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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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mardi 23 octobre 2012

LE CARDINAL BERTONE ET LA DELEGATION A DAMAS

Cité du Vatican, 23 octobre 2012 (VIS). Lors de la séance du Synodes des évêques de ce matin, le Cardinal Secrétaire d'Etat a rappelé avoir annoncé la semaine dernière la décision du Pape d'envoyer à Damas une délégation de pères synodaux afin d'exprimer la solidarité de l'Eglise à une population en grave difficulté, ainsi que notre solidarité à nos frères chrétiens, d'encourager aussi tous ceux qui oeuvrent à une recherche de solution respectueuse des droits et devoirs de chacun: Cette initiative, a déclaré le Cardinal Tarcisio Bertone, "a trouvé un écho positif, non seulement ici ou en Syrie, mais aussi dans les milieux internationaux. Malgré les graves évènements survenus ces derniers jours au Proche Orient, nous avons continué de préparer cette mission. Vif est le désir de transmettre la solidarité du Saint-Siège et de l'Eglise universelle par le biais d'une délégation" d'évêques de cette assemblée, accompagnés de représentants du Saint-Siège. "La délégation devrait gagner Damas dès que délais et modalités auront été définies. Nous y travaillons, mais la gravité de la situation impose de retarder cette visite, qui devait advenir après la clôture du Synode, avec quelque variation de la liste des membres de la délégation en fonction de leurs engagements ultérieurs. Les sommes mises à disposition tant par les pères que par le Pape seront acheminées par la suite en Syrie, en signe de solidarité et de fraternité. Nous devons par ailleurs continuer à prier pour que le Seigneur accorde" à ce peuple paix et réconciliation.

PUBLICATION DE LA SENTENCE GABRIELE

Cité du Vatican, 23 octobre 2012 (VIS). Ce matin, a été déposée la sentence du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican prononcée le 6 octobre contre M.Paolo Gabriele, accusé de vol aggravé. Considérée l'absence de précédent pénal, tenue compte de la qualité de son service antérieur aux faits contestés, de sa conviction -erronée- avancée pour expliquer son geste et de sa reconnaissance d'avoir trahi la confiance du Saint-Père, la peine infligée à l'accusé, qui devra assumer les frais du procès, a été réduite à un an et six mois de réclusion.

Le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a commenté le texte à l'attention des journalistes, soulignant que la sentence s'est limitée à la copie et à la soustraction de documents, la pépite, le chèque et l'édition rare n'ayant pas été retenues à cause des contradictions apparues quant au mode de perquisition. Quant aux expertises psychiatriques, elles ont exclu que l'accusé ait pu être inconscient de ses actes. Le Tribunal s'est donc concentré sur la définition juridique du délit de soustraction et possession d'objets dans le but d'en tirer bénéfice, concluant qu'il s'est agi de vol et de possession illégale même si le bénéfice retiré n'était pas économique mais à son sens de nature intellectuelle et morale. Pour ce qui est de la suggestion, terme utilisé pour suggérer l'influence ou la collaboration de tiers, l'accusé l'a rejetée, affirmant avoir agi seul pour le bien du Pape et de l'Eglise.

A propos ensuite des aggravants et atténuants, le P.Lombardi a souligné pour les premiers l'abus de confiance et la diffusion de documents secrets, pour les seconds l'absence de précédent pénal et la conviction morale de l'accusé. Si l'Accusation l'avait requise, l'interdiction perpétuelle des emplois publics a été écartée car non applicable à une peine de dix huit mois de prison. Ceci dit, vue la gravité du délit, la conditionnelle n'a pas été accordée. Il a enfin précisé que M.Gabriele était encore aux arrêts domiciliaires car le Ministère Public ne pouvait pas encore faire appel de la sentence du 6 octobre. La sentence étant exécutive, il est possible d'en faire appel. Dans cette attente le condamné devait rester aux arrêts. Si sa condamnation devait être confirmée, il devra accomplir sa peine de prison au Vatican, étant donné qu'il n'existe pas de convention carcérale avec l'Italie. Demeure la possibilité que le Saint-Père accorde sa grâce à Paolo Gabriele, mais il s'agirait d'une décision personnelle dont on ne peut savoir si et quand elle pourrait se produire.

Le texte complet italien de la sentence est disponible sur http://press.catholica.va/news_services/bulletin/news/29880.php?index=29880&lang=it

PROCES CONTRE CLAUDIO SCIARPELLETTI

Cité du Vatican, 23 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Président du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a fixé au 5 novembre à 9 h l'audience préliminaire du procès contre M.Claudio Sciarpelletti, accusé de complicité avec M.Paolo Grabriele, condamné pour vol aggravé le 6 octobre dernier. Cette procédure avait été détachée du procès Gabriele lors de l'audience du 29 septembre. La cour sera composée du Président Giuseppe Dalla Torre, assisté des Juges Paolo Papanti-Pelletier et Venerando Marano.

lundi 22 octobre 2012

DELEGATION SYNODALE EN SYRIE

Cité du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Répondant en début d'après-midi à des journalistes, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, a précisé que l'envoi à Damas de la délégation du Synode des évêques, comprenant des représentants du Saint-Siège, est encore en préparation. Dès que possible elle pourra répondre à la mission de solidarité, de paix et de réconciliation qu'elle s'est fixée nonobstant les graves épisodes survenus ces jours-ci dans la région.

LA SAINTETE DECOULE DE LA REDEMPTION

Cité du Vatican, 21 octobre 2012 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, 80.000 fidèles ont assisté à la messe de canonisation de sept bienheureux, célébrée en la Journée missionnaire mondiale: La Parole de Dieu à peine écouté, a dit le Pape, décrit le modèle de l’évangélisateur, "appelé à témoigner et annoncer le message chrétien en se conformant à Jésus-Christ et en suivant sa vie. Ceci vaut aussi bien pour la mission Ad Gentes, que pour la nouvelle évangélisation dans les régions de vieille chrétienté". Comme le rapporte Marc, "le Fils de l’homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude... Ces paroles ont constitué le programme de vie des bienheureux que l’Eglise inscrit solennellement aujourd’hui au rang glorieux des saints... Ce sont des fils et des filles de l’Eglise, ayant choisi une vie de service à la suite du Seigneur. La sainteté dans l’Eglise a toujours sa source dans le mystère de la Rédemption... La canonisation d’aujourd’hui représente une confirmation éloquente de cette mystérieuse réalité salvifique. La tenace profession de foi de ces sept généreux disciples du Christ, leur conformation au Fils de l’Homme resplendit aujourd’hui dans toute l’Eglise".

Le Saint-Père a ensuite évoqué la vie et l'exemple des nouveaux saints en commençant par Jacques Berthieu né en 1838 en France, qui fut un "pasteur infatigable dans l'île Sainte-Marie et ensuite à Madagascar, où il lutta contre l'injustice, tout en soulageant les pauvres et les malades... Il se fit tout à tous puisant dans la prière et dans l'amour du cœur de Jésus la force humaine et sacerdotale d'aller jusqu'au martyre... Que la vie de cet évangélisateur soit un encouragement et un modèle pour les prêtres afin qu'ils soient des hommes de Dieu comme lui! Que son exemple aide les nombreux chrétiens persécutés aujourd'hui à cause de leur foi! Puisse en cette Année de la Foi, son intercession porter des fruits pour Madagascar et le continent africain!".

Pedro Calungsod est né vers 1654 dans l'archipel des Visayas aux Philippines et avec d'autres jeunes catéchistes, a accompagné le P.Diego Luis de San Vitores aux Mariannes, pour évangéliser le peuple Chamorro. "La vie y était dure -a ajouté le Pape- et les missionnaires devaient faire face aux persécutions provoquées par des jalousies et des calomnies. Pedro cependant faisait preuve d'une grande foi et charité et il continuait à catéchiser ses nombreux convertis, témoignant du Christ par une vie authentique consacrée à l'Evangile. Son plus grand désir était de gagner des âmes au Christ, ce qui renforça sa détermination d'accepter le martyre... Que cet exemple et ce témoignage courageux inspire le peuple philippin pour annoncer avec ardeur le Royaume et gagner des âmes à Dieu".

Le prêtre italien Giovanni Battista Piamarta "fut un grand apôtre de la charité et de la jeunesse. Il percevait l'exigence d'une présence culturelle et sociale du catholicisme dans le monde moderne... Animé d'une confiance inébranlable en la Divine Providence et d'un profond esprit de sacrifice...quand il était surchargé de travail, il augmentait son temps de rencontre cœur à cœur avec le Seigneur...pour y puiser la force spirituelle et repartir à la conquête du cœur des personnes".

L’œuvre éducative de la religieuse espagnole María del Carmen Sallés y Barangueras "confiée à l'Immaculée, se poursuivit en donnant des fruits abondants pour la jeunesse, grâce au don généreux de ses filles, qui, comme elle, se confient à Dieu qui peut tout".

L’Allemande Marianne Cope "suivit volontiers l’appel à soigner les lépreux d’Hawaï après le refus de nombreuses autres personnes" puis, plus tard, dans les îles Molokai où elle s'occupa du Père Damien et, après sa mort, prenant la direction de son œuvre auprès des lépreux. "A une époque où l’on pouvait faire bien peu pour soulager les souffrances de cette terrible maladie, Marianne Cope fit preuve de l’amour le plus élevé, de courage et d’enthousiasme".

Kateri Tekakwitha est né dans l'actuel Etat de New-York, en 1656, de père mohawk et de mère algonquine chrétienne. Baptisée à 20 ans, pour échapper à la persécution, elle se réfugia à la mission de Saint-François-Xavier près de Montréal. Là, elle travailla jusqu'à sa mort à l'âge de 24 ans, "partageant les coutumes des siens, mais en ne renonçant jamais à ses convictions religieuses. Kateri nous impressionne par l’action de la grâce dans sa vie en l’absence de soutiens extérieurs, et par son courage dans sa vocation si particulière dans sa culture. En elle, foi et culture s’enrichissent mutuellement! Que son exemple nous aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes, en aimant Jésus! Sainte Kateri, protectrice du Canada et première sainte amérindienne, nous te confions le renouveau de la foi dans les Premières Nations et dans toute l’Amérique du Nord! Que Dieu bénisse les Premières Nations!".

La jeune Allemande Anna Schäffer, de Mindelstetten eut un grave accident avec des brûlures inguérissables aux pieds qui la cloueront au lit pour le reste de ses jours. C’est ainsi que la chambre de malade se transforma en cellule conventuelle, et la souffrance en service missionnaire... Puisse son intercession fortifier l’apostolat chrétien hospitalier dans son agir plein de bénédictions!".

Ces nouveaux saints, a conclu le Pape, "divers par leur origine, leur langue, leur nation et leur condition sociale, sont unis les uns aux autres et avec l’ensemble du Peuple de Dieu dans le mystère de salut du Christ, le Rédempteur. Que le témoignage...de leur vie généreusement offerte par amour du Christ, parle aujourd’hui à toute l’Eglise, et que leur intercession la consolide et la soutienne dans sa mission d’annoncer l’Evangile au monde entier", a conclu le Saint-Père.

A l'angélus, il a invoqué Marie, Reine de tous les saints, en rappelant que Lourdes subissait les conséquences de la crue du Gave qui a provoqué l'inondation de la grotte des apparitions dans le sanctuaire marial. "Confions aussi aujourd'hui à la protection maternelle de Marie les missionnaires, prêtres religieux et laïcs, qui à divers endroits du monde sèment le bon grain de l'Evangile. Prions aussi pour le Synode des évêques qui, ces dernières semaines, a réfléchi sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne".

REMISE DU PRIX RATZINGER

Cité du Vatican, 20 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a remis le Prix Ratzinger, institué par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI, a deux théologiens, le laïc français Rémi Brague, expert en philosophie des religions, et le Jésuite américain Brian E.Daley, professeur de théologie historique. Après une introduction de Mgr.Scotti, Président de la fondation et la présentation des lauréats par le Cardinal Camillo Ruini, Président du comité scientifique, Benoît XVI s'est brièvement adressé à l'assistance:

Les deux lauréats de cette année, a-t-il dit, "sont des experts engagés dans deux domaines décisifs pour l'Eglise, l’œcuménisme et le dialogue avec les autres religions. Le P.Daley, dans une étude approfondie des pères de l'Eglise, s'est mis à la meilleure école pour connaître et aimer l'Eglise une et indivisible, dans la richesse de ses différentes traditions". Le Professeur Brague est quant à lui "un grand expert de la philosophie des religions en particulier hébraïque et islamique du Moyen-Age. Ainsi, cinquante ans après le début du concile Vatican II, il me plairait de relire avec eux deux documents conciliaires, la déclaration Nostra Aetate sur les religions non-chrétiennes et le décret Unitatis Redintegratio sur l’œcuménisme, auxquels j'ajouterais toutefois un autre document qui s'est révélé d'une importance capitale, la déclaration Dignitatis Humanae sur la liberté religieuse". Benoît XVI a ensuite rappelé que les deux lauréats sont des "universitaires très engagés dans l'enseignement", soulignant l'importance de cette facette qui démontre "un aspect de la cohérence de l'activité de la fondation" qui, en plus du prix, octroie des bourses d'études pour les doctorants en théologie et organise des congrès d'étude universitaire. "Des personnalités comme le P.Daley et le Professeur Brague sont exemplaires pour la transmission d'un savoir qui unit science et sagesse, rigueur scientifique et passion pour l'homme, en vue de découvrir l'art de vivre. Nous avons aujourd'hui grand besoin de telles personnes qui, par leur foi éclairée et vécue, rendent Dieu proche et visible à l'homme". Il nous faut de ces "hommes dont l'intelligence est éclairée par la lumière de Dieu, pour qu'ils puissent parler aussi à l'intelligence et au cœur des autres. Travailler dans la vigne où le Seigneur nous appelle, afin que les hommes et les femmes d'aujourd'hui puissent découvrir ou redécouvrir le véritable art de vivre, fut un grand élan du Concile, plus que jamais actuel en vue de la nouvelle évangélisation".

BENOIT XVI SOLIDAIRE DES LIBANAIS

Cité du Vatican, 20 octobre 2012 (VIS). A la suite de l’attentat qui s’est produit hier à Beyrouth (Liban), qui a causé la mort de huit personnes et fait de plusieurs dizaines de blessés, le Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à SB le Patriarche maronite Béchara Boutros Raï. S’associant dans la prière au deuil des familles et à la tristesse de tous les Libanais, il confie les victimes au Dieu de toute miséricorde et exprime sa profonde sympathie aux blessées et à leurs familles. Comme il l’a fait lors de son récent voyage au Liban, Benoît XVI condamne une nouvelle fois la violence qui cause tant de souffrances et demande à Dieu de faire au Liban et à toute la région le don de la paix et de la réconciliation.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu en audiences séparées:

Le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Le Cardinal Giuseppe Bertello, Président de la Commission pontificale et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Luis Antonio Sánchez Armijos, SDB, à la charge pastorale du diocèse de Machala (Equateur), présentée en conformité au canon 401,2 du CIC.

Samedi dernier, 20 octobre, il avait nommé:

Mgr.Domenico Caliandro, Archevêque de Brindisi - Ostuni (superficie 1.253, population 283.496, catholiques 282.396, prêtres 165, diacres 12, religieux 233), en Italie. Il était jusqu'ici Evêque de Nardò - Gallipoli (Italie).

Mgr.Guido Evêque d'Alessandria (superficie 740, population 163.100, catholiques 151.200, prêtres 96, diacres 2, religieux 207), en Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Gênes (Italie) et ordonné prêtre en 1990, était jusqu'ici Directeur du service pour le monde universitaire et responsable de la pastorale de la jeunesse du diocèse de Gênes (Italie). Il a été successivement Vice Recteur du grand séminaire de Gênes, curé de plusieurs paroisses entre 1998 et 2007, puis professeur près la Faculté de théologie d'Italie septentrionale, responsable diocésain de la pastorale des jeunes, membre du presbyterium et responsable de la pastorale universitaire.

Mgr.Luigi Ernesto Palletti, Evêque de La Spezia - Sarzana - Brugnato (superficie 881, population 223.535, catholiques 220.921, prêtres 141, diacres 22, religieux 152), en Italie. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Gênes (Italie).


vendredi 19 octobre 2012

RELIQUE DE JEAN-PAUL II A LOURDES

Cité du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). Le pèlerinage de l'UNITALSI, l'organisme italien convoyant les malades vers les sanctuaires, sera accompagné à Lourdes du 21 au 27 octobre par une relique de Jean-Paul II. L'autorisation de transporter une ampoule de sang du bienheureux a été donnée par Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du Conseil pontifical pour la pastorale de santé. Sur les ondes de Radio Vatican, le président de l'UNITALSI a rappelé que la nouvelle évangélisation était chère au défunt Pape, dont l'influence au sein de l'Eglise et à travers le monde est notable. Transporter cette relique symbolisera l'actualité de ses préoccupations mais aussi tout l'amour que ce pasteur a donné à l'humanité, aux fidèles et tout particulièrement aux malades.

ART, MUSIQUE ET ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). La XI édition du Festival international de musique et d'arte religieux, qui se déroulera dans les basiliques papales de Rome et au Vatican, sera consacrée à l'Année de la foi. Cette manifestation promeut les activités de la Fondation Pro Musica et Arte Sacra, présidée par Hans Albert Courtial, en particulier la restauration des trésors artistiques des basiliques romaines et l'organisation de concerts du répertoire musical d'église. Le programme 2012 compte sept concerts, du 2 au 13 novembre: Le 2 le Requiem de Giovanni Sgambati, par le Roma Sinfonietta en la basilique St.Ignace, puis le 7 en la même église l'orchestre de l'Opéra de Rome exécutera la VII Synphonie de Bruckner. Le 11 novembre, le choeur de la Sixtine exécutera en privé au Vatican la Missa Anno Santo, composée par le frère du Saint-Père Mgr.Georg Ratzinger. Le même jour en la basilique Ste.Marie in Aracoeli, le Johann-Rosenmüller Ensemble (instruments anciens) et le Bach-Cor Siegen interpréteront les vêpres de la Vierge de Monteverdi. Le 12 à Ste.Marie Majeure, la Chapelle musicale pontificale proposera des oeuvres de l'école romaine, tandis que le Westminster Cathedral Choir évoquera six siècles de musique chorale catholique dans les îles britanniques. Le lendemain, le même choeur, placé sous la direction de Martin Baker, assurera en la Basilique vaticane le service de la messe que célébrera son Archiprête le Cardinal Angelo Comastri. Ce festival s'achèvera le même jour à St.Paul Hors les Murs avec l'exécution par le Wiener Philarmoniker d'un programme mozartien. Le Cardinal Comastri, Président d'honneur de la Fondation Pro Arte et Musica Sacra, a parlé d'une "musique qui naît de la foi et qui y porte. La création artistique dans l'Eglise n'est effectivement que la manifestation extérieure de la beauté intérieur".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). En fin d'après-midi, le Saint-Père devrait recevoir le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.

jeudi 18 octobre 2012

ENVOYE SPECIAL AU PEROU

Cité du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Aujourd'hui a été rendue publique la lettre latine du 3 octobre dernier, par laquelle le Saint-Père a nommé le Cardinal Raúl Eduardo Vela Chiriboga, Archevêque émérite de Quito, son Envoyé spécial au 475 anniversaire du diocèse de Cuzco, le premier d'Amérique du sud (Pérou, 24 - 28 octobre). Ces festivités coïncident avec le Congrès international eucharistique et marial, inspiré par l'encyclique Ecclesia de Eucharistia de Jean-Paul II (2003).

ACCREDITATION DE L'AMBASSADEUR D'HAITI

Cité du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Ce matin, M.Carl-Henri Guiteau, a remis ses lettres d'accréditation comme Ambassadeur d'Haïti à Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états. Le 6 juillet 2009, le Saint-Père avait reçu les lettres de créance de M.Guiteau au titre d'Envoyé extraordinaire et plénipotentiaire.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Joseph W.Tobin, CSSR, Archevêque d'Indianapolis (superficie 35.768, population 2.595.000, catholiques 246.000, prêtres 236, religieux 715), aux Etats-Unis. Il était jusqu'ici Secrétaire de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

L'Abbé Paul Terrio, Evêque de Saint Paul in Alberta (superficie 155.916, population 131.500, catholiques 57.635, prêtres 30, diacres 10, religieux 29), au Canada. L'Evêque élu, né en 1943 à Montréal (Canada) et ordonné prêtre en 1970, était jusqu'ici curé de paroisse et directeur du service vocations du diocèse d'Edmonton (Canada). Licencié en théologie et en philosophie, il a été curé de paroisse et professeur de collège dans ce même diocèse, après avoir enseigné au grand séminaire de Brasilia (Brésil) de 1983 à 1994.

mercredi 17 octobre 2012

UN CYCLE DE CATECHESE SUR LA FOI

Cité du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a inauguré un cycle de catéchèse consacré à la foi, qui se développera durant toute l'Année de la foi, une année à dit Benoît XVI, "destinée à relancer dans l'Eglise l'enthousiasme de croire en Jésus-Christ...à raviver la joie de reprendre le chemin qu'il nous a indiqué, de témoigner concrètement de la force de la foi". La foi "n'est pas quelque chose d'étranger, distinct de la vie quotidienne, car elle est l'âme. C'est une foi dans un Dieu d'amour qui, en s'incarnant s'est rapproché de l'homme, s'est offert sur la croix pour le racheter et lui ouvrir les portes du ciel. Dans l'amour seul, nous a-t-il enseigné, réside la plénitude de l'homme... Là où règne la domination, la possession, l'exploitation d'autrui...l'homme est appauvri, dégradé, défiguré. Forte dans l'espérance et active dans la charité, la foi chrétienne humanise la vie... Dieu s'est révélé en parole et en acte au long d'une histoire d'amitié avec l'humanité, qui culmina" dans l'Incarnation et la Résurrection. Avec le Christ, Dieu "est entré en homme sur la terre des hommes, afin de les rencontrer et de leur parler. Et cette annonce du salut s'est répandue jusqu'aux confins de ce monde. Née du Christ, l'Eglise est le porteur d'une nouvelle espérance...Mais dès l'origine s'est posé le problème des règles de foi, de la fidélité à l'Evangile..., à la vérité salvifique de Dieu". Dans la profession de foi, "nous nous rattachons à la personne de Jésus et à son historicité".

"Dans le credo réside la vie morale du chrétien, qui y trouve fondement et justification... Il est du devoir de l'Eglise de transmettre la foi, d'enseigner l'Evangile, afin que les vérités chrétiennes éclairent et transforment la culture, que les chrétiens soient capables de témoigner de l'espérance qu'ils portent. Nous vivons dans un monde en mutation profonde où la sécularisation et le relativisme marque fortement la mentalité générale... si l'individualisme et le relativisme semblent dominer chez nos contemporains, les croyants ne sont pas totalement immunes de ces dangers... L'enquête menée en vue du synode sur la nouvelle évangélisation a montré certains de ces dangers, tels une foi vécue passivement et de manière trop personnelle, le refus de l'éducation à la foi ou la fracture entre foi et vie. Souvent le chrétien ne connaît même pas le coeur de la foi catholique contenu dans le credo, mais se laisse gagner par un certain syncrétisme ou relativisme religieux, dénué de clarté quant à la vérité de croire et au caractère salvifique du christianisme... Il nous faut revenir à Dieu, au Dieu de Jésus-Christ, redécouvrir le message évangélique et le faire plus profondément entrer dans notre conscience et dans notre mode de vie. Par mes catéchèses de l'Année de la foi", a conclu le Saint-Père, j'entends "aider qui entreprend cette démarche d'approfondissement des vérités de la foi, relatives à Dieu, à l'homme, à l'Eglise...et de réflexion sur les affirmations du credo. Je voudrais qu'on voie clairement que les vérités de foi intéressent directement notre vécu, qu'elles réclament une conversion de vie, qu'elles engendrent un mode nouveau d'envisager et de croire en Dieu".

Après la catéchèse, il a notamment salué des pèlerins polonais, rappelant que c'était hier l'anniversaire de l'élection de Jean-Paul II: "Nous nous souvenons tous de lui comme d'un grand guide de la foi, qui a introduit l'Eglise dans son troisième millénaire". Le Pape a aussi salué le mouvement Quart Monde, venu pour la Journée mondiale du refus de la misère (ONU), encourageant ses membres à persévérer dans la défense de la dignité et des droits des personnes contraintes à la misère. Lutter contre ce fléau, a-t-il dit, est du devoir permanent de l'humanité.

MISSION PAPALE A DAMAS

Cité du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Hier après-midi, le Cardinal Secrétaire d'Etat a pris la parole devant l'assemblée synodale: "Nous ne pouvons demeurer de simples spectateurs face au drame syrien. Certaines interventions faites ici témoignent de notre préoccupation. Pensant aux terribles souffrances de la population, au sort des personnes déplacées et à l'avenir du pays, certains que la solution de cette crise ne peut qu'être politique, certains pères ont suggéré que notre assemblée exprime sa solidarité au peuple syrien. C'est pourquoi le Saint-Père a décidé d'envoyer prochainement à Damas une délégation chargée d'exprimer en son nom et en notre nom la solidarité de l'Eglise envers le peuple syrien et envers nos frères et soeurs chrétiens. Porteuse d'une aide collectée parmi les pères synodaux et d'un complément de la part du Saint-Siège, elle entend encourager tous ceux qui oeuvrent à une solution respectueuse des droits et devoirs de chacun dans le respect des règles humanitaires". La délégation, qui devrait se rendre en Syrie la semaine prochaine, après que le nonce ait réglé les formalités avec le gouvernement, sera composée des Cardinaux Mosengwo Pasinya (RD Congo), Tauran (France Saint-Siège), Dolan (USA), Mgr.Suescun Mutis (Colombie) et Mgr.Nguyen Nang (Vietnam). Ces pères synodaux seront accompagnés par le Secrétaire pour les relations avec les états, Mgr.Mamberti, et un official de la Secrétairerie d'Etat. En conclusion de l'annonce, le Cardinal Bertone à appelé l'assemblée à prier afin que la raison prévale en Syrie.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Elio Rama, IMC, Evêque de Pinhero (superficie 21.360, population 467.000, catholiques 269.000, prêtres 54, religieux 38), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1953 à Tucunduva (Brésil), a émis ses voeux religieux en 1982 et a été ordonné prêtre en 1984. Jusqu'ici Supérieur régional de son ordre pour le Brésil, il succède à Mgr.Ricardo Pedro Paglia, MSC, dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en missionologie, le nouvel évêque a été successivement vicaire paroissial au Mozambique, curé de paroisse, Recteur du séminaire de son ordre à Nampula, Supérieur régional pour ce pays. Rentré au Brésil, il a été Recteur du séminaire de Sao Paulo, conseiller régional de son ordre puis curé d'une paroisse de ce diocèse.

mardi 16 octobre 2012

CHRISTIANISME ET EUROPE

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Hier, après la session de l'après-midi, a été projeté devant les pères synodaux le film intitulé Bells of Europe (les cloches de l'Europe), traitant du lien entre l'Europe et le christianisme, la culture européenne et l'avenir du continent. Il propose des extraits d'interview des leaders chrétiens que sont notamment Benoît XVI, la Patriarche oecuménique de Constantinople, le Patriarche orthodoxe russe, l'Archevêque anglican de Canterbury, l'ancien Président de la Fédération évangélique d'Allemagne. Le fil conducteur du film est donné par le son des cloches de différentes régions et la fusion d'une cloche dans la fonderie historique d'Agnone (Italie). La bande-son reprend des oeuvres du célèbre compositeur estonien Arvo Pärt. Arvo Pärt, inspirées par le tintement des cloches. Le film a été réalisé par le Centre de Télévision du Vatican sur une idée du P.Germano Marani, avec le soutien de plusieurs autres institutions dont la Fondation Grégorienne. Rai Cinema détient les droits d'émission télévisuels et vidéos. Voici le passage proposant l'interview du Saint-Père:

Sainteté, vous proposez dans vos encycliques une anthropologie forte, celle d'un homme habité par l'amour de Dieu, d'un homme dont l'expérience est élargie par la foi, d'un homme socialement engagé grâce à la charité reçue et donnée. Dans une dimension humaine où le message de l'Evangile offre tous les éléments de la dignité de la personne humaine...,vous avez dit à plusieurs reprises que la redécouverte des valeurs évangéliques, des racines profondes de l'Europe est une source de grande espérance pour le continent, et pas seulement. Pouvez-vous expliquer les raisons de votre espoir?

"La première raison de mon espoir est que le désir de Dieu, la recherche de Dieu, est profondément inscrite dans toute âme humaine et ne saurait disparaître. Bien sûr, pendant un certain temps, vous pouvez oublier Dieu, le mettre de côté, faire autre chose, mais Dieu ne disparaît jamais. Il est tout aussi vrai, comme l'a dit saint Augustin, que les hommes sont inquiets tant qu'ils ne trouvent pas Dieu. Cette préoccupation existe encore aujourd'hui. C'est l'espoir de voir l'homme se mettre en chemin vers Dieu. Ma deuxième raison d'espérer est que l'Evangile de Jésus-Christ, la foi dans le Christ, est tout simplement vrai. La vérité ne vieillit pas. Si vous pouvez oublier pendant un certain temps, si vous pouvez vous intéresser à d'autres choses, mais la vérité ne disparaît pas. Les idéologies ont compté un temps. Elles semblaient fortes, irrésistibles. Or, elles se sont épuisées à bout de consommation parce qu'elles n'étaient pas une vérité profonde. Elles ne contenaient que des parcelles de vérité, qui se sont épuisées. A l'inverse, l'Evangile est vrai, et par conséquent il ne s'use jamais. A chaque période de l'histoire il apparaît avec de nouvelles dimensions, dans toute sa nouveauté, répondant aux attentes du cœur et de la raison humaine, qui peut marcher vers cette vérité et s'y reconnaître. C'est pourquoi je suis convaincu qu'il y a un nouveau printemps du christianisme. Une troisième raison, empirique, est que nous voyons cette préoccupation oeuvrer dans la jeunesse. Les jeunes, qui ont vu tant de choses, de propositions idéologiques et matérialistes, sont saisis par le vide de tout cela, leur échec. L'homme est créé pour l'infini. Le fini est trop petit. On voit parmi les jeunes cette anxiété qui les interpelle et les pousse à entreprendre un parcours à la redécouverte de la beauté du christianisme, d'un christianisme exigeant, radical et profond. Il me semble donc que l'anthropologie en tant que telle démontre qu'il y aura toujours de nouveaux éveils au christianisme. Les faits le confirment, le fondement solide est le christianisme. Il est vrai, et la vérité a toujours un avenir".

Sainteté, vous avez déclaré à plusieurs reprises que l'Europe, qui a eu et continue d'avoir une influence culturelle sur toute l'humanité, ne peut renoncer à sa responsabilité devant le monde. Est-il possible d'esquisser les contours du témoignage visible que les catholiques et les chrétiens orthodoxes et protestants de l'Atlantique à l'Oural, vivant les valeurs de l'Evangile, sont appelé à fournir pour contribuer à la construction d'un monde plus fidèle au Christ, plus accueillant et solidaire, non seulement de préserver le patrimoine culturel et spirituel qui les distingue, mais aussi pour trouver des réponses aux grands défis qui marquent la société post-moderne et multiculturelle?

"C'est la grande question. Il est clair que l'Europe a un poids important dans le monde d'aujourd'hui, économique, culturel et intellectuel. C'est une grande responsabilité pour cela. Mais l'Europe doit encore trouver sa pleine identité pour être en mesure de parler et d'agir en conformité à cette responsabilité. A mon avis les différences nationales ne sont plus un problème. Grâce à Dieu, il s'agit maintenant de diversité et non plus de divisions. Les nations demeurent, avec leur diversité culturelle et ce trésor mis en commun donne naissance à une grande symphonie de cultures. Il s'agit fondamentalement d'une culture commune. Le problème de l'Europe contemporaine est de trouver son identité car elle présente deux âmes, dont la raison abstraite, anti-historique, qui pense tout dominer parce qu'il se sent au-dessus de toutes les cultures. Elle pense être fine à elle-même qu'elle a l'intention et pouvoir s'émanciper de toutes les traditions et valeurs culturelles en faveur du rationalisme. La première sentence de Strasbourg sur le crucifix était un exemple de la volonté de la raison abstraite de se libérer de toutes les traditions, de l'histoire. Mais ainsi l'Europe ne peut survivre. En puis, même la raison pure est conditionnée par une situation historique spécifique, et seulement dans ce sens elle peut exister. L'autre âme est le christianisme, qui est ouvert à tout ce qui est raisonnable. N'a-t-il pas créé l'audace de la raison et la liberté de la raison critique? L'âme chrétienne de l'Europe demeure ancrée à ses racines. Ll'Europe s'est construite sur les grandes valeurs et les grandes intuitions de la foi chrétienne. C'est effectivement en particulier dans le dialogue œcuménique entre les protestants, catholiques et orthodoxes que cette âme doit trouver une expression commune, relever le défi de la raison abstraite, conserver la liberté critique de la raison pure...de la pratiquer en cohérence avec les grandes valeurs qui nous ont été données par le christianisme. Ce n'est que dans cette synthèse que l'Europe peut avoir un poids dans le dialogue interculturel de l'humanité d'aujourd'hui et de demain. Une raison qui se serait émancipée de toutes les cultures ne saurait prendre part au dialogue interculturel. Seule une raison qui a une identité historique et morale peut parler aux autres, et trouver une interculturalité dans laquelle chacun peut venir et trouver l'unité fondamentale des valeurs ouvrant la voie de l'avenir, du nouvel humanisme qui doit être notre but. Pour nous, cet humanisme pousse juste à côté de la grande idée de l'homme créé à l'image et ressemblance de Dieu".

APPUI AUX COOPERATIVES AGRICOLES

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). A l'occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le Saint-Père a adressé un message à M.José Graziano da Silva, Directeur Général de la FAO. Cette année, le 16 octobre, jour anniversaire de la fondation de la FAO, écrit-il, connaît toujours "les effets de la crise économique touchent toujours plus les besoins primaires, y compris le droit fondamental de chaque personne à une nourriture suffisante et saine, aggravant spécialement la situation de ceux qui vivent dans des conditions de pauvreté et de sous-développement. Il s’agit d’un contexte analogue à celui qui inspira l’institution de la FAO et qui requiert l’engagement des institutions nationales et internationales pour libérer l’humanité de la faim, à travers le développement agricole et la croissance des communautés rurales. Le graduel désengagement et l’excessive compétitivité qui pèsent en effet sur la malnutrition risquent de faire oublier combien seules des solutions communes et partagées sont en mesure de donner des réponses adéquates aux attentes des personnes et des peuples... Il ne s’agit pas seulement de donner un soutien aux coopératives comme expression d’une forme différente d’organisation économique et sociale, mais de les considérer comme un véritable instrument de l’action internationale. L’expérience réalisée dans de nombreux pays montre en effet que les coopératives, outre l’impulsion qu’elles donnent au travail agricole, sont un moyen pour permettre aux agriculteurs et aux populations rurales d’intervenir aux moments décisifs et en même temps un instrument efficace pour réaliser ce développement intégral dont la personne est le fondement et le but".

L’Eglise catholique, poursuit Benoît XVI, "considère aussi le travail et l’entreprise coopérative comme moyens pour vivre une expérience d’unité et de solidarité capable de dépasser les différences et jusqu’aux conflits sociaux entre les personnes et entre les divers groupes. C’est pourquoi avec son enseignement et son action elle a toujours soutenu le modèle des coopératives parce qu’elle est convaincue que leur activité ne se limite pas à la seule dimension économique, mais concourt à la croissance humaine, sociale, culturelle et morale de ceux qui en font partie et de la communauté dans laquelle elles sont insérées. Les coopératives en effet sont une expression concrète non d’une stérile complémentarité, mais d’une vraie subsidiarité, un principe que la doctrine sociale de l’Eglise pose comme fondement d’un rapport correct entre les personnes, la société et les institutions... En considérant les situations où conflits ou désastres naturels limitent le travail agricole, une pensée spéciale est adressée au rôle irremplaçable de la femme souvent appelée à diriger l’activité des coopératives, à maintenir les liens familiaux et à garder ces précieux éléments de connaissance et technique propres au monde rural... Il est donc indispensable que les pouvoirs publics opérant au niveau national et international préparent les instruments législatifs et les instruments de financement afin que dans les zones rurales les coopératives puissent être des instruments efficaces pour la production agricole, la sécurité alimentaire, la mutation sociale et pour une plus grande amélioration des conditions de vie. Dans ce nouveau contexte il est souhaitable que les jeunes générations puissent regarder leur avenir avec une confiance renouvelée en maintenant les liens avec le travail des champs, le monde rural et ses valeurs traditionnelles".

COMMISSION THEOLOGIQUE INTERNATIONALE

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Pour l'Année de la foi, la Commission théologique internationale publie un message dont voici de larges extraits:

"En tant que communauté de foi, la Commission...est attentive au message de conversion due constitue cette année de la foi et entend renouveler en profondeur son engagement au service de l’Eglise. Pour ce faire, le 6 décembre 2012, à l’occasion de sa session plénière annuelle et sous la conduite de son Président, Mgr Gerhard Ludwig Müller...elle accomplira un pèlerinage à Ste.Marie Majeure afin de confier ses activités et celles des théologiens catholiques à la Vierge fidèle, modèle des croyants, rempart de la vraie foi, proclamée bienheureuse parce qu’elle a cru".

"A l’occasion de cette année de la foi, la Commission théologique internationale s’engage...à apporter sa contribution spécifique à la nouvelle évangélisation promue par le Saint-Siège, c’est-à-dire à scruter au bénéfice de tous les croyants le mystère révélé en mettant en œuvre toutes les ressources d’une raison éclairée par la foi et à favoriser ainsi sa réception dans les diverses cultures... Comme l’a récemment développé le document...intitulé La théologie aujourd’hui, perspective, principes et critères, la théologie dérive entièrement de la foi. Et elle s’exerce sous la constante dépendance de la foi, vécue au sein du peuple de Dieu sous la conduite de ses pasteurs. Seule la foi permet au théologien d’accéder réellement à son objet, la vérité de Dieu qui éclaire l’ensemble du réel d’un jour nouveau... Le théologien travaille donc à inculturer dans l’intelligence humaine sous la forme d’une authentique science le contenu intelligible de la foi transmise une fois pour toutes. Mais il porte aussi une attention toute particulière à l’acte même de croire. Il s’agit de comprendre de façon plus profonde non seulement les contenus de la foi, mais avec ceux-ci aussi l’acte par lequel nous décidons de nous en remettre totalement à Dieu, en pleine liberté. En effet, il existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les contenus auxquels nous donnons notre assentiment. De cet acte de foi, le théologien dégage la haute consonance anthropologique. Il s’interroge sur la manière dont la grâce de Dieu suscite au cœur même de la liberté de l’homme le oui de la foi. Il montre comment la foi constitue le fondement de tout l’édifice spirituel...en ce sens qu’elle informe toutes les dimensions de la vie chrétienne, personnelle, familiale et communautaire".

"Le travail du théologien est non seulement enraciné dans la foi vivante du peuple chrétien, attentif à ce que l’Esprit dit aux Eglises, mais il est tout entier tendu vers l'accroissement de la foi du peuple de Dieu, vers la mission évangélisatrice de l’Eglise... Ne vise-t-il pas à engendrer, nourrir, défendre et fortifier la foi dans le salut? Le théologien, en collaboration responsable avec le magistère, se veut donc par vocation au service de la foi du peuple de Dieu... Ainsi le théologien est-il le serviteur de la joie chrétienne qui est joie de la vérité... En ce sens la foi, et la théologie comme science de la foi, procure à tous ceux qui aiment la beauté spirituelle un savoureux avant-goût de la joie éternelle".

A PROPOS DES ORDRES CHEVALERESQUES

Cité du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Suite à de fréquentes sollicitations, la Secrétairerie d'Etat précise la position du Saint-Siège à l'égard d'ordres de chevalerie intitulés à des saints ou portant des noms religieux. Outre ses propres ordres (Ordre suprême du Christ, Ordre de l'éperon d'or, Ordre de Pie IX, Ordre de St.Grégoire Le Grand, Ordre de St.Silvestre), il ne reconnaît que l'Ordre souverain et militaire de Malte et l'Ordre équestre du St.Sépulcre de Jérusalem. Le Saint-Siège confirme qu'il n'a pas l'intention de modifier sa position en la matière. Ainsi aucun autre ordre, nouveaux comme reprenant des modèles médiévaux, ne jouit de la reconnaissance du Siège Apostolique, qui ne saurait garantir leur légitimité historique et juridique, leur structure et leur finalité. En vue d'éviter toute équivoque, notamment en matière de délivrance de diplômes chevaleresques et d'usage de lieux saints, abus dommageables à nombre de personnes de bonne foi, le Saint-Siège réaffirme n'attribuer aucune valeurs aux diplômes et insignes délivrés par des associations qu'il ne reconnaît pas. Il considère en outre inapproprié l'usage d'églises ou de chapelles pour leurs prétendues cérémonies d'investiture".

lundi 15 octobre 2012

LES RICHES DOIVENT ETRE SOLIDAIRES

Cité du Vatican, 14 octobre 2012 (VIS). "Dieu peut conquérir le cœur d'une personne qui possède beaucoup de biens et la pousser à la solidarité et au partage avec qui est dans le besoin, avec les pauvres, à entrer ainsi dans la logique du don". C'est ce qu'a dit Benoît XVI à l'angélus en commentant à l'Evangile dominical qui raconte la rencontre de Jésus avec un jeune homme riche. "Jésus enseigne qu'il est plus difficile pour un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu, mais que ce n'est pas impossible... Effectivement, à travers la logique du don, la personne se met en chemin avec Jésus Christ, lequel, comme l'écrit saint Paul, de riche qu'il était s'est fait pauvre pour vous, pour que vous deveniez riche par sa pauvreté". Benoît XVI a ensuite rappelé aux fidèles réunis Place St.Pierre que le jeune homme rencontrant Jésus observait scrupuleusement tous les commandements de la loi de Dieu mais qu'il "il n'avait pas trouvé le vrai bonheur. C'est pour cela qu'il demande à Jésus comment faire pour avoir la vie éternelle. D'un côté, il est attiré comme tous par la plénitude de la vie, d'un autre, étant habitué à compter sur ses richesses, il pense que la vie éternelle peut aussi être acquise en quelque sorte, en observant peut être un commandement spécial". Le Christ perçoit ce désir de plénitude mais aussi son point faible, l'attachement aux biens. C'est pourquoi il lui propose de tout donner aux pauvres, de façon à ce que "son trésor, et donc son cœur, ne soit plus sur la terre mais au ciel. Et d'ajouter: Viens! Suis-moi! Cependant, le jeune homme, au lieu d'accueillir avec joie l'invitation de Jésus, s'en va attristé, car il ne réussit pas à se détacher de ses richesses qui ne pourront jamais lui donner le bonheur et la vie éternelle". C'est alors que Jésus prononce la célèbre phrase: "Il est plus facile pour un chameau de passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu. Mais devant la perplexité de ses disciples, il ajoute: Ce qui est impossible aux hommes n'est pas impossible à Dieu, car tout est possible à Dieu. Dans son commentaire du récit, Clément d'Alexandrie écrit que cette parabole enseigne aux riches qu'ils ne doivent pas laisser de côté leur salut comme s'ils étaient déjà condamnés, ni jeter leurs richesses à la mer ou les condamner comme étant insidieuses et hostiles à la vie. Ils doivent apprendre de quelle façon les utiliser. L'histoire de l'Eglise, a conclu le Saint-Père, "est remplie d'exemples de personnes riches qui ont employé leurs biens de façon évangélique, atteignant ainsi la sainteté. Pensons seulement à saint François, sainte Elisabeth de Hongrie ou saint Charles Borromée".

Après la prière mariale, le Pape a rappelé que hier à Prague (République tchèque) ont été béatifiés Friedrich Bacstein et ses treize compagnons franciscains, "assassinés en 1611 à cause de leur foi. Ils sont les premiers bienheureux de l'Année de la foi, et sont des martyrs: rappelons-nous que croire dans le Christ signifie être disposés aussi à souffrir avec lui et pour lui... Aujourd'hui, en Pologne et dans les paroisses polonaises du monde on célèbre la Journée du Pape, dont le thème est cette année Jean-Paul II, Pape de la famille...Que dans toutes les familles polonaises resplendisse le feu vivant de la foi, du bien et de l'amour évangélique".

RAPPELER A LA SOCIETE LES NORMES MORALES OBJECTIVES

Cité du Vatican, 15 octobre 2012 (VIS). Le Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux est intervenu le 14 octobre dernier au Forum mondial d'Istanbul (Turquie 13 - 14 octobre) consacré à la justice dans la construction d'un nouvel ordre mondial. Le P.Miguel Angel Ayuso Guixot a analysé la contribution essentielle de la justice sociale et de la liberté religieuse pour la paix, et l'apport indispensable de la religion dans la promotion de la paix et la justice dans le tissu de la société mondiale: La religion, a-t-il dit, "apporte sa contribution au débat national de toute société. Ce débat doit s'engager avec tous les réseaux complexes des sociétés du monde moderne. Des concepts comme justice et justice sociale font partie intégrante de la discussion. C'est pourquoi nous nous demandons quelle est la contribution de la religion au débat national sur la justice et la justice sociale. La justice est un attribut divin et l'enseignement religieux contribue sans doute à la réflexion sur le juste ordonnancement des relations, dit en d'autres termes, à la justice sociale. La tradition catholique, cependant, soutient que la justice est accessible, par la raison humaine, à tous les hommes et femmes de bonne volonté, religieux ou non".

"Les croyants comme les non-croyants peuvent défendre la dignité innée de la personne humaine et voir en elle la raison des droits inaliénables de chaque individu, dont la protection est l'objectif de la justice... Ces droits sont antérieurs et indépendants de l'Etat et la mesure de la justice de l'Etat est celle dans laquelle il respecte et revendique ces droits qui le précèdent puisque la justice exige que toutes les personnes puissent jouir du libre exercice de leurs droits... Lorsque l'Etat cesse d'administrer la justice ou, même, agit injustement, il n'a aucune autorité morale ni légitime. Cela implique que l'Etat soit soumis au jugement, qu'il n'ait pas de pouvoir absolu, qu'il puisse et, même, doive rendre des comptes. Notre question est donc: qui ou qu'est-ce qui peut demander des comptes à l'Etat pour s'assurer qu'il agit avec justice? La question n'est pas politique mais morale bien que la réponse exige des décisions politiques".

"Vu que la question fondamentale est de nature morale, on en déduit que la caractéristique d'une société juste et civile est l'espace adéquat et dû qui est octroyé à la religion, qui apporte une contribution unique en étant la voix de ceux qui en ont besoin: les nécessiteux, les opprimés et persécutés; une voix prophétique qui appelle tout le monde à agir pour la paix et la justice. La religion en appelle à la conscience de la société pour qu'elle agisse vraiment en faveur du bien commun. Cependant, la religion a un rôle dans le débat politique, non pour proposer des solutions politiques concrètes,ce qui est hors de sa compétence, mais pour rappeler à la société les normes morales objectives comme fondement de la justice et d'une société juste".

LE SYNODE, UNE MARCHE ENSEMBLE VERS L'UNITE

Cité du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Avant de déjeuner avec les pères synodaux, des évêques ayant participé au concile Vatican II et les présidents des conférences épiscopales, Benoît XVI a prononcé un bref discours. "Quelle belle tradition, initiée par Jean-Paul II -a-t-il dit- que de couronner le synode par un déjeuner commun. Et c'est une grande joie pour moi d'avoir à mes côtés SS le Patriarche Barthélemy, Patriarche œcuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque Primat de la Communion anglicane. Cette communion est le signe que nous marchons ensemble vers l'unité et que nous avançons cordialement. Le Seigneur nous aidera à aller de l'avant aussi extérieurement. Il me semble que cette joie nous donne de la force aussi dans notre mandat d'évangélisation. Synodos signifie chemin commun, faire route ensemble, et ainsi ce mot fait-il penser au célèbre cheminement du Seigneur avec les deux disciples d'Emmaüs, qui sont un peu à l'image du monde agnostique d'aujourd'hui. Jésus, leur espérance, était mort, le monde était vide. Il leur semblait que Dieu n'était plus avec eux ou qu'il ne s'intéressait plus à eux. Avec le désespoir au cœur, et cependant avec une petite flamme de foi, ils avançaient. Mais le Seigneur marchait mystérieusement à leur côté, les aidant à mieux comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l'histoire, sa marche silencieuse avec nous. A la fin du repas, alors que déjà les paroles du Seigneur avaient allumé leur cœur et éclairé leur esprit, ils le reconnurent au cours et leur cœur commença de comprendre. Ainsi, au synode, sommes nous ensemble et marchons avec nos contemporains. Prions le Seigneur afin qu'il nous éclaire, qu'il embrase notre cœur afin que nous voyions, qu'il éclaire nos esprits. Prions afin qu'au cours de ce repas, dans la communion eucharistique, nous puissions réellement être ouverts, le voir et ainsi éclairer aussi le monde en lui donnant sa lumière".

Le Pape a par ailleurs souligné que la session vespérale du synode de la veille, vendredi, avait commencé plus tard que d'habitude à cause du déjeuner. "Il serait inhumain -a-t-il dit- de reprendre à quatre heures et demi. Donc nous reprendrons le travail ce soir à six heures moins le quart".

ACCORD AVEC LA GUINEE EQUATORIALE

Cité du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Aujourd'hui à Mongomo, la Guinée équatoriale et le Saint-Siège ont signé un accord réglant les rapports Eglise Etat. Paraphé en présence du Président de la République M.Teodoro Obiang Nguema Mbasogo par M.Agapito Mba Mokuy, Ministre des affaires étrangères, et par Mgr.Piero Pioppo, Nonce apostolique, le document compte 19 articles et un protocole additionnel. Il entrera en vigueur dès sa ratification. "En vue de l'autonomie de l'Eglise et de l'indépendance entre Eglise et Etat, et en vertu du désir commun de collaboration, les parties ont tracé le cadre juridique de leurs rapports. La personnalité juridique de l'Eglise et de ses institutions a été reconnue, ainsi que la validité du mariage canonique, les lieux de culte et les écoles, l'assistance spirituelle aux catholiques dans les hôpitaux et les prisons".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 15 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la renonciation de Mgr.Carlos Prada Sanmiguel à la charge pastorale du diocèse de Duitana-Sogamoso (Colombie), en conformité au canon 401,2 du CIC.

Samedi dernier, 13 octobre, il avait nommé le Cardinal Gaudencio B.Rosales, Archevêque émérite de Manille, son Envoyé spécial à la X Assemblée de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie (Ho Chi Minh Ville, Vietnam, 19 - 25 novembre).

vendredi 12 octobre 2012

AGGIORNAMENTO ET TRADITION

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu en début d'après-midi les Evêques pères concilaires venus à Rome, et les Présidents des Conférences épiscopales participant au Synode. Ayant été expert au concile Vatican II, Benoît XVI a évoqué les nombreux souvenirs de cette période vivace et féconde: "Sans m'étendre, je voudrais reprendre certains points de mon homélie d'hier en citant le mot que Jean XXII avait lancé comme une sorte de programme pour les travaux conciliaires, l'aggiornamento. Cinquante ans après l'ouverture du Concile, certains se demandent si la formule n'aurait pas d'emblée été malheureuse. On pourrait discuter des heures durant et n'aboutir qu'à des opinions discordantes. Je suis convaincu que l'intuition du Pape Jean exprimée par ce mot était et demeure exacte. Le christianisme n'est pas une chose du passé, vécue en regardant en arrière, puisque le Christ est d'hier, d'aujourd'hui et pour l'éternité. Il est marqué de la présence de l'Eternel, de Dieu entré dans le temps et présent à tout moment, le temps découlant de sa puissance créatrice, de son éternel aujourd'hui. C'est pourquoi le christianisme est toujours neuf. Il ne faut pas l'envisager comme un arbre pleinement développé à partir de la graine évangélique, qui aurait produit tous ses fruits et serait devenu vieux, au crépuscule de son énergie vitale. Le christianisme est un arbre...perpétuellement jeune. Cette actualité, cet aggiornamento, ne signifie pas une rupture de la tradition, mais une vitalité continue. Aggiornamento ne veut pas dire réduire la foi, la plier à l'air du temps, au bon plaisir de l'opinion. Tout au contraire. Et comme le firent les pères concilaires, il nous faut porter notre aujourd'hui dans le temps de Dieu".

"Le Concile fut un moment de grâce durant lequel l'Esprit nous a montré que l'Eglise cheminant de siècle en siècle doit toujours parler à l'homme. Ceci ne peut se faire que par la force de qui a de profondes racines en Dieu, par qui se laisse guider par Dieu et vit sa foi dans la pureté, non par qui s'adapte à l'instant ou choisit le chemin le plus commode. C'était clair au Concile, dont la constitution dogmatique sur l'Eglise Lumen Gentium" insistait sur l'appel à la sainteté, "qui présente le visage véritable de l'Eglise... Si la mémoire du passé est précieuse, elle n'est pas une fin en soi. L'Année de la foi "nous invite à reprendre le chemin du Concile, à nous concentrer sur son message, qui est celui de la foi dans le Christ, Sauveur unique du monde... Aujourd'hui encore il est essentiel de transmettre l'amour de Dieu à tout homme, en tout lieu et de tout temps".

Après cette audience, le Saint-Père a partagé un repas avec tous les participants à l'assemblée synodale en cours, auquel ont été invités le Patriarche oeucuménique, le Primat anglican et les pères conciliaires venus à Rome et les présidents des conférences épiscopales.


BENOIT XVI EVOQUE JEAN XXIII

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Hier à 21 h, Benoît XVI est apparu à la fenêtre de son bureau pour saluer la procession aux flambeaux organisée à l'ouverture de l'Année de la foi par le diocèse de Rome et l'Action catholique italienne dans le cadre de l'opération intitulée L'Eglise belle du Concile. Refaisant le geste de Jean XXIII, qui au soir de l'ouverture de Vatican II (11 octobre 1962) s'était spontanément adressée à la foule, le Saint-Père a évoqué "les inoubliables paroles du Bon Pape, remplies de poésie, de douceur et de cordialité. Nous étions heureux et pleins d'enthousiasme. La grande assemblée oecuménique était ouverte et nous étions certains d'un nouveau printemps de l'Eglise, d'une nouvelle Pentecôte et d'une relance de la force libératrice de l'Evangile. Dans nos coeurs aujourd'hui notre joie est plus sobre, plus humble. En cinquante ans nous avons vu que le péché originel est bien présent, et qu'il se traduit toujours en erreurs personnelles, capables de devenir des éléments du péché même. La zizanie est toujours présente dans le champ du Seigneur et, dans le filet de Pierre, on trouve nombre de mauvais poissons. La fragilité humaine est présente jusque dans l'Eglise, dont la barque navigue à contrevent parmi des tempêtes qui la menacent. Nous avons parfois pensé que le Seigneur nous avait abandonné. Ce sont là des expériences" de la période post conciliaire, qui nous a montré aussi "la présence du Seigneur, sa bonté et sa force. Le feu de l'Esprit, celui du Christ, n'est ni dévorant ni destructeur, mais silencieux. C'est une petite flamme pleine de bonté et de vérité qui se transforme en lumière et chaleur. Non, le Seigneur ne nous abandonne pas, et il est aujourd'hui discrètement présent à nos côtés, réchauffant nos coeurs, conseillant nos vies, offrant des charismes de bonté et de charité. Eclairant le monde, ils reflètent pour nous la bonté divine. Oui le Christ est vivant avec nous, et nous devons être heureux car sa bonté ne s'éteint pas. Pour finir, je fais miennes les paroles inoubliables du Pape Jean: Rentrés dans vos foyers, faites un bisou à vos enfants de la part du Pape. Soit béni le nom du Seigneur".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi SS Barthélemy I, Patriarche oecuménique de Constantinople.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Renato P.Mayugaba, Evêque de Laoag (superficie 3.386, population 654.000, catholiques 426.000, prêtres 54, religieux 102), aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lingayen-Dagupan (Philippines).

jeudi 11 octobre 2012

MESSE D'OUVERTURE DE L'ANNEE DE LA FOI

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Benoît XVI a présidé ce matin Place St.Pierre, la messe solennelle qui, à cinquante ans de l’ouverture du Concile oecuménique Vatican II, ouvre l’Année de la foi. Il était entouré des Cardinaux, Patriarches, Archevêques majeurs, Présidents de conférences épiscopales et Evêques participant au Synode, ainsi que des quatorze pères conciliaires qui ont pu se rendre à Rome. D'entrée le Saint-Père a salué les autorités présentes, en particulier SS Barthélemy I, Patriarche oecuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane. Pour faire mémoire du Concile, a-t-il ajouté, "cette célébration s'est enrichie de signes symboliques, la procession qui a rappelée l'entrée solennelle des pères conciliaires dans cette basilique, l’intronisation de l’évangéliaire, copie de celui utilisé durant le Concile, les sept messages conclusifs du Concile ainsi que le Catéchisme de l’Eglise catholique que je remettrai en fin de messe. Non seulement ces signes nous rappellent notre devoir de commémoration, mais ils nous offrent aussi l’occasion de dépasser cette perspective pour aller plus avant dans le mouvement spirituel qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi dans le Christ, la foi apostolique, animée par l’élan intérieur qui pousse à annoncer le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage de l’Eglise sur les chemins de l’histoire".

"La cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui et le chemin que l’Eglise a parcouru durant les cinquante dernières années est évidente, à commencer par le Concile, puis à travers le magistère de Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une Année de la foi, jusqu’au Grand Jubilée de l’an 2000 par lequel Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’humanité Jésus-Christ comme unique Sauveur... Entre ces deux Papes, il existe une convergence sur le Christ, centre du cosmos et de l’histoire... Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est l’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif... L’Evangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père dans l’Esprit, est le sujet véritable et pérenne de l’évangélisation... Cette mission du Christ, ce mouvement, qui se poursuit dans l’espace et dans le temps, traverse siècles et continents. C’est un mouvement qui part du Père et, avec la force de l’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous temps, au sens matériel et spirituel. L’Eglise est l’instrument premier et nécessaire de cette œuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui comme le corps l’est à la tête".

"Si Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique à la foi, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de devoir, pour ainsi dire, s’immerger à nouveau dans le mystère chrétien, afin d’être en mesure de le proposer à nouveau efficacement à l’homme contemporain... Dans son discours inaugural, Jean XXIII présenta le but principal du concile oecuménique en ces termes: Ce qui intéresse le Concile est que le dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné de façon plus efficace. Son but principal n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine. Pour cela il n’est pas besoin d’un Concile. Or il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de notre temps... A la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai moi-même eu l’occasion d’expérimenter. Durant le Concile il y avait un élan face au devoir commun de faire resplendir la vérité et la beauté de la foi, sans pour autant sacrifier aux exigences du présent ni la confiner au passé. Dans la foi résonne l’éternel présent de Dieu, qui transcende le temps... C’est pourquoi je considère que la chose la plus importante...est de raviver dans toute l’Eglise cet élan positif, ce désir d’annoncer à nouveau le Christ à l’homme contemporain. Pour cette raison, j’ai insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir à la lettre du Concile, c’est-à-dire à ses textes, pour en découvrir aussi l’esprit authentique. Et j’ai répété que le véritable héritage du Concile réside dans ses documents, qui protègent des excès, d’une nostalgie anachronique ou de courses en avant, qui permettent de saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile n’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’a pas voulu en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire en sorte que la même foi continue à être vécue, continue à être une foi vivante dans un monde en mutation... Les pères conciliaires entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont ouverts confiants au dialogue avec le monde moderne c’est parce qu’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur lequel ils s’appuyaient. En revanche, durant les années suivantes, beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante, mettant en discussion les fondements même d'un dépôt de la foi qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leur dans toute leur vérité".

"Si aujourd’hui l’Eglise propose une nouvelle Année de la foi ainsi que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un anniversaire, mais parce que c’est une nécessité, plus encore qu’il y a cinquante ans!.. L’initiative de créer le Conseil pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation...entre dans cette perspective. Les dernières décennies ont connu une désertification spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir dans certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous tous... Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie, montrent le chemin vers la terre promise et ainsi tiennent en éveil l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la grâce de Dieu qui libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser signifie rendre témoignage d’une vie nouvelle, transformée par Dieu, et ainsi indiquer le chemin... Le voyage est une métaphore de la vie, et le voyageur sage est celui qui, ayant appris l’art de vivre, est capable de le partager avec ses frères, comme c’est le cas pour les pèlerins de St.Jacques ou d'autres sanctuaires, qui connaissent, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces chemins? Ne serait-ce pas parce qu’il trouvent là, ou au moins y perçoivent, quelque chose du sens de notre être au monde? Voici alors la façon dont nous pouvons vivre cette Année de la foi, comme un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel". Dotons-nous de "l’Evangile et de la foi de l’Eglise dont les documents du concile oecuménique Vatican II sont l’expression lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Eglise catholique, publié il y a vingt ans". Concluant, Benoît XVI a rappelé que, le 11 octobre 1962 "on célébrait la fête de la Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions l’Année de la foi, comme je l’ai fait il y a une semaine lorsque je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille toujours comme l’étoile sur le chemin de la nouvelle évangélisation".

TEMOIGNAGE DU PATRIARCHE BARTHELEMY I

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Voici des extraits du message que SS le Patriarche oecuménique Barthélemy I à lu durant la messe de ce matin: "En ces lieux, il y a cinquante ans, une cérémonie solennelle a conquis le cœur et l'esprit de l'Eglise catholique, la faisant entrer dans le monde contemporain. L'ouverture d'un concile fut inspiré par la réalité fondamentale que le Fils et Verbe de Dieu incarné se trouve là où deux ou trois sont réunis en son nom et que l'Esprit, qui procède du Père, nous guidera vers la vérité complète... Au cours des cinquante dernières années, les fruits de cette assemblée ont été variés, dont témoigne une série de constitutions importantes, de déclarations et de décrets. Nous avons vu le renouvellement de l'esprit et un retour aux sources dans la recherche liturgique, biblique et patristique. Nous avons apprécié la progressive limitation d'unee scolastique au profit de l'ouverture et du dialogue œcuménique, qui a conduit à l'annulation mutuelle des excommunications de 1054, l'échange de voeux, la restitution de reliques, l'engagement de dialogues importants, et de visites réciproques. Ce cheminement n'a pas toujours été facile, sans douleur ni problèmes... La théologie fondamentale et les principaux thèmes du Concile tels le mystère de l'Eglise, le caractère sacré de la liturgie, et l'autorité de l'évêque, sont difficiles à appliquer dans les faits".

"Alors que nous allons de l'avant ensemble, nous rendons grâce au Dieu vivant, Père, Fils et Esprit, car cette assemblée d'évêques a reconnu l'importance de la réflexion et le dialogue sincère entre nos Eglises sœurs. Nous nous joignons notre espérance commune de voir abattue la barrière entre Eglise d'Orient et Eglise d'Occident, afin qu'il n'y ait qu'une maison commune, fermement fondée sur Jésus-Christ, la pierre angulaire... Notre présence ici montre et scelle notre engagement à témoigner ensemble de l'Evangile du salut devant tous nos frères pauvres, opprimés, oubliés dans le monde créé par Dieu. Prions ensemble pour la paix et la bonne santé de nos frères et sœurs chrétiens qui vivent au Moyen Orient. Dans une tourmente de violence et de division qui s'intensifie entre les peuples, puisse l'amour et le désir d'harmonie que nous professons ici, et la compréhension que nous cherchons à travers le dialogue et le respect mutuel, servir de modèle. En effet, l'humanité entière peut tendre la main à l'autre et travailler de concert pour surmonter des épreuves comme la famine, les catastrophes naturelles, les maladies, et la guerre qui à la fin nous touche tous. Devant tout ce qui doit encore être accompli par l'Eglise, appréciant les progrès que nous avons partagé, nous sommes heureux d'avoir été invités à cette solennelle commémoration et à intervenir à l'ouverture de l'Année de la foi. C'est bien la foi qui donne un signe clair de la route parcourue ensemble sur la voie de la réconciliation et de l'unité visible".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé Vincenzo Peroni, Cérémoniaire pontifical.

mercredi 10 octobre 2012

LES DOCUMENTS DE VATICAN II, UNE BOUSSOLE POUR L'EGLISE

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a rappelé que demain sera célébré le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II à l'occasion du lancement de l'Année de la foi. C'est pourquoi il a consacré sa catéchèse "au grand évènement ecclésial que fut ce concile". Il convient, a-t-il dit, "de revenir aux documents conciliaires, en les libérant d'une masse de publications qui" les ont souvent offusqués. "Aujourd'hui encore ils constituent une boussole permettant à la barque de l'Eglise de naviguer en haute mer, en eaux calmes comme en tempête, vers un port sûr... Je me souviens bien de cette époque, alors que, jeune professeur de théologie fondamentale à Bonn, l'Archevêque de Cologne le Cardinal Frings me fit venir à Rome comme conseiller". Au concile "j'ai vu une Eglise vivante...à l'écoute de l'Esprit, le véritable moteur de ces assises. Peu de fois dans l'histoire on a pu saisir aussi concrètement l'universalité de l'Eglise, dans un moment de réalisation de sa mission évangélisatrice à la dimension d monde".

Vatican II a été précédé de nombreux autres conciles, Nicée, Ephèse, Chalcédoine ou Trente, "convoqués pour définir des points fondamentaux de la foi et corriger des erreurs dangereuses. Ce ne fut pas le cas de Vatican II, car "il n'y avait pas d'erreurs de foi à corriger, pas plus que de questions doctrinales ou disciplinaires à clarifier... La première question qui s'est posée...fut comment l'engager et quels buts lui assigner". Dans son discours d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII donna une orientation générale: "La foi devait parler d'une manière nouvelle tout en maintenant son contenu pérenne, sans rupture ni compromis. Le Pape voulait que l'Eglise réfléchisse sur sa foi et sur les vérités qui la guident. Dans cette réflexion il convenait de dessiner un rapport nouveau entre l'Eglise et le monde, entre le christianisme et la pensée moderne, non point pour s'y conformer mais pour présenter à un monde qui tend à l'éloigner de Dieu les exigences de l'Evangile dans toute sa grandeur et pureté... Notre temps continue d'être marqué par un oubli et une surdité envers Dieu. Il nous faut donc retenir la leçon fondamentale du Concile, c'est à dire que l'essence du christianisme réside dans la foi en Dieu... Comme ce fut alors le voeu des pères conciliaires, il est important de voir clairement que Dieu est présent et qu'il répond à nos appels. Mais si la foi fait défaut l'essentiel s'écroule, étant donné que l'homme perd sa dignité". Vatican II "nous rappelle que l'Eglise a le devoir et le mandat de transmettre la parole d'amour de Dieu qui sauve, de diffuser l'appel divin contenant notre béatitude éternelle".

Puis le Saint-Père a évoqué les quatre constitutions conciliaires, qui "sont comme les points cardinaux de cette boussole": Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, qui rappelle la primauté de l'adoration et le caractère central du mystère christique, Lumen Gentium, document dogmatique qui rappelle que l'Eglise a pour premier devoir la glorification de Dieu, Dei Verbum, consacré à la Révélation, à la Parole vivante de Dieu qui convoque l'Eglise et la vivifie à travers le temps, Gaudium et Spes, consacrée à la façon de porter au monde la lumière reçue de Dieu. Le Concile Vatican II, a conclu Benoît XVI, "constitue pour nous un fervent appel à redécouvrir jour après jour la beauté de la foi, à en approfondir la connaissance en vue d'un rapport plus intense avec le Seigneur, à vivre pleinement notre vocation chrétienne".

NUMERO SPECIAL DE "L'OSSERVATORE ROMANO"

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). A l'occasion du cinquantenaire de l'ouverture de Vatican II, L'Osservatore Romano publie un numéro spécial (en anglais, espagnol et italien) sur l'histoire de ce concile oecuménique. Le récit, qui se fonde sur les chroniques de l'époque, propose des points de détail inédits ou peu connus, des photographies, des textes des Papes ayant présidé les assises conciliaires ou les ayant vécu, tel le jeune théologien Joseph Ratzinger, qui en fut expert. Le volume s'ouvre par un texte que Benoît XVI a composé l'été dernier pour la toute prochaine publication par les Editions Herder de ses écrits conciliaires, édition supervisée par Mgr.Gerhard Ludwig Müller. Ce texte inédit paraîtra en allemand dans l'édition du journal de ce 11 octobre, et sera disponible à partir de 17 h sur le site web de L'Osservatore Romano en allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais et portugais.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père devrait recevoir SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et Primat de la Communion anglicane.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:

Elevé Mgr.Frans Daneels, O.Praem., Secrétaire du Tribunal suprême de la signature apostolique, à la dignité archiépiscopale.

Nommé l'Abbé Vital Corbellini, Evêque de Marabá (superficie 81.832, population 646.000, catholiques 450.000, prêtres 35, religieux 51), au Brésil. L'Evêque élu, né en 1959 à Garibaldi (Brésil) et ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la paroisse de Jaru (diocèse de Jí-Paraná). Missionnaire, il a assumé depuis 1987 le service de plusieurs paroisses, et a été de 2007 à 2010 Vicaire général du diocèse de Caxias do Sul (Brésil).

Nommé Mgr.Gregório Paixao Neto, OSB, Evêque de Petrópolis (superficie 2.880, population 834.000, catholiques 646.000, prêtres 104, diacres 2, religieux 385), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Sao Salvador da Bahia (Brésil).

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