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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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jeudi 14 janvier 2016

Message pour le jubilé des adolescents


Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été rendu public le message du Pape (du 6 janvier) pour le jubilé des adolescents (Rome 23 - 25 avril), intitulé Grandir en étant miséricordieux comme le Père. L’Année Sainte de la Miséricorde, écrit-il, "vous concerne vous aussi, chers jeunes garçons et filles. Je m’adresse à vous pour vous inviter à y prendre part, à en devenir les acteurs, vous découvrant enfants de Dieu. Je voudrais vous appeler un par un, je voudrais vous appeler par votre nom, comme fait Jésus chaque jour, parce que vous savez bien que vos noms sont inscrits dans les cieux, sont connus du Père qui est le cœur miséricordieux d’où naît toute réconciliation et toute douceur. Le Jubilé est une année entière où chaque moment est dit saint afin que notre existence devienne entièrement sainte. C’est une occasion où nous redécouvrons que vivre en frères est une grande fête, la plus belle que nous puissions rêver, la fête sans fin que Jésus nous a enseigné à chanter dans son Esprit. Le Jubilé est la fête à laquelle Jésus invite vraiment chacun, sans distinctions et sans exclure personne. Pour cela j’ai désiré vivre aussi avec vous des journées de prière et de fête. Je vous attends nombreux, donc, au mois d’avril".

"Grandir en étant miséricordieux signifie apprendre à être courageux dans l’amour concret et désintéressé, signifie devenir grands aussi bien au physique qu’à l’intérieur. Vous vous préparez à devenir des chrétiens capables de choix et de gestes courageux, en mesure de construire chaque jour, aussi dans les petites choses, un monde de paix. Vous êtes à un âge d’incroyables changements, où tout semble possible et impossible en même temps. Je vous encourage vivement Demeurez sur le chemin de la foi avec une ferme espérance dans le Seigneur. Là se trouve le secret de notre chemin. Lui nous donne le courage d’aller à contre-courant. Croyez-moi, cela fait du bien au cœur, mais il faut du courage pour aller à contre-courant et lui nous donne ce courage. Avec lui nous pouvons faire de grandes choses. Il nous fera sentir la joie d’être ses disciples, ses témoins. Misez sur les grands idéaux, sur les grandes choses. Nous chrétiens nous ne sommes pas choisis par le Seigneur pour de petites bricoles, allez toujours au-delà, vers les grandes choses. Jouez votre vie pour de grands idéaux. Je ne peux oublier ceux d'entre-vous qui vivent dans des contextes de guerre, d’extrême pauvreté, de lutte quotidienne, d’abandon. Ne perdez pas l’espérance, le Seigneur a un grand rêve à réaliser avec vous ! Vos amis de votre âge qui vivent dans des conditions moins dramatiques que la vôtre, se souviennent de vous et s’engagent pour que la paix et la justice puissent appartenir à tous. Ne croyez pas aux paroles de haine et de terreur qui sont souvent répétées. Construisez au contraire des amitiés nouvelles. Offrez votre temps, préoccupez-vous toujours de celui qui vous demande de l’aide. Soyez courageux et à contre-courant, soyez des amis de Jésus, qui est le Prince de la paix, tout en lui parle de miséricorde. Rien en lui ne manque de compassion".


"Je sais que vous ne pourrez pas tous venir à Rome, mais le Jubilé est vraiment pour tous et sera célébré aussi dans votre diocèses. Vous êtes tous invités à ce moment de joie. Ne préparez pas seulement les sacs et les banderoles, préparez surtout votre cœur et votre esprit. Méditez bien les désirs que vous remettrez à Jésus dans le sacrement de la Réconciliation et dans l’Eucharistie que nous célébrerons ensemble. Quand vous traverserez la Porte Sainte, rappelez-vous que vous vous engagez à rendre sainte votre vie, à vous nourrir de l’Evangile et de l’Eucharistie, qui sont la Parole et le Pain de la vie, pour pouvoir construire un monde plus juste et plus fraternel. Que le Seigneur bénisse chacun de vos pas vers la Porte Sainte. Je prie pour vous l’Esprit Saint, afin qu’il vous guide et vous éclaire. Que la Vierge Marie, qui est mère de tous, soit pour vous, pour vos familles et pour tous ceux qui vous aident à grandir en bonté et en grâce, une vraie porte de la miséricorde".

En faveur de personnes en difficulté


Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). L’Aumônerie apostolique offre cet après-midi à Rome un spectacle de cirque à un groupe personnes en difficulté (sans-abri, réfugiés, pauvres, détenus) et aux volontaires qui les assistent. Le spectacle du Rony Roller Circus s'ouvrira par une chanson dédiée au Pape François, composée par un espagnol sans-abri. L'an dernier, le Saint-Père avait salué les gens du voyage comme dispensateurs de beauté. Le spectacle offert aujourd'hui, réalisé par des artistes du cirque, veut divertir, encourager et montrer aussi qu'il y a de multiples moyens de surmonter les difficultés de la vie. Un rafraîchissement sera offert après le spectacle. En parallèle, les hôtes pourrons bénéficier d'une visite médicale assurée par le Service de santé du Vatican.   

Accueil de réfugiés au Vatican


Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). A l'angélus du 6 septembre dernier, le Pape avait invité les paroisses romaines à accueillir des familles de réfugiés. Dans ce sens, la paroisse Ste.Anne du Vatican avait trouvé un logement à une famille syrienne. A son tour, la paroisse de la Basilique vaticane vient de libérer un appartement, lui aussi proche du Vatican, pour accueillir une érythréenne et trois de ses enfants en provenance de Norvège. D'ici peu, la Communauté de Sant'Egidio pense réussir à faire venir les deux autres, qui se trouvent actuellement dans un camp en Ethiopie. Ce logement abrite également une autre mère et son enfant.


Audiences


Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Mgr.Giovanni D'Aniello, Nonce apostolique au Brésil.

Mgr.Marek Zalewski, Nonce apostolique au Zimbabwe.

Mgr.Héctor Miguel Cabrejos Vidarte, Archevêque de Trujillo (Pérou), Mgr.Norbert Klemens Strotmann Hoppe, Evêque de Chosica (Pérou), et Mgr.Robert Francis Prevost, Evêque de Chiclayo (Pérou).

M.Jean Todt, Envoyé spécial des Nations-Unies pour la sécurité routière.

M.Fabrizio Palenzona, Président des aéroports de Rome.

Mme.Maria Romana De Gasperi, Présidente honoraire de la Fondation De Gasperi.

Le Collège sacerdotal argentin de Rome.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 14 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Rayappu Joseph à la charge pastorale du diocèse de Mannar (Sri Lanka).

Nommé Administrateur apostolique du diocèse de Mannar (Sri Lanka), Mgr.Joseph Kingsley Swanpillai, Evêque émérite de Trincomalee (Sri Lanka).

Confirmé l'élection du P.Volodymyr Hrutsa CSSR, comme Auxiliaire de l'archi-éparchie de Lviv des Ukrainiens. L'Evêque élu, né en 1976 à Dobromyl (Ukraine), a prononcé ses voeux religieux en 2000 et a été ordonné prêtre en 2001. Docteur en théologie, il était jusqu'ici Maître des novices de sa congrégation à Lviv. Il a été professeur.


mercredi 13 janvier 2016

Nouveau cycle de catéchèse consacré à la miséricorde dans la Bible


Cité du Vatican, 13 décembre 2016 (VIS). Le Pape François a entamé ce matin à l'audience générale, tenue Salle Paul VI, un nouveau cycle de catéchèse consacré à la miséricorde dans la Bible. Son but est de mieux comprendre que la miséricorde est à l'écoute de ce que Dieu lui-même nous enseigne dans sa parole. Ainsi a-t-il repris un passage du livre de l'Exode dans lequel le Seigneur se définit comme miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté et fidélité. Dans d'autres textes, a-t-il ajouté, "si on retrouve cette formule, avec quelques variations, l'accent tombe porte toujours sur la miséricorde et l'amour de Dieu qui ne se lasse pas de pardonner". Puis il a analysé un à un les passages de l'Ecriture qui parlent de Dieu. Le mot miséricorde évoque une attitude de tendresse bienveillance'' comme celle d'une mère avec son fils. D'ailleurs, a-t-il expliqué, "le terme hébreu utilisé dans la Bible rappelle le sein maternel, suggérant un Dieu qui est doux et ému comme une mère qui prend son enfant, pour aimer, le protéger, ou l'aider, prête à tout lui donner, elle-même comprise. Un amour qui pourrait être définie viscéral... Le Seigneur est miséricordieux parce qu'il a de la compassion et de la grandeur. Il se penche sur qui est faible et pauvre, toujours prêt à accueillir, à comprendre, à pardonner. Il est comme le père dans la parabole du fils prodigue...qui se précipite sur lui pour l'embrasser...tant est grand son amour et sa joie d'avoir retrouvé son enfant''.


Ce Dieu miséricordieux se dit également lent à la colère, comme s'il voulait compter jusqu'à dix avant de décider, c'est à dire à une respiration profonde et longue, sans impatience... Dieu sait attendre et ses temps ne sont pas ceux des hommes impatients. Il est comme le bon fermier qui attend et laissez le bon grain croître, malgré les mauvaises herbes... Enfin, le Seigneur se proclame grand dans l'amour et la fidélité. En cela tout est résumé: Dieu est grand et puissant, mais cette grandeur et cette puissance est déployée dans l'amour, pour nous, que nous sommes si petits, si impuissant. Ici, le mot amour indique l'affection, la grâce et la bonté. L'amour ne dépend pas du mérite humain mais d'une immense gratitude. De la sollicitude divine que rien ne saurait arrêter, pas même le péché... La fidélité de Dieu ne manque jamais...parce que le Seigneur, qui ne dort pas, est toujours attentif à nous d'apporter à la vie. Il est toujours fidèle, entièrement disponible. Telle est la certitude de notre foi. Dans ce Jubilé de la Miséricorde nous nous confions entièrement à lui pour sentir la joie d'être aimé par ce Dieu de miséricorde et de compassion, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité''.

Prier pour les victimes d'Istanbul


Cité du Vatican, 13 janvier 2016 (VIS). Au terme de sa catéchèse hebdomadaire, le Pape a demandé à l'assistance de prier pour les victimes de l'attentat accompli hier matin à Istanbul (Turquie), de demander à Dieu le repos éternel pour les mort, la guérison pour les blessés et le réconfort pour les familles et personnes touchées par ce nouvel acte terroriste. Puisse le Miséricordieux rendre la société solidaire et convertir les violents. 

mardi 12 janvier 2016

Un livre-entretien du Saint-Père


Cité du Vatican, 12 janvier 2015 (VIS). Le nom de Dieu est Miséricorde, tel est le titre du livre-entretien du Pape François avec le journaliste italien Andrea Tornielli. Distribué dans 86 pays, l'ouvrage a été présenté ce matin à Rome par le Cardinal Secrétaire d'Etat Pietro Parolin et l'acteur Oscar italien Roberto Benigni au cours d'une conférence de presse animée par le Directeur de la Salle de presse à l'Augustinianum du Saint-Siège. Parmi les présents, M.Zhang Agostino Jianquing, un détenu chinois de la prison italienne de Padoue, converti au christianisme et qui a reçu l'an dernier le baptême, la communion et la confirmation. Un passage d'une conférence de Roberto Benigni sur les Dix Commandements a été cité par le Pape dans son homélie du Te Deum de 2014, car il y parlait de la la faiblesse de l'homme, capable de céder à l'esclavage et au péché par peur de la liberté. Le volume, dont le titre est écrit de la main du Saint-Père sur la couverture des éditions anglaise, espagnole, française, italienne et portugaise, est divisé en neuf chapitres. Il commence par ''Le temps de la Miséricorde'' et se termine par ''Pour bien vivre le Jubilé''. Tout au long des autres chapitres le Pape dialogue avec Andrea Tornielli, avec qui il s'est entretenu pendant quatre heures l'été dernier. Ce dernier lui a posé une quarantaine de questions dont le fil conducteur est la divine miséricorde, ''la carte d'identité Dieu", selon la formule du Pape. Pour lui la confession n'est pas un nettoyage ou une torture. Elle doit être fondée sur l'écoute et non se transformer en interrogatoire. L'Eglise condamne le péché mais embrasse le pécheur, et pour ce il est besoin de la miséricorde de Dieu. Après s'être confessé, il faut prendre conscience que la logique de Dieu est une logique d'amour. Certes elle a scandalisé les docteurs de la Loi, mais l'attachement formel aux règles conduit à ne pas voir le salut que Dieu nous offre. Ce sont là quelques-uns des arguments abordés par le Saint-Père, qui insiste au chapitre 7 pour rappeler que la corruption est un péché élevé au rang de système, que la compassion doit vaincre la mondialisation de l'indifférence, et que la pratique des œuvres de miséricorde est la pierre de touche du chrétien. Dans ce livre, déjà considéré par beaucoup comme une synthèse de l'enseignement papal, le Saint-Père répond souvent au vaticaniste de La Stampa en utilisant des souvenirs de jeunesse ou des événements liés à son expérience de pasteur. Il explique aussi les raisons qui l'ont amené à convoquer une Année Sainte extraordinaire consacrée à la Miséricorde, mot-clé de son magistère.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 12 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé l'Abbé Euzébius Chinekezy Ogbonna Managwu, Evêque de Port-Gentil (superficie 22.850, population 128.000, catholiques 71.770, prêtres 11, religieuses 11), au Gabon. L'Evêque élu, né en 1959 à N'Djamena (Tchad) et ordonné prêtre en 1992, était jusqu'ici Vicaire épiscopal du diocèse de Libreville (Gabon). Licencié en théologie, il a été curé de paroisses et Recteur du petit séminaire de Libreville.

Confirmé l'élection de l'Abbé Jose Pulickal comme Auxiliaire de l'éparchie syro-malabare de Kanjirapally (superficie 2.017, population 1.365.900, catholiques 225.950, prêtres 344, religieux 2.087), en Inde. L'Evêque élu, né en 1964 à Inchiyani (Inde) et ordonné prêtre en 1991, était jusqu'ici Vicaire en charge du clergé. Docteur en théologie, il a occupé diverses fonctions diocésaines.



Correction aux Audiences


Cité du Vatican, 12 janvier 2016 (VIS). Le 9 janvier, lors de l'audience accordée au Cardinal Ricardo Ezzati Andrello, ce dernier n'était pas accompagné comme indiqué du Vice Président de la Conférence épiscopale chilienne Mgr.Alejandro Goic Karmelic.


lundi 11 janvier 2016

Audience annuelle au Corps Diplomatique


Ci du Vatican, 11 janvier 2016 (VIS). Comme à l'accoutumée en début d'année, le Pape s'est adressé ce matin au corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège (180 états plus l'Union européenne, l'Ordre de Malte et l'OLP. Le Saint-Siège est observateur permanent près l'ONU et ses agences, et observateur permanent près la Communauté caraïbe depuis le 4 jun dernier).

Après les voeux exprimés par le nouveau Doyen, l'Ambassadeur d'Angola, M.Armindo Fernandes do Espírito Santo Vieira, le Saint-Père a prononcé le discours suivant: "Ce rendez-vous annuel m’offre l’opportunité de vous présenter mes vœux pour la nouvelle année, me permettant de réfléchir avec vous sur la situation de notre monde, béni et aimé de Dieu, pourtant tourmenté et affligé par nombre de maux... L’occasion m’est offerte aussi d’adresser une pensée particulière à tous ceux qui participent pour la première fois à cette rencontre, relevant avec satisfaction que, au cours de l’année passée, le nombre d’ambassadeurs résidant à Rome s’est accru (86, s'étant ajoutées en 2015 les représentations du Belize, du Burkina Faso et de la Guinée Equatoriale). Il s’agit d’une indication significative de l’attention avec laquelle la communauté internationale suit l’activité diplomatique du Saint-Siège. Les accords internationaux souscrits ou ratifiés au cours de l’année qui vient de s’achever en sont une preuve supplémentaire. Je désire, en particulier, citer ici les ententes spécifiques en matière fiscale signées avec l’Italie et les Etats-Unis d’Amérique, qui témoignent de l’engagement accru du Saint-Siège en faveur d’une plus grande transparence dans les questions économiques. Non moins importants sont les accords de caractère général, en vue de réguler des aspects essentiels de la vie et de l’activité de l’Eglise dans les différents pays, comme l’entente signée à Díli avec le Timor-Oriental. Je désire également rappeler l’échange des instruments de ratification de l’Accord avec le Tchad sur l’état juridique de l’Eglise catholique, comme celui signé et ratifié avec la Palestine. Il s’agit de deux accords qui, avec le Memorandum d’entente entre la Secrétairerie d’Etat et le Ministère des Affaires étrangères du Koweit, montrent, entre autre, comment le vivre-ensemble pacifique entre des personnes appartenant à des religions différentes est possible, là où la liberté religieuse est reconnue et où la possibilité effective de collaborer à l’édification du bien commun, dans le respect réciproque de l’identité culturelle de chacun, est garantie".

"D’autre part, chaque expérience religieuse authentiquement vécue ne peut que promouvoir la paix. Noël, que nous venons de célébrer et où nous avons contemplé la naissance d’un enfant sans défense, appelé conseiller merveilleux, Dieu-fort, Père à jamais, Prince de la Paix, nous le rappelle. Le mystère de l’Incarnation nous montre le vrai visage de Dieu, pour qui puissance ne signifie pas force et destruction, mais bien amour ; justice ne signifie pas vengeance, mais bien miséricorde. C’est dans cette perspective que j’ai voulu proclamer le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, inauguré exceptionnellement à Bangui au cours de mon voyage apostolique au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique. Dans un pays longuement éprouvé par la faim, la pauvreté et les conflits, où la violence fratricide des dernières années a laissé des blessures profondes dans les âmes, déchirant la communauté nationale et engendrant misère matérielle et morale, l’ouverture de la Porte Sainte de la cathédrale de Bangui a voulu être un signe d’encouragement à élever le regard, à reprendre la route et à retrouver les raisons du dialogue. Là où l’on a abusé du nom de Dieu pour commettre l’injustice, j’ai voulu rappeler, avec la communauté musulmane centrafricaine, que celui qui dit croire en Dieu doit être aussi un homme, une femme de paix, et donc de miséricorde, puisqu’on ne peut jamais tuer au nom de Dieu. Seule une forme idéologique et déviée de la religion peut penser rendre justice au nom du Tout Puissant, en massacrant délibérément des personnes sans défense, comme cela est arrivé dans les attentats terroristes sanglants des mois derniers en Afrique, en Europe et au Moyen Orient".

"La miséricorde a été comme le fil conducteur de mes voyages apostoliques de l’année passée. Je me réfère surtout à la visite à Sarajevo, ville profondément blessée par la guerre dans les Balkans et capitale d’un pays, la Bosnie-Herzégovine, qui revêt une signification spéciale pour l’Europe et pour le monde entier. Un tel carrefour de cultures, nations et religions s’efforce, avec des résultats positifs, de construire toujours de nouveaux ponts, de valoriser ce qui unit et de regarder les différences comme des opportunités de croissance dans le respect de tous. Cela est possible grâce au dialogue patient et confiant, qui sait faire siennes les valeurs de la culture de chacun et accueillir le bien provenant des expériences d’autrui. Ma pensée va ensuite au voyage en Bolivie, Equateur et Paraguay, où j’ai rencontré des peuples qui ne se rendent pas face aux difficultés et affrontent avec courage, détermination et esprit de fraternité les nombreux défis qui les tourmentent, à commencer par la pauvreté diffuse et les inégalités sociales. Au cours du voyage à Cuba et aux Etats-Unis d’Amérique, j’ai pu embrasser deux pays qui ont été longuement divisés et qui ont décidé d’écrire une nouvelle page de l’histoire, en entreprenant un chemin de rapprochement et de réconciliation. A Philadelphie, à l’occasion de la Rencontre mondiale des familles, comme aussi au cours du voyage au Sri Lanka et aux Philippines et avec le récent Synode des Évêques, j’ai rappelé l’importance de la famille, qui est la première et la plus importante école de miséricorde, où l’on apprend à découvrir le visage affectueux de Dieu et où notre humanité grandit et se développe. Malheureusement, nous connaissons les nombreux défis que la famille doit affronter en ce temps, où elle est menacée par les efforts croissants de certains pour redéfinir l’institution même du mariage à travers le relativisme, la culture de l’éphémère et un manque d’ouverture à la vie. Il y a aujourd’hui une peur diffuse face au caractère définitif que la famille exige et en font les frais surtout les plus jeunes, souvent fragiles et désorientés, et les personnes âgées qui finissent par être oubliées et abandonnées. Au contraire, de la fraternité vécue en famille, naît la solidarité dans la société, qui nous porte à être responsable les uns des autres. Cela est possible seulement si dans nos maisons, de même que dans nos sociétés, nous ne laissons pas se sédimenter les peines et les ressentiments, mais donnons place au dialogue, qui est le meilleur antidote à l’individualisme si largement répandu dans la culture de notre temps. Un esprit individualiste est un terrain fertile pour la maturation de cette attitude d’indifférence envers le prochain, qui porte à le traiter comme simple objet d’achat et de vente, qui pousse à se désintéresser de l’humanité des autres et finit par rendre les personnes craintives et cyniques. Ces sentiments ne sont-ils pas ceux que nous éprouvons souvent devant les pauvres, les marginaux, les derniers de la société? Et combien de derniers avons-nous dans nos sociétés! Parmi ceux-ci, je pense surtout aux migrants, avec leur poids de difficultés et de souffrances qu’ils affrontent chaque jour dans la recherche, parfois désespérée, d’un lieu où vivre en paix et avec dignité".

"Je voudrais donc aujourd’hui réfléchir avec vous à la grave urgence migratoire que nous sommes en train d’affronter, pour en discerner les causes, proposer des solutions, vaincre l’inévitable peur qui accompagne un phénomène aussi massif et imposant qui, au cours de 2015, a surtout concerné l’Europe, mais aussi différentes régions de l’Asie et le nord et le centre de l’Amérique. Ne crains pas, ne t’effraie pas, car le Seigneur ton Dieu sera avec toi où tu iras. C’est la promesse que Dieu fait à Josué et qui montre combien le Seigneur accompagne chaque personne, surtout celle qui est dans une situation de fragilité comme celle qui cherche refuge dans un pays étranger. En vérité, toute la Bible nous raconte l’histoire d’une humanité en marche, parce que le fait d’être en mouvement est connaturel à l’homme. Son histoire est faite de nombreuses migrations, parfois muries comme conscience du droit à une liberté choisie, souvent dictées par des circonstances extérieures. De l’exil du paradis terrestre jusqu’à Abraham en marche vers la terre promise, du récit de l’Exode à l'exil de Babylone, l'Ecriture raconte peines et souffrances, désirs et espérances, qui sont communs à ceux des centaines de milliers de personnes en marche de nos jours, avec la même détermination que Moïse pour atteindre une terre dans laquelle coule le lait et le miel, où pouvoir vivre libres et en paix. Aujourd’hui comme alors, nous entendons le cri de Rachel qui pleure ses enfants qui ne sont plus. C’est la voix des milliers de personnes qui pleurent en fuyant des guerres horribles, des persécutions et des violations des droits humains, ou l’instabilité politique ou sociale, qui rendent souvent impossible la vie dans sa patrie. C’est le cri de tous ceux qui sont contraints de fuir pour éviter les barbaries indicibles pratiquées envers des personnes sans défense, comme les enfants et les personnes handicapées, ou le martyre pour la seule appartenance religieuse. Comme alors, nous entendons la voix de Jacob qui dit à ses fils: Descendez là-bas et achetez-y du blé pour nous. Ainsi nous ne mourrons pas, nous vivrons. C’est la voix de tous ceux qui fuient la misère extrême, à cause de l’impossibilité de nourrir la famille ou d’accéder à des soins médicaux et à l’instruction, de la dégradation sans perspective de quelque progrès, ou aussi à cause des changements climatiques et des conditions climatiques extrêmes. Malheureusement, on sait que la faim est encore une des plaies les plus graves de notre monde, avec des millions d’enfants qui meurent chaque année à cause d’elle. C’est douloureux de constater pourtant que souvent ces migrants ne rentrent pas dans les systèmes internationaux de protection sur la base des accords internationaux".

"Comment ne pas voir dans tout cela le fruit de la culture du rejet qui met en péril la personne humaine, sacrifiant des hommes et des femmes aux idoles du profit et de la consommation? Il est grave de s’habituer à ces situations de pauvreté et de besoin, aux drames de nombreuses personnes et de les faire devenir normalité. Les personnes ne sont plus perçues comme une valeur fondamentale à respecter et à protéger, surtout celles qui sont pauvres ou avec un handicap, si elles ne servent pas encore comme les enfants à naître, ou ne servent plus comme les personnes âgées. Nous sommes devenus insensibles à toute forme de gaspillage, à commencer par le gaspillage alimentaire, qui est parmi les plus déplorables, quand il y a de nombreuses personnes et familles qui souffrent de la faim et de la malnutrition. Le Saint-Siège souhaite que le premier Sommet humanitaire mondial convoqué en mai prochain par les Nations-Unies puisse réussir, dans le triste tableau actuel de conflits et de catastrophes, dans son intention de mettre la personne humaine et sa dignité au cœur de chaque réponse humanitaire. Il faut un engagement commun qui renverse résolument la culture du déchet et de l’offense à la vie humaine afin que personne ne se sente dédaigné ou oublié et que d’autres vies ne soient pas sacrifiées à cause du manque de ressources et, par-dessus tout, de volonté politique. Malheureusement, aujourd’hui comme alors, nous entendons la voix de Juda qui suggère de vendre son propre frère. C’est l’arrogance des puissants qui instrumentalisent les faibles, les réduisant à des objets pour des fins égoïstes ou pour des calculs stratégiques et politiques. Là où une migration régulière est impossible, les migrants sont souvent contraints de choisir de se tourner vers qui pratique la traite ou la contrebande d’êtres humains, même étant en grande partie conscients du danger de perdre durant le voyage les biens, la dignité et jusqu’à la vie. Dans cette perspective, je renouvelle encore l’appel à arrêter le trafic des personnes, qui exploite les êtres humains, spécialement les plus faibles et sans défense. Et les images des enfants morts en mer, victimes de l’absence de scrupules des hommes et de l’inclémence de la nature, resteront toujours imprimées de façon indélébile dans nos esprits et dans nos cœurs. Celui qui peut survivre et aborder un pays qui l’accueille porte de manière indélébile les cicatrices profondes de ces expériences, outre celles liées aux horreurs qui accompagnent toujours guerres et violences. Comme alors, aujourd’hui aussi on entend l’ange répéter Lève-toi. Prends l’enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse. C’est la voix qu’entendent les nombreux migrants qui ne laisseraient jamais leur propre pays s’ils n’y étaient pas contraints. Parmi eux, il y a de nombreux chrétiens qui d’une façon toujours plus massive ont abandonné au cours des dernières années leurs terres, qu’ils ont pourtant habitées depuis les origines du christianisme. Le psalmiste nous répète qu'au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion. C’est la plainte de tous ceux qui retourneraient volontiers dans leurs propres pays, s’ils y trouvaient des conditions idoines de sécurité et de subsistance. Là aussi, ma pensée va aux chrétiens du Moyen Orient, désireux de contribuer, comme citoyens à part entière, au bien-être spirituel et matériel de leurs nations respectives.
On aurait pu affronter une grande partie des causes des migrations depuis longtemps déjà. On aurait pu ainsi éviter beaucoup de malheurs ou, du moins, en adoucir les conséquences les plus cruelles. Encore aujourd’hui, et avant qu’il ne soit trop tard, on pourrait faire beaucoup pour arrêter les tragédies et construire la paix. Mais cela signifierait remettre en cause des habitudes et des pratiques établies, en commençant par les questions liées au commerce des armes, au problème de l’approvisionnement de matières premières et d’énergie, aux investissements, aux politiques financières et de soutien au développement, jusqu’à la grave plaie de la corruption. Nous sommes conscients ensuite que, sur le thème de la migration, il convient d’établir des projets à moyen et à long terme qui aillent plus loin que la réponse d’urgence. Ceux-ci devraient d’un côté aider effectivement l’intégration des migrants dans les pays d’accueil, et en même temps favoriser le développement des pays de provenance par des politiques solidaires, mais qui ne soumettent pas les aides à des stratégies et à des pratiques idéologiquement étrangères ou contraires aux cultures des peuples auxquels elles s’adressent. Sans oublier d’autres situations dramatiques, parmi lesquelles je pense en particulier à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, que j’aborderai en me rendant à Ciudad Juarez le mois prochain, je voudrais dédier une pensée spéciale à l’Europe. En effet, au cours de l’année passée, elle a été concernée par un flux important de réfugiés, dont beaucoup ont trouvé la mort en essayant de l’atteindre, qui n’a pas de précédent dans son histoire récente, pas même à la fin de la seconde guerre mondiale. Beaucoup de migrants venant de l’Asie et de l’Afrique, voient dans l’Europe un point de référence pour des principes comme l’égalité devant le droit et les valeurs inscrites dans la nature même de tout homme, dont l’inviolabilité de la dignité et de l’égalité de chaque personne, l’amour du prochain sans distinction d’origine ni d’appartenance, la liberté de conscience et la solidarité envers ses semblables. Mais les débarquements massifs sur les côtes du vieux continent semblent faire vaciller le système d’accueil construit avec peine sur les cendres du second conflit mondial, qui constitue encore un phare d’humanité auquel se référer. Devant l’importance des flux et les inévitables problèmes connexes, de nombreuses questions sont sorties sur les possibilités réelles de réception et d’adaptation des personnes, sur la modification de la structure culturelle et sociale des pays d’accueil, comme aussi sur le remodelage de certains équilibres géopolitiques régionaux. De même, les craintes concernant la sécurité sont importantes, considérablement augmentées par la menace déferlante du terrorisme international. La vague migratoire actuelle semble miner les bases de cet esprit humaniste que l’Europe aime et défend depuis toujours. Cependant, on ne peut pas se permettre de perdre les valeurs et les principes d’humanité, de respect pour la dignité de toute personne, de subsidiarité et de solidarité réciproque, bien qu’ils puissent, à certains moments de l’histoire, constituer un fardeau difficile à porter. Je souhaite donc rappeler ma conviction que l’Europe, aidée par son grand patrimoine culturel et religieux, a les instruments pour défendre le caractère central de la personne humaine et pour trouver le juste équilibre entre le double devoir moral de protéger les droits de ses propres citoyens, et celui de garantir l’assistance et l’accueil des migrants".

"Je ressens aussi le d’exprimer ma gratitude pour toutes les initiatives prises pour favoriser un accueil digne des personnes, dont, parmi d’autres, le Fonds Migrants et Réfugiés de la Banque de Développement du Conseil de l’Europe, et aussi pour l’engagement des pays qui ont eu une attitude généreuse de partage. Je fais référence avant tout aux pays proches de la Syrie, qui ont donné des réponses immédiates d’assistance et d’accueil: Surtout le Liban, où les réfugiés constituent un quart de la population globale, et la Jordanie, qui n’a pas fermé ses frontières bien qu’elle héberge déjà des centaines de milliers de réfugiés. De même, il ne faut pas oublier les efforts d’autres pays engagés en première ligne, parmi lesquels spécialement la Turquie et la Grèce. Je souhaite exprimer une reconnaissance particulière à l’Italie, dont l’engagement décisif a sauvé beaucoup de vies en Méditerranée et qui prend encore en charge sur son territoire un nombre très important de réfugiés. Je souhaite que le traditionnel sens de l’hospitalité et de la solidarité qui distingue le peuple italien ne s’affaiblisse pas par les inévitables difficultés du moment, mais, à la lumière de sa tradition multi-millénaire qu’il soit capable d’accueillir et d’intégrer l’apport social, économique et culturel que les migrants peuvent offrir. Il est important que les pays qui sont en première ligne ne soient pas laissés seuls, et il est de même indispensable d’engager un dialogue franc et respectueux entre tous les pays impliqués dans la question provenance, transit et accueil pour que, avec une plus grande audace créative, on recherche des solutions nouvelles et durables. Dans la conjoncture actuelle, on ne peut pas penser, en effet, des solutions poursuivies de façon individualiste par chaque État, car les conséquences des choix de chacun retombent inévitablement sur la Communauté internationale tout entière. Il est connu, en effet, que les migrations constitueront un élément fondamental de l’avenir du monde, plus qu’elles ne l’ont fait jusqu’à présent, et que les réponses pourront être seulement le fruit d’un travail commun, qui soit respectueux de la dignité humaine et des droits des personnes. L’Agenda de Développement adopté en septembre dernier par les Nations-Unies pour les quinze prochaines années, qui affronte beaucoup des problèmes qui poussent à la migration, comme aussi d’autres documents de la Communauté internationale pour gérer la question migratoire, pourront trouver une application cohérente aux attentes s’ils savent remettre la personne au centre des décisions politiques à tous les niveaux, voyant l’humanité comme une seule famille et les hommes comme des frères, dans le respect des différences réciproques et des convictions de conscience. Dans le traitement de la question migratoire, on ne pourra pas négliger, en effet, les aspects culturels connexes, en commençant par ceux qui sont liés à l’appartenance religieuse. L’extrémisme et le fondamentalisme trouvent un terrain fertile, non seulement dans une instrumentalisation de la religion à des fins de pouvoir, mais aussi dans le vide d’idéaux et dans la perte d’identité – aussi religieuse – que connaît dramatiquement l’Occident. D’un tel vide nait la peur qui pousse à voir l’autre comme un danger et un ennemi, à se refermer sur soi-même en se retranchant sur des positions préconçues. Le phénomène migratoire pose donc un sérieux problème culturel, auquel on ne peut se dispenser de répondre. L’accueil peut donc être une occasion propice pour une nouvelle compréhension et ouverture d’horizon, tant pour celui qui est accueilli, lequel a le devoir de respecter les valeurs, les traditions et les lois de la communauté qui l’héberge, que pour cette dernière, appelée à valoriser tout ce que chaque immigré peut offrir à l’avantage de toute la communauté. Dans ce cadre, le Saint-Siège renouvelle son engagement dans le domaine œcuménique et inter-religieux pour instaurer un dialogue sincère et loyal qui, valorisant la particularité et l’identité propre à chacun, favorise une cohabitation harmonieuse entre toutes les composantes sociales".

"L'année 2015 a vu la conclusion d’importantes ententes internationales, qui font beaucoup espérer pour l’avenir. Je pense avant tout à l’Accord sur le nucléaire iranien qui, je l’espère, contribue à favoriser un climat de détente dans la région, comme aussi la conclusion de l’accord attendu sur le climat, au cours de la Conférence de Paris. Il s’agit d’une entente significative qui représente un résultat important pour la Communauté internationale tout entière et qui met en lumière une forte prise de conscience collective à propos de la grave responsabilité que chacun, individus et nations, a de préserver la création, en promouvant une culture de protection qui imprègne toute la société. Il est maintenant fondamental que les engagements pris ne soit pas seulement une bonne intention, mais constituent pour tous les états une obligation effective à réaliser les actions nécessaires pour sauvegarder notre terre bien-aimée, au profit de l’humanité tout entière, surtout des générations à venir. L’année qui vient de commencer s’annonce pleine de défis et beaucoup de tensions se sont déjà manifestées. Je pense surtout aux graves divergences survenues dans la région du Golfe persique, comme aussi à la préoccupante expérience militaire menée dans la péninsule coréenne. Je souhaite que les oppositions laissent place à la voix de la paix et à la bonne volonté de chercher des ententes. Dans cette perspective, je relève avec satisfaction que des gestes significatifs et particulièrement encourageants ne manquent pas. Je fais référence en particulier au climat de cohabitation pacifique dans lequel se sont déroulées les récentes élections en Centrafrique et qui constitue un signe positif de la volonté de poursuivre le chemin entrepris vers une pleine réconciliation nationale. Je pense, en outre, aux nouvelles initiatives engagées à Chypre pour assainir une division de longue date, et aux efforts entrepris par le peuple colombien pour dépasser les conflits du passé et obtenir la paix ardemment désirée depuis longtemps. Ensuite, nous regardons tous avec espérance les pas importants entrepris par la communauté internationale pour atteindre une solution politique et diplomatique de la crise en Syrie, qui mette fin aux souffrances de la population, qui durent depuis trop longtemps. De même, les signes provenant de la Libye sont encourageants, ils font espérer un engagement renouvelé pour faire cesser les violences et retrouver l’unité du pays. D’autre part, il apparaît de plus en plus évident que seule une action politique commune et coordonnée pourra contribuer à endiguer le déferlement de l’extrémisme et du fondamentalisme, avec leurs aspects d’origine terroriste, qui font d’innombrables victimes, tant en Syrie, en Libye, que dans d’autres pays tels que l’Irak et le Yémen".


"Que cette Année Sainte de la Miséricorde soit aussi une occasion de dialogue et de réconciliation orienté vers l’édification du bien commun au Burundi, en République Démocratique du Congo et au Sud Soudan. Qu’elle soit surtout un temps propice pour mettre définitivement un terme au conflit dans les régions orientales de l’Ukraine. Le soutien que la Communauté internationale, chaque État et les organismes humanitaires, pourront offrir au pays à de multiples points de vue afin qu’il résolve la crise actuelle, est d’une importance fondamentale. Mais le défi qui, plus que tout autre, nous attend est celui de vaincre l’indifférence pour construire ensemble la paix, qui demeure un bien à poursuivre sans cesse. Malheureusement, parmi les nombreux lieux du monde qui la désirent ardemment, il y a la terre que Dieu a aimée et choisie pour montrer à tous le visage de sa miséricorde. Mon souhait est que cette nouvelle année puisse guérir les blessures profondes qui séparent Israéliens et Palestiniens et permettre la cohabitation pacifique de deux peuples qui, j’en suis sûr, du fond du cœur, ne demandent rien d’autre que la paix! Au niveau diplomatique, le Saint-Siège ne cessera jamais de travailler pour que la voix de la paix puisse être entendue jusqu’aux extrémités de la terre. Je renouvelle donc l’entière disponibilité de la Secrétairerie d’Etat à collaborer avec vous pour favoriser un dialogue constant entre le siège apostolique et les pays que vous représentez au profit de toute la communauté internationale, avec la profonde certitude que cette année jubilaire pourra être l’occasion propice pour que la froide indifférence de nombreux cœurs soit vaincue par la chaleur de la miséricorde, don précieux de Dieu, qui transforme la crainte en amour et nous rend artisans de paix. Avec ces sentiments je renouvelle à chacun de vous, à vos familles, à vos pays, mes vœux les plus fervents d’une année pleine de bénédictions". 

Baptêmes dans la Chapelle Sixtine


Cité du Vatican, 10 janvier 2016 (VIS). "Laissez-leur la foi en héritage", voici ce qu'a dit, ce matin, le Pape François aux parents, parrains et marraines des 26 nouveaux-nés (13 garçons et 13 filles) qu'il a baptisés dans la Chapelle Sixtine au cours de la messe célébrée en la solennité du baptême du Seigneur. Dans sa brève homélie, le Saint-Père a expliqué à l'assemblée que Marie et Joseph ont amené Jésus au Temple quarante jours après sa naissance pour le présenter à Dieu, comme aujourd'hui les parents ont amené leur enfant à recevoir le baptême, à recevoir la foi, qui a été demandée à la première question posée au début du rite. "Ainsi -a-t-il dit- la foi se transmet d'une génération à l'autre, comme une chaîne au fil du temps. Ces enfants, les années passant, prendront votre place avec un autre enfant, vos petits-enfants, et demanderont, de même, la foi, la foi que le baptême nous donne, la foi que l'Esprit Saint porte aujourd'hui dans le cœur, dans l'âme, dans la vie de vos enfants. Vous avez demandé la foi. Quand le cierge allumé vous sera remis, l'Eglise vous dira de protéger la foi de ces enfants. Et, à la fin, n'oubliez pas que le plus grand héritage que vous pourrez donner à vos enfants est la foi. Veillez à ce qu'elle ne soit pas perdue, à la faire grandir et à la laisser en héritage. C'est ce que je vous souhaite aujourd'hui, en ce jour joyeux pour vous. Je vous souhaite d'être capables de faire grandir ces enfants dans la foi, et que le plus grand héritage qu'ils recevront de vous soit vraiment la foi". Le Pape a conclu en disant aux mères présentes dans la chapelle de ne pas hésiter à donner à manger à leur enfant s'il pleure de faim, en toute liberté".

L'importance de fêter le jour de notre baptême


Cité du Vatican, 10 janvier 2016 (VIS). Après la messe célébrée en la Chapelle Sixtine, le Saint-Père a récité l'angélus avec les fidèles réunis Place St.Pierre. Avant la prière mariale, il a demandé à toutes les personnes présentes de prier pour les 26 nouveaux-nés qu'il venait de baptiser, et ensuite évoqué l'Evangile du jour qui "nous présente Jésus, dans les eaux du Jourdain, au centre d'une merveilleuse révélation divine". Puis il a cité les paroles de Luc: Comme tout le peuple se faisait baptiser et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait, le ciel s’ouvrit. L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe, descendit sur Jésus, et il y eut une voix venant du ciel: Toi, tu es mon Fils bien-aimé. En toi, je trouve ma joie. Dans cet événement, attesté par les quatre Evangiles, nous passons du baptême de Jean-Baptiste, basé sur le symbole de l'eau, au baptême de Jésus, dans l'Esprit et le feu. En effet, l'Esprit Saint, dans le baptême chrétien, est l'auteur principal, celui qui brûle et détruit le péché originel, en restituant au baptisé la beauté de la grâce divine. Il est celui qui nous libère de la domination des ténèbres, c'est à dire du péché, et nous transfère dans le royaume de la lumière, c'est à dire de l'amour, de la vérité et de la paix: c'est cela le royaume de la lumière... L'Esprit, reçu pour la première fois le jour de notre baptême, nous ouvre le cœur à la vérité, à toute la vérité. L'Esprit pousse notre vie sur le sentier laborieux mais joyeux de la charité et de la solidarité envers nos frères. L'Esprit nous donne la tendresse du pardon divin et nous remplit de la force invincible de la miséricorde du Père. N'oublions pas que l'Esprit Saint est une présence vivante et vivifiante pour qui l'accueille, prie avec nous et nous remplit de joie spirituelle". Enfin, le Pape a invité l'assistance à remercier pour ce don reçu et à chercher la date de notre baptême parce qu'il est très important de la connaître pour la fêter. "C'est la date de notre renaissance comme fils de Dieu. C'est pourquoi, voici le devoir à faire à la maison pour cette semaine: chercher la date de mon baptême. Fêter ce jour significatif et réaffirmer notre adhésion à Jésus, avec l'engagement de vivre en chrétiens, membres de l'Eglise et d'une humanité nouvelle, où nous sommes tous frères". Il a conclu par une bénédiction spéciale à tous les enfants qui ont été récemment baptisés, mais aussi aux jeunes et aux adultes qui ont reçu, il y a peu, les sacrements de l'initiation chrétienne ou qui s'y préparent. Que la grâce de Dieu les accompagne toujours!".

Programme du Pape en janvier et février 2016


Cité du Vatican, 11 janvier 2016 (VIS). Voici les cérémonies que présidera le Pape François en janvier et février 2016:

JANVIER

Lundi 25: Solennité de la conversion de saint Paul, vêpres en la Basilique St.Paul Hors les Murs à 17 h 30'.

FEVRIER

Mardi 2: Fête de la Présentation et XX Journée mondiale de la vie consacrée, Basilique vaticane à 17 h 30', messe de clôture de l'Année de la vie consacrée.

Mercredi 10: Basilique vaticane à 17 h, messe du Mercredi des cendres. Envoi des missionnaires de la miséricorde.

Vendredi 12 - jeudi 18: Voyage apostolique au Mexique.


Lundi 22: Basilique vaticane à 10 h, messe du Jubilé de la Curie Romaine.

Audiences


Cité du Vatican, 9 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

Le Cardinal Ricardo Ezzati Andrello, Archevêque de Santiago de Chile et Président de la Conférence épiscopale chilienne, accompagné de Mgr.Alejandro Goic Karmelic, Evêque de Rancagua et Vice Président, et de Mgr.Cristián Contreras Villarroel, Evêque de Melipilla et Secrétaire Général.

Le P.Adolfo Nicolás Pachón, Préposé Général de la Compagnie de Jésus, et le P.Mauro Jöhri, Ministre Général des Capucins et Président de l'Union des supérieurs généraux.

M.Nicola Zingaretti, Président de la Région Latium (Italie).


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 9 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé António Augusto de Oliveira Azevedo, Auxiliaire de l'Evêque de Porto (Portugal). L'Evêque élu, né en 1962 à Sao Pedro de Avioso (Portugal) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Recteur du grand séminaire de ce même diocèse. Il a été aumônier militaire et universitaire, curé de paroisse, responsable diocésain de la pastorale ouvrière, professeur, juge ecclésiastique et secrétaire du Presbyterium.


vendredi 8 janvier 2016

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 8 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le Chanoine Juan Carlos Elizalde Espinal, Evêque de Vitoria (superficie 350, population 329.900, catholiques 298.000, prêtres 291, diacres 5, religieux 738), en Espagne. L'Evêque élu, né en 1960 à Mezkiritz (Espagne) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Prieur de la collégiale de Roncevaux. Licencié en philosophie et en théologie, il a été aumônier universitaire, directeur de résidence universitaire diocésaine, professeur, curé de paroisse, vicaire épiscopal, coordinateur d'un centre spirituel diocésain.


Membre de l'Administration du patrimoine apostolique, le Cardinal Ricardo Blásquez Pérez, Archevêque de Valladolid (Espagne).

jeudi 7 janvier 2016

Messe de la solennité de l'Epiphanie


Cité du Vatican, 7 janvier 2015 (VIS). Hier matin en la Basilique vaticane, le Saint-Père a célébré la messe de la solennité de l'Epiphanie, qui conclue le cycle liturgique de Noël. Voici l'homélie du Pape François: "Les paroles que le prophète Isaïe adressait à la ville sainte de Jérusalem nous appellent à nous lever, à sortir, sortir de nos fermetures, sortir de nous-mêmes, et à reconnaître la splendeur de la lumière qui illumine nos existences. Debout, Jérusalem, resplendis! Elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Cette lumière, c’est la gloire du Seigneur. L’Eglise ne doit pas croire qu’elle brille de sa propre lumière. Saint Ambroise le rappelle dans une belle expression, en utilisant la lune comme métaphore de l’Eglise: L’Eglise est véritablement comme la lune, elle brille non pas de sa propre lumière, mais de celle du Christ. Elle tire sa splendeur du Soleil de justice, de sorte que l’on peut dire: Ce n’est plus moi qui vit mais le Christ qui vit en moi. Le Christ est la vraie lumière qui éclaire, et dans la mesure où l’Eglise demeure ancrée en lui, dans la mesure où l’Eglise se laisse éclairer par lui, elle parvient à éclairer la vie des personnes et des peuples. C’est pourquoi les Pères reconnaissaient dans l’Eglise le Mysterium Lunae. Nous avons besoin de cette lumière qui vient d’en haut pour correspondre de manière cohérente à la vocation que nous avons reçue. Annoncer l’Evangile n’est pas un choix que nous pourrions faire parmi tant d’autres, ce n’est pas non plus une profession. Pour l’Eglise, être missionnaire ne signifie pas faire du prosélytisme. Pour l’Église, être missionnaire revient à exprimer sa nature même: Etre illuminée par Dieu et réfléchir sa lumière. C’est cela son service. Il n’y a pas d’autre voie. La mission est sa vocation de faire resplendir la lumière du Christ est son service. Combien de personnes attendent de nous cet engagement missionnaire, parce qu’elles ont besoin du Christ, elles ont besoin de connaître le visage du Père".


"Les Mages, dont parle l’Evangile de Matthieu, sont un témoignage vivant du fait que les semences de vérité sont présentes partout, parce qu’elles sont un don du créateur qui appelle chacun à le reconnaître comme Père bon et fidèle. Les Mages représentent les hommes de partout dans le monde, qui sont accueillis dans la maison de Dieu. Devant Jésus il n’existe plus aucune division de race, de langue ni de culture. Dans cet Enfant, toute l’humanité trouve son unité. Et l’Eglise a la tâche de reconnaître et de faire apparaître de manière plus claire le désir de Dieu que chacun porte en soi. C’est le service de l’Eglise, avec la lumière qu’elle réfléchit, faire apparaître le désire de Dieu que chacun porte en soi. Comme les Mages beaucoup de personnes, aussi de nos jours, vivent avec le cœur inquiet qui continue à interroger sans trouver de réponses certaines. C’est l’inquiétude de l’Esprit Saint qui se meut dans les cœurs. Elles sont encore à la recherche de l’étoile qui indique la route vers Bethléem. Combien d’étoiles y a-t-il dans le ciel! Et pourtant, les Mages en ont suivi une autre, nouvelle, qui brillait pour eux beaucoup plus. Ils avaient scruté longtemps le grand livre du ciel pour trouver une réponse à leurs interrogations ils avaient le cœur inquiet, et finalement la lumière était apparue. Cette étoile les a changés. Elle leur a fait oublier leurs intérêts quotidiens, et ils se sont mis tout de suite en chemin. Ils ont écouté une voix qui, de l’intérieur, les poussait à suivre cette lumière la voix de l’Esprit qui opère chez toutes les personnes, et elle les a guidés jusqu’à ce qu’ils trouvent le roi des juifs dans une pauvre maison de Bethléem. Tout cela est un enseignement pour nous. Aujourd’hui, répéter la question des Mages nous fera du bien: Où est le roi des juifs qui vient de naître? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. Nous sommes sollicités, surtout à une époque comme la nôtre, à nous mettre à la recherche des signes que Dieu offre, sachant qu’ils demandent notre engagement pour les déchiffrer, et comprendre ainsi sa volonté. Nous sommes interpellés à aller à Bethléem pour trouver l’Enfant et sa Mère. Suivons la lumière que Dieu nous offre. Le bréviaire nous dit de manière poétique que les Mages virent une petite lumière, la lumière qui émane du visage du Christ, plein de miséricorde et de fidélité. Et, une fois arrivés devant lui, adorons-le de tout notre cœur, et présentons-lui nos dons, notre liberté, notre intelligence, notre amour. La vraie sagesse se cache dans le visage de cet Enfant. C’est là, dans la simplicité de Bethléem, que se trouve résumée la vie de l’Eglise. C’est là la source de cette lumière, qui attire à elle toute personne dans le monde, et oriente le chemin des peuples sur la voie de la paix".

Angélus de l'Epiphanie


Cité du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Hier, solennité de l'Epiphanie, le Pape a récité l'angélus et s'est adressé aux fidèles rassemblés Place St.Pierre: Dans l'Evangile d'aujourd'hui, leur a-t-il dit, "l'histoire des Mages, venus d'Orient à Bethléem pour adorer le Messie, donne à l'Epiphanie une dimension d'universalité. Tel est la respiration de l'Eglise, qui veut que tous les peuples de la terre puissent rencontrer Jésus, et faire ainsi l'expérience de son amour miséricordieux. Son espoir est qu'ils trouvent la miséricorde divine et l'amour de Jésus. Le Christ est à peine né. Et s'il ne peut pas encore parler, toutes les nations représentées par les Mages peuvent déjà le voir, le reconnaître et l'adorer... Ces mages, qui étaient des hommes prestigieux, venus des régions lointaines et de cultures variées, avaient marché vers la terre d'Israël pour adorer le roi qui était né. L'Eglise a toujours vu en eux l'image de l'humanité, et" la fête de l'Epiphanie tend à indiquer "à chaque homme et chaque femme que cet enfant est né pour le salut de tous. Dans la nuit de Noël Jésus s'est d'abord manifesté aux bergers, des hommes humbles et méprisés" qui furent "les premiers à apporter un peu de chaleur dans la froide grotte de Bethléem... Très différents les uns des autres, bergers et mages sont unis par le ciel... Les bergers et les mages nous enseignent que pour rencontrer Jésus il faut savoir regarder vers le ciel, ne pas être clos sur soi-même, dans notre égoïsme. Il faut avoir le cœur et l'esprit ouvert à l'horizon de Dieu, qui nous surprend toujours, savoir comment accueillir ses messages et y répondre rapidement et généreusement... L'expérience des Mages nous encourage à ne pas nous contenter de la médiocrité...mais de rechercher le sens des choses en observant avec passion le grand mystère de la vie. Il nous enseigne à ne passe scandaliser de la petitesse et de la pauvreté, à reconnaître la majesté qui se cache dans l'humilité et à nous mettre à genoux devant elle. Puisse la Vierge Marie, qui a accueilli les Mages à Bethléem, nous aider à regarder au-delà de nous-mêmes, à suivre l'étoile de l'Evangile à la rencontre de Jésus".

Spirituellement solidaires de nos frères chrétiens d'Orient


Cité du Vatican, 7 janvier 2016 (VIS). Après la prière mariale, le Pape a demandé à l'assistance d'exprimer notre solidarité spirituelle envers nos frères et soeurs les chrétiens d'Orient, orthodoxes comme catholiques, qui célèbrent Noël demain. Tous nos voeux de paix et de bien. L'Epiphanie, a-t-il ajouté, est aussi "la Journée mondiale de l'enfance missionnaire...des enfants qui, par leurs prières et leurs sacrifices, aident les plus démunis de leur pairs en étant missionnaires et témoins de la fraternité et du partage". Puis il a en particulier salué les familles, les groupes et les associations venues d'Italie et d'autres pays, notamment des fidèles des diocèses d'Acerra, de Modène et de Terlizzi, l'Ecole d'art sacré de Florence et les jeunes du camp international Lions Club. Et enfin les participants au traditionnel défilé historique et folklorique de l'Epiphanie. "Permettez-moi de mentionner aussi la procession des Rois Mages qui a lieu dans de nombreuses villes de Pologne avec une large participation de familles et d'associations, ainsi que la crèche vivante organisée au Capitole de Rome par l'UNITALSI et les Frères Mineurs, qui implique des handicapés".


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