, et des très jeunes, partout dans le monde. De même, la corruption de ceux qui sont prêts à tout pour s’enrichir doit être comptée parmi les causes de l’esclavage. En effet, l’asservissement et le trafic des personnes humaines requièrent une complicité qui souvent passe par la corruption des intermédiaires, de certains membres des forces de l’ordre ou d’autres acteurs de l’Etat ou de diverses institutions, civiles et militaires. Cela arrive quand au centre d’un système économique se trouve le dieu argent et non l’homme, la personne humaine. Oui, au centre de tout système social ou économique doit se trouver la personne, image de Dieu, créée pour être le dominateur de l’univers. Quand la personne est déplacée et qu’arrive le dieu argent se produit ce renversement des valeurs. D’autres causes de l’esclavage sont les conflits armés, les violences, la criminalité et le terrorisme. De nombreuses personnes sont enlevées pour être vendues, ou enrôlées comme combattantes, ou bien exploitées sexuellement, tandis que d’autres sont contraintes à émigrer, laissant tout ce qu’elles possèdent, terre, maison, propriétés, ainsi que les membres de la famille. Ces dernières sont poussées à chercher une alternative à ces conditions terribles, même au risque de leur dignité et de leur survie, en risquant d’entrer ainsi dans ce cercle vicieux qui en fait une proie de la misère, de la corruption et de leurs pernicieuses conséquences.

Un engagement commun pour vaincre l’esclavage: Souvent, en observant le phénomène de la traite des personnes, du trafic illégal des migrants et d’autres visages connus et inconnus de l’esclavage, on a l’impression qu’il a lieu dans l’indifférence générale. Si, malheureusement, cela est vrai en grande partie, je voudrais cependant rappeler l’immense travail silencieux que de nombreuses congrégations religieuses, surtout féminines, réalisent depuis de nombreuses années en faveur des victimes. Ces instituts œuvrent dans des contextes difficiles, dominés parfois par la violence, en cherchant à briser les chaînes invisibles qui lient les victimes à leurs trafiquants et exploiteurs, des chaînes dont les mailles sont faites de mécanismes psychologiques subtils qui rendent les victimes dépendantes de leurs bourreaux par le chantage et la menace, pour eux et leurs proches, mais aussi par des moyens matériels, comme la confiscation des documents d’identité et la violence physique. L’action des congrégations religieuses s’articule principalement autour de trois actions: Le secours aux victimes, leur réhabilitation du point de vue psychologique et de la formation, et leur réintégration dans la société de destination ou d’origine. Cet immense travail, qui demande courage, patience et persévérance, mérite l’estime de toute l’Église et de la société. Mais à lui seul, il ne peut naturellement pas suffire pour mettre un terme au fléau de l’exploitation de la personne humaine. Il faut aussi un triple engagement, au niveau institutionnel, de la prévention, de la protection des victimes et de l’action judiciaire à l’égard des responsables. De plus, comme les organisations criminelles utilisent des réseaux globaux pour atteindre leurs objectifs, de même l’engagement pour vaincre ce phénomène requiert un effort commun et tout autant global de la part des divers acteurs qui composent la société.

Les états devraient veiller à ce que leurs propres législations nationales sur les migrations, sur le travail, sur les adoptions, sur la délocalisation des entreprises et sur la commercialisation des produits fabriqués grâce à l’exploitation du travail soient réellement respectueuses de la dignité de la personne. Des lois justes sont nécessaires, centrées sur la personne humaine, qui défendent ses droits fondamentaux et les rétablissent s’ils sont violés, en réhabilitant la victime et en assurant sa sécurité, ainsi que des mécanismes efficaces de contrôle de l’application correcte de ces normes, qui ne laissent pas de place à la corruption et à l’impunité. Il est aussi nécessaire que soit reconnu le rôle de la femme dans la société, en œuvrant également sur le plan culturel et de la communication pour obtenir les résultats espérés. Les organisations intergouvernementales, conformément au principe de subsidiarité, sont appelées à prendre des initiatives coordonnées pour combattre les réseaux transnationaux du crime organisé qui gèrent la traite des personnes humaines et le trafic illégal des migrants. Une coopération à divers niveaux devient nécessaire, qui inclue les institutions nationales et internationales, ainsi que les organisations de la société civile et le monde de l’entreprise. Les entreprises, en effet, ont le devoir de garantir à leurs employés des conditions de travail dignes et des salaires convenables, mais aussi de veiller à ce que des formes d’asservissement ou de trafic de personnes humaines n’aient pas lieu dans les chaînes de distribution. La responsabilité sociale de l’entreprise est accompagnée par la responsabilité sociale du consommateur. En effet, chaque personne devrait avoir conscience qu’acheter est non seulement un acte économique mais toujours aussi un acte moral. Les organisations de la société civile, de leur côté, ont le devoir de sensibiliser et de stimuler les consciences sur les pas nécessaires pour contrecarrer et éliminer la culture de l’asservissement.

Ces dernières années, le Saint-Siège, en entendant le cri des victimes du trafic et la voix des congrégations religieuses qui les accompagnent vers la libération, a multiplié les appels à la communauté internationale afin que les différents acteurs unissent leurs efforts et coopèrent pour mettre un terme à ce fléau. De plus, certaines rencontres ont été organisées dans le but de donner une visibilité au phénomène de la traite des personnes et de faciliter la collaboration entre divers acteurs, dont des experts du monde académique et des organisations internationales, des forces de l’ordre de différents pays de provenance, de transit et de destination des migrants, et des représentants des groupes ecclésiaux engagés en faveur des victimes. Je souhaite que cet engagement continue et se renforce dans les prochaines années.

Globaliser la fraternité, non l’esclavage ni l’indifférence: Dans son œuvre d’annonce de la vérité de l’amour du Christ dans la société, l’Eglise s’engage constamment dans les actions de caractère caritatif à partir de la vérité sur l’homme. Elle a la tâche de montrer à tous le chemin vers la conversion, qui amène à changer le regard sur le prochain, à reconnaître dans l’autre, quel qu’il soit, un frère et une sœur en humanité, à en reconnaître la dignité intrinsèque dans la vérité et dans la liberté, comme nous l’illustre l’histoire de Joséphine Bakhita, la sainte originaire du Darfour (Soudan), enlevée par des trafiquants d’esclaves et vendue à des maîtres terribles dès l’âge de neuf ans, et devenue ensuite, à travers de douloureux événements, libre fille de Dieu par la foi vécue dans la consécration religieuse et dans le service des autres, spécialement des petits et des faibles. Cette sainte, qui a vécu entre le XIX et le XX siècle, est aujourd’hui un témoin et un modèle d’espérance pour les nombreuses victimes de l’esclavage, et elle peut soutenir les efforts de tous ceux qui se consacrent à la lutte contre cette plaie dans le corps de l’humanité contemporaine, une plaie dans la chair du Christ. Dans cette perspective, je désire inviter chacun, dans son rôle et dans ses responsabilités particulières, à faire des gestes de fraternité à l’égard de ceux qui sont tenus en état d’asservissement. Demandons-nous comment, en tant que communauté ou comme individus, nous nous sentons interpelés quand, dans le quotidien, nous rencontrons ou avons affaire à des personnes qui pourraient être victimes du trafic d’êtres humains, ou quand nous devons choisir d’acheter des produits qui peuvent, en toute vraisemblance, avoir été fabriqués par l’exploitation d’autres personnes. Certains d’entre nous, par indifférence ou parce qu’assaillis par les préoccupations quotidiennes, ou pour des raisons économiques, ferment les yeux. D’autres, au contraire, choisissent de faire quelque chose de positif, de s’engager dans les associations de la société civile ou d’effectuer de petits gestes quotidiens comme un bonjour ou un sourire, qui ne nous coûtent rien mais qui peuvent donner l’espérance, ouvrir des voies, changer la vie d’une personne qui vit dans l’invisibilité, et aussi changer notre vie par la confrontation à cette réalité.


Nous devons reconnaître que nous sommes en face d’un phénomène mondial qui dépasse les compétences d’une seule communauté ou nation. Pour le combattre, il faut une mobilisation de dimensions comparables à celles du phénomène lui-même. Pour cette raison, je lance un appel pressant à tous les hommes et à toutes les femmes de bonne volonté, et à tous ceux qui, de près ou de loin, y compris aux plus hauts niveaux des institutions, sont témoins du fléau de l’esclavage contemporain, à ne pas se rendre complices de ce mal, à ne pas détourner le regard face aux souffrances de leurs frères et sœurs en humanité, privés de la liberté et de la dignité, mais à avoir le courage de toucher la chair souffrante du Christ, qui se rend visible à travers les innombrables visages de ceux que lui-même appelle ces plus petits de mes frères. Nous savons que Dieu demandera à chacun de nous: Qu’as-tu fait de ton frère? La mondialisation de l’indifférence, qui aujourd’hui pèse sur les vies de beaucoup de sœurs et de frères, requiert que nous nous fassions tous les artisans d’une mondialisation de la solidarité et de la fraternité, qui puisse leur redonner l’espérance et leur faire reprendre avec courage le chemin à travers les problèmes de notre temps et les perspectives nouvelles qu’il apporte et que Dieu met entre nos mains.

Thème de la VII Rencontre mondiale des familles


Cité du Vatican, 10 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a écrit à Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille, lui communiquant le thème choisi pour la prochaine Rencontre mondiale des familles (Philadelphia, USA, 22 - 27 septembre 2015): "L'amour est notre mission, une famille pleinement vivante": "Aujourd'hui comme hier, la mission de la famille chrétienne est d'annoncer au monde l'amour de Dieu contenu dans le sacrement du mariage. C'est sur cela que naît et grandit tout famille mettant l'amour au coeur l'amour, qu'elle alimente son dynamisme et sa spiritualité. Comme le disait déjà saint Irénée, une famille qui vit sa vocation et sa mission rend gloire à Dieu... On ne peut qualifier de conservatrice ou de progressiste une famille, avec des critères idéologiques car la famille est famille un point c'est tout. Ses valeurs et ses vertus sont la force d'un noyau familial qui ne peut être mis en discussion... En revoyant son style de vie, il faut éviter de la soumettre aux mentalités mondaines que sont l'individualisme, le consumérisme et l'hédonisme. Elle doit suivre la voie traditionnelle afin de vivre et de proposer la grandeur mais aussi la beauté du mariage et la joie d'être famille". En vue du Synode des évêques d'octobre 2015, "j'invite à aller de l'avant dans l'annonce de l'Evangile du mariage et de la famille et la recherche de propositions pastorales adaptées au contexte social. Ces enjeux nous encouragent à diffuser l'amour fidèle et ouvert à la vie, à la communion et à la miséricorde, au partage et à la solidarité... Laissons nous guider par la Parole sur laquelle est fondée l'édifice sacré de la famille, Eglise domestique et famille de Dieu". 

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican 10 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Eduardo Vieira dos Santos, Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Paulo (Brésil). L'Evêque élu, né en 1965 à Bom Sucesso (Brésil) et ordonné prêtre en 2000, était jusqu'ici Chancelier de ce même diocèse. Licencié en droit canonique, il a été curé de paroisses, Vice Recteur du séminaire diocésain.

L'Abbé Devair Araújo da Fonseca, Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Paulo (Brésil). L'Evêque élu, né en 1968 à Franca (Brésil) et ordonné prêtre en 1998, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Joseph de Orlândia. Licencié en théologie, il a été curé de paroisse, recteur et professeur de séminaire, Secrétaire de l'organisation des séminaires et instituts d'enseignement au Brésil.


mardi 9 décembre 2014

Décès du Cardinal Mejía


Cité du Vatican, 9 décembre 2014 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances au frère du Cardinal Jorge María Mejía (Argentine), Archiviste et Bibliothécaire émérite, décédé à Rome (91 ans). Evoquant la carrière du défunt, il souligne son service ecclésial en Argentine et en Amérique latine, puis à Rome dans des postes de la Curie, il parle de la longue amitié qui les liait. Il salue aussi tout particulièrement un pasteur consacré à l'évangélisation.


Il est temps d'opposer à la logique de la peur, l'éthique de la responsabilité


Cité du Vatican, 9 décembre 2014 (VIS). Au cours de la conférence sur l'impact humanitaire des armes nucléaires à Vienne (Autriche, 8-9 décembre), a été fait lecture du message que le Pape François a adressé à M.Sebastian Kurz, ministre fédéral pour l'Europe, l'intégration et les affaires étrangères d'Autriche. "Les conséquences humanitaires des armes nucléaires sont prévisibles et planétaires. Alors qu'on se concentre souvent sur le potentiel des armes nucléaires pour les tueries de masse, on devrait prêter une plus grande attention sur les souffrances non nécessaires causées par leur usage. Les codes militaires et le droit international, entre autres, ont depuis longtemps condamné les personnes infligeant des souffrances non nécessaires. Si de telles souffrances sont condamnées au cours d'une guerre conventionnelle, elles devraient encore plus l'être en cas de conflit nucléaire. Il y a parmi nous des victimes de ces armes. Ceux-ci nous mettent en garde de ne pas commettre les mêmes erreurs irréparables qui ont dévasté populations et création".

"La dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque assurée ne peuvent être la base d'une éthique de fraternité et de coexistence pacifique entre les peuples et les Etats... Il est venu le temps d'opposer à la logique de la peur l'éthique de la responsabilité, de façon à promouvoir un climat de confiance et de dialogue sincère. Dépenser en armes nucléaires dilapide la richesse des nations. Donner priorité à de telles dépenses est une erreur et un gaspillage de ressources qui pourraient être investies dans des domaines de développement humain intégral, l'éducation, la santé, la lutte contre l'extrême pauvreté. Quand de telles ressources sont dilapidées, les pauvres et les faibles qui vivent en marge de la société en paient le prix".

"Le désir de paix, de sécurité et de stabilité est un des désir les plus profonds du cœur humain puisque celui-ci est enraciné dans le Créateur qui rend tous les peuples membres de la famille humaine. Cette aspiration ne peut jamais être satisfaite par les seuls moyens militaires, et encore moins par la possession d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction de masse... La paix doit être construite sur la justice, sur le développement socio-économique, sur la liberté, sur le respect des droits de l'homme fondamentaux, sur la participation de tous aux affaires publiques et sur la confiance entre les peuples. Le Pape Paul VI résumait tout cela dans son encyclique Populorum Progressio: Le développement est le nouveau nom de la paix. Il est de notre responsabilité d'agir concrètement en faveur de la paix et la sécurité, en restant cependant toujours attentifs à la limite constituée par les démarches à court terme face aux problèmes de sécurité nationale et internationale".


"Dans le cadre de cette conférence, je désire encourager un dialogue sincère et ouvert entre les parties au sein de chaque Etat qui possède des armes nucléaires, entre les Etats qui ont l'arme nucléaire, et entre ceux-ci et les Etats qui en sont dépourvus. Un tel dialogue doit impliquer les organisations internationales, les communautés religieuses et la société civile. Celui-ci doit être orienté vers le bien commun et non vers la protection d'intérêts particuliers. Un monde sans arme nucléaire est un objectif partagé par toutes les nations, dont se sont fait porte-paroles les leaders mondiaux, et constitue l'aspiration de millions d'hommes et de femmes. L'avenir et la survie de la famille humaine se base sur le fait d'aller au-delà de tels objectifs et de s'assurer que celui-ci devienne réalité".

Publication des Lineamenta du prochain synode sur la famille


Cité du Vatican, 9 décembre 2014 (VIS). Le Secrétariat général du Synode des évêques a publié aujourd'hui un communiqué sur la publication des Lineamenta de la XIV assemblée générale ordinaire qui aura lieu du 4 au 25 octobre 2015 (La vocation et la mission de la famille dans l'Eglise et dans le monde contemporain): "Les Lineamenta, c'est à dire le premier document de cette assemblée, comme indiqué par le Pape François dans son discours de clôture de la III assemblée générale extraordinaire, le 18 octobre 2014, sont essentiellement constitués de la Relatio Synodi rédigée par l'assemblée. Cependant, pour faciliter la réception du document synodal et l'approfondissement des thèmes traités, la Relatio est accompagnée d'une série de questions qui aideront à poursuivre le chemin synodal et à préparer l'Instrumentum Laboris de la prochaine assemblée ordinaire. Le document, dont l'original en langue italienne est publié aujourd'hui, sera envoyé aux Conférences épiscopales, aux Synodes des Eglises orientales catholiques sui juris, à l'Union des Supérieurs religieux et aux dicastères de la Curie romaine. Ces organismes ecclésiaux qui dans les prochains jours recevront le document traduit dans les différentes langues d'usage plus commun, se chargeront de vérifier la réception et l'approfondissement de la Relatio Synodi, en impliquant les Eglises locales et institutions académiques, organisations, associations laïques et autres instances ecclésiales, en vue d'une large consultation sur la famille selon l'orientation et l'esprit du processus synodal. Les résultats de cette consultation devront être envoyés au Secrétariat général du Synode des évêques avant le 15 avril 2015, pour pouvoir être étudiés et pris en compte dans la préparation de l'Instrumentum Laboris qui devra être publié avant l'été. Les Conférences épiscopales et les différentes instances ecclésiales sont invitées à accompagner le chemin synodal par des moments de prière et de célébration pour la famille et pour la préparation de la prochaine assemblée, notamment à l'occasion de la prochaine fête liturgique de la Sainte Famille, le 28 décembre. Elles sont en outre invitées à utiliser la prière du Saint-Père pour le Synode sur la famille.


Texte disponible sur http://w2.vatican.va/content/francesco/fr

Présentation de la campagne: "Stop au harcèlement sur internet!"


Cité du Vatican, 9 décembre 2014 (VIS). Ce matin en Salle de Presse, le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustia et Pax, a présenté la campagne internationale de mobilisation "Stop au harcèlement sur internet!" dans le contexte du XXV anniversaire de la Convention sur les droits de l'enfant. Ont aussi participé à la conférence: L'Abbé Fortunato Di Noto, président de l'association Meter, Olivier Duval, président du BICE (Bureau international catholique de l'enfance), Lætitia Chanut, victime de cyberharcèlement et témoin de la campagne, et Flaminia Giovanelli, Sous-secrétaire du Conseil pontifical. Cette présentation a souligné que le harcèlement sur internet est une nouvelle forme de violence qui doit être prise en compte et s'est posée la question du temps passé sur internet au détriment des relations familiales. Il faut se demander si la connexion continue dans laquelle vivent les adolescents et les jeunes, dont tout le monde se plaint, n'a pas justement pour origine de ne pas avoir perdu et de ne pas perdre de temps avec eux c'est-à-dire de ne pas avoir pris et de ne pas prendre le temps de les écouter. De nombreuses études sociologiques portent sur les risques que comporte le développement galopant des technologies de l'information et demandent à ce que les parents se fassent médiateurs à l'égard de l'expérience technologique des enfants. D'autres enquêtes révèlent comment les réseaux sociaux peuvent être des lieux de rencontre entre les parents et leurs enfants. On constate ainsi, par exemple, que là où les relations familiales sont positives, les réseaux sociaux permettent plus facilement une cohésion inter et intra-générationnelle, et là où les relations familiales sont rares ou conflictuelles, les réseaux sociaux favorisent plutôt des parcours individualistes mais aussi remplacent les vraies relations. De plus, dans le monde globalisé dans lequel nous vivons, on trouve de plus en plus souvent des familles dont les membres sont éloignés, et on s'aperçoit que les réseaux sociaux deviennent un véhicule important d'information et de maintien des relations familiales. Mais il faut que cette connexion soit accompagnée d'une vraie rencontre. Nous ne pouvons pas vivre seuls, fermés sur nous-mêmes. Face à ces situations, l'Eglise a un rôle à jouer et doit profiter des possibilités qu'offre internet pour évangéliser et apporter une aide spirituelle, et doit s'engager au niveau pastoral dans la formation des familles. Ainsi, le Cardinal Turkson a souligné que le Saint-Siège, par la ratification des traités sur les droits des enfants, exprime sa préoccupation constante pour le bien-être des enfants et des familles, espérant que ces accords puissent garantir la protection des droits et des intérêts des enfants, que Jean-Paul II définissaient comme un trésor précieux donné à chaque génération comme un défi à sa sagesse et son humanité".

Soyez des messagers de la consolation du Seigneur


Cité du Vatican, 7 décembre 2014 (VIS). Dimanche midi, avant de réciter l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre, le Saint-Père a évoqué la deuxième étape du temps de l'Avent, "un temps incroyable qui réveille en nous l'attente du retour du Christ et la mémoire de sa venue historique". C'est l'invitation du Seigneur exprimée par le prophète Isaïe à diffuser parmi le peuple le message d'espérance que le Seigneur nous console, et qu'il faut faire de la place à la consolation qui vient du Seigneur. Mais "nous ne pouvons être des messagers de la consolation de Dieu, si nous ne faisons pas d'abord l'expérience de la joie d'être consolés et aimés par lui. C'est notamment le cas lorsque nous écoutons sa Parole, l'Evangile, que nous devons porter sur nous... lorsque nous restons en prière silencieuse en sa présence, lorsque nous le rencontrons dans l'eucharistie ou dans le sacrement du pardon". Puis le Pape a évoqué tous ceux qui sont opprimés par la souffrance, les injustices et les abus, ainsi que ceux qui sont esclaves de l'argent, du pouvoir, du succès, de la mondanité. "Les pauvres! Ils ont de fausses consolations, et non la vraie consolation du Seigneur! Nous sommes tous appelés à consoler nos frères, à témoigner que seul Dieu peut éliminer les causes des drames existentiels et spirituels". Avant de conclure, il a invité les fidèles à se laisser consoler par le Seigneur et à confier à la Vierge Marie, "chemin que Dieu lui-même s'est préparé pour venir au monde", l'attente du salut et de la paix de tous les hommes et femmes de notre temps.

Le Pape allume le sapin de Noël de Gubbio


Cité du Vatican, 8 décembre 2014 (VIS). A Gubbio, la ville italienne où saint François a apprivoisé un loup, est allumé chaque année le sapin le plus grand du monde. Situé sur la pente du mont Ingino, il est composé de 250 points lumineux de couleur verte traçant une silhouette de plus de 650 mètres de hauteur. A l'intérieur brillent 300 lumières de différentes couleurs, et à la cime se trouve une étoile de mille mètres carrés formée de 200 lumières blanches. Dimanche 7, à la tombée de la nuit, le Saint-Père depuis le Vatican a allumé le sapin par un dispositif électronique et a envoyé un salut aux personnes présentes: "Je vous souhaite un saint et joyeux Noël! En allumant le sapin de Noël, nous voulons que la lumière du Christ soit en nous. Un Noël sans lumière n'est pas Noël. Que la lumière soit dans les âmes et dans les cœurs. Qu'il y ait le pardon des autres, qu'il n'y ait pas d'inimitiés, de ténèbres... Qu'il y ait la lumière de Jésus, si belle. Je vous le souhaite à tous, au moment d'allumer ce sapin de Noël. Merci de votre cadeau si beau. Moi aussi je vous adresse mes vœux les plus chaleureux, de paix et de bonheur. Si vous avez quelque obscurité dans votre âme, demandez pardon au Seigneur. Ce Noël est une belle occasion pour laver son âme. N'ayez pas peur, le prêtre est miséricordieux, il pardonne tout au nom de Dieu parce que Dieu pardonne tout. Que la lumière soit dans vos cœurs, dans vos familles, dans vos villes. Maintenant avec ce vœu, allumons les lumières et que Dieu Tout-puissant vous bénisse, Père, Fils et Esprit Saint. Joyeux Noël et priez pour moi!
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