Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS

Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

dernières 5 nouvelles

VISnews  Twitter Go to YouTube

lundi 20 septembre 2010

BENOIT XVI QUITTE LE ROYAUME-UNI

CITE DU VATICAN, 19 SEP 2010 (VIS). A 18 h 15' le Saint-Père est arrivé à l'aéroport de Birmingham pour la cérémonie de congé. En réponse au discours du Premier Ministre Cameron, il s'est adressé à l'assistance. Saluant le remarquable travail de préparation de sa visite par les autorités politiques et locales, la police et de nombreux bénévoles, Benoît XVI a remercié tous les britanniques pour la chaleur de leur accueil et l’hospitalité dont il a bénéficié: "Durant mon séjour parmi vous, j’ai pu rencontrer des représentants de nombreuses communautés, cultures, langues et religions qui composent la société britannique. La grande diversité de la Grande-Bretagne moderne est un défi pour son gouvernement et pour son peuple, mais elle représente aussi une réelle opportunité pour poursuivre le dialogue interculturel et interreligieux dans l’intérêt de la communauté toute entière". Evoquant ensuite sa rencontre avec la Reine Elisabeth, il a ajouté avoir "été particulièrement honoré d’être invité à parler aux deux Chambres du Parlement... J’espère sincèrement que ces occasions contribueront à confirmer et à renforcer les excellentes relations qui existent entre le Saint-Siège et le Royaume-Uni. Puissions-nous en particulier persévérer dans nos efforts de coopérations au développement international, dans notre souci pour la protection de l’environnement et dans notre engagement à édifier une société civile renouvelée dans sa conscience des valeurs que nous partageons et des objectifs que nous poursuivons".

  "Ce fut aussi une joie de rendre visite à l’Archevêque de Canterbury et aux évêques de l’Eglise d’Angleterre...dans le cadre historique de l’Abbaye de Westminster, lieu qui évoque avec tant d’éloquence nos traditions et notre culture commune. La Grande-Bretagne étant une terre qui accueille diverses traditions religieuses, j’ai été heureux de pouvoir rencontrer leurs représentants et échanger avec eux quelques réflexions sur la contribution que les religions peuvent apporter au développement d’une société saine et pluraliste". Evidemment, a conclu le Pape, "ma visite s’adressait tout particulièrement aux catholiques du Royaume-Uni...Un événement des plus émouvants fut la célébration avec eux, ici à Birmingham, de la béatification d’un fils éminent de l’Angleterre, le Cardinal John Henry Newman. Par l’immense patrimoine intellectuel et les écrits spirituels qu’il nous a légués, je suis certain qu’il a encore beaucoup à nous enseigner sur la vie et le témoignage chrétiens face aux défis du monde d’aujourd’hui, défis qu’il avait entrevu à l’avance avec une clairvoyance remarquable". A 19 h 45' l'avion papal quittait le sol britannique pour reconduire Benoît XVI à Rome. A 22 h locales il a regagné Castelgandolfo par la route.
PV-ROYAUME-UNI/                                                     VIS 20100920 (430)

RENCONTRE AVEC L'EPISCOPAT BRITANNIQUE

CITE DU VATICAN, 19 SEP 2010 (VIS). A 16 h 45' en la chapelle de l'Oscott College de Birmingham, Benoît XVI s'est adressé aux évêques d’Angleterre, du Pays de Galles et d’Ecosse, en revenant sur les thèmes traités lors de leurs récentes visites Ad Limina, en particulier sur la priorité de proclamer l’Evangile dans une société sécularisé. Au cours de cette visite, a-t-il poursuivi, "il m’est apparu clairement combien le peuple britannique a une soif profonde de la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Vous avez été choisis par Dieu pour offrir à vos compatriotes l’eau vive de l’Evangile, les encourageant à mettre leur espérance, non pas dans les vaines tentations du monde, mais dans la ferme assurance du monde à venir. En proclamant que le Royaume est proche, avec ses promesses d’espérance pour les pauvres et les nécessiteux, pour les malades et les personnes âgées, pour les enfants à naître et pour les laissés pour compte, ayez à cœur de présenter sans rien omettre le message porteur de vie de l’Evangile, y compris les questions qui sont en opposition avec les principes largement répandues dans la culture d’aujourd’hui". Le Pape a recommandé à ses hôtes de recourir au "Conseil pontifical vient d’être créé pour la nouvelle évangélisation des pays de longue tradition chrétienne".

  Passant aux conséquences de la crise financière pour les familles et les personnes, il a encouragé les évêques à continuer d'en "appeler à la solidarité en faveur de ceux qui sont dans le besoin... Les circonstances actuelles nous donnent l’opportunité de revenir avec force sur ce message, et d’encourager en effet les personnes à aspirer à des valeurs morales élevées dans tous les domaines de leur vie, ce qui contraste avec un contexte qui considère avec un cynisme grandissant la simple éventualité de pouvoir mener une vie vertueuse".

  "Une autre question a retenu l’attention ces derniers mois, qui mine gravement la crédibilité des responsables de l’Eglise. Il s'agit des abus honteux qui ont eu lieu contre des enfants et des mineurs de la part de prêtres et de religieux... Je sais que vous avez pris des mesures sérieuses pour porter remède à cette situation, pour faire en sorte que les enfants soient effectivement protégés de toute atteinte et pour gérer de manière adéquate et dans la transparence les plaintes au moment où elles surgissent. Vous avez publiquement exprimé vos profonds regrets pour ce qui est arrivé, et pour la manière souvent inadéquate avec laquelle de tels faits ont été traités dans le passé. Ayant davantage conscience de l’étendue des abus contre les enfants, avec leurs effets dévastateurs, et de la nécessité d’offrir un soutien adéquat aux victimes, vous devriez vous sentir stimulés pour partager les enseignements ainsi reçus avec l’ensemble de la communauté. En effet, quel meilleur moyen d’offrir réparation pour ces péchés, sinon de vous tourner, dans un esprit d’humble compassion, vers les enfants qui continuent à souffrir de ces abus? Notre devoir de veiller sur les jeunes n’exige pas moins que cela... Pour être de véritables guides chrétiens, il nous faut vivre notre vie dans la plus grande honnêteté, humilité et sainteté...Veuille Dieu accorder aux membres du clergé de sentir leur faiblesse d’hommes pécheurs, et aux fidèles de se sentir en sympathie avec eux, de les aimer et de prier afin qu’ils grandissent dans tous les dons de la grâce! Je prie pour que...ceux qui ont reçu la mission de guider les chrétiens s’engagent avec un nouvel élan dans la vocation prophétique qui est la leur et pour que les fidèles redécouvrent la beauté de ce grand don qu’est le ministère ordonné. La prière pour les vocations alors jaillira spontanément, et nous pouvons être sûrs que le Seigneur répondra en envoyant des ouvriers pour engranger l’abondante moisson  qu’il a préparée dans tout le Royaume-Uni".

  Puis le Saint-Père a tenu à évoquer deux questions qui concernent le ministère épiscopal. A propos de l’imminente publication de la nouvelle traduction du Missel Romain, il a remercié les pasteur de Grande-Bretagne pour leur contribution à cette difficile tâche collégiale de révision". Je vous encourage donc, a-t-il souligné, "à saisir l’occasion de cette nouvelle traduction pour proposer des catéchèses approfondies sur l’Eucharistie et favoriser un renouveau de dévotion dans la manière de la célébrer". Ensuite, je vous demande à nouveau "d’être généreux dans la mise en application de la Constitution apostolique Anglicanorum Coetibus. Il faudrait que cela soit compris comme un geste prophétique qui peut contribuer à développer de manière positive les relations entre anglicans et catholiques. Cela nous aide à fixer notre regard sur le but ultime de toute activité œcuménique : la restauration de la pleine communion ecclésiale au sein de laquelle l’échange mutuel des dons de nos patrimoines spirituels respectifs nous permet à nous tous d’être enrichis". Benoît XVI a conclu en demandant à ses hôtes de "prier et travailler sans cesse afin que soit hâté le jour de joie où ce but sera atteint". Avant de prendre la route vers l'aéroport de la ville, il à salué 130 séminaristes.
PV-ROYAUME-UNI/                                             VIS 20100920 (840)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 20 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de Brooklyn (USA), présentée par Mgr.Ignatius A.Catanello en conformité aux canons 411 et 401,2 du CIC.
RE/                                                           VIS 20100920 (40)

dimanche 19 septembre 2010

BEATIFICATION DU CARDINAL NEWMAN

CITE DU VATICAN, 19 SEP 2010 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a quitté la nonciature apostolique de Londres pour prendre, à 9 h 30' (heure locale), un hélicoptère en direction de Birmingham, ville où il a célébré la messe de béatification du Cardinal Newman. Né à Londres en 1801, John Henry Newman fut un des grands intellectuels chrétiens du XIX siècle. En recherche de spiritualité depuis l'adolescence, il étudia la théologie à l'Université d'Oxford, où il enseigna aussi un certain temps et devint pasteur anglican. Il dirigea le Mouvement d'Oxford qui cherchait les racines catholiques de la foi en Angleterre. En 1842, alors qu'il écrivait son Essai sur le développement de la Doctrine chrétienne, il mûrit sa conversion au catholicisme. Il fut admis dans l'Eglise catholique en 1845 et y fut ordonné prêtre le 1 juin 1847 à Rome. Après son ordination, encouragé par Pie IX, il fonda le premier oratoire de saint Philippe Neri en Angleterre. En 1851, il fut nommé Recteur de l'Université catholique de Dublin, charge qu'il exerça jusqu'en 1854. Léon XIII le créa Cardinal en 1879 et il mourut en 1890 à l'oratoire de Edgbaston. Son procès en béatification s'ouvrit en 1958. En juillet 2009 Benoît XVI a confirmé le miracle attribué par l'intercession de Newman pour la guérison du Diacre Jack Sullivan, atteint d'une grave maladie à la colonne vertébrale. Après son arrivée à Birmingham, le Saint-Père s'est rendu en automobile à Cofton Park, dans la localité de Rednal, lieu de sépulture du Cardinal Newman. Après avoir salué de sa papamobile les quelque 70.000 personnes présentes et reçu l'accueil de Mgr.Bernard Longley, l'Archevêque de Birmingham, il a célébré à 10 h la messe de béatification de John Henry Newman.

  Avant d'évoquer le nouveau bienheureux, le Pape a rappelé à homélie que ce dimanche "évoque un moment significatif de la vie de la nation britannique, car c’est le jour choisi pour commémorer le soixante-dixième anniversaire de la bataille d’Angleterre. Pour moi, qui ai vécu et subi les souffrances liées aux jours sombres du régime nazi en Allemagne, il est très émouvant de me trouver ici parmi vous en cette occasion et de faire mémoire de vos si nombreux concitoyens qui ont sacrifié leur vie, résistant courageusement contre les forces de cette terrible idéologie... Soixante-dix ans plus tard, nous nous souvenons avec des sentiments de honte et d’horreur de l’effrayant coût en vies humaines et en destructions que la guerre entraîne, et nous renouvelons notre résolution de travailler pour la paix et la réconciliation là où pèse la menace de conflits". Mais, a-t-il ajouté, "un autre motif, plus joyeux, fait de ce jour un moment particulièrement porteur de promesses pour la Grande-Bretagne, pour les Midlands, pour Birmingham. Car c’est le jour qui voit le Cardinal John Henry Newman officiellement élevé aux honneurs des autels et proclamé Bienheureux".

  "L’Angleterre a une longue tradition de saints martyrs, dont le témoignage courageux a soutenu et inspiré la communauté catholique durant des siècles ici. Mais il est également juste et bon de reconnaître aujourd’hui la sainteté d’un confesseur, un fils de cette nation qui, bien qu’il n’ait pas été appelé à répandre son sang pour le Seigneur, lui a cependant rendu un témoignage éloquent durant une longue vie consacrée au ministère sacerdotal, et spécialement en prêchant, en enseignant et en écrivant. Il mérite bien de prendre place dans une longue lignée de saints et d’érudits de ces Iles, saint Bède, sainte Hilda, saint Aelred, le bienheureux Duns Scot, pour n’en nommer que quelques-uns... La devise du Cardinal Newman, Cor Ad Cor Loquitur(le cœur parle au cœur), nous donne une indication sur la manière dont il comprenait la vie chrétienne:  un appel à la sainteté, expérimenté comme le désir profond du cœur humain d’entrer dans une intime communion avec le cœur de Dieu. Il nous rappelle que la fidélité à la prière nous transforme progressivement à la ressemblance de Dieu".

  "L’Evangile d’aujourd’hui nous enseigne que personne ne peut servir deux maîtres et l’enseignement du bienheureux John Henry sur la prière montre comment le fidèle chrétien est définitivement pris pour le service du seul véritable Maître, le seul qui puisse prétendre recevoir une dévotion sans conditions à son service. Newman nous aide à comprendre ce que cela signifie dans notre vie quotidienne: il nous dit que notre divin Maître a donné à chacun de nous une tâche spécifique à accomplir, un service précis demandé de manière unique et à chaque personne individuellement. Le service particulier auquel le bienheureux John Henry a été appelé consistait à appliquer son intelligence fine et sa plume féconde sur les nombreuses et urgentes  questions du jour. Ses intuitions sur le rapport entre foi et raison, sur la place vitale de la religion révélée dans la société civilisée, et sur la nécessité d’une approche de l’éducation qui soit ample en ses fondements et ouverte à de larges perspectives ne furent pas seulement d’une importance capitale pour l’Angleterre de l’époque victorienne, mais elles continuent à inspirer et à éclairer bien des personnes de par le monde".

  "Je voudrais rendre un hommage particulier à sa conception de l’éducation, qui a eu une grande influence pour former l’Ethos, force motrice qui soutient les écoles et les collèges catholiques d’aujourd’hui. Fermement opposé à toute approche réductrice ou utilitaire, il s’est efforcé de mettre en place un environnement éducationnel où l’exercice intellectuel, la discipline morale et l’engagement religieux pourraient progresser ensemble. Le projet de fonder une université catholique en Irlande lui donna la possibilité de développer ses idées à ce sujet, et l’ensemble des discours qu’il a publiés sur "L’idée d’une Université" met en évidence un idéal dont tous ceux qui sont engagés dans la formation académique peuvent continuer à s’inspirer... Aujourd'hui...je prie pour que, par son intercession et son exemple, tous ceux qui sont engagés dans l’enseignement et la catéchèse se sentent poussés par la conception qu’il a si clairement exposée devant nous à entreprendre de nouveaux efforts". Benoît XVI a enfin rappelé "la chaleur et l’humanité du Cardinal Newman qui marquent son appréciation du ministère pastoral", et son dévouement au service du peuple de Birmingham au long des années qu’il a passées à l’Oratoire, fondé par lui, visitant les malades et les pauvres, réconfortant les affligés, s’occupant des prisonniers... Il n’est pas étonnant -a-t-il conclu- qu’à sa mort, des milliers de personnes s’alignaient dans les rues avoisinantes tandis que son corps était transporté vers sa sépulture à moins d’un kilomètre d’ici. Cent vingt ans plus tard, de grandes foules se sont rassemblées à nouveau pour se réjouir de la reconnaissance solennelle de l’Eglise pour l’exceptionnelle sainteté de ce père des âmes très aimé".

  Après la messe, le Pape a récité l'angélus et a adressé un salut particulier "aux habitants de Séville (Espagne) où, hier, Mère María de la Puríssima de la Cruz a été béatifiée", en demandant qu'elle inspire les jeunes "à suivre son exemple d’amour sans concession pour Dieu et le prochain". Il a ensuite rappelé que "lorsque John Henry Newman est venu vivre à Birmingham, il a donné le nom de Maryvale à sa première maison. L’Oratoire qu’il a fondé est dédié à l’Immaculée Conception de la Vierge Marie. Et l’Université catholique d’Irlande est placée sous le patronage de Marie, Sedes Sapientiae (trône de la sagesse). De bien des façons, il vécut son ministère de prêtre dans un esprit de dévotion filiale envers la Mère de Dieu". Le Pape a quitté Cofton Park à 13 h 40' pour se rendre en voiture à l'Oratoire saint Philippe Neri de Birmingham, lieu de résidence du Cardinal Newman de sa conversion jusqu'à sa mort, le 19 août 1890. Benoît XVI a visité l'habitation du nouveau bienheureux transformée en musée. Il a ensuite rejoint le Collège Oscott de Birmingham pour y déjeuner.
PV-ROYAUME UNI                                       VIS 20100919 (1300)

VEILLEE DE PRIERE A HYDE PARK

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2010 (VIS). En début de soirée, le Pape a gagné en papamobile Hyde Park, site de la veillée de prière en préparation à la béatification du Cardinal John Henry Newman. Après les lectures, devant 100.000 fidèles, il a prononcé un discours: Combien de personnes, a-t-il dit, "en Angleterre et dans le monde entier, ont attendu ce moment! C’est aussi une grande joie pour moi, personnellement, de partager cette expérience avec vous. Comme vous le savez, Newman a longtemps exercé une influence importante dans ma vie et ma pensée, comme il l’a exercée dans la vie de nombreuses personnes bien au-delà de ces îles". Puis il a évoqués certains traits de la vie du futur bienheureux, qu'il "considère très importants pour notre vie de croyants et pour la vie de l’Eglise aujourd’hui... Selon son propre récit, Newman fait remonter l'évolution de sa vie à une forte expérience de conversion qu’il a faite quand il était jeune homme... A la fin de sa vie, il a pu décrire l’œuvre de sa vie comme une lutte contre la tendance croissante, qui se répandait alors, à considérer la religion comme une affaire purement privée et subjective, comme une question d’opinion personnelle. C’est la première leçon que nous pouvons tirer de sa vie. De nos jours, là où un relativisme intellectuel et moral menace de saper les fondements mêmes de notre société, Newman nous rappelle que, en tant qu’hommes et femmes créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous sommes faits pour connaître la vérité, pour trouver dans cette vérité notre ultime liberté et l’accomplissement de nos aspirations humaines les plus profondes. En un mot, nous avons été destinés à connaître le Christ, qui est lui-même la Voie, la Vérité, et la Vie".

  "La vie de Newman nous enseigne aussi que la passion pour la vérité, l’honnêteté intellectuelle et la conversion authentique ont un prix élevé. Nous ne pouvons garder pour nous-mêmes la vérité qui rend libres. Elle exige le témoignage, elle demande à être entendue, et finalement sa force de conviction vient d’elle-même et non pas de l’éloquence humaine ni des arguments formulés... De nos jours, le prix à payer pour la fidélité à l’Evangile n’est plus la condamnation à mort par pendaison ou par écartèlement, mais souvent d’être exclus, ridiculisés ou caricaturés. Et cependant, l’Eglise ne peut renoncer à sa tâche, qui est de proclamer le Christ et son Evangile comme vérité salvifique, source de notre bonheur individuel ultime et fondement d’une société juste et humaine. Finalement, Newman nous enseigne que, si nous avons accepté la vérité du Christ et lui avons donné notre vie, il ne peut y avoir de différence entre ce que nous croyons et notre manière de vivre. Toutes nos pensées, nos paroles et nos actions doivent être pour la gloire de Dieu et pour l’avènement de son Royaume. Newman a compris cela et il a été le grand défenseur de la mission prophétique des laïcs chrétiens. Il a vu clairement qu’il ne s’agissait pas tant d’accepter la vérité par un acte purement intellectuel que de l’embrasser dans une dynamique spirituelle qui pénètre jusqu’au cœur de notre être. La vérité est transmise non seulement par un enseignement en bonne et due forme, aussi important soit-il, mais aussi par le témoignage de vies vécues dans l’intégrité, la fidélité et la sainteté. Ceux qui vivent dans et par la vérité reconnaissent instinctivement ce qui est faux et, précisément parce que faux, hostile à la beauté et à la bonté qui sont inhérentes à la splendeur de la vérité, Veritatis Splendor".

  Le nouveau bienheureux, a poursuivi le Saint-Père, "devient pour nous une lampe sur nos pas et une lumière sur notre route... Il enseignait que la douce lumière de la foi nous amène à comprendre la vérité sur nous-mêmes, sur notre dignité d’enfants de Dieu, et sur la destinée sublime qui nous attend au ciel... Sans vie de prière, sans une transformation intérieure, fruit de la grâce des sacrements, nous ne pouvons, selon Newman, irradier le Christ. Nous ne devenons qu’une cymbale de plus dans un monde de plus en plus bruyant et confus, où abondent les chemins erronés ne portant qu’à la déception et à l’illusion... Le profond réalisme chrétien de Newman est le lieu où la foi et la vie se rencontrent inévitablement... Pour qui regarde avec réalisme notre monde d’aujourd’hui, il est manifeste que les chrétiens ne peuvent plus se permettre de mener leurs affaires comme avant. Ils ne peuvent ignorer la profonde crise de la foi qui a ébranlé notre société, ni même être sûrs que le patrimoine des valeurs transmises par des siècles de chrétienté, va continuer d’inspirer et de modeler l’avenir de notre société. Nous savons qu’en des temps de crise et de bouleversement, Dieu a suscité de grands saints et prophètes pour le renouveau de l’Eglise et de la société chrétienne. Nous comptons sur sa Providence et nous prions pour qu’il continue de nous guider. Mais chacun de nous, selon son propre état de vie, est appelé à œuvrer pour l’avènement du Royaume de Dieu en imprégnant la vie temporelle des valeurs de l’Evangile. Chacun de nous a une mission, chacun de nous est appelé à changer le monde, à travailler pour une culture de la vie, une culture façonnée par l’amour et le respect de la dignité de toute personne humaine".

  S'adressant ensuite à la jeunesse, Benoît XVI a dit: "Le Christ a besoin de familles qui rappellent au monde la dignité de l’amour humain et la beauté de la vie de famille. Il a besoin d’hommes et de femmes qui consacrent leur vie à la noble tâche de l’éducation, veillant sur les jeunes et les entraînant sur les chemins de l’Évangile. Il a besoin de personnes qui consacrent leur vie à s’efforcer de vivre la charité parfaite, en le suivant dans la chasteté, la pauvreté et l’obéissance, et en le servant dans le plus petit de nos frères et sœurs. Il a besoin de la force de l’amour des religieux contemplatifs qui soutiennent le témoignage et l’activité de l’Eglise par leur prière constante. Et il a besoin de prêtres, de bons et saints prêtres, d’hommes prêts à offrir leur vie pour leurs brebis. Demandez au Seigneur ce qu’il a désiré pour vous! Demandez-lui la générosité pour dire oui! N’ayez pas peur de vous donner totalement à Jésus. Il vous donnera la grâce dont vous avez besoin pour réaliser votre vocation. Je termine en vous invitant chaleureusement à vous joindre à moi l’année prochaine à Madrid pour la Journée mondiale de la jeunesse. C’est toujours une merveilleuse occasion d’approfondir votre amour pour le Christ et d’être encouragés dans une joyeuse vie de foi avec des milliers d’autres jeunes. J’espère y voir beaucoup d’entre vous". La veillée s'est poursuivie par l'adoration du Saint Sacrement, les litanies du Sacré Coeur, une prière et un chant composés par John Henry Newman.
PV-ROYAUME-UNI/                                                    VIS 20100919 (1170)

ALLOCUTION AUX AGENTS DE PROTECTION DE L'ENFANCE

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2010 (VIS). Après son entretien avec les pensionnaires de la maison de retraite, Benoît XVI s'est adressé à un groupes d'agents spécialisés dans la protection de l’enfance en milieu ecclésial. En voici le texte intégral:

  "L’Eglise a une longue tradition d’éducation des enfants, depuis leurs premières années jusqu’à l’âge adulte, à l’exemple du Christ, qui bénissait avec tendresse les enfants qu’on lui présentait, et qui enseignait à ses disciples que c’est à leurs pareils qu’appartient le Royaume de Dieu. Par votre travail, accompli dans le cadre des recommandations données en tout premier lieu dans le Rapport Nolan d’abord, puis dans la Commission Cumberlege, vous avez apporté une contribution essentielle à une meilleure sécurité des mineurs. Vous aidez à assurer l’efficacité des mesures préventives mises en place, en veillant à ce qu’elles soient appliquées sans défaillance et à ce que tout cas d’abus soit traité rapidement et selon la justice. De la part des nombreux enfants au service desquels vous êtes, et de leurs parents, permettez-moi de vous remercier pour le bon travail que vous avez réalisé dans ce domaine et que vous poursuivez".

  "Il est à déplorer que, en contradiction totale avec la longue tradition de l'Eglise d’éducation et de protection de l’enfance, des enfants! aient pu être victimes d’abus et de mauvais traitements de la part de certains prêtres et religieux. Nous avons tous acquis aujourd’hui une conscience beaucoup plus vive de la nécessité de protéger les enfants, et vous représentez une part importante dans les nombreuses réponses apportées par l'Eglise à ce problème. S’il ne peut y avoir aucune complaisance à cet égard, il faudrait toutefois reconnaître à son crédit, les efforts que l’Eglise a déployés dans ce pays et ailleurs, en particulier ces dix dernières années, pour garantir la sécurité des enfants et des jeunes et pour leur manifester le plus grand respect tout au long de leur croissance. Je prie pour que le service que vous rendez avec générosité aide à susciter, dans un climat de confiance renouvelée, un engagement déterminé en faveur du bien des enfants qui sont un don très précieux de Dieu. Que le Seigneur fasse fructifier votre travail et qu’il répande sur vous toutes ses bénédictions". Après qui, le Saint-Père a gagné Hyde Park.
PV-ROYAUME-UNI/                                 VIS 20100919 (390)

L'EXEMPLE DE JEAN-PAUL II

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2010 (VIS). A 17 h 40', le Saint-Père est arrivé à la St Peter's Residence, située à 11 km de la nonciature. Gérée par les Petites Soeurs des pauvres, cette maison de retraite accueille 76 personnes âgées, dont 9 prêtres et religieux. L'ordre, diffus dans 32 pays et présent en Angleterre depuis 1851, est assisté de volontaires et de membres de l'association Jeanne Jugan, du nom de la fondatrice. Benoît XVI y a été accueilli par l'Archevêque de Southwark Mgr.Peter Smith, l'Aumônier et la Supérieure provinciale avant de rencontrer les pensionnaires:

  "L'Eglise a toujours eu un grand respect pour les aînés. Le quatrième commandement, Honore ton père et ta mère comme te l’a commandé le Seigneur ton Dieu, est lié à la promesse, afin que se prolongent tes jours et que tu sois heureux sur la terre que le Seigneur ton Dieu te donne. Ce travail de l’Eglise en faveur des personnes âgées et handicapées n’est pas seulement porteur d’amour et de soins pour ces derniers ; mais il est aussi récompensé par Dieu à travers les bénédictions qu’il a promises en faveur de la terre où ce commandement est observé. Dieu veut un respect vrai de la dignité et de la valeur, de santé et du bien-être des personnes âgées. A travers ses institutions, en Grande-Bretagne et ailleurs, l’Eglise cherche à accomplir le commandement du Seigneur de respecter la vie quels que soient l’âge ou les circonstances... La vie est un don unique, à chaque stade, de la conception jusqu’à la mort naturelle, et c’est Dieu seul qui donne et qui reprend. On peut jouir d’une bonne santé dans le grand âge ; mais les chrétiens ne devraient pas craindre d’avoir part aux souffrances du Christ, si Dieu veut que nous luttions avec nos infirmités. Mon prédécesseur, Jean-Paul II, a souffert très visiblement durant les dernières années de sa vie. Il était clair pour nous tous qu’il le faisait en union avec les souffrances de son Sauveur. La gaieté et la patience avec lesquelles il affronta ses derniers jours furent un exemple remarquable et émouvant pour nous tous qui avons à porter le poids de nombreuses années".

  "Je viens donc parmi vous non seulement comme un père, mais aussi comme un frère qui connaît bien les joies et les peines de l’âge! Nos longues années de vie nous permettent d’apprécier à la fois la beauté du plus grand don que Dieu nous ait fait, le don de la vie, aussi bien que la fragilité de l’esprit humain. A ceux parmi nous qui vivent longtemps, est donné une merveilleuse chance d’approfondir notre conscience du mystère du Christ, qui s’humilia pour partager notre humanité. Tandis que la durée normale de nos vies s’accroît, nos forces physiques sont souvent diminuées. Et pourtant, ce temps peut être spirituellement parmi les plus féconds de nos vies. Ces années nous donnent l’opportunité de nous souvenir dans une prière affectueuse de tous ceux que nous avons chéris en cette vie, et pour présenter tout ce que nous avons été personnellement et tout ce que nous avons fait, devant la miséricorde et la tendresse de Dieu. Cela sera certainement un grand réconfort spirituel et nous permettra de découvrir de façon nouvelle son amour et sa bonté tous les jours de notre vie". Après ce discours, le Saint-Père est allé saluer des malades, a signé le livre d'or de l'institution, avant de rencontrer un groupe de volontaires sociaux.
PV-ROYAUME-UNI/                                               VIS 20100919 (590)

AVEC DES VICTIMES D'ABUS SEXUELS

CITE DU VATICAN, 19 SEP 2010 (VIS). La Salle-de-Presse du Saint-Siège a diffusé hier soir le communiqué suivant:

  "Samedi 18 septembre, à la nonciature de Londres, le Saint-Père s'est entretenu avec des personnes ayant été victimes d'abus sexuels de la part du clergé. Très ému par leurs récits, il a tenu à leur exprimer, ainsi qu'à leurs familles, la grande douleur et la honte qu'il ressent. Il a dit aussi prier pour eux tous et assuré que l'Eglise, qui poursuit la mise en place d'efficaces mesures de protection des mineurs, s'efforce de vérifier toutes les accusations afin de collaborer avec les autorités civiles en transmettant les cas avérés à la justice publique. Comme il l'a fait en d'autres occasions, le Pape a ensuite prié afin que toutes les victimes de ces crimes puissent trouver la guérison et la réconciliation, en surmontant leur souffrance, en retrouvant la paix et l'espérance".
OP/                                                     VIS 20100919 (160)

samedi 18 septembre 2010

MESSE EN LA CATHEDRALE DE WESTMINSTER

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2010 (VIS). Ce matin, Benoît XVI s'est rendu à l'archevêché catholique où il s'est successivement entretenu avec le Premier Ministre britannique M.David Cameron, avec le Vice Premier Ministre M.Peter Clegg et avec le Leder de l'Opposition Mme Harrier Harman. Puis il a gagné vers 10 h la cathédrale de Westminster, primatiale catholique d'Angleterre et de Galles, où l'a accueilli l'Archevêque Mgr.Vincent Nichols. En 1982, Jean-Paul II y avait célébré une messe, tandis que la Reine Elisabeth II y avait assisté en 1995 à une célébration oecuménique à l'invitation du Cardinal Hume. Ce fut la première visite d'un souverain anglais dans une église catholique depuis le schisme de 1533.

  A l'homélie de cette messe votive du Précieux Sang, auquel est dédiée la cathédrale, le Saint-Père a d'abord souligné que le visiteur "ne peut qu'être frappé par le grand crucifix dominant la nef. Il représente le corps du Christ, brisé par la souffrance, accablé de chagrin, victime innocente dont la mort nous a réconciliés avec le Père et nous a permis de prendre part à la vie même de Dieu... Le sacrifice eucharistique du corps et du sang du Christ embrasse à son tour le mystère de la passion de Notre Seigneur qui se prolonge dans les membres de son Corps mystique, l'Eglise de tous les temps.. Cet aspect du mystère du Précieux Sang est rendu présent de façon très éloquente, par les martyrs de tout temps" et "se reflète aussi dans nos frères et sœurs du monde entier qui, aujourd'hui encore, subissent discrimination et persécution à cause de leur foi chrétienne. De même, il est encore présent, souvent de façon cachée, dans la souffrance de tous ces Chrétiens qui unissent chaque jour leurs sacrifices à ceux du Seigneur pour la sanctification de l'Église et la Rédemption du monde. Ma pensée va tout spécialement vers tous ceux qui sont spirituellement unis à cette célébration eucharistique, et, en particulier, vers les malades, les personnes âgées, les personnes handicapées et tous ceux qui souffrent mentalement et spirituellement".

  "De nouveau, je pense à l'immense souffrance provoquée par les abus commis sur les enfants, spécialement au sein de l'Eglise et par ses ministres. J'exprime avant tout ma profonde affliction aux victimes innocentes de ces crimes innommables, espérant que la puissance de la grâce du Christ et son sacrifice de réconciliation leur apporteront une profonde guérison et la paix. Je reconnais aussi, avec vous, la honte et l'humiliation dont nous avons tous souffert à cause de ces péchés ; et je vous invite à les offrir au Seigneur, sûrs que le châtiment contribuera à la guérison des victimes, à la purification de l'Église et à un renouveau de son engagement séculaire dans l'éducation et dans la sollicitude pour les jeunes. J'exprime ma gratitude pour les efforts qui ont été faits afin de traiter ce problème de manière responsable, et je demande à chacun d'entre vous d'apporter votre soutien aux victimes et d'être solidaires de vos prêtres".

  Rappelant que le Concile Vatican II "a parlé de façon significative du rôle indispensable des laïcs dans la mission de l'Eglise", le Saint-Père a dit que l'appel conciliaire lancé aux fidèles laïcs "se fait l'écho des intuitions et des enseignements de John Henry Newman. Que les profondes réflexions de cet anglais éminent continuent d'inspirer tous les disciples du Christ de ce pays pour qu'ils conforment leurs pensées, leurs paroles et leurs actions au Christ, et travaillent résolument à défendre ces vérités morales immuables qui, reprises, éclairées et confirmées par l'Evangile, sont à la base d'une société vraiment humaine, juste et libre. Comme notre société contemporaine a besoin de ce témoignage! Comme nous avons besoin, dans l'Église et dans la société, de témoins de la beauté de la sainteté, de témoins de la splendeur de la vérité, de témoins de la joie et de la liberté, fruits d'une relation vivante avec le Christ. L'un des plus grands défis de notre époque est de savoir comment parler avec conviction de la sagesse et de la puissance libératrice de la Parole de Dieu à un monde qui considère trop souvent l'Evangile comme une limitation de la liberté humaine, et non comme la vérité qui libère nos esprits et éclaire nos efforts pour mener une vie raisonnable et droite, à la fois comme individus et comme membres de la société".

  Puis Benoît XVI a demandé de prier afin que les catholiques de Grande-Bretagne soient "conscients de leur dignité de peuple sacerdotal, appelé à consacrer le monde à Dieu par une vie de foi et de sainteté. Et que ce zèle apostolique croissant soit accompagné d'un jaillissement de prière fervente pour les vocations au sacerdoce ordonné... Puissent de nombreux jeunes gens de ce pays trouver la force de répondre à l'appel du Maître au sacerdoce ministériel, en consacrant à Dieu leurs vies, leurs énergies et leurs talents, et ainsi édifier son peuple dans l'unité et dans la fidélité à l'Evangile, en particulier à travers la célébration du sacrifice eucharistique".

  Après la messe, le Pape a gagné le parvis de la cathédrale d'où il s'est adressé aux jeunes catholiques en rappelant le thème de sa visite, "Le cœur parle au cœur". Au fond, leur -a-t-il dit, "nous sommes créés pour l'amour...., pour recevoir l'amour. Et nous l'avons reçu... Nous sommes aussi créés pour donner de l'amour, pour en faire la source qui inspire de toutes nos actions et la réalité la plus consistante de notre existence. Par moments, cela semble si naturel, en particulier quand nous éprouvons la joie de l'amour, quand nos cœurs débordent de générosité et de zèle, du désir d'aider les autres à construire un monde meilleur. Cependant, il  arrive de nous rendre compte qu'il est difficile d'aimer car nos cœurs peuvent facilement être endurcis par l'égoïsme, l'envie et l'orgueil... Chaque jour nous devons choisir l'amour, et pour cela nous avons besoin d'être aidés, une aide qui vient du Christ, de la prière et de la sagesse trouvée dans sa parole, et de la grâce qu'il nous accorde dans les sacrements de son Eglise. C'est le message que je souhaite partager avec vous aujourd'hui. Je vous invite à chercher chaque jour dans vos cœurs la source du véritable amour. Jésus...vous appelle à prendre du temps avec lui dans la prière", ce qui "requiert de créer quotidiennement des moments de silence... Parce que c'est dans le silence que nous trouvons Dieu et c'est dans le silence que nous découvrons notre véritable moi. Et en découvrant notre véritable moi, nous découvrons la vocation spécifique à laquelle Dieu nous appelle pour l'édification de son Eglise et pour la rédemption de notre monde". Après cette intervention Benoît XVI a béni une icône en mosaïque représentant saint David, patron du Pays de Galles, puis allumé un cierge devant la statue de Notre Dame de Cardigan, vénérée dans cette région du Royaume-Uni. Enfin, avant de regagner la nonciature, il s'est brièvement entretenu avec l'Archevêque de Canterbury, qui avait assisté à la messe.
PV-ROYAUME-UNI/                                                   VIS 20100918 (1170)

COLLABORATION GRANDE-BRETAGNE SAINT-SIEGE

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2010 (VIS). Voici le communiqué conjoint émis après la réception offerte à la délégation du Saint-Siège par le gouvernement britannique à la Lancaster House de Londres, le 17 septembre 2010.

  "Le 17 septembre, le Gouvernement de Sa Majesté a convié à une réception la délégation du Saint-Siège, menée par le Cardinal Secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone, qui accompagnait le Pape Benoît XVI lors de sa visite officielle au Royaume-Uni. La délégation du Royaume-Uni était dirigée par le Ministre des Affaires Etrangères M.William Haya. Des ministres et représentants du Gouvernement britannique et des hauts fonctionnaires du Saint-Siège figuraient parmi les personnes présentes".

  "Le Gouvernement de sa Majesté et le Saint-Siège partagent le même engagement de mettre fin à la pauvreté et au sous-développement. A la veille d'un sommet à New-York qui examinera les progrès de la mise en œuvre des Objectifs de développement du Millénaire, le Saint-Siège et le Gouvernement de Sa Majesté partagent la conviction qu'il reste encore beaucoup à faire pour faire face aux souffrances inutiles causées par la faim, les maladies et l'analphabétisme. Un fort engagement politique dans le respect de l'éthique des communautés locales est nécessaire dans la promotion du droit à la vie, l'alimentation, la santé et le développement pour tous. Le Gouvernement britannique et le Saint-Siège partagent la conviction qu'il faut prendre les moyens, de façon urgente, pour faire face à la question du changement climatique. Il est nécessaire d'agir à tous les niveaux, du gouvernement à l'individu, si l'on veut rapidement réduire les émissions de gaz à effet de serre, mettre en marche le passage à une économie globale de réduction de carbone et aider les pays pauvres et vulnérables à s'adapter aux impacts inévitables du changement climatique.

  "Au cours de la rencontre, les parties ont échangé leurs points de vue sur divers questions sociales et économiques et ont reconnu le rôle essentiel joué par la foi dans la vie des individus et comme faisant partie du tissu d'une société forte, généreuse et tolérante. La visite du Pape a été l'occasion d'engager un échange plus profond d'opinions entre le Saint-Siège et le Gouvernement du Royaume-Uni. La rencontre de ce soir a constitué une base utile en vue, pour les deux parties, de poursuivre avec des initiatives et des discussions sur les secteurs d'intérêts communs au Royaume-Uni et au Saint-Siège".
PV-ROYAUME-UNI/                                             VIS 20100918 (400)

VEPRES OECUMENIQUE A WESTMINSTER

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). A 19 h Benoît XVI est arrivé l'Abbaye de Westminster, lieu du couronnement et de la sépulture des rois d'Angleterre, pour participer à des vêpres oecuméniques. La première église dédiée à saint Pierre au VIII siècle devint monastère bénédictin en 960, qui bénéficia des largesses des souverains, notamment d'Edouard II le Confesseur. Il fut sécularisé à la suite de l'acte de suprématie de 1534 par lequel Edouard VIII sépara l'Eglise d'Angleterre de l'Eglise catholique. Depuis lors co-cathédrale du Primat anglican, elle abrite nombre de tombeaux royaux et de sépultures de personnages illustres. Accompagné de l'Archevêque de Canterbury et de l'Archevêque de Westminster, le Pape a été présenté au chapitre par le Doyen, puis s'est incliné sur la tombe du Soldat inconnu. Après une prière pour la paix en ce 70 anniversaire de la Bataille d'Angleterre, il a salué les représentants des autres confessions chrétiennes, puis gagné en procession avec eux l'autel majeur. A la fin des vêpres, après un bref discours de l'Archevêque Rowan Williams, il s'est adressé à l'assemblée:

  "Je remercie le Seigneur de cette occasion de vous rencontrer, vous qui représentez les confessions chrétiennes présentes en Grande-Bretagne, dans cette magnifique église abbatiale dédiée à saint Pierre, dont l'architecture et l'histoire évoquent avec tant d'éloquence le patrimoine commun de notre foi. Ici, nous ne pouvons que nous souvenir avec admiration de la façon dont la foi chrétienne a influencé l'unité et la culture de l'Europe ainsi que le cœur et l'esprit du peuple anglais. Ici aussi, il nous est rappelé avec force que ce que nous partageons, dans le Christ, est plus grand que ce qui continue de nous diviser". Rappelant ensuite que c'est "le centième anniversaire du mouvement œcuménique moderne, inauguré par l'appel de la Conférence d'Edimbourg en faveur de l'unité des chrétiens", le Pape a dit que l'unité est "la condition préalable à un témoignage crédible et convainquant de l'Evangile. En commémorant cet anniversaire, nous devons rendre grâce pour l'extraordinaire progrès fait pour atteindre ce grand but grâce aux efforts convaincus de chrétiens de toutes dénominations. En même temps, cependant, nous sommes conscients de tout ce qu'il reste encore à faire. Dans un monde marqué par une interdépendance et une solidarité croissantes, nous devons relever le défi de proclamer avec une conviction renouvelée la réalité de notre réconciliation et de notre libération en Christ, et de proposer la vérité de l'Evangile comme la clef d'un développement humain authentique et intégral... Notre engagement en faveur de l'unité des chrétiens -a-t-il poursuivi- est né bel et bien de notre foi en Christ.... C'est la réalité de la personne du Christ, son œuvre de salut et surtout le fait historique de sa résurrection, qui forment le contenu du kérygme apostolique ainsi que ces formulations de la foi qui, en commençant par le Nouveau Testament lui-même, ont garanti l'intégrité de sa transmission. L'unité de l'Eglise, en un mot, ne peut jamais être autre qu'une unité dans la foi des apôtres, dans la foi confiée à chaque nouveau membre du Corps du Christ durant le rite du baptême. C'est cette foi qui nous unit dans le Seigneur..., modèle de la Koinonia de l'Eglise ici-bas".

  "Nous avons tous en mémoire les défis, les bénédictions, les déceptions et les signes d'espérance qui ont marqué notre cheminement œcuménique... Nous savons que les amitiés que nous avons bâties, le dialogue que nous avons commencé et l'espérance qui nous anime nous donneront l'énergie et nous indiqueront le chemin tandis que nous avançons ensemble avec persévérance. En même temps, avec un réalisme évangélique, nous devons aussi reconnaître les défis que nous avons à affronter, non seulement tout au long du chemin de l'unité des chrétiens, mais aussi dans la tâche qui nous incombe d'annoncer le Christ aujourd'hui. La fidélité à la Parole de Dieu, précisément parce que c'est une Parole vraie, exige de nous une obéissance qui nous amène ensemble à une compréhension plus profonde de la volonté du Seigneur, obéissance qui doit être libérée de tout conformisme intellectuel ou d'une adaptation facile à l'esprit du monde... Rassemblés, dans cette antique église monastique, nous pouvons rappeler l'exemple d'un grand homme anglais et homme d'Eglise que nous honorons en commun, saint Bède le Vénérable. A l'aube d'une ère nouvelle dans la vie de la société et de l'Eglise, Bède a compris à la fois l'importance de la fidélité à la Parole de Dieu telle qu'elle a été transmise par la tradition apostolique, et la nécessité d'une ouverture créative aux nouveaux développements et aux exigences d'une implantation solide de l'Evangile dans le langage et la culture modernes... Puisse l'exemple de ce saint inspirer les chrétiens de ce pays pour qu'ils redécouvrent l'héritage qu'ils partagent, pour qu'ils fortifient ce qu'ils ont en commun, et qu'ils consolident leurs liens d'amitié. Puisse le Seigneur bénir nos efforts pour remédier aux séparations du passé et pour affronter les défis actuels, dans l'espérance en l'avenir". Après la cérémonie, Benoît XVI a regagné la nonciature apostolique.
PV-ROYAUME-UNI/                                                    VIS 20100918 (840)

VISITE AU PARLEMENT

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). A 17 h 15, dans le Westminster Hall, la salle de réception la plus ancienne du Parlement britannique, le Pape s'est adressé aux deux chambres, au corps diplomatique et aux représentants de la société civile et culturelle. Remerciant de l'accueil le Lord Speaker et le Speaker de la Chambre des Communes, il a dit penser tout d'abord, "en cette enceinte chargée d'histoire, aux hommes et aux femmes innombrables des siècles passés ayant joué un rôle important en des événements marquants" de l'histoire anglaise, en particulier saint Thomas More, "intellectuel et homme d'Etat de grande envergure, qui est admiré aussi bien par les croyants que par les non-croyants pour l'intégrité avec laquelle il a suivi sa conscience, fusse au prix de déplaire au souverain dont il était le fidèle serviteur, et cela parce qu'il avait choisi de servir Dieu avant tout. Le dilemme que More a dû affronter en des temps difficiles, l'éternelle question du rapport entre ce qui est dû à César et ce qui est dû à Dieu, m'offre l'opportunité de réfléchir brièvement avec vous sur la juste place de la croyance religieuse à l'intérieur de la vie politique.. Les questions fondamentales qui étaient en jeu dans le procès de Thomas More, continuent à se présenter, même si c'est de manière différente, à mesure qu'apparaissent de nouvelles conditions sociales. Chaque génération, en cherchant à faire progresser le bien commun, doit à nouveau se poser la question: quelles sont les exigences que des gouvernements peuvent raisonnablement imposer aux citoyens, et jusqu'où cela peut-il aller? En faisant appel à quelle autorité les dilemmes moraux peuvent-ils être résolus? et le bien commun promu? Ces questions nous mènent directement aux fondements éthiques du discours civil. Si les principes moraux qui sont sous-jacents au processus démocratique ne sont eux-mêmes déterminés par rien de plus solide qu'un consensus social, alors la fragilité du processus ne devient que trop évidente. Là est le véritable défi pour la démocratie".

  "L'inaptitude des solutions pragmatiques, à court terme, devant les problèmes sociaux et éthiques complexes a été amplement démontrée par la récente crise financière mondiale. Il existe un large consensus pour reconnaître que le manque d'un solide fondement éthique de l'activité économique a contribué aux graves difficultés qui éprouvent des millions de personnes à travers le monde entier. De même que toute décision économique a une conséquence de caractère moral, ainsi, dans le domaine politique, la dimension éthique a des conséquences de longue portée qu'aucun gouvernement ne peut se permettre d'ignorer... La question centrale qui se pose est celle-ci: où peut-on trouver le fondement éthique des choix politiques? La tradition catholique soutient que les normes objectives qui dirigent une action droite sont accessibles à la raison, même sans le contenu de la Révélation. Selon cette approche, le rôle de la religion dans le débat politique" est "d'aider à purifier la raison et de donner un éclairage pour la mise en œuvre de celle-ci dans la découverte de principes moraux objectifs... Sans le correctif apporté par la religion, d'ailleurs, la raison aussi peut tomber dans des distorsions, comme lorsqu'elle est manipulée par l'idéologie, ou lorsqu'elle est utilisée de manière partiale si bien qu'elle n'arrive plus à prendre totalement en compte la dignité de la personne humaine. C'est ce mauvais usage de la raison qui, en fin de compte, fut à l'origine du trafic des esclaves et de bien d'autres maux sociaux dont les idéologies totalitaires du XX siècle ne furent pas les moindres. C'est pourquoi, je voudrais suggérer que le monde de la raison et de la foi, le monde de la rationalité séculière et le monde de la croyance religieuse reconnaissent qu'ils ont besoin l'un de l'autre, qu'ils ne doivent pas craindre d'entrer dans un profond dialogue permanent, et cela pour le bien de notre civilisation".

  "La religion, en d'autres termes, n'est pas un problème que les législateurs doivent résoudre, mais elle est une contribution vitale au dialogue national. Dans cette optique, je ne puis que manifester ma préoccupation devant la croissante marginalisation de la religion, particulièrement du christianisme, qui s'installe dans certains domaines, même dans des nations qui mettent si fortement l'accent sur la tolérance. Certains militent pour que la voix de la religion soit étouffée, ou tout au moins reléguée à la seule sphère privée. D'autres soutiennent que la célébration publique de certaines fêtes, comme Noël, devrait être découragée, en arguant de manière peu défendable que cela pourrait offenser de quelque manière ceux qui professent une autre religion ou qui n'en ont pas. Et d'autres encore soutiennent paradoxalement que les chrétiens qui ont des fonctions publiques devraient être obligés en certains cas d'agir contre leur conscience. Ce sont là des signes inquiétants de l'incapacité d'apprécier non seulement les droits des croyants à la liberté de conscience et de religion, mais aussi le rôle légitime de la religion dans la vie publique. Je voudrais donc vous inviter tous, dans vos domaines d'influence respectifs, à chercher les moyens de promouvoir et d'encourager le dialogue entre foi et raison à tous les niveaux de la vie nationale. Votre disponibilité en ce sens est déjà manifeste par l'invitation exceptionnelle que vous m'avez offerte aujourd'hui. Et elle trouve aussi une expression dans les questions sur lesquelles votre Gouvernement a engagé un dialogue avec le Saint-Siège", à la recherche notamment de nouveaux moyens de promouvoir le respect de l'environnement. "Ces dernières années des signes encourageants ont pu être observés de par le monde concernant un souci plus grand de solidarité avec les pauvres. Mais pour que cette solidarité s'exprime en actions effectives, il est nécessaire de repenser les moyens qui amélioreront les conditions de vie dans de nombreux domaines, allant de la production alimentaire, à l'eau potable, à la création d'emplois, à l'éducation, au soutien des familles, spécialement les migrants, et aux soins médicaux de base. Là où des vies humaines sont en jeu, le temps est toujours court... Il ne peut être mis en doute que le développement humain intégral des peuples du monde n'est pas moins important. Voilà bien une entreprise qui mérite l'attention du monde, et qui est véritablement " trop importante pour être vouée à l'échec".

  Puis le Saint-Père s'est félicité de la coopération entre le Royaume-Uni et le Saint-Siège, qui "montre bien tout les progrès qui ont été accomplis, au long des années qui se sont écoulées depuis l'établissement de relations diplomatiques bilatérales, afin de promouvoir, à travers le monde, les nombreuses valeurs fondamentales que nous partageons. J'espère et je prie pour que ces relations continuent à être fructueuses, et pour qu'elles se reflètent dans une acceptation croissante du besoin de dialogue et de respect à tous les niveaux de la société entre le monde de la raison et le monde de la foi. Je suis convaincu que, dans ce pays également, il y a de nombreux domaines où l'Eglise et les autorités civiles peuvent travailler ensemble pour le bien général... Afin que cette coopération soit possible, les communautés religieuses ainsi que les institutions liées à l'Eglise catholique, ont besoin d'être libres pour agir en accord avec leurs propres principes et leurs convictions spécifiques basés sur la foi et l'enseignement officiel de l'Église. Ainsi, ces droits fondamentaux que sont la liberté religieuse, la liberté de conscience et la liberté d'association, seront garantis".
PV-ROYAUME-UNI/                                           VIS 20100918 (1220)

COMMUNIQUE COMMUN

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). Voici le communiqué commun diffusé à la suite  de la rencontre de ce soir entre Benoît XVI et l'Archevêque de Canterbury:

  "Cinquante ans après la première rencontre du Pape et de l'Archevêque de Canterbury, celle du Pape Jean XXIII et de l'Archevêque Geoffrey Fisher, en décembre 1960, Benoît XVI a rendu une visite fraternelle à l'Archevêque Rowan Williams. Au début de leur rencontre tous deux se sont adressés aux évêques diocésains anglicans et catholiques d'Angleterre, d'Ecosse et du Pays de Galles, avant de poursuivre leur rencontre en privé. Au cours de cette conversation, ils ont évoqué de nombreux sujets de préoccupation commune aux anglicans et aux catholiques. Ils ont affirmé la nécessité de proclamer le message évangélique de salut en Jésus-Christ, de façon raisonnée et convaincante à notre époque contemporaine de profonde transformation culturelle et sociale, avec une vie de sainteté et de transparence de Dieu. Ils ont aussi souligné l'importance d'améliorer les relations œcuméniques et de continuer le dialogue théologique face aux nouveaux défis en vue de l'unité de la communauté chrétienne et au-delà".

  "Le Saint-Père et Sa Grâce ont réaffirmé l'importance de poursuivre le dialogue théologique sur la notion d'Eglise comme communion, locale et universelle, et sur les implications de ce concept pour le discernement de l'enseignement éthique. Ils ont réfléchi ensemble sur la situation sérieuse et difficile des chrétiens du Proche-Orient et ont lancé un appel à la prière à tous les chrétiens pour leurs frères et sœurs et à soutenir leur perpétuel témoignage de paix en Terre Sainte. Ils ont aussi évoqué, dans le fil de leurs dernières interventions publiques, la nécessité d'encourager un engagement solide et généreux dans le domaine de la justice et de la paix, spécialement envers les pauvres, tout en pressant les dirigeants internationaux à lutter contre la faim et les maladies Après leur rencontre, ils se sont rendus ensemble au Palais de Westminster et en l'Abbaye de Westminster pour des vêpres oecuméniques".
OP/                                                    VIS 20100918 (330)

RENCONTRE AVEC L'ARCHEVEQUE DE CANTERBURY

CITE DU VATICAN, 18 SEP 2010 (VIS). Hier vers 17 h, le Saint-Père s'est rendu en voiture à Lambeth Palace, résidence officielle du Primat de l'Eglise anglicane, qui conserve notamment les archives médiévales de l'Eglise d'Angleterre. L'Eglise anglicane est née en 1533 de la séparation de l'Eglise d'Angleterre de l'Eglise catholique. Ses deux provinces de Canterbury et de York regroupent 43 diocèses, 25 millions de fidèles (43 % de la population du Royaume-Uni). La Reine Elisabeth en est le chef et l'Archevêque de Canterbury le primat. Les deux archevêques, ainsi que 24 autres prélats anglicans, appartiennent à la Chambre des Lords. La Communion anglicane compte en outre 80 millions de fidèles répartis dans 164 pays et en 38 provinces ecclésiastiques. Benoît XVI a été accueilli par l'Archevêque Primat Rowan Williams, entouré de l'Archevêque de York, du Primat d'Ecosse, de l'Archevêque de Galles, des évêques de Londres et Winchester, ainsi que de plusieurs évêques catholiques du Royaume-Uni. Puis il a visité l'exposition retraçant les quatre siècle de la bibliothèque de Lambeth Palace, et a répondu au discours de son hôte:

   Votre Grâce, "vous venez d'évoquer la rencontre historique qui s'est tenue, il y a presque trente ans entre deux de nos prédécesseurs, le Pape Jean-Paul II et l'Archevêque Robert Runcie , en la cathédrale de Canterbury... Je n'ai pas l'intention de parler des difficultés que les chemins de l'œcuménisme...mais m'unir à vous pour rendre grâce pour la profonde amitié qui s'est développée entre nous et pour les progrès remarquables qui ont été accomplis en de nombreux aspects du dialogue au long des quarante dernières années... Le contexte dans lequel le dialogue s'établit entre la Communion anglicane et l'Eglise catholique, a évolué de manière spectaculaire depuis l'audience privée qui eut lieu entre le Pape Jean XXIII et l'Archevêque John Fisher en 1960. D'une part, la culture ambiante s'éloigne toujours davantage de ses racines chrétiennes, en dépit d'une faim profonde de nourriture spirituelle ressentie par beaucoup. D'autre part, la dimension multiculturelle de la société, qui ne cesse de s'accentuer et qui est particulièrement marquée dans votre pays, donne l'occasion de rencontrer d'autres religions. Pour nous, chrétiens, cela ouvre la possibilité d'explorer, avec des membres d'autres traditions religieuses, les moyens de témoigner de la dimension transcendante de la personne humaine et de l'appel universel à la sainteté... La coopération œcuménique, pour cette mission, reste essentielle et portera certainement des fruits en faveur de la paix et de l'harmonie dans un monde qui, si souvent, semble au bord de l'éclatement".

  "En même temps, nous chrétiens, nous ne devons jamais hésiter à proclamer notre foi dans l'unique salut qui nous vient du Christ, et à rechercher ensemble à avoir une perception plus profonde des moyens qu'il a mis à notre disposition pour accéder à ce salut. Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, et cette vérité n'est pas autre chose que Jésus Christ... Pour être fidèles à la volonté du Seigneur..., nous reconnaissons que l'Eglise est appelée à être compréhensive, jamais toutefois au détriment de la vérité chrétienne. D'où le dilemme auquel sont confrontés tous ceux qui sont engagés de manière authentique sur les chemins de l'œcuménisme". Benoît XVI a alors évoqué la figure de John Henry Newman, "dont la vision ecclésiale fut nourrie par la tradition anglicane et s'est approfondie durant ses nombreuses années d'exercice du ministère sacerdotal dans l'Eglise d'Angleterre. Il peut nous enseigner les vertus que l'œcuménisme exige, d'une part suivre sa conscience était un impératif, même au prix de grands sacrifices personnels, et d'autre part, la cordialité de l'amitié sans faille avec ses collègues d'antan, qui le conduisit à explorer avec eux...les questions sur lesquelles ils différaient, en privilégiant le désir profond de l'unité de la foi. Dans ce même esprit d'amitié, puissions-nous renouveler notre détermination à poursuivre le but de l'unité dans la foi, l'espérance et l'amour, selon la volonté de notre unique Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ!". Après cette visite, le Pape a gagné en papamobile le Westminster Hall.
PV-ROYAUME-UNI/                                             VIS 20100918 (780)

vendredi 17 septembre 2010

DIALOGUE ET COLLABORATION ENTRE RELIGIONS

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). A 11 h 30', toujours au Collège universitaire St. Mary de Twickenham, le Pape a rencontré les représentants des différentes confessions chrétiennes et religions majoritairement représentées au Royaume-Uni: juifs, musulmans, hindous et sikhs. "La présence de croyants engagés dans différents domaines de la vie sociale et économique est éloquente sur le fait que la dimension spirituelle de notre vie est fondamentale pour notre identité d'êtres humains", leur a dit le Pape. Benoît XVI a alors souligné que "la recherche du sacré est la recherche de la seule chose nécessaire, la seule en mesure de satisfaire les attentes du cœur de l'homme" avant d'ajouter que les sciences humaines et naturelles "ne peuvent satisfaire les aspirations les plus profondes du cœur humain, ni nous expliquer complètement notre origine et notre destin, pourquoi et ce pour quoi nous existons, ni nous donner une réponse exhaustive à la question: Pour quelle raison existe-t-il quelque chose plutôt que rien? La recherche du sacré ne déprécie pas les autres domaines de la recherche de l'homme. Au contraire, elle amplifie leur importance comme voies par lesquelles nous devons agir envers la création de façon responsable". Dieu "nous a confié le devoir d'explorer et d'utiliser les mystères de la nature en vue de servir un bien supérieur... La foi chrétienne l'exprime comme l'amour pour Dieu et l'amour pour le prochain. C'est pourquoi, nous nous engageons de tout cœur et avec enthousiasme dans le monde, mais toujours en vue de servir ce bien supérieur, pour ne pas défigurer la beauté de la création par des fins égoïstes".

  Le Pape a ajouté que "l'authentique croyance religieuse nous indique la transcendance, au-delà de son utilité même. Elle nous rappelle la possibilité et la nécessité de la conversion morale, du devoir de vivre de façon pacifique avec notre prochain, de l'importance de vivre une vie d'intégrité... Elle nous encourage à pratiquer la vertu et à nous rapprocher les uns des autres avec amour, dans le plus grand respect des traditions religieuses différentes des nôtres". Evoquant ensuite l'importance du dialogue et de la collaboration avec les autres religions, le Saint-Père a rappelé, en particulier, les situations dans certaines parties du monde, "où la coopération et le dialogue entre les religions exige le respect réciproque, la liberté de pratiquer sa religion et de célébrer des actes de culte public, tout comme la liberté de suivre sa conscience sans souffrir d'ostracisme ou de persécution, même après une conversion d'une religion à une autre. Une fois le respect et l'ouverture établis, les personnes de toutes religions travailleront ensemble, de manière efficace, pour la paix et la compréhension mutuelle, offrant ainsi au monde un témoignage convaincant. Ce type de dialogue -a-t-il expliqué- doit s'établir à différents niveaux et ne doit pas se limiter à des discussions formelles. Le dialogue de la vie implique simplement de vivre les uns à côté des autres et à apprendre les uns des autres pour grandir dans la compréhension et le respect réciproques. Le dialogue de l'action nous rapproche par des formes concrètes de collaboration, alors que nous appliquons nos intuitions religieuses au devoir de promouvoir le développement humain intégral, en œuvrant pour la paix, la justice et la sauvegarde de la création. Ce type de dialogue peut nous permettre de chercher ensemble le moyen de défendre la vie humaine à tous les stades et d'empêcher l'exclusion de la dimension religieuse des individus et des communautés de la vie de la société".

  "Il existe, au niveau des conversations formelles, un besoin d'échanger non seulement sur le plan théologique, mais aussi de partager nos richesses spirituelles, en parlant de notre expérience de prière et de contemplation, et en nous exprimant les uns aux autres la joie de notre rencontre avec l'amour divin. C'est pourquoi, je me réjouis des nombreuses initiatives positives entreprises dans ce pays pour promouvoir le dialogue à différents niveaux". Benoît XVI a conclu en assurant que l'Eglise catholique "poursuit sa route d'engagement et de dialogue dans un authentique respect pour vous et pour vos croyances. Les catholiques de Grande-Bretagne comme du monde entier, continueront de travailler à la construction de ponts d'amitié avec les autres religions, pour échapper aux erreurs du passé et promouvoir la confiance entre les individus et les communautés". Après la rencontre, le Pape a regagné la nonciature apostolique pour y déjeuner.
PV-ROYAUME UNI/                                             VIS 20100917 (740)

DANS L'AVION PAPAL

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2010 (VIS). Comme de coutume et alors que son avion faisait route vers le Royaume-Uni,  Benoît XVI a répondu aux questions de journalistes l'accompagnant.

  Un journaliste lui rappelant que la préparation de ce voyage avait donné lieu à de fortes réactions hostiles et discussions, puisque ce pays est connu pour ses positions anticatholiques, lui a d'abord demandé s'il était préoccupé par la façon dont il allait être accueilli. Benoît XVI a répondu: "Je dois dire que je ne suis pas préoccupé car lorsque je suis allé en France, on disait que c'était le pays le plus anticlérical avec de forts courants anticléricaux et très peu de fidèles. Lorsque je suis allé en République tchèque, on disait que c'était le pays le plus areligieux d'Europe et aussi le plus anticlérical... Naturellement la Grande Bretagne a sa propre histoire d'anticatholicisme, c'est évident, mais c'est aussi un pays qui a une grande histoire de tolérance. Et je suis sûr que j'aurai un bon accueil des catholiques et des croyants en général, l'attention de ceux qui cherchent à aller de l'avant aujourd'hui, et le respect et la tolérance réciproque là où se trouve l'anticatholicisme. Je vais de l'avant avec grand courage et avec joie".

  La deuxième question était: Le Royaume-Uni, comme de nombreux autres pays occidentaux, est considéré comme un pays sécularisé, avec un fort mouvement d'athéisme et des positions culturelles critiques envers l'Eglise. Cependant, il y a aussi des signes que la foi religieuse, en particulier en Jésus-Christ, est aujourd'hui vivante au niveau personnel. Que cela signifie-t-il pour les catholiques et les anglicans? Que peut-on faire pour rendre l'Eglise en tant qu'institution plus crédible et attractive pour tous? "Je dirais -a répondu le Pape- qu'une Eglise qui cherche surtout à être attractive ferait déjà fausse route car l'Eglise ne travaille pas pour elle-même, pour augmenter en nombre et pour son pouvoir. L'Eglise est au service d'un Autre; elle sert non pour elle-même, pour être un corps fort, mais elle sert pour rendre accessible l'annonce de Jésus-Christ, les grandes vérités, les grandes forces d'amour, de réconciliation qui sont apparues dans ce visage et qui viennent toujours de la présence de Jésus-Christ... C'est pourquoi je pense que les anglicans et les catholiques ont le même devoir, la même direction à donner. Si les anglicans et les catholiques voient tous deux qu'ils ne sont pas au service d'eux-mêmes, mais qu'ils sont des instruments pour le Christ, des 'amis de l'Epoux' comme dit saint Jean, si ensemble ils suivent la priorité du Christ et non la leur, alors ils marcheront aussi ensemble parce que la priorité donnée au Christ les unit et ils ne sont plus concurrents dans la recherche du plus grand nombre. Ils se retrouvent alors dans leur engagement pour la vérité du Christ qui entre dans ce monde, et ainsi se rencontrent réciproquement aussi dans un œcuménisme vrai et fécond".

  La demande suivante concerna le moyen de rétablir la confiance des fidèles après le scandale des abus sexuels: "En premier lieu, je dois dire que ces révélations ont été pour moi un choc. Elles sont une grande tristesse. Il est difficile de comprendre comment une telle perversion du ministère sacerdotal a été possible. Le prêtre, au moment de son ordination, préparé pendant des années à ce moment, dit oui au Christ pour se faire sa voix, sa main, et le servir toute son existence pour que le Bon Pasteur qui aime, aide et guide dans la vérité, soit présent dans le monde. Il est difficile de comprendre comment un homme qui a fait et dit cela puisse tomber dans cette perversion. C'est une grande tristesse, la tristesse aussi que l'autorité de l'Eglise n'ait pas été suffisamment vigilante, pas assez rapide et ferme pour prendre les mesures nécessaires. C'est pourquoi nous sommes dans un moment de pénitence, d'humilité et de sincérité renouvelée... Quant aux victimes, trois choses sont importantes... Comment nous pouvons réparer, que pouvons-nous faire pour aider ces personnes à dépasser ce traumatisme, à renouer avec la vie, à retrouver aussi confiance dans le message du Christ? Le soin et l'engagement pour les victimes est la première priorité avec des aides matérielles, psychologiques et spirituelles. La deuxième concerne le problème des personnes coupables: la juste peine, leur exclusion de toute possibilité d'accéder aux jeunes, car nous savons que c'est une maladie, que la libre volonté ne fonctionne pas où se trouve la maladie et, donc, nous devons protéger ces personnes d'elles-mêmes, trouver la manière de les aider, de les protéger et de les exclure de tout accès aux jeunes. Le troisième point est la prévention dans l'éducation et dans l'élection des candidats au sacerdoce de façon à être attentifs afin que, dans la mesure des possibilités humaines, de nouveaux cas soient exclus. Je voudrais aussi maintenant remercier l'épiscopat britannique de son attention et de sa collaboration tant avec le siège de Pierre qu'avec les autorités publiques, et de leur attention aux victimes. Je crois que l'épiscopat britannique a fait et fait un grand travail. De cela, je l'en remercie".

  La figure du Cardinal Newman, a demandé un autre journaliste, a beaucoup de sens pour vous. Vous faites l'exception, pour lui, de présider à sa béatification. Pensez-vous que son souvenir puisse aider à dépasser les divisions entre anglicans et catholiques? Et quels sont les aspects de sa personnalité sur lesquels vous souhaitez mettre le plus l'accent?: "Le cardinal Newman est surtout, d'abord, un homme moderne qui a vécu tout le problème de la modernité, qui a aussi vécu le problème de l'agnosticisme, de l'impossibilité de connaître Dieu, de croire... J'en retiendrais trois éléments: la modernité de son existence avec tous les doutes et les problèmes que nous connaissons aujourd'hui; une grande culture et connaissance des grands trésors de la culture et de l'humanité, une disponibilité à la recherche permanente, de renouvellement permanent; et sa spiritualité, sa vie spirituelle, sa vie avec Dieu qui donnent à cet homme une grandeur exceptionnelle pour notre époque, et c'est pourquoi il est une figure de docteur de l'Eglise pour nous et pour tous, mais aussi un pont entre anglicans et catholiques".

  La dernière question a évoqué le caractère de visite d'Etat. Y a-t-il des points importants de syntonie avec les autorités britanniques, en particulier par rapport aux grands défis du monde actuel?: "Je remercie sa Majesté la Reine Elisabeth, qui a voulu donner à cette visite le rang de visite d'Etat, qui a su exprimer le caractère public de cette visite et aussi la responsabilité commune de la politique et de la religion pour l'avenir du continent et celui de l'humanité, responsabilité commune pour que les valeurs qui créent la justice et la politique et qui viennent de la religion restent unies pour cheminer à notre époque. Naturellement, cet événement, qui juridiquement est une visite d'Etat, ne fait pas de ma visite un acte politique car si le Pape est chef d'Etat, c'est seulement un moyen de garantir l'indépendance de son annonce et le caractère public de son travail de pasteur. C'est pourquoi, même une visite d'Etat reste substantiellement et essentiellement une visite pastorale".
PV-ROYAUME-UNI/                                                   VIS 20100917 (1190)

RELIGION, LIBERTE ET RESPECT

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2010 (VIS). A 15 h 45' locales, le Pape a quitté en voiture Edimbourg pour Glasgow où, une heure plus tard, il a célébré la messe au Bellahouston Park, en l'honneur de saint Ninian de Galloway, apôtre de l'Ecosse au V siècle dont c'est aujourd'hui la fête. A l'homélie, en présence de 70.000 fidèles, Benoît XVI a d'abord évoqué la visite historique effectuée en 1982 par Jean-Paul II. Puis il a encouragé les fidèles à aller de l'avant ensemble avec nos frères chrétiens. Son appel à marcher main dans la main "a contribué à faire grandir la confiance et l'amitié avec les membres de l'Eglise d'Ecosse, ceux de l'Eglise épiscopalienne écossaise et d'autres communautés encore". Puis il a salué les représentants œcuméniques en rendant "grâce à Dieu pour l'espoir que représentent les efforts de compréhension et de coopération œcuméniques, en vue d'un unique témoignage à la vérité du salut qu'est la Parole de Dieu, dans une société soumise aujourd'hui à de rapides changements". Evoquant ensuite la question de l'enseignement, il a déclaré que, "ces trente dernières années, avec le concours des autorités civiles, les écoles catholiques écossaises ont relevé le défi de procurer une éducation intégrale à un plus grand nombre d'étudiants, et cela a aidé des jeunes non seulement dans leur croissance spirituelle et humaine, mais aussi pour leur insertion dans la vie professionnelle et publique. C'est un signe de grande espérance pour l'Eglise, et j'encourage les professionnels catholiques, hommes politiques et professeurs d'Ecosse, à ne jamais perdre de vue leur vocation qui est de mettre leurs talents et leur expérience au service de la foi, en s'engageant à tous les niveaux de la culture contemporaine écossaise. L'évangélisation de la culture est d'autant plus importante de nos jours, alors qu'une "dictature du relativisme" menace d'obscurcir l'immuable vérité sur la nature humaine, sa destinée et son bien suprême. Certains cherchent aujourd'hui à exclure la croyance religieuse du discours public, à la limiter à la sphère privée ou même à la dépeindre comme une menace pour l'égalité et pour la liberté. Pourtant, la religion est en fait une garantie de liberté et de respect authentiques, car elle nous conduit à considérer chaque personne comme un frère ou une sœur. Pour cette raison, je lance un appel particulier à vous les fidèles laïcs". Soyez "non seulement des exemples de foi dans la vie publique, mais aussi à introduire et à promouvoir dans le débat public l'argument d'une sagesse et d'une vision de foi... N'ayez pas peur de prendre en main ce service de vos frères et sœurs pour l'avenir de votre nation bien-aimée".

  S'adressant alors aux évêques d'Ecosse, le Pape les a tout particulièrement encouragés dans leur charge pastorale à prier avec les fidèles pour les vocations. Les prêtres sont appelés à la sainteté et au service du peuple de Dieu, a-t-il rappelé, "en modelant leur vie sur le mystère de la croix du Seigneur". Ils doivent "prêcher l'Evangile avec un cœur pur et une conscience transparente: Consacrez-vous à Dieu seul et vous deviendrez pour les jeunes des exemples lumineux d'une vie sainte, simple et joyeuse. Ainsi, à leur tour, désireront-ils vous rejoindre dans votre service exclusif de servir le peuple de Dieu". Et pour conclure, le Pape a invité les jeunes catholiques d'Ecosse "à mener une vie digne... Chaque jour, vous êtres soumis à de nombreuses tentations, telles la drogue, l'argent, le sexe, la pornographie ou l'alcool, dont le monde prétend qu'elles donnent le bonheur, alors qu'elles détruisent et divisent. Il n'y a qu'une seule chose qui soit durable, l'amour de Jésus-Christ pour chacun de vous personnellement. Cherchez-le, connaissez-le et aimez-le, et il vous rendra libres de l'esclavage d'une existence attrayante mais superficielle, souvent proposée par la société d'aujourd'hui. Laissez de côté ce qui ne vaut rien et apprenez votre propre dignité de fils de Dieu... Je prie pour que beaucoup d'entre vous connaissent et aiment le Christ et, qu'à travers cette rencontre, ils se consacrent complètement à Dieu, particulièrement ceux d'entre vous qui sont appelés au sacerdoce et à la vie religieuse".
PV-ROYAUME-UNI/                                                    VIS 20100916 (680)

DIMENSION SPIRITUELLE DE L'ENSEIGNEMENT

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). Ce matin, Benoît XVI a quitté la nonciature pour le Collège universitaire St. Mary de Twickenham, situé à une dizaine de km du centre de la capitale britannique. Fondé en 1850 pour les enfants catholiques de familles modestes, passé en 1899 des Frères des Ecoles chrétiennes aux Vincentins, il compte 4.000 étudiants et dispense ses propres diplômes depuis 1989. Accompagné du Recteur, du Ministre britannique de l'éducation et l'Evêque auxiliaire de Londres, le Pape s'est adressé dans la chapelle aux 300 professeurs et religieux assurant l'enseignement.

  Vous formez, a dit Benoît XVI, "les générations nouvelles non seulement à la connaissance de la foi, mais aussi dans tous les aspects d'une vie citoyenne mûre et responsable dans le monde d'aujourd'hui... L'éducation n'est pas et ne doit jamais être considérée selon une optique purement utilitaire. Il s'agit de former la personne humaine, en lui donnant le bagage nécessaire pour vivre pleinement sa vie. En bref, il s'agit de transmettre la sagesse. Et la vraie sagesse est inséparable de la connaissance du Créateur... Cette dimension transcendante des études et de l'enseignement a été clairement saisie par les moines qui contribuèrent beaucoup à l'évangélisation de ces îles... Puisque la recherche de Dieu, qui est au cœur de la vocation monastique, requiert un engagement actif selon les moyens par lesquels il se fait connaître lui-même : sa création et sa parole révélée, il était tout naturel que le monastère ait une bibliothèque et une école. En se consacrant à l'étude comme chemin pour rencontrer le Verbe incarné de Dieu, les moines ont contribué à poser les fondements de notre culture et de notre civilisation occidentale".

  Le Saint-Père a alors rendu grâce à Dieu pour "les ordres éducatifs qui ont porté, en des terres lointaines, la lumière de l'Evangile, participant à la grande œuvre missionnaire de l'Eglise... Souvent ils ont posé les bases d'un système éducatif avant même que l'Etat n'assume sa responsabilité dans ce service vital des individus et de la société. Comme les rôles respectifs de l'Eglise et de l'Etat dans le domaine de l'éducation continuent d'évoluer, n'oubliez jamais que les religieux ont une contribution unique à donner à cet apostolat, par-dessus tout à cause de leurs vies consacrées à Dieu et du témoignage de fidélité et d'amour qu'ils rendent au Christ, le Maître suprême. La présence de religieux dans les écoles catholiques est vraiment un puissant rappel de l'esprit catholique, souvent remis en cause, qui doit imprégner tous les aspects de la vie scolaire. Cela s'étend bien au-delà d'un enseignement dont le contenu devrait toujours être conforme à la doctrine de l'Eglise, exigence qui va de soi". Benoît XVI a conclu son intervention en manifestant sa gratitude "à tous ceux dont la tâche consiste à assurer dans nos écoles un environnement sécurisant aux enfants et aux jeunes. Notre responsabilité envers ceux qui nous sont confiés pour leur formation chrétienne n'exige rien de moins. En effet, la vie de foi ne peut être éduquée avec efficacité que dans un climat de confiance respectueuse et affectueuse. Je prie pour que cela reste la marque des écoles catholiques dans ce pays".
PV-ROYAUME-UNI                                                     VIS 20100917 (540)

APPEL A LA SAINTETE

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). Après la rencontre de la chapelle, Benoît XVI a traversé en papamobile le campus de St. Mary pour gagner le centre sportif du collège, où l'attendaient 4.000 étudiants qui venaient de suivre son discours sur écrans géants. Cette rencontre avec le monde enseignant avait été diffusé en direct sur Internet dans toutes les écoles catholiques du Royaume-Uni. Après le salut de Mgr.Malcolm P.McMahon, Evêque de Notthingham et Président de la commission épiscopale pour l'éducation, le Pape a inauguré le Centre sportif Jean-Paul II, qui rappelle aussi que son prédécesseur a consacré 120 discours à la thématique sportive. Il s'est alors adressé à l'assistance:

  "Ce n'est pas souvent qu'un Pape...ait la possibilité de parler à des étudiants de toutes les écoles catholiques d'Angleterre, du Pays de Galles et d'Ecosse à la fois. Et puisque j'ai cette chance en ce moment, j'aimerais beaucoup vous dire une chose. J'espère que parmi ceux d'entre vous qui m'écoutent aujourd'hui, se trouvent des futurs saints du XXI siècle... Il se peut que certains d'entre vous n'aient jamais pensé à cela auparavant. Il se peut que certains d'entre vous pensent qu'être un saint ce n'est pas pour eux. Permettez-moi vous expliquer ce que je veux dire". Lorsque j'invite les jeunes "à devenir des saints, je leur demande de ne pas se contenter de la seconde place. Je vous demande de ne pas poursuivre un but limité en ignorant tous les autres... Le bonheur est quelque chose que nous voulons tous, mais un des grands drames de ce monde est que tant de personnes ne le trouvent jamais, parce qu'elles le cherchent là où il n'est pas. La clef du bonheur est très simple - le vrai bonheur se trouve en Dieu. Nous devons avoir le courage de mettre nos espérances les plus profondes en Dieu seul, non pas dans l'argent, dans la carrière, dans les succès de ce monde, ou dans nos relations avec d'autres personnes, mais en Dieu. Lui seul peut satisfaire les exigences profondes de nos cœurs".
   
  "Non seulement Dieu nous aime avec une profondeur et une intensité que nous pouvons à peine essayer de commencer à comprendre, mais il nous invite à répondre à cet amour... Et dès que vous devenez l'ami de Dieu, tout commence à changer dans votre vie... Vous êtes attirés par la pratique des vertus. Vous commencez à considérer l'avidité et l'égoïsme et tous les autres péchés tels qu'ils sont réellement, des tendances destructrices et dangereuses qui provoquent de profondes souffrances et causent un grand préjudice... Vous commencez à éprouver de la compassion pour les personnes en difficultés et vous désirez vivement faire quelque chose pour elles... Et si tout cela est important pour vous, alors vous êtes bien sur le chemin qui mène à la sainteté... Il y a toujours un cadre plus grand qui dépasse les matières que vous étudiez, les différentes compétences que vous apprenez. Tout le travail que vous faites se situe dans le contexte de la croissance de cette amitié avec Dieu et de tout ce qui découle de cette amitié... Ne vous enfermez jamais dans des limites étroites. Le monde a besoin de bons chercheurs, mais une perspective scientifique devient dangereusement étroite si elle ignore la dimension religieuse et éthique de la vie, tout comme la religion devient étriquée si elle rejette la légitime contribution de la science pour notre compréhension du monde. Nous avons besoin de bons historiens, philosophes, économistes, mais si la compréhension de la vie humaine à travers leur domaine particulier est trop étroitement polarisé, ils peuvent nous amener à nous égarer gravement".

  Puis le Saint-Père s'est adressé au "nombreux étudiants non catholiques des écoles catholiques de Grande-Bretagne... Je prie pour que vous aussi vous vous sentiez encouragés à pratiquer les vertus et à grandir dans la connaissance et l'amitié avec Dieu aux côtés de vos camarades de classe catholiques. Vous leur rappelez par votre présence le plus grand dessein qui existe au-delà de l'école, et, de fait, il est absolument juste que le respect et l'amitié à l'égard des membres d'autres traditions religieuses doivent être parmi les vertus apprises à l'école catholique. J'espère également que vous voudrez partager avec tous ceux que vous rencontrez les valeurs et les intuitions que vous avez accueillies à travers l'éducation chrétienne que vous avez reçue". Après qui, Benoît XVI s'est rendu dans la Waldegrave Drawing Room de l'institut universitaire pour une rencontre avec les représentants religieux.
PV-ROYAUME-UNI                                           VIS 20100917 (750)

AVIS

CITE DU VATICAN, 17 SEP 2010 (VIS). En raison du voyage apostolique, le bulletin VIS sera diffusé samedi et dimanche prochains.
.../                                                  VIS 20100917 (20)

jeudi 16 septembre 2010

RACINES CHRETIENNES DE LA GRANDE-BRETAGNE

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Benoît XVI a entrepris ce matin son dix-septième voyage apostolique en gagnant la Grande-Bretagne où, dimanche, il béatifiera le Cardinal Newman. Parti de Rome à 8 h 10', l'avion papal a atterri à 11 h 30' à Edimbourg, capitale de l'Ecosse. Le Pape a été accueilli le Prince consort, Duc d'Edimbourg, qui l'a accompagné par la route au Palais de Holyroodhouse, résidence officielle de la Reine en Ecosse. Cette résidence royale a été bâtie au XVI siècle à l'emplacement d'un monastère construit au XII siècle par le Roi d'Ecosse David I et dédié à la Ste.Croix. Après les honneurs d'Etat, il s'est entretenu en privé avec la Reine Elisabeth II, après quoi il a gagné le parc où l'attendaient 400 personnalités, parmi lesquelles les représentants du parlement écossais et de l'Eglise anglicane. Après le discours de bienvenue de la souveraine britannique, le Pape a prononcé un premier discours.

  Le nom de Holyroodhouse, a dit Benoît XVI en s'adressant à la Reine Elisabeth, évoque la Ste.Croix, mais aussi "les profondes racines chrétiennes qui restent présentes dans toutes les strates de la vie britannique. Les monarques d’Angleterre et d’Ecosse ont été chrétiens très tôt, et on compte parmi eux des saints exceptionnels comme Edouard le Confesseur et Marguerite d’Ecosse. Beaucoup parmi eux ont exercé consciencieusement leur souverain devoir à la lumière de l’Evangile, et, ils ont ainsi façonné très profondément la nation vers le bien. Le message chrétien est ainsi devenu partie intégrante de la langue, de la pensée et de la culture des populations de ces îles depuis plus de mille ans. Le respect de vos ancêtres pour la vérité et la justice, pour la miséricorde et la charité qui vous a été transmis vient d’une foi qui reste une force puissante pour le bien dans votre royaume, au grand bénéfice des chrétiens comme des non-chrétiens... Grâce à des personnalités comme William Wilberforce et David Livingstone, la Grande-Bretagne est intervenue directement dans l’abolition du commerce international des esclaves. Inspirées par leur foi, des femmes comme Florence Nightingale, ont servi les pauvres et les malades et ont créé de nouveaux modèles de soins médicaux, qui, par la suite, ont été imités partout. John Henry Newman, dont je procéderai bientôt à la béatification, fut un des nombreux chrétiens britanniques...dont la bonté, l’éloquence et l’action ont fait honneur aux hommes et aux femmes de leur pays. Avec tant d’autres encore, ces personnalités étaient inspirées par une foi profonde qu’ils avaient reçue et nourrie dans ces îles".

  Puis le Saint-Père a rappelé que, plus récemment, "la Grande-Bretagne et ses dirigeants ont combattu la tyrannie nazie qui cherchait à éliminer Dieu de la société, et qui niait notre commune humanité avec beaucoup jugés indignes de vivre, en particulier les juifs. J’évoque aussi l’attitude du régime envers des pasteurs et des religieux chrétiens qui ont défendu la vérité dans l’amour...et qui l’ont payé de leurs vies. En réfléchissant sur les leçons dramatiques de l’extrémisme athée du XX siècle, n’oublions jamais combien exclure Dieu, la religion et la vertu de la vie publique, conduit en fin de compte à une vision tronquée de l’homme et de la société". Benoît XVI a alors dit qu'il y a 65 ans, la Grande-Bretagne "a joué un rôle essentiel en suscitant le consensus international de l’après-guerre qui favorisa la création des Nations-Unies et inaugura une période de paix et de prospérité jusqu’alors inconnue en Europe". Plus récemment, l’Accord dit du Vendredi Saint a délégué des pouvoirs à l’Assemblée de l’Irlande du Nord. Le Gouvernement de Votre Majesté et le Gouvernement de l’Irlande, en collaboration avec les dirigeants politiques, religieux et civils de l’Irlande du Nord, ont aidé à donner naissance à une résolution pacifique du conflit irlandais. J’encourage tous ceux qui y sont impliqués à continuer de marcher ensemble courageusement sur le chemin déjà tracé vers une paix juste et durable...Votre Gouvernement et votre peuple ont forgé des idées qui ont encore un impact bien au-delà des Îles britanniques. Cela leur confère le devoir particulier d’agir avec sagesse en vue du bien commun. De même, parce que leurs opinions atteignent une audience aussi large, les médias britanniques ont une responsabilité plus lourde que la plupart des autres médias, et une plus grande opportunité pour promouvoir la paix entre les nations, le développement intégral des pays et la propagation d’authentiques droits de l’homme. Puissent tous les britanniques continuer d’être animés par ces valeurs d’honnêteté, de respect et d’impartialité qui leur ont mérité l’estime et l’admiration de beaucoup!". Le Saint-Père a conclu en affirmant que le Royaume-Uni s’efforce d’être aujourd'hui "une société moderne et multiculturelle. Dans ce noble défi puisse-t-il garder toujours son respect pour les valeurs traditionnelles et les expressions de la culture que des formes plus agressives de sécularisme n’estiment ni ne tolèrent même plus. Qu’il n’enfouisse pas les fondements chrétiens qui sous-tendent ses libertés ; puisse aussi ce patrimoine qui a toujours servi le bien de la nation, inspirer constamment l’exemple que Votre Gouvernement et Votre peuple donne aux deux milliards de membres du Commonwealth et à la grande famille des nations de langue anglaise à travers le monde". Après cette intervention, Benoît XVI a pris congé de la Reine et du Duc d'Edimbourg pour gagner la résidence du Cardinal Archevêque de Saint Andrews and Edinburgh, où il a déjeuné.
 PV-ROYAUME-UNI/                                                     VIS 20100916 (900)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 16 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.James Peter Sartain, Archevêque métropolitain de Seattle (superficie: 64.269, population: 3.141.900, catholiques: 964.000, prêtres: 313, diacres: 104, religieux: 551), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Joliet in Illinois (USA), il succède à Mgr.Alexander J.Brunett, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.
NER:RE/                                                               VIS 20100916 (70)

mercredi 15 septembre 2010

SAINTE CLAIRE

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Benoît XVI a consacré sa catéchèse de l'audience générale tenue Salle Paul VI à Claire d'Assise (1193-1253), une des saintes les plus aimées dans l'Eglise. Son témoignage "montre ce que l'Eglise doit aux femmes courageuses et remplies de foi, capables de donner une forte impulsion à sa rénovation". Puis il a rappelé qu'elle naquit dans une famille aristocratique, qui décida de la marier à un bon parti. Mais à dix huit ans, Claire et son amie Bonne quittèrent leurs foyers et décidèrent de suivre le Christ en entrant dans la communauté de la Portioncule. C'est François qui l'y accueillit, lui tailla les cheveux et la revêtit d'un grossier vêtement de pénitence. Dès lors fut elle une vierge, épouse du Christ, humble et pauvre, totalement consacrée au Seigneur".

  Dès le début de sa vie religieuse, a ensuite rappelé le Pape, "Claire trouva en François un maître avec ses enseignements, et plus encore un ami fraternel. Cette amitié fut considérable car, lorsque deux âmes pures brûlent ensemble du même amour de Dieu, elles trouvent dans l'amitié un encouragement à la perfection. L'amitié est l'un des sentiments les plus nobles et élevés que la grâce divine purifie et transfigure". L'évêque Jacques de Vitry, qui connût les débuts du mouvement franciscain, a rapporté que la pauvreté radicale, liée à la confiance absolue en la Providence, était caractéristique de sa spiritualité, et que Claire y était très sensible. C'est pourquoi elle obtint du Pape "le Privilegium Paupertatis, confirmant que Claire et ses compagnes du couvent de San Damiano ne pourraient jamais posséder de biens fonciers. "Ce fut une exception totale au droit canonique de l'époque, accordée par les autorités ecclésiastiques devant les fruits de sainteté évangélique produits par le mode de vie de la sainte et de ses soeurs".

   Ce point, a-t-il ajouté, "montre combien au Moyen Age le rôle de la femme était important. D'ailleurs, Claire fut la première femme de l'histoire de l'Eglise à rédiger une règle qui fut soumise à l'approbation papale, par laquelle elle voulut que le charisme de saint François fut conservé dans toutes les communautés féminines s'inspirant de leur exemple". A San Damiano, elle "pratiqua les vertus héroïques qui devraient distinguer tous les chrétiens, l'humilité, la piété, la pénitence et la charité. Sa réputation de sainteté et les prodiges opérés grâce à elle conduisirent Alexandre IV à canoniser Claire en 1255, à peine deux ans après sa mort". Ses filles spirituelles, les clarisses, poursuivent dans la prière une oeuvre inappréciable au sein de l'Eglise.
AG/                                                     VIS 20100915 (430)

APPELS A LA PAIX

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Après la catéchèse, Benoît XVI a déclaré "suivre avec grande préoccupation les développements de la situation en Asie méridionale, en particulier en Inde, au Pakistan et en Afghanistan. Je prie -a-t-il assuré- pour les victimes en espérant que le respect de la liberté religieuse et la logique de la réconciliation et de la paix prévalent sur la haine et la violence".
AG/                                                       VIS 20100915 (80)

ACCORD AVEC LA BOSNIE-HERZEGOVINE

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Ce matin au Vatican, a été ratifié l'Accord du 8 avril entre la Bosnie-Herzégovine et le Saint-Siège sur l'assistance aux catholiques dans les forces armées, qui entre en vigueur ce jour. Ont notamment pris part à la cérémonie, M.Sven Alkalaj, Ministre des affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine, le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états.
OP/                                                       VIS 20100915 (80) 

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 15 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a:

-Accepté la renonciation à la charge pastorale du diocèse de Kalernie-Kirungu (RDC), présentée pour limite d'âge par Mgr.Dominique Kimplinde.

-Accepté la renonciation à l'office d'Auxiliaire de  Sao Luís do Maranhao (Brésil), présentée pour limite d'âge par Mgr.Geraldo Dantas de Andrade, SCJ.

-Elevé à la dignité épiscopale Mgr.Ignacio Carrasco de Paula, Président de l'Académie pontificale pou la vie.

-Elevé à la dignité épiscopale le P.Enrico dal Covolo, SDB, Recteur de l'Université pontificale du Latran.
RE:NA/                                                               VIS 20100915 (90)

mardi 14 septembre 2010

VOYAGE EN GRANDE-BRETAGNE

CITE DU VATICAN, 14 SEP 2010 (VIS). A l'occasion du voyage apostolique que Benoît XVI s'apprête à effectuer au Royaume-Uni (16 - 19 septembre), les Postes vaticanes mettent en service deux marques postales spéciales. La première, présentant les portraits du Pape et du vénérable John Henry Newman, commémore la visite proprement dite. La seconde, qui reproduit deux autres portraits de Benoît XVI et du nouveau bienheureux, commémore la béatification qui sera célébrée à Birmingham le 19.
.../                               VIS 20100914 (90)

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

CITE DU VATICAN, 14 SEP 2010 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Gerard Paul Bergie, Evêque de Saint Catharines (superficie: 3.158, population: 456.000, catholiques: 157.900, prêtres: 93, diacres: 10, religieux: 75), au Canada. Il était jusqu'ici Auxiliaire de Hamilton (Canada).
NER/                               VIS 20100914 (50)

Copyright © VIS - Vatican Information Service