Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le 20 décembre 2014,
Saint-Père s'est adressé au Cardinal Robert Sarah, Préfet de la
Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements à
propos du rite pascal du lavement des pieds. Après réflexion, et en
vue de l'améliorer pour qu'il exprime pleinement la portée du geste
du Seigneur au Cénacle, il entend modifier la rubrique afférente du
Missel Romain. Désormais les personnes désignées pourront être
également choisi dans toutes les composantes du peuple de Dieu et
non plus strictement parmi ses membres masculins. Il conviendra aussi
de mieux expliquer le rite. Ainsi, ce jour, le Cardinal Préfet
a-t-il publié un décret ad hoc approuvé le 6 janvier, qui
développe celui du 30 novembre 1955 relatif à la réforme de la
Semaine Sainte et, en l'espèce, à la messe In Coena Domini. Pour
corriger le rite du Mandatum selon l'inspiration du Pape François,
en vertu de s facultés qui lui sont concédées par le Saint-Père,
ce dicastère introduit dans le rite romain du temps de Pâques la
liberté de choix des pasteurs pour constituer un groupe de fidèles
représentatif du peuple de Dieu. Hommes, femmes ou enfants, les
personnes désignées pour le lavement des pieds pourront également
être de tout âge, enfants et personnes âgées, malades, laïcs,
clerc, religieux et consacrés. Le pasteurs auront également charge
de bien instruire les fidèles choisis afin qu'ils prennent part au
rite de manière consciente, active et fructueuse.
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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
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jeudi 21 janvier 2016
Pèlerinage aux sanctuaires, expression de la foi du peuple de Dieu
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). ''Aller en pèlerinage dans les
sanctuaires est une des expressions les plus éloquentes de la foi du
peuple de Dieu... Cette religiosité populaire est une simple forme
d’évangélisation qui a toujours besoin d’être encouragée et
valorisée sans en minimiser l’importance'', a dit le Pape François
qui recevait ce matin quelque 3.000 participants au jubilé des
responsables de pèlerinages et des recteurs de sanctuaires. ''Il
serait une erreur de penser que celui qui va en pèlerinage vit une
spiritualité non personnelle mais de masse. En réalité, le pèlerin
porte sa propre histoire, sa foi, les lumières et les ombres de sa
vie. Chacun a dans son cœur un désir spécial et une prière
particulière. Qui entre dans un sanctuaire a aussitôt l’impression
de se trouver chez lui, écouté, compris et soutenu... C’est
pourquoi le mot-clé que je souhaite aujourd’hui souligner avec
vous est accueil. Par l’accueil, tout se joue, pour ainsi dire. Un
accueil affectueux, festif, cordial et patient... Jésus a parlé de
l’accueil mais l’a surtout pratiqué. Quand on nous dit que les
pécheurs, par exemple Matthieu ou Zachée, accueillaient Jésus chez
eux et à leur table, c’est d’abord parce qu’ils se sont sentis
accueillis par Jésus et cela avait changé leur vie''. Puis le Pape
François a rappelé que le pèlerin arrivant dans un sanctuaire est
souvent fatigué. Il a faim et soif. ''Et souvent cette condition
physique reflète aussi leur état intérieur. C’est pourquoi cette
personne a besoin d’être bien accueillie tant sur le plan matériel
que spirituel... Quel qu’il soit, jeune ou vieux, riche ou pauvre,
malade et troublé ou touriste curieux, il doit trouver l’accueil
dû, parce qu’en chacun il y a un cœur qui cherche Dieu, parfois
sans s’en rendre pleinement compte''. Il a aussi souligné que les
prêtres doivent offrir en ces lieux un accueil particulier comme
ministres du pardon de Dieu parce que le sanctuaire est ''la maison
du pardon, où chacun rencontre la tendresse du Père qui a
miséricorde de tous, sans exclusion. Qui s’approche du
confessionnal le fait parce qu’il regrette son péché... Les
prêtres qui exercent leur ministère dans les sanctuaires doivent
avoir le cœur imprégné de miséricorde. Leur attitude doit être
celle d’un père''.
Message au Forum de Davos
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). A l'occasion de l'ouverture hier à
Davos (Suisse) du Forum économique mondial 2016, le Saint-Père a
fait parvenir un message (30 décembre dernier) au Président
exécutif de ce grand rendez-vous économique annuel, M.Klaus
Schwab. Le thème choisi par la fondation World
Economic Forum est
Maîtriser la quatrième révolution
industrielle. Formant des vœux pour la fécondité d'une rencontre
qui cherche à encourager la responsabilité sociale et
environnementale à travers un dialogue constructif entre
gouvernements, représentants de la société civile, secteurs
politiques, financiers et culturels, le Pape écrit: "L’aurore
de la quatrième révolution industrielle a été accompagnée par le
sentiment croissant d’une inévitable et drastique réduction des
emplois. Les dernières études conduites par l’International
Labour Organization montrent
que le chômage touche des centaines de millions de personnes. La
financiarisation et la technologisation des économies, globales et
nationales, ont produit un profond changement dans le domaine du
travail. La diminution des possibilités d’avoir un emploi utile et
digne, associée à la réduction de la protection sociale, a
provoqué une augmentation inquiétante des inégalités et de la
pauvreté dans différents pays. Il y a clairement besoin de créer
de nouveaux modèles de faire des affaires qui, tout en promouvant le
développement des technologies avancées, soient aussi capables de
les utiliser pour créer du travail digne pour tous, pour maintenir
et renforcer les droits sociaux, et pour protéger l’environnement.
L’homme doit guider le développement technologique, sans se
laisser dominer par lui!".
"Je
lance une fois de plus un appel général: N’oubliez pas les
pauvres! C’est le premier défi qui se trouve devant vous en tant
que responsables du monde des affaires. Celui qui a les moyens d’une
vie décente, au lieu d’être préoccupé par les privilèges, doit
chercher à aider les plus pauvres à accéder eux aussi à des
conditions respectueuses de la dignité humaine, notamment à travers
le développement de leur potentiel humain, culturel, économique et
social. Nous ne devons jamais permettre que la culture du bien être
nous anesthésie, au point de nous rendre incapables d’éprouver de
la compassion devant le cri de souffrance de autres. Nous ne pleurons
plus devant le drame des autres, leur prêter attention ne nous
intéresse pas, comme si tout nous était une responsabilité
étrangère qui n’est pas de notre ressort. Pleurer devant le drame
des autres ne veut pas dire seulement partager leurs souffrances,
mais aussi et surtout réaliser que nos propres actions sont cause
d’injustice et d’inégalité. « Ouvrons nos yeux pour voir les
misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés
de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui
appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les
attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre
présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne
le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière
d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher
l’hypocrisie et l’égoïsme. Quand on réalise cela, on devient
plus pleinement humain, puisque la responsabilité envers nos frères
et sœurs est une part essentielle de notre commune humanité. N’ayez
pas peur d’ouvrir vos esprits et vos cœurs aux pauvres. De cette
manière, vous donnerez libre cours à vos talents économiques et
techniques, et découvrirez la joie d’une vie pleine, que le
consumérisme ne peut de lui-même apporter. Face aux profonds
changements actuels, les responsables mondiaux ont le défi de
garantir que la prochaine quatrième révolution industrielle, le
résultat des innovations robotiques, scientifiques et
technologiques, ne conduisent pas à la destruction de la personne
humaine pour être remplacée par une machine sans cœur, ou à la
transformation de notre planète en un jardin vide pour le plaisir de
quelques élus. Au contraire, nous avons une précieuse occasion de
guider et de gouverner le processus actuellement en cours, et de
construire des sociétés inclusives basées sur le respect de la
dignité humaine, la tolérance, la compassion et la miséricorde. Je
vous presse donc de reprendre votre conversation sur la manière de
construire l’avenir de la planète, notre maison commune, et je
vous demande de faire un effort uni pour rechercher un développement
durable et intégral".
"Comme
je l’ai souvent dit, et je le répète maintenant volontiers, les
affaires sont une noble vocation, orientée à produire de la
richesse et à améliorer le monde pour tous, surtout si on comprend
que la création de postes de travail est une partie incontournable
de son service du bien commun. Ainsi, elles ont une responsabilité
pour aider à surmonter la crise complexe de la société et de
l’environnement, et pour combattre la pauvreté. Cela permettra
d’améliorer les conditions de vie précaires de millions de gens
et comblera le fossé social qui provoque de nombreuses injustices et
ronge les valeurs fondamentales de la société, comme l’égalité,
la justice et la solidarité. De cette manière, par le moyen
privilégié du dialogue, le
World Economic Forum peut devenir
une plate-forme pour la défense et la protection de la création,
pour la réussite d’un progrès plus sain, plus humain, plus
social, plus intégral, dans le respect aussi des objectifs
environnementaux, et le besoin de maximiser les efforts pour
éradiquer la pauvreté, tel que cela a été défini dans l’Agenda
2030 pour le Développement Durable
et dans le Paris
Agreement under the United Nations Framework Convention on Climate
Change".
Clôture de l’Année de la vie consacrée
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). La Congrégation pour les
instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique
informe des prochains événements pour la clôture de l’Année de
la vie consacrée auxquels participeront, du 28 janvier au 2 février
à Rome, plus de 4000 consacrés du monde entier. Sous le thème: Vie
consacrée en communion. Le fondement commun dans la variété des
formes, ces journées de rencontre s’alterneront avec des veillées
de prière et des moments d’approfondissement de la spécificité
de chaque forme, ''avec un regard prophétique vers l’avenir'', dit
le communiqué publié par la Congrégation. Les objectifs de cette
rencontre sont de mieux connaître la grande mosaïque de la vie
consacrée, de vivre la communion en redécouvrant l’unique appel
dans la variété de ses formes (Ordo Virginum, vie monastique,
instituts apostoliques, instituts séculiers, nouveaux instituts et
nouvelles formes de vie consacrée), de commencer ensemble le chemin
en ce grand Jubilé de la miséricorde qui remet une fois de plus à
tous les consacrés, le mandat spécifique de sa vocation d’être
des visages de la miséricorde du Père, des témoins et des
constructeurs d’une fraternité vécue avec authenticité. Le
premier événement aura lieu le 28 janvier, avec une veillée en la
Basilique vaticane, présidée par Mgr.José Rodríguez Carballo,
Secrétaire de la Congrégation, et à laquelle participera le
Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet du dicastère. Le 29 janvier,
tous les consacrés et consacrées se réuniront Salle Paul VI,
tandis que les 30 et 31, en cinq lieux de Rome, chaque forme de vie
consacrée se réunira pour approfondir sa réflexion sur quelques
aspects spécifiques de sa vocation, et tous se retrouveront le 1
février pour une audience avec le Saint-Père et assister à
l’oratorio Sur les pas de la beauté, dirigé par Mgr.Marco
Frisina. Ces rencontre se termineront le 2 février avec un
pèlerinage jubilaire le matin et une célébration eucharistique
l’après-midi pour la XX Journée mondiale de la vie consacrée,
présidée par le Saint-Père.
Légat aux Philippines
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui a été publiée la
lettre latine du 8 novembre dernier par laquelle
le Saint-Père a nommé le Cardinal Charles Maung Bo, SDB, Archevêque
de Yangon, son Légat au 51 Congrès eucharistique international
(Cebu, Philippines, 24 - 31 janvier). Il sera accompagné de l'Abbé
Dominic Bar Bu, son secrétaire, et de l'Abbé Marvin Mejía,
Secrétaire Général de la Conférence épiscopale philippine.
Audiences
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Mgr.Eliseo
Ariotti, Nonce apostolique au Paraguay.
M.Robert
Comparoré, Ambassadeur du Burkina Faso, pour la présentation de ses
lettres de créance.
Mgr.Rubén
Oscar Frassia, Evêque d'Avellaneda - Lanús (Argentine).
Une
délégation venue lui présenter les agneaux dont la laine servira à
confectionner les Pallium ce l'année.
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 21 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Le
Chanoine Marco Brunetti, Evêque d'Alba (superficie 1.050, population
157.526, catholiques 142.526, prêtres 137, diacres 10, religieux
293), en Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Turin (Italie) et
ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici responsable diocésain de
la pastorale de la santé. Licencié en théologie et en pastorale de
la santé, il a été curé de paroisses, membre du Presbyterium et
du Conseil national de pastorale de la santé.
Mgr.Giuseppe
Russo (Italie), Sous Secrétaire de l'Administration pour le
patrimoine du siège apostolique.
mercredi 20 janvier 2016
Diffuser partout sur terre la miséricorde de Dieu
Cité
du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience
générale tenue Salle Paul VI, le Pape a poursuivi son nouveau cycle
de catéchèse sur la la miséricorde dans la Bible, centrant son
discours sur la semaine de prière pour l'unité des chrétiens (18 -
25 janvier): L'apôtre Pierre, a-t-il dit en reprenant sa première
épître, "s'adresse à la première génération de croyants
pour leur faire prendre conscience du don qu'ils ont reçu par le
baptême, mais aussi des exigences que cela implique. Nous aussi
sommes invités dans cette période de prière pour l'unité à
redécouvrir tout cela, à le faire ensemble, en laissant derrière
nous tout ce qui nous divise. Partager signifie baptême que nous
sommes tous pécheurs et nous devons être sauvé, racheté et
délivré du mal... Partager un seul baptême signifie que nous
affirmons ensemble, catholiques, protestants et orthodoxes partageons
l'expérience du péché. Tous avons besoin du pardon, d'être
libérés du mal car nous sommes appelés pour aller à la rencontre
du Dieu vivant, plein de miséricorde. Malheureusement, nous vivons
tous l'égoïsme qui crée la division, la fermeture du soi et le
mépris de l'autre. Repartir du baptême signifie retrouver la source
de la miséricorde, une source d'espérance pour tous. Personne ne
doit être exclu de la miséricorde de Dieu. Le partage de cette
grâce crée un lien indissoluble entre les baptisés qui, en vertu
du baptême, peuvent se considérer frères. Nous sommes vraiment le
peuple saint de Dieu, même si à cause de nos péchés nous ne
sommes pas totalement unis. La miséricorde de Dieu, qui oeuvre dans
le baptême, est plus forte que nos divisions. Dans la mesure où
nous accueillons la grâce de la miséricorde, nous devenons plus
pleinement peuple de Dieu, et donc en mesure d'annoncer à tous ses
œuvres merveilleuses... Par la grâce du baptême, nous avons obtenu
la miséricorde de Dieu et avons été accueillis au sein de son
peuple. Catholiques, orthodoxes et protestants, nous constituons un
sacerdoce royal, une nation sainte. Cela signifie que nous avons une
mission commune, qui est de transmettre la divine miséricorde reçue
à l'autre, en commençant par les plus pauvres et abandonnés....
Mettons à profit cette semaine particulière pour prier afin que
tous les disciples du Christ trouvent le moyen d'oeuvrer ensemble
pour diffuser partout sur terre la miséricorde de Dieu".
Audiences
Cité
du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père
a reçu ce matin:
Une
délégation musulmane venue l'inviter à se rendre officiellement à
la grande mosquée de Rome.
Les
évêques soudanais et sud-soudanais participants à une rencontre
organisée par la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.
Hier
il avait reçu Mgr.César Daniel Fernández, Evêque de Jujuy
(Argentine).
Autres actes pontificaux
Cité
du Vatican, 20 janvier 2016 (VIS). Le Saint-Père a:
Nommé
Mgr.Canísio Klaus, Evêque de Sinop (superficie 191.000, population
650.000, catholiques 534.000, prêtres 52, diacres 2, religieux 69),
au Brésil. Jusqu'ici Evêque de Santa Cruz do Sul (Brésil), il
succède à Mgr.Gentil Delázari, dont la renonciation a été
acceptée pour limite d'âge.
Erigé
l'exarchat apostolique maronite de Bogotá (Colombie).
Nommé
le P.Fadi Abou Chebel, OMM, premier Exarque apostolique maronite de
Bogotá (Colombie). L'Evêque élu, né en 1969 à Deir el Karnar
(Liban), a prononcé ses voeux religieux en 1994 et a été ordonné
prêtre en 1995. Licencié en théologie, il a occupé diverses
charges pastorales au Liban comme en Amérique du sud.
mardi 19 janvier 2016
Le Cardinal Parolin dialogue avec la Global Foudation
Cité
du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). Hier le Cardinal Pietro Parolin a
pris part à la table ronde organisée par la Global Foundation, dont
le thème était: Rejeter la mondialisation de l'indifférence en vue
d'une économie mondiale plus inclusive et durable. L'initiative, a
déclaré le Secrétaire d'Etat, souligne l'engagement de cette
organisation à être un "espace privilégié pour le dialogue
entre les principaux acteurs économiques et politiques, ainsi qu'un
catalyseur d'idées pour construire un système économique au
service du développement économique global". Dans son bref
discours, le Cardinal a rappelé que depuis le début de son
pontificat, le Pape François n'a jamais cessé de dénoncer parmi
les nombreux problèmes qui affligent le monde, les graves
conséquences de l'indifférence et du manque de responsabilité. Il
a également invité le monde à corriger de manière libre et
responsable une économie qui sinon conduit à l'exclusion et
provoque des inégalités. Le Cardinal Parolin a donc invité riches
et pauvres, personnages puissants comme simples citoyens,
responsables politiques comme entrepreneurs à mettre la puissance
créatrice de l'intelligence humaine au service du bien commun, et ce
dans un esprit de solidarité et de miséricorde''. Puis il a rappelé
tout ce qui a été fait durant les premières années du troisième
millénaire pour aider les gens à échapper à la pauvreté extrême,
précisant que le Pape est toujours plus convaincu qu'il faut faire
beaucoup plus. En temps de crise et de difficultés économiques, on
ne peut oublier la priorité que constitue la solidarité
internationale. Il va de soi que cette grande œuvre passe par la
création et par la redistribution de richesses. L'utilisation
équitable des ressources naturelles comme le recours à la
technologie sont indispensables à une économie qui cherche à être
moderne mais doit surtout être solidaire et durable. Ce sera
possible, ainsi que l'affirmaient le juriste romain Ulpien et saint
Augustin que lorsque la justice constitue la volonté constante et
perpétuelle de donner à chacun son droit. Comme l'a rappelé le
Pape dans son discours à l'ONU (25 septembre dernier), prononcé
dans le cadre de l'Agenda pour le développement durable 2030, "le
monde attend de tous ses dirigeants des mesures efficaces, pratiques,
constantes, concrètes et immédiates, des moyens certains pour
préserver et améliorer l'environnement naturel, pour surmonter au
plus tôt le phénomène de l'exclusion sociale et économique".
Le secrétaire d'Etat a conclu en soulignant l'importance de la
réunion organisée par la fondation, qui représente "un outil
important pour accroître partout la sensibilisation aux graves
problèmes de dégradation environnementale et d'exclusion sociale
environnemental... Il est nécessaire de stimuler et renforcer
l'action entamée, qui commence à montrer des résultats
solides...pour le développement d'une économie de plus en plus au
service de notre maison commune''.
Au premier Forum des intellectuels arabes
Cité
du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). "Dialogue inter-religieux et
extrémisme. Raisons et remèdes", tel est le titre du premier
Forum des intellectuels arabes réunis à Abu Dhabi les 17 et 18
janvier à l'initiative du Centre d'études stratégiques et de
recherche des Emirats arabes Unis. Le seul rapporteur non-musulman y
était le P.Miguel Angel Ayuso Guixot, Secrétaire du Conseil
pontifical pour le dialogue inter-religieux. Il est intervenu durant
la première session, abordant quatre points clef: l'extrémisme, la
culture de la rencontre, le rôle fondamental des chefs religieux, la
nécessité d'un dialogue sincère et l'importance de la prière.
Soulignant que ses propos n'étaient pas dus à des considérations
socio-économiques, politiques ou culturelles, il a préféré
rappeler les paroles du Pape à la communauté internationale quant à
la façon de construire une paix qui pourrait lutter contre
l'extrémisme. Il a d'abord cité le récent discours au Corps
diplomatique, lorsque le Saint-Père avait dit que l'extrémisme et
le fondamentalisme trouvent un terreau fertile, non seulement dans
l'exploitation de la religion pour des raisons de pouvoir, mais aussi
dans le vide d'idéaux et la perte d'identité. Perdre son identité
religieuse en particulier, laisse la place à une peur de l'autre qui
conduit à voir l'autre comme une menace et un ennemi. Mais le plus
grand défi auquel nous sommes tous confrontés est de surmonter
l'indifférence afin de travailler ensemble pour la paix... Il faut
donc développer une culture de rencontre, qui commence par le
dialogue inter-religieux, l'engagement mutuel en faveur de la paix et
de la justice".
Revenant
sur le rôle clef de chefs religieux, le Secrétaire du Conseil
pontifical pour le dialogue inter-religieux a souligné que les
tendances extrémistes, indépendamment de leur origine, sont l'une
des menaces les plus dangereuses pour la paix et la sécurité du
monde. Elles sont en outre incompatibles avec l'éthique religieuse
authentique. Par conséquent les chefs religieux et les leaders
d'opinion doivent identifier les porteurs de fausses croyances
et...soutenir des campagnes de sensibilisation. Ainsi pourra-t-on
prévenir l'extrémisme dans la société et de jeter des bases de
modération". En tant que leaders religieux, avait déclaré le
Saint-Père, nous sommes tenus de signaler toutes les violations de
la dignité humaine et des droits de la personne. Don de Dieu, la vie
humaine possède un caractère sacré. Toute violence qui recherche
une justification religieuse mérite la condamnation la plus ferme
parce que le Tout-Puissant est le Dieu de la vie et de la paix''.
Evoquant enfin la nécessité d'un dialogue sincère entre religions,
le prélat a souligné que ce qui unit les croyants c'est un mode de
concevoir la vie. Chacun de nous témoigne de son identité et
dialogue avec autrui. Ce dialogue pourra ensuite déboucher sur des
questions théologiques. L'important est de marcher ensemble sans
trahir notre propre identité, sans déguisement, sans hypocrisie.
S'ils le veulent, les croyants ont le moyen de résoudre tous les
problèmes qui affligent l'humanité, de la faim à la corruption, de
la guerre à la décadence morale. Leur grande ressource est la
prière".
In memoriam
Cité
du Vatican, 19 janvier 2016 (VIS). Voici les données relatives aux
prélats décédés ces dernières semaines:
Mgr.
Joseph Roduit, CRA, Abbé Evêque émérite de Saint-Maurice
(Suisse), le 17 décembre 2015 à 76 ans.
Mgr.Placidus
Gervasius Nkalanga, OSB, Evêque émérite de Bukoba (Tanzanie), le
18 décembre 2015 à 96 ans.
Mgr.Joseph
Leopold Imesch, Evêque émérite de Joliet in Illinois (USA), le 22
décembre 2015 à 84 ans.
Mgr.Grégoire
Haddad, Archevêque melkite émérite de Beyrouth et Jbeil (Liban),
le 23 décembre 2015 à 91 ans.
Mgr.Youhannes
Ezzat Zakaria Badir, Evêque copte de Louksor (Egypte), le 27
décembre 2015 à 66 ans.
Mgr.Danile
Leo Ryan, Evêque émérite de Springfiled in Illinois (USA), le 31
décembre 2015 à 85 ans.
Mgr.Barnabas
Rugwizangonga Halem Imana, Evêque émérite de Kabale (Ouganda), le
3 janvier à 87 ans.
Mgr.Alberto
Iniesta Jiménez, Auxiliaire émérite de Madrid (Espagne), le 3
janvier à 92 ans.
Mgr.Raymond
William Lessard, Evêque émérite de Savannah (USA), le 3 janvier à
85 ans.
Mgr.Carlos
Milcíades Villalba Aquino, Evêque émérite de San Juan Bautista de
las Misiones (Paraguay), le 8 janvier à 91 ans.
Mgr.Paul-Marie
Rousset, Ist.Prado, Evêque émérite de Saint-Etienne (France), le 9
janvier à 94 ans.
Mgr.Francis
Thomas Hurley, Archevêque émérite d'Anchorage (USA), le 10
janvier à 88 ans.
Mgr.Albert
Onyembo Lomandjo, CSSP, Evêque émérite de Kindu (RDCongo), le 11
janvier à 84 ans.
Mgr.Daniel
Joseph Bohan, Archevêque de Regina (Canada), le 15 janvier à 74
ans.
Mgr.Francis
Bible Schulte, Archevêque émérite de New Orleans (USA), le 17
janvier à 89 ans.
lundi 18 janvier 2016
Visite du Prince de Monaco
Cité
du Vatican, 18 décembre 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin,
accompagné de son épouse, SAS le Prince Albert II de Monaco, qui
s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire
d'Etat, accompagné par Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour
les rapports avec les états: Après s'être félicités de leurs
bonnes relations et avoir convenu de la place historique qu'occupe
l'Eglise catholique à Monaco, les parties ont évoqué des questions
d'intérêt partagé, telle la protection de l'environnement, l'aide
humanitaire ou le progrès des peuples. Certains points focalisant
l'attention de la communauté internationale ont ensuite été
abordés, la paix et la sécurité, la prise en charge des migrants
et, plus généralement, la situation du bassin méditerranéen, du
proche et moyen orient.
Audience à une délégation œcuménique finlandaise
Cité
du Vatican, 18 janvier 2016 (VIS). Comme de coutume, une délégation
œcuménique finlandaise, guidée par l'Evêque luthérien d'Helsinki
Irja Askola, est venu rendre visite à l'évêque de Rome, à
l'occasion de la fête de saint Henri d'Upsala, patron de la
Finlande: "Votre pèlerinage œcuménique est un signe éloquent
du fait que, comme luthériens, orthodoxes et catholiques, vous avez
découvert ce qui vous rapproche et ensemble, vous désirez témoigner
de Jésus Christ qui est le fondement de l'unité", leur a dit
le Pape manifestant sa joie pour cette visite. "Nous remercions
le Seigneur, en particulier, pour les résultats auxquels on est
parvenu dans le dialogue entre luthériens et catholiques. Je
rappelle le document commun: Justification in the Life of the Church.
Sur cette base, le dialogue se poursuit sur un chemin prometteur,
vers une interprétation partagée, au niveau sacramentel, d'Eglise,
eucharistie et ministère. Les pas importants qui ont été effectués
ensemble nous permettent de construire une base solide de communion
de vie dans la foi et dans la spiritualité, et les rapports sont
davantage empreints d'un esprit de confrontation sereine et de
partage fraternel". Bien que dans ce dialogue quelques
différences persistent dans la doctrine et la praxis, cela ne doit
pas décourager les protagonistes mais au contraire "nous
encourager à poursuivre ensemble le chemin vers une unité toujours
plus grande, dépassant aussi les vieilles conceptions et réticences.
Dans un monde souvent lacéré par les conflits et marqué par la
sécularisation et l'indifférence, nous sommes tous appelés à nous
engager à confesser Jésus Christ, en devenant davantage des témoins
crédibles d'unité et des artisans de paix et de réconciliation",
a conclu le Pape.
Le Pape remercie la Police italienne du service rendu au Saint-Siège
Cité
du Vatican, 18 janvier 2016 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu
le personnel du détachement de la Police italienne qui assure la
surveillance extérieure à la cité du Vatican et l'accompagne dans
ses visites pastorales en territoire italien, aux côtés d'agents de
la Gendarmerie vaticane et de la Garde suisse. Dans son discours, il
leur a dit que sa rencontre avec le personnel de l'Inspection prenait
cette fois un sens particulier parce qu'il se plaçait dans le
contexte de l'Année sainte de la miséricorde, événement
d'importance spirituelle, qui a déjà vu en ces premiers jours
affluer à Rome de nombreux pèlerins provenant du monde entier.
C'est pourquoi, les dirigeants, fonctionnaires et agents de sécurité
publique sont appelés "à un engagement plus grand pour que les
célébrations et les événements liés au Jubilé extraordinaire se
déroulent de façon régulière et profitable. L'ordre extérieur
sur lequel vous veillez avec une particulière attention, ne manquera
pas de favoriser l'ordre intérieur, empreint de sérénité et de
paix. Nous avons à peine conclu le temps de Noël,
mais en de nombreux lieux comme la place St.Pierre, la crèche est
encore exposée et nous invite à garder au-dedans de nous, sur
l'exemple de la Vierge, le mystère que nous avons célébré. Marie
nous a offert Jésus comme commencement d'une vie nouvelle. Cet
Enfant est le vrai consolateur des cœurs, la véritable lumière qui
éclaire notre vie, vainquant l'obscurité du péché. En Lui, nous
avons contemplé le visage de la miséricorde de Dieu le Père, et
nous avons accueilli l'invitation renouvelée à nous convertir à
l'amour et au pardon. Que cette expérience spirituelle nous
accompagne pendant toute l'Année sainte! Que le Jubilé de la
miséricorde soit pour tous un temps fort de l'esprit, temps de
réconciliation avec Dieu et avec nos frères".
Visite du Pape François à la grande synagogue de Rome
Cité
du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Hier, sur les pas de Jean-Paul II
et de Benoît XVI, le Pape François s'est rendu à la grande
synagogue de Rome pour saluer la communauté juive de la capitale
italienne, la plus ancienne du monde. Le Saint-Père a été reçu
par le président de la communauté de Rome, Mme.Ruth Dureghello, le
président de l'Union des communautés juives italiennes, M.Renzo
Gattegna et le grand Rabbin de Rome, M.Riccardo Di Segni, qui ont
tous prononcé des discours de bienvenue.
"Todà
rabbà" (merci), a dit le Pape après avoir entendu leurs
discours, qui a ensuite évoqué l'importance qu'il a toujours donné
à la relation entre les juifs et les chrétiens, et ce depuis qu'à
Buenos Aires, il rencontrait la communauté juive argentine et
suivait de très près ses fêtes et cérémonies. "Dans le
dialogue judéo-chrétien -a-t-il souligné- il y a un lien unique et
particulier, en vertu des racines juives du christianisme: juifs et
chrétiens doivent donc se sentir frères, unis par le même Dieu et
par un riche patrimoine spirituel commun, sur lequel ils peuvent se
baser et continuer à construire l'avenir". Il a rappelé que le
13 avril 1986, saint Jean-Paul II, en visite dans cette même
synagogue, avait utilisé la belle expression de "frères aînés,
et en effet vous êtes -a-t-il ajouté- nos grands frères et nos
grandes sœurs dans la foi. Nous appartenons tous à une unique
famille, la famille de Dieu, qui nous accompagne et nous protège
comme son peuple". Puis il a également rappelé qu'en 2015, on
a commémoré le 50 anniversaire de la déclaration Nostra Aetate du
concile Vatican II, qui a rendu possible le dialogue systématique
entre l'Eglise catholique et le judaisme, transformant la relation
entre chrétiens et juifs. "D'ennemis et étrangers -a-t-il
souligné- nous sommes devenus amis et frères... Oui à la
redécouverte des racines hébraïques
du christianisme; non à toute forme d'antisémitisme, et
condamnation de toute insulte, discrimination et persécution qui en
dérivent". Le Saint-Père a souligné la dimension théologique
de ce dialogue par lequel "les chrétiens, pour se comprendre
eux-mêmes, ne peuvent pas ne pas faire référence aux racines
hébraïques, et l'Eglise, tout
en professant le salut par la foi dans le Christ, reconnaît
l'irrévocabilité de l'ancienne Alliance et l'amour constant et
fidèle de Dieu pour Israël. A
côté de ces questions théologiques, nous ne devons pas perdre de
vue les grands défis que le monde d'aujourd'hui doit affronter.
Celui d'une écologie intégrale est désormais prioritaire, et comme
chrétiens et juifs, nous pouvons et devons offrir à l'humanité
entière le message de la Bible sur la protection de la création.
Conflits, guerres, violences et injustices ouvrent des blessures
profondes dans l'humanité et nous incitent à renforcer l'engagement
pour la paix et la justice. La violence de l'homme sur l'homme est en
contradiction avec toute religion digne de ce nom, et en particulier
avec les trois grandes religions monothéistes. La vie est sacrée,
en tant que don de Dieu. Le cinquième commandement du Décalogue
dit: Tu ne tueras point. Dieu est le Dieu de la vie, et veut toujours
l'encourager et la défendre, et nous créés à son image et
ressemblance, nous sommes tenus de faire de même. Tout être humain,
comme créature de Dieu, est notre frère, indépendamment de son
origine ou de son appartenance religieuse... Ni la violence, ni la
mort n'auront le dernier mot devant Dieu qui est le Dieu de l'amour
et de la vie. Nous devons le prier avec insistance afin qu'il nous
aide à pratiquer en Europe, en Terre Sainte, au Moyen Orient, en
Afrique et dans toute partie du monde la logique de la paix, de la
réconciliation, du pardon, de la vie".
A
cette cérémonie étaient aussi présents les derniers survivants
italiens de la Shoah, et le Pape a évoqué devant eux combien "le
peuple juif, dans son histoire, a fait l'expérience de la violence
et de la persécution, jusqu'à l'extermination des juifs européens
pendant la Shoah. Six millions de personnes, par leur seule
appartenance au peuple juif, ont été victimes de la barbarie la
plus inhumaine, perpétrée au nom d'une idéologie qui voulait
substituer l'homme à Dieu. Le 16 octobre 1943, plus de mille hommes,
femmes et enfants de la communauté juive de Rome ont été déportés
à Auschwitz. Je désire aujourd'hui les évoquer de tout cœur, de
façon particulière: leurs souffrances, leurs angoisses, leurs
larmes ne doivent jamais être oubliées. Le passé doit nous servir
de leçon pour le présent et pour l'avenir. La Shoah nous enseigne
que la plus grande vigilance est de mise, pour pouvoir intervenir, de
façon intempestive, dans la défense de la dignité humaine et de la
paix. Je voudrais faire part de ma proximité à chaque témoin de la
Shoah encore vivant, et j'adresse un salut particulier à vous tous
qui êtes ici présents. Ces cinquante dernières années -a conclu
le Pape- la compréhension réciproque, la confiance mutuelle et
l'amitié ont grandi et se sont approfondies. Prions ensemble le
Seigneur afin qu'il guide notre chemin vers un avenir bon, meilleur.
Dieu a pour nous des projets de salut".
Jésus répond à nos promesses de joie
Cité
du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Aujourd'hui, Journée mondiale des
migrants et des réfugiés, le Pape a récité l'angélus avec les
fidèles réunis Place St.Pierre parmi lesquels se trouvaient sept
mille personnes appartenant à différentes communautés ethniques
venues passer la Porte Sainte et écouter les paroles du Saint-Père.
Avant la prière mariale, celui-ci a évoqué l'Evangile du jour qui
raconte le premier miracle de Jésus, la transformation de l'eau en
vin au cours de noces à Cana. "Les miracles sont donc des
signes extraordinaires qui accompagnent la prédication de la Bonne
Nouvelle et qui ont pour but de susciter ou renforcer la foi en
Jésus. Dans le miracle accompli à Cana, nous pouvons entrevoir un
acte de bienfaisance de la part de Jésus envers les époux, un signe
de la bénédiction de Dieu sur le mariage. L'amour entre l'homme et
la femme est donc une bonne route pour vivre l'Evangile, c'est-à-dire
pour s'engager avec joie sur la route de la sainteté. Mais le
miracle de Cana ne concerne pas seulement les époux. Toute personne
est appelée à rencontrer le Seigneur dans sa vie. La foi chrétienne
est un don que nous recevons avec le baptême et qui nous permet de
rencontrer Dieu. La foi traverse les temps de joie et de douleur, de
lumière et d'obscurité, comme dans toute expérience authentique
d'amour. Le récit des noces de Cana nous invite à redécouvrir que
Jésus ne se présente pas à nous comme un juge prêt à condamner
nos fautes, ni comme un commandant qui nous impose de suivre
aveuglément ses ordres. Il se manifeste comme le Sauveur de
l'humanité, comme un frère, comme notre grand frère, Fils du
Père...comme celui qui répond aux attentes et aux promesses de joie
qui habitent dans le cœur de chacun de nous".
Est-ce
vraiment ainsi que je connais le Seigneur?, a demandé le Pape.
"Est-ce que je le sens proche de moi, de ma vie?... Il s'agit de
se rendre compte que Jésus nous cherche et nous invite à faire de
la place dans l'intimité de notre cœur. Sur ce chemin de foi avec
lui, nous ne sommes pas seuls, nous avons reçu le don du sang du
Christ. Les grandes amphores de pierre que Jésus fait remplir d'eau
pour la transformer en vin sont le signe du passage de l'ancienne à
la nouvelle alliance. A la place de l'eau utilisée pour la
purification rituelle, nous avons reçu le sang de Jésus, versé de
façon sacramentelle dans l'Eucharistie et de façon sanglante dans
la Passion et sur la Croix. Les sacrements qui jaillissent du mystère
pascal, diffusent en nous une force surnaturelle et nous permettent
de goûter à la miséricorde infinie de Dieu. Que la Vierge Marie,
modèle de méditation des paroles et des gestes du Seigneur, nous
aide à redécouvrir avec foi la beauté et la richesse de
l'Eucharistie et des autres sacrements, qui rendent présent l'amour
fidèle de Dieu pour nous. Nous pourrons ainsi aimer toujours plus le
Seigneur Jésus, notre époux, et aller à sa rencontre avec les
lampes allumées de notre foi joyeuse, devenant ainsi ses témoins
dans le monde".
Prier pour les victimes des attentats d'Indonésie et du Burkina Faso
Cité
du Vatican, 17 janvier 2016 (VIS). Après l'angélus, le Pape a tout
particulièrement salué les membres des communautés ethniques
présents sur la place: "Chers migrants et réfugiés, chacun de
vous porte en lui une histoire, une culture, de précieuses valeurs,
et souvent malheureusement aussi des expériences de misère,
d'oppression, de peur. Votre présence est un signe d'espérance en
Dieu. Ne vous laissez pas voler l'espérance et la joie de vivre qui
jaillissent de l'expérience de la divine miséricorde, grâce aussi
aux personnes qui vous accueillent et vous aident. Je vous invite
maintenant à tous prier pour les victimes des attentats survenus ces
jours derniers en Indonésie et au Burkina Faso. Que le Seigneur les
reçoive dans sa maison et soutienne l'effort de la communauté
internationale pour construire la paix", a-t-il conclu en
récitant avec l'assistance un Ave Maria.
Vers un nouvel humanisme du travail
Cité
du Vatican, 16 janvier 2016 (VIS). Education, partage et témoignage
ont été les trois mots clé suggérés par le Pape aux membres du
Mouvement chrétien des travailleurs pour vivre la vocation du
travail, une vocation qui "nous appelle à imiter activement
l'infatigable œuvre du Père et de Jésus qui, dit l'Evangile,
agissent toujours". Face à quelque 7.000 membres de cette
organisation, le Saint-Père a souligné l'importance de l'éducation
qui "ne vise pas seulement à un enseignement de techniques ou
un partage de notions, mais à nous rendre plus humains ainsi que la
réalité qui nous entoure. Cela vaut en particulier pour le travail
car il convient de former à un nouvel humanisme du travail".
Vivant dans un monde où l'exploitation des travailleurs existe
encore et ou la dignité de la personne est souvent offensée jusqu'à
l'esclavage, "e nouvel humanisme du travail doit avoir pour
centre l'homme et non le profit. L'économie sert l'homme et ne se
sert pas de l'homme". L'éducation est fondamentale pour "ne
pas céder aux tromperies de ceux qui voudraient faire croire que le
travail, l'engagement quotidien, le don de soi et l'étude n'ont pas
de valeur. J'ajouterais qu'aujourd'hui, dans le monde du travail et
dans tout milieu, il est urgent d'éduquer à suivre la route,
lumineuse et exigeante, de l'honnêteté, fuyant les raccourcis des
favoritismes et des recommandations. Ces tentations, petites ou
grandes, existent toujours, mais il s'agit toujours d'actes de vente
moraux, indignes de l'homme: Ils doivent être repoussés pour
habituer le cœur à rester libre. Autrement, ils entraînent une
mentalité fausse et nocive qui doit être combattue, celle de
l'illégalité qui conduit à la corruption de la personne et de la
société. L'illégalité est comme une pieuvre que l'on ne voit pas:
elle est cachée, immergée, mais avec ses tentacules efficaces elle
attrape et empoisonne, polluant et faisant tant de mal".
Quant
au partage, le Pape a rappelé que le travail n'est pas seulement une
vocation individuelle, mais l'opportunité d'entrer en relation avec
les autres. N'importe quelle forme de travail suppose une conception
d'une relation que l'être humain peut ou doit établir avec son
semblable. Le travail doit unir les personnes et non les éloigner en
les rendant fermées et distantes... C'est l'occasion de partager
notre quotidien, de nous intéresser à celui qui est à nos côtés,
pour recevoir comme un don et comme une responsabilité la présence
des autres". Evoquant l'initiative du mouvement, appelée
Projets de service civile, qui permet aux membres de se rapprocher de
personnes et de situations nouvelles, faisant leurs les problèmes et
les espérances, le Saint-Père a souligné l'importance que les
autres ne soient pas seulement "les destinataires de quelque
attention, mais de véritables projets. Tout le monde fait des
projets pour soi, mais projeter pour les autres permet de faire un
pas en avant: cela met l'intelligence au service de l'amour, rendant
la personne plus intègre et la vie plus heureuse, parce que capable
de donner". Enfin, le témoignage. "L'apôtre Paul
encourageait à témoigner de la foi par l'activité, en dépassant
la paresse et l'indolence, et a laissé une règle très forte et
claire: Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non
plus. Aujourd'hui, au contraire, il y a des personnes qui voudraient
travailler, mais qui n'y parviennent pas, et ont donc des difficultés
pour se nourrir. Vous rencontrez tant de jeunes qui ne travaillent
pas. Comme vous l'avez dit, ce sont vraiment les nouveaux exclus de
notre époque et ils sont privés de leur dignité. La justice
humaine exige l'accès au travail pour tous. La miséricorde divine
nous interpelle aussi: face aux personnes en difficulté et aux
situations difficiles, je pense aussi aux jeunes pour qui se marier
ou avoir des enfants pose un problème parce qu'ils n'ont pas de
travail suffisamment stable ou de maison, il ne sert à rien de faire
de beaux discours. Il faut, au contraire, transmettre l'espérance,
réconforter par la présence, soutenir par une aide concrète".
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