Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). La Commission pontificale biblique tiendra sa session plénière
annuelle du 8 au 12 avril, à la Maison Sainte-Marthe de la Cité du
Vatican, sous la présidence de Mgr.Gerhard Ludwig Müller.
Le P.Klemens Stock, S.J., Secrétaire général dirigera les travaux
de cette assemblée. La réunion conclura le thème d'étude:
Inspiration et vérité dans la Bible. "Depuis quelques années
-informe un communiqué de cet organisme- la commission a décidé de
concentrer ses efforts pour vérifier de quelle façon le thème de
l'inspiration et de la vérité se manifestent dans les différents
livres des saintes Ecritures. L'objectif de cette réflexion est
d'offrir une contribution positive pour que, dans une compréhension
approfondie des concepts d'inspiration et de vérité, la Parole de
Dieu soit accueillie par tous les fidèles, d'une façon toujours
plus adéquate à ce don particulier dans lequel Dieu se communique
lui-même et invite les hommes à la communion avec Lui".
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dernières 5 nouvelles
mercredi 3 avril 2013
LE CARDINAL OLORUNFEMI PREND POSSESSION DE SON TITRE
Cité
du Vatican, 3 avril 2013
(VIS). Le Bureau des célébration liturgiques du Souverain Pontife a
fait savoir aujourd'hui que dimanche 7 avril à 12h, le Cardinal John
Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d'Abudja (Nigeria), prendra
possession du titre de Saint-Saturnin, à Rome.
dimanche 31 mars 2013
LA MISERICORDE DE DIEU PEUT AUSSI FAIRE FLEURIR LA TERRE LA PLUS ARIDE
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). Aujourd’hui, dimanche de Pâques à
10h15, place St.Pierre, le Saint-Père a célébré la messe de la
Résurrection du Seigneur, première messe pascale du nouvel Evêque
de Rome. Les fidèles romains et des pèlerins du monde entier, plus
de 250.000 personnes, ont participé à cette célébration qui a
commencé par le rituel du Resurrexit avec l’ouverture d’une
image du Ressuscité placée à côté de l’autel papal. Le Pape
n’a pas prononcé d’homélie, puisqu’après la messe il adresse
son message de Pâques au cours de la bénédiction Urbi et Orbi. La
fête de la Résurrection du Seigneur est connue pour être très
fleurie et la place St.Pierre n’a pas manqué de faire honneur à
cette tradition cette année encore. Plus de 40.000 fleurs, offertes
par les cultivateurs hollandais, ont transformé les abords de
l’autel papal en un magnifique jardin. On a pu y voir notamment des
narcisses jaunes et des liliacées blanches, couleurs de Pâques et
du drapeau pontifical, représentant la pureté du sacrifice de Jésus
et la gloire de sa résurrection, ainsi que des fleurs de couleur
rose symbolisant la lumière du Christ ressuscité qui détruit les
ténèbres.
A
midi, le Pape François s’est adressé, depuis la loggia centrale
de la basilique St.Pierre, aux fidèles réunis sur la Place et à
tous ceux qui suivaient l’évènement par la radio, la télévision
ou d’autres moyens de communication, et a prononcé son discours
pascal. "La miséricorde de Dieu peut faire fleurir aussi la
terre la plus aride", a dit le Pape, qui a prié pour la paix au
Moyen-Orient "en particulier entre Israéliens et Palestiniens,
qui travaillent à trouver la route de la concorde, afin qu’ils
reprennent avec courage et disponibilité les négociations"-,
en Irak, en Syrie, au Mali, au Nigeria, dans la région orientale du
Congo, en République centrafricaine et en Corée du Nord. Voici le
texte complet prononcé par le Pape:
"Chers
frères et sœurs de Rome et du monde entier, bonne fête de Pâques!
Bonne fête de Pâques! C’est une grande joie pour moi de pouvoir
vous faire cette annonce: le Christ est ressuscité! Je voudrais
qu’elle arrive dans chaque maison, dans chaque famille,
spécialement là où il y a plus de souffrance, dans les hôpitaux,
dans les prisons… Surtout je voudrais qu’elle atteigne tous les
cœurs, parce que c’est là que Dieu veut semer cette Bonne
Nouvelle: Jésus est ressuscité, c‘est l’espérance pour toi, tu
n’es plus sous la domination du péché, du mal! L’amour a
vaincu, la miséricorde a vaincu! La miséricorde l’emporte
toujours! Nous aussi, comme les femmes disciples de Jésus, qui
allèrent au tombeau et le trouvèrent vide, nous pouvons nous
demander quel sens a cet événement. Que signifie: Jésus est
ressuscité? Cela signifie que l’amour de Dieu est plus fort que le
mal et que la mort elle-même; cela signifie que l’amour de Dieu
peut transformer notre vie, faire fleurir ces zones de désert qui
sont dans notre cœur. Et cela, l’amour de Dieu peut le faire. Ce
même amour par lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé
jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi,
jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu,
ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de
Jésus, l’a transfiguré, l’a fait passer dans la vie éternelle.
Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie
terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y
est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir
d’espérance. Voilà ce qu’est Pâques: c’est l’exode, le
passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la
liberté de l’amour, du bien. Parce que Dieu est vie, seulement
vie, et sa gloire c’est nous, l’homme vivant. Chers frères et
sœurs, le Christ est mort et ressuscité une fois pour toutes et
pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de
l’esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en
tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre
vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd’hui encore, l’être
humain doit-il traverser! Surtout le désert qui est en lui, quand
manque l’amour de Dieu et du prochain, quand manque la conscience
d’être un gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et
nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut aussi faire fleurir la
terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés.
Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous: accueillons la
grâce de la Résurrection du Christ! Laissons-nous renouveler par la
miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la
puissance de son amour transformer aussi notre vie; et devenons des
instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels
Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire
fleurir la justice et la paix.
Et
demandons ainsi à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie,
de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en
paix. Oui, le Christ est notre paix et par lui implorons la paix pour
le monde entier! Paix pour le Moyen-Orient, en particulier entre
Israéliens et Palestiniens, qui ont du mal à trouver la route de la
concorde, afin qu’ils reprennent avec courage et disponibilité les
négociations pour mettre fin à un conflit qui dure désormais
depuis trop longtemps. Paix en Irak, pour que cesse définitivement
toute violence, et, surtout, pour la Syrie bien aimée, pour sa
population blessée par le conflit et pour les nombreux réfugiés
qui attendent aide et consolation. Que de sang a été versé! Et
combien de souffrances devront encore être infligées avant qu’on
réussisse à trouver une solution politique à la crise? Paix pour
l’Afrique, théâtre encore de conflits sanglants. Au Mali, afin
qu’il retrouve unité et stabilité; et au Nigéria, où
malheureusement ne cessent les attentats qui menacent la vie de tant
d’innocents et où de nombreuses personnes, même des enfants, sont
retenues en otage par des groupes terroristes. Paix dans l’est de
la République Démocratique du Congo et en République
Centrafricaine, où nombreux sont ceux qui sont contraints à laisser
leurs maisons et vivent encore dans la peur. Paix en Asie, surtout
dans la Péninsule coréenne, pour que soient surmontées les
divergences et que mûrisse un esprit renouvelé de réconciliation.
Paix au monde entier, encore si divisé par l’avidité de ceux qui
cherchent des gains faciles, blessé par l’égoïsme qui menace la
vie humaine et la famille, égoïsme qui continue la traite de
personnes, l’esclavage le plus répandu en ce vingt-et-unième
siècle; la traite des personnes est vraiment l’esclavage le plus
répandu de ce vingt-et-unième siècle! Paix au monde entier,
déchiré par la violence liée au trafic de drogue et par
l’exploitation inéquitable des ressources naturelles! Paix à
notre Terre! Que Jésus ressuscité apporte réconfort aux victimes
des calamités naturelles et fasse de nous des gardiens responsables
de la création! Chers frères et sœurs, à vous tous qui m’écoutez
de Rome et de toutes les parties du monde, j’adresse l’invitation
du Psaume: Rendez grâce au Seigneur: Il est bon! Eternel est son
amour! Oui, que le dise Israël: Eternel est son amour!"
Ensuite,
le Pape François a prononcé quelques mots en italien, au lieu de
saluer dans les différentes langues, pour souhaiter bonnes Pâques
au monde entier. Voici ce qu’il a dit: "Chers frères et
sœurs, rassemblés de toutes les parties du monde sur cette Place,
cœur de la chrétienté, et vous tous qui êtes reliés à travers
les moyens de communication, je renouvelle mes vœux : Bonne
fête de Pâques! Apportez dans vos familles et vos pays le message
de joie, d’espérance et de paix, que chaque année, en ce jour on
renouvelle avec force. Le Seigneur ressuscité, vainqueur du péché
et de la mort soit votre soutien à tous, en particulier aux plus
faibles et aux plus nécessiteux. Merci pour votre présence et le
témoignage de votre foi. Une pensée et un merci tout particulier
pour le don de ces très belles fleurs qui viennent des Pays-Bas. A
tous je répète affectueusement : que le Christ ressuscité
guide chacun de vous et l’humanité tout entière sur les sentiers
de la justice de l’amour et de la paix". Enfin, le Saint-Père
a donné sa bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde.
VEILLEE PASCALE: NOUS AVONS PEUR DES SURPRISES DE DIEU!
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). Hier à 20h30, en la basilique St.
Pierre, le Saint-Père a présidé la veillée pascale. La
célébration a commencé dans l’atrium de la basilique avec la
bénédiction du feu et la préparation du cierge pascal. Après la
procession jusqu’à l’autel avec le cierge pascal allumé et le
chant de l’Exultet, s’est déroulée la liturgie de la Parole, la
liturgie baptismale et la liturgie eucharistique concélébrée par
les cardinaux.
Au
cours de la célébration, le Pape a administré les sacrements
d’initiation chrétienne (baptême, confirmation et première
communion) à quatre personnes provenant d’Italie, d’Albanie, de
Russie et des Etats-Unis. Après la proclamation de l’Evangile, il
a commenté, dans son homélie, l’Evangile des saintes femmes qui
se rendent au sépulcre, rencontrent les anges et trouvent la tombe
vide. "Nous avons peur des surprises de Dieu; nous avons peur
des surprises de Dieu! Il nous surprend toujours!", a dit le
Pape. Voici le texte intégal de son homélie:
"Chers
frères et soeurs, dans l’évangile de cette nuit lumineuse de la
Vigile pascale, nous rencontrons en premier les femmes qui se rendent
au tombeau de Jésus avec les aromates pour oindre son corps. Elles
viennent pour accomplir un geste de compassion, d’affection,
d’amour, un geste traditionnel envers une personne chère défunte,
comme nous le faisons nous aussi. Elles avaient suivi Jésus,
l’avaient écouté, s’étaient senties comprises dans leur
dignité et l’avaient accompagné jusqu’à la fin, sur le
Calvaire, et au moment de la déposition de la croix. Nous pouvons
imaginer leurs sentiments tandis qu’elles vont au tombeau: une
certaine tristesse, le chagrin parce que Jésus les avait quittées,
il était mort, son histoire était terminée. Maintenant on revenait
à la vie d’avant. Cependant dans les femmes persistait l’amour,
et c’est l’amour envers Jésus qui les avait poussées à se
rendre au tombeau. Mais à ce point il se passe quelque chose de
totalement inattendu, de nouveau, qui bouleverse leur cœur et leurs
programmes et bouleversera leur vie: elles voient la pierre enlevée
du tombeau, elles s’approchent, et ne trouvent pas le corps du
Seigneur. C’est un fait qui les laisse hésitantes, perplexes,
pleines de questions: Que s’est-il passé?, Quel sens tout cela
a-t-il?. Cela ne nous arrive-t-il pas peut-être aussi à nous quand
quelque chose de vraiment nouveau arrive dans la succession
quotidienne des faits? Nous nous arrêtons, nous ne comprenons pas,
nous ne savons pas comment l’affronter. La nouveauté souvent nous
fait peur, aussi la nouveauté que Dieu nous apporte, la nouveauté
que Dieu nous demande. Nous sommes comme les Apôtres de l’Evangile:
nous préférons souvent garder nos sécurités, nous arrêter sur
une tombe, à la pensée pour un défunt, qui à la fin vit seulement
dans le souvenir de l’histoire comme les grand personnages du
passé. Nous avons peur des surprises de Dieu; nous avons peur des
surprises de Dieu! Il nous surprend toujours! Frères et sœurs, ne
nous fermons pas à la nouveauté que Dieu veut porter dans notre
vie! Ne sommes-nous pas souvent fatigués, déçus, tristes, ne
sentons-nous pas le poids de nos péchés, ne pensons-nous pas que
nous n’y arriverons pas? Ne nous fermons pas sur nous-mêmes, ne
perdons pas confiance, ne nous résignons jamais: il n’y a pas de
situations que Dieu ne puisse changer, il n’y a aucun péché qu’il
ne puisse pardonner si nous nous ouvrons à Lui.
Mais
revenons à l’Evangile, aux femmes et faisons un pas en avant.
Elles trouvent la tombe vide, le corps de Jésus n’y est pas,
quelque chose de nouveau est arrivé, mais tout cela ne dit encore
rien de clair: cela suscite des interrogations, laisse perplexes,
sans offrir une réponse. Et voici deux hommes en vêtement éclatant,
qui disent: Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Il
n’est pas ici, il est ressuscité. Ce qui était un simple geste,
un fait, accompli bien sûr par amour –le fait de se rendre au
tombeau– maintenant se transforme en événement, en un fait qui
change vraiment la vie. Rien ne reste plus comme avant, non seulement
dans la vie de ces femmes, mais aussi dans notre vie et dans
l’histoire de l’humanité. Jésus n’est pas mort, il est
ressuscité, il est le Vivant! Il n’est pas seulement revenu à la
vie, mais il est la vie même, parce qu’il est le Fils de Dieu,
qu’il est le Vivant. Jésus n’est plus dans le passé, mais il
vit dans le présent et est projeté vers l’avenir, il est
l’aujourd’hui éternel de Dieu. Ainsi la nouveauté de Dieu se
présente aux yeux des femmes, des disciples, de nous tous: la
victoire sur le péché, sur le mal, sur la mort, sur tout ce qui
opprime la vie et lui donne un visage moins humain. Et c’est un
message adressé à moi, à toi, chère sœur et cher frère. Combien
de fois avons-nous besoin que l’Amour nous dise: pourquoi
cherchez-vous le Vivant parmi les morts? Les problèmes, les
préoccupations de tous les jours tendent à nous faire replier sur
nous-mêmes, dans la tristesse, dans l’amertume… et là se trouve
la mort. Ne cherchons pas là Celui qui est vivant! Accepte alors que
Jésus Ressuscité entre dans ta vie, accueille-le comme ami, avec
confiance: Lui est la vie! Si jusqu’à présent tu as été loin de
Lui, fais un petit pas: il t’accueillera à bras ouverts. Si tu es
indifférent, accepte de risquer: tu ne seras pas déçu. S’il te
semble difficile de le suivre, n’aies pas peur, fais-lui confiance,
sois sûr que Lui, il t’est proche, il est avec toi et te donnera
la paix que tu cherches et la force pour vivre comme Lui le veut.
Il
y a un dernier élément simple de l’Evangile de cette lumineuse
Vigile pascale que je
voudrais
souligner. Les femmes rencontrent la nouveauté de Dieu: Jésus est
ressuscité, il est le Vivant ! Mais devant le tombeau vide et les
deux hommes en vêtement éclatant, leur première réaction est une
réaction de crainte: elles baissaient le visage vers le sol -note
saint Luc-, elles n’avaient pas non plus le courage de regarder.
Mais quand elles entendent l’annonce de la Résurrection, elles
l’accueillent avec foi. Et les deux hommes en vêtement éclatant
introduisent un verbe fondamental: Rappelez-vous ce qu’il vous a
dit quand il était encore en Galilée… Et elles se rappelèrent
ses paroles. C’est l’invitation à faire mémoire de la rencontre
avec Jésus, de ses paroles, de ses gestes, de sa vie; et c’est
vraiment le fait de se souvenir avec amour de l’expérience avec le
Maître qui conduit les femmes à dépasser toute peur et à porter
l’annonce de la Résurrection aux Apôtres et à tous les autres.
Faire mémoire de ce que Dieu a fait et fait pour moi, pour nous,
faire mémoire du chemin parcouru; et cela ouvre le cœur à
l’espérance pour l’avenir. Apprenons à faire mémoire de ce que
Dieu a fait dans notre vie. En cette Nuit de lumière, invoquant
l’intercession de la Vierge Marie, qui gardait chaque événement
dans son cœur, demandons que le Seigneur nous rende participants de
sa Résurrection: qu’il nous ouvre à sa nouveauté qui transforme,
aux surprises de Dieu; qu’il fasse de nous des hommes et des femmes
capables de faire mémoire de ce qu’il accomplit dans notre
histoire personnelle et dans celle du monde; qu’il nous rende
capables de le sentir comme le Vivant, vivant et agissant au milieu
de nous; qu’il nous enseigne chaque jour à ne pas chercher parmi
les morts Celui qui est vivant. Amen."
INTENTIONS DE PRIERE POUR AVRIL
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). L'intention de prière générale du
Saint-Pere pour Avril est: "Pour que célébrer et prier
publiquement soit source de vie nouvelle pour les croyants. ".
Son
intention missionnaire est: "Pour que les Eglises particulières
des territoires de mission soient signe et instrument d’espérance
et de résurrection."
AVIS
Cité
du Vatican, 31 mars 2013 (VIS). Bien qu’habituellement, lors des
fêtes de la Semaine Sainte, le service du VIS soit suspendu, cette
année, de façon exceptionnelle, le Vatican Information Service a
retransmis toutes les activités du nouveau Pape François au cours
du Triduum pascal. Demain lundi 1 avril et mardi 2, jours fériés au
Vatican, il n’y aura pas de bulletin du VIS. La transmission
reprendra mercredi 3 avril.
samedi 30 mars 2013
VENDREDI SAINT: EN CETTE NUIT UNE SEULE PAROLE DOIT DEMEURER, C’EST LA CROIX ELLE-MEME
Cité
du Vatican, 30 mars 2013 (VIS). Hier, Vendredi saint, à 17 h, le
Pape François a présidé en la Basilique St.Pierre la célébration
de la Passion du Seigneur. La liturgie de la Parole, relatant tout le
récit de la Passion selon saint Jean, a été suivie de l’homélie
et de la prière universelle. Le rite s’est poursuivi avec
l’adoration de la Croix et s’est terminé par la communion.
Le
soir à 21 h 15’, le Saint-Père s’est rendu au Colisée pour y
présider, pour la première fois, le chemin de croix. Cette année
les textes des méditations et prières accompagnant chaque station
ont été écrits par deux jeunes Libanais sous la direction du
Cardinal Bechara Boutros Raï, O.M.M., Patriarche d’Antioche des
Maronites du Liban. Les images des livrets distribués aux fidèles,
reproduisaient des stations de chemin de croix réalisées par un
franciscain anonyme de Bethléem du XIX siècle. Plus de cent mille
personnes étaient présentes, dont beaucoup de jeunes et un groupe
important venu du Liban. Le Pape a suivi la cérémonie, retransmise
en mondovision, depuis une petite estrade placée sur la colline du
Palatin. Deux jeunes du diocèse de Rome et deux Libanais tenaient
les torches aux côtés de la croix qui a été successivement portée
par le Cardinal Agostino Vallini, Vicaire de Sa Sainteté pour le
diocèse de Rome, deux familles d’Italie et d’Inde, une personne
en fauteuil roulant, deux séminaristes chinois, deux frères
franciscains de la Custodie de Terre Sainte, deux religieuses
nigérianes et deux libanaises, et deux jeunes du Brésil. Au terme
du chemin de croix, le Pape a prononcé les paroles suivantes:
"Chers
frères et sœurs, je vous remercie d’avoir participé nombreux à
ce moment d’intense prière. Et je remercie aussi tous ceux qui se
sont unis à nous par les moyens de communication, spécialement les
personnes malades et les personnes âgées. Je ne veux pas ajouter
beaucoup de paroles. En cette nuit une seule parole doit demeurer,
c’est la Croix elle-même. La Croix de Jésus est la Parole par
laquelle Dieu a répondu au mal du monde. Parfois il nous semble que
Dieu ne répond pas au mal, qu’il demeure silencieux. En réalité
Dieu a parlé, a répondu, et sa réponse est la Croix du Christ: une
Parole qui est amour, miséricorde, pardon. Elle est aussi jugement:
Dieu nous juge en nous aimant. Rappelons nous cela: Dieu nous juge en
nous aimant. Si j’accueille son amour je suis sauvé, si je le
refuse je suis condamné, non par lui, mais par moi-même, parce que
Dieu ne condamne pas, lui aime et sauve seulement. Chers frères et
sœurs, la parole de la Croix est aussi la réponse des chrétiens au
mal qui continue à agir en nous et autour de nous. Les chrétiens
doivent répondre au mal par le bien, en prenant sur eux la croix,
comme Jésus. Ce soir nous avons entendu le témoignage de nos frères
du Liban: ce sont eux qui ont composé ces belles méditations et
prières. Nous les remercions de tout cœur pour ce service et
surtout pour le témoignage qu’ils nous donnent. Nous l’avons vu
quand le Pape Benoît est allé au Liban: nous avons vu la beauté et
la force de la communion des chrétiens de cette Terre et de l’amitié
de tant de nos frères musulmans et de beaucoup d’autres. Ce fut un
signe pour le Moyen Orient et pour le monde entier: un signe
d’espérance. Alors continuons ce chemin de croix dans la vie de
tous les jours! Marchons ensemble sur le chemin de la Croix, marchons
en portant dans le cœur cette parole d’amour et de pardon.
Marchons en attendant la Résurrection de Jésus qui nous aime tant.
Il est tout amour!"
OSTENSION EXTRAORDINAIRE DU SAINT SUAIRE
Cité
du Vatican, 30 mars 2013 (VIS). Aujourd’hui, Samedi saint, de 17h15
à 18h40, en la cathédrale de Turin, sera exposé de façon
exceptionnelle le Saint Suaire. Cette initiative a lieu dans le cadre
de l’Année de la foi proclamée par le Pape Benoît XVI. Cette
ostension sera retransmise par la RAI en mondiovision.
A
cette occasion, le Pape François a adressé un message-vidéo dont
voici le texte intégral: "Chers frères et sœurs, je me place,
moi aussi avec vous devant le Saint Suaire, et je remercie le
Seigneur qui nous offre cette possibilité avec les moyens
d’aujourd’hui. Même si cela se fait sous cette forme, il ne
s’agit pas d’une simple observation, mais d’une vénération,
c’est un regard de prière. Je dirais davantage: c’est se laisser
regarder. Ce visage a les yeux clos, c’est le visage d’un défunt,
et pourtant mystérieusement il nous regarde, et dans le silence il
nous parle. Comment est-ce possible? Comment se fait-il que le peuple
fidèle, comme vous, veuille s’arrêter devant cette icône d’un
homme flagellé et crucifié? Parce que l’homme du Suaire nous
invite à contempler Jésus de Nazareth. Cette image –imprimée
dans la toile– parle à notre cœur et nous pousse à gravir le
Mont du Calvaire, à regarder le bois de la croix, à nous immerger
dans le silence éloquent de l’amour. Laissons-nous donc rejoindre
par ce regard, qui ne cherche pas nos yeux mais notre cœur. Ecoutons
ce qu’il veut nous dire, dans le silence, en passant au-delà de la
mort-même. A travers le Saint Suaire nous parvient la Parole unique
et ultime de Dieu: l’Amour fait homme, incarné dans notre
histoire; l’Amour miséricordieux de Dieu qui a pris sur lui tout
le mal du monde pour nous libérer de sa domination. Ce visage
défiguré ressemble à tant de visages d’hommes et de femmes
blessés par une vie qui ne respecte pas leur dignité, par des
guerres et des violences qui frappent les plus faibles… Pourtant le
visage du Suaire communique une grande paix; ce corps torturé
exprime une souveraine majesté. C’est comme s’il laissait
transparaître une énergie contenue mais puissante, c’est comme
s’il nous disait: aies confiance, ne perd pas l’espérance; la
force de l’amour de Dieu, la force du Ressuscité vainc tout. Pour
cela, contemplant l’homme du Suaire, je fais mienne, en ce moment,
la prière que saint François d’Assise prononça devant le
Crucifié: Dieu Très-Haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres
de mon cœur; donne-moi une foi droite, une espérance solide et une
parfaite charité; donne-moi de sentir et de connaître, Seigneur,
afin que je puisse l’accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait
m’égarer. Amen."
vendredi 29 mars 2013
A DE JEUNES DETENUS: COMME PRETRE ET COMME EVEQUE, JE DOIS ETRE A VOTRE SERVICE
Cité
du Vatican, 29 mars 2013 (VIS). Hier, Jeudi saint, à 17 h, le Pape
François a quitté le Vatican pour se rendre à l’Institut pénal
pour mineurs de Casal del Marmo en périphérie de Rome où il a
célébré, à 17 h 30’ la messe In Coena Domini, première
célébration du Triduum pascal, pour une cinquantaines de jeunes
détenus. Au cours de la célébration, il a lavé les pieds de dix
garçons et deux filles, et a dit dans son homélie que son devoir
était d’aider les autres: "Comme prêtre et comme évêque,
je dois être à votre service. Mais c’est un devoir qui me vient
du cœur". Au moment du lavement des pieds, le Pape François
s’est agenouillé six fois, et chaque fois, il a fait couler de
l’eau sur leurs pieds, les a séchés et les a embrassés. Une des
filles à qui il a lavé les pieds était italienne et l’autre
provenait d’un pays de l’Europe de l’est. Voici l’homélie
que le Pape a prononcé après la lecture de l’Evangile:
"Ceci
est émouvant. Jésus qui lave les pieds à ses disciples. Pierre ne
comprenait rien, il refusait. Mais Jésus lui a expliqué. Jésus
–Dieu- a fait cela! Et il explique à ses disciples: Comprenez-vous
ce que je vous ai fait? Vous m’appelez Maître et Seigneur, et vous
dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi
le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds
les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné pour
que vous fassiez, vous aussi, comme moi j’ai fait pour vous. C’est
l'exemple du Seigneur: Il est le plus important et Il lave les pieds,
parce qu'entre nous celui qui est le plus haut doit être au service
des autres. Et c’est un symbole, un signe, non? Laver les
pieds c’est dire: je suis à ton service. Et nous aussi, entre
nous, ne devons-nous pas nous laver les pieds tous les jours les uns
aux autres; mais qu’est-ce que cela signifie? Que nous devons nous
aider les uns les autres. Parfois je me suis fâché avec l’un ou
avec l’autre... mais... laisse tomber, laisse tomber, et s'il te
demande un service, fais-le. Nous aider les uns les autres: voilà ce
que Jésus nous enseigne et c’est ce que je fais, et je le fais de
tout cœur, parce que c'est mon devoir. Comme prêtre et comme
évêque, je dois être à votre service. Mais c'est un devoir qui me
vient du fond du cœur: je l'aime. J'aime cela et j’aime le faire
parce que c’est ainsi que le Seigneur m'a enseigné. Mais vous
aussi aidez-vous: aidez-vous toujours. Les uns les autres. Et ainsi,
en nous aidant, nous nous ferons du bien. Maintenant nous allons
faire cette cérémonie de nous laver les pieds et pensons, que
chacun de nous pense: Est-ce que je suis vraiment disposée, est-ce
que je suis disposé, à servir à aider l'autre? Pensons seulement à
cela. Et pensons que ce signe est une caresse de Jésus, que nous
fait Jésus, parce que Jésus est venu justement pour cela: pour
servir, pour nous aider."
Ont
concélébré avec le Saint-Père: le Cardinal Agostino Vallini, le
Substitut de la Secrétairerie d’Etat, Mgr.Giovanni Angelo Becciu,
le Secrétaire du Pape, Mgr.Alfred Xuereb et l’aumônier de la
prison, le P.Gaetano Grego. La messe s’est déroulée dans la
chapelle du "Père miséricordieux", et près de 50 jeunes
y ont assisté parmi lesquels 11 filles, tous détenus de cette
prison. Après la cérémonie, le Pape François a rencontré les
jeunes dans le gymnase, en présence, entre autres, de la ministre de
la Justice italienne, Mme Paola Severino. Les enfants de la prison
ont offert au Pape un crucifix en bois et un prie-Dieu, fait par eux
dans les ateliers de l’Institut.
Avant
de partir, le Pape a remercié les jeunes de leur accueil et leur a
dit: "Ne vous laissez pas voler votre espérance, en avant
toujours!". Un des enfants lui a demandé pourquoi il avait
décidé de venir à Casal del Marmo et le Pape lui a répondu:
"C’est un sentiment venu du cœur; j’ai ressenti cela. J’ai
demandé : Où se trouvent ceux qui m’aideront le plus à être
humble et à être serviteur comme doit l’être un évêque? Où se
trouvent ceux qui aimeront que je leur rende visite? On m’a
répondu: Peut-être à Casal del Marmo. Et quand on me l’a dit, je
suis venu ici. C’est cela qui est venu du cœur, et seulement. Les
choses du cœur ne s’expliquent pas, elles viennent d’elles-mêmes.
Merci, hein!". Au moment de partir, il a dit aux enfants:
"Maintenant je m’en vais, merci beaucoup de votre accueil.
Priez pour moi et ne vous laissez pas voler l’espérance. En avant
toujours! Merci beaucoup!".
VARIATIONS DANS LES ARMOIRIES DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 29 mars 2013 (VIS). Le site internet du Vatican a publié
la nouvelle version des armoiries du Pape avec une modification de
l’étoile qui compte huit branches au lieu de cinq, représentant
les huit béatitudes. De plus, la fleur de nard, représentant saint
Joseph, patron de l’Eglise universelle, a été modifiée et
ressort davantage. Enfin, la devise du Saint-Père "Miserando
atque eligendo", a été inscrite sur un parchemin blanc au
revers rouge. Le symbole des Jésuites reste le même. Pour plus
d’informations sur ce blason, vous pouvez vous rendre sur
http://visnews-fr.blogspot.it/, du mardi 19 mars, "Le blason du
Pape François".
jeudi 28 mars 2013
SOYEZ DES PASTEURS PENETRES DE L'ODEUR DE LEURS BREBIS
Cité
du Vatican, 28 mars 2013
(VIS). A 9 h 30' en la Basilique vaticane, en présence de quelque
10.000 fidèles, le Pape a présidé la messe chrismale, célébrée
aujourd'hui dans toutes les cathédrales du monde. Plus de deux mille
cardinaux, archevêques, évêques et prêtres se trouvant à Rome
ont concélébré. Au cours de son homélie, il a évoqué l'onction,
thème central des lectures. "Ceux qui reçoivent l'onction -a
dit le Pape- ont en commun qu'elle est pour
oindre le peuple des fidèles de Dieu dont ils sont les serviteurs...
L’image de l’huile qui se répand...est l’image de l’onction
sacerdotale qui, à travers celui qui est oint, arrive jusqu’aux
confins de l’univers". Le Pape a aussi
dit aux prêtres que "l'insatisfaction chez certains, qui
finissent par être tristes, des prêtres tristes, et transformés en
collectionneurs d'antiquités ou de nouveautés" vient de ce
qu'ils sortent peu d'eux mêmes et oignent avec parcimonie perdant
ainsi "le meilleur de notre peuple". "Voilà
ce que je vous demande: soyez des pasteurs pénétrés de l’odeur
de leurs brebis, qui sentent cette odeur".
"On
reconnaît un bon prêtre à sa façon d’oindre son peuple", a
aussi dit le Saint-Père. "C’est ainsi que nous devons faire
l’expérience de notre onction, son pouvoir et son efficacité
rédemptrice: aux périphéries où se trouve la souffrance, où le
sang est versé, il y a un aveuglement qui désire voir, il y a des
prisonniers de tant de mauvais patrons. Ce ne sont pas précisément
dans les auto-expériences ou les introspections répétées que nous
rencontrons le Seigneur: les cours pour s’aider soi-même dans la
vie peuvent être utiles, mais vivre passant d’un bord à l’autre,
de méthode en méthode, pousse à devenir pélagiens, à minimiser
le pouvoir de la grâce qui s’actualise et croît dans la mesure
selon laquelle, avec foi, nous sortons pour nous donner nous-mêmes
et pour donner l’Evangile aux autres".
Se
souvenant, avec tous les prêtres, du jour de son ordination comme
ministre sacré, le Pape a ajouté: "Le prêtre célèbre en
chargeant sur ses épaules le peuple qui lui est confié, et en
portant leurs noms gravés en son cœur. Revêtir notre humble
chasuble peut bien nous faire sentir, sur les épaules et dans notre
cœur, le poids et le visage de notre peuple fidèle, de nos saints
et de nos martyrs, qui en cette période sont si nombreux. De la
beauté de la chose liturgique, qui n’est pas seulement un ornement
et un goût pour les vêtements, mais la présence de la gloire de
notre Dieu resplendissant en son peuple vivant et consolé,
considérons-en maintenant l’action!... Le Seigneur le dira
clairement: son onction est pour les pauvres, pour les prisonniers,
pour les malades, pour ceux qui sont tristes et seuls. L’onction,
chers frères, n’est pas destinée à nous parfumer nous-mêmes, ni
davantage pour que nous la conservions dans un vase, parce que
l’huile deviendrait rance et le cœur amère".
"Quand
nos fidèles reçoivent une huile de joie, on s’en rend compte:
lorsqu’ils sortent de la messe, par exemple, avec le visage de ceux
qui ont reçu une bonne nouvelle. Nos fidèles apprécient l’Evangile
annoncé avec l’onction, lorsque l’Evangile que nous prêchons,
arrive jusqu’à sa vie quotidienne, lorsqu’il touche...aux
extrémités de la réalité, lorsqu’il illumine les situations
limites, les périphéries où le peuple fidèle est exposé à
l’invasion de ceux qui veulent saccager sa foi. Les fidèles nous
en remercient parce qu’ils ressentent que nous avons prié avec les
réalités de leur vie quotidienne, leurs peines et leurs joies,
leurs peurs et leurs espérances. Et lorsqu’ils ressentent que le
parfum de l’Oint, du Christ, arrive à travers nous, ils sont
encouragés à nous confier ce qu’ils veulent faire arriver
jusqu’au Seigneur. Lorsque nous sommes dans ce rapport avec Dieu et
avec son peuple et que la grâce passe à travers nous, alors nous
sommes prêtres, médiateurs entre Dieu et les hommes. Ce que
j’entends souligner c’est que nous avons toujours à raviver la
grâce et discerner en chaque demande, parfois inopportune, parfois
seulement matérielle ou même banale...le désir de nos fidèles de
recevoir l’onction par l’huile parfumée car ils savent que nous
la détenons. Deviner et ressentir, à la manière du Seigneur,
l’angoisse pleine d’espérance de la femme hémorroïsse
lorsqu’elle toucha le bord de son manteau". Enfin, le
Saint-Père s'est adressé aux fidèles laïcs: "soyez proches
de vos prêtres par l’affection et par la prière afin qu’ils
soient toujours des pasteurs selon le cœur de Dieu".
Après
l'homélie, les prêtres ont renouvelé leurs promesses sacerdotales
puis le Pape a béni l'huile destinée aux catéchumènes et aux
malades, et le Saint Chrême qui sera utilisé pour les sacrements de
baptême, de confirmation et d'ordination sacerdotale.
PROMULGATION DE DECRETS
Cité
du Vatican, 28 mars 2013
(VIS). Mercredi 27 mars 2013, le Pape François a reçu en audience
le Cardinal Angelo Amato, S.D.B., Préfet de la Congrégation pour
les causes des saints, au cours de laquelle il a autorisé la
promulgation des décrets suivants:
MIRACLES
attribués à l'intercession de
-Maria
Teresa Bonzel (au siècle: Regina Cristina Guglielmina), religieuse
allemande et fondatrice des Pauvres sœurs franciscaines de
l'adoration perpétuelle (1830-1905)
Reconnaissance
du MARTYRE de
-Manuel
Basulto Jiménez, évêque espagnol, et 5 compagnons, tués en haine
de la foi en 1936 et 1937
-Giuseppe
Massimo Moro Briz et 4 compagnons, prêtres espagnols, tués en haine
de la foi en 1936
-Vladimir
Ghika, prêtre turc, tué en haine de la foi en 1954
-Joaquin
Jovani Marin et 14 compagnons, prêtres ouvriers espagnols, tués en
haine de la foi de 1936 à 1938
-Andrea
da Palazuelo (au siècle: Michele Francesco Gonzalez Ganzalez),
prêtre espagnol profès de l'Ordre des Frères mineurs capucins, et
31 compagnons, tués en haine de la foi de 1936 à 1937
-Giuseppe
Girotti, prêtre italien profès de l'Ordre des Frères prédicateurs,
tué en haine de la foi à Dachau, en Allemagne en 1945
-Stefan
Sandor, laïc hongrois profès de la Société de Saint François de
sales, tué en haine de la foi en 1953
Rolando
Rivi, séminariste italien, tué en haine de la foi en 1945
Reconnaissance
des VERTUS HEROIQUES de
-Eladio
Mozas Santamera, prêtre espagnol, fondateur des Sœurs Joséphines
de la Sainte Trinité (1837-1897)
-Manuel
Aparici Navarro, prêtre espagnol (1902-1964)
-Moses
Lira Serafin, prêtre mexicain profès des Missionnaires du
Saint-esprit, fondateur de la Congrégation des missionnaires de la
charité de Marie Immaculée (1893-1950)
-Generoso
del Ss.mo Crocifisso (au siècle: Angelo Fontanarosa), prêtre
italien profès de la Congrégation de la Passion de Jésus-Christ
(1881-1966)
-Olinto
Marella, prêtre italien (1882-1969)
-Antoine
Kowalczyk, frère polonais laïc de la Congrégation des
missionnaires oblats de la bienheureuse Vierge Marie Immaculée
(1866-1947)
-Silvia
Cardoso Ferreira da Silva, laïque portugaise (1882-1950)
AUTRES ACTES PONTIFICAUX
Cité
du Vatican, 28 mars 2013
(VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Mario Aurelio Poli, Archevêque
métropolite de l'archidiocèse de Buenos Aires (superficie: 203;
population: 2.891.082; catholiques: 2.647.000; prêtres: 834;
religieux: 2379; diacres permanents: 7), en Argentine. L'Evêque élu,
né en 1947 à Buenos Aires (Argentine) et ordonné prêtre en 1978,
est actuellement président de la Commission épiscopale pour la
catéchèse et la pastorale biblique. Il a été Supérieur du Grand
séminaire, Directeur de l'Institut des vocations San José, membre
du Collège des consulteurs et du conseil presbytéral, professeur
d'histoire ecclésiastique à la Faculté de théologie de
l'Université catholique pontificale argentine. En 2002, il a été
nommé Evêque auxiliaire de Buenos Aires et a reçu l'ordination
épiscopale. Au sein de la Conférence épiscopale argentine, il a
été membre de la Commission épiscopale pour l'éducation
catholique et de la Commission épiscopale pour les ministères.
mercredi 27 mars 2013
PREMIERE AUDIENCE GENERALE DU PAPE FRANCOIS: APPRENDRE A SORTIR DE NOUS-MEMES
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). "Je suis heureux de vous accueillir à ma première
audience générale", a dit le Pape François aux milliers de
fidèles présents place St.Pierre pour participer à la première
catéchèse de l'Evêque de Rome. "C'est avec gratitude et
vénération -a-t-il poursuivi- que je prends le témoin des mains de
mon prédécesseur Benoît XVI. Après Pâques, nous reprendrons les
catéchèses de l'Année de la Foi. Aujourd'hui, je voudrais
m'arrêter sur la Semaine sainte. Avec le dimanche des Rameaux, nous
avons commencé cette semaine, centre de toute l'année liturgique,
pendant laquelle nous accompagnons Jésus dans sa Passion, sa mort et
sa résurrection".
"Mais
-a demandé le Pape- que signifie vivre la Semaine sainte pour nous?
Que signifie suivre Jésus dans son chemin sur le calvaire vers la
croix et la résurrection? Dans sa mission terrestre, Jésus a
parcouru les routes de Terre sainte; il a appelé douze personnes
simples pour qu'elles restent avec lui, qu'elles partagent son chemin
et qu'elles continuent sa mission...; il a parlé à tous sans
distinction, aux grands et aux humbles..., aux puissants et aux
faibles; il a porté la miséricorde et le pardon de Dieu; il a
guéri, consolé, compris; il a donné l'espérance; il a porté à
tous la présence de Dieu qui s'intéresse à tout homme et toute
femme, comme le fait un bon père et une bonne mère envers chacun de
ses enfants. Dieu n'attend pas qu'ils viennent à Lui, mais c'est Lui
qui est allé vers nous... Jésus a vécu les réalités quotidiennes
des gens les plus communs...: il a pleuré devant les souffrances de
Marthe et Marie pour la mort de leur frère Lazare...; il a aussi
vécu la trahison d'un ami. En Lui, Dieu nous a donné la certitude
qu'il est avec nous, au milieu de nous... Jésus n'a pas de maison
car sa maison ce sont les gens, c'est nous, sa mission est d'ouvrir à
tous les portes de Dieu, d'être la présence d'amour de Dieu".
Pendant
la Semaine sainte, nous vivons "le sommet...de ce plan d'amour
qui parcourt toute l'histoire des rapports entre Dieu et l'humanité.
Jésus entre à Jérusalem pour faire le dernier pas, par lequel il
résume toute son existence: il se donne totalement, ne garde rien
pour lui, pas même la vie. Lors de la dernière Cène avec ses amis,
il partage le pain et distribue le calice pour nous. Le Fils de Dieu
s'offre à nous, remet dans nos mains son Corps et son Sang pour être
toujours avec nous... Et dans le jardin des Oliviers, comme pendant
son procès devant Pilate, il n'oppose pas de résistance, il se
donne... Jésus ne vit pas cet amour qui conduit au sacrifice de
façon passive ou comme une fatalité; certes, il ne cache pas son
trouble humain profond face à une mort violente, mais il s'en remet
avec une pleine confiance au Père...pour montrer son amour pour
nous. Chacun peut dire: Jésus m'a aimé et il s'est livré pour moi,
pour moi. Que signifie tout cela pour nous? Cela signifie qu'il
s'agit de ma route, de la tienne, de notre route. Vivre la Semaine
sainte en suivant Jésus pas seulement avec émotion, cela veut dire
apprendre à sortir de nous-mêmes...pour aller à la rencontre des
autres, pour aller vers les périphéries de l'existence, nous
bouger, nous les premiers, vers nos frères et nos sœurs, surtout
ceux qui sont les plus éloignés, les oubliés, ceux qui ont le plus
besoin de compréhension, de consolation, d'aide".
"Vivre
la Semaine sainte c'est entrer toujours plus dans la logique de Dieu,
dans la logique de la Croix, qui n'est pas avant tout celle de la
douleur et de la mort, mais celle de l'amour et du don de soi qui
donne vie. C'est entrer dans la logique de l'Evangile. Suivre,
accompagner le Christ, rester avec Lui exige de sortir: de soi-même,
d'une façon routinière de vivre la foi, de la tentation de se
renfermer dans ces schémas qui finissent par fermer l'horizon de
l'action créative de Dieu. Dieu est sorti de lui-même pour venir au
milieu de nous...pour nous apporter la miséricorde...qui sauve et
donne l'espérance. Nous aussi, si nous voulons le suivre et rester
avec Lui, nous ne devons pas nous contenter de rester dans l'enceinte
des quatre-vingt-dix-neuf brebis; nous devons sortir, chercher avec
Lui la brebis perdue, celle qui est la plus éloignée".
"Souvent
-a souligné le Saint-Père- nous nous contentons de quelques
prières, d'une messe dominicale distraite et non constante, de
quelque geste de charité, mais nous n'avons pas ce courage de sortir
pour apporter le Christ. Nous sommes un peu comme saint Pierre. Dès
que Jésus parle de passion, de mort et de résurrection, de don de
soi, d'amour vers tous, l'apôtre le prend à part et le réprimande.
Ce que dit Jésus bouleverse ses plans, apparaît inacceptable, met
en difficulté les sécurités qu'il s'était construites, son idée
du Messie. Et Jésus...adresse à Pierre peut-être une des paroles
les plus dures des Evangiles: Passe derrière moi Satan! Parce que tu
ne penses pas selon Dieu, mais selon les hommes. Dieu pense avec
miséricorde; Dieu pense comme le père qui attend le retour de son
fils et qui va à sa rencontre, qui le voit venir alors qu'il est
encore loin... signe qu'il l'attendait tous les jours depuis la
terrasse de sa maison. Dieu pense comme le samaritain qui ne passe
pas près du malchanceux en le plaignant ou en regardant de l'autre
côté, mais en le secourant sans rien demander en échange, sans lui
demander s'il était juif, samaritain, riche ou pauvre... La Semaine
sainte est un temps de grâce que le Seigneur nous donne pour ouvrir
les portes de notre cœur, de notre vie, de nos paroisses, des
mouvements, des associations, et sortir à la rencontre des autres,
nous rendre proches pour porter la lumière et la joie de notre foi.
Sortir toujours, avec l'amour et la tendresse de Dieu!".
Après
la catéchèse et les résumés en différentes langues à la charge
des lecteurs, le Pape a salué tous les groupes en italien. C'est
aussi dans cette langue qu'il s'est adressé, entre autres, aux
universitaires qui participent à la rencontre internationale
organisée par la Prélature de l'Opus Dei, en les remerciant de
leurs prières et de leur affection pour le Pape. "Par votre
présence dans le monde universitaire -leur a-t-il dit- chacun de
vous réalise ce que souhaitait saint Josemaría
Escrivá: C'est au milieu des choses
les plus matérielles de la terre, que nous devons nous sanctifier,
en servant Dieu et tous les hommes".
APPEL A LA PAIX EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). A la fin de l'audience générale, le Pape François a lancé
un appel à la paix en République centrafricaine: "Je suis
-a-t-il dit- avec attention ce qu'il se passe en ce moment en
République centrafricaine et je souhaite assurer de ma prière tous
ceux qui souffrent, en particulier les familles des victimes, les
blessés et les personnes qui ont perdu leur maison et qui ont été
contraintes de fuir. Je lance un appel pour que cessent immédiatement
les violences et les pillages, et qu'au plus vite, une solution
politique à la crise soit trouvée, pour redonner la paix et la
concorde à ce cher pays depuis trop longtemps marqué par les
conflits et les divisions".
INSTALLATION SUR LA CHAIRE DE L'EVEQUE DE ROME
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). La célébration eucharistique de prise de possession de la
Chaire romaine de l'Evêque de Rome, François, aura lieu en la
Basilique St.Jean-de-Latran, dimanche 7 avril, deuxième dimanche de
Pâques ou de la miséricorde, à 17h30.
UN DVD SUR L'ELECTION DU PAPE FRANCOIS
Cité
du Vatican, 27 mars 2013
(VIS). "Francesco - Elezione di un Papa che viene dalla fine del
mondo (François - Election d'un Pape qui vient du bout du monde)"
est le titre du documentaire réalisé par le Centre Télévisé du
Vatican, en collaboration avec la maison de production 'Officina
della Communicazione' et le journal italien "Corriere della
sera", qui sera en vente en DVD dans les kiosques italiens,
vendredi 2 avril. Le documentaire retrace la renonciation de Benoît
XVI, les journées du Siège Vacant et le Conclave qui conduit à
l'élection du cardinal Jorge Mario Bergoglio comme nouveau Pape. Il
reconstruit, à travers des images et interviews inédites à quatre
cardinaux (Angelo Comastri, Archiprêtre de la basilique St.Pierre;
Oscar Rodriguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa en Honduras;
Gianfranco Ravasi, Président du Conseil pontifical pour la Culture;
et Angelo Sodano, Doyen du Collège cardinalice), les phases les plus
importantes de cette période, jusqu'à la rencontre samedi dernier à
Castel Gandolfo entre les deux Pontifes. Le DVD qui sera distribué
avec le "Corriere della sera" coûtera en Italie 10,90 €.
Réalisé en un temps record, il a été présenté ce matin à la
Salle de Presse du Saint-Siège par Mgr.Claudio Maria Celli,
Président du Conseil pontifical pour les communications sociales,
Mgr.Dario Edoardo Vigano, Directeur du CTV et M.Ferruccio De Bortoli,
Directeur du "Corriere della sera".
mardi 26 mars 2013
MESSE IN COENA DOMINI, SIMPLE ET INTIME
Cité
du Vatican, 26 mars 2013
(VIS). La messe du Jeudi saint célébrée par le Pape François à
la chapelle de l'Institut pénal pour mineurs de Casal del Marmo à
Rome, sera, selon son souhait, une cérémonie très simple, a dit
aujourd'hui le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, le
P.Federico Lombardi, S.J.. Concélébreront avec le Saint-Père: le
Cardinal Agostino Vallini, son vicaire pour le diocèse de Rome, et
le Père Gaetano Greco, aumônier de cet institut. Deux diacres
seront aussi présents: un tertiaire capucin, Fra Roi Jenkins, et le
père colombien Pedro Acosta.
50
jeunes prendront part à la messe, parmi lesquels 11 filles; tous
hébergés à l'institut. Le Pape lavera les pieds de douze d'entre
eux, de nationalité et confessions religieuses diverses. Les
lectures et la prière universelle seront également lues par les
jeunes de l'institut.
Après
la messe, le Pape rencontrera les jeunes et le personnel de
l'Institut dans le gymnase, soit près de 150 personnes. Est
également prévue la présence de la ministre de la Justice, Mme
Paola Severino, accompagnée de la Responsable du Département de la
Justice des mineurs, Mme Caterina Chinnici, du Commandant de la
police pénitentiaire de l'Institut, M.Saulo Patrizi, et de la
Directrice de l'Institut, Mme Liana Giambartolomei.
Les
jeunes offriront au Pape François un crucifix et un prie-Dieu,
fabriqués par eux dans le laboratoire artisanal de Casal del Marmo,
tandis que le Saint-Père leur offrira des œufs de Pâques et des
'colombes' (gâteau pascal traditionnel italien). Vu le caractère
intime de la visite pastorale, la présence des journalistes sera
limitée à l'extérieur du bâtiment et il n'y aura pas de
transmission télévisée en direct.
LE PAPE FRANCOIS ADRESSE SES VOEUX AU GRAND RABBIN DE ROME ET LUI DEMANDE DE PRIER POUR LUI
Cité
du Vatican, 26 mars 2013
(VIS). Le Pape François a envoyé un télégramme à M.Riccardo Di
Segni, Grand Rabbin de Rome pour la fête de Pessa'h, la Pâque
juive, qui tombe cette année le 26 mars. Il a remercié le Grand
Rabbin de sa présence aux célébrations du début de son ministère
et a souhaité que soient étendus à toute la communauté juive de
Rome ses "meilleurs vœux pour la grande fête de Pessa'h".
"Que
Dieu Tout-Puissant, qui a libéré votre peuple de l'esclavage de
l'Egypte pour le conduire à la terre promise, continue de vous
libérer de tout mal et de vous accompagner avec sa bénédiction. Je
vous demande de prier pour moi, alors que je vous assure de ma
prière, certain de pouvoir approfondir nos liens d'estime et
d'amitié réciproque".
Le
télégramme a été publié en première page du site web de la
communauté juive romaine sur lequel on peut lire que le Rabbin Di
Segni a accueilli avec grand plaisir les félicitations du Pape qu'il
remerciera d'ici peu exprimant à son tour au Pape ses meilleurs vœux
pour la Pâques chrétienne.
MESSAGE DE PAQUES DES CHEFS DES EGLISES CHRETIENNES DE JERUSALEM
Cité
du Vatican, 26 mars 2013
(VIS). Dans leur message de Pâques, les chefs des Eglises
chrétiennes de Jérusalem invitent les fidèles du monde entier à
venir en pèlerinage en Terre Sainte et lancent un appel œcuménique
à visiter ces Eglises et à "marcher avec les pierres vivantes
de cette Terre sur les traces du Christ ressuscité. Que la présence
chrétienne ici dans la Ville mère de notre foi -dit le texte-
continue d'être un phare de lumière du Christ ressuscité, dont les
premiers disciples furent témoins devant le sépulcre vide".
"Nous
invitons -poursuit le texte- tous les hommes de foi et de bonne
volonté dans le monde, en particulier ceux qui ont charge
d'autorité, à lutter pour la justice et la paix entre les nations.
Nous prions en particulier pour la Syrie, le Liban, la Palestine et
Israël, l'Egypte, en Irak et partout où se trouvent des agitations
politiques. Nous prions pour toutes les victimes de la violence et de
l'oppression, pour les prisonniers, pour ceux qui vivent dans
l'insécurité, et ceux qui sont évacués et réfugiés, surtout ici
dans notre terre". Les chefs chrétiens concluent en demandant à
tous ceux qui ne peuvent se rendre en Terre Sainte de soutenir "les
peuples de cette terre dans leurs prières, en particulier la
présence chrétienne qui ne cesse de diminuer".
ARMES ET DROITS DE L'HOMME
Cité
du Vatican, 26 mars 2013
(VIS). "Il faut adopter un traité qui interdise le transfert
d'armes lorsqu'il y a violation des droits de l'homme ou
humanitaires", a dit Mgr.Francis Chullikatt, Observateur
permanent du Saint-Siège aux Nations Unies, au cours de la
Conférence finale de cet organisme sur le Traité du commerce des
armes, qui a lieu jusqu'au 28 mars à New-York. Dans son
intervention, le prélat a invité les délégations des différents
pays à travailler ensemble de façon consensuelle pour donner vie à
un traité historique qui contrôle le commerce international des
armes et a rappelé que depuis le début des négociations le
Saint-Siège a sollicité "un traité sur le commerce des armes
fort, efficace et crédible qui ait un impact réel et durable chez
tous les peuples qui souhaitent vivre dans un monde plus sûr et
protégé".
Le
Saint-Siège a toujours "souligné qu'un système international
responsable du commerce des armes devrait fournir une forte
protection contre le transfert des armes dans les pays qui les
utilisent contre la population civile en violation des accords
internationaux en matière de lois sur les droits humanitaires et les
droits de l'homme. De plus, le Saint-Siège a demandé aux
délégations de réorienter la régulation du commerce des armes en
passant d'une optique qui privilège le pur intérêt économique à
une autre qui accorde une importance primordiale aux intérêts
humains et à la protection de la vie humaine et des familles",
a conclu Mgr.Chullikatt.
lundi 25 mars 2013
CEREMONIES DE LA SEMAINE SAINTE
Cité
du Vatican, 25 mars 2013 (VIS). Voici les cérémonies liturgiques
que le Pape François présidera durant la Semaine Sainte:
Jeudi
28: Jeudi Saint. A 9 h 30' en la Basilique vaticane, messe chrismale.
A
17 h 30', messe In Coena Domini célébrée au centre de détention
pour mineurs de Casal del Marmo.
Vendredi
29: Vendredi Saint. A 17 h en la Basilique vaticane, célébration de
la Passion.
A
21 h 15', Via Crucis au Colisée.
Samedi
30: Samedi Saint. A 20 h 30' en la Basilique vaticane, Veillée
pascale.
Dimanche
31: Dimanche de Pâques. A 10 h 15' Place St.Pierre, messe de Pâques,
suivie à midi du message et de la bénédiction Urbi et Orbi.
DEUX LIVRES DU PAPE FRANÇOIS
Cité
du Vatican, 25 mars 2013 (VIS). "Guérir de la corruption"
et "L'humilité est le chemin qui conduit à Dieu", tels
sont les titres de deux livres de Jorge Mario Bergoglio, désormais
publiés en italien et présentés ce matin à Rome par le curateur
de l'oeuvre M.Lorenzo Fazzini (Editrice Missionaria Italiana). Ont
pris part à la présentation, Don Luigi Ciotti, fondateur de
l'association de sensibilisation à la lutte contre les mafias et de
promotion de la légalité, Mlle Lucetta Scaraffia, historienne et
journaliste de L'Osservatore Romano, et le P.Antonio Spadaro, SJ,
Directeur de la revue Civiltà Cattolica. Ces ouvrages de l'ancien
Archevêque de Buenos Aires, proposés à son synode diocésain,
s'inspirent de la spiritualité ignacienne et des Exercices
Spirituels dans l'analyse des mécanismes animant la corruption, dans
la société comme dans l'Eglise. L'auteur y propose des solutions,
notamment l'exigence d'une vie ecclésiale à l'enseigne de la
charité fraternelle. Le premier livre est à caractère
principalement moral. Il part du constat de la corruption diffuse
dans la société argentine et dans le monde, identifie la racine du
mal et le différencie du péché. Une note finale est signée de
Piero Grasso, l'ancien Président de la procure anti-Mafia et nouveau
Président du sénat italien. Le second, qui est strictement
spirituel, est une introduction à l'oeuvre de Dorothée de Gaza, un
père de l'Eglise du VI siècle, consacrée à la pratique de
l'humilité. Il comprend une note finale de Don Enzo Bianchi, Prieur
de la communauté de Bose, qui actualise le message de saint Dorothée
à travers la lecture qu'en donne le Pape François.
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 25 mars 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:
Le
Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les
évêques.
Le
Cardinal Joao Braz de Aviz, Préfet de la Congrégation pour les
instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.
M.Héctor
Federico Ling Altamirano, Ambassadeur du Mexique, en visite de congé.
MUSEES DU VATICAN
Cité
du Vatican, 25 mars 2013 (VIS). Le Jardin Carré du Vatican, créé
au XVI siècle par Paul III Farnèse, est depuis aujourd'hui
accessible aux visiteurs des Musées du Vatican. Réalisé par
l'architecte Jacopo Meleghino (de Ferrare), il s'agit d'un classique
jardin à l'italienne de 7.735 mètres carrés, conçu comme agrément
du palais du Belvédère, où les Papes résidaient parfois. Divisé
en quatre parterres bordés d'allées, doté de vases monumentaux et
de bancs, cet espace vert offre une belle vue sur la coupole de
St.Pierre et le bois couvrant une partie de la colline vaticane. Le
Jardin Carré est longé au nord par la pinacothèque des musées.
dimanche 24 mars 2013
SUIVRE LE CHRIST AVEC ENTHOUSIASME
Cité
du Vatican, 24 mars 2013 (VIS). Le Pape François a ouvert la Semaine
Sainte par la traditionnelle procession des Rameaux, Place St.Pierre,
encourageant les jeunes à convaincre le monde qu'il est bon de
suivre le Christ, de ce que son message est un bienfait à annoncer
jusqu'aux confins de la terre. Dans son homélie il a dégagé trois
mots clef, la joie, la Croix, les jeunes. La messe, qui s'est
déroulée en présence de 250.000 fidèles, était le second
rendez-vous liturgique du nouveau Pape, pour un des moments majeurs
de la vie de l'Eglise que représente le premier rite du Triduum
pascal. Les oliviers séculaires ornant la place ont, comme depuis
treize ans, été amenés des Pouilles. Les motifs floraux entourant
l'autel symbolisaient les différents continents.
La
cérémonie s'est ouverte à 9 h 30' par la procession, à laquelle
ont pris part cardinaux, évêques, prêtres et laïcs, portant des
palmes offerts par les fleuristes de Ligurie. Le Pape suivait à bord
d'un véhicule, qui lui a permis de parcourir la place. Parvenu au
podium dressé au pied de l'obélisque central, le Saint-Père a
encouragé l'assemblée au recueillement, signalant qu'en la
circonstance drapeaux et bannières n'étaient pas bienvenus, pas
plus que les exclamations adressées au Pape. Le Hosanna s'adresse au
Christ, a-t-il souligné. Il était accompagné du Cardinal Vicaire
de Rome et du Cardinal Président du Conseil pontifical pour les
laïcs. Après les lectures liturgiques et le récit de la Passion,
le Pape a demandé un moment de recueillement et de méditation.
Au
coeur de la messe, il a prononcé l'homélie dont le texte intégral
est proposé plus avant.
Le
Pape François a tout particulièrement insisté sur la mission
évangélisatrice des jeunes, rappelant que le dimanche des Rameaux
est depuis Jean-Paul II aussi la Journée de la Jeunesse. Il a
encouragé les jeunes catholiques à suivre avec enthousiasme le
Christ, leur donnant rendez-vous au Brésil pour la JMJ de Rio.
HOMELIE DE LA MESSE DES RAMEAUX
Cité
du Vatican, 24 mars 2013 (VIS). Voici l'homélie de la messe des
Rameaux, prononcée ce matin Place St.Pierre par le Pape François:
"Jésus
entre à Jérusalem. La foule des disciples l’accompagne en fête,
les manteaux sont étendus devant lui, on parle des prodiges qu’il
a accomplis, un cri de louange s’élève: Béni soit celui qui
vient, lui, notre roi, au nom du Seigneur. Paix dans le ciel et
gloire au plus haut des cieux. Foule, fête, louange, bénédiction,
paix. C’est un climat de joie que l’on respire. Jésus a réveillé
dans le cœur tant d’espérances surtout chez les gens humbles,
simples, pauvres, oubliés, ceux qui ne comptent pas aux yeux du
monde. Lui a su comprendre les misères humaines, il a montré le
visage de miséricorde de Dieu, il s’est baissé pour guérir le
corps et l’âme. Tel est Jésus, avec un coeur qui regarde chacun
de nous, nos maladies et nos péchés. Grand est son amour. C'est
avec cet amour qu'il est entré dans Jérusalem... C’est une scène
belle, joyeuse et pleine de lumière, la lumière de l'amour et du
coeur de Jésus... Au commencement de cette messe nous l’avons
répété en agitant nos palmes . Nous aussi nous avons accueilli
Jésus en exprimant nous aussi notre joie de l’accompagner, de le
savoir proche, présent en nous et au milieu de nous, comme un ami,
comme un frère, aussi comme un roi, c’est-à-dire comme un phare
lumineux de notre vie. Jésus est Dieu abaissé jusqu'à cheminer
avec nous. Il est notre ami et notre frère, celui qui éclaire notre
chemin".
"La
joie, tel est le mot que je veux vous dire. Ne soyez jamais des
hommes et des femmes tristes, un chrétien ne peut jamais l’être.
Ne vous laissez jamais prendre par le découragement. Notre joie
n’est pas une joie qui naît de la possession de nombreux biens,
mais du fait d’avoir rencontré une personne, Jésus, qui est parmi
nous. Nous savons qu’avec lui nous ne sommes jamais seuls, même
dans les moments difficiles, même quand le chemin de la vie se
heurte à des problèmes et à des obstacles qui semblent
insurmontables. Et il y en a tant! Nous accompagnons et nous suivons
Jésus, mais surtout nous savons qu'il nous accompagne et nous charge
sur ses épaules. En cela est notre joie, l’espérance que nous
devons porter dans notre monde. S'il vous plaît, ne vous laissez pas
voler l'espérance que Jésus nous apporte! Le second mot clef de ce
jour est la parole. Pourquoi Jésus entre-t-il à Jérusalem, ou
peut-être mieux, comment Jésus entre-t-il à Jérusalem? La foule
l’acclame comme roi. Et lui ne s’oppose pas, il ne la fait pas
taire. Quel type de roi est Jésus? Il monte un petit âne, il n’a
pas une cour qui le suit, il n’est pas entouré d’une armée
symbole de force. Ceux qui l’accompagnent sont des gens humbles,
simples. Ceux qui l'accueillent voient en lui quelque chose de
supérieur. Leur foi leur permet de saisir qu'il est le Sauveur.
Jésus n’entre pas dans la ville sainte pour recevoir les honneurs
réservés aux rois terrestres, à qui a le pouvoir, à qui domine.
Il y entre pour être flagellé, insulté et outragé, comme
l’annonce Isaïe, Il entre à Jérusalem pour recevoir une couronne
d’épines, un bâton, un manteau de pourpre, une royauté qui sera
objet de dérision. Il entre pour monter au Calvaire chargé d’une
poutre de bois. Le deuxième mot clef est croix. Jésus entre à
Jérusalem pour mourir sur la Croix. Et c’est justement ici que
resplendit son être de roi selon Dieu. Son trône royal est le bois
de la Croix! Je pense à ce que Benoît XVI dit aux cardinaux: vous
êtes des princes, mais d'un roi crucifié. Jésus prend sur lui le
mal, la saleté, le péché du monde et celui de chaque homme. Et il
le lave, il le lave avec son sang, avec la miséricorde et l’amour
de Dieu. Regardons autour de nous. Combien de blessures le mal
inflige-t-il à l’humanité! Guerres, violences, conflits
économiques qui frappent les plus faibles, soif d’argent, que
personne ne pourra emporter avec soi. Ma grand mère nous disait
enfants que le drap funèbre n'a pas de poches. Et puis la soif de
pouvoir, la corruption et les divisions, les crimes contre la vie
humaine et contre la création. Et puis il y a nos péchés
personnels, les manques d’amour et de respect envers Dieu, envers
le prochain et envers la création tout entière. Sur la Croix Jésus
sent tout le poids du mal et avec la force de l’amour de Dieu le
vainc, le défait dans sa résurrection. Voici tout le bien que Jésus
nous accorde depuis son trône de la Croix. La Croix du Christ
embrassée avec amour ne porte pas à la tristesse, mais à la joie,
à la joue d'être sauvés et de faire un tant soit peu de ce qu'il a
fait le jour de sa mort".
"Sur
cette place il y a beaucoup de jeunes. Depuis 28 ans le Dimanche des
Rameaux est la Journée de la Jeunesse. Voici le troisième mot clef,
les jeunes. Chers jeunes, je vous ai vu dans la procession d'entrée
et je vous ai imaginé faisant la fête autour de Jésus, agitant des
rameaux d’olivier. Je vous imagine criant son nom et exprimant
votre joie d’être en sa compagnie. Vous avez une part importante
dans cette fête de la foi. Vous apportez la joie de la foi et dites
que nous devons vivre la foi avec un cœur jeune, toujours, même à
soixante-dix ou quatre-vingts ans! Oui, avec un coeur jeune. Avec le
Christ, le cœur ne vieillit jamais. Tous nous savons que le roi que
nous suivons et qui nous accompagne est très spécial, c’est un
Roi qui aime jusqu’à la Croix et qui enseigne à servir, à aimer.
N’ayons pas honte de sa Croix. Au contraire, embrassez la pour
avoir compris que c’est dans le don de soi, dans le fait de se
dépasser, que réside la véritable joie, que c’est avec l’amour
de Dieu qu'il a vaincu le mal. Portez la Croix pèlerine à travers
tous les continents, par les routes du monde. Portez la en répondant
à l’invitation de Jésus, pour faire de toutes les nations des
disciples. Cette phrase de Mathieu est le thème de la JMJ de cette
année. Portez la pour dire à tous que sur la Croix Jésus a abattu
le mur de l’inimitié, qui sépare les hommes et les peuples, et
qu’il a apporté la réconciliation et la paix. Chers amis, moi
aussi je me mets en route dès aujourd'hui avec vous, sur les traces
de Jean-Paul II et de Benoît XVI. Désormais nous sommes proches de
la prochaine étape de ce grand pèlerinage de la Croix. J'envisage
avec joie d'aller en juillet prochain à Rio de Janeiro. Je vous
donne rendez-vous dans cette grande ville du Brésil. Préparez vous,
surtout spirituellement dans vos communautés, pour que cette
rencontre soit un signe de foi pour le monde entier. Les jeunes
doivent dire au monde qu'il est bon de suivre Jésus, de marcher avec
lui. Son message est un bienfait. Dites lui qu'il est bon de se
surpasser et d'aller vers les périphéries du monde et de nos vies
pour porter ce message. Les trois mots clefs sont aujourd'hui la
joie, la Croix, les jeunes. Demandons à la Vierge Marie de nous
enseigner la joie de la rencontre avec le Christ, l’amour avec
lequel nous devons lui porter au pied de la Croix, l’enthousiasme
du cœur jeune avec lequel nous devons le suivre en cette Semaine
Sainte et durant toute notre vie. Ainsi soit-il".
LE PAPE FRANÇOIS INVITE LES JEUNES A RIO
Cité
du Vatican, 24 mars 2013 (VIS). A la fin de la messe des Rameaux, le
Pape François a récité l'angélus dominical en présence des
250.000 fidèles rassemblés Place St.Pierre et environs. Dès avant
la prière mariale, il a salué les jeunes en plusieurs langues:
"Chers frères et sœurs, au terme de cette célébration,
invoquons l’intercession de la Vierge Marie afin qu’elle nous
accompagne durant la Semaine Sainte. Elle, qui a suivi avec foi son
Fils jusqu’au Calvaire, qu’elle nous aide à marcher à sa suite,
en portant sa Croix avec sérénité et amour, pour parvenir à la
joie de Pâques. La Vierge des Douleurs soutient spécialement ceux
qui vivent des situations plus difficiles. Ma pensée va vers les
personnes atteintes de tuberculose, car c'est aujourd’hui la
Journée mondiale contre cette maladie. Je vous confie
particulièrement à Marie, chers jeunes, ainsi que votre marche vers
Rio de Janeiro. Rendez-vous à Rio en juillet. Préparez-vous y
spirituellement. Bonne route à tous!"
samedi 23 mars 2013
UN MOMENT DE PROFONDE COMMUNION ENTRE LES DEUX PAPES
Cité du Vatican, 23 mars 2013 (VIS). Le Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, le P.Federico Lombardi, S.I., a qualifié de "moment de profonde communion" la rencontre de ce matin à Castel Gandolfo entre le Pape François et le Pape émérite Benoît XVI. Bien qu'une vidéo de la rencontre n'était pas initialement prévue, quelques images ont été filmées des deux Papes priant ensemble et dans la bibliothèque. Voici la déclaration du P.Lombardi:
"L'hélicoptère
a atterri à l'héliport de Castel Gandolfo, vers 12 h 15', et la
voiture transportant le Pape émérite s'est approchée du lieu
d'atterrissage de l'hélicoptère. Le Saint-Père est descendu. Il
était accompagné du Substitut, Mgr.Becciu, de Mgr.Sapienza et de
Mgr.Alfred Xuereb. Dès que le Pape est descendu, le Pape émérite
s'est approché de lui et une très belle accolade a eu lieu entre
les deux hommes. Ensuite, après de brèves salutations aux autres
personnes présentes également - l'Evêque d'Albano et le Directeur
des Villas pontificales, M.Petrillo - ils sont montés en voiture: le
Pape François est monté à droite c'est-à-dire à la place
classique du Pape, alors que le Pape émérite s'est placé à
gauche. Mgr.Georg Gänswein, Préfet de la Maison pontificale, se
trouvait également dans la voiture. La voiture les a emmenés
jusqu'aux ascenseurs et les deux protagonistes de cette rencontre
historique sont montés dans les appartements; ils se sont aussitôt
rendus à la chapelle pour un moment de prière. Dans la chapelle, le
Pape émérite a offert la place d'honneur au Pape François, mais
celui-ci lui a dit: "Nous sommes frères", et a voulu
qu'ils s'agenouillent ensemble sur le même banc.
Après
un bref moment de prière, ils se sont rendus à la bibliothèque
privée où, vers 12 h 30', la rencontre privée a commencé. Il
s'agit de la bibliothèque où le Pape reçoit traditionnellement les
invités importants à Castel Gandolfo. Le Pape François a offert
une belle icône au Pape émérite, puis la rencontre a commencé
pour se terminer à 13h 15'. Elle a donc duré près de 45 minutes.
Il faut noter, en ce qui concerne leur habillement, qu'effectivement
-comme ce qui avait été annoncé précédemment- le Pape émérite
portait une simple soutane blanche sans ceinture et sans cape: ces
deux détails le différencient, en effet, du Pape François qui
porte ceinture et cape. Pour le déjeuner, la présence des deux
Secrétaires, Mgr. Gänswein et Mgr.Xuereb, était prévue; ainsi
l'aspect totalement privé et confidentiel de la rencontre a pris fin
avec la rencontre dans la bibliothèque. Le Pape émérite a
également l'intention de raccompagner à l'héliport le Pape
François au moment du retour.
Je
rappelle, de nouveau, qu'il ne s'agit pas de la première rencontre:
c'est la première rencontre en personne, mais le Pape François
s'est déjà adressé plusieurs fois au Pape émérite: que ce soit
de la Loggia des bénédictions, à l'occasion de sa première
apparition, ou par deux appels téléphoniques personnels: le soir
même de son élection et le jour de la saint Joseph pour lui
adresser ses vœux. Ainsi, les
deux hommes s'étaient déjà entendus, bien que la rencontre
personnelle, physique, ne s'était pas encore faite. Rappelons aussi
que le Pape émérite avait déjà manifesté sa révérence et son
obéissance inconditionnelle à son successeur à l'occasion de la
rencontre avec les Cardinaux, le 28 février. Il a donc eu
certainement moyen, au cours de cette rencontre -qui a été un
moment de très haute et très profonde communion- de renouveler cet
acte de révérence et d'obéissance à son successeur, alors que,
certainement, le Pape François a renouvelé sa gratitude et celle de
toute l'Eglise pour le ministère accompli par le Pape Benoît XVI au
cours de son Pontificat".
AUX JESUITES: SOYEZ UN FERMENT EVANGELIQUE DANS LE MONDE
Cité
du Vatican, 23 mars 2013
(VIS). Trois jours après le début de son pontificat, le Pape
François a envoyé une lettre au Supérieur général de la
Compagnie de Jésus, Adolfo Nicolás,
en réponse à celle envoyée par ce dernier, juste après l'élection
de Jorge Mario Bergoglio, premier jésuite de l'histoire de la
Compagnie à être élu Pape. Voici la teneur de la lettre du Pape,
en date du 16 mars:
"Cher
Père Nicolás, c'est avec une
grande joie que j'ai reçu l'aimable lettre qu'à l'occasion de mon
élection au Siège de Pierre, vous avez tenu à m'envoyer, au nom de
la Compagnie de Jésus, et dans laquelle vous m'assurez de votre
prière pour ma personne et mon ministère apostolique, ainsi que
votre entière disposition pour continuer à servir sans condition
l'Eglise et le Vicaire du Christ, selon le précepte de saint Ignace
de Loyola.
Je
vous remercie cordialement de cette marque d'estime et de proximité
à laquelle je vous réponds avec
plaisir, en demandant au Seigneur d'éclairer et d'accompagner tous
les Jésuites, de façon à ce que, fidèles au charisme reçu et
dans les traces des saints de notre Ordre bien aimé, ils puissent
être par leur action pastorale, mais surtout par le témoignage
d'une vie entièrement consacrée au service de l'Eglise, Epouse du
Christ, un ferment évangélique dans le monde, en cherchant
inlassablement la gloire de Dieu et le bien des âmes.
Avec
ces sentiments, je demande à tous les Jésuites de prier pour moi et
me recommande à la protection aimante de la Vierge Marie, notre Mère
du ciel, en même temps qu'en gage de faveurs divines abondantes, je
leur accorde avec une affection particulière la Bénédiction
apostolique que j'étends à toutes les personnes qui coopèrent avec
la Compagnie de Jésus dans ses activités, qui bénéficient de ses
œuvres
de bien et partagent sa spiritualité".
AUDIENCES
Cité
du Vatican, 23 mars 2013
(VIS). Aujourd'hui, dans la matinée, le Saint-Père a reçu S.B.
Ibrahim Isaac Sidrak, Patriarche d'Alexandrie des Coptes.
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