Cité
du Vatican, 23 juillet 2015 (VIS). Le 27 juillet à Jelsi (Italie),
le Patriarche chaléen SB Louis Raphaël I Sako, recevra le Prix La
Traglia Etnie e Comunità décerné par la municipalité. Cette
reconnaissance est attribuée à une personnalité attachée à
valoriser et défendre les traditions, l'environnement, les droits de
l'homme et l'identité culturelle et religieux des minorités
ethniques. Le prix a été décerné à un Chef sioux, à Tara
Gandhi, au Dalaï-Lama et au fondateur de Emergency. Un an après la
visite du Pape François en Molise, région où se trouve Jelsi, La
Treglia a voulu attirer l'attention sur le drame des chrétiens
l'Irak, mais aussi de Libye, de Syrie et d'Egypte. Le Patriarche, qui
réside en Irak, oeuvre aussi en faveur du dialogue inter-religieux
et de l'unité des chrétiens au Moyen Orient.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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dernières 5 nouvelles
jeudi 23 juillet 2015
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 23 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
John Moon Hee Jong, Auxiliaire de l'Evêque de Suwon (Corée).
L'Evêque élu, né en 1966 à Gyeonggi-do (Corée) et ordonné
prêtre en 1994, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Bon-O-Dong
et responsable diocésain de l'enseignement. Licencié en liturgie,
il a été curé de paroisses, directeur spirituel à l'Université
catholique de Suwon et professeur de séminaire.
mercredi 22 juillet 2015
Le Pape dénonce l'idolâtrie de technocratie
Cité
du Vatican, 22 juillet 2015 (VIS). Le Pape François s'est adressé
hier après-midi aux participants à la rencontre sur l'esclavage
moderne, le changement climatique et l'engagement des villes pour le
développement durable, organisée par l'Académie pontificale des
sciences. Parmi eux les maires de plus de 60 grandes villes,des
administrateurs locaux et des représentants des Nations-Unies.
Le
Saint-Père a prononcé un discours improvisé dans lequel il a
réitéré que la protection de l'environnement signifie avant tout
une attitude de l'écologie humaine et que son encyclique Laudato Si'
n'était pas seulement verte mais sociale. Evoquant l'énorme
croissance des métropoles provoquée par l'affluence de populations
rurales ne trouvant plus de quoi vivre de l'agriculture, il a invité
les maires et les organisations internationales à prendre des
mesures sur l'exploitation et le trafic de personnes causés par
l'immigration. Parlant de la culture de la protection de
l'environnement, il a redit qu'il ne pouvait s'agir d'une simple
attitude de bon sens vert. ''C'est beaucoup plus. Prendre soin de
l'environnement signifie faire aussi de l'écologie humaine. En
d'autres termes, nous ne pouvons pas dire que la personne est séparée
de la création. L'écologie est un tout, qui comprend l'humain,
comme j'ai voulu le montrer dans Laudato Si'. On ne peut séparer
l'homme du reste car il existe un rapport d'impact mutuel avec
l'environnement... Laudato Si' ne constitue pas une encyclique verte
mais une encyclique sociale. Parce que dans le milieu social, la vie
sociale, on ne peut exclure le soin de l'environnement".
Expliquant que l'invitation de maires de grandes villes se justifie
par le fait qu'ils sont les témoins quotidiens de ce phénomène
mondial, le Saint-Père a évoqué des périphéries devenant "des
ceintures de pauvreté et de misère, où les gens souffrent des
effets de la négligence de l'environnement... Pourquoi tant de
personnes viennent dans les grandes villes, pour s'entasser dans les
bidonvilles et les favelas? ... Tout simplement parce que le monde
rural ne leur donne plus de perspectives". C'est pourquoi dans
l'encyclique "j'ai signalé l'idolâtrie de la technocratie. La
technocratie ôte le travail, crée le chômage qui ne cesse
d'augmenter... Je ne connais pas les statistiques, mais dans certains
pays européens, en particulier chez les jeunes est de 40 % voire de
50 % pour les plus âgés... Quel horizon, quel avenir pour eux? Que
reste-t-il à ces jeunes? Le désœuvrement ou la toxicomanie, sans
savoir quoi faire de la vie". Avec à ce point une vie vidée de
sens avec le suicide en perspective. "Les statistiques de
suicide chez les jeunes ne sont pas publiés dans leur totalité...
Alors pourquoi ne pas rechercher d'autres horizons comme la guérilla.
Un idéal de vie!''.
''D'autre
part, la santé est en jeu...car nombre de maladies rares sont
provoquées par les fertilisants agricoles... Parmi les grands enjeux
il y a aussi l'air et l'eau. Autrement dit, la désertification de
vastes zones à coup de déforestation... On dévaste l'Amazonie, qui
est le poumon du monde, mais aussi le Congo... Tout ceci est e
produit d'une modernisation excessive, qui ne prend pas soin de
l'environnement... Et puis nous avons les phénomènes naturels qui
poussent à la migration. Le manque de travail contraint souvent les
gens à travailler au noir, sans contrat. C'est désormais un vaste
phénomène qui fait qu'une personne ne gagne pas assez pour vivre.
Cela peut conduire à un comportement criminel et aux désordres
qu'on constate dans les grandes villes soumises à une migration
causée par la modernisation... Dans le secteur minier, l'esclavage
est encore très grand et très fort. Et puis l'utilisation de
certains éléments minéraux blanchiment comme l'arsenic et le
cyanure, provoque des maladies". En outre l'exploitation et "la
traite de la main-d'œuvre, conduisent aussi à la prostitution... Il
est nécessaire de faire appel à l'Organisation des Nations-Unies,
et je mets beaucoup d'espoir dans le sommet de Paris, qui devrait
aboutir à un accord fondamental. Je suis très optimiste, même"
s'il faut "être préoccupé, en particulier par le trafic
d'êtres humains causé par le phénomène environnemental et
l'exploitation des personnes. J'ai reçu il y a quelques mois une
délégation de femmes de l'ONU en charge de l'exploitation sexuelle
des enfants dans les pays en guerre. Oui les guerres sont également
un élément de déséquilibre de l'environnement".
"Je
conclurai par une réflexion du théologien et philosophe Romano
Guardini, qui parle de deux formes d'ignorance, l'ignorance que Dieu
nous a donné pour que nous la transformions en culture...et
l'ignorance de l'homme qui ne respecte pas la terre... Quand l'homme
ne se soucie pas d'elle, la nature se retourne contre lui...
L'énergie nucléaire n'est mauvaise, elle peut aider l'homme,
mais...pensons à Hiroshima et Nagasaki. Aujourd'hui cette deuxième
forme d'ignorance est celle qui détruit l'homme. Un rabbin du temps
de saint Thomas d'Aquin a expliqué la Tour de Babel en disant que sa
construction avait coûté beaucoup de temps et de travail, en
particulier la fabrication de briques... Quand une brique tombait
c'était grave, et le coupable était vivement puni. Quand un
travailleur qui construit rien, rien ne risque de tomber. Telle est
la seconde forme d'ignorance: L'homme créateur d'inculture et non de
culture", et en l'occurrence parce qu'il ne se soucie pas de
l'environnement. "J'ai fait appel à l'Académie pontificale des
sciences et à des maires de grandes villes parce qu'ils ont
connaissance de la question... Ils savent travailler en profonde, du
centre vers les périphéries... Ils ont conscience de la réalité
de l'humanité. Le Saint-Siège comme d'autres pourra faire un bon
discours à l'ONU, mais si le travail ne vient pas de la périphérie
vers le centre, cela n'aura aucun effet. D'où la responsabilité des
maires. Par conséquent, je leur suis très reconnaissant d'avoir
apporté leur éclairage de tant périphéries gravement touchées
par ces problèmes... Je vous remercie et demande au Seigneur de nous
donner à tous la grâce d'être plus conscients de la destruction
que nous causons en ne se souciant pas de l'écologie humaine...
Transformant donc l'ignorance en culture, et non le contraire".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 22 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé le
P.Joseph Kodakallil, Evêque de l'éparchie syro-malabare de Satna
(superficie 45.188, population 10.459.000, catholiques 220.000,
prêtres 142, religieux 276). L'Evêque élu, né en 1965 à
Upputhode (USA) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Curé
de la cathédrale paroisse, membre du Prebyterium, vicaire général
du diocèse. Docteur en liturgie, il a été professeur et vice
Recteur de séminaire et Vicaire Général de cette même éparchie.
mardi 21 juillet 2015
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 21 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Gerald E.Wilkerson à
l'office d'Auxiliaire du diocèse de Los Angeles (USA).
Nommé
Mgr.Joseph V.Brennan, Auxiliaire de l'Archevêque de Los Angeles
(USA). L'Evêque élu, né en 1954 à Van Nuys (USA) et ordonné
prêtre en 1980, était jusqu'ici Modérateur de la curie. Il a été
curé de paroisse, membre du Prebyterium, vicaire général du
diocèse.
Nommé
Mgr.David G.O'Connell, Auxiliaire de l'Archevêque de Los Angeles
(USA). L'Evêque élu, né en 1953 à Cork (Irlande) et ordonné
prêtre en 1979, était jusqu'ici Curé de la paroisse Saint Michael
de Los Angeles. Il a été curé de paroisse et membre du
Prebyterium.
Nommé
l'Abbé Robert E.Barron, Auxiliaire de l'Archevêque de Los Angeles
(USA). L'Evêque élu, né en 1959 à Chicago (USA) et ordonné
prêtre en 1986, était jusqu'ici Recteur de la University of St.
Mary of the Lake - Mundelein Seminary (USA). Docteur en théologie,
il a été professeur d'université.
Nommé
le Cardinal Josip Bozanić, Archevêque de Zagreb (Croatie), son
Envoyé spécial au 300 anniversaire du sanctuaire marial de Sinj
(Croatie, 15 août).
In memoriam
Cité
du Vatican, 21 juillet 2015 (VIS). Voici les
données relatives aux prélats décédés ces dernières semaines:
Mgr.Tadeusz
Józef Zawistowski, Auxiliaire émérite de Lomza (Pologne), le 1
juin à 85 ans.
Mgr.Thomas
Flynn, Evêque émérite d'Achonry (Irlande), le 2 juin à 83 ans.
Mgr.Mawule
Kouto, Evêque émérite d'Atakpamé (Togo), le 5 juin à 68 ans.
Mgr.Francisco
Domingo Barbosa da Silveira, Evêque émérite de Minas (Uruguay), le
17 juin à 71ans.
SB
Nerses Bedros XIX Tarmouni, Patriarche arménien de Cilicie, le 25
juin à 75 ans.
Mgr.Victor
de la Peña Pérez, OFM, Vicaire apostolique émérite de Requena
(Pérou), le 1 juillet à 81 ans.
Mgr.Luigi
Martlela, Evêque de Molfetta - Ruvo - Giovinazzo - Terlizzi
(Italie), le 6 juillet à 67 ans.
Le
Cardinal Giacomo Biffi, Archevêque émérite de Bologne (Italie), le
11 juillet à 87 ans.
Mgr.Omar
Félix Colomé, Evêque émérite de Cruz del Eje (Argentine), le 12
juillet à 82 ans.
lundi 20 juillet 2015
Le Pape évoque son voyage en Amérique latine
Cité
du Vatican, 19 juillet 2015
(VIS). Au cours de l'angélus dominical, le Pape a confié les fruits
de son récent voyage apostolique en Amérique latine à la Vierge
Marie, vénérée dans ces pays sous l'invocation de Notre Dame de
Guadalupe, et a remercié les Equatoriens, Boliviens et Paraguayens
de leur accueil chaleureux et affectueux et de leur enthousiasme. Il
a également remercié les autorités des trois pays de leur
collaboration et tout le clergé, des évêques aux consacrés, qui
l'ont accompagné dans ce voyage. "Avec ces frères et sœurs,
j'ai loué le Seigneur pour les merveilles qu'il a faites chez le
peuple de Dieu en chemin sur ces terres, pour la foi qui a animé et
anime sa vie et sa culture. Nous l'avons aussi loué pour les beautés
naturelles dont il a enrichi ces pays. Le continent latino-américain
a de grandes potentialités humaines et spirituelles, garde des
valeurs chrétiennes profondément enracinées, mais vit aussi de
graves problèmes sociaux et économiques. Pour aider à trouver une
solution, l'Eglise est engagée et mobilise les forces spirituelles
et morales de ses communautés, en collaborant avec toutes les
composantes de la société. Face aux grands défis que l'annonce de
l'Evangile doit affronter, j'ai invité à puiser dans le Christ
Seigneur la grâce qui sauve et qui donne force au témoignage
chrétien, pour étendre la diffusion de la Parole de Dieu, afin que
la religiosité marquée de ces populations puisse toujours être un
témoignage fidèle de l'Evangile".
Auparavant,
le Pape avait commenté l'Evangile du jour aux fidèles réunis Place
St.Pierre, dans lequel Jésus veut emmener les apôtres dans un lieu
à l'écart, mais la multitude les suit, et il a de la compassion
pour ces personnes et se met à leur enseigner. Le Saint-Père s'est
arrêté sur les verbes employés par l'évangéliste: voir, avoir
compassion, enseigner. "Nous pouvons les appeler les verbes du
Pasteur. Voir, avoir compassion, enseigner. Le premier et le
deuxième, voir et avoir compassion, sont toujours associés dans
l'attitude de Jésus. En effet, son regard n'est pas celui d'un
sociologue ou d'un reporter-photo parce qu'il les regarde toujours
avec les yeux du cœur. Ces deux verbes, voir et avoir compassion,
configurent Jésus comme Bon Pasteur. Sa compassion même n'est pas
qu'un sentiment humain, mais l'émotion du Messie en lequel la
tendresse de Dieu a pris chair. C'est de cette compassion que naît
le désir de Jésus de nourrir la foule avec le pain de sa Parole,
c'est à dire d'enseigner la Parole de Dieu aux gens. Jésus voit,
Jésus a compassion, Jésus enseigne. J'ai demandé au Seigneur que
l'Esprit de Jésus, Bon Pasteur, me guide au cours de mon voyage
apostolique que j'ai accompli ces jours-ci en Amérique latine".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 20 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé
M.Salvatore Vecchio (Italie), Directeur du Bureau du travail du
Saint-Siège.
Samedi
dernier, 18 juillet, il avait nommé:
Mgr.Claudio
Cipolla, Evêque de Mantoue (superficie 3.297, population 1.068.498,
catholiques 1.004.088, prêtres 990, diacres 49, religieux 1.976), en
Italie. L'Evêque élu, né en 1955 à Goito (Italie) et ordonné
prêtre en 1980, était jusqu'ici Curé de la paroisse St.Antoine de
Porto Mantovano et Vicaire épiscopal pour ce même diocèse. Il a
été responsable diocésain de la Caritas et des Congrès ecclésiaux
nationaux de Palerme et Vérone, responsable diocésain de la
formation du clergé. Il succède à Mgr.Antonio Mattiazzo, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Le
P.Basil Bhuriya, SVD, Evêque de Jhabua (superficie 21.366,
population 5.812.071, catholiques 38.726, prêtres 68, religieux
237), en Inde. L'Evêque élu, né en 1956 à Panchjui (Inde), a
prononcé ses voeux religieux en 1985 et a été ordonné prêtre en
1986. Il était jusqu'ici curé de paroisse et Membre du Conseil
provincial de son ordre.
L'Abbé
Corrado Melis, Evêque d'Ozieri (superficie 2.288, population 54.600,
catholiques 54.200, prêtres 48, religieux 54), en Italie. L'Evêque
élu, né en 1963 à Sardara (Italie) et ordonné prêtre en 1988,
était jusqu'ici curé de paroisse et vicaire épiscopal. Licencié
en théologie, il a été Vice Recteur du séminaire diocésain,
responsable diocésain de la pastorale familiale, pour
l'évangélisation et pour l'oecuménisme, membre du Presbyterium.
Le
P.Natale Paganelli, SX, Administrateur apostolique de Makeni (Sierra
Leone), l'élevant à l'épiscopat. L'Evêque élu, né en 1956 à
Grignano di Brembate (Italie), a émis ses voeux religieux en 1979 et
a été ordonné prêtre en 1980.
Nommé
Mgr.Henry Aruna, Auxiliaire de l'Evêque de Kenema (Sierra Leone). Il
était jusqu'ici Evêque de Makeni (Sierra Leone).
vendredi 17 juillet 2015
Justice et paix pour les communautés victimes de l'activité minière
Cité
du Vatican, 17 juillet 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse,
le Cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, Président du Conseil
pontifical Iustitia et Pax, a présenté la Rencontre avec une
trentaine de représentants des communautés victimes de l'activité
minière (Rome 17 - 19 juillet). Rappelant d'emblée la journée
précédente de septembre 2013 (Mines pour le bien commun), organisée
à la demande de vingt-quatre dirigeants de compagnies minières, le
Cardinal a précisé qu'il s'agit maintenant d'approfondir la
réflexion sur les implications socio-économiques et
environnementales de cette activité industrielle. Un rapport sur le
sujet a été adressé aux conférences épiscopales des pays
intéressés et une nouvelle journée de sensibilisation sera
organisée en septembre prochain (Un nouvel avenir, une nouvelle
vision de l'activité minière). Il convient avant tout d'écouter
les griefs des communautés qui en sont victimes. L'encyclique
Laudato Si' est une excellente occasion d'écouter ce "cri des
pauvres" auquel on ne saurait manquer de répondre. Il est
effectivement nécessaire d'y répondre au nom de ladu libération
à laquelle chaque être humain a droit. C'est un devoir de chacun de
nous, qui n'est donc pas réservé à quelques uns. "Guidée par
l'Evangile de la miséricorde et par l'amour de l'humanité, l'Eglise
entend cet appel à la justice et veut y répondre de toutes ses
forces. Nombreux sont les personnes conscientes des graves problèmes
que causent l'activité extractive de certaines régions du monde"
et le rapport rédigé par l'ex Secrétaire général de l'ONU M.Kofi
Annan fournit des éléments approfondis sur la problématique. Il
faut citer aussi le projet de loi européen sur l'activité
extractive mais aussi des manifestes grand public comme les films
Blood diamonds et Avatar. "Pour sa part l'Eglise suit de près
depuis longtemps la question, localement mais aussi au niveau des
conférences épiscopales", du réseau ecclésial pan-amazonien,
du réseau des franciscains ou des Caritas. "Tous oeuvrent de
concert afin que ces situations ne restent pas ignorées ou couvertes
par l'indifférence, voire le cynisme et l'impunité. En effet, c'est
d'un changement radical dont on a besoin pour établir le bien
commun, la justice, la durabilité et la dignité des personnes".
Lettre à la Rencontre sur la question minière
Cité
du Vatican, 17 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a confié au
Cardinal Turkson une lettre adressée aux représentants des
communautés victimes de l'activité minière, dans laquelle il
rappelle qu'ils témoignent des répercussions de l'extraction des
grandes compagnies sur les ouvriers, leurs familles et les
communautés, et qu'ils entendent y réfléchir en partant de la
dernière encyclique. Leur cri, écrit le Pape François, s'élève
"à cause des terres perdues, à cause d'une extraction de
richesse qui laisse dans la pauvreté des populations locales, à
cause de la corruption, des violences et des menaces, des violations
des droits, des conditions de travail qui touchent parfois à
l'esclavage, au trafic d'êtres humains et à la prostitution
induite. J'entends inviter vos communautés à inter-agir de manière
constructive avec tous les agents du secteur... Puisse cette occasion
contribuer à une meilleure perception des responsabilités, à
commencer par la dignité des personnes qui nécessite d'une culture
morale capable de réagir à la crise. Je prie le Seigneur de
favoriser vos travaux afin qu'ils soient fructueux pour tous ceux qui
sont victimes de ce phénomène".
Promulgation de décrets
Cité
du Vatican, 17 juillet 2015 (VIS). A la suite de l'audience accordée
hier après-midi au Cardinal Angelo Amato, SDB, Préfet de la
Congrégation pour les causes des saints, le Pape a ordonné la
promulgation des décrets relatifs aux vertus héroïques:
du
Serviteur de Dieu Andreij Szeptyckyj,
religieux et évêque ukrainien (1865 - 1944).
du
Serviteur de Dieu Giuseppe Carraro, évêque
italien (1899
- 1980).
du
Serviteur de Dieu Agostino Ramírez Barba,
prêtre séculier mexicain et fondateur des Soeurs du Seigneur de la
Miséricorde (1881 - 1967).
du
Serviteur de Dieu Simpliciano de la Nativité (Aniello Francesco
Saverio Maresca), prêtre et religieux italien, fondateur des
Franciscaines des Sacrés Coeurs (1827 -
1898).
de
la Servante de Dieu María del Refugio Aguilar y Torres, laïque
mexicaine, fondatrice des Mercédaires du Saint Sacrement (1866
- 1937).
de
la Servante de Dieu Marie-Thérèse Dupouy Bordes, religieuse
française fondatrice des Missionarie des Sacrés Coeurs de Jésus et
Marie (1873 - 1953).
de
la Servante de Dieu Elisa Miceli, laïque italienne fondatrice des
Soeurs cathéchistes rurales du Sacré Coeur (1904 -
1976).
de
la Servante de Dieu Isabella Méndez Herrero, religieuse espagnole
(congrégation des Servantes de St.Joseph) (1924 -1953).
Audiences
Cité
du Vatican, 17 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin Mgr.Salvatore Fisichella,
Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.
jeudi 16 juillet 2015
Bilans du Saint-Siège et de l'Etat du Vatican
Cité
du Vatican, 16 juillet 2015 (VIS). Avant-hier, lors d'une réunion
du Conseil pour l'économie, ont été présentés les bilans du
Saint-Siège et de l'Etat du Vatican, préparés par la Préfecture
pour les affaires économiques et visés par le Secrétariat pour
l'économie, le Comité d'audit et le Réviseur externe (qui a
délivré un avis positif pour chacun des rapports). L'exercice 2014
constitue une transition vers la nouvelle politique financière
fondée sur les principes comptables internationaux. Ces deux bilans
ont été rédigés selon les principes anciens, ce qui rend
difficile une comparaison point par point avec ceux de 2013. Ceci dit
les procédures transitoires qui conduiront au nouveau système
fonctionnent bien et tous les secteurs ont fourni un travail
excellent et une collaboration efficace.
Si
le bilan 2014 du Saint-Siège présente un déficit de 25,621
millions d'euro, sensiblement identique au précédent (24,471
millions), ce dernier se serait monté à 37,209 millions. Les
rentrées sont constituées par les investissements, les
contributions diocésaines (21 millions) et celle du IOR (50
millions). Le patrimoine du Saint-Siège s'est accru de 939 millions
en 2014 du fait de l'insertion dans l'exercice actif comme passif de
structures précédemment gérées hors bilan (pour 1,114 millions
pour un passif de 222 millions). Le fonds de pension, qui ne figure
pas au bilan, devra préparer un rapport sur sa situation actuelle.
Comme précédemment, la dépense principale relève du personnel
(2.880 personnes réparties dans les 64 structures du Saint-Siège).
Le
bilan de l'Etat du Vatican présente une avance de 63.519 millions
(33.042 en 2013), principalement due aux bénéfices des Musées et à
de bons investissements. Le personnel se compose de 1.930 unités.
Le
Conseil a en outre reçu une mise à jour relative au budget 2015,
calculé selon les nouveaux critères, qui avait été soumis en mai
dernier par le Secrétariat. Les projections indiquent que l'on
enregistrera probablement un déficit pour le prochain exercice.
mercredi 15 juillet 2015
Lutter contre l'esclavage moderne et le changement climatique
Cité
du Vatican, 15 juillet 2015 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse,
le Chancelier de l'Académie pontificale des sciences, a présenté
la Rencontre intitulée "Esclavage moderne et changement
climatique, l'engagement des villes", et le Symposium
"Prospérité, humanité et planète, pour un développement
durable des villes", en programme au Vatican les 21 et 22
juillet et auxquels ont été invités des maires de métropoles et
des représentants des Nations-Unies. A la suite du Pape, a déclaré
Mgr.Marcelo Sánchez Sorondo, "l'Académie établit un lien
entre les deux graves problèmes que sont l'esclavage moderne et le
changement climatique, une crise sociale et une crise climatique
d'origine anthropique. Dans le sillage de l'encyclique Laudato Si',
nous devons faire prendre conscience de la gravité de ces
phénomènes, de la responsabilité humaine et de la nécessité de
réagir vigoureusement pour le bien général. Dans cet effort moral,
les villes et leurs administrateurs ont un rôle clef à jouer car
désormais la majorité de la population mondiale est urbanisée. Et
les zones urbaines organisées ou informelles sont destinées à
grandir encore. Selon notre culture" il faut impliquer la
responsabilité morale et sociale de chaque individu, d'où
"l'importance de respecter la vie de la Polis pour une pleine
réalisation sociale, culturelle et religieuse des personnes. Chacun
doit avoir conscience...du don du monde qui est confié à nos soins,
Il ne s'agit pas de le conserver comme un musée mais d'en développer
toutes les possibilités en accord avec les lois de la nature. Le
respect et le développement de notre maison est un impératif
moral".
Par
ailleurs, "bien qu'ayant une incidence minime sur les
altérations climatiques, les pauvres et les exclus vivent souvent
dans les périphéries où ils sont les plus exposés aux
conséquences du dérèglement climatique causé par l'homme... Nous
disposons des connaissances et des technologies, mais aussi des
moyens pour inverser la tendance...et lutter contre la pauvreté
extrême par l'emploi d'énergies renouvelables à basse émission de
gaz serre... Le financement de cette écologie intégrale, nature et
hommes...renforcerait la recherche de la paix et l'inclusion sociale
dans les zones urbaines principalement... Les administrateurs doivent
donc oeuvrer dans ce sens afin d'émanciper les pauvres et autres
personnes vulnérables, tout en les protégeant des catastrophes
naturelles dues à l'altération de l'environnement, mais aussi du
cadre socio-économique... Il faudrait aussi qu'ils agissent pour
mettre un terme aux abus en tout genre et à l'exploitation des
personnes selon de nouvelles formes d'esclavage. Ce que le Pape
François et Benoît XVI ont défini comme crimes contre
l'humanité...favorisent en outre le phénomène migratoire et
l'esclavagisme des personnes en déplacement...le travail forcé, la
prostitution, le trafic d'organes et la traite des êtres humains...
Il faut en somme que les grandes agglomérations soient de plus en
plus socialement inclusives, sûres et écologiques".
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 15 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a:
Accepté
la renonciation à la charge pastorale du diocèse (archevêché) de
Passo Fundo (Brésil), présentée par Mgr.Antônio Carlos Altieri,
SDB, en conformité au canon 401,2 du CIC.
Nommé
l'Abbé Laurent Camiade, Evêque de Cahors (superficie 5.216,
population 182.100, catholiques 170.700, prêtres 66, diacres 31,
religieux 96), en France. L'Evêque élu, né en 1966 à Agen
(France) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Vicaire
Général du diocèse d'Agen (France). Docteur en théologie, il a
été responsable diocésain de la pastorale, curé de paroisse et
professeur à l'Institut Catholique de Toulouse.
L'Abbé
Udo Benz, Auxiliaire de l'Evêque de Mayence (Allemagne). L'Evêque
élu, né en 1967 à Rülzheim (Allemagne) et ordonné prêtre en
1995, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de Mayence.
Docteur en théologie, il a été secrétaire du Cardinal Lehmann,
professeur de séminaire, vicaire paroissial et Président de la
Conférence allemande des recteurs de grands séminaires.
mardi 14 juillet 2015
Entretien avec les journalistes durant le vol de retour
Cité
du Vatican, 14 juillet 2015 (VIS). Comme d'habitude, entre Asunción
et Rome, le Saint-Père a répondu à plusieurs questions des
journalistes qui l'accompagnaient. Voici un résumé de ses propos:
Question:
Pourquoi le Paraguay n'a pas de cardinal? Quel est le péché du
Paraguay?
Réponse:
Eh bien, ne pas avoir de cardinal n'est pas un péché. La plupart
des pays dans le monde n'en ont pas. Les nationalités des cardinaux
sont une minorité... Parfois, le choix des cardinaux se fait en
étudiant des dossier, en remarquant une personnalité, un
charisme...utile pour être conseiller du Pape, pour l'aider dans le
gouvernement universel de l'Eglise. Tout en appartenant à une Eglise
particulière, le Cardinal est comme l'indique son nom incardiné
dans l'Eglise de Rome. Cela lui donne une vision universelle. Cela ne
veut pas dire qu'il n'y a pas évêques qui l'ont, au Paraguay par
exemple. Mais le nombre des Cardinaux ne peut pas dépasser 120
électeurs... Si on regarde l'Eglise du Paraguay, elle mériterait
d'avoir deux Cardinaux! C'est une Eglise vivante, active et à
l'histoire glorieuse".
Question:
Que pensez-vous du désir des boliviens d'avoir un accès souverain
au Pacifique. Si le Chili et la Bolivie le demandaient,
accepteriez-vous cette médiation?
Réponse:
La médiation est une chose très délicate, et c'est comme une
dernière étape. J'ai connu cela en Argentine avec le Chili, et cela
a empêché une guerre. La situation était limite et le Saint-Siège
l'a très bien gérée car Jean-Paul II s'y était impliqué... En ce
moment, il faut être très prudent parce que la Bolivie en a appelé
à un tribunal international. Si je fais un commentaire, comme chef
d'Etat, il pourrait être interprété et jugé une interférence ou
une pression. Je dois être très respectueux de la décision prise
par le peuple bolivien qui ont fait cet appel... Comme je l'ai
dit...les frères doivent se parler, les peuples latino-américains
doivent dialoguer pour créer une grande patrie... Je veux être
clair: Mon discours était un rappel de ce problème, mais dans le
respectant de la situation telle qu'elle est aujourd'hui. La question
étant devant un tribunal international, ne parlons pas de médiation,
attendons". Certes le désir des boliviens de modifier la
frontière a une base de justice, surtout après une guerre... Je me
souviens qu'en 1961, en première année de philosophie, j'ai vu un
documentaire sur la Bolivie. On y parlait des 10 étoiles du pays.
Après avoir présenté chacun des 9 départements, ce fut le silence
sur le dixième. Sur la mer, pas de mot".
Question:
Avant votre visite l'Equateur a été agité par des manifestations.
Des opposants revenus au pays ont défié le gouvernement dans la
rue. Il semble que votre présence en Equateur ait été utilisée
politiquement, en particulier votre phrase sur les gens qui, en
Equateur ont résisté avec dignité. Qu'en pensez-vous?
Réponse:
''Bien sûr, je savais qu'il y avait des problèmes politiques et des
grèves... Je ne connais pas les détails de la politique de
l'Equateur et il serait stupide de ma part de donner un avis. On m'a
dit qu'il y a eu une trève lors de ma visite... C'est le geste d'un
peuple debout, respectueux de la visite du Pape... En ce qui concerne
la phrase en question, j'ai voulu évoquer la prise de conscience du
peuple équatorien, notamment face au récent conflit frontalier avec
le Pérou. Il existe une plus grande prise de conscience de la
diversité des richesses ethniques de l'Equateur, ce qui accroît la
dignité des gens. L'Equateur n'est pas un pays de rebut... Après la
guerre de frontière, les équatoriens sont devenus plus conscients
de leur dignité et de la richesse de l'unité dans la variété. Je
veux dire que ma phrase ne peut être attribuée à une situation
particulière. Une phrase peut être instrumentalisée, c'est
pourquoi il fait être très prudent".
Question:
Dans votre discours en Bolivie aux Mouvements populaires, vous avez
parlé de l'idolâtrie de l'argent qui domine l'économie et impose
des politiques d'austérité qui pénalisent les plus pauvres.
Aujourd'hui la Grèce risque de perdre l'Euro. Que pensez-vous de la
Grèce et de l'Europe plus généralement?
Réponse:
Je suis proche de cette réalité, car il s'agit d'un phénomène qui
existe dans le monde entier. Même dans l'Est européen, aux
Philippines, en Inde, en Thaïlande. Ce sont des mouvements qui sont
liés...et qui protestent pour aller de l'avant et être en mesure de
mieux vivre. Ces mouvements intéressent beaucoup de gens qui ne se
sentent pas représentés par les syndicats, parce qu'ils disent que
les syndicats ne se battent plus pour les droits des plus pauvres. A
cela l'Eglise ne peut être indifférent. La doctrine sociale de
l'Eglise implique un dialogue avec ce mouvement, et le dialogue
fonctionne bien. Vous avez vu l'enthousiasme de sentir la présence
de l'Eglise, qui dispose d'une doctrine capable d'aider à lutter et
dialoguer. L'Eglise ne doit faire le choix de l'anarchiste et de la
rue. Non, ces mouvements populaires ne sont pas anarchistes. Ils
travaillent, ils essaient de transformer ces déchets sociaux en
véritables travailleurs... Quant à la Grèce et au système
international, je n'y comprends pas grand chose...mais certainement
il serait trop facile de dire que la faute est seulement de cette
partie... J'espère qu'on trouvera un moyen de résoudre le problème
grec mais aussi d'aider d'autres pays à ne pas tomber dans le même
problème... On m'a dit qu'il y avait un projet des Nations-Unies...
pour éviter à un pays de se déclarer en faillite... Mais je ne
peux rien dire de plus. Ensuite, en ce qui concerne les nouvelles
formes de colonisation, évidemment tous aller sur des valeurs. La
colonisation se fait déjà par la consommation. L'habitude de
consommer a été un processus de colonisation car elle amène à une
attitude qui ne nous appartient et finit par déséquilibrer la vie.
Le consumérisme déséquilibre également l'économie nationale et
la justice sociale, et aussi la santé physique et mentale, juste
pour donner un exemple".
Question:
Qu'avez-vous ressenti lorsque vous avez vu le marteau et la faucille
avec le Christ, offert par le Président Morales?
Réponse:
Je ne savais même pas que le Père Espinal était aussi un sculpteur
et poète...Pour moi ce fut une surprise". Ce crucifix "peut
être décrit comme un genre d'art de protestation. Par exemple, à
Buenos Aires il ya quelques années a été faite d'une exposition
d'un sculpteur...qui avait l'art de la protestation... Il avait
réalisé un crucifié dans un bombardier en train de tomber. C'était
un critique du christianisme, allié de l'impérialisme symbolisé
par le bombardier... Dans certains cas, cet art peut être offensant
pour certains. Dans ce cas, le Père Espinal a été tué en 1980, à
l'époque où théologie de la libération" envisageait
l'analyse marxiste de la réalité... La même année, le Général
de la Compagnie de Jésus, le Père Arrupe, avait publié une lettre
sur l'analyse marxiste de la réalité société selon la théologie.
Et quatre ans plus tard, la Congrégation pour la doctrine de la foi
a publié sa première déclaration critique sur la théologie de la
libération... Le Père Espinal était un passionné de cette analyse
marxiste mais aussi de théologie confrontée au marxisme. De cela
est venu son travail artistique. Ses poèmes aussi sont une sorte de
protestation. C'était sa vie, sa pensée. Il était un homme
spécial, avec un grand génie, qui s'est battu en toute bonne foi...
Cet objet, je l'ai pris avec moi...tandis que j'ai laissé les deux
décorations que le président Morales a voulu me décerner, l'un est
le plus important de la Bolivie, l'autre est su nom du Père
Espinal... J'ai pensé que si je les ramenais au Vatican...personne
ne les verraient. J'ai donc pensé qu'il était juste de les laisser
à la Vierge de Copacabana, la Mère de la Bolivie."
Question:
Au cours de la messe à Guayaquil vous avez dit que le Synode doit
mûrir un véritable discernement pour trouver des solutions
concrètes aux difficultés des familles. Et puis vous avez demandé
aux gens de prier pour que Dieu transforme même ce qui nous semble
impur, nous scandalise ou nous effraye... Quelles sont les situations
impures, épouvantables ou choquantes auxquelles vous avez fait
allusion?
Réponse:
Encore une fois, je vais à l'herméneutique du texte. Je parlais ldu
miracle du vin aux noces de Cana, en disant que les amphores étaient
pleines d'eau, mais pour la purification. Cela signifie que chaque
personne qui achève sa vie fait sa purification et laissé sa crasse
spirituelle. Il existe un rite de purification avant d'entrer dans
une maison, ou même dans le temple. Un rituel que nous avons
maintenant dans l'eau bénite. Jésus fait le meilleur vin avec de
l'eau ou de la saleté... En l'occurrence, la famille est en crise,
nous le savons tous... Pour tout cela, j'ai parle en général. Le
Seigneur nous purifier de ces crises, de tant de choses qui sont
décrites dans l'Instrumentum Laboris... Je n'y ai pensé à rien de
particulier".
Question:
Nous avons vu comment s'est bien passée la médiation entre Cuba et
les Etats-Unis. Pensez que vous pourriez faire quelque chose de
similaire dans d'autres situations difficiles du continent
latino-américain, au Venezuela ou en Colombie?
Réponse:
Le processus de rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis n'a pas
été une médiation. Cela n'a pas eu le caractère d'une médiation.
Il y avait un désir et les parties y sont parvenues... Et puis, en
vérité, j'ai seulement prié trois mois...alors que cela dure
depuis cinquante ans. Le Seigneur m'a fait penser au Cardinal qui
était allé parler de cela avec mon Secrétaire d'Etat...qui n'est
pas allé aux discussions... Il n'y a pas eu de médiation, mais la
bonne volonté des deux pays. Le mérite est le leur... et nous avons
presque rien fait. Seulement à la mi-décembre...je me suis inquiété
du risque d'échec du processus de paix en Colombie... Je souhaite
que ce processus aille de l'avant et, dans ce sens, nous sommes
toujours prêts à aider de quelque manière. Ce serait une mauvaise
chose que ne plus aller de l'avant. Au Venezuela, les évêques
travaillent à favoriser la paix interne, mais il n'y a pas non plus
de médiation".
Maintenant
que Cuba aura un plus grand rôle dans la communauté internationale,
les droits humains seront-ils respectés comme dans tout pays: "Je
dirai que dans de nombreux pays du monde on ne respecte pas les
droits humains... Les Etats-Unis et Cuba ont tous deux à gagner
quelque chose et à perdre quelque chose à négocier... Mais ce
qu'ils vont gagner ensemble c'est la paix, la réunion, l'amitié, la
coopération... Revenant sur les droits humains et la liberté
religieuse, pensez-vous que partout dans le monde, y compris dans
certains pays d'Europe, cette liberté est respectée? Il y a tant de
pays où on ne vous permet pas de porter un signe religieux".
Question:
Vos propos ne semblaient pas être de messages pour la classe
moyenne, pour les gens qui travaillent, qui paient des impôts, les
gens normaux. Alors pourquoi, dans l'enseignement du Saint-Père, il
y a si peu de plae pour cette classe moyenne?
Réponse:
Vous avez raison, il y a eu erreur de ma part. Le monde est polarisé
et la classe moyenne devenue plus petite. La polarisation entre
riches et pauvres est grande, cela est vrai, et c'est peut-être ce
qui me conduit à négliger certains. Je parle pour le monde en
général et non pour les pays qui vont très bien... De par le le
monde, le nombre de pauvres est grand. Quant à la classe moyenne..
elle revêt une grande valeur. Certes, je dois approfondir dans le
magistère dans ce domaine".
Question:
Quel est le message que vous avez voulu donner à l'Eglise en
Amérique latine? Quel rôle l'Eglise peut elle jouer pour être un
signe dans le monde?
Réponse:
L'Eglise latino-américaine a une grande richesse. C'est une Eglise
jeune...avec une certaine fraîcheur, et même avec un certain non
conformisme. Elle dispose également d'une théologie riche, une
théologie en recherche. Je voulais donner du courage à cette jeune
Eglise, et je crois que l'Eglise peut donner beaucoup. Je dis une
chose qui m'a tellement impressionné: Dans les trois pays...j'ai vu
beaucoup d'enfants, de familles... Un peuple qui est Eglise, c'est
une leçon pour nous tous, pour l'Europe, où la natalité décline
et où il y a peu de politiques pour aider les familles nombreuses.
Je pense que la France a une bonne politique pour aider les
familles...tandis que d'autres sont proches de zéro, mais pas
tous... La richesse de cette Eglise est qu'elle est vivace. Je crois
que nous devons apprendre de cela... Je dois tant d'enfants déchets,
mis au rebut, et tant de personnes âgées, avec un manque d'emplois
qui rejette la jeunesse. Pour cela, les peuples jeunes nous donnent
plus de force. Pour l'Eglise, je dirais qu'une jeune Eglise, qui a de
nombreux problèmes, porte un message. Je ne crains pas pour cette
jeunesse ni pour la fraîcheur de cette Eglise...même si elle est
quelque peu indisciplinée. Avec le temps, elle nous donnera beaucoup
de bien".
Accord sur le nucléaire iranien
Cité
du Vatican, 14 juillet 2015 (VIS). En écho à l'accord sur le
nucléaire iranien, le Directeur de la Salle de Presse a déclaré ce
matin que le Saint-Siège s'en félicite. "Ceci dit, sur la base
de cet important résultat, les efforts doivent se poursuivre pour en
tirer profit. Les résultats ne sauraient se limiter au programme
nucléaire, et il convient maintenant d'élargir le champ" des
négociations.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 14 juillet 2015 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
P.Emmanuel Fianu, SVD, Evêque de Ho (superficie 5.893, population
658.845, catholiques 200.670, prêtres 82, religieux 92), au Ghana.
L'Evêque élu, né en 1957 à Tegbi (Ghana), a émis ses voeux
religieux en 1984 et a été ordonné prêtre en 1985. Il a occupé
de multiples fonctions pastorales ou enseignantes au sein de sa
congrégation. Et succède à Mgr.Anani Kofi Lodonu, dont la
renonciation a été acceptée pour limite d'âge.
Le
P.Jorge Enrique Concha Cayuqueo, OFM, Auxiliaire de l'Archevêque de
Santiago de Chile (Chili). L'Evêque élu, né en 1958 à Temuco
(Chili), a émis ses voeux religieux en 1983 et a été ordonné
prêtre en 1986. Docteur en sciences sociales, il a été enseignant
et a occupé diverses fonctions au sein de son ordre. Il a été
Président de la Conférence des Ministres provinciaux du Cono Sud,
et Premier Vice Président de la Conférence des religieux du Chili.
L'Abbé
Benedictus Son Hee-Song, Auxiliaire de l'Archevêque de Séoul
(Corée). L'Evêque élu, né en 1957 à Kyeniki Yeonchenun Chadari
(Corée) et ordonné prêtre en 1986. Docteur en théologie, il a été
professeur de séminaire, curé de paroisse, Directeur de la
pastorale diocésaine et Membre du Presbyterium, Membre puis
Secrétaire de la Commission épiscopale pour la doctrine de la foi.
lundi 13 juillet 2015
Visite à un hôpital pédiatrique
Cité
du Vatican, 12 juillet 2015 (VIS). Le premier rendez-vous du Pape
François au Paraguay après son entretien avec le chef de l'Etat a
été une visite à l’hôpital général pédiatrique Niños
de Acosta Nú de Asunción. Arrivé à 8 h 30' locale, il a
passé une heure de section à section pour saluer les petits
patients, préférant dialoguer que de lire le discours préparé que
voici: "Chers enfants, on m’a dit que vous
êtes très intelligents, c’est pourquoi je me suis décidé à
vous poser une question: Jésus s’est-il jamais mis en colère?
Vous vous rappelez quand? Je sais que c’est une question difficile,
donc je vous aiderai. Ce fut quand on empêcha les enfants de
s’approcher de lui. C’est l’unique fois où Marc emploie cette
expression. Quelque chose de semblable à notre expression: Il s’est
fâché. Et vous, est-ce que vous vous êtes jamais mis en colère?
Bien, Jésus a ressenti la même chose, quand on ne lui a pas permis
d’être proche des enfants, proche de vous. Il eut une grande
colère. Les enfants sont parmi les privilégiés de Jésus. Ce n’est
pas qu’il n’aime pas les grands, mais il se sentait heureux quand
il pouvait être avec eux. Il appréciait beaucoup leur amitié et
leur compagnie. Mais non seulement il aimait les avoir auprès de
lui, mais plus encore. Il les donnait comme exemple. Il dit aux
disciples: Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Les enfants étaient
tenus à l’écart, les grands ne les laissaient pas s’approcher,
mais Jésus les appela, les embrassa et les mit au milieu pour que
tous nous apprenions à être comme eux. Aujourd’hui il nous dirait
la même chose. Il nous regarde et dit d'apprendre d’eux".
Effectivement
"nous devons apprendre de vous, de votre confiance, de votre
joie, de votre tendresse. De votre capacité de lutte, de votre
courage. De votre incomparable capacité de résistance. Vous êtes
de vrais lutteurs! Et quand on a de pareils guerriers devant soi, on
se sent orgueilleux. N’est-ce pas, mamans? N’est-ce pas, papas et
grands-parents? Vous voir, nous donne de la force, cela nous donne du
courage pour avoir confiance, pour avancer. Mamans, papas,
grands-parents, je sais qu’il n’est pas du tout facile d’être
ici. Il y a des moments de grande douleur, d’incertitude. Il y a
des moments de forte angoisse qui accablent le cœur et il y a des
moments de grande joie. Les deux sentiments cohabitent, ils sont en
nous. Mais il n’y a pas de meilleur remède que votre tendresse,
votre proximité. Et cela me réjouit de savoir que comme familles
vous vous entraidez, vous vous stimulez, vous vous soutenez
mutuellement pour avancer et traverser ce moment. Vous pouvez compter
sur l’appui des médecins, des infirmiers et de tout le personnel
de cette maison. Merci pour cette vocation de service, merci d’aider
non seulement à guérir mais aussi à accompagner la douleur de vos
frères. Ne l’oublions pas: Jésus est
proche de vos enfants. Il est tout proche, dans le cœur. N’hésitez
pas à le prier, n’hésitez pas à parler avec lui, à lui faire
part de vos questions, de vos douleurs. Il est toujours là, mais
toujours, et il ne vous laissera pas tomber. Et
nous sommes sûrs d’une chose et encore une fois je le confirme. Là
où il y a un enfant, il y a la mère. Là où il y a Jésus, il y a
Marie, la Vierge de Caacupé. Demandons lui de vous protéger avec
son manteau, d’intercéder pour vous et vos familles. Et
n’oubliez pas de prier pour moi. Je suis sûr que vos prières
arrivent au ciel".
Visite au sanctuaire paraguayen de Caacupé
Cité
du Vatican, 12 juillet 2015
(VIS). Après avoir salué les patients de l'hôpital pédiatrique
Niños de Acosat Nu, le Pape s'est rendu en voiture au sanctuaire de
Caacupé qui signifie en guarani 'derrière la montagne. Voisin du
lac Ypacaray, Caacupé est considéré comme la capitale spirituelle
du Paraguay. Le sanctuaire est célèbre pour la fête qui s'y
déroule le 8 décembre en l'honneur de l'Immaculée Conception des
Miracles. La légende raconte qu'une statue a été sculptée au XVI
siècle par un indien atyrá converti qui, fuyant d'autres indigènes
mbayaes non chrétiens demanda à la Vierge de le sauver. Ayant eu la
vie sauve, il sculpta, comme ex voto,une Vierge dans le bois du tronc
dans lequel il s'était caché. L'indien qui s'appelait Joseph,
construisit à cet endroit une petite chapelle qui fut le noyau du
futur sanctuaire qui sera achevé en 1770, date de la fondation
officielle de Caacupé.
Le
Pape a parcouru les derniers kilomètres qui l'amenaient au
sanctuaire en voiture panoramique, salué par des dizaines de
milliers de fidèles qui l'attendaient pour participer à la messe,
au cours de laquelle les intentions de prières ont été lues en
espagnol et en guarani. Dans son homélie, le Pape a souligné que le
Sanctuaire de Caacupé attestait de la mémoire d'un peuple qui sait
que Marie est mère et se trouve au côté de ses enfants, et a redit
son admiration pour les femmes et les mères paraguayennes qui "avec
courage et abnégation ont su relever un pays défait et abattu par
une guerre inique". "Etre ici avec vous me donne
l'impression d'être chez moi, aux pieds de notre Mère, la Vierge
des Miracles de Caacupé -a dit le Pape-. Dans un sanctuaire, nous,
les enfants nous retrouvons avec notre Mère et nous rappelons que
nous sommes frères. C'est un lieu de fête, de rencontre, de
famille. Nous venons présenter nos besoins, nous venons remercier,
demander pardon et repartir. Combien de baptêmes, de vocations
sacerdotales et religieuses, combien de fiançailles et de mariages
sont nés au pied de notre Mère. Combien de larmes et d'adieux. Nous
venons toujours avec notre vie, parce qu'ici on est à la maison et
il est bon de savoir que quelqu'un nous attend".
"Comme
tant d'autres fois, nous sommes venus parce que nous souhaitons
renouveler notre envie de vivre la joie de l'Evangile. Comment ne pas
reconnaître que ce sanctuaire est la partie vitale du peuple
paraguayen, de vous. C'est ainsi qu'ils l'entendent, ainsi qu'ils le
prient, ainsi qu'ils le chantent: Dans ton Eden de Caacupé, c'est
ton peuple Vierge pure qui te donne son amour et sa foi. Et nous
sommes aujourd'hui comme le peuple de Dieu aux pieds de notre Mère
pour lui donner notre amour et notre foi". Le Pape François a
cité l'annonce de l'Ange à Marie qui lui dit: Réjouis-toi, pleine
de grâce. Le Seigneur est avec toi. "Face à ce salut, elle
était déconcertée et se demandait ce que cela signifiait. Elle ne
comprenait pas bien ce qu'il lui arrivait. Mais elle sut que cela
venait de Dieu et dit oui. Marie est la Mère du oui. Oui au songe de
Dieu, oui au projet de Dieu, oui à la volonté de Dieu. Un oui qui,
comme nous le savons, ne fut pas facile à vivre. Un oui qui ne la
remplit pas de privilèges ou de différences mais à qui, comme le
dira Siméon dans sa prophétie, une épée transpercera le cœur. Et
elle lui a bien transpercé le cœur! C'est pourquoi nous l'aimons
tant et trouvons en elle une vraie Mère qui nous aide à maintenir
la foi vivante et l'espérance au milieu de situations compliquées".
Ensuite,
le Pape suivant la prophétie de Siméon revint sur trois moments
difficiles dans la vie de marie, la naissance de Jésus, la fuite en
Egypte et la mort sur la croix. Evoquant le premier moment, il
rappela qu'il n'y avait pas de place pour eux. Ils n'avaient pas de
maison, d'habitation pour recevoir son enfant. Il n'y avait pas
d'endroit où lui donner le jour, ni de famille à proximité, ils
étaient seuls. Le seul endroit possible était une mangeoire
d'animaux. Dans sa mémoire résonnaient sûrement les paroles de
l'Ange: Réjouis-toi Marie, le Seigneur est avec toi. Elle pouvait
s'être demandé: Où est-il maintenant? Pendant la fuite en Egypte,
Marie, Joseph et Jésus, "n'avaient qu'à partir, s'exiler. Là,
non seulement ils n'avaient pas d'endroit, ni de famille, mais leurs
vies étaient aussi en danger. Ils n'avaient qu'à marcher en terre
étrangère. Ils furent des migrants persécutés par la convoitise
et l'avarice de l'empereur. Là aussi elle aurait pu se demander: Et
où est ce que m'a dit l'Ange? Le troisième moment est la mort de
Jésus sur la croix. Il n'existe pas de situation plus difficile pour
une mère que d'accompagner la mort de son enfant. Ce sont des
moments déchirants. Ici, nous voyons Marie, au pied de la croix,
comme toute mère, ferme, qui n'abandonne pas, accompagnant son Fils
jusqu'à la mort et la mort sur une croix. Là aussi elle aurait pu
se dire: Où est ce que m'a dit l'Ange? Et nous la voyons aussitôt
retenant et soutenant les disciples. Nous contemplons sa vie, et nous
nous sentons compris, écoutés. Nous pouvons nous arrêter pour
prier et utiliser un langage commun face à une infinité de
situation que nous vivons au quotidien. Nous pouvons nous identifier
dans beaucoup de situations de sa vie, lui raconter ce que nous
vivons parce qu'elle le comprend. C'est une femme de foi, c'est la
Mère de l'Eglise, elle a cru. Sa vie est le témoignage de ce que
Dieu ne déçoit pas, n'abandonne pas son peuple, même s'il y a des
moments ou des situations où il semble qu'il ne soit pas là. Elle
fut la première disciple qui accompagna son fils et soutint
l'espérance des apôtres dans les moments difficiles. Ils étaient
enfermés à je ne sais combien de tours de clefs, effrayés, dans le
Cénacle. C'est cette femme qui resta attentive et sut dire, quand il
a semblé que la fête et la joie allaient se terminer: Vois, ils
n'ont plus de vin. C'est la femme qui sut se rendre chez sa cousine
pendant trois mois pour qu'elle ne soit pas seule pour accoucher.
Elle est notre mère, si bonne, si généreuse, si accompagnatrice
dans notre vie".
"Tout
cela nous le savons par l'Evangile, mais nous savons aussi que, sur
cette terre, c'est la Mère qui a été à notre côté dans de
nombreuses situations difficiles. Ce Sanctuaire garde, conserve la
mémoire d'un peuple qui sait que Marie est Mère et qu'elle a été
et est au côté de ses enfants. Elle a été et elle est dans nos
hôpitaux, dans nos écoles, dans nos maisons. Elle a été et elle
est sur nos lieux de travail, sur nos chemins. Elle a été et elle
est sur les tables de chaque foyer. Elle a été et elle est dans la
formation de la patrie, nous rendant nation. Toujours avec une
présence discrète et silencieuse. Dans le regard d'une icône,
d'une estampe ou d'une médaille. Sous l'apparence d'un chapelet,
nous savons que nous ne sommes pas seuls, qu'elle nous accompagne".
"Et pourquoi? Parce que Marie veut simplement être au milieu de
son peuple, avec ses enfants, avec sa famille. Toujours avec Jésus,
au milieu de la foule. Comme une bonne mère, elle n'abandonne pas
les siens, au contraire, elle va là où un enfant pourrait avoir
besoin d'elle. Simplement parce qu'elle est Mère. Une mère qui
apprend à écouter et à vivre au milieu des nombreuses difficultés:
Ne crains pas, le Seigneur est avec toi. Une mère qui continue en
nous disant: Faites ce qu'il vous dira. C'est son invitation
constante et continue: Faites ce qu'il vous dira. Elle n'a pas de
programme précis, elle ne vient pas nous dire rien de nouveau, mais
plus, elle aime être appelée, simplement sa foi accompagne notre
foi. Et vous le savez, ils ont vécu l'expérience de ce que nous
partageons. Vous tous, tous les paraguayens, ont une mémoire
vivante, celle d'un peuple qui a incarné ces paroles de l'Evangile.
Je souhaiterais rendre hommage de façon particulière aux femmes et
aux mères paraguayennes qui avec courage et abnégation, ont su
relever un pays défait, abattu, submergé par une guerre inique.
Vous avez la mémoire, vous avez les gènes de celles qui ont
reconstruit la vie, la foi, la dignité de leur peuple, avec Marie.
Elles ont vécu des situations pourtant très difficiles qui selon
une logique commune serait contraire à toute foi. Elles, au
contraire, poussées et soutenues par la Vierge, sont restées
croyantes, espérant contre toute espérance. Quand tout paraissait
s'écrouler, avec Marie elles ont dit: Nous ne craignons rien, le
Seigneur est avec nous, il est avec notre peuple, avec nos familles,
faisons ce qu'il nous dit. Elles ont alors trouvé et trouvent encore
aujourd'hui la force de ne pas laisser cette terre s'écrouler. Que
Dieu bénisse cette persévérance et nourrisse leur foi, que Dieu
bénisse la femme paraguayenne, la plus glorieuse d'Amérique".
"Comme
peuple, nous sommes venus chez nous, dans la maison de la patrie
paraguayenne, écouter une fois encore ces paroles qui nous font tant
de bien: Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi. C'est un appel à ne
pas perdre la mémoire, à ne pas perdre les racines, les nombreux
témoins qu'a reçu le peuple croyant et marqué par ses combats. Une
foi qui s'est fait vie, une vie qui s'est fait espérance et une
espérance qui les porte à faire primer la charité. Oui, à l'égal
de Jésus, ils continuent de donner la première place à l'amour.
Soyez les porteurs de cette foi, de cette vie, de cette espérance.
Vous paraguayens, soyez les artisans d'aujourd'hui et de demain".
Le Saint-Père a ensuite invité l'assemblée à prier: Dans ton Eden
de Caacupé, voici ton peuple Vierge pure qui te donne son amour et
sa foi. "Tous ensemble!" -s'est-il exclamé:Dans ton Eden
de Caacupé, voici ton peuple Vierge pure qui te donne son amour et
sa foi. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, pour que nous soyons
dignes d'obtenir les promesses et les grâces de notre Seigneur Jésus
Christ. Amen". Après la messe, le Pape a renouvelé l'acte de
consécration du Paraguay à l'Immaculée Conception miraculeuse de
Caacupé, qu'avait prononcé Jean-Paul II, le 18 mai 1988, dans ce
sanctuaire, au cours de son voyage apostolique au Paraguay.
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