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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 22 juin 2015

Economie, développement et justice


Cité du Vatican, 20 juin (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin 450 membres de la Fédération italienne de l'Orde du mérite et du travail, qui honore entrepreneurs contribuant à l'emploi et à la promotion des produits nationaux: Votre action, a-t-il dit à ses hôtes, "est plus que jamais importante alors qu'à la suite de la crise économico-financière on connaît une forte stagnation voire une récession, dans un contexte social déjà marqué par les inégalités et le chômage. Le chômage des jeunes en particulier est une plaie qui les prive de leur place dans le monde économique, lui même privé de nouvelles forces vives. Le marché du travail devrait être prêt à intégrer les jeunes formés et désireux de travailler. Or au contraire le message est aujourd'hui qu'on a pas besoin d'eux. C'est le révélateur d'une grave dysfonction qu'on ne peut simplement attribuer au contexte économique. Or le bien de tous qui est la base de la vie sociale ne saurait être atteint par une croissance des bénéfices et de la production... L'enseignement social de l'Eglise fait référence constamment à la position centrale de la personne dans le développement. Tant que des hommes et des femmes seront inactifs ou marginalisés, le bien commun ne sera pas véritablement établi... Le travail, qui a une valeur sociale, est en mesure d'impliquer les personnes, de les responsabiliser afin qu'elles entreprennent". Si les nouvelles générations sont impliquées, "la société repart et offre des perspectives et des opportunités, et plus largement la confiance dans l'avenir". Le travail a une dimension sociale et éthique. "C'est seulement si elle est fondée sur la justice et le respect des lois que l'économie concourt au progrès. Elle ne doit écarter personne et surtout s'écarter totalement de la corruption et des trafics, respecter aussi l'environnement. Comme l'enseigne la Bible, pratiquer la justice n'est pas simplement s'abstenir de l'injustice ou respecter les lois. Est vraiment juste celui qui...agit en conscience pour le bien de tous, y compris des pauvres et des faibles... Cela implique être prêts à trouver de nouvelles solutions" de justice sociale et économique pour toutes les composantes de la société. 

Méditation devant le Saint Suaire


Cité du Vatican, 21 juin (VIS). Après avoir rencontré le monde du travail, le Pape s'est rendu à la cathédrale de Turin, dans laquelle est conservé le Saint Suaire qui, comme l'a dit le Président de la Commission diocésaine, "est un tissu, mais plus encore une image qui nous parle de Jésus" quelles que soient les réponses de la science. Paul VI avait souligné que le "visage du Christ qui y figure semble tellement vrai, tellement humain et divin à la fois, ce qu'aucune autre représentation" connue ne rend. A son tour en 1988 Jean-Paul II a affirmé que c'est "une image de la souffrance humaine, de cette expérience qui d'une manière ou d'une autre traverse la vie de chacun de nous". Après avoir médité devant le reliquaire, le Saint-Père est allé se recueillir sur la tombe du bienheureux Giorgio Frassati (1901 - 1925), avant de gagner Piazza Vittorio où il a célébré une grand-messe. A l'homélie, il a évoqué l'amour du Seigneur, qui ne déçoit jamais, qui ne fait jamais défaut: "Il ne se lasse pas de vouloir notre bien, de nous supporter, de nous pardonner, de nous accompagner tout le long de notre vie selon la promesse faite aux apôtres d'être avec eux chaque jour jusqu'à la fin du monde. Il s'est fait homme par amour, il est mort et est ressuscité par amour, par amour il est sans cesse à notre côté... Il a offert sa vie pour chacun de nous et la fidélité de Jésus ne cesse pas non plus devant notre infidélité. Lui, il nous reste fidèle même lorsque nous fautons, et reste là pour nous pardonner. Il est le reflet du Père miséricordieux... Et puis l'amour de Dieu recrée toute chose... Reconnaître nos limites et nos faiblesses c'est ouvrir la porte au pardon de Jésus, ouvrir la porte à un amour qui nous renouvelle au plus profond... La salut s'ouvre à nous lorsque nous nous ouvrons à la vérité en reconnaissant nos erreurs, nos péchés... Mais l'amour de Dieu est aussi stable et sûr...comme en témoigne Jésus...lorsqu'il fait cesser la tempête... Les disciples sont pris de peur car ils craignent pour leur vie. Alors, commandant au vent et aux ondes, il les appelle au courage de la foi... En présence de l'homme qui perd confiance, le Seigneur offre le roc de son amour. Chacun peut s'y raccrocher pour trouver refuge et ne pas tomber... Alors demandons nous si nous sommes ou non montés sur ce rocher, comment nous vivons l'amour fidèle de Dieu à notre endroit. Nous risquons toujours d'oublier cet amour, de nous laisser paralyser par la peur de l'avenir, de chercher la sécurité dans des valeurs passagères, dans un style de vie replié et excluant l'autre... Puisse l'Esprit nous aider à prendre conscience de cet amour solide, qui nous fortifie dans les plus petites choses...et nous rend capables de ne pas nous renfermer face à la première difficulté... Comme sur le lac de Galilée...Jésus est aujourd'hui celui qui vainc le mal et disperse le désespoir. Cette paix...il l'offre aussi à nos frères et soeurs fuyant la guerre et les persécutions à la recherche de la liberté".     

Le Pape s'adresse aux Salésiens


Cité du Vatican, 21 juin 2015 (VIS). L'après-midi du Saint-Père a commencé par une halte à l'église Ste.Thérèse où, en 1907, se sont mariés ses grands-parents paternels et où fut baptisé son père l'année suivante. A la veille du Synode consacré à la famille, il a tenu ainsi à souligner la valeur de cette institution. Il a d'ailleurs prié pour les familles et pour l'a prochaine assemblée synodale. Ensuite, comme prévu, il s'est rendu pour une visite privée au sanctuaire de la Consolata, la basilique la plus populaire de Turin, consacrée à la Vierge Consolatrice, protectrice de la ville, invoquée notamment lors du siège de 1706 et de la peste en 1835. Le Pape a prié devant l'autel de la Vierge à l'Enfant avant de gagner la basilique de Marie Auxiliatrice pour célébrer avec les Salésiens et les Filles de Marie Auxiliatrice le bicentenaire de la naissance de l'apôtre des jeunes, saint Jean Bosco. Sur l'esplanade en face de la basilique, des milliers de jeunes appartenant aux oratoires salésiens du monde entier attendaient le Pape. A son arrivée, le Saint-Père, accompagné de l'Archevêque de Turin, Mgr.Cesare Nosiglia, a laissé un bouquet de fleurs à l'autel majeur de la basilique, inauguré en 1868 sur volonté de saint Jean Bosco, et a remis au Recteur majeur des Salésiens, le P.Angel Fernandez Artime, le discours qu'il avait préparé et dont nous reproduisons de larges extraits, improvisant quelques mots pour les personnes présentes.

"Je remercie le Seigneur d'avoir donné à son Eglise ce saint qui, avec tant d'autres saints et saintes de cette région, sont un honneur et une bénédiction pour l'Eglise et la société de Turin et du Piémont, de l'Italie et du monde entier, en particulier en raison du soin porté aux jeunes pauvres et marginaux... On peut dire beaucoup de Don Bosco. Mais aujourd'hui, je voudrais souligner seulement trois caractéristiques: la confiance en la divine providence, la vocation à être prêtre des jeunes notamment les plus pauvres, le service loyal et actif à l'Eglise notamment à la personne du Successeur de Pierre... Don Bosco a accompli sa mission sacerdotale jusqu'au dernier souffle, soutenu par une indestructible foi en Dieu et en son amour, pour laquelle il a fait de grandes choses. Ce rapport de confiance avec le Seigneur est aussi la substance de la vie consacrée, afin que le service à l'Evangile et aux frères ne soit pas un emprisonnement de nos vues, des réalités de ce monde qui passent, mais un dépassement continu de nous-mêmes, en nous ancrant aux réalités terrestres et en nous laissant sombrer dans le Seigneur, notre force et notre espérance. Ce sera aussi notre fécondité. L'autre aspect important de la vie de Don Bosco est le service aux jeunes. Il l'accomplit avec fermeté et constance, entre obstacles et fatigues, avec la sensibilité d'un cœur généreux... Le charisme de Don Bosco nous conduit à être des éducateurs des jeunes mettant en action cette pédagogie de la foi qui se résume ainsi: évangéliser en éduquant et éduquer en évangélisant. Evangéliser les jeunes, éduquer à temps plein les jeunes, en commençant par les plus fragiles et abandonnés, proposant un style éducatif fait de raison, de religion et d'affection, universellement apprécié comme système préventif... Je vous encourage à poursuivre avec générosité et confiance les multiples activités en faveur des nouvelles générations: oratoires, centres de jeunes, instituts professionnels, écoles et collèges. Mais sans oublier ceux que Don Bosco appelait les jeunes de la rue, ceux qui ont tant besoin d'espérance, d'être formés à la joie de la vie chrétienne".


"Don Bosco a toujours été docile et fidèle à l'Eglise et au Pape, en suivant les suggestions et les indications pastorales. Aujourd'hui l'Eglise s'adresse à vous, fils et filles spirituels de ce grand saint, et de façon concrète vous invite à sortir, à aller toujours et encore trouver les jeunes là où ils vivent, dans les périphéries des métropoles, dans les zones de danger physique et moral, dans les milieux sociaux où manquent tant de choses matérielles, mais surtout où manquent l'amour, la compréhension, la tendresse, l'espérance. Aller vers eux avec la paternité débordante de Don Bosco. L'oratoire de Don Bosco est né de la rencontre avec les jeunes de la rue et pendant un certain temps, il a été itinérant parmi les quartiers de Turin. Puissiez-vous annoncer à tous la miséricorde de Jésus, vous faisant oratoire en tous lieux, notamment les plus inaccessibles, en mettant au cœur le style oratorien de Don Bosco et visant des objectifs apostoliques toujours plus larges. De la solide racine qu'il a planté il y a deux cent ans dans la terre de l'Eglise et de la société, tant de rameaux ont poussé. Ainsi trente institutions religieuses vivent le charisme pour partager la mission de porter l'Evangile jusqu'aux périphéries. Le Seigneur a aussi béni ce service suscitant parmi vous, au long de ces deux siècles, un grand nombre de personnes que l'Eglise a proclamées saints et bienheureux. Je vous encourage à poursuivre sur cette route, imitant la foi de ceux qui vous ont précédés".

Vivre concrètement l'amour évangélique


Cité du Vatican, 21 juin 2015 (VIS). "Je ne pouvais venir à Turin sans m'arrêter dans cette maison: la petite maison de la Divine providence, fondée il y a presque deux siècles par saint Joseph Benoît Cottolengo. Inspiré par l'amour miséricordieux de Dieu le Père et entièrement confiant en sa providence, il a accueilli des personnes pauvres, abandonnées et malades qui ne pouvaient pas être accueillies dans les hôpitaux de l’époque". C'est ainsi que s'est adressé le Saint-Père aux malades et handicapés qui l'attendaient à l'église du Cottolengo où il s'est rendu après sa rencontre avec les Salésiens. Après avoir béni et salué personnellement chacune des personnes présentes, le Pape a prononcé un bref discours dans lequel il a rappelé que "l'exclusion des pauvres et la difficulté pour les indigents de recevoir l'assistance et les soins nécessaires, est une situation qui malheureusement existe encore. De grands progrès ont été faits dans la médecine et dans l'assistance sociale, mais une culture du déchet s'est aussi répandue comme conséquence d'une crise anthropologique qui ne met plus l'homme au centre, mais la consommation et les intérêts économiques... Parmi les victimes de cette culture du déchet, je voudrais rappeler ici en particulier les personnes âgées...qui sont la mémoire et la sagesse des peuples. Leur longévité n'est pas toujours vue comme un don de Dieu, mais parfois comme un poids difficile à supporter, surtout quand la santé est fortement compromise. Cette mentalité ne fait pas de bien à la société, et il est de notre devoir de développer des anticorps contre cette façon de considérer les personnes âgées ou les personnes handicapées, comme s'il n'y avait plus de vie digne d'être vécue. Cela est un péché, c'est un péché social grave. Avec quelle tendresse en revanche le Cottolengo a aimé ces personnes! Ici nous pouvons apprendre à avoir un autre regard sur la vie et sur la personne humaine!...Nous pouvons apprendre à vivre concrètement l'amour évangélique, pour que de nombreux pauvres et malades puissent trouver une maison, vivre comme dans une famille, se sentir membre de la communauté et non exclus ou supportés".


"Chers frères et sœurs malades, vous êtes des membres précieux de l'Eglise, vous êtes la chair du Christ crucifié que nous avons l'honneur de toucher et de servir avec amour. Avec la grâce de Jésus, vous pouvez être témoins et apôtres de la divine miséricorde qui sauve le monde. En regardant le Christ crucifié, plein d'amour pour nous, et aussi avec l'aide de ceux qui prennent soin de vous, puissiez vous trouver la force et la consolation de porter chaque jour votre croix. La raison d'être de cette petite maison n'est pas l'assistantialisme ou la philanthropie, mais l'Evangile...l'amour de prédilection de Jésus pour les plus fragiles et les plus faibles... C'est pourquoi une œuvre comme celle-là ne peut perdurer sans la prière...comme le démontrent les six monastères de sœurs de vie contemplative qui sont liés à cette œuvre", a conclu le Pape remerciant les prêtres, les religieux et religieuses de Turin et autres lieux du Cottolengo dans le monde entier. "Avec les nombreux travailleurs laïcs, les bénévoles et les Amis du Cottolengo, vous êtes appelés à poursuivre, avec une fidélité créative, la mission de ce grand saint de la charité".

A contre-courant s'il le faut


Cité du Vatican, 21 juin (VIS). La première journée du Pape à Turin s'est conclue par une rencontre avec les jeunes Piazza Vittorio. Répondant aux questions de trois d'entre eux sur la signification de l'amour, de la confiance dans la vie et de l'importance du partage des idéaux, il a écarté le discours qu'il avait préparé. Voici un résumé de ses réponses:

''L'amour, la vie, les amis...ces trois mots sont importants pour la vie et tous les trois ont pour racine commune la volonté de vivre. L'amour a deux niveaux: Tout d'abord, l'amour est plus dans les actes que dans les paroles... Rappelez-vous que Dieu a commencé à parler de l'amour quand il s'est engagé envers son peuple, quand il a fait une alliance avec lui, quand il l'a sauvé. Ce sont des gestes faits d'amour, des actes d'amour". Ensuite "l'amour est toujours quelque chose d'offert, de communiquer. Il faut savoir écouter et répondre à l'amour, qui est dialogue et communion... L'amour n'est ni sourd ni muet. Il communique" mais est "très respectueux de la personne, n'utilise pas l'autre, car il est chaste et respecte le caractère sacré de l'autre. Pardonnez-moi si je vous dis quelque chose que vous n'attendiez pas: Faites l'effort de vivre un amour chaste. Ceci est la conséquence de ce que...l'amour se sacrifie pour l'autre. L'amour est un service. Lorsque Jésus a lavé les pieds de ses apôtre, leur a enseigné qu'ils étaient destinés à se servir mutuellement''. On constate souvent, a poursuivi le Saint-Père, un sentiment de méfiance face à la vie, "parce que certaines situations nous semblent peu dignes d'être vécues. Alors nous pensons vivre une sorte de troisième guerre mondiale par petits bouts, en Europe, en Afrique, au Moyen Orient et ailleurs encore... Alors pouvons nous avoir confiance dans les dirigeants du monde?... Si on ne place sa confiance que dans les hommes, on est perdu... Je pense aux personnes, aux dirigeants et aux entrepreneurs qui se disent chrétiens et vendent des armes... Dire une chose et en faire une autre, c'est de l'hypocrisie... Voyez ce qui s'est produit au siècle dernier, en 1914 et en 1915, à la grande tragédie de l'Arménie, où...plus d'un million de personnes sont mortes. Qu'ont fait les grandes puissances?... Elles n'étaient intéressées que par la guerre. Ceux qui sont morts alors étaient des humains de seconde classe! Puis, dans les années 1930 - 1940, la tragédie de la Shoah! Les grandes puissances connaissaient les voies ferrées transportant des trains vers les camps" d'extermination... Pourquoi ne pas pas avoir bombardé? Par intérêt. Et un peu plus tard, il y eut des camps en Russie. Sous Staline ... beaucoup de chrétiens y ont souffert ou y sont morts! Quant à l''Europe, elle a été divisée par les vainqueurs comme une tarte. Il a fallu de nombreuses années avant d'atteindre une certaine liberté. Il est hypocrite de parler de paix en poursuivant la fabrication d'armes et même en vendre à qui est en guerre".


''Je vous comprends lorsque vous dites de ne pas avoir confiance dans la vie. Nous vivons aujourd'hui la culture du déchet. Ce qui est inutile économiquement est jeté... Avec cette culture de rejet peut on encore compter sur la vie?... Un jeune qui ne peut travailler ou étudier a honte de ne pouvoir fonder un foyer... Combien de jeunes se suicident? Combien vont combattre au côté de terroristes, pour au moins faire quelque chose, avoir un idéal?... Voilà pourquoi Jésus a dit de ne pas placer dans les richesses et dans le pouvoir notre sécurité. Comment puis-je vivre une vie qui ne détruit pas, une vie qui ne rejette pas les gens? Comment puis-je vivre une vie qui me déçoit tant?... Nous devons aller de l'avant avec nos projets et construire une vie ne déçoive pas. Etre impliqué dans un projet pour construire quelque chose aide à vivre... Abandonnez le sentiment de méfiance envers la vie...et allez s'il le faut à contre-courant... Vous les jeunes qui vivez" le marasme économique, rejetez les "valeurs consuméristes et hédonistes qui sont des bulles de savon. Elles ne conduisent pas au progrès. Faîtes des choses constructives, même modestes, pour" répondre à vos idéaux. Ce sera le meilleur antidote à cette méfiance de la vie, la meilleure réponse à une culture qui ne propose que le plaisir... Le secret est de bien comprendre où l'on vit, sur cette terre... A la fin du XIX siècle, les conditions de la jeunesse étaient terribles. La franc-maçonnerie dominait et l'Eglise ne pouvait pas faire grand chose. Il y avait l'anti-cléricalisme et même le satanisme... Ce fut l'un des pires moments et des pires endroits de l'histoire de l'Italie... Or c'est à cette époque que se sont manifestés beaucoup de saints" en Piémont. Pourquoi? "Parce qu'ils ont réalisé qu'ils devaient aller à l'encontre de cette culture et de ce mode de vie. Il faut vivre la réalité. Et si cette réalité est de verre et non de diamant, je la regarde pour ce qu'elle est et la fait mienne, au service des autres''.

Dieu ne se résigne pas face au péché des hommes


Cité du Vatican, 21 juin 2015 (VIS). Ce matin à 9 h, le Saint-Père a visité le Temple vaudois où il a été reçu par le Pasteur Eugenio Bernardini, Modérateur de la Table Vaudoise, le Président du Consistoire de l'Eglise évangélique vaudoise de Turin, M.Sergio Velluto, et le Pasteur Paolo Ribet, titulaire de l'Eglise évangélique vaudoise de cette localité. Etaient également présents le Modérateur de l'Eglise vaudoise d'Uruguay, le Pasteur Oscar Oudri. L'accueil reçu par le Pape lui a rappelé "les réunions avec les amis de l'Eglise évangélique vaudoise de Rio de la Plata, où il a pu apprécier la spiritualité et la foi, et apprendre beaucoup de bonnes choses".

Un des principaux fruits que le mouvement œcuménique a permis de cueillir ces dernières années, a dit le Pape, "est la redécouverte de la fraternité qui unit tous ceux qui croient en Jésus Christ et ont été baptisés en son nom. Ce lien n'est pas basé sur des critères simplement humains, mais sur le partage radical de l'expérience qui fonde la vie chrétienne: la rencontre avec l'amour de Dieu qui se révèle à nous en Jésus Christ et l'action transformante de l'Esprit saint qui nous assiste sur le chemin de la vie. La redécouverte de cette fraternité nous permet de comprendre le lien profond qui nous unit déjà, malgré nos différences... L'unité qui est fruit de l'Esprit Saint ne signifie pas uniformité. En effet, les frères partagent une même origine mais ne sont pas identiques entre eux. Cela est très clair dans le Nouveau testament où, bien qu'étant appelés frères tous ceux qui partagent la même foi en Jésus-Christ, on devine que les communautés chrétiennes dont ils faisaient partie, n'avaient pas toutes le même style, ni la même organisation interne... et jusque dans l'annonce de l'Evangile des différences existaient. Malheureusement, il s'est passé et continue de se passer que les frères n'ont pas accepté leurs différences et ont fini par se faire la guerre les uns aux autres. En réfléchissant sur l'histoire de nos relations, nous ne pouvons que nous attrister face aux litiges et violences commis au nom de la foi, et je demande au Seigneur de nous donner la grâce de nous reconnaître tous pécheurs et de savoir nous pardonner les uns les autres. C'est par l'initiative de Dieu qui ne se résigne jamais face au péché de l'homme, que s'ouvrent de nouvelles routes pour vivre notre fraternité et nous ne pouvons nous soustraire à cela. De la part de l'Eglise catholique, je vous demande pardon...pour les attitudes et comportements non chrétiens, voire inhumains que, dans l'histoire, nous avons eu contre vous. Au nom du Seigneur Jésus Christ, pardonnez-nous!".


Le Pape a ensuite fait part de sa joie constatant que les relations entre catholiques et vaudois se basent aujourd'hui davantage sur le respect mutuel et la charité fraternelle et que n'ont pas manqué les occasions qui ont contribué à rendre ces rapports plus forts, par exemple, "la collaboration pour la publication en italien d'une traduction interconfessionnelle de la Bible, les accords pastoraux pour la célébration du mariage, et plus récemment la rédaction d'un appel conjoint contre la violence faite aux femmes". De plus, cette année pour Pâques l'Eglise vaudoise de Pinerolo (Italie) a offert à l'Eglise catholique le vin pour la célébration du Samedi saint et l'Eglise catholique a offert, à son tour, aux vaudois le pain pour la sainte Cène du dimanche de Pâques. "C'est un geste entre les deux Eglises qui va bien au-delà de la simple courtoisie et qui anticipe en quelque sorte l'unité de la messe eucharistique que nous désirons tous". Encouragés par ces gestes, nous sommes appelés à continuer à cheminer ensemble. L'évangélisation est un des domaines dans lequel s'ouvrent de larges possibilités de collaboration entre vaudois et catholiques. Conscients que le Seigneur nous a précédés et nous précède toujours dans l'amour, allons ensemble vers les hommes et les femmes d'aujourd'hui qui parfois semblent si distraits et indifférents, pour leur transmettre le cœur de l'Evangile c'est-à-dire la beauté de l'amour salvifique de Dieu manifesté en Jésus Christ mort et ressuscité. Un autre domaine dans lequel nous pouvons travailler ensemble est celui du service à l'humanité qui souffre, aux pauvres, aux malades, aux migrants... Que les différences sur d'importantes questions anthropologiques et éthique qui continuent d'exister entre catholiques et vaudois, ne nous empêchent pas de trouver des formes de collaboration dans ces domaines et dans d'autres. Si nous marchons ensemble, le Seigneur nous aide à vivre cette communion qui devance toute opposition".

Economie, développement et justice


Cité du Vatican, 20 juin (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin 450 membres de la Fédération italienne de l'Orde du mérite et du travail, qui honore entrepreneurs contribuant à l'emploi et à la promotion des produits nationaux: Votre action, a-t-il dit à ses hôtes, "est plus que jamais importante alors qu'à la suite de la crise économico-financière on connaît une forte stagnation voire une récession, dans un contexte social déjà marqué par les inégalités et le chômage. Le chômage des jeunes en particulier est une plaie qui les prive de leur place dans le monde économique, lui même privé de nouvelles forces vives. Le marché du travail devrait être prêt à intégrer les jeunes formés et désireux de travailler. Or au contraire le message est aujourd'hui qu'on a pas besoin d'eux. C'est le révélateur d'une grave dysfonction qu'on ne peut simplement attribuer au contexte économique. Or le bien de tous qui est la base de la vie sociale ne saurait être atteint par une croissance des bénéfices et de la production... L'enseignement social de l'Eglise fait référence constamment à la position centrale de la personne dans le développement. Tant que des hommes et des femmes seront inactifs ou marginalisés, le bien commun ne sera pas véritablement établi... Le travail, qui a une valeur sociale, est en mesure d'impliquer les personnes, de les responsabiliser afin qu'elles entreprennent". Si les nouvelles générations sont impliquées, "la société repart et offre des perspectives et des opportunités, et plus largement la confiance dans l'avenir". Le travail a une dimension sociale et éthique. "C'est seulement si elle est fondée sur la justice et le respect des lois que l'économie concourt au progrès. Elle ne doit écarter personne et surtout s'écarter totalement de la corruption et des trafics, respecter aussi l'environnement. Comme l'enseigne la Bible, pratiquer la justice n'est pas simplement s'abstenir de l'injustice ou respecter les lois. Est vraiment juste celui qui...agit en conscience pour le bien de tous, y compris des pauvres et des faibles... Cela implique être prêts à trouver de nouvelles solutions" de justice sociale et économique pour toutes les composantes de la société. 

Rencontre avec la Fédération biblique catholique


Cité du Vatican, 20 juin 2015 (VIS). Les membres de la Fédération biblique catholique ont été reçus hier par le Saint-Père à l'occasion de leur dixième assemblée plénière au cours de laquelle ils ont réfléchi à l'Ecriture comme source d'évangélisation, dans le cadre du cinquantième anniversaire de la promulgation de la Constitution dogmatique sur la divine révélation Dei Verbum. Le Pape, outre le discours qu'il leur a remis et que le VIS a publié, a ajouté un bref discours improvisé dont voici un résumé:

"Les surprises de Dieu nous aident à nous rendre compte que tous nos plans, toutes nos pensées et tant de choses, face à la Parole vivante de Dieu...tombent, s'écroulent. Quand une Eglise se referme sur elle-même et oublie qu'elle a été envoyée pour annoncer l'Evangile, c'est-à-dire la Bonne Nouvelle, pour remuer les cœurs avec le kérygme, elle vieillit...devient malade et meurt. J'ai entendu dire, si souvent, quand on parlait des diocèses qui étaient au nord de l'Afrique au temps de saint Augustin: ce sont des églises mortes. Non, il y a deux façons...de mourir: mourir enfermés sur soi-même ou mourir en donnant la vie en témoignage. Une Eglise qui a le courage, la Parrêsia, de porter en avant la Parole de Dieu et qui n'a pas honte est sur la route du martyre... Dans la première lecture de la messe nous avons entendu Paul qui racontait les choses dont il avait souffert, dans cette perspective de vantardise: Ils se vantaient; moi aussi je peux me vanter de ce que j'ai fait. Voilà le décor. Mais si saint Paul était resté là, dans une de ces églises, comme celle de Corinthe, et seulement dans celle-là, il n'aurait pas souffert tout ce qu'il dit. Pourquoi? Parce que c'était un homme en sortie. Quand il voyait que les choses allaient bien, il imposait les mains à un autre et s'en allait. C'est un modèle. A la fin, il a cette belle phrase, après cette vantardise, après m'être vanté de cela, de tous ces voyages, de toutes ces flagellations, une fois lapidé, tout cela: Mais si je dois me vanter en vérité...je me vanterais seulement de ma faiblesse. Dans un autre récit que vous connaissez, vous biblistes, il dit: je me vanterai de mes péchés". La troisième fierté de Paul n'est pas la vanité: Ma gloire est la croix de Jésus. C'est sa force. C'est cela une Eglise en sortie, une Eglise de martyre. C'est une Eglise qui chemine. Et il arrive ce qui peut arriver à toute personne qui sort, un accident. Mais je préfère une Eglise accidentée qu'une Eglise malade, fermée sur elle-même. Avec cette parrêsia et cette hypomone, cette patience de supporter toutes les situations, mais aussi la tendresse de porter sur les épaules les fidèles blessés qui lui ont été confié. Une Eglise pastorale. Seulement la Parole de Dieu et à côté de la Parole, l'Eucharistie. Les frères qui se réunissent pour louer le Seigneur avec la faiblesse du pain et du vin, du Corps du Seigneur, du Sang du Seigneur".


"La Parole de Dieu n'est pas faite pour nous rendre la vie plus facile. Non. Elle nous met toujours en difficulté. Si quelqu'un la porte sincèrement, celle-ci le met en difficulté, le met dans l'embarras tant de fois. Mais il faut dire la vérité, avec tendresse, en supportant les situations, les personnes. Cela peut se comprendre comme un respect fraternel qui sait caresser... Une des choses qui me préoccupent le plus est l'annonce fonctionnelle de la Parole de Dieu dans les homélies. S'il vous plaît, faîtes au mieux pour aider vos frères, diacres, prêtres et évêques à dire la Parole de Dieu dans les homélies, qu'elle arrive au cœur. Une pensée, une image, un sentiment arrive aussi, mais que parvienne la Parole de Dieu. Beaucoup sont capables mais se trompent et font une belle...dissertation théologique... La Parole de Dieu est un sacramentel! Pour Luther c'est un sacrement qui agit presque Ex Opere Operato. Ensuite le courant est un peu tridentin, celui de l'Ex Opere Operantis (qui reçoit son efficacité de l'action médiatrice). Puis les théologiens ont trouvé que la parole de Dieu est au milieu: une partie Ex Opere Operato et une autre Ex Opere Operantis. C'est un sacramentel. Les discours ne sont pas sacramentels, ce sont des discours qui font du bien. Que, dans les homélies, on trouve la Parole de Dieu, parce qu'elle touche le cœur".

Audiences


Cité du Vatican, 20 juin 2015 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

M.Joaquín Mbana Nchama, Abassadeur de Guinée Equatoriale, pour la présentation de ses lettres de créance.

Mgr.Jorge Pedro Carrión Pavlich, Evêque de Puno (Pérou).



Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 22 juin 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Luis Mariano Montemayor, Nonce apostolique en République démocratique du Congo. Il était jusqu'ici Nonce au Sénégal, Guinée Bissau et au Cap Vert, Délégué apostolique pour la Mauritanie.

Samedi dernier, 20 juin, il avait:

Nommé Mgr.Salvador Rangel Mendoza, OFM, Evêque de Chilpancingo - Chilapa (superficie 19.860, population 989.000, catholiques 904.000, prêtres 147, religieux 179), au Mexique. Jusqu'ici Evêque de Huejutla (Mexique), il succède à Mgr.Alejo Zavala Castro, dont la renonciation a été acceptée en conformité au canon 401,2.

Confirmé la nomination du Rév.Hanna Rahmé, OLM, comme Evêque de l'éparchie maronite de Baalbek - Deir El-Ahmar (catholiques 66.050, prêtres 19, diacres 1, religieux 39), au Liban. L'Evêque élu, né en 1960 à Aynata (Liban), a prononcé ses voeux religieux en 1989 et a été ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Vicaire de ce même diocèse. Docteur en histoire des religions, il a occupé diverses fonctions au sein de son ordre, a été Supérieur du couvent St.Charbel, Membre du Secrétariat général des écoles catholiques du Liban, professeur d'université, et a été élevé au rang abbatial en 2012.



vendredi 19 juin 2015

Le Pape accueille le Patriache syro-orthodoxe d'Antioche


Cité du Vatican,19 juin 2015 (VIS). Le Saint-Père a accueilli ce matin SS Ignatius Aphremm III, Patriarche syro-orthodoxe d'Antioche, pour une rencontre traditionnelle inaugurée en 1971 par Ignatius Jacob III et Paul VI en vue d'un "saint pèlerinage" commun vers la pleine communion des deux Eglises. Evoquant la déclaration conjointe sur la profession de foi et l'incarnation de 1971, le Pape François a affirmé qu'il a servi de base à Ignatius Zakka Iwas et Jean-Paul II pour poursuivre le processus d'unité, à Rome puis à Damas: "Combien les choses ont changé depuis les premières rencontres", s'est exclamé le Pape. Aujourd'hui, "votre Eglise est toujours une Eglise de martyrs. Comme à ses débuts, elle subit avec les autres minorités les terribles affres de la guerre et de la persécution. Devant tant de victimes innocentes les puissants du monde semblent incapables de trouver des solutions. Prions ensemble pour tous ceux qui, à travers le monde, sont tués par la violence et la guerre. Pensons aux Métropolites Gregorios Ibrahin et Paul Ibrahim, enlevés il y a plus de deux ans, ainsi que tant de prêtes et groupes de fidèles retenus prisonniers. Demandons au Seigneur la grâce de savoir pardonner pour être toujours des opérateurs de paix et de réconciliation... Le sang des martyrs est une semence d'unité pour l'Eglise, un instrument pour l'édification du Royaume de Dieu, fait de paix et de justice. En ce moment d'épreuve et de peine renforçons notre amitié et notre fraternité, les liens entre l'Eglise syro-orthodoxe et l'Eglise catholique. Accélérons le pas vers le jour où nous pourrons célébrer ensemble notre appartenance à l'unique Eglise du Christ... Enrichissons nous de nos dons spirituels, car ce qui nous est commun est bien supérieur à ce qui nous sépare". Après l'entretien et la présentation au Pape de la délégation accompagnant le Patriarche, les deux parties se sont rendues en la chapelle Redemptoris Mater pour prier.

Audience à la Fédération biblique catholique


Cité du Vatican, 19 juin (VIS). Le Pape a reçu la Fédération biblique catholique, dont le nouveau Président est le Cardinal Tagle, Archevêque de Manille, à l'occasion de sa dixième assemblée plénière consacrée à l'Ecriture comme source d'évangélisation en ce cinquantenaire de la constitution conciliaire Dei Verbum: Pour annoncer la Vérité, écrit-il à ses hôtes dans le texte qu'il leur a remis, "nous devons avoir nous mêmes fait l'expérience de la Parole, l'avoir écoutée et étudiée, pratiquement touchée de nos mains. Les chrétiens sont le peuple que Dieu s'est acquis afin qu'il proclame ses merveilles". Comme le suggère la Dei Verbum consacrée à la Révélation, les chrétiens doivent vénérer, écouter, lire et prêcher la Parole. La proclamant chaque jour, l'Eglise s'en nourrit et s'en inspire... C'est l'Esprit qui agit" en nous comme chez "ceux qui nous écoutent, en nous prédisposant à recevoir son message de vie. Revenant sur l'anniversaire de Dei Verbum, le Saint-Père a repris Jean-Paul II qui encourageait en 1986 à la relire attentivement pour en appliquer les principes et les recommandations: Aujourd'hui encore il convient de réfléchit sur l'application de ce document "et une meilleure mise en valeur de ce trésor conciliaire comme du magistère successif. Nous devons communiquer la joie de l'Evangile jusqu'aux confins de la terre en obéissance au mandat missionnaire. L'Eglise ne peut évangéliser si elle ne se laisse pas continuellement évangéliser... Il existe des régions où la Parole n'a pas encore été diffusée ou s'il elle l'a été elle est aujourd'hui vidée de contenu. Le manque de soutien porte à l'affaiblissement des communautés chrétiennes de vieille tradition. Cela freine aussi la croissance spirituelle et la ferveur missionnaire des jeunes Eglises. Or nous sommes tous responsables d'une fraîcheur et d'un parfum que l'Evangile ne doit pas perdre. Un engagement pastoral qui mette la Parole au centre doit s'affirmer en favorisant l'aspect biblique de la pastorale. Cela doit être une priorité pour toutes les communautés, les paroisses, associations et mouvements, de manière à ce qu'elles aient à coeur la rencontre du Christ". Tant il est vrai que l'ignorance de l'Ecriture est l'ignorance du Christ. La mission de tous les serviteurs de la Parole...est de favoriser cette rencontre, qui suscite la foi et transforme la vie".  

Personne ne doit se sentir exclu dans le sport


Cité du Vatican, 19 juin (VIS)."Le monde du sport perçoit habituellement l'Eglise avec attention et confiance car il sait qu'ensemble on peut rendre à la pratique sportive son vrai sens, d'éducation et de compétition ludique, ainsi qu'une dignité socio-culturelle". Vous le savez bien, vous qui avez choisi le sport malgré vos limites, a dit le Pape à 150 athlètes italiens handicapés qui s'apprêtent à participer aux Jeux de Los Angeles. La Special Olympics est une association internationale fondée en 1968 aux Etats-Unis pour soutenir les personnes handicapées mentales à prendre confiance en elles par le sport. "Il est important que des adolescents et de jeunes adultes trouvent dans la pratique sportive et la compétition, y compris internationale, un encouragement à vivre pleinement. C'est un défis que vous avez relevé...et je vous encourage à persévérer. Entraidez vous pour découvrir vos capacités, aimer et apprécier la vie... Le sport est particulièrement adapté à cette démarche. Il permet de sortir de soi, de s'ouvrir et de se mettre en jeu. Participer, se dépasser, concourir...aide à devenir des membres actifs de la société et de l'Eglise. Cela aide aussi la société et l'Eglise à éviter toute forme de discrimination ou d'exclusion. Restez donc fidèles aux idéaux du sport sans vous laisser contaminer par la fausse culture sportive du succès et de l'argent, de la victoire à tout prix et de l'ego... Vivez la compétition sportive dans la loyauté et la solidarité" sans oublier que "personne ne doit se sentir exclu dans le sport".  

Message pour l'entrée en Ramadan


Cité du Vatican, 19 juin (VIS). "Chrétiens et musulmans ensemble pour s’opposer à la violence perpétrée au nom de la religion", tel est le titre du message adressé le 12 juin aux musulmans qui sont entrés hier en Ramadan par le Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux:

"Chers frères et sœurs musulmans, les catholiques du monde entier se joignent à moi pour vous adresser nos meilleurs vœux pour toute la durée du Ramadan, pendant lequel vous observez de nombreuses pratiques religieuses et sociales, comme le jeûne, la prière, l’aumône, l’assistance aux pauvres et la visite aux membres de la famille et aux amis. Que les fruits de ces bonnes actions enrichissent votre vie! Pour certains d’entre vous comme pour d’autres appartenant à d’autres communautés religieuses, la joie de cette fête est obscurcie par le souvenir de leurs proches, qui ont perdu la vie ou leurs biens ou ont souffert physiquement, mentalement ou même spirituellement à cause de la violence. Beaucoup de communautés ethniques et religieuses à travers le monde ont subi d’énormes souffrances et injustices, l’assassinat de quelques-uns de leurs membres, la destruction de leur patrimoine religieux et culturel, l’émigration forcée, les mauvais traitements et les viols de femmes, l’asservissement de quelques-uns de leurs membres, le trafic de personnes, le commerce d’organes et même la vente de cadavres! Nous sommes tous conscients de la gravité de ces crimes en eux-mêmes. Toutefois, ce qui les rend encore plus odieux est la tentative de les justifier au nom d’une religion. Il s’agit d’une manifestation évidente de la manipulation de la religion pour obtenir pouvoir et richesse. Il serait superflu de dire que ceux qui sont chargés de l’ordre et de la sécurité publiques ont aussi le devoir de protéger les personnes et leurs biens de la violence aveugle des terroristes.

Il y a d'autre part la responsabilité de ceux qui ont la charge de l’éducation, familles, écoles, textes scolaires, chefs religieux, discours religieux, médias. La violence et le terrorisme sont d’abord conçus dans les esprits de ces personnes égarées, puis perpétrés sur le terrain. Tous ceux qui sont engagés dans l’éducation de la jeunesse et dans les divers espaces éducatifs devraient enseigner le caractère sacré de la vie et la dignité qui en dérive pour chaque être humain, indépendamment de l’origine ethnique, de sa religion, de sa culture, de sa position sociale ou de ses choix politiques. Il n’y a pas une vie qui soit plus précieuse qu’une autre à cause de son appartenance à une race ou à une religion spécifiques. Il en résulte que personne ne peut tuer. Personne ne peut tuer au nom de Dieu. Ceci serait un double crime, contre Dieu et contre la personne elle-même. L’éducation ne tolère aucune ambiguïté. L’avenir d’une personne, d’une communauté et de l’humanité tout entière ne peut pas être construite sur l’ambiguïté ou sur une vérité apparente. Chrétiens et musulmans, d’après leur tradition religieuse respective, reconnaissent Dieu comme Vérité et se rapportent à lui comme étant la Vérité. Notre vie et notre conduite devraient refléter une telle conviction. D’après Jean-Paul II, chrétiens et musulmans ont le privilège de la prière. Notre prière est importante pour la justice, pour la paix et la sécurité dans le monde, pour ceux qui se sont égarés du chemin de la vie et commettent la violence au nom de la religion, afin qu’ils puissent revenir à Dieu et changer de vie, pour les pauvres et les malades. Nos fêtes religieuses, entre autres, nourrissent en nous l’espérance envers le présent et l’avenir. C’est avec espérance que nous regardons vers le futur de l’humanité, en particulier quand nous faisons de notre mieux pour que nos aspirations légitimes deviennent réalité. Avec le Pape François, nous souhaitons à vous tous que les fruits du Ramadan et la joie de ‘Id al-Fitr apportent paix et prospérité, favorisant ainsi votre croissance humaine et spirituelle. Bonne fête à vous tous".












Audiences


Cité du Vatican, 19 juin 2015 (VIS). Ce matin le Saint-Père a reçu Mgr.Mario Zenari, Nonce apostolique en Syrie.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican,19 juin 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé le Cardinal Joachim Meisner, son Envoyé spécial à l'inauguration du nouveau couvent du sanctuaire de Maria-Radna de Timisoara (Roumanie, 2 août).

jeudi 18 juin 2015

Conférence de présentation de Laudato Si'


Cité du Vatican, 18 juin 2015 (VIS). Ce matin près la Salle du Synode le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil pontifical Iustitia et Pax a illustré la nouvelle encyclique Laudato Si' que le Pape François consacre à la protection de la création et l'écologie intégrale. Il était accompagné des présentateurs du document, le Métropolite Ioannis de Pergame (du Patriarcat œcuménique), qui a parlé de la théologie et de la spiritualité de l'encyclique, M.Hans Joachim Schellnhuber (Institut de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique), qui a traité de la place des sciences naturelles dans l'encyclique, de Mme.Carolyn Y.Woo (Catholic Relief Services), qui a abordé les volets de l'économie, de la finance et du commerce face à la question écologique, et Mme.Valeria Martano (chercheur et enseignant), témoin depuis 20 ans de la dégradation sociale et environnementale de la périphérie romaine.

D'emblée l'encyclique entend établir un dialogue avec tous, que ce soit avec des personnes avec des organisations et institutions qui partagent la même préoccupation que le Pape, abordée sous différents points de vue. ''Ce type de dialogue", a indiqué le Cardinal Turkson, "fait partie de la méthode de la rédaction utilisée par le Saint-Père pour rédiger l'encyclique. Il s'est appuyé sur un large éventail de contributions: La plupart des conférences épiscopales des divers continents...ainsi que d'autres contributions qui ne sont pas citées dans le document qu'elles ont aidé à composer". L'encyclique tire son nom de l'invocation de saint François dans le Cantique des Créatures: Loué soit mon Seigneur, une prière contemplative qui nous invite à nous inspirer du Poverello pour promouvoir une écologie intégrale, vécue avec joie et authenticité... Dans sa relation avec l'environnement, l'humanité fait face à des défis majeurs qui requièrent également des politiques appropriées, déjà au programme des instances internationales. Certainement 'Laudato Si' peut et doit avoir un impact sur ces processus. Un examen rapide de son contenu montre qu'il est avant tout de nature pastorale et spirituelle, la portée, l'ampleur et la profondeur de la question ne pouvant être réduites à la sphère de la politique environnementale''.

Pour sa part, le Métropolite Ioannis Zizioulas a rappelé qu'en 1989 le Patriarche œcuménique Démétrios avait publié une encyclique pour alerter les les chrétiens et les personnes de bonne volonté sur la gravité de la question écologique, mais aussi montrer ses implications théologiques et spirituelles, invitant à consacrer chaque 1 septembre à prier pour l'environnement. Cette date, qui est selon le calendrier orthodoxe le premier jour de l'année ecclésiastique pourrait devenir un temps de prière pour tous les chrétiens et marquer ainsi une nouvelle étape dans le rapprochement entre tous les baptisés: ''Je pense que le sens de l'encyclique Laudato Si' ne se limite pas à la question de l'écologie en tant que tel. Elle revêt une dimension œcuménique importante qui encourage tous les chrétiens divisés à accomplir une tâche commune. Nous vivons une époque de problèmes existentiels profonds qui dépassent nos divisions traditionnelles... Il suffit de voir ce qui se passe au Moyen-Orient: Ceux qui persécutent les chrétiens ne leur demandent pas à la confession ils appartiennent! Ici l'unité des chrétiens se construit par la persécution et le sang. C'est un œcuménisme du martyre... D'une manière similaire, la menace de la crise écologique doit aider à dépasser nos clivages traditionnels. Le danger qui guette notre maison commune, la planète sur laquelle nous vivons, est décrite dans l'encyclique d'une manière qui ne laisse aucun doute sur le danger existentiel auquel nous sommes tous confrontés. Ce danger commun est indépendamment de notre Eglise ou de nos identités religieuses. Il implique un effort commun pour éviter les conséquences catastrophiques de la situation actuelle. L'encyclique du Pape François est un appel à l'unité, à l'unité dans la prière pour l'environnement, dans la diffusion de l'Evangile de la création, dans la conversion de nos cœurs et la correction de nos modes de vie, nécessaires pour respecter et aimer tout le monde et tout ce que Dieu nous a donné.''

Puis le Professeur Schellnhuber, a souligné que sous l'angle de la technologie et de l'énergie propre il est possible d'atteindre un résultat positif pour tous car, en fait, elles sont disponibles en abondance. Tout ce que nous avons à faire est de développer les moyens de produire l'énergie correctement et de gérer de façon responsable notre consommation. Depuis des décennies on travaille au le développement d'un réacteur de fusion incroyablement coûteux alors que nous avons la chance d'en avoir un qui fonctionne parfaitement et qui est gratuit, le soleil! Le photovoltaïque, l'énergie éolienne et la biomasse dépendent également de la lumière solaire. Ces nouvelles technologies pourraient ouvrir un potentiel dans les pays pauvres où il n'y a pas de réseaux pour distribuer l'électricité provenant de centrales éloignées pour constituer un système viable. Tout comme il a augmenté l'utilisation des téléphones mobiles sans l'établissement préalable de lignes fixes, les pays en développement pourraient se passer des combustibles fossiles et entrer dans l'ère de la production décentralisée et directe d'énergie renouvelable... La gestion de notre planète ne peut devenir une tragédie collective. Au contraire, elle doit devenir l'histoire d'une grande transformation, qui permettra de faire levier pour surmonter les profondes inégalités du monde actuel. Certaines inégalités découlent du hasard géologique, de la répartition régionale des combustibles fossiles contrôlés par quelques-uns. Aujourd'hui la voie est enfin libre pour un avenir universel juste.''

Enfin Mme.Woo a expliqué que l'investissement dans la durabilité constitue une autre chance de progrès. "De nombreuses études fournissent des estimations de coûts astronomiques associés aux catastrophes naturelles, présentes comme à venir, telles que la hausse du niveau des océans, la sécheresse, les inondations et les tempêtes qui ravagent la production agricole ou provoquent la perte de productivité, favorisent aussi l'augmentation des épidémies et des maladies dues à la chaleur et à la pollution... Par ailleurs les entreprises peuvent jouer un rôle important en aidant les clients à devenir des consommateurs responsables. Conception et production des biens consommables devront faire en sorte de limiter les déchets et d'utiliser les énergies renouvelables, le recyclage, la récupération et la réutilisation afin de fournir de nouvelles opportunités pour les entreprises et les clients responsables... L'encyclique affirme le rôle important que doit jouer le commerce, mais le Pape avertit..le besoin de partenariat entre les secteurs public et privé, un dialogue politique et économique qui soit favorable à l'épanouissement humain. Puisque le public et le privé ont le même objectif, et qu'ils sont intégrés dans le même réseau interconnecté de la vie, ils doivent travailler ensemble en harmonie. Cela signifie pour les entreprises être plus respectueuses des normes et de la réglementation, en particulier dans le secteur financier. Cela signifie également que les entreprises doivent s'aligner avec les nouveaux objectifs de développement durable et la nécessité d'agir pour lutter contre le changement climatique. Après tout, le commerce est une entreprise humaine et devrait viser à un authentique développement et au bien commun de l'homme.''


Enfin, Mme.Martano a évoqué l'écologie urbaine, menacée par la pollution, la carence de services ou par l'individualisme général. Elle est un défi pour les chrétiens car dans les banlieues où on vit mal grandissent la colère et le sentiment d'exclusion. Beaucoup se voient privés du droit au logement et on assiste souvent à la destruction de bidonvilles sans que soit proposée une alternative. Les personnes âgées sont expulsés du cadre sociale vers des établissements périphériques.... La violence grandit dans certains quartiers alors qu'on peut aider mieux à vivre si les gens renoncent à l'individualisme et à la démission. A Rome pendant des années, avec la Communauté de Sant'Egidio, nous avons travaillé à la suppression d'espaces pollués... Nous nous sommes basés sur les plus faibles, enfants, personnes âgées, handicapés, afin de reconstruire un tissu humain. Autour de ces personnes on peut rénover l'image de la banlieue, trouver une énergie renouvelée et faire de l'écologie humaine. L'encyclique nous invite à pratiquer le bien commun en faveur de la ville et de l'environnement qui sont notre maison commune. Nous vivons souvent des parcours humains fragmentés et contradictoires parce que chacun essaie de se débrouiller tout seul. Chacun poursuit son propre intérêt, alors qu'il y existe un salut communautaire fondé sur l'inclusion des gens et l'écologie intégrale.''

Vue d'ensemble de l'encyclique Laudato Si’


Cité du Vatican, 17 juin (VIS). Instrument pour une première lecture de l’encyclique, le texte qui suit aide à en comprendre la dynamique d’ensemble et à en extraire les lignes de force. Les trois premières pages présentent l'encyclique dans son ensemble, avant de décrire les chapitres en reprenant des passages-clef. Les deux dernières pages présentent le sommaire dans son intégralité.

Un regard d’ensemble:

"Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent? Cette interrogation est au cœur de Laudato Si’, l’encyclique attendue du Pape François sur le soin de notre maison commune. Le Pape poursuit: Cette question ne concerne pas seulement l’environnement de manière isolée, parce qu’on ne peut pas poser la question de manière fragmentaire, et ceci conduit à s’interroger sur le sens de l’existence et de ses valeurs à la base de la vie sociale: Pour quoi passons-nous en ce monde, pour quoi venons-nous à cette vie, pour quoi travaillons-nous et luttons-nous, pour quoi cette terre a-t-elle besoin de nous? Si cette question de fond n'est pas prise en compte, dit le Souverain Pontife, je ne crois pas que nos préoccupations écologiques puissent obtenir des effets significatifs. L’encyclique prend le nom de l’invocation de saint François Loué sois-tu mon Seigneur du Cantique des Créatures, qui rappelle que la terre, notre maison commune, est « comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts. Nous-mêmes sommes terre. Notre corps est lui-même constitué des éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure. Aujourd’hui, cette terre, maltraitée et saccagée, pleure, et ses gémissements rejoignent ceux de tous les laissés-pour-compte dans le monde. Le Pape François invite à les écouter, en sollicitant chacun de nous, individus, familles, collectivités locales, nations et communauté internationale à une conversion écologique, selon l’expression de Jean-Paul II, c’est-à-dire changer de cap, en assumant la beauté et la responsabilité d’un engagement pour le soin de notre maison commune. Dans le même temps, le Pape François reconnaît une sensibilité croissante concernant aussi bien l’environnement que la protection de la nature, et une sincère et douloureuse préoccupation qui grandit pour ce qui arrive à notre planète, légitimant ainsi un regard d’espérance qui ponctue toute l’encyclique, et envoie à tous un message clair et plein d’espérance: L’humanité possède encore la capacité de collaborer pour construire notre maison commune- L'être humain est encore capable d'intervenir positivement, tout n’est pas perdu, parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l'extrême, peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer.

Le Pape François s’adresse bien sûr aux fidèles catholiques, en reprenant les paroles de Jean-Paul II: Les chrétiens, notamment, savent que leurs devoirs à l’intérieur de la création et leurs devoirs à l’égard de la nature et du Créateur font partie intégrante de leur foi, mais propose spécialement d’entrer en dialogue avec tous au sujet notre maison commune. Le dialogue parcourt tout le texte, et dans le chapitre 5, devient un instrument pour affronter et résoudre les problèmes. Depuis toujours, le Pape François rappelle que d’autres Eglises et communautés chrétiennes, comme aussi d’autres religions, ont nourri une grande préoccupation et une précieuse réflexion sur le thème de l’écologie. Il en assume même explicitement la contribution, en citant amplement le cher Patriarche oecuménique Barthélémy. A plusieurs reprises, le souverain pontife remercie les protagonistes de cet engagement que ce soient des individus, des associations ou des institutions, en reconnaissant que la réflexion d’innombrables scientifiques, philosophes, théologiens et organisations sociales qui ont enrichi la pensée de l’Eglise sur ces questions, et invite chacun à reconnaître la richesse que les religions peuvent offrir pour une écologie intégrale et pour et pour un développement plénier de l’humanité.

L’itinéraire de l’encyclique est tracé au paragraphe 15, et s’articule en six chapitres. On passe d’une écoute de la situation à partir des meilleurs données scientifiques disponibles (chapitre 1), à la confrontation avec la Bible et la tradition judéo-chrétienne (chapitre 2), en identifiant les racines des problèmes (chapitre 3) posés par la technocratie et un repli auto-référentiel excessif de l’être humain. La proposition de l’encyclique (chapitre 4) est celle d’une écologie intégrale, qui a clairement des dimensions humaines et sociales, inséparablement liée à la question environnementale. Dans cette perspective, le Pape François propose (chapitre 5) d’avoir, à chaque niveau de la vie sociale, économique et politique, un dialogue honnête qui structure des processus de décision transparents, et rappelle (chapitre 6) qu’aucun projet ne peut être efficace s’il n’est pas animé d’une conscience formée et responsable, en donnant des pistes éducatives, spirituelles, ecclésiales, politiques et théologiques pour croître dans cette direction. Le texte s’achève par deux prières, l’une s’adressant à ceux qui croient en un Dieu Créateur et Tout Puissant, et l’autre proposée à ceux qui professent la foi en Jésus-Christ, rythmée par la ritournelle du Laudato Si’ qui ouvre et ferme l’encyclique. L’encyclique est traversée par plusieurs axes thématiques, traités selon diverses perspectives, qui lui donnent une forte unité: L’intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète, la conviction que tout est lié dans le monde, la critique du nouveau paradigme et des formes de pouvoir qui dérivent de la technologie, l’invitation à chercher d’autres façons de comprendre l’économie et le progrès, la valeur propre de chaque créature, le sens humain de l’écologie, la nécessité de débats sincères et honnêtes, la grave responsabilité de la politique internationale et locale, la culture du déchet et la proposition d’un nouveau style de vie.
Chapitre 1 Ce qui se passe dans notre maison
(i. pollution et changement climatique, pollution, ordure et culture du déchet, le climat comme bien commun, ii. La question de l'eau, iii. la perte de biodiversité, iv. détérioration de la qualité de la vie humaine et dégradation sociale, v. inégalité planétaire, vi. la faiblesse des réactions, vii. diversité d’opinions)

Le chapitre reprend les meilleurs données scientifiques en matière d’environnement, comme outil pour écouter le cri de la création, transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde, et ainsi reconnaître la contribution que chacun peut apporter. Différents aspects de la crise écologique actuelle sont ainsi confrontés.
Les mutations climatiques: Le changement climatique est un problème global aux graves répercussions environnementales, sociales, économiques, distributives ainsi que politiques, et constitue l’un des principaux défis actuels pour l’humanité. Si le climat est un bien commun, de tous et pour tous, l’impact le plus fort de son altération retombe sur les plus pauvres, mais beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes: Le manque de réactions face à ces drames de nos frères et sœurs est un signe de la perte de ce sens de responsabilité à l’égard de nos semblables, sur lequel se fonde toute société civile.
La question de l’eau: Le Souverain Pontife affirme de façon claire que l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Priver les pauvres de l’accès à l’eau c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. La perte de la biodiversité: Chaque année, disparaissent des milliers d’espèces végétales et animales que nous ne pourrons plus connaître, que nos enfants ne pourront pas voir, perdues pour toujours. Ce ne sont pas seulement des ressources exploitables, mais elles ont une valeur pour elles-mêmes. Dans cette perspective, les efforts des scientifiques et des techniciens, qui essaient d’apporter des solutions aux problèmes créés par l’être humain, sont louables et parfois admirables, mais l’intervention humaine, fréquemment au service des finances et du consumérisme, fait que la terre où nous vivons devient en réalité moins riche et moins belle, toujours plus limitée et plus grise.
La dette écologique : dans le cadre d’une éthique des relations internationales, l’encyclique indique qu’il existe une vraie dette écologique, surtout du Nord envers le Sud. Face aux mutations climatiques, les responsabilités sont diverses, et celles des pays développées sont les plus importantes.
En ayant conscience des profondes divergences en ce qui concerne ces problèmes, le Pape François se montre profondément touché par la faiblesse des réactions face aux drames de tant de personnes et de populations. Malgré des exemples positifs, il signale un certain assoupissement et une joyeuse irresponsabilité. Il manque une culture adéquate qui permette de transformer nos styles de vie, de production et de consommation, tandis qu’il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes.
Chapitre 2- L’Evangile de la Création (i. la lumière qu’offre la foi, ii. la sagesse des récits bibliques, iii. le mystère de l’univers, iv. le message de chaque créature dans l’harmonie de toute la création, v. une communion universelle, vi. la destination commune des biens, vii. le regard de Jésus)

Pour illustrer les problématiques illustrées dans le chapitre précédant, le pape François relit les récits de la Bible, offre une vision globale qui vient de la tradition judéo-chrétienne et évoque la terrible responsabilité de l’être humain dans son rapport avec la Création, le lien intime entre toutes les créatures et le fait que « L’environnement est un bien collectif, patrimoine de toute l’humanité, sous la responsabilité de tous. Dans la Bible, le Dieu qui libère et sauve est le même qui a créé l’univers, en lui affection et vigueur se conjuguent. Le récit de la création est central pour réfléchir sur le rapport entre l’homme et les autres créatures, et sur comment le péché rompt l’équilibre de toute la création dans son ensemble: Ces récits suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées, la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché.
Pour cela, s’il est vrai que, parfois, nous les chrétiens avons mal interprété les Écritures, nous devons rejeter aujourd’hui avec force que, du fait d’avoir été créés à l’image de Dieu et de la mission de dominer la terre, découle pour nous une domination absolue sur les autres créatures explique le Pape. A l’homme incombe la responsabilité de cultiver et protéger le jardin du monde, en sachant que la fin ultime des autres créatures, ce n’est pas nous. Mais elles avancent toutes, avec nous et par nous, jusqu’au terme commun qui est Dieu. Que l’homme ne soit pas le patron de l’univers, ne signifie pas que tous les êtres vivants sont égaux ni ne retire à l’être humain sa valeur particulière, qui le caractérise, cela ne suppose pas non plus une divinisation de la terre qui nous priverait de l’appel à collaborer avec elle et à protéger sa fragilité. Dans cette perspective, toute cruauté sur une quelconque créature est contraire à la dignité humaine, mais un sentiment d’union intime avec les autres êtres de la nature ne peut pas être réel si en même temps il n’y a pas dans le cœur de la tendresse, de la compassion et de la préoccupation pour les autres êtres humains. Il faut développer la conscience d’une communion universelle: Créés par le même Père, nous et tous les êtres de l’univers, sommes unis par des liens invisibles, et formons une sorte de famille universelle, qui nous pousse à un respect sacré, tendre et humble. Le chapitre se conclut sur le cœur de la révélation chrétienne, Jésus terrestre dans sa relation si concrète et aimable avec le monde est ressuscité et glorieux, présent dans toute la création par sa seigneurie universelle.
Chapitre 3- La racine humaine de la crise écologique (i. la technologie: créativité et pouvoir, ii.la globalisation du paradigme technocratique, iii.crise et conséquences de l’anthropocentrisme moderne, le relativisme pratique,
la nécessité de préserver le travail, l’innovation biologique à partir de la recherche)
Ce chapitre présente une analyse de la situation actuelle, pour que nous ne considérions pas seulement les symptômes, mais aussi les causes les plus profondes, dans un dialogue avec la philosophie et les sciences humaines. Un des premiers points d’appui du chapitre sont les réflexions sur la technologie: l’amélioration des conditions de vie au cours de l’histoire est salué, mais toutes ces capacités et avancées donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier. Ce sont précisément les logiques de domination technocratiques qui mènent à la destruction de la nature et à l’exploitation des personnes et des populations les plus faibles. Le paradigme technocratique tend aussi à exercer son emprise sur l’économie et la politique, et empêche de reconnaître que le marché ne garantit pas en soi le développement humain intégral ni l’inclusion sociale. L’époque moderne se caractérise par une grande démesure anthropocentrique. L’être humain ne reconnaît plus sa juste position par rapport au monde et prend une position auto-référentielle, exclusivement centrée sur elle-même et son propre pouvoir. En dérive ainsi une logique du jetable, qui justifie tout type de déchet, qu’il soit environnemental ou humain, qui traite l’autre et la nature comme un simple objet et conduit à une myriade de formes de domination. La culture du relativisme est la même pathologie qui pousse une personne à exploiter son prochain et à le traiter comme un pur objet, l’obligeant aux travaux forcés, ou en faisant de lui un esclave à cause d’une dette. C’est la même logique qui pousse à l’exploitation sexuelle des enfants ou à l’abandon des personnes âgées qui ne servent pas des intérêts personnels. C’est aussi la logique intérieure de celui qui dit: Laissons les forces invisibles du marché réguler l’économie, parce que ses impacts sur la société et sur la nature sont des dommages inévitables. S’il n’existe pas de vérités objectives ni de principes solides hors de la réalisation de projets personnels et de la satisfaction de nécessités immédiates, quelles limites peuvent alors avoir la traite des êtres humains, la criminalité organisée, le narcotrafic, le commerce de diamants ensanglantés et de peaux d’animaux en voie d’extinction ? N’est-ce pas la même logique relativiste qui justifie l’achat d’organes des pauvres dans le but de les vendre ou de les utiliser pour l’expérimentation, ou le rejet d’enfants parce qu’ils ne répondent pas au désir de leurs parents? Sous cette lumière, l’encyclique affronte deux problèmes cruciaux pour le monde d’aujourd’hui. Avant tout en ce qui concerne le travail: Dans n’importe quelle approche d’une écologie intégrale qui n’exclue pas l’être humain, il est indispensable d’incorporer la valeur du travail, tout comme cesser d’investir dans les personnes pour obtenir plus de profit immédiat est une très mauvaise affaire pour la société. Le second point concerne les limites du progrès scientifique, avec une référence claire aux OGM, une question d’environnement complexe. Même si, dans certaines régions, leur utilisation est à l’origine d’une croissance économique qui a aidé à résoudre des problèmes, il y a des difficultés importantes qui ne doivent pas être relativisées, comme une concentration des terres productives entre les mains d’un petit nombre. Le Pape François pense en particulier aux petits producteurs et travailleurs ruraux, à la biodiversité, au réseau des écosystèmes. Pour cela, il est nécessaire de garantir une discussion scientifique et sociale qui soit responsable et large, capable de prendre en compte toute l’information disponible et d’appeler les choses par leur nom, à partir de diverses lignes de recherche, autonomes et interdisciplinaires.
Chapitre 4- Une écologie intégrale (i. l’écologie environnementale, économique et sociale, ii.l’écologie culturelle, iii.l’écologie de la vie quotidienne, iv. le principe du bien commun, v. la justice entre générations.

Le cœur de la proposition de l’encyclique est l’écologie intégrale comme nouveau paradigme de justice, une écologie qui incorpore la place spécifique de l’être humain dans ce monde et ses relations avec la réalité qui l’entoure. En effet, nous ne pouvons concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Ceci est valable pour divers champs, de l’économie à la politique, dans les différentes cultures, et de façon plus particulière dans celles qui sont les plus menacées, mais aussi dans chaque moment de notre vie quotidienne.
La perspective de l’écologie intégrale met également en jeu une écologie des institutions: Si tout est lié, l’état des institutions d'une société a aussi des conséquences sur l’environnement et sur la qualité de vie humaine. Toute atteinte à la solidarité et à l’amitié civique provoque des dommages à l’environnement. Avec de nombreux exemples concrets, le Pape François ne fait que répéter sa propre pensée: Il y a un lien entre les questions environnementales et les questions sociales et humaines qui ne peut pas être rompu. Ainsi l'analyse des problèmes environnementaux est inséparable de l'analyse des contextes humains, familiaux, de travail, urbains, et de la relation de chaque personne avec elle-même, ou il n'y a pas deux crises séparées, l'une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Cette écologie intégrale est inséparable de la notion de bien commun, mais est à comprendre de manière concrète, dans le contexte contemporain où il y a tant d'inégalités et où sont toujours plus nombreuses les personnes marginalisées, privées des droits humains fondamentaux. S’engager pour le bien commun signifie faire des choix qui privilégie une option préférentielle pour les plus pauvres. C’est aussi le meilleur moyen pour laisser un monde durable aux générations futures, à travers un engagement à prendre soin des pauvres d’aujourd’hui, comme le soulignait déjà Benoît XVI: Au-delà d’une loyale solidarité intergénérationnelle, l’urgente nécessité morale d’une solidarité intra-générationnelle renouvelée doit être réaffirmée. L’écologie intégrale investit aussi la vie quotidienne, à laquelle l’encyclique consacre une attention spécifique, en particulier dans un environnement urbain. L’être humain a une grande capacité d’adaptation et « la créativité et la générosité sont admirables de la part de personnes comme de groupes qui sont capables de transcender les limites de l'environnement en apprenant à orienter leur vie au milieu du désordre et de la précarité. Un développement authentique présuppose une amélioration intégrale de la qualité de la vie humaine, espaces publics, logements, transports, etc. Dans ce sens, il faut reconnaître que notre propre corps nous met en relation directe avec l’environnement et avec les autres êtres vivants. L'acceptation de son propre corps comme don de Dieu est nécessaire pour accueillir et pour accepter le monde tout entier comme don du Père et maison commune, tandis qu'une logique de domination sur son propre corps devient une logique, parfois subtile, de domination sur la création.
Chapitre 5- Quelques lignes d’orientation et d’action (i.le dialogue sur l’environnement dans la politique internationale, ii.le dialogue en vue de nouvelles politiques nationales et locales, iii. dialogue et transparence dans les processus de prise de décisions, iv.politique et économie en dialogue pour la plénitude humaine, v.les religions dans le dialogue avec les sciences)

Ce chapitre pose la question de ce que nous pouvons et devons faire. Les analyses ne peuvent suffire, il faut des propositions de dialogue et d’action qui concernent aussi bien chacun de nous que la politique internationale et qui nous aident à sortir de la spirale d’autodestruction dans laquelle nous nous enfonçons. Pour le Pape François, il est essentiel que la construction de chemins concrets ne soit pas abordée de manière idéologique, superficiel ou réductionniste. Pour cela, le dialogue est indispensable, un terme présent dans le titre de chaque section de ce chapitre. Dans certaines discussions sur des questions liées à l’environnement, il est difficile de parvenir à un consensus. L’Eglise n’a pas la prétention de juger des questions scientifiques ni de se substituer à la politique, mais j’invite à un débat honnête et transparent, pour que les besoins particuliers ou les idéologies n’affectent pas le bien commun. Sur cette base, le Pape François ne craint pas de formuler un jugement sévère sur les récentes dynamiques internationales: Les sommets mondiaux de ces dernières années sur l’environnement n’ont pas répondu aux attentes parce que, par manque de décision politique, ils ne sont pas parvenus à des accords généraux, vraiment significatifs et efficaces, sur l’environnement. Et de se demander pourquoi veut-on préserver aujourd'hui un pouvoir qui laissera dans l’histoire le souvenir de son incapacité à intervenir quand il était urgent et nécessaire de le faire? Comme l’a rappelé plusieurs fois le Souverain Pontife, à partir de l’encyclique Pacem in Terris, il faut des formes et des instruments efficaces de gouvernance globale. En définitive, il faut un accord sur les régimes de gestion, pour toute la gamme de ce qu’on appelle les biens communs globaux, vu que « la protection de l’environnement ne peut pas être assurée uniquement en fonction du calcul financier des coûts et des bénéfices. L’environnement fait partie de ces biens que les mécanismes du marché ne sont pas en mesure de défendre ou de promouvoir de façon adéquate, qui reprend le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise. Toujours dans ce chapitre, le Pape François insiste sur le développement de processus de décision honnêtes et transparents, pour pouvoir discerner quelles politiques et initiatives entrepreneuriales pourront mener vers un développement intégral. En particulier, l’étude de l’impact environnemental d’un nouveau projet requiert des processus politiques transparents et soumis au dialogue, alors que la corruption, qui cache le véritable impact environnemental d’un projet en échange de faveurs, conduit habituellement à des accords fallacieux au sujet desquels on évite information et large débat. L’appel adressé à tout responsable politique est particulièrement incisif, afin qu’il ne cède pas à la logique d’efficacité et d’immédiateté qui domine aujourd’hui. S’il ose le faire, cela le conduira à reconnaître la dignité que Dieu lui a donnée comme homme, et il laissera après son passage dans l’histoire un témoignage de généreuse responsabilité.
Chapitre 6- Education et spiritualité écologiques

Le chapitre final va au cœur de la conversion écologique à laquelle invite l’encyclique. Les racines de la crise culturelle agissent en profondeur et il n’est pas facile de redessiner les habitudes et les comportements. L’éducation et la formation restent des défis majeurs. Tout changement a besoin de motivations et d’un chemin éducatif. Sont ainsi mentionnés tous les milieux éducatifs, en premier lieu l'école, la famille, les moyens de communication, la catéchèse. La première section, le point de départ est miser sur autre style de vie, qui ouvre aussi la possibilité d’« exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social. C’est ce qui arrive quand les choix des consommateurs réussissent à modifier le comportement des entreprises, en les forçant à considérer l'impact environnemental et les modèles de production. On ne peut sous-évaluer l’importance des parcours d’éducation environnementale capables d’incidences sur les gestes de la vie quotidienne, de la réduction de la consommation d’eau, au tri sélectif des déchets, éteindre les lumières inutiles. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l'égoïsme. Tout cela sera plus simple à partir d’un regard contemplatif qui vient de la foi: Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l'intérieur, en reconnaissant les liens par lesquels le Père nous a unis à tous les êtres. En outre, en faisant croître les capacités spécifiques que Dieu lui a données, la conversion écologique conduit le croyant à développer sa créativité et son enthousiasme. Revient ainsi la proposition d’Evangelii Gaudium: La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice, et le bonheur requiert de savoir limiter certains besoins qui nous abrutissent, en nous rendant ainsi disponibles aux multiples possibilités qu’offre la vie, de manière à ce qu’il soit possible de reprendre conscience que nous avons besoin les uns des autres, que nous avons une responsabilité vis-à-vis des autres et du monde, que cela vaut la peine d’être bons et honnêtes. Les Saints nous accompagnent sur ce chemin. Saint François, plusieurs fois cité, est l’exemple par excellence de la protection de ce qui est faible et d’une écologie intégrale, vécue avec joie et authenticité, un modèle dans lequel on voit combien sont inséparables la préoccupation pour la nature, la justice envers les pauvres, l’engagement pour la société et la paix intérieure. Mais l’encyclique rappelle aussi les figures de saint Benoît, sainte Thérèse de Lisieux et le bienheureux Charles de Foucauld. Après Laudato Si’, l’examen de conscience, l’instrument que l’Eglise a toujours recommandé pour orienter sa propre vie à la lumière de la relation avec le Seigneur, devra inclure une nouvelle dimension, en considérant non seulement comment est vécue la communion avec Dieu, avec les autres et avec nous-même, mais aussi avec toutes les créatures et la nature.
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Audiences


Cité du Vatican, 18 juin 2015 (VIS). Ce matin le Saint-Père s'est rendu en visite auprès de certains dicastères et administrations de la Curie Romaine (Via della Conciliazione).


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican,18 juin 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Franco Piva (Italie), Protonotaire apostolique.
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