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Le Vatican Information Service (VIS) est un service d'information de la Salle-de-Presse du Saint-Siège. Il propose des informations sur le Magistère et l'activité pastorale du Saint-Père et de la Curie Romaine... []

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lundi 23 septembre 2013

EN LIGNE, L'EGLISE EST UNE MAISON COMMUNE

Cité du Vatican, 21 septembre 2013 (VIS). Le Conseil pontifical pour les communications sociales, qui a tenu son assemblée plénière du 19 au 21 septembre, s'est penché sur le lien entre l'Eglise et internet. Ce matin, les participants ont été reçu en audience par le Pape qui les a invités à se poser trois questions: L'importance de la communication pour l'Eglise, le rôle que doivent jouer les médias et le besoin de se fixer comme objectif, sur internet, la rencontre avec le Christ. Sur le premier point, le Pape François a rappelé que l'on fête cette année les 50 ans de l'approbation du décret conciliaire Inter Mirifica, soulignant que cet anniversaire ne pouvait se résumer à une commémoration parce que "ce document exprime l'attention de l'Eglise à la communication et à ses instruments, qui sont aussi importants dans une dimension évangélisatrice. Ces dernières années, les moyens de communications ont beaucoup évolué, mais cette sollicitude est toujours d'actualité, prenant de nouvelles sensibilités et formes. Le panorama de la communication est devenu peu à peu pour beaucoup un milieu de vie, un réseau où les personnes communiquent, dilatent les frontières de leurs connaissances et de leurs relations".

"En toute situation, au-delà des technologies, je crois que l'objectif est de savoir s'insérer dans le dialogue avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui pour en comprendre les attentes, les doutes et les espérances. Ce sont des hommes et des femmes parfois un peu déçus d'un christianisme qui leur semble stérile, en difficulté dans sa façon de communiquer de façon incisive le sens profond que donne la foi. En effet, nous assistons aujourd'hui à l'ère de la mondialisation, à une croissance de la désorientation...Il est donc important de savoir dialoguer, en entrant aussi avec discernement dans les milieux créés par les nouvelles technologies, dans les réseaux sociaux, pour faire émerger une présence...qui écoute, dialogue et encourage. N'ayez pas peur d'être cette présence, en apportant votre identité chrétienne quand vous devenez citoyen de ce milieu. Une Eglise qui accompagne le chemin sait se mettre en chemin avec tous!". Il a ensuite réaffirmé que, "dans ce contexte de la communication, la problématique n'est pas principalement technologique, mais nous interroge: Sommes-nous capables, dans ce domaine également,... d'amener à la rencontre avec le Christ? Sommes-nous capables de communiquer le visage d'une Eglise qui soit une maison pour tous?...Dans ce type de communication aussi, on a besoin d'une Eglise qui sache apporter de la chaleur, réchauffer le cœur... Nous avons un précieux trésor à transmettre qui apporte lumière et espérance... Le grand continent digital n'est pas simplement technologique mais est formé d'hommes et de femmes qui portent avec eux ce qu'ils ont dedans, leurs espérances, leurs souffrances, leurs angoisses, la recherche du vrai, du beau et du bon. Il faut savoir indiquer et amener au Christ, en partageant ces joies et ces espérances, comme Marie qui a porté le Christ au cœur de l'homme. Il faut savoir entrer dans le brouillard de l'indifférence sans se perdre. Il faut aussi savoir descendre dans la nuit sans être envahis par l'obscurité ni se perdre, écouter les illusions d'un grand nombre sans se laisser séduire, accueillir les désillusions sans tomber dans l'amertume, toucher ce qui a été détruit chez les autres sans se laisser dissoudre ni décomposer dans sa propre identité".

"L'attention et la présence de l'Eglise est importante dans le monde de la communication pour dialoguer avec l'homme d'aujourd'hui et l'amener à la rencontre du Christ, bien conscients...que le problème de fond n'est pas l'acquisition de technologies sophistiquées. Qu'il soit toujours bien clair pour nous -a conclu le pape- que le Dieu en qui nous croyons, un Dieu passionné par l'homme, veut se manifester à travers nos moyens, même s'ils sont pauvres, parce que c'est lui qui œuvre, c'est lui qui transforme, c'est lui qui sauve la vie de l'homme. Demandons au Seigneur de réchauffer nos cœurs et de nous soutenir dans la mission fascinante de le porter au monde".

CANONISATION DE JEAN XXIII ET JEAN-PAUL II


Cité du Vatican, 21 septembre 2013 (VIS). L'Office des cérémonies pontificales annonce que, lundi 30 septembre, le Saint-Père présidera le consistoire ordinaire public pour les causes de canonisation des Papes Jean XXIII et Jean-Paul II.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 23 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Juan Carlos Gamarra, Ambassadeur du Pérou, venu lui présenter ses lettres de créances.

SB le Cardinal George Alencherry, Archevêque Majeur syro-malabar d'Ernakulam-Angamaly (Inde).

Le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima (Pérou).

Mgr.Cyprian Kizito Lwanga, Archevêque de Kampala (Ouganda).

Mgr.Francesco Guido Ravinale, Evêque d'Asti (Italie).

M.Camilo Rey.

Samedi dernier, 21 septembre, il avait reçu le Cardinal Marc Ouellet, PSS, Préfet de la Congrégation pour les évêques.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 23 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé:

Mgr.Shelton J.Fabre, Evêque de Houma - Thibodaux (superficie 9,062, population 221.500, catholiques 126.000, prêtres 79, diacres 40, religieux 36), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de New Orleans (USA), il succède à Mgr.Sam G.Jacobs dont la renonciation à la charge pastorale du diocèse a été acceptée pour limite d'âge.

Mgr.Martin Krebs, Nonce apostolique aux Fidji, à Samoa et au Vanuatu, déjà Nonce en Nouvelle Zélande, aux Iles Cook, à Kiribati, à Palau en en Micronésie, Délégué apostolique pour le Pacifique.

Samedi dernier, 21 septembre, il avait nommé:

Le Cardinal Mauro Piacenza, Grand Pénitencier, jusqu'ici Préfet de la Congrégation pour le clergé, qui succède au Cardinal Manuel Monteiro de Castro, atteint par la limite d'âge.

Mgr.Beniamino Stella, Préfet de la Congrégation pour le clergé, jusqu'ici Président de l'Académie pontificale ecclésiastique, qui succède au Cardinal Mauro Piacenza.

Mgr.Joseph Augustine Di Noia, Secrétaire Adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi (dont il a confirmé le Préfet et le Secrétaire), jusqu'ici Vice Président de la Commission pontificale Ecclesia Dei (dont il a confirmé Membres et Consulteurs actuels).

Consulteur de la Commission pontificale Ecclesia Dei Mgr.Giuseppe Sciacca, Secrétaire Adjoint du Tribunal suprême de la Signature apostolique.

Mgr.Jorge Carlos Patrón Wong, Secrétaire pour les séminaires de la Congrégation pour le clergé (dont il a confirmé le Secrétaire), jusqu'ici Evêque de Papantla (Mexique), l'élevant à la dignité archiépiscopale.

Mgr.Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des évêques, jusqu'ici Secrétaire de la Congrégation pour les évêques.

Nommé Mgr.Nikola Eterovic, Nonce apostolique en Allemagne, jusqu'ici Secrétaire Général du Synode des évêques.

Nommé Mgr.Miroslaw Adamczyk, Nonce apostolique en Sierra Leone, déjà Nonce au Liberia et en Gambie.

Nommé Mgr.Giampiero Gloder, Nonce apostolique et Président de l'Académie pontificale ecclésiastique (élevé à la dignité archiépiscopale), jusqu'ici en charge des affaires réservées de la Secrétairerie d'Etat, qui succède à Mgr.Beniamino Stella.

Mgr.Mauro Rivella, Délégué de la Section ordinaire de l'Administration du patrimoine du siège apostolique.

Il a en outre confirmé dans leurs fonctions le Préfet, le Secrétaire, le Secrétaire Adjoint, les Membres et les Consulteurs de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

vendredi 20 septembre 2013

VISITE DU PRESIDENT HONDURIEN

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président hondurien M.Porfirio Lobo Sosa, qui s'est ensuite entretenu avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont été l'occasion de souligner l'excellence des relations entre les deux parties, dont témoigne le don fait au Pape par le Chef de l'Etat d'une statue de la patronne du Honduras Notre Dame de Suyapa, installée dans les jardins vatican. Il a aussi été question de l'importante contribution que l'Eglise offre au pays, notamment dans le domaine social, éducatif et caritatif, dans la lutte contre la pauvreté et la criminalité. Les parties ont également abordé les questions éthiques comme la défense de la vie et de la famille, ainsi que l'engagement commun en faveur de la réconciliation nationale.


VISITE DU PRESIDENT HONGROIS

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Président hongrois M.Janos Ader, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Après avoir évoqué la longue tradition chrétienne de la Hongrie, les parties se sont félicitées de leurs bons rapports ainsi que de l'excellente collaboration Eglise Etat dans le cadre des accords en vigueur. A ensuite été abordée la situation internationale, partageant la nécessité de traiter certaines de ses aspects sociaux et éthiques. La partie hongroise a exposé le programme gouvernemental en faveur de la vie et de la famille. Puis a été réaffirmé un engagement commun en faveur de l'environnement, de la paix et de la liberté religieuse, tout particulièrement en rapport avec la crise proche et moyen-orientale où il fait espérer un solution négociée.

TOUTE VIE A UNE VALEUR

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin les participants à la conférence de la Fédération internationale des associations de médecins et gynécologues catholiques, devant lesquels il a parlé de la "la situation paradoxale" dans laquelle se trouve leur profession: "Grâce à Dieu on a d'une part tous les progrès de la médecine, fruits d'une recherche conduite avec passion et acharnement pour trouver de nouvelles thérapies. Et de l'autre, le danger de voir le médecin perdre son identité propre, qui est de servir la vie". Evoquant ensuite Caritas in Veritate, il a dénoncé le paradoxe qui réside dans l'attribution de nouveaux droits à la personne, "des droits parfois simplement supposés, qui ne défendent pas la vie comme valeur première de l'humanité". Puis il a de nouveau dénoncé la "culture du rebut", qui "tend à l'élimination d'êtres humains parmi les plus faibles, socialement comme physiquement. Nous devons réagir à ceci par un oui total à la vie. Le premier des droits de la personne est sa vie. Rien ne lui est plus précieux car ce bien fondamental conditionne tous les autres. Si toute chose qui a un prix peut être vendue, la dignité de la personne qui n'en a pas ne saurait l'être. C'est pourquoi la protection de la vie humaine dans sa totalité est devenue depuis un certain temps une priorité du magistère ecclésial". Ainsi les médecins doivent-ils être "des témoins et des promoteurs de la culture de la vie. L'être catholique des médecins catholiques implique une responsabilité majeure". Vous médecins et gynécologues catholiques, a conclu le Pape François, "devez rappeler à tous en acte comme en parole que la vie est toujours sacrée, à chacune de ses phases. Toute vie a une valeur, non pas seulement selon la foi, mais selon la raison et la science. Il n'existe pas une vie qui serait plus sacrée qu'une autre, qualitativement plus valable qu'une autre!".

UNE INTERVIEW EXCLUSIVE DU PAPE FRANÇOIS

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a accordé une interview diffusée en plusieurs langues par 17 revues de la Compagnie de Jésus. Elle est le résultat de plus de six heures d'entretien en août avec le P.Antonio Spadaro, SJ, Directeur de Civiltà Cattolica. Au long de trente pages, le Pape parle très librement de lui, de sa vie et de son parcours de jésuite puis d'évêque. Il y évoque aussi ses goûts culturels et artistiques (Dostoïevski et Holderin, Borges et Cervantes, Le Caravage et Chagall, Fellini pour La Strada, Rossellini, ou bien le film Le festin de Babette, Mozart et Wagner, sa Tétralogie principalement): Je ne sais pas, dit-il, "quelle est la définition la plus juste" de moi: "Je suis un pécheur. C’est la définition la plus juste. Ce n’est pas une manière de parler, ni un genre littéraire: Je suis un pécheur... Ma manière autoritaire et rapide de prendre des décisions m’a conduit à avoir de sérieux problèmes et à être accusé d’ultra-conservatisme". Or "je crois que la consultation est essentielle. Les consistoires ou les synodes sont, par exemple, des cadres importants pour rendre vraie et active cette consultation. Il est cependant nécessaire de les rendre moins rigides dans leur forme".

"Nombreux sont ceux qui pensent que les changements et les réformes peuvent advenir dans un temps bref. Je crois au contraire qu’il y a toujours besoin de temps pour poser les bases d’un changement réel et efficace. La sagesse du discernement compense l'inévitable ambiguïté de la vie et fait trouver les moyens les plus opportuns, qui ne s’identifient pas toujours avec ce qui semble grand ou fort... Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Eglise aujourd’hui c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le coeur des fidèles, la proximité, la convivialité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures. Il faut commencer par le bas. L’Eglise s’est parfois laissé enfermer dans des petites choses, de petits préceptes. Le plus important et la première annonce est: Jésus-Christ t’a sauvé! Le peuple de Dieu veut des pasteurs et pas des fonctionnaires... Au lieu d’être simplement une Eglise qui accueille et qui reçoit portes ouvertes, efforçons-nous d’être une Eglise qui trouve de nouvelles routes, qui est capable de sortir d’elle-même et d’aller vers celui qui ne la fréquente pas, qui s’en est allé ou qui est indifférent. Il faut toujours considérer la personne, car nous entrons dans le mystère de l’homme". Ceci vaut en particulier dans le cas des divorcés remariés ou des personnes homosexuelles. "Dans la vie de tous les jours, Dieu accompagne chacun et nous avons le devoir d'accompagner toutes personnes sans tenir compte de leur condition. Il faut accompagner avec miséricorde".

"Les enseignements, tant dogmatiques que moraux, en sont pas tous équivalents. Une pastorale missionnaire ne peut être obsédée par la transmission désarticulée d’une multitude de doctrines à imposer avec insistance. Nous devons donc trouver un nouvel équilibre" de manière à ce que "l’annonce évangélique soit plus simple, plus profonde et irradiante. C’est à partir de cette annonce que viennent ensuite les conséquences morales... Le génie féminin est nécessaire là où se prennent les décisions importantes. Aujourd’hui l'enjeu est de réfléchir à la place précise des femmes, aussi là où s’exerce l’autorité dans les différents domaines de l’Eglise".

Le concile "Vatican II fut une relecture de l’Evangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les fruits sont considérables. Il suffit de rappeler la liturgie. Le travail de la réforme liturgique fut un service du peuple en tant que relecture de l’Evangile à partir d’une situation historique concrète. Il y a certes des lignes herméneutiques de continuité ou de discontinuité, pourtant une chose est claire : la manière de lire l’Évangile en l’actualisant, qui fut propre au Concile, est absolument irréversible. Il y a ensuite des questions particulières comme la liturgie selon le Vetus Ordo. Je pense que le choix du Pape Benoît fut prudentiel, lié à l’aide de personnes qui avaient cette sensibilité particulière. Ce qui est préoccupant, c’est le risque d’idéologiser le rite ancien, de l'instrumentaliser... Chercher Dieu dans le passé ou dans le futur est une tentation. Dieu est certainement dans le passé, parce qu’il est dans les traces qu’il a laissées. Et il est aussi dans le futur comme promesse. Ceci dit le Dieu concret pour ainsi dire, est dans le présent. C’est pourquoi les lamentations ne nous aideront jamais à trouver Dieu. Les lamentations qui dénoncent un monde barbare finissent par faire naître au sein de l’Eglise des désirs d’un ordre entendu comme pure conservation ou réaction de défense. Non, Dieu se rencontre dans l’aujourd’hui".

Pour accéder au texte complet: http: // www.revue-etudes.com

LES TRENTE ANS DE LA CHARTE DE LA FAMILLE

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille, assisté de Mme Helen M.Alvaré (professeur à l'Université George Mason de Washington) et de M.Francesco D'Agostino (Président de l'Union des juristes catholiques italiens), a présenté le congrès international qui se tient du 19 au 21 septembre à Rome sur les droits de la famille. Rappelant que c'est l'occasion de faire le point sur les trente ans de la Charte de la famille, Mgr.Paglia signale que les droits de la famille "sont étroitement liés aux droits de l'homme. La famille étant une communion de personnes, sa réalisation dépend largement d'une juste application des droits de chacun. Certains de ces droits regardent directement les parents et leur droit à la procréation et à l'éducation, tandis que d'autres sont indirects". Dans ce contexte, la Charte "est un document encore peu connu...bien qu'il constitue un appel prophétique en faveur de la famille, laquelle doit être respectée et défendue de toute usurpation". En conclusion, il a salué la collaboration du Conseil pontifical et de l'Association des juristes catholiques pour préparer les présentes assises dans la perspective de relancer les principes de la Charte de la famille dans "un contexte culturel qui remet en question l'institution familiale plus radicalement que jamais. Les principes énoncés dans le texte de 1983 demeurent parfaitement valides".

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 20 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Donald J.Kettler, Evêque de Saint Cloud (superficie 31.730, population 559.865, catholiques 142.042, prêtres 216, diacres 52, religieux 637), aux Etats-Unis d'Amérique. Jusqu'ici Evêque de Fairbanks (USA), il succède à Mgr.John F.Kinney, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Anthony Joseph Burgess à la charge pastorale du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle Guinée).

Nommé Administrateur apostolique du diocèse de Wewak (Papouasie - Nouvelle Guinée), Mgr.Stephen Joseph Reichert, OFM Cap, Archevêque de Madang (Papouasie - Nouvelle Guinée).

Nommé Administrateur apostolique du diocèse de Fairbanks (USA), Mgr.Roger Lawrence Schwietz, OMI, Archevêque d'Anchorage (USA).

jeudi 19 septembre 2013

RECOMMANDATIONS AUX NOUVEAUX EVEQUES

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Ce midi, le Saint-Père s'est adressé aux évêques récemment nommés et participant à un cours organisé par la Congrégation pour les évêques et celle pour les Eglises orientales. Faîtes paître le troupeau que Dieu vous a confié, c'est par ces paroles de saint Pierre qu'il a rappelé à ses hôtes leur mission d'être des pasteurs du Seigneur et non d'eux mêmes: "Nous ne devons pas nous servir nous mêmes mais servir les brebis qui nous ont été confiées, les servir jusqu'à offrir peur eux notre vie à l'instar du Bon Pasteur". Puis il a rappelé que faire paître signifie nourrir et s'occuper jour après jour de la communauté, ce qui induit trois critères: "Pour accueillir avec générosité, votre coeur doit s'ouvrir à chacune des personnes que vous rencontrez et que retrouverez lors de vos visites pastorales... Marcher avec le troupeau veut dire accompagner les fidèles mais aussi tous ceux qui s'adressent à vous, partager en frères et en amis leurs joies et leurs attentes, leurs difficultés et leurs peines, et plus encore en pères capables d'écouter et de comprendre, d'aider et de conseiller". Etre "présents dans le diocèse...indique que les pasteurs doivent porter l'odeur des brebis... Allez donc parmi vos fidèles" et ayez "un style de service pastoral humble, et même austère, allant à l'essentiel. Les évêques ne doivent pas avoir la psychologie des princes! Etre ainsi est scandaleux. Si un pénitent vous demande s'il est adultère parce que marié il convoite continuellement une femme plus belle que la sienne, n'est-ce pas un adultère spirituel? Alors ne soyez pas obsédés par l'envie d'obtenir un plus beau diocèse, car l'esprit carriériste est un véritable cancer... Rester au milieu du troupeau implique la stabilité, c'est à dire et de ne pas ambitionner promotion et changement de diocèse. "Avec cette recommandation le Pape François a réaffirmé qu'un bon gouvernement passe par la règle de la résidence. Certes, s'absenter du diocèse n'est pas interdit s'il s'agit de servir l'Eglise universelle ou d'autres Eglises particulières. Mais cela doit respecter un temps strictement nécessaire et ne pas être une habitude. "Vous êtes les époux de vos communautés, étroitement liés à elles. C'est pourquoi je vous demande de rester parmi les vôtres en évitant de devenir des évêques d'aéroport! Soyez des pasteurs accueillants...pleins de délicatesse et de fermeté paternelle, humbles et discrets, capables d'évaluer aussi vos limites avec une bonne dose d'humour". En conclusion, le Pape a recommandé à ses hôtes de prier tout particulièrement pour la paix en Syrie, mais aussi pour lui.

VISITE DU PREMIER MINISTRE LITUANIEN

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Premier Ministre lituanien M.Algirdas Butkevicius, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont été l'occasion de souligner les bons rapports entre les deux parties, la contribution séculaire de l'Eglise catholique à la société lituanienne dans le domaine social et éducatif, ainsi que son engagement en faveur de la famille et de la formation spirituelle. En référence à l'actuelle présidence lituanienne de l'Union Européenne, il a été question de certains dossiers internationaux et européens intéressant la Lituanie et le Saint-Siège. La situation proche et médio-orientale a tout particulièrement été évoquée, notamment celle de la Syrie où il est nécessaire de ramener la paix, en privilégiant une solution négociée.

SOLIDARITE AVEC LA POPULATION MEXICAINE

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a fait parvenir un télégramme au Président de la Conférence épiscopale mexicaine, à la suite de l'ouragan qui vient de dévaster la côte orientale du pays en provoquant la mort de plus d'une quarantaine de personnes. Priant pour le repos des victimes et le rétablissement des blessés, il en appelle à la solidarité envers les 8.000 personnes qui ont tout perdu, et forme des voeux pour une prompte reconstruction de la région touchée. Il demande aussi au Cardinal Archevêque de Guadalajara de transmettre aux familles en deuil l'assurance de ses prières de suffrage, les confiant à la maternelle protection de Notre Dame de Guadalupe et leur adressant sa cordiale bénédiction de Pasteur universel.

LA JOURNEE DES CATECHISTES

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Ce matin près la Salle de Presse du Saint-Siège, Mgr.Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, a présenté la Journée des catéchistes et leur Congrès international qui se dérouleront les 26 et 29 septembre à Rome. Il était assisté de Mgr.José Octavio Ruiz Arena, Secrétaire du dicastère, et du Sous Secrétaire Mgr.Graham Bell. A la mission de diffuser le Catéchisme de l'Eglise catholique, a dit Mgr.Fisichella, le Conseil a maintenant aussi la juridiction sur la catéchèse. "Il s'agit d'une responsabilité considérable en raison du fort lien qui, depuis le Concile Vatican II, entre catéchèse et évangélisation, l'une conditionnant l'autre". A ce propos, il sera bientôt possible d'accéder et de transférer facilement et gratuitement l'application intitulée Catéchisme de l'Eglise catholique, qui contient également son Compendium, les textes bibliques de référence et un index terminologique".

La Journée des catéchistes sera précédée le 25 septembre par une réunion du Conseil international de la catéchèse, dont le rôle est d'étudier la problématique en vue d'offrir un produit unitaire aux conférences épiscopales et de permettre des échanges. Fondé par Paul VI en 1973, cet organisme a été rénové l'an dernier afin de vérifier d'abord de par le monde l'état de la catéchèse depuis une décennie, mais aussi de programmer sa diffusion en liaison avec l'action évangélisatrice. Suivra le congrès Salle Paul VI, dont les 1.600 participants (104 délégations de 50 pays) se pencheront sur la première partie du catéchisme catholique. Il se conclura le 27 après-midi par la catéchèse du Pape François. Le troisième volet sera la Journée des catéchistes proprement dite, qui s'ouvrira par un pèlerinage à la tombe de l'Apôtre Pierre, et se poursuivra par des catéchèses en plusieurs langues données par quatorze évêques, des confessions et une adoration eucharistique. Les catéchèses seront distribuées selon les langues dans plusieurs églises voisines du Vatican. De nombreuses paroisses entendent venir à Rome pour l'occasion, d'autant que le Saint-Père célébrera la messe de clôture le 28, suivie de l'angélus dominical. Le mot d'ordre de ces manifestations est: Le catéchiste, témoin de la foi, un thème a conclu Mgr.Fisichella qui souligne combien est grande la responsabilité de transmettre la foi aujourd'hui, ainsi que la crédibilité de qui a le privilège de la transmettre.

AUDIENCES

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Cardinal Stanislaw Rylko, Président du Conseil pontifical pour les laïcs.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 19 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé le P.Pedro Ramiro López, IVE, comme Supérieur de la Missio sui Iuris du Tadjikistan. Il succède au P.Carlos Avila dont la renonciation à cette charge pastorale a été acceptée.

mercredi 18 septembre 2013

UNE EGLISE MERE OUVERTE A SES FILS

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Durant l'audience générale tenue ce matin Place St.Pierre, le Saint-Père est revenu sur l'image de l'Eglise mère, une image a-t-il confié qui lui est très chère car "elle nous dit ce qu'est l'Eglise mais aussi ce qu'elle devrait toujours être, une mère pour nous". Une mère enseigne à ses enfants comment avancer dans ce monde. "Avec amour, elle cherche toujours à leur indiquer la bonne voie pour grandir et devenir adulte, à corriger les parcours risquant de finir en cul de sac... L'Eglise agit de même en offrant une orientation et des enseignements pour marcher droit. Ainsi les Commandements proposent-ils des règles intangibles pour accomplir le juste parcours de notre vie et ajuster nos comportements. Ils sont le fruit de l'amour divin et pourtant ils sont des commandements, une série de prohibitions! Je vous invite donc à les relire...et à les envisager de manière positive. Et vous verrez qu'à l'instar des enseignements maternels ils regardent notre comportement envers Dieu, les autres et nous mêmes. Le Décalogue nous invite à écarter les idoles qui nous réduisent en esclavage, à penser à Dieu et à respecter parents et prochains, à être honnêtes. Envisagez le sous cet angle, comme s'il s'agissait des conseils de mères. Les mères n'enseignent jamais le mal et, comme mère, l'Eglise ne veut que le bien de ses enfants".

Devenant adultes, nous assumons nos responsabilités. Certes, quelques fois, agir par soi-même entraîne des faux pas. "Mais notre mère est toujours là, prête à seconder ses enfants. Et même s'ils se sont trompés, elle sait trouver la façon de les comprendre et de les aider". Toute mère s'engage au maximum pour ses enfants, "toujours prête à les défendre... L'Eglise est cette mère miséricordieuse...qui ne ferme jamais sa porte...qui ne juge pas mais offre le pardon de Dieu, qui offre son amour et encourage à reprendre le chemin droit. Et lorsque un de ses fils est tombé au plus bas elle ne craint pas de partager ses ténèbres pour lui donner de l'espérance. Ainsi fait l'Eglise qui n'hésite pas à entrer dans la nuit où l'on est parfois plongés, dans l'obscurité de l'âme et de la conscience. L'Eglise est une mère qui apporte de l'espérance. Mais les mères savent aussi frapper à toutes les portes pour leurs enfants, par amour et non par calcul. Et surtout à la porte du coeur de Dieu! Les mères prient tellement pour leurs enfants, surtout pour ceux...qui en ont le plus besoin car ils se sont fourvoyés. C'est ce que fait l'Eglise priante en plaçant dans les mains de Dieu les tourments de ses enfants. Il ne reste jamais insensible à sa prière et sait nous surprendre lorsqu'on ne l'attendait plus... Voici donc les pensées que je voulais vous proposer aujourd'hui. Voyons dans l'Eglise une mère bonne qui nous indique la voie d'une vie juste, toujours patiente, miséricordieuse, compréhensive, qui sait nous mettre dans les mains de Dieu".

NOUVEL APPEL EN FAVEUR DE LA PAIX


Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Après sa catéchèse, le Pape François a de nouveau invité les catholiques du monde entier à s'unir aux autres chrétiens dans la prière pour supplier Dieu d'accorder la paix aux régions tourmentées de la terre: Puisse ce don du Seigneur "demeurer dans nos coeurs et soutenir les engagements comme les actions des responsables politiques et de toute autre personne de bonne volonté. Nous devons tous encourager activement les efforts déployés pour trouver une solution négociée aux conflits en cours. Mes pensées vont tout particulièrement à la chère population syrienne dont le drame ne peut être réglé que par un dialogue conduit dans le respect de la justice et de la dignité de tous, des plus faibles au premier chef".

POUR L’ELIMINATION DES ARMES NUCLEAIRES

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le 16 septembre dernier à Vienne (Autriche), Mgr.Dominique Mamberti, Secrétaire pour les relations avec les états, a pris la parole au cours de la 50 Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Dans son intervention, il a rappelé que l’on fêtait cette année le cinquantième anniversaire de l’encyclique Pacem In Terris de Jean XXIII, invitant l'assistance à se demander si "nous vivions vraiment dans un monde plus sûr et plus protégé qu’à d’autres époques... Le Saint-Siège partage la pensée et les sentiments de la majeure partie des hommes et des femmes de bonne volonté qui aspirent à l’élimination totale des armes nucléaires. C’est pourquoi -a-t-il dit- je profite de cette occasion pour renouveler notre invitation aux responsables des nations, afin qu’ils mettent fin à la production d’armes nucléaires et qu’ils utilisent le matériel nucléaire non plus à des fins militaires mais pour des activités pacifiques". Mgr.Mamberti a insisté sur le désarmement nucléaire et la non prolifération comme étant des choix fondamentaux du point de vue humanitaire, et a souligné la “profonde préoccupation du Saint-Siège pour les événements tragiques récents au Moyen-Orient". Il a aussi confirmé “son soutien aux efforts faits en vue d’instituer une zone au Moyen-Orient libre d’armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive. Les zones libres d’armes nucléaires sont le meilleur exemple de confiance et de sécurité, et l’affirmation que la paix et la sécurité sont possibles sans la possession d’armes nucléaires". Concluant son discours par l'évocation des négociations récentes sur le programme nucléaire de l’Iran, le représentant du Saint-Siège a insisté sur la conviction de ce que l’utilisation des canaux diplomatiques peut permettre de "surmonter les différents obstacles qui empêchent objectivement la confiance mutuelle" des différentes parties.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu Mgr.Konrad Krajewski, nouvel Aumônier de Sa Sainteté.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 18 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a:

Nommé Mgr.Jaime Spengler, OFM, Archevêque métropolitain de Porto Alegre (superficie 13.753, population 3.368.000, catholiques 2.507.000, prêtres 373, diacres 57, religieux 1.602), au Brésil. Jusqu'ici Auxiliaire de ce même diocèse, il succède à Mgr.Dadeus Grings, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Nommé Mgr.Antonio Di Donna, Evêque d'Acerra (superficie 157, population 123.887, catholiques 121.763, prêtres 53, diacres 4, religieux 73), en Italie. Jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Naples (Italie), il succède à Mgr.Salvatore Giovanni Rinaldi, dont la renonciation à la charge pastorale a été acceptée pour limite d'âge.

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert H.Brom à la charge pastorale du diocèse de San Diego (USA). Lui succède son Coadjuteur, Mgr.Cirilo B.Flores.

mardi 17 septembre 2013

ALLER VERS LES GENS

Cité du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Hier en la Basilique du Latran, le Saint-Père a rencontré le clergé de Rome, auquel il a de lui poser des questions en toute liberté, d'autant que même Pape il se sent avant tout comme un prêtre. J'en remercie le Seigneur, a-t-il confié, comme de ne pas me croire plus important que cela. "C'est ce que je crains, car le Diable est malin, qui parvient à te faire ressentir que tu as maintenant plus de pouvoir, de faire ceci ou cela... Grâce à Dieu je ne suis pas encore tombé dans le piège. Et si cela advenait, qu'on m'avertisse s'il vous plaît...que ce soit de manière publique ou privée!". Puis le Pape s'est penché sur le rôle du prêtre, qu'il soit curé ou évêque, y compris Evêque de Rome. "Il y a d'abord la fatigue physique, que nous connaissons tous à la fin de la journée de travail, lorsque nous ne manquons pas d'aller saluer le Seigneur en prière devant le tabernacle. Tout prêtre se fatigue au contact de son peuple. Celui qui ne le fait pas se fatigue mal. La bonne fatigue est celle du prêtre qui va à la rencontre des si nombreuses sollicitations des gens. Ce sont celles de Dieu aussi... Et puis il y a la fatigue finale" qui arrive lorsque "le prêtre s'interroge sur sa propre vie et se retourne sur son parcours et tout ce à quoi nous avons renoncé, aux enfants que nous n'avons pas eu. Me suis-je trompé? Ais-je raté ma vie?". Puis, citant les doutes d'Elie ou de Moïse, de Jérémie ou de Jean-Baptiste, qui vécut les ténèbres de son âme et envoya ses disciples demander à Jésus s'il était celui qu'on attendait. "Que peut faire le prêtre qui vit l'expérience du Baptiste, sinon prier jusqu'à s'endormir devant le tabernacle?". Les évêques, a poursuivi le Saint-Père, "doivent être proches de leurs prêtres, et être charitable envers ces pauvres les plus proches que sont les prêtres. Le contraire vaut également!".

Répondant ensuite à une question relative à la pastorale, il a rappelé qu'il ne faut pas confondre créativité et innovation. Créer signifie "rechercher un autre moyen de transmettre l'Evangile. Ce n'est pas facile...et il ne s'agit pas simplement de changer. La nouveauté est suscitée par l'Esprit dans la prière mais aussi en parlant avec les gens, avec les fidèles". Ainsi a-t-il évoqué un épisode survenu en Argentine alors qu'avec un curé il se demandait comment rendre son église plus accueillante: "Il y a ici tellement de passage qu'il serait bon que l'église reste ouverte, et qu'un confesseur soit disponible en permanence. L'idée était belle et on l'a réalisée comme une créativité utile... Il faut donc trouver de nouvelles méthodes...d'autant que l'Eglise et son code canonique offrent de multiples possibilités. Il y a la liberté de chercher des solutions nouvelles pour offrir des occasions d'accueil aux fidèles venant en paroisse pour ceci ou cela". Malheureusement, trop souvent la paroisse est plus occupée à demander de l'argent pour un certificat, ce qui éloigne les gens de l'Eglise. Il faut au contraire un accueil cordial afin que chacun se trouve chez lui à l'église et ne se sente pas exploité... Lorsque les gens constatent la volonté de profit, ils s'en vont". Puis le Pape François a parlé des prêtres miséricordieux et dit qu'un prêtre ne doit jamais perdre de vue l'amour suprême qui s'adresse au Christ: "C'est pour moi un point crucial pour le prêtre d'être capable de revenir en pensée sur son premier amour. D'ailleurs une Eglise qui perdrait la mémoire serait une structure mécanique sans vie. Méfions nous donc des prêtres rigoristes comme des prêtres laxistes". Soyons au contraire des prêtres miséricordieux qui disent la vérité. Et n'ayons pas peur car Dieu nous assiste... Soyons des accompagnateurs car la conversion naît en chemin en non dans une sorte de laboratoire".

A propos des scandales affectant l'Eglise, il a redit la nécessité de faire face à ces graves problèmes avec lucidité et optimisme car "la sainteté est plus forte que les scandales. Loin de s'écrouler, l'Eglise, j'ose l'affirmer, ne s'est jamais aussi bien portée qu'aujourd'hui. C'est un beau moment, ce dont l'histoire témoigne. Certains saints sont reconnus hors de l'Eglise catholique comme Mère Teresa car il existe une sainteté de chaque jour comme celle de tant de mères et épouses, d'hommes oeuvrant pour leur famille. Ceci nous remplit d'espérance". Revenant sur l'image des périphéries de l'existence, le Pape a abordé la question des divorcés remariés, "qu'avait tant à coeur Benoît XVI: Ce problème ne saurait se réduire à communier ou non... C'est un problème grave qui...engage la responsabilité de l'Eglise face aux familles dans cette situation. Aujourd'hui l'Eglise doit faire quelque chose pour résoudre la question de la nullité matrimoniale. De ceci il sera question début octobre au Vatican, mais aussi lors du prochain synode des évêques sur le rapport entre l'Evangile, la personne et la famille. Il est absolument nécessaire d'aborder synodalement le sujet. Il s'agit d'une périphérie existentielle". En conclusion, le Pape a rappelé à son clergé qu'il fêtera le 21 septembre ses soixante ans de sacerdoce.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 17 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Robert Zollitsch à la charge pastorale du diocèse de Freiburg im Breisgau (Allemagne).


lundi 16 septembre 2013

RENCONTRE AVEC LE CLERGE DE ROME

Cité du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père s'est rendu ce matin au Latran pour rencontrer dans sa cathédrale le clergé de Rome. A sa demande, le Cardinal Vicaire avait au préalable adressé aux prêtres diocésains une réflexion sur le sacerdoce que le Cardinal Bergoglio avait composé en 2008 dans le sillage du Document d'Aparecida. La V Assemblée du CELAM y avait pris acte des changements de la société et proposé en conséquence des pistes d'action concrètes pour y répondre: Le propre des changements, écrivait l'archevêque de Buenos Aires, est le déplacement des choses. Ce qui servait à expliquer le monde, les valeurs, le bien et le mal, n'était plus adapté, et le mode de se positionner dans l'histoire a changé. Si ce qui était hier inimaginable est advenu, il en sera demain de même par rapport à ce que nous vivons aujourd'hui. Ce qui paraissait comme normal à propos de la famille et de l'Eglise, de la société et du monde, nous semblait immuable. On ne peut donc pas vivre dans l'illusion que rien de change et qu'il suffit d'attendre pour que certaines choses reviennent comme avant". Dans ce texte, le futur Pape présentait la mission comme une réponse au défi que posent ces changements, encourageant son clergé à aller à la rencontre de qui s'est éloigné de la foi, sans se contenter d'administrer les paroisses. Ceci réclame un renouveau de l'élan pastoral qui passe par une conversion intérieure de tous les pasteurs et des autres membres des communautés. Pour devenir une Eglise riche de zèle évangélisateur, il nous faut être tous de nouveaux missionnaires et des disciples fidèles".

LA JOIE DE DIEU EST LE PARDON

Ci du Vatican, 15 septembre 2013 (VIS). A midi, le Pape François a récité l'angélus avec les fidèles rassemblés sur une place St.Pierre remplie de parapluies en raison de l'averse qui s'est abattue sur Rome. Le Pape a commenté l'Evangile du jour qui contient trois paraboles sur la miséricorde, celle de la brebis égarée, celle de la pièce perdue et celle du fils prodigue: "Ces trois paraboles parlent de la joie de Dieu. Dieu est content parce que la joie de Dieu est de pardonner... C'est la joie d'un pasteur qui retrouve sa brebis, celle d'une femme qui retrouve sa pièce, celle d'un père qui voit revenir chez lui son fils perdu... Ici, on trouve tout l'Evangile, tout le christianisme! Mais il ne s'agit pas d'un sentiment, ce n'est pas du 'bonisme'! Au contraire, la miséricorde est la vraie force qui peut sauver l'homme et le monde du cancer qu'est le péché, le mal moral, le mal spirituel. Seul l'amour remplit les vides, les gouffres négatifs que le mal ouvre dans le cœur et dans l'histoire. Seul l'amour peut faire cela, et cela est la joie de Dieu!... Chacun de nous est cette brebis perdue, cette pièce perdue; chacun de nous est ce fils qui a gaspillé sa liberté en suivant de fausses idoles, des mirages de bonheur, et a tout perdu. Mais Dieu ne nous oublie pas, le Père ne nous abandonne jamais. C'est un père patient, il nous attend toujours! Il respecte notre liberté mais reste toujours fidèle. Et quand nous revenons à lui, il nous accueille comme des fils, dans sa maison, parce qu'il ne cesse jamais, pas même un instant, de nous attendre, avec amour. Et son cœur est en fête pour chaque fils qui revient. Il est en fête car il est joie. Dieu a cette joie quand l'un de nous, pécheur, va à lui et lui demande son pardon".

"Le danger est de présumer que nous sommes justes, et nous jugeons les autres. Nous jugeons aussi Dieu, parce que nous pensons qu'il devrait punir les pêcheurs, les condamner à mort, au lieu de leur pardonner. C'est là que nous risquons de rester en dehors de la maison du Père! Comme ce frère aîné de la parabole qui, au lieu de se réjouir du retour de son frère, se fâche contre son père qui l'accueille et lui fait fête. Si dans notre cœur, il n'y a pas la miséricorde, la joie du pardon, nous ne sommes pas en communion avec Dieu, même si nous observons tous ses préceptes, parce que c'est l'amour qui sauve, et non la seule pratique des préceptes. C'est l'amour pour Dieu et pour le prochain qui permet d'accomplir tous les commandements".

"Si nous vivons selon l'oeil pour oeil, dent pour dent, nous ne sortons jamais de la spirale du mal. Le Malin est fourbe, et nous fait croire qu'avec notre justice humaine nous pouvons nous sauver et sauver le monde. En réalité, seule la justice de Dieu peut nous sauver! Et la justice de Dieu s'est révélée dans la croix: La croix est le jugement de Dieu sur nous tous et sur ce monde. Mais comment nous juge Dieu? En donnant sa vie pour nous! Voilà l'acte suprême de justice qui a vaincu une fois pour toute le prince de ce monde; et cet acte suprême de justice est aussi justement l'acte suprême de miséricorde. Jésus nous appelle tous à suivre cette route: Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux". Le Saint-Père a conclu en demandant à tous de penser à "une personne avec laquelle nous ne sommes pas bien, avec qui nous sommes fâchés, que nous n'aimons pas, Pensons à cette personne et, en silence, prions pour elle. Et soyons miséricordieux avec elle".

BEATIFICATION DU "CURE BROCHERO"

Ci du Vatican, 14 septembre 2013 (VIS). Le prêtre argentin José Gabriel Brochero (1840 - 1914), dit le Curé Brochero, un des personnages les plus populaires de cette nation, est béatifié aujourd'hui à Cordoba (Argentine). Ce prêtre, connu pour son assistance aux malades et moribonds au cours de l'épidémie de choléra qui décima la ville en 1867, fut nommé en 1869 vicaire du département de San Alberto, aujourd'hui Valle Traslasierra il parcourait à dos de mule les villages, répondant aux besoins des habitants, construisant églises, chapelles et écoles. Avec leur aide, il ouvrit des chemins de passage dans les montagnes. Il devint sourd et aveugle suite à la lèpre qu'il avait contractée à force de vivre en contact étroit avec ceux qui souffraient de cette maladie. A l'occasion de sa béatification, le Saint-Père a envoyé une lettre à l'Archevêque de Santa Fe et Président de la Conférence épiscopale argentine. En voici de larges extraits:

"Le fait que le Père Brochero entre parmi les bienheureux est une joie et une bénédiction très grande pour les argentins et dévots de ce pasteur à l'odeur de brebis, qui se fit pauvre parmi les pauvres, qui lutta toujours pour rester proche de Dieu et des gens, qui a fait et continue de faire tant de bien comme une caresse de Dieu à notre peuple éprouvé. Je m'imagine bien le Père Brochero sur sa mule Mauvaise tête parcourant les longs chemins arides et désolés des deux cents kilomètres carré de sa paroisse, frappant de porte en porte aux maisons de vos bisaïeuls et trisaïeuls, pour leur demander s'ils avaient besoin de quelque chose et pour les inviter à faire les exercices spirituels de saint Ignace de Loyola. Il connaissait tous les recoins de sa paroisse. Il ne restait pas dans la sacristie à brosser ses brebis. Le père Brochero était une visite de Jésus lui-même à chaque famille. Il emportait une image de la Vierge, le livre de prière avec la Parole de Dieu, les choses pour célébrer la messe quotidienne. Ils l'invitaient à boire le maté, bavardaient et le père Brochero leur parlait d'une façon que tous comprenaient parce que cela venait du cœur, de la foi et de son amour pour Jésus".

"L'actualité pastorale d'une béatification est très importante. Le Père Brochero a l'actualité de l'Evangile. Il fut un pionnier lorsqu'il allait dans les périphéries géographiques et existentielles pour apporter à tous l'amour, la miséricorde de Dieu. Ne restant pas dans son bureau paroissial, il s'usa sur sa mule et finit par attraper la lèpre, à force d'aller à la rencontre des gens comme un prêtre errant de la foi. Voilà ce que demande Jésus aujourd'hui, disciples missionnaires, erres de la foi! Le Père Brochero était un homme normal, fragile, comme n'importe lequel d'entre nous, mais il connaissait l'amour de Jésus...il sut sortir...de l'égoïsme mesquin dans lequel nous sommes tous, prenant sur lui-même, dépassant avec l'aide de Dieu ces forces intérieures dont le démon se sert pour nous enchaîner à notre confort... Il écouta l'appel de Dieu et fit le sacrifice de travailler pour son Royaume, pour le bien commun, pour que l'immense dignité de chaque personne soit celle de fils de Dieu. Et il a été fidèle jusqu'au bout, continuant à prier et à célébrer la messe même aveugle et lépreux... Laissons le Père Brochero entrer aujourd'hui, avec sa mule et tout le reste, dans notre cœur pour qu'il nous invite à la prière, à la rencontre avec Jésus, qu'il nous libère de nos liens pour sortir dans les rues à la recherche de notre frère, pour toucher la chair du Christ chez qui souffre et a besoin de l'amour de Dieu".

LE PAPE REÇOIT L'ORDRE DU SAINT-SEPULCRE

Cité du Vatican, 14 septembre 2013 (VIS). Comme il l'avait dit au début de son pontificat, Avancer, Bâtir et confesser, tels sont les recommandations faites par le Pape, hier après-midi Salle Paul VI, aux membres de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, venus en pèlerinage à Rome dans le cadre de l'Année de la foi. Le pèlerinage, leur a-t-il d'abord dit, "est le symbole de la vie humaine et chrétienne, chacun de nous pouvant être errant ou pérégrinant. Il y a de nos jours beaucoup de personnes errantes car privées d'idéaux et souvent incapables de donner du sens aux évènements. Avec votre sens du pèlerinage vous exprimez votre volonté d'être errants. Votre histoire s'inscrit dans celle d'un monde dont les horizons s'élargissent, où nombre de barrières tombent et où les existences sont toujours plus liées entre elles. Soyez donc des porteurs de la lumière de la foi. Tout en conservant la richesse de vos valeurs, faites de la sagesse du passé, vivez le présent avec intensité en agissant pour l'avenir. Ouvrez de nouveaux horizons d'espérance et oeuvrez pour donner un visage plus humain à la société".

Presque millénaire, votre ordre est l'une des institutions caritatives les plus anciennes encore active. Il jouit toujours de l'attention privilégiée de l'Evêque de Rome. Sa caractéristique est d'agir avec charité, compassion et amour. De fait, a précisé le Saint-Père, "votre pèlerinage romain a également une finalité caritative au service des habitants de la Terre Sainte, des plus besogneux et de ceux qui sont plongés dans l'affliction et dans la crainte, en particulier de nos frères et soeurs chrétiens en difficulté. Aux chrétiens comme aux non chrétiens va ma prière quotidienne". L'action de l'Ordre du Saint-Sépulcre découle de la volonté de confesser toujours plus profondément la foi. "Elle grandit dans une vie spirituelle bien alimentée, d'une formation permanente pour une vie chrétienne toujours plus authentique et cohérente. Ceci est fondamental pour chacun de vous comme pour l'ordre tout entier... La profession de foi et la manifestation de la charité, qui sont étroitement liées, sont les points forts...de votre agir. Vous avez donc un rapport très ancien avec le Saint-Sépulcre, mémoire pérenne du Crucifié qui y fut enseveli et du Ressuscité qui y vainquit la mort. Que le Christ, crucifié et ressuscité, soit le véritable coeur de votre projet personnel comme collectif. Croire dans la puissance rédemptrice de la Croix et de la Résurrection permet d'offrir aux gens l'espérance et la paix, tout particulièrement à une Terre Sainte qui en a tant besoin. La foi n'éloigne pas des responsabilités. Au contraire elle pousse à un engagement concret en faveur d'une société meilleure".

AUDIENCES

Cité du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples.

Samedi dernier, il avait reçu:

M.Kiril Liubomirov Topalov, Ambassadeur de Bulgarie, venu lui présenter ses lettres de créances.

Mgr.Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la famille.

M.Hisashi Hieda, Président de la Japan Art Association.

M.William Kloter, Major de la Garde suisse pontificale, en visite de congé.

AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 16 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Paul Pallath (Inde), Rapporteur de la Congrégation pour les causes des saints près de laquelle il est chef de bureau.

Samedi dernier, 14 septembre, il a:

Accepté pour limite d'âge la renonciation de Mgr.Gabriel Simo à l'office d'Auxiliaire du diocèse de Bafoussam (Cameroun).

Nommé Mgr.Gerardo A.Alminaza, Evêque de San Carlos (superficie 3.041, population 979.000, catholiques 867.000, prêtres 70, religieux 88), aux Philippines. Il était jusqu'ici Auxiliaire de l'Archevêque de Jaro (Philippines).

Nommé le Cardinal Claudio Hummes, OFM, son Envoyé spécial à la clôture du 25 anniversaire de la canonisation de Roque González de Santa Cruz et de ses compagnons martyrs (Asunción, Paraguay, 15 novembre).

Nommé Membre ordinaire de l'Académie pontificale des sciences sociales M.Vittorio Hösle (Allemagne), Directeur du Notre Dame Institute for Advanced Study (USA).

vendredi 13 septembre 2013

LA PLACE DES ENFANTS ET DES AINES

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a adressé un message au participants à la XLVII Semaine sociale des catholiques italiens en cours à Turin (12 - 15 septembre), se félicitant du choix du thème 2013 (La famille, espérance et avenir de la société). Ces semaines sociales, dont l'un des promoteurs fut Giuseppe Toniolo, béatifié le 28 avril 2012, ont une longue tradition depuis 1907. Elles constituent un rendez-vous culturel et ecclésial de haut niveau qui se propose de traiter et anticiper dans la mesure du possible l'évolution de la société italienne

Réaffirmant ce double caractère de la famille, le Pape François rappelle qu'elle est pour les chrétiens "une chaîne de générations transmettant la foi, l'amour et les valeurs morales. Animée par la solidarité, l'effort et la patience, elle est également projet d'avenir. C'est ainsi que la communauté chrétienne vit à la lumière de la foi, de l'espérance et de la charité, non pour elle même mais comme levain pour la société toute entière et le bien public. Mais l'espérance et l'avenir impliquent la mémoire, celle de nos aînés qui aide à aller de l'avant. L'avenir de toute société s'enracine dans les personnes âgées qui sont la mémoire mais aussi dans la jeunesse qui a la force de continuer l'histoire. Un peuple qui ne prendrait soin ni de ses anciens ni de ses jeunes n'a pas d'avenir puisqu'il néglige sagesse et promesse... L'Eglise offre une conception de la famille qui est celle de la Genèse, celle de l'unité dans la différence entre l'homme et la femme et de leur fécondité. Elle reconnaît que, première société naturelle, elle constitue un bien universel comme le dit la constitution italienne... La famille ainsi définie demeure le premier et principal élément constitutif de la société comme d'une économie à dimension humaine... Positives ou négatives, les conséquences de choix culturels et politiques relatifs à la famille influencent la vie sociale de tout pays". En conclusion le Pape François rappelle qu'on ne saurait oublier la souffrance de tant de famille en manque d'emploi ou de logement, blessées par le naufrage du mariage mais aussi par des violences domestiques. A côté de quoi, on ne doit pas oublier "le témoignage simple, beau et courageux de tant de familles qui vivent le mariage et la procréation dans la joie, soutenues par la Grâce y compris dans les moments difficiles en union avec la croix du Seigneur. Ainsi le chemin de l'amour est-il rendu plus fort et plus complet".

AUDIENCES


Cité du Vatican, 13 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

M.Denis Fontes de Souza Pinto, Ambassadeur du Brésil, venu lui présenter ses lettres de créances.

Mme.Maria Emmaus Voce, Présidente du Mouvement des Focolari.

Mgr.Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

jeudi 12 septembre 2013

VISITE DU PREMIER MINISTRE THAILANDAIS

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin le Premier Ministre thaïlandais Mme.Yingluck Shinawatka, qui s'est ensuite entretenue avec le Cardinal Secrétaire d'Etat et le Secrétaire pour les relations avec les états. Ces entretiens ont permis de souligner l'excellence des relations entre les deux parties, ainsi que l'entente entre l'Eglise et l'Etat, tout particulièrement dans l'enseignement et le domaine social. La situation internationale a également été évoqué, et en particulier celle de l'Asie pour laquelle le dialogue inter-culturel et inter-religieux est de grande importance pour la promotion des droits de l'homme, la paix et la justice.

PROGRAMME DU PAPE EN SEPTEMBRE, OCTOBRE ET NOVEMBRE

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Voici les cérémonies que présidera le Pape François en septembre, octobre et novembre:

SEPTEMBRE

Dimanche 22: Visite pastorale à Cagliari (Italie).

Dimanche 29: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée des catéchistes.

Lundi 30: Consistoire pour des causes de canonisation.

OCTOBRE

Vendredi 4: Visite pastorale à Assise (Italie).

Samedi 12: Place St.Pierre à 17 h, prière mariale.

Dimanche 13: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée mariale.

Dimanche 27: Place St.Pierre à 10 h 30', messe pour la Journée de la famille.

NOVEMBRE

Vendredi 1: Cimetière romain du Verano à 16 h, messe pour les défunts.

Samedi 2: Dans les cryptes de la Basilique vaticane à 18 h, prière pour les Papes défunts.

Lundi 4: En la Basilique vaticane à 11 h 30', messe pour les Cardinaux et Evêques défunts.

Dimanche 24: Place St.Pierre à 10 h 30', messe de clôture de l'Année de la foi en la solennité du Christ Roi.

AUDIENCES


Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin:

Le Cardinal Manuel Monteiro de Castro, Grand Pénitencier.

Le Cardinal Mauro Piacenza, Préfet de la Congrégation pour le clergé.

M.José Miguel Insulza, Secrétaire Général de l'Organisation des Etats américains.

Le Cardinal Giuseppe Betori, Archevêque de Florence (Italie).

M.Eduardo Delgado Bermúdez, Ambassadeur de Cuba, en visite de congé.


AUTRES ACTES PONTIFICAUX

Cité du Vatican, 12 septembre 2013 (VIS). Le Saint-Père a nommé Mgr.Christopher Charles Prowse, Archevêque de Canberra and Goulburn (superficie 88.000, population 620.000, catholiques 176.500, prêtres 121, diacres 7, religieux 65), en Australie. Il était jusqu'ici Evêque de Sale (Australie).

mercredi 11 septembre 2013

L'EGLISE FAIT LES CHRETIENS QUI LA CONSTITUENT

Cité du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Cinquante mille personnes ont assisté ce matin à l'audience générale Place St.Pierre, au cours de laquelle le Pape a repris le cycle catéchistique de l'Année de la foi en traitant de la maternité de l'Eglise: "Parmi les images choisies par le concile Vatican II pour mieux exprimer la nature de l'Eglise, il y a celle de la mère... L'Eglise est notre mère dans la foi et la vie surnaturelle... Mais comment l'est elle? Partons de la maternité humaine. La mère génère la vie et porte à la vie son enfant. L'Eglise nous engendre dans la foi par l'action de l'Esprit qui la rend féconde. Si la foi est un acte personnel...nous la recevons des autres, d'une famille, d'une communauté qui nous enseignent à dire oui au credo. Le chrétien n'est pas une île et on ne devient pas chrétien par nous-mêmes. La foi est un don de Dieu offert dans l'Eglise et à travers elle. Elle l'offre dans le baptême, qui nous fait naître en tant que fils de Dieu, lorsque l'Eglise mère nous engendre... Cela doit nous faire comprendre que notre appartenance à l'Eglise n'est pas quelque chose de superficiel et décoratif mais intérieure et vitale. On n'appartient pas à l'Eglise comme on adhère à un parti et le lien avec elle est celui de l'enfant et de sa mère. Comme l'a dit saint Augustin, l'Eglise est la mère des chrétiens... Et une mère ne se limite pas à donner la vie... Elle sait aussi corriger, pardonner, comprendre, être proche dans les difficultés. En somme, une bonne mère aide ses enfants à sortir du cocon maternel et à marcher par eux mêmes... En bonne mère, l'Eglise fait de même et accompagne notre croissance en nous transmettant la Parole", en guidant notre vie chrétienne "et en nous administrant les sacrements. Elle nous nourrit de l'Eucharistie, nous accorde le pardon de Dieu, nous offre le réconfort de l'onction des malades. Tout au long de notre vie de foi, de notre vie chrétienne, elle nous accompagne... Si l'Eglise est la mère des chrétiens, si elle fait les chrétiens, elle est faite d'eux. Elle ne nous est pas étrangère puisqu'elle est constituée" de l'ensemble des baptisés. "Nous tous sommes l'Eglise... C'est pourquoi nous devons tous vivre, pasteurs et fidèles, la maternité de l'Eglise. J'entends parfois dire: Je crois en Dieu mais pas dans l'Eglise, ou L'Eglise a dit, les prêtres disent. Les prêtres sont une chose, mais l'Eglise n'est pas constituée que par les prêtres! L'Eglise c'est nous tous. Qui dit croire en Dieu et non en l'Eglise déclare ne pas cropire en lui-même, ce qui est une contradiction. Tous ensemble sommes l'Eglise, du nouveau-né baptisé au Pape en passant par les évêques. Tous égaux aux yeux de Dieu. Tous, nous sommes appelés à être éduqués dans la foi et à annoncer l'Evangile...afin que la lumière du Christ atteigne les confins de la terre. Alors, vive notre sainte mère l'Eglise!".

RECHERCHER ENSEMBLE LA JUSTICE ET LA LIBERTE

Cité du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Hier après-midi, le Saint-Père s'est rendu au Centre Astalli de Rome, siège italien du Jesuit Refugee Service, qui accueille de très nombreux réfugiés. Dans le réfectoire, il y a salué les présents et les volontaires, avant de se recueillir brièvement dans la chapelle puis de gagner l'église du Gesù, dans laquelle l'attendaient 500 autres réfugiés et le personnel de la Fondation Centre Astalli. Voici de larges extraits de son intervention, prononcée après les saluts d'un soudanais et d'une syrienne:

"Chacun de vous a une histoire qui parle des drames de la guerre, de conflits liés à la politique internationale. Mais surtout détient une richesse humaine et religieuse qu'il convient d'accueillir et non de craindre. Beaucoup d'entre vous êtes musulmans, ou d'autres religions, provenant de pays et de situations très diverses. Il ne faut pas craindre les différences car la fraternité nous enseigne qu'elles sont une richesse pour tous". Rome après Lampedusa constitue souvent la "seconde étape d'un voyage difficile et exténuant, parfois marqué par la violence", notamment pour les femmes "tentant d'assurer un avenir à leurs enfants, dans l'espoir d'une vie nouvelle pour leurs familles". L'étape romaine devrait leur permettre de retrouver l'humanité, "de retrouver le sourire. Combien souvent au contraire, ici comme ailleurs, les personnes dont le permis de séjour porte la mention Protection internationale doivent vivre dans le dénuement, voire dans des conditions dégradantes, sans possibilité de commencer une existence digne, d'envisager leur avenir".

Evoquant ensuite l'activité des jésuites, le Pape a rappelé que dès son installation à Rome un local pour les miséreux et que le P.Arrupe fonda en 1981 le Jesuit Refugee Service et son centre romain, avant sa retraite spirituelle dans un centre d'accueil en Thaïlande. Puis il a indiqué trois mots pour caractériser l'action des jésuites et de leurs collaborateurs: Servir, accompagner, défendre. Servir "signifie accueillir qui arrive avec égards...et lui tendre la main sans arrière pensée ni crainte...travailler pour les plus nécessiteux et établir avec eux des relations fraternelles et solidaires... Ceci signifie donc tenir compte de leurs attentes en matière de justice et d'espérance, de chercher des solutions ensemble, des voies de libération". Mais l'accueil ne suffit pas: "Donner de la nourriture sans offrir la possibilité de marcher par soi-même ne suffit pas. Une charité qui laisse le pauvre tel quel est insuffisante. La miséricorde qui nous vient de Dieu tend à la justice, afin que le pauvre sorte de son état. L'Eglise nous demande, ainsi qu'à Rome et aux institutions publiques, de faire en sorte que personne n'ait besoin de la soupe populaire, d'un abri de fortune, d'une assistance juridique pour se voir reconnaître le droit de vivre et travailler, d'être à plein titre une personne... Servir et accompagner signifie aussi prendre le parti des plus faibles... Combien de fois nous ne savons ou ne voulons pas donner voix à qui n'en a pas, à vous qui avez souffert et souffrez en voyant vos droits bafoués!... Il est important pour l'Eglise que l'accueil du pauvre et la promotion de la justice ne soient pas confiés à des ce qu'on appelle des spécialistes mais fassent partie de l'action pastorale... Et je voudrais inviter les congrégations religieuses à lire sérieusement et avec le sens de la responsabilité les signes des temps car le Seigneur les appelle au courage et à la générosité en mettant à disposition leurs maisons et couvents vides. Ces locaux ne peuvent servir à l'Eglise transformés en hôtels pour faire de l'argent. Ils ne sont pas notre propriété mais sont destinés à l'accueil de la chair du Christ que sont les réfugiés... Certes, ce n'est pas chose facile. Il faut du discernement, de la responsabilité et du courage. L'Eglise fait tant mais elle est peut-être appelée à faire plus encore en partageant avec décision ceux que la Providence nous donne à servir". Après son intervention, le Pape François a fleuri la tombe du P.Arrupe.

PECHER C’EST ALLER CONTRE SA CONSCIENCE


Cité du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Le Pape François a écrit au fondateur du journal italien La Repubblica pour répondre à quelques-unes des questions que l’ancien directeur du journal lui avait adressé à travers deux articles sur la foi et la laïcité. Dans cette lettre de quatre pages que le quotidien publie aujourd’hui, le Pape François s’adresse à M.Eugenio Scalfari et aux non-croyants à qui, tout en rappelant comment il a personnellement découvert la foi, il rappelle que "sans l’Eglise, il n’aurait pas pu trouver Jésus": "C’est grâce à cette expérience personnelle de la foi vécue en Eglise que je me sens à même d’écouter vos questions et de chercher ainsi, avec vous, des chemins sur lesquels nous pourrons peut-être marcher un peu ensemble". A la question de savoir comment se comporte l’Eglise face à ceux qui ne partagent pas la foi en Jésus, le Pape répond qu’il faut "tenir compte, et c'est fondamental, que la miséricorde de Dieu n’a pas de limite si l’on s’adresse à lui avec un cœur sincère et contrit. La réponse, pour celui qui ne croit pas en Dieu, se trouve dans l’obéissance à sa conscience. Même pour qui n’a pas la foi, le péché est d'aller contre sa conscience. Ecouter et obéir à celle-ci signifie, en effet, se décider face à ce que nous percevons comme bien ou comme mal. C’est sur cette décision que se joue notre bonne ou mauvaise action".

Sur la question de savoir si l’on est dans l’erreur ou le péché de croire qu’il n’existe pas d’absolu, ni de vérité absolue, le Pape répond: "la vérité, selon la foi chrétienne, c’est l’amour de Dieu pour nous en Jésus-Christ, et c’est pourquoi la vérité est une relation, si bien que chacun de nous cueille cette vérité et l’exprime à partir de soi, de son histoire et de sa culture, de la situation dans laquelle il vit". A la dernière question de savoir si "avec la disparition de l’homme sur la terre, disparaîtra aussi la pensée capable de penser Dieu", le Pape répond que "la grandeur de l’homme est dans le pouvoir de penser à Dieu, c’est à dire dans la possibilité de vivre un rapport conscient et responsable avec lui. Mais le rapport est entre deux réalités... Dieu ne dépend donc pas de notre pensée... Du reste, même quand la vie de l’homme sur la terre vient à finir...l’homme ne cesse pas d’exister et, d’une façon que nous ne connaissons pas, également l’univers créé avec lui". Le Saint-Père conclue en rappelant à M.Scalfari que, "l’Eglise, croyez-moi, malgré toutes ses lenteurs, ses infidélités, ses erreurs et les péchés qu’elle peut avoir commis et qu’elle peut encore commettre à travers ceux qui la composent, n’a pas d’autre sens et fin que de vivre et de témoigner de Jésus".

VISITE PASTORALE A CAGLIARI

Cité du Vatican, 11 septembre 2013 (VIS). Comme prévu, le Pape se rendra en Sardaigne (Italie) dimanche 22 septembre. Il l'avait annoncé le 15 mai en rappelant que Buenos Aires et Cagliari ont un lien ancien. Le fondateur de Buenos Aires la baptisa Cité de la Trinité, mais les marins sardes qui l'avaient transporté demandèrent qu'elle prenne le nom de Cité de la Vierge de Bonaria. Par compromis, elle fut intitulée Cité de la Trinité et Port de Notre Dame de Bonaria, qui donna en résumé espagnol Buenos Aires. L'avion papal devrait atterrir peu après 8 h à l'aéroport Mario Mameli d'où il gagnera la ville de Cagliari. Il s'y adressera au monde du travail, avant d'être salué au sanctuaire de Notre Dame de Bonaria par les autorités locales et régionales. Il saluera des malades puis célébrera la messe à 10 h 30'. Après avoir déjeuné au séminaire régional avec les évêques de Sardaigne, il se rendra à 15 h à la cathédrale pour une rencontre avec des pauvres et des détenus. Une heure plus tard, à l'université pontificale de théologie, il rencontrera le monde de la culture puis la jeunesse en conclusion de la représentation intitulée Jette tes filets. Le retour à Rome est prévu vers 19 h 30'.
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