Cité
du Vatican, 23 octobre 2012 (VIS). Lors de la séance du Synodes des
évêques de ce matin, le Cardinal Secrétaire d'Etat a rappelé
avoir annoncé la semaine dernière la décision du Pape d'envoyer à
Damas une délégation de pères synodaux afin d'exprimer la
solidarité de l'Eglise à une population en grave difficulté, ainsi
que notre solidarité à nos frères chrétiens, d'encourager aussi
tous ceux qui oeuvrent à une recherche de solution respectueuse des
droits et devoirs de chacun: Cette initiative, a déclaré le
Cardinal Tarcisio Bertone, "a trouvé un écho positif, non
seulement ici ou en Syrie, mais aussi dans les milieux
internationaux. Malgré les graves évènements survenus ces derniers
jours au Proche Orient, nous avons continué de préparer cette
mission. Vif est le désir de transmettre la solidarité du
Saint-Siège et de l'Eglise universelle par le biais d'une
délégation" d'évêques de cette assemblée, accompagnés de
représentants du Saint-Siège. "La délégation devrait gagner
Damas dès que délais et modalités auront été définies. Nous y
travaillons, mais la gravité de la situation impose de retarder
cette visite, qui devait advenir après la clôture du Synode, avec
quelque variation de la liste des membres de la délégation en
fonction de leurs engagements ultérieurs. Les sommes mises à
disposition tant par les pères que par le Pape seront acheminées
par la suite en Syrie, en signe de solidarité et de fraternité.
Nous devons par ailleurs continuer à prier pour que le Seigneur
accorde" à ce peuple paix et réconciliation.
Home - VIS Vatican - Réception du VIS - Contactez-nous - Calendrier VIS
Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... [+]
dernières 5 nouvelles
mardi 23 octobre 2012
PUBLICATION DE LA SENTENCE GABRIELE
Cité
du Vatican, 23 octobre 2012 (VIS). Ce matin, a été déposée la
sentence du Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican prononcée le 6
octobre contre M.Paolo Gabriele, accusé de vol aggravé. Considérée
l'absence de précédent pénal, tenue compte de la qualité de son
service antérieur aux faits contestés, de sa conviction -erronée-
avancée pour expliquer son geste et de sa reconnaissance d'avoir
trahi la confiance du Saint-Père, la peine infligée à l'accusé,
qui devra assumer les frais du procès, a été réduite à un an et
six mois de réclusion.
Le
Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège a commenté le texte
à l'attention des journalistes, soulignant que la sentence s'est
limitée à la copie et à la soustraction de documents, la pépite,
le chèque et l'édition rare n'ayant pas été retenues à cause des
contradictions apparues quant au mode de perquisition. Quant aux
expertises psychiatriques, elles ont exclu que l'accusé ait pu être
inconscient de ses actes. Le Tribunal s'est donc concentré sur la
définition juridique du délit de soustraction et possession
d'objets dans le but d'en tirer bénéfice, concluant qu'il s'est agi
de vol et de possession illégale même si le bénéfice retiré
n'était pas économique mais à son sens de nature intellectuelle et
morale. Pour ce qui est de la suggestion, terme utilisé pour
suggérer l'influence ou la collaboration de tiers, l'accusé l'a
rejetée, affirmant avoir agi seul pour le bien du Pape et de
l'Eglise.
A
propos ensuite des aggravants et atténuants, le P.Lombardi a
souligné pour les premiers l'abus de confiance et la diffusion de
documents secrets, pour les seconds l'absence de précédent pénal
et la conviction morale de l'accusé. Si l'Accusation l'avait
requise, l'interdiction perpétuelle des emplois publics a été
écartée car non applicable à une peine de dix huit mois de prison.
Ceci dit, vue la gravité du délit, la conditionnelle n'a pas été
accordée. Il a enfin précisé que M.Gabriele était encore aux
arrêts domiciliaires car le Ministère Public ne pouvait pas encore
faire appel de la sentence du 6 octobre. La sentence étant
exécutive, il est possible d'en faire appel. Dans cette attente le
condamné devait rester aux arrêts. Si sa condamnation devait être
confirmée, il devra accomplir sa peine de prison au Vatican, étant
donné qu'il n'existe pas de convention carcérale avec l'Italie.
Demeure la possibilité que le Saint-Père accorde sa grâce à Paolo
Gabriele, mais il s'agirait d'une décision personnelle dont on ne
peut savoir si et quand elle pourrait se produire.
Le
texte complet italien de la sentence est disponible sur
http://press.catholica.va/news_services/bulletin/news/29880.php?index=29880&lang=it
PROCES CONTRE CLAUDIO SCIARPELLETTI
Cité
du Vatican, 23 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Président du
Tribunal de l'Etat de la Cité du Vatican a fixé au 5 novembre à 9
h l'audience préliminaire du procès contre M.Claudio Sciarpelletti,
accusé de complicité avec M.Paolo Grabriele, condamné pour vol
aggravé le 6 octobre dernier. Cette procédure avait été détachée
du procès Gabriele lors de l'audience du 29 septembre. La cour sera
composée du Président Giuseppe Dalla Torre, assisté des Juges
Paolo Papanti-Pelletier et Venerando Marano.
lundi 22 octobre 2012
DELEGATION SYNODALE EN SYRIE
Cité
du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Répondant en début d'après-midi
à des journalistes, le P.Federico Lombardi, SJ, Directeur de la
Salle de Presse du Saint-Siège, a précisé que l'envoi à Damas de
la délégation du Synode des évêques, comprenant des représentants
du Saint-Siège, est encore en préparation. Dès que possible elle
pourra répondre à la mission de solidarité, de paix et de
réconciliation qu'elle s'est fixée nonobstant les graves épisodes
survenus ces jours-ci dans la région.
LA SAINTETE DECOULE DE LA REDEMPTION
Cité
du Vatican, 21 octobre 2012 (VIS). Ce matin Place St.Pierre, 80.000
fidèles ont assisté à la messe de canonisation de sept
bienheureux, célébrée en la Journée missionnaire mondiale: La
Parole de Dieu à peine écouté, a dit le Pape, décrit le modèle
de l’évangélisateur, "appelé à témoigner et annoncer le
message chrétien en se conformant à Jésus-Christ et en suivant sa
vie. Ceci vaut aussi bien pour la mission Ad Gentes, que pour la
nouvelle évangélisation dans les régions de vieille chrétienté".
Comme le rapporte Marc, "le Fils de l’homme est venu pour
servir et donner sa vie en rançon pour une multitude... Ces paroles
ont constitué le programme de vie des bienheureux que l’Eglise
inscrit solennellement aujourd’hui au rang glorieux des saints...
Ce sont des fils et des filles de l’Eglise, ayant choisi une vie de
service à la suite du Seigneur. La sainteté dans l’Eglise a
toujours sa source dans le mystère de la Rédemption... La
canonisation d’aujourd’hui représente une confirmation éloquente
de cette mystérieuse réalité salvifique. La tenace profession de
foi de ces sept généreux disciples du Christ, leur conformation au
Fils de l’Homme resplendit aujourd’hui dans toute l’Eglise".
Le
Saint-Père a ensuite évoqué la vie et l'exemple des nouveaux
saints en commençant par Jacques Berthieu né en 1838 en France, qui
fut un "pasteur infatigable dans l'île Sainte-Marie et ensuite
à Madagascar, où il lutta contre l'injustice, tout en soulageant
les pauvres et les malades... Il se fit tout à tous puisant dans la
prière et dans l'amour du cœur de Jésus la force humaine et
sacerdotale d'aller jusqu'au martyre... Que la vie de cet
évangélisateur soit un encouragement et un modèle pour les prêtres
afin qu'ils soient des hommes de Dieu comme lui! Que son exemple aide
les nombreux chrétiens persécutés aujourd'hui à cause de leur
foi! Puisse en cette Année de la Foi, son intercession porter des
fruits pour Madagascar et le continent africain!".
Pedro
Calungsod est né vers 1654 dans l'archipel des Visayas aux
Philippines et avec d'autres jeunes catéchistes, a accompagné le
P.Diego Luis de San Vitores aux Mariannes, pour évangéliser le
peuple Chamorro. "La vie y était dure -a ajouté le Pape- et
les missionnaires devaient faire face aux persécutions provoquées
par des jalousies et des calomnies. Pedro cependant faisait preuve
d'une grande foi et charité et il continuait à catéchiser ses
nombreux convertis, témoignant du Christ par une vie authentique
consacrée à l'Evangile. Son plus grand désir était de gagner des
âmes au Christ, ce qui renforça sa détermination d'accepter le
martyre... Que cet exemple et ce témoignage courageux inspire le
peuple philippin pour annoncer avec ardeur le Royaume et gagner des
âmes à Dieu".
Le
prêtre italien Giovanni Battista Piamarta "fut un grand apôtre
de la charité et de la jeunesse. Il percevait l'exigence d'une
présence culturelle et sociale du catholicisme dans le monde
moderne... Animé d'une confiance inébranlable en la Divine
Providence et d'un profond esprit de sacrifice...quand il était
surchargé de travail, il augmentait son temps de rencontre cœur à
cœur avec le Seigneur...pour y puiser la force spirituelle et
repartir à la conquête du cœur des personnes".
L’œuvre
éducative de la religieuse espagnole María del Carmen Sallés y
Barangueras "confiée à l'Immaculée, se poursuivit en donnant
des fruits abondants pour la jeunesse, grâce au don généreux de
ses filles, qui, comme elle, se confient à Dieu qui peut tout".
L’Allemande
Marianne Cope "suivit volontiers l’appel à soigner les
lépreux d’Hawaï après le refus de nombreuses autres personnes"
puis, plus tard, dans les îles Molokai où elle s'occupa du Père
Damien et, après sa mort, prenant la direction de son œuvre auprès
des lépreux. "A une époque où l’on pouvait faire bien peu
pour soulager les souffrances de cette terrible maladie, Marianne
Cope fit preuve de l’amour le plus élevé, de courage et
d’enthousiasme".
Kateri
Tekakwitha est né dans l'actuel Etat de New-York, en 1656, de père
mohawk et de mère algonquine chrétienne. Baptisée à 20 ans, pour
échapper à la persécution, elle se réfugia à la mission de
Saint-François-Xavier près de Montréal. Là, elle travailla
jusqu'à sa mort à l'âge de 24 ans, "partageant les coutumes
des siens, mais en ne renonçant jamais à ses convictions
religieuses. Kateri nous impressionne par l’action de la grâce
dans sa vie en l’absence de soutiens extérieurs, et par son
courage dans sa vocation si particulière dans sa culture. En elle,
foi et culture s’enrichissent mutuellement! Que son exemple nous
aide à vivre là où nous sommes, sans renier qui nous sommes, en
aimant Jésus! Sainte Kateri, protectrice du Canada et première
sainte amérindienne, nous te confions le renouveau de la foi dans
les Premières Nations et dans toute l’Amérique du Nord! Que Dieu
bénisse les Premières Nations!".
La
jeune Allemande Anna Schäffer, de Mindelstetten eut un grave
accident avec des brûlures inguérissables aux pieds qui la
cloueront au lit pour le reste de ses jours. C’est ainsi que la
chambre de malade se transforma en cellule conventuelle, et la
souffrance en service missionnaire... Puisse son intercession
fortifier l’apostolat chrétien hospitalier dans son agir plein de
bénédictions!".
Ces
nouveaux saints, a conclu le Pape, "divers par leur origine,
leur langue, leur nation et leur condition sociale, sont unis les uns
aux autres et avec l’ensemble du Peuple de Dieu dans le mystère de
salut du Christ, le Rédempteur. Que le témoignage...de leur vie
généreusement offerte par amour du Christ, parle aujourd’hui à
toute l’Eglise, et que leur intercession la consolide et la
soutienne dans sa mission d’annoncer l’Evangile au monde entier",
a conclu le Saint-Père.
A
l'angélus, il a invoqué Marie, Reine de tous les saints, en
rappelant que Lourdes subissait les conséquences de la crue du Gave
qui a provoqué l'inondation de la grotte des apparitions dans le
sanctuaire marial. "Confions aussi aujourd'hui à la protection
maternelle de Marie les missionnaires, prêtres religieux et laïcs,
qui à divers endroits du monde sèment le bon grain de l'Evangile.
Prions aussi pour le Synode des évêques qui, ces dernières
semaines, a réfléchi sur la nouvelle évangélisation pour la
transmission de la foi chrétienne".
REMISE DU PRIX RATZINGER
Cité
du Vatican, 20 octobre 2012
(VIS). Ce matin, le Saint-Père a remis le Prix Ratzinger, institué
par la Fondation vaticane Joseph Ratzinger - Benoît XVI, a deux
théologiens, le laïc français Rémi Brague, expert en philosophie
des religions, et le Jésuite américain Brian E.Daley, professeur de
théologie historique. Après une introduction de Mgr.Scotti,
Président de la fondation et la présentation des lauréats par le
Cardinal Camillo Ruini, Président du comité scientifique, Benoît
XVI s'est brièvement adressé à l'assistance:
Les
deux lauréats de cette année, a-t-il dit, "sont des experts
engagés dans deux domaines décisifs pour l'Eglise, l’œcuménisme
et le dialogue avec les autres religions. Le P.Daley, dans une étude
approfondie des pères de l'Eglise, s'est mis à la meilleure école
pour connaître et aimer l'Eglise une et indivisible, dans la
richesse de ses différentes traditions". Le Professeur Brague
est quant à lui "un grand expert de la philosophie des
religions en particulier hébraïque et islamique du Moyen-Age.
Ainsi, cinquante ans après le début du concile Vatican II, il me
plairait de relire avec eux deux documents conciliaires, la
déclaration Nostra Aetate sur les religions non-chrétiennes et le
décret Unitatis Redintegratio sur l’œcuménisme, auxquels
j'ajouterais toutefois un autre document qui s'est révélé d'une
importance capitale, la déclaration Dignitatis Humanae sur la
liberté religieuse". Benoît XVI a ensuite rappelé que les
deux lauréats sont des "universitaires très engagés dans
l'enseignement", soulignant l'importance de cette facette qui
démontre "un aspect de la cohérence de l'activité de la
fondation" qui, en plus du prix, octroie des bourses d'études
pour les doctorants en théologie et organise des congrès d'étude
universitaire. "Des personnalités comme le P.Daley et le
Professeur Brague sont exemplaires pour la transmission d'un savoir
qui unit science et sagesse, rigueur scientifique et passion pour
l'homme, en vue de découvrir l'art de vivre. Nous avons aujourd'hui
grand besoin de telles personnes qui, par leur foi éclairée et
vécue, rendent Dieu proche et visible à l'homme". Il nous faut
de ces "hommes dont l'intelligence est éclairée par la lumière
de Dieu, pour qu'ils puissent parler aussi à l'intelligence et au
cœur des autres. Travailler dans la vigne où le Seigneur nous
appelle, afin que les hommes et les femmes d'aujourd'hui puissent
découvrir ou redécouvrir le véritable art de vivre, fut un grand
élan du Concile, plus que jamais actuel en vue de la nouvelle
évangélisation".
BENOIT XVI SOLIDAIRE DES LIBANAIS
Cité
du Vatican, 20 octobre 2012 (VIS). A la suite de l’attentat qui
s’est produit hier à Beyrouth (Liban), qui a causé la mort de
huit personnes et fait de plusieurs dizaines de blessés, le
Saint-Père a fait parvenir un télégramme de condoléances à SB le
Patriarche maronite Béchara Boutros Raï. S’associant dans la
prière au deuil des familles et à la tristesse de tous les
Libanais, il confie les victimes au Dieu de toute miséricorde et
exprime sa profonde sympathie aux blessées et à leurs familles.
Comme il l’a fait lors de son récent voyage au Liban, Benoît XVI
condamne une nouvelle fois la violence qui cause tant de souffrances
et demande à Dieu de faire au Liban et à toute la région le don de
la paix et de la réconciliation.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Ce matin, le Saint-Père a reçu
en audiences séparées:
Le
Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour
l'évangélisation des peuples.
Le
Cardinal Giuseppe Bertello, Président de la Commission pontificale
et du Governorat de l'Etat de la Cité du Vatican.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 22 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la
renonciation de Mgr.Luis Antonio Sánchez Armijos, SDB, à la charge
pastorale du diocèse de Machala (Equateur), présentée en
conformité au canon 401,2 du CIC.
Samedi
dernier, 20 octobre, il avait nommé:
Mgr.Domenico
Caliandro, Archevêque de Brindisi - Ostuni (superficie 1.253,
population 283.496, catholiques 282.396, prêtres 165, diacres 12,
religieux 233), en Italie. Il était jusqu'ici Evêque de Nardò -
Gallipoli (Italie).
Mgr.Guido
Evêque d'Alessandria (superficie 740, population 163.100,
catholiques 151.200, prêtres 96, diacres 2, religieux 207), en
Italie. L'Evêque élu, né en 1962 à Gênes (Italie) et ordonné
prêtre en 1990, était jusqu'ici Directeur du service pour le monde
universitaire et responsable de la pastorale de la jeunesse du
diocèse de Gênes (Italie). Il a été successivement Vice Recteur
du grand séminaire de Gênes, curé de plusieurs paroisses entre
1998 et 2007, puis professeur près la Faculté de théologie
d'Italie septentrionale, responsable diocésain de la pastorale des
jeunes, membre du presbyterium et responsable de la pastorale
universitaire.
Mgr.Luigi
Ernesto Palletti, Evêque de La Spezia - Sarzana - Brugnato
(superficie 881, population 223.535, catholiques 220.921, prêtres
141, diacres 22, religieux 152), en Italie. Il était jusqu'ici
Auxiliaire de l'Archevêque de Gênes (Italie).
vendredi 19 octobre 2012
RELIQUE DE JEAN-PAUL II A LOURDES
Cité
du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). Le pèlerinage de l'UNITALSI,
l'organisme italien convoyant les malades vers les sanctuaires, sera
accompagné à Lourdes du 21 au 27 octobre par une relique de
Jean-Paul II. L'autorisation de transporter une ampoule de sang du
bienheureux a été donnée par Mgr.Zygmunt Zimowski, Président du
Conseil pontifical pour la pastorale de santé. Sur les ondes de
Radio Vatican, le président de l'UNITALSI a rappelé que la nouvelle
évangélisation était chère au défunt Pape, dont l'influence au
sein de l'Eglise et à travers le monde est notable. Transporter
cette relique symbolisera l'actualité de ses préoccupations mais
aussi tout l'amour que ce pasteur a donné à l'humanité, aux
fidèles et tout particulièrement aux malades.
ART, MUSIQUE ET ANNEE DE LA FOI
Cité
du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). La XI édition du Festival
international de musique et d'arte religieux, qui se déroulera dans
les basiliques papales de Rome et au Vatican, sera consacrée à
l'Année de la foi. Cette manifestation promeut les activités de la
Fondation Pro Musica et Arte Sacra, présidée par Hans Albert
Courtial, en particulier la restauration des trésors artistiques des
basiliques romaines et l'organisation de concerts du répertoire
musical d'église. Le programme 2012 compte sept concerts, du 2 au 13
novembre: Le 2 le Requiem de Giovanni Sgambati, par le Roma
Sinfonietta en la basilique St.Ignace, puis le 7 en la même église
l'orchestre de l'Opéra de Rome exécutera la VII Synphonie de
Bruckner. Le 11 novembre, le choeur de la Sixtine exécutera en privé
au Vatican la Missa Anno Santo, composée par le frère du Saint-Père
Mgr.Georg Ratzinger. Le même jour en la basilique Ste.Marie in
Aracoeli, le Johann-Rosenmüller Ensemble (instruments anciens) et le
Bach-Cor Siegen interpréteront les vêpres de la Vierge de
Monteverdi. Le 12 à Ste.Marie Majeure, la Chapelle musicale
pontificale proposera des oeuvres de l'école romaine, tandis que le
Westminster Cathedral Choir évoquera six siècles de musique chorale
catholique dans les îles britanniques. Le lendemain, le même
choeur, placé sous la direction de Martin Baker, assurera en la
Basilique vaticane le service de la messe que célébrera son
Archiprête le Cardinal Angelo Comastri. Ce festival s'achèvera le
même jour à St.Paul Hors les Murs avec l'exécution par le Wiener
Philarmoniker d'un programme mozartien. Le Cardinal Comastri,
Président d'honneur de la Fondation Pro Arte et Musica Sacra, a
parlé d'une "musique qui naît de la foi et qui y porte. La
création artistique dans l'Eglise n'est effectivement que la
manifestation extérieure de la beauté intérieur".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 19 octobre 2012 (VIS). En fin d'après-midi, le
Saint-Père devrait recevoir le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet
de la Congrégation pour les évêques.
jeudi 18 octobre 2012
ENVOYE SPECIAL AU PEROU
Cité
du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Aujourd'hui a été rendue
publique la lettre latine du 3 octobre dernier, par laquelle le
Saint-Père a nommé le Cardinal Raúl Eduardo Vela Chiriboga,
Archevêque émérite de Quito, son Envoyé spécial au 475
anniversaire du diocèse de Cuzco, le premier d'Amérique du sud
(Pérou, 24 - 28 octobre). Ces festivités coïncident avec le
Congrès international eucharistique et marial, inspiré par
l'encyclique Ecclesia de Eucharistia de Jean-Paul II (2003).
ACCREDITATION DE L'AMBASSADEUR D'HAITI
Cité
du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Ce matin, M.Carl-Henri Guiteau, a
remis ses lettres d'accréditation comme Ambassadeur d'Haïti à
Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les
états. Le 6 juillet 2009, le Saint-Père avait reçu les lettres de
créance de M.Guiteau au titre d'Envoyé extraordinaire et
plénipotentiaire.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 18 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé:
Mgr.Joseph
W.Tobin, CSSR, Archevêque d'Indianapolis (superficie 35.768,
population 2.595.000, catholiques 246.000, prêtres 236, religieux
715), aux Etats-Unis. Il était jusqu'ici Secrétaire de la
Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés
de vie apostolique.
L'Abbé
Paul Terrio, Evêque de Saint Paul in Alberta (superficie 155.916,
population 131.500, catholiques 57.635, prêtres 30, diacres 10,
religieux 29), au Canada. L'Evêque élu, né en 1943 à Montréal
(Canada) et ordonné prêtre en 1970, était jusqu'ici curé de
paroisse et directeur du service vocations du diocèse d'Edmonton
(Canada). Licencié en théologie et en philosophie, il a été curé
de paroisse et professeur de collège dans ce même diocèse, après
avoir enseigné au grand séminaire de Brasilia (Brésil) de 1983 à
1994.
mercredi 17 octobre 2012
UN CYCLE DE CATECHESE SUR LA FOI
Cité
du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale
tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a inauguré un cycle de catéchèse
consacré à la foi, qui se développera durant toute l'Année de la
foi, une année à dit Benoît XVI, "destinée à relancer dans
l'Eglise l'enthousiasme de croire en Jésus-Christ...à raviver la
joie de reprendre le chemin qu'il nous a indiqué, de témoigner
concrètement de la force de la foi". La foi "n'est pas
quelque chose d'étranger, distinct de la vie quotidienne, car elle
est l'âme. C'est une foi dans un Dieu d'amour qui, en s'incarnant
s'est rapproché de l'homme, s'est offert sur la croix pour le
racheter et lui ouvrir les portes du ciel. Dans l'amour seul, nous
a-t-il enseigné, réside la plénitude de l'homme... Là où règne
la domination, la possession, l'exploitation d'autrui...l'homme est
appauvri, dégradé, défiguré. Forte dans l'espérance et active
dans la charité, la foi chrétienne humanise la vie... Dieu s'est
révélé en parole et en acte au long d'une histoire d'amitié avec
l'humanité, qui culmina" dans l'Incarnation et la Résurrection.
Avec le Christ, Dieu "est entré en homme sur la terre des
hommes, afin de les rencontrer et de leur parler. Et cette annonce du
salut s'est répandue jusqu'aux confins de ce monde. Née du Christ,
l'Eglise est le porteur d'une nouvelle espérance...Mais dès
l'origine s'est posé le problème des règles de foi, de la fidélité
à l'Evangile..., à la vérité salvifique de Dieu". Dans la
profession de foi, "nous nous rattachons à la personne de Jésus
et à son historicité".
"Dans
le credo réside la vie morale du chrétien, qui y trouve fondement
et justification... Il est du devoir de l'Eglise de transmettre la
foi, d'enseigner l'Evangile, afin que les vérités chrétiennes
éclairent et transforment la culture, que les chrétiens soient
capables de témoigner de l'espérance qu'ils portent. Nous vivons
dans un monde en mutation profonde où la sécularisation et le
relativisme marque fortement la mentalité générale... si
l'individualisme et le relativisme semblent dominer chez nos
contemporains, les croyants ne sont pas totalement immunes de ces
dangers... L'enquête menée en vue du synode sur la nouvelle
évangélisation a montré certains de ces dangers, tels une foi
vécue passivement et de manière trop personnelle, le refus de
l'éducation à la foi ou la fracture entre foi et vie. Souvent le
chrétien ne connaît même pas le coeur de la foi catholique contenu
dans le credo, mais se laisse gagner par un certain syncrétisme ou
relativisme religieux, dénué de clarté quant à la vérité de
croire et au caractère salvifique du christianisme... Il nous faut
revenir à Dieu, au Dieu de Jésus-Christ, redécouvrir le message
évangélique et le faire plus profondément entrer dans notre
conscience et dans notre mode de vie. Par mes catéchèses de l'Année
de la foi", a conclu le Saint-Père, j'entends "aider qui
entreprend cette démarche d'approfondissement des vérités de la
foi, relatives à Dieu, à l'homme, à l'Eglise...et de réflexion
sur les affirmations du credo. Je voudrais qu'on voie clairement que
les vérités de foi intéressent directement notre vécu, qu'elles
réclament une conversion de vie, qu'elles engendrent un mode nouveau
d'envisager et de croire en Dieu".
Après
la catéchèse, il a notamment salué des pèlerins polonais,
rappelant que c'était hier l'anniversaire de l'élection de
Jean-Paul II: "Nous nous souvenons tous de lui comme d'un grand
guide de la foi, qui a introduit l'Eglise dans son troisième
millénaire". Le Pape a aussi salué le mouvement Quart Monde,
venu pour la Journée mondiale du refus de la misère (ONU),
encourageant ses membres à persévérer dans la défense de la
dignité et des droits des personnes contraintes à la misère.
Lutter contre ce fléau, a-t-il dit, est du devoir permanent de
l'humanité.
MISSION PAPALE A DAMAS
Cité
du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Hier après-midi, le Cardinal
Secrétaire d'Etat a pris la parole devant l'assemblée synodale:
"Nous ne pouvons demeurer de simples spectateurs face au drame
syrien. Certaines interventions faites ici témoignent de notre
préoccupation. Pensant aux terribles souffrances de la population,
au sort des personnes déplacées et à l'avenir du pays, certains
que la solution de cette crise ne peut qu'être politique, certains
pères ont suggéré que notre assemblée exprime sa solidarité au
peuple syrien. C'est pourquoi le Saint-Père a décidé d'envoyer
prochainement à Damas une délégation chargée d'exprimer en son
nom et en notre nom la solidarité de l'Eglise envers le peuple
syrien et envers nos frères et soeurs chrétiens. Porteuse d'une
aide collectée parmi les pères synodaux et d'un complément de la
part du Saint-Siège, elle entend encourager tous ceux qui oeuvrent à
une solution respectueuse des droits et devoirs de chacun dans le
respect des règles humanitaires". La délégation, qui devrait
se rendre en Syrie la semaine prochaine, après que le nonce ait
réglé les formalités avec le gouvernement, sera composée des
Cardinaux Mosengwo Pasinya (RD Congo), Tauran (France Saint-Siège),
Dolan (USA), Mgr.Suescun Mutis (Colombie) et Mgr.Nguyen Nang
(Vietnam). Ces pères synodaux seront accompagnés par le Secrétaire
pour les relations avec les états, Mgr.Mamberti, et un official de
la Secrétairerie d'Etat. En conclusion de l'annonce, le Cardinal
Bertone à appelé l'assemblée à prier afin que la raison prévale
en Syrie.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 17 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Elio
Rama, IMC, Evêque de Pinhero (superficie 21.360, population 467.000,
catholiques 269.000, prêtres 54, religieux 38), au Brésil. L'Evêque
élu, né en 1953 à Tucunduva (Brésil), a émis ses voeux religieux
en 1982 et a été ordonné prêtre en 1984. Jusqu'ici Supérieur
régional de son ordre pour le Brésil, il succède à Mgr.Ricardo
Pedro Paglia, MSC, dont la renonciation à la charge pastorale du
diocèse a été acceptée pour limite d'âge. Licencié en
missionologie, le nouvel évêque a été successivement vicaire
paroissial au Mozambique, curé de paroisse, Recteur du séminaire de
son ordre à Nampula, Supérieur régional pour ce pays. Rentré au
Brésil, il a été Recteur du séminaire de Sao Paulo, conseiller
régional de son ordre puis curé d'une paroisse de ce diocèse.
mardi 16 octobre 2012
CHRISTIANISME ET EUROPE
Cité
du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Hier, après la session de
l'après-midi, a été projeté devant les pères synodaux le film
intitulé Bells of Europe (les cloches de l'Europe), traitant du lien
entre l'Europe et le christianisme, la culture européenne et
l'avenir du continent. Il propose des extraits d'interview des
leaders chrétiens que sont notamment Benoît XVI, la Patriarche
oecuménique de Constantinople, le Patriarche orthodoxe russe,
l'Archevêque anglican de Canterbury, l'ancien Président de la
Fédération évangélique d'Allemagne. Le fil conducteur du film est
donné par le son des cloches de différentes régions et la fusion
d'une cloche dans la fonderie historique d'Agnone (Italie). La
bande-son reprend des oeuvres du célèbre compositeur estonien Arvo
Pärt. Arvo Pärt, inspirées par le tintement des cloches. Le film a
été réalisé par le Centre de Télévision du Vatican sur une idée
du P.Germano Marani, avec le soutien de plusieurs autres institutions
dont la Fondation Grégorienne. Rai Cinema détient les droits
d'émission télévisuels et vidéos. Voici le passage proposant
l'interview du Saint-Père:
Sainteté,
vous proposez dans vos encycliques une anthropologie forte, celle
d'un homme habité par l'amour de Dieu, d'un homme dont l'expérience
est élargie par la foi, d'un homme socialement engagé grâce à la
charité reçue et donnée. Dans une dimension humaine où le message
de l'Evangile offre tous les éléments de la dignité de la personne
humaine...,vous avez dit à plusieurs reprises que la redécouverte
des valeurs évangéliques, des racines profondes de l'Europe est une
source de grande espérance pour le continent, et pas seulement.
Pouvez-vous expliquer les raisons de votre espoir?
"La
première raison de mon espoir est que le désir de Dieu, la
recherche de Dieu, est profondément inscrite dans toute âme humaine
et ne saurait disparaître. Bien sûr, pendant un certain temps, vous
pouvez oublier Dieu, le mettre de côté, faire autre chose, mais
Dieu ne disparaît jamais. Il est tout aussi vrai, comme l'a dit
saint Augustin, que les hommes sont inquiets tant qu'ils ne trouvent
pas Dieu. Cette préoccupation existe encore aujourd'hui. C'est
l'espoir de voir l'homme se mettre en chemin vers Dieu. Ma deuxième
raison d'espérer est que l'Evangile de Jésus-Christ, la foi dans le
Christ, est tout simplement vrai. La vérité ne vieillit pas. Si
vous pouvez oublier pendant un certain temps, si vous pouvez vous
intéresser à d'autres choses, mais la vérité ne disparaît pas.
Les idéologies ont compté un temps. Elles semblaient fortes,
irrésistibles. Or, elles se sont épuisées à bout de consommation
parce qu'elles n'étaient pas une vérité profonde. Elles ne
contenaient que des parcelles de vérité, qui se sont épuisées. A
l'inverse, l'Evangile est vrai, et par conséquent il ne s'use
jamais. A chaque période de l'histoire il apparaît avec de
nouvelles dimensions, dans toute sa nouveauté, répondant aux
attentes du cœur et de la raison humaine, qui peut marcher vers
cette vérité et s'y reconnaître. C'est pourquoi je suis convaincu
qu'il y a un nouveau printemps du christianisme. Une troisième
raison, empirique, est que nous voyons cette préoccupation oeuvrer
dans la jeunesse. Les jeunes, qui ont vu tant de choses, de
propositions idéologiques et matérialistes, sont saisis par le vide
de tout cela, leur échec. L'homme est créé pour l'infini. Le fini
est trop petit. On voit parmi les jeunes cette anxiété qui les
interpelle et les pousse à entreprendre un parcours à la
redécouverte de la beauté du christianisme, d'un christianisme
exigeant, radical et profond. Il me semble donc que l'anthropologie
en tant que telle démontre qu'il y aura toujours de nouveaux éveils
au christianisme. Les faits le confirment, le fondement solide est le
christianisme. Il est vrai, et la vérité a toujours un avenir".
Sainteté,
vous avez déclaré à plusieurs reprises que l'Europe, qui a eu et
continue d'avoir une influence culturelle sur toute l'humanité, ne
peut renoncer à sa responsabilité devant le monde. Est-il possible
d'esquisser les contours du témoignage visible que les catholiques
et les chrétiens orthodoxes et protestants de l'Atlantique à
l'Oural, vivant les valeurs de l'Evangile, sont appelé à fournir
pour contribuer à la construction d'un monde plus fidèle au Christ,
plus accueillant et solidaire, non seulement de préserver le
patrimoine culturel et spirituel qui les distingue, mais aussi pour
trouver des réponses aux grands défis qui marquent la société
post-moderne et multiculturelle?
"C'est
la grande question. Il est clair que l'Europe a un poids important
dans le monde d'aujourd'hui, économique, culturel et intellectuel.
C'est une grande responsabilité pour cela. Mais l'Europe doit encore
trouver sa pleine identité pour être en mesure de parler et d'agir
en conformité à cette responsabilité. A mon avis les différences
nationales ne sont plus un problème. Grâce à Dieu, il s'agit
maintenant de diversité et non plus de divisions. Les nations
demeurent, avec leur diversité culturelle et ce trésor mis en
commun donne naissance à une grande symphonie de cultures. Il s'agit
fondamentalement d'une culture commune. Le problème de l'Europe
contemporaine est de trouver son identité car elle présente deux
âmes, dont la raison abstraite, anti-historique, qui pense tout
dominer parce qu'il se sent au-dessus de toutes les cultures. Elle
pense être fine à elle-même qu'elle a l'intention et pouvoir
s'émanciper de toutes les traditions et valeurs culturelles en
faveur du rationalisme. La première sentence de Strasbourg sur le
crucifix était un exemple de la volonté de la raison abstraite de
se libérer de toutes les traditions, de l'histoire. Mais ainsi
l'Europe ne peut survivre. En puis, même la raison pure est
conditionnée par une situation historique spécifique, et seulement
dans ce sens elle peut exister. L'autre âme est le christianisme,
qui est ouvert à tout ce qui est raisonnable. N'a-t-il pas créé
l'audace de la raison et la liberté de la raison critique? L'âme
chrétienne de l'Europe demeure ancrée à ses racines. Ll'Europe
s'est construite sur les grandes valeurs et les grandes intuitions de
la foi chrétienne. C'est effectivement en particulier dans le
dialogue œcuménique entre les protestants, catholiques et
orthodoxes que cette âme doit trouver une expression commune,
relever le défi de la raison abstraite, conserver la liberté
critique de la raison pure...de la pratiquer en cohérence avec les
grandes valeurs qui nous ont été données par le christianisme. Ce
n'est que dans cette synthèse que l'Europe peut avoir un poids dans
le dialogue interculturel de l'humanité d'aujourd'hui et de demain.
Une raison qui se serait émancipée de toutes les cultures ne
saurait prendre part au dialogue interculturel. Seule une raison qui
a une identité historique et morale peut parler aux autres, et
trouver une interculturalité dans laquelle chacun peut venir et
trouver l'unité fondamentale des valeurs ouvrant la voie de
l'avenir, du nouvel humanisme qui doit être notre but. Pour nous,
cet humanisme pousse juste à côté de la grande idée de l'homme
créé à l'image et ressemblance de Dieu".
APPUI AUX COOPERATIVES AGRICOLES
Cité
du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). A l'occasion de la Journée
mondiale de l’alimentation, le Saint-Père a adressé un message à
M.José Graziano da Silva, Directeur Général de la FAO. Cette
année, le 16 octobre, jour anniversaire de la fondation de la FAO,
écrit-il, connaît toujours "les effets de la crise économique
touchent toujours plus les besoins primaires, y compris le droit
fondamental de chaque personne à une nourriture suffisante et saine,
aggravant spécialement la situation de ceux qui vivent dans des
conditions de pauvreté et de sous-développement. Il s’agit d’un
contexte analogue à celui qui inspira l’institution de la FAO et
qui requiert l’engagement des institutions nationales et
internationales pour libérer l’humanité de la faim, à travers le
développement agricole et la croissance des communautés rurales. Le
graduel désengagement et l’excessive compétitivité qui pèsent
en effet sur la malnutrition risquent de faire oublier combien seules
des solutions communes et partagées sont en mesure de donner des
réponses adéquates aux attentes des personnes et des peuples... Il
ne s’agit pas seulement de donner un soutien aux coopératives
comme expression d’une forme différente d’organisation
économique et sociale, mais de les considérer comme un véritable
instrument de l’action internationale. L’expérience réalisée
dans de nombreux pays montre en effet que les coopératives, outre
l’impulsion qu’elles donnent au travail agricole, sont un moyen
pour permettre aux agriculteurs et aux populations rurales
d’intervenir aux moments décisifs et en même temps un instrument
efficace pour réaliser ce développement intégral dont la personne
est le fondement et le but".
L’Eglise
catholique, poursuit Benoît XVI, "considère aussi le travail
et l’entreprise coopérative comme moyens pour vivre une expérience
d’unité et de solidarité capable de dépasser les différences et
jusqu’aux conflits sociaux entre les personnes et entre les divers
groupes. C’est pourquoi avec son enseignement et son action elle a
toujours soutenu le modèle des coopératives parce qu’elle est
convaincue que leur activité ne se limite pas à la seule dimension
économique, mais concourt à la croissance humaine, sociale,
culturelle et morale de ceux qui en font partie et de la communauté
dans laquelle elles sont insérées. Les coopératives en effet sont
une expression concrète non d’une stérile complémentarité, mais
d’une vraie subsidiarité, un principe que la doctrine sociale de
l’Eglise pose comme fondement d’un rapport correct entre les
personnes, la société et les institutions... En considérant les
situations où conflits ou désastres naturels limitent le travail
agricole, une pensée spéciale est adressée au rôle irremplaçable
de la femme souvent appelée à diriger l’activité des
coopératives, à maintenir les liens familiaux et à garder ces
précieux éléments de connaissance et technique propres au monde
rural... Il est donc indispensable que les pouvoirs publics opérant
au niveau national et international préparent les instruments
législatifs et les instruments de financement afin que dans les
zones rurales les coopératives puissent être des instruments
efficaces pour la production agricole, la sécurité alimentaire, la
mutation sociale et pour une plus grande amélioration des conditions
de vie. Dans ce nouveau contexte il est souhaitable que les jeunes
générations puissent regarder leur avenir avec une confiance
renouvelée en maintenant les liens avec le travail des champs, le
monde rural et ses valeurs traditionnelles".
COMMISSION THEOLOGIQUE INTERNATIONALE
Cité
du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Pour l'Année de la foi, la
Commission théologique internationale publie un message dont voici
de larges extraits:
"En
tant que communauté de foi, la Commission...est attentive au message
de conversion due constitue cette année de la foi et entend
renouveler en profondeur son engagement au service de l’Eglise.
Pour ce faire, le 6 décembre 2012, à l’occasion de sa session
plénière annuelle et sous la conduite de son Président, Mgr
Gerhard Ludwig Müller...elle accomplira un pèlerinage à Ste.Marie
Majeure afin de confier ses activités et celles des théologiens
catholiques à la Vierge fidèle, modèle des croyants, rempart de la
vraie foi, proclamée bienheureuse parce qu’elle a cru".
"A
l’occasion de cette année de la foi, la Commission théologique
internationale s’engage...à apporter sa contribution spécifique à
la nouvelle évangélisation promue par le Saint-Siège, c’est-à-dire
à scruter au bénéfice de tous les croyants le mystère révélé
en mettant en œuvre toutes les ressources d’une raison éclairée
par la foi et à favoriser ainsi sa réception dans les diverses
cultures... Comme l’a récemment développé le document...intitulé
La théologie aujourd’hui, perspective, principes et critères, la
théologie dérive entièrement de la foi. Et elle s’exerce sous la
constante dépendance de la foi, vécue au sein du peuple de Dieu
sous la conduite de ses pasteurs. Seule la foi permet au théologien
d’accéder réellement à son objet, la vérité de Dieu qui
éclaire l’ensemble du réel d’un jour nouveau... Le théologien
travaille donc à inculturer dans l’intelligence humaine sous la
forme d’une authentique science le contenu intelligible de la foi
transmise une fois pour toutes. Mais il porte aussi une attention
toute particulière à l’acte même de croire. Il s’agit de
comprendre de façon plus profonde non seulement les contenus de la
foi, mais avec ceux-ci aussi l’acte par lequel nous décidons de
nous en remettre totalement à Dieu, en pleine liberté. En effet, il
existe une unité profonde entre l’acte par lequel on croit et les
contenus auxquels nous donnons notre assentiment. De cet acte de foi,
le théologien dégage la haute consonance anthropologique. Il
s’interroge sur la manière dont la grâce de Dieu suscite au cœur
même de la liberté de l’homme le oui de la foi. Il montre comment
la foi constitue le fondement de tout l’édifice spirituel...en ce
sens qu’elle informe toutes les dimensions de la vie chrétienne,
personnelle, familiale et communautaire".
"Le
travail du théologien est non seulement enraciné dans la foi
vivante du peuple chrétien, attentif à ce que l’Esprit dit aux
Eglises, mais il est tout entier tendu vers l'accroissement de la foi
du peuple de Dieu, vers la mission évangélisatrice de l’Eglise...
Ne vise-t-il pas à engendrer, nourrir, défendre et fortifier la foi
dans le salut? Le théologien, en collaboration responsable avec le
magistère, se veut donc par vocation au service de la foi du peuple
de Dieu... Ainsi le théologien est-il le serviteur de la joie
chrétienne qui est joie de la vérité... En ce sens la foi, et la
théologie comme science de la foi, procure à tous ceux qui aiment
la beauté spirituelle un savoureux avant-goût de la joie
éternelle".
A PROPOS DES ORDRES CHEVALERESQUES
Cité
du Vatican, 16 octobre 2012 (VIS). Suite à de fréquentes
sollicitations, la Secrétairerie d'Etat précise la position du
Saint-Siège à l'égard d'ordres de chevalerie intitulés à des
saints ou portant des noms religieux. Outre ses propres ordres (Ordre
suprême du Christ, Ordre de l'éperon d'or, Ordre de Pie IX, Ordre
de St.Grégoire Le Grand, Ordre de St.Silvestre), il ne reconnaît
que l'Ordre souverain et militaire de Malte et l'Ordre équestre du
St.Sépulcre de Jérusalem. Le Saint-Siège confirme qu'il n'a pas
l'intention de modifier sa position en la matière. Ainsi aucun autre
ordre, nouveaux comme reprenant des modèles médiévaux, ne jouit de
la reconnaissance du Siège Apostolique, qui ne saurait garantir leur
légitimité historique et juridique, leur structure et leur
finalité. En vue d'éviter toute équivoque, notamment en matière
de délivrance de diplômes chevaleresques et d'usage de lieux
saints, abus dommageables à nombre de personnes de bonne foi, le
Saint-Siège réaffirme n'attribuer aucune valeurs aux diplômes et
insignes délivrés par des associations qu'il ne reconnaît pas. Il
considère en outre inapproprié l'usage d'églises ou de chapelles
pour leurs prétendues cérémonies d'investiture".
lundi 15 octobre 2012
LES RICHES DOIVENT ETRE SOLIDAIRES
Cité
du Vatican, 14 octobre 2012 (VIS). "Dieu peut conquérir le cœur
d'une personne qui possède beaucoup de biens et la pousser à la
solidarité et au partage avec qui est dans le besoin, avec les
pauvres, à entrer ainsi dans la logique du don". C'est ce qu'a
dit Benoît XVI à l'angélus en commentant à l'Evangile dominical
qui raconte la rencontre de Jésus avec un jeune homme riche. "Jésus
enseigne qu'il est plus difficile pour un riche d'entrer dans le
Royaume de Dieu, mais que ce n'est pas impossible... Effectivement, à
travers la logique du don, la personne se met en chemin avec Jésus
Christ, lequel, comme l'écrit saint Paul, de riche qu'il était
s'est fait pauvre pour vous, pour que vous deveniez riche par sa
pauvreté". Benoît XVI a ensuite rappelé aux fidèles réunis
Place St.Pierre que le jeune homme rencontrant Jésus observait
scrupuleusement tous les commandements de la loi de Dieu mais qu'il
"il n'avait pas trouvé le vrai bonheur. C'est pour cela qu'il
demande à Jésus comment faire pour avoir la vie éternelle. D'un
côté, il est attiré comme tous par la plénitude de la vie, d'un
autre, étant habitué à compter sur ses richesses, il pense que la
vie éternelle peut aussi être acquise en quelque sorte, en
observant peut être un commandement spécial". Le Christ
perçoit ce désir de plénitude mais aussi son point faible,
l'attachement aux biens. C'est pourquoi il lui propose de tout donner
aux pauvres, de façon à ce que "son trésor, et donc son cœur,
ne soit plus sur la terre mais au ciel. Et d'ajouter: Viens!
Suis-moi! Cependant, le jeune homme, au lieu d'accueillir avec joie
l'invitation de Jésus, s'en va attristé, car il ne réussit pas à
se détacher de ses richesses qui ne pourront jamais lui donner le
bonheur et la vie éternelle". C'est alors que Jésus prononce
la célèbre phrase: "Il est plus facile pour un chameau de
passer par le chas d'une aiguille que pour un riche d'entrer dans le
Royaume de Dieu. Mais devant la perplexité de ses disciples, il
ajoute: Ce qui est impossible aux hommes n'est pas impossible à
Dieu, car tout est possible à Dieu. Dans son commentaire du récit,
Clément d'Alexandrie écrit que cette parabole enseigne aux riches
qu'ils ne doivent pas laisser de côté leur salut comme s'ils
étaient déjà condamnés, ni jeter leurs richesses à la mer ou les
condamner comme étant insidieuses et hostiles à la vie. Ils doivent
apprendre de quelle façon les utiliser. L'histoire de l'Eglise, a
conclu le Saint-Père, "est remplie d'exemples de personnes
riches qui ont employé leurs biens de façon évangélique,
atteignant ainsi la sainteté. Pensons seulement à saint François,
sainte Elisabeth de Hongrie ou saint Charles Borromée".
Après
la prière mariale, le Pape a rappelé que hier à Prague (République
tchèque) ont été béatifiés Friedrich Bacstein et ses treize
compagnons franciscains, "assassinés en 1611 à cause de leur
foi. Ils sont les premiers bienheureux de l'Année de la foi, et sont
des martyrs: rappelons-nous que croire dans le Christ signifie être
disposés aussi à souffrir avec lui et pour lui... Aujourd'hui, en
Pologne et dans les paroisses polonaises du monde on célèbre la
Journée du Pape, dont le thème est cette année Jean-Paul II, Pape
de la famille...Que dans toutes les familles polonaises resplendisse
le feu vivant de la foi, du bien et de l'amour évangélique".
RAPPELER A LA SOCIETE LES NORMES MORALES OBJECTIVES
Cité
du Vatican, 15 octobre 2012
(VIS). Le Secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue
inter-religieux est intervenu le 14 octobre dernier au Forum mondial
d'Istanbul (Turquie 13 - 14 octobre) consacré à la justice dans la
construction d'un nouvel ordre mondial. Le P.Miguel Angel Ayuso
Guixot a analysé la contribution essentielle de la justice sociale
et de la liberté religieuse pour la paix, et l'apport indispensable
de la religion dans la promotion de la paix et la justice dans le
tissu de la société mondiale: La religion, a-t-il dit, "apporte
sa contribution au débat national de toute société. Ce débat doit
s'engager avec tous les réseaux complexes des sociétés du monde
moderne. Des concepts comme justice et justice sociale font partie
intégrante de la discussion. C'est pourquoi nous nous demandons
quelle est la contribution de la religion au débat national sur la
justice et la justice sociale. La justice est un attribut divin et
l'enseignement religieux contribue sans doute à la réflexion sur le
juste ordonnancement des relations, dit en d'autres termes, à la
justice sociale. La tradition catholique, cependant, soutient que la
justice est accessible, par la raison humaine, à tous les hommes et
femmes de bonne volonté, religieux ou non".
"Les
croyants comme les non-croyants peuvent défendre la dignité innée
de la personne humaine et voir en elle la raison des droits
inaliénables de chaque individu, dont la protection est l'objectif
de la justice... Ces droits sont antérieurs et indépendants de
l'Etat et la mesure de la justice de l'Etat est celle dans laquelle
il respecte et revendique ces droits qui le précèdent puisque la
justice exige que toutes les personnes puissent jouir du libre
exercice de leurs droits... Lorsque l'Etat cesse d'administrer la
justice ou, même, agit injustement, il n'a aucune autorité morale
ni légitime. Cela implique que l'Etat soit soumis au jugement, qu'il
n'ait pas de pouvoir absolu, qu'il puisse et, même, doive rendre des
comptes. Notre question est donc: qui ou qu'est-ce qui peut demander
des comptes à l'Etat pour s'assurer qu'il agit avec justice? La
question n'est pas politique mais morale bien que la réponse exige
des décisions politiques".
"Vu
que la question fondamentale est de nature morale, on en déduit que
la caractéristique d'une société juste et civile est l'espace
adéquat et dû qui est octroyé à la religion, qui apporte une
contribution unique en étant la voix de ceux qui en ont besoin: les
nécessiteux, les opprimés et persécutés; une voix prophétique
qui appelle tout le monde à agir pour la paix et la justice. La
religion en appelle à la conscience de la société pour qu'elle
agisse vraiment en faveur du bien commun. Cependant, la religion a un
rôle dans le débat politique, non pour proposer des solutions
politiques concrètes,ce qui est hors de sa compétence, mais pour
rappeler à la société les normes morales objectives comme
fondement de la justice et d'une société juste".
LE SYNODE, UNE MARCHE ENSEMBLE VERS L'UNITE
Cité
du Vatican, 13 octobre 2012
(VIS). Avant de déjeuner avec les pères synodaux, des évêques
ayant participé au concile Vatican II et les présidents des
conférences épiscopales, Benoît XVI a prononcé un bref discours.
"Quelle belle tradition, initiée par Jean-Paul II -a-t-il dit-
que de couronner le synode par un déjeuner commun. Et c'est une
grande joie pour moi d'avoir à mes côtés SS le Patriarche
Barthélemy, Patriarche œcuménique de Constantinople, et SG Rowan
Williams, Archevêque Primat de la Communion anglicane. Cette
communion est le signe que nous marchons ensemble vers l'unité et
que nous avançons cordialement. Le Seigneur nous aidera à aller de
l'avant aussi extérieurement. Il me semble que cette joie nous donne
de la force aussi dans notre mandat d'évangélisation. Synodos
signifie chemin commun, faire route ensemble, et ainsi ce mot fait-il
penser au célèbre cheminement du Seigneur avec les deux disciples
d'Emmaüs, qui sont un peu à l'image du monde agnostique
d'aujourd'hui. Jésus, leur espérance, était mort, le monde était
vide. Il leur semblait que Dieu n'était plus avec eux ou qu'il ne
s'intéressait plus à eux. Avec le désespoir au cœur, et cependant
avec une petite flamme de foi, ils avançaient. Mais le Seigneur
marchait mystérieusement à leur côté, les aidant à mieux
comprendre le mystère de Dieu, sa présence dans l'histoire, sa
marche silencieuse avec nous. A la fin du repas, alors que déjà les
paroles du Seigneur avaient allumé leur cœur et éclairé leur
esprit, ils le reconnurent au cours et leur cœur commença de
comprendre. Ainsi, au synode, sommes nous ensemble et marchons avec
nos contemporains. Prions le Seigneur afin qu'il nous éclaire, qu'il
embrase notre cœur afin que nous voyions, qu'il éclaire nos
esprits. Prions afin qu'au cours de ce repas, dans la communion
eucharistique, nous puissions réellement être ouverts, le voir et
ainsi éclairer aussi le monde en lui donnant sa lumière".
Le
Pape a par ailleurs souligné que la session vespérale du synode de
la veille, vendredi, avait commencé plus tard que d'habitude à
cause du déjeuner. "Il serait inhumain -a-t-il dit- de
reprendre à quatre heures et demi. Donc nous reprendrons le travail
ce soir à six heures moins le quart".
ACCORD AVEC LA GUINEE EQUATORIALE
Cité
du Vatican, 13 octobre 2012 (VIS). Aujourd'hui à Mongomo, la Guinée
équatoriale et le Saint-Siège ont signé un accord réglant les
rapports Eglise Etat. Paraphé en présence du Président de la
République M.Teodoro Obiang Nguema Mbasogo par M.Agapito Mba Mokuy,
Ministre des affaires étrangères, et par Mgr.Piero Pioppo, Nonce
apostolique, le document compte 19 articles et un protocole
additionnel. Il entrera en vigueur dès sa ratification. "En vue
de l'autonomie de l'Eglise et de l'indépendance entre Eglise et
Etat, et en vertu du désir commun de collaboration, les parties ont
tracé le cadre juridique de leurs rapports. La personnalité
juridique de l'Eglise et de ses institutions a été reconnue, ainsi
que la validité du mariage canonique, les lieux de culte et les
écoles, l'assistance spirituelle aux catholiques dans les hôpitaux
et les prisons".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 15 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a accepté la
renonciation de Mgr.Carlos Prada Sanmiguel à la charge pastorale du
diocèse de Duitana-Sogamoso (Colombie), en conformité au canon
401,2 du CIC.
Samedi
dernier, 13 octobre, il avait nommé le Cardinal Gaudencio B.Rosales,
Archevêque émérite de Manille, son Envoyé spécial à la X
Assemblée de la Fédération des conférences épiscopales d'Asie
(Ho Chi Minh Ville, Vietnam, 19 - 25 novembre).
vendredi 12 octobre 2012
AGGIORNAMENTO ET TRADITION
Cité
du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu en début
d'après-midi les Evêques pères concilaires venus à Rome, et les
Présidents des Conférences épiscopales participant au Synode.
Ayant été expert au concile Vatican II, Benoît XVI a évoqué les
nombreux souvenirs de cette période vivace et féconde: "Sans
m'étendre, je voudrais reprendre certains points de mon homélie
d'hier en citant le mot que Jean XXII avait lancé comme une sorte de
programme pour les travaux conciliaires, l'aggiornamento. Cinquante
ans après l'ouverture du Concile, certains se demandent si la
formule n'aurait pas d'emblée été malheureuse. On pourrait
discuter des heures durant et n'aboutir qu'à des opinions
discordantes. Je suis convaincu que l'intuition du Pape Jean exprimée
par ce mot était et demeure exacte. Le christianisme n'est pas une
chose du passé, vécue en regardant en arrière, puisque le Christ
est d'hier, d'aujourd'hui et pour l'éternité. Il est marqué de la
présence de l'Eternel, de Dieu entré dans le temps et présent à
tout moment, le temps découlant de sa puissance créatrice, de son
éternel aujourd'hui. C'est pourquoi le christianisme est toujours
neuf. Il ne faut pas l'envisager comme un arbre pleinement développé
à partir de la graine évangélique, qui aurait produit tous ses
fruits et serait devenu vieux, au crépuscule de son énergie vitale.
Le christianisme est un arbre...perpétuellement jeune. Cette
actualité, cet aggiornamento, ne signifie pas une rupture de la
tradition, mais une vitalité continue. Aggiornamento ne veut pas
dire réduire la foi, la plier à l'air du temps, au bon plaisir de
l'opinion. Tout au contraire. Et comme le firent les pères
concilaires, il nous faut porter notre aujourd'hui dans le temps de
Dieu".
"Le
Concile fut un moment de grâce durant lequel l'Esprit nous a montré
que l'Eglise cheminant de siècle en siècle doit toujours parler à
l'homme. Ceci ne peut se faire que par la force de qui a de profondes
racines en Dieu, par qui se laisse guider par Dieu et vit sa foi dans
la pureté, non par qui s'adapte à l'instant ou choisit le chemin le
plus commode. C'était clair au Concile, dont la constitution
dogmatique sur l'Eglise Lumen Gentium" insistait sur l'appel à
la sainteté, "qui présente le visage véritable de l'Eglise...
Si la mémoire du passé est précieuse, elle n'est pas une fin en
soi. L'Année de la foi "nous invite à reprendre le chemin du
Concile, à nous concentrer sur son message, qui est celui de la foi
dans le Christ, Sauveur unique du monde... Aujourd'hui encore il est
essentiel de transmettre l'amour de Dieu à tout homme, en tout lieu
et de tout temps".
Après
cette audience, le Saint-Père a partagé un repas avec tous les
participants à l'assemblée synodale en cours, auquel ont été
invités le Patriarche oeucuménique, le Primat anglican et les pères
conciliaires venus à Rome et les présidents des conférences
épiscopales.
BENOIT XVI EVOQUE JEAN XXIII
Cité
du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Hier à 21 h, Benoît XVI est
apparu à la fenêtre de son bureau pour saluer la procession aux
flambeaux organisée à l'ouverture de l'Année de la foi par le
diocèse de Rome et l'Action catholique italienne dans le cadre de
l'opération intitulée L'Eglise belle du Concile. Refaisant le geste
de Jean XXIII, qui au soir de l'ouverture de Vatican II (11 octobre
1962) s'était spontanément adressée à la foule, le Saint-Père a
évoqué "les inoubliables paroles du Bon Pape, remplies de
poésie, de douceur et de cordialité. Nous étions heureux et pleins
d'enthousiasme. La grande assemblée oecuménique était ouverte et
nous étions certains d'un nouveau printemps de l'Eglise, d'une
nouvelle Pentecôte et d'une relance de la force libératrice de
l'Evangile. Dans nos coeurs aujourd'hui notre joie est plus sobre,
plus humble. En cinquante ans nous avons vu que le péché originel
est bien présent, et qu'il se traduit toujours en erreurs
personnelles, capables de devenir des éléments du péché même. La
zizanie est toujours présente dans le champ du Seigneur et, dans le
filet de Pierre, on trouve nombre de mauvais poissons. La fragilité
humaine est présente jusque dans l'Eglise, dont la barque navigue à
contrevent parmi des tempêtes qui la menacent. Nous avons parfois
pensé que le Seigneur nous avait abandonné. Ce sont là des
expériences" de la période post conciliaire, qui nous a montré
aussi "la présence du Seigneur, sa bonté et sa force. Le feu
de l'Esprit, celui du Christ, n'est ni dévorant ni destructeur, mais
silencieux. C'est une petite flamme pleine de bonté et de vérité
qui se transforme en lumière et chaleur. Non, le Seigneur ne nous
abandonne pas, et il est aujourd'hui discrètement présent à nos
côtés, réchauffant nos coeurs, conseillant nos vies, offrant des
charismes de bonté et de charité. Eclairant le monde, ils reflètent
pour nous la bonté divine. Oui le Christ est vivant avec nous, et
nous devons être heureux car sa bonté ne s'éteint pas. Pour finir,
je fais miennes les paroles inoubliables du Pape Jean: Rentrés dans
vos foyers, faites un bisou à vos enfants de la part du Pape. Soit
béni le nom du Seigneur".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce midi SS
Barthélemy I, Patriarche oecuménique de Constantinople.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 12 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Renato
P.Mayugaba, Evêque de Laoag (superficie 3.386, population 654.000,
catholiques 426.000, prêtres 54, religieux 102), aux Philippines. Il
était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Lingayen-Dagupan
(Philippines).
jeudi 11 octobre 2012
MESSE D'OUVERTURE DE L'ANNEE DE LA FOI
Cité
du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Benoît XVI a présidé ce matin
Place St.Pierre, la messe solennelle qui, à cinquante ans de
l’ouverture du Concile oecuménique Vatican II, ouvre l’Année de
la foi. Il était entouré des Cardinaux, Patriarches, Archevêques
majeurs, Présidents de conférences épiscopales et Evêques
participant au Synode, ainsi que des quatorze pères conciliaires qui
ont pu se rendre à Rome. D'entrée le Saint-Père a salué les
autorités présentes, en particulier SS Barthélemy I, Patriarche
oecuménique de Constantinople, et SG Rowan Williams, Archevêque de
Canterbury et Primat de la Communion anglicane. Pour faire mémoire
du Concile, a-t-il ajouté, "cette célébration s'est enrichie
de signes symboliques, la procession qui a rappelée l'entrée
solennelle des pères conciliaires dans cette basilique,
l’intronisation de l’évangéliaire, copie de celui utilisé
durant le Concile, les sept messages conclusifs du Concile ainsi que
le Catéchisme de l’Eglise catholique que je remettrai en fin de
messe. Non seulement ces signes nous rappellent notre devoir de
commémoration, mais ils nous offrent aussi l’occasion de dépasser
cette perspective pour aller plus avant dans le mouvement spirituel
qui a caractérisé Vatican II, pour se l’approprier et lui donner
tout son sens. Ce sens fut et demeure la foi dans le Christ, la foi
apostolique, animée par l’élan intérieur qui pousse à annoncer
le Christ à chaque homme et à tous les hommes pendant le pèlerinage
de l’Eglise sur les chemins de l’histoire".
"La
cohérence entre l’Année de la foi que nous ouvrons aujourd’hui
et le chemin que l’Eglise a parcouru durant les cinquante dernières
années est évidente, à commencer par le Concile, puis à travers
le magistère de Paul VI qui, déjà en 1967, avait proclamé une
Année de la foi, jusqu’au Grand Jubilée de l’an 2000 par lequel
Jean-Paul II a proposé à nouveau à toute l’humanité
Jésus-Christ comme unique Sauveur... Entre ces deux Papes, il existe
une convergence sur le Christ, centre du cosmos et de l’histoire...
Jésus est le centre de la foi chrétienne. Le chrétien croit en
Dieu par Jésus qui nous en a révélé le visage. Il est
l’accomplissement des Écritures et leur interprète définitif...
L’Evangile de ce jour nous dit que Jésus, consacré par le Père
dans l’Esprit, est le sujet véritable et pérenne de
l’évangélisation... Cette mission du Christ, ce mouvement, qui se
poursuit dans l’espace et dans le temps, traverse siècles et
continents. C’est un mouvement qui part du Père et, avec la force
de l’Esprit, porte la bonne nouvelle aux pauvres de tous temps, au
sens matériel et spirituel. L’Eglise est l’instrument premier et
nécessaire de cette œuvre du Christ parce qu’elle est unie à Lui
comme le corps l’est à la tête".
"Si
Vatican II n’a pas voulu consacrer un document spécifique à la
foi, il a été entièrement animé par la conscience et le désir de
devoir, pour ainsi dire, s’immerger à nouveau dans le mystère
chrétien, afin d’être en mesure de le proposer à nouveau
efficacement à l’homme contemporain... Dans son discours
inaugural, Jean XXIII présenta le but principal du concile
oecuménique en ces termes: Ce qui intéresse le Concile est que le
dépôt sacré de la doctrine chrétienne soit défendu et enseigné
de façon plus efficace. Son but principal n’est donc pas la
discussion de tel ou tel thème de doctrine. Pour cela il n’est pas
besoin d’un Concile. Or il est nécessaire que cette doctrine
certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée, soit
approfondie et présentée de façon à répondre aux exigences de
notre temps... A la lumière de ces paroles, on comprend ce que j’ai
moi-même eu l’occasion d’expérimenter. Durant le Concile il y
avait un élan face au devoir commun de faire resplendir la vérité
et la beauté de la foi, sans pour autant sacrifier aux exigences du
présent ni la confiner au passé. Dans la foi résonne l’éternel
présent de Dieu, qui transcende le temps... C’est pourquoi je
considère que la chose la plus importante...est de raviver dans
toute l’Eglise cet élan positif, ce désir d’annoncer à nouveau
le Christ à l’homme contemporain. Pour cette raison, j’ai
insisté à plusieurs reprises sur la nécessité de revenir à la
lettre du Concile, c’est-à-dire à ses textes, pour en découvrir
aussi l’esprit authentique. Et j’ai répété que le véritable
héritage du Concile réside dans ses documents, qui protègent des
excès, d’une nostalgie anachronique ou de courses en avant, qui
permettent de saisir la nouveauté dans la continuité. Le Concile
n’a rien produit de nouveau en matière de foi et n’a pas voulu
en ôter ce qui est antique. Il s’est plutôt préoccupé de faire
en sorte que la même foi continue à être vécue, continue à être
une foi vivante dans un monde en mutation... Les pères conciliaires
entendaient présenter la foi de façon efficace. Et s’ils se sont
ouverts confiants au dialogue avec le monde moderne c’est parce
qu’ils étaient sûrs de leur foi, de la solidité du roc sur
lequel ils s’appuyaient. En revanche, durant les années suivantes,
beaucoup ont accueilli sans discernement la mentalité dominante,
mettant en discussion les fondements même d'un dépôt de la foi
qu’ils ne ressentaient malheureusement plus comme leur dans toute
leur vérité".
"Si
aujourd’hui l’Eglise propose une nouvelle Année de la foi ainsi
que la nouvelle évangélisation, ce n’est pas pour célébrer un
anniversaire, mais parce que c’est une nécessité, plus encore
qu’il y a cinquante ans!.. L’initiative de créer le Conseil
pontifical destiné à promouvoir la nouvelle évangélisation...entre
dans cette perspective. Les dernières décennies ont connu une
désertification spirituelle. Ce que pouvait signifier une vie, un
monde sans Dieu, au temps du Concile, on pouvait déjà le percevoir
dans certaines pages tragiques de l’histoire, mais aujourd’hui
nous le voyons malheureusement tous les jours autour de nous. C’est
le vide qui s’est propagé. Mais c’est justement à partir de
l’expérience de ce désert, de ce vide, que nous pouvons découvrir
de nouveau la joie de croire, son importance vitale pour nous tous...
Dans le désert on redécouvre la valeur de ce qui est essentiel pour
vivre ; ainsi dans le monde contemporain les signes de la soif de
Dieu, du sens ultime de la vie, sont innombrables bien que souvent
exprimés de façon implicite ou négative. Et dans le désert il
faut surtout des personnes de foi qui, par l’exemple de leur vie,
montrent le chemin vers la terre promise et ainsi tiennent en éveil
l’espérance. La foi vécue ouvre le cœur à la grâce de Dieu qui
libère du pessimisme. Aujourd’hui plus que jamais évangéliser
signifie rendre témoignage d’une vie nouvelle, transformée par
Dieu, et ainsi indiquer le chemin... Le voyage est une métaphore de
la vie, et le voyageur sage est celui qui, ayant appris l’art de
vivre, est capable de le partager avec ses frères, comme c’est le
cas pour les pèlerins de St.Jacques ou d'autres sanctuaires, qui
connaissent, non par hasard, un regain de fréquentation. Comment se
fait-il que tant de personnes ressentent le besoin de parcourir ces
chemins? Ne serait-ce pas parce qu’il trouvent là, ou au moins y
perçoivent, quelque chose du sens de notre être au monde? Voici
alors la façon dont nous pouvons vivre cette Année de la foi, comme
un pèlerinage dans les déserts du monde contemporain, au cours
duquel il nous faut emporter seulement ce qui est essentiel".
Dotons-nous de "l’Evangile et de la foi de l’Eglise dont les
documents du concile oecuménique Vatican II sont l’expression
lumineuse, comme l’est également le Catéchisme de l’Eglise
catholique, publié il y a vingt ans". Concluant, Benoît XVI a
rappelé que, le 11 octobre 1962 "on célébrait la fête de la
Vierge Marie, Mère de Dieu. C’est à elle que nous confions
l’Année de la foi, comme je l’ai fait il y a une semaine lorsque
je suis allé en pèlerinage à Lorette. Que la Vierge Marie brille
toujours comme l’étoile sur le chemin de la nouvelle
évangélisation".
TEMOIGNAGE DU PATRIARCHE BARTHELEMY I
Cité
du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Voici des extraits du message que
SS le Patriarche oecuménique Barthélemy I à lu durant la messe de
ce matin: "En ces lieux, il y a cinquante ans, une cérémonie
solennelle a conquis le cœur et l'esprit de l'Eglise catholique, la
faisant entrer dans le monde contemporain. L'ouverture d'un concile
fut inspiré par la réalité fondamentale que le Fils et Verbe de
Dieu incarné se trouve là où deux ou trois sont réunis en son nom
et que l'Esprit, qui procède du Père, nous guidera vers la vérité
complète... Au cours des cinquante dernières années, les fruits de
cette assemblée ont été variés, dont témoigne une série de
constitutions importantes, de déclarations et de décrets. Nous
avons vu le renouvellement de l'esprit et un retour aux sources dans
la recherche liturgique, biblique et patristique. Nous avons apprécié
la progressive limitation d'unee scolastique au profit de l'ouverture
et du dialogue œcuménique, qui a conduit à l'annulation mutuelle
des excommunications de 1054, l'échange de voeux, la restitution de
reliques, l'engagement de dialogues importants, et de visites
réciproques. Ce cheminement n'a pas toujours été facile, sans
douleur ni problèmes... La théologie fondamentale et les principaux
thèmes du Concile tels le mystère de l'Eglise, le caractère sacré
de la liturgie, et l'autorité de l'évêque, sont difficiles à
appliquer dans les faits".
"Alors
que nous allons de l'avant ensemble, nous rendons grâce au Dieu
vivant, Père, Fils et Esprit, car cette assemblée d'évêques a
reconnu l'importance de la réflexion et le dialogue sincère entre
nos Eglises sœurs. Nous nous joignons notre espérance commune de
voir abattue la barrière entre Eglise d'Orient et Eglise d'Occident,
afin qu'il n'y ait qu'une maison commune, fermement fondée sur
Jésus-Christ, la pierre angulaire... Notre présence ici montre et
scelle notre engagement à témoigner ensemble de l'Evangile du salut
devant tous nos frères pauvres, opprimés, oubliés dans le monde
créé par Dieu. Prions ensemble pour la paix et la bonne santé de
nos frères et sœurs chrétiens qui vivent au Moyen Orient. Dans une
tourmente de violence et de division qui s'intensifie entre les
peuples, puisse l'amour et le désir d'harmonie que nous professons
ici, et la compréhension que nous cherchons à travers le dialogue
et le respect mutuel, servir de modèle. En effet, l'humanité
entière peut tendre la main à l'autre et travailler de concert pour
surmonter des épreuves comme la famine, les catastrophes naturelles,
les maladies, et la guerre qui à la fin nous touche tous. Devant
tout ce qui doit encore être accompli par l'Eglise, appréciant les
progrès que nous avons partagé, nous sommes heureux d'avoir été
invités à cette solennelle commémoration et à intervenir à
l'ouverture de l'Année de la foi. C'est bien la foi qui donne un
signe clair de la route parcourue ensemble sur la voie de la
réconciliation et de l'unité visible".
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 11 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a nommé l'Abbé
Vincenzo Peroni, Cérémoniaire pontifical.
mercredi 10 octobre 2012
LES DOCUMENTS DE VATICAN II, UNE BOUSSOLE POUR L'EGLISE
Cité
du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Au cours de l'audience générale
tenue Place St.Pierre, Benoît XVI a rappelé que demain sera célébré
le cinquantenaire de l'ouverture du Concile Vatican II à l'occasion
du lancement de l'Année de la foi. C'est pourquoi il a consacré sa
catéchèse "au grand évènement ecclésial que fut ce
concile". Il convient, a-t-il dit, "de revenir aux
documents conciliaires, en les libérant d'une masse de publications
qui" les ont souvent offusqués. "Aujourd'hui encore ils
constituent une boussole permettant à la barque de l'Eglise de
naviguer en haute mer, en eaux calmes comme en tempête, vers un port
sûr... Je me souviens bien de cette époque, alors que, jeune
professeur de théologie fondamentale à Bonn, l'Archevêque de
Cologne le Cardinal Frings me fit venir à Rome comme conseiller".
Au concile "j'ai vu une Eglise vivante...à l'écoute de
l'Esprit, le véritable moteur de ces assises. Peu de fois dans
l'histoire on a pu saisir aussi concrètement l'universalité de
l'Eglise, dans un moment de réalisation de sa mission
évangélisatrice à la dimension d monde".
Vatican
II a été précédé de nombreux autres conciles, Nicée, Ephèse,
Chalcédoine ou Trente, "convoqués pour définir des points
fondamentaux de la foi et corriger des erreurs dangereuses. Ce ne fut
pas le cas de Vatican II, car "il n'y avait pas d'erreurs de foi
à corriger, pas plus que de questions doctrinales ou disciplinaires
à clarifier... La première question qui s'est posée...fut comment
l'engager et quels buts lui assigner". Dans son discours
d'ouverture du 11 octobre 1962, Jean XXIII donna une orientation
générale: "La foi devait parler d'une manière nouvelle tout
en maintenant son contenu pérenne, sans rupture ni compromis. Le
Pape voulait que l'Eglise réfléchisse sur sa foi et sur les vérités
qui la guident. Dans cette réflexion il convenait de dessiner un
rapport nouveau entre l'Eglise et le monde, entre le christianisme et
la pensée moderne, non point pour s'y conformer mais pour présenter
à un monde qui tend à l'éloigner de Dieu les exigences de
l'Evangile dans toute sa grandeur et pureté... Notre temps continue
d'être marqué par un oubli et une surdité envers Dieu. Il nous
faut donc retenir la leçon fondamentale du Concile, c'est à dire
que l'essence du christianisme réside dans la foi en Dieu... Comme
ce fut alors le voeu des pères conciliaires, il est important de
voir clairement que Dieu est présent et qu'il répond à nos appels.
Mais si la foi fait défaut l'essentiel s'écroule, étant donné que
l'homme perd sa dignité". Vatican II "nous rappelle que
l'Eglise a le devoir et le mandat de transmettre la parole d'amour de
Dieu qui sauve, de diffuser l'appel divin contenant notre béatitude
éternelle".
Puis
le Saint-Père a évoqué les quatre constitutions conciliaires, qui
"sont comme les points cardinaux de cette boussole":
Sacrosanctum Concilium sur la liturgie, qui rappelle la primauté de
l'adoration et le caractère central du mystère christique, Lumen
Gentium, document dogmatique qui rappelle que l'Eglise a pour premier
devoir la glorification de Dieu, Dei Verbum, consacré à la
Révélation, à la Parole vivante de Dieu qui convoque l'Eglise et
la vivifie à travers le temps, Gaudium et Spes, consacrée à la
façon de porter au monde la lumière reçue de Dieu. Le Concile
Vatican II, a conclu Benoît XVI, "constitue pour nous un
fervent appel à redécouvrir jour après jour la beauté de la foi,
à en approfondir la connaissance en vue d'un rapport plus intense
avec le Seigneur, à vivre pleinement notre vocation chrétienne".
NUMERO SPECIAL DE "L'OSSERVATORE ROMANO"
Cité
du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). A l'occasion du cinquantenaire de
l'ouverture de Vatican II, L'Osservatore Romano publie un numéro
spécial (en anglais, espagnol et italien) sur l'histoire de ce
concile oecuménique. Le récit, qui se fonde sur les chroniques de
l'époque, propose des points de détail inédits ou peu connus, des
photographies, des textes des Papes ayant présidé les assises
conciliaires ou les ayant vécu, tel le jeune théologien Joseph
Ratzinger, qui en fut expert. Le volume s'ouvre par un texte que
Benoît XVI a composé l'été dernier pour la toute prochaine
publication par les Editions Herder de ses écrits conciliaires,
édition supervisée par Mgr.Gerhard Ludwig Müller. Ce texte inédit
paraîtra en allemand dans l'édition du journal de ce 11 octobre, et
sera disponible à partir de 17 h sur le site web de L'Osservatore
Romano en allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais
et portugais.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Cet après-midi, le Saint-Père
devrait recevoir SG Rowan Williams, Archevêque de Canterbury et
Primat de la Communion anglicane.
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 10 octobre 2012 (VIS). Le Saint-Père a:
Elevé
Mgr.Frans Daneels, O.Praem., Secrétaire du Tribunal suprême de la
signature apostolique, à la dignité archiépiscopale.
Nommé
l'Abbé Vital Corbellini, Evêque de Marabá (superficie 81.832,
population 646.000, catholiques 450.000, prêtres 35, religieux 51),
au Brésil. L'Evêque élu, né en 1959 à Garibaldi (Brésil) et
ordonné prêtre en 1986, était jusqu'ici Curé de la paroisse de
Jaru (diocèse de Jí-Paraná). Missionnaire, il a assumé depuis
1987 le service de plusieurs paroisses, et a été de 2007 à 2010
Vicaire général du diocèse de Caxias do Sul (Brésil).
Nommé
Mgr.Gregório Paixao Neto, OSB, Evêque de Petrópolis (superficie
2.880, population 834.000, catholiques 646.000, prêtres 104, diacres
2, religieux 385), au Brésil. Il était jusqu'ici Auxiliaire de
l'Archevêque de Sao Salvador da Bahia (Brésil).
Inscription à :
Articles (Atom)
Copyright © VIS - Vatican Information Service
En conformité avec les normes internationales relatives à la Propriété Intellectuelle et aux Droits d'Auteur, les nouvelles contenues dans les envois du Vatican Information Service peuvent être reproduites intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source (VIS - Vatican Information Service).
En conformité avec les normes internationales relatives à la Propriété Intellectuelle et aux Droits d'Auteur, les nouvelles contenues dans les envois du Vatican Information Service peuvent être reproduites intégralement comme partiellement, à la seule condition de citer la source (VIS - Vatican Information Service).