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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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samedi 13 février 2016

Arrivée du Saint-Père à Mexico


Cité du Vatican, 13 février 2016 (VIS). Après la signature à La Havane de la déclaration commune avec le Patriarche Cyrille de Moscou, le Pape a repris l'avion à destination du Mexique. Pendant le vol il s'est brièvement entretenu avec les journalistes exprimant surtout sa joie de la rencontre avec le Patriarche et la disponibilité du Président Castro. Le Pape a révélé qu'il avait parlé du projet avec le président cubain lors de sa visite de septembre dernier, puis il a évoqué sa rencontre avec le Patriarche Cyrille: "Franchement, je me suis senti en présence d'un frère. Deux évêques qui ont principalement parlé de la situation de leurs Eglises et de l'état du monde... Non seulement la guerre se présente maintenant en morceaux, mais elle implique le monde en entier... Au plan religieux, nous avons envisagé un programme d'activités conjointes, qui montreront que l'unité est la marche. Je l'ai déjà dit, si l'unité est faite d'études de théologie et autres, nous devons marcher vers le Seigneur... L'unité se construit en marchant... La Déclaration peut avoir plusieurs interprétations...mais elle n'est pas politique, ni sociologique. C'est une déclaration pastorale, qui se penche sur des questions de société comme la manipulation génétique".

Après trois heures de vol, l'avion papal est arrivé à 19 h 30' heure locale (2 h 30' ce matin à Rome) à l'aéroport de Mexico, où il a été accueilli par le Président Enrique Peña Nieto et des représentants du Conseil permanent des évêques mexicains. Après cet accueil officiel mais informel, et un bref entretien avec le chef de l'Etat, le Saint-Père a parcouru en papamobile les dix-neuf kilomètres qui le séparaient de la nonciature apostolique de Mexico, où il séjournera. Plus tard, il est sorti pour saluer et bénir les centaines de personnes qui l'attendaient.


Rencontre du Patriarche Cyrille et du Pape François à Cuba


Cité du Vatican, 13 février 2016 (VIS). Comme prévu, après douze heures de vol et avant d'entamer hier son voyage apostolique au Mexique, le Pape a fait halte à Cuba pour rencontrer à l'aéroport de La Havane le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Peu après 14 h heure locale (20 h heure de Rome), il a été accueilli par le Président Raul Castro, notamment accompagné par le Cardinal Jaime Ortega y Alamino, Archevêque de San Cristobal de la Havane.

Accompagné du Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, le Saint-Père agagné un salon de l'aéroport où l'attendait SS Cyrille, assisté par le Métropolite Hilarion, Président du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Avant d'accéder au Patriarcat 2009, Cyrille a notamment consacré en 2006 la première église orthodoxe russe à Rome, et en 2008 consacré la cathédrale orthodoxe russe de La Havane. Lors de son intronisation, le Saint-Siège avait été représenté par le Cardinal Walter Kasper, le prédécesseur du Cardinal Koch. Après deux heures d'intenses discussions, le Patriarche et le Pape se sont rendu dans le salon d'honneur pour signer une longue déclaration commune, qui reconnaît d'abord que catholiques et orthodoxes partagent la tradition spirituelle du premier millénaire chrétien, puis qui exprime l'espoir que, en dépit de leurs différences, cette rencontre historique contribue à la réalisation de l'unité voulue par le Christ. Le texte rappelle aussi que les chrétiens subissent des persécutions dans plusieurs régions du monde, et lance un appel à la communauté internationale afin de mettre fin à l'exode des chrétiens au proche et moyen Orient. Les signataires y expriment leur joie de la renaissance de la foi en Russie et dans les pays d'Europe de l'est se préoccupent du sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent aux portes des pays riches, mais aussi de la crise de la famille dans certains pays. Ils lancent un appel pour défendre le droit inaliénable à la vie et à la mission qui unit orthodoxes et catholiques, celle de prêcher l'Evangile partout dans le monde et de surmonter la division entre les croyants en Ukraine.

Après la signature, le Pape a prononcé un bref discours improvisé: ''Nous parlons en frères, nous avons le même baptême, nous sommes évêques. Nous parlons de nos Eglises, et convenons que l'unité se fait en marchant, en parlant clairement, sans demi-paroles. Durant notre entretien j'ai ressenti le réconfort de l'Esprit et apprécié l'humilité fraternelle de Sa Sainteté... Nous avons convenu d'une série d'initiatives qui, je le pense, sont viables. Je tiens donc à remercier, une fois de plus...Son Eminence le Métropolite Hilarion et Son Eminence le Cardinal Koch, ainsi que leurs collaborateurs... Un grand merci à Cuba, au peuple cubain et à son Président pour leur active disponibilité. Si cela continue, Cuba sera la capitale de l'unité!" Ensuite, le Patriarche Cyrille a déclaré qu'au-delà des difficultés qui demeurent entre catholiques et orthodoxes, la rencontre avec le Pape a été très importante et riche de contenu. Elle lui a donné l'occasion de mieux comprendre les positions catholiques et de mieux exprimer les siennes. Les deux Eglises peuvent coopérer pour défendre les chrétiens de par le monde, travailler ensemble de sorte qu'il n'y ait pas de guerre, pour que la vie humaine soit respectée et la morale renforcée à tous les niveaux de la société. La réunion s'est terminée par un échange de cadeaux. Le Pape a donné une relique de saint Cyrille et un calice au Patriarche de Moscou, lequel lui a donné offert une copie de l'Icône de Notre-Dame de Kazan.

Voici maintenant le texte de la Déclaration commune du Pape François et du Patriarche Cyrille: "La grâce de Notre Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint-Esprit soit avec vous tous.

1.Par la volonté de Dieu le Père de qui vient tout don, au nom de Notre Seigneur Jésus Christ et avec le secours de l’Esprit Saint Consolateur, nous, Pape François et Kirill, Patriarche de Moscou et de toute la Russie, nous sommes rencontrés aujourd’hui à La Havane. Nous rendons grâce à Dieu, glorifié en la Trinité, pour cette rencontre, la première dans l’histoire. Avec joie, nous nous sommes retrouvés comme des frères dans la foi chrétienne qui se rencontrent pour se parler de vive voix, de cœur à cœur, et discuter des relations mutuelles entre les Eglises, des problèmes essentiels de nos fidèles et des perspectives de développement de la civilisation humaine.
2.Notre rencontre fraternelle a eu lieu à Cuba, à la croisée des chemins entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest. De cette île, symbole des espoirs du Nouveau Monde et des événements dramatiques de l’histoire du XX siècle, nous adressons notre parole à tous les peuples d’Amérique latine et des autres continents. Nous nous réjouissons de ce que la foi chrétienne se développe ici de façon dynamique. Le puissant potentiel religieux de l’Amérique latine, sa tradition chrétienne séculaire, réalisée dans l’expérience personnelle de millions de personnes, sont le gage d’un grand avenir pour cette région.
3.Nous étant rencontrés loin des vieilles querelles de l’Ancien Monde, nous sentons avec une force particulière la nécessité d’un labeur commun des catholiques et des orthodoxes, appelés, avec douceur et respect, à rendre compte au monde de l’espérance qui est en nous.
4.Nous rendons grâce à Dieu pour les dons que nous avons reçus par la venue au monde de son Fils unique. Nous partageons la commune Tradition spirituelle du premier millénaire du christianisme. Les témoins de cette Tradition sont la Très Sainte Mère de Dieu, la Vierge Marie, et les saints que nous vénérons. Parmi eux se trouvent d’innombrables martyrs qui ont manifesté leur fidélité au Christ et sont devenus semence de chrétiens.
5.Malgré cette Tradition commune des dix premiers siècles, catholiques et orthodoxes, depuis presque mille ans, sont privés de communion dans l’Eucharistie. Nous sommes divisés par des blessures causées par des conflits d’un passé lointain ou récent, par des divergences, héritées de nos ancêtres, dans la compréhension et l’explicitation de notre foi en Dieu, un en Trois Personnes, Père, Fils et Saint Esprit. Nous déplorons la perte de l’unité, conséquence de la faiblesse humaine et du péché, qui s’est produite malgré la Prière sacerdotale du Christ Sauveur: Que tous soient un. Comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, qu’eux aussi soient un en nous.
6.Conscients que de nombreux obstacles restent à surmonter, nous espérons que notre rencontre contribue au rétablissement de cette unité voulue par Dieu, pour laquelle le Christ a prié. Puisse notre rencontre inspirer les chrétiens du monde entier à prier le Seigneur avec une ferveur renouvelée pour la pleine unité de tous ses disciples. Puisse-t-elle, dans un monde qui attend de nous non pas seulement des paroles mais des actes, être un signe d’espérance pour tous les hommes de bonne volonté.
7.Déterminés à entreprendre tout ce qui nécessaire pour surmonter les divergences historiques dont nous avons hérité, nous voulons unir nos efforts pour témoigner de l’Evangile du Christ et du patrimoine commun de l’Eglise du premier millénaire, répondant ensemble aux défis du monde contemporain. Orthodoxes et catholiques doivent apprendre à porter un témoignage unanime à la vérité dans les domaines où cela est possible et nécessaire. La civilisation humaine est entrée dans un moment de changement d’époque. Notre conscience chrétienne et notre responsabilité pastorale ne nous permettent pas de rester inactifs face aux défis exigeant une réponse commune.
8.Notre regard se porte avant tout vers les régions du monde où les chrétiens subissent la persécution. En de nombreux pays du proche Orient et d’Afrique du nord, nos frères et sœurs en Christ sont exterminés par familles, villes et villages entiers. Leurs églises sont détruites et pillées de façon barbare, leurs objets sacrés sont profanés, leurs monuments, détruits. En Syrie, en Irak et en d’autres pays du proche Orient, nous observons avec douleur l’exode massif des chrétiens de la terre d’où commença à se répandre notre foi et où ils vécurent depuis les temps apostoliques ensemble avec d’autres communautés religieuses.
9.Nous appelons la communauté internationale à des actions urgentes pour empêcher que se poursuive l’éviction des chrétiens du proche Orient. Elevant notre voix pour défendre les chrétiens persécutés, nous compatissons aussi aux souffrances des fidèles d’autres traditions religieuses devenus victimes de la guerre civile, du chaos et de la violence terroriste.
10.En Syrie et en Irak, la violence a déjà emporté des milliers de vies, laissant des millions de gens sans abri ni ressources. Nous appelons la communauté internationale à mettre fin à la violence et au terrorisme et, simultanément, à contribuer par le dialogue à un prompt rétablissement de la paix civile. Une aide humanitaire à grande échelle est indispensable aux populations souffrantes et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Nous demandons à tous ceux qui pourraient influer sur le destin de ceux qui ont été enlevés, en particulier des Métropolites d’Alep Paul et Jean Ibrahim, séquestrés en avril 2013, de faire tout ce qui est nécessaire pour leur libération rapide.
11.Nous élevons nos prières vers le Christ, le Sauveur du monde, pour le rétablissement sur la terre du Proche Orient de la paix qui est le fruit de la justice, pour que se renforce la coexistence fraternelle entre les diverses populations, Eglises et religions qui s’y trouvent, pour le retour des réfugiés dans leurs foyers, la guérison des blessés et le repos de l’âme des innocents tués. Nous adressons un fervent appel à toutes les parties qui peuvent être impliquées dans les conflits pour qu’elles fassent preuve de bonne volonté et s’asseyent à la table des négociations. Dans le même temps, il est nécessaire que la communauté internationale fasse tous les efforts possibles pour mettre fin au terrorisme à l’aide d’actions communes, conjointes et coordonnées. Nous faisons appel à tous les pays impliqués dans la lutte contre le terrorisme pour qu’ils agissent de façon responsable et prudente. Nous exhortons tous les chrétiens et tous les croyants en Dieu à prier avec ferveur le Dieu Créateur du monde et Provident, qu’il protège sa création de la destruction et ne permette pas une nouvelle guerre mondiale. Pour que la paix soit solide et durable, des efforts spécifiques sont nécessaires afin de redécouvrir les valeurs communes qui nous unissent, fondées sur l’Evangile de Notre Seigneur Jésus-Christ.
12.Nous nous inclinons devant le martyre de ceux qui, au prix de leur propre vie, témoignent de la vérité de l’Evangile, préférant la mort à l’apostasie du Christ. Nous croyons que ces martyrs de notre temps, issus de diverses Eglises, mais unis par une commune souffrance, sont un gage de l’unité des chrétiens. A vous qui souffrez pour le Christ s’adresse la parole de l’apôtre: Très chers, dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse.
13.En cette époque préoccupante est indispensable le dialogue inter-religieux. Les différences dans la compréhension des vérités religieuses ne doivent pas empêcher les gens de fois diverses de vivre dans la paix et la concorde. Dans les circonstances actuelles, les leaders religieux ont une responsabilité particulière pour éduquer leurs fidèles dans un esprit de respect pour les convictions de ceux qui appartiennent à d’autres traditions religieuses. Les tentatives de justifications d’actions criminelles par des slogans religieux sont absolument inacceptables. Aucun crime ne peut être commis au nom de Dieu, car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix.
14.Attestant de la haute valeur de la liberté religieuse, nous rendons grâce à Dieu pour le renouveau sans précédent de la foi chrétienne qui se produit actuellement en Russie et en de nombreux pays d’Europe de l’est, où des régimes athées dominèrent pendant des décennies. Aujourd’hui les fers de l’athéisme militant sont brisés et en de nombreux endroits les chrétiens peuvent confesser librement leur foi. En un quart de siècle ont été érigés là des dizaines de milliers de nouvelles églises, ouverts des centaines de monastères et d’établissements d’enseignement théologique. Les communautés chrétiennes mènent une large activité caritative et sociale, apportant une aide diversifiée aux nécessiteux. Orthodoxes et catholiques œuvrent souvent côte à côte. Ils attestent des fondements spirituels communs de la convivance humaine, en témoignant des valeurs évangéliques.
15.Dans le même temps, nous sommes préoccupés par la situation de tant de pays où les chrétiens se heurtent de plus en plus souvent à une restriction de la liberté religieuse, du droit de témoigner de leurs convictions et de vivre conformément à elles. En particulier, nous voyons que la transformation de certains pays en sociétés sécularisées, étrangère à toute référence à Dieu et à sa vérité, constitue un sérieux danger pour la liberté religieuse. Nous sommes préoccupés par la limitation actuelle des droits des chrétiens, voire de leur discrimination, lorsque certaines forces politiques, guidées par l’idéologie d’un sécularisme si souvent agressif, s’efforcent de les pousser aux marges de la vie publique.
16.Le processus d’intégration européenne, initié après des siècles de conflits sanglants, a été accueilli par beaucoup avec espérance, comme un gage de paix et de sécurité. Cependant, nous mettons en garde contre une intégration qui ne serait pas respectueuse des identités religieuses. Tout en demeurant ouverts à la contribution des autres religions à notre civilisation, nous sommes convaincus que l’Europe doit rester fidèle à ses racines chrétiennes. Nous appelons les chrétiens européens d’Orient et d’Occident à s’unir pour témoigner ensemble du Christ et de l’Evangile, pour que l’Europe conserve son âme formée par deux mille ans de tradition chrétienne.
17.Notre regard se porte sur les personnes se trouvant dans des situations de détresse, vivant dans des conditions d’extrême besoin et de pauvreté, alors même que croissent les richesses matérielles de l’humanité. Nous ne pouvons rester indifférents au sort de millions de migrants et de réfugiés qui frappent à la porte des pays riches. La consommation sans limite, que l’on constate dans certains pays plus développés, épuise progressivement les ressources de notre planète. L’inégalité croissante dans la répartition des biens terrestres fait croître le sentiment d’injustice à l’égard du système des relations internationales qui s’est institué.
18.Les Eglises chrétiennes sont appelées à défendre les exigences de la justice, le respect des traditions des peuples et la solidarité effective avec tous ceux qui souffrent. Nous, chrétiens, ne devons pas oublier que c'est qu’il y a de faible dans le monde que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort. Il a choisi ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est. Ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.
19.La famille est le centre naturel de la vie humaine et de la société. Nous sommes inquiets de la crise de la famille dans de nombreux pays. Orthodoxes et catholiques, partageant la même conception de la famille, sont appelés à témoigner que celle-ci est un chemin de sainteté, manifestant la fidélité des époux dans leurs relations mutuelles, leur ouverture à la procréation et à l’éducation des enfants, la solidarité entre les générations et le respect pour les plus faibles.
20.La famille est fondée sur le mariage, acte d’amour libre et fidèle d’un homme et d’une femme. L’amour scelle leur union, leur apprend à se recevoir l’un l’autre comme don. Le mariage est une école d’amour et de fidélité. Nous regrettons que d’autres formes de cohabitation soient désormais mises sur le même plan que cette union, tandis que la conception de la paternité et de la maternité comme vocation particulière de l’homme et de la femme dans le mariage, sanctifiée par la tradition biblique, est chassée de la conscience publique.
21.Nous appelons chacun au respect du droit inaliénable à la vie. Des millions d’enfants sont privés de la possibilité même de paraître au monde. La voix du sang des enfants non nés crie vers Dieu. Le développement de la prétendue euthanasie conduit à ce que les personnes âgées et les infirmes commencent à se sentir être une charge excessive pour leur famille et la société en général. Nous sommes aussi préoccupés par le développement des technologies de reproduction biomédicale, car la manipulation de la vie humaine est une atteinte aux fondements de l’existence de l’homme, créé à l’image de Dieu. Nous estimons notre devoir de rappeler l’immuabilité des principes moraux chrétiens, fondés sur le respect de la dignité de l’homme appelé à la vie, conformément au dessein de son Créateur.
22.Nous voulons adresser aujourd’hui une parole particulière à la jeunesse chrétienne. A vous, les jeunes, appartient de ne pas enfouir le talent dans la terre, mais d’utiliser toutes les capacités que Dieu vous a données pour confirmer dans le monde les vérités du Christ, pour incarner dans votre vie les commandements évangéliques de l’amour de Dieu et du prochain. Ne craignez pas d’aller à contre-courant, défendant la vérité divine à laquelle les normes séculières contemporaines sont loin de toujours correspondre.
23.Dieu vous aime et attend de chacun de vous que vous soyez ses disciples et apôtres. Soyez la lumière du monde, afin que ceux qui vous entourent, voyant vos bonnes actions, rendent gloire à votre Père céleste. Eduquez vos enfants dans la foi chrétienne, transmettez-leur la perle précieuse de la foi que vous avez reçue de vos parents et aïeux. N’oubliez pas que vous avez été rachetés à un cher prix, au prix de la mort sur la croix de l’Homme-Dieu Jésus-Christ.
24.Orthodoxes et catholiques sont unis non seulement par la commune Tradition de l’Eglise du premier millénaire, mais aussi par la mission de prêcher l’Evangile du Christ dans le monde contemporain. Cette mission implique le respect mutuel des membres des communautés chrétiennes, exclut toute forme de prosélytisme. Nous ne sommes pas concurrents, mais frères. Et de cette conception doivent découler toutes nos actions les uns envers les autres et envers le monde extérieur. Nous exhortons les catholiques et les orthodoxes, dans tous les pays, à apprendre à vivre ensemble dans la paix, l’amour et à avoir les uns pour les autres la même aspiration. Il ne peut donc être question d’utiliser des moyens indus pour pousser des croyants à passer d’une Eglise à une autre, niant leur liberté religieuse ou leurs traditions propres. Nous sommes appelés à mettre en pratique le précepte de l’apôtre Paul: Je me suis fait un honneur d’annoncer l’Evangile là où le Christ n’avait point été nommé, afin de ne pas bâtir sur le fondement d’autrui.
25.Nous espérons que notre rencontre contribuera aussi à la réconciliation là où des tensions existent entre gréco-catholiques et orthodoxes. Il est clair aujourd’hui que la méthode de l’uniatisme du passé, comprise comme la réunion d’une communauté à une autre, en la détachant de son Eglise, n’est pas un moyen pour recouvrir l’unité. Cependant, les communautés ecclésiales qui sont apparues en ces circonstances historiques ont le droit d’exister et d’entreprendre tout ce qui est nécessaire pour répondre aux besoins spirituels de leurs fidèles, recherchant la paix avec leurs voisins. Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables.
26.Nous déplorons la confrontation en Ukraine qui a déjà emporté de nombreuses vies, provoqué d’innombrables blessures à de paisibles habitants et placé la société dans une grave crise économique et humanitaire. Nous exhortons toutes les parties du conflit à la prudence, à la solidarité sociale, et à agir pour la paix. Nous appelons nos Eglises en Ukraine à travailler pour atteindre la concorde sociale, à s’abstenir de participer à la confrontation et à ne pas soutenir un développement ultérieur du conflit.
27.Nous exprimons l’espoir que le schisme au sein des fidèles orthodoxes d’Ukraine sera surmonté sur le fondement des normes canoniques existantes, que tous les chrétiens orthodoxes d’Ukraine vivront dans la paix et la concorde et que les communautés catholiques du pays y contribueront, de sorte que soit toujours plus visible notre fraternité chrétienne.
28.Dans le monde contemporain, multiforme et en même temps uni par un même destin, catholiques et orthodoxes sont appelés à collaborer fraternellement en vue d’annoncer la Bonne Nouvelle du salut, à témoigner ensemble de la dignité morale et de la liberté authentique de la personne, pour que le monde croie. Ce monde, dans lequel disparaissent progressivement les piliers spirituels de l’existence humaine, attend de nous un fort témoignage chrétien dans tous les domaines de la vie personnelle et sociale. De notre capacité à porter ensemble témoignage de l’Esprit de vérité en ces temps difficiles dépend en grande partie l’avenir de l’humanité.
29.Que dans le témoignage hardi de la vérité de Dieu et de la Bonne Nouvelle salutaire nous vienne en aide l’Homme-Dieu Jésus Christ, notre Seigneur et Sauveur, qui nous fortifie spirituellement par sa promesse infaillible: Sois sans crainte, petit troupeau, à vous le Père a trouvé bon de donner le Royaume. Le Christ est la source de la joie et de l’espérance. La foi en lui transfigure la vie de l’homme, la remplit de sens. De cela ont pu se convaincre par leur propre expérience tous ceux à qui peuvent s’appliquer les paroles de l’apôtre Pierre: Vous qui jadis n’étiez pas un peuple et qui êtes maintenant le peuple de Dieu, qui n’obteniez pas miséricorde et qui maintenant avez obtenu miséricorde.

30.Remplis de gratitude pour le don de la compréhension mutuelle manifesté lors de notre rencontre, nous nous tournons avec espérance vers la Très Sainte Mère de Dieu, en l’invoquant par les paroles de l’antique prière: Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu. Puisse la Bienheureuse Vierge Marie, par son intercession, conforter la fraternité de ceux qui la vénèrent, afin qu’ils soient au temps fixé par Dieu rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu, à la gloire de la Très Sainte et indivisible Trinité".

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 13 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Le P.Jacek Kicinski, CMF, Auxiliaire de l'Archevêque de Wroclaw (Pologne). L'Evêque élu, né en 1968 à Turek (Pologne), a prononcé ses voeux religieux en 1993 et a été ordonné prêtre en 1995. Docteur en théologie, il était jusqu'ici Vicaire épiscopal pour les religieux de ce même diocèse et professeur d'université. Il a occupé diverses fonctions au sein de son ordre.

Mgr.Ivan Jurkovic, Observateur permanent près les Instituions de l'ONU à Genève et près l'OMC. Il était jusqu'ici Nonce en Russie et Ouzbékistan.


Mgr.Peter Bryan Wells, Nonce apostolique au Lesotho et en Namibie, récemment nommé Nonce en Afrique du Sud et au Botswana.

vendredi 12 février 2016

Le Pape en route pour le Mexique


Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Peu avant 8 h heure de Rome, l'avion papal a décollé à destination de La Havane, escale avant que le Saint-Père n’entame sa XII visite pastorale internationale au Mexique. L'arrivée de l'avion à Cuba est prévu vers 20 h (14 heures locales). Trois heures seront alors réservées à la rencontre historique du Pape François et du Patriarche Cyrille de Moscou. En raison du voyage, le bulletin VIS sera diffusé demain 13 et dimanche 14 février.

Collecte pascale pour la Terre Sainte


Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Le Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales a adressé sa lettre annuelle (10 février) à l'épiscopat mondial en vue de la traditionnelle collecte du Vendredi Saint en faveur de la Terre Sainte. Le Vendredi Saint, écrit le Cardinal Leonardo Sandri, est le jour où le mal semble vaincu par l’Innocent" mort et ressuscité. Malheureusement la Terre-Sainte "continue à vivre un temps infini de violence. Si notre regard s’élargissait au monde entier, il ne réussirait pas à donner des ailes à l’espérance d’un futur serein. Le cœur de l’homme, inquiet et tourmenté, réclame lumière, vie, espérance. Il veut marcher avec les autres, il cherche la fraternité et veut se remettre en chemin, il a besoin de voir au-delà de ce qui l’entoure, une réalité plus grande et plus vraie: Le renouvellement éternel d’un salut déjà donné. La collecte du Vendredi Saint rallume en nous cette espérance" et fait que nous nous tournions vers la "Terre Sainte, Orient de notre rédemption. Là, sont nos racines, là, est notre cœur. Nous sommes débiteurs envers qui en est parti annoncer la foi au monde, débiteurs aussi envers qui y est demeuré, malgré les conflits qui tourmentent" cette région du monde. "Cette Terre appelle notre charité, depuis toujours et aujourd’hui avec plus d'insistance. Chaque personne qui y vit et travaille a besoin de nos prières et de notre aide matérielle... En cette année jubilaire, nous sommes plus que jamais encouragés à manifester notre miséricorde et notre proximité à nos frères du proche et moyen Orient. Les réfugiés, les personnes âgées, les enfants et les malades ont besoin de nous. Dans cette terre d’Orient, on est tué, on meurt, on est enlevé, on vit dans l’angoisse pour les êtres chers, on souffre quand la famille est dispersée par l’émigration et par les exodes. On expérimente la peur de l’abandon, de la solitude et de l’incompréhension: temps d’épreuves et de défis, temps du martyr. Et tout cela se répercute sur le devoir d’aider, de faire face aux urgences, de reconstruire, de trouver des espaces, de nouveaux modes et des lieux d’agrégation ainsi que d’assistance".


Outre Jérusalem, l'aire intéressée par les actions caritatives englobe tout Israël, les territoires palestiniens, Chypre, la Jordanie, la Syrie, le Liban, l'Egypte, la Turquie, l'Iran, l'Irak, l'Ethiopie et l'Erythrée. Est joint à la lettre du Cardinal Sandri aux évêques un document qui expose les réalisations opérées en 2015 par la Custodie de Terre Sainte grâce à la collecte précédente: bourses d'études, aides à l'artisanat, gestions de foyers, de centres de consultation familiale, de logements pour pauvres et jeunes, de dispensaires, remise en état et entretien d'églises et restauration de monuments religieux, aides aux paroisses, aux écoles et aux familles en difficulté, soutien aux activités culturelles et universitaires, et aux services sociaux et médicaux. L'année passée a été tout particulièrement attentive aux chrétiens de Syrie et du Liban en grande difficulté, qui ont été assistés financièrement, notamment pour des constructions ou reconstructions d'infrastructures communautaires.

Mercredi des Cendres


Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Hier après-midi, Mercredi des Cendres, le Pape François a célébrée en la Basilique vaticane la messe et présidé le rite de l'imposition des cendres, procédant également à l'envoi des Missionnaires de la Miséricorde pour le Jubilé, qui ont reçu le mandat d'absoudre les péchés réservés au siège apostolique. A l'homélie, il a tout d'abord rappelé que durant l'itinéraire quadragésimal, la Parole de Dieu nous porte à se réconcilier avec Dieu... Parce que le Christ connaît nos faiblesses...il sait combien nous avons besoin de pardon, de nous sentir aimés et de faire le bien. Or seuls nous ne pouvons pas. Ainsi l'apôtre nous demande non de faire quelque chose mais de nous laisser réconcilier avec Dieu", de lui permettre de nous pardonner, en reconnaissant notre besoin de sa miséricorde. "C'est là la première étape du cheminement chrétien, entrer par la porte ouverte qu'est le Christ...le Sauveur qui nous offre une vie nouvelle et heureuse''. Puis le Pape a mis en garde contre "la tentation de blinder nos portes, de nous enfermer avec nos péchés... pensant que nous ne sommes pas pire que les autres. Ainsi enfermés nous restons les prisonniers du mal''. Un autre danger réside dans ''la réticence à ouvrir la porte secrète de notre cœur'', alors que la honte est ''un bon signe, qui indique que nous voulons nous séparer du mal. Il ne faut jamais avoir peur''. Le troisième obstacle est de nous éloigner de la porte. ''C'est ce qui se passe quand nous nous cachons nos misères, lorsque nous broyons constamment du noir au point de sombrer... Alors nous tremblons et sommes plus faibles contre les tentations. Si nous restons seuls avec nous-mêmes, en verrouillant tout afin d'éviter la lumière, nous obscurcissons la grâce de Dieu qui seule libère''.


La deuxième invitation de Dieu, a ensuite rappelé le Saint-Père, vient du prophète Joël: Revenez à moi de tout votre cœur. Nous nous sommes éloignés à cause du péché. Nous nous sommes détournés de Dieu, des autres et de nous-mêmes... Et nous savons combien il nous est difficile de faire vraiment confiance à Dieu, de lui faire confiance comme Père... Combien il est difficile d'aimer les autres, et facile de penser du mal d'eux!... Séduits par tant de choses matérielles, nous finissons par devenir pauvres. Face au mystère du péché, Jésus a mis en route l'histoire du salut. L'Evangile qui ouvre le Carême nous invite à être des promoteurs" des trois remèdes au péché. Le premier est ''la prière, expression de l'ouverture et la confiance dans le Seigneur... Pour prier il faut reconnaître ne pas être auto-suffisants". J'ai besoin de toi Seigneur, qui êtes ma vie et mon salut. Le deuxième médicament est la "charité qui permet surmonter le sentiment d'étrangeté quand nous rencontrons l'autre. Le véritable amour n'est pas un acte externe, une condescendance: Donner quelque chose pour nous soulager la conscience, plutôt que d'accepter ceux qui ont besoin de notre temps, de notre amitié et de notre aide". Enfin, il y a ''le jeûne, la pénitence qui nous libère...de l'éphémère et...nous invite à la simplicité et au partage: Prenons une partie de ce qu'il y a sur notre table pour redécouvrir le vrai bien de la liberté, Revenez à moi, dit l'Eternel... Ne le faisons pas seulement par un acte extérieur, mais réalisons le au plus profond de nous-mêmes. Jésus nous appelle à vivre la prière, la charité et la pénitence avec cohérence et authenticité. Ainsi surmonterons nous l'hypocrisie. Le Carême est un temps de bénéfique pour lutter contre le mensonge, la mondanité, l'indifférence... Avoir un cœur pur et une vie purifiée signifie redécouvrir l'identité chrétienne, qui est l'amour qui sert, et non l'égoïsme qui se sert''.

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 12 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

L'Abbé Antonio Giuseppe Caiazzo, Archevêque de Matera - Irsina (superficie 2.095, population 142.748, catholiques 140.000, prêtres 92, religieux 90), en Italie. L'Evêque élu, né en 1956 à Isola Capo Rizzuto (Italie) et ordonné prêtre en 1981, était jusqu'ici vicaire épiscopal et curé de paroisse dans le diocèse de Crotone. Docteur en liturgie, il a été enseignant et membre de la commission liturgique de la Conférence épiscopale italienne, directeur du centre diocésain de liturgie puis des vocations, recteur d'un petit séminaire, membre du Presbyterium.

Mgr.Tomás Holub, Evêque de Plzen (superficie 9.236, population 853.700, catholiques 119.100, prêtres 92, diacres 6, religieux 67), en République tchèque. L'Evêque élu, né en 1967 à Jaromer (République tchèque) et ordonné prêtre en 1993, était jusqu'ici Secrétaire Général de la Conférence épiscopale tchèque et curé de paroisse. Il succède à Mgr.Frantisek Radkovsky, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été aumônier militaire et vicaire général de diocèse.


mercredi 10 février 2016

Réunion de la Commission pour la protection des mineurs


Cité du Vatican, 6 février 2016 (VIS). Aujourd'hui s'est réunie la Commission pontificale pour la protection des mineurs pour débattre de ses actions et projets. Il a également été décidé que M.Peter Saunders, Membre de cette commission, prendrait un congé afin d'envisager comment mieux soutenir son travail.  

Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Lauro Tisi, Archevêque métropolitain de Trente (superficie 6.212, population 530.308, catholiques 486.000, prêtres 587, diacres 28, religieux 726), en Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Giustino (Italie) et ordonné prêtre en 1987, était jusqu'ici Vicaire Général de ce même diocèse. Il succède à Mgr.Luigi Bressan, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Il a été Vice Recteur du séminaire diocésain, responsable diocésain des jeunes prêtres et père spirituel.

Nommé le P.Roberto Carboni, OFM.Conv, Evêque de Ales - Terralba (superficie 1.494, population 97.830, catholiques 97.580, prêtres 66, diacres 5, religieux 89), en Italie. L'Evêque élu, né en 1958 à Scano Montiferro (Italie), a émis ses voeux religieux en 1982 et a été ordonné prêtre en 1984. Il était jusqu'ici Secrétaire Général en charge de la formation des Frères Mineurs Conventuels. Licencié en psychologie, il a occupé diverses fonctions au sein de son ordre et a été missionnaire à Cuba. Il succède à Mgr.Giovanni Dettori, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Renato Marangoni, Evêque de Belluno - Feltre (superficie 3.263, population 188.500, catholiques 188.300, prêtres 206, diacres 6, religieux 181), en Italie. L'Evêque élu, né en 1958 à Crespano del Grappa (Italie) et ordonné prêtre en 1983, était jusqu'ici Vicaire épiscopal pour ce même diocèse. Il succède à Mgr.Giuseppe Andrich, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge. Docteur en théologie, il a été aumônier universitaire, Vice Directeur du Collège Gregorianum de Parme, responsable diocésain de la formation permanente du clergé, Président de la commission pour la famille, Délégué à la pastorale, vicaire épiscopal et Membre du Presbyterium.


Accepté, pour limite d'âge, la renonciation de Mgr.Guido Fiandino, à l'office d'Auxiliaire de l'Archevêque de Turin (Italie).

Visite du Premier Ministre irakien


Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Premier Ministre irakien Maydar Jawwad al-Abadi, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat, accompagné de Mgr.Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les rapports avec les états: Après avoir évoqué leurs bonnes relations, les parties se sont penchées sur la vie de l'Eglise et la situation des chrétiens comme des autres minorités de l'Irak, en soulignant l'importance de leur présence et la nécessité d'en protéger les droits. Il a ensuite été question de la place du dialogue inter-religieux au sein de la société et de la responsabilité qu'ont les communautés religieuses dans la diffusion de la tolérance et de la paix civile. Les parties ont enfin souligné l'importance du processus de réconciliation en cours dans le pays entre ses diverses composantes, puis envisagé la question humanitaire qui intéresse l'Irak et toute la région.


Si le jubilé n'atteint pas nos poches, ce n'est pas un vrai jubilé.


Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Ce matin, au cours de l'audience générale, Place St.Pierre, le Saint-Père a consacré sa catéchèse au sens biblique du Jubilé. Il a expliqué que tous les cinquante ans, au jour de l'expiation, avait lieu un grand évènement de libération. Cela consistait en une sorte de rémission générale qui effaçait les dettes et permettait aux propriétaires débiteurs de récupérer leurs terres. L'idée centrale est que la terre appartient à Dieu et a été confiée aux hommes qui sont ses administrateurs. Le jubilé biblique était un vrai jubilé de la miséricorde qui avait pour fonction d'aider le peuple à vivre une fraternité concrète en cherchant, par une aide réciproque, le bien du frère nécessiteux. Il a ajouté que d'autres institutions, comme le versement de la dîme et les prémices, ou l'interdiction de prêter avec des intérêts disproportionnés, étaient aussi destinées à aider les pauvres, les orphelins et les veuves. Le message du jubilé biblique nous invite à construire une terre et une société basée sur la solidarité, le partage et la juste répartition des ressources. Le Saint-Père a souligné que si le Jubilé n'arrive pas à nos poches, ce n'est pas un vrai jubilé, et cela “est dans la Bible, ce n'est pas le Pape qui l'invente”, a-t-il poursuivi. “Nous sommes tous des hôtes du Seigneur, en attente de la patrie céleste, appelés à rendre habitable et humain le monde qui nous accueille. Et combien de prémices, le plus fortuné pourrait-il donner à celui qui est en difficulté! Les prémices, ne sont pas seulement des fruits des champs, mais de tout autre produit du travail, des salaires, des économies, de tant de choses que l'on possède et que l'on gaspille souvent. Cela arrive aussi aujourd'hui. En pensant à cela, l'Ecriture Sainte exhorte avec insistance à répondre généreusement aux demandes de prêts, sans faire de calculs mesquins et sans prétendre à des intérêts impossibles... Cet enseignement est toujours actuel. A combien de situations d'usure sommes-nous contraints d'assister -s'est exclamé le Pape- et combien de souffrance et d'angoisse apportent-elles aux familles! Et souvent, par désespoir, combien d'hommes finissent par se suicider parce qu'ils n'en peuvent plus, il n'ont plus d'espérance, ils n'ont pas de main ferme qui les aide, seulement la main qui leur demande de payer les intérêts! L'usure est un péché grave qui crie devant Dieu. Cependant le Seigneur a promis sa bénédiction à celui qui ouvre sa main pour donner largement. Il te donnera le double, peut-être pas en argent, mais en autre chose, mais le Seigneur te donnera toujours le double”. Avant de conclure, le Pape a rappelé que “si nous voulons la miséricorde, commençons par faire, nous, la miséricorde entre citoyens, dans les familles, les peuples et les continents. Contribuer à réaliser une terre sans pauvres, signifie construire une société sans discrimination, basée sur la solidarité qui conduit à partager ce que l'on possède, dans une distribution des ressources fondée sur la fraternité et la justice”.


Notre Dame de Lourdes et la Journée du malade


Cité du Vatican, 27 janvier 2016 (VIS). Au terme de sa catéchèse hebdomadaire, le Pape a rappelé que demain, mémoire liturgique de Notre Dame de Lourdes, est aussi la XXIV Journée mondiale du malade. Ayant consacré son message 2016 à la tendresse de Dieu et à l'immense bonté de Jésus miséricordieux qui se réfléchissent dans la sollicitude de Marie à Canna, il a invité à prier pour les malades et à les entourer d'amour, à être attentifs à leurs besoins les plus imperceptibles.

Message à la Prélature de Pompei


Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a fait parvenir un message audio aux participants à l’initiative KeepLent (anagramme de: observe le Carême) du Service pastoral Jeunesse de la Prélature de Pompei (Italie), destinée à diffuser l'Evangile quarésimal sur les réseaux sociaux: Jésus dit à ses disciples de ne pas pratiquer leur justice hors de la vue des gens. Lorsque tu fais l'aumône, disait-il, ne sonne pas de la trompette car le Père qui voit dans le secret te récompensera. "La parole de Dieu donne une bonne orientation pour bien vivre le Carême. Quand nous faisons quelque chose de bien, nous sommes parfois tentés d'être félicités et de recevoir quelque récompense, voire la gloire humaine. Mais ce n'est alors qu'une fausse récompense... Jésus nous demande de faire le bien parce qu'il est bon. Il nous demande de se sentir toujours placés sous le regard du Père céleste et de vivre en union avec lui, et non par rapport au jugement des autres. Vivre à la présence du Père est une joie beaucoup plus profonde de la gloire mondaine. Notre attitude dans ce carême doit donc être de vivre dans le secret où le Père nous voit, nous aime, qui nous attend. Bien sûr, les choses extérieures sont importantes, mais il faut toujours faire un choix pour vivre en la présence de Dieu. Faisons donc devant Dieu tout notre possible par la prière, la mortification et la charité fraternelle. Ainsi, nous serons dignes de la récompense du Père. Bon Carême, que Notre-Dame de Pompéi vous accompagne, et s'il vous plaît priez pour moi".

Manifester la maternité de l'Eglise


Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Manifester la maternité de l'Eglise, être conscients du désir de pardon et de la honte dont on va se confesser et ne pas se servir du bâton du jugement, mais du manteau de la miséricorde, ont été les conseils donnés par le Pape hier après-midi, lors d'une audience aux missionnaires de la miséricorde, venus de tous les continents, et à qui il a conféré aujourd'hui, au cours de la messe du mercredi des Cendres, le mandat de missionnaires de la miséricorde dans le cadre du Jubilé. ''Je vous retrouve avec un grand plaisir, avant de vous donner le mandat d'être missionnaires de la miséricorde -leur a dit le Pape-. C'est un signe d'importance particulière parce qu'il caractérise le Jubilé, et permet à toutes les Eglises locales de vivre le mystère insondable de la miséricorde du Père. Etre missionnaire de la miséricorde est une responsabilité qui vous est confiée, parce qu'elle vous demande d'être, les premiers, les témoins de la proximité de Dieu et de sa façon d'aimer. Non pas notre façon, toujours limitée et parfois contradictoire, mais sa façon d'aimer et sa façon de pardonner, qui est justement la miséricorde''. Le Pape a ensuite rappelé aux missionnaires que dans leur ministère, ils étaient appelés à manifester la maternité de l'Eglise. ''L'Eglise est mère -a-t-il dit- parce qu'elle engendre toujours de nouveaux enfants dans la foi; l'Eglise est mère parce qu'elle nourrit la foi; et l'Eglise est aussi mère parce qu'elle offre le pardon de Dieu, régénéré à une vie nouvelle, fruit de la conversion. Nous ne pouvons pas courir le risque qu'un pénitent ne perçoive pas la présence maternelle de l'Eglise qui l'accueille et l'aime. Si cette perception diminue à cause de notre rigidité, ce serait un grave dommage, d'abord pour la foi, parce que cela empêcheraît le pénitent de se voir insérer dans le corps du Christ. En outre, cela limiterait beaucoup son sentiment d'appartenir à une communauté. Nous sommes, au contraire, appelés à être une expression vivante de l'Eglise qui, telle une mère, accueille qui s'approche d'elle, sachant que par elle, on est inséré dans le Christ. Quand on entre dans le confessionnal, rappelons-nous toujours que c'est le Christ qui nous accueille, que c'est le Christ qui nous écoute, que c'est le Christ qui nous pardonne, que c'est le Christ qui nous donne la paix. Nous sommes ses ministres, et nous avons, les premiers, besoin d'être pardonnés par lui. C'est pourquoi, quel que soit le péché qui nous est confessé, ou que la personne n'ose dire, mais qu'elle fait comprendre, et c'est suffisant, chaque missionnaire est appelé à se souvenir de sa propre existence de pécheur et à se faire humblement canal de la miséricorde de Dieu''.

Un autre aspect important est de savoir ''regarder le désir de pardon présent dans le cœur du pénitent. C'est un désir, fruit de la grâce et de son action dans la vie des personnes, qui permet de sentir la nostalgie de Dieu, de son amour et de sa maison. N'oublions pas qu'il y a justement ce désir au début de la conversion. Le cœur se tourne vers Dieu, reconnaissant le mal accompli, mais avec l'espérance d'obtenir le pardon. Et ce désir se renforce quand on décide dans son cœur de changer sa vie et de ne plus vouloir pécher. C'est le moment où l'on s'en remet à la miséricorde de Dieu et que l'on a pleinement confiance d'être compris par lui, pardonné et soutenu. Faisons de la place à ce désir de Dieu et de son pardon; faisons-le émerger comme véritable expression de la grâce de l'Esprit qui provoque la conversion du cœur''. Enfin, le Saint-Père a évoqué une composante dont on ne parle pas beaucoup, mais qui est toutefois déterminante: la honte. ''Il n'est pas facile de se présenter devant un autre homme, même sachant qu'il représente Dieu, et de confesser son péché. On éprouve de la honte pour ce que l'on a fait, et aussi de devoir le confesser à un autre'', a dit le Pape, soulignant que la Bible, dès ses premières pages, parle de la façon dont Adam et Eve, après avoir péché ont ressenti de la honte et se sont cachés de Dieu. Noé, également, considéré comme un homme juste, n'est pas sans péché. Son ébriété est un signe de sa faiblesse, au point de perdre sa dignité en se dénudant devant ses enfants, Sem et Jafet, qui cherchent aussitôt à le couvrir. ''Ce récit -a poursuivi le Pape- me fait comprendre combien notre rôle est important dans la confession. Face à nous, il y a une personne nue, et aussi une personne qui ne sait pas parler ni que dire, avec sa faiblesse et ses limites, avec la honte d'être un pécheur, et souvent de ne pas réussir à le dire. N'oublions pas: face à nous, ne se trouve pas le péché, mais le pécheur repenti... Une personne qui ressent le désir d'être acceptée et pardonnée... Nous ne sommes donc pas appelés à juger, dans une attitude de supériorité, comme si nous étions exempts du péché. Nous sommes, au contraire, appelés à agir comme Sem et Jafet..qui prirent un manteau pour protéger leur père de la honte. Etre confesseur selon le cœur du Christ équivaut à couvrir le pécheur du manteau de la miséricorde pour qu'il n'éprouve plus de honte, qu'il retrouve la joie de sa dignité filiale et qu'il puisse aussi savoir où elle se retrouve.''


C'est pourquoi, ''ce n'est pas avec le bâton de justice que nous réussirons à ramener la brebis égarée du troupeau, mais par la sainteté de vie qui est le principe de renouvellement et de réforme dans l'Eglise. La sainteté se nourrit d'amour et sait porter sur elle le poids de qui est plus faible. Un missionnaire de la miséricorde porte sur ses épaules le pécheur, et le console avec la force de la compassion... On peut faire beaucoup de mal, très mal à une âme, si on ne l'accueille pas avec un cœur de père, avec le cœur de la Mère Eglise. Il y a quelques mois -a ajouté le Pape- je parlais avec un sage cardinal de la Curie romaine des questions que certains prêtres faisaient dans la confession et il m'a dit: Quand une personne commence et que je vois qu'elle veut dire quelque chose, que je m'en aperçois et comprends, je lui dis: J'ai compris, sois tranquille. Ça c'est un père! Je vous accompagne dans cette aventure missionnaire -a conclu le Pape- en vous laissant comme exemple deux saints ministres du pardon de Dieu, saint Léopold et saint Pio... avec tous les autres prêtres qui dans leur vie ont témoigné de la miséricorde de Dieu. Ils vous aideront. Quand vous sentirez le poids des péchés que l'on vous a confessés et les limites de votre personne et de vos paroles, remettez-vous à la force de la miséricorde qui va à la rencontre de tous comme amour et qui ne connaît pas de limites. Et dites comme tant de saints confesseurs: Seigneur, moi je pardonne, met-le sur mon compte! Et continuez''.

Avis


Cité du Vatican, 10 février 2016 (VIS). Comme annoncé, en raison de l'anniversaire demain de la création de l'Etat de la Cité du Vatican en la fête de Notre Dame de Lourdes, le prochain bulletin VIS sera diffusé vendredi 12 février.

mardi 9 février 2016

Messe avec les capucins


Cité du Vatican, 9 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a célébré ce matin une messe à l'autel de la Cathedra à l'occasion du transfert en la Basilique vaticane des dépouilles du Padre Pio et de saint Léopold Mandic. Il était entouré de tous les capucins venus pour l'événement: Parmi vous, a-t-il dit à l'homélie, "il y a de grands confesseurs parce que conscients d'être pécheurs... Devant la grandeur de Dieu, ils prient le Seigneur d'écouter et de pardonner. Ils prient parce qu'ils savent d'être pardonnés. Qui oublie la nécessité de demander pardon, oublie lentement Dieu... L'humble, celui qui se sait pécheur, sait pardonner au confessionnal... Je vous parle comme un frère qui voudrait parler avec chacun d'entre vous, surtout en cette année de la miséricorde. Le confessionnal est fait pour pardonner. Et si vous ne pouvez pas donner l'absolution qu'on moins il ne blesse pas outre mesure le pénitent... La personne qui va chercher réconfort, pardon et paix doit trouver un père attentif qui lui dise que Dieu l'aime... Malheureusement beaucoup de gens disent ne jamais se confesser à cause de certaines questions du confesseur. Alors s'il vous plaît!... Heureusement, vous les capucins, vous avez le don spécial du Seigneur, qui est de pardonner. Alors ne vous lassez pas de pardonner... Il y a tellement de langages dans la vie, celui des paroles mais aussi celui des gestes. Si une personne vient à moi au confessionnal c'est parce qu'il ressent quelque chose qui lui pèse". Souvent la personne renonce à venir car elle ne se sent pas prête, conditionnée par leur psychologie, leur vie et leur situation. le Saint-Père a conclu en soulignant que le pardon est une graine, une caresse de Dieu, en exhortant les capucins à faire confiance au Seigneur dans l'exercice de leur charisme de confesseurs. Il a renouvelé son conseil d'être indulgents pour bien pardonner, et d'éviter de n'être qu'un accusateur. Le grand accusateur dans la Bible n'est-il pas le Diable! "Donc, soit on fait le travail de Jésus, qui est de pardonner en donnant la vie...soi celui du Diable qui condamne et accuse toujours... Demandons la grâce du Seigneur la grâce que je demande pour chacun d'entre vous, pour nous tous, pour tous les confesseurs à donc aussi pour moi même".

Fin de la XIII réunion du Conseil des Cardinaux


Cité du Vatican, 9 février 2016 (VIS). La treizième réunion du Conseil des Cardinaux s'est donc conclue ce matin sous la présidence du Saint-Père. Seul manquait pour raison de santé le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay. Ses membres ont d'abord concélébré avec lui lors de la messe pour les capucins en la Basilique vaticane. Puis il a approfondi le discours du Pape prononcé le 17 octobre dernier pour le cinquantenaire de l'institution synodale, utile pour mieux comprendre la nécessité d'une décentralisation comprise dans la réforme de la Curie. On a procédé à la lecture finale des propositions relatives au deux nouveaux dicastères regroupant les conseils pour les laïcs, pour la famille, pour la vie, de l'autre Iustitia et Pax et la pastorale des migrations. Elles sont désormais soumise au Pape. Le Cardinal Sean O'Malley, Archevêque de Boston, a présenté les travaux de la Commission pour la protection des mineurs. Les questions juridiques et disciplinaires relatives aux compétences des dicastères doivent encore être approfondie. Le Cardinal George Pell, Préfet du Secrétariat pour l'économie a illustré le point des réformes en cours. Les membres du Conseil ont reçu le Vademecum préparé par la rote Romaine pour le révision du procès canonique en matière de validité matrimoniale. 

Communiqué de la Commission pontificale pour la protection des mineurs


Cité du Vatican, 9 février 2016 (VIS) . La Commission pontificale pour la protection des mineurs s'est réunie pendant sept jours. Les six groupes de travail ont mis à jour les projets en cours et élaboré des propositions. Des collaborateurs extérieurs qui y ont participé provenaient du Fonds catholique pour le développement outre-mer (CAFOD), auxquels s'est ajouté un expert en droit canonique pénal. Des propositions ont été présentées à l'Assemblée plénière en vue de discussion pour les propositions qui seront présentées au Saint-Père, parmi elles de rappeler à toutes les autorités de l'Eglise l'importance d'une réponse directe aux victimes et aux survivants qui s'adressent à elles, ou la création d'une Journée mondiale de prière et une liturgie pénitentielle spécifique. Au cours de l'année se tiendront plusieurs séminaires sur les aspects juridiques de la protection des mineurs, dans le but d'établir une plus grande transparence des procès canoniques. Au cours de l'année écoulée, les membres de la Commission ont rencontré les évêques et les autorités chargées de la protection des mineurs aux Philippines, en Autriche, dans le Pacifique, en Nouvelle-Zélande, en Grande-Bretagne (Ecosse), en Pologne, au Costa Rica, aux Etats-Unis, c'est à dire les coordonnateurs de l'assistance aux victimes (CRDV). Après une rencontre de membres de la Commission, la Conférence épiscopale philippine a créé un bureau pour la protection des mineurs, et a publié un document sur la pastorale et la protection des mineurs. Au Ghana la Commission a rencontré les secrétaires généraux du Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SECAM), puis en Tanzanie les médecins attachés aux Conférences épiscopales de l'Afrique de l'Est (AMECEA). Des membres de la Commission ont également pris part à la Conférence anglophone de protection des mineurs en cours à Rome et participeront à celle qui se tiendra aux Etats-Unis. Pour 2017, la Fédération des Conférences épiscopales d'Asie (FABC) a sollicité de rencontrer des membres de la Commission. La Commission a salué l'annonce par l'Université pontificale grégorienne du début prochain d'un cours sur une protection, qui sera couronné par un diplôme spécifique. Il sera suivi par 19 participants venus d'Afrique, d'Europe, d'Amérique et d'Asie. La réunion de la Commission en septembre prochain traitera de la protection des enfants dans les écoles catholiques, ce qui inclura la contribution des experts d'Amérique latine, d'Angleterre et du Pays de Galles.


Autres actes pontificaux


Cité du Vatican, 9 février 2016 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Miguel Angel Morán Aquino Evêque de Santa Ana (superficie 3.463, population 1.533.000, catholiques 985.000, prêtres 113, religieux 104), au Salvador. Jusqu'ici Evêque de San Miguel (Salvador), il succède à Mgr.Romeo Tovar Astorga, OFM, dont la renonciation a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Peter Bryan Wells (USA), Nonce apostolique en Afrique du Sud et au Botswana, l'élevant à la dignité archiépiscopale. Il était jusqu'ici Assesseur aux Affaires générales de la Secrétairerie d'Etat.

Mlle.Natasa Govekar (Slovénie), Directeur du Département théologico-pastoral du Secrétariat pour la communication.

M.Francesco Masci (Italie), Directeur du Département technologique du Secrétariat pour la communication.


lundi 8 février 2016

Réunion du Conseil des Cardinaux


Cité du Vatican, 8 février 2016 (VIS). La treizième réunion du Conseil des Cardinaux s'est ouverte ce matin sous la présidence du Saint-Père. Elle se poursuivra demain.
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